Paranoïa: Comment traiter le délire paranoïaque facilement

Paranoïa

Au sein de mon cabinet, je me suis occupé de beaucoup de personnes atteintes de paranoïa. Et, pour être honnête, je ne vous cache pas y un certain plaisir. En effet, le traitement de la paranoïa est particulièrement rapide et facile grâce à l’approche comportementale.

La paranoïa est un trouble relevant de la santé psychique qui affecte un nombre important de personnes dans le monde. Ce peut être un de vos proches, voire vous même. D’ailleurs, qui d’entre nous n’a jamais entendu quelqu’un nous dire, je cite: “T’es complètement parano!“.

Bouh, le vilain problème. Au sens commun. Que dire et penser de ce qualificatif si réducteur, lié à une maladie mentale, et qui laisse entendre que l’on se fait des films, que l’on se sent persécuté, et qui renvoie de soi une image si… pathologique (“T’es un grand malade toi…“). Une pauvre victime de soi même en sorte.

En conséquence, pour éviter que vous ne partiez à votre tour dans des peurs ou dans des délires inconsidérés, voire irrationnels, je me suis donné pour tâche de vous éclairer sur la paranoïa, à la faveur du contenu du présent article. Je développe donc quatre thèmes:

  • Définition de la paranoïa
  • Les causes de la paranoïa
  • Les symptômes de la paranoïa
  • Comment soigner la paranoïa

Définition de la paranoïa

La plupart des dictionnaires définissent la paranoïa comme une “Psychose caractérisée par la présence d’idées délirantes systématisées et permanentes, surtout à thème de persécution“.

Plusieurs scientifiques définissent la paranoïa comme le résultat d’un conflit psycho affectif relativement important. C’est une psychose qui n’impacte pas les capacités intellectuelles de sa victime, mais plutôt sur ses capacités psychiques.

Cette psychose apparaît le plus souvent à un âge compris entre 30 et 40 ans, et a tout l’air d’un délire. Le caractère paranoïaque s’exprime par une méfiance excessive, une susceptibilité exacerbée, un jugement erroné et subjectif.

Les hommes sont plus touchés que les femmes. En termes physiques, ce trouble peut être le résultat de lésions cérébrales, de traumatismes crâniens, ou d’une faible oxygénation du cerveau.

Il peut être aggravé par un abus dans la consommation d’alcool, ou d’autres substances toxiques comme la marijuana, ou la cocaïne.

D’une façon plus générale, on parle de paranoïa quand une personne souffre d’un sentiment de persécution. A le sentiment qu’on en veut qu’à elle, au sens où ce n’est qu’à elle que l’on fait subir des brimades ou des humiliations. Ou que cette même personne, ou une autre, a été victime de harcèlement (moral ou sexuel). Du coup, par réaction, elle suppute le désir de faire du mal chez la plupart des autres gens. Ce peut donc être le fruit de traumatismes (harcèlement, agression, etc.).

Par extension, la paranoïa génère une absence de confiance inter relationnelle assez importante. Une personne paranoïaque est donc constamment réactive, et sur la défensive.

Les causes de la paranoïa

Pendant des années, je me suis occupé du suivi post traumatique de salariés dans l’exercice de leurs fonctions professionnelles. Je me souviens d’un monsieur victime d’une agression. Vol à main armée, avec prise d’otages. Ficelé comme un jambon. Frappé au visage. Dans les côtes. Menacé de mort. Abandonné en pleine campagne. Nu, et attaché à un arbre.

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Quand je le rencontre, je sens immédiatement sa paranoïa. Il me dévisage comme si j’étais suspect. A ses yeux, je dois surement l’être. Suis-je bien la personne que je prétends être? Notre première consultation dure deux heures. Pendant tout ce temps, il essaie de s’assurer que je suis bien le coach missionné par son employeur.

D’une façon générale, la paranoïa fait suite à un ou plusieurs traumatismes. A des expériences de vie où l’intégrité physique ou psychique de la personne intéressée ont été mis à mal. L.a paranoïa est donc une réaction. Une réaction victimologique.

Dans un autre registre, je me souviens de beaucoup de malades alcooliques ou toxicomanes victimes de paranoïa. Ils évoluent dans des sphères sociales, affectives ou économiques où la méfiance est de mise. Qui est qui? Qui fait quoi? Quel est le danger? Pour eux, comme pour un tas d’autres gens, le problème ou le danger, c’est les autres. Pas eux.

Symptômes de la paranoïa

Une personne souffrant d’un syndrome paranoïde est caractérisée par un ou plusieurs des symptômes ci-après:

Méfiance exagérée

La personne victime de paranoïa a tendance à toujours regarder au-dessus de son épaule. Elle a peur de tout le monde, et dramatise le moindre événement de sa vie.

Agressivité

Une personne paranoïaque se sent constamment menacée, blessée, et humiliée. Du coup, elle est toujours sur le pied de guerre. Toutes ses réactions sont marquées par une bonne dose de colère et d’agressivité.

Doute et paranoïa

La personne paranoïaque ne croit ni en l’amitié ni en l’amour. Elle n’a aucune confiance en ses proches, et encore moins envers celles qui lui sont affectivement éloignées.

Paranoïa. Le soupçon

imaginons que vous soyez en couple avec une personne paranoïaque. Celle-ci vous accusera toujours d’infidélité. Elle fouinera chaque détail de votre vie à la recherche d’un élément pouvant justifier, ou étayer, ses suppositions d’adultère.

Impossibilité de se confier

Un homme ou femme atteint(e) de paranoïa ne laisse personne entrer dans son jardin secret. Autant, on peut comprendre que vous ne donniez pas accès à votre jardin secret à tout le monde , autant ne pas ou plus se confier à quiconque est le signe d’une psychose.

Impossibilité de pardonner

Le passé est un fardeau pour une personne paranoïaque. Elle n’arrive pas à s’en débarrasser. Elle a de la rancœur envers les personnes qui lui ont fait du mal par le passé. Mais ce ressentiment n’est pas toujours justifié. La personne paranoïaque pense, souvent à tort, avoir été abusée, humiliée, rejetée, insultée. Du coup, elle garde une rancune injustifiée mais tenace envers celle et ceux qu’elle estime responsables et coupables de son mal être.

Paranoïa et psychorigidité

C’est l’un des symptômes majeurs de la paranoïa. Il est impossible à un(e) paranoïaque de se remettre en cause. Dans la même veine, il est vain d’essayer de lui faire comprendre les choses telles qu’elles sont vraiment parce qu’elle est convaincue que vous essayez de la manipuler.

Surestimation de soi

Un(e) paranoïaque se croit être au-dessus des autres. Elle se voit, et se pense, plus intelligente, plus rusée, et plus cultivée, que toutes les personnes de son entourage. Le mépris est donc une constante chez une personne affectée par la paranoïa.

Paranoïa et orgueil démesuré

En plus d’être nécessaire, a minima, je recommande d’avoir, et d’exprimer, un minimum de fierté. Un peu d’orgueil. Sans excès. Mais, chez l’individu atteint de paranoïa, l’égo est surdimensionné. C’est un vrai problème qui révèle la présence d’un trouble psychique. Cet orgueil peut également être voilé par une modestie superficielle.

Autoritarisme

A un poste à responsabilité (agent de maitrise, cadre), toute personne souffrant de paranoïa opprime celles et ceux qui sont sous son autorité, jusqu’à parfois, et pas seulement de façon symbolique, les réduire à une sorte d’esclavage (cf. harcèlement).

Peur des maladies et des infections (avec menaces de procès au personnel médical)

Très souvent, les personnes victimes de paranoïa sont convaincues que le personnel médical leur veut du mal. En effet, qu’l s’agisse des médecins, ou du personnel hospitalier, la personne paranoïaque est persuadée que ces gens veulent la circonvenir, la contrôler. Qu’ils vont tout mettre en œuvre pour al contrôler.

A preuve, la certitude que ce même personnel, et l’hôpital lui-même vont lui inoculer une maladie quelconque, ou la rendre malade d’une façon ou d’une autre. Ceci, bien sur, afin de prendre le contrôle de la personne concernée et, ainsi, apporter la preuve qu’elle est vraiment malade. La parano n’est pas malade. Les malades, ce sont les autres.

Dépression majeure avec risques importants de suicide

Ce sont ces 2 derniers points qui, généralement, sont les facteurs qui poussent les gens à consulter. Dès lors, la question se pose de savoir qui consulter, et ou sur quelle thérapie s’appuyer pour retrouver une vie “normale”.

Ainsi, les médicaments sont rarement efficaces dans la gestion des problèmes de paranoïa. La meilleure option réside dans une  psychothérapie comportementale.

Comment soigner la paranoïa

Au contraire de ce que l’on pourrait penser, et de ce qui se dit, la paranoïa n’est pas une pathologie si compliquée à traiter. Du moins pas en thérapie comportementale. Et ceci bien que la personne concernée ait du mal à reconnaître qu’elle a un problème.

En effet, cette même personne considère que tout va bien dans sa vie. Que ce sont les autres qui ont un problème, ou ces mêmes autres qui sont un problème! C’est sa vision des choses. Et, dans la pris en charge de la paranoïa, cette vision est un élément particulièrement important à respecter et valoriser. Ce qui correspond à un positionnement thérapeutique et stratégique va conditionner toute la prise en charge et le suivi thérapeutique, et son efficacité.

Plus vous allez contre la vision du monde d’un patient atteint de paranoïa, plus vous alimentez son système de défenses. Dès lors, grâce à une une démarche structurée, le thérapeute comportemental utilise des techniques comportementales qui vous générer – de façon contrôlée – de la confusion chez le patient. Ces techniques favorisent la régulation, l’objectivation, et le ré équilibrage du stress perçu et, ainsi, facilite la solution, c’est à dire l’élimination du symptôme de paranoïa.

Traitement de la paranoïa

En thérapie comportementale, et à tout le moins pour l’expérience que j’en ai depuis plus de 25 ans, la prise en charge de la paranoïa est relativement simple et rapide.

J’ai bien conscience qu’en écrivant cela, je vais m’attirer les foudres… Je comprendrais mais, pour autant, c’est ma réalité thérapeutique. Bien sur, il y a des personnes paranoïaques à un point tel que cela nécessite une prise en charge pluri disciplinaire. Mais, c’est un autre sujet sachant que, pour les personnes les plus gravement atteintes, il existe… l’hôpital psychiatrique (en espérant que l’hospitalisation n’ait pas lieu sous contrainte). En pareille situation, la paranoïa est le symptôme d’un problème plus profond (schizophrénie, comportements psychotiques).

Ce qu’il est important pour vous à retenir, c’est que la paranoïa est souvent la conséquence d’un traumatisme. Et, comme pour la plupart d’entre eux, il existe des solutions simples, pratiques et pérennes.

J’en veux pour preuve que la plupart des gens se font parfois des petites délires paranoïaques. Rien de bien grave. Juste une réponse émotionnelle démesurée par rapport à une réalité perçue, mais qui en dit long sur l’état émotionnel de l’intéressé. Ne diabolisons pas mais méditons sur le sujet…

Traitement de la paranoïa: Simple, Rapide, Efficace
Si vous souhaitez partager des expériences personnelles au sujet de la paranoïa, n’hésitez pas à utiliser l’onglet “Commentaires” en bas de la présente page.

 |  Frédéric Arminot

62 Commentaires: “Paranoïa: Comment traiter le délire paranoïaque facilement”

  1. Bonjour,

    Vous imaginez bien que ce n’est pas moi qui vais vous écrire si, oui ou non, votre mari vous manipule et vous trompe avec une autre femme. A contrario, ce que je peux vos affirmer c’est que vous souffrez d’un trouble anxieux important. Lequel justifie que, pour reprendre votre expression, vous vous preniez la tête avec votre époux. Pourquoi? Parce-que vous anticipez. Vous imaginez sans savoir.

    Vous craignez qu’il vous mente, vous manipule. Dans le même temps, vous imaginez toutes les conséquences que vous puissiez redouter. Que votre mari désire et aime une autre femme que vous. En bref, vous avez toutes les peines du monde à lâcher prise et à faire confiance. Du coup, vous vous posez des questions. Et il n’y a aucune paranoïa là-dedans. Juste de l’anxiété.

    Puis-je faire confiance à mon mari? Est-ce que je l’aime encore? Mon époux me ment-il? Est-ce moi qui me fait des idées? En bref, tout un tas de questions anxiogènes qui alimentent ruminations et pensées obsessionnelles. Ces mêmes problèmes qui trouvent leur lit dans une personnalité – la vôtre – sans doute naturellement anxieuse. Laquelle anxiété trouve son paroxysme dans la situation que vous subissez.

    Victime de cette anxiété, je ne puis vous offrir qu’un seul conseil pour lâcher prise, cesser d’être angoissée, et retrouver confiance. Au moins en vous. Ce qui vous permettrait de vous affirmer. D’exprimer vos limites.

    Ce conseil consiste à vous inviter à cliquer sur le lien ci-dessous. Bien sur, je reste à votre disposition pour vous apporter toutes les précisions que vous souhaitez. Dans l’intervalle, prenez bien soin de vous.

