Nous évoluons dans une société où la compétition règne en maitre(sse), dans un système à qui nous devons apporter chaque jour la preuve que nous sommes le ou les meilleurs.

C’est ainsi que, sournoisement, se crée l’angoisse de performance ou anxiété de performance.

Inéluctablement, dans la mesure où un tel problème a des conséquences importantes en termes psychosociaux comme en matière de comportements socio-affectifs, il convient de s’intéresser de façon active à la meilleure façon de traiter cette forme d’angoisse.

Aussi communément appelée peur de ne pas être à la hauteur, je vais essayer de vous apporter une définition de l’anxiété de performance qui vous permette de comprendre les différents sujets relatifs à ce sujet.

Comment mettre fin à l’angoisse de performance ?

Essayez ne pas contrôler votre angoisse ou votre anxiété par vous même.

J’insiste quant au fait que plus vous contrôlez votre problème, moins vous êtes dans le lâcher prise, pire c’est. Essayez plutôt d’accepter votre anxiété pour ce qu’elle est.

Plus vous vous mettez la barre haut, plus vous courrez le risque d’échouer alors, allez-y doucement.

Ne vous imposez que des choses que vous ne pouvez pas supporter et n’oubliez jamais une chose : plus que l’approbation des autres, c’est votre propre approbation qu’il est nécessaire de trouver.

Quand vous la trouvez, la reconnaissance des autres devient une valeur ajoutée mais n’est pas l’essentiel. C’est un peu comme l’amour.

Quand vous demandez à l’autre de vous aimer alors que vous ne vous aimez pas vous même en suffisance, vous vous mettez en danger. Si l’autre ne vous offre pas ce que vous recherchez, vous souffrez car vous dans l’attente, dans le besoin.

Je le répète : soyez gentil et respectueux – respectueuse – avec vous même quant à la façon dont vous appréhendez votre angoisse. Ne vous en demandez pas trop, allez-y doucement, un jour à la fois.

En vous acceptant te(le) que vous êtes, vous serez au clair avec vos propres limites, et pourrez agir de façon responsable. Alors, la vie vous deviendra bien plus facile puisque sans angoisse ni anxiété.

Souhaitez-vous une vie calme et douce ?

Je pense connaitre la réponse à cette question.

Alors, vous aussi, comme bien des gens avant vous, mettez un terme à cette pression que vous vous infligez pas peur de ne pas réussir.

Dès lors, retrouvez confiance en vous, facilement et rapidement.

Différences entre angoisse et anxiété de performance

Actuellement, les médecins ne classent pas l’anxiété de performance parmi les troubles anxieux. Ils reconnaissent bien son existence, mais la considèrent comme un symptôme d’autres troubles anxieux, comme l’anxiété sociale ou l’anxiété généralisée.

Reconnaître l’anxiété de performance est donc très utile pour découvrir l’existence d’un trouble anxieux et le soigner. Cette forme d’anxiété se caractérise par la crainte de ne pas savoir être ou de ne pas savoir faire, que ce soit dans sa vie sociale, professionnelle, économique, personnelle, amoureuse ou sexuelle.

Les patients qui en souffrent multiplient les efforts pour se rassurer et œuvrent durement pour se protéger de ce qui repose sur un symptôme d’anxiété.

Malgré cela, ils ne parviennent jamais à se rassurer et l’anxiété prend le dessus. Quand elle devient trop importante, elle peut même empêcher d’être performant tant elle est paralysante.

L’anxiété de performance ne doit surtout pas être confondue avec le stress ou le trac. Face à une situation nouvelle ou un événement dont les enjeux sont importants, il est parfaitement normal et sain de ressentir de la peur.

Même les acteurs les plus aguerris continuent à avoir le trac avant de monter sur scène. En revanche, le stress et le trac restent liés avec cohérence à la réalité.

Anxiété de performance au travail

Cela signifie que leur intensité diminue tout de même avec le temps à mesure que la situation devient moins nouvelle. Après plusieurs années d’expérience, on a moins peur de parler en public au travail par exemple.

