Gestion du stress – 2 clés indispensables

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Gestion du stress – Les 2 clés d’une gestion du stress optimale

Le stress, et plus particulièrement la gestion du stress, vous en conviendrez, est un vaste sujet. D’autant plus vaste que dans notre société moderne, le stress est omniprésent. Il est aussi vecteur de divers troubles tant physiques que psychiques dont nous entendons parler – presque – chaque jour. Et ce n’est pas pour autant que les personnes qui en sont affectées s’en occupent de façon adaptée.

S’il est vrai qu’il existe tout un tas de méthodes, thérapeutiques ou relevant du mode « bien-être », on oublie souvent qu’une bonne gestion stress repose sur l’identification, et la gestion, à proprement parler.

Qu’il s’agisse de méditation, de sport, de méthodes dites naturelles, les solutions proposées pour améliorer la gestion du stress sont des outils, et pas des solutions.

Si vous voulez être certain d’adopter les bonnes méthodes, et usages, relatifs à une gestion du stress éclairée, je vous invite à découvrir 2 clés indispensables.

Elles vous offrent une gestion du stress optimale. Ce dernier élément est d’autant plus important qu’il vous faut ne pas oublier la signification latine du mot stress, laquelle nous renseigne sur la gravité du problème.

Gestion du stress – La 1ère clé – Déterminez vos priorités

Quel que soit le domaine concerné, une bonne gestion du stress passe d’abord, et avant tout, par la détermination de vos priorités. Il est vital que vous preniez l’habitude de vous y tenir.

Trop souvent, nous faisons l’erreur de penser que nous pouvons en faire beaucoup. Nous nous croyons capables de faire mille et une choses chaque jour. Par conséquent, nous programmons, sous forme de listes, de nombreuses tâches à abattre, heure après heure, jour après jour. Vous savez la fameuse « to do list ». Ou encore, la liste annuelle des bonnes résolutions.

Lorsque vient le moment d’accomplir une tâche, peut-être vous rendez vous compte que vous n’en n’avez pas encore fini avec la précédente. Le temps vous a manqué. Ou alors, vous vous apercevez que vous avez besoin de préparer davantage l’exécution de la suivante. Voire, que vous êtes épuisé(e), et avez besoin de faire une pause.

Gestion du stress – Les erreurs à ne pas commettre

Pourtant, vous continuez à fonctionner encore, et toujours, de la même façon… . Vous continuez à abattre de nombreuses tâches, l’une après l’autre, chaque jour, jusqu’au moment où le stress vous saisit de plein fouet. Pourquoi fonctionnez-vous de la sorte alors que vous savez que cela n’est pas bon pour vous?

Parce qu’en toute bonne foi, vous faites l’erreur de croire que vous pouvez en faire beaucoup chaque jour. Vous n’êtes pas au clair avec vos limites. Vous avez toutes les peines du monde à lâcher le contrôle. En fonctionnant de la sorte, vous commettez une erreur lourde de conséquences pour vous. Pourquoi est-ce une erreur? Parce-que votre réalité est toute autre. Vous ne pouvez accomplir que peu de tâches chaque jour. Et ceci est valable pour tout le monde.

De fait, ne vaut-il mieux pas accomplir une seule chose au quotidien mais bien la satisfaire, et tirer profit de ce comportement (image de soi, confiance en soi)? Et, dans l’affirmative, comment procéder? J’entends déjà vos doutes…

Gestion du stress – Le principe de réalité

Peut-être doutez-vous de ce que vous venez de lire. Dans l’affirmative, je vous invite à faire le point quant à tout ce que vous avez pu faire hier, avant-hier, et le jour d’avant.

Que constatez-vous? Probablement que vous avez peut-être réalisé des choses extraordinaires, mais qu’il n’en reste pas moins vrai que vous n’avez pas abattu autant de tâches que vous l’aviez prévu.

Maintenant que vous prenez acte de cette réalité, celle qui vous confronte au fait que vous ne pouvez pas en faire plus dans une journée que ce que vous faites déjà, je vous suggère d’identifier, et classifier, vos priorités, puis de vous y tenir. Ce sera déjà beaucoup!

Pour mémoire, je vous rappelle ce que signifie le mot « priorité ». Selon la plupart des dictionnaires, est considérée comme priorité, l’importance donnée à toute chose que vous faites passer en premier.

Donc, quel que soit le domaine de votre vie concerné, ou qui pose problèmes, déterminez les choses que vous voulez faire passer en premier, et… faites-les passer en premier! De plus, ne débutez la tâche suivante prévue que si la précédente a bien été menée à son terme conformément à vos priorités.

Gestion du stress – Bénéfices d’un process adapté

Mettre en place un processus de gestion des tâches prioritaires aura d’insignes avantages pour vous:

  • Vous vous sentirez davantage en harmonie, et en paix, avec vous-même, heureux/heureuse de faire ce qui compte vraiment à vos yeux
  • Vous éprouverez de la satisfaction, un sentiment de plénitude, de joie intérieure, et ce sentiment aura comme effets de réduire le stress que vous pourriez ressentir au quotidien
  • Vous obtiendrez des résultats bien plus satisfaisants. Pourquoi? Tout simplement parce que vous ne consacrez plus vos ressources à ce qui n’est pas essentiel
  • Vous vous concentrerez davantage sur ce qui compte pour vous
  • Par ressources, entendez: temps, énergie, argent, capacités intellectuelles et physiques, groupe de personnes, en bref, tout e qui vous est utile
  • Les résultats obtenus vous mettront davantage de bonne humeur, et libéreront les hormones du bien-être, celles qui combattent le stress (endorphine, dopamine)
  • Soit dit en passant, vous ne disposerez finalement que d’assez peu, voire pas, de temps pour faire ce qui n’était pas prioritaire, mais quand même nécessaire. Alors, oui, cela paraît paradoxal. Mais c’est à l’œuvre que vous vous en rendrez vraiment compte

Tous ces éléments particulèrement positifs sont liés à la vérité suivante:

Tant que vous n’avez pas accompli dans une journée ce qui compte pour vous, une partie de votre esprit y pense, y repense encore et toujours, et ce pendant que vous accomplissez d’autres tâches. Ce qui vous perturbe, vous fait perdre du temps, vous stresse davantage, et altère votre énergie.

Une fois, qu’en premier lieu, vous avez commencé par accomplir ce qui compte pour vous, vous vous sentez davantage libre, mentalement et émotionnellement. Ce sont des points de nature à vous relaxer. Autant d’énergie positive qui vous permet de vous consacrer tranquillement à satisfaire les autres tâches, nécessaires mais secondaires.

Moralité? Déterminez vos priorités et… accordez-leur – effectivement – la priorité. Vous pourrez alors vous enorgueillir de la paternité du processus qui vous garanti une bonne, voire une excellente, gestion du stress.

Gestion du stress – Comment déterminer vos priorités

Comment déterminer vos priorités? C’est très simple. Posez-vous 4 questions:

  1. « Dans ce domaine-ci, qu’est-ce que je souhaite réellement accomplir? »
  2. « Est-ce vraiment cela que je souhaite accomplir dans ce domaine? »
  3. « Si c’est ce que je souhaite accomplir, quelles sont les tâches qui, une fois réalisées, me permettront d’obtenir les résultats les plus satisfaisants? »
  4. « Quand je pense aux bénéfices, tant personnels que professionnels, que je vais retirer de ma façon de gérer ces sujets, est-ce que je me sens animé par le désir de faire? »

Pour donner priorité à… vos priorités, posez-vous, et répondez aux questions ci-après:

  • « Comment m’organiser pour planifier et exécuter, les tâches, qui une fois réalisées, me permettront d’obtenir les résultats les plus satisfaisants » ?
  • « Que prévoir pour m’affirmer, pour apprendre à dire « Non » à ce qui n’est pas prioritaire, mais qui pourrait m’empêcher de réaliser ce que je souhaite accomplir? »
  • « Quel processus de suivi, de contrôle et d’analyse, vais-je mettre en place pour m’assurer que j’exécute ce que j’ai déterminé comme prioritaire? »

À présent, passons à la seconde clé, laquelle vous assurera une gestion du stress adaptée.

Gestion du stress – La 2è clé – Préparez la mise en place de ces nouvelles dispositions

Si vous voulez vous garantir une bonne gestion du stress, il faut vous préparer convenablement avant d’exécuter vos tâches. Ou, du moins la majorité d’entre elles. Trop souvent, le stress vient d’un manque, d’une insuffisance, ou d’une mauvaise préparation.

Prenez le stress au travail. Un mal dont la France est championne! Voici quelques-unes des raisons avancées le plus fréquemment:

  • On n’est pas sûr d’exécuter convenablement la tâche, ou on ne sait pas comment l’exécuter
  • On ne sait pas communiquer avec nos collègues
  • On ne sait pas gérer les désaccords ou les situations conflictuelles, et on ne fait qu’empirer les choses
  • On n’organise pas son espace de travail. Il est en désordre, ce que nous stresse davantage
  • On ne planifie pas ses tâches. On se contente de les exécuter au fur et à mesure qu’elles nous sont demandées

A l’inverse, en vous préparant, vous prenez le temps d’apprendre à exécuter une tâche, ou d’affûter davantage vos capacités à l’exécuter. En étant bien préparé, vous communiquez mieux avec les autres. Au fait de votre sujet, vous saurez mieux gérer les désaccords, et désamorcer les situations conflictuelles.

Lorsque vous vous préparez, vous prenez le temps d’organiser votre espace de travail, de classer les dossiers, de ranger le bureau, de planifier vos journées.

Gestion du stress – Les avantages d’une bonne préparation

La préparation augmente vos chances de cultiver une image de soi positive, et diminue fortement votre stress, celui là même lié au fait que:

  • Vous craignez de ne pas y arriver
  • Tout cafouille dans votre tête, et que vous avez peur de vous embrouiller
  • Tout soit en désordre autour de vous

Donc, si vous envisagez d’améliorer votre gestion du stress, prenez l’habitude de vous préparer aux choses que vous avez à faire. En tous cas, celles que vous considérez comme les plus importantes pour vous. A ce propos, si vous souhaitez en savoir plus au sujet du stress, je vous invite à parcourir ou, mieux, à lire cet article: « Définition du stress – Traitement du stress« .

Gestion du stress – La solution ultime

Voilà! Maintenant, vous en savez un peu plus.

Essayez ces 2 clés qui vous garantissent une meilleure gestion du stress. Si, dans votre cas, cela ne donne rien d’encourageant ou, mieux, de satisfaisant, c’est que votre problème est plus profond.

Sans doute souffrez-vous d’anxiété, dont le stress est le symptôme. Vous avez alors besoin de bénéficier de la méthode comportementale que j’ai conçu pour vous. C’est un programme thérapeutique issu de l’approche systémique de Palo Alto (+94 % de taux de réussite).

Pour prendre connaissance de cette méthode comportementale, je vous invite à cliquer sur la photo ci-dessous (ou sur le lien blanc sur fond gris, en dessous de la photo).

Le Programme ARtUS - Angoisse - Anxiété - Phobie - Toc

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Frédéric Arminot

Troubles du sommeil – Dyssomnies – Insomnies – Hypersomnies

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Troubles du sommeil – Duquel souffrez-vous ?

Les quelques générations qui nous précédent, comme la génération d’aujourd’hui, sont affectées par un problème de plus en plus grave: les troubles du sommeil. Les causes en sont multi factorielles (principalement professionnelles, économiques et sociales).

De plus en plus de gens, y compris vous, subissent cette réalité, tout en ayant de cesse de se demander de quoi elles souffrent. Mieux comprendre quels sont vos troubles du sommeil, vous aidera à y remédier.

Il est important de les connaître car cela vous ouvre la voie à une d’une solution efficace, et adaptée à votre cas.

Il existe 3 types de troubles du sommeil:

  • Insomnie
  • Dyssomnie
  • Hypersomnie

Ces troubles du sommeil s’expriment le plus souvent de la façon ci-dessous:

  • Carences en sommeil (insomnies)
  • Excès de sommeil (hypersomnies)
  • Troubles du rythme circadien (rythme biologique d’ensemble)

Troubles du sommeil – Les insomnies

Les insomnies peuvent être aiguës. Souffrir d’insomnies signifie ne pratiquement pas dormir, un ou plusieurs jours consécutifs. Ces troubles du sommeil apparaissent souvent à la suite d’un événement difficile comme un deuil, des stress accumulés, une perte d’emploi, un problème d’argent, etc.

Il arrive aussi que vos troubles du sommeil soient tels que vous souffrez d’angoisses d’autant plus  importantes, que vous avez peur d’aller vous coucher, et de ne pas réussir à dormir. Dans ces conditions, on parle d’insomnie chronique, ou d’insomnie psycho physiologique.

Si, la plupart du temps, cela vous arrive chez vous, peut-être avez-vous constaté qu’il vous est plus facile de dormir ailleurs qu’à la maison?

Dans les 2 cas, vous pouvez avoir l’impression de dormir, ou d’avoir dormi. Mais aussi l’impression inverse. Celle de ne pas avoir dormi, ou insuffisamment.

Dès lors, vous êtes persuadé(e) que vous souffrez d’insomnie, alors qu’en réalité, vous dormez bien, et en suffisance.

Plus simplement, si vous vous retrouvez dans l’un de ces cas, vous souffrez d’une mauvaise perception de votre  sommeil !

Ceci étant écrit, lorsque vous êtes constamment incapable de dormir suffisamment (quantité appropriée), il est considéré que vous souffrez d’insomnie idiopathique. Cette affection survient dès l’enfance. Elle diffère de l’insomnie psycho physiologique en ce qu’elle n’est pas influencée par le stress, et demeure stable.

Certaines maladies mentales peuvent aussi être à l’origine de l’insomnie. On parle alors d’insomnie due à une maladie mentale.

Par ailleurs, certains enfants apprennent à mal dormir à cause d’habitudes forgées grâce aux routines parentales. Un parent qui laisse l’enfant dormir trop tard, ou l’irrite au moment où celui-ci s’apprête à dormir, peut forger une habitude comportementale chez l’enfant. Celui-ci acquiert donc une insomnie comportementale.

Enfin, de votre fait, vous pouvez vous rendre insomniaque à cause d’une mauvaise hygiène de sommeil. Vous pouvez aussi développer une insomnie due à une drogue, ou à une substance psycho active (alcool, stupéfiant, médicaments).

Troubles du sommeil – Les dyssomnies

Les dyssomnies sont en général des troubles du sommeil liés à une altération de la qualité, et de la quantité, de sommeil. On parlera de dyssomnie dans les cas de troubles du sommeil suivants:

  • Toutes les fois que votre sommeil est défaillant en qualité parce qu’il ne vous permet pas de profiter de l’activité réparatrice de votre système
  • Toutes les fois que votre sommeil est défaillant en quantité parce que vous manquez de sommeil, et dépassez les limites raisonnables (dormir mal et/ou insuffisamment)

Troubles du sommeil – Les hypersomnies

Elles se traduisent par les symptômes caractérisés. Toute la journée, vous souffrez tout le temps d’une très grande fatigue, et de somnolence. Vos nuits sont de grande qualité, et durent jusqu’à 10 heures par nuit. De plus, vous faites des siestes de plusieurs heures. Vos réveils sont alors difficiles, nécessitent plusieurs réveille-matins, ou une aide extérieure. En l’espèce, il y a 6 sortes d’hypersomnies:

1 – La narcolepsie-cataplexie

Elle vous fait perdre votre tonus musculaire, de façon brutale, partiellement ou complètement, sans que vous ne perdiez conscience. Vous avez des endormissements involontaires fréquents, accompagnés de cataplexie (perte de tonus musculaire).

La narcolepsie crée une paralysie du sommeil. C’est-à-dire l’incapacité de parler, et de bouger, lors d’une transition veille/sommeil. Le plus souvent, elle apparaît entre 15 et 25 ans.

2 – L’hypersomnie idiopathique

Elle vous fait dormir longuement la nuit (au moins 10 heures), vous fait somnoler sérieusement le jour, et faire de longues siestes, peu récupératrices.

3 – Les hypersomnies récurrentes

La plus fréquente est le syndrome de Kleine-Levin. Elle vous fait intensément somnoler, et crée des troubles du comportement (hyperphagie, hypersexualité, irritabilité, voire hallucinations). Les adolescents (garçons) sont les plus exposés.

4 – Les hypersomnies psychiatriques ou psychogènes

Il s’agit d’une envie de dormir, quasi irrépressible, à chaque fois que votre humeur est troublée. Ce type d’hypersomnie est fréquent en cas de troubles bipolaires.

5 – Les hypersomnies liées à une insuffisance de sommeil

Vous pouvez somnoler excessivement le jour parce que vous avez involontairement moins dormi la nuit.

6 – Les hypersomnies secondaires dues à des troubles médicaux

Si vous avez eu des problèmes médicaux, cela peut conduire à ce type d’hypersomnie. En dehors de ces hypersomnies, on distingue, dans la famille des insomnies, les troubles du rythme circadien.

5 – Les troubles du rythme circadien

Les troubles du rythme circadien, ou veille – sommeil, sont dus à un cycle anormal qui vous amène à rester en éveil, ou à dormir jusqu’à des heures indues. On distingue 6 typologies de troubles du sommeil liés à ce syndrome:

  • 1 – Le syndrome de retard de phase

Plus fréquent chez les adolescents, il vous amène à somnoler le jour parce que vous peinez à dormir la nuit, alors que vous devez vous lever tôt.

  • 2 – Le syndrome d’avance de phase

Il touche les sujets âgés avec des difficultés à rester en éveil le soir, mais une disposition marquée à se réveiller très tôt.

  • 3 – Le décalage horaire

Dès que vous voyagez vers une zone où l’horaire est sérieusement décalé par rapport à votre zone de provenance, votre organisme aura des difficultés à s’adapter à votre nouvelle réalité extérieure (cf. jet lag).

  • 4 – Les troubles du travail posté

Ils se rapportent à votre poste de travail, et perturbent votre cycle de sommeil (ex: les 2×8 ou 3×8).

  • 5 – Le cycle veille – sommeil irrégulier
  • 6 – Le syndrome hypernycthéméral, ou syndrome type libre-cours

Le syndrome hypernycthéméral est un trouble – rare – du rythme circadien, caractérisé par un retard quotidien chronique et régulier. Lorsqu’on vous en souffrez, vous vivez sur un rythme veille – sommeil plus long que l’alternance jour/nuit.

Troubles du sommeil – Les parasomnies

Les parasomnies sont des troubles du sommeil associés à des réveils nocturnes, mais sans perturbation importante du sommeil, ni altération de la vigilance au cours de la journée. Le plus souvent, ce sont des troubles du sommeil observés chez l’enfant. Ces troubles du sommeil peuvent persister chez l’adulte, et devenir pathologiques.

Pare exemple, cela se traduit souvent par du somnambulisme, des terreurs nocturnes, des troubles associés au sommeil paradoxal, le bruxisme nocturne (grincement des dents pendant qu’on dort), et l’énurésie nocturne (incontinence urinaire au cours de la nuit).

Suivant leur moment d’apparition, nous pouvons les classer en deux catégories:

  • 1 -Somnambulisme

Apparait pendant un sommeil lent, et profond. Pendant que vous dormez, vous déambulez automatiquement et involontairement, et ressentez une peur intense qui ne vous réveille pas. Au réveil, vous ne vous souvenez de rien du tout.

  • 2 – Sommeil paradoxal

Vous faites des cauchemars, des rêves désagréables dont vous gardez le souvenir. Pendant votre sommeil, vous avez des gestes incontrôlés, et violents. Ce sont donc des rêves agités, accessoirement accompagnés de  grognements, ou de vocalisations monotones.

Troubles du sommeil – Les affections mentales

Certaines affections mentales peuvent favoriser le développement de troubles du sommeil. Ils s’avèrent fréquents dans la pratique psychiatrique, et quasi constants chez les patients hospitalisés.

Si vous souffrez de dépression, la probabilité que vous développiez ce type de troubles du sommeil est très forte. Il est courant d’observer une insomnie d’endormissement, une insomnie de maintien, et des réveils matinaux précoces. Les dépressions saisonnières (automne / hiver) se caractérisent souvent par une hypersomnie.

Dans la manie (psychose maniaco – dépressive, ou trouble maniaco dépressif), le temps d’endormissement est souvent allongé. En lien avec certaines pathologies, le sommeil paradoxal est désorganisé. En revanche, on assiste à un appauvrissement du sommeil profond, et à un déclenchement rapide du temps d’endormissement, dans les phases aiguës de la schizophrénie.

Dans les troubles anxieux, hyper-vigilance et insomnie vont de pair. S’il s’agit de trouble de panique, l’activité motrice augmente pendant que vous dormez. En cas de stress post-traumatique, les cauchemars sont récurrents, associés à l’événement traumatique, et génèrent de l’insomnie.

Dans le cas où vous souhaiteriez en apprendre plus encore, je vous invite à lire l’article suivant:

Si vous avez envie d’agir maintenant, je vous invite à regarder une vidéo. Le contenu de celle-ci vous offre une solution qui donne plus de 94 %de taux de réussite pour traiter les troubles du sommeil (cliquez sur l’image ci-dessous, ou sur la fenêtre grise « Voir la vidéo »).

Trouble du sommeil et angoisses nocturnes

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Frédéric Arminot

Êtes-vous maniaco dépressif? – Symptômes et traitement du trouble maniaco dépressif

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Êtes-vous maniaco dépressif ou pas

Êtes-vous maniaco dépressif ou au contraire quelqu’un de tout à fait normal ? Mais avant d’aller plus loin, qu’est-ce que la maniaco dépression ? Quels sont les symptômes qui caractérisent cette maladie ? Quels médicaments ou traitements s’avèrent efficaces lorsqu’on est maniaco dépressif ?

Vous trouverez dans cet article des réponses aux questions que vous vous posez sur la maniaco-dépression, mais également les traitements pour soigner efficacement cette pathologie.

Symptôme maniaco dépressif – Un trouble ondulatoire

Le maniaco dépressif est une personne qui souffre de la maladie appelée maniaco-dépression, ou encore trouble de la bipolarité.

La maniaco dépression est un mal particulèrement pénible à vivre, et fait partie des maladies souvent nommées troubles ondulatoires. En effet, c’est une maladie qui va agir sur l’humeur, et va en entraîner des troubles émotionnels, plus classiquement appelés troubles du comportement.

Si vous êtes maniaco dépressif, vous allez vivre des périodes d’alternance entre des phases de dépression et des phases d’euphorie, ou phases dites maniaques.

Maniaco dépressif – La phase maniaque ou euphorique

Une phase maniaque ou phase d’euphorie se caractérise par une sensation de puissance, de grandeur, de contrôle excessif. Le maniaco dépressif aura une activité débordante, la sensation d’avoir une énergie démesurée laquelle va lui faire surestimer ses capacités.

Cette phase peut être illustrée par une grande agitation, un sommeil réduit à quelques heures (mais sans fatigue), une augmentation de l’appétit sexuel, un jugement erroné de la réalité, ou encore des hallucinations.

Si vous êtes atteint du trouble de la bipolarité, vous pourrez être amené, pendant cette phase manique, à vider votre compte en banque, et à tout dépenser sans discernement.

Maniaco dépressif – La phase dépressive

L’épisode dépressif est marqué par les mêmes symptômes que ceux des autres formes de dépression. Si vous désirez en savoir plus sur cette maladie, lisez donc l’article: « Définition de la dépression« .

A ce propos, je vous rappelle que la dépression se caractérise par une tristesse excessive, et permanente, une forte irritabilité, et une perte d’intérêt au niveau général.

Si vous êtes maniaco dépressif, pendant cette phase dépressive, vous allez manquer d’énergie et d’appétit. Vous aurez l’impression d’être désœuvré, et,-ou anesthésié. Vous aurez également des troubles du sommeil, de la mémoire, et de la concentration.

Si vous êtes maniaco-dépressif, pendant la phase dépressive, vous risquez d’être confronté à des envies de suicide, avec ou sans passage à l’acte.

Une phase dépressive ne succède pas directement à une phase maniaque, ou vice-versa. En effet, les maniaco dépressifs peuvent vivre plusieurs phases dépressives, ou maniaques, entrecoupées de périodes où l’humeur est plus ou moins stable.

D’une personne à l’autre, l’une des 2 phases (maniaque ou dépressive) est plus fréquente, et plus marquée que l’autre. Mais au final, quelle que soit la phase qui prédomine, la seconde s’exprimera, inéluctablement. C’est à la fois une question de temps, voire une question de contexte. Ce qui varie, ce sont les causes du trouble maniaco dépressif.

Maniaco dépressif – Les causes de la maniaco-dépression

De nombreux spécialistes s’accordent sur le fait que cette maladie repose sur une « susceptibilité » ou une « vulnérabilité » génétique. Plus clairement, elle pourrait avoir des origines génétiques. Mais il faut aussi prendre en compte de longues périodes de stress, ou une succession d’évènements pénibles (avec de fortes émotions).

Bien que ceci soit l’explication purement scientifique, et médicale, du trouble maniaco dépressif, je ne peux m’empêcher de penser que cela est aussi une question de contexte, de personne et, partant, d’environnement.

Trouble maniaco dépressif - Trouble bi polaire

Êtes-vous maniaco dépressif?

Pour l’expérience que j’en ai au sein de mon cabinet, le trouble maniaco dépressif est souvent diagnostiqué comme si c’était le « truc » ultime, l’étiquette qui explique et résout tout.

En plus de 20 ans d’exercice de la thérapie comportementale, j’ai rencontré beaucoup de personnes diagnostiquées maniaco dépressives, et qui ne l’étaient pas plus que je ne suis… archevêque de Canterbury!

Mais, revenons à nos moutons. Les personnes ayant une « vulnérabilité génétique », et vivant par la même occasion un surmenage ou des situations stressantes seront plus exposées que les autres à la bipolarité.

Une longue période de cassure avec un rythme quotidien préétabli, ou encore une période d’activité intense avec une carence de sommeil, sont des situations qui peuvent également favoriser des troubles maniaco dépressifs.

Maniaco dépressif – Les traitements dont vous pouvez bénéficier

Si vous êtes maniaco dépressif, il existe des traitements efficaces pour lutter contre ce trouble de l’humeur. Mais il faut éviter de vous traiter seul (auto médication). Je ne saurais que très fortement vous recommander d’être suivi par un médecin psychiatre (au début en tous cas).

Il faut dissocier le traitement en période de crise, d’un traitement à long terme. Le traitement en période de crise va d’abord traiter les symptômes. Le traitement à long terme va aider à régulariser l’humeur.

Le traitement de la bipolarité va nécessiter un traitement médical (médicaments), accompagné d’une prise en charge thérapeutique (psy comportemental).

Maniaco dépressif – Le traitement médical

Des médicaments sont prescrits aux personnes souffrant de trouble maniaco dépressif pour traiter les symptômes de la maladie. Un somnifère sera prescrit au malade pour l’aider à retrouver un sommeil réparateur. Les antidépresseurs vont jouer un rôle de soutien de l’humeur, afin de contenir, voire éviter, la tristesse.

Trouble bi polaire - Sel de lithium

Sel de lithium – Traitement du trouble bi polaire

Le traitement le plus efficace dans le domaine de la bipolarité est le sel de lithium. C’est un complément alimentaire. Le sel de lithium sera pris par le maniaco dépressif de façon continue et, la plupart du temps, pendant toute sa vie. Cela permettra de stabiliser et de régulariser l’humeur afin de vivre une vie normale, au sens équilibré du terme.

Le lithium est utilisé en psychiatrie depuis 1945. Sa manipulation, et son dosage, sont très délicats. Leur utilisation est le domaine des spécialistes.

De tous les traitements médicamenteux, le lithium est le plus ancien, le plus spécifique, et le plus efficace, pour lutter contre les troubles de la bipolarité. Il va agir en réduisant la durée, la fréquence et l’intensité des différents épisodes maniaques ou dépressifs. Il va aider à améliorer la qualité de vie du patient.

Le lithium est plus efficace sur les phases maniaques que sur les phases dépressives. En effet, la phase maniaque procure une sensation de puissance telle, que beaucoup de patients maniaco dépressifs ont du mal à y renoncer.

Le plus difficile pour les patients traités contre la maniaco dépression est de devoir suivre un traitement à vie. Pire, certains patients, en phase maniaque, ou d’excitation, ne reconnaissent pas qu’ils sont malades. Dans ces cas, ils ne comprennent pas, n’acceptent pas d’être traités, et thérapeutiquement suivis en conséquence. Ce qui rend la situation encore plus complexe.

Maniaco dépressif – Le traitement thérapeutique

La prise en charge thérapeutique est essentielle. Autant pour la personne atteinte de trouble maniaco dépressif, que pour sa famille, et le reste de son entourage. Ce suivi thérapeutique peut-être être bref (ex: l’approche comportementale). Ce même suivi thérapeutique ne débute qu’après une stabilité obtenue grâce à la prise en charge médicamenteuse.

Pour son entourage, la thérapie passe le plus souvent par la participation à des groupes de parole auxquels sont associés les parents, la famille au sens large, et/ou des patients souffrant de la même pathologie. Cette thérapie le plus souvent dite « systémique » permettra à la famille, comme à l’entourage proche du malade, de mieux comprendre la maladie et le malade, mais surtout d’ajuster leurs comportements face au malade, surtout lors des périodes de crise.

Pour finir, il est important que la personne victime de trouble maniaco dépressif adopte une hygiène de vie saine, c’est-à-dire: éviter le stress, autant que faire se peut, dormir suffisamment, avoir une alimentation équilibrée. Cela est d’autant plus important qu’il n’est pas rare que, dans la phase dépressive,e la personne malade soit victime d’angoisses, ou de crises d’angoisses, particulièrement pénibles.

Si vous souffrez d’un trouble maniaco dépressif, sachez que la médiation, la relaxation, l’auto hypnose, mais aussi le sport, peuvent vous aider au quotidien à baisser votre niveau de stress. Je me permets de vous le rappeler parce qu’à diverses reprises, j’ai évoqué dans ce blog, la question liée à la gestion du stress et, plus spécifiquement, l’attention qu’il convient de porter à la « spirale de la pression ».

Trouble bi polaire – Le risque du déni

En effet, une façon inadaptée de gérer le stress, sur une longue période, entraine le plus souvent des troubles de l’humeur.

Le déni du trouble bi polaire

Le risque du déni dans le suivi thérapeutique du trouble bi polaire

Pour conclure, j’ai bien conscience qu’il est difficile d’accepter la réalité liée au trouble maniaco dépressif. Mais, si vous pensez être victime de cette pathologie, n’hésitez pas à consulter. N’ayez aucune honte, aucune culpabilité. Ce n’est pas de votre faute et, comme tout le monde, vous avez le droit de vivre en paix.

Dans le cas contraire, vous risquez d’être comme le ou la malade alcoolique qui, confronté(e) aux conséquences psycho sociales de son problème d’alcool, persiste à dire qu’il n’y a pas de problèmes. Voire, que le problème, c’est les autres…

Le déni est votre pire ennemi! Prenez bien soin de vous.


Frédéric Arminot

Trouble du sommeil – Qu’est-ce qui vous trouble?

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Trouble du sommeil- C’est quoi le problème?

S’il est un problème que vous devez absolument régler, pour votre propre équilibre et votre bien-être, c’est celui de votre trouble du sommeil. Au regard du rôle réparateur que le sommeil joue dans votre vie, votre sommeil ne doit souffrir d’aucune atteinte.

Le trouble du sommeil est une affection qui, à priori, semble banal. Mais, progressivement, cela peut vous conduire dans une incapacité à mener normalement vos activités.

Identifier comprendre les causes de vos trouble du sommeil peut, dans certains cas, vous aider à les combattre efficacement. Dans d’autres, il vous faudra nécessairement l’aide d’un spécialiste. Je vous invite à lire cet article pour en apprendre davantage sur le trouble du sommeil, et savoir comment faire pour éliminer ce trouble.

Trouble du sommeil – Les causes possibles

On nomme « trouble du sommeil », ou angoisses nocturnes, tout phénomène qui affecte votre sommeil. Soit dans sa qualité même, soit dans sa quantité et, partant, qui vous empêche de jouir des bienfaits d’un sommeil « normal » au sens réparateur et récupérateur du terme.

Avant d’explorer les causes de votre trouble du sommeil , il convient de mentionner qu’il en existe généralement trois sortes:

D’une manière générale, ces affections, vecteurs de trouble du sommeil, peuvent être:

  • Psychiatrique
  • Psychologique
  • Physiologique
  • Liées à l’environnement
  • Liées à l’hygiène de vie

On dit qu’un trouble du sommeil a des causes psychologique, voire psychiatrique, si son origine relève d’un stress post-traumatique, d’un choc émotionnel, ou d’un trouble de l’humeur (dépression, anxiété).

Les causes physiologiques du trouble du sommeil sont, entre autres, les maladies d’origine:

  • Virale
  • Neurologique
  • Génétique

ou liées à un(e)

  • Cancer
  • Epilepsie
  • Fièvre
  • Migraine
  • Dette de sommeil
  • Fatigue chronique
  • Apnée du sommeil

Les apnées, et les ronflements, sont causés par l’affaissement des parois de la gorge, une langue trop lourde et/ou trop grosse, le relâchement de la langue vers l’arrière de la gorge, un problème de surpoids, our encore, une congestion nasale.

Lorsque le trouble du sommeil est lié à l’environnement, les causes peuvent en être le bruit (ronflement du conjoint, appartement mal isolé), le stress quotidien (famille, travail), une literie en mauvais état.

Trouble du sommeil – Quels en sont les différents types

Pour ce qui concerne les causes liées à l’hygiène de vie, on cite l’horaire de travail (travail de nuit, travail posté), la vie nocturne festive, le décalage horaire, une activité physique trop intense, une alimentation trop riche, la consommation d’excitants ou, plus généralement de substances psycho actives (alcool, stupéfiant), les médicaments (hypnotiques, psychotropes).

Si vous souffrez d’un trouble du sommeil dont les causes ne sont pas citées plus haut, il pourrait s’agir de troubles qui n’ont pu être médicalement expliqués. Dans toutes les tentatives d’explications, les médecins s’entendent à soupçonner des dysfonctionnements du système nerveux.

Les cas les plus concernés sont ceux des insomnies primaires, du somnambulisme, de la narcolepsie, des terreurs nocturnes, ou angoisses nocturnes.

L’insomnie primaire est un trouble dont l’origine est inconnue. Ce qui n’est pas le cas du somnambulisme. Les crises de somnambulisme peuvent provenir de facteurs génétiques héréditaires, d’un stress, d’un traumatisme émotionnel, ou encore de migraines (prédominance chez les femmes), ou encore de maladies:

  • Epilepsie
  • Maladie de Gilles de la Tourette
  • Poussée de fièvre
  • Modification hormonale (puberté)
  • Médicaments psychotropes

L’autre trouble du sommeil dont l’origine n’est pas encore identifiée, c’est la narcolepsie. Elle est connue pour être une maladie touchant le système nerveux. Son mécanisme reste encore un mystère. La narcolepsie serait d’origine génétique. Cependant, d’autres causes pourraient la déclencher: le stress, un traumatisme, une dépression, un choc émotionnel.

Terminons avec la terreur nocturne qui, même si elle est mal comprise, trouverait, elle aussi, son origine dans un dysfonctionnement du système nerveux. Il s’agirait d’un développement incomplet du sommeil. Il faut par ailleurs y ajouter des causes d’ordre médical (maladie infectieuse), et psychologique (problème familial, travail).

10 conseils pour en finir avec votre trouble du sommeil

Ci-dessous, vous trouverez 10 conseils pratiques pour en finir avec votre trouble du sommeil. Il est vrai que certains des dits troubles échappent aux traitements simples que préconisent certains professionnels. Il en va ainsi des troubles ayant des origines psychologique, et psychiatrique.

En pareille situation, la meilleure solution est de vous référer à un spécialiste des thérapies brèves comme l’approche comportementale (voir vidéo plus bas). En revanche, si votre trouble du sommeil est de source physiologique, et/ou lié à l’environnement ou à l’hygiène de vie, appropriez-vous ces conseils, et mettez-vous au travail! Vous aurez des nuits plus reposantes, et des sommeils bien plus réparateurs.

