Affirmation de soi: Comment s’affirmer et ne plus avoir peur de dire non

Nathalie est une femme dynamique et courageuse. Chef d’entreprise, on pense qu’elle ne rencontre aucun problème d’affirmation de soi. C’est oublier que même les entrepreneurs ont des états d’âme. Comme tout le monde, les chefs d’entreprise ont des émotions qu’il leur est parfois difficile de contrôler.

Nathalie fait partie de ces gens qui, même s’ils semblent établis et sûrs d’eux, n’en sont pas moins handicapés dans leur vie de tous les jours par de vieux démons affectifs. Chez Nathalie, le vieux démon est une histoire familiale mouvementée qui fragilise l’image qu’elle a d’elle même. Et ce, depuis longtemps.

Je vais donc vous raconter, si ce n’est l’histoire de Nathalie, comment cette femme de 50 ans apprend à revendiquer affirmation de soi et image positive. Un joli parcours pour une femme simple et courageuse.

Je vais aussi vous parler d’affirmation de soi dans le domaine de la gestion des conflits comme dans celui de la violence conjugale. Même si cela peut sembler étonnant, il est bien question dans ce dernier sujet, de la façon de s’affirmer et de l’interdiction de dire « non », de se soumettre ce qui, vous en conviendrez, est inacceptable.

Dès lors, comment s’affirmer, se respecter, et se faire respecter face à son bourreau?

Mais, avant, je tiens à vous préciser un certain nombre de points importants.

Sommaire

Affirmation de soi: Que veut dire s’affirmer?

Dans la langue française, s’affirmer vient de la modification du verbe « affermer ». Ce qui signifie « rendre ferme ». Par extension, au travers des siècles, « s’affermer » est devenu « s’affirmer ».

Dès lors, s’affirmer signifie prendre position sur un sujet ou un autre. Sur un comportement ou un autre. D’une certain façon, cela induit une capacité à dire « non ». A s’opposer. Et, partant, à ne pas craindre les conséquences sociales et/ou affectives de cette affirmation de soi. L’ensemble permettant ainsi de conserver estime de soi et respect de soi.

Quand je parle de respect de soi, je pense au respect de votre vision des choses comme des diverses valeurs que vous portez ou revendiquez. L’affirmation de soi consiste alors à ne pas hésiter à s’opposer et à valoriser votre point de vue dans le respect de l’autre.

Comme je viens de vous l’expliquer, s’affirmer c’est prendre clairement position par rapport à un sujet ou un comportement. Par exemple, imaginons que vous travaillez et qu’au cours d’une réunion, la plupart des personnes présentes s’accordent sur une décision avec laquelle vous n’êtes pas d’accord. Peu importe que le sujet vous tienne à cœur ou pas.

Vous avez l’impression que, comme le dit un adage populaire, la plupart de vos collègues se rangent derrière un vieux principe: « Mieux vaut avoir tort à plusieurs que raison tout seul ». Et malgré la majorité, silencieuse ou complice, vous ne voulez pas vous taire.

Quelle est la définition de l'affirmation de soi?

Le respect de soi, comme le respect des autres, vous invite alors, non pas à exprimer votre désaccord de façon directe mais à motiver vos interrogations au sujet d’une décision en cours. S’affirmer va donc consister à exprimer votre vision des choses. Pour, de façon progressive, démontrer comment et pourquoi la décision collégiale qui semble vouloir être prise n’est pas adaptée aux objectifs poursuivis.

Bien sur, pendant votre exposé, vous aurez toujours des gens pour vous couper la parole. Pour vous dire que ce que vous présentez est inapproprié, voire inepte. Ne perdez pas votre sang froid. Dites à ces personnes qu’elles auront tout le temps de présenter leurs contre-arguments.

Dans ce type de situation, s’affirmer ne consiste pas à emporter la victoire. Plutôt à faire entendre la différence de votre perception. Si une décision est prise et va à l’encontre de vos arguments, au moins, vous aurez essayé. Voilà ce qu’est s’affirmer. C’est dire non, sans s’opposer avec véhémence. S’affirmer c’est faire valoir un point de vue sans, pour autant, souhaiter avoir raison et, par conséquent, « emporter le morceau ».

Affirmation de soi: Comment dire « non »?

La plupart des gens ont peur des conflits. Et, comme ils ont peur d’avoir à gérer un conflit, et de ne pas y arriver, ils sont confrontés à des frustrations importantes puisqu’ils n’expriment pas leur point de vue. Ou n’osent pas s’affirmer.

Ce n’est pas que la plupart des personnes concernées ne veulent pas s’affirmer. C’est qu’elles n’osent pas. Ainsi, beaucoup de gens ne s’affirment pas par peur d’être jugés, mis à l’index, voire ostracisés.

A la seule idée de s’affirmer, d’émettre un avis contraire, elles ressentent de l’angoisse. Voire une peur panique. J’ai ainsi beaucoup d’exemples de personnes terrorisées par des réunions professionnelles parce-qu’elles savent qu’à un moment ou à un autre, on leur demandera leur avis.

Comment s'affirmer face à une multitude de contradicteurs?

A la seule idée de s’affirmer un expriment un avis contraire, elles sont angoissées. Si leur avis est mis en cause, elles ont peur de ne pas savoir argumenter, peur d’être moquées voire, pire, peur de perdre leur emploi.

Leur estime de soi en prend un grand coup car elles se sentent coupables d’avoir manqué d’affirmation de soi. D’avoir manqué à cette possibilité de faire entendre leur voix, leur désaccord. Alors, elles ne cessent de s’en vouloir, tout en se demandant sans cesse comment faire pour s’affirmer.

S’affirmer nécessite que l’on soit au clair avec soi même. Cela signifie que l’on ait pas, ou plus, peur des conséquences éventuelles d’avoir exprimé un avis contraire à celui des autres. Il faut donc être détaché(e) et objectif(ve) quand à l’image que l’on donne de soi aux autres.

Pour arriver à ce détachement émotionnel, cela nécessite de ne pas se sentir encombré(e) par des troubles anxieux, Ou par diverses peurs, telle que la peur de se donner en spectacle, ou la peur de ne pas être à la hauteur.

En bref, pour s’affirmer, il faut se sentir suffisamment sur(e) de soi. Partant, être détaché(e) de tout stress excessif voire pathologique. Sans oublier la nécessité de savoir comment s’affirmer, et quand s’affirmer.

Affirmation de soi: Quand et comment s’affirmer?

Souvent, j’entends des gens me dire que pour s’affirmer, il convient de savoir quand s’affirmer. Effectivement, tous les contextes ne se prêtent pas à revendiquer, sans être agressif, une idée contraire à une ou plusieurs personnes. Et ce, que ce soit dans un environnement social, affectif, sentimental, familial, économique, ou professionnel.

Il me semble évident que beaucoup de gens ne s’affirment pas de crainte de ne pas le faire au bon moment. Ou pas de la bonne façon. Ils ont donc peur des conséquences si jamais ils échouent à se faire entendre.

J’avoue que lorsqu’un propos dénote parmi la majorité, il n’est pas rare que la personne qui possède la décision finale balaie d’un revers de main le moindre avis contraire. Ou l’écoute d’une façon distraite pour finir par l’écarter alors que la personne n’a pas fini d’affirmer son opinion. Ce qui est particulièrement frustrant.

Il serait donc question de savoir quand s’affirmer. In fine, il n’y a ni bon ni mauvais moment pour s’affirmer. Le plus mauvais moment c’est quand la ou les personnes présentes ne veulent pas entendre ce que vous souhaitez affirmer. Ce n’est pas pour autant qu’il faille vous taire. Et ce même si parler en public vous est difficile.

Y a t'il un bon moment pour s'affirmer?

