Culpabilité: Comment ne plus se culpabiliser?

Guérir de la culpabilité est une quête poursuivie par de nombreuses personnes. Très récemment, j’ai reçu un appel téléphonique d’un jeune homme. D’après sa voix, il semble assez jeune et s’exprime de façon très claire à propos des symptômes d’angoisse dont il est victime. Il m’explique avoir tout essayé pour soigner son angoisse et traiter ses crises d’angoisses.

Il a consulté des psychologues puis des psychanalystes mais aussi des psychiatres, et des psychothérapeutes. J’ai l’impression que je vais entendre parler d’un binôme que je connais bien. J’ai nommé la culpabilité. Aggravée par l’angoisse. Et la culpabilité est un poison.

Il a essayé l’auto suggestion. L’hypnothérapie. L’EFT. Et je ne sais plus quoi d’autre encore. Il a consommé forces médicaments. Neuroleptiques, anxiolytiques, anti dépresseurs. Sans succès véritable et durable. Je commence à entendre les pas de cette culpabilité.

En bref, ce jeune homme a essayé ce que la plupart de mes patients essaient. Ou ce que la plupart des internautes m’expliquent tous les jours sans succès aucun. Ou si peu et si peu durables que c’est comme si rien ne doit fonctionner.

Sa vie sentimentale est un échec cuisant. Il semble que les compagnes avec lesquelles il fait un bout de chemin se lassent. Ou que c’est lui qui rompt « pour leur rendre leur liberté » (sic). Coupable qu’il se sent d’abimer la relation à cause de crises d’angoisses répétées. La culpabilité confirme son arrivée.

Nonobstant l’exemple de ce jeune homme, pour étayer mon propos sur le fait de se culpabiliser ou de se sentir coupable, je vais m’appuyer sur une phobie trés décriée: la phonie administrative.

Culpabilité et manque d’estime de soi

Il en va de même avec son emploi. Il est encore licencié pour absences répétées au cours d’une période d’essai. Ce jeune homme n’arrive pas à garder un travail assez longtemps. Et cela n’est pas sans lui poser des problèmes. Tant au niveau de l’argent qu’à propos de la mésestime qu’il a de lui même devant son incapacité à gérer son problème.

Enfin, il m’explique combien culpabilité et angoisse forment son quotidien. Il s’en veut de ne pas arriver à éliminer son problème d’angoisse et de crise d’angoisse. Ou, à tout le moins, à les contrôler un minimum.

Même s’il convient que la culpabilité n’a rien de rationnel. Il ne peut pas s’empêcher de se dire que toutes ces angoisses sont de sa faute,. Qu’il ne sait pas gérer. Ou qu’il s’y prend mal. Culpabilité confirmée!

Je lui demande de m’expliquer quand et comment cela a commencé. Et c’est à partir de ce moment que je découvre, avec lui, des choses particulièrement intéressantes. Elle nous éclaire quant à cette articulation toxique que forment culpabilité et angoisse.

Culpabilité et angoisse

Jules, c’est son prénom, me raconte qu’il y a environ 4 ans, alors qu’il discute avec un homme, il est soudainement pris d’un sentiment de honte. Puis de culpabilité. Sentiment aggravé par une angoisse soudaine. Il ne se souvient pas de ce dont ils parlent.

Il conserve juste en mémoire la vive émotion qu’il ressent à ce moment là. Parlent-ils de choses morales? D’évènements sociaux? D’argent? Il ne sait pas. Il ne sait plus.

Par contre, ce qu’il sait notre Jules c’est que, depuis lors, à chaque fois qu’il est dans une relation avec quelqu’un, il est victime de ce même malaise. Celui qui fonde sa culpabilité. Il me décrit ses symptômes d’angoisse.

Se sentir coupable

Tremblements, transpiration, cœur qui s’accélère, mains moites, etc. Récemment, il consulte un psychiatre qui lui prescrit des médicaments – encore! -. Il les prend chaque soir.

Ce même psychiatre lui conseille fortement d’arrêter de se faire du mauvais sang pour rien. Rien, c’est facile à dire. Surtout quand on connait les conséquences de la culpabilité dans la vie de ce jeune homme.

