Anxiété Généralisée: Comment traiter un TAG en moins de 2 mois

Anxiété généralisée. Symptômes, causes, et traitement

A la faveur des différents articles que j’écris et publie à propos de l’anxiété, il est une question qui m’est souvent posée. Quelle est la différence entre l’anxiété et l’anxiété généralisée? La seule différence entre ces deux maux, est que l’anxiété ne touche qu’un seul domaine de votre vie. Alors que l’anxiété généralisée les touche tous.

Ainsi, les symptômes de l’anxiété généralisée peuvent s’exprimer autant au travers de difficultés à objectiver par rapport à une ou des situations données, que par des ruminations ou des pensées obsessionnelles. Lesquelles alimentent un stress conséquent.

Le présent article a donc vocation à:

  • Vous donner une définition de l’anxiété généralisée
  • Vous permettre de savoir si vous appartenez à un public à risques
  • Connaître les causes réelles de l’anxiété généralisée
  • Préciser si, oui ou non, vous souffrez d’anxiété généralisée
  • Vous offrir un traitement de l’anxiété généralisée qui soit simple et efficace

Vous l’avez compris, tous ces éléments de réponses vous permettent d’arrêter de vous poser des questions et d’agir en connaissance de cause.

Dans cet article, je vous parle aussi de Sacha. Un chef d’entreprise victime d’anxiété généralisée. In fine, je vous explique les difficultés que nous avons rencontré. Les symptômes dont il est victime. De la résistance de Sacha au changement. En bref, de comme nous en sommes arrivés à vaincre l’anxiété généralisée qui, je cite: “…ruine sa vie..;”.

Définition de l’anxiété généralisée

L’anxiété généralisée, ou trouble de l’anxiété généralisée (TAG), est une pathologie. Cela signifie que vous pouvez considérer que votre anxiété repose sur un sentiment plutôt subjectif. Celui-ci est difficile à définir et s’apparente à une maladie puisque la présence de ses symptômes est permanente.

Cependant, le fait d’avoir peur est normal parce que c’est l’une des réactions qu’une personne peut avoir en fonction des situations qu’elle vit. Mais cette réaction devient pathologique lorsque le ressenti est constant, qu’il perdure dans le temps.

Pour bien comprendre le Trouble Anxieux Généralisé, il convient de faire la différence entre des termes comme le stress, la peur, la phobie et d’autres pathologies.

La peur est une émotion semblable à l’anxiété non généralisée. Elle se manifeste en réponse à un danger réel. Ainsi, il est normal d’avoir peur en traversant un chemin. En fonction, par exemple, de la pente. Peur de traverser alors qu’une voiture arrive à vive allure. Ou peur d’échouer à un examen.

Mais lorsque, dans les jours qui précèdent, vous pensez constamment à un événement, avec un sentiment d’angoisse (ex: peur en avion), c’est de l’anxiété.

De l’angoisse à la phobie, pour finir en anxiété

En ce qui concerne la phobie, la situation est imaginée comme dangereuse. Mais elle n’est pas réelle. La personne qui souffre d’une phobie a tendance à éviter les situations susceptibles de la confronter à sa phobie.

Pour un enfant, ce peut être la peur du noir. Dans ce cas précis, cet enfant ne veut pas aller au lit. Il n’aime pas dormir sans lumière. Dans le noir. Une phobie peut être la peur des araignées (arachnophobie). La claustrophobie (peur des espaces confinés). Dans ce dernier cas, pour éviter sa peur, la personne qui en souffre prend plutôt les escaliers que l’ascenseur.

Une personne est stressée lorsqu’elle vit une situation difficile comme la perte d’un emploi. Des difficultés financières. Ou une rupture amoureuse. Le stress est donc une réaction physiologique et psychologique face à une situation souvent brusque et imprévue de la vie.

Différentes situations contrariantes peuvent entraîner, selon les personnes, un stress et un niveau d’anxiété plus ou moins élevé. Lesquels peuvent évoluer vers une forme généralisée du trouble anxieux. L’anxiété est considérée comme normale quand l’on se trouve devant une situation de stress.

Elle devient généralisée, et donc pathologique, lorsqu’on associe une situation prolongée de stress à une angoisse. Et que cette situation dure dans le temps. Ce problème émotionnel n’est donc pas la peur, la phobie, le stress ou encore une angoisse simple.

