Phobie d’impulsion: Comment ne plus avoir peur de – se – faire du mal?

La phobie d'impulsion

C’est une jeune femme d’une douceur extra ordinaire. Elle semble effacée, si discrète que j’ai l’impression qu’elle a comme peur de me déranger. Je lui trouve le visage fatigué. Elle semble sortie d’une nuit de sommeil agitée. Cette personne tremble un peu, à la voix mal assurée.

Cette femme s’assoit avec difficultés. Comme si, encore une fois, elle a peur de déranger. Ou de mal faire. J’ai l’impression de recevoir quelqu’un à mon cabinet de coaching comportemental qui est rempli de honte et de culpabilité. Je découvre que c’est le cas. Madeleine s’en veut terriblement. Elle souffre d’une phobie très particulière. Elle souffre de ce que l’on appelle la phobie d’impulsion.

La phobie d’impulsion: Définition

Par chance, je n’ai jamais souffert de phobie d’impulsion. La phobie d’impulsion est constituée d’une variété d’obsessions caractérisées par la crainte d’un objet ou d’un animal. Ou encore d’un acte non déterminé. L’acte que la personne intéressée redoute de commettre repose sur un interdit parce-que ridicule, odieux, sacrilège, nuisible voire criminel … Il est donc question d’anxiété et d’épouvante chez la personne confrontée à cette pathologie.

S’il est des phobies très perturbantes, c’est bien la phobie d’impulsion. Entre la peur de faire du mal, ou de se faire du mal, et ce sentiment très confus d’avoir toutes les peines du monde à résister à ce que nous pourrions appeler une pulsion, est particulièrement pénible.

La phobie d’impulsion repose sur des schémas comportementaux qui ont à voir avec le sentiment d’illégitimité. Cette dernière ayant un lien avec l’estime de soi, la confiance en soi et, bien sur, tout un lot d’angoisses.

Mais, plus que de simples mots, je vais essayer de vous donner mon sentiment à propos de cette dernière. La phobie d’impulsion correspond à la peur d’une pulsion de se faire du mal ou de faire du mal aux autres. Par exemple, la peur de se jeter sous un train, la peur de planter l’un de ses proches avec un couteau, la peur de sauter par la fenêtre.

La particularité de la phobie d’impulsion est qu’elle est à la fois une pulsion, mais aussi une peur, une répulsion. Les personnes qui sont victimes de phobie d’impulsion sont confrontées à un paradoxe terrifiant. Celui d’envie de laisser libre cours à ce désir si difficilement contrôlable – la personne a conscience de la gravité d’un tel acte – sans comprendre pourquoi, et celui d’avoir peur de passer à l’acte.

La phobie d’impulsion: Un caractère obsessionnel

La phobie d’impulsion est caractérisée par son aspect obsessionnel. Les personnes qui en souffrent essaient de contrôler cette pulsion. Mais elles l’ont sans cesse à l’esprit. La peur et l’obsession sont donc le lot quotidien des personnes qui souffrent de phobies d’impulsion.

Tout au long de ma pratique, et depuis plus de 20 ans que je m’occupe de personnes qui souffrent de phobies d’impulsion, force m’a été de remarquer que les personnes en question sont celles là mêmes qui souffrent d’un déficit important d’estime de soi et de confiance en soi.

Pour elles, être victime de phobie d’impulsion signifie qu’elles sont de mauvaises personnes. Une bonne personne n’a pas ce problème de phobies d’impulsion.

Très fréquemment, les personnes victimes de la phobie d’impulsion sont d’abord des victimes! Elles ont été victimes d’angoisses, voire d’angoisses chroniques et de différentes difficultés, ou pathologies, dont elles ont eu ou, ont encore, toutes les peines du mode à se sortir.

En conséquence, nous pouvons imaginer que ces mêmes personnes s’estimant incapables de gérer leurs émotions, et alors qu’elles ont tout tenté pour bien faire, elles ont fini par perdre le contrôle d’elles mêmes sur la foi du caractère pathogène et anxiogène de la phobie d’impulsion.

Elles s’estiment donc illégitimes à être de bonnes personnes. Elles ne le méritent car une bonne personne n’aurait pas de ce type de pensée obsessionnelle liée aux phobies d’impulsion.

Comment ne pus avoir peur de faire du mal aux autres, ne plus avoir peur de se faire du mal?

