Toc: Comment traiter 1 trouble obsessionnel compulsif?

D’après certaines études, environ 3% de la population française souffre de TOC. C’est à dire d’un trouble obsessionnel compulsif. Cela signifie que près de 2 millions de personnes souffrent de troubles anxieux. Lesquels sont accompagnés d’obsessions. Leurs conséquences sont les troubles paniques, et la phobie sociale. Pour ne citer que les plus importants.

Cela en dit long sur l’état d’angoisse récurrent d’une partie de la population française. Si l’on ramène ce chiffre à l’équivalent de la population mondiale, ces données donnent le vertige.

Dans le présent article, j’essaie de préciser la définition du TOC. Et aussi de vous raconter l’histoire d’Amélie. Elle est confrontée de façon ahurissante à un trouble obsessionnel compulsif. Partant, je tente de vous expliquer comment soigner les TOC.

Et aussi vous montrer comment et pourquoi, la superstition a sa part dans les troubles obsessionnels compulsifs. En effet, quand on souffre d’un toc, être superstitieux n’est pas innocent et fait partie de ce que l’on appelle communément: les troubles du comportement.

Sommaire

Définition du TOC

Un toc, ou trouble obsessionnel compulsif, est un trouble émotionnel. Il s’exprime au travers de pensées récurrentes et intrusives. Il est impossible de le contrôler. On peut aussi parler de ruminations, ou de pensées obsessionnelles.

Ainsi, une victime de TOC, met en place toute une série de rituels. Ou de pensées. Ils deviennent obsessionnels afin de contrôler une peur. De maitriser une angoisse chronique.

Le trouble obsessionnel compulsif consiste donc en une action. Ou une pensée. Les 2, répétés et incontrôlables. Il ont vocation à rassurer la “victime”. A titre d’exemple, un toc s’exprime au travers de pensées liées à l’hygiène. Par exemple, le lavage des mains.

Ce peut aussi être à la disposition spécifique d’un certain nombre d’objets. Ou une volonté précise d’un ordre précis des choses. Autre exemple. Le rangement. Le trouble obsessionnel compulsif peut aussi être des pensées liées à des séries de chiffres. Exemple, ne pas agir avant d’avoir compter une série de nombres. Dans un certain ordre. Suivi d’un autre.

En fait, le toc existe en fonction de la personnalité de chacun. Il n’y pas de trouble obsessionnel compulsif plus représentatif que d’autres. Ces troubles s’expriment le plus souvent sur la foi d’éléments spécifiques. Il s’agit de l’histoire de vie de chaque personne. Pour la plupart d’entre eux, un toc commence à exister dès l’enfance.

Les troubles obsessionnels compulsifs c’est quoi?

L’origine physiologique et neurologique des troubles obsessionnels compulsifs n’est pas connue. L’approche psychologique et psychiatrique permet néanmoins de mieux comprendre l’origine des toc.

Les médecins et les comportementalistes classent les tocs parmi les troubles anxieux, des troubles psychiques provoqués par un traumatisme ou un environnement propice à l’angoisse.
Un toc se caractérise par deux aspects essentiels:

  • La survenue de pensées obsessionnelles, incontrôlées et répétitives
  • Des gestes compulsifs pour apaiser les pensées obsessionnelles

Sans la combinaison de ces deux éléments, on ne parle pas de troubles obsessionnels compulsifs.

En revanche, les pensées obsessionnelles peuvent apparaître dans un trouble anxieux et mener progressivement à l’émergence de gestes compulsifs.

TOC et troubles du comportement

Les troubles du comportement est une anomalie, au sens ou c’est une action, ou une réaction, qui ne correspond pas à l’attitude qu’il est convenu d’avoir. Ces troubles du comportement se manifestent sur une période courte, ou prolongée, en fonction des facteurs qui l’ont provoqué. Les troubles du comportement s’expriment de telles différentes manières qu’il peut être difficile de les identifier.

A tout moment, vous pouvez être affecté(e) de troubles du comportement. Sans même que vous ne vous en rendiez compte. Parfois, le problème disparaît de la même façon qu’il a émergé. Dans les cas les plus graves, les troubles du comportement deviennent récurrents. Vous aurez alors besoin d’un suivi thérapeutique, ou d’un suivi médical, pour les contenir.

Vous est-il déjà arrivé de soupçonner certains de vos proches de souffrir de troubles du comportement? D’ailleurs, savez-vous, de façon précise, ce que cette formulation laisse entendre? Désirez-vous connaître la réalité des troubles du comportement? Désirez-vous savoir quels types de personnes sont à risques? Et comment les guérir? Sans effets secondaires néfastes pour l’organisme? Oui? Alors, prenez le temps de lire ce qui suit. Vous n’allez pas être déçu(e).

Avant de nous attaquer au traitement des troubles du comportement, prenons le temps de préciser ce que sont les troubles du comportement.

Définition des troubles du comportement

Supposez que vous perdez un être cher. Normalement, vous êtes attristé(e). Voire révolté(e). Il n’est pas impossible que pour toutes ces raisons, vous soyez en larmes, et en quête de réconfort.

Mais, curieusement, au lieu de réagir ainsi, vous manifestez de la joie. Vous riez. Avez de l’appétit. Comme si rien de dramatique ne se passe. Vous buvez plus que de raison. Téléphonez à vos amis. N’avez de cesse de faire la fête.

Votre attitude est considérée comme étrange. Totalement déplacée. Très différente de celle que vous devez avoir en pareille situation. Au sens commun, vous manifestez des troubles du comportement. D’ailleurs, vous faites sans doute l’objet de récriminations. Ou de jugement de valeurs.

Il arrive cependant que le problème ne soit pas aussi vif et précis que dans le cas précédent. Pour le reconnaître, les spécialistes se basent sur un certain nombre de facteurs.

Troubles du comportement: Un facteur de répétition

La personne atteinte de troubles du comportement répète inlassablement le même acte. Ou du moins de manière régulière, et sans cause apparente.

C’est le cas d’une personne qui tremble. Ou sursaute plusieurs fois sans motifs réels. Un autre exemple consiste à passer le balai, sans cesse, le plus souvent dans la même pièce, en respectant des pauses très limitées. Et ce, même si aucune visite de quiconque n’est prévue.