Si vous ressentez un stress et une crainte quotidienne, ou un jour sur deux, pendant plusieurs mois consécutifs, alors vous souffrez d’un trouble issu de l’anxiété généralisée. In fine, la personne qui souffre de cette pathologie a, en général, tendance à susciter, à entretenir et à amplifier le stress et l’angoisse.

Quel public est le plus sensible à l’anxiété généralisée

Tout le monde peut souffrir d anxiété généralisée. Le TAG touche environ 5 à 10 % de la population. Mais, comme souvent, les femmes sont plus exposées que les hommes.

Si certaines personnes sont plus vulnérables à cette maladie que d’autres, ce peut être pour les motifs suivants:

  • Prédispositions héréditaires
  • Tempérament plus sensible, ou forte émotivité, qui prédispose au stress
  • Age

Ce dernier élément peut aussi être un facteur important de prédisposition. En effet, les personnes adultes, ou d’âge mûr (40 – 45 ans),  ont du mal à gérer leur stress, et s’inquiètent beaucoup plus que les autres, pour peu de choses, comme pour l’avenir. Elles peuvent donc facilement souffrir d’un TAG.

Les causes de l’anxiété généralisée

Les causes de l’anxiété généralisée sont souvent multiples. Cette pathologie est due à des facteurs:

  • Physiques (biologiques), soit à une forme de prédisposition héréditaire
  • Psychologiques (sensibilité aux troubles anxieux ou la dépression)
  • Environnementaux ou agents de stress

En outre, d’autres situations, ou d’autres maladies, peuvent être responsables du TAG. En ce qui concerne les maladies, il s’agit des pathologies suivantes:

  • Maladies physiques comme l’hyperthyroïdie. Dans ce cas, le trouble anxieux disparaît avec la guérison de la maladie. L’anxiété généralisée est plutôt qualifiée de “secondaire”
  • Maladies mentales (dépression, psychoses, trouble bipolaire) qui se manifestent le plus souvent par de l’angoisse, et une crainte constante
  • Troubles anxieux (crises de panique, phobies, trouble obsessionnel compulsif). En pareille situation, l’angoisse est dite primaire, ou prédominante

Pour ce qui est des événements, on peut citer:

  • Stress au travail (ou perception d’une situation professionnelle instable qui engendre souvent un épuisement physique et/ou psychique)
  • Bouleversements familiaux (décès, maladies, séparations) déclencheurs de cette pathologie. Les personnes qui vivent plusieurs situations de stress consécutives ne sont plus sûres de rien, et s’inquiètent constamment
  • Changements de situation personnelle (départ des enfants, divorce, retraite) qui sont également des facteurs d’angoisse qui peuvent évoluer vers le TAG
  • Traumatismes subséquents à des drames (accidents, agressions ou cambriolages)
  • Bouleversements hormonaux (ménopause, ou traitements pour accroître la fertilité)
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Les signes d’anxiété généralisée

Vous trouverez ci-dessous les signes de l’anxiété généralisée:

  • Agitation
  • Fatigabilité
  • Irritabilité
  • Frissons
  • Maux de tête
  • Maladies du cœur et pathologies vasculaires, pression sur la poitrine, palpitations
  • Difficultés de concentration, ou trous de mémoire
  • Tensions musculaires, et courbatures
  • Perturbations du sommeil

Comment traiter l’anxiété généralisée

Lorsque vous souffrez du TAG, cela s’accompagne le plus souvent d’une souffrance physique significative. Ou d’une altération du fonctionnement social. Voire professionnel. En fait, comme je vous l’écris plus haut, n’importe quel domaine de votre vie est susceptible d’être affecté.

Le plus souvent, les patients n’arrivent pas vraiment à expliquer de quoi ils souffrent. Cela est d’autant plus difficile dans la mesure où l’appréhension est subjective et difficile à exprimer.

Il est facile de confondre les symptômes de l’anxiété généralisée avec ceux d’autres maladies. En outre, il n’est pas facile de faire la différence entre une angoisse passagère, et un trouble anxieux généralisé.

Pour traiter l’anxiété généralisée, le médecin peut vous orienter vers un traitement pharmaceutique. Des méthodes complémentaires comme la relaxation vont vous aider. Mais aussi, et surtout, un traitement thérapeutique afin d’agir à la fois sur la cause comme sur votre mécanisme émotionnel.