    Comment ne plus anticiper, lâcher prise et retrouver confiance de façon simple et rapide

  2. Elodie dit :

    Bjr voilas je me permet de laisser un message car g un véritable problème mon mari m’a trompé l annee dernier il et rester 1mois et demi avec elle il ce voyait souvent les soir en soirée kan il étais bourrer g tout découvert le 9 décembre de son infidélité il m’a dit kil ne recommencerais pas et ke j étais sa seul femme il n’ont jamais coucher ensemble le 1 janvier de cette année il a recommence à la voir pour une soirée ils on eu un accident de voiture ensemble et y avais mon fils âgée de 12 ans avec eu dans la voiture un peu plus mon fisl à faille perdre la vie mais par chance non depuis tout sa g du mal à tout oublier il a ya 4 mois après une dispute g découvert ki à étais encore chez elle pour soit disant parler de nous car on arrête pas de ce prendre la tête. Sa fait maintenant 3 mois ke je n arrêt pas de me dire kil me trompe alors ke pour lui c faux on ce prend la tête tout les jour et je n en peu plus de vivre dans la parano je l aime enfin je pense kan il et pas avec moi je l aime a point inexplicable mais kan il et avec moi et kon ce prend la tête g l’impression de ne plus l aimer aider moi svp a me sortir de cette parano c plus une vie pour nous et surtout pour mes enfants ils en souffre beaucoup et moi aussi même si je fait rien voir aider je vous en supplies merci

  3. Bonjour Sally,

    Je pense qu’il est inutile de rassurer votre frère. Lequel souffrirait d’une anxiété traumatique liée à l’agression dont il a été victime. J’en veux pour preuve ses appels à l’aide (toutes les maladies dont il dit souffrir/hypocondrie) comme ses inquiétudes d’être suivi. Partant, d’être de nouveau victime d’une agression.

    Ses comportements de type paranoïaque (ce qui ne signifie pas que votre frère soit paranoïaque) et hypocondriaque seraient liés à des évènements traumatiques non dépassés. Non résolus.

    Dès lors, il faudrait essayer de lui en faire prendre conscience, et l’inviter à consulter. L’a t’il déjà fait, et où habite t’il (ville, région, pays)?

  4. Sally dit :

    Bonjour,
    Tout d’abord merci pour cet article très bien écrit qui m’a permis d’en apprendre davantage sur la paranoïa.

    Je suis en questionnement sur l’état dans lequel se trouve mon frère.

    Il y a 3 ans, en vacances, il s’est retrouvé entouré d’un groupe de jeunes garçons qui voulaient le frapper. Il a pu s’enfuir mais s’est tout de même reçu un coup à la nuque par l’un d’eux.

    Depuis il montre un comportement hypocondriaque et paranoïaque.

    Il est persuadé d’ avoir des séquelles physiques dûes à ce coup ( malgré examens normaux) ; un nerf endommagé, des problèmes cardiaques, un poumon gauche qui aurait prétendument cessé de fonctionner et puis plus récemment une phlébite.

    En parallèle de cela, il a récemment commencer à s’imaginer qu’un homme, vu dans le bus, en a après lui et depuis a peur de le recroiser. Il prend maintenant un autre itinéraire et surveille ses arrières dans la rue. Il pense parfois que cet homme aurait pu envoyé des amis le suivre…

    Il vient souvent me faire part de ses inquiétudes infondées et illogiques, j’essaie de le raisonner et il me dit que cela le rassure mais le lendemain ses peurs reviennent…

    C’est assez frustrant et épuisant de devoir toujours prouver de manière quasi mathématique que ses théories ne tiennent pas la route, que personne n’en a après lui et qu’il n’est atteint d’aucune maladie grave..

    Comment le rassurer efficacement ?

    Pensez vous qu’ il s’agit de paranoïa ?

    Et pensez vous que l’hypocondrie et la paranoïa sont deux choses distinctes ou est ce que l’hypocondrie n’est finalement qu’une autre manifestation de la paranoïa ?

    Merci beaucoup pour votre travail remarquable.

  5. Bonjour,

    Il semble que vos collègues et vous même soyez pris dans un piège qu’involontairement vous avez participé à créer. J’entends par là que toutes et tous marchez sur des œufs face au comportement de votre collègue, et néanmoins subordonnée. C’est donc que personne n’a pris la peine de s’affirmer auprès de cette salariée ni de la recadrer quand c’est, ou c’était nécessaire. Pour quelle raison? Elle est protégée?

    Aujourd’hui, et ce de façon latente, vous ne savez plus comment faire. Vous êtes donc devenus otage d’une seule personne qui, in fine, vous terrorise tous. Dès lors, pour paraphraser un ancien ministre, je cite: “Il faut terroriser les terroristes”. Cela signifie, non pas vraiment la terroriser à son tour, mais utiliser les mêmes armes qu’elles pour la “neutraliser”.

    Cela passe par la l’adoption d’une stratégie de comportements qui participe à aggraver la situation pour l’apaiser. En effet, plus vous allez, toutes et tous, faire silence, ou tenter de la rassurer, pire, sans doute, sera le problème.

    Il faut donc lui confirmer qu’effectivement, il y a de fortes présomptions que tous vous ourdissiez des complots dans son dos. Une fois dit, que vous lui fassiez savoir que la situation est sans doute bien pire qu’elle ne le soupçonne elle même. Pour être bref, il ne faut surtout pas la convaincre du contraire de ce dont elle est convaincue, mais en rajouter par rapport à ce qu’elle craint.

    Par exemple, lui dresser un rapport détaillé de la façon dont certains la jalousent, tentent de lui voler son emploi, etc. Dans la même veine, lui demander trés régulièrement ce qu’elle pense du comportement d’une personne ou d’une autre. Et enfin, reprendre ses propos et en rajouter.

    Ainsi, quand elle fait des reproches fort désagréables à haute et intelligible voix, il faut reprendre ces reproches exprimés et les majorer. En dire plus que cette personne n’en dit déjà. Bien sur, cela nécessite que l’ensemble de l’équipe soit informée d’une part, et que chacun participe de façon active à une telle stratégie d’autre part.

    Ne pas lui adresser la parole va nourrir son ressentiment et sa certitude de ne pas être respectée, écoutée, etc. Vous risquez donc de voir ses comportements d’affirmation s’aggraver au sens où ils seront plus véhéments, discriminants, et victimologiques.

    En conclusion, pour reprendre la main, il faut opposer à cette violence perçue, une violence plus forte encore mais que, cette fois-ci, vous commandez.

    Vous me tenez informé des résultats de l’utilisation de cette stratégie?

  6. ** dit :

    Bonjour,
    je travaille avec une collègue que j’appréciais énormément, malheureusement je la vois s’enfoncer depuis quelques temps dans sa paranoïa. Elle est persuadée que tout le monde la jalouse, l’épie, que tout le monde veut lui voler son travail.On marche en permanence sur des oeufs avec elle car elle interprète absolument tout, et même quand on ne dit rien elle interprète notre comportement. Malgré le fait qu’elle prenne énormément de temps à effectuer des tâches que d’autres personnes feraient rapidement (personne ne lui a jamais fait de réflexion à ce sujet), elle insinue en permanence qu’elle travaille comme une folle et que les autres se la coulent douce. Pourtant elle passe son temps à demander si on ne pense pas d’elle qu’elle brasse de l’air, qu’elle ne fait rien etc. Elle est très autoritaire et donne des ordres à tout le monde, et est très agressive, même envers moi qui suis théoriquement sa supérieure hiérarchique. Elle a pris en grippe une de mes collègues, que j’ai essayé de défendre et depuis elle me ressort tout le temps que cette collègue est ma chouchoute, ma protégée… Cela en vient presque à du harcèlement moral, mais je sais qu’en parler à notre employeur ne ferait qu’aggraver la situation car elle nous accuserait de la poignarder dans le dos. Au lieu de nous dire directement ce qu’elle nous reproche, elle préfère faire des remarques très méchantes à voix haute. Plusieurs de mes collègues, et moi aussi, ont décidé de ne plus lui adresser la parole puisque tout est mal interprété, mais je ne sais pas à quoi cela va aboutir. Elle se plaint qu’il y a une mauvaise ambiance sur notre lieu de travail, en nous blâmant, sans réaliser qu’elle en est à l’origine… Bref, je ne sais plus quoi faire car cela nous bouffe l’existence à tous au boulot, il arrive souvent qu’on craque chacune dans notre coin car les attaques sont violentes.
    Merci pour le temps que vous prendrez à lire ce commentaire.

  7. Mery,

    Que tout cela semble compliqué. Quoique…

    Vraisemblablement, quoique vous fassiez, ou disiez, vous avez tort. Il est victime. Et vous, si ce n’est plus que les autres, êtes son bourreau. De fait, votre compagnon semble avoir de graves troubles du comportement et de la personnalité.

    Nonobstant ce qui semble reposer chez cet homme sur un comportement égocentrique, je m’interroge quant à un putatif comportement pervers. En effet, il est horrible avec vous, vous rabaissant sans cesse. Au point que vous en avez souffert de dépression. C’est l’intérieur. A l’extérieur écrivez-vous, en société, c’est une personne merveilleuse.

    Serait-ce un monstre? En l’absence de certitudes, dans le doute, vous qui êtes entrain de partir (vous parlez de votre futur ex-mari), je vous invite à fuir. Protégez-vous pendant qu’il est encore temps.

  8. Mery dit :

    Bonjour,
    J’ai été en contact avec une personne que je n’arrive réellement pas à cerner. Il s’agit malheureusement de mon futur ex-mari. Tout est sujet à dispute car il se sent systématiquement menacé, dédaigné, humilié, pour une bête petite chose parfois sans importance.
    Souffler de fatigue et d’épuisement est un manque de respect, lui demander de céder sa place est un manque de respect, dormir en prenant trop de couette est également un manque de respect. Il est systématiquement entrain de faire des reproches pour la moindre contrariété qu’il pourrait rencontrer. Avoir du retard dans un SMS et c’est parti pour des disputes interminables…
    Il s’attend systématiquement à se faire géré ou dominé pour reprendre ses termes. A systématiquement peur de devoir se battre et est intiment convaincu que quelqu’un lui fera du mal. Mes frères ou les nouveaux conjoints de ses ex copines.
    A titre d’exemple, un jour, une bagarre éclate dans la rue entre deux personnes. Un attroupement se forme pour voir cette dispute, l’un des deux protagonistes a regardé mon mari. Il a à partir de là, été intiment convaincu que cette personne allait le retrouver pour lui casser la gueule. Pendant 6 ou 9 mois , je ne sais plus, il a pris sa voiture en guettant son rétroviseur par peur d’être suivi par cet homme. Son calvaire a pris fin quand un jour ils se sont rencontrés de façon tout à fait fortuite dehors et que cet homme n’a manifesté aucune agressivité à son encontre. A partir de la, il a pu être serein sur ce point là.
    A l’époque, il était convaincu d’avoir une multitude de maladies et consultait souvent.
    Lorsqu’il a débuté son contrat de travail, il pensait qu’on avait installé des caméras et micro pour l’espionner et craignait de se faire renvoyer et donc devenait dingue aux moindres soucis rencontrés.
    Il avait peur de les ex de ses anciennes copines le retrouvent et se baladait la boule au ventre par peur d’être poignardé par l’un d’entre eux. Quand il m’a rencontré, il m’a longtemps et intensément idéalisée, pour ensuite me voir comme son ennemie jurée pour rien.
    Tout ce que je faisais ou disais ne passait pas. Mes mimiques, sms, ton de voix, tout était scruté au peigne fin. Tout devenait source de stress pour lui, et finalement pour moi aussi.
    S’en est suivi une grosse dépression de ma part. Ne sachant plus gérer les conflits, les interminables crises, la peur qu’une nouvelle dispute pour rien éclate, ses confidences incessantes sur son passé, le fait de prendre sur moi systématiquement ses peurs et incertitudes. C’était quotidien, je n’avais aucun répit.
    Lorsque je suis tombée malade, il m’a taxée de vouloir jouer la comédie et que la seule vraie victime, c’était lui. Il m’attribuait le moindre de ses défauts m’accusait de lui marteler le cerveau alors que je ne disais rien qu’il était en réalité le seul à se faire du mal, projetait sur moi ce qu’il me faisait vivre.
    M’accusait de vouloir le dominer, de faire de lui mon toutou, voyait des manques de respect partout. Il devenait agressif envers lui-même en se frappant et ce, pour de simples disputes de couple. Lui demander de baisser le son va être mal pris, lui demander d’arrêter de faire du bruit est aussi une offense, lui dire de nous laisser seule car il a dépassé les limites et c’est de nouveau une prise de tête, lui dire que son comportement nous déplait et c’est directement le drame.
    On s’est pris la tête pour une broutille, on avait acheté une pizza et étions en route pour la maison. Voyant que j’étais mal il me demande si je vais manger, je réponds par la négative. Il s’est saisi de la pizza pour la balancer par la fenêtre, j’ai retenu son bras rapidement pour éviter qu’il ne la jette. Il m’a taxée de l’avoir frappé. S’en sont suivis des mois ou j’ai du lui expliquer que je ne l’avais pas frappé mais que j’ai seulement retenu son bras…
    Notre voisin du bas a tendance à mettre la télévision beaucoup trop forte et à des heures très tardives. Je lui ai suggéré plusieurs fois d’aller par moi même lui parler pour lui faire part de notre problème. Il a refusé me disant qu’on ne connait pas sa réaction, qu’il pourrait me frapper ou m’insulter et qu’il ne tenait pas à devoir se battre ( je précise qu’il s’agit d’une personne âgée vivant seule et ne représentant par ailleurs aucune menace) . J’ai du me soumettre à son idée qui est de mettre le volume plus fort que notre voisin du bas…
    C’est quelqu’un de très rancunier, manquant cruellement d’empathie quand j’avais besoin de soutien, refusant que l’autre puisse aussi ressentir des émotions négatives de part sa faute. Je n’ai droit à aucune émotion qui pourrait le déranger. Tout doit être sous contrôle, sous son contrôle. On finit par se soumettre car les conflits nous minent la santé à force…
    D’après lui je suis ingrate, manipulatrice, pourrie gâtée, mauvaise et j’en passe. Pour lui faire changer d’avis sur ma personne j’ai essayé de lui témoigner deux fois plus de reconnaissance pour tout ce qu’il me faisait, j’ai arrêté de donner mon opinion car je ne voulais plus être décrite comme manipulatrice, j’ai essayé de lui démontrer que je n’ai jamais été la fille pourrie gâtée qu’il décrit. Rien n’a suffit.
    S’il me rend un service, aussi minime soit-il, il va me le rappeler une centaine de fois, jusqu’à l’usure.
    Il m’a accompagné au travail et je l’ai énormément remercié. Il a finit par me dire que je l’avais remercié mais que ce n’était pas suffisant de ma part. Que je me prenais pour une héroïne car je faisais le ménage, alors que je n’ai jamais rien dis de tel. Il a des idées fixes, inchangeables. S’il pense quelque chose, il ne se remet pas en question. Ultra difficilement.
    Il a peur que son entourage l’abandonne ou découvre qui il est réellement, car en société, c’est une personne merveilleuse.
    Je n’arrive pas à le cerner.