Troubles du comportement: Excès ou exagération

La personne victime de troubles du comportement dépasse les limites convenues. Ou adopte une attitude extrémiste dans les actes du quotidien. Idem à propos d’un acte inhabituel. Par exemple, s’alimenter de façon équilibrée ordinairement. Se mettre à manger bien plus que de coutume ou, au contraire, se priver.

L’excès, ou l’exagération, peut aussi se manifester au travers d’une peur exagérée. D’une obsession inexpliquée pour quelque chose qui peut sembler anodin ou banal.

il est important de noter que les troubles du comportement se manifestent à tous les stades de la vie:

  • Enfance
  • Adolescence
  • Âge adulte
  • Vieillesse

Il peut aussi avoir diverses origines, parmi lesquelles:

  • Un choc émotionnel
  • Un traumatisme crânien
  • Une hypoglycémie
  • Une maladie neurologique
  • Une psychose
  • Un accident vasculaire cérébral
  • Une maladie fébrile (paludisme, septicémie)
  • Autres

Comment faire la différence entre manie et TOC?

Les pensées obsédantes nous touchent tous un jour ou l’autre de notre vie. Quand on rencontre une difficulté personnelle ou professionnelle, nous ruminons naturellement de nombreuses pensées.

De même, nous avons tous ce que nous appelons parfois des manies. Ces petits gestes du quotidien nous rassurent et participent à augmenter artificiellement notre sensation de contrôle sur le réel, dont nous ne contrôlons pourtant pas grand-chose.

À bien des égards, nos petites manies quotidiennes se rapprochent des nombreuses superstitions que l’on retrouve dans toutes les cultures.

Comment traiter un toc de propreté?

Grâce à des gestes simples et des petites croyances du quotidien, nous parvenons à nous rassurer face à un monde que nous ne comprenons pas toujours. Néanmoins, quand les manies deviennent nombreuses et importantes, comment les différencier du toc?

Pour le savoir, je vous suggère de consulter un professionnel de la santé mentale. Il ou elle peut poser un diagnostic. En revanche, ce diagnostic peut être réalisé facilement sans l’aide d’un professionnel.

En effet, si vos manies rendent votre quotidien difficile parce que vous ne pouvez plus vivre sans elles, alors vous souffrez sans doute d’anxiété. Et de l’anxiété au toc, voire au toc d’hygiène, le chemin est court.

Par exemple, soyez vigilant quant à la différence essentielle entre être rassuré(e) par un geste simple et paniquer quand on ne peut pas faire ce geste simple.

Toc: Comment reconnaître les pensées obsessionnelles?

Les pensées obsessionnelles qui caractérisent les toc sont des pensées incontrôlées et répétitives. Le patient qui les subit a conscience qu’elles sont irrationnelles, mais il ne contrôle pas leur apparition.

Quand la pensée obsessionnelle s’installe, le patient est incapable de l’ignorer.

Quand il tente de la repousser, elle enfle jusqu’à forcer le patient à agir pour la calmer ou la contenir. On ne doit pas confondre les pensées obsessionnelles des toc avec les ruminations caractéristiques des personnalités anxieuses ou paranoïaques.

La pensée obsessionnelle s’intègre dans un toc parce qu’elle oblige le patient à réagir immédiatement et de manière compulsive pour calmer son obsession: par exemple, il vérifie qu’il a bien fermé sa porte ou en nettoyant plus que de besoin.

Comment reconnaître les gestes compulsifs des toc?

On reconnaît les gestes compulsifs qui caractérisent le toc à leur capacité à calmer temporairement les pensées obsessionnelles. On ne doit pas confondre avec un simple tic. Le tic est un geste répétitif et incontrôlé, mais qui n’est pas consciemment pensé par le patient.

Le geste compulsif du toc vient répondre à des pensées obsessionnelles bien précises. Malheureusement, le geste obsessionnel ne suffit jamais à calmer l’inquiétude du patient. On parle d’ailleurs de toc quand l’application de gestes compulsifs se répète de manière irrationnelle.

Par exemple, vérifier trois fois de suite que la porte est bien fermée est un signe caractéristique du toc. La personne qui en souffre est obsédée par cette question et ne parvient pas à se rassurer par une simple vérification.

Son obsession est telle qu’elle envisage toujours d’avoir pu se tromper.

toc et ruminations mentale

Un bénéfice caché

Ce qu’il convient de retenir, c’est qu’un trouble obsessionnel compulsif a pour vocation de rassurer la personne. Or, cette façon de se sécuriser finit par échapper au contrôle de l’intéressée. Et ceci, bien que cette façon de faire fonctionne quelques temps. Du coup, le quotidien de la personne s’en trouve durablement affecté. De solution, cela devient un problème. Un handicap.

Ce qui doit sécuriser devient un facteur d’angoisses considérable. Ainsi, j’ai le souvenir d’Amélie. C’est une jeune femme particulièrement attachante. Elle est angoissée dès son plus jeune âge. Elle suit un nombre extraordinaire de rites pour se rassurer.

La prise en charge des troubles obsessionnels compulsifs est particulièrement difficile. Mais réussit dans la plupart des cas. Encore une fois, il s’agit toujours d’une question de personne et de contexte. De fait, il subsiste une question à se poser à propos de ces toc. Quels risques sa victime prend à retrouver son autonomie? Puisque la personne cherche à se rassurer, c’est qu’il y a un bénéfice caché à agir de la sorte. Or, la personne devient otage, et esclave, de ce bénéfice.

Symptômes des toc

Les symptômes des toc varient d’une personne à l’autre. Ci-dessous, une liste de ces symptômes de trouble obsessionnel compulsif. Leur nombre est très en deçà de la réalité. Attention. Qui dit une personne, dit un ou plusieurs toc rattachés à l’histoire de cette même personne.