Des études montrent combien la thérapie comportementale est adaptée au traitement de l’anxiété généralisée. Plus de 16 cas sur 17 sont ainsi résolus en moins de 6 mois.

C’est la raison pour laquelle je mets à votre disposition un programme thérapeutique en ligne pour traiter l’anxiété généralisée dans des conditions optimales. Cette méthode comportementale s’appelle le Programme ARtUS (lire en bas du présent article).

Mais avant que vous n’en preniez connaissance, j’aimerais vous parler de l’un de mes patients, victime d’anxiété généralisée.

La victoire d’un anxieux

Ce jour là, je viens de mettre un terme à une consultation assez pénible. Une patiente, en larmes, n’en peut plus de souffrir de troubles anxieux. Nous venons de commencer son accompagnement personnalisé. Il semble que cela va lui être particulièrement difficile de lâcher prise avec certains de ses comportements. Je ne me sens nullement découragé. Mais je dois être inventif en matière de stratégie pour vaincre l’anxiété généralisée de cette femme. Laquelle n’a de cesse de tout faire pour contrôler son problème.

La consultation qui suit va m’en apprendre encore plus quant aux douleurs que l’être humain est capable de s’infliger pour ne pas courber l’échine. Sacha a 40 ans. C’est un bel homme. Bronzé. Sportif. D’une douceur étonnante. Non pas que les beaux sportifs soient des brutes. Mais je m’étonne simplement de la douceur de cet homme dans ce monde de brutes!

Chef d’entreprise accompli, Sacha gère la destinée de plusieurs entreprises dans des domaines d’activités très diverses. Il gère relativement peu de personnels. Pour ce qu’il m’en dit, ses activités sont florissantes. Il me précise cependant qu’au contraire de ce qu’à pu dire un ancien président de la république ridiculisé récemment par Paris Match, il doit “travailler plus pour gagner plus” et non “travailler moins pour gagner plus“. A chacun sa vision des choses. Entre la manipulation et la réalité, il y a un abîme. N’est-ce pas monsieur l’ex président?

Quelle est la limite?

Quoiqu’il en soit, passées les présentations d’usage, je demande à Sacha de m’expliquer ce qui lui arrive. Et lui, de me présenter une liste de symptômes d’anxiété. Une liste assez longue. En plus d’être significative d’une anxiété généralisée. Il consulte donc donc pour que je l’aide à vaincre cette anxiété généralisée dont il est victime.

Tous les domaines de sa vie sont impactées par l’anxiété généralisée. Cette anxiété généralisée s’exprime dans le domaine professionnel, familial, émotionnel, social, affectif. Sacha m’explique que, des années durant, il s’est impliqué dans la création de projets professionnels. Et ce, sans difficultés particulières. En fait, comme d’autres sont des lanceurs d’alertes, lui passe son temps à penser de nouveaux projets. C’est son truc.

Sacha est constamment en projet. Son objectif n’est pas nécessairement de gagner plus d’argent qu’il n’en gagne déjà. Non. Son plaisir c’est de créer un projet. De l’idée à l’aboutissement de l’idée. Créer, monter, structurer, donner vie. Çà, c’est son projet à Sacha. Sa réalité.

Pour arriver à satisfaire ses projets, Sacha a manqué de vigilance quant aux symptômes d’anxiété qui l’ont travaillé avec le temps. Lesquels  justifient aujourd’hui son besoin de vaincre l’anxiété généralisée dont il est victime. Parce-que cet entrepreneur a commis des erreurs. En toute bonne foi. Quelles sont ces erreurs qu’il a commises?

Les erreurs à ne pas commettre

Sacha cumule les symptômes. Stress, angoisses, crise d’angoisse, crise de panique, phobies diverses et… phobie d’impulsion. Voilà les symptômes que Sacha a cumulé en l’espace de 2 ans à force de lutter contre son problème. Mais quel était le problème de ce monsieur.

Gérant de plusieurs sociétés, père de famille divorcé, Sacha avait à affronter bien des situations qui nécessitaient sa présence. Ses employés le réclamaient, ses enfants le réclamaient aussi, et ses désirs d’expansion le sollicitaient tout autant.

Un matin, Sacha s’est rendu compte qu’il était déprimé. Il avait moins envie de bouger lui qui, nonobstant ses désirs de faire croître activités personnelles et projets professionnels, avait aussi grand plaisir à faire la fête. Voir des amis, voyager.