Savoir quand s’affirmer c’est comme de se poser la question de savoir quand dire à une personne qu’on la quitte. Il n’y a ni bon ni mauvais moment. Il y a des opportunités. A vous de saisir votre chance et votre courage à 2 mains pour vous affirmer. Sans être agressif. En désinvestissant votre propos de toute émotion. En ayant une attitude claire, droite, et respectueuse de vous même comme de votre interlocuteur.

Exprimez votre opinion pour votre seul compte. Sans rechercher l’approbation des autres. Pensez à toujours débuter l’affirmation de soi par des mots positifs et constructifs. Ensuite, exposez les les raisons qui motivent votre désaccord.

Pour être bref, déconstruisez le sujet soumis à approbation. Exposez les avantages de votre proposition, ou de votre point de vue. Le principe consiste alors à faire entendre aux autres que si leur idée initiale est bonne, la votre est meilleure. Vous allez donc vous livrer à un exercice où vous allez apprendre des autres, et apprendre aux autres.

Le seul risque que vous prenez c’est d’agir ici et maintenant. En agissant, plutôt qu’en rongeant votre frein, votre compétence est reconnue (même si elle n’obtient pas l’aval final). Vous faites entendre votre voix. Cela nécessite, il est vrai, un minimum de capital de confiance en soi. Mais, conservez à l’esprit que l’absence d’action nuit au changement.

Comment ne plus avoir peur de s’affirmer?

Posons la question de façon différente. S’affirmer nécessite t’il d’avoir confiance en soi? De façon impérative? A bien y réfléchir, pas vraiment. S’affirmer repose sur l’agir. Ce qui signifie, s’épargner des frustrations, et ne pas prendre de risques inutiles.

Vous avez du mal à vous affirmer? Alors, progressez par petites touches. Affirmez-vous dans un environnement et un contexte dans lesquels les risques pour vous sont moindres. Votre sphère familiale ou sentimentale par exemple. Ou dans votre sphère sociale, auprès de vos amis.

Prendre confiance en soi et s’affirmer passe par de petits essais. Cela vous permet d’évaluer l’équilibre entre votre investissement et les résultats, ou bénéfices. Commencez par exprimer votre vision su des sujets qui ne prêtent pas à conséquence: « J’aime beaucoup ce plat C’est trés bon, mais, je pense que j’aurais mis moins de sel.« .

Ne mettez jamais l’autre en accusation. Ni en porte à faux. Il faut respecter votre interlocuteur. N’oubliez jamais que vous avez le droit d’exprimer ou affirmer une opinion contraire à celle des autres. Lesquels ont aussi le droit de ne pas être d’accord avec vous.

S'affirmer en ayant confiance en soi

C’est en procédant par paliers successifs que s’affirmer vous permet de prendre confiance en soi. Cela signifie ne pas anticiper sur les réactions des gens quant au fait de s’affirmer. Vous procédez par étapes. Comme si vous montiez un escalier. Marche après marche. A votre rythme.

Vous aimeriez une remise sur l’achat d’une automobile? Allez-vous voir plusieurs concessionnaires de la marque du véhicule qui vous intéresse. Commencez par négocier « petit ». Puis de plus en plus grand pour obtenir la meilleure remise possible

A moins que, dès le départ, vous exprimiez votre désir d’une remise importante sur l’achat de cette voiture. A vous de prendre confiance dès le départ, ou de façon progressive.

Vous seul(e) savez comment vous souhaitez pratiquer l’affirmation de soi. Petit conseil cependant, allez-y doucement. N’exigez rien de vous que vous ne puissiez naturellement faire.

Comment pratiquer l’affirmation de soi?

Affirmer son besoin, s’affirmer dans son désir, nécessite un minimum de savoir faire. Si vous vous lancez tête en avant, sans expérience, vous risquez de vous faire du mal. Je vais donc tenter de vous expliquer comment pratiquer l’affirmation de soi.

Avoir plus qu’un minimum de sens critique est une excellente chose. Encore faut-il savoir comment exprimer sa pensée de façon claire, limpide, et convaincante. Surtout qu’on sait que, dans tous les cas, vous ne ferez pas l’unanimité.

Pratiquer l’affirmation de soi est presque un art. L’art du savoir être et du savoir faire. Mais un art à la portée de tous. Alors voici, de façon simple, comment pratiquer l’affirmation de soi.

Comme je l’ai écrit dans le chapitre précédent, pratiquer l’affirmation de soi doit se faire dans le respect de soi, comme dans le respect des autres. L’affirmation de soi est à la fois une question d’attitude, au sens physique du terme, et de comportement. C’est à dire une réponse modulée en fonction des besoins et de l’objectif à atteindre.

Ce qu’il ne faut pas faire

  • Ne jamais juger
  • Ne pas critiquer
  • Ne pas menacer (mode agressif)
  • Ne jamais tenir des propos discriminants
  • Ne jamais menacer si vous n’obtenez pas satisfaction
  • Ne jamais crier pour se faire entendre

Ce qu’il faut faire

  • Toujours parler en son nom à soi: « Je »
  • Être au clair avec ses émotions (ce qui signifie toujours exprimer ce que vous ressentez comme émotion. Par exemple: joie, colère, tristesse, frustration, etc.
  • Accepter de ne pas être entendu(e) ou compris(e)
  • Accepter les refus
  • Accepter les critiques
  • Être objectif
  • Ne pas faire une affaire personnelle du sujet à traiter (votre vie n’est pas en danger, sauf si vous le voulez)
  • Accepter que tout changement ne peut se faire du jour au lendemain
  • Accepter de reformuler, voire d’accompagner, quand une personne reprend ses vieilles habitudes
  • Accepter une vision ou une pensée contraire à la votre
  • Accepter que s’affirmer passe aussi par le lâcher prise

Comme vous l’aurez compris, il y a plus de choses à faire que de choses à ne pas faire. Mais, selon un vieux principe, c’est en donnant plus que l’on reçoit beaucoup.

Reste maintenant à savoir comment s’affirmer sans blesser l’autre.

Comment dire non?

Affirmation de soi: Comment s’affirmer sans blesser l’autre?

Quand on parle d’affirmation de soi, il est toujours question d’estime de soi. Donc, il est question de ce que j’appellerai, non sans cynisme, une lutte d’égo. Qui suis-je pour parler ainsi? Ou, comme le dirait quelqu’un qui m’est proche: « Tu parles d’où?’. Donc, quand on parle de s’affirmer sans blesser l’autre, on parle de « communication ».

Du coup, il est convenu qu’il existe plusieurs modes de communication lesquels s’inscrivent dans une dimension verbale et non verbale. A ce propos, je ne serais que trop vous inviter à lire cet article fort intéressant: « Quels sont les types de communication?« .

Il est convenu qu’il existe 3 modes de communication + 1 spécifique:

  1. Agression
  2. Soumission
  3. Manipulation
  4. Assertivité

Les 3 premiers modes de communication ne sont pas adaptés comme techniques pour s’affirmer. Seule la 4è semble l’être. Mais j’émettrais quelques réserves. Mal employée, la technique de l’assertivité amène à manipuler.

Cette méthode de communication, quand elle est mal utilisée, peut mener à des dégâts monstrueux. Le monde de l’entreprise en a fait ses choix gras des années durant, invitant, de gré ou de force, les cadres à suivre des formations. Dès lors, tout un tas de concepts ont vu jour, comme le fogging. Partant, l’assertivité devient une sorte de dogme auquel personne ne peut échapper. Et pourtant…

Quand un système cherche à conceptualiser un comportement, et à le rendre incontournable, mon système d’alerte s’éveille. Il fait du bruit. Je nourris la même impression au sujet de la PNL (Programmation Neuro Linguistique) comme mode de communication interpersonnelle. Technique à propos de laquelle il y a beaucoup à dire. Mais, ceci est une autre histoire.