Les symptômes de trouble obsessionnel compulsif sont principalement basés sur la peur. Ils se fondent sur les facteurs suivants:

  • Maladie
  • Feu
  • Perte de contrôle
  • Hygiène
  • Peur irrationnelle. Pour être mené à son terme, il faut qu’un acte soit précédé d’un certain nombre de rituels
  • Toujours respecter le même cheminement de pensées et d’actes. Il s’agit de pouvoir envisager de faire une chose ou une autre
  • Recherche de perfection en tous domaines. Pratiques ou comportementaux

En matière de symptômes de TOC, le plus important à retenir est qu’il y a trouble obsessionnel compulsif à compter du moment où aucun acte n’est envisagé sereinement. Qu’il s’agisse d’un acte social. Affectif. économique. Etc. Il est obligatoirement précédé d’un certain nombre de rituels. Lesquels sont répétés à l’envi. Jusqu’à être parfaits.

Ce qui, bien sûr, constitue des handicaps de diverses natures dans l’équilibre de la personne.

Ces rituels, ou comportements compulsifs, rassurent la personne pour un temps. Mais, le plus souvent, un fond d’angoisses persiste. Ce qui amène la personne à reproduire ses comportements obsessionnels. Et ce jusqu’à entière satisfaction. Or, ce signe de satisfaction n’est jamais vraiment atteint.

C’est justement dans cet environnement de souffrances terribles qu’une jeune femme, Amélie, me consulte. Elle est victime de toc persistants. Ils sont fortement handicapants. Ils interfèrent dans son quotidien. Ils l’empêchent d’avoir des relations sociales satisfaisantes.

Qu’est-ce qui provoque les TOC?

Les tocs sont des troubles anxieux. Leur première origine, c’est l’anxiété dont souffre le patient. Chez certaines personnes, cette anxiété provoque des troubles anxieux généralisés.

Chez d’autres, cela produit des phobies qui correspondent parfois à des traumatismes. Enfin, certains patients développent des tocs, c’est-à-dire des pensées obsessionnelles dont ils ne peuvent se débarrasser que temporairement en réalisant compulsivement certains gestes.

Par exemple:

  • S’assurer de la bonne fermeture à clé d’une porte (appartement, maison, voiture)
  • Nettoyer la poignée d’une porte de façon obsessionnelle
  • Ranger en permanence
  • Faire le ménage plusieurs fois par jour voire, sans discontinuer
  • Etc.

Je me souviens d’une dame, devant chez moi, qui gare sa voiture. Je suis dehors avec mon chien que, comme d’habitude, j’attends… Mon regard se pose sur cette dame.

Je la vois sortir de sa voiture, fermer la porte conducteur, puis appuyer sur la télécommande pour fermer les portes de la voiture électroniquement. Jusque là rien que de trés commun. C’est après que ça se gâte.

Je pense qu’elle va longer sa voiture puis s’en aller. Eh bien non. Elle vérifie une première fois la fermeture de la porte côté conducteur. Puis réalise la même chose une seconde fois. Ensuite, elle se dirige vers les portes arrières. Les vérifie. C’est à dire qu’elle tente de les ouvrir alors qu’elles sont verrouillées.

Vues de ma place, elles sont bien fermées mais, contre toute attente, cette dame revient vers la porte avant. Puis vérifie encore. A un moment, elle rouvre les portes de sa voiture, puis les ferme de nouveau avec sa clé électronique.

Pour vérifier encore. Et encore.

J’ai fini par rentrer chez moi alors qu’elle recommençait. Là, vous pourriez vous interroger quant au fait que je ne suis pas allé la voir pour lui parler de ce qui semblait être son problème.

Et je vous répondrais qu’alors que mon métier était écrit en toutes lettres sur la porte, elle ne m’a pas consulté. D’ailleurs, je l’ai revu plusieurs fois, et elle ne m’a jamais sollicité. Peut-être cette dame s’était faite voler une précédente voiture et cela l’aura traumatisé?

Je vous concède que ce que cette dame faisait n’était pas un toc de propreté mais j’ai souvent vu des hommes agir de même en nettoyant leur voiture… Dans les deux cas, il s’agit effectivement de toc de vérifications mais, mécaniquement, cela revient au même.

Quelles sont les causes des troubles obsessionnels compulsifs?

La médecine ne connaît pas les causes physiologiques et neurologiques des toc. Certaines études suggèrent qu’un enfant a 8 % de chance de développer des toc si un de ses parents en souffre lui-même.

Dans la population générale, le risque n’est que de 2 %. L’origine partiellement génétique des toc est donc une hypothèse valable, mais dont la démonstration n’est pas encore définitive.

D’un point de vue psychologique, les toc auraient deux origines:

  • Un traumatisme
  • Le développement progressif d’un trouble anxieux.

Certains traumatismes provoquent des troubles anxieux et des phobies. Dans l’histoire des patients qui souffrent de toc, on trouve souvent la présence d’un traumatisme important, parfois pendant l’enfance.

Pour reprendre grossièrement l’exemple de la porte fermée ou non, un cambriolage particulièrement traumatisant peut favoriser l’apparition d’un toc de ce genre. Par ailleurs, les tocs comptent parmi les nombreux troubles anxieux qu’un patient peut développer.

Or, les troubles anxieux ne surviennent pas seulement après un traumatisme. Parfois, l’éducation reçue chez les enfants provoque l’apparition de l’anxiété. Les violences physiques et psychologiques sont aussi une source fréquente, mais pas la seule.

Les enfants qui grandissent avec des parents eux-mêmes anxieux auront plus de chances de développer des troubles anxieux, parmi lesquels les tocs.

Quelle solution pour Amélie, victime de troubles obsessionnels compulsifs?

Amélie a 22 ans. Elle est étudiante en droit. Elle a toutes les peines du monde à poursuivre ses études. Un exemple? Pour sortir de chez elle, elle doit accomplir un certain nombre de rituels.

C’est une jeune femme qui ne manque de rien. En tous cas, au sens matériel du terme. Elle vit chez ses parents. Sa mère est assez présente. Ce qui n’est pas le cas de son père. C’est un manager de haut vol dans le secteur financier.

Amélie m’explique ne pas avoir d’elle une image positive. Elle se trouve pas assez ceci. Ou trop cela. Elle est persuadée d’être une mauvaise personne. Laquelle ne fait rien de bien. Elle a peu d’amis. De toute manière, les rencontrer est précédé de comportements très particuliers. Elle affirme cependant être à la hauteur des situations relationnelles.

