Paranoïa: Comment traiter le délire paranoïaque facilement

Paranoïa

Au sein de mon cabinet, je me suis occupé de beaucoup de personnes atteintes de paranoïa. Et, pour être honnête, je ne vous cache pas y un certain plaisir. En effet, le traitement de la paranoïa est particulièrement rapide et facile grâce à l’approche comportementale.

La paranoïa est un trouble relevant de la santé psychique qui affecte un nombre important de personnes dans le monde. Ce peut être un de vos proches, voire vous même. D’ailleurs, qui d’entre nous n’a jamais entendu quelqu’un nous dire, je cite: “T’es complètement parano!“.

Bouh, le vilain problème. Au sens commun. Que dire et penser de ce qualificatif si réducteur, lié à une maladie mentale, et qui laisse entendre que l’on se fait des films, que l’on se sent persécuté, et qui renvoie de soi une image si… pathologique (“T’es un grand malade toi…“). Une pauvre victime de soi même en sorte.

En conséquence, pour éviter que vous ne partiez à votre tour dans des peurs ou dans des délires inconsidérés, voire irrationnels, je me suis donné pour tâche de vous éclairer sur la paranoïa, à la faveur du contenu du présent article. Je développe donc quatre thèmes:

  • Définition de la paranoïa
  • Les causes de la paranoïa
  • Les symptômes de la paranoïa
  • Comment soigner la paranoïa

Définition de la paranoïa

La plupart des dictionnaires définissent la paranoïa comme une “Psychose caractérisée par la présence d’idées délirantes systématisées et permanentes, surtout à thème de persécution“.

Plusieurs scientifiques définissent la paranoïa comme le résultat d’un conflit psycho affectif relativement important. C’est une psychose qui n’impacte pas les capacités intellectuelles de sa victime, mais plutôt sur ses capacités psychiques.

Cette psychose apparaît le plus souvent à un âge compris entre 30 et 40 ans, et a tout l’air d’un délire. Le caractère paranoïaque s’exprime par une méfiance excessive, une susceptibilité exacerbée, un jugement erroné et subjectif.

Les hommes sont plus touchés que les femmes. En termes physiques, ce trouble peut être le résultat de lésions cérébrales, de traumatismes crâniens, ou d’une faible oxygénation du cerveau.

Il peut être aggravé par un abus dans la consommation d’alcool, ou d’autres substances toxiques comme la marijuana, ou la cocaïne.

D’une façon plus générale, on parle de paranoïa quand une personne souffre d’un sentiment de persécution. A le sentiment qu’on en veut qu’à elle, au sens où ce n’est qu’à elle que l’on fait subir des brimades ou des humiliations. Ou que cette même personne, ou une autre, a été victime de harcèlement (moral ou sexuel). Du coup, par réaction, elle suppute le désir de faire du mal chez la plupart des autres gens. Ce peut donc être le fruit de traumatismes (harcèlement, agression, etc.).

Par extension, la paranoïa génère une absence de confiance inter relationnelle assez importante. Une personne paranoïaque est donc constamment réactive, et sur la défensive.

Les causes de la paranoïa

Pendant des années, je me suis occupé du suivi post traumatique de salariés dans l’exercice de leurs fonctions professionnelles. Je me souviens d’un monsieur victime d’une agression. Vol à main armée, avec prise d’otages. Ficelé comme un jambon. Frappé au visage. Dans les côtes. Menacé de mort. Abandonné en pleine campagne. Nu, et attaché à un arbre.

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Quand je le rencontre, je sens immédiatement sa paranoïa. Il me dévisage comme si j’étais suspect. A ses yeux, je dois surement l’être. Suis-je bien la personne que je prétends être? Notre première consultation dure deux heures. Pendant tout ce temps, il essaie de s’assurer que je suis bien le coach missionné par son employeur.

D’une façon générale, la paranoïa fait suite à un ou plusieurs traumatismes. A des expériences de vie où l’intégrité physique ou psychique de la personne intéressée ont été mis à mal. L.a paranoïa est donc une réaction. Une réaction victimologique.

Dans un autre registre, je me souviens de beaucoup de malades alcooliques ou toxicomanes victimes de paranoïa. Ils évoluent dans des sphères sociales, affectives ou économiques où la méfiance est de mise. Qui est qui? Qui fait quoi? Quel est le danger? Pour eux, comme pour un tas d’autres gens, le problème ou le danger, c’est les autres. Pas eux.

