Paranoïa: Comment traiter le délire paranoïaque facilement

Paranoïa

Au sein de mon cabinet, je me suis occupé de beaucoup de personnes atteintes de paranoïa. Et, pour être honnête, je ne vous cache pas y un certain plaisir. En effet, le traitement de la paranoïa est particulièrement rapide et facile grâce à l’approche comportementale.

La paranoïa est un trouble relevant de la santé psychique qui affecte un nombre important de personnes dans le monde. Ce peut être un de vos proches, voire vous même. D’ailleurs, qui d’entre nous n’a jamais entendu quelqu’un nous dire, je cite: “T’es complètement parano!“.

Bouh, le vilain problème. Au sens commun. Que dire et penser de ce qualificatif si réducteur, lié à une maladie mentale, et qui laisse entendre que l’on se fait des films, que l’on se sent persécuté, et qui renvoie de soi une image si… pathologique (“T’es un grand malade toi…“). Une pauvre victime de soi même en sorte.

En conséquence, pour éviter que vous ne partiez à votre tour dans des peurs ou dans des délires inconsidérés, voire irrationnels, je me suis donné pour tâche de vous éclairer sur la paranoïa, à la faveur du contenu du présent article. Je développe donc quatre thèmes:

  • Définition de la paranoïa
  • Les causes de la paranoïa
  • Les symptômes de la paranoïa
  • Comment soigner la paranoïa

Définition de la paranoïa

La plupart des dictionnaires définissent la paranoïa comme une “Psychose caractérisée par la présence d’idées délirantes systématisées et permanentes, surtout à thème de persécution“.

Plusieurs scientifiques définissent la paranoïa comme le résultat d’un conflit psycho affectif relativement important. C’est une psychose qui n’impacte pas les capacités intellectuelles de sa victime, mais plutôt sur ses capacités psychiques.

Cette psychose apparaît le plus souvent à un âge compris entre 30 et 40 ans, et a tout l’air d’un délire. Le caractère paranoïaque s’exprime par une méfiance excessive, une susceptibilité exacerbée, un jugement erroné et subjectif.

Les hommes sont plus touchés que les femmes. En termes physiques, ce trouble peut être le résultat de lésions cérébrales, de traumatismes crâniens, ou d’une faible oxygénation du cerveau.

Il peut être aggravé par un abus dans la consommation d’alcool, ou d’autres substances toxiques comme la marijuana, ou la cocaïne.

D’une façon plus générale, on parle de paranoïa quand une personne souffre d’un sentiment de persécution. A le sentiment qu’on en veut qu’à elle, au sens où ce n’est qu’à elle que l’on fait subir des brimades ou des humiliations. Ou que cette même personne, ou une autre, a été victime de harcèlement (moral ou sexuel). Du coup, par réaction, elle suppute le désir de faire du mal chez la plupart des autres gens. Ce peut donc être le fruit de traumatismes (harcèlement, agression, etc.).

Par extension, la paranoïa génère une absence de confiance inter relationnelle assez importante. Une personne paranoïaque est donc constamment réactive, et sur la défensive.

Les causes de la paranoïa

Pendant des années, je me suis occupé du suivi post traumatique de salariés dans l’exercice de leurs fonctions professionnelles. Je me souviens d’un monsieur victime d’une agression. Vol à main armée, avec prise d’otages. Ficelé comme un jambon. Frappé au visage. Dans les côtes. Menacé de mort. Abandonné en pleine campagne. Nu, et attaché à un arbre.

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Quand je le rencontre, je sens immédiatement sa paranoïa. Il me dévisage comme si j’étais suspect. A ses yeux, je dois surement l’être. Suis-je bien la personne que je prétends être? Notre première consultation dure deux heures. Pendant tout ce temps, il essaie de s’assurer que je suis bien le coach missionné par son employeur.

D’une façon générale, la paranoïa fait suite à un ou plusieurs traumatismes. A des expériences de vie où l’intégrité physique ou psychique de la personne intéressée ont été mis à mal. L.a paranoïa est donc une réaction. Une réaction victimologique.

Dans un autre registre, je me souviens de beaucoup de malades alcooliques ou toxicomanes victimes de paranoïa. Ils évoluent dans des sphères sociales, affectives ou économiques où la méfiance est de mise. Qui est qui? Qui fait quoi? Quel est le danger? Pour eux, comme pour un tas d’autres gens, le problème ou le danger, c’est les autres. Pas eux.