Le plus petit des toc de cette jeune femme, une fois réveillée, est particulier. Il consiste à suivre un chemin particulier pour aller de son lit aux toilettes. Puis à la cuisine. Le simple fait de se lever de son lit fait d’ailleurs l’objet d’un rituel très particulier. Et ordonnancé.

Elle n’envisage pas une seconde de déroger à ce rituel. Faute de quoi, elle est victime d’angoisses importantes. Lesquelles lui font reprendre le cours de ses troubles obsessionnels compulsifs. Et ce jusqu’à complet, et satisfaisant, accomplissement.

Toc de propreté

Reproduction du trouble obsessionnel compulsif

Nonobstant ce toc précis, Amélie met en place toute une stratégie. Celle-ci a pour fonction de permettre n’importe quel petit geste du quotidien. Quand j’écris petit, je pense à des gestes ou des comportements qui ont un caractère habituel. Une sorte de routine inconsciente qui fait que quelqu’un comme moi n’y prend garde. Et ce dans la mesure où je ne rencontre pas ce type de problèmes.

Amélie n’envisage de se préparer sans avoir satisfait à ses rituels. Qu’il s’agisse de se laver, ou de s’habiller. Au cours de son petit déjeuner. Ou en faisant la vaisselle. Amélie reproduit les mêmes troubles obsessionnels compulsifs. Elle fait cela 5. 10. 15 fois. Ou plus. Tant qu’elle n’est pas rassurée.

Une culpabilité constante

Tous ces toc plongent Amélie dans une difficulté croissante. Elle y consacre un temps considérable. Ce qui n’est pas sans conséquences sur son emploi du temps universitaire. Et aussi social. Ou familial. Il est très fréquent qu’Amélie ne soit pas à l’heure pour un cours. Elle ne s’y rend donc pas. Incapable qu’elle est de surseoir à l’accomplissement des ses rites.

Elle ressent des angoisses très vives et permanentes. C’est le prix à payer pour ses comportements compulsifs. Comme au fait d’y passer autant de temps. On parle alors d’anxiété. Voire de dépression.

Il ressort que l’absence affective de son père n’est pas pour rien dans ses troubles obsessionnels compulsifs. Quand j’écris absence affective, je dois plutôt écrire, ignorance affective. Le père de cette demoiselle ne lui montre jamais d’affection particulière. Comme si son enfant n’existe pas.

Quand il voit sa fille dans sa prison mentale, il n’intervient pas. Ne cherche jamais à la rassurer. Ni ne lui montre aucune affection. D’aucune sorte. Les conflits entre le père et la mère de cette jeune femme achèvent d’ancrer Amélie dans ses obsessions. Elle est convaincue qu’elle est responsable de son problème. Et, surtout, des difficultés relationnelles entre ses parents. Elle conçoit beaucoup de culpabilité. Et ce depuis qu’elle est très jeune. Elle est victime de ce déséquilibre familial. Ou, plutôt, de ce dysfonctionnement.

TOC: Un échec cuisant

Amélie considère que, depuis toujours, elle fait mal les choses. Ce qui justifie que son propre père ne lui montre aucune affection. Elle réagit donc de sorte à ce que tout soit parfait. L’objectif est de montrer à son père combien elle est parfaite. Elle réagit ainsi afin d’attirer l’attention de ce père. Cet objectif n’est jamais atteint. Et, comme souvent, cela génère un résultat inversement proportionnel à l’effet désiré. Année après année, Amélie construit les barreaux de sa prison mentale.

Nous obtenons une diminution des ses symptômes de troubles obsessionnels compulsifs d’environ 40 %. Un jour, Amélie me fait part d’un évènement récent. Lequel réactive tous ses anciens comportements. Voire, précise t’elle, elle en a ajouté de nouveaux. Il s’agit d’une série de chiffres. Lesquels sont déclinés sans cohérence mathématique.

Par respect pour Amélie, je décide de lâcher prise. Je l’oriente vers l’une de mes consœurs. En l’espèce, je pense qu’un changement d’interlocuteur peut l’aider à progresser. Je n’entends plus jamais parler d’Amélie. Comme souvent, je regrette que ni ma consœur, ni ma patiente, ne me tiennent informé des suites de cette nouvelle prise en charge.

Soigner un TOC: Existe t’il des traitements efficaces?

Pour soigner un trouble obsessionnel compulsif, tout est une question de contexte et de personne. Mais il existe bel et bien un traitement des toc. Un traitement efficace et durable.

Le traitement des troubles obsessionnels compulsifs n’est pas nécessairement long. Ni ingrat. Du fait de leur mécanisme, il est vrai que les toc sont souvent compliqués. Le travail consiste donc à comprendre comment s’organisent et vivent ces troubles obsessionnels compulsifs. Et ce, de façon précise.

Seule une contextualisation très fine favorise un tel niveau de compréhension. Ensuite, il convient d’être suffisamment créatif en matière de stratégie. C’est la particularité de l’approche comportementale. Ceci pour éliminer définitivement les toc. De façon progressive et naturelle. Sans médicaments.

Il est important de préciser que les troubles obsessionnels compulsifs sont souvent le fruit d’une angoisse sourde. Laquelle s’est établie depuis fort longtemps. Il est donc nécessaire de comprendre la mécanique du problème. Mais pas seulement. Autant que faire se peut, il faut identifier la genèse du problème. Parce que, effectivement, le toc est souvent le symptôme d’un autre problème.

Pour traiter un toc, je met à votre disposition mon programme thérapeutique et comportemental en ligne. C’est ma façon de satisfaire à mon engagement professionnel. Vous offrir tous les moyens de vaincre les troubles obsessionnels compulsifs. Ces fameux toc!

Comment se débarrasser d’un TOC?

Pour se débarrasser définitivement d’un toc, on doit d’abord aider le patient à vaincre les pensées obsessionnelles. C’est une étape délicate, car le patient a souvent l’impression de n’avoir aucun contrôle sur ces idées irrationnelles qui le submergent.

Pourtant, certaines thérapies permettent d’apprendre à objectiver ses pensées pour reprendre le contrôle. À ce titre, on conseille toujours aux personnes qui souffrent de toc de consulter un professionnel. Elles peuvent se tourner vers un psychiatre, un psychanalyste ou un comportementaliste.