Il y a des moyens trés simples pour apprendre à s’affirmer sans blesser. Alors, revenons à notre question: Comment s’affirmer sans blesser l’autre? C’est simple. Soyez respectueux de la parole de l’autre. Évitez tout jugement de valeurs. Ne parlez qu’en votre nom. Acceptez d’avoir peur de ne pas être entendu(e). Exprimez vous sans critiquer. Travaillez votre stress de sorte à ne pas être submergé(e) par l’émotion.

N’hésitez pas à vous rendre vulnérable plutôt que de jouer la personne sure d’elle. En bref, comme le disait Friedrich Nietzsche (philosophe allemand): « Deviens qui tu es« .

A ce sujet, n’oubliez pas la congruence. Cela signifie agir de sorte à ce que votre comportement physique soit conforme à votre comportement verbal. Par exemple, ne signifiez pas votre accord en ayant un visage emprunt de révolte intérieure.

Mais avant d’arriver à vous affirmer sans blesser l’autre, il va vous falloir intégrer – et dépasser – votre histoire personnelle. En effet, cette dernière est souvent un frein à l’affirmation de soi. Je vous invite donc à lire ce qui suit.

Affirmation de soi: Quand s’affirmer est difficile voire impossible

La première fois où Nathalie et moi commençons à travailler, je suis surpris par sa douceur. Par sa gentillesse. Ses fonctions et sa personnalité laissent penser qu’elle se bat depuis bien longtemps pour rester à la place sociale et professionnelle qui est la sienne.

Cette femme travaille dans les domaines de la communication. Elle dirige une agence spécialisée dans la conception d’outils de communication. C’est un marché concurrentiel qui nécessite de la réactivité et un entregent certain. Force m’est de constater que dans ce secteur d’activité, il est nécessaire d’être à la pointe. Voire d’être en avance sur les autres. Les temps sont ce qu’ils sont. Les responsables d’entreprises doivent se comporter comme des battants. Je déteste cette expression. Ou, pire, comme des requins aux dents acérés.

Comportements rendus nécessaires par un contexte social et économique particulièrement difficile. Il nécessite de perpétuellement se remettre en cause. Autant dire que c’est épuisant. A plus forte raison quand on a des problèmes pour s’affirmer. C’est dans un état d’épuisement avancé, nous parlons d’ailleurs de burn out, qu’elle me consulte.

Un sentiment de découragement constant

Elle est très angoissée à l’idée de continuer ses activités. Certains de ses clients sont odieux avec elle. Ils exigent toujours plus. Sans vouloir payer bien sur. Mais, ils ne veulent travailler qu’avec elle. En aucun cas avec l’un de ses collaborateurs. Ce qui n’est pas un comportement innocent comme nous le voyons plus loin.

Quand cette patiente me parle de son quotidien, je me rends rapidement compte combien elle est fatiguée. Elle ne sait plus comment faire. Elle ne cesse d’être la victime de certaines personnes toxiques. Aussi bien dans son univers personnel que professionnel. Elle manque d’énergie. Revendique des comportements plus respectueux. Mais cela ne donne rien. Elle est lasse.

Pire, elle a le sentiment que plus elle revendique, moins elle obtient. Ce qui, le temps aidant, génère chez elle une sorte d’anxiété. Je parle d’anxiété car, au final, elle est tendue en permanence. Elle dort mal. S’alimente peu. Sa relation avec son compagnon l’insécurise. Elle ne se sent ni soutenue, ni comprise. En bref, elle se sent assez seule. Comme livrée à elle même.

Dénouer les nœuds

Dès la première consultation, cette personne et moi entreprenons de dénouer les fils de sa situation. Quand j’écris cela, je pense à la nécessité impérieuse de comprendre ce qu’il se passe. Et de comment les choses se passent. En bref, si je comprends d’entrée le problème global, j’ai besoin d’aller dans le moteur.

Comme souvent, ce que je découvre m’aide à comprendre le comment du pourquoi. Nathalie considère que  sa mère ne l’aime pas vraiment. Dotée d’un comportement pervers narcissique, cette mère reproche à sa fille d’être gentille. Trop gentille. Gentille a tendance manipulatrice lui dit-elle. Le gag en pareille situation c’est que, vraisemblablement, la mère sait de quoi elle parle.

Cette mère donc, reproche à son enfant d’avoir des comportements de séduction. Autant avec les hommes qu’avec les femmes. Il semble donc évident que cette mère voit en sa fille une rivale. Depuis toujours, la fille essaie de comprendre ce qui peut susciter une telle animosité chez sa mère. Elle ne comprend pas. Sauf au cours de ses consultations avec moi.

Un sentiment d’insécurité historique

Nathalie a un frère qui ne subit pas le même sort. Pour autant, lui non plus ne se sent pas aimé. Encore aujourd’hui, il essaie de soigner l’anxiété dont il est victime.

Des années se passent au cours desquelles elle a toujours peur que sa mère l’invective. Elle grandit dans un environnement d’insécurité affective patent. Son père fuit ses responsabilités assez tôt. Il brille par son absence. Tant physique que psychique. La mère agit comme une matrone qui mène son monde à la baguette. Ce qui n’aide pas l’enfant puis l’adulte à avoir d’elle une image positive. Partant, elle ne cultive pas les principes de base de la confiance en soi.

Quand l'anxiété empêche de s'affirmer

Très tôt, cette patiente exprime sa sensibilité. Elle s’intéresse à l’art. Comme à toute forme d’expression artistique. Très jeune, elle crée une société en lien avec cet environnement professionnel. A l’époque, il y a plus de 30 ans, tout est encore possible. Les risques sont minimes. Ce qui n’empêche pas sa mère de lui signifier son désaccord. Sa désapprobation. Mais elle n’en n’a cure et persiste. Bien lui en prend.

Tout au long de ces années, elle essaie, souvent avec succès, de s’entourer de collaboratrices qui partagent la même vision des choses qu’elle. Intelligemment, cette professionnelle de la communication recrute des femmes et des hommes qui lui semblent capables de faire à sa place ce qu’elle n’arrive pas à faire. S’affirmer. Être sur de soi comme de ses compétences. Elle gère l’ensemble non sans dépenser une énergie folle. En effet, elle craint de ne pas être à la hauteur. C’est d’ailleurs comme cela qu’elle rencontre son futur mari.

Un positionnement infantile

Les années passent. Cette chef d’entreprise voit les comportements de ses clients changer. Ils deviennent de plus en plus exigeants. Acceptent de moins en moins de payer conformément à leurs demandes. La concurrence est rude. Les écueils professionnels nombreux.

La mère de Nathalie est de plus en plus active auprès de sa fille quant à lui exprimer son dédain. La fille se « bat » avec son frère pour savoir qui des deux s’occupe de cette mère toxique qui va vieillissant. Le frère a pris depuis longtemps la poudre d’escampette. Il vit à l’étranger. C’est donc à fille qu’échoit la responsabilité de s’occuper de sa mère. Ce qui, bien sur, entretient le lien de subordination. Et ravive chaque jour un peu plus, la difficulté que ma patiente rencontre quant à s’affirmer.

Au delà de toutes ces explications très intéressantes, je souhaite que Nathalie identifie ce qui lui pose problème en matière d’affirmation de soi. A cette fin, je lui confie quelques exercices comportementaux. Je lui demande de réfléchir à deux questions. Celles-ci sont extrêmement importantes. Le contenu des réponses permet de confirmer, ou d’infirmer, ce dont je vous parle précédemment.