Symptômes de la paranoïa

Une personne souffrant d’un syndrome paranoïde est caractérisée par un ou plusieurs des symptômes ci-après:

Méfiance exagérée

La personne victime de paranoïa a tendance à toujours regarder au-dessus de son épaule. Elle a peur de tout le monde, et dramatise le moindre événement de sa vie.

Agressivité

Une personne paranoïaque se sent constamment menacée, blessée, et humiliée. Du coup, elle est toujours sur le pied de guerre. Toutes ses réactions sont marquées par une bonne dose de colère et d’agressivité.

Doute et paranoïa

La personne paranoïaque ne croit ni en l’amitié ni en l’amour. Elle n’a aucune confiance en ses proches, et encore moins envers celles qui lui sont affectivement éloignées.

Paranoïa. Le soupçon

imaginons que vous soyez en couple avec une personne paranoïaque. Celle-ci vous accusera toujours d’infidélité. Elle fouinera chaque détail de votre vie à la recherche d’un élément pouvant justifier, ou étayer, ses suppositions d’adultère.

Impossibilité de se confier

Un homme ou femme atteint(e) de paranoïa ne laisse personne entrer dans son jardin secret. Autant, on peut comprendre que vous ne donniez pas accès à votre jardin secret à tout le monde , autant ne pas ou plus se confier à quiconque est le signe d’une psychose.

Impossibilité de pardonner

Le passé est un fardeau pour une personne paranoïaque. Elle n’arrive pas à s’en débarrasser. Elle a de la rancœur envers les personnes qui lui ont fait du mal par le passé. Mais ce ressentiment n’est pas toujours justifié. La personne paranoïaque pense, souvent à tort, avoir été abusée, humiliée, rejetée, insultée. Du coup, elle garde une rancune injustifiée mais tenace envers celle et ceux qu’elle estime responsables et coupables de son mal être.

Paranoïa et psychorigidité

C’est l’un des symptômes majeurs de la paranoïa. Il est impossible à un(e) paranoïaque de se remettre en cause. Dans la même veine, il est vain d’essayer de lui faire comprendre les choses telles qu’elles sont vraiment parce qu’elle est convaincue que vous essayez de la manipuler.

Surestimation de soi

Un(e) paranoïaque se croit être au-dessus des autres. Elle se voit, et se pense, plus intelligente, plus rusée, et plus cultivée, que toutes les personnes de son entourage. Le mépris est donc une constante chez une personne affectée par la paranoïa.

Paranoïa et orgueil démesuré

En plus d’être nécessaire, a minima, je recommande d’avoir, et d’exprimer, un minimum de fierté. Un peu d’orgueil. Sans excès. Mais, chez l’individu atteint de paranoïa, l’égo est surdimensionné. C’est un vrai problème qui révèle la présence d’un trouble psychique. Cet orgueil peut également être voilé par une modestie superficielle.

Autoritarisme

A un poste à responsabilité (agent de maitrise, cadre), toute personne souffrant de paranoïa opprime celles et ceux qui sont sous son autorité, jusqu’à parfois, et pas seulement de façon symbolique, les réduire à une sorte d’esclavage (cf. harcèlement).

Peur des maladies et des infections (avec menaces de procès au personnel médical)

Très souvent, les personnes victimes de paranoïa sont convaincues que le personnel médical leur veut du mal. En effet, qu’l s’agisse des médecins, ou du personnel hospitalier, la personne paranoïaque est persuadée que ces gens veulent la circonvenir, la contrôler. Qu’ils vont tout mettre en œuvre pour al contrôler.

A preuve, la certitude que ce même personnel, et l’hôpital lui-même vont lui inoculer une maladie quelconque, ou la rendre malade d’une façon ou d’une autre. Ceci, bien sur, afin de prendre le contrôle de la personne concernée et, ainsi, apporter la preuve qu’elle est vraiment malade. La parano n’est pas malade. Les malades, ce sont les autres.

Dépression majeure avec risques importants de suicide

Ce sont ces 2 derniers points qui, généralement, sont les facteurs qui poussent les gens à consulter. Dès lors, la question se pose de savoir qui consulter, et ou sur quelle thérapie s’appuyer pour retrouver une vie “normale”.

Ainsi, les médicaments sont rarement efficaces dans la gestion des problèmes de paranoïa. La meilleure option réside dans une  psychothérapie comportementale.

Comment soigner la paranoïa

Au contraire de ce que l’on pourrait penser, et de ce qui se dit, la paranoïa n’est pas une pathologie si compliquée à traiter. Du moins pas en thérapie comportementale. Et ceci bien que la personne concernée ait du mal à reconnaître qu’elle a un problème.