La peur du passage à l’acte

Dans cette appellation, deux mots apparaissent:

  1. Phobie
  2. Pulsion

Comme vous l’aurez compris, une phobie est une peur, une angoisse. Peur de souffrir de quelque chose dont on n’a pas nécessairement idée.

En effet, l’angoisse est le plus souvent liée à un évènement que l’on redoute ou à une situation que l’on craint sans que l’on ne sache précisément ni pourquoi, ni comment.

Ce type de stress est donc la conséquence d’une perception irrationnelle qu’il est très difficile de contrôler: la phobie d’impulsion.

La pulsion repose sur un désir, une nécessité impérieuse que l’on a toutes les peines du monde à maitriser. Nous avons tous des pulsions dans tous les domaines de notre vie.

Au risque de vous choquer, nous pouvons tous avoir des envies de meurtre à ceci près qu’il nous appartient de les contrôler. Dans l’idée de pulsion, et par extension de phobie d’impulsion, s’opposent deux phénomènes.

Un désir ardent et la maitrise du passage à l’acte. Entre les deux, il peut donc y avoir un fossé ou un seul… geste…

La phobie d’impulsion résulte donc d’une envie irrépressible, ou très difficilement contenue du désir d’un passage à l’acte dont on sait qu’il est grave, au sens de ses conséquences.

La phobie d’impulsion résulte donc de ce désir pulsionnel associé à la peur du passage à l’acte. D’une façon générale, la phobie d’impulsion est orientée vers des personnes pour lesquelles nous éprouvons des sentiments.

Des sentiments nobles et positifs. Comme l’amour. Par exemple.

La peur de faire du mal à ceux que l’on aime – ou pas –
La phobie d'impulsion

Traiter la phobie d’impulsion

C’est ce dont souffre Madeleine. Elles est victime de la phobie d’impulsion dans la mesure où elle ressent une peur terrible à l’évocation mentale de son désir soudain, d’étouffer son enfant. La phobie d’impulsion ne fait pas d’elle une meurtrière mais plus quelqu’un qui, affectée de confusions mentales, transfère son mal être, voire sa colère, vers une tierce personne.

Un tel acte, s’il devenait réalité, aurait pour effet, ou conséquence, de montrer à Madeleine qu’elle est une mauvaise personne puisqu’elle fait, ou ferait, du mal à l’être qu’elle chérit le plus: son enfant.

La phobie d’impulsion n’est pas exclusivement dirigée sur les autres. Elle est axée sur la peur de se faire du mal à soi. Dans tous les cas, il est important de comprendre que la phobie d’impulsion est un désir très difficilement contrôlé. Il renvoie à la personne concernée une image très dévalorisée d’elle même. Comme si l’intéressée cherchait à se prouver par un passage à l’acte qu’elle ne vaut rien ni n’est acteur de bien pour personne. En bref, qu’elle est un vrai danger public !

Les causes de la phobie d’impulsion

Madeleine m’explique qu’elle passe des nuits douloureuses. Elle souffre de trouble de l’endormissement, fait souvent des crises de panique nocturnes. Il lui arrive même de passer des nuits blanches.

Au cours de ses nuits, cette jeune femme n’a de cesse de se poser mille et une question. Comment éviter le pire, se demande t’elle. De la même manière, et dans les mêmes conditions, elle ne cesse se poser une question. Comment en suis-je arrivée là?

Comment et pourquoi est-elle victime de phobie d’impulsion. Autant de questions sans réponse, et qui participent à donner un caractère obsessionnel à l’ensemble. C’est ce “jeu” si particulier des pensées obsessionnelles ou ruminations.

Autant de questions qui restent sans réponses ce qui participe à générer une angoisse permanente autant chez Madeleine que chez tous les patients qui sont venus me consulter pour un trouble phobique identique.

Cette personne a peur, en permanence, de passer à l’acte. Et, comme je l’ai précédemment cru, elle est dans une fragilité émotionnelle extrême. C’est donc lentement que nous allons essayer de dé tricoter les fils de la phobie d’impulsion pour finir par découvrir et comprendre qu’elle n’est qu’un symptôme. Et le symptôme de quoi allez vous me demander?

La phobie d’impulsion: Un auto-sabotage

Au fur et à mesure que nous progressons dans la thérapie, ma patiente et moi comprenons qu’elle est d’autant plus victime de troubles anxieux qu’elle vit aux côtés d’une personne perverse et narcissique ! Cette dernière n’a de cesse de la diminuer, de l’humilier, de toujours contester ces faits et gestes. Et de lui reproche d’être une mauvaise mère.