Très vite, à la faveur de sa seconde consultation, il s’avère qu’elle a peur d’utiliser des modes d’affirmation de soi. Peur de perdre l’approbation de sa mère. Laquelle, pourtant, ne vit plus avec elle. Très rapidement, il apparaît que face à la nécessite de faciliter l’affirmation de soi, Nathalie réagit comme une enfant. Elle est sidérée par sa propre histoire. Comme si sa mère est présente dans son quotidien. Tant affectif que professionnel.

Affirmation de soi: Apprendre à lâcher prise

Une fois les réponses aux questions traitées et exploitées, je lui demande d’exprimer par écrit un certain nombre de choses. Je souhaite que, de façon déportée, elle se libère de ses entraves affectives.

Comme vous le savez, je ne suis pas favorable aux exercices d’exposition. Il est donc exclu que je lui demande de s’affirmer directement auprès de sa mère. En plus du fait que, partant de l’idée qu’il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre, c’est totalement vain et douloureux.

Comment ne plus être dominé(e)?

Cette patiente s’adonne à cet exercice avec un plaisir mal dissimulé. Elle s’exprime enfin. Sans réserves ni retenues. Elle lâche tout ce qu’elle a sur le cœur. Il ne lui faut pas plus de 15 jours pour rédiger certaines lettres. C’est radieuse qu’elle me consulte de nouveau. Quand j’écris « radieuse », je pense qu’il est préférable d’écrire « hilare ». Elle s’est lâchée. Cela lui fait le plus grand bien.

Pourtant, elle ne peut s’empêcher d’exprimer des réserves quant à cet exercice. Elle craint que ses difficultés à propos en matière d’affirmation de soi perdurent. Elle ne voit pas comment faire. Ce à quoi je lui réponds qu’il est opportun d’y aller doucement. De ne pas générer de changements trop rapides. Il faut préparer le terrain. Effectivement, une autre situation reste à éclaircir et à traiter.

Affirmation de soi: Une technique surprenante pour s’affirmer

Grâce aux lettres qu’elle a écrites, Nathalie se sent mieux. Doucement, elle retrouve une image d’elle même plus positive. Elle commence à exprimer ses limites. Tant à son bureau que chez elle. Elle se pré occupe moins de ce que son mari lui suggère de faire. Elle y attache moins d’importance. Et ce dans la mesure où elle se positionne de façon plus claire. Cette femme-enfant devenue adulte cherche beaucoup moins l’approbation. Les lettres, et le débriefing qui s’en suit lui permettent de se libérer de ses entraves affectives.

La bonne technique pour s'affirmer: simple et efficace.

Il en reste un dernière, et pas des moindres. Nathalie se fait littéralement polluer par un client. Un type odieux et capricieux qui n’a de cesse de la menacer. Il lui téléphone sans cesse. Exige que ce soit elle qui lui réponde. Il ne supporte pas de parler à quelqu’un d’autre.

Celle-ci peine à s’affirmer. Elle continue à avoir peur de ce monsieur. Redoute des conséquences commerciales et économiques si elle n’exécute pas les « ordres » de son client. Nathalie est victime de harcèlement. Tout comme elle l’est avec sa mère.

Dire non et exercer l’affirmation de soi face à un tel harcèlement est particulièrement difficile. Surtout quand on a le sentiment d’être une petite fille devant un tel monstre d’égoïsme et d’égocentrisme. Nous contextualisons cette situation. Exactement comme nous l’avons fait dès le début de son coaching. Je sais que nous découvrirons les mêmes problèmes avec les mêmes effets. Mais je tiens à m’en assurer.

La technique du SWITCH

La preuve est faite. Nathalie a bien ce problème d’affirmation soi généré par le sentiment d’être une enfant. Devant une telle autorité, face à des menaces inadmissibles et réitérées, elle n’arrive pas à utiliser ses ressources pour exprimer ses désaccords. A chaque fois qu’elle essaye de »refiler le bébé » à un collaborateur, le client devient comme fou. Elle essaie de lui dire que quelque chose ne va pas dans ses comportements. Plus elle le lui dit, pire il est.

Bien évidemment, elle se renseigne quant à savoir si ce harcèlement lui est exclusivement réservé. Les salariés de ce client lui disent qu’il se comporte aussi avec eux comme un dictateur. Je propose donc à ma patiente d’utiliser une méthode simple pour recadrer le dictateur de service.

Je vous concède que la méthode employée est un peu particulière. Mais c’est le seul moyen de ramener le client à de meilleures considérations. Nathalie a du mal à mettre en place cette technique. Mais, dès qu’elle commence à le faire, le résultat ne tarde pas à se faire sentir.

J’explique à ma patiente que son client a sans doute besoin de faire régner la terreur par souci de se protéger de sa propre incompétence. Et dans ce domaine, sur la foi de ce que ma patiente me raconte, ce type est brillant.

Terroriser les terroristes

Je fais remarquer que ce monsieur a un comportement exclusif avec son fournisseur de services. Il fonctionne à la peur. Il distille la peur en elle. Et çà marche! Nathalie est tellement sidérée qu’elle manque à tous ses désirs de s’affirmer. Je lui demande alors d’utiliser la peur comme vecteur du changement. Nous utilisons les fondements du comportement du client pour les retourner contre lui. Et, ainsi, obtenir ce dont elle a besoin. La paix.

Je demande à cette femme de se comporter de la façons suivante. Dès le prochain coup de téléphone du dictateur, elle fait dire à l’une de ses collaboratrices que la directrice de la société a peur de parler au dit client. Qu’elle est terrorisée à l’idée de mal faire ou de mal dire. Ma patiente se raidit. Elle m’oppose qu’elle risque de perdre le dit client. Ce à quoi je lui réponds que c’est à elle de choisir. Stratégie d’affirmation de soi, donc équilibre et bien être. Ou  vivre dans la peur, dans le stress constant. Elle choisit la première solution. Ouf.

Première chose, je lui demande de choisir un(e) salarié(e) en qui elle a confiance. Cette personne est très vite identifiée. Nathalie lui explique la situation et obtient son approbation. Un matin, le dictateur téléphone et exige de parler « à la patronne » (dixit).

La collaboratrice répond que, malheureusement, ce n’est pas possible. Elle est tétanisée de peur. Elle craint de parler à ce client. D’ailleurs, précise la collaboratrice, la direction considère, après réflexion, qu’elle n’est pas un bon fournisseur pour le dit client. Elle lui suggère enfin que, peut-être, il convient de chercher un autre fournisseur.

Changer soi sans exiger de l’autre

Le client est désemparé. Au début. Très rapidement, il s’emporte. Il exige que ma patiente le rappelle. Ce que, à ma demande, elle ne fait pas. Le type rappelle. La collaboratrice répète les mêmes choses que la première fois. Une conversation s’engage.

La salariée insiste quant au fait qu’elle craint que la société ne soit pas à la hauteur des exigences légitimes du dit client. Ce à quoi l’intéressé répond que, oui, il est exigeant. Il requiert l’excellence. Et le temps passe. J’espère bien que le client marine dans son jus.

Comme la directrice de la société est une personne à la voix très douce, je souhaite qu’elle utilise son timbre pour rappeler le client en un moment plus adéquat. Quand elle est prête à porter l’estocade.

Je souhaite qu’elle téléphone à ce monsieur, et lui envoie des ancres positives. C’est un bon professionnel. Il a raison d’être exigeant. Le meilleur lui est dû. Elle doit absolument enrichir la vision du monde du client. Elle doit le rassurer pour faciliter l’affirmation de soi.

En effet, elle a besoin de s’affirmer. D’expérience, elle que plus elle s’affirme en allant contre le client, plus cela enrichit le problème. Le client a faim et soif. Nous lui donnons à boire et à manger. Il a besoin d’être rassuré. Mais il a aussi peur d’être lâché du fait de ses comportements. Nous jouons donc sur les deux tableaux.