En premier lieu, Jules n’est pas victime d’angoisse à proprement parler. Il semble plutôt victime d’anxiété. Voire de phobie sociale. Ou d’anxiété sociale. En effet, il est important de penser au contexte des crises d’angoisse de Jules. Elles ont majoritairement lieu en présence de tierces personnes. Et ce dans tous les environnements possibles.

Au surplus, Jules redoute toute relation sociale. Il en a tellement peur que la seule idée de parler à quelqu’un, de vive voix, lui donne une crise d’angoisse. Ce qui nourrit sa culpabilité.

Les causes de la culpabilité

Il essaye tout ce qu’il est possible ce jeune homme. Il parle de son problème avec une liberté certaine. Sa parole semble comme libre à propos de son problème de culpabilité. Pour autant, il ne peut échapper au handicap que l’angoisse et la culpabilité génèrent.

Quand je lui demande pourquoi il se sent coupable, Jules m’explique qu’il n’est bien évidemment pas le seul à souffrir d’angoisse. Ou encore d’anxiété. Mais, à son sens, les autres arrivent à s’en sortir. Pas lui. C’est donc qu’il fait mal.

Il estime ne pas faire ce qu’il faut pour s’en sortir. Voire qu’il est complaisant avec lui même. Qu’il se satisfait de sa propre douleur. Il va jusqu’à me dire que, peut être, il y trouve une certaine forme de plaisir dans la mesure où cela lui évite de prendre certains risques.

Explications intéressantes. Mais elles relèvent de la pure spéculation. De sa seule interprétation. De plus, ces explications très rationnelles et intellectuelles ne sont que des explications. Et, si intéressantes qu’elles sont, elles ne lui apportent aucune solution.

Jules est convaincu que s’il se sent si coupable depuis son entretien avec quelqu’un il y a quelques années, c’est que lui et l’autre personne devaient évoquer des choses amorales. Des choses mal.

Dans le cas contraire, il ne doit pas être aussi durablement affecté me dit-il. « Pure spéculation » lui réponds-je de nouveau. « Et après, de vos explications on fait quoi pour contrôler angoisse ou crise d’angoisse?« . « Je ne sais pas » me répond t’il. Dont acte.

Les facteurs de la culpabilité

Jules est comme traumatisé par l’évènement auquel il a été confronté des années auparavant. Il passe son temps à se demander ce qu’il a bien pu se passer. S’en veut de ne pas trouver réponse. Il doit trouver, insiste t’il. Et moi de deviser avec lui sur l’intérêt de se sentir coupable.

Quelque soit la culture dont nous sommes issus, il y a deux choses qui fondent nos personnalités. La notion du bien et du mal. Toutes et tous nous devons satisfaire à des codes de toute nature. Dans tous les domaines de nos vies respectives. Comme je le dis souvent, nous sommes comptables de nos moindres faits et gestes.

Comptable, cela signifie que nous devons rendre compte de ce que nous faisons et disons. Que nous avons obligation d’expliquer, pour ne pas écrire, nous justifier. Pourquoi avons-nous fait ou dit ceci ou cela.

Nous devons être à la hauteur de tout! Ordre nous est donné de réussir. De bien faire. Celle ou celui qui failli à une telle injonction n’est pas quitte de toute forme de culpabilité. La honte et la culpabilité sont le prix à payer si vous faillissez à ce qui vous est appris. Inculqué. Comme un devoir.

Si vous échouez, lentement mais surement, la culpabilité vous envahit tel un poison. Elle peut aller jusqu’à durablement vous handicaper dans votre vie.

Comment en finir avec la culpabilité?

Se culpabiliser entraine des ruminations

Bien évidemment, si vous vous ressentez de la culpabilité de façon récurrente, vous risquez d’avoir de plus en plus peur de nouveau de mal faire ou dire. Exactement comme Jules. Il en est convaincu. Sans savoir pourquoi. Pense qu’il fait mal ou dit mal. Ou pense que, quelque chose s’est passé à un certain moment de sa vie. Et que la conversation qui l’a tant traumatisé fait écho à cela.

C’est en cherchant encore et toujours le sujet de cette conversation, que Jules, s’auto-génère des angoisses. Il se sent coupable de ne savoir répondre à cette fichue question. Au point qu’elle l’obsède.

En cherchant des réponses, notre ami cherche à se sécuriser. A diminuer le poids de sa culpabilité. Ce qui, bien sûr, ne lui épargne pas des ruminations incessantes qui, elles mêmes, enrichissent angoisse, crise d’angoisse et culpabilité.