1 – Trouble du sommeil – Pratiquez une activité sportive

Ceux qui font du sport dorment mieux! (ceci bien que je trouve la pratique d’un sport dangereuse puisque vous pouvez vous blesser… Oups!) Il est de notoriété publique que l’activité sportive nourrit le corps, et rafraîchit l’âme, puisqu’elle vous procure une certaine estime de soi et, pour certaines personnes, la sensation de vivre, et d’être important. Une heure d’activité par semaine peut suffire à revigorer votre corps, et à vous fatiguer assez pour vous procurer un sommeil réparateur.

2 – Trouble du sommeil – Dormez à des heures régulières

Votre corps aime la discipline! Le langage qu’il comprend est celui de l’habitude. D’une certaine routine qui le sécurise. Tant que cela dépend de vous, essayez de dormir à des heures régulières. Cela amènera votre horloge interne à une certaine stabilité qui vous offrira une jouissance pleine et entière de vos nuits.

3 – Trouble du sommeil – Dînez tôt et léger

Manger tard donnera du travail à votre organisme. Manger tard le soir va altérer votre repos. C’est pire quand vous mangez lourd. Alors, je ne saurais que trop vous suggérer de manger léger, et surtout, de ne pas mangez après 20H (8 heures du soir). Un plat riche en fibres alimentaires est important à ce moment-là. Et, autant que faire se peut, mangez plus souvent des fruits au dîner.

4 – Trouble du sommeil – Évitez télévision et ordinateur

La télévision peut contribuer à augmenter votre stress, ou à dégrader votre humeur. Elle peut vous soumettre à des sensations fortes. Elle peut vous accrocher, et vous retenir plus longtemps. Si vous êtes à 1 ou 2 heures d’aller au lit, il vaut mieux l’éviter. L’ordinateur joue pratiquement le même rôle. Évitez d’y passer trop de temps dans les 2 heures qui précèdent votre coucher.

5 – Trouble du sommeil – Lisez ou écoutez de la musique relaxante

La lecture régénère. La lecture vous transporte dans l’imaginaire, et cette gymnastique est psychologiquement très saine. Pour autant, ne lisez pas n’importe quoi!. En arrêtant vos choix de lecture, pensez à ce qui peut vous changer les idées, vous éloigner des moments stressants de la journée, et qui vous rapproche d’un environnement perçu comme apaisant, fait de quiétude et de bonheur. Vous pouvez aussi lire des récits plus dramatiques, mais évitez de le faire le soir.

Pensez aussi à écouter de la musique douce, inspirée et inspirante. Les bibliothèques musicales vous offrent pléthore de choix. Alors, pour être cohérent avec ce que je viens de vous suggérer, évitez d’écouter « Billion Dollar Babies » d’Alice Cooper à une heure avancée…

6 – Trouble du sommeil – Relaxation et visualisation

Agissez de sorte à ce que votre chambre soit une pièce très calme et saine. Avant de vous allonger, prenez le temps de vous asseoir au bord de votre lit. Ensuite, allongez vos jambes devant vous. Puis, fermez vos yeux, et respirez profondément. Pensez à un moment où vous étiez au repos, sans stress, rempli(e) de joie et de bonheur. Souriez, respirez tranquillement, sentez la paix.

Vous pouvez penser à votre avenir. A vos rêves. Imaginer la joie, le bonheur, la paix auxquels vous aspirez. Mentalisez ces images en ayant les yeux fermés. Visualisez, remplissez-vous de la satisfaction que cela vous procure. Prenez le temps de retrouver le calme total. Enfin, allongez vous.

7 – Trouble du sommeil – Dormez dans un environnement sain et relaxant

Votre chambre doit être propre, bien aérée, bien rangée. Elle ne doit pas rappeler le stress de la journée, ou certains défis stressants. Évitez d’y mettre des affaires qui peuvent évoquer des choses, ou des situations, dont la ré évocation risque de vous stresser, ou de vous faire réfléchir.

8 – Trouble du sommeil – Choisissez bien votre lit et vos oreillers

Votre lit doit être de bonne facture, et en bon état. Vous devez en être fier(e), et avoir envie d’y dormir. Ayez un matelas, et des oreillers, qui vous soient doux et accueillants.

9 – Trouble du sommeil – Évitez le smartphone

Quand vous projetez de dormir, à plus forte raison dans votre lit, le pire des compagnons, c’est votre smartphone. Quand vous envisagez d’aller vous coucher, laissez votre smartphone dans une autre pièce que celle de votre chambre à coucher. En plus d’être technologiquement nocif pour votre santé, la présence de votre smartphone à vos côtés peut vous distraire, et retarder, voire altérer, sérieusement le moment de votre endormissement.

10 – Trouble du sommeil – Les bienfaits de certaines plantes

Si vous souffrez de  trouble du sommeil, évitez les somnifères. Si vous pouviez ne jamais y avoir recours, cela n’en serait que mieux pour vous. Pensez plutôt à des produits naturels pour retrouver l’apaisement. Donc, pensez aux plantes. Ces dons de la nature qui vous offrent généreusement leurs vertus.

A ce sujet, voici une liste non exhaustive, et sans détails, de plantes utiles, et dont l’infusion est efficace:

  • Tilleul
  • Camomille
  • Fleur d’oranger
  • Valériane
  • Lavande
  • Houblon
  • Verveine

Si malgré tous ces conseils, vous continuez à souffrir de troubles du sommeil, avec son cortège d’éventuels symptômes (angoisse, anxiété, phobie, stress, etc.), je vous invite à regarder la video ci-dessous. Celle-ci vous offre une solution globale grâce à l’approche thérapeutique et comportementale. C’est simple, rapide et puissant!

Trouble du sommeil et angoisses nocturnes

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Frédéric Arminot

Gérer le stress – 2 Conseils pour bien gérer les stress

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Gérer le stress – 2 conseils pour bien gérer le stress

Voulez-vous bien gérer le stress? J’imagine que oui puisque vous lisez cet article. Alors, je vous offre 2 conseils qui se sont, dans bien des cas, avérés utiles pour gérer le stress. Il est de votre choix de les utiliser, ou pas…

Nous allons commencer très fort… Mon 1er conseil pour gérer le stress consiste à vous inviter à imaginer le pire, et à accepter l’idée de ne pouvoir rien y faire! Mais, avant d’aller plus loin, interrogeons nous sur la source du stress.

Gérer le stress – Quelle est la source du stress

Le mot stress vient du latin « stringerè ». Ce qui signifie « serrer » ou « oppresser ». Le stress est constitué d’un ensemble d’informations relatives à tout ce que vous vivez. Ces éléments sont accumulés par le cerveau et forment, avec le temps, ce que l’on appelle « la spirale de la pression ». Il y a 2 types de stress. Le stress négatif, et le stress positif.

Dans les 2 cas, ces informations, agréables ou désagréables, se cumulent au point que vous ayez du mal à les gérer. Quand j’écris « … du mal à les gérer », j’entends par là que c’est un problème si vous n’arrivez pas à vous en défaire, et que vous la conservez dans la tête. Ce qui, par conséquent, vous occupe au point que vous ne puissiez pas lâcher prise, et passer à autre chose.

Par exemple, une sur excitation liée à une situation agréable peut causer un problème, exactement comme peut l’être une information, ou une situation, douloureuse.

Le stress provient donc du fait que votre cerveau tente de trouver des solutions à un problème, mais qu’il n’y parvient pas. Il essaye de retrouver un point d’équilibre. Comme il n’y arrive pas, il vous fait penser à ce qui risque de vous arriver, si vous ne trouvez aucune solution. C’est qu’il est convenu d’appeler de l’anticipation. Ce qui, du coup, vous motive pour en trouver une (de solution).

Mais, vous avez beau y réfléchir à cette solution, et la souhaiter, rien ne vient. Vous vous sentez de plus en plus tendu(e). Au point que cela vous prend toute la journée pour tenter, en vain, de retrouver la paix. Et alors qu’au terme de cette journée, aucune solution ne s’est faite jour, vous risquez d’aller vous coucher d’un état émotionnel et physique pire que ce matin. Le tout étant susceptible de se terminer par une angoisse nocturne ou, à tout le moins, une insomnie!

Gérer le stress – Quand votre cerveau vous parle

Si votre cerveau vous fait penser à ce qui risque de vous arriver si vous ne trouvez aucune solution, c’est parce qu’il doit veiller à votre survie comme à votre bien-être. Tant qu’il ″pensera″ qu’il y a une solution possible, il n’arrêtera pas de vous faire imaginer le malheur qui vous guette. Cela relève de la sécrétion d’adrénaline. Une substance produite par votre corps pour vous avertir d’un danger. C’est précisément ce qui vous ordonne de gérer le stress pour retrouver votre équilibre.

Tant que vous n’aurez pas retrouvé votre équilibre, tant psychique que physique (les deux sont intimement liés), gérer le stress demeurera difficile. Pour autant, peut-être remarquerez vous que la plupart de vos craintes ne se confirment jamais (ou alors très rarement) au degré où vous les aviez auparavant imaginées.

Il y a une raison simple à ce phénomène. Votre cerveau a exagéré les points de douleurs et de peurs dans votre imagination. Maintenir cette fonction d’alerte a pour but de de maintenir votre désir de trouver la solution.

Tant que votre cerveau pensera qu’une solution est possible (cela repose sur la construction de votre personnalité), il n’arrêtera pas de développer dans votre esprit des films de plus en plus stressants. L’objectif étant de vous motiver davantage. Ce qui aura naturellement pour conséquences de vous stresser davantage.

Comment gérer le stress – Une technique simple et étonnante

Si vous voulez bien gérer votre stress à ce moment-là, il vous faudra, de vous-même, imaginer le pire, et convaincre votre cerveau de ce pire. Une fois convaincu, votre cerveau prendra acte que vous ne pouvez rien faire pour éviter le problème. Vous verrez alors votre cerveau vous ″ficher la paix″. Partant, le niveau de votre stress chutera sans d’autres efforts de votre part.

Bien sûr, convaincre votre cerveau que vous ne pouvez rien, face à la pire des situations, ne vous autorise pas à faire preuve de négligence confronté(e) aux défis de votre vie.

Par exemple, si vous devez prendre la parole en public dans quelques jours et que cela vous stresse, il ne s’agit pas de croiser les bras, et de se contenter d’imaginer le pire.Qui n’a jamais eu peur de parler en public? Avant tout, il va donc s’agir de vous préparer, de rassembler les informations dont vous aurez besoin lors de votre exposé. Cela signifie, ordonner vos éléments de présentation, et en faire un plan clair. C’est un bon moyen de commencer à gérer le stress. Vous donner les moyens de base de votre réussite.

Vous continuez à avoir peur malgré toutes ces dispositions? Vous sentez que cette peur va vous handicaper lors de votre prise de parole en public? Dès lors, imaginez le pire scénario, et acceptez l’idée que vous ne puissiez rien y faire. Acceptez l’augure que vous êtes impuissant(e) à y changer quoique ce soit.

Vous voulez en savoir davantage sur l’importance de la préparation? Vous voulez en apprendre plus sur la glossophobie? Alors, je vous invite à lire l’article ci-après: « Parole en publicComment faire pour ne plus avoir peur« .

Gérer les stress – La question du film mental

Si vous le permettez, revenons-en à nos moutons. Je vous ai donc suggéré de volontairement imaginer le pire de ce qui puisse vous arriver si vous ne trouvez aucune solution à votre problème.

En cas de difficultés à gérer le stress, vous pouvez aussi vous dire: « Bien, et maintenant? Je me suis déjà préparé de mon mieux. Je ne peux rien faire de plus ». Vous agirez et penserez de la sorte tant que votre cerveau déroulera ses films stressants. Passé un certain délai, lequel varie d’une personne à l’autre, votre cerveau devrait commencer à vous laisser tranquille.

Donc, les choses vont se passer de la façon suivante: Imaginons que votre cerveau déroule le scénario suivant. Votre patron vous traite de « minable » devant vos collègues parce que vous n’avez pas bien fait votre boulot.

  • Vous: « Et quoi ? Je me suis déjà préparé de mon mieux. J’estime avoir fait mon travail. Je ne peux rien faire de plus »

Vous pouvez aussi imaginer que votre patron vous appelle dans son bureau pour vous annoncer que vous êtes viré(e)!

  • – Vous: « Vous me renvoyez pour çà? Je me suis déjà préparé de mon mieux. Je n’y peux plus rien »

Toute la difficulté de ce type de comportement réponse simple, pour ne pas écrire simpliste, repose sur votre capacité, ou votre désir, de lâcher prise.

Petit à petit, comprenant que vous ne pouvez plus rien y faire, votre cerveau va lâcher prise à son tour. Prenant acte que vous êtes impuissant à contrôler la situation, votre stress va diminuer. Jusqu’à carrément chuter. Mais si, d’aventure, cela ne se produisait pas, cela voudra probablement dire que vous avez besoin des solutions comportementales plus « appuyées » pour bien gérer le stress, et vous en sortir.

Mais avant cela, voyez donc si vous pouvez suivre, et appliquez le 2ème conseil qui suit pour bien gérer le stress.

Gérer les stress – Conseil N°2

Vous allez appliquer une technique simple et salvatrice! Cette seconde solution pour bien gérer le stress, consiste, tout simplement, à envoyer la patate chaude dans le camp d’en face! Je vous explique.

Parfois, votre stress vient du fait que vous n’avez trouvé aucune solution à votre problème (toujours pour les raisons évoquées plus haut). Par exemple, vous redoutez d’annoncer à « l’autre camp » que telle ou telle situation a échoué. Alors, un seul comportement est possible. Envoyez leur la patate chaude! Mais, cette quoi cette histoire de patate chaude pour gérer le stress?

Cela consiste à tout simplement exprimer aux autres votre problème, tout en leur précisant ce que vous avez fait pour que cela réussisse, bien que cela ait échoué. Vous vous positionnez de façon responsable, et confrontez l’autre à ses responsabilités. « J’ai agi. A vous de faire maintenant ».

En agissant de la sorte, en vous affirmant, vous constaterez que votre stress chutera d’un coup. Vous aurez donc assez de sérénité pour gérer plus facilement la situation. Une fois de retour chez vous, si cela se passait au travail, et la nuit venue, vous ressentirez davantage de paix, et pourrez vous endormir beaucoup plus facilement.

Dans la même veine, supposons que vous deviez de l’argent à quelqu’un. Vous devez le rembourser demain. Sans succès, vous avez tenté de réunir la somme due. Mais vous avez toutes les peines du monde à y arriver. Puisque vous le savez, il est inutile de passer la journée à vous ronger les ongles jusqu’au sang. Cela ne vous aidera pas pour autant à trouver ladite somme.

Ne vaudrait-il pas mieux téléphoner à cette personne? Lui expliquer votre situation, et lui dire combien vous êtes désolé(e). Voire, lui préciser la date à compter de laquelle vous pourrez réellement honorer votre engagement. Vous verrez, vous vous sentirez tout de suite beaucoup moins perturbé(e) – (cf. fuite ou combat).

Un autre exemple ? Vous redoutez d’annoncer à votre patron que vous n’avez pas conclu une vente? De toute façon, tôt ou tard, il le saura. Car il posera la question. Alors, arrêtez de vous infliger la douleur de l’attente, laquelle est facteur de cette angoisse ou de cette anxiété que l’on ressent dans ces cas-là. Prenez votre courage à deux mains, et annoncez lui. Puis, dites-lui ce que vous comptez faire pour corriger rapidement le tir. C’est aussi simple que cela.

Donc, envoyez la patate chaude dans le camp de l’autre!  Assumez votre part, et laissez le soin à l’autre d’assumer la sienne. Faites en sorte que votre problème devienne le sien. De toute façon, tôt ou tard, ce sera le sien. Et pour vous qui voulez bien gérer le stress, il vaudrait mieux que cela soit le plus tôt possible. Bien sûr, ce conseil n’est à appliquer qu’à partir du moment où vous constatez que vous ne trouverez pas tout de suite une solution au problème qui vous préoccupe.

Voilà donc 2 conseils pour bien gérer le stress. Si ces 2 solutions vous semble insuffisantes, et que vous en souhaitez plus pour accroître votre bien être, je vous conseille de découvrir, sans attende, l’approche comportementale. C’est la solution ultime pour gérer le stress, issue de la thérapie brève. Dans plus de 94 % des cas, cette approche thérapeutique aide mes patients à s’en sortir. Pour en bénéficier à votre tour, cliquez sur l’image ci-dessous.

Traitement de l'anxiété, et de l'anxiété généralisée

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Si vous avez des questions, ou souhaitez partager votre expérience, vous connaissez le principe. Utilisez le formulaire des « commentaires » en bas de cette page.


Frédéric Arminot

Comment remettre instantanément votre estime de soi au bon niveau?

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Estime de soi – Comment l’équilibrer grâce à un exercice très simple

Désirez-vous en apprendre davantage sur l’estime de soi ? Désirez-vous la ramener au bon niveau ?

Oui? Alors, lisez cet article. Il répondra aux questions que vous vous posez sur l’estime de soi. Il vous donnera aussi un exercice simple à pratiquer pour améliorer votre estime de soi.

L’estime de soi, qu’est-ce que c’est ?

Pour faire simple, l’estime de soi, c’est, en quelque sorte, le regard, la perception que vous avez de vous-même. C’est l’opinion que vous vous faites de vous-même. Comme de ce que vous êtes, et de ce que vous faites. C’est l’auto-évaluation, puisque c’est le jugement que vous portez sur vous-même.

Mais, comme vous le savez sans doute, l’estime de soi est une valeur changeante. Elle trouve ses bases dans notre enfance et, partant, l’éducation que vous avez reçue, bien que cela fluctue selon plusieurs paramètres:

  • L’environnement dans lequel vous avez évolué, ou évoluez encore (affectif, social, économique, etc.)
  • Votre personnalité (celle là même que vous vous êtes forgé au fil des années – cf: éducation)
  • Vos capacités physiques et intellectuelles
  • Les résultats obtenus, et votre façon de les interpréter
  • Etc.

Estime de soi – Un exemple contrarié

Imaginons David. Depuis sa plus tendre enfance, les parents de David ont cultivé en lui, le perfectionnisme. À chaque fois que David rentrait avec une note excellente, il était félicité. Mais il suffisait qu’il rentre avec une mauvaise note pour être dévalorisé, être traité de paresseux, voire de nul.

David va grandir en pensant que ce comportement est le bon. Il va prendre l’habitude de s’auto-punir en se dévalorisant. Et ceci, à chaque fois qu’il considérait n’avoir pas réussi à dire ou faire quelque chose. Petit à petit, sur la foi de ses objectifs, il va développer une très mauvaise estime de lui-même…

Les grands principes de l’estime de soi

Sur estime de soi

Une estime de soi très forte se traduit souvent par une très forte confiance en soi. Une personne qui a une très haute estime d’elle-même pose des actes qui lui laissent penser qu’elle est à l’abri de tout.

D’ailleurs, cette personne se croit le plus souvent à l’abri de tout, et se prend – parfois – pour une personne surhumaine.

Inévitablement, cela l’amène à mésestimer l’ampleur des défis à relever. Elle pense qu’elle atteindra ses objectifs à coup sûr, même dans des délais serrés, voire inhumains.

Par ailleurs, cette personne peut souvent paraître hautaine, voire méprisante, aux yeux des autres, ce qui lui vaut d’être assez mal perçue. Conséquences d’un comportement qui n’est pas sans lui causer des difficultés d’ordre social et relationnel.

Mésestime de soi

Une faible estime de soi débouche très souvent sur un manque criant de confiance en soi. Cela peut s’exprimer par un sentiment de mal être, un stress social, et des difficultés à collaborer et à vivre avec les autres. Si vous avez peu d’estime de vous-même, alors, vous ne vous aimez pas en suffisance, et vous aurez donc tendance à vous dévaloriser.

L’idéal serait de posséder une estime de soi ni trop forte, ni trop faible. Cet équilibre est de nature à favoriser votre bien-être personnel, comme votre épanouissement social.

En vous comparant aux autres, l’estime de soi vous renvoie de vous même une image positive. Une image meilleure à celle des autres (comparaison), ou meilleure à celle que ces mêmes autres vous renvoient de vous même.

Mais, vous en conviendrez, le plus souvent, cette comparaison vous renvoie de vous une image négative. Cette perception négative est à la base des troubles liés à l’estime de soi, lesquels troubles sont responsables d’éventuels symptômes d’angoisses, voire d’anxiété.

Heureusement, il existe des solutions pour remettre  son estime de soi au bon niveau, instantanément! Un simple exercice peut même vous aider à booster votre estime de soi, et votre confiance en soi.

Comment remettre votre estime de soi au bon niveau grâce à un exercice très simple

  1. Munissez-vous d’un stylo , et d’un petit carnet de notes (Rhodia ou Moleskine)
  2. Retirez-vous dans un endroit calme, là où rien ni personne ne viendra vous perturber
  3. Tracez un tableau à 2 colonnes – Dans la première, inscrivez « Mes victoires passées ». Dans la deuxième, inscrivez: « Mes échecs passés »
  4. Une fois fait, fermez les yeux, puis répondez à la question suivante : « Peu importe le domaine, quelles sont mes victoires passées ? ». Par « passées », entendez tous les succès (petits comme grands) obtenus depuis votre plus tendre enfance. Rappelez-vous que le quotidien est chargé de petites et de grandes victoires. Cela peut être aussi bien la réussite à un examen, que la réussite d’une recette de cuisine.
  5. Listez vos réponses dans la colonne « Mes victoires passées », et ce au fur et à mesure qu’elles vous viennent à l’esprit. Ne vous bloquez pas. Listez tout ce qui vous vient à l’esprit, même s’il s’agit d’une victoire qui vous semble dérisoire (pour des questions de mémoire, je vous invite à fonctionner de façon rétro active. Cela signifie, partir d’aujourd’hui, et remonter le plus loin que vous puissiez)
  6. Une fois que vous avez terminé de remplir la colonne « Mes victoires passées », relisez vos réponses
  7. Puis, sélectionnez 3 ou 4 de vos meilleures victoires. Ensuite, revoyez la scène correspondant à chacune d’entre elles, en prenant votre temps (par exemple: avez-vous réussi à prendre la parole en public alors que vous en aviez peur ? Revoyez les détails de ce moment où votre auditoire vous acclame chaleureusement – Revivez ce moment où des gens passent vous féliciter, et vous serrer la main, à la fin de votre exposé)
  8. Revoyez également les méthodes, les stratégies, et les efforts que vous avez su mettre en place pour obtenir de telles victoires

En progressant comme je vous y invite, et avant même d’en avoir fini, vous ressentirez une augmentation automatique de votre estime de vous-même. Cependant, il se peut que vous ayez tendance à vous prendre pour un génie, voire une personne surhumaine.

Si tel est le cas, c’est le moment de passer à la phase suivante de cet exercice:

  • Reprenez votre carnet de notes, et faites de même avec la colonne « Mes échecs passés »
  • Commencez par répondre à la question « Peu en importe le domaine, quels sont mes échecs passés« 
  • Listez vos réponses
  • Prenez alors 3 ou 4 de vos pires échecs
  • Revoyez-les en détails
  • Demandez-vous quelles stratégies, quelles méthodes, et quels efforts mal orientés, vous y ont conduit

Vous assisterez alors à un rééquilibrage de votre estime de soi. Vous ne prendrez pas – ou plus – pour un Dieu vivant. Dans le même temps, vous ne vous verrez pas non plus comme « moins qu’un être humain ». Vous vous verrez juste comme vous êtes réellement:

  • Une personne qui, comme toutes les autres, a subi des revers (échec ou réussite)
  • Une personne qui a, malgré ce que vous pourrez en penser, tout le potentiel pour atteindre ses objectifs
  • Une personne qui mérite de se traiter respectueusement, et d’être respectueusement traitée

Dès lors, votre estime de soi, et votre confiance en soi, ont atteint le bon niveau. Voilà !

Si vous avez des questions, des doutes, des préoccupations, et avez besoin d’éclaircissements à propos de l’estime de soi, je vous invite à les partager dans les commentaires en dessous du présent article.

Vous désirez profiter d’exercices encore plus puissants pour améliorer votre estime de soi? Vous souffrez de problèmes d’angoisse ou d’anxiété qui abiment votre estime de soi?

Alors, je vous suggère de cliquer sur l’image ci-dessous afin de découvrir des solutions comportementales simples et puissantes aux troubles liés à l’estime de soi, et au manque de confiance en soi.

Le Programme ARtUS - Angoisse - Anxiété - Phobie - Toc

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Frédéric Arminot

Bonnes résolutions – 2017 ou le nième chapitre des bonnes résolutions

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Bonnes résolutions – Ont-elles un autre intérêt que d’alimenter la culpabilité et d’achever de donner une mauvaise image de soi?

Chaque année, chacun d’entre nous y va de ses bonnes résolutions: « En 2017, je m’engage à faire attention à moins manger de sucreries » – « Cette nouvelle année, j’arrête de fumer » – « Dès lundi, je fais un régime » – « En cette nouvelle année, je vais m’affirmer » – « Dès demain, je vais travailler ma confiance en moi » – « Dès après les fêtes, je vais exiger une augmentation » – « Je vais refaire la décoration de mon appartement » – « Dès ce week end, je vais ranger ma maison » – « Dès la semaine prochain,e je m’engage à faire le ménage 2 fois par semaine », et j’en passe et des meilleures quant au chapitre des bonnes résolutions.

Le problème ne réside pas tant dans le fait de prendre de bonnes résolutions mais dans la difficulté de respecter tous les engagements que vous prenez vis à vis de vous même. Et si, prendre de bonnes résolutions était une erreur de comportement? Et si, prendre de bonnes résolutions, et ne pas y satisfaire, ne faisait qu’accroître la mauvaise image que vous auriez de vous en plus de générer de la honte et de la culpabilité d’avoir tant de mal à y arriver?

Qu’est-ce qu’une bonne résolution

Les bonnes résolutions, c’est le choix que vous faites de bien faire quelque chose qui va vous permettre d’avoir de vous une image positive et, par extension, d’avoir confiance en vous.

Les bonnes résolutions, c’est la tâche que vous vous imposez pour faire quelque chose qui soit conforme au bien être et au bien faire dans tout ou partie des domaines de votre vie.

Qu’il s’agisse d’hygiène alimentaire, d’hygiène de sommeil, de relations sociales, de relations sentimentales, d’activité professionnelle, vous vous imposez d’agir de sorte à rétablir un équilibre. L’objectif de telles injonctions – ces bonnes résolutions – étant, bien sûr, de répondre favorablement à des critères sociaux et culturels qui vous protègent du jugement des autres, favorise une image positive de vous même, en bref,  vous permette de retrouvez l’amour de vous même, sans angoisse.

Ouais… Si c’était si simple et facile à mettre en place, vous le sauriez et n’auriez nul besoin, année après année, de reprendre le chemin escarpé des bonnes résolutions.

En quoi, les bonnes résolutions sont-elles un piège

Nous sommes tous d’accord quant au fait que si vous éprouvez le besoin de prendre de bonnes, et sages, résolutions, c’est donc que des choses dans votre vie ne vous conviennent pas. Vous souhaitez donc agir pour modifier cela; d’où l’intérêt – relatif – des bonnes résolutions.

En prenant de bonnes résolutions, vous participez à alimenter un processus d’injonctions qui va vraisemblablement plus vous plonger dans la culpabilité que dans la résolution. Un peu comme la procrastination. En effet, s’il était aussi facile d’arrêter de procrastiner en s’en donnant – simplement – l’ordre, peu de gens procrastinerait et il n’y aurait pas, ou plus, de problèmes. Il n’y aurait donc pas de bonnes résolutions à prendre à ce propos.

En vous donnant un ordre de changement soudain – cette sacrée bonne résolution -, et sans avoir préparé le terrain, vous courrez droit à l’échec. Une réaction d’ordre de changement va automatiquement générer une réaction de blocage émotionnel, à plus forte raison si vous n’arrivez pas à changer. Ce blocage est ce qu’il est convenu d’appeler la peur du changement ou résistance au changement.

En exprimant, de façon soudaine et non préparée, une volonté de changement, vous participez à ne pas prendre acte de vous. Les bonnes résolutions sont un piège dans lequel vous allez vous enfermez car vous vous manquez de respect, vous niez votre réalité.

Pour qu’il y ait un vrai changement, un changement de fond, il faut non seulement qu’il y ait un vrai désir mais il faut aussi de se donner les moyens du changement. Dans la vie, pour minorer les risques d’échec, et potentialiser la réussite, mieux vaut se préparer ou à l’un ou à l’autre.

Dans le cas contraire, vous serez victime de mésestime de vous même après avoir subi bien des stress en vous imposant des actes que vous avez toutes les peines du monde à satisfaire. Si, par exemple, il vous était si facile de manger moins, ou de ne plus fumer, vous le feriez et ne seriez pas là, tendu(e) voire hypertendu, en essayant de contrôler vote frustration. Vous n’éprouveriez aucun besoin de prendre de bonnes résolutions.

Pourquoi vous ne devez vous imposer aucune bonne résolution (ni en 2017, ni après)

Changer est un processus long. La conduite du changement nécessite de se préparer de façon progressive à certaines modifications de comportement. Par ailleurs, la seconde difficulté dans le changement est de l’opérer seul(e).

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Mieux vaut être accompagné par un professionnel ou par des méthodes comportementales diffusées par des professionnels (et non par quelques personnes qui se présentent comme des gourous du développement personnel alors qu’ils ne font qu’amalgamer des idées pompées sur des professionnels. En plus du fait, qu’eux aussi passent leur temps à vous vendre des ordres – Voilà, çà c’est fait. C’était ma petite vacherie de ce début d’année -)

Changer c’est avant tout s’accepter soi. Cela signifie être au clair sur vos côtés sympa et ceux qui le sont moins. Cela signifie donc vous accepter tel que vous êtes. Et non pas vouloir donner de vous aux autres une image qui vous permettre d’obtenir de ces mêmes autres une approbation que vous avez bien des difficultés à vous donner à vous même.

Les bonnes résolutions ce sont les pires moyens, ou les meilleurs, pour vous faire du mal. J’en veux pour preuve une citation que j’ai un jour entendu dans un groupe thérapeutique:

Donnez moi le courage d’accepter les choses que je ne peux changer, le courage de changer celles que je peux et la sagesse d’en connaître la différence

Comment faire pour conduire un changement positif et naturel

Je ne saurais que trop vous inviter à vous accepter comme vous êtes. Donc: foin des bonnes résolutions ! Ce qui signifie que, oui, vous pouvez prendre acte de ce que vous aimeriez changer en vous. Mais, faites le de façon progressive, agissez pas à pas, une chose à la fois. Ou d’heure en heure.

Ne vous imposez rien. Dans le cas contraire, c’est comme si, du jour au lendemain, sans aucune préparation, vous vous imposiez de faire le marathon de Paris ! Imaginez les conséquences…

Ne soyez pas radicaux dans vos changements. Éventuellement, faites des listes de ce que vous aimeriez changer en vous. Mais surtout, ignorez cette liste en l’état si vous ne préparez aucun moyen ou n’envisagez aucun axe de progrès à votre changement.

Si vous n’agissez pas de façon constructive, honnête et responsable, quand aux bonnes résolutions, vous allez ressentir de la honte et de la culpabilité à échouer. Je me rappelle d’un patient qui lui en était arrivé à ressentir des angoisses parce qu’il n’arrivait pas à faire ce qu’il s’imposait. Quel manque de respect de soi !

Il y a une dernière petite chose, mais grande chose, que vous pourriez faire pour changer vraiment. Une chose qui vous apporterait bien être, équilibre et développement personnel:

Vous accepter tel(le) que vous êtes et d’arrêter de vouloir faire comme tout le monde !

Et si, être bien, c’était être soi, vraiment. Et si les seules bonnes résolutions possible consistaient à cesser de vous imposer la dictature du bien faire, la dictature du bonheur, la dictature de la perfection ?

Enfin, vous faites comme vous voulez…


Frédéric Arminot

La volonté – Une très mauvaise solution à vos problèmes émotionnels

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En quoi la volonté n’est-elle d’aucun secours pour soigner l’angoisse, traiter l’anxiété, ou vaincre une phobie

Dans les questions d’ordre émotionnels, il est souvent fait allusion à une question de volonté. Alors, récemment, je me suis intéressé à cet aspect dans le traitement des émotions dont les conséquences posent problèmes. C’est comme cela que je me suis mis en quête de différents éléments sur internet en lien avec la volonté.

Le plus souvent, l’accès à une information recherchée sur le web favorise l’accès à une autre solution, ou à un complément de la précédente. Je vous passe les détails. Mais c’est ainsi que, très récemment, en cherchant à me documenter à propos d’un sujet, j’en suis arrivé à regarder une vidéo qui m’a laissé pantois. Puis mis en colère. C’est ainsi que je m’en vais vous parler de volonté.

La peur de réussir

Avoir la volonté de réussir

L’intention initiale de la blogueuse, dont je lisais un article, reposait sur un objectif spécifique. Partager une solution à propos de la réussite. Le tout en associant la réussite et le désir, à une question de volonté. Pour étayer son propos, cette jeune femme a interviewé une autorité. Un monsieur qui depuis plusieurs années vend des formations pour réussir sur internet.

Je me suis bien évidemment empressé de regarder cette vidéo sur YouTube. Force m’est de reconnaître que j’ai été effaré par les propos de cette personne.

Ainsi, nous est vanté l’idée de créer des frustrations pour nous mettre à l’épreuve. Et, ainsi, exercer notre volonté. Ce webmarketeur nous apprend, non sans un regard gourmand, que cela lui réussit très bien. Que c’est LA méthode pour traduire sa volonté dans les actes, et réussir.

Le principe erroné de la volonté

Il y a peu de temps, ce même monsieur vient de publier un véritable pavé. Brique de papier dans lequel il critique, à juste titre, le système éducatif dans lequel nous sommes. Il crée ainsi un vent de contradictions assez effarantes. Il nous y assène que a volonté aurait quelque chose à faire pour que chacun de nous trouve sa solution. Autant vous le dire tout de suite, ce que profère ce monsieur est une vaste fumisterie. Ce qui me révolte d’autant plus, c’est que, vraisemblablement, son discours porte. En effet, ses idées sont colportées par nombre de gens qui espèrent ainsi, surfer sur la vague de sa réussite professionnelle.

Dans le présent article, je vais donc essayer de vous expliquer, de mon point de vue, en quoi la volonté est votre pire ennemi pour vaincre l’angoisse. Et, par extension, traiter l’anxiété ou soigner une phobie. Je vous expliquerais aussi, toujours de mon point de vue, comment faire pour venir à bout de vos problèmes émotionnels. Et ce, sans aucune volonté d’y arriver mais, au contraire, un utilisant une méthode simple. Laquelle ne fait appel qu’à un élément que vous ne connaissez sans doute pas.

Définition de la volonté

Il existe 2 moyens, ou définition, pour apprécier la volonté:

  • La philosophie
  • La psychologie

Au sens de la philosophie, la volonté tient en la faculté d’exercer un libre choix. Lequel repose sur la raison pour déterminer ou satisfaire une action par rapport à un problème ou un sujet donné. Cela signifie que pour traiter l’angoisse, soit l’éliminer, il suffirait donc de le vouloir.

Au sens de la psychologie, la volonté repose sur votre capacité à accomplir un acte intentionnel. Ce qui revient presque au même qu’en philosophie. Dans les deux cas, il faut comprendre que cela signifie agir de façon intentionnel. Par souci de résoudre un problème, ou satisfaire un objectif.

Facile à dire, et à écrire, difficile à faire… Pour étayer son propos, le marketeur dont je vous parle plus haut, emploie une espèce de métaphore. Une sorte de comparaison, au cours de laquelle il montre sa faculté, sa volonté, de ne pas manger une gâterie sous vide. Laquelle il adore nous précise-t-il. Tout en l’exposant continuellement à ses yeux. Il s’emploie donc à éprouver son refus de se laisser aller, en organisant sa frustration. Il éprouve sa réussite.