Dans la même veine, sans son amour, Madeleine ne serait rien ni personne. En bref, Madeleine n’existe que parce que l’amour d’un tiers s’exerce. Non sans préciser qu’il est bien le seul à suffisamment l’aimer pour supporter une femme si… mauvaise.

Le temps passe. Ma patiente se convainc de tous les maux. Ce qui correspond aux reproches qui lui sont faits. Elle se persuade d’être une mauvaise femme, une mauvaise mère, une mauvaise compagne. Et, pour s’en persuader plus encore, cette femme d’à peine 35 ans, contracte une phobie d’impulsion.

Rien de tel pour se sentir encore plus honteuse et coupable. Puis se convaincre pathologiquement qu’elle ‘est décidément bonne à rien. Son pervers de compagnon a donc raison…

Phobie d’impulsion et dépression

Nous nous emploierons à démêler cet écheveau. Non sans mal, puisque ma patiente est aussi atteinte de dépression. Elle est exsangue, dort mal, s’alimente peu. Elle n’envisage pas de pouvoir reprendre son autonomie. C’est pourtant ce à quoi je l’encourage.

Grâce à des exercices comportementaux, nous réussissons à la sortir de l’ornière. Celle-là même, terrible, dans laquelle elle se trouve depuis des années.

Je n’ai pas revu Madeleine depuis 2 ans. Je sais qu’elle a quitté son compagnon. Madeleine a aussi emménagé dans un nouvel appartement, et obtenu la garde de son enfant. J’ai même cru comprendre qu’il y a un nouvel homme dans sa vie. J’ai aussi compris que, sans hésitation, elle s’affirme aux côtés de celui-ci.

En bref, ma patiente a repris sa vie en mains. Angoisses et phobie d’impulsion ne sont plus que de lointains souvenirs.

Phobie d’impulsion: Un traitement d’avant-garde

Il est une constante dans la prise en charge de ce type de pathologie.  Celle qui montre qu’il est totalement inutile de rationaliser autour du problème. Il est vain d’essayer de vous convaincre d’une absence de passage à l’acte. Dans le cas contraire, vous aurez encore plus peur!

Phobies d'impulsion. Comment faire?

Comment traiter la phobie d’impulsion

Notre culture veut, voire exige, que nous ayons des comportements rationnels à l’égard de ce type de phobie. Un peu comme à propos de la phobie des oiseaux ou la phobie des insectes.

Si cela fonctionnait, cela se saurait et vous ne seriez pas entrain de lire cet article. Il convient donc d’utiliser des exercices issus du langage hypnotique qui donnent d’excellents résultats.

Ces exercices n’ont pas nécessairement de liens avec l’hypnose Ericksonnienne. Ils permettent de rentrer dans le problème. C’est une façon de contourner la phobie d’impulsion.

Une telle technique favorise une régulation très rapide des émotions afférentes à une phobie d’impulsion. De telles stratégies thérapeutiques reposent sur des paradoxes. Cela signifie que, plutôt que de contrôler le problème, on aggrave le problème pour qu’il se régule de lui même.

Comment soigner la phobie d’impulsion

Cela intervient directement sur les émotions. Et le cerveau contrôle ces émotions. L’objectif est d’en accroître le rythme et l’intensité. Ainsi, le système nerveux central s’affole. Dès lors, le cerveau se régule par nécessité de retrouver l’équilibre. C’est dingue mais çà marche.

De telles méthodes, comme d’autres, sont précisément celles que j’utilise tous les jours au cabinet comme dans le angoisse. C’est le même procédé thérapeutique qui est utilisé pour traiter les crises d’angoisses et autre phobie d’impulsion.