Symptômes de la paranoïa

Une personne souffrant d’un syndrome paranoïde est caractérisée par un ou plusieurs des symptômes ci-après:

Méfiance exagérée

La personne victime de paranoïa a tendance à toujours regarder au-dessus de son épaule. Elle a peur de tout le monde, et dramatise le moindre événement de sa vie.

Agressivité

Une personne paranoïaque se sent constamment menacée, blessée, et humiliée. Du coup, elle est toujours sur le pied de guerre. Toutes ses réactions sont marquées par une bonne dose de colère et d’agressivité.

Doute et paranoïa

La personne paranoïaque ne croit ni en l’amitié ni en l’amour. Elle n’a aucune confiance en ses proches, et encore moins envers celles qui lui sont affectivement éloignées.

Paranoïa. Le soupçon

imaginons que vous soyez en couple avec une personne paranoïaque. Celle-ci vous accusera toujours d’infidélité. Elle fouinera chaque détail de votre vie à la recherche d’un élément pouvant justifier, ou étayer, ses suppositions d’adultère.

Impossibilité de se confier

Un homme ou femme atteint(e) de paranoïa ne laisse personne entrer dans son jardin secret. Autant, on peut comprendre que vous ne donniez pas accès à votre jardin secret à tout le monde , autant ne pas ou plus se confier à quiconque est le signe d’une psychose.

Impossibilité de pardonner

Le passé est un fardeau pour une personne paranoïaque. Elle n’arrive pas à s’en débarrasser. Elle a de la rancœur envers les personnes qui lui ont fait du mal par le passé. Mais ce ressentiment n’est pas toujours justifié. La personne paranoïaque pense, souvent à tort, avoir été abusée, humiliée, rejetée, insultée. Du coup, elle garde une rancune injustifiée mais tenace envers celle et ceux qu’elle estime responsables et coupables de son mal être.

Paranoïa et psychorigidité

C’est l’un des symptômes majeurs de la paranoïa. Il est impossible à un(e) paranoïaque de se remettre en cause. Dans la même veine, il est vain d’essayer de lui faire comprendre les choses telles qu’elles sont vraiment parce qu’elle est convaincue que vous essayez de la manipuler.

Surestimation de soi

Un(e) paranoïaque se croit être au-dessus des autres. Elle se voit, et se pense, plus intelligente, plus rusée, et plus cultivée, que toutes les personnes de son entourage. Le mépris est donc une constante chez une personne affectée par la paranoïa.

Paranoïa et orgueil démesuré

En plus d’être nécessaire, a minima, je recommande d’avoir, et d’exprimer, un minimum de fierté. Un peu d’orgueil. Sans excès. Mais, chez l’individu atteint de paranoïa, l’égo est surdimensionné. C’est un vrai problème qui révèle la présence d’un trouble psychique. Cet orgueil peut également être voilé par une modestie superficielle.

Autoritarisme

A un poste à responsabilité (agent de maitrise, cadre), toute personne souffrant de paranoïa opprime celles et ceux qui sont sous son autorité, jusqu’à parfois, et pas seulement de façon symbolique, les réduire à une sorte d’esclavage (cf. harcèlement).

Peur des maladies et des infections (avec menaces de procès au personnel médical)

Très souvent, les personnes victimes de paranoïa sont convaincues que le personnel médical leur veut du mal. En effet, qu’l s’agisse des médecins, ou du personnel hospitalier, la personne paranoïaque est persuadée que ces gens veulent la circonvenir, la contrôler. Qu’ils vont tout mettre en œuvre pour al contrôler.

A preuve, la certitude que ce même personnel, et l’hôpital lui-même vont lui inoculer une maladie quelconque, ou la rendre malade d’une façon ou d’une autre. Ceci, bien sur, afin de prendre le contrôle de la personne concernée et, ainsi, apporter la preuve qu’elle est vraiment malade. La parano n’est pas malade. Les malades, ce sont les autres.

Dépression majeure avec risques importants de suicide

Ce sont ces 2 derniers points qui, généralement, sont les facteurs qui poussent les gens à consulter. Dès lors, la question se pose de savoir qui consulter, et ou sur quelle thérapie s’appuyer pour retrouver une vie “normale”.

