Symptômes, causes et traitement de l’anxiété

J’ai très longtemps souffert d’anxiété. Le pire, je crois, est que je n’en n’avais pas conscience. Comme j’ai coutume de l’écrire, l’anxiété est une angoisse qui prend ses quartiers. Ceci n’est donc pas seulement l’expression d’une peur. Mais bien d’un sentiment d’insécurité indéfinissable. Par extension, cela affecte tous les domaines de votre vie.

Si je dois résumer la situation, il n’existe pas qu’une seule forme d’anxiété. Celle-ci s’exprime de différentes façons. Ainsi, nous parlons souvent d’anxiété de performance. Ou d’anxiété généralisée. Dans tous les cas, cela signifie que votre problème s’exprime sur un sujet de votre vie. Il peut aussi être un problème diffus que vous ne rattachez pas à un sujet en particulier.

Les causes de l’anxiété

Les causes de l’anxiété, comme les symptômes de l’anxiété, sont très divers d’une personne à une autre. Les problématiques de stress, de crise d’angoisse, d’angoisse nocturne, d’irritabilité, de troubles de sommeil sont autant de conséquences, de causes et de symptômes de l’anxiété.

Dans la même veine, vous pouvez aussi être victime de troubles alimentaires. Ou de comportements d’addictions (alcool, stupéfiants, médicaments). Dès lors, quel est le lien entre l’anxiété et ses multiples conséquences? Tout simplement que les symptômes d’anxiété font les causes de l’anxiété.

Cela signifie que lorsque vous souffrez de troubles anxieux, vous réagissez. Vous tentez de reprendre le contrôle. En reprenant le contrôle, vous avez le sentiment d’aller mieux. Pour un temps. Pour finir, anxieux à l’aidée d’une perte de contrôle à venir, vous perdez le contrôle du contrôle. De fait, votre problème se nourrit et s’enrichit de ce que vous cherchez précisément à détruire.

Solutions comportementales pour traiter l'anxiétéEn bref, l’anxiété est un sentiment de peur récurrente. Une peur que vous ne savez pas nécessairement lier à un sujet ou un autre.

Cette peur est constante Elle met rudement à l’épreuve votre besoin de contrôler un sujet ou un autre, et dont vous craignez qu’il vous échappe.

Il est donc important de mettre en place une stratégie de soins. Une logique de soins qui permette d’accéder rapidement à un traitement efficace.

Traitement de l’anxiété

D’une façon générale, je trouve assez délicat, voire difficile, d’identifier l’anxiété. Mais c’est tout l’avantage que de bénéficier des outils de l’approche comportementale systémique et stratégique. Grâce à des outils simples, il est facile d’identifier le mécanisme de votre problème. Partant, de savoir comment faire pour la soigner.

La plupart du temps, les personnes qui souffrent d’anxiété consultent leur médecin traitant. Ou un médecin psychiatre. Et, le plus souvent, une batterie de médicaments leur sont prescrits. Anxiolytiques, anti dépresseurs, somnifères. Voire neuroleptiques.

Si ces prescriptions se comprennent, elles ne s’entendent que pour une durée limitée. En effet, leur usage provoque des dépendances. Il est donc fortement conseillé d’envisager un sevrage sous contrôle du médecin traitant. Ceci, dans le cas où vous souhaitez arrêter cette prise médicamenteuse.

Anxiété: Les médicaments ne sont pas une solution

Les médicaments pour traiter l’anxiété ne sont pas une solution. Ils contiennent les symptômes de votre problème. Mais, ils ne le résolvent pas. Ainsi, mieux vaut prendre des médicaments, et suivre un programme thérapeutique avec la personne de votre choix. Ou une méthode comportementale adaptée à votre situation.

Ce blog a pour objectif de vous expliquer comment l’anxiété fonctionne. Vous présenter différentes stratégies comportementales pour, progressivement, retrouver confiance en vous.