Dans tous les cas, on déconseille fortement d’essayer de guérir seul de ses toc. Les pensées obsessionnelles altèrent le rapport à la réalité du patient et il ne peut donc pas les affronter seul. De même, si vous souffrez de tocs très légers, vous ne devez pas les ignorer.

Les probabilités qu’ils empirent sont très élevées. L’anxiété, les troubles anxieux et les tocs évoluent en permanence et rarement dans le bon sens si on ne se fait pas aider. Un toc très léger est susceptible d’empirer jusqu’à vous rendre la vie impossible.

Cela prend parfois des années, car l’anxiété touche plus souvent et plus durement les personnes âgées.

Y a t’il des médicaments efficaces contre les troubles obsessionnels compulsifs?

Contre les troubles obsessionnels compulsifs, plusieurs médicaments peuvent être utilisés. Généralement, ils sont tous regroupés en deux catégories:

Les anxiolytiques sont très efficaces, mais leur effet est temporaire. Ils ont également de nombreux effets secondaires et ne soignent pas l’origine du problème. Ils apaisent seulement l’angoisse temporairement.

On les utilise surtout pour gérer les crises. Les antidépresseurs sont plus compatibles avec une prise sur le long terme. En revanche, tous les troubles anxieux et les toc ne sont pas liés à une dépression.

On doit donc être attentif à leur effet pour ne pas en consommer inutilement.

Traitement des troubles obsessionnels compulsifs: la thérapie comportementale

Gérer les troubles obsessionnels compulsifs grâce à la thérapie comportementale

Depuis plusieurs années, l’Assurance maladie et l’OMS considèrent les thérapies comportementales et cognitives comme la meilleure solution contre les troubles anxieux. Les patients qui souffrent d’anxiété généralisée, de phobie ou de toc obtiennent de très bons résultats quand ils consultent un comportementaliste.

Plus de neuf patients sur dix sont définitivement soignés après quelques semaines de thérapie seulement.

La thérapie comportementale stratégique et brève repose sur des exercices bien précis qui accompagnent le patient dans son parcours. D’abord, il doit apprendre à objectiver puis neutraliser les pensées à l’origine de ses obsessions.

Ensuite, d’autres exercices le placent mentalement dans des situations caractéristiques pour l’aider à les éradiquer, maintenant qu’il objective ses inquiétudes les plus fortes. La thérapie comportementale est très efficace parce qu’elle cible un problème en particulier.

C’est donc un excellent complément à une psychothérapie menée sur le long terme. La psychothérapie permet d’explorer sa psyché pour y déceler l’origine de ses troubles et apprendre à mieux analyser son propre fonctionnement.

Elle ne cible pas les problèmes en particulier et laisse le patient plus libre d’explorer. Attention toutefois: je vous déconseille fortement de suivre une thérapie comportementale et une psychothérapie de type analytique en même temps.

Pourquoi? Tout simplement parce-que la première est opérationnelle – fonctionnelle – là où la seconde est normative. Il y a donc un fort risque de conflit intrapsychique.

En effet, la thérapie comportementale intervient sur le “comment” alors que la psychothérapie intervient sur le “pourquoi”. D’où une sorte de conflit d’intérêt et de loyauté…

Les toc de contamination

A l’instar des tocs d’hygiène, la peur d’être contaminé(e) par un germe, une bactérie, des irradiations ou je ne sais quoi d’autre encore relève du même processus compulsif que les toc d’hygiène.

Un trouble obsessionnel compulsif lié à la peur d’être infecté(e) peut être déclenché par n’importe quoi à n’importe quel moment. Je me rappelle d’une patiente qui n’avait de cesse de laver le linge de sa famille par peur qu’il soit contaminé.

Son toc la poussait jusqu’à la contraindre à se changer trés régulièrement craignant que ses propres vêtements soient contaminés. Le problème étant qu’en lavant son propre linge, le linge qu’elle venait de laver pouvait avoir été potentiellement infecté lui aussi.

Bien que vivant dans une zone d’habitation non susceptible d’être irradiée, cette dame était convaincue du contraire. Elle anticipait donc chaque geste du quotidien ce qui fasait de sa vie un enfer.

Nous avons travaillé ensemble et, trés rapidement, nous sommes aperçus que ses toc étaient liés à une obsession du contrôle et de la peur du jugement. Entre la peur de mal faire, la peur de ne pas être à la hauteur, et j’en oublié, cette dame anticipait sans cesse.

A tout vouloir contrôler, elle avait fini par de venir otage de ses peurs qu’elle pensait éloigner en contrôlant son environnement. Bien sur, de tels comportements ont produit l’effet inverse. Plus elle contrôlait, pire c’était.

Elle en est d’ailleurs devenue assez agressive avec ses proches lesquels étaient soumis à une sorte de diktat tant à propos de la peur d’une éventuelle contamination que, partant, de règles d’hygiène stricte à respecter.

Ce toc de contamination était d’autant plus sévère que cette personne doutait ne permanence d’avoir fait ce qu’il faut pour éviter tout risque. Mais rien ne la rassurait jamais tant que de réitérer des comportements obsessionnels ce qui rajoutait au problème.

Cette dame a toujours refusé de lâcher le contrôler. En bref, de lâcher prise. Le changement induit par l’éventualité de se débarrasser de ses tocs de contamination était pire que le problème lui même.

Aller bien, aller mieux, être plus sereine, lui faisait de nouveau craindre d’avoir du plaisir dans sa vie et d’y prendre goût. Partant, de ne plus contrôler, ou de ne plus se contrôler et, par extension, d’avoir des comportements irresponsables.

Elle ne s’accordait aucun droit au plaisir quel qu’il soit. Sa vie n’était que devoirs et obligations. Et, pour satisfaire une telle injonction, les troubles obsessionnels compulsifs de contamination avaient toute leur place. Au même titre que le toc d’hygiène.

TOC d’hygiène: Quand la propreté vire à l’obsession

Les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) prennent de nombreuses formes variées. Quand l’obsession concerne la propreté du corps, on parle alors de toc d’hygiène. Certaines personnes se lavent les mains en permanence quand d’autres se douchent entièrement et souvent plusieurs dans la même journée.

Le toc affecte durement la vie sociale, empêchant, notamment et parfois, les contacts physiques.