Est-ce que, vous aussi, comme bien des gens avant vous, vous souhaitez vaincre la phobie d’impulsion dont vous êtes victime? Souhaitez-vous retrouver confiance en vous? Je pense que oui. Sinon, pourquoi lire cet article? Alors, je vous invite à cliquer sur l’image ci-dessous. Vous accédez ainsi à une vidéo dont le contenu vous intéresse surement:

Comment ne plus avoir peur de faire du mal aux autres, ne plus avoir peur de se faire du mal?

 |  Frédéric Arminot

20 Commentaires: “Phobie d’impulsion: Comment ne plus avoir peur de – se – faire du mal?”

  1. Pas de problème comme disent beaucoup de français. Peuple malmené que celui de Haïti. Prenez bien soin de vous.

  2. Supplice dit :

    Bonjour Frédéric, dsl pour le délai, mon fils était un peu dur avec moi haha.
    Je viens d’ Haïti!😊

  3. Je me disais aussi… Je ne voudrais pas être indiscret mais de quel pays êtes-vous originaire?

  4. Supplice dit :

    Bonjour, oui je vous tiendrai au courant.
    Ps: Je parlais de mon pays d’origine haha, car si le Canada avait encore ce genre de croyance je me poserais des questions 🤔.

  5. Bonjour Supplice,

    Je suis ravi – comme souvent 🙂 – que cet article vous ait éclairé sur les phobies d’impulsion. Les personnes qui en sont victimes ne sont aucunement des bourreaux. Elles sont victimes et, en tant que telles, ne doivent pas être jugées mais aidées.

    A ce propos, je m’étonne et déplore que le beau pays que vous habitez considère les troubles de ce type soient une malédiction, un mauvais sort. Ce qui constitue un regard assez rétrograde.

    Le programme va vous aider à sortir de ces schémas trés réducteurs en plus de vous permettre de retrouver estime de vous même et confiance en vous. Vous me tenez informé de vos progrès?

  6. Supplice dit :

    Ce texte est très intéressant. Je découvre de plus en plus de détails par rapport à ce mal que je supporte en se moment. Merci! C’est fou… Je pensais que j’étais peut-être une psychopathe,une mauvaise personne, une moins de rien et pour couronné le tout je viens d’un pays qui considère que la maladie mentale est tout simplement une malédiction…un mauvais sort.

    En effet, j’ai été victime d’abus physique et mentale pendant plusieurs années. De plus, j’ai beaucoup de problèmes d’estime de moi etc.. Ce mal que je supporte et qui est très pénible en se moment est probablement et malheureusement le résultat. Bref, je suis de tout coeur avec les personnes qui souffrent.
    Bon courage.

  7. Bonjour Muriel,

    Vous ne me manquez aucunement de respect. Vous avez le droit d’exprimer votre désaccord même si j’ai des réserves quant à ce que vous pensez – ou pas – de ce dont j’ai souffert ou non. Faut-il avoir un cancer pour être oncologue?

    Au sujet de ce qui nous occupe, la question du désir dans le cadre de la phobie d’impulsion, je comprends que mon propos vous déplaise. Je n’ai aucune envie de ré-alimenter la polémique. Par contre, force m’est de constater que l’on est toujours gêné par ce qui nous ramène à nous même.

    Je n’écris pas que la personne qui souffre de phobie d’impulsion a le désir de se faire du mal ou de faire du mal et d’en tirer plaisir. Ce dernier point est extrêmement important. En effet, nous pouvons éprouver du désir pour une chose ou une personne. Ce n’est pas pour autant que nous passons à l’acte. C’est à dire du désir au plaisir.

    Quand je parle de désir en matière de phobie d’impulsion, je parle de la pulsion. “J’ai envie de…”. “Je pense à…”. Dès lors, c’est la relation que la personne entretient à ce désir – et je comprends que cela vous gêne – qui justifie que l’intéressée accepte ou refuse de laisser libre cours à sa pulsion. Je peux éprouver le désir de flinguer mon voisin, comme éprouver du plaisir à cette idée. Cela ne fait pas de moi un assassin. Nous ne sommes pas dans Minority Report. Du moins pas encore.

    Que j’éprouve des problèmes moraux à ce sujet est une considération intellectuelle et rationnelle qui complique la vision que j’ai de mon émotion et de la façon dont je l’exploite. Je sais que je ne suis pas un assassin en puissance. Ce qui peut par contre me poser problème, c’est la récurrence de ce désir au point qu’il devienne obsessionnel et génère chez moi un conflit intra psychique. La peur de passer à l’acte, constitué par le passage du désir à son accomplissement, le plaisir, alors que cela génère chez moi un conflit intra psychique au sens où je ne souhaite pas supporter l’idée de faire du mal – à moi ou aux autres – et, encore moins, passer à l’acte.