  9. Bonsoir Antoine,

    Je suis désolé de ne vous répondre qu’aujourd’hui. Je suis pris par mes activités.

    Il semble effectivement que votre maman souffre de paranoïa ou, à tout le moins, de symptômes paranoïaques. Pour l’aider, nul n’est besoin d’essayer de la convaincre du contraire de ce dont elle pense être victime (harcèlement, écoutes, etc.).

    Comme souvent en pareille situation, les intéressées se posent en victimes. Ils ne sont nullement prêtes à consulter. Vous ne pouvez donc pas vous substituer à votre maman. Partant, il me semble vain de faire en lieux et place de votre mère ce qu’elle ne ferait pas pour elle même.

    Mieux vaut abonder dans le sens de votre maman. Voire en rajouter. C’est ce que l’on appelle de la prescription de symptômes. Cela repose sur une stratégie, un processus, de saturation cognitive. Cela fonctionne trés bien quand l’outil correspondant est bien utilisé.

    Cela fait des mois que je dois publier un livret sur le sujet mais je manque de temps. Quand je prends acte du nombre de demandes à ce sujet, il faudrait que je trouve le temps.

  10. Antoine dit :

    Bonjour,
    Merci pour cet article très complet, et pour les conseils que vous partagez en ligne.

    Je m’inquiète pour ma mère. Je pense qu’elle souffre de paranoïa et cela s’est aggravé il y a quelques mois. J’aimerais avoir votre avis et vos conseils.

    – Ma mère est persuadée qu’elle est harcelée par un voisin. Elle pense qu’il l’espionne, qu’il trafique son internet, et que son téléphone est sur écoute.
    – Elle pense que les bruits de l’immeuble (oiseaux, enfants, gens qui parlent ou qui rient) sont enregistrés ou joués contre elle.
    – Récemment elle a calfeutré ses fenêtres pour ne pas qu’on la voit de l’extérieur. J’ai discuté avec elle par vidéo et elle était sous une couverture. Elle pense qu’il y a des caméras et qu’on la voit.
    – Elle n’utilise pas trop d’eau car elle pense que les voisins l’espionnent et font du bruit avec leur chasse d’eau à chaque fois qu’elle va aux toilettes. Elle pense aussi que les voisins essaie de la gazer par l’aeration de la salle de bain.
    – Elle pense aussi être en danger dans la rue (quand des vélos passent à proximité), que des gens la prennent en photos (à l’eglise), et la suivent dans la rue.
    – Elle est sur la défensive quand je lui dis que ce n’est pas possible. Elle appelle le gardien de l’immeuble tous les jours pour qu’il vérifie son internet et téléphone. Les voisins et le gardien m’ont contacté pour me dire qu’elle semblait Ils s’inquiètent aussi.

    Elle vit seule et est à la retraite.
    Je vis à l’étranger depuis plusieurs années. Je rentre à Noël, j’étais là en Mai, et on s’est vu en Juillet chez de la famille (1 semaine). Je rentre mi-Octobre et sera là à Noël. Mais ce n’est pas/plus suffisant.

    Ma sœur a coupé les ponts avec elle il y a 10 ans. Cela l’a énormément affectée. Malheureusement aussi, elle s’est fait agressée en bas de son immeuble il y a 5 ans.

    Elle voit régulièrement des amis de la famille (2-3 jours?). Je suis à distance ce qui se passe. Mais j’ai l’impression que c’est devenu grave. J’ai l’impression que je devrais rentrer et peut-être la suivre au quotidien.

    Je lui ai dit d’aller voir notre médecin de famille pour vérifier son niveau de stress. Elle pense qu’elle n’est pas malade, que les gens la méprisent.

    Quel est votre avis, s’il vous plaît?
    Comment s’y prendre pour qu’elle aille mieux?
    Si une psychothérapie est nécessaire, comment l’inciter à y aller? Quelles sont les démarches?

    Merci par avance pour vos conseils.

  11. Bonjour Clément,

    A la lecture de ce dont vous m’informez, je ne pense pas que votre belle-sœur soit victime de paranoïa. Je crois plutôt qu’elle est dans une grande souffrance. Celle-là même qui le dispute à son agressivité quand elle a le sentiment – voire la certitude – de ne pas être crédible et/ou écoutée. Peut-être que la relation au père explique cette difficulté. Mais une explication ne constitue pas une solution.

    Votre belle-sœur souffre d’une image dégradée d’elle même. Cela lui fait adopter des comportements inversement proportionnels à l’effet désiré. Sans doute a t’elle besoin d’être reconnue, entendue, aimée. Et, sans doute aussi, a t’elle le sentiment de ne pas l’être. Cela la “fait rentrer” dans des colères qui non seulement dénaturent ses propos mais la précipite plus encore dans le désarroi.

    Tout comme vous, je pense qu’il est important que votre belle-sœur bénéficie d’une prise en charge thérapeutique. Puisque vous êtes sensible à cette situation, et êtes préoccupé par l’état mental de votre belle-sœur, je vous suggère d’essayer d’être bienveillant, et de lui expliquer, sobrement, ce que vous ressentez dans ce genre de situations.

    Partant, de lui dire que, décidément, ni vous ni les autres ne l’entendez ni ne la comprenez. Ceci pour, ensuite, lui suggérer de consulter car elle doit beaucoup souffrir de ce manque de respect répété.

    Consulter non pas pour se soigner, mais pour se faire aider de sorte à être entendue et à s’affirmer puisque personne ne l’entend ni ne la comprend (c’est une question de positionnement stratégique). Pour satisfaire cet objectif, il ne faut pas la remettre en cause. Ni l’incriminer. Il vous faudra donc attendre la prochaine crise de “pétages de plombs” pour intervenir.

  12. Clément dit :

    Bonjour,
    Ma belle-soeur est bien compliquée et passe son temps à contredire les autres, même si elle sait qu’elle a tort, en tenant des positions intenables et répétant “je suis sûre”, “c’est certain” et ceci de manière agressive. En-dehors de ces moments, elle est toujours à prendre la parole et à expliquer les choses aux uns et aux autres, comme s’ils n’avaient rien compris ou besoin de savoir. Lorsque sa soeur fait de même, elle la rabroue et estime qu’elle dérange tout le monde en parlant.
    Elle veut rallier tout le monde à ses idées et accuse certaines personnes -dont moi- des défauts qui sont les siens, allant même jusqu’à me reprocher de n’avoir pas accepté toutes ses prises de position.
    Elle fait régulièrement des crises de “pétages de plombs” où elle se met à exploser, accusant l’autre de tous les maux avec des arguments qui ne tiennent pas la route (à part peut-être le déclencheur qui l’a peut-être contredite). Les hurlements durent très longtemps et peuvent reprendre dans de grandes explications. Elle s’en est prise à moi récemment, allant jusqu’à me reprocher ma façon de répondre “hmmm” lorsque je suis occupé !

    Je me demande donc si elle est paranoïaque, surtout pour savoir comment la gérer. Jusqu’à présent, ses crises avaient fait d’elle quelqu’un que je n’aimais pas, mais je crois qu’il faut l’aider et si je lui fais la gueule elle sombrera encore plus.
    Je pense qu’elle a eu un mal fou à s’imposer dans une famille avec beaucoup d’enfants et un père autoritaire.
    Qu’en dites-vous ?

    Merci et bravo pour votre page.
    Clément

  13. Bonjour Sissi,

    A vous lire, je ne suis aucunement convaincu que votre frère rencontre des problèmes de paranoïa. Je pencherais plutôt pour un problème d’égo.

    Vous expliquez que votre frère aime briller en société. Il aime plaire. Il aime focaliser l’attention. N’attirer la lumière que sur lui. Vous écrivez aussi que son couple a été, ou est encore, considéré comme un modèle. Mais le modèle s’est fissuré.

    Sur la foi des choix de sa compagne, il semble que votre frère ait été confronté à des réalités qui le ramènent à lui-même. A ses manquements. Peut-être à cette forme d’égocentrisme qui lui a fait oublier qu’il n’est pas seul. Partant, on peut imaginer que sa compagne est allée chercher à l’extérieur ce qu’elle ne trouvait pas ou plus dans son couple. Du désir. Du plaisir. De la légèreté. De l’amusement. A deux.

    Votre frère ne peut donc pas “jouer les vierges” à ce sujet. Que cela lui plaise ou non, il a sa part de responsabilité dans le fait que sa compagne ait éprouvé le besoin de s’aérer.

    Votre frère a beau jeu de crier à la trahison. Au mensonge. Et à je ne sais quoi d’autre. Ce n’est que l’expression de son déni quant à des réalités qui l’insupportent. A force de vouloir être dans la lumière, sa compagne l’a mis dans l’ombre. Du coup, votre frère n’a plus rien de drôle. Il en devient sinistre.

    Il se pose en victime. Maigrit. Ne dort plus. Exprime une jalousie quasi pathologique. Il viole l’intimité de sa compagne (cf. téléphone portable). Au nom de son problème, que de manque de respect de l’autre. Comme de lui-même, in fine. Il ne résout pas son problème mais se plaint des infidélités de sa compagne auprès des membres de sa famille. Est-ce un comportement adulte?

    Des années durant, il a utilisé des subterfuges pour se protéger de ses manquements (image, confiance, etc.). En l’absence d’éléments supplémentaires, je ne peux parler de manipulations. Mais, je conserve cette éventualité en mémoire.

    Votre frère aura – vainement – tenté d’obtenir l’approbation des autres ne se la donnant vraisemblablement pas à lui même. Et ce, même s’il a pu faire illusion toutes ces années. La réalité l’aura donc rattrapé. Il a chu de son piédestal.

    Désormais, il lui reste à prendre acte de ses responsabilités. Partant, à agir de sorte à changer. Pour son bien. Comme pour celui des autres. Et, plus particulièrement, celui de son épouse. Laquelle, pour ce que j’en comprends, l’aime (elle a rompu avec son amant).

    Votre frère a sans doute des qualités. Sans doute souffre t’il. Il est temps pour lui de faire acte d’humilité. Réagir en quittant son épouse est sans doute la pire des solutions. Pour lui. Il prendrait le risque de reproduire ses anciens comportements avec des conséquences probablement pires que celles auxquelles il est confronté aujourd’hui.

    Pour l’heure, vous ne pouvez faire à sa place ce qu’il se refuse à lui même. Reste donc à vous protéger. Le ferez-vous?

    J’oubliais. Votre frère n’est pas malade. Il a un comportement trés dysfonctionnel. Nuance.