Ainsi, les médicaments sont rarement efficaces dans la gestion des problèmes de paranoïa. La meilleure option réside dans une  psychothérapie comportementale.

Comment soigner la paranoïa

Au contraire de ce que l’on pourrait penser, et de ce qui se dit, la paranoïa n’est pas une pathologie si compliquée à traiter. Du moins pas en thérapie comportementale. Et ceci bien que la personne concernée ait du mal à reconnaître qu’elle a un problème.

En effet, cette même personne considère que tout va bien dans sa vie. Que ce sont les autres qui ont un problème, ou ces mêmes autres qui sont un problème! C’est sa vision des choses. Et, dans la pris en charge de la paranoïa, cette vision est un élément particulièrement important à respecter et valoriser. Ce qui correspond à un positionnement thérapeutique et stratégique va conditionner toute la prise en charge et le suivi thérapeutique, et son efficacité.

Plus vous allez contre la vision du monde d’un patient atteint de paranoïa, plus vous alimentez son système de défenses. Dès lors, grâce à une une démarche structurée, le thérapeute comportemental utilise des techniques comportementales qui vous générer – de façon contrôlée – de la confusion chez le patient. Ces techniques favorisent la régulation, l’objectivation, et le ré équilibrage du stress perçu et, ainsi, facilite la solution, c’est à dire l’élimination du symptôme de paranoïa.

Traitement de la paranoïa

En thérapie comportementale, et à tout le moins pour l’expérience que j’en ai depuis plus de 25 ans, la prise en charge de la paranoïa est relativement simple et rapide.

J’ai bien conscience qu’en écrivant cela, je vais m’attirer les foudres… Je comprendrais mais, pour autant, c’est ma réalité thérapeutique. Bien sur, il y a des personnes paranoïaques à un point tel que cela nécessite une prise en charge pluri disciplinaire. Mais, c’est un autre sujet sachant que, pour les personnes les plus gravement atteintes, il existe… l’hôpital psychiatrique (en espérant que l’hospitalisation n’ait pas lieu sous contrainte). En pareille situation, la paranoïa est le symptôme d’un problème plus profond (schizophrénie, comportements psychotiques).

Ce qu’il est important pour vous à retenir, c’est que la paranoïa est souvent la conséquence d’un traumatisme. Et, comme pour la plupart d’entre eux, il existe des solutions simples, pratiques et pérennes.

J’en veux pour preuve que la plupart des gens se font parfois des petites délires paranoïaques. Rien de bien grave. Juste une réponse émotionnelle démesurée par rapport à une réalité perçue, mais qui en dit long sur l’état émotionnel de l’intéressé. Ne diabolisons pas mais méditons sur le sujet…

Traitement de la paranoïa: Simple, Rapide, Efficace
Si vous souhaitez partager des expériences personnelles au sujet de la paranoïa, n’hésitez pas à utiliser l’onglet “Commentaires” en bas de la présente page.

 |  Frédéric Arminot

Comment reprendre le contrôle de votre vie facilement et rapidement

6 Commentaires: “Paranoïa: Comment traiter le délire paranoïaque facilement”

  1. Bonjour Valérie,

    Tout ce qui tourne autour de la paranoïa a un lien avec un sentiment de persécution, de victimisation, d’obsession. Tout est sujet à une angoisse de persécution. A une peur à laquelle il est répondu par une forme de violence (verbale, physique) qui est à la hauteur de la douleur perçue. Dès lors, il me semble judicieux d’introduire des éléments de contexte dans ce que vous souhaitez exprimer. Qui est votre héroïne? Que fait-elle? Quel est son environnement (social, affectif, etc.)? Nonobstant sa paranoïa, quel est la trame de votre histoire puisque ou la paranoïa est le sujet principal ou ce sont les conséquences e ce problème qui l’est, à moins qu’il y ait un autre sujet dans le sujet? Etc.