Vaincre l'anxiété généralisée. Les erreurs à ne pas commettre

Anxiété généralisée. Les erreurs à ne pas faire

Un matin donc, alors que la veille au soir il avait décliné une invitation pour se rendre à l’inauguration d’une nouvelle discothèque de type “Jetset” à Paris, il décide de sagement rester chez lui et de se reposer. Pour autant, il a toutes les peines du monde à s’endormir.

Sacha s’est couché “comme les poules” me dit-il, soit vers 22H30. Ses heures habituelles de coucher oscillent plutôt entre 2 et 4H du matin. Ensuite, il n’émerge que vers 10H et sa journée débute à 11H.

Ce soir là, il n’exprime aucun désir pour sa compagne alors qu’il me précise avoir, le plus souvent, “envie de” comme pour clore sa journée sur un bon moment. Là, rien!

Des angoisses pour prévenir

Ce matin, alors que la veille au soir il a eu toutes les peines du monde à trouver le sommeil, il se sent chiffonné. Il a mal dormi et n’a aucune envie de sortir. Il tourne en rond chez lui puis, rapidement, sent des angoisses l’assaillir. Ne comprend pas pourquoi, et encore moins à quel sujet, il est angoissé. C’est une angoisse diffuse de celle qui, plus généralement, vous annonce que vos stratégies d’évitements ont atteint leur limite et que ce à quoi vous tentez d’échapper est arrivé. L’anxiété généralisée.

Et cet entrepreneur de m’expliquer que ces symptômes d’anxiété généralisée se sont étendus à bien des domaines de sa vie. Non content de souffrir de troubles du sommeil, il se rend rapidement compte dans les heures et les jours qui vont suivre qu’il a de plus en plus de mal à conduire sa voiture, non pas en ville, mais sur des voies rapides.

De la même façon, il n’arrive plus à marcher seul dans la rue. Il me dit penser souffrir d’angoisse de mort. Admettons. Ce qui me fait lui demander ce qu’il fait, ou a fait, pour essayer de juguler de tels symptômes quand il y est confronté. C’est là que j’entends une litanie d’erreurs commises en toute bonne foi. Erreurs qui ont entretenu voire aggravé son anxiété généralisée, et pose lia question épineuse de savoir comment vaincre l’anxiété généralisée.

Lâcher le contrôle

Pour être bref, à chaque fois que cet entrepreneur a été confronté à ses symptômes d’anxiété généralisée, il a tout fait pour ne pas se laisser envahir par eux, pour les contrôler. Par exemple, il a bu – un peu – quand il devait prendre le volant sur des voies rapides. Il s’est aussi forcé à marcher seul dans la rue non sans être équipé d’une bouteille d’eau pour lui enlever sa pomme d’angoisse qui lui bloquait parfois la gorge. Se force à sortir le soir alors qu’il se sentait fatigué, histoire de se prouver qu’il tenait encore la distance. Et puis, il prend un peu de cocaïne. De temps en temps mais, dit-il, c’est pas son truc. Ah…

Et puis, cerise sur le gâteau, il a créé un nouveau projet professionnel pensant que ses activités habituelles ronronnaient et qu’il avait besoin d’excitation. Alors, il a monté une nouvelle société pour structurer ce projet, le rêve de sa vie (dixit). Sans doute. A ceci près que c’est ce projet qui a accéléré l’anxiété généralisée de ce monsieur et a justifié qu’au bout du rouleau, il me contacte pour l’aider à s’en sortir.

Des symptômes croissants

Quand Sacha a pris contact avec moi, il en était à ne plus pouvoir conduire, à ne plus être capable de sortir de chez lui. Il n’arrivait plus à faire du sport, lui qui attache tant d’importance à sa condition physique. Victime de troubles de l’endormissement et, parfois, d’angoisse nocturne. Il se sent déprimé. N’a pas goût à grand chose et, partant, pensait souffrir de dépression. Sa relation sentimentale battait de l’aile, et il avait toutes les peines du monde à se comporter comme un père présent avec ses enfants.

En un mot comme en cent, les choses allaient plutôt mal pour lui alors que, comme diraient tout un tas de gens “il avait tout pour réussir”. Oui, peut-être, mais il y a quelque chose à propos de laquelle Sacha avait cruellement manqué d’honnêteté.