En effet, cette même personne considère que tout va bien dans sa vie. Que ce sont les autres qui ont un problème, ou ces mêmes autres qui sont un problème! C’est sa vision des choses. Et, dans la pris en charge de la paranoïa, cette vision est un élément particulièrement important à respecter et valoriser. Ce qui correspond à un positionnement thérapeutique et stratégique va conditionner toute la prise en charge et le suivi thérapeutique, et son efficacité.

Plus vous allez contre la vision du monde d’un patient atteint de paranoïa, plus vous alimentez son système de défenses. Dès lors, grâce à une une démarche structurée, le thérapeute comportemental utilise des techniques comportementales qui vous générer – de façon contrôlée – de la confusion chez le patient. Ces techniques favorisent la régulation, l’objectivation, et le ré équilibrage du stress perçu et, ainsi, facilite la solution, c’est à dire l’élimination du symptôme de paranoïa.

Traitement de la paranoïa

En thérapie comportementale, et à tout le moins pour l’expérience que j’en ai depuis plus de 25 ans, la prise en charge de la paranoïa est relativement simple et rapide.

J’ai bien conscience qu’en écrivant cela, je vais m’attirer les foudres… Je comprendrais mais, pour autant, c’est ma réalité thérapeutique. Bien sur, il y a des personnes paranoïaques à un point tel que cela nécessite une prise en charge pluri disciplinaire. Mais, c’est un autre sujet sachant que, pour les personnes les plus gravement atteintes, il existe… l’hôpital psychiatrique (en espérant que l’hospitalisation n’ait pas lieu sous contrainte). En pareille situation, la paranoïa est le symptôme d’un problème plus profond (schizophrénie, comportements psychotiques).

Ce qu’il est important pour vous à retenir, c’est que la paranoïa est souvent la conséquence d’un traumatisme. Et, comme pour la plupart d’entre eux, il existe des solutions simples, pratiques et pérennes.

J’en veux pour preuve que la plupart des gens se font parfois des petites délires paranoïaques. Rien de bien grave. Juste une réponse émotionnelle démesurée par rapport à une réalité perçue, mais qui en dit long sur l’état émotionnel de l’intéressé. Ne diabolisons pas mais méditons sur le sujet…

Traitement de la paranoïa: Simple, Rapide, Efficace
Si vous souhaitez partager des expériences personnelles au sujet de la paranoïa, n’hésitez pas à utiliser l’onglet “Commentaires” en bas de la présente page.

 |  Frédéric Arminot

16 Commentaires: “Paranoïa: Comment traiter le délire paranoïaque facilement”

  1. Bonjour Ella,

    Il existe plusieurs moyens ou façons d’amener une personne paranoïaque ou à consulter ou à calmer ses comportements. Il est évident que, d’elle même, cette personne ne le fera pas. N’oublions as qu’elle est victime et les autres ses bourreaux. Cela nécessite donc que ce soit les personnes victime de ces comportements qui agissent de sorte à ce que les choses évoluent positivement. C’est un comble quand on est victime soi même et que le bourreau ne fait rien, mais c’est le “prix à payer” pour retrouver la paix.

    La stratégie comportementale à adopter en pareille situation s’intègre dans un ensemble pédagogique que je n’ai pas encore publié. Non que je le garde secret mais plutôt qu’il faudrait qu’un certain nombre de personnes se montrent intéressées pour que je le publie.

    Il s’agit là non seulement d’un recueil de données afférentes aux comportements paranoïaques dans leur ensemble mais surtout de stratégies de comportements à adopter pour que la personne concernée s’apaise, voire consulte et que, dans les deux cas, la paix relationnelle soit de nouveau instaurée.

    Si cela vous intéresse, informez m’en et je verrais ce qu’il convient de faire en termes pédagogiques. Publier ou non ce module comportemental. Dans l’intervalle, je reste à votre écoute. Prenez bien soin de vous.