En bas de cette page, se trouvent près de 400 articles qui vous parlent d’anxiété. Bien sur, il est prévu que d’autres articles soient rédigés et publiés dans ce blog à propos de ce sujet. Alors, n’hésitez pas à me poser toutes les questions que vous souhaitez. Je me ferais un plaisir d’y répondre.

Il existe de multiples solutions à l’anxiété. Je me souviens en avoir moi même expérimenté quelques-unes. Je suis allé de la psychologie aux médicaments. En passant par la psychiatrie, et divers hôpitaux. L’éventail de soins est large. L’effet des solutions , bien plus étroit.

Comment traiter l’anxiété

Beaucoup de personnes me téléphonent parce qu’elles souffrent de phobie sociale. Ou parce-qu’elles cherchent un traitement à l’anxiété dont elles sont affectées. La plupart du temps, les intéressés consultent leur médecin traitant. Lequel, dans son rôle, prescrit des médicaments de type anxiolytiques ou antidépresseurs. Cela ne résout pas le problème. Dans le cas contraire, vous seriez le, ou la, premier informé.

Les troubles anxieux reposent sur des angoisses, donc des peurs, à propos de ce que vous redoutez le plus (cf. peur projective – imaginer quelque chose dont on ne sait rien). Du coup, la question de ces personnes tourne autour du traitement de l’anxiété.

Traitement de l'anxiété

Traitement de l’anxiété

Par exemple, des personnes m’informent être particulièrement timides. Ne pas oser s’intégrer à des groupes,. Vivre de façon très isolée. Et, partant, en concevant de la honte et de la culpabilité.

Bien sûr, l’anxiété comme la phobie sont des symptômes de l’angoisse. Au sens où ils expriment un manque de confiance en soi. Comme de mésestime de soi. Il va sans dire que ces personnes ne sont pas responsables de ce dont elles souffrent.

Par contre, ils leur appartient d’agir de sorte à devenir acteur de leur vie en s’appropriant des solutions grâce à un coaching comportemental par exemple. Ce qui leur permet rapidement et facilement de soigner la dépression laquelle est souvent une conséquence de l’anxiété. Quelle qu’en soit la forme. Je pense à l’anxiété, sociale, l’anxiété de performance, etc.

Traitement de l’anxiété

Si je prends pour exemple l’anxiété sociale, du coup, je prends cet exemple, Il est beaucoup plu souvent fait allusion à la phone sociale qu’à cette forme d’anxiété. L’un et l’autre sont le même problème. Le traitement de l’anxiété est donc identique.

La différence entre ces deux problèmes repose sur la question des secteurs sociaux et relationnels impactés par les symptômes de la phobie sociale ou de l’anxiété sociale.

En effet, comme vous pouvez le lire dans ce blog, l’anxiété repose sur un état émotionnel de stress permanent. De fait, cette forme d’anxiété agit sur tous les domaines de la vie d’une personne en recherche de traitement. La phobie sociale, elle, peut concerner un contexte et un environnement plus spécifique.

Par exemple, une personne peut n’être affectée dans son problème que dans des relations afférentes à son environnement sociale. Ou que lorsqu’elle demande un renseignement dans un magasin.

De fait, si, maintenant, je choisis un problème d’anxiété scolaire, quand il s’agit d’assurer un traitement adapté à ce type d’anxiété, il est important de diagnostiquer les symptômes de façon très précise. Ceci afin de s’assurer qu’une personne est atteinte d’anxiété et de non de phobie. Ou l’inverse.

Ce procédé de diagnostic dénommé “contextualisation” est particulièrement important car il va permettre d’affiner le traitement de l’anxiété et de l’adaptée à la personne concernée.

Les symptômes de l’anxiété

Maintenant, je vais vous parler d’un cas thérapeutique assez particulier. Ce jour là, je viens de mettre un terme à une consultation assez pénible. Une patiente, en larmes, n’en peut plus de souffrir de troubles anxieux. Nous venons de commencer son accompagnement personnalisé.

Il semble que cela va lui être particulièrement difficile de lâcher prise avec certains de ses comportements. Je ne me sens nullement découragé. Mais il va falloir que je sois inventif en matière de stratégie pour vaincre l’anxiété de cette femme. Laquelle n’a de cesse de tout faire pour contrôler son problème.