De son côté, l’anxiété de performance est irrationnelle. Même en vous préparant pendant des semaines, l’angoisse reste intense et peut aller jusqu’à vous empêcher de réussir.

Définition de l’angoisse de performance

Meilleure compagne, meilleur compagnon, amant, maitresse, père, mère, enfant, sœur, frère, voisin. voisine, ami, amie…

Nous devons être meilleur(s) en tout. Nous devons performer, partant, ne montrer aucun signe de nervosité par rapport à une situation donnée. Nous devons assurer en tous domaines.

Être çà, pose bien sur la question de la remise en cause de soi permanente, de la peur d’échouer et du désir de réussir puisque cette forme d’angoisse est omniprésente dans notre quotidien.

Être performant, cela signifie que vous menez une action à son terme et que la réussite de cette action est quantifiable et qualifiable.

Cela induit que le résultat obtenu sur la foi de vos efforts, réitérés, est à son paroxysme. Vous faites le meilleur, ce qu’il y a de mieux, et vous êtes le ou la meilleur(e) grâce à votre talent, à votre implication. Alors, vous obtenez un prix, un satisfecit, une reconnaissance.

C’est ainsi que les problèmes commencent.

Les causes de la peur de ne pas réussir

Qu’il s’agisse d’angoisse ou d’anxiété, c’est un un problème délicat pour ceux qui la vivent et pour ceux qui tentent de la soigner.

C’est généralement une anxiété qui se manifeste chaque fois que le patient doit se montrer à la hauteur d’une attente et réaliser une performance, que ce soit au travail, à l’université, dans sa vie privée, et même dans sa vie sexuelle.

Il est possible d’affirmer que cette atélophobie pose les bases de crises d’angoisse liées à un évènement ponctuel ou répété. Évènement à propos duquel la peur de ne pas réussir devient un frein à l’exploit (de quelque nature qu’il soit).

J’en veux pour preuve, si nous restons dans le cadre de la la sexualité, les problèmes d’éjaculation précoce qui sont le symptôme d’une anxiété de performance. L’excitation est à son comble mais la personne n’arrive pas à gérer ses émotions, à reprendre le contrôle, à prendre son temps. Dès lors, ce qu’elle redoute lui arrive.

D’amant conquérant fantasmé, ses émotions la réduisent au rôle d’amant sans envergure. Celui-là même qui ne sait pas tenir son rôle viril et, ainsi, satisfaire sa ou son partenaire. De fait, l’amant se culpabilise et craint que cela recommence.

Comme à chaque fois, tant qu’il ne traite pas son problème de façon efficace et durable, l’éjaculation précoce se renouvelle.

La peur de ne pas être à la hauteur

L’anxiété est une émotion de peur qui s’installe dans la durée. Elle existe à propos de tout ou partie des domaines de la vie d’un individu. Cela signifie que la personne pense et a peur de façon répétée voire permanente de ne pas arriver à réaliser un ou plusieurs objectifs de sa vie.

De fait, l’anxiété est la forme répétée, donc chronique, de l’angoisse, et génère une sorte de phobophobie.

La peur d’échouer

Souvenez vous des airs contrits de ces messieurs : assis au bord du lit, faisant triste mine et tentant d’expliquer combien ils sont d’autant plus désolés que cela ne leur était jamais arrivé avant. Ben voyons.

Dès lors, ces mêmes hommes peuvent avoir peur, sur la foi de la répétition d’une telle contrariété, que cela recommence.

Pour se rassurer, ils vont essayer de se convaincre qu’ils n’ont pas de problèmes en réagissant comme si ce n’était qu’un problème mineur ou en en imputant la responsabilité au partenaire.

En réagissant de la sorte, la personne cherche juste à se sécuriser en transférant la responsabilité de son problème sur quelqu’un d’autre.