  2. Ella dit :

    Bonjour,
    Je suis tombée par hasard sur votre article en cherchant des méthodes pour aider ma mère à se soigner. Elle semble avoir une personnalité paranoiaque. Elle n’a pas été diagnostiquée par un professionnel mais mon psychiatre a affirmé qu’elle semblait avoir ce problème même si n’étant pas sa patiente, il ne pouvait pas le confirmer définitivement. Elle pense que toute sa famille (mon père mon frère et moi mais aussi ses frères et sa mère) est contre elle et la persécute. J’ai des rapports de plus en plus difficiles avec elle. Avant elle était compliquée mais c’était supportable mais maintenant elle est en “crise” permanente et devient très agressive avec nous voire violente. Son mal-être est dirigé vers l’extérieur, donc nous. Les délires sont presque permanents. Il y a quelques temps, elle m’a accusée d’avoir volé un de ses bijoux. On s’est disputé et elle a essayé de me frapper. Puis elle a fait du chantage au suicide. Je n’ai pas pu l’hospitaliser car nous étions dans notre pays d’origine (elle vit en france) et j’avais peur que cela n’aggrave la situation de paranoia. Elle hurlait “vous voulez m’interner alors que c’est vous qui me persécutez”. Elle est rentrée en France chez elle. Je me suis éloignée et pour la première fois, je ne lui ai plus parlé pendant 6 mois. Le problème c’est qu’elle est retournée dans notre pays d’origine vivre avec mon père qui a 78 ans a subi deux AVC et a des problèmes cardiaques. Lui qui l’aime et a toujours relativisé ne supporte plus la situation. Elle l’engueule en permanence, le frappe, a jeté ses affaires et nie ses problèmes de santé. Elle l’accuse d’avoir une double vie et une famille cachée. Je ne pense pas que mon père pourra gérer la situation car il est assez affaibli. Comment puis-je convaincre ma mère de consulter? Elle refuse depuis 10 ans. Elle n’a consulté un psychiatre qu’une fois mais elle m’a dit lui mentir car elle avait peur d’être jugée et elle a abandonné. Je lui ai suggéré de trouver un autre psy, lui ai donné des coordonnées d’une personne de confiance et ouverte d’esprit mais elle pense que le problème c’est nous. Si vous avez des suggestions, je suis plus que preneuse!

  3. Bonjour Prunster,

    Je vous suis reconnaissant d’avoir partagé votre expérience avec nous, laquelle expérience est forte, et précise le courage dont vous faites preuve.

    Sur la foi des informations que vous m’avez confié, en plus du fait que vous soyez HP, je pense que vous êtes victime de troubles anxieux majorés par votre hypersensibilité.

    A ce propos, je ne suis pas vraiment étonné que ma consœur TCCiste ne vous ait pas donné d’exercices. Je pense qu’elle est psychologue de formation. Son intervention auprès de vous va prendre au moins 2 à 3 ans, pour un résultat de l’ordre de 10 cas résolus sur 17.

    Dès lors, pour répondre à votre question en matière d’urgence, je ne saurais que trop vous suggérer de regarder la vidéo qui suit. Son contenu vous permet de bénéficier d’une méthode pour retrouver la paix de l’esprit et, partant, d’exploiter vos émotions à votre profit. Son contenu repose sur l’approche systèmique de Palo Alto, laquelle vous garantit un résultat de 16 cas résolus sur 17 en moins de 3 mois.

    Comment exploiter mes émotions à mon bénéfice

    Bien sur, je reste à votre écoute pour vous apporter toutes les précisions que vous souhaiteriez.

    Belle journée à vous, et bravo pour votre courage.

  4. Prunster dit :

    Bonjour Monsieur Arminot,

    Déjà je tenais à vous remercier pour votre article ainsi que d’être disponible dans vos commentaires !
    Jai 24 ans et je suis depuis peu patient d’une psy TCC. Je n’ai fais que 3 séances donc aucune pratique encore cependant étant HP je ressens les émotions de manière décuplée et mon parcours de vie (décès de mes parents à 12 ans, sdf à 16…)
    Je suis fier de ne pas avoir sombré par contre je me trouve à ne plus savoir qui je suis et ça empoisonne totalement ma vie de couplé chaque geste qu’elle fait chaque paroles je les analysent et me fait une idée nette sur le sujet et ça modifie mon comportement car je ne crois même pas aux réponses qu’elle m’avance.
    On rigole souvent et j’y contribue mais lors des phases sombres qui arrivent fréquemment je sur interprète chaque moments et je me sens inbuvable.

    Je continue les séances mais les émotions sont trop fortes à encaisser auriez vous une ” solution d’urgence ”
    Jai conscience davoir des problèmes, j’apprends depuis peu à les exprimer,
    Merci de votre aide

  5. Bonjour Noria,

    Les symptômes que vous décrivez correspondent à un trouble anxieux massif fruit d’une anticipation constante. Un peu comme si vous étiez constamment à l’affût d’un problème majeur avant même qu’il n’existe si tant est qu’il existe. Bref, vous êtes constamment sur la brèche.