La consultation qui va suivre m’en apprend encore plus quant aux douleurs que l’être humain est capable de s’infliger pour ne pas courber l’échine. Sacha a 40 ans. C’est un bel homme, bronzé, sportif. Il est d’une douceur étonnante. Non pas que les beaux sportifs soient des brutes. Mais je suis simplement étonné de la douceur de cet homme dans ce monde de brutes.

Chef d’entreprise accompli, Sacha gère la destinée de plusieurs entreprises dans des domaines d’activités très diverses. Il gère relativement peu de personnels. Mais ses activités, pour ce qu’il m’en dit, sont florissantes.Cependant, il me précise qu’au contraire de ce qu’à pu dire un ancien président de la république ridiculisé par Paris Match, il doit “travailler plus pour gagner plus“. Et non “travailler moins pour gagner plus“. A chacun sa vision des choses. Entre la manipulation et la réalité, il y a un abîme. N’est-ce pas monsieur l’ex président?

Anxiété: Le refus de lâcher prise

Quoiqu’il en soit, passées les présentations d’usage, je demande à Sacha de m’expliquer ce qui lui arrive. Et lui, de me présenter une liste de symptômes d’anxiété assez longue. En plus d’être significative d’une anxiété généralisée. Il consulte donc pour que je l’aide à vaincre l’anxiété dont il est victime.

Tous les domaines de sa vie sont impactées par son anxiété. Laquelle est rendue plus vive par ce besoin légitime de gagner son combat contre ses troubles anxieux. Que cela s’exprime dans le domaine professionnel, familial, émotionnel, social, affectif. Sacha m’explique que, des années durant, il s’est impliqué dans la création de projets professionnels. Et ce sans difficultés particulières. En fait, comme d’autres sont des lanceurs d’alertes, lui passe son temps à penser de nouveaux projets. C’est son truc.

Sacha est constamment en projet. Son objectif n’est pas nécessairement de gagner plus d’argent qu’il n’en gagne déjà. Non. Son plaisir c’est de créer un projet. De l’idée à l’aboutissement de l’idée. Créer, monter, structurer, donner vie. Çà, c’est son projet à Sacha. Sa réalité.

Pour arriver à satisfaire ses projets, Sacha manque de vigilance quant aux symptômes d’anxiété qui le travaillent. Lesquels justifient aujourd’hui son besoin de combattre l’anxiété. Parce-que cet entrepreneur commet des erreurs en matière de santé. Dont certaines, en toute bonne foi. Quelles sont ces erreurs qu’il commet?

Anxiété: Les erreurs à ne pas commettre

Sacha a cumulé les symptômes. Stress, angoisses, crise d’angoisse, crise de panique, phobies diverses et phobie d’impulsion. Voilà les symptômes que Sacha cumule en l’espace de 2 ans à force de lutter contre son problème. Mais quel est le problème de ce monsieur?

Gérant de plusieurs sociétés, père de famille divorcé, Sacha affronte bien des situations qui nécessitent sa présence. Ses employés le réclament. Ses enfants aussi. Et ses désirs d’expansion le sollicitent tout autant.

Un matin, Sacha se rend compte qu’il est déprimé. Il a moins envie de bouger. Lui qui, nonobstant ses désirs de faire croître activités personnelles et projets professionnels a aussi grand plaisir à faire la fête. Voir des amis, voyager.

Les erreurs à ne pas commettre pour lutter contre l'anxiété

Les erreurs à ne pas faire en matière d’anxiété

Un matin donc, alors que la veille au soir il décline une invitation pour se rendre à l’inauguration d’une nouvelle discothèque de type “Jetset” à Paris, il décide de sagement rester chez lui et de se reposer. Pour autant, il a toutes les peines du monde à s’endormir.

Anxiété: Un rapport de cause à effet

Sacha se couche “comme les poules” me dit-il. Vers 22H30. Ses heures habituelles de coucher oscillent plutôt entre 2 et 4H du matin. Ensuite, il n’émerge que vers 10H. Sa journée débute à 11H.