Les origine du toc d’hygiène

On ne connaît jamais l’origine exacte de l’anxiété, notamment parce qu’elle change d’une personne à l’autre. Pour ce qui me concerne, en ma qualité de thérapeute comportemental, je sais d’expérience que le toc d’hygiène est toujours un écho à une problématique plus profonde.

Ainsi, il est notoire que l’apparition de troubles anxieux chez une personne est souvent liée à un traumatisme ou à une éducation propice. La plupart du temps, des parents anxieux transmettent l’anxiété à leurs enfants en les inquiétant en permanence.

De même, un accident de la route est susceptible de produire une réaction anxieuse qui développera ensuite une phobie de la voiture. Comme la phobie, les tocs surviennent donc souvent après un traumatisme.

Certaines victimes de viol développent des tocs d’hygiène parce qu’elles essayent de se débarrasser de la violence dont elles ont été victimes (se sentir sales, souillées, etc). En revanche, les tocs diffèrent de la phobie dans la mesure où on leur échappe plus difficilement.

Les toc d’hygiène n’ont pas nécessairement besoin d’une situation particulière pour apparaître. La phobie produit des stratégies d’évitement, alors que le toc provoque des gestes compulsifs.

Comment appelle-t-on une personne qui se lave tout le temps?

Les troubles obsessionnels compulsifs sont ce que l’on appelle des troubles anxieux. Ils appartiennent donc à la même catégorie que les phobies ou l’anxiété généralisée.

Les personnes qui souffrent de tocs n’ont pas de nom en particulier dans le langage courant, même si on les qualifie parfois de maniaques, notamment quand elles sont obsédées par l’hygiène ou le rangement.

D’un point de vue médical, on parle parfois de personnalité anxieuse, de personnalités obsessives ou de personnalités compulsives. Les patients qui souffrent de tocs ne correspondent pas toujours au même type de personnalité.

D’ailleurs, certains ont même plusieurs types de personnalités qui se chevauchent et se recoupent. Fréquemment, l’anxiété provoque les obsessions qui entraînent elle-même les compulsions.

Est-ce grave d’avoir des TOC d’hygiène?

Les troubles obsessionnels compulsifs ne semblent pas graves de prime abord. Pourtant, ils peuvent avoir des conséquences importantes à long terme. Quand on pense au toc d’hygiène, on est tenté de considérer qu’il n’y a pas de mal à rester le plus propre possible.

Après tout, on s’épargne beaucoup de maladies en étant vraiment soigneux et respectueux de son hygiène. Malheureusement, c’est oublier la souffrance psychique qui est à l’origine de ces pensées obsessionnelles et des gestes qu’elles produisent.

Les patients qui ont des tocs sont généralement dans une grande souffrance, car ils subissent l’intrusion permanente de pensées obsédantes. L’impact des tocs sur la vie sociale et quotidienne est souvent très important.

Dans certains cas, les tocs ont également des conséquences sur la santé physique et physiologique. Dans le cas des tocs d’hygiène, le nettoyage répété et excessif abîme la peau.

J’ai le souvenir de la peau des mains, rouges et brûlées, ainsi que de l’odeur – forte – d’eau de javel, d’une femme de 50 ans qui se lavait le corps entier des dizaines de fois par jour avec ce produit oxydant et désinfectant.

Au-delà de la douleur que provoque une peau asséchée, c’est l’ensemble de l’équilibre du corps qui est mis en danger. Des plaies apparaissent et les infections peuvent se multiplier. D’une manière plus générale, les gestes compulsifs des tocs d’hygiène sont parfois exécutés de manière mécanique, irréfléchie et précipitée.

Partant, de façon trés anxieuse. Résultat, ils sont à l’origine de nombreux accidents variés chaque année. Les tocs ne sont donc pas graves en eux-mêmes, mais ils ont des conséquences parfois dramatiques.

Toc et troubles du comportement: Hyperactivité

Le TDAH est généralement rencontré chez les enfants et les adolescents. Ce trouble du comportement se manifeste au travers d’un manque d’attention, d’une certaine agitation, voire d’agressivité. L’enfant ou l’adolescent qui subit ce trouble du comportement a du mal à contrôler ses émotions. Il peut rapidement être débordé par elles, au point de piquer de grosses colères. Très souvent, l’enfant concerné souffre de rejet social.

Toc: Le trouble des conduites

Le trouble des conduites est caractérisé par une désobéissance caractérisée aux règles sociales. Il se manifeste par un rejet des normes. L’enfant ou l’adolescent peut éprouver de la colère, de la méchanceté, ou même de folles envies de destruction.

Il n’est pas prouvé que ces troubles du comportement social justifie la délinquance juvénile. Mais il semble dramatiquement logique, qu’un jour, un ou des jeunes atteints de ce problème deviennent délinquant.

Manifestations d’ordre général des troubles du comportement

Les troubles du comportement sont des anomalies dans la façon d’agir, et de réagir. Donc d’être, et de faire. Ce sont des pathologies de l’acte. Elles sont considérés comme inadaptés par rapport à la norme attendue. La personne qui souffre de troubles du comportement se comporte différemment de l’habitude. Elle fait les choses avec excès. Ou par défaut.

En cas d’excès, cela se manifeste par des conduites en surnombre. Ou avec une intensité excessive. Elle souffre d’une obsession qui lui fait répéter le même geste plusieurs fois. Cela se constate dans les situations de surexcitation, d’hyperactivité. Ou d’agitation psychomotrice. On parle alors de TDAH ou de trouble déficit de l’attention.

Lorsqu’elle agit par défaut, la personne qui souffre de troubles du comportement manifeste des conduites trop peu présentes. Et d’intensité insuffisante. Cela se réfère aux situations d’inhibition. De repli. Ou d’isolement. Elle manifeste une peur exagérée, et inexpliquée. A propos de quelque chose. Ou de quelqu’un.

Symptômes des troubles du comportement chez l’enfant

Les perturbations comportementales frappent aussi bien les enfants, les adolescents, que les personnes âgées.

Chez l’enfant, ce sont des symptômes psycho pathologiques qui mettent en cause la relation actuelle de l’enfant avec son entourage. Ils expriment une tentative de s’affirmer socialement, mais de façon inadéquate.