Ensuite, il exprime sa satisfaction d’arriver à ne pas manger cette sucrerie. Il réussit. Puis, il transpose cet exemple dans la réussite professionnelle. Voire dans d’autres domaines de sa vie. Je veux bien. Mais, maintenant, je vais vous expliquer en quoi les propos qu’il tient sont une vaste fumisterie.

De la volonté à la réussite – Un sacré conflit

A l’époque où j’avais des problèmes d’addictions (alcool, etc.), j’ai souvent entendu dire que je manquais de volonté. J’avais confusément conscience qu’il me fallait arrêter de consommer des substances psycho actives de façon dépendante. Mais j’avais toutes les peines du monde à passer à l’acte. Quel était mon problème?

Pendant des années, j’ai souffert d’anxiété et d’angoisse. Ce problème était lié à une sorte d’angoisse existentielle.

Angoisse à propos de laquelle, ou à cause de laquelle, j’avais toutes les peine du monde à avoir de moi une image positive. Je souffrais d’une confiance en soi particulièrement altérée. Même si, au sens de certaines personnes, j’avais, je cite: « …tout pour moi… ».

Sur la foi des conséquences psycho sociales de mon addiction, j’avais bien conscience que je participais à mon propre malheur. Qu’il m’appartenait donc de changer. C’est à dire, de ne plus consommer. Ni d’alcool, ni d’autres substances modifiant le comportement. C’était l’idée, dans son principe. A ceci près que je n’y arrivais pas! Ce n’était un manque de volonté. Ni une absence de désir. J’avais tout simplement peur. Peur du changement? En tous cas, je contrôlais mon problème en essayant de me convaincre que je finirais bien par trouver une solution. Par exemple, consommer sans que cela aient des conséquences que je puisse regretter…

La volonté – Le principe idéal pour créer un conflit

De fait, il m’est très souvent arrivé d’essayer de contrôler ma consommation. C’est à dire de m’exposer au produit de mon choix, tout en n’essayant de ne pas y toucher. C’était un véritable calvaire qui ne faisait qu’accroître mon désir. Cela ne faisait qu’exacerber mon envie de boire de l’alcool, et d’atteindre l’ivresse. Bien évidemment, après bien des atermoiements, et des valses hésitations, je passais à l’acte. A la fois je me sentais soulagé tout en étant en colère après moi. J’avais manqué de volonté. J’étais donc confronté à un conflit intra psychique. Je n’étais qu’une m…, Je n’avais pas su résister et donc… réussir.

J’ai passé des années comme cela. Jusqu’au jour où le problème m’a été présenté sous un jour différent que celui de l’absence de volonté. Cela était devenu une impossibilité chronique à satisfaire mon désir. Ne pas réussir à satisfaire l’ordre que je me donnais – ne pas consommer – était contre ma volonté. Je voulais m’abstenir mais je n’y arrivais pas.

La volonté – Une idée dangereuse

Depuis lors, je lutte ardemment contre cette idée reçue qui veut que « vouloir c’est pouvoir« . Le croire, c’est comme de donner un fusil et des cartouches à un terroriste. Tout en pensant qu’il n’en fera pas usage. La volonté est donc une idée dangereuse, véhiculé par un système éducatif qui se fonde sur des valeurs collectives. Celles là mêmes qui ne tiennent aucun compte de la dimension unique de chaque être humain. C’est sans doute pour cela que notre société va si mal (entre autres choses). Le monde change. Qu’en est-il de l’éducation?

Pour mémoire, c’est un peu comme quelqu’un qui a peur des araignées. Comme si vous disiez à une personne qu’elle n’a aucune raison d’avoir peur. Que ce n’est pas la petit bête qui va manger la grosse! Qu’avoir peur, c’est manquer de cette volonté qui fait que l’on peut contrôler sa peur. C’est une ineptie!

Encore une fois, ce n’est pas une question de volonté mais d’impossibilité. On est comme bloqué dans sa volonté. Donc, oui, on échoue mais ce qui permettra de réussir. Plus tard. Une autre fois. Dans de meilleures circonstances. Dans un environnement plus favorable.

Comment réussir à contrôler un problème émotionnel sans remettre en cause votre – bonne – volonté

Il est donc acquis, à tout le moins en ce qui me concerne, que la volonté n’a rien à voir dans une réussite. Qu’il s’agisse de création d’entreprise, ou de résoudre un problème d’angoisse, d’anxiété ou de phobie.

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Comment contrôler Angoisse, Anxiété ou Phobie avec le Programme Thérapeutique Comportemental ARtUS

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Vous pouvez très bien avoir le désir de réussir quoique ce soit, et ne pas y arriver. La volonté n’a rien y voir. Ce qui pose problème, c’est le blocage émotionnel auquel vous êtes confronté. Plus vous tentez de contrôler votre problème, avec de la volonté, plus votre problème ira augmentant. Il vous appartient donc d’en prendre acte, et d’agir de façon différente.

Le meilleur moyen pour résoudre un problème, étant entendu que vous constatez que vos tentatives de contrôle échouent, c’est de pratiquer une contexualisation systémique. C’est un outil spécifique à l’approche comportementale qui tient en un ensemble d’outils d’analyse et de compréhension. Une fois qu’il sera satisfait, vous aurez toutes les cartes en main pour mettre en place la solution adaptée à votre situation. Ne pas tenir compte de cela, c’est participer activement à créer de la comparaison, du conflit, de la mésestimé de soi. En effet, vous échouerez là où vous serez convaincu que les autres réussissent. Ce qui est faux.

Il existe autre chose que la volonté

Pour en revenir au marketeur dont je parle au début de cet article, il est sorti de la masse des blogueurs grâce à un élément contextuel et environnemental sans lequel il ramerait encore surement aujourd’hui. Ensuite, il a capitalisé cet élément. Il a eu raison. Il avait la volonté de le faire car cela représentait pour lui, une chance inespérée de réussir. Mais sa nature première, celle de dire ou revendiquer n’importe quoi au nom de sa réussite, a pris le dessus (oh, j’aurais pas du…).

Êtes-vous êtes convaincu que votre désir de résoudre votre problème n’a rien à voir avec votre volonté? Si oui, si non aussi d’ailleurs, je vous invite à prendre connaissance des solutions que j’ai conçu pour vous grâce à des vous programmes thérapeutiques.

Pour y accéder, il vous suffit de cliquer sur l’un des liens ci-dessous. C’est simple, c’est pratique, et ce n’est pas une question de volonté. C’est juste une question de désir. Et pour le coup, c’est un choix. Celui d’être enfin libre et autonome.

Donnez vous des moyens objectifs pour réussir

Pour conclure, ce que je souhaite vous dire, c’est que, la volonté, c’est comme la personne qui veut sortir d’une prison de haute sécurité. Vous pouvez en avoir la volonté, mais pas les moyens.

Vous ne savez pas tout de cet environnement. Ce n’est donc pas que vous ne voulez pas vous en échapper. C’est que vous ne pouvez pas. Vous êtes bloqué, et le système est plus fort que vous. Il détient des éléments que vous ne connaissez pas. Il faudra donc vous employer à créer d’autres moyens à la force de votre désir. Car votre problème a une faille, et c’est en contextualisant cette faille, que vous re-trouverez votre liberté.

Au fait, dans le même esprit, vous savez comment échapper aux sables mouvants?

Et bien , la plupart du temps, les gens essaient de se débattre en agitant leurs jambes pour remonter. Plus ils font cela, plus ils s’enfoncent, et aggravent le risque. Alors, que, par ailleurs, leur volonté de vivre ou de survivre ne saurait être mise en cause.

Le meilleur moyen de s’extraire des sables mouvants, c’est de se pencher sur le coté, puis de rouler sur soi même. Cela aura pour effet mécanique d’extraire vos jambes. Encore faut-il que, pour ce faire, pour preniez acte du contexte et de l’environnement…

Enfin moi j’écris çà, j’écris rien… Si ce n’est que cette petite histoire n’est pas innocente…

Comment vaincre l’angoisse

Traitement de l’anxiété

Soigner une phobie d’impulsion

Frédéric Arminot

Trouble anxieux – Comment vaincre votre anxiété en moins de 2 mois sans médicaments

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Trouble anxieux – Comment vaincre votre anxiété en moins de 2 mois sans médicaments

Clémentine souffre d’un trouble anxieux. Clémentine est une femme d’une trentaine d’années, maman élevant seule sa fille de 9 ans. Son compagnon l’a quitté comme on abandonne un chien. Il est parti vivre à l’étranger depuis 2 ans. Il s’est remarié avec une femme, elle même mère de 2 enfants.

Depuis lors, c’est une lutte incessante entre cet homme et Clémentine. Cette situation conflictuelle aggrave le trouble anxieux de Clémentine, au point que je suspecte un trouble anxieux généralisé. Cette relation de couple, qui prend des allures de pugilat, n’est pas la seule raison à ce trouble anxieux, dont il semble que le vrai socle soit une histoire de vie toxique.

Quand Clémentine parle de son trouble anxieux, elle évoque sa conviction que, jamais, elle n’en guérira. Le temps lui montrera le contraire puisque, grâce à son implication, son trouble anxieux diminuera de plus de 80 % en moins de 2 mois.

Comme vous l’aurez compris, c’est de Clémentine dont je vais vous parler et, plus précisément, de la façon dont nous avons pu, et su, vaincre son anxiété en moins de 2 mois et ce, sans médicaments.

Trouble anxieux – Etat des lieux des symptômes d’anxiété de Clémentine

Au départ, cette jeune femme est venue me consulter à propos de sa fille. Elle la trouve assez agressive. Cette enfant a toutes les peines du monde à s’endormir, à accepter de satisfaire à l’autorité de sa mère. Leur relation est assez conflictuelle. La fille de cette femme voit son père tous les mois et semble le vivre assez mal. Sa mère est convaincue que le père fait une différence forte entre sa propre fille et les enfants de sa seconde épouse.

Conformément à la demande de la mère, je reçois cette enfant laquelle exprime une colère compréhensible à propos de ses parents. Globalement, elle considère que ses parents font chier (dixit) et qu’ils la prennent en otage. Elle en a assez d’être phagocytée entre eux deux (elle même dit être trimballée). En plus d’être passée à la question par chacun des 2 parents à chaque fois qu’ils la voient et passent du temps avec elle.

Je reçois la maman et là, c’est un autre tableau qui se dessine. Clémentine a des symptômes d’anxiété assez importants:

  • Maux de tête assez fréquents
  • Difficulté à réagir, à se positionner dans ses relations socio professionnelles
  • Troubles alimentaires
  • Troubles du sommeil
  • Troubles du désir
  • Colère persistante
  • Désarroi et tristesse
  • Crise d’angoisse assez violentes

Trouble anxieux – Un angle d’attaque inattendu

Clémentine et moi passons du temps à essayer de comprendre comment les choses se passent. Comme elle, femme et mère, elle fait pour supporter tout cela. Elle m’explique avoir de plus en plus de mal, et se trouver d’autant plus en difficultés que son trouble anxieux, au regard de ses symptômes, n’est pas sans conséquences sur sa vie professionnelle. Clémentine travaille dans une Agence de Com’, univers dans lequel il convient d’être au… top! Et Clémentine n’est pas au top, loin s’en faut.

Dernier symptôme chez Clémentine. Elle redoute constamment ce qui pourrait se passer. Elle vit dans une anticipation forte et croissante. Boulot, argent, enfant, ex mari, avenir. Quasiment tous les domaines de sa vie sont impactés. Cela se confirme. S’il s’agit bien d’un trouble anxieux qui envahit la plupart des éléments de vie de cette jeune femme, tout en étant responsable d’angoisses diverses (ce qui est le propre de l’anticipation).

Devant un tel tableau clinique, je demande réflexion et m’engage à rappeler Clémentine dans les 48H. J’ai besoin d’évaluer la situation. Stratégiquement, que convient-il de faire? Comment agir, et ne pas se contenter d’avoir une patiente de plus?

Deux jours plus tard, comme je m’y étais engagé, je rappelle Clémentine et lui propose non pas de s’occuper de sa fille mais d’elle, la femme, la maman. Et ce que je vais découvrir va nous éclairer et faciliter notre travail. C’est grâce à la compréhension du contexte familial, bien spécifique, que nous allons vaincre le trouble anxieux et, en prime, sans médicaments, ce dont Clémentine ne faisait pas un usage abusif.

Trouble anxieux – Une histoire familiale particulièrement toxique

L’avantage de mon métier de comportementaliste, ou plus exactement de l’approche comportementale issue de l’approche systémique de Palo Alto, c’est la somme d’informations que l’on peut collecter. Comme vous le savez, c’est le fondement même de la contextualisation.

Et c’est ce à quoi je m’emploie avec Clémentine. Issue d’une famille d’industriels, la maman de Clémentine est maniaco dépressive. Clémentine aura passé son enfance à cultiver de l’anxiété quant aux troubles de sa mère. Pendant 20 ans, Clémentine n’aura de cesse de s’inquiéter de ce qui pourrait arriver à sa mère. De tentatives de suicides en hospitalisations diverses, Clémentine et sa soeur essaient tant bien que mal de tenir la rampe. Leur père essaie d’être présent mais accaparé par ses obligations professionnelles, sa fille ne veut pas l’ennuyer plus qu’il ne semble l’être.

La maman de Clémentine, dans sa grande souffrance existentielle, n’a de cesse de se plaindre un jour, puis de tenter de se comporter comme une mère aimante un autre jour, pour finir par agonir sa fille d’injures parce qu’elle estime que cette enfant est… ingrate? De fait, sans qu’elle l’ait choisit, Clémentine devient la mère de sa mère. Elle guette la moindre « sortie de route », elle s’occupe du traitement médicamenteux de sa maman. Si Clémentine avait su conduire, je pense que c’est elle qui aurait accompagné sa mère à toutes ses consultations chez le psychiatre.

Trouble anxieux – Une angoisse abandonnique

Pour clore le chapitre, la mère a des comportements alcooliques. Ce qui n’arrange rien quand on sait combien les médicaments (anti dépresseurs et neuroleptiques) potentialisent les effets de l’alcool.

Clémentine grandira comme elle peut dans ce climat affectif incertain et prodigieusement insécure. Elle ira même jusqu’à s’interdire de se laisser aller ce qui affectera beaucoup de ces comportements, et aura sans doute mis son couple en danger.

Depuis 2 ans, c’est Clémentine en larmes qui téléphone à sa mère. Laquelle 2 fois sur 3 dit à sa fille qu’elle commence à être pénible, ce que le père confirme. Clémentine se sent livrée à elle même. Elle ne peut s’empêcher d’appeler ses parents tout en ayant conscience de la toxicité de cette relation.

La soeur de Clémentine a pris le soin de partir très loin pour se protéger de cet environnement familial. Clémentine ne peut donc l’appeler quand elle perd pied, douloureusement victime de son trouble anxieux récurrent. C’est ainsi que cette jeune femme ressent une sorte d’angoisse abandonnique. Elle est livrée à elle même dit-elle. Elle n’en peut plus. A le sentiment de se battre constamment. Contre elle même. Contre les autres. Elle s’épuise et veut mettre un terme à tout cela. Je vais donc lui proposer une stratégie.

Comment traiter un trouble anxieux en moins de 2 mois et sans médicaments

A mon grand étonnement, Clémentine ne s’est fait prescrire aucun médicament en particulier. Tout au plus prend-elle un anxiolytique léger quand elle est angoissée. Cela lui permet de tenir un peu. Dans le même temps, Clémentine ne veut pas devenir dépendante, et n’entend pas perdre son autonomie. Ce à propos de quoi je lui pose la question de savoir si, objectivement, elle ne l’a pas déjà perdu son autonomie. Elle me répond par l’affirmative, en souriant.

Puisque nous n’aurons pas à subir le biais généré par la présence de médicaments, je propose une stratégie d’intervention en 4 phases:

  • Comprendre et évaluer
  • Dresser les priorités
  • Traiter et agir
  • Consolider

Dans un premier temps, je confie à Clémentine un exercice de mise à plat. J’ai besoin qu’elle me restitue les contextes dans lesquels elle vit, subit et ressent telle ou telle situation. J’ai aussi besoin qu’elle qualifie et quantifie ses réactions en lien avec une situation donnée. Cela est très important car, ainsi, je vais avoir des photos quasi chirurgicales des inter actions auxquelles Clémentine est confrontée. Je pourrais aussi évaluer ce qu’il en est des réactions émotionnelles de cette femme, et de leurs conséquences.

A mon grand étonnement, Clémentine satisfait à cet exercice avec application. Honnêtement, je pensais que ce serait plus difficile d’aborder la réalité des contextes liés à son trouble anxieux. Force est e constater que je me suis trompé. Tant mieux!

Trouble anxieux – Un comportement victimologique

Rapidement, il s’avère que Clémentine fonctionne dans une constante. Elle réclame de l’attention, de la justice, du respect. En bref, elle a besoin d’amour. Celui là même qui lui renverrait d’elle une image positive. Bien compréhensible, à ceci près qu’elle l’attend des autres et se ne le donne pas à elle même…

Nous identifions ce problème comme l’un des thèmes principaux associés à son problème. Je demande donc à Clémentine de dresser une liste bien particulière de sorte à l’exploiter pour, progressivement, lâcher prise, après s’être elle même lâchée! Cela donne des situations cocasses qui, petit à petit, permettent à Clémentine de retrouver une meilleure image d’elle même. Le traitement à proprement parler à donc commencé.

Trouble anxieux – Retrouver de soi une image positive et s’affirmer

A un moment, nous abordons le sujet relationnel (parents, enfant, ex mari). Je demande à ma patiente d’adopter certains de types de comportements, et de cesser de se victimiser en provoquant ce qu’elle redoute, tout en espérant le contraire.

Je lui explique comment être et demeurer objective ce qui lui renverra d’elle une image plus adulte parce que moins réactive. En ce qui concerne son ex mari, je lui suggère de constituer avocat et de cesser d’entretenir une relation par mail avec le père de sa fille à propos de sujets conflictuels comme la pension alimentaire, les WE de garde, les congés scolaires, la scolarité et j’en passe.

Clémentine accepte de mettre un inter intermédiaire de poids entre son ex et elle. Grâce à une série d’exercices simples, elle apprend à s’autonomiser et à gérer ses émotions en cessant, toujours progressivement, de téléphoner à ses parents quand elle ne se sent pas bien. Effectivement, ce que Clémentine faisait en pareille situation consistait à s’assurer que ses parents soient bien présents, à son écoute, tout en sachant que cela ne faisait qu’aggraver sa situation émotionnelle.

En peu de temps, cette jeune femme a découvert les vertus simples de l’affirmation de soi même. Elle s’est construit des limites, a appris à se respecter et à se faire respecter. Donc, ne plus chercher l’approbation. Récemment, elle m’a informé qu’il lui arrivait de reprendre certains « petits comportements » comme elle l’a dit elle même. Ils sont sans gravité et, avec le recul, Clémentine me dit s’en amuser. Elle dit d’elle, non sans rire, qu’elle en tient « une sacrée couche » (dixit). Lé dérision n’est-il pas le meilleur des remèdes et des certitudes?

Trouble anxieux – Quand le désir de changement fait toute la différence

A sa toute dernière consultation, Clémentine et moi avons évalué la rémission de son trouble anxieux a plus de 80%! Elle m’en remercie chaleureusement. Ce à quoi je lui réponds que je n’ai été que la cuillère en bois qui tournait les ingrédients d’un plat qu’elle avait elle même choisi et préparé.

Que c’est donc à elle seule qu’elle doit ce résultat, et qu’elle peut en être fière. Tout au long de son travail comportemental, et alors que je pensais que ce serait long et pénible, Clémentine a affirmé son désir de changement en mettant un terme à ses comportements victimologiques dont elle dira d’ailleurs qu’ils étaient plutôt… capricieux. Ce à la suite de quoi, je lui ai rappelé la nécessité d’être « gentille » avec elle.

Mais çà aussi c’est une question de temps. Ne dit-on pas: « Qui veut aller loin ménage sa monture… ».

Si la méthode comportementale comportementale que j’ai utilisé avec Clémentine vous intéresse, je vous propose de la découvrir en cliquant sur le lien c-dessous:

>>Traitement de l’Anxiété<<

Frédéric Arminot

Erreurs à éviter quand vous souffrez d’angoisse ou d’anxiété

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Erreurs à éviter quand vous souffrez d’angoisse ou d’anxiété (et comment faire pour aller mieux…)

En matière d’erreurs, ne dit-on pas: « Errare humanum est, perseverare diabolicum« . « L’erreur est humaine, et persévérer est diabolique« . Vos erreurs sont tout à fait normales mais, elles peuvent vous être fatales. Jusqu’à un certain point en tous cas.

Qu’il s’agisse d’angoisse ou d’anxiété, depuis plus de 20 ans que je m’occupe de ces problèmes émotionnels, force m’est de constater que la plupart des gens affectés de ces maux commettent souvent les mêmes erreurs, de bonne foi.

Je vais donc vous présenter ces erreurs les plus classiques et, dans le même temps, vous expliquer pourquoi ce sont des erreurs d’une part, et comment faire, non seulement pour les éviter, mais aussi les reproduire d’autre part.

Ces erreurs sont les suivantes:

  • Penser ou se convaincre que çà va passer
  • Contrôler ses émotions
  • Se contenter de prendre des médicaments
  • S’inscrire dans une démarche thérapeutique qui ne fonctionne pas
  • Penser, ou croire, que vous méritez ce dont vous souffrez

Angoisse – Anxiété – Arrêtez de penser ou croire que çà va passer

Il est normal de souffrir d’angoisse ou de crise d’angoisse. Normal au sens où ces émotions peuvent être ponctuelles. Elles deviennent « anormales » quand elles se reproduisent souvent, voire tout le temps. A plus forte raison quand c’est quotidien. Si tel est le cas, nous pouvons parler d’anxiété.

Quand vous êtes victime d’angoisse ou de crise d’angoisse, vous allez essayer de rationaliser. Cela signifie que vous allez essayer de trouver une raison rationnelle ou intellectuelle à ce qui motive cette émotion pénible. Une fois que vous aurez trouvé une raison qui vous semble « bonne », vous allez essayer de faire comme si de rien n’était. Vous allez essayer de… donner le change.

Vous allez réagir de sorte à ce que vos angoisses ne soient pas visibles des autres. Réagir de sorte à ce que ces mêmes angoisses, ou crises d’angoisses ne vous empêchent pas d’avoir le comportement que vous souhaitez avoir à un instant T. Travailler, faire du sport, jouer avec vos enfants, partager un moment avec vos amis. Être actif dans votre relation sentimentale.

En bref, vous allez essayer de chasser cette émotion douloureuse qu’est l’angoisse en essayant de vous convaincre que la vie continue, et que vous ne devez pas vous laisser aller. Ce type de comportement fait partie des erreurs les plus classiques. Je vais vous expliquer pourquoi dans le chapitre suivant.

Angoisse – Anxiété – Arrêtez de contrôler vos émotions

Comme je vous le présente dans le chapitre précédent, penser que vos angoisses vont passer constitue l’une des erreurs classiques que vous faites sans doute. Ce type de comportement relève de ce que l’on appelle communément le « contrôle ».

Le Programme ARtUS - Angoisse - Anxiété - Phobie - Toc

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Contrôler cela signifie que vous allez, courageusement, tenter de prendre la main sur quelque chose qui vous échappe en plus de ne pas nécessairement comprendre ce que vous ressentez. Si vous lisez mon blog, je vous ai souvent expliqué que c’est la pire des façons de réagir.

Contrôler vos émotions, et réagir comme si elles n’existaient pas, ou comme si c’était vous qui alliez leur dire de se « taire », participe à aggraver votre situation émotionnelle. Moins votre stratagème pour contrôler vos angoisses va fonctionner, plus vous allez insister, pire seront vos émotions.

Plus vous contrôlerez vos émotions en déniant cette réalité qui ne vous convient pas, plus vous essaierez de vous « tenir la dragée haute », et plus votre cerveau réagira en augmentant l’intensité de vos angoisses ou des symptômes d’anxiété dont vous êtes victime.

Cela repose sur la construction de votre personnalité. Vous n’êtes nullement responsable de ce mécanisme. Il s’est construit au gré de vos expériences de vie. Vouloir en reprendre le contrôle est une gageure. C’est l’une des erreurs les plus classiques et les plus pathogènes.

Angoisse – Anxiété – Se contenter de prendre des médicaments

La plupart du temps, quand vous souffrez d’angoisse ou d’anxiété, l’un de vos premiers réflexes va consister à prendre un anxiolytique voire un anti dépresseur. C’est bien compréhensible. Ces émotions sont odieuses, et à plus forte raison quand vous essayez de les contrôler et que vous obtenez un résultat inversement proportionnel à l’effet désiré.

Nous sommes dans une culture qui privilégie l’usage des médicaments. Mon positionnement à ce propos n’est pas de crier au scandale à propos des lobbying constants des laboratoires pharmaceutiques. Des milliers d’emplois sont en jeu, des milliards de chiffres d’affaires sont concernés. Ce n’est donc pas près de changer…

Je ne suis pas non plus un comportementaliste contre les médicaments de façon systématique. Je ne souhaite aucunement être un intégriste anti médicaments. Adopter un tel comportement serait, de ma part, alimenter l’une des erreurs classiques, en plus d’être d’être stupide et stérile.

Les médicaments ont un insigne avantage. Ils prennent le contrôle de vos symptômes d’angoisses ou de vos symptômes d’anxiété. En cas d’anxiété, il est fréquent, qu’en sus des anxiolytiques, vous soient prescrits des anti dépresseurs, voire des neuroleptiques.

La prise de médicaments – Une démarche pas innocente

La plupart des ces molécules génèrent une dépendance. Cela signifie qu’il ne faut surtout pas les arrêter du jour au lendemain. Si vous l’envisagez, consultez votre médecin traitant de sorte à envisager un sevrage progressif. Dans le cas contraire, vous courrez à la catastrophe. Vous symptômes vont resurgir avec plus de violence qu’avant la prise de médicaments.

Les médicaments ne sont donc pas une solution sur le long terme. La France détient le record mondial de la prescription de médicaments pour soigner l’angoisse, ou traiter l’anxiété. Si ces médicaments ont un intérêt pour vous aider à appréhender vos émotions de façon plus sereine, ils ne constituent pas une solution. En prenant des médocs pour traiter votre problème, vous perdez toute autonomie.

Une prescription de ce type de médicaments n’a de réel intérêt que si c’est soutenu, enrichi ou suivi d’une prise en charge thérapeutique adaptée. Ne pas suivre une thérapie, ou un coaching comportemental, associé à une prise de médicaments est le lot commun d’erreurs classiques.

Angoisse – Anxiété – Faites le bon choix

Vous en avez plus qu’assez de souffrir d’angoisse ou d’anxiété. Vous avez pris acte que cela n’est pas sans conséquences dans tout ou partie des domaines de votre vie. Alors, sans vraiment savoir de quoi il retourne, la plupart du temps, vous décidez de consulter. Un médecin généraliste, un psychiatre, un psychologue, un psychanalyste. Ou alors, vous décidez de suivre des séances de méditation ou de sophrologie (ce sont des exemples). Ou toute autre démarche dont vous souhaitez qu’elle vous apporte bien être et paix de l’âme…

Démarche bien normale mais qui, si elle n’est pas documentée, ne va pas nécessairement vous aider. Si vous n’êtes pas au clair sur les raisons de votre démarche et, partant, sur vos objectifs, vous allez rentrer dans des reproductions d’erreurs toxiques.

Par exemple, beaucoup de psychiatre ne sont pas thérapeutes. Leur métier initial est d’identifier des symptômes et de prescrire des médicaments. Les psychologues comme les psychanalyste vont vous faire verbaliser sur vos parents, votre histoire de vie. Cela va prendre des années. Vous allez comprendre beaucoup de choses fort intéressantes. Cependant, avant que vos angoisses ou votre anxiété diminuent, voire disparaissent, il va falloir vous armer de courage.

Comme on vous aura sans doute expliqué, ou comme vous aurez sans doute compris que le réflexe de base consiste à consulter ces professionnels de la santé mentale dans votre situation, vous allez prendre rendez-vous. Vous ne vous êtes pas nécessairement renseigné sur la personne que vous vous apprêtez à consulter. Vous ne prenez rendez-vous que parce-que c’est à côté de chez vous, du bureau, ou parce que la fonction de l’intéressé vous semble correspondre à ce que vous pensez être bon pour vous. Que d’erreurs accumulées, là aussi, en toute bonne foi.

Avant de consulter qui que ce soit, à quelque sujet que ce soit, prenez le temps de réfléchir à vos objectifs. Êtes-vous intéressé par le « pourquoi » ou par le « comment faire »? Êtes-vous prêt à une démarche longue voire ingrate, ou préférez-vous une approche pragmatique?

Angoisse – Anxiété – Exercez votre libre arbitre

Exercez votre libre arbitre! Si la personne que vous consultez ne vous convient pas, n’hésitez pas à changer de thérapeute. Si vous avez l’impression de tourner en rond ou que votre interlocuteur ne vous semble pas compétent à vous aider, changez de psy. Ne restez pas dans cette démarche qui consiste à trainer de pieds pour changer de thérapeute au motif qu’il vous faudrait raconter de nouveau toute votre vie à quelqu’un, de nouveau et que, rien qu’à l’idée, çà vous fatigue.

Dernier point, soyez honnête. Si vous remarquez qu’une approche ne correspond pas à votre besoin, arrêtez là. Beaucoup de personnes me parlent de méditation ou de sophrologie par exemple. Moi je veux bien, mais ces approches sont des compléments. Ce sont des outils qui doivent s’intégrer à une démarche plus globale. En aucun cas, ils ne sont la solution.

Alors, par amour pour vous, ne commettez pas les erreurs auxquelles la facilité nous invite chaque jour…

Angoisse – Anxiété – Pourriez-vous arrêter de penser, ou croire, que vous méritez ce dont vous souffrez?

J’ai toujours été étonné, voire estomaqué, de constater combien les personnes qui souffrent d’angoisse ou d’anxiété s’en veulent. Elles cultivent souvent d’elles mêmes une certaine mésestime. Je les entends souvent se reprocher de ne pas arriver à contrôler leurs émotions alors que tous les autres y arrivent. C’est faux! Que d’erreurs d’appréciations.

Traitement de l'anxiété, et de l'anxiété généralisée

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Vous n’êtes pas responsables de vos angoisses ou de votre anxiété. Le croire relève de la même démarche que si vous vous disiez que vous souffrez d’un cancer parce que vous le méritez! Il y a tout un tas de gens qui ont une hygiène de vie extra ordinaire et qui décèdent d’une maladie mortelle quelconque.

Moralité: essayez de déculpabiliser. Rien ne sert d’avoir honte à cause de problèmes d’anxiété ou de crise de panique. Vous ne le faites pas exprès. C’est le résultat d’une perte de contrôle qui ne relève pas de votre responsabilité. Croire le contraire, c’est faire le lit de comparaisons stériles qui génèrent des conflits intra psychiques. En plus d’alimenter un comportement victimologique, ce qui ne sert à rien. Si ce n ‘est d’aggraver votre perception émotionnelle, donc de vous faire plus souffrir encore.

Essayez d’être gentil avec vous. Essayez d’être dans l’amour de vous même. Essayez de vous pardonner de ne pouvoir contrôler ce qui vous échappe. Essayez de vous laisser du temps.

Essayez aussi de contacter les bonnes personnes pour vous. Arrêtez de vouloir bien faire. Cessez de jouer un rôle. Essayez aussi de vous accepter pour qui vous êtes comme vous êtes. Et souvenez vous que vous ne vous infligez pas votre souffrance pour vous rendre intéressant, ou pour attirer l’attention.

En bref, pourriez-vous apprendre de vos erreurs? Ne dit-on pas qu’échouer c’est réussir?

Frédéric Arminot

Troubles anxieux et mauvaise estime de soi

Troubles anxieux et mauvaise estime de soi

Il est l’un de ces êtres délicieux que ma fonction de thérapeute comportemental m’a amené à souvent rencontré. Jean-François est un homme de 40 ans qui souffre de troubles anxieux et d’une image de soi profondément dégradée.

Voilà un homme habitué aux inter actions difficiles parce qu’exigeantes. Il travaille dans l’hôtellerie de luxe ce qui doit sans doute participer à maintenir, ou pire, à aggraver ses troubles anxieux. De plus, j’apprendrais que Jean-François souffre de phobie d’impulsion ce qui, bien que logique en matière de mésestime de soi, n’arrange rien.

Troubles anxieux et difficultés à s’affirmer

Pour ce que j’en comprends, ce patient a toujours eu de la misère à s’affirmer. Enfant, il n’osait pas prendre de risque et, à défaut d’être vraiment dans la recherche d’approbation, il s’employait à tout faire bien. Très aimé de ses parents, il avait le plus souvent peur de les décevoir. Et ceci, bien qu’il ait exprimé à diverses reprises que ses parents l’aimaient suffisamment pour lui pardonner d’éventuels écarts sociaux ou difficultés scolaires.

Pour autant, Jean-François, fils unique, n’a de cesse de se comparer à ses camarades de classe. Il a toujours le sentiment d’être moins que les autres, ou plus que les autres sur certains sujets. Il aimerait être « comme tout le monde » mais a toujours le sentiment d’être décalé.

Alors, le temps aidant, ce monsieur s’emploie à faire tout comme il faut quand il faut. Pour autant, il n’a de cesse d’avoir peur d’être réprimandé pour une raison ou pour une autre. Il va même jusqu’à accepter certaines situations pour ne pas être exclu. Au fond de lui, il sait que certaines choses ne sont pas acceptables mais il les accepte quand même.

Ce manque d’affirmation le fera beaucoup souffrir puisqu’il aura bien conscience qu’il devrait exprimer ses limites mais qu’il n’y arrive pas. Bien évidemment, certains en profiteront pour lui « manger de la laine sur le dos ». Mais fidèle à ses principes, cet enfant ne se plaindra jamais des ses problèmes relationnels à ses parents. Il ne veut pas ennuyer ces derniers alors qu’ils ont eux mêmes un certain nombre de problèmes.

De fait, Jean-François traversera son enfance et son adolescence dans une sorte de silence contrit et d’angoisses récurrentes. Quand nous faisons connaissance, Jean-François pense qu’il est nul en tous points. Il va si mal que, depuis des années, il consulte moults psychiatre, psychologue ou tout autre spécialiste de la santé mentale dont il pense que cela pourrait l’aider. Me consulter, me dit-il, est sa « dernière chance ».

Troubles anxieux – Des solutions pragmatiques

Très rapidement, il m’est apparu nécessaire de faire le point avec cet homme à propos de ce que l’on appelle les « Tentatives de solutions ». Cela signifie, explorer tous les moyens qu’un patient utilise quand il est confronté à son problème. Moyens externes (médecins, exercices thérapeutiques, exercices d’exposition, etc.) ou moyens internes. Ce que le fait le patient par lui même quand il est confronté à son problème.

Dans le cas de Jean-François c’est d’une simplicité déconcertante mais bien compréhensible. Son comportement réponse se traduit par un seul mot: « évitement »! Ce qui, bien évidemment, ne fait que renforcer le problème. Et ce qui le renforce d’autant plus que, dans la mesure ou ce monsieur n’arrive pas à traiter l’anxiété dont il est victime, il en a conçu des phobies d’impulsions.

Si vous ne savez pas ce qu’est une phobie d’impulsion, je vais vous l’expliquer de façon brève. Ce type de phobie « consiste » à ressentir la peur de se faire du mal à soi ou à avoir peur de faire du mal aux autres. Bien sur, les personnes qui souffrent de ce type de phobie font tout pour la contrôler, en plus du fait qu’ils se disent qu’affectés par un tel problème, c’est donc qu’ils ne sont pas des gens normaux. Des bonnes personnes. Ce qui participe à cultiver une mauvaise image de soi.