Il y a près de 2 ans, Sacha a souhaité accomplir le “rêve de sa vie”. Il a monté un projet professionnel qui lui tenait à cœur depuis toujours. Un peu son bâton de maréchal, l’idée étant de rentabiliser cette affaire là, comme les autres, puis de vendre le tout. Ensuite, il dit, non sans humour, envisager de vivre de ses rentes. Ce que je ne crois pas.

Toujours est-il que pendant plus d’un an, alors qu’il est victime de symptômes d’anxiété généralisée, Sacha déploie toutes ses compétences pour créer le projet professionnel de sa vie.

Investisseurs, banques, recherche d’un local approprié, recherche de compétences diverses (salariés), Ce chef d’entreprise se démène, et le résultat sera d’ailleurs à la hauteur de son investissement tant personnel que professionnel. A ceci près que ses symptômes d’anxiété généralisée s’aggravent.

Une erreur de diagnostic

Un jour, il me contactera, émotionnellement exsangue alors que son projet, devenu réalité, n’aura plus aucun sens pour lui. Il sera vraisemblablement passé, de façon délibérée, à côté de la nécessité de vaincre l’anxiété généralisée. Bel acte de déni…

Sacha est très gentil mais le problème c’est que je n’arrive pas à comprendre le mécanisme de son problème. J’ai beau appliquer toutes les règles de contextualisation associées à l’approche comportementale de Palo Alto que j’utilise depuis plus de 20 ans que je pratique le coaching comportemental, quelque chose m’échappe.

Par exemple, alors que je demande à Sacha de faire un exercice très spécifique pour traiter ses phobies d’impulsions comme ses angoisses matinales, rien n’y fait. Je suis en échec. Nous faisons régulièrement le point. Les symptômes d’anxiété généralisée ne semblent pas évoluer d’un pouce. Et la façon de vaincre l’anxiété généralisée régresse d’autant.

A l’occasion, j’apprends qu’il continue à consommer de la coke voire à boire un petit coup. Il continue à avoir une vie de forcené, passant le plus clair de son temps à peu ou mal dormir et, le reste du temps, se passe à être présent et gérer sa nouvelle entreprise, son fameux rêve devenu réalité.

La résistance au changement

Régulièrement, nous nous entretenons à propos des ses symptômes d’anxiété généralisée. Si parfois, ces symptômes semblent vouloir bouger positivement, il y a toujours quelque chose qui nous fait retourner à la case départ, voire pire. J’ai beau explorer le problème dans tous les sens, rien ne n’améliore de façon significative pour vaincre l’anxiété généralisée, alors qu’avec la stratégie comportementale que j’emploie, aurait du favoriser un fléchissement d’au moins 50% des symptômes en moins de 8 à 10 jours. S’il y a de petites améliorations, il n’y a rien de bien significatif.

Passé 15 jours, je propose à Sacha de faire comme chez les flics au cours d’un interrogatoire: “On reprend tout depuis le début”. “Nom, prénom, âge et qualité…”. Je plaisante.

Donc, Sacha et moi, conceptualisons de nouveau son problème. Cela signifie que nous passerons deux heures à reprendre point par point, chaque élément constitutif de son anxiété généralisée. Cela se résume en un nombre important de questions car, pour moi, coach comportemental, comprendre est vital pour mieux préciser une stratégie d’intervention. C’est à dire mettre en œuvre les outils et les moyens pour vaincre l’anxiété généralisée.

A un moment, au cours de la phase de questionnement, je me rends compte que si Sacha veut faire tout ce qu’il faut pour aller mieux, il y a un petit truc que je n’avais pas décelé, du moins pas avec autant de force.

Sacha, du fait des ses activités comme de ses habitudes de vie, a l’habitude de s’attacher la collaboration exclusive, et pour un temps, de professionnels divers. Coach sportif, consultant financier, etc. Il en a les moyens financiers, et c’est aussi comme cela qu’il a réussi. Sait s’entourer de compétences externes. A conscience de ce que sont ses propres limites fonctionnelles. Ce que l’on appelle le “seuil de Peter”.