    Il est donc normal que vous relations avec les autres soient difficiles et que vous ayez du mal à lâcher prise puisque vous n’avez que trop intégré que le danger est partout. Dès lors, comment voulez-vous savoir faire quelque chose que l’n ne vous a pas appris puisque l’on vous a toujours appris que le danger est partout, de l’extérieur.

    Ce qui amène une question: En quoi puis-je vous aider, et qu’attendez-vous de moi?

    A vous lire.

  6. Hassana dit :

    Bonjour,

    Je souffre de syndrome paranoiaque. Et ce depuis ma tendre enfance car je fus victime d abus par mon seule parent (parano)qui plus est ne cessait de me dire que le danger etait dehors du coup partout ou j etais c etait DANGER. Je me rends compte que j ai des comportements qui m epuisent car je reflechi beaucoup, je suspecte je fais mal je questionne sans cesse j ai des idees delirantes sur le gouvernement de mon pays d origine et pourtant je ne cesse de changer de version chacun de mes propos par crainte qu on ne me comprenne pas ou precisez des choses ou cas il me reinterpreterai ce que je ne voulais pas dire!!! je n ai jamais experimente la paix vu que j ai grandi dans la peur d etre agresse
    Et suis aussi agressive je n ai pas su mes faire des relations amicale depuis la primaire. Alors comment puis je intergrer une notion que je n ai jamais experimenté la confiance, la relation seine de paix?

    Bien a vous

  7. Bonjour Seb,

    Tout ce que vous me confiez là n’a rien de grotesque pour reprendre votre expression. C’est un continuum de symptômes qui exprime que vous n’arrivez pas à exploiter votre sensibilité et votre créativité à votre profit. Dès lors, que vous les vivez comme un handicap. Voire que vous vous prenez les pieds dans le tapis alors que vous savez où se trouve ce dernier. Mais, comme j’ai coutume de le dire, et de l’écrire: “Comment savoir faire quelque chose que l’on ne vous a pas appris?“.

    Si vous souhaitez instaurer un changement durable dans votre vie, j’ai une suggestion pour vous. A moins que vous ne l’ayez déjà suivi sans m’attendre? Mais, je ne crois pas avoir vu votre nom dans la liste des personnes qui ont agi (ce n’est ni un reproche ni une remarque désobligeante. C’est une simple constatation). Ainsi, cliquer sur ce lien vous amène, si vous faites ce choix, à exploiter vos compétences à votre profit, et non à les retourner contre vous:

    Comment instaurer un changement durable et profitable dans ma vie?

    Je vous souhaite de joyeuses fêtes de Noël.

  8. Seb dit :

    Bonjour Frédéric,

    Effectivement, on m’a diagnostiqué il y a quelques années un trouble anxieux généralisé, que j’ai tenté de dissimuler via une médication abrutissante. Evidemment, ça n’a pas réglé le problème. Je me levais la matin avec des pensées terriblement négatives, des phobies d’impulsion, etc..

    Je suis une personne très sensible, anxieuse, je me considère souvent comme un handicapé émotionnel, dans la mesure où je me coupe de celles ci car j’ai du mal à les comprendre/identifier. J’ai une estime de moi relativement faible, malgré une certitude sur mes qualités humaines et certains talents. Je végète dans un emploi minable, dans une ville que je déteste car j’ai décidé de venir vivre chez ma compagne. Dans la mesure où je ne m’aime pas trop, je ne sais pas si je suis amoureux ou encore en dépendance affective, incapable de me retrouver seul face à moi même.

    J’ai énormément de mal à prendre des décisions, à agir au quotidien, à me motiver malgré des projets.

    Je ne finis jamais ce que je commence, ma motivation s’effondre à la moindre difficulté, et aujourd’hui je suis plutôt résigné, je me dis que je serai dans cet état tout ma vie. J’aime beaucoup cette maxime dans une chanson de rap qui dit : “J’ai jamais rien fini sauf ce que j’ai entrepris de gâcher”.

    Je suis également thanatophobe, j’ai une peur viscérale et malsaine de la mort, ce qui me freine également dans tous mes projets, car mon inconscient doit être persuadé que je vais bientôt mourir. Du coup, j’ai arrêté le sport pour éviter de me mettre dans des situations à risque. Bref, je sais que tout ceci est grotesque et je cherche désespérement des solutions car au fond, j’ai envie de ne plus avoir peur de vivre.

    La méditation et la lecture m’ont aidé à comprendre qu’il fallait absolument que je me désidentifie de mes pensées négatives, mais effectivement, je préfèrerai que ces pensées ne surgissent plus.