Ces manifestations sont principalement les suivantes:

  • Agressivité
  • Mensonges
  • Vols
  • Fugues
  • Troubles obsessionnels compulsifs (TOC)
  • Instabilité psychomotrice
  • État dépressif

Symptômes de troubles du comportement chez l’adolescent

Les symptômes les plus courants sont les suivants:

  • Opposition
  • Revendication
  • Colère
  • Provocation
  • Auto et hétéro agressivité
  • Agression sexuelle
  • Fugue
  • Errance
  • Vol
  • Repli sur soi
  • Difficultés de socialisation
  • Addictions
  • Problème alimentaire
  • Tentatives de suicide
  • Conduites à risque

Symptômes de troubles du comportement chez la personne âgée

Les dysfonctionnements comportementaux se manifestent par la violence physique, les errances, les cris, les projections d’objets. Ces troubles du comportement chez la personne âgée ont une origine complexe. Il est assez rare que ces troubles du comportement n’aient qu’une seule origine. ils peuvent également être le signe d’une maladie, comme une tumeur au cerveau, ou une maladie d’Alzheimer.

Quelles que soient les tranches d’âges concernées, et les manifestations y afférents, ces pathologies sont suffisamment graves pour qu’il soit rapidement envisagée une prise en charge médico psychothérapeutique.

TOC et troubles du comportement: Les médicaments

Deux principales approches sont proposées en matière de soins et de guérison des dysfonctionnements comportementaux. L’approche médicamenteuse, et l’approche comportementale.

Les médicaments permettent de contenir et d’apaiser. Mais ils ne sont jamais sans effets secondaires. L’objectif principal du traitement des troubles du comportement par médicaments antidépresseurs est la réduction significative des symptômes dépressifs. Et de leurs conséquences dans la vie quotidienne.

Les médicaments antidépresseurs améliorent les symptômes de la dépression à l’issue d’environ 3 à 4 semaines de traitement continu. Plus généralement, ils aident à restaurer le fonctionnement normal du sommeil. Mais aussi de l’appétit,. Ils favorisent un retour de la prise d’initiative. Une perception plus positive de la vie. Ce fonctionnement normal persiste après l’arrêt du traitement. Plus ou moins.

Mais le traitement médicamenteux n’est pas une panacée. Ce n’est qu’un pis aller. Les médicaments soignent les symptômes. Mais ils ne s’attaquent que très rarement aux racines du problème de troubles du comportement.

Les médicaments peuvent entraîner de nombreux effets secondaires. Effets parfois si importants que certaines personnes sont incapables de les supporter. Bien sur, cela augmente d’autant le risque de rechute. C’est pourquoi on s’intéresse à un nouveau type de pris en charge. L’approche comportementale.

Comment se débarrasser de ses troubles obsessionnels compulsifs?

Contre les troubles obsessionnels compulsifs, la thérapie comportementale reste la meilleure solution. Elle permet de vaincre de nombreux troubles anxieux en quelques semaines seulement.

La thérapie comportementale, stratégique et brève, est particulièrement efficace contre les tocs grâce aux outils thérapeutiques qu’elle utilise. Le toc se caractérise par la survenue intempestive de pensées obsédantes.

Le travail cognitif consiste à neutraliser les pensées obsédantes. Ou en les éliminant totalement, elles disparaissent donc, ou par la mise en place de pensées plus constructives. En ce qui me concerne, je préfère la première solution.

Elle est bien plus stratégique, facile et quantifiable (en termes de résultats acquis). Dans le cas du toc d’hygiène, le patient apprend des techniques comportementales pour contraindre son cerveau à ne pas sur réagir face à des stress divers.

Dans la même veine, sur la foi d’une stratégie adaptée au patient, la thérapie comportementale propose des exercices comportementaux spécifiques. Dans un premier temps, le thérapeute comportemental vous aide à classer les gestes compulsifs en les hiérarchisant.

Ensuite, vous commencez à travailler d’abord sur le geste que vous avez le plus de mal à combattre. Progressivement, vous apprenez à combattre tous les gestes compulsifs, du plus difficile au plus simple.

Pourquoi dans ce sens? Tout simplement pour bénéficier de l’effet systémique d’un tel exercice. En commençant par travailler le geste compulsif le plus handicapant, et en le neutralisant, il interagit sur les troubles obsessionnels compulsifs de moindre intensité (les moins anxiogènes).

Chaque fois que vous avez neutralisé un toc d’hygiène, ou une situation anxiogène associée, vous passez à la suivante. En travaillant ainsi, grâce à un travail thérapeutique régulier et impliqué, les patients viennent à bout de leurs tocs en quelques seulement.

Parfois même en quelques jours (je l’ai vécu). Peut-être qu’une telle information aidera les personnes superstitieuses pour lesquelles la superstition a une place dans leur façon d’appréhender leurs toc.

Être superstiteux et avoir besoin de se rassurer. Est-ce un trouble anxieux?

La superstition: Est-ce une croyance médicament contre les toc et l’anxiété?

La superstition est une attitude qui consiste à se prémunir de certains malheurs futurs et hypothétiques grâce à certains gestes ou, au contraire, à l’interdiction de certains gestes.

Si la superstition est répandue dans le monde et donne lieu à des habitudes culturelles amusantes. Elle peut aussi devenir une véritable source d’obsession et une souffrance pour certains.

Ainsi, il en va de l’illustration de cet article avec le bachi de la marine nationale.

Je me souviens que je le portais quand je faisais mon service militaire et que beaucoup de personnes souhaitaient toucher le pompon rouge parce-que disaient-ils: “ça porte bonheur“.

TOC: Pourquoi est-on superstitieux?

La superstition a beau être une croyance irrationnelle, elle perdure à travers les époques et les cultures. On la retrouve partout, jusque dans les avions qui n’ont pas de rangée portant le numéro 13.

Pourtant, l’aviation repose sur la science et ne devrait pas s’embarrasser de croyances irrationnelles et religieuses. Au-delà du fait de prendre soin de ses clients éventuellement superstitieux, cela prouve surtout que la superstition est plus forte que notre raison.

Comme une façon irrationnelle de conjurer le sort. En fait, la psychiatrie considère la superstition comme un moyen naturel de se rassurer face à des situations que nous comprenons mal ou que nous ne contrôlons pas.