  14. Sissi dit :

    Bonjour Frédéric,
    Je vous écris car mon frère (45 ans) est en train de vivre une mauvaise passe et je me demande s’il n’y aurait pas de la paranoïa. Mon frère est quelqu’un qui aime briller sur scène (il est musicien ) et également facilement en public (blagues…etc). Cela depuis tout petit. Il est marié et a 2 enfants. Jusqu’à maintenant, leur couple était un peu “le couple idéal” aux yeux des autres… Il y a un an, il a laissé tomber un de ses deux jobs en pensant qu’il trouverait facilement ailleurs…et ça n’a pas été le cas. Il a également passé des auditions pour entrer dans des groupes et n’a pas été pris.. Par là-dessus, quelques mois après, il tombe par hasard sur des messages que sa femme entretenait avec un autre gars… des messages salaces. Sa femme qui jusqu’à ce jour semblait aduler son mari… Tout son monde s’est écroulé. J’ai essayé de le raisonner en lui disant que tout ça n’était pas sérieux et que sa femme l’aimait lui (ce que je pense sincèrement… ) un accident de parcours en quelque sorte, à un moment où sa femme s’est sentie délaissée et qu’un beau parleur a saisi la faille… Bref, on pensait que ça allait mieux… et puis il y a deux mois, il retombe sur un nouveau message de ce gars à sa femme (je pense que mon frère doit fouiner continuellement dans son portable )… et là, il annonce à tout le monde que les échanges entre elle et le gars ont repris. Alors nous, sa famille, nous pensons : “ça c’est fort, elle déconne tout de même…” et puis, comme j’aime beaucoup ma belle-soeur, j’ai pris le temps de discuter avec elle. Et elle me dit qu’elle n’a jamais relancé le gars et qu’elle n’y peut rien s’il lui a envoyé des messages…Elle est d’ailleurs allée le voir pour lui dire d’arrêter. Je la crois. Je sais que c’est quelqu’un de bien. Mon frère, lui, parle de mensonge et de trahison… il veut la quitter. Il ne dort plus, il maigrit, on s’inquiète…Tout cela prend des proportions de dingue… pour un “simple” texto de départ. Alors je me demande si mon frère n’est pas un peu malade, lui qui en société passe pour quelqu’un de posé, calme et drôle… Je ne sais surtout pas quoi faire… Merci de m’avoir lue !

  15. Bonjour Camille,

    Je suis désolé de ne répondre qu’aujourd’hui à votre commentaire du 5 septembre courant. J’ai eu une rentrée particulièrement prenante.

    Sur la foi des éléments que vous me communiquez, en en l’absence d’un diagnostic thérapeutique circonstancié, je ne peux préciser ce dont souffre votre frère. Ce qui est certain c’est qu’il est en souffrance, et sa famille avec!

    Je pense qu’il est nécessaire de se rapprocher de la compagne de votre frère et d’essayer de comprendre avec elle ce qu’il se passe. Partant, de suggérer une prise en charge thérapeutique (psychiatre ou thérapeute comportemental). Ensuite, il pourrait être envisagé un traitement adapté (médicaments ou thérapie).

    Il est important que vous, et d’autres membres de la famille, soyez psychologiquement suivis eu égard à la violence perçue et induite par les troubles de votre frère. En l’espèce, je vous invite à prendre soin de vous et, par conséquent, à consulter une consœur ou un confrère pour lâcher prise quant ce que vous subissez.

    En effet, ni vous ni d’autres ne sauriez être mis en cause quand votre frère dit, je cite: “…je me sens malheureux avec vous tous…”. Son agressivité et sa vulgarité ne sont que les symptômes dans lequel le confine son problème, et son impuissance à le gérer.

    C’est à votre frère de s’aider lui même pour sortir de l’état émotionnel dans lequel il se trouve. In fine, de demander de l’aide. Et c’est à vous d’agir pour vous même pour ne pas être prise en otage par les problèmes de votre frère. Vous tenir à distance de votre frère ne saurait donc s’entendre et se comprendre que comme une façon – provisoire – de vous protéger. Ce qui ne résout pas les problèmes dont vous pouvez êtes victime.

    Prenez bien soin de vous.

  16. Camille dit :

    Bonjour,

    Un matin alors que je voyais que mon frère n’allait pas bien (nous étions en vacances ensemble, il a 38 ans) je suis allée le voir et je lui ai demandé ” ça ne va pas” il m’a répondu “non je me sens malheureux avec vous tous” en ayant des gestes nerveux. Je lui dis: mais qu’est-ce qu’il se passe et là il a hurlé : laisse moi tranquille, et a fui hurlant mais laisse moi tranquille, arrête mais arrête … je l’ai laissé et je l’ai vu se parler seul en hurlant (du style: eux ils s’aiment tous moi je suis tout seul…) puis sa femme est venu et l’a calmé … il m’a par la suite envoyé un message disant que je l’avais agressé qu’il c’était senti comme un animal devant son prédateur… il m’a fait tout un listing également de “preuves” de mon soi-disant désamour également celui de mon autre frère et de mes parents à son égard .. une absence de réponse à une question, un soi-disant désintérêt pour ses filles, un sourire pas assez chaleureux pour sa femme…
    depuis il envoie à mon frère et moi des mails agressifs et vulgaires .. ce qui n’a jamais été son cas auparavant…
    Mes parents mon frère et moi-même nous nous sentons démunis.
    Le lien est maintenu uniquement avec ma mère qui s’accroche et qui continue de l’entendre lister des preuves de notre désamour pour lui, sachant que certaines datent d’il y a 30 ans …
    Tout cela est très récent, si vous aviez une petite piste pour nous orienter ça serait super.
    Merci beaucoup par avance.
    Cordialement
    Camille

  17. Bonjour Isabelle,

    Vraisemblablement, vous entretenez une relation sentimentale avec une personne malade alcoolique à tendance violente. Je ne pense pas qu’il y ait matière à raisonner cette personne. Si ce n’est à la quitter et, ce faisant, à l’inviter à se soigner.

    Si cette personne menace de vous quitter, c’est le meilleur service qu’elle vous rend! En effet, vous ne pouvez pas faire pour cette personne ce qu’elle ne souhaite pas faire pour elle même.

    Il semble cependant que cette même personne, alors qu’elle vous menace, vous humilie, et vous injurie (cet homme considère sans doute que vous êtes la cause de ses tourments), soit toujours présente.

    Nous pouvons donc en déduire qu’elle vous manipule. En effet, plus vous essayez de l’empêcher de partir, plus vous êtes otage de son problème. Et plus vous lui donnez une importance qu’elle ne mérite pas. Elle a donc tout intérêt à continuer à terroriser ses proches, dont vous. La prochaine fois qu’il vous menace, je vous invite à lui dire qu’il a raison de vous quitter. Et s’il tente de revenir rappelez lui qu’il vous a quitté à juste raison.

    A moins que vous trouviez normal de vous faire insulter, humilier, etc?

    Dernière précision, les malades alcooliques, ou toxicomanes, ont souvent des tendances paranoïaques. S’ils souffrent, c’est de la faute des autres. Pas de leur responsabilité. C’est leur moyen de se défausser de leur responsabilité dans le problème.

    Je sais de quoi je parle, j’ai été alcoolique pendant 20 ans et sobre depuis plus longtemps encore.

  18. Isabelle dit :

    Bonjour,
    Cela fait deux ans que je suis en couple avec un homme et je crois qu’il est paranoîaque. Nous en vivons pas ensemble. Il a une fille de dix ans. Les six premiers mois, tout allait très bien à part le fait qu’il était persuadé que tout le monde était contre lui et que nous vivions dans un monde de menteurs et manipulateurs. Puis un simple petit truc de ma part et tout s’est dégradé. Il boit beaucoup et quand il a bu, il fait comme une crise avec des insultes, des humliations enfin un gros coup de colère, pas facile à décrire. Je passe par tous les noms et tout le monde sans exception, on complote tous contre lui. Le week-end dernier, il a fait une grosse crise et vis à vis de sa fille aussi, il nous a mis dehors et insulté tout le monde même sa famille et sa mère qu’il idolâtre. A ce jour, lundi, il ne démords pas, il dit qu’on l’espionne, qu’on complote contre lui, qu’on lui mens et qu’on le manipule. Il veut tout quitter et partir. Je ne sais plus quoi faire pour le raisonner ni moi ni sa famille.

  19. Bonjour Nadia,

    Je suis désolé de ne répondre à votre message qu’aujourd’hui. Il s’était perdu…

    Au regard de la maladie “initiale” dont souffre votre papa, je ne suis pas suffisamment compétent pour vous répondre. En effet, je ne puis dire, ou affirmer, si les troubles du comportements (paranoïa suspectée) dont votre père est affecté on un lien avec la maladie de Parkinson.

    Je pense que le mieux serait de contacter son médecin traitant (la personne qui suit votre père pour la maladie de Parkinson) et de lui poser la question. Je sais qu’il y a des troubles associés à cette pathologie, mais je ne saurais être affirmatif en ce qui concerne l’éventuelle association Parkinson/Paranoïa.

    En ce qui concerne votre maman, invitez là à ne pas essayer de contredire son mari. Non pas qu’elle doive alimenter les doutes de votre père sur une infidélité supposée par lui, mais plus simplement qu’elle se contente de lui dire qu’elle est désolée qu’il pense cela et qu’elle est impuissante à le faire changer d’avis.

    Cela fait partie du premier volet d’une stratégie d’ensemble pour apaiser les personnes paranoïaques. De fait, cela pourrait – peut-être – commencer à apaiser les choses et, par extension, apaiser votre père et votre mère laquelle, du coup, ferait moins l’objet de la vindicte de votre père.

    Enfin, dites à votre mère de toujours dire à votre père où elle va, ce qu’elle va faire et qui elle va rencontrer. Même si ce n’est pas vrai, il s’agit d’alimenter la suspicion de votre père lequel finira, fort de ces informations, par la laisser un peu tranquille. Il faut simplement que votre maman pense à mettre les personnes qu’elle dira rencontrer dans la confidence.

    J’ai bien conscience que cela peut paraitre un peu “fou” de faire comme cela, mais c’est un début de stratégie de comportement pour canaliser les comportements paranoïaques qui donne de bons résultats.

  20. Nadia dit :

    bonjour , voilà il s’agit du cas de mon père qui a la maladie de parkinson depuis 2014 , au début il a fait un déni de sa maladie et on a du lutté pour qu’il parte consulter , après on a eu du mal à lui faire accepter son traitement …Après ça s’est plutôt stabilisé mais.voila cette année de nouveau signes ont fait leur apparition , il a commencer à avoir des.problemes de mémoire, d’attention et d’orientation bien sûre tjr dans le déni de ces nouveaux symptome au point où il dit rien au médecin, c’est ma mère qui raconte tout au médecin qui a reajusté son traitement … mais voilà l’un des symptômes les plus difficile qui ce sont installé cette anneé c’est une forme de paranoïa et spécialement avec ma mère ou il est sûre qu’elle le trompe il l’accuse qu’elle a quelqu’un d’autre il la.surveille tout le temps et ne veut plus la laisser seule…bref ma question est comment doit telle se comporté avec lui quand il lui fait une crise car j’ai remarqué que plus elle.nie et s’énerve plus il persiste , sachant qu’il.ne montre rien devant nous ces enfants …cest elle qui subit toute cette torture morale … svp dites nous juste comment elle doit réagir quand il lui dit tu as quelqu’un d’autre et l’accuse …

  21. Bonjour Sandrine,

    J’ai lu et relu votre message/commentaire. Et puis une sorte d’évidence est apparue.

    Vous écrivez que dans la sphère affective et familiale votre compagnon se comporte de façon agressive, menaçante, voire violente (ne serait-ce qu’avec des mots, ce qui est déjà trop). Vous écrivez aussi que dans sa sphère professionnelle, il obtient moins que chez lui.

    Alors, je vais faire court mais explicite.

    Je pense que votre compagnon agit dans sa sphère affective/familiale comme un terroriste. Il cherche le pouvoir en usant et abusant de cette façon d’être et de faire. Ce qu’il n’arrive pas à être dans sa sphère professionnelle puisque les affects y sont différents et les gens peut-être moins faciles à manipuler.

    Dès lors, je pense que votre compagnon agit, non sans lâcheté, en utilisant le terrorisme de la peur avec ses proches. Il vous manipule. Il n’y a donc chez lui pas de paranoïa mais un trouble narcissique. Ce dernier point n’en fait pas un pervers. Seulement quelqu’un de toxique.

    Il en va donc de la façon de chaque membre du groupe affectif (vous, les autres membres de la famille) de s’affirmer. A ce propos, je me souviens d’un ancien ministre (décédé) qui avait prononcé cette phrase: “Il faut terroriser les terroristes”.

    Selon toute vraisemblance, il s’agit non de le sauver lui, mais de vous sauver, vous!

    Je reste à votre écoute.

  22. Sandrine dit :

    Bonjour, je vous remercie pour vos précieux conseils. Mon compagnon a un comportement qui ressemble fort à de la paranoïa, mais uniquement avec son entourage proche : cercle familiale : enfants, parents, frère et moi. Je viens juste de mettre un mot sur ces “délires” après la crise de ces derniers jours.. Ils sont récurrents mais il peut y avoir des périodes d’accalmie assez longue, mais c’est difficile à vivre car nous sommes sur le qui vive tout le temps pour ne pas le contrarier. Bien entendu cela ne suffit pas à éviter ses crise, car il se sent régulièrement soit persécuté, soit mal aimé, et dans ce cas il devient très agressif. Il est difficile de lui faire comprendre que ces intuitions sont fausses, car il est très intelligent et à réponse à tout, il me prend souvent au dépourvu et peut être très humiliant à mon égard et à l’égard de ses proches.. Son comportement m’inquiète beaucoup. J’ai l’impression d’avoir un Dr Jekyll et M. Hide, il peut être doux comme un agneau, et l’instant d’après d’une agressivité rare, et inversement il retombe aussi vite qu’il est monté…Par contre avec les autres personnes qu’ils côtoient à l’extérieur du cercle familiale, il ne développe pas ce sentiment de persécution, mais il adore se faire aimer, briller et montrer qu’il est le meilleur et toujours prêt à aider. Il a très bien réussi socialement, et en est très fier. La question se pose un peu différemment au travail où il peut être très agressif avec ses équipes, quand il n’obtient pas le meilleur.
    Je me demande donc si un paranoïaque pourrait avoir 2 profils différents avec ses proches et les autres ? S’il s’agit bien de ce problème le concernant et comment je pourrai l’aider, et sauver notre couple, car c’est invivable !