Affirmation de soi: Exprimer sa limite

A ma demande, Nathalie lui explique à son client que ses attentes sont tout à fait légitimes. Mais que, elle, la fournisseure, est incapable de les satisfaire. Elle ne sait pas être à la hauteur de la situation. Elle ne mérite pas ce client et l’invite fortement à chercher un autre fournisseur.

Le type est, parait-il, déconfit au téléphone. Il tente de se battre. Exprime toute la peur qu’il a d’être seul. Sans professionnelle comme elle. La stratégie porte ses fruits.

Comment exprimer sa limite et s'affirmer

A ma demande, Nathalie en rajoute. Elle exprime le désir qu’elle a de répondre favorablement aux demandes dudit client. Mais elle exprime encore et encore qu’elle constate combien il lui est difficile de savoir y répondre. En tous cas, aussi fidèlement que lui le souhaite. Qu’elle comprend qu’il tempête. Qu’il soit si en colère.

Elle reconnaît qu’à cause d’elle, il est obligé de tout gérer. Que c’est elle qui le met en difficulté. Qu’il est bien gentil de continuer de travailler avec une entreprise peuplée d’incapables. Lesquels aggravent ses difficultés alors qu’il s’investit tant.

Le retournement de situation tant attendu s’exprime. Le dictateur implore Nathalie que, surtout, elle ne le laisse pas tomber. Que sans elle, il est lui même dans une situation difficile. Qu’il est désolé. Que oui, il est exigeant. Mais qu’il n’a pas compris combien Nathalie a à cœur de le satisfaire. Et ainsi de suite.

Nathalie accuse réception et dit à son client qu’elle réfléchit mais que…

Réussir à s’affirmer sans effort

Je demande à Nathalie de surseoir à toute décision. De laisser le dictateur se perdre dans son propre jeu. D’attendre qu’il rappelle. Et, surtout, de ne pas lui répondre favorablement. Pas dès la première relance. De lui reformuler ses peurs de ne savoir être à la hauteur. Et le miracle a lieu.

Le dictateur se ramollit. Il propose à son fournisseur de l’aider. Un comble. Comme il ne lui vaut aucun mal lui dit-il, il lui propose de « mettre » entre lui et elle, une collaboratrice. De fait, le client entend ce que son fournisseur lui précise. De lui même, il participe au processus d’affirmation de soi.

Les mois passent. Cette cheffe d’entreprise m’ informe que stress et angoisses disparaissent de façon marquée et pérenne. Qu’avec ce monsieur, tout est devenu plus simple. Plus fluide. Je suis ravi.

En quelques mots, la technique que je demande à cette femme d’utiliser est celle qui répond à ce que l’on appelle la « rigidité asymptomatique ». Cela repose sur l’adoption d’un comportement qui inverse les tendances. Qui favorise l’affirmation de soi en utilisant les autres pour ce faire. C’est ce que j’appelle le « switch ». Bas dans le positionnement . Haut dans le cadre.

De la peur à l’estime de soi

Ma patiente a besoin de conserver ce client pour d’évidentes raisons économiques. Elle n’arrive pas à calmer l’agressivité de cet homme qui la terrorise. Elle utilise la terreur générée par ce dernier pour le terroriser à son tour.

En cela, nous utilisons une grande maxime dans les techniques comportementales pour conduire le changement: « La solution est dans le problème ». Et cela fonctionne au delà de nos espérances. Nous sommes passés de la peur à l’estime de soi.

Ma patiente apprend a utiliser sa vulnérabilité. A en faire une force. Un peu comme la timidité dont on sait qu’elle est est une force de séduction massive. Quand elle est utilisée d’une certaine façon.

Comme le dit Sun Tzu dans « L’art de la guerre« : »Le meilleur moyen de gagner la guerre, c’est de ne pas la faire« .

Si, vous aussi, vous rencontrez un problème d’affirmation de soi, je vous invite à cliquer sur l’image ci-dessous.

Comment ne plus avoir peur de s'affirmer?

Autre sujet dont nous allons parler maintenant, la gestion des conflits dans le cadre de la peur de s’affirmer.

Affirmation de soi: La gestion des conflits

Le mot Conflit vient du Latin confligere ce qui signifie heurterLa gestion des conflits ne repose pas uniquement sur des méthodes liées aux apprentissages, soit le seul « savoir faire ».

Tous les jours, nous entendons parler de conflits. Que ce soit de conflits d’intérêts. De conflits qui justifient une guerre (Israël/Palestine par exemple). De conflits juridiques. Bref, notre vie est constituée de gestion des conflits dans tous les domaines. Sur quels éléments reposent les conflits .

Quand nous parlons de conflits, de quoi s’agit-il? Pourquoi avons nous peur des conflits? Quels liens existent-ils entre les conflits? La gestion des conflits? L’image de soi? La peur de perdre l’approbation? a confiance en soi? Et, pour commencer, un conflit, c’est quoi. Et pourquoi parle t’on de gestion des conflits et d’affirmation de soi?

La gestion des conflits, qu’est-ce que c’est?

Quand il y a conflit, c’est qu’il y heurt entre plusieurs personnes. Ces conflits proviennent, la plupart du temps, de divergences de points de vue. Donc de question d’autorité. De respect. Et de territorialité.

Dans un conflit, il est souvent question, bien que cela ne soit que fort peu exprimé, de relation entre une personne – dominante – et une autre – dominée -. Le conflit provient donc d’un déséquilibre des représentations individuelles. Et aussi du désir de s’affirmer par rapport à l’autre en fonction d’objectifs donnés.

Si je devais donner, et je le fais, une définition du conflit, je dirais simplement qu’il s’agit de la confrontation entre diverses considérations sur des sujets communs à propos desquels chacun assène sa vérité. Et n’entend pas celle de l’autre.

Le conflit repose donc sur une prise de pouvoir, ou sa tentative. Ce qui signifie une considération affective de la situation. Pas une considération objective sur la foi de buts à satisfaire. En conséquence de quoi, la gestion des conflits, comme le conflit lui même, est issue d’une confusion entre le moi affectif – subjectif – et le moi fonctionnel – objectif -.

Dès lors, par désir d’appréhender les situations conflictuelles de façon adaptée, il est nécessaire de travailler les méthodes de communication verbale et non verbale. Tout en prenant acte que chacun d’entre nous réagit en fonction de ses ressentis associés à nos personnalités respectives. La gestion des conflits nécessite donc un minimum de méthode.

Un problème de communication

La gestion des conflits prend le plus souvent sa source à cause, ou grâce, à l’utilisation quasi automatique de modes comparatifs entre soi et l’autre (domaine cognitif). « Il est comme si, je suis comme cela par rapport à lui, à elle, ou l’inverse ».

Plutôt que de travailler à la gestion des conflits eux-mêmes, en termes techniques (cf. savoir faire), il s’agit de travailler sur soi. C’est à dire « savoir être ». La majeure partie du travail effectué est consacrée à cet aspect, l’autre au « savoir faire ».

Savoir être induit que l’on prend acte de la réalité de vos émotions (avant, pendant, après). Comme de ce qu’elles génèrent en termes de comportements ou d’attitudes. Comprendre les mécanismes de vos réponses liées à la gestion des conflits est tout autant essentiel que d’apprécier la qualité des contenus ainsi exprimés.

Vos réponses sont-elles adaptées ou non? Par rapport à quoi? Par rapport à qui? Vous ne vous projetez pas. Vous ne réagissez pas. Au contraire. Agissez ici et maintenant

La peur de l’échec

La problématique de la gestion des conflits repose très souvent sur la peur qu’ont les parties de perdre la face. Partant, d’échouer à se faire entendre. A se faire respecter. A faire respecter leur vision des choses. Ceci n’est bien évidemment pas sans générer des peurs chez toutes les parties prenantes. Voire des angoisses.

