Soigner l’angoisse et traiter la crise d’angoisse

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Soigner l’angoisse et traiter la crise d’angoisse

“La folie, c’est de recommencer les mêmes erreurs en attendant des résultats différents”

Cette phrase résonne dans ma tête depuis des années quant à soigner l’angoisse et traiter les crises d’angoisses. Pour quel motif ces mots ont ils tant d’importance pour moi quand il s’agit de soigner l’angoisse, l’anxiété et bien d’autres maux encore?

L’importance de cette phrase est liée à ce que j’ai appris au long de mes presque 18 années de pratique de la thérapie comportementale.

Il existe plusieurs méthodes pour soigner l’angoisse et les crises d’angoisses. Je ne parlerais que des plus habituelles en France:

  • La méthode Coué
  • La psychologie
  • La psychiatrie
  • La psychanalyse
  • La psychothérapie
  • Les médicaments

Dans cet article, je traiterais les trois premières méthodes citées (Coué, psychologie). Dans un article à venir, je complèterais en parlant de la psychiatrie, de la psychanalyse, de la psychothérapie et enfin, des médicaments).

Traiter l’angoisse par l’auto suggestion (méthode Coué)

On entend par méthode Coué, l’utilisation de l’auto suggestion et la pensée positive. Pour faire simple, il s’agit de l’expression d’une auto conviction que les choses dont vous avez peur vont bien se passer. Imaginons que vous souffriez d’insomnies précédées de troubles de l’endormissement. Vous allez vous répéter à l’envi que vous dormirez sans peine, d’un sommeil profond et réparateur.

Pour pratiquer cette auto suggestion, vous pratiquerez le “je” et serez positif. Par exemple, vous direz: “Je vais dormir…” et non pas “Je ne ferais plus d’insomnies…”.

Pour soigner l’angoisse, cette méthode est souvent précédée ou accompagnée de démarches diverses comme la sophrologie, la pratique du lâcher prise, la méditation, la respiration. De fait, cette façon d’être à soi est supportée par tout en tas de pratique annexe ou connexe qui tendent à favoriser et l’auto conviction et le bien être de la personne.

De façon très paradoxale, il s’agit de commander de façon positive à votre imagination. Or, en l’espèce, la méthode Coué prône le lâcher prise tout en intervenant sur les commandes. On passe du “je subis” à je t’ordonne”.

Il s’agirait donc d’une méthode qui, pour soigner l’angoisse, vous invite à reprendre le contrôle de ce que vous avez perdu alors que cette même méthode vous invite à laisser aller tout contrôle puisque celui que vous aviez de vos émotions jusqu’alors était vain. Dans le cas contraire, vous ne souffririez plus d’angoisse.

Inviter une personne à soigner l’angoisse en reprenant le contrôle de ce qu’elle a perdu alors qu’elle était initialement dans le contrôle, ne risque t’il pas de générer l’inverse de ce qui est souhaité dans le cas où cette méthode n’a pas le résultat souhaité?

Je fais partie de ceux qui pensent que lorsqu’il s’agit de bien être, toutes les méthodes pour soigner l’angoisse sont bonnes. Le principal étant que la personne qui souffre utilise tous les leviers possibles pour soigner l’angoisse et, ainsi, aller bien, pour aller mieux.

Cependant, je doute de l’efficacité d’une telle méthode sachant que, in fine, elle semble fondée sur une pratique de l’injonction – “je dois, je peux, etc. – laquelle pratique nie la réalité des choses du patient.

Dire le contraire de ce que l’on veut, voire ce que l’on exige de soi, n’est-il pas contraire au respect de la vision des choses du patient. Un peu comme si je tombais, me faisait mal à un genou et que je tentais de me convaincre que ma douleur va passer. Bien sur que ma douleur va passer, bien que je ne sache ni comment ni dans quel délai, mais, ma réalité du moment c’est que… j’ai mal.

Soigner l’angoisse ou traiter la crise d’angoisse grâce à la psychologie

La culture française, en termes thérapeutiques, est beaucoup plus encline à un suivi thérapeutique issue de la psychologie clinique qu’aux thérapies dites alternatives.

Par alternatives, j’entends toute thérapie qui sort quelque peu du champ clinique habituel, scientifiquement balisé. Notre culture exige des approches qui aient fait leurs preuves, des thérapies cliniques qui soit scientifiquement prouvées. La psychologie fait partie de ce cadre.

La psychologie est pratiquée par des hommes et des femmes qui ont un DESS (diplôme d’études supérieures) en psychologie. Le titre de psychologue «ouvre droit» à un numéro ADELI, lequel numéro d’enregistrement officialise le titre de psychologue et autorise la pratique de la psychologie (en cabinet ou en institution).