Jules veut satisfaire des codes. Il veut être un homme bien. Comme tout le monde. Il veut comprendre pourquoi il lui arrive tout cela. Jules veut savoir. Mais Jules sait très bien que plus il cherche des réponses, plus il active le processus de la culpabilité. Dès lors, plus il souffre, plus il se sent coupable et angoissé. Jules est pris au piège.

S’il ne fait rien, il n’est pas un homme responsable. A son sens, il est traité comme un malade. En plus de cultiver de lui même une mauvaise image en tant que malade. Il doit réussir! Comme les autres.

Comment ne plus se sentir coupable?

Être un homme bon. Gestionnaire de sa vie. Un bon amant. Le bon ami. Un bon fils. Un bon frère. Le bon bon voisin. Un être sociable. Jovial. Affable. Ouvert. Mais, à force de devoirs, Jules n’arrive à rien. Il est tout le contraire de ce que sa volonté déchaînée veut. Un peu comme s’il veut à tous prix être pilote de ligne alors que les mathématiques et lui çà fait deux!

Jules s’obstine et refuse une réalité qui le dérange. Son aveu de culpabilité renforce son angoisse. Elle fait le lit de ses crises d’angoisses. Jules est convaincu qu’il veut un changement dans sa vie. Je lui propose donc un de changement. Il ne répond pas favorablement à mon offre. Il n’y répond pas du tout.

L’homme est ainsi fait qu’il a besoin de toucher le fond de sa propre douleur pour, enfin, envisager, de changer. Cela signifie porter un autre regard sur lui même. Sur sa souffrance. Et, plus sereinement, envisager de lâcher prise et se déculpabiliser.

Pour en finir avec la culpabilité

Notre ami Jules a mal. Il se sent très coupable. Mais il persiste à vouloir trouver des solutions par lui même. Jules a bien compris que plus il fait cela en s’inscrivant dans une dimension responsable, moins il trouvera de solutions.

Et plus il est victime de ce tandem formé par la culpabilité qui alimente son angoisse. Mais il veut y arriver lui même. Cela se comprend. Jules veut enfin être fier de lui. De lui même, par lui même, il veut trouver la solution.

En l’espèce, le poids sociétal est particulièrement lourd. Jules ne souhaite pas demander de l’aide plus qu’il ne le fait auprès de moi. Jules souffre. Mais n’est pas client d’un changement.

Malgré sa honte, malgré sa culpabilité, malgré ses angoisses, nonobstant des crises d’angoisses répétées, Jules ne veut pas lâcher prise. Il souffre mais veut continuer à trouver des solutions que, par ailleurs, il refuse quand on les lui propose.

Je propose d’utiliser le Programme ARtUS que j’ai mis au point. Et qui donne d’excellents résultats. Je lui propose de regarder la vidéo de présentation (voir à la fin de cet article).

Il me répond mollement par l’affirmative. Tout en laissant entendre qu’il continuer de chercher. Pour ne pas écrire qu’il envisage de continuer à errer sur le web. Alors, c’est sans moi.

Je ne peux rien pour Jules qu’il ne veuille pour lui même.

Et, à propos du fait de se culpabiliser, comme je l’écrivais en introduction de cet article, il y a une belle démonstration en matière de culpabilité, c’est la phobie administrative.

Comment se sentir libre et ne plus culpabiliser?

Culpabilité et phobie administrative

A la faveur de la démission d’un Secrétaire d’État fraîchement nommé que les français sont informés qu’un député souffre de phobie administrative.

Depuis lors, sur un espace temps particulièrement réduit, nombre d’avis, de conjectures et autres billevesées se sont exprimées à propos de cette phobie administrative. Phobie dont Monsieur Thomas Thèvenoud dit être victime pour expliquer – ou justifier – ses démêlées avec l’administration française. Comme avec des créanciers privés.

Nonobstant le déchaînement de jugements à l’emporte pièce, d’aucuns y sont allés de leur jugement tant à propos de  l’homme que de la phobie administrative. Les mêmes s’empressant d’oublier nul n’a le droit de juger sans savoir. Ni de faire du mal à l’autre pour se faire du bien.

Alors. Cette phobie administrative. Info ou intox?