Ce soir là, il n’exprime aucun désir pour sa compagne. Alors qu’il me précise avoir, le plus souvent, “envie de” comme pour clore sa journée sur un bon moment. Là, rien.

Ce matin, alors que la veille au soir il a  toutes les peines du monde à trouver le sommeil, il se sent chiffonné. Il a mal dormi . N’a aucune envie de sortir. Tourne en rond chez lui. Puis, rapidement, sent des angoisses l’assaillir. Il ne comprend pas pourquoi. Et encore moins à quel sujet il est angoissé. C’est une angoisse diffuse. De celle qui, plus généralement, vous annonce que vos stratégies d’évitements ont atteint leur limite. Et que ce à quoi vous tentez d’échapper est arrivé. L’anxiété généralisée.

Anxiété: La perte d’autonomie

Et cet entrepreneur de m’expliquer que ces symptômes d’anxiété s’étendent à bien des domaines de sa vie. Non content de souffrir de troubles du sommeil, il se rend rapidement compte dans les heures et les jours qui suivent qu’il a de plus en plus de mal à conduire sa voiture. Pas en ville. Mais sur des voies rapides.

De la même façon, il n’arrive plus à marcher seul dans la rue. Il me dit penser souffrir d’angoisse de mort. Admettons. Ce qui me fait lui demander ce qu’il fait pour essayer de juguler de tels symptômes quand il y est confronté. C’est là que j’entends une litanie d’erreurs commises en toute bonne foi. Erreurs qui entretiennent voire aggravent son anxiété. Et pose la question épineuse de savoir comment vaincre l’anxiété. Progressivement, il perd toute autonomie. Il ne fonctionne plus seul.

Problème d’anxiété: Lâcher le contrôle

A chaque fois que cet entrepreneur est confronté à ses symptômes d’anxiété, il fait tout pour ne pas se laisser envahir par eux. Pour les contrôler. Par exemple, il boit de l’alcool – un peu – quand il prend le volant sur des voies rapides.

Il se force à marcher seul dans la rue non sans être équipé d’une bouteille d’eau. Ceci pour enlever cette poire d’angoisse qui lui bloque parfois la gorge. Se contraint à sortir le soir alors qu’il est fatigué. Histoire de se prouver qu’il tient encore la distance. Consomme aussi un peu de cocaïne. De temps en temps. Mais, dit-il, c’est pas son truc. Ah.

Et puis, cerise sur le gâteau, il crée un nouveau projet professionnel. Il pense que ses activités habituelles ronronnent. Qu’il a besoin d’excitation. Alors, il monte une nouvelle société pour structurer ce projet. Le rêve de sa vie (dixit). Sans doute. A ceci près que c’est ce projet qui accéléré son anxiété et justifie qu’au bout du rouleau, il me contacte pour l’aider à s’en sortir.

Comment traiter l’anxiété

Quand Sacha prend contact avec moi, il en est à ne plus pouvoir conduire. A ne plus être capable de sortir de chez lui. Il n’arrive plus à faire du sport, lui qui attache tant d’importance à sa condition physique. Est victime de troubles de l’endormissement. Et, parfois, d’angoisse nocturne. Il se sent déprimé. N’a pas goût à grand chose. Il pense souffrir de dépression. Sa relation sentimentale bat de l’aile. Il a toutes les peines du monde à se comporter comme un père présent avec ses enfants.

En un mot comme en cent, les choses vont plutôt mal pour lui. Et ce alors que, comme disent tout un tas de gens “il a tout pour réussir“. Oui, peut-être. Mais il y a quelque chose à propos de laquelle Sacha manque cruellement d’honnêteté.

Il y a près de 2 ans, Sacha souhaite accomplir le “rêve de sa vie”. Il monte un projet professionnel qui lui tient à cœur depuis toujours. Un peu son bâton de maréchal. L’idée étant de rentabiliser cette affaire là. Comme les autres. Puis de vendre le tout. Ensuite, il dit, non sans humour, envisager de vivre de ses rentes. Ce que je ne crois pas.