Quand un anxieux veut qu’on lui tienne la main

C’est pour cette même raison que Sacha a fait appel à mes compétences de coach comportemental. Ce faisant, je comprends que ce que Sacha recherche avant tout, ce ne sont pas seulement des exercices pour vaincre l’anxiété généralisée dont il souffre, mais plutôt – surtout ? – un programme spécifique. En fait, ce que veut Sacha, ce n’est pas que j’applique une stratégie comportementale pour vaincre l’anxiété généralisée, c’est un… plan d’action comme une sorte de dédicace. Or, c’est ce que je fais avec lui comme avec tous les autres patients. Mais Sacha veut plus.

Comment vaincre l'anxiété généralisée avec une stratégie adaptée à votre cas

Vaincre l’anxiété généralisée

A ce moment là, ce que je comprends, c’est que Sacha, s’il a bien suivi les prescriptions comportementales que je lui ai communiqué, résiste d’une certaine façon puisqu’il a l’impression que ce que je lui ai demandé de faire ne lui est pas précisément attaché. Ce qu’il aimerait, c’est que je lui fasse une sorte de plan d’action. Un plan rien que pour lui où il lui soit précisé ce qu’il doit faire et comment il doit se comporter, chaque jour, face à telle ou telle situation. Ce qui est déjà le cas. Mais, en fait Sacha veut plus. Il veut que je lui sois attaché comme son coach sportif.

Je ne vous cache pas mon étonnement car c’est, pour moi, un peu comme si je lui donnais une feuille de route. Des ordres. Que j’étais comme un père ou une mère de substitution. Or, mon travail consiste à lui permettre de retrouver votre autonomie, pas à suivre une feuille de route de façon infantile. Je suis coach pas officier d’active.

Un plan d’action très personnalisé

Alors que j’expose mon étonnement à Sacha, je le vois se décomposer. Il prend mes interrogations pour un refus. Mais, je m’en voudrais d’être obstiné quant à la façon de vaincre l’anxiété généralisée de ce chef d’entreprise. Alors, nous décidons de pointer, pour chaque jour, toutes les situations, si minimes soient-elles, et face auxquelles il se retrouve en difficulté.

Pour chaque point, les angoisses dans la rue, la boule d’angoisse dans la gorge, son manque d’appétit sexuel, ses symptômes de dépression, son anxiété généralisée, ses angoisses matinales, ses troubles du sommeil, et j’en passe, je lui fait un tableau très très précis. Un peu comme si je lui dressais un tableau alimentaire pour l’aider à avoir la meilleure hygiène alimentaire possible. Le tout concocté avec des objectifs à court, moyen et long terme.

Ce travail m’aura pris beaucoup de temps mais, quand je vois les résultats, je ne peux que constater que Sacha avait raison et moi tort. Bien que j’ai la prétention de toujours respecter la vision du monde de mes patients, force m’est de constater que j’avais manqué d’à propos quant à la façon de vaincre l’anxiété généralisée de ce monsieur.

Il avait besoin d’être dans la même dynamique et la même relation que celle qui l’entretient avec toutes les compétences externes qu’il utilise depuis des années. En conséquence, force m’a été de constater qu’à tellement vouloir aider Sacha, je passais à côté de l’essentiel pour vaincre l’anxiété généralisée, laquelle correspondait à la somme accumulée de symptômes divers installés avec le temps.

Vaincre l’anxiété généralisée

Le tir a donc été rectifié ce qui, soit dit en passant, s’appelle de la cybernétique en approche comportementale. Régulièrement, Sacha et moi faisions le point. Au bout d’un mois, Sacha avait repris une vie quasi normale, ou du moins considérée comme telle par lui. Ses symptômes d’anxiété généralisée avait très conséquemment diminué. Il respectait scrupuleusement le plan d’action que je lui avait préparé pour vaincre l’anxiété généralisée. Il était heureux comme cela. Cela correspondait à son attente. Nous avions gagné!

Moralité: “Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple?”

A ce propos, fort de cette expérience, j’ai créé un programme thérapeutique comportemental en mesure de s’adapter à toutes les personnes soucieuses de vaincre l’anxiété généralisée dont elle sont victimes.

Traitement de l'anxiété généralisée. Comment traiter un trouble anxieux généralisé
| Frédéric Arminot

Comment reprendre le contrôle de votre vie facilement et rapidement

4 Commentaires: “Anxiété Généralisée: Comment traiter un TAG en moins de 2 mois”

  1. Bonjour Clémentine,

    Je vous suis reconnaissant de votre témoignage. A ce propos, moi sur qui personne n’aurait misé un rouble dévalué il y a 30 ans m’en suis sorti. Pourquoi pas vous?