  23. Bonjour Isabelle,

    Il y a de fortes présomptions pour que votre frère vous ait “choisi” comme victime expiatoire, sans même que, de façon objective, lui-même sache pourquoi. Sans doute, sur la foi de ses propres difficultés, votre frère cherche t’il à se protéger de quelque chose qui le ramène à lui-même. C’est ainsi qu’il réagit avec tant d’autorité, d’agressivité, prétendant avoir de lui une haute estime.

    S’il avait si confiance en lui, il donnerait un sens à qui il est comme il est alors qu’à contrario il semble ne rien faire de sa vie au contraire de vous. Vous le confrontez à lui même, malgré vous, et cela lui est sans doute insupportable. D’où son comportement à votre égard.

    Qu’entendez-vous quand vous écrivez, je cite: “…j’ai peur qu’un jour cela dégénère…”? De quoi avez-vous peur?

    En ce qui concerne votre question, il n’existe aucun moyen d’amener votre frère à se soigner. Sauf à ce qu’il soit demandeur sachant que, pour lui, le malade c’est pas lui, ce sont les autres. Autre possibilité qui l’amènerait à se soigner serait qu’il commette un acte qui justifie une hospitalisation, voie une hospitalisation sous contrainte.

    En attendant, le seul moyen que vous ayez consiste à prendre soin de vous sans oublier que vous ne pouvez pas faire en lieu et place d’une personne qui ne veut rien faire pour elle même.

  24. Isabelle dit :

    Bonjour,
    Mon frère age de 65 ans a détruit notre vie de famille . Il fait une fixation sur moi depuis une trentaine d annes et je ne sais pas pourquoi , aucune explication n’ a jamais pu aboutir. Il ne veut plus me voir et le problème est qu’il réside chez notre mere agee de 90 ans. Je suis obligee de telephoner a ma mere si je veux aller la voir. Sans parler des réunions de famille que j’organise parfois chez moi mais il ne vient plus depuis très longtemps…
    Il correspond très exactement à une personne atteinte de delire paranoïaque : tres mefiant, autoritaire, avec une haute estime de lui même, pouvant être agressif…il a eu il y’a longtemps une déception amoureuse ce qui l’a conduit ensuite a venir vivre chez notre mere qui est veuve. Depuis, Il n’a presque jamais travaillé de toute sa vie.
    Il accepte de communiquer avec mes 2 autres frères qui cependant me soutiennent secretement . J’ai un peu peur qu’un jour cela dégénère…que pourrait- on faire pour l’amener à se soigner lui qui n’a pas conscience qu’il est malade?
    Merci de votre aide .

  25. Je vous en prie Ludivine. Il n’est pas utile de me répondre dans le commentaires. Ce que vous m’avez adressé par mail est explicite.

  26. Gressier dit :

    Oui et merci de votre reponse rapide
    Je nai pas reussi a vous envoyez un mail plus detailler sur votre adresse
    Dois le faire ici en commentaire

  27. Bonjour Ludivine,

    Je vous ai adressé une réponse par mail ce matin à la suite du message que vous m’avez adressé. L’avez-vous reçu?

  28. Ludivine dit :

    Bonjour
    Mon compagnon est paranoiaque …
    Il est plus que mefiant .il accuse tous le monde de se moquer de lui de lui faire des coups en douce de mentir que se soit en famille au travail . Cest la meme chose il dit que tous le monde veut le nuire
    Y compris mes enfants . Il se dit victime de piratage informatique .
    Tablette telephone ordinateur ect… et accuse mes enfants et na aucunes confiance en moi.
    Bien entendu il dit que ce nest pas lui le probleme .cest nous .je ne sais pas comment reagir avec lui
    Que puis je faire our laider

  29. Bonjour Evelyne,

    Je vous suis reconnaissant de votre confiance quant à avoir partagé votre expérience pénible d’une situation anxiogène qui perdure depuis… 7 ans! Je pense que plus que paranoïaque, vous vous êtes fait peur à propos de la situation que vous avez vécu et, depuis lors, en concevez de l’anxiété aggravée par un probable sentiment de culpabilité. Un peu comme si vous étiez une enfant qui a fait une bêtise et qui, des années plus tard, éprouve encore la peur d’être mise en accusation. Ce que vous vivez est donc plus de l’ordre traumatique que paranoïaque au sens pathologique du terme.

    Si vous souhaitez mettre un terme à cette anxiété, à ce trauma, et ainsi retrouver la paix de l’esprit et, de nouveau, jouir de la vie, je vous invite à regarder cette vidéo dont vous trouverez le lien ci-dessous.

    Bien sur, je reste à votre disposition pour vous apporter toutes les précisions que vous souhaiteriez.

    Comment traiter l’anxiété liée à un traumatisme émotionnel de façon simple et rapide?”

  30. Evelyne dit :

    Bonjour,
    Lassée, épuisée et ayant encore passé la nuit a imaginer de quelle manière je pourrai “partir” en douceur… J’ai cherché des infos sur internet et suis tombée sur votre site. Je suis une femme âgée de 39 ans et un évènement anodin pour ma plupart d’entre vous a déclenché une paranoïa chez moi. Une engueulade en voiture (et j’ai fais un geste malpoli et pas très heureux a ce monsieur qui a fait demi tour pour me suivre sur quelques mètres…) voilà 7 ans et depuis je vois constamment des hommes me suivre… Me regarder, en voiture…a pieds… Tout le temps… Je suis persuadée que cet homme a relevé la plaque d’immatriculation, trouvé mon adresse, et me fait suivre depuis tout ce temps. Il a trouvé mon tél qu’il fait tracer ou a mis un traçeur sur ma voiture et sait donc toujours ou je me trouve. Je ne peux donc jamais sortir libre puisque je suis certaine de voir une situation étrange. Ce ne sont jamais les mêmes hommes, les mêmes voitures mais j’imagine qu’il a engagé des personnes pour me suivre… J’ai vu un psychiatre, j’ai essayé de travailler sur moi, je n’y arrive pas. Mon conjoint ne se rend pas compte de ma détresse, j’ai un petit garçon de 6 ans a qui je ne souhaite surtout pas transmettre quelque angoisse que ce soit. Je me reconnais dans certains traits que vous évoquez (dépression, autoritaire, hypocondriaque, susceptible… Moins dans d’autres “surestime de soi”… J’ai au contraire l’impression que je ne vaux rien). Le fait est que je ne veux plus vivre comme ça, l’enfer c’est les autres pour moi, ma vie est devenue insupportable, je ne profite plus de rien. J’ai été harcèlee a l’école et j’ai réussi a tenir je ne sais comment en me disant que les adultes seraient sûrement moins idiots que les jeunes… Ils sont différents mais le relationnel est difficile pour moi et cette paranoïa insupportable.
    Bref voilà rapidement ma situation je suis désemparée parce que des que je fais des efforts je vous a nouveau quelque chose qui me paraît étrange… Je ne peux plus supporter tout cela.
    Cordialement

  31. Bonjour,

    Le problème es toujours le même. Vouloir aider une personne que l’on estime en souffrance alors que cette dernière n’est pas “cliente” d’un changement. Et d’autant moins que l’intéressé estime que ce sont les autres qui sont un problème et non elle même. Cette appréciation repose sur ce que l’on appelle un “patient désigné”. Dès lors, comment faire?

    Pourquoi vouloir faire pour quelqu’un qui ne veut pas changer? Cela n’a pas de sens. Le seul sens possible est de changer de comportement. De changer votre comportement. C’est à dire d’apprendre à communiquer avec une personne paranoïaque de sorte à ce que ses comportements évoluent presque malgré elle.

    Comme je l’ai expliqué dans d’autres commentaires liés au comportement paranoïaque, je suis entrain de mettre la dernière main à un guide pour traiter ce type de sujet. Mais il est vrai que trés accaparé par le suivi personnalisé des membres du programme thérapeutique ARtUS, j’ai pris du retard. Mais, je fais au mieux et au plus vite pour rendre ce guide disponible.

    Dans l’intervalle, je vous invite à prendre soin de vous et, surtout, à ne pas vous substituer à la personne dont vous parlez pour résoudre ce que vous vivez comme un problème. En effet, à l’inverse, vous seriez comme délibérément pris en otage et cela risque de vos couter trés cher en termes émotionnels.

    N’hésitez pas à me solliciter si vous avez des questions. Merci de votre confiance.

  32. Comercial dit :

    Bonjour, je suis venu sur votre blog suite à un doute concernant l état psychologique de mon responsable d agence ( commercial). Cela fait plusieurs années que je travail au sein de son agence et depuis un peu plus d un mois nous somme plusieurs à avoir remarqué que son comportement vis à vis de nous avai changer.
    – agressivité
    – retard répétitif le matin
    – dans ces discours de coaching le matin on récent un sentiment de supériorité face au personnes de ce monde

    Et en priver je suis aller le voir en m inquiétant de sa santé car c est une personne que j apprécie vraiment en dehors du travail et il ma évoqué que tout allai bien pour lui au contraire ses les autres qui sont pas normal. Tout en discutant il ma parle de plusieurs cas de méfiance face au gens il a l impression d être surveiller.
    Son comportement fait très peur et je ne sais pas comment agir pour son bien.

  33. Bonsoir,

    Depuis que votre fils rencontre des problèmes d’agressivité, a t’il consulté un ou des médecins? Dans l’affirmative, qu’ont-ils dit ou diagnostiqué?

    Il peut y avoir 2 problèmes:

    1 – Que votre fils souffre d’une pathologie plus grave qu’il n’y parait et qui serait sous-jacente à un éventuel comportement paranoïaque (dont l’agressivité est l’un des symptômes)
    2 – Que votre fils souffre d’agressivité et, partant, de colère, parce-qu’il s’est trompé dans la plupart de ses choix et qu’il en veuille à ses frères de mieux se débrouiller (à sons sens). Ce qui pourrait justifier ses comportements paranoïaques.

    Aucun de ces 2 sujets n’est une solution et n’ont que valeur d’éventuelles explications.

    Seule une consultation dans un environnement psychiatrique pourrait infirmer ou confirmer mes suppositions. Malheureusement, sauf à ce qu’il accepte de consulter un psychiatre en secteur hospitalier, seule une hospitalisation pourrait faciliter un diagnostic ou un autre et induire un traitement adapté.

    A ce propos, si vous estimez que votre fils est dangereux pour lui même ou les autres, il existe l’hospitalisation sous contrainte à la demande d’un tiers. Cela n’a rien d’amusant et vous met dans une position culpabilisante mais il s’agit d’aider votre enfant. Pas de l’interner pour vous en débarrasser.

  34. Je vous en prie Damien.

  35. Maitrier dit :

    Bonjour, je viens de lire ce que vous avez publié sur votre site.et je voudrai des conseils concernant mon fils qui a 26 ans. Il y a 3 ans il a tout d’un coup décidé d’arrêter de tres bonnes études en grande école ,sous prétexte qu’il s’était trompé d’orientation.a suivi une année où il n’a rien fait ni vu personne pour finir par une bouffée délirante avec hospitalisation d’un mois ,suivi apres en journée en clinique avec sophrologie art thérapie etc.. Plus un antidépresseur léger : un cachet par jour pendant un an.
    Il a demandé à retourner dans son école pour finir ses études et s’est empressé d arrêter son médicament sans le dire.depuis,il pense toute la famille l’a mis sur écoute: téléphone ordinateur etc et que tout cela l’empêche de vivre normalement re donc d’étudier.il a donc arrêter ses etudes et est revenu vivre à la maison .ou c est de pire en pire surtout vis avis de ses frères aînés que il soupçonne de tout.il refuse de voir medecin et psy et devient de plus en plu agressif et violent.que faire? Je voudrai éviter l’hôpital psychiatrique .

  36. Damien dit :

    Je vous remercie

  37. Bonjour Damien,

    Je vous suis reconnaissant de votre témoignage comme de votre honnêteté. J’ai commencé à écrire un guide pratique qui vous explique un certain nombre de choses quand on souffre de comportements paranoïaques, ou lorsque l’on vit aux côtés d’une personne paranoïaque.

    Le temps me manque pour mettre la dernière main à ce guide. Celui-ci a vocation à aider les personnes à mettre un terme à ce type de comportement. Beaucoup de gens me le demandent, mais je suis trés pris par le suivi personnalisé des membres de mon programme thérapeutique ARtUS.

    Je vais faire le maximum pour publier ce guide pratique au plus tôt.