L’anxiété d’anticipation

Toujours est-il que pendant plus d’un an, alors qu’il est victime d’une anxiété grandissante, Sacha déploie toutes ses compétences pour créer le projet professionnel de sa vie.

Investisseurs. Banques. Recherche d’un local approprié. Recrutement de compétences diverses (salariés), Ce chef d’entreprise se démène. Le résultat est à la hauteur de son investissement tant personnel que professionnel. A ceci près que ses symptômes s’aggravent. C’est comme cela qu’un jour, il me contacte. Émotionnellement exsangue alors que son projet, devenu réalité, n’a plus aucun sens pour lui. Il est vraisemblablement passé, de façon délibérée, à côté de la nécessité de vaincre l’anxiété. Bel acte de déni.

Se tromper dans l’évaluation de l’anxiété

Sacha est très gentil. Le problème c’est que je n’arrive pas à comprendre le mécanisme de son problème. J’ai beau appliquer toutes les règles de contextualisation associées à l’approche comportementale de Palo Alto que j’utilise depuis plus de 25 ans que je pratique le coaching comportemental, quelque chose m’échappe.

Par exemple, alors que je demande à Sacha de faire un exercice très spécifique pour traiter ses phobies d’impulsions, comme ses angoisses matinales, rien n’y fait. Je suis en échec. Nous faisons régulièrement le point. Les symptômes d’anxiété ne semblent pas évoluer d’un pouce. Et la façon de vaincre l’anxiété régresse d’autant.

A l’occasion, j’apprends qu’il continue à consommer de la coke. Voire, à boire un petit coup. Il continue à avoir une vie de forcené. Passant le plus clair de son temps à peu ou mal dormir. Et, le reste du temps, se passe à être présent et gérer sa nouvelle entreprise. Son fameux rêve devenu réalité.

Régulièrement, nous nous entretenons à propos des ses symptômes d’anxiété. Si parfois, ces symptômes bougent positivement, il y a toujours quelque chose qui nous fait retourner à la case départ. Voire pire. J’ai beau explorer le problème dans tous les sens, rien ne n’améliore de façon significative. Et ce alors qu’avec la stratégie comportementale que j’emploie, il y a un fléchissement d’au moins 50% des symptômes en moins de 8 à 10 jours. Du moins, sur la foi de mon expérience et des statistiques. S’il y a de petites améliorations, il n’y a rien de bien significatif.

Comment combattre l’anxiété

15 jours passent. Je propose à Sacha de faire comme chez les flics au cours d’un interrogatoire: “On reprend tout depuis le début“. “Nom, prénom, âge et qualité”. Je plaisante.

Sacha et moi, conceptualisons de nouveau son problème. Cela signifie que nous passons deux heures à reprendre point par point, chaque élément constitutif de son anxiété. Cela se résume en un nombre important de questions. Pour moi, coach comportemental, comprendre est vital pour mieux préciser une stratégie d’intervention. C’est à dire mettre en œuvre les outils et les moyens pour vaincre l’anxiété.

A un moment, au cours de la phase de questionnement, je me rends compte que si Sacha fait tout ce qu’il faut pour aller mieux, il y a un petit truc que je n’ai pas décelé. Du moins pas avec autant de force.

Du fait des ses activités comme de ses habitudes de vie, Sacha a l’habitude de s’attacher la collaboration exclusive, et pour un temps, de professionnels divers. Coach sportif. Consultant financier. Etc. Il en a les moyens financiers. C’est aussi comme cela qu’il réussit. Il sait s’entourer de compétences externes. Tout comme il a conscience de ce que sont ses propres limites fonctionnelles. Ce que l’on appelle le “seuil de Peter”.

C’est pour cette même raison que Sacha fait appel à mes compétences de coach. Ce faisant, je comprends que ce que Sacha recherche avant tout, ce ne sont pas seulement des exercices pour vaincre l’anxiété généralisée dont il souffre, mais plutôt – surtout ? – un programme spécifique.