    En gros, vous aviez vu juste et aujourd’hui, je souhaite devenir mon ami et sortir de cet enfer dont je suis prisonnier depuis maintenant plus de 10 ans !

  9. Bonjour Seb,

    Je vous suis reconnaissant de votre confiance quant à avoir partagé votre expérience sur ce blog.

    Pour répondre à votre question, je ne pense pas que vous souffriez de troubles paranoïaques. Je pense, mais je peux me tromper, que vous êtes quelqu’un de trés anxieux. D’ailleurs, je n’invente rien, vous même l’écrivez.

    Partant, vous êtes victime de ruminations, de pensées intrusives, d’anticipations anxieuses. Autant de symptômes qui alimentent, parfois, votre culpabilité. A ce propos, il n’est pas impossible, comme souvent les personnes victimes d’anxiété, que vous soyez une personne sensible. Laquelle a du mal à négocier avec ses émotions. Au sens de les exploiter à votre profit. Dès lors, quid de la solution?

    Reprendre la méditation ou la lecture va effectivement vous aider. Mais pas vous apporter la solution. A preuve, votre problème a resurgi. Les solutions que vous avez utilisé sont des méthodes qui vous aident à vous détendre.

    Or, elles participent, qu’on le veuille ou non, à entretenir le problème puisque, pour le tenir à distance, vous êtes – plus ou moins – contraint à pratiquer. Vous devenez donc dépendant de cette pratique. N’en déplaise à certain(e)s.

    La question se pose donc de votre autonomie. Souhaitez-vous une solution qui tienne le problème à distance mais vous contraigne à pratiquer? Ou une solution qui élimine votre problème, vous offre de bénéficier d’une estime et d’une confiance en vous pérenne et satisfaisante et, partant, l’autonomie?

    Je vous laisse le soin de répondre à cette question, voire de m’en tenir informé. Prenez bien soin de vous.

  10. Seb dit :

    Bonsoir,
    Je souhaiterai avoir un avis sur ce que j’estime être de petits épisodes paranoïaques.
    Il y a quelques temps, je me suis mis martèle en tête que ma compagne me trompait, un beau matin, sans aucune raison particulière, en surexagérant tous les détails qui me semblaient sur le moment “suspicieux” et bien évidemment, ayant parfois dans ces moments là des éclairs de lucidité, je pensais que la situation était ridicule et décidai de ne pas croire mes pensées toxiques et terriblement anxiogènes.
    Il m’est arrivé un peu la même chose récemment.
    Pendant une soirée très arrosée où j’avais bu plus que de raison, j’ai été assez désagréable avec une certaine communauté de gens, et malgré le fait que mes amis m’aient dit que tout s’était bien passé (je ne me souviens pas de ce moment), des personnes de cette communauté ont débarqué à mon travail (une pizzeria) pour commander et manger une pizza sur place.
    Ces gens étant connus dans ma région pour être agressifs, j’ai immédiatement pensé qu’ils étaient là pour moi, je me suis fait des anticipations anxieuses dans lesquelles je les voyais m’attendre à la fin de mon travail et me faire du mal.
    Ces épisodes, bien que rares, sont désagréables parce que j’ai conscience au fond moi que mon cerveau et mes pensées automatiques sont ridicules.
    Ayant été en proie pendant de longues années à un trouble anxieux, lecture et méditation m’ont énormément apporté, surtout au niveau de mes tentatives d’éradication des distorsions cognitives, que vous devez connaître mieux que moi et dans lesquelles je me suis immédiatement reconnu.
    Mes états d’âme et anticipations anxieuses ressurgissent depuis que j’ai stoppé ces lectures et la méditation, dû à l’amélioration de mon état.
    Me conseillez vous de reprendre la méditation ?
    Ces micros épisodes de paranoïa vous semblent t ils dangereux ?
    Je vous remercie par avance, et bravo pour votre travail.

  11. Bonjour Valérie,

    Tout ce qui tourne autour de la paranoïa a un lien avec un sentiment de persécution, de victimisation, d’obsession. Tout est sujet à une angoisse de persécution. A une peur à laquelle il est répondu par une forme de violence (verbale, physique) qui est à la hauteur de la douleur perçue. Dès lors, il me semble judicieux d’introduire des éléments de contexte dans ce que vous souhaitez exprimer. Qui est votre héroïne? Que fait-elle? Quel est son environnement (social, affectif, etc.)? Nonobstant sa paranoïa, quel est la trame de votre histoire puisque ou la paranoïa est le sujet principal ou ce sont les conséquences e ce problème qui l’est, à moins qu’il y ait un autre sujet dans le sujet? Etc.