  38. Damien dit :

    Bonjour j’ai lus votre article je suis désolé pour mon orthographe . Sa fait maintenant un bout de temp que je me pose des question sur mon comportement que j’avais a certain moment et situation et je ne voulais pas le voir ni le croire quand j’ai réalisé en lisant de nombreux articles que j’était paranoïaque . Alr en vérité la majorité du temp je suis tout à fait normal et ma ( personalite paranoïaque ) ne ma jamais gener au contraire et j’ai toujours etait aimer comme n’importe quel personne normal mais ce qui me gêne et ce que j’appel lautre cote de la paranoia ( la folie de la persécution . Le delire ) ça mes arriver que dans des situation spécial mais a ce moment là en sachant que je suis dans le ( faux) je ne peut rien y faire et c’est vraiment très dure en vérité impossible pour moi de changer ce comportement . Je voudrais savoir si vous avait quelque conseil ou quelque trouvaille medical pour que quand cet situation ce presente je puisse vite évité quel s’accentue merci

  39. Bonjour,

    Il ne sert effectivement pas à grand chose de tenter de raisonner une personne paranoïaque. Les seul moyen pour apaiser la situation est de “rentrer” dans le mode de fonctionnement de la personne intéressée. Cela signifie de délibérément accentuer ses symptômes pour apaiser la relation. C’est une technique comportementale simple.

    Il est évident que si vous ne la connaissez pas, ou que vous ne l’avez pas apprise, involontairement, par votre comportement, vous enrichissez le comportement de la personne paranoïaque. Il est donc compréhensible que vous redoutiez de rencontrer de nouveau cette personne alors que, par ailleurs avec d’autres, tout se passe bien.

    J’ai commencé à rédiger un guide pratique sur les comportements stratégiques à employer en pareille situation, mais j’ai pris du retard (je suis fort occupé avec le suivi personnalisé des membres du Programme thérapeutique ARtUS). Le contenu de ce guide va vous permettre de vous apaiser, de ne plus craindre ce type de relation toxique et, enfin, de savoir comment faire pour vous protéger face à une personne paranoïaque.

    Je vous tiendrais informée dès que je publierais le dit guide. Prenez bien soin de vous.

  40. Kay76 dit :

    Bonsoir,

    Je travaille présentement au sein d’un projet pilote qui accueille des sans abri. Je n’ai aucun problème avec tous, sauf un. Je suis agente de sécurité et je suis la avec 4 autres agents et une intervenante. L’homme a fait une fixation sur moi. Je ne comprends pas du tout pourquoi car je suis douce, gentille, souriante, j’aime aidé… Et qui plus est, je suis là pour assurer leur sécurité. Je ne lui ai jamais adressé la parole, je ne l’ai jamais critiquer ou quoique se soit. Il nous écoute parler et se mêle de notre conversation en pensant qu’on parle de lui. Puis, il m’attaque verbalement. Il dit même aux autres “tu l’écoute elle? Je suis sur qu’elle n’a même pas réussi son cours en sécurité!” ou “des propos décousus comme il entre et dit à mon collègue” crois-tu que les gestes ont des secrets? “mon collègue ne comprends pas alors il ajoute” comme une bouteille d’eau? ” et là il me regarde car je bois de l’eau dans une bouteille.
    Ensuite, il entre un autre tantôt me regarde et dit” avant c’était une vieille femme qui était ici, là c’est toi… “alors moi je hochais la tête en voulant dire que je l’écoutais mais lui s’arrête de parler et dit”regarde! Toi tu fais ça avec ta tête!”…

    Bref, il a toujours un regard colérique, il me redoute expressément moi, pas mes autres collègues, et sincèrement il me fait peur.
    Il me regarde avec tant de haine, de suspicion que j’en ai des frissons dans le dos.

    Je me suis dis” mais jusqu’à où il peut aller? ” s’il croit un moment donné à quelque chose de grave, va-t-il m’agresser? Va-t-il me poignarder?
    Je n’aime pas la manière dont il me regarde et sa fixation.

    Je n’argumente pas avec. Je le laisse faire. Mais il ne cesse pas. J’en ai assez, s’il recommence la prochaine fois, je compte appeler la police sans le dire à qui qye se soit. Je n’attendrai pas qu’il paranoye assez pour croire que je lui voudrais du mal et qu’il m’attaque.

    J’ai fais affaire avec bon nombre de gens atteint de maladies mentales, mais ceux-là, ils m’epuisent car il n’y a rien à faire. L’empathie, la douceur, la compréhension etc n’ont aucun effet. Il croit mordicus à sa pensée délirante et c’est très épuisant.

    Je voudrais juste ne plus le revoir. Moi, j’y travaille pour 4 jours encore et j’ai besoin de mon salaire, j’ai des choses à payer. Et j’ai le tour avec les autres, ça va super bien. Il y a juste lui dont je redoute.

  41. Bonjour Delphine,

    Je suis toujours ravi d’apprendre que l’un des articles que j’ai rédigé et publié vous est utile. Pour répondre à votre question quant à savoir comment inciter une personne atteinte de trouble paranoïaque à consulter, il n’y a qu’une seule réponse possible sachant que l’intéressée est dans le déni.

    Cette réponse c’est de changer votre propre comportement. En effet, la personne victime de ce trouble se pose en victime. Et, potentiellement, vous et les autres êtes les bourreaux. Il faut donc travailler sur vos modes de communication de sorte à ce que la/le paranoïaque cesse de réagir en ce sens. L’objectif étant que la relation inter personnelle soit plus apaisée, moins toxique, voire moins violente.

    Comme je l’ai déjà expliqué dans d’autres commentaires, je suis entrain de mettre la dernière main à un petit manuel à l’usage des personnes victimes des troubles paranoïaques d’un proche (famille, ami(e), etc.).

    Si cela vous intéresse, informez m’en et je vous communiquerais la date de mise en ligne, comment vous procurer ce manuel.

    Merci de votre confiance Delphine, et prenez bien soin de vous.

  42. Delphine dit :

    Bonjour,

    Merci pour votre article, il m’a permis de faire le tri dans mes croyances erronées sur la paranoïa.
    Comment peut-on inciter une personne atteinte de ce trouble à consulter, surtout quand elle est dans le déni de sa pathologie ?

  43. Bonjour Rose,

    Je vais répondre tout de suite à la question que vous me posez à la fin de votre partage d’expériences. Vous comprendrez que je ne peux prendre le risque de vous dire si, oui ou non, dans de telles conditions, une vie de couple et une vie de famille sont possibles.

    Quand un couple se forme, inéluctablement, celui-ci s’expose à différents risques, de différentes natures. En ce qui vous concerne, vous et votre conjoint, vous êtes confrontés à une difficulté émotionnelle forte du fait des conséquences du comportement de votre compagnon. Pour autant, à la lecture de votre message, je me pose une question. Votre conjoint est-il effectivement paranoïaque ou, plus “simplement”, victime d’une trés forte – voire violente – anxiété?

    Dans la mesure où celui-ci reconnait qu’il a des comportements qui ne sont pas sans conséquences, il n’est donc pas dans le déni. Dès lors, je ne suis pas convaincu qu’il soit victime de délires paranoïaques. Et ceci, bien que tous les éléments d’appréciation que vous m’exposez puissent faire penser à ce type de trouble.

    Un psychiatre vous a assuré de la non dangerosité de votre conjoint. Cela abonde dans le sens auquel je pense. En effet, beaucoup de gens sont, à des degrés divers, atteints de troubles de la persécution. Ce qui ne le rend pas dangereux pour autant. Cependant, il y a une constante chez ces personnes. C’est le déni. Et le déni lié à ce type de troubles peut être facteur de violences. Or, votre compagnon reconnait qu’il n’a pas un comportement “adapté” à une relation de couple et exprime son désir de trouver une solution. Ce qui fait une sacré différence.

    La plupart du temps, les personnes confrontées à un(e) paranoïaque s’évertuent à contester ou à prouver le contraire de ce dont le ou la paranoïaque est convaincu(e). C’est une perte de temps et d’énergie qui ne fait qu’aggraver la situation puisque si vous vous évertuez à prouver le contraire d’une chose dont vous êtes accusée, c’est donc que c’est vrai. Le paranoïaque a donc toutes les raisons de vous incriminer. En vous débattant, en vous défendant, en tentant de prouver le contraire, vous attestez de votre culpabilité.

    Vous m’écrivez que votre conjoint est une personne brillante, haut potentiel. Ce dernier point est assurément un indicateur d’anxiété. Les personnes ainsi identifiés sont trés souvent, et fortement, anxieuses. Leurs peurs ont des formes diverses. Celle de ne pas être à la hauteur. Celle de réussir. Celle d’échouer. Celle qui relève de l’anxiété de performance à quelque sujet que cela soit. Etc.

    Ainsi, le manque affectif dont il a été victime, l’angoisse ou l’anxiété générées par un père exigeant et autoritaire sont 2 autres points qui me font abonder dans le sens d’une anxiété forte. C’est donc plus sur ces appréciations que je ferais reposer mon travail thérapeutique si je devais travailler à ces questions de troubles paranoïaques avec votre conjoint.

    En matière de prise en charge, je suis entrain de créer une sorte de manuel à destination des personnes victimes de tiers paranoïaques. Ce manuel vous aide à y voir plus clair. Il a pour fonction de vous assurer que la personne identifiée, ou considérée, comme ayant un problème est effectivement victimes de paranoïa.

    La seconde partie du manuel vous explique comment communiquer avec une personne atteinte de ces troubles de sorte à les faire disparaître (les troubles, pas la personne…) ce qui participe à apaiser la relation qu’elle soit sociale, affective, sentimentale, ou autre. A ce sujet, votre compagnon a t’il ce type de problème dans d’autres sphères (professionnelle, familiale, sociale?).

    Ce manuel devrait être disponible d’ici à la fin du mois de mars 2019. Souffrant, j’ai perdu, et perds encore, du temps, dans sa rédaction. Si cela vous intéresse, informez m’en et je vous expliquerais comment vous le procurer au moment de sa parution.

    J’ajoute qu’utiliser ce manuel vous permettrait aussi d’identifier si votre conjoint est effectivement plutôt de nature fort anxieuse et non paranoïaque. Dès lors, la prise en charge serait différente et, bien sur, et complémentaire.

    Sauf à ce que cela ne vous intéresse pas, je vous expliquerais comment votre compagnon peut agir pour retrouver confiance – et vous aussi – de sorte à en finir avec ce type de problème et ses conséquences pour être acteur(s) d’une relation de couple sans équivoques, équilibrée.

  44. Bonjour,

    Un psychologue ne vous sera d’aucune utilité pour résoudre le problème de votre père. Ni pour vous permettre de vous protéger de ses comportements. Par ailleurs, il est vain d’essayer de convaincre votre papa qu’il a tort. Vous vous fatiguez pour rien en plus d’alimenter son problème.

    Pour résoudre définitivement ce type de problème, je suis entrain de mettre la dernière main à un petit manuel “technique” pour aider les proches – comme vous – de personnes paranoïaques de sorte à ce qu’elles ne soient plus victimes du sentiment de persécution de “l’autre”, et sachent communiquer afin d’aider le ou la paranoïaque, à son insu, à mettre en place des modes de communication qui éliminent ce type de problème.

    Cela fonctionne trés bien en plus d’être facile à mettre en place. Par certains côtés, ce peut même être “amusant” d’observer les changements positifs de comportements, et de constater la vitesse fulgurante à laquelle le ou la paranoïaque change de comportement pour en adopter un autre bien plus “facile”.

    Comme j’ai été – et suis encore – souffrant, j’ai pris du retard dans la rédaction de ce manuel. Je pense ne pas être en mesure de l’éditer avec la fin du mois de mars. Si cela vous intéresse d’y avoir accès à ce moment là, informez m’en par mail, et je vous expliquerais comment y accéder.

  45. Rose dit :

    Bonjour Monsieur Arminot,
    Je me suis arrêtée sur votre blog alors que je cherchais des réponses sur les délires paranoïaques.
    Mon conjoint a déclaré cette maladie à l’âge de 36 ans.