Avec Jean-François, nous avons dressé une liste de priorité. Quelle était pour lui, dans la liste de ses maux, celui dont il voulait s’occuper en priorité. Ruminations? Angoisses ou crises d’angoisses? Troubles anxieux? Phobie d’impulsion? Après réflexion, nous avons décidé de nous occuper à la fois de contextualiser son problème et d’affiner les priorités.

Il est ressorti que le problème le plus urgent était de s’occuper de ses angoisses et d’y associer, en termes de traitement, ses phobies d’impulsions. A cette fin, nous avons parié – et eut raison – que traiter ces deux problèmes allait impacter ses troubles anxieux.

Une fois les symptômes d’anxiété diminués (angoisses et phobie), nous avons décidé de travailler au fond, c’est à dire de ré investir des éléments de son passé pour lâcher prise à leur sujet et, de facto, retrouver de lui une image positive. Les troubles anxieux se sont apaisés de façon assez cyclique, pour ne pas écrire systémique. Il y a bien eu des moments de rechute, somme toute assez normaux, voire rassurants, mais de façon progressive, tout s’est apaisé avec le temps.

Jean-François a eu du mal à travailler sur le lâcher prise à propos des gens qui lui avaient tait du mal était plus jeune. Mais, courageusement, il a fini par y arriver. Restait à déterminer puis acter les questions relatives à la confiance en soi, et à l’affirmation de soi.

A ce sujet, ce fut plus délicat. Cet homme avait du mal à prendre le risque de… prendre le risque. Nous avons utilisé son environnement professionnel pour ce faire. Cela nécessitait d’à la fois être courtois tout en étant pas obséquieux à l’excès (ce qu’invite parfois à être le domaine du luxe…).

Assez rapidement, il a mis en place les exercices dont vous nous avions convenu. On a recadré plusieurs fois. Puis tout a pris son essor, sa place. Au bout de 2 mois et demi, Jean-François m’a dit avoir amélioré son problème de plus de 80% (je le répète, c’est son évaluation, sachant que la mienne était très légèrement inférieure).

Il suffira d’un peu de temps à ce monsieur pour que ses symptômes s’apaisent puis disparaissent totalement. Et comme le dirait l’autre, le temps apaise bien des choses…

Pour information, vous trouverez toute la stratégie comportementale que j’ai utilisé avec Jean-François en cliquant sur ce lien: Solution Anxiété. J’ai agi de sorte à ce que cette stratégie soit accessible au plus grand nombre d’une part, et qu’elle soit simple à utiliser d’autre part. Si cela vous intéresse, vous savez ce qu’il vous reste à faire…

Frédéric Arminot

Affirmation de soi – Comment Nathalie a t’elle appris à s’affirmer

Affirmation de soi – Comment Nathalie a t’elle appris à s’affirmer

Nathalie est une femme dynamique et courageuse. Chef d’entreprise, on pourrait penser qu’elle ne rencontre aucun problème d’affirmation de soi. Ce serait oublier que même les entrepreneurs ont des états d’âme. Comme tout le monde, les chefs d’entreprise ont des émotions qu’il leur est parfois difficile de contrôler. Nathalie fait partie de ces gens qui, même s’ils semblent établis et sûrs d’eux, n’en sont pas moins handicapés dans leur vie de tous les jours par de vieux démons affectifs. Chez Nathalie, le vieux démon est une histoire familiale mouvementée qui aura longtemps fragilisée l’image qu’elle a d’elle même.

Je vais donc vous raconter, si ce n’est l’histoire de Nathalie, comment cette femme de 50 ans a appris à revendiquer affirmation de soi et image positive. Un joli parcours pour une femme simple et courageuse.

Quand l’affirmation de soi est rendue impossible par les comportements toxiques de certaines personnes

La première fois où Nathalie et moi avons commencé à travailler, j’ai été surpris par sa douceur, par sa gentillesse. Non pas que je la trouve niaise, mais ses fonctions et sa personnalité me font penser qu’elle doit sa battre depuis bien longtemps pour rester à la place sociale et professionnelle qui est la sienne.

Nathalie travaille dans les domaines de la communication. Elle dirige une agence spécialisée dans la conception d’outils de communication. C’est un marché concurrentiel qui nécessite de la réactivité et un entregent certain. Force m’a été de constater que dans ce secteur d’activité, il est nécessaire d’être à la pointe. Voire d’être en avance sur les autres. Les temps étant ce qu’ils sont, les responsables d’entreprises doivent se comporter comme des battants (je déteste cette expression!) ou, pire, comme des requins aux dents acérés.

Comportements rendus nécessaires par un contexte social et économique particulièrement difficile et qui nécessite de perpétuellement se remettre en cause. Autant dire que c’est épuisant, à plus forte raison quand on a des problèmes pour s’affirmer. C’est dans un état d’épuisement avancé, nous parlerons d’ailleurs de burn out, que Nathalie me consulte.

Elle est très angoissée à l’idée de continuer ses activités. Certains de ses clients sont odieux avec elle. Ils exigent toujours plus, sans vouloir payer bien sur. Mais, ils ne veulent travailler qu’avec elle. En aucun cas avec l’un de ses collaborateurs. Ce qui n’est pas un comportement innocent comme nous le verrons plus loin.

Quand Nathalie me parle de son quotidien, je me rends rapidement compte combien elle est fatiguée. Elle ne sait plus comment faire. Elle a beau s’opposer à certaines personnes toxiques, aussi bien dans son univers personnel que professionnel, elle manque d’énergie. Elle est lasse. Elle a beau revendiquer des comportements plus respectueux chez certaines personnes, cela ne donne rien.

Pire, elle a le sentiment que plus elle revendique, moins elle obtient. Ce qui, le temps aidant, a généré chez elle une sorte d’anxiété. Je parle d’anxiété car, au final, elle est tendue en permanence. Elle dort mal. S’alimente peu. Ses relations avec son compagnon l’insécurisent. Elle ne se sent ni soutenue ni comprise. En bref, elle se sent assez seule, livrée à elle même.

Dénouer les fils pour mieux comprendre et agir de façon plus efficace

Dès la première consultation, Nathalie et moi entreprenons de dénouer les fils de sa situation. Quand j’écris cela, je pense à la nécessité impérieuse de comprendre ce qu’il se passe et comment les choses se passent. En bref, si je comprends d’entrée le problème global, j’ai besoin d’aller dans le moteur.

Comme souvent, ce que je vais découvrir va m’aider à comprendre le comment du pourquoi. Nathalie considère que  sa mère ne l’a jamais vraiment aimée. Dotée d’un comportement pervers narcissique, cette mère a toujours reproché à sa fille d’être gentille. Trop gentille. Gentille a tendance manipulatrice lui disait-elle. Le gag en pareille situation c’est que, vraisemblablement, la mère savait de quoi elle parlait!

Cette mère donc, a toujours fait reproche à son enfant d’avoir des comportements de séduction. Autant avec les hommes qu’avec les femmes. Il semble donc évident que cette mère voyait en sa fille une rivale. Nathalie a toujours essayé de comprendre ce qui pouvait susciter une telle animosité chez sa maman. Elle n’a jamais compris, sauf au cours des consultations qu’elle a eu avec moi.

Nathalie a un frère qui n’a pas subi le même sort. Pour autant, lui non plus ne s’est jamais senti aimé. Encore aujourd’hui, il essaie de soigner l’anxiété dont il est victime.

Des années se passeront au cours desquelles Nathalie aura toujours peur que sa mère l’invective. Elle grandira dans un environnement d’insécurité affective patent. Son père fuira ses responsabilités assez tôt. J’irais jusqu’à dire qu’il brille par son absence. Tant physique que psychique. La mère agit comme une matrone qui mène son monde à la baguette. Ce qui n’aidera pas Nathalie à avoir d’elle une image positive et, partant, à savoir cultiver les principes de base de la confiance en soi.

Très tôt, Nathalie exprime sa sensibilité en s’intéressant à l’art, comme à toute forme d’expression artistique. Très jeune, elle a l’opportunité de créer une société en lien avec cet environnement professionnel. A l’époque, il y a plus de 30 ans, tout est encre possible. Les risques sont minimes. Ce qui n’empêche pas la mère de Nathalie de lui signifier son désaccord, sa désapprobation. Nathalie n’en n’a cure et persiste. Bien lui en prendra.

Tout au long de ces années, Nathalie essaiera, souvent avec succès, de s’entourer de collaboratrices qui partagent la même vision des choses qu’elle. Intelligemment, elle essaiera de recruter des femmes et des hommes qui lui semblent capables de faire à sa place ce qu’elle n’arrive pas à faire. S’affirmer. Être sur de soi comme de ses compétences. Nathalie gère l’ensemble non sans dépenser une énergie folle parce qu’elle craint de ne pas être à la hauteur. C’est d’ailleurs comme cela qu’elle rencontrera son futur mari.

Affirmation de soi – Un positionnement infantile

Les années passent. Cette chef d’entreprise voit les comportements de ses clients changer. Ils deviennent de plus en plus exigeants. Acceptent de moins en moins de payer conformément à leurs demandes. La concurrence est rude. Les écueils professionnels nombreux.

Le temps passe et sa mère est de plus en plus active auprès de sa fille quant à lui exprimer son dédain. Nathalie se « bat » avec son frère pour savoir qui des deux s’occupera de cette mère toxique qui va vieillissante. Le frère a pris depuis longtemps la poudre d’escampette! Il vit à l’étranger. C’est donc à Nathalie qu’échoit la responsabilité de s’occuper de sa mère. Ce qui, bien sur, entretient le lien de subordination, et ravive chaque jour un peu plus, la difficulté que Nathalie rencontre quant à s’affirmer.

Au delà de toutes ces explications très intéressantes, je souhaite que Nathalie identifie ce qui lui pose problème en matière d’affirmation e soi. A cette fin, je lui confie quelques exercices comportementaux. Je lui demande de réfléchir à deux questions. Celles-ci sont extrêmement importantes. Le contenu des réponses va nous permettre de confirmer, ou infirmer, ce dont je vous ai parlé précédemment.

Très vite, à la faveur de sa seconde consultation, il s’avère que Nathalie a peur d’utiliser des modes d’affirmation de soi. Elle a peur de perdre l’approbation de sa mère qui, pourtant, ne vit plus avec elle! Très rapidement, il apparaît que face à la nécessite de faciliter l’affirmation de soi, Nathalie réagit comme une enfant. Elle est sidérée par sa propre histoire. Comme si sa mère était présente dans son quotidien. Tant affectif que professionnel.

Une fois les réponses aux questions traitées et exploitées, je demande à Nathalie d’exprimer par écrit un certain nombre de choses. Je souhaite que, de façon déportée, Nathalie se libère de ses entraves affectives. Comme vous le savez, je ne suis pas favorable aux exercices d’exposition. Il est donc exclu que je demande à Nathalie de s’affirmer directement auprès de sa mère. En plus du fait que, partant de l’idée qu’il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre, ce serait totalement vain et douloureux.

Nathalie va s’adonner à cet exercice avec un plaisir mal dissimulé. Elle peut enfin exprimer, sans réserves ni retenues, tout ce qu’elle a sur le coeur. Il ne lui faudra pas plus de 15 jours pour rédiger certaines lettres. C’est radieuse qu’elle me consultera de nouveau. Quand j’écris « radieuse », je pense qu’il serait préférable d’écrire « hilare ». Elle s’est lâchée et cela semble lui avoir fait le plus grand bien.

Pourtant, Nathalie ne peut s’empêcher d’exprimer des réserves quant à cet exercice. Elle craint que ses difficultés à propos de l’affirmation de soi perdurent, et ne voit pas comment faire. Ce à quoi je lui réponds qu’il serait peut-être opportun d’y aller doucement. De ne pas générer de changements trop rapides. Il faut préparer le terrain car une autre situation reste à éclaircir et à traiter.

Comment faciliter l’affirmation de soi à l’aide d’une technique surprenante

Grâce aux lettres qu’elle a écrites, Nathalie commence à se sentir mieux. Doucement, elle retrouve une image d’elle même plus positive. Elle commence à exprimer ses limites. Tant à son bureau que chez elle. Elle se pré occupe moins de ce que son mari peut lui suggérer de faire. Elle y attache moins d’importance dans la mesure où elle se positionne de façon plus claire. Nathalie cherche beaucoup moins l’approbation. Les lettres, et le débriefing qui s’en est suivi, lui ont permis de se libérer de ses entraves affectives.

Il en reste un dernière, et pas des moindres. Nathalie se fait littéralement polluer par un client. Un type odieux et capricieux qui n’a de cesse de la menacer. Il lui téléphone sans cesse. Exige que ce soit elle qui lui réponde. Il ne supporte pas de parler à quelqu’un d’autre. Celle-ci peine à s’affirmer. Elle continue à avoir peur de ce monsieur et redoute des conséquences commerciales et économiques si elle n’exécute pas les « ordres » de son client. Nathalie est victime de harcèlement tout comme elle l’était avec sa mère.

Dire non et exercer l’affirmation de soi face à un tel harcèlement est particulièrement difficile quand on a le sentiment d’être une petite fille devant un ogre! Délibérément, nous allons contextualiser cette situation. Exactement comme nous l’avions fait dès le début du coaching de Nathalie. Il y a de fortes chances pour que nous découvrions les mêmes problèmes avec les mêmes effets, mais je tiens à m’en assurer.

La preuve est faite. Nathalie a bien ce problème d’affirmation soi généré par le sentiment d’être une enfant. Devant une telle autorité, face à des menaces inadmissibles et réitérées, Nathalie n’arrive pas à utiliser ses ressources pour exprimer ses désaccords. A chaque fois qu’elle essaye de »refiler le bébé » à un collaborateur, le client devient comme fou. Elle a beau essayer de lui dire que quelque chose ne va pas dans ses comportements, plus elle le lui dit, pire il est.

Nathalie s’est bien évidemment renseignée quant à savoir si ce harcèlement lui était exclusivement réservé. Les salariés de ce client ont dit à Nathalie qu’il se comportait aussi avec eux comme un dictateur. Je propose donc à Nathalie d’utiliser une méthode simple pour recadrer le dictateur de service.

Affirmation de soi – La technique du SWITCH

Je vous concède que la méthode employée est un peu particulière mais c’était le seul moyen de ramener le client à de meilleures considérations. Nathalie aura du mal à mettre en place cette technique mais, dès qu’elle commencera à le faire, le résultat ne tardera pas à se faire sentir.

J’ai expliqué à ma patiente que son client avait sans doute besoin de faire régner la terreur par souci de se protéger de sa propre incompétence. Et dans ce domaine, sur la foi de ce que ma patiente me raconte, ce type est brillant!

Je fais remarquer que ce monsieur a un comportement exclusif avec Nathalie. Il fonctionne à la peur. Il distille la peur en elle, et çà marche! Nathalie est tellement sidérée qu’elle manque à tous ses désirs de pratiquer l’affirmation de soi. Je lui explique donc que nous allons utiliser la peur comme vecteur du changement. Nous allons utiliser les fondements du comportement du client pour les retourner contre lui et obtenir ce dont elle a besoin. La paix!

Je demande donc à Nathalie de se comporter de la façons suivante. Dès le prochain coup de téléphone du dictateur, il faudra que Nathalie fasse dire à l’une de ses collaboratrices que la directrice de la société a peur de parler au dit client. Qu’elle est terrorisée à l’idée de mal faire ou de mal dire. Rapidement, je sens ma patiente se raidir. Elle m’oppose d’ailleurs qu’en disant cela, elle risque de perdre le dit client. Ce à quoi je lui réponds que c’est à elle de choisir. Stratégie d’affirmation de soi, donc équilibre et bien être. Ou continuer à vivre dans la peur, dans le stress constant. Elle choisit la première solution. Ouf!

Première chose, je lui demande de choisir un(e) salarié(e) en qui elle ait confiance. Cette personne est très vite identifiée. Nathalie devra lui expliquer la situation et obtenir son approbation. Ce qui fut demandé fut fait. Ainsi, un matin, le dictateur téléphone et exige de parler « à la patronne » (dixit). La collaboratrice répond que, malheureusement, ce n’est pas possible. Elle est tétanisée de peur. Elle craint de parler à ce client. D’ailleurs, précise la collaboratrice, la direction considère, après réflexion, qu’elle n’est pas un bon fournisseur pour le dit client. Elle lui suggère enfin que, peut-être, il conviendrait de chercher un autre fournisseur.

Le client est désemparé. Au début. Très rapidement, il s’emporte et exige que Nathalie le rappelle. Ce que, à ma demande, elle ne fait pas. Le type rappelle. La collaboratrice de Nathalie répète les mêmes choses que la première fois. Une conversation s’engage. La salariée insiste quant au fait qu’elle craint que la société ne soit pas à la hauteur des exigences légitimes du dit client. Ce à quoi l’intéressé répond que, oui, il est exigeant. Il requiert l’excellence. Et le temps passe. J’espère bien que le client marine dans jus.

Comme Nathalie est une personne à la voix très douce, je souhaite qu’elle utilise son timbre pour rappeler le client en un moment plus adéquat. Quand elle sera prête à porter l’estocade! Je souhaite qu’elle téléphone à ce monsieur en lui envoyant des ancres positives. C’est un bon professionnel. Il a raison d’être exigeant. Le meilleur lui est dû. Elle doit absolument enrichir la vision du monde du client. Elle doit le rassurer pour faciliter l’affirmation de soi.

En effet, elle a besoin de s’affirmer et elle sait, d’expérience, que plus elle s’affirmera en allant contre le client, plus cela enrichira le problème. Le client a faim et soif. Nous avons lui donner à boire et à manger. Il a besoin d’être rassuré mais il a aussi peur d’être lâché du fait de ses comportements.Nous allons jouer sur l’un comme sur l’autre.

Et Nathalie de lui expliquer que ses attentes à lui, le client, sont tout à fait légitimes. mais que, elle, la fournisseur, se sent incapable de le satisfaire et d’être à la hauteur de la situation. Elle ne mérite pas ce client et l’invite fortement à chercher un autre fournisseur. Le type est, parait-il, déconfit au téléphone. Il tente de se battre, et exprime toute la peur qu’il a de se retrouver tout seul, sans professionnelle comme Nathalie! La stratégie commence à porter ses fruits.

A ma demande, Nathalie en rajoute et exprime le désir qu’elle a de répondre favorablement aux demandes dudit client. Mais elle exprime encore et encore qu’elle constate combien il lui est difficile de savoir y répondre aussi fidèlement que lui le souhaite. Qu’elle comprend qu’il tempête, soit si en colère. Elle reconnaît qu’à cause d’elle, il est obligé de tout gérer. Que c’est elle qui le met en difficulté, et qu’il est bien gentil de continuer de travailler avec une entreprise peuplée d’incapables qui aggravent ses difficultés alors qu’il s’investit tant.

Le retournement de situation tant attendu s’exprime. Le dictateur implore Nathalie que, surtout, elle ne le laisse pas tomber. Que sans elle, il est lui même dans une situation difficile. Qu’il est désolé. Que oui, il est exigeant, mais qu’il n’a pas compris combien Nathalie avait à coeur de le satisfaire. Qu’au contraire, il pensait qu’elle n’en n’avait cure. Et ainsi de suite. Nathalie doit accuser réception et dire à son client qu’elle va réfléchir mais que…

Affirmation de soi – Comment réussir à s’affirmer sans effort

J’ai demandé à Nathalie de surseoir à toute décision. De laisser le dictateur se perdre dans son propre jeu. D’attendre qu’il rappelle et, surtout, de ne pas lui répondre favorablement, dès la première relance. De lui reformuler ses peurs de ne savoir être à la hauteur. Et le miracle a lieu.

Le dictateur se ramollit et propose à Nathalie de l’aider! Un comble. Comme il ne lui vaut aucun mal lui dit-il, il lui propose de « mettre » en lui et elle, une collaboratrice. De fait, le client a entendu ce que Nathalie lui a dit. Il participe de lui même au processus d’affirmation de soi. Les mois ont passé. Récemment, Nathalie m’ informé que ces stress et ses angoisses avaient disparus. Qu’avec ce client, tout était devenu plus simple, plus fluide. J’en suis ravi.

En quelques mots, la technique que j’ai demandé à Nathalie d’utiliser est celle qui répond à ce que l’on appelle la « rigidité symptomatique ». Je vous en parlerais une autre fois mais cela repose sur l’adoption d’un comportement qui renverse les tendances et favorise l’affirmation de soi en utilisant les autres pour ce faire. C’est ce que j’appelle le « switch ». Bas dans le positionnement et haut dans le cadre.

Nathalie avait besoin de conserver ce client pour d’évidentes raisons économiques. Elle n’arrivait pas à calmer l’agressivité de cet homme qui la terrorisait. Elle a utilisé la terreur générée par ce dernier pour le terroriser à son tour. En cela, nous avons utilisé une grande maxime dans les techniques comportementales pour instaurer le changement: « La solution est dans le problème ». Et cela a fonctionné au delà de nos espérances.

Ma patiente a appris a utiliser sa vulnérabilité et à en faire une force. Un peu comme la timidité peut être une force de séduction massive quand elle est utilisée d’une certaine façon. Comme le disait Sun Tzu dans « L’art de la guerre« : »Le meilleur moyen de gagner la guerre, c’est de ne pas la faire« .

Si, vous aussi, vous rencontrez ce type de problème d’affirmation de soi, n’hésitez pas à me contacter à l’aide du formulaire rouge, en bas à droite de votre écran. Je vous expliquerais comment faire. A bientôt.

Troubles anxieux - Retrouver confiance en soi et ne plus avoir peur de s'affirmer

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Frédéric Arminot

La dictature du bonheur – « Soyez heureux, c’est un ordre »

La dictature du bonheur – « Soyez heureux, c’est un ordre! »

Cela fait plus de 20 ans que je m’occupe de personnes qui cherchent à soigner l’angoisse, traiter l’anxiété ou vaincre la phobie. A ce propos, quelque chose m’a toujours interpellé. Une sorte de comportement qui nous adresse un message qui m’inspire une ode récurrente à la dictature du bonheur. Un plaidoyer constant où celles et ceux qui n’auraient pas compris qu’être heureux, c’est obligatoire!

Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous. Avez-vous parfois, si ce n’est tout le temps, l’impression que chez les autres c’est bien alors que chez vous c’est la guerre au Liban? Vous arrive t’il d’avoir cette terrible impression que, quoique vous fassiez, rien ne va. Avez-vous ce pénible et fréquent sentiment qu’alors que vous faites tout pour vous en sortir du mieux possible, il y a toujours quelqu’un ou quelque chose qui met à terre vos ambitions de bien être? Vous arrive t’il d’avoir l’impression que, lorsque vous essayez de suivre des principes de bonheur dûment asséné par des marketeurs enfiévrés, vous n’arrivez pas à grand chose, si ce n’est de considérer que, décidément, vous êtes un bras cassé? Un bon à rien ou à pas grand chose.

Si tel est le cas, alors nous sommes vraisemblablement quelques millions à partager cette impression désagréable et tenace. Alors, je me suis posé une question. Une parmi d’autres, dont il est vrai qu’elle m’escagace quelque peu. Et si nous n’étions pas responsable de notre échec, ou présumé tel? Et si tout cela reposait sur la dictature du bonheur? Celle là même qui, par définition, fait que, dans tous les cas, notre quête est vouée à l’échec. Et pourquoi est-elle vouée à l’échec? Nous y prendrions nous de la mauvaise façon? Autant de questions, comme bien d’autres, à propos desquelles je vais partager mon point de vue avec vous. Vision à propos de laquelle, bien sur, vous n’êtes pas obligé d’être d’accord. N’est pas dictateur qui veut.

Définition de la dictature du bonheur

D’après un dictionnaire bien connu, la dictature c’est, je cite: « Un pouvoir absolu exercé par une personne ou un groupe dans un domaine particulier« . Ce qui est lié à la tyrannie.

Depuis des années, nous sommes sournoisement abreuvés de messages en tous genres. Ces informations, relayées par les médias, nous répètent à l’envi qu’il existe des méthodes simples pour être heureux. Dans le même temps, il nous est dit deux choses très contradictoires. Premièrement, nous avons les moyens de vous aider à vous rendre heureux. Sous-entendu, vous ne l’êtes pas! Deuxième volet du message. Si vous ne faites pas ce que l’on vous indique de faire, vous êtes mauvais.

La nature humaine étant ainsi faite qu’elle ne peut s’empêcher de se comparer au reste du monde. Il y a fort à parier que la plupart de celles et ceux qui le peuvent vont se jeter sur ces méthodes sans objectivité. Il va ainsi suffire de quelques mots et phrases intelligemment construits pour nous épater, nous faire saliver. Faire monter la sève du désir, et la frustration du plaisir totalement impossible.

Parce qu’en fait, de quoi s’agit-il? Le premier point, c’est de nous marteler que nous ne sommes pas ceci ou cela. Le second est que nous devons donc être cela ou ceci. Le troisième, que si nous n’avons pas les moyens d’évoluer, d’autres peuvent les mettre à notre disposition. Enfin, que si vous ne faites pas ce qu’il vous est quasiment enjoint de faire, ne vous plaignez pas. Il suffira donc d’assemblages verbaux bien marketés pour appâter le chaland comme un appât sur une canne à pêche. Il faut que cela brille, que cela donne l’illusion. Il faut férrer la bête.

Celle ou celui qui résiste à l’appât ou s’en tient à l’écart, risque, au mieux de ne pas partager le bien être ou présumé tel du plus grand nombre. Au pire, il continuera à se sentir angoissé ou anxieux faute d’avoir voulu utiliser des méthodes qui, pourtant, nous dit-on, ont fait leur preuve sur le plus grand nombre.

Et là, que se passe t’il? Sachant que si nous ne fonctionnons pas comme tout le monde, nous prenons le risque d’être exclu. Mis à l’écart. Nous courrons le risque de nous sentir différent. Même si, sur cette notion de différence, d’autres messages, avec d’autres objectifs, nous informent que la richesse naît de la différence.

Voilà à quoi tient cette dictature du bonheur. Si vous n’êtes pas heureux alors que nous vous en offrons les moyens, c’est de votre faute. Si vous ne vous comportez pas de façon adaptée – répondre favorablement à notre offre -, vous en serez quitte pour souffrir. Et voilà que la culpabilité fait son apparition. Comme pour nous dire qu’il ne tient qu’à nous. Et dans le cas où nous serions résistant, de multiples messages qui disent la même chose sous un angle différent nous sont adressés. Cela s’appelle de la publicité.

Le parcours que je viens de vous expliquer est celui là même sur lequel les marketeurs et les publicitaires font leurs courses. Celui de la manipulation. Celui de l’ordre caché. Celui de la peur. C’est la dictature du bonheur au sens où, comme le laisse entendre la définition citée précédemment, il s’agit d’exercer un pouvoir absolu sur une personne, ou un groupe, pour qu’ils prennent une décision conforme à un objectif.

Et pour s’assurer de la satisfaction de l’objectif, vont être exercées des pressions renouvelées sur des groupes pour que tôt ou tard, ils fléchissent et satisfassent l’ordre donné et réitéré. Dans le cas contraire, vous serez voué aux gémonies. Vous passerez pour un « has been », quelqu’un qui n’est pas dans le mouvement. Quelqu’un de résolument passéiste. Anti moderne. Enfin, c’est le risque.

J’écris que c’est le risque parce que le sytème saura, plus tard et de façon opportune, vous faire savoir que vous êtes à la dérive. Mais, mais, mais… qu’il n’est peut-être pas trop tard pour agir moyennant quelques petits arrangements. Et que, si vous ne le faites pas, attention! Vous allez tout perdre. Progressivement. En fait, la dictature du bonheur c’est un peu comme un interrogatoire. On va exercer sur vous une pression continue pour que vous avouiez, passiez à l’acte. Et cela rendra le temps nécessaire. C’est juste une question de temps. Tôt ou tard, vous fléchirez. D’ailleurs, on a tous fléchi. En matière de dictature du bonheur comme dans la plupart des domaines de nos vies.

Les modes d’expression de la dictature du bonheur

Résister à la dictature du bonheur est aussi difficile que de ne rien dire à celle ou celui qui, depuis 3 minutes, vous colle régulièrement une claque derrière la tête pour vous faire réagir. Si vous ne dites rien, la pression va s’accentuer. Si vous dites quelque chose, ou réagissez mal, vous passerez pour un mauvais coucheur alors que l’autre ne voulait que s’amuser.

Résister à la dictature du bonheur c’est comme ne rien dire face à la mauvaise foi, à l’arrogance, à la bêtise. La difficulté n’est pas tant de résister à la dictature du bonheur mais… de vous ouvrir au vôtre tel que vous le concevez. Si tant est que vous en ayez une idée. Il est vrai que c’est là que les choses se compliquent.

Traitement de l'anxiété - Confiance en soi

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Est-ce que parmi tout ces océans de bonheur proposés, est-ce que j’ai le droit d’aller mal, de me sentir mal? Je suis désolé de plomber l’ambiance, mais je crois que j’ai toutes les peines du monde à partager un bonheur auquel je ne m’identifie pas.

Si j’en crois les grands principes de la consommation, voire de la grande consommation, pour être reconnu, il est important que quoi que nous consommions tous la même chose. La même produit. Et de valeur tant qu’à faire! En effet, n’est pas là même, celle ou celui qui roule dans une BMW que celle ou celui qui roule dans une Dacia. Même s’il y a fort à parier que l’un et l’autre n’ont pas la même vision du bonheur.

il y a celui qui mangera des pommes de terre pour remplir le grand réservoir de sa voiture. Il sera heureux de montrer sa belle auto. Excité d’être identifié comme un « winner ». Mais bien triste quand, seul, dans son studio sans âme, il aspirera à sa prochaine sortie dans sa belle auto. Il y a le propriétaire de la Dacia qui, lui, ou elle, mangera peut-être à sa faim. Il pourra remercier sa petite auto qui lui coûte si peu. Mais sera vivement moqué par les chantres de l’esthétisme, parce que sa voiture… Mais, il aura son petit bonheur à lui.

L’un comme l’autre, auront répondu à des messages sociaux et affectifs qui auront conditionné leur choix. L’un comme l’autre, sur la vision de leur bonheur fantasmé auront positivement répondu à une image. Pour être heureux, faites ceci. Si vous ne le faites pas, vous êtes cela. C’est en permanence, dans tous les domaines de notre vie, la dictature du bonheur. Être heureux passe par la consommation ou l’usage répété d’un certain nombre de choix et de comportements qui nous ont été savamment distillé.

Nous vivons dans une ère où la peur de la frustration le dispute à l’horloge. Tout doit aller vite et être conforme aux diktats d’un certain nombre de personnes qui détiennent un pouvoir. Le pouvoir de savoir nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

Nus sommes de plus en plus éduqués dans cette idée qui veut que le temps passe et qu’il nous fait nous décider instantanément. Si je ne fais pas de suite ce à quoi je pense, je serais malheureux. Si je ne prends pas ma décision tout de suite, après il sera trop tard. Si je ne porte pas les dernières chaussures à la mode, je suis un looser! Je ne suis pas à la mode.

Cahin caha, nous apprenons à vivre dans la peur. Celle du manque. Celle d’être jugés par nos pairs. Ou nos maires (Oups!). En matière de mode, ne parle-t-on pas de « dictature de la mode »? La dictature, c’est la magistrature suprême et extra ordinaire exercée dans l’empire romain. Vous voyez ce que je veux dire? C’est l’exercice du droit de vie et de mort. Tu réponds favorablement, tu restes en vie. Sinon, t’es mort.

A l’instant où j’écris cette ligne, ma messagerie m’informe d’un message. C’est un éditeur web qui me dit que si je ne donne pas suite à son message automatique, il me raye de ses listes de prospects. La boucle est bouclée.

Comment résister à la dictature du bonheur

Existe t’il vraiment un moyen de résister à la dictature du bonheur? Honnêtement, je ne sais pas. Je pense que chacun d’entre nous peut avoir la sienne. S’il le souhaite. S’il ou elle ne se sent pas victime de la dictature du bonheur, nul n’est besoin de résister. Dans le cas contraire, je vais brièvement vous expliquer comment il m’arrive de faire.

Ce que je fais est simple. Voire basique. Je prends le temps. Et cela me coûte une fortune dont je n’ai pas les moyens. Je prends le temps de m’inspirer. Je prends le temps de comprendre. Celui d’assimiler. Je prends le temps de voir poindre mon désir. Je ne le contrains pas. Je préfère penser que l’on ne me vend rien mais que c’est moi qui achète. Or, pour que j’achète, il aura bien fallu, que je le veuille ou non, que je sois sensible à tout ou partie d’un message que j’aurais vu et revu. De façon consciente ou pas. C’est tout l’art de la publicité.

Résister à la dictature du bonheur, et à son langage, c’est prendre le temps. Celui de vivre. Celui d’assumer que, quelles que soient mes émotions liées aux ressentis d’une frustration, j’ai le droit de choisir. J’ai le droit de jouir de ma frustration.

J’ai le droit de me sentir mal même si certaines personnes pensent que j’ai tout pour être heureux. J’ai le droit d’exprimer mon désaccord même si cela déplaît. Même si cela me vaut exclusion. J’ai le droit d’être insensible à une oeuvre d’art que la plupart encense. Dussè-je passer pour un inculte. J’ai le droit de satisfaire à mon évolution telle que je la conçois et non comme d’aucuns voudraient me l’imposer. J’ai le droit d’être un mouton noir et non un mouton bêlant. Et si je veux être ce dernier, personne n’a le droit d’en juger.

Mon bonheur c’est d’essayer de donner un sens à ma vie. Mon bonheur, c’est d’accepter que, parfois, je suis triste. Que, parfois, je suis en colère. Et que rien ni personne n’y pourra rien changer. Mon bonheur, c’est ce que je m’offre et ce que je me refuse en conscience. Mon bonheur, c’est celui de faire des choses qui me procurent des émotions qui donnent un sens à ma vie. Car, mes émotions, c’est ma vie. Et ma vie, j’essaie de la vivre et de la penser. Même si, parfois, ou souvent, je vous le concède, je la pense mal.

Un jour, quelqu’un m’a dit que j’étais un être de conflit alors que je refusais d’obtempérer à une injonction. Cette personne n’imagine pas l’impact que son propos a eu sur moi. M’opposer n’est pas la réponse que j’eusse souhaité produire. C’est la seule que j’ai trouvé et qui me renvoie de moi une image positive. Je me suis affirmé. Résister à toutes formes de dictatures, tel pourrait être mon bon plaisir. Mais cela ne m’empêche pas d’avoir peur: « Angoissé mais pas dupe!« . Je prends le risque d’être seul en résistant à la dictature du bonheur. Mais, in fine, je ne suis jamais seul.

Alors, heureux, si je veux. Et comme je veux. Et surtout pas comme certaines huiles m’en donnent l’ordre. Sans pensées ni libre arbitre. L’impression d’être sous le contrôle de quelqu’un ou d’un système m’est insupportable. Faire comme tout le monde m’est quasi impossible sans que, pour autant, je veuille me démarquer. Cela ne fait pas de moi quelqu’un d’incontrôlé ou d’incontrôlable. J’ai conscience d’évoluer en liberté surveillée. Mais j’aime l’idée de jouer avec mes geôliers.

« L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature; mais c’est un roseau pensant. Il ne faut pas que l’univers entier s’arme pour l’écraser : une vapeur, une goutte d’eau, suffit pour le tuer.

Mais, quand l’univers l’écraserait, l’homme serait encore plus noble que ce qui le tue, parce qu’il sait qu’il meurt, et l’avantage que l’univers a sur lui, l’univers n’en sait rien.

Toute notre dignité consiste donc en la pensée. C’est de là qu’il faut nous relever et non de l’espace et de la durée, que nous ne saurions remplir. Travaillons donc à bien penser: Voilà le principe de la morale ».

Blaise Pascal – « Pensées« 

 

Frédéric Arminot

Stress post traumatique – Evaluer et gérer le stress post traumatique

Stress post traumatique – Comment évaluer et gérer le stress post traumatique

Il me semble évident que les récents et dramatiques évènements du vendredi 13 novembre 2015, font écho à la nécessité impérieuse de prendre psychologiquement en charge les survivants, leurs familles comme les amis. De fait, il s’agit d’évaluer puis gérer le stress post traumatique. Non seulement des victimes des attentats dans le quartier du Bataclan à Paris mais aussi de toute victime d’agression ou d’accidents.