La personne qui fonctionne ainsi sait que c’est bien de son appendice sexuel dont il s’agit et pas de celui du voisin du dessus. En luttant contre son problème, en essayant de se convaincre de quelque chose dont elle n’est pas fondamentalement convaincue elle même, elle ne fait qu’enrichir son problème.

Demander de l'aide pour vaincre l'anxiété de performance

Cet homme a toutes les raisons d’avoir peur de se trouver confronté de nouveau à son impuissance.

L’anxiété correspondante s’installe et devient susceptible de générer ainsi une impuissance sexuelle chronique laquelle renvoie de l’intéressé à lui même une mésestime conséquente, ce qui altère tout sentiment de confiance en soi.

Le besoin de reconnaissance

Sans doute vous souvenez-vous de ce cycliste professionnel qui, il y a quelques années, s’était dopé. Celui-là même qui prononça cette célèbre phrase, je cite: Il s’était dopé à « … l’insu de son plein gré » (dixit). Que s’est-il passé ?

L’enjeu était de taille à l’époque. Il s’agissait de remporter le Tour de France. A cette fin, ce sportif de haut niveau s’est aidé en utilisant des moyens classés au rang du dopage.

Et pourquoi a t’il eu ce comportement ?

Cela repose sur les enjeux en cours. A l’époque, il pouvait craindre de manquer de ressources naturelles pour satisfaire son objectif. En conséquence de quoi, son anxiété de performance lui a fait adopter un comportement réponse qu’il a jugé être le meilleur.

Mais les résultats ont été inversement proportionnels à l’effet désiré et ceci quels quels qu’aient été les rituels qu’il a sans doute mis en place pour réussir.

L’effet désiré était de gagner, de réussir.

Il lui fallait sans doute transcender ses peurs. Peut-être y est-il arrivé, je n’en conserve aucun souvenir. Par contre, ce dont je me souviens, ce sont des conséquences des choix de ce monsieur quant à son besoin de réussir.

Après avoir été porté au pinacle longtemps, il a été déclassé puis mis en examen et enfin, condamné. Soit écrit en passant, rappelez vous de son déni à propos de son comportement.

Globalement, il disait : « Je n’ai rien fait. C’est une pure affabulation de journaliste« .

Puis, confronté aux preuves médicales : « Ce n’est pas de ma faute. On m’y a obligé« .

Comme nous le savons tous, « on » n’est personne et, en pareille situation, il est douloureux d’endosser la responsabilté des conséquences de ses choix, surtout quand ils sont mauvais.

Vie professionnelle

Je pourrais décliner, ou appliquer, cet exemple à tous les domaines de la vie : vie affective, sociale, économique, professionnelle.

Ce qui, hier, pouvait être une angoisse ponctuelle peut devenir une angoisse permanente d’échouer à compter du moment où la personne doute de façon croissante de ne pas être à la hauteur d’une situation ou d’une autre.

Dans votre travail, je vous suggère de ne pas en faire plus que ce qui vous est demandé, de ce pour quoi vous êtes rémunéré(e).

Faire plus, c’est chercher l’approbation. Si vous cherchez cette dernière, cela signifie que vous cherchez chez les autres, la récompense que vous ne vous offrez pas à vous même.

Je vous invite à réfléchir à ce sujet.

Essayez d’être de bonne foi. Vous allez être étonné par ce que vous allez découvrir, voire, vous confirmerez ce que vous savez déjà.

Le fait d’être placé(e) quotidiennement dans une situation de stress professionnel produit des troubles anxieux récurrents dont les manifestations ne se cantonnent pas parfois qu’à la vie professionnelle.

Un(e) employeur(e)) trop dur(e) et injuste provoque de l’anxiété chez ses employés, même quand ils sont psychiquement très résistants.

De plus, le travail est un lieu où les bonnes performances sont exigées et conditionnent la progression sur l’échelle hiérarchique. Pire encore, de mauvaises performances peuvent vous faire perdre votre travail.

La question de la performance au travail se manifeste souvent par l’apparition d’une anxiété très forte face aux impératifs de la vie professionnelle. Les patients peuvent faire des insomnies de plusieurs jours quand une échéance importante approche.