    La maladie s’est d’abord traduite par des suspiçions d’infidélité à mon égard.
    Je pensais être parvenue à le rassurer mais j’ignorais que j’allais vivre peu à peu un véritable calvaire. Jamais je n’aurais pu imaginer vivre une chose pareille !
    Les crises de jalousie et les doutes sont devenus de plus en plus fréquents et cela a viré au cauchemar. Il m’a avoué avoir dissimulé des micros et des cameras dans notre appartement. Il affirmait m’avoir vue avec un autre homme, qu’il détenait toutes les preuves de mon infidélité. Il est allait jusqu’à déclarer que mes amis avaient elles aussi commis des choses immondes, me traitait de menteuse… J’étais complètement désemparée et effrayée face à ces accusations insensées. J’ai vite compris que je ne pouvais pas gérer cela toute seule et que même en le mettant face à ses incohérences j’étais impuissante. J’ai fait appel à ma belle famille et mon conjoint a été interné.
    Cela a été brutal après 6 ans de relation. J’ai du annuler mon mariage et nos projets. Nous avons coupé les ponts puis nous nous sommes remis ensemble. Hélas il a connu un nouvel épisode de délire paranoïaque malgré les traitements. Notre relation a de nouveau été brisée mais il a fait le choix de se faire interner de nouveau pour nous. Il dit qu’il veut s’en sortir, qu’il veut comprendre cette maladie pour la maîtriser, avoir un traitement efficace pour retrouver une vie normale avec moi. Il n’est pas dans le déni . De plus, Il est pris en charge par un psychiatre qui l’accompagne pour régler ses blessures d’enfant.(C’est un homme brillant, haut potentiel mais qui a grandi dans un environnement familial compliqué. Père autoritaire, manque affectif… )
    Son psychiatre m’a affirmé qu’il n’était pas dangereux mais je ne suis malgré tout pas rassurée.
    Je précise qu’il n’a jamais été violent physiquement. Paradoxalement c’est quelqu’u de très affectueux.
    Pensez-vous qu’une relation de couple soit possible ainsi qu’une vie de famille ?
    Je vous remercie pour votre aide.
    Bien à vous,
    Rose

  46. Benji dit :

    Bonjour Monsieur Arminot,

    Merci beaucoup pour votre article qui m’a vraiment aidée. Je vous écris aujourd’hui a propos de mon père qui, je le pense, a des symptômes de la paranoïa et je m’inquiète pour lui. En effet il accuse sans cesse ma mère d’infidélité, sans preuves, en se servant de phrases ou de mots sortis de leur contexte. De plus il pense que ses voisins se sont ligués contre lui afin d’empoisonner ses plantes ou de détruire le moteur de sa voiture. J’ai essayé a de nombreuses reprises de le convaincre d’aller voir un psychologue mais il refuse en me disant qu’il n’est pas fou. Quand j’essaye de le convaincre qu’il a tort vis a vis de ma mère ou des voisins, il m’assure qu’un jour je découvrirai la verite et il n’est jamais revenu sur ses positions. De manière générale, il doute beaucoup, manque de confiance en lui et ne croit pas en l’amitié. Il pense souvent que les gens lui veulent du mal et me dit qu’il préfèrerai vivre seul.
    Que me conseillez vous de faire ?
    Pensez vous qu’un psychologue venant a domicile serait utile ?
    Merci beaucoup à vous.

    Yasmine

  47. Bonjour Ella,

    Il existe plusieurs moyens ou façons d’amener une personne paranoïaque ou à consulter ou à calmer ses comportements. Il est évident que, d’elle même, cette personne ne le fera pas. N’oublions as qu’elle est victime et les autres ses bourreaux. Cela nécessite donc que ce soit les personnes victime de ces comportements qui agissent de sorte à ce que les choses évoluent positivement. C’est un comble quand on est victime soi même et que le bourreau ne fait rien, mais c’est le “prix à payer” pour retrouver la paix.

    La stratégie comportementale à adopter en pareille situation s’intègre dans un ensemble pédagogique que je n’ai pas encore publié. Non que je le garde secret mais plutôt qu’il faudrait qu’un certain nombre de personnes se montrent intéressées pour que je le publie.

    Il s’agit là non seulement d’un recueil de données afférentes aux comportements paranoïaques dans leur ensemble mais surtout de stratégies de comportements à adopter pour que la personne concernée s’apaise, voire consulte et que, dans les deux cas, la paix relationnelle soit de nouveau instaurée.

    Si cela vous intéresse, informez m’en et je verrais ce qu’il convient de faire en termes pédagogiques. Publier ou non ce module comportemental. Dans l’intervalle, je reste à votre écoute. Prenez bien soin de vous.

  48. Ella dit :

    Bonjour,
    Je suis tombée par hasard sur votre article en cherchant des méthodes pour aider ma mère à se soigner. Elle semble avoir une personnalité paranoiaque. Elle n’a pas été diagnostiquée par un professionnel mais mon psychiatre a affirmé qu’elle semblait avoir ce problème même si n’étant pas sa patiente, il ne pouvait pas le confirmer définitivement. Elle pense que toute sa famille (mon père mon frère et moi mais aussi ses frères et sa mère) est contre elle et la persécute. J’ai des rapports de plus en plus difficiles avec elle. Avant elle était compliquée mais c’était supportable mais maintenant elle est en “crise” permanente et devient très agressive avec nous voire violente. Son mal-être est dirigé vers l’extérieur, donc nous. Les délires sont presque permanents. Il y a quelques temps, elle m’a accusée d’avoir volé un de ses bijoux. On s’est disputé et elle a essayé de me frapper. Puis elle a fait du chantage au suicide. Je n’ai pas pu l’hospitaliser car nous étions dans notre pays d’origine (elle vit en france) et j’avais peur que cela n’aggrave la situation de paranoia. Elle hurlait “vous voulez m’interner alors que c’est vous qui me persécutez”. Elle est rentrée en France chez elle. Je me suis éloignée et pour la première fois, je ne lui ai plus parlé pendant 6 mois. Le problème c’est qu’elle est retournée dans notre pays d’origine vivre avec mon père qui a 78 ans a subi deux AVC et a des problèmes cardiaques. Lui qui l’aime et a toujours relativisé ne supporte plus la situation. Elle l’engueule en permanence, le frappe, a jeté ses affaires et nie ses problèmes de santé. Elle l’accuse d’avoir une double vie et une famille cachée. Je ne pense pas que mon père pourra gérer la situation car il est assez affaibli. Comment puis-je convaincre ma mère de consulter? Elle refuse depuis 10 ans. Elle n’a consulté un psychiatre qu’une fois mais elle m’a dit lui mentir car elle avait peur d’être jugée et elle a abandonné. Je lui ai suggéré de trouver un autre psy, lui ai donné des coordonnées d’une personne de confiance et ouverte d’esprit mais elle pense que le problème c’est nous. Si vous avez des suggestions, je suis plus que preneuse!

  49. Bonjour Prunster,

    Je vous suis reconnaissant d’avoir partagé votre expérience avec nous, laquelle expérience est forte, et précise le courage dont vous faites preuve.

    Sur la foi des informations que vous m’avez confié, en plus du fait que vous soyez HP, je pense que vous êtes victime de troubles anxieux majorés par votre hypersensibilité.

    A ce propos, je ne suis pas vraiment étonné que ma consœur TCCiste ne vous ait pas donné d’exercices. Je pense qu’elle est psychologue de formation. Son intervention auprès de vous va prendre au moins 2 à 3 ans, pour un résultat de l’ordre de 10 cas résolus sur 17.

    Dès lors, pour répondre à votre question en matière d’urgence, je ne saurais que trop vous suggérer de regarder la vidéo qui suit. Son contenu vous permet de bénéficier d’une méthode pour retrouver la paix de l’esprit et, partant, d’exploiter vos émotions à votre profit. Son contenu repose sur l’approche systèmique de Palo Alto, laquelle vous garantit un résultat de 16 cas résolus sur 17 en moins de 3 mois.

    Comment exploiter mes émotions à mon bénéfice

    Bien sur, je reste à votre écoute pour vous apporter toutes les précisions que vous souhaiteriez.

    Belle journée à vous, et bravo pour votre courage.

  50. Prunster dit :

    Bonjour Monsieur Arminot,

    Déjà je tenais à vous remercier pour votre article ainsi que d’être disponible dans vos commentaires !
    Jai 24 ans et je suis depuis peu patient d’une psy TCC. Je n’ai fais que 3 séances donc aucune pratique encore cependant étant HP je ressens les émotions de manière décuplée et mon parcours de vie (décès de mes parents à 12 ans, sdf à 16…)
    Je suis fier de ne pas avoir sombré par contre je me trouve à ne plus savoir qui je suis et ça empoisonne totalement ma vie de couplé chaque geste qu’elle fait chaque paroles je les analysent et me fait une idée nette sur le sujet et ça modifie mon comportement car je ne crois même pas aux réponses qu’elle m’avance.
    On rigole souvent et j’y contribue mais lors des phases sombres qui arrivent fréquemment je sur interprète chaque moments et je me sens inbuvable.

    Je continue les séances mais les émotions sont trop fortes à encaisser auriez vous une ” solution d’urgence ”
    Jai conscience davoir des problèmes, j’apprends depuis peu à les exprimer,
    Merci de votre aide

  51. Bonjour Noria,

    Les symptômes que vous décrivez correspondent à un trouble anxieux massif fruit d’une anticipation constante. Un peu comme si vous étiez constamment à l’affût d’un problème majeur avant même qu’il n’existe si tant est qu’il existe. Bref, vous êtes constamment sur la brèche.

    Il est donc normal que vous relations avec les autres soient difficiles et que vous ayez du mal à lâcher prise puisque vous n’avez que trop intégré que le danger est partout. Dès lors, comment voulez-vous savoir faire quelque chose que l’n ne vous a pas appris puisque l’on vous a toujours appris que le danger est partout, de l’extérieur.

    Ce qui amène une question: En quoi puis-je vous aider, et qu’attendez-vous de moi?

    A vous lire.

  52. Hassana dit :

    Bonjour,

    Je souffre de syndrome paranoiaque. Et ce depuis ma tendre enfance car je fus victime d abus par mon seule parent (parano)qui plus est ne cessait de me dire que le danger etait dehors du coup partout ou j etais c etait DANGER. Je me rends compte que j ai des comportements qui m epuisent car je reflechi beaucoup, je suspecte je fais mal je questionne sans cesse j ai des idees delirantes sur le gouvernement de mon pays d origine et pourtant je ne cesse de changer de version chacun de mes propos par crainte qu on ne me comprenne pas ou precisez des choses ou cas il me reinterpreterai ce que je ne voulais pas dire!!! je n ai jamais experimente la paix vu que j ai grandi dans la peur d etre agresse
    Et suis aussi agressive je n ai pas su mes faire des relations amicale depuis la primaire. Alors comment puis je intergrer une notion que je n ai jamais experimenté la confiance, la relation seine de paix?

    Bien a vous

  53. Bonjour Seb,

    Tout ce que vous me confiez là n’a rien de grotesque pour reprendre votre expression. C’est un continuum de symptômes qui exprime que vous n’arrivez pas à exploiter votre sensibilité et votre créativité à votre profit. Dès lors, que vous les vivez comme un handicap. Voire que vous vous prenez les pieds dans le tapis alors que vous savez où se trouve ce dernier. Mais, comme j’ai coutume de le dire, et de l’écrire: “Comment savoir faire quelque chose que l’on ne vous a pas appris?“.

    Si vous souhaitez instaurer un changement durable dans votre vie, j’ai une suggestion pour vous. A moins que vous ne l’ayez déjà suivi sans m’attendre? Mais, je ne crois pas avoir vu votre nom dans la liste des personnes qui ont agi (ce n’est ni un reproche ni une remarque désobligeante. C’est une simple constatation). Ainsi, cliquer sur ce lien vous amène, si vous faites ce choix, à exploiter vos compétences à votre profit, et non à les retourner contre vous:

    Comment instaurer un changement durable et profitable dans ma vie?

    Je vous souhaite de joyeuses fêtes de Noël.

  54. Seb dit :

    Bonjour Frédéric,

    Effectivement, on m’a diagnostiqué il y a quelques années un trouble anxieux généralisé, que j’ai tenté de dissimuler via une médication abrutissante. Evidemment, ça n’a pas réglé le problème. Je me levais la matin avec des pensées terriblement négatives, des phobies d’impulsion, etc..

    Je suis une personne très sensible, anxieuse, je me considère souvent comme un handicapé émotionnel, dans la mesure où je me coupe de celles ci car j’ai du mal à les comprendre/identifier. J’ai une estime de moi relativement faible, malgré une certitude sur mes qualités humaines et certains talents. Je végète dans un emploi minable, dans une ville que je déteste car j’ai décidé de venir vivre chez ma compagne. Dans la mesure où je ne m’aime pas trop, je ne sais pas si je suis amoureux ou encore en dépendance affective, incapable de me retrouver seul face à moi même.

    J’ai énormément de mal à prendre des décisions, à agir au quotidien, à me motiver malgré des projets.

    Je ne finis jamais ce que je commence, ma motivation s’effondre à la moindre difficulté, et aujourd’hui je suis plutôt résigné, je me dis que je serai dans cet état tout ma vie. J’aime beaucoup cette maxime dans une chanson de rap qui dit : “J’ai jamais rien fini sauf ce que j’ai entrepris de gâcher”.

    Je suis également thanatophobe, j’ai une peur viscérale et malsaine de la mort, ce qui me freine également dans tous mes projets, car mon inconscient doit être persuadé que je vais bientôt mourir. Du coup, j’ai arrêté le sport pour éviter de me mettre dans des situations à risque. Bref, je sais que tout ceci est grotesque et je cherche désespérement des solutions car au fond, j’ai envie de ne plus avoir peur de vivre.

    La méditation et la lecture m’ont aidé à comprendre qu’il fallait absolument que je me désidentifie de mes pensées négatives, mais effectivement, je préfèrerai que ces pensées ne surgissent plus.

    En gros, vous aviez vu juste et aujourd’hui, je souhaite devenir mon ami et sortir de cet enfer dont je suis prisonnier depuis maintenant plus de 10 ans !