Ces états émotionnels violents qui font suite à des stress subis et perçus doivent être pris en charge peu de temps après les évènements eux mêmes. Cette nécessaire prise en charge répond à la prévention d’une décompensation émotionnelle. Elle s’impose afin d’accompagner le patient, la victime, dans une démarche qui va favoriser la gestion de son stress post traumatique.

Les stress post traumatiques comme conséquences d’une agression ou d’un accident repose sur 2 types d’intervention. La première repose sur l’ESPT. Soit l’Evaluation du Stress Post Traumatique. La seconde est une pris en charge liée au PTSD lui même. Le Post Traumatic Stress Disorder.

Ces 2 points importants en matière de prise en charge du stress post traumatique font l’objet du présent article.

Comment évaluer un stress post traumatique

Comme dans toute action d’accompagnement, il convient de mettre ses convictions personnelles au placard! Je le précise parce que j’entends beaucoup trop de patients me dire combien ils sont effarés par ces professionnels de la santé mentale qui leur assènent leur point de vue. Lequel point de vue minore un peu trop souvent la réalité des émotions des victimes. A ce propos, j’entends déjà les intéressés crier au scandale. Je sais, il y toujours des vérités pour déranger.

Evaluation du Stress Post Traumatique - ESPT

ESPT – Evaluation d’un Stress Post Traumatique

Je disais donc qu’à la suite de toute agression ou de tout accident, il convient de mettre en place une évaluation du stress post traumatique (ESPT). Cette évaluation est particulièrement importante dans la mesure où elle va permettre d’évaluer l’intensité et le contexte du stress post traumatique.

Partant, l’évaluation du stress post traumatique va permettre de dresser un tableau précis du stress perçu. Ainsi, nous en saurons plus sur la façon dont l’évènement s’est déroulé. Nous en saurons tout autant sur les émotions perçues pendant et au cours de l’évènement. Tout comme nous saurons de façon précise ce qu’il semble ne être des conséquence de l’évènement.

Evaluer ce stress post traumatique est particulièrement important. Non content de nous renseigner sur la « physionomie de ce stress, il va nous permettre de dresser des priorités en terme d’intervention, de contenus d’interventions. De fait, c’est le support sur lequel les intervenants – psychologue, psychiatre, comportementaliste ou autre – vont s’appuyer pour traiter le stress post traumatique.

Comment gérer un stress pots traumatique

A cette question, j’ai déjà, pour une partie, répondu dans l’article: « Attentats à Paris – Comment en parler aux enfants pour ne pas qu’ils s’angoissent« .

Comment soigner un PTSD

Stress Post Traumatique – Comment soigner un PTSD

Quand il s’agit de soigner un stress post traumatique, il convient toujours de s’appuyer sur des éléments tangibles et objectifs. C’est l’intérêt même de l’ESPT – Evaluation d’un Stress Post Traumatique -. C’est donc sur ces éléments qu’existera le meilleur des suivis psy possible. Du moins, on peut le souhaiter.

Une fois évalués les potentialités d’angoisse (angoisse nocturne, angoisse matinale, angoisse de mort), d’anxiété (anxiété généralisée, anxiété sociale), ou encore de dépression augmentés de somatisation diverses, il convient de traiter le stress post traumatique par effet d’urgence.

L’effet d’urgence, cela signifie classer à l’aide de la victime ce qui lui apparaît comme le plus important d’abord et le moins important ensuite. En effet, par rapport  à la perception d’un stress post traumatique, chaque victime aura sa vision des choses. Carte du monde traumatique qui profilera ce qu’il convient ou de non de faire immédiatement en fonction de l’urgence exprimée. C’est à dire de la douleur induite et ses conséquences.

Dès l’amorce de la prise en charge post traumatique, l’objectif majeur est d’éventuellement sortir le patient de sa sidération puis, le plus souvent, de sa culpabilité. Sidération émotionnelle liée u choc de l’évènement. Culpabilité quant à une éventuelle responsabilité ans l’évènement (je pense aux accidents) ou culpabilité d’être une victime moins touchée que les autres.Le Programme ARtUS - Angoisse - Anxiété - Phobie - Toc

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La prise en charge d’un stress post traumatique va donc nécessiter d’aider la victime à verbaliser ses émotions. Cette accompagnement va aussi générer, parfois, la prescription de médicaments contre l’angoisse, ou pour vaincre l’anxiété (cf: troubles de l’humeur, crise de panique, trouble du sommeil, réactions violentes et incontrôlée aux bruits ou à des évènements divers dans le quotidien).

Nonobstant toute la pédagogies associées autour de cette prise en charge, je pense à divers traitements comme l’hypnose, l’EMDR, la sophrologie), il est important que la victime ne soit pas isolée. Ainsi, les partages privilégiées en groupes de paroles de victimes sont un support important.

Enfin, il conviendra, si nécessaire, que la victime bénéficie d’exercices comportementaux divers qui l’aideront progressivement à soigner son stress post traumatique. Maintenant, se pose la question de savoir pourquoi un tel accompagnement est impératif.

Pourquoi est-il si important de traiter le stress post traumatique

Au sortir des « guerres modernes » comme la guerre du Vietnam, comme de tous les conflits dans lesquels des soldats des diverses nations du monde sont intervenus, force a été de constater combien de ces professionnels des armées étaient traumatisées.

Les conséquences de ces trauma sont multiples. Dè socialisation, comportements d’addictions (stupéfiants, alcoolisme) vols, dégradations, agression, et j’en passe.

La société, et plus particulièrement les gouvernements, sont responsables des conséquences traumatiques générés par les conflits auxquelles elle fait le choix de participer. A ce sujet, la question n’est pas de savoir si cela est ou non opportun. Cela est, tout simplement. la société a donc sa part dans les agissements réactionnels des êtres humaines qu’elle a envoyé combattre et qui sont revenus traumatisés.

Dès lors, pour éviter toute forme de réaction inappropriée, et par souci d’humanité, il est important de reconnaître le statut victimologie des personnes ayant subi de stress post traumatique. Partant, de les accompagner afin qu’ils retrouvent leur vie d’avant. Agir et accompagner de sorte à ce que les victimes soient « réparées » avec dignité et respect.

C’est de notre responsabilité à tous. C’est de la responsabilité de nos gouvernements que d’accompagner les victimes des choix des gens qui nous gouvernent. Cela concerne tout autant les victimes d’attentats, que les accidentés de la route, ou les personnels de police, de gendarmerie comme les pompiers ou… les personnels médicaux.

Et, pour ce que j’en sais depuis des années que je pratique le suivi post traumatique, on est loin du compte en matière d’accompagnement post traumatique. Peut-être que les attentats du 13 novembre courant vont changer la donne?

Frédéric Arminot

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Procrastination – Une angoisse chronique

Procrastination – Une angoisse chronique

Qu’on le veuille ou non, que l’on s’en défende ou pas, nous avons toutes et tous une certaine tendance à la procrastination. La difficulté ne réside pas dans la procrastination elle même mais plutôt dans notre capacité à freiner voire à stopper notre tendance naturelle à procrastiner.

Ce comportement qui tend à nous faire remettre au lendemain ce que d’aucuns pensent que nous pourrions faire le jour même exprime-t-il quelque chose, un problème caché? Comment identifier les comportements qui relèvent de la procrastination?  Est-ce normal de procrastiner? Quand faut-il s’inquiéter d’un excès de procrastination? Comment traiter la procrastination? Autant de questions auxquelles cet article va tenter de répondre.

Définition de la procrastination

Procrastiner est un mot qui vient du Latin et signifie « remettre au lendemain« . Si l’on se tenait à cette définition simple, pour ne pas écrire simpliste, les choses seraient peut-être plus faciles. La procrastination, ce n’est pas que cela.

Je garde en mémoire le problème de l’un de mes patients. Appelons le, Alexandre. Ce jeune homme, intelligent et plein d’humour est étudiant à Sciences Po. Paris. En dernière année, il doit passer des partiels et réviser son examenDéfinition de la procrastination
de fin d’année qui lui offrira la consécration: sortir diplômé de l’IEP (Institut d’Études Politiques). Oui, mais voila.

Alexandre a beau être intelligent, cultivé, et tout et tout, il a une fâcheuse tendance à ne réviser que contraint et forcé. Il s’y prend toujours la veille pour le lendemain et n’arrive pas à organiser ses révisions de sorte à arriver plus détendu aux examens. Les prémisses de la procrastination?

Alexandre passe son temps à penser à la façon dont il devrait travailler. Il oscille entre son canapé, la télévision, son bureau, les matières qu’il reprend l’une après l’autre, sans arriver pour autant ni à se concentrer ni à faire le travail qui lui semblerait opportun. Cet étudiant part dans tous les sens, s’éloigne, revient et s’épuise à trouver des solutions. Au gré du temps qui passe, point une angoisse sourde, celle qui lui rappelle que le temps passe et que, vraisemblablement les objectifs ne seront pas satisfaits. Ce type de comportement est assez typique de la procrastination.

Alors, notre étudiant se remet au travail, l’angoisse vissée au ventre. Obsédé par l’échéance, il fait feu de tout bois. Avale des pages et… ne retient rien. Ce qui, au début, n’était qu’un petit problème, va devenir un problème récurrent facteur d’angoisse chronique. En effet, plus Alexandre essaiera courageusement de s’organiser moins il y arrivera. Plus le temps passera et pire cela sera et grandissantes iront ses angoisses.

Quand cet étudiant se met, malgré lui, à laisser libre cours à sa procrastination, ce à quoi il est confronté relève de plusieurs symptômes.

Les symptômes de la procrastination

  • Angoisses
  • Troubles anxieux
  • Difficultés voire incapacité à dresser les priorités
  • Difficultés à dresser et respecter un emploi du temps (organisation, planning)
  • Difficulté d’organisation
  • Peur d’échouer
  • Peur de réussir
  • Fatigue voire épuisement
  • Irritabilité
  • Mésestime de soi
  • Manque de confiance en soi
  • Troubles du sommeil (endormissement, troubles du sommeil)
  • Troubles dépressifs (dans certains cas)
  • Crise de panique ou attaque de panique

Aucun de ces symptômes liés à la procrastination ne sont à prendre à la légère. Il est trop facile d’imposer aux personnes qui sont dans la procrastination « …qu’elles n’ont qu’à s’organiser…, c’est une question de volonté… ». Si elles le pouvaient, elles le feraient bien volontiers. Et si cela est plus facile à dire qu’à faire c’est donc que le problème de la procrastination est ailleurs.

Quelles sont les motivations de la procrastination

Si je me réfère de nouveau à notre étudiant de Sciences Po. Paris, il s’est rapidement avéré qu’il est le fils d’intellectuels qui ont beaucoup étudié et travaillé. Ces parents, enseignants, ont toujours œuvré de sorte à être au fait de leurs pratiques professionnelles. Alexandre s’est toujours rendu compte combien ses parents s’investissaient et à toujours retenu cette maxime familiale: « On a rien sans rien« . Pas faux, mais est-ce vrai pour autant?

Alexandre aimerait faire cette sien ce point de vue à ceci près qu’il a beaucoup de mal à accepter que lui a beaucoup de facilités à réussir sans faire grand chose. Ou, à tout le moins, sans que cela lui demande un investissement conséquent. Ce jeune homme en conçoit de la honte et de la culpabilité. il n’accepte pas d’avoir des facilités tant intellectuelles que neurologiques. Il s’enjoint donc de travailler suivant une méthode qui lui semble correspondre à celle qui lui a été apprise d’une part et qu’il a pu observer chez ses parents d’autre part.

A ceci près que, si cette méthode est bonne pour certaines personnes, elle n’est adaptée à lui, elle ne correspond pas à sa personnalité. Est-ce par sentiment de culpabilité qu’il oeuvre, inconsciemment, à sa procrastination?

Inconsciemment, Alexandre fait de la résistance à sa propre personnalité. Il ne s’aime pas, voire est capable d’être très en colère après lui. Il ne s’estime pas légitime et finit par convenir qu’il s’en veut de constater, au fond de lui, qu’il a plus de facilités que beaucoup d’autres.

Pour se défaire de ce qui lui procure de l’angoisse, il s’enjoint de travailler beaucoup. Ce qui, comme souvent dans le cas d’angoisses, le confronte à un résultat inversement proportionnel à l’effet désiré !

Il cherche à se prémunir de toute procrastination et passe son temps à alimenter sa procrastination.

La procrastination – Peur d’échouer – Peur de réussir

Les personnes qui sont victimes de procrastination sont souvent confrontées à des troubles anxieux. La peur de mal faire opposé au désir de bien faire, et de ne pas arriver à établir un équilibre entre les deux, plonge dans une pré occupation qui fait penser aux ruminations et autres pensées obsessionnelles. Ce qui est le propre de la procrastination.

En matière de procrastination, il est souvent rabâché aux intéressés que tout est une question de volonté. Ce qui est une erreur fondamentale. Tout le monde peut avoir la volonté de réussir sa vie. Pour autant, entre vouloir et pouvoir, il y a une marge. Il y a tellement de critères qui rentrent en ligne de compte et qui font l’échec ou la réussite, qu’exprimer ces poncifs à propos de la procrastination est bien plus facile (un ange passe…).

Sur la foi d’objectifs de vie, chacun d’entre nous va se fixer des objectifs. C’est en les réalisant de façon progressive que l’on va tendre vers la réussite et enfin… réussir. Or, il arrive très souvent que les personnes qui souffrent de manque de confiance en soi commettent une erreur très classique.

Ils veulent en finir avant même d’avoir commencé ! Un peu comme s’ils envisageaient de gravir le Mont Blanc et qu’une fois au pied de celui-ci, ils lèvent la tête et, devant la taille du glacier, ils renoncent sans même avoir commencé. L’erreur est donc de regarder trop haut, trop vite. En renonçant à leur projet, alors qu’excités à l’idée de le satisfaire, ils ont, inconsciemment saboté leurs possibilités. Comme lorsqu’un publicitaire connu avait dit »: « Si t’as pas une Rolex à 40 ans, t’as raté ta vie » (pour la petite histoire, je n’ai pas de Rolex…).

A ce moment, ce que retiennent les gens ce n’est pas l’excitation de réussir mais la peur d’échouer. Partant, ils imaginent ce qui leur arrivera au terme de cet échec et focalisent leurs angoisses sur les conséquences d’un tel échec. J’ai nommé – encore – la procrastination. Ils essayent de lutter contre ce qui participent à aggraver le problème. Une fois n’est pas coutume, lutter contre la procrastination ou contre tout autre problème de comportement est le meilleur moyen de l’enrichir. Alors, comment faire pour combattre la procrastination?

Comment combattre la procrastination

En matière de procrastination, la première erreur à ne surtout pas commettre c’est de vouloir insister, de se forcer à faire des choses que, naturellement, vous n’arrivez pas à faire. Ainsi, puisque la procrastination relève d’une équation particulière (image de soi+désir+peur d’échouer+peur de réussir+confiance en soi+angoisses ou trouble anxieux) comme d’un problème lié à sa propre organisation mieux vaut agir de la façon suivante:

  • Poser les bases d’une organisation au quotidien
  • Le planning ne doit concerner que la semaine en cour
  • Chaque W.E, faire le planning de la semaine suivante
  • Quand vous n’arrivez pas à faire quelque chose, passez à la tâche d’après, conformément à votre planning hebdomadaire
  • Ne cherchez pas la volonté de faire
  • Laissez le désir de faire vous attraper
  • Si une tâche n’est pas réalisée un matin (par exemple), essayez de vous y atteler l’après midi du même jour, voire le lendemain

Devant un problème de procrastination, l’intérêt n’est pas de se forcer pour y arriver. Plus vous réagirez de la sorte, moins vous y arriverez, plus vous prendrez le risque d’être victime d’angoisses, voire d’angoisse chronique et, par conséquent, de procrastination. En effet, à force de vouloir contrôler un problème comme la procrastination alors qu’il vous échappe, vous allez être confronté à des émotions qui vous faire émerger des symptômes d’angoisse ou d’anxiété.

Pour mettre fin à la procrastination, l’idée est plutôt d’essayer d’être inventif, stratégique. Par exemple, pourquoi ne pas arrêter de vous contraindre et plutôt essayer de créer une dynamique. Ainsi, en créant, petit à petit, une dynamique de réalisation, vous allez avancer de plus en plus et rejoindre la réussite. Cela vous permettra d’avoir de vous uneVaincre la procrastination image plus positive et de retrouver confiance en vous en régulant progressivement la procrastination.

A ce propos, je me souviens avoir reçu au cabinet, il y a quelques années, une jeune femme, étudiante en dernière année de médecine. Elle devait passer les ECN (concours classement utile) et, devant l’ampleur des connaissances à réviser comme devant celle de son épuisement, elle n’envisageait qu’une chose: un échec retentissant qui la placerait dans les toutes dernières places du classement.

J’ai essayé de comprendre ce qu’il se passait pour elle. Elle était effectivement très stressée et ce d’autant plus qu’elle cultivait d’elle un certain mépris. Elle n’avait de cesse d’exprimer qu’elle avait toujours passé ses partiels grâce aux rattrapages et que, de fait, par rapport à d’autres, elle était incompétente. Ses études de médecine lui sortaient par tous les pores de la peau. Elles ne les supportaient plus, comme elle ne supportait plus, non plus, l’ambiance souvent délétère qui régnait au sein des établissements hospitaliers dans lesquels elle faisait ses stages.

Elle avait tout le temps peur d’être interrogée et angoissait à l’idée de se tromper dans les réponses, ne sachant que trop combien certains chefs de services ou interne avaient de facilité à humilier les étudiants. Les intéressés se justifiant à ce propos en disant qu’ils avaient subi les mêmes humiliations…

Fortement angoissée à l’idée d’échouer au concours, cette jeune femme souffrait d’autant plus qu’elle n’arrivait plus à réviser. Elle avait au moins une vingtaine de matières à revoir et le temps et l’énergie lui manquaient. Là où cela s’est carrément compliqué, c’est lorsque je lui ai demandé quel était son problème en plus de celui lié à son angoisse. Et de m’expliquer que, chaque après-midi, au sortir de son stage, elle rentrait chez elle, déjeunait à peine, et s’installait à son bureau pour réviser.

Elle ne travaillait sans aucun plan, sans aucune organisation. Tout ce qui retenait son attention, c’étaient ces 20 matières à connaître. Elle débutait une première matière pour se rendre compte, très rapidement, de son incapacité à la mémoriser. Elle en attaquait une seconde pour, très rapidement aussi, se rendre compte de la même chose. Et ainsi de suite. Plus le temps passait, plus elle sentait comme une crise de panique l’envahir. Le plus généralement, elle finissait épuisée, en larmes, avec une seule idée vrillée dans son esprit: « Je vais me planter ». Ce qui relevait de pensées obsessionnelles et de ruminations.

Fondamentalement, ce futur médecin ne pouvait pas échouer. Ce qu’elle pouvait craindre de pire, c’était un classement qui ne lui soit pas favorable et la fasse exercer dans des compétences qui ne lui convenaient pas. En conséquence de quoi, cette jeune femme ne focalisait que sur 2 problèmes. Le premier, c’était les révisions. Le second, le problème du classement. L’un et l’autre généraient des angoisses terribles qui empêchaient toute objectivité et facilitaient la procrastination.

Car le vrai problème était bien celui là. Son incapacité à prendre de la distance, à objectiver donc, et à paramétrer ses objectifs et les moyens de leur réalisation. Elle souhaitait exercer la fonction de médecin généraliste. Or, en y regardant de plus près, nul n’était besoin qu’elle soit dans les 3000 premiers du classement national pour y satisfaire. Le fait d’être classée entre la 6000é et la 7000é place pouvait lui convenir. Elle le savait mais, tellement angoissée, elle avait oublié cette réalité. Seconde réalité, sa difficulté à accepter qu’elle ne pouvait engranger 20 matières sur un laps de temps aussi court.

Je lui ai donc demandé de sélectionner 5 matières qui soient celles avec lesquelles elle se sentait le plus à l’aise. J’ai argué du fait que, plantée pour plantée, autant qu’elle se fasse plaisir! Elle a suivi ma suggestion. Ses troubles anxieux ont commencé à décroître et cela lui a permis de travailler de façon plus efficace. Cela n’a pas empêché son stress à l’approche des trois jours de concours mais, au moins émotionnellement, elle était mieux armée.

En septembre dernier, cette jeune médecin m’a téléphoné pour m’informer qu’elle intégrait un hôpital à Paris, en qualité d’interne. Notre stratégie avait été la bonne. Elle avait réussi son concours et était bien classée. Elle avait mis à profit les mois d’été pour se reposer et réviser les matières à propos desquelles elle se sentait un peu juste. Elle avait pu, positivement, contrôler sa procrastination.

L’épuisement lié à ses conditions de travail en qualité d’étudiante en médecine (à ce propos, si vous saviez la façon dont l’état maltraite les étudiants en médecine, vous seriez choqués), augmenté de son stress issu des partiels et autres révisions, puis de l’image fragile qu’elle avait conçu d’elle au fil du temps, avaient participé à considérablement la fragiliser. Nous avions aussi pu identifier qu’au cours de ses études elle était très seule, très livrée à elle même. Ses parents finançaient ses études mais ne la soutenaient pas moralement et il en avait toujours été ainsi. Quand elle m’a téléphoné en septembre, je lui ai suggéré de consulter pour essayer de travailler sur sa confiance en elle. Je ne sais pas si elle l’a fait.

La stratégie que j’ai développé avec cette jeune femme est une stratégie parmi d’autres qu’il est tout à fait possible d’utiliser dans la plupart des cas de procrastination. Prochainement, j’essaierai de réaliser une série de vidéos à ce propos pour vous aider à combattre la procrastination, pour vous offrir la possibilité de ne plus sombrer dans la procrastination ou alors… à temps choisi.

Je ne manquerais pas de vous tenir informés. Dans l’intervalle, nul n’est besoin de vous forcer. Essayez plutôt d’accepter la situation pour ce qu’elle est. Dans le cas contraire, contrôler votre procrastination c’est comme vous contraindre à embrasser quelqu’un qui vous dégoûte. Mieux vaut éviter, quels que soient les enjeux, et surseoir de façon adaptée jusqu’à trouver la personne qui vous inspire du… désir!

Je vous laisse le soin de sérier vos priorités et, progressivement, maitriser votre procrastination.

Le Programme ARtUS - Angoisse - Anxiété - Phobie - Toc

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Frédéric Arminot

Angoisse chronique – Comment ne plus en souffrir

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Angoisse chronique – Comment vaincre l’angoisse chronique

Parmi la série de petits articles que j’ai décidé de mettre à votre disposition pour vous apporter des réponses plus rapides (à lire), et donc plus rapidement accessibles, je réponds à certains d’entre vous qui m’ont demandé ce qu’il en est de l’angoisse chronique.

Notions de base

Angoisse et anxiété sont des termes synonymes pour désigner un certain état physique ou psychologique. L’angoisse chronique est souvent définie comme un sentiment général de malaise. Ceux qui sont atteints par l’angoisse chronique voient les choses de façon pessimiste, et se sentent inutiles face à des situations difficiles.

L’angoisse chronique induit un sentiment répétitif qui met mal à l’aise. Ce sentiment si particulier fait que l’angoisse chronique est vécue comme une forme de malaise qui ne fait l’objet d’une cause précise. La personne atteinte d’angoisse chronique est victime d’une peur permanente. La notion, ou la perception, du danger existe pour elle en tout temps et tout en lieu. Il est difficile, voire impossible, d’échapper à ce sentiment de malaise qui génère un mal être profond.

Souvent incomprises, les victimes sont fréquemment contrariées par cette incompréhension, et se renferment sur elles mêmes. Ce qui a pour effet, bien évidemment, de les isoler et d’aggraver leurs symptômes.

Les différences entre angoisse et anxiété

L’angoisse chronique est donc caractérisée par un sentiment général de malaise dont l’origine est difficilement identifiable. Plus généralement, ce sentiment de malaise et de dangers est le plus souvent lié à des sujets tabous ou sensibles. Celui ou celle qui est la proie se trouve dans une situation embarrassante, une sorte d’impression d’ensemble qu’il ou elle n’arrive pas à exprimer. Ce sentiment qui a un lien fort avec des sujets intimes génère un Angoisse chroniqueblocage qui empêche tout épanouissement.

Mal traitée, cette angoisse chronique peut réapparaître à tout moment. L’angoisse est souvent assimilée à une forme d’anxiété. La différence  entre l’angoisse et l’anxiété est si subtile que l’on ne peut affirmer que l’angoisse chronique est une émotion qui s’apparente à de l’anxiété.

L angoisse chronique peut être d’origine organique : un manque de magnésium par exemple. On peut identifier l’angoisse chronique au travers de diverses manifestations physiques voire neurologiques:

  • Tachycardie
  • Somatisation
  • Crise de tétanie

Quand l’angoisse chronique se manifeste par une crise de tétanie, cela signifie qu’il faut prendre de mesures médicales spécifiques puisque le malaise a des conséquences physiques (consultez votre médecin et faites réaliser des analyses).

Les symptômes de l’angoisse chronique

La personne victime de ce sentiment de malaise peut présenter des symptômes inquiétants comme la tachycardie. Cela consiste en une accélération du rythme cardiaque, au-delà de 90 à 100 battements par minute. On pourra également être confronté à des somatisations (manifestation physique du trouble psychique). Par exemple, un cas typique de somatisation est une tension musculaire parfois constante.

L’angoisse chronique est responsable d’un ralentissement psychomoteur et d’une fatigue souvent importante. Ce problème est aussi lié à un manque d’initiative, d’enthousiasme, ou encore d’intérêt. Cela peut aboutir à une dépression réactionnelle.

Traitement de l’angoisse chronique

Cette angoisse qui se répète devient une angoisse chronique. Plus précisément, l’anxiété est la forme répétitive de l’angoisse. Comme à l’accoutumée, il est très important de comprendre le mécanisme de son angoisse afin de la traiter efficacement. Dans la mesure où l’angoisse chronique est provoquée par des mécanismes internes inconscients, la meilleure façon de la soigner est d’essayer d’attaquer le problème de front.

Les traitements chimiques (médicaments) peuvent être efficaces pour soigner l’angoisse. Malheureusement, on ne peut pas compter sur ces traitements car même s’ils guérissent de façon spontanée. Ils ne font qu’atténuer les symptômes qui ne manqueront pas de resurgir dès l’arrêt des prises médicamenteuses.

Il existe des thérapies classiques qui peuvent donner de bons résultats. Mais, tout le monde ne souhaite pas s’inscrire dans une démarche thérapeutique longue (psychologie, psychanalyse). Il existe des thérapies brèves. En l’espèce, il peut s’agir de relaxation, de sophrologie, d’EMDR ou encore de thérapie comportementale (TCC).

La plupart des gens sont convaincus qu’on ne peut pas vaincre l’angoisse chronique et qu’il faut simplement savoir vivre avec elle. Pourtant, ceux qui sont vraiment à la recherche d’une solution à l’angoisse chronique pourront trouver satisfaction dans les thérapies.

Le meilleur moyen pour traiter l’angoisse chronique est de consulter un thérapeute comportemental. En prescrivant des exercices thérapeutiques progressifs, on peut facilement retrouver estime et confiance en soi. Les causes de l’angoisse chronique peuvent être nombreuses et il serait trop long et fastidieux de les chercher toutes. En conséquence, une thérapie comportementale est un des meilleurs moyens, si ce n’est le seul, pour trouver l’origine de cette angoisse et surtout définitivement l’écarter.


Frédéric Arminot

Anxiété sociale – Comment vaincre anxiété sociale et timidité

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Anxiété sociale – Définition

On peut définir l’anxiété sociale comme une peur paralysante qui se crée en soi à cause d’une crainte de se faire humilier ou agresser dans les situations du quotidien. Elle est générée par une dévalorisation de soi qui, progressivement, génère de l’anxiété sociale.

L’anxiété sociale est donc perçue comme un problème lié à un conflit intérieur : trouble de l’estime de soi. Cette forme d’anxiété peut tout aussi bien toucher l’homme que la femme. En général, ce sont les personnes qui se préoccupent excessivement de l’image qu’elles renvoient d’elles-mêmes qui sont les plus exposées à l’anxiété sociale. Il est important de signaler que l’anxiété sociale diffère de la timidité (voir plus bas).

L’anxiété peut donc être définie comme un trouble émotionnel, un sentiment d’insécurité intense, de danger imminent. Tout le monde a une expérience d’anxiété dont l’intensité varie d’un individu à l’autre (cf. construction de la personnalité). L’anxiété est qualifiée de pathologique quand son indice émotionnel devient disproportionnel par rapport aux circonstances ou aux situations extérieures d’une part, et que la personne qui subit une période d’anxiété contrôle de moins en moins ses angoisses d’autre part.

L’anxiété peut induire une pathologie d’origine nerveuse comme la dépression. Elle peut également être le signe de maladies cardiovasculaires ou respiratoires. De nombreux médicaments sont proposées pour traiter l’anxiété. Pour des troubles anxieux légers, les remèdes naturels comme la phytothérapie ou l’homéopathie peuvent suffire. Dans les cas plus sérieux, il convient  d’utiliser des tranquillisants, voire des antidépresseurs, en suivant toujours les conseils du médecin

L’anxiété sociale appelée également phobie sociale se caractérise par une anxiété provoquée par certaines circonstances sociales (cf. anxiété de performance) qui conduisent le plus souvent à un comportement de fuite.

L’anxiété sociale

L’anxiété sociale ou la phobie sociale est un trouble anxieux caractérisé par une crainte, une appréhension, un inconfort émotionnel ou une inquiétude qui peuvent persister ou s’intensifier. Lanxiété sociale a pour cause la crainte de se trouver face à une circonstance sociale pendant laquelle vous entrez en relation interactive avec d’autres individus. Le regard de l’autre est donc un problème.

Les personnes affectées par l’anxiété sociale savent que leurs craintes ne sont pas fondées. Toutefois, elles sont bien conscientes des circonstances dans lesquelles elles se trouvent confrontées au regard des autres. Ainsi les gens victimes de cette forme d’anxiété font tout pour esquiver les situations qu’elles redoutent. Quand elles se trouvent dans des situations compliquées, les personnes en proie à l’anxiété sociale sont enclines à croire qu’elles sont jaugées, et jugées, négativement.

La personne en proie à de l’anxiété sociale craint d’agir de façon embarrassante ou humiliante et se trouve constamment préoccupée par le jugement des autres.

Les symptômes de l’anxiété sociale

Il est difficile pour une personne souffrant d’anxiété sociale de s’intégrer à un lieu public. Si elle ne peut faire autrement qu’affronter le public, il se peut que ceux qui l’entourent remarquent des signes physionomiques inquiétants.

Le sujet présente certains comportements physiques d’évitement et différents symptômes physiques: maux de têtes, douleurs à l’estomac, gorge sèche. Autant de marqueurs auxquels viennent souvent s’ajouter rougissements, peur de rougir (ereutophobie) voire bégaiements (fréquent).

Ses symptômes d’anxiété sociale peuvent s’accompagner d’autres comportements particuliers qualifiés parfois de bizarres. La personne victime d’anxiété sociale a tendance à faire trop attention à ce qu’elle fait et va repousser ses limites jusqu’à en être gauche au point de se ridiculiser. La conséquence de ce type de comportement va, le plus souvent, jusqu’à un évitement social, c’est à dire éviter toute activité un lien avec un groupe.

Se prémunir de, ou gérer, l’anxiété sociale, nécessite une grande volonté et, de façon répétée, force et courage.

L’anxiété sociale versus 2016

Dans le monde moderne, versus 21è siècle, il nous est enjoint de réussir en tous domaines. Affectif, sentimental, familial, professionnel, social, économique.

Pour y arriver, encore faut -il atteindre un niveau de confiance en soi hors du commun. Point de salut pour les timides et autres timorés, exclus et défavorisés. A bien y réfléchir, cela pourrait être différent. Alors que tout semble exclusivement fondé sur l’effort, le challenge et le dépassement de soi, l’anxiété sociale, et plus particulièrement la timidité, sont deux handicaps majeurs dans notre société ou tout est fondée sur l’image, la représentation de soi voire la mise en scène.

L’anxiété sociale, dont la timidité est la manifestation la plus courante, peut se définir par la peur du contact avec l’autre ou plus généralement de parler en public. En fait, on redoute d’être jugé par les autres, et la crainte de faire une mauvaise impression, de paraître sans intérêt ou de se sentir humilié, s’ancre alors profondément.

Je vous rappelle que les symptômes de cette phobie sociale sont bien connus. Le plus souvent, il s’agit de sueurs froides, d’insomnies, de tremblements incontrôlés, d’une nervosité continue accompagnée de nausées, de borborygmes (gargouillis intestinaux), voire d’impossibilité d’avaler quoique ce soit.

Dans certains cas, extrêmes, il peut même y avoir des conséquences médicales graves si rien n’est fait pour corriger le tir.

La raison principale de ce handicap est elle aussi connue mais peu évoquée et peu combattue en général. Il s’agit d’une mauvaise image de soi due à une autosuggestion négative continuelle, ou à des moqueries ou dévaluations de la part de proches, d’amis, ou de parents. Ce qui, bien sur, génère de l’anxiété.

Pour vaincre la timidité et donc, soigner vos crise d angoisse puis faire disparaître l’anxiété sociale, il convient de prendre le temps de se relaxer environ 30 minutes par jour. L’idéal étant de se relaxer chaque matin avant d’aborder sa journée. Ensuite, essayez de vous fixer de petits objectifs (ex: rentrer dans un commerce ou demander l’heure à un passant) qui, le temps aidant, deviendront de plus en plus importants.

Ensuite, il faudra visualiser l’accomplissement de chaque objectif avec… objectivité et, ainsi, apprendre à lâcher prise avant de passer à l’action très progressivement et… sans vous mettre la pression.

Ces petits efforts quotidiens sont un petit prix à payer en contrepartie de tous les avantages que vous aurez à retrouver confiance en soi et à profiter de nouveau d’une vie agréable et conforme à ce que que vous en concevez.

Frédéric Arminot

Quand les fêtes de fin d’année sont un facteur de stress

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Le stress – Comment faire pour ne pas être angoissé ou torturé pendant les fêtes de fin d’année

D’une façon assez étonnante, ce qui devrait être un moment partagé de joies et de bien être, revêt un caractère angoissant voire douloureux pour certains, un grand moment de stress. Ce moment, ce sont principalement les fêtes de fin d’année. Plus généralement Noël mais aussi la Saint Sylvestre (réveillon de fin d’année). Pour autant, il existe un moment parfois très difficile, j’ai nommé… les repas familiaux.

Emotionnellement, que se passe t’il avant, pendant et après ces fêtes. Comment faire pour se préserver d’angoisses, de frustrations, de colères, d’agacements, donc de stress, au cours de ces moments qui devraient rester dans le cadre du partage et qui, pourtant, finissent parfois en grands moments de conflits?

Les enjeux affectifs des fêtes de fin d’année

Le stress des repas de famille, c’est un peu comme les plans de table. Une vraie prise de tête. Entre les personnes qui ont moins voire pas d’affinité avec un tel ou une telle. Celles et ceux qu’il ne vaut mieux pas mettre à côté l’un de l’autre ou papy machin qu’il ne convient pas d’asseoir à côté de madame truc par peur du dépôt de plainte, c’est lourd !

Entre les conflits, craints ou notoires entre frères et soeurs, père, mère ou enfants, il est nécessaire de faire preuve de vigilance à ne pas se laisser à... lâcher prise et de se dire que les choses se passeront comme elles devront se passer. Les organisateurs de ces repas de fête, qu’ils soient de Noël ou non, s’inquièteront de plus des désirs alimentaires des uns comme des autres.