Surtout, cette inquiétude forte les empêche d’obtenir de bonnes performances malgré leur travail acharné, en gâchant une présentation par exemple.

Vie sexuelle

L’anxiété de performance touche aussi beaucoup la vie sexuelle de ceux qui en souffrent. Les hommes, notamment les plus jeunes, sont les plus touchés.

En tout cas, c’est chez eux que le besoin d’être performant fait le plus de dégâts puisqu’elle empêche souvent de maintenir une érection satisfaisante. Un cercle vicieux se met alors souvent en place : l’homme craint de ne pas pouvoir satisfaire ses partenaires.

Dès lors, son anxiété l’empêche d’avoir un rapport sexuel.

En effet, ce stress empêche des millions d’hommes d’avoir un rapport sexuel satisfaisant au moins une fois dans leur vie, et quand la situation perdure malgré l’expérience acquise, elle peut devenir problématique.

Il faut alors s’interroger : l’anxiété persiste-t-elle avec des partenaires de longue date ? Souvent, l’anxiété disparaît après quelques rapports sexuels, quand la confiance grandit entre les partenaires.

Dans ce cas-là, il suffit parfois de compenser ses difficultés par des rapports qui ne tournent pas – seulement – autour de la pénétration, en tout cas dans un premier temps. Il est important de noter que cette forme d’anxiété touche aussi les femmes.

Chez certaines d’entre elles, cela provoque ce que l’on appelle du vaginisme. La pénétration devient impossible et les tentatives extrêmement douloureuses. Partant, les femmes ont toutes les raisons d’être anxieuses à l’idée de « la fois d’après… ».

A la suite d’une panne sexuelle, un homme peut être angoissé à l’idée de ne pas, de nouveau, avoir d’érection. Au sens commun, ce problème est le symptôme d’un manque de désir, ou d’une fatigue plus ou moins importante, voire d’un stress associé à la performance, c’est à dire être un amant de qualité.

Cette pensée, qui peut revêtir un caractère obsessionnel, est susceptible de susciter une crainte silencieuse chez celui qui veut performer, ce qui convoque la peur de l’échec.

Dès lors, l’intéressé plonge dans un doute qui entrave sa sexualité et génère donc ce qu’il cherche à éviter : le manque d’érection avec toutes les conséquences tant pour l’intéressé que pour sa ou son partenaire.

L’anxiété sociale

Prenons maintenant le cas d’une personne victime d’une angoisse relationnelle communément appelée : anxiété sociale.

Mise en situation d’exposition, cette personne est prise de tremblements. Elle va alors chercher à combattre cette anxiété relationnelle alors que son angoisse est profonde et bien présente.

Elle a peur de rougir, ressent une peur intense, a des palpitations, cherche à éviter toute crise de panique, à contrôler ce qu’elle pense être de l’agoraphobie.

La personne intéressée à pu être exposée à un évènement traumatique et, par réaction, elle cherche à faire diminuer son niveau d’anxiété. A cette fin, le comportement d’évitement est le plus couru.

Ce qui hier n’était qu’une phobie, revêt désormais un caractère pathologique au point, une fois n’est pas coutume, d’être la cause d’une attaque de panique. A ce propos, n’oublions pas que agoraphobie et anxiété sociale riment avec crise de panique.

Reste, en pareil cas, à traiter cette angoisse en tenant compte du contexte et de l’environnement de la personne intéressée.


Frédéric Arminot
Frédéric Arminot

Ancien grand anxio-dépressif, et victime d’angoisses aux multiples conséquences des années durant, je suis spécialisé dans le traitement des problèmes d'angoisse, d'anxiété, de dépression, de phobie, et de toc, et exerce depuis plus de 25 ans en qualité de comportementaliste (coach comportemental).   Mes compétences dans les domaines de l'approche systémique de Palo Alto (approche stratégique et brève orientée solution) me permettent de résoudre 16 cas sur 17 en moins de 2 mois (95 % de résultats).

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