La phobie, à plus forte raison, la phobie administrative, repose sur un processus d’évitement lié à une peur. La peur afférente à la phobie administrative peut reposer sur une angoisse. Celle de ne pas être en mesure de satisfaire à ce qui est vécu comme une injonction, un ordre. Partant, la peur ou l’angoisse de ne pas être à la hauteur.

En cherchant à éviter sa peur, la personne essaie de prendre le contrôle de quelque chose qui lui échappe. Ce qui donne un résultat paradoxal puisque en prenant le contrôle elle le perd.

La phobie administrative consiste donc à éviter tout ce qui est associé à un élément douloureux.

En effet, les personnes qui souffrent de phobie administrative se protègent de l’objet de leur phobie. Les obligations administratives et/ou financières par exemple. Ce qui, bien évidemment augmente les symptômes issus de la phobie administrative. Comme à en accroître les conséquences.

Lesquelles conséquences sont  considérées comme des manquements – délibérés – à des obligations ou des engagements. Ce qui n’est pas tout à fait exact.

C’est ainsi que le Député Thomas Thévenoud s’est retrouvé dans une spirale épouvantable. Dans le domaine social, financier, professionnel et économique. Ceci vu de ma place, sur la foi des éléments que la presse a relayé.

Culpabilité: Les fondements de la phobie administrative

La France est la 7è puissance économique mondiale. Beau pays, riche à crédit, au sein duquel nous vivons une injonction permanente quand à la bonne administration des affaires.

J’ai pour coutume de dire combien je m’inquiète de savoir si, un jour, il nous faudra une autorisation pour respirer. Notre quotidien est fait de documents administratifs souvent compliqués. Et en nombre croissant. Et ceci, bien que nous soyons à l’ère informatique.

Ces mêmes documents ne se suffisent pas à eux mêmes. Il faut souvent compléter par une ou des attestations. Ou un je ne sais quantième second ou tierce document administratif. Ces fameux Cerfa.

Sous le prétexte d’un ordre dûment établi, contrôlé et contrôlable, le système génère une entropie – un désordre – épouvantable. Tout en prétextant que ce n’est pas lui le problème. C’est la procédure. Vocable tellement français que… la procédure.

La Loi en est un exemple criant. Il est notoire que la France est l’un des pays les plus compliqués en matière juridique. Et ce à un point tel que, parfois – souvent – des lois se chevauchent. Voire se disent le contraire.

Dans les domaines financiers, il n’y a qu’à observer toutes les précautions administratives prises lorsque vous contractez un emprunt. Ainsi, l’un de mes amis qui s’occupe de gestion de patrimoine doit rédiger un document de plus de 100 pages à chacun de ses nouveaux clients avant toute signature définitive.

Ce qui, parfois, n’est pas sans lui poser problème. Il a peur que certaines personnes refusent de se soumettre à cette injonction administrative. Et que cela empêche la vente d’un produit ou d’un service.

Comment ne plus avoir honte?

Les causes de la phobie administrative

N’en déplaise à certains esprits grincheux, la phobie administrative est une phobie comme les autres. Si tel n’est pas le cas, pourquoi accorder de la valeur à la phobie des oiseaux (ornitophobie) ou à la glossophobie (peur de parler en public)? Sachant qu’être victime d’une phobie n’est pas une question de statut social.

La phobie est une façon de contrôler son environnement. La phobie administrative est donc une je ne sais quantième façon de se protéger de quelque chose. D’un traumatisme peut-être? Celui-là même qui nous terrifie pour des raisons qui font écho à l’image de soi. Ou la peur de s’affirmer. Enfin, la peur de ne pas être à la hauteur.

Des professionnels de la santé et des journalistes, moquent ce type de pathologie. Ainsi, ls font le jeu de ces mêmes personnes qui dénient à un enfant, souvent le leur d’ailleurs, la peur d’avoir peur.

A moins que ce ne soit eux, les adultes, qui aient du mal avec leurs propres émotions. A plus forte raison quand l’un de leur proche est en difficulté émotionnelle.

Dénier la phobie d’une tierce personne est une façon de se protéger de son incapacité à accepter que quelque chose nous trouble. Partant, que nous ne sommes pas à la hauteur de l’aide éventuelle dont ces mêmes personnes ont besoin.

Dénier cette pathologie, c’est se dénier soi. C’est dénier sa propre responsabilité dans le problème.