Force est de reconnaître que satisfaire tout le monde ne sera pas une mince affaire. Pour les hôtes, c’est un grand moment de stress. En effet, le risque de stress est, par exemple, que d’aucuns considèrent que si les plats servis ne sont pas à leur goût se sera un déni d’eux mêmes. D’autres que, décidément, « on » ne fait plaisir qu’à l’enfant chéri. D’aucuns trouveront que l’organisation de la fête est défaillante ou l’ambiance déplorable, ennuyeuse.

Le « on » est chaque personne invitée qui, en fonction du plaisir qu’elle ressentira ou non au cours de ces moments de partage, utilisera tous les sujets qui puissent lui prouver ou qu’elle n’est pas à sa place, ou que sa place – en lien avec sa personnalité – n’est pas respectée, ou un autre encore, qu’ « on » lui accorde peu de crédits au regard de ses choix qu’ils soient alimentaires, de plan de table ou… de cadeaux offerts. Stress pour tout le monde !

Les enjeux liés aux cadeaux

Au cours de ces moments de fêtes, certains pourront se sentir désabusés en fonction du regard qu’ils posent sur le cadeau qui leur a été fait, à plus forte raison s’ils se sentent méprisés par le signe symbolique qu’ils accolent à ce même cadeau.

D’autres pourront se sentir tellement aimés quant au cadeau reçu que leur comportement de joie, s’il est mal dissimulé ou par trop exubérant au sens de certains esprits chagrins, qu’ils se sentiront tellement portés d’aise qu’ils en gêneront d’autres qui se sentiront frustrés voire en colère de ne pas ressentir la même émotion.

Certains autres ne se référeront qu’à la valeur pécuniaire présumée dudit cadeau et considérer que c’est trop, tellement trop d’ailleurs, que s’en est gênant. Vous l’aurez compris, chaque moment vécu et perçu au cours de ces moments de partage social sera interprété de bien des façons.

En fonction de cela, chaque personne présente se positionnera d’une façon ou d’une autre par rapport aux personnes qui les reçoivent et, partant, se donnera une identité, un rôle et une importance qui iront du plus grand à la plus parfaite ignorance de soi.

Ainsi, chacun concevra sa propre valeur au yeux des personnes qui reçoivent, comme de sa vraie place dans un système affectif très emprunt de hiérarchie. Le tout en fonction de ce qu’il ressentira des cadeaux et des symboles qu’il y associe. Que des stress en perspective.

Tout cela fera que, bien sur, des conflits risquent d’émerger, d’entraver ce moment social et affectif que revêt cette fête et ce d’autant plus que les préparatifs n’en n’auront pas été de tous repos. Or, il est vain d’imaginer un conflit sans stress et inversement.

Stress et préparation des fêtes de fin d’année

Entre ceux qui n’aiment pas le poisson, les autres la viande rouge, un troisième les légumes verts et encore un autre qui va vous servir l’article sur la diététique, préparer les fêtes de Noël chaque année relève du tour de forces d’une part et de la créativité renouvelée d’autre part. Et lourant, de façon paradoxale, malgré ces stress, l’opération est renouvelée chaque année.

Non seulement, il convient de se ré inventer chaque année mais en plus il faut faire plaisir à tout le monde et éprouver du plaisir soi même. Tâches ardues ! Penser, réfléchir, et agir quant à ce qui serait le mieux pour tout le monde a un caractère empreint de stress même s’il est plaisant. Il peut y avoir grand plaisir à organiser et préparer. Or, le plaisir est aussi un facteur de stress.

Tout comme il peut y avoir de grands stress, douloureux, à organiser. Comment faire pour ne pas que la fête ait un écho inverse à celui recherché? Comment faire pour que cette même fête conserve toute sa dimension de plaisirs partagés?

Stress et fêtes de fin d’année – Une question d’organisation

Dans une société qui veut toujours aller plus vite que la veille, la plupart d’entre nous vit dans un stress omniprésent. Chacun d’entre nous l’apprécie et l’évalue à sa façon. Toutes et tous essayons de nous en protéger, ou de nous en défaire comme nous le pouvons.

Depuis le temps que je pratique la thérapie comportementale, force m’est de constater que bien des gens souffrent de stress, voire d’anxiété, au point qu’ils n’en peuvent plus et s’avèrent incapables d’organiser des moments de partage tellement leur énergie est bouffée par des… stress.

Le stress est inévitable en soi. Ne pas être assez stressé est dangereux, l’être trop l’est tout autant. Entre les deux subsiste un point d’équilibre. Précaire par définition, il est donc de la responsabilité de chacun d’entre nous d’agir suffisamment tôt pour ne pas être victimes d’angoisses ou de crise d’angoisse, voire de crise de panique.

Lequel d’entre nous ne s’est pas senti coupable au prétexte qu’il ou elle s’y prend trop tard, ou mal d’après soi, pour organiser tel ou tel repas familial – qu’il soit de Noël ou de fin d’année – ou encore parce qu’à l’idée du travail à abattre le découragement lui vient. En fait, tout est une question d’organisation. Ce qui, vous en conviendrez, est un stress supplémentaire.

Il suffit simplement de voir le stress des gens qui courent acheter des cadeaux à la dernière minute et qui ressortent épuisés de cet exercice. Bien loin de moi l’idée de les blâmer. Mais, comme ils se font du mal à se comporter de la sorte… OK ! Peut-être n’ont-ils pas eu le temps ? Peut-être ont-ils essuyé une déconvenue à propos d’une commande faite en temps et heure? Peut-être ont-ils eu à supporter d’autres stress avant ceux-là?

Alors, plutôt que de vous taper dessus, de feindre de vous en moquer ou, comme le diraient certains, de prendre les choses par-dessus la jambe, peut-être pourriez vous vous y prendre quelques mois à l’avance? Peut-être pourriez-vous faire une liste précise de tâches à satisfaire en y mettant une progression de réalisation à l’aide d’un calendrier. Cela pourrait infléchir les facteurs de stress.

Tout comme vous pourriez vous enquérir, non sans finesse, de ce que vos invités aimeraient recevoir comme cadeau de vous? Enfin, comme dirait quelqu’un de ma connaissance: « Moi je dis çà, mais je dis rien ». Alors, d’accord, je me tais ! Après tout, faites comme vous voulez ou comme bon vous semble.

Peut-être avez vous plaisir à gérer votre stress en dernière minute, dussiez vous ressentir les effets d’un burn out en devenir? Après tout, cela vous appartient. Le seul truc étant que je vous souhaite que tout se passe bien car, en pareille situation, le moindre accroc peut tout faire basculer.

En ne gérant pas en amont, en ne vous organisant pas, ou en agissant à la dernière minute, vous risquez de vous exposer à votre peur du jugement des autres. Pensez à ces grands moments de solitude où seul(e) parmi les autres, vous vous posez la question de savoir si, oui ou non, vous avez bien fait. Agissez pour vous épargner cela. Agissez pour limiter les conséquences des stress externes que vous subissez.

Si, enfin, vous faisiez attention à vous dans ces moments de fêtes de sorte à vraiment ressentir du plaisir avant, pendant et après et non pas en poussant un un grand « Ouf ! » de soulagement une fois les fêtes passées? Au fait. Bonne et heureuse année à tous. Et sans stress, hein…

Frédéric Arminot

Quand une horloge biologique perturbée est un facteur de risque d’anxiété

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Quand une horloge biologique perturbée est un facteur de risque d’anxiété

Horloge biologique et anxiété

Anxiété et horloge biologique

Chez les mammifères, la lumière est un élément indispensable au bon fonctionnement de l’organisme. Cette réaction à la lumière est gouvernée dans notre organisme par une horloge biologique.

Les facteurs d’anxiété sont multiples et différents en fonction de nos personnalités respectives.

Je vais essayer de faire le point sur ces facteurs d’anxiété et sur ce qu’il est convenu d’appeler l’horloge biologique.

J’ai des souvenirs précis de ma propre horloge biologique et des conséquences anxieuses que cela a eu pour moi et sur ma vision des choses.

Quand l’âge n’aide pas l’horloge biologique

Il y a quelques années, j’ai commencé à me plaindre d’un problème d’audition. Parfois, je n’entendais pas ce que les gens me disaient au point que j’étais contraint, et désolé, de leur demander de se répéter. Un comble au regard de mes activités de coach comportemental, puisque mon métier consiste à entendre les gens qui me parlent!

Au début, je n’y ai que peu prêté attention. Les années passants, le problème s’est fait plus prégnant. J’irais jusqu’à écrire plus handicapant. Alors, un jour, invité par mes proches à faire quelque chose, je suis allé consulter un ORL pour faire un audiogramme. Et là, j’ai ressenti les prémisses de mon anxiété. celle de mon âge, celle qui me refaisait penser à cette phrase de Chateaubriand dans « Les mémoires d’Outre-tombe« , je cite: « La vieillesse est un naufrage« .

Je fais court. Au sortir de cette consultation chez l’ORL, il était avéré que j’avais perdu 60% d’audition à une oreille. Je me suis même rappelé dans quelle condition j’avais du perdre cette ouïe. Adolescent, j’étais en vacances à l’étranger. Alors, que nous accompagnions quelqu’un qui prenait l’avion, nous avons attendu très à proximité du tarmac. A l’époque, les aéroports n’étaient pas ce qu’ils sont devenus, et ce type de lieu était très accessible. Accoudé à une petite barrière, un avion a fait demi tour devant nous puis a décollé plein gaz. Mon oreille se souvient encore de la douleur que j’ai ressenti à ce moment là.

Toujours est-il que pendant la consultation, le médecin m’a dit, non sans un grand sourire: » Mon pauvre monsieur, votre horloge biologique s’est mise en route ».

Je suis ressorti du cabinet médical très… circonspect. J’ai ressenti une grande détresse devant le rappel de mon horloge biologique. C’est comme cela que j’ai commencé à ressentir une certaine anxiété quand aux mouvements de mon horloge biologique et à la nécessité de répondre de façon adaptée à certains de ses mouvements ou oscillations.

Horloge biologique – Les différents facteurs d’anxiété

L’âge aidant, il y a différentes domaines de votre vie qui peuvent impacter votre horloge biologique et, ainsi, favoriser l’anxiété. En ce qui me concerne, à compter du moment où j’ai appris que mon horloge biologique s’était mise en route, mais je me suis senti plus victime d’une anxiété dont je ne prenais pas la mesure auparavant. Il m’est même arrivé de me sentir angoissé à ce propos.

Je suis devenu plus attentif aux changements de mon corps, de mes comportements alimentaires, de la qualité de mon sommeil, de mes émotions, de mon état de fatigue, etc. J’en suis même venu à être plus attentif à mes relations avec les autres afin que ma vigilance soit plus fine quant aux émotions que je pouvais ressentir, que ceci ait ou pas un lien avec mon horloge biologique.

C’est comme cela que je me suis rendu compte, l’âge aidant, que j’étais moins patient, que je devenais plus fatigable, plus exigeant aussi à propos de certains domaines de ma vie. Je me suis rendu compte que je pouvais avoir plus besoin de chaleur, de lumière alors que, jamais, jusqu’à il y a peu, je ne m’étais intéressé à ces éléments.

Aujourd’hui, je suis plus à l’écoute de moi même, de mes émotions que je ne l’étais auparavant. Je pense que, sciemment ou non, je recherche une certaine harmonie du corps et de l’esprit. En fait, j’ai l’impression d’être devenu un peu comme une souris (de laboratoire ou pas). J’essaie de m’adapter à mon environnement et de moins y faire face qu’avant, au sens de la confrontation et du conflit.

Les conflits ne me gênent nullement mais je crois avoir tendance à désormais les éviter. Je me souviens d’un tailleur avec lequel j’avais eu un conflit à propos d’une marchandise qu’il refusait de m’échanger. Il m’avait dit qu’avec l’âge, il y avait des choses qui lui semblaient devenir moins importantes que d’autres. Autant, des années durant, il faisait tout pour éviter un conflit avec un client, autant, au jour où lui et moi avons été en conflit, il m’a clairement signifié que  ma colère ne le dérangeait pas et que, vu son âge, le même que le mien aujourd’hui à l’époque dont je vous parle, il prenait beaucoup de distance avec çà.

Moralité. Pour vous « harmoniser », mieux vaut plutôt accepter ces choses que vous ne pouvez changer. Mieux vaut vous adapter à cette nouvelle vision de vous même comme des choses qui vous environnent. Votre horloge biologique vous en sera reconnaissante et vous en serez quitte, au début en tous cas, pour un peu d’anxiété.

Mais c’est juste une question de temps et de comportement. Si vous acceptez ces modifications, ces nouvelles perceptions, si vous lâchez prise, vous vous adapterez à votre horloge biologique laquelle vous signifie simplement qu’elle a besoin que vous preniez en compte de nouveau paramètres. Alors, si vous agissez en vous adaptant, tout ira pour le mieux.

Frédéric Arminot

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Anxiété – 10 choses que les personnes souffrant d’anxiété ont assez d’entendre

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Anxiété – 10 choses que les personnes souffrant d’anxiété ont assez d’entendre

Il est parfois de ces poncifs que les personnes souffrant de troubles anxieux sont fatigués d’entendre. Je vais faire le point sur ces phrases toutes faites qui sont assénées aux personnes qui sont anxieuses (anxiété généralisée ou anxiété de performance par exemple) et qui ne font qu’aggraver leurs émotions.

Partant, j’essaierai de vous expliquer par le menu quoi dire et comment dire à quelqu’un victime d’anxiété pour l’apaiser.

Les 10 phrases à proscrire en matière d’anxiété

10 choses pénibles au sujet de l'anxiété

Personnes souffrant d’anxiété

Autour de nous, nous avons toujours un certain nombre de personnes susceptibles de nous asséner leur vision des choses comme une vérité première.

Quand on les écoute, et à plus forte raison quand on souffre de symptômes de troubles anxieux, on ne peut s’interdire de faire des comparaisons entre eux et nous, ce qui renforce un peu plus notre vision de notre propre anxiété.

C’est comme cela que des gens bien pensants, considèrent, sans doute, qu’en assénant leur vérité, ils vont aider les personnes qui soufrent d’anxiété.

Vous trouverez ci-dessous, une dizaine de ces poncifs qui génèrent le plus souvent le contraire de l’effet souhaité (sachant que ces mêmes idées toutes faites ne sont pas applicables qu’aux problèmes d’anxiété mais aussi à tout un tas d’autres problèmes dont une personne peut souffrir).

Tu dis souffrir d’anxiété – Il te suffit de ne pas y penser

Cela paraît si simple, surtout à la personne qui ne souffre pas de ce problème émotionnel. C’est ce que j’appelle la phrase qui tue! Si c’était aussi simple, la personne victime d’anxiété se serait empressée de cesser de penser à son problème et l’aurait résolu avec une facilité déconcertante. De fait, il n’y aurait pas lieu de parler de çà…

Tenir ce genre de propos repose, le plus souvent, sur l’incapacité et le déni de celui ou celle qui profère cette phrase et qui le renvoie à lui même et à son incapacité propre à gérer ses émotions.

Tu souffres d’anxiété parce que tu prends plaisir à te victimiser

Celle là, elle est pas mal! S’il est vrai que dans la problématique de l’anxiété, il y a une question à se poser à propos de la relation que la personne victime d’anxiété entretient au sujet et de ses émotions, et de sa difficulté à les gérer, il est certain que la personne qui souffre y prend rarement plaisir. Ou, en tous cas, pas de façon délibérée!

Tenir ce propos à quelqu’un qui souffre de problèmes d’anxiété, c’est faire preuve d’une bêtise humaine conséquente et d’un manque d’empathie qui n’a d’égale que la phrase suivante.

Etre toi, ce doit être une horreur

Effectivement. Souffrir d’anxiété est une horreur. Mais signifier à l’intéressé qu’il est un poids, c’est participer à le culpabiliser ce qui, bien évidemment, n’arrange rien. Entre lui renvoyer de lui une image méprisante, et le confronter à sa difficulté à gérer ses émotions, c’est l’ancrer plus encore dans une douleur dont il aimerait bien trouver les clés.

De fait, la plupart des gens qui prononcent ce type de phrase sont celles là mêmes qui jouissent de les prononcer pour conserver d’elles mêmes une image positive en dépréciant l’autre qui, lui, n’arrive pas à traiter l’anxiété dont il est victime.

Si tu ne dramatisais pas tout, tu souffrirais moins

Là, le propos est très clair. C’est de ta faute si tu souffres d’anxiété. Dire une telle chose, c’est comme de dire aux victimes des récents attentats à Paris que c’est de leur faute si les terroristes leur ont tiré dessus! Cette petite phrase assassine participe, encore, à renvoyer de la personne souffrant d’anxiété, une mauvaise image d’elle même. Une fois de plus, nous pouvons nous inquiéter de ce qui motive certaines personnes à tenir de tels propos. Mais, je crois savoir de quoi il retourne. Elles cherchent à se rassurer sur leurs propres comportements.

Souffrir d’une telle anxiété, c’est ridicule

Quel beau poncif! Dans la même veine que les phrases précédentes, c’en est une de plus qui ne fait que renforcer la culpabilité. « Je souffre d’anxiété et ne me veut nullement ridicule, mais je me sens ridicule à dramatiser telle ou telle situation, c’est vrai. Nul n’est besoin de me le rappeler ».

Maintenant, peut-être que si vous souffrez de ce problème, c’est que, malgré vous, vous avez accumulé tant d’émotions dont vous n’avez su que faire, puisque vous avez tenté de les contrôler, qu’aujourd’hui votre anxiété relève plus du traumatisme que du plaisir d’avoir mal.

Mais il n’est pas certain que les personnes qui vous disent que vous êtes ridicule soient capables de comprendre cette éventualité.

Tu n’as qu’à prendre sur toi

On prend les mêmes et on recommence. Si tu souffres, c’est de ta faute! Comment font les autres, merde! Comment je fais moi? Tu n’as aucune volonté. Tu n’as pas un comportement adulte! Apprends à te comporter comme tel, enfin! Waouh, comme c’est violent de dire à quelqu’un qu’il n’a qu’à prendre sur lui pour traiter et gérer l’anxiété. Si c’était facile, cela se saurait.

Si tu ne voyais pas tout en noir, tu souffrirais moins

Ah, çà, la palisse aurait dit la même chose. Mais ne pensez-vous pas que la personne qui n’aspire qu’à vaincre l’anxiété dont elle est victime aimerait voir la vie en rose? Si elle avait plaisir à souffrir, éprouverait-elle le besoin d’être plus aisée, moins en stress? Voir les choses sous un angle négatif ne relève pas du plaisir à souffrir mais, le plus souvent, de quelque chose que l’on ne sait pas appréhender autrement. Et ce, dans la mesure où vous ne pouvez pas faire quelque chose qu’on ne vous a pas appris. Si, enfant, vous avez grandi dans un climat anxiogène, comment naturellement, voir les choses que vous ressentez de façon positive?

Qu’est-ce qui te rend si anxieux

Le plus souvent, il n’y a pas une chose en particulier qui justifie l’anxiété. L’anxiété, c’est un peu comme un état d’esprit, pour faire écho au chapitre précédent. Je peux me sentir empli d’anxiété à propos d’un sujet que d’aucun considérerait comme mineur. Tout peut être, potentiellement, un sujet d’anxiété. Et partager avec toi ce qui est un vecteur d’anxiété, c’est augmenter mon anxiété parce que c’est me faire craindre que tu juges mes propos. Et, cette peur là, celle d’être jugé, est un facteur d’anxiété!

Tu ne fais pas d’efforts, sinon tu souffrirais moins

J’ai bien compris que tout est de ma faute. J’ai bien assimilé que si je voyais les choses de façon plus positive, je ne souffrirais pas autant d’anxiété. J’ai aussi compris, que tu viens, une fois de plus, de me dire que je m’y prends mal. Si je écoute, je n’ai qu’à mieux m’y prendre et je souffrirais moins d’anxiété. Tu as raison et j’ai tort. Je sais. C’est comme cela et ce n’est pas près de changer puisque je ne fais rien de bien pour gérer mon anxiété.

Tout le monde souffre

J’ai bien compris que je m’y prends comme une brelle! Nul n’est besoin d’en rajouter. Les autres savent y faire, moi pas. D’ailleurs, puisque tu utilises la comparaison, je n’ai de cesse de me comparer aux autres . Et mon anxiété est d’autant plus vive que je me dis que, oui, beaucoup d’autres souffrent d’anxiété et que, eux, semblent s’en arranger. Je sais. Je suis un incapable. Merci de ton aide!


Frédéric Arminot

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Pervers narcissique – Comment les reconnaître

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Pervers narcissique – Comment les reconnaître

Voici le témoignage d’un homme qualifié de pervers narcissique dans un magazine de psychologie:

« Mon ex compagne me qualifie de pervers narcissique. Selon elle, je suis un menteur, un manipulateur. Son jugement repose sur son ressenti, corroboré par une démarche psychologique« .

Que dire ou plutôt écrire à la suite de ce témoignage d’un pervers narcissique? Je trouve qu’en ce moment il y a une sorte de « mise en lumière du ou de la pervers(e) narcissique. Est-ce une mode, un effet de buzz ou, plus simplement, le bénéfice que nous pouvons retirer des études en psychologies associés à l’éventail grandissant des modes de communication?

Pervers narcissique - Comment les reconnaître?

Pervers narcissique – Comment les reconnaître?

Toujours est-il que, partant du principe qu’un bourreau ne choisit jamais sa victime par hasard, il est à noter que dans beaucoup de cas d’angoisses ou d’anxiété, le pervers narcissique peut avoir sa place comme instigateur de stress épouvantables.

C’est ce que je vais essayer de m’employer à vous expliquer.

J’ai souvenir d’une patiente qui m’avait contacté car elle était victime de phobie d’impulsion. Je ne vais pas revenir sur cette phobie à propos de laquelle vous trouverez des éléments en faisant une recherche dans les articles de mon blog.

Le processus d’identification

Cette dame et moi avons mis en place un processus d’identification et de contextualisation. Ceci afin de comprendre le mécanisme de sa phobie (le processus pour contextualiser est un outil extra ordinaire de l’approche comportementale). A la faveur d’un certain nombre d’exercices, nous nous sommes donc rendus compte que l’environnement familial participait pour beaucoup aux problèmes de ma patiente. Et c’est comme cela que, non sans nous en être assurés, nous nous sommes rendus compte que cette personne était victime d’un mari pervers narcissique. Alors, un pervers narcissique, c’est quoi, c’est qui?

Un pervers narcissique est, généralement, quelqu’un d’intelligent qui s’emploi à manipuler une personne en particulier. L’objectif étant d’exercer son emprise, son pouvoir. Ainsi, le pervers narcissique passe son temps à exprimer son mépris pour l’autre. Le besoin étant d’en obtenir tout ce qu’il souhaite. Pour ensuite le rassurer. Puis, pour recommencer à lui transmettre son mépris. Et ainsi de suite.

Pervers narcissique et exercice du pouvoir

Le pervers narcissique exerce une sorte de droit de vie et de mort sur la personne sur laquelle il exerce son emprise. Quand le pervers narcissique est confronté à quelqu’un qui lui oppose ses manipulations affectives, il s’empresse de manipuler encore. En exprimant son déni ou fait savoir combien il est désolé et n’a rien souhaité de pareil. La victime du pervers narcissique croît à ce qui lui est dit. Et, de nouveau, tombe dans le piège que le pervers lui a tendu. Un fait, le pervers narcissique s’emploie a sans cesse « jouer » avec sa victime. De ce jeu, elle tire un plaisir orgasmique. Lequel lui renvoie de lui même une image positive.

Quand un pervers narcissique est confronté à une victime qui se défend, s’expriment alors une série de comportements. De plus en plus toxiques, ils ont pour vocation à accentuer le contrôle de l’autre par le déni de l’existence de l’autre. Par une sorte de mise à mort jusqu’à ce que la victime cède.

Le déni du pervers – Un grand classique

Ainsi, le pervers narcissique, une fois son pouvoir retrouvé, pourra jouir de la douleur infligée tout en prétextant qu’il n’a aucune volonté de nuire mais que l’autre n’est rien sans lui. Le pervers narcissique invoque donc une sorte de rôle social et affectif. Ce mêle rôle qui sert à aider l’autre, sa victime, à s’aimer. Alors que le pervers narcissique n’aime que lui et s’enorgueillit de tout ce qu’il obtient de sa victime.

Le pervers narcissique est donc un manipulateur éhonté qui n’hésite jamais à déployer force intelligence pour créer de nouveaux outils de coercition. Ces outils manipulateurs ont pour vocation de détruire l’autre. Lui faire comprendre et admettre que sans lui, le pervers, l’autre n’est rien ni personne. Ainsi, le pervers narcissique saura très habilement jouer avec la honte et la culpabilité de sa victime. Pour en jouir plus encore.

Sans doute reviendrais-je sur les personnalités pervers narcissique. Mais plus sous l’angle du « comment se préserver face à un pervers narcissique ».

Source du témoignage → www.psychologies.com

Frédéric Arminot

Psychologie – Ces incroyables réalités que vous devriez connaître

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Psychologie – Ces incroyables réalités que vous devriez connaître

Voici quelques « best of » sélectionnés pour vous parmi une centaine. Vous ne manquerez pas de voir toutes les conséquences qui peuvent en découler, dans la vie quotidienne.

Psychologie - Des réalités qu'il vaut mieux connaître

Psychologie – Des réalités qu’il vaut mieux connaître

Parmi ces best of de la psychologie qu’il vaut mieux connaître, bien que je ne sois pas convaincu que les gens en prennent acte, il en existe quelques-uns qu’il est précieux de connaitre.

Comme j’aime à le faire, je vais donc vous en présenter quelques échantillons et m’employer à vous apporter une critique constructive, sachant qu’il semble qu’il y en ait plus de 100!

Ce qui esta soez intéressant dans l’article qui fait référence à ces réalités, ce qui est assez intéressant c’est que son auteur s’appuie sur des éléments de restitution et pas de compréhension. Je m’explique.

Quad cette dame fait référence à la façon dont nous percevons les choses, par le regard, le dessin, l’audition, etc., elle semble nous dire comment nous restituons ce que nous avons compris.

De fait, je conviens qu’il est difficile de restituer en relief, en quelque sorte, ce que nous avons compris. Par exemple, si nous ne savons pas où et comment regarder, nous risquons de voir nous échapper des images qui sont bien plus importantes que celles que l’on regarde.

Ainsi, ce n’est pas parce que nous voyons des modifications dans une image que nous comprenons le sens de ce qu’il est entrain de se passer et, partant, que notre psyché va réagir. De fait, comme le dit l’auteure, absence d’attention induit… cécité!

De même, lorsque nous regardons un objet et que l’on nous demande de le dessiner, nous ne saurons en restituer qu’un vue de face, alors que nous l’avons imaginé en vue plongeante, voire en relief. Si nous dessinions la vue réelle d’un objet, il ne représenterait rien à nos yeux ni à ceux des autres car il serait comme… plat, sans relief justement. Et pour appuyer son propos, la personne qui nous donne ces informations précise que nous n’avons qu’à nous référer aux images des onglets en bas de nos ordinateurs respectifs.

Autre sujet abordé. Le fait que, toutes et tous, prenions des décisions sans en avoir conscience! Ce qui est totalement exact mais pas tout à fait. En tous cas c’est mon sentiment. En effet, notre cerveau regorge d’informations qui changent et évoluent sans cesse. Ces informations viennent enrichir tout ce qui conditionne nos comportements réflexes comme la peur, la joie, la tristesse et bien d’autres émotions. Ces émotions étant suscitées, encore une fois, par les éléments constituants notre personnalité. Ces mêmes éléments nous faisant réagir par la fuite ou le combat.

Quand j’écris qu’il n’y a pas nécessairement conscience de ce qui motive une décision, c’est que la personne intéressée a le sentiment de prendre sa décision sans réfléchir. C’es ce à quoi l’invite son cerveau sur la foi de ses informations internes. Bien ou mal. Or, là où il y’a conscience, c’est à propos de l’émotion ressentie laquelle motive une décision. Effectivement, c’est la notion de plaisir ou de douleur qui va motiver une décision. Et là, c’est conscient! Alors, oui, une décision est prise sans avoir conscience du mécanisme qui la justifie MAIS est prise en conscience sur la foi de la ou des émotions suscitées et donc ressenties.

Dernier point, ce que vous voyez n’est pas nécessairement conforme à la façon dont votre cerveau l’interprète. En effet, le cerveau ne peut se satisfaire d’un vide d’informations. Quand le cerveau n’arrive pas à comprendre une image, il l’interprète et vous en donne une représentation conforme à ce que vous avez réellement vu à cet instant. A cette fin, pour combler le vide, votre cerveau va puiser dans les informations qu’il collecte au quotidien et chercher celles qui se rapprochent le plus de ce que vous voyez mais qui ne sera pas nécessairement ce que vous avez vu…

Il y en a beaucoup à découvrir comme ces réalités en psychologie dont je vous ai sommairement parlé aujourd’hui. J’essaierai de développer ces informations dans d’autres articles. Si vous voulez avoir encore plus d’explications, je vous invite à cliquer sur le lien ci-dessous.

Source – Psychologie et incroyables réalités

 

Frédéric Arminot

Psychologie de la douleur chronique – Quelles thérapies sont les plus adaptées

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Psychologie de la douleur chronique – Quelles thérapies sont les plus adaptées

Les connaissances dans le domaine de la psychologie de la douleur chronique ont beaucoup évolué durant les 10 dernières années : les courants de pensée cognitivistes et comportementalistes ont permis de dépoussiérer les connaissances sur le sujet.

Douleur chronique et psychologie adaptée

Psychologie de la douleur chronique

Le Journal de Thérapie Comportementale et Cognitive – TCC – a publié en 2011 une courte revue de la littérature sur le thème «La dépression et l’anxiété dans la douleur chronique». L’auteur y présente les 4 situations les plus fréquemment rencontrées chez les patients présentant un syndrome douloureux chronique…

Nous avons tous nos « bobos » et certains d’entre nous en ont plus que d’autres. Oui, il existe une psychologie de la douleur. Par exemple, j’ai souvent mal au dos et, en l’espèce, je ne suis pas un cas isolé. Cela signifie t’il que « j’en ai plein le dos »?

Il existe à la fois des nouvelles douleurs, fruits et conséquences de notre monde moderne. Il existe aussi de nouvelles thérapies, ou d’anciennes remises au goût du jour, qui vont vous permettre d’identifier le mal et d’apprendre à gérer la douleur voire à la contrôler ou, mieux encore, à l’élminer.

Découvrez ensemble de quoi il retourne en matière de psychologie de la douleur sachant qu’il existe 4 points qui définissent une douleur chronique:

  • Une inefficacité personnelle à gérer la douleur
  • Le refus de la douleur chronique
  • La peur d’avoir encore et toujours mal
  • Une conception dramatique de la douleur

L’inefficacité personnelle à gérer la douleur

Il me semble évident que le premier réflexe lorsqu’une douleur s’installe consiste à consulter son médecin traitant. Lequel va sans doute vous prescrire des médicaments qui… ne feront pas nécessairement effet puisque la douleur est chronique. Ensuite, il vous faudra consulter un spécialiste qui, à son tour, prescrira d’autres médicaments ou d’autres type de soins.

Jusqu’au jour où, peut-être, vous entendrez que votre cas relève de la psychologie au sens où votre comportement participe à maintenir la douleur. En effet, votre relation à la douleur est telle que vous entretenez cette dernière dans la mesure où vous n’arrivez pas à gérer la douleur. Votre refusez de souffrir  comme c’est compréhensible -, vous refusez de lâcher prise. Un petit tour dans un cabinet  psychologie appliquée pourrait vous aider à être moins empreint de douleur, sauf…

Le refus de la douleur chronique

… à ce que vous refusiez de souffrir, de souffrir tant, de souffrir de façon chronique. Non pas que vous ne vouliez pas souffrir mais vous refusez de « vivre avec le mal ». Vous refusez cette douleur qui vous handicape, nuit à votre quotidien, obère votre développement personnel. D’ailleurs, vous finissez par avoir peur d’avoir peur… d’avoir mal.

Alors, les médecins ou spécialistes de la douleur sont bien gentils mais, mis à part des dérivés morphiniques, que faire pour accepter une douleur inacceptable parce que chronique?

La peur d’avoir mal

Vous êtes logique avec vous même. Vous avez bien conscience que vous ne pouvez pas échapper à n’importe quelle douleur. Pour autant, vous entretenez avec la douleur une relation faite de colère te de frustration. Colère parce que ni vous ni les professionnels n’arrivez à endiguer cette douleur chronique et frustration parce que cette même douleur  vous empêche de vivre votre vie comme vous en avez… envie! D’ailleurs, cette douleur qui vous accompagne parfois depuis si longtemps, et alors que vous la refusez de tout votre corps, vous finissez par la redouter. Vous avez peur d’avoir mal car vous savez que cela va être un enfer physique et/ou psychique et que, partant, votre vie vire au cauchemar voire au drame.

Une conception dramatique de la douleur

Vous le dites, voire vous le revendiquez. Cette douleur est inacceptable. Vous souhaitez tant que l’on vous en libère. Votre quotidien est devenu un chemin de croix. Vous ne pouvez plus rien faire ni rien vivre à cause de cette fichue douleur. D’ailleurs à quoi bon vivre si c’est pour tant souffrir. Ne dites vous pas: « Qu’ais-je donc fait au bon dire pour mériter çà? ». « Tous ces professionnels s’en moquent ». » Ils n’ont que faire de ma douleur ». « Tout ce qu’ils savent faire, c’est me prescrire des médicaments qui, d’ailleurs, ne me font plus rien. Et je ne vous parle pas des effets secondaires ». « Ah, les effets secondaire ». Voilà ce que, sans doute, vous répétez encore et toujours. Votre vie est un drame. C’est vrai, mais peut-être ne le savez vous pas, il existe une solution. La thérapie comportementale.

Solution comportementale à la douleur chronique

Vous pouvez toujours utiliser la médiation pour essayer de contrôler votre douleur chronique. Si cela n’a pas d’effet total, au moins spirituellement, cela vous apaisera. L’autre technique consiste à consulter un comportementaliste qui, avec l’approche cognitive et comportementale, vous aidera à conceptualiser votre douleur de façon plus objective et à cesser d’en faire un problème.

La TCC ou thérapie cognitive et comportementale est une approche brève qui s’intéresse au comment et non au pourquoi. Une fois le mécanisme de votre douleur bien compris par le professionnel de la psychologie comportementale, ce sera un jeu d’enfant de vous délivrer de votre douleur chronique.

 

Frédéric Arminot

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Stress – Quand l’argent est une source de stress qui s’ajoute aux études

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Stress – Quand l’argent est une source de stress qui s’ajoute aux études

Stress, argent et études universitaires

Quand l’argent est une source de stress qui s’ajoute à celui des études

Le budget nécessaire pour suivre des études supérieures ne cesse d’augmenter, selon une étude rendue publique par l’UNEF lundi. Des étudiants témoignent.

Logement, alimentation, frais de scolarité… le budget nécessaire pour suivre des études supérieures ne cesse d’augmenter. Lundi 20 août, l’UNEF chiffrait même à +3,7 % la hausse du coût de la vie étudiante pour 2012-2013, soit presque le double de l’inflation. A la suite de l’appel à témoignages lancé sur lemonde.fr, de nombreux étudiants nous ont fait part de leurs galères financières : les sorties entre amis limitées, les plats de pâtes obligatoires en fin de mois, les loyers exhorbitants qui grèvent plus de la moitié des budgets… Récits.