  2. Pierson Valerie dit :

    Bonsoir , j’ecris une nouvelle dans laquelle mon héroïne souffre de paranoïa. Je lis beaucoup d’articles à ce sujet mais j’ai besoin d’introduire des ‘ effets de réel ´ dans mon texte, des phrases qu’elle répéterait en boucle, des situations particulières et identifiables à cette maladie.
    Pouvez vous me donner quelques pistes ?
    Merci
    Valérie

  3. Bonjour Nadia,

    Avant tout, je vous suis reconnaissant de votre partage comme de votre confiance. Pour répondre à votre question, oui, il y a de l’espoir. Il y en a d’autant plus que j’ai créé un programme comportemental en ligne pour traiter les problèmes de jalousie tels que ceux que vous décrivez. L’objectif est de retrouver confiance et d’apaiser la relation. Ceci en traitant autant les questions de forme (vos réactions de jalousie) que le fond (ce qui peut expliquer la jalousie chez vous comme chez d’autres personnes). Y compris des symptômes de paranoïa et de sentiment de persécution à l’identique de ce que vus décrivez.

    Si ce programme vous intéresse, informez m’en. Je vous expliquerais comment y accéder. Je vous souhaite une belle journée.

  4. Duverneix dit :

    Bonjour je m appel Nadia, j ai lu deux sujet qui me concerne jalousie maladive et paranoïa. Je ne sais plus quoi faire pour me sortir de tout sa, et surtout je n en peux plus, je fais de l hypnotherapy cognitive, massage serenisens, meditation etc…
    J ai eu une enfance dur rejet verbale de ma mère, des rabaissement, elle crée des jalousie entre moi et ma sœur, et je rentré en conflit avec elle des quel me provoquer, du à son passé qui a été dur. J ai vécu que des relations de tromperie provoquer par ma jalousie, ma paranoïa
    Le hic c est que je vie dans des peurs, je m enferme car en contact avec du monde ma jalousie apparaît je n arrive pas à la contrôler c est elle qui me contrôle , mon conjoint n en peux plus et moi non plus car je ne vie pas. Je n arrive pas a savoir le déclencheur dans mon enfance, pourtant je boss je lis j essai d être dans l instant présent mais des qu elle se pointe je n ai plus de contrôle comme si c était ma personnalité et que sa ne changera pas.. 40 ans comme sa y a t il de l espoir ?
    merci d apporter votre experience
    Cordialement

  5. Bonjour,

    Je fais suite à votre commentaire, lequel appelle plusieurs remarques. A défaut que votre compagne soit effectivement paranoïaque, il semble vraisemblable qu’elle est dans un contrôle absolu qui nourrit ce que nous pourrions envisager comme des symptômes paranoïaques. D’ailleurs, votre épouse elle même parle du psychiatre comme d’un psychopathe qui n’hésitera pas à l’hospitaliser. C’est donc qu’elle a bien conscience de son état émotionnel comme de sa situation relationnelle, et qu’en discriminant le psychiatre (lesquels sont, de mon point de vue, horriblement normatifs), elle cherche à se protéger.

    Ainsi, elle vous prend en otage en vous menaçant – ce qui semble plutôt bien fonctionner -, et vous rend plus difficile encore une prise de décision qui pourrait vous impacter vous, et votre fils, lequel semble faire preuve d’une maturité étonnante quand il parle de la relation entretenue entre votre mère, sa grand-mère, et sa propre mère, votre épouse. Autant d’éléments qui vous ramènent à votre condition d’enfant, avec un père soucieux de ne jamais reconnaître sa responsabilité dans certains évènements avec toutes les conséquences que l’on peut imaginer et que vous connaissez.

    Dès lors, si vous souhaitez un changement constructif et durable, et sachant que vous n’avez pas vocation, ni fonction, à être le thérapeute de votre femme, il ne vous reste plus qu’à… changer! A ce propos, vous comprendrez que je ne puisse confirmer ou infirmer la nécessité d’une séparation. Cependant, si tel est votre choix que d’exprimer la limite, et de protéger votre fils, rien ne vous empêche de constituer avocat et de saisir la justice, tout en précisant les menaces dont votre fils et vous même avez fait l’objet (retour en Chine, etc.), sachant que le “retour au pays” du fait de la distance est une manipulation supplémentaire pour vous infléchir. Elle serait originaire d’Angoulême, cela modifierait les paramètres…

    Dans l’intervalle, le seul moyen que vous ayez de sortir de ce que vous nommez un piège consisterait à abonder dans le sens de votre compagne. Cela signifie lui confirmer que le malade – ou le problème – c’est vous et, dès lors, de justifier ainsi une séparation. En effet, quel est l’intérêt pour vous de persister dans cette erreur stratégique de vouloir contraindre une personne à entendre une chose qui la ramène à elle-même alors qu’elle préfère rester sourde?