La phobie administrative est-elle une vraie phobie?

La critique est aisée mais l’art est difficile. Mesdames et messieurs qui critiquez tant la phobie administrative, vous souffrez surement d’une pathologie. Même petite. Laquelle vous vous gardez bien de revendiquer. Surtout, ne prenez pas le risque de vous exposer au jugement du monde. D’où parlez-vous pour vous moquer des autres et dénier leur réalité?

Qui sommes nous pour prétendre qu’une phobie serait plus vraisemblable qu’une autre? D’où parlent certains journalistes pour rallier la phobie administrative dont cet ancien secrétaire d’état parle? Qui sommes nous pour nous permettre de juger si quelqu’un souffre d’une affection rêvée et malhonnête?

Pourquoi y aurait-il de vraies et de fausses phobies? Avoir peur des araignées est une phobie qui porte le nom d’arachnophobie. Cette phobie, à l’instar de la phobie administrative, est-elle une fumisterie comme le laisse entendre beaucoup de gens? En quoi est-ce un problème d’accepter que la phobie administrative est une vraie phobie, et non de la manipulation?

Est-ce parce qu’il s’est agit d’un homme politique? D’un homme public? En effet, beaucoup de gens ont réagi et crié au scandale quand Monsieur Thèvenoud a fait état de sa phobie administrative pour expliquer ses difficultés.

De telles réactions ont-elles été suscitées par l’appartenance de ce député à une commission d’enquête? Celle qui s’occupait d’entendre Monsieur Cahuzac, ex ministre du Budget au sein du gouvernement de Monsieur Jean-Marc Ayrault. Effectivement, Monsieur Cahuzac avait une… particularité. Celle d’être accusé de fraude fiscale pendant l’exercice de ses fonctions de ministre.

Je vous concède qu’un député qui interroge un ancien ministre des finances limogé pour fraude fiscale, alors que ce même membre de la commission d’enquêtes est lui même en délicatesse avec « la chose administrative », cela prête à confusion. Ou à rire.

Une malhonnêteté collective

Autant vous le dire. Mon rire est plus que crispé. Surtout quand je lis ce que le Figaro exprime (ce qui a été le cas de bien d’autres journaux). Le contenu de cet article est un tissu de normalité ahurissante. D’idées convenues qui dépassent l’entendement.

Pourquoi ne pas reconnaître que la plupart des gens se comporte comme s’il n’avait aucune difficulté handicapante. Dès lors, que les gens font tout pour masquer leur problème? Imaginons. Vous êtes addict au sexe. Un grand adepte de la pornographie au point que l’on puisse parler d’obsession.

Vous en avez conscience. Et vous culpabilisez. Honnêtement, informez-vous tout le monde de votre situation?

Du coup, vous défendriez la cause de la pornographie? Ou vous vous tairiez en disant à qui veut bien l’entendre que la pornographie est une honte alors que vous êtes le premier, ou la première, à regarder des films X pour apaiser vos angoisses, existentielles ou pas. Restons sérieux!

Phobie administrative. Qu'est-ce que c'est?

Nous ne sommes gênés que par ce qui nous ramène à nous mêmes. Pourquoi dénier la possibilité – réelle – que certaines personnes souffrent de phobie administrative? Est-ce que souffrir de la phobie du vent (aérophobie) est une fumisterie? Est-ce qu’avoir peur des oiseaux est une plaisanterie qui sert à masquer la malhonnêteté d’un individu?

C’est ahurissant ce besoin qu’a l’humanité de se trouver un bouc émissaire pour se protéger de ses propres errements. De ses propres difficultés. Comme quand les gens pauvres disent que les gens riches sont des salauds! Cette difficulté que certaines personnes ont avec l’argent. Je trouve tout cela bien pathétique. En plus d’être franco-français.

Le principe du bouc émissaire

Nous avons tous nos petits – ou grands – problèmes personnels. Nous avons tous nos petits comportements d’évitements par rapport à ce que nous vivons comme un problème. J’ai un patient qui a la phobie de son sperme. Est-il malhonnête, cet homme qui est dans une vraie souffrance, alors qu’il s’agit de son propre plaisir?