  55. Bonjour Seb,

    Je vous suis reconnaissant de votre confiance quant à avoir partagé votre expérience sur ce blog.

    Pour répondre à votre question, je ne pense pas que vous souffriez de troubles paranoïaques. Je pense, mais je peux me tromper, que vous êtes quelqu’un de trés anxieux. D’ailleurs, je n’invente rien, vous même l’écrivez.

    Partant, vous êtes victime de ruminations, de pensées intrusives, d’anticipations anxieuses. Autant de symptômes qui alimentent, parfois, votre culpabilité. A ce propos, il n’est pas impossible, comme souvent les personnes victimes d’anxiété, que vous soyez une personne sensible. Laquelle a du mal à négocier avec ses émotions. Au sens de les exploiter à votre profit. Dès lors, quid de la solution?

    Reprendre la méditation ou la lecture va effectivement vous aider. Mais pas vous apporter la solution. A preuve, votre problème a resurgi. Les solutions que vous avez utilisé sont des méthodes qui vous aident à vous détendre.

    Or, elles participent, qu’on le veuille ou non, à entretenir le problème puisque, pour le tenir à distance, vous êtes – plus ou moins – contraint à pratiquer. Vous devenez donc dépendant de cette pratique. N’en déplaise à certain(e)s.

    La question se pose donc de votre autonomie. Souhaitez-vous une solution qui tienne le problème à distance mais vous contraigne à pratiquer? Ou une solution qui élimine votre problème, vous offre de bénéficier d’une estime et d’une confiance en vous pérenne et satisfaisante et, partant, l’autonomie?

    Je vous laisse le soin de répondre à cette question, voire de m’en tenir informé. Prenez bien soin de vous.

  56. Seb dit :

    Bonsoir,
    Je souhaiterai avoir un avis sur ce que j’estime être de petits épisodes paranoïaques.
    Il y a quelques temps, je me suis mis martèle en tête que ma compagne me trompait, un beau matin, sans aucune raison particulière, en surexagérant tous les détails qui me semblaient sur le moment “suspicieux” et bien évidemment, ayant parfois dans ces moments là des éclairs de lucidité, je pensais que la situation était ridicule et décidai de ne pas croire mes pensées toxiques et terriblement anxiogènes.
    Il m’est arrivé un peu la même chose récemment.
    Pendant une soirée très arrosée où j’avais bu plus que de raison, j’ai été assez désagréable avec une certaine communauté de gens, et malgré le fait que mes amis m’aient dit que tout s’était bien passé (je ne me souviens pas de ce moment), des personnes de cette communauté ont débarqué à mon travail (une pizzeria) pour commander et manger une pizza sur place.
    Ces gens étant connus dans ma région pour être agressifs, j’ai immédiatement pensé qu’ils étaient là pour moi, je me suis fait des anticipations anxieuses dans lesquelles je les voyais m’attendre à la fin de mon travail et me faire du mal.
    Ces épisodes, bien que rares, sont désagréables parce que j’ai conscience au fond moi que mon cerveau et mes pensées automatiques sont ridicules.
    Ayant été en proie pendant de longues années à un trouble anxieux, lecture et méditation m’ont énormément apporté, surtout au niveau de mes tentatives d’éradication des distorsions cognitives, que vous devez connaître mieux que moi et dans lesquelles je me suis immédiatement reconnu.
    Mes états d’âme et anticipations anxieuses ressurgissent depuis que j’ai stoppé ces lectures et la méditation, dû à l’amélioration de mon état.
    Me conseillez vous de reprendre la méditation ?
    Ces micros épisodes de paranoïa vous semblent t ils dangereux ?
    Je vous remercie par avance, et bravo pour votre travail.

  57. Bonjour Valérie,

    Tout ce qui tourne autour de la paranoïa a un lien avec un sentiment de persécution, de victimisation, d’obsession. Tout est sujet à une angoisse de persécution. A une peur à laquelle il est répondu par une forme de violence (verbale, physique) qui est à la hauteur de la douleur perçue. Dès lors, il me semble judicieux d’introduire des éléments de contexte dans ce que vous souhaitez exprimer. Qui est votre héroïne? Que fait-elle? Quel est son environnement (social, affectif, etc.)? Nonobstant sa paranoïa, quel est la trame de votre histoire puisque ou la paranoïa est le sujet principal ou ce sont les conséquences e ce problème qui l’est, à moins qu’il y ait un autre sujet dans le sujet? Etc.

  58. Pierson Valerie dit :

    Bonsoir , j’ecris une nouvelle dans laquelle mon héroïne souffre de paranoïa. Je lis beaucoup d’articles à ce sujet mais j’ai besoin d’introduire des ‘ effets de réel ´ dans mon texte, des phrases qu’elle répéterait en boucle, des situations particulières et identifiables à cette maladie.
    Pouvez vous me donner quelques pistes ?
    Merci
    Valérie

  59. Bonjour Nadia,

    Avant tout, je vous suis reconnaissant de votre partage comme de votre confiance. Pour répondre à votre question, oui, il y a de l’espoir. Il y en a d’autant plus que j’ai créé un programme comportemental en ligne pour traiter les problèmes de jalousie tels que ceux que vous décrivez. L’objectif est de retrouver confiance et d’apaiser la relation. Ceci en traitant autant les questions de forme (vos réactions de jalousie) que le fond (ce qui peut expliquer la jalousie chez vous comme chez d’autres personnes). Y compris des symptômes de paranoïa et de sentiment de persécution à l’identique de ce que vus décrivez.

    Si ce programme vous intéresse, informez m’en. Je vous expliquerais comment y accéder. Je vous souhaite une belle journée.

  60. Duverneix dit :

    Bonjour je m appel Nadia, j ai lu deux sujet qui me concerne jalousie maladive et paranoïa. Je ne sais plus quoi faire pour me sortir de tout sa, et surtout je n en peux plus, je fais de l hypnotherapy cognitive, massage serenisens, meditation etc…
    J ai eu une enfance dur rejet verbale de ma mère, des rabaissement, elle crée des jalousie entre moi et ma sœur, et je rentré en conflit avec elle des quel me provoquer, du à son passé qui a été dur. J ai vécu que des relations de tromperie provoquer par ma jalousie, ma paranoïa
    Le hic c est que je vie dans des peurs, je m enferme car en contact avec du monde ma jalousie apparaît je n arrive pas à la contrôler c est elle qui me contrôle , mon conjoint n en peux plus et moi non plus car je ne vie pas. Je n arrive pas a savoir le déclencheur dans mon enfance, pourtant je boss je lis j essai d être dans l instant présent mais des qu elle se pointe je n ai plus de contrôle comme si c était ma personnalité et que sa ne changera pas.. 40 ans comme sa y a t il de l espoir ?
    merci d apporter votre experience
    Cordialement

  61. Bonjour,

    Je fais suite à votre commentaire, lequel appelle plusieurs remarques. A défaut que votre compagne soit effectivement paranoïaque, il semble vraisemblable qu’elle est dans un contrôle absolu qui nourrit ce que nous pourrions envisager comme des symptômes paranoïaques. D’ailleurs, votre épouse elle même parle du psychiatre comme d’un psychopathe qui n’hésitera pas à l’hospitaliser. C’est donc qu’elle a bien conscience de son état émotionnel comme de sa situation relationnelle, et qu’en discriminant le psychiatre (lesquels sont, de mon point de vue, horriblement normatifs), elle cherche à se protéger.

    Ainsi, elle vous prend en otage en vous menaçant – ce qui semble plutôt bien fonctionner -, et vous rend plus difficile encore une prise de décision qui pourrait vous impacter vous, et votre fils, lequel semble faire preuve d’une maturité étonnante quand il parle de la relation entretenue entre votre mère, sa grand-mère, et sa propre mère, votre épouse. Autant d’éléments qui vous ramènent à votre condition d’enfant, avec un père soucieux de ne jamais reconnaître sa responsabilité dans certains évènements avec toutes les conséquences que l’on peut imaginer et que vous connaissez.

    Dès lors, si vous souhaitez un changement constructif et durable, et sachant que vous n’avez pas vocation, ni fonction, à être le thérapeute de votre femme, il ne vous reste plus qu’à… changer! A ce propos, vous comprendrez que je ne puisse confirmer ou infirmer la nécessité d’une séparation. Cependant, si tel est votre choix que d’exprimer la limite, et de protéger votre fils, rien ne vous empêche de constituer avocat et de saisir la justice, tout en précisant les menaces dont votre fils et vous même avez fait l’objet (retour en Chine, etc.), sachant que le “retour au pays” du fait de la distance est une manipulation supplémentaire pour vous infléchir. Elle serait originaire d’Angoulême, cela modifierait les paramètres…

    Dans l’intervalle, le seul moyen que vous ayez de sortir de ce que vous nommez un piège consisterait à abonder dans le sens de votre compagne. Cela signifie lui confirmer que le malade – ou le problème – c’est vous et, dès lors, de justifier ainsi une séparation. En effet, quel est l’intérêt pour vous de persister dans cette erreur stratégique de vouloir contraindre une personne à entendre une chose qui la ramène à elle-même alors qu’elle préfère rester sourde?

    Dans une situation comme celle que vous me décrivez, se battre “contre” relève donc de la chimère, de l’utopie. Je n’y vois aucun inconvénient si vous y trouvez plaisir (celui de, vous aussi, vous victimiser). Mais, à ce moment là, il vous incombe d’en assumer la responsabilité et les conséquences. Vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas. Il n’y aura donc de vrais changements, pour vous et votre fils, que ceux que vous impulsez de sorte à redevenir maitre de votre vie (cf. comportement adulte).

    Vraisemblablement consciente de ses difficultés personnelles, votre épouse n’entend pas modifier son positionnement victimologique parce qu’elle y trouve sans doute intérêt. Celui de se considérer – elle aussi – comme victime. Un peu comme votre père qui, se refusant à ce statut de victime/bourreau, se faisait exclusivement bourreau tout en étant sans doute convaincu qu’il était victime d’attaques ignominieuses. Dans un cas comme dans l’autre, le déni fait, de façon puissante et renouvelée, des victimes collatérales. Vous en savez quelque chose.

    Pour toutes ces raisons, nonobstant les difficultés de comportement qu’expriment votre compagne, il vous appartient de réfléchir et prendre – si tel est votre souhait – les mesures qui seront l’expression du respect de vous même et, partant, de l’amour que vous vous portez comme de celui que vous portez à l’endroit de votre fils.

    Prenez le temps, et prenez soin de vous. N’hésitez pas à me solliciter si vous avez des questions, ou besoin de précisions. Bien à vous.

    Frédéric

  62. Cherot dit :

    Bonjour, j’ai trouvé votre site tout à fait par hasard. Étant dans la profession médicale j’ai pu constater que nombres de traits paranoïaques rendaient infernale la relation de ma femme à ma famille (elle est persuadée que sa belle mère à littéralement le pouvoir de “contaminer” de sa seule présence tout son entourage et notamment notre fils). Quoique j’aie pu faire pour tenter de la raisonner patiemment, pour éviter qu’elle ne raconte des histoires atroces à notre fils dans lesquelles elle cherche à le persuader que sa mamie et sa tante veulent sa mort, rien n’a pu infléchir même un peu son jugement. Je sais que m’a mère est envahissante et qu’elle aime prendre le contrôle de la maison (tout comme ma femme au demeurant, ce qui les rapproche m’a fait remarquer mon fils de 7 ans…). Il est très difficile de dire d’un autre qu’il est paranoïaque, d’abord parce que bien souvent il s’agit d’un jugement à l’emporte pièce concernant la méfiance de l’autre et d’autre part parce qu’il s’agit nécessairement d’un proche avec lequel on est en conflit, ce qui rend suspect d’emblée nos assertions. J’ai vécu longtemps avec un père qui ne pouvait jamais en aucun cas être coupable de quoi que ce soit et qui s obstinait à chercher un coupable (autre que lui bien sûr) pour chaque problème du quotidien. Seule la distance physique m’a permis de m épanouir lorsque j’étais adolescent. Aujourd’hui je me demande s’il n est pas préférable de rompre avec ma femme pour que mon fils puisse s’épanouir. Seulement voilà, d’une part elle est chinoise et menace régulièrement soit d’abandonner son fils et de rentrer seule définitivement en chine soit de rentrer avec lui définitivement en chine et de l’interdire de me voir à l’avenir, pour le “préserver “. Ceci n’est qu’un exemple des nombreux ultimatum que nous vivons régulièrement. J’ignore quelle est la meilleure solution. Bien évidemment elle refuse que nous allions voir un psychiatre en famille pour parler de nos soucis familiaux car elle est persuadée que je vais profiter de mon influence de professionnel de la santé pour que le “psychopathe ” (mot qu’elle utilise volontiers pour désigner le psychiatre) l’hospitalise d’office. Le problème c’est moi et ça ne peut pas être elle. Seulement même si j’avoue être loin d’être parfait, souvent hésitant, avançant prudemmenten évitant toujours soigneusement d’accuser qui que ce soit pour ce qui advient en allant voir un psychiatre je n’ai pu avancer. Je me sens pris au piège dans une relation délétère de laquelle notre fils est otage et complice de cette prise en otage.
    Merci d’avance pour vos suggestions si vous en avez.

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