Anxiété, comment faire?

Comment vaincre l'anxiété avec des stratégies adaptées à votre casEn fait, ce que veut Sacha, ce n’est pas que j’applique une stratégie comportementale pour calmer l’anxiété. Ce qu’il veut, c’est un plan d’action. Comme une sorte de dédicace. C’est pourtant ce que je fais avec lui comme avec tous les autres patients. Mais Sacha veut plus.

A ce moment là, ce que je comprends, c’est que Sacha, s’il suit scrupuleusement les prescriptions comportementales que je lui communique, résiste. D’une certaine façon il a l’impression que ce que je lui demande de faire ne lui est pas précisément attaché. Ce qu’il souhaite, c’est que je lui fasse une sorte de plan d’action.

Un plan rien que pour lui . une sorte de structure d’intervention où il lui soit précisé ce qu’il doit faire. Et comment il doit se comporter,. Chaque jour. Face à telle ou telle situation. Ce qui est déjà le cas. Mais Sacha veut plus. Il veut que je lui sois attaché comme son coach sportif.

Je ne vous cache pas mon étonnement. Pour moi, un peu comme si je lui donne une feuille de route. Comme un officier à un soldat. Des ordres. Que je sois comme un père ou une mère de substitution. Or, mon travail consiste à lui permettre de retrouver son autonomie. Pas à suivre une feuille de route de façon infantile. Je suis coach pas officier d’active.

Vaincre l’anxiété: Un plan d’action très personnalisé

Alors que j’expose mon étonnement à Sacha, je le vois se décomposer. Il prend mes interrogations pour un refus. Je me culpabilise d’être obstiné quant à la façon de combattre l’anxiété de ce chef d’entreprise. Alors, nous décidons de pointer, pour chaque jour, toutes les situations, si minimes soient-elles, et face auxquelles il se retrouve en difficulté.

Pour chaque point, je lui fais un tableau précis. Les angoisses dans la rue. La boule d’angoisse dans la gorge. Son manque d’appétit sexuel. Ses symptômes de dépression. Son anxiété généralisée. Ses angoisses matinales. Ses troubles du sommeil. Et j’en passe. Un peu comme si je lui dresse un tableau alimentaire pour l’aider à avoir la meilleure hygiène alimentaire possible. Le tout concocté avec des objectifs. A court, moyen et long terme.

Ce travail me prend beaucoup de temps. Mais, quand je vois les résultats, je constate que Sacha avait raison et moi tort. Bien que j’ai la prétention de toujours respecter la vision du monde de mes patients, force m’est de constater que j’ai manqué d’à propos quant à la façon de calmer l’anxiété dont ce patient est victime.

Comment gérer l’anxiété

Il a besoin d’être dans la même dynamique et la même relation que celle qui l’entretient avec toutes les compétences externes qu’il utilise depuis des années. En conséquence, force m’est de constater qu’à tellement vouloir aider Sacha, je passe à côté de l’essentiel pour lutter contre l’anxiété. Laquelle correspond à la somme accumulée de symptômes divers installés avec le temps.

Le tir est rectifié. Ce qui, soit dit en passant, s’appelle de la cybernétique en approche comportementale. Régulièrement, Sacha et moi faisons le point. Au bout d’un mois, Sacha a repris une vie quasi normale. Ou du moins considérée comme telle par lui. Ses symptômes d’anxiété diminuent très conséquemment. Il respecte scrupuleusement le plan d’action que je lui ai préparé pour contrôler l’anxiété. Il est heureux comme çà. Cela correspond à son attente. Il gagne du terrain sur son problème. Les mois qui suivent consolident les solutions mises en place. Plus tard, Sacha se rend compte de quelque chose d’étonnant. Mais, çà, c’est une autre histoire.

Moralité: “Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple?”

Pour information, je reproduit ce même type de schéma de traitement dans mon programme comportemental en ligne. Je vous invite à en prendre connaissance en cliquant sur l’image ci-dessous.

Comment vaincre l'anxiété rapidement et facilement.

| Frédéric Arminot

Articles