C’’est ainsi que d’aucuns fuient les conflits. Les évitent. Ce qui participe à les aggraver d’une part, et à générer des frustrations d’autre part.

Par peur d’échouer, les belligérants oublient les objectifs qu’ils souhaitent atteindre. Ils se concentrent sur le rapport de forces stérile qui n’est pas sans laisser de traces en termes d’émotions, et d’image de soi.

La gestion des conflits repose sur vos capacités à préciser vos objectifs. Partant, la façon dont vous négociez leurs satisfactions dans une relation équilibrée où chacun retrouve ses petits.

Si vous manquez de clairvoyance à ce propos, vous restez figé dans votre peur. Vous n’obtenez rien. Ou si peu. Ce que vous ressentez alors n’est que le sentiment d’un échec patent qui vous saisit une fois de plus.

Vous faites donc tout votre possible pour échapper à ce type de conflit. Voire à tous les conflits en général. Ce qui favorise une anxiété de fond quant à la résurgence, ou l’apparition, d’un nouveau conflit, d’une nouvelle nécessité de gestion des conflits.

Un problème de comparaison

Comme vous l’avez compris, la gestion des conflits s’appuient sur la comparaison entre l’image que vous avez de vous, et l’image que vous avez des autres. Ce qui signifie que la peur du jugement a une part très importante dans la gestion des conflits.

C’est en fonction de votre personnalité, comme de vos expériences de vie, que vous allez ou non savoir aborder un conflit. Puis le gérer. Or, votre personnalité c’est justement construite en fonction d’éléments que vous pairs (parents, adultes) vous ont appris.

Il est évident que si vous avez été élevé avec des parents qui fuient les conflits et que vous avez compris leurs peurs devant ce type de situations, il y a fort à parier pour que vous ayez, à votre tour, du mal à gérer les conflits. Vous ne risquez pas de savoir faire quelque chose que vous n’avez pas appris.

Il apparaît que si vous manquez d’estime de vous même, donc de confiance en vous, vous avez toutes les raisons de fuir les conflits. Ceci, par peur des émotions que cela suscite en vous. Mais aussi des conséquences que vous pouvez craindre si vous n’arrivez pas à vous affirmer.

Il vous devient plus facile de passer pour une personne gentille qui ne souhaite aucun conflit. Sans qu’elle soit mise en cause au fond, votre gentillesse est le fruit de votre évitement. Ce dernier vous fait payer le prix de votre frustration. N’avoir pas réussi à imposer vos idées. Vos désirs. Vos manques d’intérêt. Voire, votre désaccord.

Stress, anxiété, et gestion des conflits

Dans une société devenue particulièrement instable en matière économique et sociale, la gestion des conflits est le plus souvent associée à des facteurs de stress. Insécurisées, les populations réagissent avec une agressivité qui n’a d’égale que leurs peurs.

Ce climat d’insécurité invite les personnes inquiètes à se sur protéger. Partant, à se protéger de leurs stress, et donc ,de leur anxiété. Car, qui ne se sent pas en sécurité, est victime de symptômes de stress et d’anxiété. Qui souffre de ces symptômes est, inconsciemment, très réactif donc dans l’opposition de celles et ceux par lesquels il se sent agressé. Contre toute attente, il devient un vecteur, et un objet, de conflit alors qu’il cherche le contraire.

En conséquence de quoi, il est possible d’affirmer qu’un stress mal géré est un support toxique. Lequel, cependant, permet de revendiquer un comportement victimologique. Bien plus fréquemment qu’on ne le croit, les personnes stressées sont d’abord leurs propres bourreaux.

Mais il y a un intérêt à dire que l’on évite d’avoir à assumer une saine gestion des conflits afin de passer pour une personne aimable alors que nos sociétés n’existent que par et dans le conflit. Nos systèmes ne sont que conflits et violences répétées à l’égard desquels nous naviguons dans un déni incommensurable.

Cependant, il existe un moyen d’en changer la donne. De ré équilibrer les visions des choses. Encore faut-il que les intéressés soient en quête de leur propre approbation et non de celles des autres. Se plaire à soi . Et non chercher à tous prix à plaire aux autres (au sens socio affectif de ce terme).

Affirmation de soi: Comment maitriser la gestion des conflits?

Dans le cadre de la gestion des conflits, grâce à une démarche personnelle accompagnée, il s’agit de préciser vos réactions affectives pour mieux en comprendre le sens. Ainsi que leur éventuelle inadéquation. L’important tient en l’équilibre de vous même en qualité d’être humain, et en qualité d’être en fonction (moi affectif – moi fonctionnel).

Il s’agit donc de concevoir un comportement, une réponse, empreinte d’empathie. Celle-ci consiste à accepter « l’autre » pour ce qu’il est. Pour ce qu’il dit. Pour ce qu’il fait. Sans pour autant le juger par rapport à soi. Et cela s’appelle le lâcher prise. Concept éminemment important dans le cadre de la gestion des conflits.

Par la construction de la confiance en soi, par l’affirmation de soi, vous prenez acte de qui vous êtes. Aussi bien en termes personnels que professionnels. Vous exprimez vos limites. Ce que vous acceptez ou non. Vous n’avez pas peur de dire « non ».

Comment s'affirmer et gérer les conflits?

Il devient donc plus aisé d’accepter l’autre dans toute sa différence. Il vous faut vous recentrer sur l’essentiel. Ce vers quoi, vous, en qualité d’acteur, vous souhaitez faire entendre l’autre.

Par exemple, une modification du comportement. Une attitude adaptée aux règles en société, dans le respect de la Loi tant sociale que juridique. Et cela sans réagir soi, sur la foi de données morales. Cela vous garantit une gestion des conflits adaptée à votre besoin comme à vos objectifs de résolution, et d’apaisement.

C’est à compter du moment où ce travail d’objectivation est réalisé qu’il devient plus facile de concevoir un processus d’actions. Constitué par objectifs (cf. savoir faire), cela facilité une gestion des conflits appropriée. Ce qui signifie une anxiété moindre voire inexistante.

Affirmation de soi: Comment analyser et traiter une situation de conflits?

Pour vous sécuriser (dire et faire sans se faire de mal), sans fuir vos responsabilités, vous faites le point de la réalité de la situation. Ensuite,  vous envisagez des attitudes adaptées. Vous observez. Analysez. Et traitez la situation.

Ceci grâce à des objectifs:

  • Principaux
  • Intermédiaires
  • Et de repli

En préalable, vous précisez les outils et moyens de satisfaction des objectifs. Vous prenez acte de mes modes de communication. Les adaptez si besoin par rapport à la situation. A son contexte. A vos objectifs. Ce comportement vous permet de mettre de votre côté tous les outils d’une bonne gestion des conflits.

La clarification de ces objectifs favorisent l’objectivité quant aux acteurs de la situation conflictuelle. Elle permet aussi d’évoluer dans un cadre réparateur. Tout en ne vous assignant pas l’injonction – l’ordre – de réussir sans prendre en compte les conséquences de vos choix (cf. déni de la réalité, transfert de responsabilité « c’est pas moi, c’est l’autre »).

Plus que de réussir, il s’agit d’essayer de satisfaire à la meilleure gestion des conflits possible.

Vous ne réagissez pas par rapport à l’autre. Vous agissez en lien avec des objectifs donnés. Ne soyez pas affectif mais objectif. Vous n’êtes ni hérisson ni paillasson. Ni bourreau, ni victime. Vous tentez de concevoir une attitude qui permette à chacun d’être entendu et respecté. Pour ce qu’il est, comme pour ce qu’il dit. Et non pour ce que vous voulez qu’il soit.