Le cas de l’avion est édifiant: la phobie de l’avion vient souvent du fait que les passagers ne contrôlent rien et sont peu nombreux à vraiment comprendre comment un tel objet peut voler.

À certains égards, la superstition est donc une attitude positive. Elle permet de se redonner confiance et de gagner le courage nécessaire pour affronter une situation difficile. Malheureusement, chez les personnes anxieuses, la nécessité de se rassurer devient vite permanente.

La superstition peut alors rapidement devenir un trouble obsessionnel compulsif.

La superstition est-elle un trouble psy?

La superstition en tant que telle n’est pas un trouble psychique. C’est une attitude extrêmement répandue. Même les personnes qui ne se considèrent pas comme superstitieuses ont souvent quelques attitudes légèrement superstitieuses.

L’attachement irrationnel à un objet que l’on considère comme porte-bonheur simplement parce qu’on l’a depuis longtemps est une superstition extrêmement répandue, par exemple.

Être superstitieux ou superstitieuse

Par ailleurs, quand on se demande si la superstition ne serait pas plutôt à envisager comme un trouble psychique, on doit s’interroger sur ses conséquences. Quand la superstition nous permet d’affronter des situations difficiles en apportant un peu de réconfort, on aurait tort de la considérer comme un problème.

Si faire quelques gestes de précaution nous donne l’assurance nécessaire pour réaliser une tâche difficile, tant mieux.

Quand la superstition tourne au TOC

En revanche, la superstition peut parfois prendre des proportions négatives. Quand les gestes qui doivent nous rassurer deviennent mécaniques et obsessionnels, ils peuvent empêcher de mener une vie normale.

On parle alors plutôt de troubles obsessionnels compulsifs. La frontière entre les tocs et la superstition n’est pas toujours évidente à comprendre, surtout quand le problème nous concerne directement.

Le toc se caractérise par l’apparition de pensées obsessionnelles, souvent irrationnelle. Face à l’émergence de ces pensées, le patient répond par la mise en place de comportements compulsifs qui servent à chasser les pensées obsessionnelles.

Malheureusement, les gestes suffisent rarement et on doit les répéter fréquemment pour éviter que nos pensées irrationnelles et effrayantes nous envahissent. Pour reconnaître une superstition qui tourne au toc, on doit donc observer la quantité de répétitions nécessaires pour se calmer.

Même chez les personnes très superstitieuses, un seul geste suffit. Par exemple, on n’a pas besoin de lancer du sel par-dessus son épaule cinq fois de suite pour chasser le mauvais esprit.

La superstition permet-elle de faire face aux toc?

À première vue, la superstition permet effectivement de faire face à l’anxiété quand elle ne tourne pas au toc. Pourtant, on aurait tort de considérer cela comme une vérité absolue.

En réalité, la superstition est davantage un symptôme de l’anxiété qu’une solution. En revanche, c’est souvent le symptôme d’une très légère anxiété qui ne pose pas de réel problème au quotidien.

Être superstitieux(se) permettrait de contenir les troubles anxieux

Quelle que soit notre situation, il y aura toujours des choses que nous ne contrôlerons pas. Selon notre personnalité, cela peut être la source d’une inquiétude plus ou moins prononcée.

Quand nous ne sommes pas d’une nature très anxieuse, la superstition est à la fois un symptôme et une solution, une sorte de moyen de se purger de nos légères angoisses.

On ne peut donc pas parler réellement de moyen de faire face à l’anxiété puisque la superstition n’existerait pas si nous n’étions pas capables d’angoisse. En revanche, la superstition peut effectivement nous aider à gérer nos petites peurs quotidiennes et à les évacuer sans difficulté.

Comment savoir si on est trop superstitieux?

Se demander si l’on est trop superstitieux ou superstitieuse revient à peu près à se demander si l’on souffre de troubles anxieux. Généralement, quand on commence à se poser ce genre de question, c’est bien que l’on a constaté un problème dans nos réactions et dans notre quotidien.

Néanmoins, on doit toujours se garder de tirer des conclusions trop hâtives. En fait, la première chose à faire, c’est de se demander quel est l’impact exact de la superstition sur notre quotidien.

Si on le trouve trop important, alors on peut demander de l’aide à un professionnel, mais cela ne veut pas dire que l’on souffre de troubles anxieux et de tocs. On commence à considérer que l’on est trop superstitieux quand ces croyances irrationnelles nous empêchent de mener la vie que l’on souhaite.

Si vous vous êtes déjà empêché de faire quelque chose, peu importe la nature de l’activité, parce que vous craignez que cela provoque une crise de superstition chez vous, alors vous avez besoin d’aide.

On comprend donc la différence entre le fait de s’agacer pour sa propre superstition et le fait de ne pas pouvoir vivre normalement parce qu’on est superstitieux.

Toc: Comment se débarrasser de ses pensées obsédantes?

Si votre superstition tourne aux troubles obsessionnels compulsifs, rassurez-vous: des solutions efficaces et rapides existent. L’Assurance maladie reconnaît la thérapie comportementale comme la meilleure solution contre les troubles anxieux, les phobies et les tocs.

Elle guérie plus de 90 % des patients en quelques semaines seulement. Cette thérapie stratégique et brève peut même se suivre à distance, directement sur internet. A contrario, une psychothérapie de type psychologie est une approche est différente.

Elle se déroule sur plusieurs années et ne cible pas directement le trouble anxieux. Elle consiste à explorer votre psyché pour vous aider à affronter vos difficultés. Il convient donc de faire un choix: comprendre “pourquoi” (psychologie: ça prend des années) ou agir sur le “comment” (thérapie comportementale: 2 à 3 mois).

Article publié par:

Frédéric Arminot, Coach comportemental

Spécialisé dans le traitement des problèmes d'angoisse, d'anxiété, de dépression, de phobie, et de toc, il exerce depuis plus de 25 ans en qualité de comportementaliste.

Ancien grand anxieux, et victime d’angoisses aux multiples conséquences des années durant, il a créé un programme de coaching comportemental en ligne:

Le Programme ARtUS

Cette méthode de coaching résout 16 cas sur 17, soit + 95 % de résultats.

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