Qui, et à quel titre, peut se permettre de juger cet homme sous le prétexte que son problème est d’ordre sexuel? En ce qui me concerne, mon travail n’est pas de juger mais d’aider. A plus forte raison quand quelqu’un vient me consulter en partageant ses souffrances avec moi.

Quand une personne me dit être sidérée par sa peur, j’entends et j’agis de sorte à l’aider. Je ne juge pas! Ni à titre humain. Ni en qualité de coach comportemental. Jamais, je ne me permets de remettre en cause la souffrance exprimée.

La question n’est pas de savoir si un homme, ou une femme, dit vrai ou non. La question c’est: « Comment se fait-il que lorsqu’un individu exprime sa réalité, et qu’il le fait de façon maladroite, personne ne veut l’entendre? ». Qu’est-ce qui dérange donc tant pour justifier un tel rejet?

Est-ce cette époque robespierriste qui succède à celle des passes droits qui motive une telle véhémence? La souffrance des gens est telle qu’il leur faut un pharmacoï, un bouc émissaire?

Dans la mythologie, le pharmacoï était un homme qui n’avait pas le droit de choisir ses vêtements, sa nourriture, son lieu de vie. Il était littéralement entretenu par la collectivité. Et ce pour une raison bien particulière.

Une responsabilité collective

En rien, le pharmacoï n’est un être humain. Il ne bénéfice d’aucun choix possible. D’aucune autonomie. Il est placé sous la seule et exclusive autorité d’un régent.

Ainsi, quand le peuple se sent mal, comme déséquilibré, le peuple demande au régent le droit de mettre à mort le dit pharmacoï. Ce que, bien sur, le régent accepte (il y a tout intérêt).

Accepter cette exécution lui confère un droit divin d’une part, lui permet d’asseoir son autorité d’autre part, et gérer le conflit au mieux de ses intérêts. Le régent laisse au peuple la possibilité d’exprimer ses plus bas instincts, en plus d’encourager sa malhonnêteté.

Après autorisation du régent, le peuple exécute le pharmacoï, au motif que les déboires de la population sont de la responsabilité de cet homme. Et non de celle du régent.

Une fois le pharmacoï mis à mort, le peuple se sent plus équilibré. Plus serein. Non sans oublier de choisir, très rapidement, un nouveau pharmacoï. Pour, de nouveau, recommencer dès que le besoin s’en fait sentir. Ainsi, le pharmacoï, ou bouc émissaire, est le médicament du groupe.

La mort est le soin apporté aux maux de la société. Le pharmacoï, par sa mort, évite au peuple de se confronter à sa propre responsabilité quant à ses turpitudes internes.

Hier, c’était Thévenoud avec sa phobie administrative. Demain c’est qui? Avec quoi, ou à quels propos, certaines personnes vont se faire du bien en faisant du mal à d’autres?

Culpabilité: Quelle solution à la phobie administrative?

Quelques que soient les explications que je vous apporte au sujet de la phobie administrative, j’imagine que vous même êtes confronté(e) à ce problème.

Pour cette raison, si vous souhaitez traiter la phobie dont vous êtes victime et, ainsi, retrouver confiance en vous, je vous invite à vous utiliser le programme dont je vous parle en cliquant sur l’image ci-dessous.

Comment ne plus se sentir coupable?


Article rédigé par Frédéric Arminot, coach comportemental

Comment ne plus culpabiliser grâce au Programme ARtUSSpécialisé dans le traitement des problèmes d‘angoisse, d’anxiété, de dépression, de phobie, et de toc, il exerce depuis plus de 25 ans en qualité de comportementaliste.

Ancien grand anxieux, et victime d’angoisses aux multiples conséquences des années durant, il a créé un programme de coaching comportemental en ligne:

Le Programme ARtUS

Cette méthode thérapeutique résout 16 cas sur 17, soit + 95 % de résultats.



Frédéric Arminot

Frédéric Arminot, Coach comportemental

Frédéric Arminot, Coach comportemental

Spécialisé dans le traitement des problèmes d‘angoisse, d’anxiété, de dépression, de phobie, et de toc, il exerce depuis près de 30 ans en qualité de comportementaliste. Ancien grand anxieux, et victime d’angoisses aux multiples conséquences des années durant, il a créé un programme de coaching comportemental en ligne: Le Programme ARtUS. Cette méthode progressive de coaching résout 16 cas sur 17, soit + 95 % de résultats.

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