Il ne vous appartient pas de faire changer l’autre. Plutôt de changer, vous. Il est donc de votre responsabilité d’être auteur et acteur de vos choix.

Affirmation de soi: Comment gérer les conflits?

C’est en se centrant sur l’acceptation de ce que vous êtes, sur votre façon de voir les choses (cf. carte du monde), sur la réalité de vos émotions (personnalité – cognition) que vous lâchez prise quant à vos désirs. Ou votre volonté de faire changer l’autre.

Ce faisant, vous acceptez aisément qu’il ne puisse modifier son attitude. Tout comme vous acceptez votre impuissance à le faire changer.

Si vous ressentez une forme de violence issue de cette gestion des conflits, la contre violence n’est pas une réponse adaptée. Vous écoutez. Entendez. Pratiquez l’écoute active. Reformulez. Ceci est l’une des techniques simples à utiliser dans le cadre de la gestion des conflits.

Vous ne faites pas une affaire personnelle de l’aboutissement d’un conflit. Ne réagissez pas. Agissez. Vous ne vous exprimez pas en termes punitifs (cf. comportement infantile), vous vous exprimez en termes responsables (cf. comportement adulte).

C’est ainsi qu’il est important de fonctionner dans le cadre, parmi d’autres, de la violence conjugale.

Comment apprendre à gérer les conflits?

Affirmation de soi: La violence conjugale

Depuis plusieurs années maintenant, l’actualité est conséquente à propos des violences sexuelles dont beaucoup de femmes sont victimes. La force du hastag #balancetonporc ou #metoo en est la preuve. Dès lors, la violence conjugale est une pénultième violence faite aux femmes.

Nous évoluons dans une société très patriarcale. Dans un monde où l’homme, au sens sexué du terme, conserve une place qu’il veut dominante. A ce sujet, je vous rappelle que dans certains pays des femmes adultes restent placées sous l’autorité de leur père, mari ou frère. Autant pour des raisons sociales, éducatives, culturelles ou psychologique, certains hommes pensent avoir droit de vie et de mort sur leur compagne. Dès lors, la violence conjugale conserve une place prépondérante que notre société a bien du mal à endiguer.

Ainsi, le foyer, ou le couple, qui, autant que faire se peut, se veulent être un havre de paix, prennent les atours de l’enfer. Il est fréquent que la plupart des femmes victimes de violence conjugale aient toutes les peines du monde à sortir de cet enfer. A preuve leur difficulté à parler de ce dont elles sont victimes. De cette violence faites aux femmes qu’elles sont.

Des chiffres alarmants

Peut-être, êtes-vous l’une de ce ces femmes victime de violence conjugale? Quand j’écris cette formulation au singulier, je ne laisse pas entendre qu’il n’existe qu’une seule violence faite aux femmes. Cette phrase détermine un ensemble de comportements que nous allons explorer. Et à propos desquels je vais essayer de vous proposer des solutions.

Si vous êtes l’un de ces femmes victime de violence conjugale, l’une de ces 225 000 femmes (sur la foi de ce qu’en dit le Secrétariat d’État en charge de l’Égalité Hommes Femmes), je forme des vœux pour que cet article vous aide.

A cette fin, il sera fait état des éléments suivants en termes de violence conjugale:

  1. La violence conjugale verbale
  2. Psychologique
  3. Physique
  4. Sexuelle
  5. Sociale
  6. Économique
  7. Comment agir pour se libérer de l’emprise de son bourreau

Violence conjugale - Comment faire pour se libérer de la violence conjugale

Les différentes formes de violence conjugale

Différente d’un conflit ou d’un simple acte accidentel, la violence conjugale est fondée sur une relation de domination au sein d’un couple. Elle est intentionnelle. Cette violence constitue une atteinte au droit fondamental des personnes à vivre dans la dignité et en sécurité. Dans plus de 98% des cas recensés en matière de violence conjugale, les auteurs de ces actes – moralement et juridiquement répréhensibles – sont des hommes.

La violence conjugale se présente sous les formes suivantes.

La violence verbale

Dans le cadre de la violence conjugale, la violence verbale consiste à s’exprimer de sorte à intimider sa compagne. Voire à la menacer en utilisant une voix basse mais suffisamment audible. Je pense à ce que l’on appelle la colère froide. Cette violence verbale s’exprime aussi au travers d’insultes. D’injures. De chantages. Ou d’ordres donnés avec une autorité écrasante. Et qui, bien sur, ne supporte pas la critique ou l’opposition.

Toute parole exprimée de cette façon est une forme de violence conjugale exercée sur la femme. Celle-ci se sent obligée de se soumettre afin d’éviter que le compagnon menaçant ne mette ses menaces à exécution. Un sentiment de peur et d’insécurité s’installe. Il empêche la femme d’être une personne épanouie dans son propre foyer.

La violence psychologique

La violence psychologique, dans le cadre de la violence conjugale, se définit comme un ensemble d’actes et de paroles méprisants envers une personne vulnérable au sens où celle-ci peine à s’affirmer (à dire « non »). La violence psychologique consiste à:

  • Exprimer des critiques tous azimuts à « sa » femme. Tout y passe. L’éducation des enfants. La manière de cuisiner. La façon de gérer la maison. ou encore, la nature de ses amitiés
  • Faire des commentaires négatifs à sa femme. En public. A propos de sujets divers. Et dont elle est tenue pour responsable ou coupable. Cela s’appelle de l’humiliation
  • Passer son temps à préciser à sa compagne qu’elle ne vaut absolument rien. Qu’elle n’est rien. Le lui dire devant des personnes importantes pour elle
  • Faire des reproches déplacés sur ses performances sexuelles
  • Ne jamais reconnaître d’autorité à sa compagne au sein du foyer. Considérer que soi, l’homme de la maison, est le seul à tout faire
  • Ignorer sa compagne pendant de longues périodes. Ne pas s’y intéresser. Ne pas lui parler. Se préoccuper peu d’elle, voire pas. N’exprimer aucune tendresse, et encore moins d’amour. En bref, se comporter comme si cette femme n’existe pas.

Le plus souvent, cette forme de sévices est très subtile. Elle démarre avec des propos comme:

  • « Je sais mieux que toi ce qui est bon pour toi »
  • « Je préfère que tu le fasses avec moi »
  • « T’es toujours en train de pleurnicher »
  • « J’en ai marre de devoir tout faire ici »
  • « Si tu franchis cette porte, tu vas voir… »
  • « T’as qu’à partir »
  • « Si tu m’aimes vraiment« 

Victimologie et culpabilité

Face à ce genre de propos, la femme commence à se remettre en cause pour satisfaire aux « exigences » de son époux. Cette même femme femme va jusqu’à se sentir coupable du courroux de son compagnon. Avec le temps, cette femme se convainc que si son compagnon réagit de la sorte, c’est que c’est de sa faute à elle!

Avec le temps, elle se rend compte qu’elle ne peut pas satisfaire son compagnon. Lequel trouve toujours quelque chose à lui reprocher. Elle se sent donc totalement impuissante. Son estime de soi prend des coups violents. Elle manque cruellement de confiance en elle. Tout comme elle manque de forces pour affronter les différentes situations de son quotidien.