La pratique de la psychologie peut s’accompagner de différentes méthodes qui ont pour vocation d’aider le patient à ne plus souffrir. Qu’en est-il dans la pratique ?

Quand vous allez consulter un(e) psychologue pour soigner l’angoisse, vous allez parlé de votre problème. Ensuite, le ou la psychologue va vous aider à faire des liens entre votre problème et votre histoire de vie. Par exemple, ce professionnel de l’approche clinique va vous poser des questions – orientées ? – pour que vous puissiez, avec le temps, comprendre le mécanisme névrotique qui explique votre problème d’angoisse, d’anxiété, crise d angoisse, crise de panique.

De fait, parfois pendant des années, à raison d’une séance de 30 minutes par semaine, vous arriverez, ou non, à comprendre ce qui s’est passé pour vous. Vous arriverez, ou pas, à soigner l’angoisse dont vous êtes victime.

C’est ce que l’on appelle le processus d’identification. Ce processus est éminemment important. Il faut du temps pour que vous puissiez en prendre la mesure. Prenons le cas d’un malade alcoolique. Entre le moment où cette personne va identifier qu’elle est malade et le moment où elle va intégrer la nécessité d’une logique de soins, il peut se passer des années. Parfois, une vie entière. Je vous laisse donc imaginer la méthode pour soigner l’angoisse dans ces conditions.

Pourquoi autant de temps passé ? Tout simplement parce que si, au début, vous parlez de votre seul problème, vous allez rapidement dérivé vers l’expression de vos ressentis au quotidien, donc des autres problèmes que vous subissez. Ainsi, vous parlerez à bâtons rompus de votre vie professionnelle, affective, familiale, sentimentale, etc. Des joies et des peines qui sont les vôtres. Alors, qu’en est-il de la façon de soigner l’angoisse?

Le cabinet de psychologie deviendra rapidement un lieu au sein duquel vous «déposerez votre sac». D’ailleurs, ne dit-on pas : «vider son sac». Votre quotidien pourra en être plus léger mais vous ne résoudrez pas votre problème d’angoisse et de crise d’angoisse avant un bon moment. Au surplus, il faudra que vous vous sentiez en confiance avec la personne que vous consultez. Car, ne l’oubliez jamais, il est une chose très importante. L’alchimie, l’harmonie, entre vous même et le professionnel que vous consultez. Dans ces conditions, soigner l’angoisse ne semble pas très encourageant.

Que votre sac vous soit plus léger et que vous vous sentiez mieux parce que vous vous sentez moins seul(e) parce qu’un être bienveillant, dont c’est le métier, se rend régulièrement disponible rien que pour vous, c’est intéressant. Mais le travail de ce ou de cette psychologue c’est de vous poser les bonnes questions. Et là, il se peut que cela pêche. Car, si bonnes questions il y a, encore faut-il que vous puissiez formuler des réponses qui soient exploitables de sorte à soigner l’angoisse qui vous étirent dans des conditions optimales.

A question ouverte, c’est à dire qui puisse apporter une multitude de réponses, réponses ouvertes. Vous risquez de tourner autour de votre problème, sans lui apporter de solutions. Lequel problème, le temps passant, aura du mal à être solutionné. Imaginez : vous venez parler de vos angoisses, et vous réinvestissez votre enfance.

Cette approche est très intéressante. La difficulté réside dans le temps que vous y passez. Très souvent, des personnes viennent me consulter au cabinet en se plaignant d’avoir travaillé avec des psy des années durant, sans résultats probants. Or, les gens veulent soigner l’angoisse qui est la leur et ne pas perdre trop de temps.

C’est normal que vous rencontriez cet écueil. A bien y réfléchir, la psychologie a t-elle pour vocation à vous aider à soigner l’angoisse qui obère votre développement personnel? A vous aider à vous ré approprier votre histoire de vie en trouvant des explications cartésiennes à ce qui vous pose problème ? Sans doute tout cela à la fois, et bien d’autres choses encore. En bref, la psychologie a plus pour vocation de vous aider à “régler” des problèmes d’identité, des questions de sens. Qui suis-je, où vais-je, quel sens à ma vie. Pas nécessairement à soigner l’angoisse.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, beaucoup  de gens, en plus de consulter un(e) psychologue, consultent un psychiatre pour voir soignés les symptômes de leurs angoisses. Laquelle démarche induit une prise régulière de médicaments.

Soigner une crise d'angoisse facilement

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Frédéric Arminot

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