    Que nous le voulions ou pas, tout acte, ou toute pensée de passage à l’acte, est précédée d’un désir. Le reste est question de vision intellectuelle, rationnelle, sociale, éducative, bref, de tous sujets qui génèrent des biais et nous permettent, justement, de ne pas passer à l’acte. C’est de l’ordre de la lutte entre le moi et le surmoi. Et c’est généralement le surmoi qui gagne. Mais on est quitte pour un conflit pénible avec soi même. “Comment, moi, puis-je penser ou imaginer un truc pareil?”. Et pourtant.

    Pourtant, la phobie d’impulsion n’est que le symptôme d’un autre problème. Ce n’est pas le plus important. Nul n’est besoin de s’arque bouter sur le sujet. Sauf à y trouver son intérêt. Celui, par exemple, de vouloir prendre le contrôle de ce que vous nommez une hypocondrie des pensées (jolie formule). Si contrôler les peurs (celle des maladies par exemple et, par extension, la peur de mourir) aidait les gens, cela se saurait.

    Mais il est vrai qu’à ce propos, comme à bien d’autres, changer de point de vue c’est remettre en cause les fondements même de l’éducation et de la culture. C’est comme de mettre de l’hypersécurité en réponse à l’insécurité ce qui aggrave le sentiment d’insécurité. Monsieur Castaner en est la preuve vivante, lui qui, en plus d’être incompétent, n’est que déni, amalgame, mauvaise foi et refus du changement (oups, j’aurais pas du).

    Dès lors, bien que je comprenne les réactions suscitées par le contenu de l’article et du sujet qu’il traite, comme de l’angle sous lequel je l’ai – délibérément – traité, certaines personnes pourraient-elles envisager de cesser de voir la paille qu’il y aurait dans mon œil, et de considérer la poutre qu’il y aurait dans le leur?

  8. Muriel dit :

    Ayant moi aussi des phobie d’impulsion depuis quelque temps, je confirme qu’il n’y a aucun désir là dedans…
    Je pense, Mr Arminot, que vous n’en avez jamais eu, puisque manifestement vous ne les avez pas vraiment comprises, sans vouloir vous manquer de respect…J’ai eu envi d’intervenir également car je pense que cela peut induire en erreur certaines personnes qui liraient cet article, ou les perturber si elles n’ont pas suffisamment de recul…
    Les phobies d impulsion naissent souvent d’une pensée bizarre que nous aurions eu un jour, liée à une peur, pensée à laquelle la personne déja anxieuse va acccorder beaucoup d’importance car celle ci la choque particulièrement. Ainsi une obsession va se créer sur cette pensée, qui dès lors reviendra fréquemment pendant la durée de l’obsession, accentuant la peur qui lui est associée…C’est une sorte d’hypocondrie des pensées…

  9. Bonsoir,

    On entend par maladie chronique, une répétition. Il s’agit donc de quelque chose qui dure, est installé dans le temps. La phobie d’impulsion, et tous les troubles du comportement en général, ne sont pas nécessairement chroniques. Ils peuvent tout à fait être ponctuels et, par conséquent, ne pas durer. Encore faut-il avoir trouvé la solution pour ce faire.

    J’espère avoir répondu à votre question. N’hésitez pas en cas de besoin de précisions complémentaires. Bien cordialement.

    Frédéric

  10. Khawla El Masnaoui dit :

    merci pour toutes les informations j’aimerais bien savoir si les phobies d’impulsion sont des maladies chroniques

  11. Bonjour Julie,

    Je ne connais pas de professionnel que je puisse vous recommander dans le Gard et qui corresponde à votre recherche. Qu’entendez-vous par “plusieurs phobies d’impulsion”? Un personne peut être victime de plusieurs phobies d’impulsion tant à propos des “modalités” qu’à propos de personnes “incriminées”.

    Dans l’attente d vos précisions. Bien à vous.

    Frédéric

  12. Sullivan dit :

    Bonsoir ou je pourrai trouver un psychologue qui fait des exercices de langages hypnotiques sur le Gard,et peut on avoir plusieurs phobies d impulsion?merci de votre réponse

  13. Bonjour,

    Ni vous ni moi n’avons raison ou tort… Je comprends ce que vous écrivez. Pour autant, souffrir de phobie d’impulsion c’est avoir peur de faire du mal ou de se faire du mal. De fait, cela procède d’un désir qui fait peur bien qu’il n’y ait pas de passage à l’acte.