La violence physique

La violence physique est la forme de violence conjugale la plus connue. Elle intervient souvent après plusieurs sévices moraux et psychologiques. Un jour, l’homme met ses menaces à exécution. Ainsi, l’intéressé:

  • Frappe sa femme
  • Lui lance des objets (directement ou indirectement)
  • La prend par les bras, et cherche à lui faire mal en proférant des propos menaçants
  • Lui assène des coups de poing, des gifles, des coups de pied. Dans tous les cas, il veut lui faire mal
  • Feint, ou tente, de l’étrangler. Parfois, malheureusement, il la tue. En France, une femme meure tous les 3 jours sous les coups de son compagnon

Ces violences physiques se répètent plusieurs fois. Elles laissent des cicatrices importantes. Tant physiquement que psychiquement. Beaucoup de ces femmes se retrouvent à l’hôpital, où elles préfèrent prétexter un accident domestique pour protéger leur mari. Mais aussi, et surtout, pour éviter à leurs enfants de voir leur père être condamné pour un crime. Ces femmes cherchent aussi à éviter la colère dudit compagnon une fois rentrée. En cela, bien malgré elles, ces femmes deviennent complices de leur compagnon.

La violence sexuelle

On parle peu, voire pas, de la violence sexuelle dans le cadre de violence conjugale. Cela relève de l’intimité. La violence sexuelle est présente dans de nombreux couples dysfonctionnels. La violence sexuelle est très difficile à nommer pour la femme. La société continue à faire comprendre à la femme qu’elle est dans une situation de devoir conjugal. Ce qui suppose qu’elle doive assouvir les besoins sexuels de son époux, ou compagnon.

Pour ces femmes victimes de violences sexuelles, il est particulièrement pénible, et  dégradant, de devoir expliquer qu’elle fait l’objet de différents abus sexuels. Dont le viol, dans sa relation avec son compagnon. Ces abus qui se traduisent le plus souvent par:

  • La contrainte d’une relation sexuelle. Le compagnon ne tient aucun compte du désir, ou de l’absence de désir, de sa compagne
  • Le fait d’obliger sa compagne à adopter une sexualité qui ne lui convient pas
  • Des insultes ou des coups – non souhaités – au cours de l’acte sexuel (quand j’écris « non souhaités », je pars de l’idée que chacun a la sexualité qu’il veut. Le principal est que les intéressés soient consentants. Je n’ai pas à juger des modalités sexuelles de chacune ou chacun
  • Des humiliations, ou de l’intimidation, avant, pendant, ou après la relation sexuelle
  • Etc.

La violence sociale

Violence pernicieuse que la violence sociale associée à la violence conjugale. Cette forme de violence faite à la femme concerne son environnement social. Pour le compagnon, cela consiste à empêcher sa compagne d’avoir des relations épanouies avec sa famille. Ou ses collègues, voire ses ami(e)s, etc. Au début, cela s’exprime sous la forme d’une jalousie acceptable. Avec le temps, cela devient une jalousie pathologique et mortifère. Voire morbide.

Le mari ou compagnon se montre particulièrement possessif. Il émet de vives critiques au sujet de la plupart des personnes qui se trouvent dans l’entourage de sa femme. Comme au sujet des activités sociales de cette dernière. Mais la situation évolue très vite. L’époux ou compagnon passe de simples remarques à des interdictions formelles. L’objectif est d’isoler la femme. De la rendre dépendante. De l’asservir.

La violence économique

La violence économique se rapporte essentiellement au contrôle de l’argent. Ce sont des actes tels que:

  • Le fait de mettre tous les biens acquis dans le mariage au seul nom du mari ou compagnon
  • L’interdiction d’acheter des effets essentiels
  • Le fait de contraindre la femme à s’endetter pour lui
  • Le fait d’obliger la femme à abandonner ses études. Ou à arrêter de travailler
  • Toute démarche économique ou financière qui donne un pouvoir absolu à « l’homme »

Comment quitter l’emprise de son bourreau?

A ce stade, sans doute vous posez-vous la question de savoir comment mettre fin à cette emprise qu’exigent d’avoir certains hommes sur leur épouse ou compagne.

Pour commencer, il est important de savoir que le bourreau, la personne responsable de ces violences, n’est pas prêt à changer. Avec ces personnes là, c’est comme avec les pervers narcissiques. Elles ne voient pas où est le problème.

Si ces personnes violentes ne reconnaissant pas leur responsabilité dans ces évènements traumatiques, et si elles ne demandent pas d’aide, il est vain de leur demander de changer. Plus vous le faites, plus vous nourrissez leur problème. Et, par votre demande, justifiez qu’ils persistent dans leurs comportements délétères.

il est un grand principe. Il veut qu’une personne qui abuse d’une autre, même une seule fois, et peu importe comment, recommence. Tôt ou tard. Ou alors, pour que ce principe soit faux, il faut croire au miracle. Vous avez le droit.

En cas de violence conjugale, la première des choses est d’exprimer votre limite. Porter plainte. Demander le divorce. Exiger des consultations thérapeutiques. En l’absence, mettre en place une procédure de divorce ou de séparation. Ne pas exprimer votre limite, que vous le vouliez ou non, c’est vous rendre complice de cette violence conjugale. Je sais que ce n’est pas agréable à lire. Mais c’est une évidence. Ainsi, vous devenez une otage volontaire.

Restaurer une image positive de soi en tant que femme

En soi, exprimer sa limite, en ayant recours aux modes présentés ci-dessus, est insuffisant. De la même façon que beaucoup de femmes qui se séparent d’un compagnon alcoolique (c’est un exemple) et qui, plus tard, se mette en couple avec un autre alcoolique. Il est important de comprendre comment vos comportements vous rendent complices de cette violence. Partant, ce qu’il est nécessaire de faire par amour de vous même.

Dans un premier temps, il est convient de travailler sur les traumatismes subis. Dans le même temps, d’identifier dans vos comportements ce qui pose problème. Identifier ce qui, dans vos comportements, facilite cette relation toxique et pathogène.

Enfin, travailler à restaurer de vous même une image positive. Retrouver confiance en soi et autonomie. Partant, vous donner les moyens de vous affirmer en toutes circonstances. Et, à plus forte raison, dans l’intimité d’une relation de couple où seuls le respect et l’amour doivent avoir une place (prépondérante).

Comment définitivement tourner la page?

Pour satisfaire de tels objectifs de comportement, vous pouvez bien sûr consulter un coach. Mais, pour l’expérience que j’en ai, cela risque de vous prendre des années avant de comprendre le pourquoi du comment.

Dès lors, je vous invite à restaurer confiance en soi et autonomie de façon bien plus pragmatique. Et aussi, simple et rapide. Ainsi, en  6 à 8 semaines, je vous propose  de tourner cette page de votre vie. Partant, d’être et devenir une personne heureuse et épanouie.

Vous souhaitez me poser des questions.? Partager votre expérience de femme victime de violence conjugale? Ou d’homme responsable de violence conjugale qui « acte le changement »? Bref, qui que vous soyez, vous souhaitez exprimer un commentaire relatif à la violence conjugale.

Comment se reconstruire après des violences conjugales?


Article rédigé par Frédéric Arminot, coach comportemental

Comment dire non et exprimer son désaccord sans peur?Spécialisé dans le traitement des problèmes d‘angoisse, d’anxiété, de dépression, de phobie, et de toc, il exerce depuis plus de 25 ans en qualité de comportementaliste.

Ancien grand anxieux, et victime d’angoisses aux multiples conséquences des années durant, il a créé un programme de coaching comportemental en ligne:

Le Programme ARtUS

Cette méthode thérapeutique résout 16 cas sur 17, soit + 95 % de résultats.



Frédéric Arminot

Frédéric Arminot, Coach comportemental

Frédéric Arminot, Coach comportemental

Spécialisé dans le traitement des problèmes d‘angoisse, d’anxiété, de dépression, de phobie, et de toc, il exerce depuis près de 30 ans en qualité de comportementaliste. Ancien grand anxieux, et victime d’angoisses aux multiples conséquences des années durant, il a créé un programme de coaching comportemental en ligne: Le Programme ARtUS. Cette méthode progressive de coaching résout 16 cas sur 17, soit + 95 % de résultats.

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