  12. Pierson Valerie dit :

    Bonsoir , j’ecris une nouvelle dans laquelle mon héroïne souffre de paranoïa. Je lis beaucoup d’articles à ce sujet mais j’ai besoin d’introduire des ‘ effets de réel ´ dans mon texte, des phrases qu’elle répéterait en boucle, des situations particulières et identifiables à cette maladie.
    Pouvez vous me donner quelques pistes ?
    Merci
    Valérie

  13. Bonjour Nadia,

    Avant tout, je vous suis reconnaissant de votre partage comme de votre confiance. Pour répondre à votre question, oui, il y a de l’espoir. Il y en a d’autant plus que j’ai créé un programme comportemental en ligne pour traiter les problèmes de jalousie tels que ceux que vous décrivez. L’objectif est de retrouver confiance et d’apaiser la relation. Ceci en traitant autant les questions de forme (vos réactions de jalousie) que le fond (ce qui peut expliquer la jalousie chez vous comme chez d’autres personnes). Y compris des symptômes de paranoïa et de sentiment de persécution à l’identique de ce que vus décrivez.

    Si ce programme vous intéresse, informez m’en. Je vous expliquerais comment y accéder. Je vous souhaite une belle journée.

  14. Duverneix dit :

    Bonjour je m appel Nadia, j ai lu deux sujet qui me concerne jalousie maladive et paranoïa. Je ne sais plus quoi faire pour me sortir de tout sa, et surtout je n en peux plus, je fais de l hypnotherapy cognitive, massage serenisens, meditation etc…
    J ai eu une enfance dur rejet verbale de ma mère, des rabaissement, elle crée des jalousie entre moi et ma sœur, et je rentré en conflit avec elle des quel me provoquer, du à son passé qui a été dur. J ai vécu que des relations de tromperie provoquer par ma jalousie, ma paranoïa
    Le hic c est que je vie dans des peurs, je m enferme car en contact avec du monde ma jalousie apparaît je n arrive pas à la contrôler c est elle qui me contrôle , mon conjoint n en peux plus et moi non plus car je ne vie pas. Je n arrive pas a savoir le déclencheur dans mon enfance, pourtant je boss je lis j essai d être dans l instant présent mais des qu elle se pointe je n ai plus de contrôle comme si c était ma personnalité et que sa ne changera pas.. 40 ans comme sa y a t il de l espoir ?
    merci d apporter votre experience
    Cordialement

  15. Bonjour,

    Je fais suite à votre commentaire, lequel appelle plusieurs remarques. A défaut que votre compagne soit effectivement paranoïaque, il semble vraisemblable qu’elle est dans un contrôle absolu qui nourrit ce que nous pourrions envisager comme des symptômes paranoïaques. D’ailleurs, votre épouse elle même parle du psychiatre comme d’un psychopathe qui n’hésitera pas à l’hospitaliser. C’est donc qu’elle a bien conscience de son état émotionnel comme de sa situation relationnelle, et qu’en discriminant le psychiatre (lesquels sont, de mon point de vue, horriblement normatifs), elle cherche à se protéger.

    Ainsi, elle vous prend en otage en vous menaçant – ce qui semble plutôt bien fonctionner -, et vous rend plus difficile encore une prise de décision qui pourrait vous impacter vous, et votre fils, lequel semble faire preuve d’une maturité étonnante quand il parle de la relation entretenue entre votre mère, sa grand-mère, et sa propre mère, votre épouse. Autant d’éléments qui vous ramènent à votre condition d’enfant, avec un père soucieux de ne jamais reconnaître sa responsabilité dans certains évènements avec toutes les conséquences que l’on peut imaginer et que vous connaissez.

    Dès lors, si vous souhaitez un changement constructif et durable, et sachant que vous n’avez pas vocation, ni fonction, à être le thérapeute de votre femme, il ne vous reste plus qu’à… changer! A ce propos, vous comprendrez que je ne puisse confirmer ou infirmer la nécessité d’une séparation. Cependant, si tel est votre choix que d’exprimer la limite, et de protéger votre fils, rien ne vous empêche de constituer avocat et de saisir la justice, tout en précisant les menaces dont votre fils et vous même avez fait l’objet (retour en Chine, etc.), sachant que le “retour au pays” du fait de la distance est une manipulation supplémentaire pour vous infléchir. Elle serait originaire d’Angoulême, cela modifierait les paramètres…

    Dans l’intervalle, le seul moyen que vous ayez de sortir de ce que vous nommez un piège consisterait à abonder dans le sens de votre compagne. Cela signifie lui confirmer que le malade – ou le problème – c’est vous et, dès lors, de justifier ainsi une séparation. En effet, quel est l’intérêt pour vous de persister dans cette erreur stratégique de vouloir contraindre une personne à entendre une chose qui la ramène à elle-même alors qu’elle préfère rester sourde?