    Pour répondre à votre question, aujourd’hui, je m’occupe exclusivement des personnes membres du programme thérapeutique et comportemental en ligne. Vous en trouverez la présentation vidéo en cliquant sur ce lien: “Traitement des Troubles Anxieux“.

    N’hésitez pas à me solliciter si vous avez des questions. Prenez bien soin de vous.

  2. Dellani dit :

    Bonjour Frédéric,
    Je vous remercie pour votre site très enrichissant. Je suis moi-même touchée par un TAG depuis plusieurs années maintenant et j’aimerais en sortir définitivement par l’approche cognitivo-comportementale. Je suis en première année de cursus de psychologie et bien évidemment, l’anxiété me fait me demander si j’arriverai à être assez qualifiée pour devenir psychothérapeute, ce que je veux par dessus tout. Votre cas, en tant qu’ancien grand phobique, me donne de l’espoir sur mon avenir.
    J’ai hâte de pouvoir vivre ma vie et mes études beaucoup plus sereinement.
    Est-ce que vous exercer encore votre métier en cabinet ?
    Bien à vous,
    J.

  3. Bonjour Christine,

    Je fais suite à votre message concernant le lien du Programme ARtUS. Je vais vous adresser un mail à ce propos. En ce qui concerne un exemple d’exercice, le plus important est celui relatif à la contextualisation. C’est à dire un ensemble d’outils simples pour comprendre le mécanisme d’un problème que vous utilisez dès le Module 1 (Programme thérapeutique en ligne) et grâce auquel vos symptômes diminueront de 40% en 8 à 10 jours.

    Cet outil est spécifique à l’approche comportementale systémique de Palo Alto. Je précise cet élément particulièrement important dans la mesure où cela n’a pas de lien avec l’approche cognitive et comportementale à laquelle vous faites allusion dans le cadre de votre cursus universitaire. En effet, la TCC est une intervention dite “sous contrainte” et passe par des exercices d’exposition.

    La thérapie comportementale issue de l’approche systémique de Palo Alto ne fonctionne pas de cette façon, et permet des résultats bien supérieurs, tant en qualité qu’en rapidité. J’ai d’ailleurs écrit quelques articles à ce sujet.

    En ce qui concerne le travail à distance, du fait de mon expérience thérapeutique (j’ai exercé pendant plus de 20 ans en présentiez au sein de mon cabinet à Paris), je puis vous affirmer que la distance ne pose aucun problème en termes de qualité de travail et de résultats.

    Des études ont montré que la thérapie comportementale à distance donnait d’aussi bons résultats, si ce ne sont meilleurs, que la thérapie en cabinet. Enfin, dans le cadre du Programme ARtUS, vous n’êtes jamais seule puisque l’inter action entre vous et moi est constante du fait d’un forum interne sécurisé inclus dans le programme d’une part, et d’un suivi personnalisé d’autre part.

    Je vous suis reconnaissant de vos voeux et, à mon tour, vous adresse les miens, en vous souhaitant que cette nouvelle année marque pour vous un changement positif, constructif et durable. Ceci, entre autre, grâce à votre choix de bénéficier du Programme ARtUS.

    P.S: votre adresse email a disparu! Pourriez-vous me la communiquer par mail Merci par avance.

    Bien à vous Christine.

  4. de MAISONNEUVE dit :

    Bonjour,

    Je viens d’écouter ce que vous proposez dans votre programme thérapeutique.
    A la fin de votre présentation, vous dites aux auditeurs que vous allez nous retrouver : je n’ai pas trouvé “où “cela s’inscrit sur la page WEB ?!
    D’où mon message 🙂

    Je suis tentée par votre approche et le traitement que vous proposez.
    Pouvez-vous me donner ne serait-ce qu’un exemple d’outil que vous employez?
    Je suis en 3ème année de Psychologie et “connais” les grandes lignes des thérapies comportementales cognitive. Pour autant, j’ai du mal à imaginer cela à distance : que pouvez-vous me dire à ce sujet?
    Si vous pouvez le faire, çà sera bien 🙂
    Par avance merci.
    J’en profite pour vous souhaiter tout plein de quiétude pour cette nouvelle année!
    Qu’elle vous sourie comme j’espère qu’elle va le faire pour moi!

    Bien à vous

    Christine de Maisonneuve

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