    Dans une situation comme celle que vous me décrivez, se battre “contre” relève donc de la chimère, de l’utopie. Je n’y vois aucun inconvénient si vous y trouvez plaisir (celui de, vous aussi, vous victimiser). Mais, à ce moment là, il vous incombe d’en assumer la responsabilité et les conséquences. Vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas. Il n’y aura donc de vrais changements, pour vous et votre fils, que ceux que vous impulsez de sorte à redevenir maitre de votre vie (cf. comportement adulte).

    Vraisemblablement consciente de ses difficultés personnelles, votre épouse n’entend pas modifier son positionnement victimologique parce qu’elle y trouve sans doute intérêt. Celui de se considérer – elle aussi – comme victime. Un peu comme votre père qui, se refusant à ce statut de victime/bourreau, se faisait exclusivement bourreau tout en étant sans doute convaincu qu’il était victime d’attaques ignominieuses. Dans un cas comme dans l’autre, le déni fait, de façon puissante et renouvelée, des victimes collatérales. Vous en savez quelque chose.

    Pour toutes ces raisons, nonobstant les difficultés de comportement qu’expriment votre compagne, il vous appartient de réfléchir et prendre – si tel est votre souhait – les mesures qui seront l’expression du respect de vous même et, partant, de l’amour que vous vous portez comme de celui que vous portez à l’endroit de votre fils.

    Prenez le temps, et prenez soin de vous. N’hésitez pas à me solliciter si vous avez des questions, ou besoin de précisions. Bien à vous.

    Frédéric

  6. Cherot dit :

    Bonjour, j’ai trouvé votre site tout à fait par hasard. Étant dans la profession médicale j’ai pu constater que nombres de traits paranoïaques rendaient infernale la relation de ma femme à ma famille (elle est persuadée que sa belle mère à littéralement le pouvoir de “contaminer” de sa seule présence tout son entourage et notamment notre fils). Quoique j’aie pu faire pour tenter de la raisonner patiemment, pour éviter qu’elle ne raconte des histoires atroces à notre fils dans lesquelles elle cherche à le persuader que sa mamie et sa tante veulent sa mort, rien n’a pu infléchir même un peu son jugement. Je sais que m’a mère est envahissante et qu’elle aime prendre le contrôle de la maison (tout comme ma femme au demeurant, ce qui les rapproche m’a fait remarquer mon fils de 7 ans…). Il est très difficile de dire d’un autre qu’il est paranoïaque, d’abord parce que bien souvent il s’agit d’un jugement à l’emporte pièce concernant la méfiance de l’autre et d’autre part parce qu’il s’agit nécessairement d’un proche avec lequel on est en conflit, ce qui rend suspect d’emblée nos assertions. J’ai vécu longtemps avec un père qui ne pouvait jamais en aucun cas être coupable de quoi que ce soit et qui s obstinait à chercher un coupable (autre que lui bien sûr) pour chaque problème du quotidien. Seule la distance physique m’a permis de m épanouir lorsque j’étais adolescent. Aujourd’hui je me demande s’il n est pas préférable de rompre avec ma femme pour que mon fils puisse s’épanouir. Seulement voilà, d’une part elle est chinoise et menace régulièrement soit d’abandonner son fils et de rentrer seule définitivement en chine soit de rentrer avec lui définitivement en chine et de l’interdire de me voir à l’avenir, pour le “préserver “. Ceci n’est qu’un exemple des nombreux ultimatum que nous vivons régulièrement. J’ignore quelle est la meilleure solution. Bien évidemment elle refuse que nous allions voir un psychiatre en famille pour parler de nos soucis familiaux car elle est persuadée que je vais profiter de mon influence de professionnel de la santé pour que le “psychopathe ” (mot qu’elle utilise volontiers pour désigner le psychiatre) l’hospitalise d’office. Le problème c’est moi et ça ne peut pas être elle. Seulement même si j’avoue être loin d’être parfait, souvent hésitant, avançant prudemmenten évitant toujours soigneusement d’accuser qui que ce soit pour ce qui advient en allant voir un psychiatre je n’ai pu avancer. Je me sens pris au piège dans une relation délétère de laquelle notre fils est otage et complice de cette prise en otage.
    Merci d’avance pour vos suggestions si vous en avez.

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