    Par ailleurs, nous avons le droit d’être en désaccord, cela fait progresser le débat. Bien à vous.

    Frédéric Arminot Comportementaliste

  14. Micra dit :

    Bonjour, étant atteint de ce trouble depuis un peu plus d’un an je souhaite vous faire part de mon désaccord sur votre définition, in ne s’agit en aucun cas d’un désir de faire du mal mais de pensée arrivant par flash où l’on se voit dans une situation où l’on fait mal et dans le même temps cette vision nous horrifie car c’est justement ce que nous voulons pas. Il n’y a aucun désir là dedans.

    Merci.

  15. nani dit :

    La phobie d’impulsion est la plus grosse peur de la personne et qui le fait souffrir. Il n y a aucun desir.

    Cependant c’est vrai que c’est un moyen de nous persuader encore plus qu’on n’est pas des gens bien

  16. Bonjour,

    Eternel débat que celui du désir lié à la phobie d’impulsion. J’ai parfois l’impression que les personnes qui lisent cet article se fourvoient sur mes intentions à ce propos. Quand je parle de désir, je laisse entendre que la personne qui a peur de sauter par la fenêtre a, de facto, le désir de sauter par la fenêtre. Elle en éprouve l’envie puisqu’elle en a peur. Ce que, bien évidemment, je ne lui reproche pas.

    De la même façon, je peux avoir peur de zigouiller mon voisin – donc de ne pas pas contrôler ma pulsion, mon désir – parce que je le trouve trop bruyant à mon goût alors que cela fait des semaines ou des mois que je lui demande de faire attention. Dans le même temps, j’ai le désir et la peur. Peur d’un jour passer à l’acte avec toutes les conséquences psycho sociales et affectives que cela pourrait avoir, et l’envie de le passer à l’acte parce que je n’arrive pas à me faire entendre. C’est le cas de le dire.

    Je vous accorde que ce “concept” est un peu hasardeux ou capillo tracté (tiré par les cheveux). Pour autant, il existe bien puisqu’il s’inscrit dans le domaine des pulsions, donc du désir, réfréné… ou pas. Je peux avoir du désir pour quelqu’un qui m’est inconnu, et avoir peur de tenter de séduire (peur du refus, peur de me faire rejeter, etc.). Le désir et la peur du passage à l’acte donc.

    Bien sur, je ne vous oblige pas à partager ce point de vue. Le plus important est que cela crée un débat, et vous aide à trouver une solution pour ne plus souffrir.

    Bien à vous.

    Frédéric.

  17. Bonjour Nani,

    Je trouve que vous confondez des phobies qui ne sont pas comparables. C’est d’autant plus regrettable que cela s’appelle de l’amalgame, lequel traduit votre manque d’objectivité et d’informations fiables, ce qui est normal. Que ce que j’écrive vous déplaise, au point que je ressente vos propos comme agressifs, risque de nuire à la poursuite de nos relations par commentaires interposés. Mais, peut-être est-ce ce que vous souhaitez de sorte à ne surtout pas… changer?

    Si ce que j’écris ne vous convient pas, personne ne vous oblige à continuer à lire mon blog. Merci Nani d’épargner aux autres lecteurs, comme à moi même, vos manipulations affectives quand vous faites allusion à l’éventualité que je sois responsable du suicide de personnes qui me lisent. Je trouve cela déplacé.

    Mon travail de coach comportemental consiste à aider les personnes en difficultés, à les aider à définitivement neutraliser leur(s) problème(s). Pas à leur dire ce qu’elles ont envie d’entendre. Je suis comportementaliste, pas homme politique.

    Frédéric Arminot

  18. Nani dit :

    Une personne qui a peur des araignées c’est parce qu’elle aime les araignées aussi. Vous voulez que bcp de phobiques d’impulsion se suicident en lisant vos messages.

  19. viala valerie dit :

    il n ya aucun désir c’est le contraire juste une peur d etre dépassé et de perdre la téte

  20. Bonjour Valérie,

    OK ! On va arrêter de polémiquer sur le sujet, d’accord? Si c’est trop difficile à accepter pour certaines personnes victimes de phobie d’impulsion que la notion de désir – non souhaité – fait partie du problème, je lâche prise.

    Toutes celles et ceux qui ne sont pas d’accord avec ce que j’ai écrit ont raison d’être en désaccord. Les autres… aussi ! Bonne journée à tous.

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