    Dans une situation comme celle que vous me décrivez, se battre “contre” relève donc de la chimère, de l’utopie. Je n’y vois aucun inconvénient si vous y trouvez plaisir (celui de, vous aussi, vous victimiser). Mais, à ce moment là, il vous incombe d’en assumer la responsabilité et les conséquences. Vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas. Il n’y aura donc de vrais changements, pour vous et votre fils, que ceux que vous impulsez de sorte à redevenir maitre de votre vie (cf. comportement adulte).

    Vraisemblablement consciente de ses difficultés personnelles, votre épouse n’entend pas modifier son positionnement victimologique parce qu’elle y trouve sans doute intérêt. Celui de se considérer – elle aussi – comme victime. Un peu comme votre père qui, se refusant à ce statut de victime/bourreau, se faisait exclusivement bourreau tout en étant sans doute convaincu qu’il était victime d’attaques ignominieuses. Dans un cas comme dans l’autre, le déni fait, de façon puissante et renouvelée, des victimes collatérales. Vous en savez quelque chose.

    Pour toutes ces raisons, nonobstant les difficultés de comportement qu’expriment votre compagne, il vous appartient de réfléchir et prendre – si tel est votre souhait – les mesures qui seront l’expression du respect de vous même et, partant, de l’amour que vous vous portez comme de celui que vous portez à l’endroit de votre fils.

    Prenez le temps, et prenez soin de vous. N’hésitez pas à me solliciter si vous avez des questions, ou besoin de précisions. Bien à vous.

    Frédéric

  16. Cherot dit :

    Bonjour, j’ai trouvé votre site tout à fait par hasard. Étant dans la profession médicale j’ai pu constater que nombres de traits paranoïaques rendaient infernale la relation de ma femme à ma famille (elle est persuadée que sa belle mère à littéralement le pouvoir de “contaminer” de sa seule présence tout son entourage et notamment notre fils). Quoique j’aie pu faire pour tenter de la raisonner patiemment, pour éviter qu’elle ne raconte des histoires atroces à notre fils dans lesquelles elle cherche à le persuader que sa mamie et sa tante veulent sa mort, rien n’a pu infléchir même un peu son jugement. Je sais que m’a mère est envahissante et qu’elle aime prendre le contrôle de la maison (tout comme ma femme au demeurant, ce qui les rapproche m’a fait remarquer mon fils de 7 ans…). Il est très difficile de dire d’un autre qu’il est paranoïaque, d’abord parce que bien souvent il s’agit d’un jugement à l’emporte pièce concernant la méfiance de l’autre et d’autre part parce qu’il s’agit nécessairement d’un proche avec lequel on est en conflit, ce qui rend suspect d’emblée nos assertions. J’ai vécu longtemps avec un père qui ne pouvait jamais en aucun cas être coupable de quoi que ce soit et qui s obstinait à chercher un coupable (autre que lui bien sûr) pour chaque problème du quotidien. Seule la distance physique m’a permis de m épanouir lorsque j’étais adolescent. Aujourd’hui je me demande s’il n est pas préférable de rompre avec ma femme pour que mon fils puisse s’épanouir. Seulement voilà, d’une part elle est chinoise et menace régulièrement soit d’abandonner son fils et de rentrer seule définitivement en chine soit de rentrer avec lui définitivement en chine et de l’interdire de me voir à l’avenir, pour le “préserver “. Ceci n’est qu’un exemple des nombreux ultimatum que nous vivons régulièrement. J’ignore quelle est la meilleure solution. Bien évidemment elle refuse que nous allions voir un psychiatre en famille pour parler de nos soucis familiaux car elle est persuadée que je vais profiter de mon influence de professionnel de la santé pour que le “psychopathe ” (mot qu’elle utilise volontiers pour désigner le psychiatre) l’hospitalise d’office. Le problème c’est moi et ça ne peut pas être elle. Seulement même si j’avoue être loin d’être parfait, souvent hésitant, avançant prudemmenten évitant toujours soigneusement d’accuser qui que ce soit pour ce qui advient en allant voir un psychiatre je n’ai pu avancer. Je me sens pris au piège dans une relation délétère de laquelle notre fils est otage et complice de cette prise en otage.
    Merci d’avance pour vos suggestions si vous en avez.

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