*Etudier, un luxe, par Clémence, 21 ans, Manche,

Je viens d’obtenir ma licence d’anglais en Irlande, je vais commencer mon master 1 à l’IUFM. Pour faire cette année Erasmus, j’ai travaillé comme femme de ménage au Crous l’année précédente en parallèle à mes études et chaque été, je travaille. Mes parents, instituteurs, m’ont toujours aidé comme ils pouvaient mais le coût de la vie augmentant, ayant un frère et une soeur et n’étant qu’à l’échelon 0 pour les bourses du Crous, il a fallu que je trouve des solutions. Je ne compte pas les nuits passées à faire des insomnies et des crises d’angoisses en pensant à mon avenir financier incertain. Quel stress…

*Pas le temps pour un job, par Mounir, 20 ans, Nancy,

Je débute ma troisième année de médecine en septembre et j’appréhende la rentrée. Payer les notes de cours, la carte du bus et les ouvrages de référence hors de prix devient difficile quand le loyer accapare déjà la moitié du budget. On se débrouille alors comme on peut : livres d’occasion, impression des diapositives de cours en groupe et colocation. J’ai la chance d’avoir des parents qui me prennent encore en charge et je ne pense pas pouvoir trouver le temps d’avoir un job en plus de mes études de médecine. C’est le budget sorties qui est systématiquement sacrifié quand les fins de mois s’annoncent difficiles, au risque de saturer. L’argent, c’est une source de stress qui vient s’ajouter à celui des études….

L’argent n’est pas qu’une source de stress, elle est aussi une source d’angoisse violente. J’en veux pour preuve ce père qui, très récemment, semble avoir mis fin à ses jours après ôté la vie à ses enfants comme à sa compagne.

L’argent est le truc qui, chaque jour, nous fait bouger dans un sens ou dans un autre. Dans une sorte de mouvement perpétuel où l’insécurité sociale, professionnelle ou économique, nous fait craindre de ne pouvoir régler nos factures ou, plus simplement assumer le quotidien.

Il en va ainsi de ses parents comme de ces enfants pour lesquels l’argent est une source d#angoisse quant il s’agit d’envisager des études et, surtout de les financer.

Le modèle européen est-il entrain de devenir le modèle américain où pour poursuivre vos études, il vous faut vous endetter pour 20 ans? Les états sont-ils entrain de se défausser de leur devoir social légendaire et républicain, qui est de financer les études de nos chères têtes blondes? Que de stress toxiques en perspective.

Source → www.lemonde.fr

Frédéric Arminot

Confiance en soi – Des conseils pour ne pas perdre confiance en soi

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Confiance en soi – Des conseils pour ne pas perdre confiance en soi

Vaste sujet que celui de la confiance en soi et, partant, de l’affirmation de soi. Comment faire pour avoir ou retrouver confiance en soi? Grande question et grand sujet d’autant plus important que l’inverse induit forces angoisses, anxiété sociale et autre angoisse de performance.

Le présent article lié à la confiance en soi, et « pêché » sur la toile, nous explique combien développer une pensée positive, écouter vos interlocuteurs, vous adapter. En bref, rendre fluide et compréhensible votre communication et, enfin, être pugnace. Autant de facteurs qui permettent de capitaliser des comportements favorables à l’estime de soi, à la confiance en soi.

Tout à fait d’accord à ceci près que ce n’est pas nécessairement facile. Je vais donc essayer de reprendre ces arguments et de les étayer.

Confiance en soi - Des moyens pragmatiques

La confiance en soi – Pas si facile!

Avoir une ou des pensées positives. Chouette idée! Mais, il y a un problème. Cette façon d’essayer de se convaincre en ayant des idées positives pour avoir confiance en soi repose sur un comportement constructif.

Les personnes qui souffrent d’une absence de confiance en soi, c’est à dire qui envisagent de prendre des risques, même mesurés, et ce faisant de s’affirmer, aimeraient avoir des idées positives mais… n’y arrivent pas.

Ce n’est pas qu’elles ne le veulent pas mais qu’elles ne les peuvent pas. Comme si leurs idées positives étaient inhibées. Et pour cause! Elles font l’objet d’un blocage émotionnel qui les empêchent, justement, d’avoir confiance en soi, donc en leurs convictions et décisions.

Confiance en soi – Comment faire

Ecouter ses interlocuteurs, il est vrai que c’est toujours mieux que de seulement les entendre. Ecouter, cela signifie prendre acte de ce que nos interlocuteurs nous disent et, ainsi, exploiter positivement ce que l’on a compris, puis reformuler afin que tout le monde soit bien d’accord. Mais, second problème, est qu’il est nécessaire que la ou les personnes qui écoutent les personnes avec lesquelles elles parlent ne soient pas victimes de stress.

Cela signifie qu’elles n’aient pas peur de mal faire ou de mal dire. Alors, oui, pour avoir confiance en soi, encore faut-il avoir une personnalité qui ait appris à se forger une force qui permette de s’affirmer dans un groupe, une conversation, ou dans n’importe quelle relation. Écouter, ou plutôt, savoir écouter, est une force qui traduit une confiance en soi certaine. Pas nécessairement l’inverse.

Il en va de même en ce qui concerne la capacité d’une personne à s’adapter. Ceci induit que vous ne ressentez aucune angoisse à l’idée des inter actions avec les autres. Cela signifie que vous n’ayez pas peur de ne pas savoir dire, ou de ne pas savoir faire. Cela signifie aussi que vous ne faites, ni ne ressentez, aucune comparaison entre les autres et vous. Qu’en conséquence, en toutes situations, vous restez dans la confiance en soi dans la mesure où vous prenez acte des objectifs des uns comme des autres, comme de vos propres objectifs.

Dès lors, que vous n’hésitez pas à construire une harmonie entre les besoins des autres et les vôtres. De fait, que si une décision est prise à l’unanimité, vous l’acceptez et ne concevez aucune frustration, rancœur ou ressentiment. Pas si facile, n’est-ce-pas?

Confiance en soi – Extension de la lutte

En fin, être pugnace ou, comme le suggère l’article de « Dynamique Mag » c’est avoir confiance en soi suivant les propos et comportements de Kayne West. Cela signifie, d’après cet artiste, ne pas se plaindre, avancer malgré les embûches, chercher des solutions plus que de rester ancré dans le problème, ou d’invoquer ce dernier comme motif à une absence de progression. Ce monsieur a tout à fait raison.

Ce qu’il dit pourtant, c’est que la confiance en soi est, en même temps, un état d’esprit, et une envie forte et renouvelée d’y arriver. L’un comme l’autre, s’ils portent leurs fruits, peuvent effectivement donner confiance en soi.

Quand on connaît la réussite artistique de Monsieur West, on peut comprendre que cela ait fonctionné pour lui. Encore faut-il, avec le temps, avoir suffisamment confiance en soi pour rencontrer les bonnes personnes. Être aux bons endroits au bon moment. Et çà, à ma connaissance, cela se travaille et n’est pas offert à tout le monde. On peut travailler beaucoup, et cultiver sa confiance en soi. Et, pour autant, ne pas avoir une réussite à la hauteur de son investissement

En conséquence, ce que d’aucun qualifierait d’échec, ce qui est un frein à la confiance en soi, pourrait être une réussite. En effet, ce qui a échoué peut vous permettre de mieux vous connaître. De mieux appréhender vos limites et, partant, le début du respect de vous même. Par exemple, pour avoir confiance en soi, donc réussir, faut-il nécessairement s’exposer, soi et son intimité, sur la toile et dans les médias?

Source

Frédéric Arminot

Stress au travail – La France championne du stress

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Stress au travail – La France championne du stress

La France est handicapée par un niveau de stress particulièrement élevé. Parmi les 27 pays de l’Union européenne, seules la Grèce et Chypre font apparaître des taux de stress plus élevés.

Une particularité de notre pays est donc la mauvaise qualité, des conditions de travail, qui s’observe autant sur le plan physique que psychique.

On sait que le manque de reconnaissance est l’un des facteurs de stress les plus significatifs. Or, 30 % des Français déclarent que ce qu’ils font (pas forcément uniquement au travail) n’est pas reconnu par les autres, un niveau très supérieur à la moyenne européenne (22 %) et qui n’est dépassé, là encore, que par la Grèce et Chypre.

La problématique du stress est donc particulièrement ancrée en France.

Un autre facteur de stress réside dans la difficulté à concilier vie professionnelle et vie personnelle : 57 % des Européens déclarent connaître le stress du fait de cette difficulté.

En matière d’état de fatigue, la France (59 %) se situe à un niveau légèrement plus haut que la moyenne européenne. De même, 53 % des Européens (56 % des Français) déclarent qu’il leur arrive souvent de rentrer de leur travail dans un état de fatigue qui ne leur permet pas d’assurer toutes leurs tâches domestiques.

Le stress au travail en France

Stress au travail – Quelles conditions de travail favorisent le stress

Encore une fois, la France se distingue par son incapacité à gérer les inter actions sociales et humaines de façon adaptée.

Il n’est donc plus besoin de chercher pourquoi ce pays détient aussi le record mondial de consommations de médicaments – 3,5 millions-, et plus particulièrement, des anxiolytiques, des anti dépresseurs, des somnifères et des neuroleptiques.

En matière de stress et de risques psycho sociaux, la France a encore beaucoup de chemin à parcourir. La route est longue, très longue, et il y a fort à craindre que l’accroissement des sens giratoires rendent encore plus long et difficile ce cheminement vers l’objectif de salariés contents d’aller bosser parce que sans peurs et sans… reproches.

Il est bien dommage que sous le prétexte du salariat ou de la rémunération, sous quelle que forme que ce soit, la reconnaissance sociale, humaine, soit occultée. En effet, ce n’est pas parce que quelqu’un perçoit un salaire pour un travail donné, qu’il faille se contenter de penser que ce doit être l’unique récompense. Un peu comme si dans une relation de couple, l’un et l’autre n’exprimait jamais d’amour à l’autre, sous le prétexte que ce même couple partage les obligations et se soutient mutuellement pour assurer la logistique quotidienne.

Dire à quelqu’un combien on apprécie son travail, ses méthodes, sa ponctualité, son ouverture, sa créativité, est tout aussi important que de ne pas mégoter sur son salaire ou ses émoluments.

Dans le cas contraire « on » risque d’avoir des salariés stressés, mal à l’air, inquiets, voire angoissés ou anxieux. Et ces symptômes de stress nuisent à la production.

Exprimer de la reconnaissance à ses collaborateurs ou collaboratrices n’est-il pas est un excellent investissement, voire le meilleur?

Stress au travail, ce qu’en dit le journal « Le Monde » → www.lemonde.fr

Frédéric Arminot

Vaincre la peur – 5 stratégies pour vaincre la peur et l’anxiété

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Vaincre la peur – 5 stratégies pour vaincre la peur et l’anxiété

Stratégies pour vaincre la peur

Vaincre la peur grâce à 5 stratégies

Voici 5 stratégies faciles à mettre en oeuvre, qui vous permettront de réduire votre stress au quotidien.

Nous avons tous peur! Peur de l’autre, peur de choses ou d’évènements que nous ne pouvons pas contrôler. peur de ne pas être à la hauteur. Peur de nous…

Il existe des méthodes, parfois critiquables, pour vaincre la peur. Dans cet article, il nous en est proposé quelques unes que je vais me faire un plaisir de critiquer au sens de la critique constructive.

En matière de solutions pour vaincre la peur,il existe bien des solutions! Quoique… Voyons de quoi il retourne.

L’auteur fait allusion à une technique qui est celle d’imaginer le pire pour vaincre la peur. C’est une technique fort intéressante que j’utilise effectivement mais qui s’inscrit dans une démarche à la fois stratégique et brève. Je ne suis pas convaincu qu’elle puisse se satisfaire à elle même pour vaincre la peur. En effet, dans l’article concerné, il est fait allusion à un environnement professionnel qui justifie le pire par rapport à une décision à prendre. En l’espèce, il s’agit donc de faire un choix tout en essayant de se rassurer.

Ensuite, nous sommes invités à collecter toutes les informations relatives à un problème donné pour en être émotionnellement désinvesti. Je comprends ce point de vue, à ceci près qu’il me semble poser un problème. Bien qu’émotionnellement objective, cette façon d’identifier les freins et les ressources risquent, malgré tout, de vous faire passer à côté d’un élément important. Pourquoi?

Tout simplement par ce que vos émotions, que vous le vouliez ou non, vont paramétrer vos réactions (acceptation ou refus quant à l’intérêt d’un information).

Par exemple, vous risquez de minimiser ou d’aggraver un élément d’appréciation ce qui va modifier votre recensement quant à ce qui pose problème et, de fait, obérer votre façon de vaincre la peur.

Mais, je ne peux que vous suggérer d’essayer cette méthode.

Identifier les solutions une fois le problème posé induit le même problème que précédemment. En tous cas pour agir de sorte à vaincre la peur puisque c’est ce qui nous occupe. L’objectivité, même si, je vous le concède, subjectivité et objectivité sont, somme toute, relatifs. Par contre, la question que je trouve très intéressante quant aux façons de vaincre la peur est celle qui fait que l’on essaye de préciser le problème. Un problème finement contextualisé est le premier pas vers la solution, voire le plus grand pas!

Quand à la loi de la probabilité, je veux bien que, scientifiquement, cela soit appréciable. Pourtant, je ne peux pas m’empêcher de penser que cela constitue un biais subjectif, donc émotionnel. Effectivement, c’est en fonction de la vision que vous avez de la probabilité de changer un problème en solution, et donc de la façon émotionnelle dont vous allez percevoir ce changement, que vous apprécierez la probabilité positive du changement. En clair, c’est en fonction de l’émotion que suscite cette probabilité que vous ferez ou non ce changement. Donc, ce serait un biais subjectif dans votre façon de vaincre la peur.

Le seuil de déclenchement est un out intéressant qui nécessite de prendre un risque. Evaluer à partir de quand et de quelle façon, sur la foi de votre appréciation d’un certain nombre d’éléments issus du problème, ce qui va vous permettre de prendre une décision. Mais, seul l’avenir vous dira si vous avez eu raison ou tort. Des l’intervalle, il vous faudra, éventuellement, gérer votre peur après avoir essayer de vaincre la peur qui vous étreignait.

Source

Frédéric Arminot

Open space – Quand l’open space rend les salariés malades

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Open space – Quand cet espace de travail rend les salariés malades

Si les entreprises gagnent de l’espace en logeant leurs salariés dans des open space, elles les rendent aussi malheureux, malades et peu productif……

J’ai connu les open space il y a longtemps, quand j’étais salarié. J’ai toujours été effaré des inter actions toxiques que cela générait. Effaré aussi de cette absence d’intimité dans le travail, et cette façon de tasser les salariés pour des questions économiques.

Je trouve que les open space devraient être proscrits comme la bêtise humaine ou la méchanceté. Je connais beaucoup de gens qui travaillent en open space et en sont malades. Malades autant psychiquement que psychiquement.

Je vais essayer de vous expliquer pourquoi et comment.

Open space et arrêts de travail

Quand les open space rendent les salariés plus malades

Dans cet article sont différenciés les types d’espaces de travail, différenciés en termes de nombre de personnes occupant ces mêmes open space.

Ensuite, l’étude fait un rapprochement entre open space, nombre de salariés par plateau et… arrêts de maladie. Un rapprochement est donc fait entre le type d’open space et ses conséquences médico sociales et ou professionnelles.

Et nous voilà informés que le nombre de jours d’arrêts de maladie est de 8 jours pour 4,9 jours dans des conditions de bureaux plus conventionnelles.

Ensuite, il est fait une allusion très clair à un facteur de stress, le… bruit! Cet sorte de brouhaha incessant qui existe sur les open space. Une sorte de vibration permanente. Et ce bruit est facteur de stress qui nuit à la concentration et aux performances des salariés. En l’écrivant, ce me semble d’une grande évidence. Mais je pense que ce n’est pas le problème des gens qui, de leur bureau, font le choix économique. Peu leur importe que leurs subordonnés travaillent dans de telles conditions. Y sont pas ces, eux!

Open Space – Des facteurs aggravants

Enfin, de tels facteurs, stress, absence de production, absentéisme, bruit, maladies, arrêts maladies, couteraient 1% de la masse salariale d’une entreprise. Autant écrire pas grand chose.

Sans doute ce chiffre est-il si faible qu’il peut être ignoré au point de ne nullement justifier un changement de conditions de travail.

Il y a un autre facteur que n’évoque pas cette étude. C’est l’aggravation de symptômes d’anxiété et, plus précisément d’anxiété sociale. En fait, beaucoup de gens souffrent de différentes phobies dont la phobie sociale. Or, sur des open space, les inter actions professionnelles sont inévitables, en plus de faire courir le risque de conflits inter personnels liés au bruit par exemple ou aux comportements des uns ou des autres.

L’open space est donc un facteur aggravant pour ces salariés qui ont bien besoin de travailler pour vivre au prix de leur équilibre émotionnel. Sachant que ce type d’environnement professionnel les confronte, parfois violemment, à leur problème phobique. Qu’enfin la médecine du travail ne pourra pas faire grand chose pour eux au risque de les voir déclarés inaptes. Ils sont donc dans l’obligation de contrôler plus encore quelque chose qu’ils ne contrôlent pas.

Je n’ai jamais été favorable aux open space…

Ce que pense TopSanté des open space → www.topsante.com

Frédéric Arminot

Anxiété – Dépression – 12 photos les représentent

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Anxiété – Dépression – 12 photos représentent les sensations de dépression et d’anxiété

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12 photos représentent la dépression puis l’anxiété

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

12 photographies représentant les sensations de depression et d’anxiété

On aime ou non n’aime pas. Ces représentations photographiques représentants les sensations de dépression feront écho chez vous à des émotions qui vous sont propres.

Comme l’anxiété est souvent la soeur de la dépression, ou l’inverse, chacun ira de ses émotions à la vue de ces photos. J’ai quand même pris le soin de les regarder ces photos. Ce qui, au regard de mes activités à propos de l’angoisse, de l’anxiété et des phobies, me semblait être un minimum.

Honnêtement, j’ai trouvé çà, comment dire,… difficile. Il est certain que chacun d’entre nous a sa ou ses représentations de tout ce qui concerne angoisse, anxiété, phobie. Entre le sentiment d’oppression de la cage thoracique, l’impression d’avoir la tête prise dans un étau, ou encore d’être prisonnier, ou prisonnière, de son problème, les représentations imagées de votre problème sont aussi différentes que chacun d’entre vous est unique.

Pour autant, je n’ai pas pu m’empêcher de ressentir un sentiment de malaise en regardant ces photos.En cela, je pense que le but est atteint! Pourtant, je trouve que certaines ne sont pas représentatives de ce que je sais que vous ressentez en cas d’angoisse, voire d’anxiété.

Je sais que nos vision du monde respective est fondée sur nos personnalités. Et dans cette construction échafaudée au cours des 6 à 7 premières années de notre vie, les couleurs comme les formes, et les relations aux objets, donc au sentiment de plaisir ou de douleur sont actées.

Les miennes sont si personnelles que je ne saurais préciser ce qui me met mal à l’aise. J’ai simplement une impression de malaise en regardant ces images. J’en conçois un certain mal être, même après avoir pris le temps de les regarder une première fois, et en ayant repris le temps de les visionner plusieurs fois depuis.

je crois savoir que, pour les professionnels, le noir n’est pas une couleur. Pour moi, c’en est une et qui n’a pas nécessairement à voir avec le vide, la noirceur au sens de la douleur. Le noir est pour moi une couleur profonde voire magique, extra ordinaire qui nous offre l’occasion de l’exploiter de façon assez créative.

Chacun d’entre vous se fera son idée. J’ai la mienne et l’ai partagé avec vous. Pour regarder ces photos liées à l’anxiété et vous faire votre idée, je vous invite à cliquer sur le lien ci-dessous.

Pour regarder ces photos, cliquez sur le lien suivant → lemag.therapeutes.com

Frédéric Arminot

Mediator et préjudice d’anxiété – Y a t’il préjudice?

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Mediator et préjudice d’anxiété – Des malades réclament justice

Les patients qui ont consommé du Mediator ont-ils subi un préjudice d’anxiété? Quarante-cinq d’entre eux qui n’ont pas développé de troubles cardiaques demandent ce jeudi devant la justice à Servier des indemnités pour leur « peur de tomber malade ».

L’appât du gain, tout comme l’ivresse du pouvoir, a toujours poussé les hommes à commettre des actes qui ne sont jamais sans conséquences.

Mediator et anxiété

Prescription de Mediator et préjudice d’anxiété

La difficulté réside le plus souvent dans une communication biaisée par ces deux besoins obsessionnels que sont l’argent et le pouvoir. Le plus « amusant » étant que la peur de ne pas obtenir au moins l’un de ces deux éléments est facteur d’anxiété.

Du coup, les intéressés se protègent en faisant du mal aux autres, lesquels sont aussi victimes d’anxiété parce qu’ils sont victimes des inconséquences des premiers.

Enfin, sous le prétexte d’une autorité morale, sociale ou professionnelle, les gens arrivent à avaler des couleuvres au point, ensuite, de se plaindre d’avoir été manipulés ce qui avive leur anxiété.

L’histoire du Mediator des Laboratoires Servier est un dramatique et bel exemple de ce que les gens sont capables de faire ou de croire sous le prétexte que les gens qui leur « prescrivent » idées et médicaments sont représentatifs de la société.

Encore une fois, François Mitterand avait raison: « Plus c’est gros, plus çà passe »… Alors, que faire en pareille situation?

Il me semble être évident qu’en pareille situation, et avant même de donner suite à une prescription de médicament aussi particulier que le Mediator, il serait opportun de consulter plusieurs professionnels, qu’ils travaillent en cabinet de ville ou en secteur hospitalier. Pourquoi? Tout simplement pour recouper les informations et démêler le vrai du faux, l’information de qualité et l’information de base dûment relayée à force de visiteurs médicaux.

Dussé-je me faire des ennemis, ce n’est pas parce-que quelqu’un a un diplôme qu’il est réellement compétent et saura diagnostiqué la réalité de votre problème, lequel justifierait la prescription de Mediator. Je n’ai de cesse de répéter que, quelle que soit la confiance et le respect – social – que vous ayez pour tel ou te(le) praticien, il est important de se renseigner avant d’accepter, si ce n’est tout et n’importe quoi, de prendre un médicament.

N’oubliez jamais que les laboratoires pharmaceutiques sont une industrie. Il y est donc question de volumes d’argent, d’investissements et d’emplois… colossaux! Les médicaments ne sont jamais sans effets secondaires et il convient d’informer votre médecin traitant de tout effet que vous ayez décelé chez vous, et à plus forte raison quand vous souffrez des effets du médicament.

Demander réparation pour un préjudice d’anxiété, ce qui laisse entendre qu’il n’est pas encore présent mais que vous craignez d’en être victime se comprend. Mais pourquoi ne pas avoir agi avant, comme je vous le suggère. Comme me disait une commerçante d’un marché local alors qu’elle revenait de vacances pendant que tous les autres avaient repris depuis bien longtemps: « A quoi cela me servirait-il d’être la plus riche du cimetière? ».

Demander des indemnités pour réparation d’un préjudice d’anxiété est, à mon sens, légitime. Cela l’est encore plus quand vous savez que vous avez tout fait en amont pour accréditer l’objectivité et le bien fondé de la prescription médicamenteuse initiale. Alors, c’est vrai. A qui peut-on faire confiance? A priori, à tout le monde crédité d’avis favorables. Mais, pensez à les trouver avant. Parce que après, il sera trop tard.

Mais voyons ce qu’en disent les journalistes dans le document ci-dessous.

Mediator et préjudice d’anxiété – Des malades réclament justice → www.lexpress.fr

Frédéric Arminot

Stress – Comment mieux gérer le stress en prison

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Stress – Comment mieux gérer le stress en prison – Le Programme SMART ou la pratique du yoga en prison

L’univers carcéral est un milieu extrêmement angoissant : le programme Prison Smart a pour but d’aider détenus et personnels pénitentiaires du monde entier à mieux gérer leur stress par la pratique du yoga.

Ah, voilà un projet et une réalité intéressants. A ceci près, que ce la ne se passe pas en France…

J’ai souvenir d’un projet du même acabit qui avait été monté il y a des années et qui avait pour vocation à préparer la sortie de prison de détenus toxicomanes. Le projet a été abandonné alors qu’il donnait d’excellents résultats.

Fondé sur une approche comportementale, de relation à soi, aux, autres, et aux émotions, il avait pour but non seulement de favoriser la prise en compte de la dépendance mais aussi d’aider les futurs ex détenus à prendre acte de leur dépendance et à agir de façon responsable à ce propos.

Yoga en prison pour gérer le stress

Yoga en prison pour gérer le stress et l’anxiété

La méditation comme le yoga, ou toute activité qui permet de favoriser gestion du stress et traitement de l’anxiété sont à promouvoir. Malheureusement, il y aura toujours des esprits grincheux et rétrogrades pour faire valoir que ce type de projet est inadmissible au motif qu’un centre de détention n’est pas un spa ou un centre de bien être.

Ce n’est pas faux mais n’est-ce pas une excellente proposition que de permettre à des hommes et des femmes de se prémunir de toute anxiété en milieu fermé, dans un milieu où vous n’existez plus, puisque totalement asservi? N’est-ce pas une excellente idée de permettre à des êtres humains de reprendre acte d’eux mêmes et, de facto, de favoriser la « paix sociale » en milieu carcéral et, partant, de minimiser l’insécurité en prison.

D’ailleurs, comme je vous trouve que, parfois, la vie en société est une vie sous surveillance et en semi liberté qui favorise l’agressivité, ne devrions nous pas rendre le yoga obligatoire d’une façon générale?

Je plaisante. Quoique… Comme la vie dans notre société s’apparente parfois a une détention libre sous surveillance, peut-être serait-il envisageable de favoriser la mise en place d’un tel programme dans les écoles, les collèges, les lycées et dans le monde du travail. Je suis certain que cela participerait à fluidifier les inter relations sociales. Encore faudrait-il que certaines personnes qui détiennent le pouvoir économique, social, politique, n’y voient pas un risque pour elles? Un peu comme ces gens qui ne supportent pas que les détenus aient des loisirs ou la télévision. D’ailleurs, on laissait faire ces derniers, il y a de fortes chances pour que l’on en revienne aux conditions de détention du type Fort de Cayenne…

Enfin, moi j’écris çà, j’écris rien.

Découvrez le Programme SMART, le yoga en prison → tempsreel.nouvelobs.com

Frédéric Arminot

Anxiété – Un jeu anti stress pour réduire l’anxiété

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Anxiété – Un jeu anti stress pour réduire l’anxiété

Des chercheurs américains ont inventé un jeu basé sur l’identification de formes distinctes qui permet au joueur de réduire son anxiété. Des applications de ce jeu antistress, avec un accès en ligne ou mobile, sont envisagées.

Comme quoi l’anxiété est un vrai problème dans notre société. Le « truc » que je trouve effarant, c’est ce besoin de créer des jeux – des « je » – pour aider les personnes en souffrance.

J’ai parfois l’impression qu’il est toujours question d’aider les gens d’une façon déviée comme s’il était trop dur de les confronter à la réalité de leurs problèmes et, partant, de les inviter à le traiter de façon responsable. D’où le jeu, comme s’il s’agissait de rendre gaie une réalité douloureuse.

Un jeu anti stress pour réduire l'anxiété

Dans le même temps, n’oublions pas combien les jeux sont facteurs de stress et d’anxiété puisqu’il est toujours question de… gagner!

Avant toute chose, essayons de préciser ce que sont l’anxiété et le stress.

Comme vous le savez, vous trouverez dans ce blog, un somme d’articles qui je l’espère, vous éclaireront sur la définition du stress, et la définition de l’anxiété. Afin que les choses soient plus claires, je vais vous donner des précisions rapides tant à propos de l’un qu’à propos de l’autre.

Le stress est le fruit d’une succession d’émotions liées à des situations qui nous tendent. cela signifie que vous accumulez des émotions et que vous ne les évacuez pas, physiquement ou psychiquement, conformément à votre besoin pour retrouver l’équilibre. C’est ce que l’on appelle la spirale de la pression. Il y a autant de risques, voire de risques mortels, à être trop stressé ou insuffisamment stressé.

L’anxiété est la conséquence du stress. cela signifie une difficulté croissante à répondre aux stimules afférents à tous les domaines de votre vie. Partant, vous accumulez des émotions et leurs conséquences psycho physiques et, si vous ne les traitez pas de façon progressive, vous allez avoir de plus en plus de difficulté à gérer le stress. Cela signifie avoir de plus en plus de mal à respecter vos limites. Vous allez rentrer dans des peurs projectives, ou aurez peur par anticipation, avec la crainte récurrente de ne pas être à la hauteur, donc… d’échouer.

Le problème de l’anxiété repose donc sur la difficulté à identifier les sources de stress et, partant, à exprimer votre limite à ce propos en ayant une hygiène de vie adaptée à votre besoin. La seconde difficulté réside, elle, sur la pression sociale, affective, économique, à laquelle vous pouvez être confronté. L’homme est ainsi fait qu’il n’a de cesse de s’obliger à accomplir tel ou tel acte afin d’en obtenir une récompense, une approbation.

L’idée serait donc de prendre acte de vous, de votre environnement, de vos propres limites et, partant, de prendre soin de vous. Peut-être ce jeu vous aidera t’il à réduire votre stress, à traiter l’anxiété.

Le Programme ARtUS - Angoisse - Anxiété - Phobie - Toc

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Frédéric Arminot

Anxiété – Stress – Se soigner avec les plantes

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Anxiété – Stress – Hyperactivité… Se soigner avec les plantes

Anxiété - Se soigner avec les plantes

Et si les plantes pouvaient nous aider à moins prendre de médicaments ? C’est ce que défend le docteur Laurent Chevallier dans son dernier ouvrage Moins de médicaments, plus de plantes. Pour lui, plus de doutes, faire confiance au pouvoir thérapeutique de la nature permet de réduire l’option médicaments, dont les…

Cet article pourrait être une réponse au précédent. Le premier vend l’idée des benzodiazépines, celui-là des méthodes naturelles.

Honnêtement, je ne suis compétent ni dans l’un ni dans l’autre. Alors, c’est bien volontiers que je vous invite à vous faire votre idée, à exercer votre libre arbitre si vous souffrez de stress ou d’anxiété.

Si l’un ou l’autre ne constitue pas une réponse qui vous convienne, vous pouvez toujours me contacter pour bénéficier d’un diagnostic gratuit en cliquant sur ce lien:

J’ai toujours entendu parler des plantes pour soigner l’anxiété ou d’autres maux. J’en ai toujours entendu parler de deux façons. La première qui consiste à dire que c’est le seul moyen que la nature nous ait offert et que ce moyen est naturel contre l’anxiété. Ce n’est pas faux.

La seconde façon consiste à dire et à répéter que cela est insuffisant pour soigner les maladies « modernes » comme l’anxiété que notre monde se crée depuis des années. Il n’y a qu’à se référer à l’évolution des pathologies au fil des siècles pour s’en rendre compte, et à l’impact pathologique quand le monde civilisé rencontre le monde dit « sauvage ».

S’il est vrai que les médicaments ne sont jamais sans effets secondaires, il n’y a qu’à se référer aux notices dans les boites, nous sommes en droit de nous poser des questions quant aux réels bienfaits de cette façon de soigner anxiété ou stress, celle qui consiste à créer des substances synthétiques en lieu et place de ce que la nature nous offre.

Il y a d’un côté le combat mené par celles et ceux qui ne jure que par les soins naturels. J’ai en mémoire un ami de longue date qui n’a de cesse de me « vendre » un extrait de je ne sais plus quel fruit pour soigner son anxiété. Cela n’empêche pas mon ami d’être pré occupé et stressé, voire de tomber malade très fréquemment (je m’interroge d’ailleurs sur la relation entre son anxiété et ses « pathologies »).

Mais j’ai aussi en mémoire le fait que, lorsque je suis tendu, ce qui est une composante de mon anxiété potentielle, et que j’ai mal à la tête, je me jette sans vergogne sur le comprimé ad hoc pour mettre fin aux conséquences de l’anxiété et du stress qui m’agressent.

Alors, qui a raison, qui a tort. Qu’est-ce qui est bon, qu’est-ce qui est mauvais. Pour être très honnête, je n’en sais absolument rien. Ce que par contre je pense, c’est que chacun(e) est invité(e) à suivre ce que sa conscience lui dicte et à y trouver ce qu’il ou elle y cherche.

Dans tous les cas, tôt ou tard, la nature reprendra ses droits et il n’y a pas de quoi en concevoir de l’angoisse.

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Frédéric Arminot

Burn out – Epuisement émotionnel et mal du siècle

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Burn out – L’épuisement émotionnel est-il le nouveau mal du siècle

Une « épidémie ». Le docteur Baumann, médecin généraliste à Paris, a eu le temps de constater, en seize ans de travail sur la question, la progression du nombre de cas de burn out parmi ses patients. Aujourd’hui, il tire la sonnette d’alarme.

Comment en faire toujours plus pour souffrir plus. Peur, angoisse, anxiété. Le monde du travail est LE lieu au sein duquel se cristallise toutes les émotions mal négociées.

Peur de ne pas y arriver. Peur de ne pas être à la hauteur. Peur d’être licencié. Peur de ne plus avoir d’argent. Peur de tout un ats de choses que l’on essaie de contrôler, jusqu’à l’épuisement, jusqu’au burn out.

J’ai toujours dit que le stress au travail et, partant, son ami le burnout était savamment entretenu par un certain nombre de gens à leur profit.

Le coût social, économique, affectif, etc. du stress et de sa conséquence, le burnout, est effarant. Beaucoup de gens s’en moquent partant de l’idée qu’il y a un prix à toute chose, celui de la réussite.

Un mal du siècle - Le burn out

Burn out – Je me souviens…

Ainsi, je me souviens d’une femme, la quarantaine. Quand je l’ai rencontré, elle était pâle comme un linge. Elle semblait épuisée. J’ai pensé qu’elle souffrait de dépression. Je n’étais pas loin de cela, mais il s’agissait plutôt d’un burn out.

Elle m’explique qu’elle travaille depuis plus de 15 ans dans une administration. Elle occupe des fonctions importantes et a toujours eu à coeur d’accomplir sa tâche avec célérité, honnêteté et implication. Elle s’est d’ailleurs tellement impliquée que, une fois n’est pas coutume, elle y a laissé sa santé.

Pendant des années, elle a gravi les échelons au point de devenir une personne ressource incontournable au sein de son administration. Elle mettait un point d’honneur à être informée de tout ce qui pouvait se dire ou se faire dans le cadre de ses fonctions. Elle avait à coeur de toujours apporter les meilleures réponses qui puissent aider ses collaboratrices et collaborateurs à donner le meilleur d’eux mêmes, au profit des administrés.

Pour des raisons politiques, il était fréquent que, plus ou moins régulièrement, les têtes de pont changent, soient mutés, au titre d’une promotion ou d’une sanction (cela relève des mystères de l’administration).

Elle toujours essayé de s’adapter mais, confusément, s’est bien rendue compte que cela n’était pas sans conséquences sur son équilibre émotionnel. Insidieusement, le burn out s’est installé. Cette personne ne faisait que peu cas de son état de fatigue toute dévouée qu’elle était à son service, à son employeur.

Il y a de fortes présomptions pour que cette fonctionnaire ait été en recherche d’approbation. Pour autant, sa bonne volonté ne saurait être mise en cause. Profitant, de façon délibérée ou non, des ses compétences comme de son dévouement, bien des chefs de département ont loué, usé et abusé de sa présence comme de ses compétences.

Toujours disponible, toujours souriante, ne faisant que peu de ses angoisses nocturnes et encore moins de ses angoisse matinale, cette femme s’est donnée – j’écrirais bien offerte – jusqu’au burn out. Un matin, alors qu’elle se préparait pour partir travailler, elle s’est effondrée, tant physiquement que psychiquement.

Ce burn out qu’elle ressentait confusément a fini par lui sauter au visage, à tel point  qu’elle n’est, jusqu’à aujourd’hui, pas retourner travailler. C’est après bien des visites chez des psychiatres, après bien des prescriptions médicamenteuses que, de guerre lasse, elle me demande son aide pour éliminer son burn out et, surtout, pour l’aider à retrouver confiance et foi en elle.

Cette re construction prendra des mois. Aujourd’hui cette femme va beaucoup mieux mais le traumatisme généré par son burn out est toujours présent. Il lui faudra sans doute des mois ou des années avant de retrouver un équilibre satisfaisant bien qu’elle ait repris pied dans sa vie et qu’elle en soit devenue une actrice bien plus consciente.

Le Programme ARtUS - Angoisse - Anxiété - Phobie - Toc

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Frédéric Arminot

Anxiété – Pourquoi faut-il accepter l’anxiété

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Anxiété – Selon Jon Kabat-Zinn, Professeur de médecine à Boston, il faut accepter l’anxiété – Ah…

Anxiété - Il faut l'accepter

Ce professeur de médecine à Boston place la méditation au centre de ses thérapies. En exclusivité, il livre les secrets d’une sérénité accessible à l’homme occidental.

« J’ai mis au point mon programme de réduction du stress par la pleine conscience en 1979. Il a légèrement évolué depuis, puisqu’il se déroule désormais sur huit semaines, au lieu de dix initialement.

Je vois de nettes et rapides améliorations dans des maladies comme le trouble anxieux généralisé et la dépression, mais aussi dans les douleurs chroniques. L’effet sur le psoriasis, une maladie de peau d’origine mystérieuse, est spectaculaire. »

Ce que j’aime bien, c’est le côté ordre. Il faut! Comme faukon et yaka. Pourquoi accepter l’inacceptable? Pourquoi accepter de dépasser ses limites, pour se préserver de ses peurs, et ne plus être à même d’en supporter les conséquences?

Pourquoi faut-il que dans nos sociétés, nous soyons invités à nous dépasser nos propres limites au point que la méditation ait trouvé une place particulière. Celle d’élément régulateur incontournable au sens de certains.

Ce que j’aime bien c’est que l’homme se fait du mal, par choix (là je vais me faire des ennemis), pour finir par créer des outils qui vont permettre d’apaiser le stress ou l’anxiété mais sans résoudre ni l’un ni l’autre.

Parce que si l’anxiété n’existait pas, l’homme n’aurait pas créé la méditation pour contrôler ce problème. Un peu comme la religion. Par ce qu’effectivement, deux choses émergent:

  1. L’homme se crée des problèmes pour avoir le plaisir de créer des outils qui vont permettre de contrôler le problème mais pas de le résoudre…
  2. La méditation ne résout rien. Cela apaise en plus de faire « branché » (je l’ai pratiqué et, hormis de belles images, la solution méditative me contraint à utiliser la méditation
  3. Moralité: méditer, n’est-ce pas une contrainte supplémentaire dans un monde de… contraintes?

En plus, j’ai parfois l’impression qu’il y a des effets de mode. Etre ou ne pas être dans le mouvement. J’ai parfois l’impression que si, demain, quelqu’un qui s’y connaît en matière de mode de communication sait nous faire avaler des couleuvres et nous vend l’idée que tel ou tel comportement serait bon, nous agirions en conséquence.

Alors, oui, je m’inquiète de toutes ces solutions proposées et qui s’inscrivent dans une démarche spirituelle qui m’inquiète surtout en ces moments très troublés.

Je reconnais que ce Professeur de médecine a raison, sur le fond. Sur la forme c’est qu’il invite à faire pour traiter l’anxiété qui me pose problème. Bref, je suis un peu perdu. Alors, n’hésitez pas à laisser vos commentaires.

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Frédéric Arminot

Psychiatrie – Un algorithme prédit les psychoses

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Psychiatrie – Un algorithme prédirait les psychoses

Un programme d’analyse linguistique parvient à détecter les risques de développer une psychose.

Oh là là… Un programme d’analyses qui détectent les risques de psychose. Cela me fait penser au nain qui voulait détecter les comportements inadaptés chez les enfants dès leur 3é année.

Et pourquoi pas un logarithme qui calculerait la vitesse du vent dans les barreaux de nos chaises? Hein, je vous l’demande!

Ce genre de données prédictives me fait toujours réagir. Pour être honnête, çà me stress un maximum. Quand l’être humain veut, à tous prix, contrôler les données de la vie, et surtout celles des autres, je suis toujours angoissé.

Psychose et psychiatrie

Psychiatrie et psychose

Parce qu’à force de toujours vouloir contrôler, les comportements d’opposition sont valorisés. C’est comme la sécurité dans son ensemble. A force de réduire le champ des libertés individuelles, on encourage la revendication légitime de cette même liberté, et cela passe par des actes violents de revendication puisque, c’est bien connu, « il n’y  a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre ».

S’il était si facile de contrôler ses émotions, peu de gens auraient des problèmes. Or, notre société, notre système, est responsable des maux de nos concitoyens. Plus le temps passe, plus je suis effaré de constater combien les êtres humains sont durablement et violemment impactés par la crise économique qui sied au monde depuis le 15 septembre 2008.

La crise économique s’est installée comme un psychose. Un truc de fond, sournois et fourbe. Prédire les psychoses à l’aide d’un algorithme me semble aussi hasardeux que prévoir les risques dans une compagnie d’assurances. A ce titre, c’est la porte ouverte à tous les délires anti humains. C’est laisser les statistiques gouverner nos vies et je ne me résous pas à l’accepter.

La psychiatrie, pourtant fortement et durablement mise en cause par beaucoup des personnes qui me consultent, en acceptant de se référer à un tel objet d’évaluation statistiques, ne se fourvoie t’elle pas, une fois de plus? Cela me fait penser aux algorithmes des moteurs de recherches sur internet avec toutes les conséquences que l’on connaît quand aux résultats viciés qui nous ont offerts, et qui ne correspondent qu’à des résultats téléguidés sur la foi d’objectifs économiques.

Et si maintenant, la psychiatrie se prend pour Google, où va t’on? Je n’ose l’imaginer.

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Frédéric Arminot

Anxiété – Les benzodiazépines, une solution provisoire

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Anxiété – Utiles contre l’anxiété, les benzodiazépines restent une solution temporaire

Anxiété - Haute Autorité de la Santé

La HAS vient de réévaluer les benzodiazépines dans le traitement de l’anxiété et a décidé de maintenir un intérêt thérapeutique important pour ces produits.

Je m’en voudrais d’être cruel, ou agressif, mais les professionnels de la santé mentale n’ont pas attendu les recommandations de la HAS pour comprendre et informer que les benzodiazépines ne sont pas une solution sur le long terme en ças d’anxiété. Et pourtant.

La France peut s’énorgueillir d’héberger plus de 3.5 millions de pharmaco dépendants, nous n’en sommes pas moins informés des dangers encourus du fait de prescriptions médicamenteuses inadaptés.

Prendre un « calmant » pour apaiser la douleur est un comportement bien légitime. Il convient que cela ne soit pas la seule et unique réponse, à plus forte raison quand il s’git d’angoisse, de crise d’angoisse ou d’anxiété.

Il est de coutume de prescrire des médocs « en cas de besoin ». Essayons de ne pas traduire par « autant de fois que j’en ai envie, quand j’en ai envie ».

Si j’en crois les recommandations de la HAS, l’intérêt des benzodiazépines est maintenu. Je le comprends au sens émotionnel du terme, mais il conviendrait que cela ne soit pas la seule et unique réponse. A moins qu’il soit clair – transparent – que cela profite aux laboratoires?

Labo ou pas labo, il n’en demeure pas moins que les benzodiazépines génèrent une forte accoutumance. Pas plus tard qu’hier, j’ai conversé avec un patient qui prend jusqu’à 12 comprimés de Lexomil ®, lequel comprimé est du Bromazépam.

Quand l’on sait combien ce comprimé sécable (en 4) est prescrit et combien il est utilisé de par le monde depuis sa mise sur le marché par les Laboratoires Roche en 1970, et quelle est sa forte dépendance, je me pose des questions quant aux professionnels de santé qui prescrivent sans attention particulière.

Alors, c’est bien gentil de dire qu’il faut prescrire avec parcimonie mais j’aimerais que les personnes de la HAS qui recommandent de moins utiliser les benzo, participent à éduquer personnels soignants et malades de sorte à ce que soient bien compris les dangers liés au Bromazépam.

Peut-être les « gens » de la HAS pourraient-ils inviter soignants et soignés à plus consulter des professionnels de l’approche comportementale. A moins que cela n’angoisse les intéressés puisqu’ils prendraient un risque prescription d’une part et le contrôle prescription d’autre part. Un peu comme les intellectuels de l’Education Nationale qui pondent les programmes pédagogiques sans que je sois certain que, dans leur réflexion, ils aient pris acte des contraintes pédagogiques liées au développement de nos charmantes têtes blondes…

Mais bon, c’est une autre histoire.

Le Programme ARtUS - Angoisse - Anxiété - Phobie - Toc

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Frédéric Arminot

Stress au Festival du film de Saint-Jean-de-Luz – « Etre réalisateur, c’est bien plus stressant » dit Manu Payet

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Stress – « C’est bien plus stressant d’être réalisateur de film » dit Manu Payet

Manu Payet

L’humoriste, comédien et réalisateur est membre du jury de l’édition 2015. Interview

Je ne connais pas de métier qui ne soit pas stressant. Par définition, la vie est génétrarice de stress.

Le stress a autant de bon que de mauvais. Le problème en soi n’est pas d’être stressé c’est de l’être de façon équilibrée. Le stress participe a nous inscrire dans une dynamique. Trop de stress est morteL Pas assez de stress l’est tout autant.

Dans l’exemple de Manu Payet, le stress induit par l’activité de réalisateur est lié aux énormes responsabilités du réalisateur (trice). Comme quoi, c’est bien la preuve que les plus belles choses nécessitent un travail et un investissement colossaux.

L’organisation d’un film nécessite une préparation en amont qui doit donner un résultat aussi harmonieux qu’une mélodie. Réaliser un film est un peu comme de créer une symphonie. Il faut que tout coule de source et s’associé sans embûches, sans cassures, sans fausses notes.

Réaliser des films c’est comme penser une stratégie de développement. Que ce soit à titre personnel ou professionnel, il est important, dès le départ, d’identifier tout ce qui relève des ressources et tout ce qui a trait aux freins. Entre l’histoire, les acteurs et les actrices, les techniciens de plateau, le matériel, la régie et… largent, tout est facteur de stress.

Avoir une bonne idée de scénario n’est pas suffisant en soi. Ainsi, le facteur le plus important en matière de stress n’est-il pas l’argent. Trouver des fonds, donc un producteur pour permettre la réalisation et la distribution d’un film n’est pas de tout repos. Que d’angoisses à la pensée de ne pas arriver à mettre un film en route au prétexte que les fonds ne suffisent pas ou que les producteurs et distributeurs n’ont pas le désir de suivre et soutenir le projet.

Mêle s’il est vrai que la question de l’argent n’est pas nécessairement le leitmotiv de stress d’un réalisateur, il n’en demeure pas moins que celui-ci, ou celle-ci, la réalisatrice, a la responsabilité de gérer le budget en direct pour que tous les éléments d’un tournage ne soit pas un gouffre financier.

Les investisseurs dont le métier est de rentabiliser les fonds investis sont des éléments de stress importants puisqu’ils ont pour vocation de gagner de l’argent avec le film dans lequel ils investissent. Le réalisateur a donc toutes les raisons d’être stressé puisque sans une bonne histoire, sans de bon acteurs, sans de bon techniciens, sans un bon scénario, et sans une réalisation conforme à l’objectif, le film risque d’être un bide.

De celui là même qui fera que, passé la projection, si le film n’a pas été rentable, le réalisateur sera précédé d’une image d’échec et, pour lui, point de salut. Il sera considéré comme responsable de la déconfiture et de la perte des fonds. Il ne pourra que fort difficilement prétendre réaliser un autre film, et trouver investisseurs, acteurs ou actrices. Pas d’argent, pas de film. Que stress!

Gestion du stress


Frédéric Arminot

Emotions – Comment la régulation des émotions façonne votre cerveau

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Emotions – Comment la régulation des émotions façonne votre cerveau

Comment réguler nos émotions

Dans des études précédentes, des chercheurs avaient montré que les personnes atteintes de troubles relatifs à l’instabilité émotionnelle ont certaines zones du cerveau moins développées que les personnes saines.

Dans une nouvelle étude, les chercheurs de l’institut de Karolinska ont montré que ces zones étaient aussi reliées à la régulation des émotions chez les personnes en bonne santé. Pour …

Ah! Ce cher cerveau. Ce sacré système nerveux central. Quelle machine époustouflante. Cet sorte d’ordinateur central où la moindre information relative à tous les domaines de notre est stockée puis exploitée avec un réflexe simple: plaisir ou douleur.

Nos émotions sont le fruit de nos expériences de vie, et conditionnent nos comportements réflexes pour fuir ou combattre.

Il y a 7 (sept) émotions différentes:

  • Joie
  • Peur
  • Tristesse
  • Dégoût
  • Honte
  • Colère
  • Culpabilité

Chacun de ces émotions s’est construite au gré de nos expériences de vie, entre 0 et 6 ans. Ainsi, en fonction de votre environnement affectif, social, culturel, de vos modes de vie, de votre éducation, de l’image que vous avez de vous, de l’image que vous avez des autres et, enfin, de la peur d’être jugé(e), vous vous êtes façonné une personnalité qui s’est inscrite de façon durable dans votre cerveau. Ce sont donc bien vos émotions qui façonnent votre cerveau.

C’est en fonction de la façon dont vous appréhendez vos émotions, en bien ou en mal, que vous allez réagir ou agir en fonction de situations données. C’est la raison pour laquelle, le plus souvent, nous disons que votre comportement est la réponse que vous formulez sur la foi de votre carte du monde, de votre vision des choses à l’appui de ce que vos émotions vous font ressentir. Ce sont donc de multiples réactions – fuite ou combat – sur la foi d’un contexte donné dans un environnement donné.

Ainsi, vous pouvez parfois être étonné de vos réactions et ne pas comprendre pourquoi vous en perdez le contrôle, pourquoi vous n’arrivez pas ou plus à maîtriser vos émotions. En effet, il se peut que vous soyez pris d’angoisse dans telle ou telle situation, ou que vous vous sentez victime d’une anxiété latente car vous n’arrivez pas à contrôler votre comportement, ou avez toutes les raisons de craindre de ne pas être à la hauteur d’une situation. En plus du fait que votre problème peut-être renforcé par la contrainte que vous vous imposez pour contrôler cette même situation.

A un instant T, vous êtes confronté à tout un tas d’informations que vous pouvez avoir de la peine à gérer. Le stress induit vous oblige, considérant votre personnalité, à comprendre et agir en fonction de ce qui vous semble bien ou mal.

Pour que vous compreniez mieux, si vous, vous allez réagir de cette façon en considérant toutes les informations conscientes ou inconscientes que votre cerveau vous amène à gérer, et la difficulté que vous éprouvez alors, dites vous qu’à l’inverse, un sociopathe ou un psychopathe n’a aucune notion de bien ou de mal.

Psychopathe ou sociopathe ne font aucune différence entre l’un et l’autre. Entre le bien et le mal. Ces personnes dangereuses, pathologiques, n’ont aucune émotion, si ce n’est celle, exclusive, de ressentir un plaisir qui leur procure des émotions qui leur renvoient d’eux l’image du pouvoir absolu, sans considérations pour autrui.

Quoiqu’il en soit, la façon qu’ont ces informations de circuler et d’être exploitées demeurent, pour une bonne partie, un mystère, même si bien des neurologues ont compris un certain nombre de choses.

Ceci amène une question. Faut-il vraiment tout comprendre pour contrôler ses émotions ou, faut-il, plus simplement, essayer de s’accepter tel que nous sommes et cesser de tout vouloir contrôler?

Nos émotions, ou l’humanité en marche…

Gérer ses émotions


Frédéric Arminot

Stress – Un salarié sur 2 malade du travail

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Stress – Un salarié sur 2 malade du travail !

TopSanté Stress : un salarié sur 2 malade du travail TopSanté Principale surprise de cette étude : près d’un salarié sur deux (46%) estime que son environnement au travail a une incidence négative sur sa santé : un chiffre qui grimpe même à 50%…

Stress au travail - 50 % de personnels en sont victimes

Si le monde du travail était un environnement épanouissant cela se saurait. Or, ce n’est pas que le travail, ou l’activité professionnelle soit dénuée de sens, c’est plutôt que l’environnement qui y correspond est facteur de troubles anxieux majeurs.

Entre les enjeux économiques, les inter actions sociales et ou affectives, les luttes de pouvoirs et de territorialité, il est vrai que le monde du travail est explosif.

Aujourd’hui, il s’agit de faire faire n’importe quoi à n’importe qui, le principal étant de toujours satisfaire les objectifs commerciaux, le fameux chiffre d’affaires.

A quel prix? Celui de la santé des hommes, comme d’habitude, celui-ci prenant de plus en plus la place d’un outil de production au détriment de son essence même.

Il est bien évidemment plus confortable de gagner sa vie conformément à vos objectifs de confort. Plus vous gagnerez, plus près de vos objectifs vous serez et plus importants seront vos stress. En effet, plus vos responsabilités seront importantes, plus votre stress ira croissant. Le problème réside dans la limite que vous vous donnez ou pas.

Certaines personnes n’en n’ont jamais assez et s’en imposent toujours plus. La peur d’échouer est donc un facteur de stress patent qui peut-être modéré – modulé – en fonction de la réussite de chacun. Mais, pour arriver à ces fins et, partant, se protéger de toute angoisse d’échouer, d’aucuns vont s’imposer des façons d’être et de faire qui vont participer à leurs stress.

Ainsi, que vous soyez juge, cadre commercial, diplôme d’HEC, chômeur, smicard ou bandit de grands chemins, ces deux derniers n’allant bien évidemment pas de pair, chaque activité aura sa dose de stress que vous saurez gérer avec plus ou moins de bonheur.

Si nous nous référons au titre de cet article, il s’agit plus vraisemblablement de personnes salariées et qui occupent différentes fonctions. Or, quels que soient les métiers exercés, je le dis, l’écris et le répète, il est particulièrement important que vous soyez au clair quant à ce que vous acceptez ou refusez. En agissant ainsi, vous vous protégerez de certains harcèlements ou de comportements victimologiques à propos desquels vous ne pourrez vous en prendre… qu’à vous même.

En effet, si vous n’êtes pas clair sur vos limites, fonctionnelles ou émotionnelles, vous vous rendez complices de ces personnes, salariées comme vous pour la plupart, qui vont abuser de votre difficulté à vous affirmer. Partant, par peur de déplaire ou d’être « puni » pour ne pas avoir attifait aux injonctions de l’autre, vous participerez donc à ce qu’il vous fasse du mal et vous utilise pour attifer ses propres objectifs et, ainsi, se faire du bien en vous faisant du mal. Ce qui participera à votre stress dont, de facto, vous serez responsable, sauf à ce que…

Le Programme ARtUS - Angoisse - Anxiété - Phobie - Toc

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Gestion du stress


Frédéric Arminot

Migraine et maux de tête de la rentrée – Un pic est atteint en septembre

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Migraine – Maux de tête de la rentrée – Pourquoi le pic de migraine est atteint en septembre

Chez un tiers des personnes victimes de migraines ou de céphalées intenses, les crises sont favorisées par des facteurs comme le stress, l’anxiété et par la tension nerveuse et musculaire.

La rentrée de septembre, avec les inquiétudes qui l’accompagnent, avec la reprises des activités -parfois de façon très intense – est donc une circonstance qui favorise ce que l’on appelle les «céphalées de tension» et la migraine.

La vie est un éternel recommencement. C’est comme les alcooliques qui arrêtent de boire pendant les vacances et se remettent à picoler juste avant la rentrée de septembre. Il y a des raisons, et je comprends ces raisons. Voyons plutôt.

Migraine - Un pic dès septembre

Migraine – Un pic en chaque mois de septembre

Rien n’est innocent. La migraine de septembre est-elle l’expression d’une allergie sociale, d’une anxiété chronique liée aux inter actions et contraintes de notre belle société, de notre beau système?

A force de s’imposer, si ce n’est tout et n’importe quoi, mais de s’imposer quand même de tenir alors que tout vous invite à lâcher prise dans tout ou partie de votre vie, il est évident que vous prenez le risque d’en payer le prix. Le tribut à votre difficulté de laisser les choses aller à leur rythme, et de ne rien vous laisser vous être imposé, sera sans doute que cela « vous prendra la tête »!

A vous, maux de tête et migraine qui vous indiqueront que la coupe est pleine et qu’il conviendrait d’envisager sérieusement de prendre soin de vous. Sans doute, pour calmer cette migraine galopante, prendrez-vous ce comprimé qui vous accompagne souvent, cet antalgique qui, en l’espace de 20 minutes, fera diminuer migraine et autres céphalées.

S’il est concevable que vous réagissiez de la sorte puisque votre migraine vous empêche de progresser dans les tâches que vous vous êtes données, vous ne ferez que déplacer le problème que sous tend – signifie – votre migraine du moment.

Sans doute aussi, un nombre de jours suffisant de congés participera t’il à ce que, les jours et les semaines passants, vous ayez le bonheur de voir disparaître cette fichue migraine qui vous fatigue tant et vous oblige à redoubler d’efforts pour être à la hauteur de vos objectifs de vie.

Prendre des médicaments comme partir pour des vacances bien méritées aura l’avantage de contrôler votre migraine laquelle, je réitère mon propos, sera la massive expression de votre incapacité à gérer un stress ou une accumulation de stress.

Si les vacances auront pour bénéfice de vous faire progressivement oublier toute la pression dont vous faites l’objet, vous serez sans doute victime d’un pic, ou d’angoisse, ou de maux de tête ou de migraine dès la rentrée de septembre. Pourquoi? Je vous invite à le découvrir en cliquant sur lien ci-dessous.

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Frédéric Arminot

Parole en public – Comment faire pour ne plus avoir peur

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Parole en public – Comment ne plus avoir peur

Connaissez-vous la glossophobie ? Il s’agit de la peur de prendre la parole en public. La peur de prendre la parole en public touche un grand nombre d’entrepreneurs qui doivent défendre et faire connaître leur entreprise. Cette peur de prendre la parole en public est un vrai problème. Mais, tranquillisez vous, il existe des solutions simples à ce problème de glossophobie.

Si vous avez le sentiment d’être plus ou moins glossophobe vous aussi, sachez qu’il est possible pour vous de devenir « glossophile », c’est-à-dire d’aimer vous exprimer à l’oral devant d’autres personnes. Voici trois réflexes simples à mettre en place dans votre quotidien.

Prendre la parole en public, ou plus particulièrement la peur de prendre la parole en public, repose sur un mécanisme toxique où la légitimité à parler, et l’image que l’on a de soi, sont des acteurs toxiques.

Parole en public – Un contexte émotionnel défavorable

En règle générale, les personnes qui souffrent de cette peu de parler en public sont des gens qui craignent le jugement des autres. Elles le craignent d’autant plus qu’elles n’ont pas d’elles une image positive ce qui renforce la peur d’être jugé. Pour l’expérience que j’en ai depuis 20 ans que je pratique le coaching comportemental, c’est ce qu’il m’a toujours été donné de constater.

Quand vous n’avez pas de vous une image positive, et craignez d’être jugé, vous avez un réflexe persistant et incontournable. Vous vous comparez aux autres. En admettant que vous vous sentez compétent à intervenir, vous ne pouvez pas vous empêcher de vous comparer. Partant, vous n’avez de cesse de vous poser la question de savoir comment les autres vont juger votre élocution, votre relation à votre corps, votre façon de bouger, de sen-bondir sur les questions.

Tout au long de votre intervention, de votre prise de parole en public, ces éléments vont intervenir dans votre intervention. Que vous le vouliez ou pas, ils vont conditionner votre façon d’être et de faire quand vous prendre la parole en public. ET, comme vous le savez, cela commence même avant que vous ne preniez effectivement la parole en public.

La prise de parole en public – Une anticipation toxique

La gens qui souffrent quand il s’agit de prendre la parole en public ont un point commun. Ils anticipent tous. Sans exceptions. Cela signifie qu’avant même de prendre la parole en public, ils sont dans la projection. Beaucoup de questions qui suscitent des émotions bouleversantes. Puis un blocage terrible.

Le fait de projeter sur une chose dont on ne sait rien constitue une anticipation toxique. Cela signifie qu’alors que l’évènement n’existe pas encore, vous vous déplacez dans un avenir dont vous ne savez rien. Ainsi, vous participez à vous mettre plus en difficulté avant même que le problème n’existe. Un peu comme ce hommes qui craignent de ne pas être à la hauteur de leur conquête et qui, au moment d’exprimer toute leur virilité se retrouvent dans l’incapacité d’être… opérationnel.

Effectivement, cette anticipation toxique liée à la prise de parole en public, va générer un effet inverse. Si vous souffrez de cette peur de prendre la parole en public, sans doute allez-vous tenter de vous raisonner. De vous conditionner de sorte à ce que tout se passe bien. Respiration, méditation, exercices pour évacuer le stress. Sans doute essaierez-vous d’avoir des pensées positives. Donc, vous essaierez de vous rassurer. Funeste erreur.

Plus le moment de votre prise de parole en public va arriver, plus vous risquez de vous sentir mal. Le temps, l’horloge, constitue une pression particulièrement lectrice de stress. Vous aurez beaucoup de mal à vous détacher de la montre.

De plus, alors que vous ne serez pas encore intervenu, vous serez aussi dans l’après intervention, avec son lot de questions. « Que vont-ils penser » – « Mon intervention était-elle pertinente » – « Quelles conséquences cela va t’il avoir ». Autant de questions légitimes bien que supportées, sans doute, par des facteurs d’anxiété.

Peur de prendre la parole en public – Comment faire pour ne plus avoir peur

Je l’ai maintes fois écrit, et je l’écris de nouveau. En pareille situation, il est nécessaire de rester dans le « ici et maintenant ». Plus vous projetterez, pire seront vos émotions. Afin de rester acteur du processus à venir, lui de votre prise de parole en public, il est nécessaire de faire de suivre 2 ou 3 exercices en préalable. Ces exercices sont importants dans la mesure où il ne s’agit pas de trouver une solution ponctuelle à votre problème. Il s’agit de lui trouver une solution définitive.

Et pourquoi, une solution définitive? Tout simplement, parce que ce problème peut intervenir dans un contexte social ou professionnel, mais aussi personnel, au sens familial par exemple. Il est donc vital de comprendre les contextes dans lesquels vous êtes confronté à cette difficulté de prendre la parole en public. Ainsi, en comprenant mieux ce qui vous arrive, et en identifiant les facteurs de réaction, vous aurez une vision plus objective de la façon dont, émotionnellement, les choses se passent pour vous.

C’est comme cela que, sans doute, vous découvrirez, si vous ne le saviez pas déjà, qu’il existe un élément de votre vie qui aura constitué une sorte de traumatisme. Peut-être pas la guerre en Syrie, mais un traumatisme quand même. Quelque chose qui vous pousse à réagir pour vous protéger de votre peur d’être de nouveau confronté à cette toute première situation anxiogène. Un évènement, même minime, qui favorise votre peur de prendre la parole en public.

En identifiant et en comprenant cela, vous pourrez débloquer votre réaction à l’aide de 2 ou 3 exercices comportementaux très simples. Une fois le traumatisme neutralisé, vous pourrez prendre la parole en public sans aucune gêne ni crainte d’être jugé. J’irai même jusqu’à écrire que votre peur de commettre des erreurs ne sera plus un problème. La pression diminuera tellement qu’il faudra vous interrompre. La prise de parole, sans qu’elle devienne un plaisir majeur, ne sera plus un problème pour vous.

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Frédéric Arminot

Peur – « La sécurité engendre plus la peur que la sécurité »

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« L’hyper sécurité engendre plus de peur qu’elle ne rassure » nous explique Anne Dufourmantelle, philosophe et psychanalyste, dans le journal Libération

Pour la philosophe et psychanalyste, l’idée de «risque zéro» est un fantasme. Il faut donc se méfier de celui qui propose une totale protection. Un être autonome est moins facilement influençable qu’un individu gouverné par la peur.

Très intéressant de constater combien la paranoïa qui sied au monde moderne est un facteur aggravant. Ces réponses d’hyper sécurité en réponse au sentiment d’insécurité donnent donc des résultats inversement proportionnel à l’effet désiré ce qui n’a rien d’étonnant.

Anne Dufourmantelle - Philosophe

Anne Dufourmantelle – Psychanalyste et Philosophe

Comme à l’accoutumée, les réponses au sentiment d’insécurité sont inadaptées et ne font qu’accroître le problème. Les gens qui nous gouvernent ne feraient-ils pas mieux de s’inspirer des postulats comportementaux pour construire des réponses adaptées aux besoins et non fourbir des armes (sociales, juridiques, économiques) qui ne font qu’aggraver le problème?

Le problème de la sécurité, qu’elle soit sociale, environnementale, économique, etc. c’est un peu comme la sécurité informatique.

Plus vous développez des systèmes de sécurité qui ont pour vocation à sécuriser, à vous rassurer donc, plus vous invitez les personnes qui sont vecteurs de comportements anti sociaux ou revendicatifs violents, à déployer une ingéniosité forte pour traverser sans encombres votre barrière d’hyper sécurité.

C’est précisément ce qui existe dans le domaine informatique. A force d’être hachés, ou de craindre de l’être, bien des réseaux informatiques sont aujourd’hui hyper sécurisés. Plus nous sommes invités à sécuriser nos données plus l’on nous fait comprendre que le risque est accru que de voir nos données piratées. Ce qui bien évidemment participe à nous faire peur.

Et plus nous avons peur et plus nous hyper sécurisons ce qui aggrave notre peur initiale. Dans un autre registre, regardons certains pays sur armés au motif que l’autre est un danger en plus du fait que le droit de porter une arme soit notifié dans une constitution. Plus vous présentez l’autre et ses différences comme un ennemi potentiel, plus vous informez à propos des risques à vous confrontez à cet autre, plus vous avez peur, plus vous risquez de réagir par peur et… plus fort est le risque de tuer ou d’être tué ce qui fera peur à tous les autres.

En répondant à l’insécurité par l’hyper sécurité, le monde entier est invité à se surpasser en matière de créativité pour dépasser sa peur d’une part et, partant, à échapper à sa peur d’autre part. Comme la peur du gendarme. A force de les voir partout, on se lasse. Leur seule présence me donne un indicateur d’insécurité qui me fait réagir par peur. Peur d’être sanctionné, sans nécessairement avoir conscience de ce qui motive une sanction – en toute bonne foi -. Peur qu’il se passe quelque chose de grave et que j’ai un comportement inadapté, ce qui risque de me faire avoir un comportement inadapté tant à propos des autres qu’à mon propre sujet. En me voulant sécurisant, je deviens dangereux?

A force d’en faire trop pour pratiquer le populisme, on attise la peur et les réactions inappropriées ce qui aggrave la situation donc… la peur. Je crois que cela s’appelle un effet systémique.

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Frédéric Arminot

Harcèlement – Comment retrouver confiance en soi

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Harcèlement – Une relation destructrice – Comment retrouver estime de soi et confiance en soi

Préambule

Depuis plus de 20 ans, j’ai rencontré, et aussi essayé d’aider, bien des personnes victimes de harcèlement exercé par des personnes dont on n’eusse pu envisager qu’elles se comportent avec une telle rage, un tel comportement destructeur. Des personnes dans lesquelles les victimes n’avaient aucune raison d’avoir à craindre malveillance et volonté de détruire.

C’est sans compter sur l’art qu’ont les harceleurs, et autres pervers narcissiques, de se cacher sous des airs de respectabilité qui en disent long sur leur besoin de détruire pour conserver d’eux une image positive. Ce qui pose combien le harcèlement est une arme de destruction massive!

Dans le témoignage dont vous allez prendre connaissance, Sylvie nous explique la mise en place d’une stratégie progressive de harcèlement ourdie par une personne dont la victime était en droit d’attendre, compassion, bienveillance, empathie, amour. Son mari.

Sylvie nous explique aussi les pièges dans lesquels ne pas tomber et comment, en apprenant à s’appuyer sur les bonnes personnes comme sur elle même, elle s’est affirmée et a mis fin à une relation bourreau victime. En bref, commet elle a agi à retrouver estime de soi et confiance en soi.

Harcèlement – Une stratégie progressive

Il n’y a pas de malédiction, ni d’élection, au sens d’élu au statut de victime de harceleur à vie ou de victime désignée même si le harceleur a des proies qu’il préfère: les individus bien vivants, brillants, mais avec des failles au niveau de l’estime de soi. Les dépressifs, pas de matière pour le nourrir, les narcissiques pas d’empathie à pirater.

La relation à la base est fondée sur un immense malentendu. Imagine ton double mais … maléfique comme dans une bonne série télé canadienne, c’est le manipulateur harceleur ! Tout ton contraire mon cher original et pourtant si semblable.

Le harceleur est un opportuniste, un charognard qui fait feu des failles qu’il rencontre. Il travaille à l’instinct en renvoyant en miroir l’image d’un autre idéal. C’est pour cela je parle de double maléfique, d’ombre. C’est un véritable éblouissement.

L’autre est l’ami(e) idéal(e), un autre soi avec les mêmes valeurs, les mêmes désirs qui se collent aux tiens, s’emboîtent parfaitement. Tu aimes la campagne, il adore et rêve de s’installer dans une grange à retaper. Tu aimes marcher, c’est un randonneur hors pair. Tu apprécies le camping sauvage pour le retour à l’essentiel, tu as super baroudeur dans tes bagages ! C’est normal, il renvoie ce que tu es mais ça tu ne le sais pas, du moins pas encore.

C’est presque trop beau pour être vrai, alors le double maléfique va s’ingénier à se présenter avec des failles pour apitoyer: enfance difficile, parents maltraitants, rupture où le double a souffert, toxicomanie, tout est bon ! Et sollicitant ton côté mère Thérésa, c’est parti pour le carnaval, car ton double maléfique est un caméléon qui s’insinue peu à peu dans ta vie. Ami(e)s, famille, loisir, tout y passe.

Les petits riens peu à peu arrivent et enclenchent l’engrenage de la violence. Les premiers accrocs commencent une fois le poisson ferré, une fois qu’il a bien mordu à l’appât. Le travail de sape peut commencer. Et comme lui voit mieux que les autres, il s’attribue une expertise en matière de relations humaines. Le bal est lancé et ça tire dans tous les sens au petit plomb au départ.

Des réflexions sur vos fréquentations, forcément pas à la hauteur de votre personne. Ces mêmes fréquentations jalouses de votre réussite/couple. Votre famille qui ne vous aime pas autant que votre partenaire. Et vos loisirs, pas en rapport avec sa situation, ou ce que vous pourriez faire. Votre travail où vous êtes «petit».

D’ailleurs votre vie pourrait être mieux, car c’est «petit». Petite famille, petites origines, ect… Lui voit mieux et grand. Lui est tellement mieux et grand. Au départ, vous, positif, vous prenez cela comme le discours que vous avez eu l’habitude d’entendre depuis toujours, « c’est bien mais »…, donc une critique…positive. Voyant qu’il a prise, il accentue sa pression en la jouant double boulet.

Il traine pour aller chez vos amis pas intéressants. La randonnée ne se conçoit qu’en haute montagne alors que vous habitez en bord de mer. Les membres de votre famille ce ne sont pas des vrais français ni des vrais étrangers. Ils mangent comme au pays mais ne parlent pas la langue. Oups! L’original commence a se poser des questions et à en poser au double pour donner du sens à ce qui n’en a pas…et pas de réponses !

Souci l’original! Tu as mis le doigt dans l’engrenage, celui de la relation maudite. Il reste à ton double à t’impliquer dans un acte dans lequel tu renies tes valeurs : mensonge, vol, bon tour, en fonction de tes zones d’ombres… Quelque chose dont tu as honte, que tu n’assumes pas chez toi mais que tu fais, poussé par ton ombre maléfique.

Le pacte diabolique est scellé et le double peut commencer tranquillement à contrôler ta vie, tes pensées en se servant de cet acte fondateur, en se servant de ce que tu lui donnes sur tes envies, tes relations avec les autres, tes moments de bonheur. Du haut de l’affiche, tu as l’impression d’être tombé en bas, ce n’est que le début de la chute car l’ombre n’a pas de fond, de fin sauf ta mort symbolique et réelle.

Harcèlement – Les composantes d’une relation toxique

A ce moment de la relation, il y a deux issues possibles. Soit notre très cher et tendre ami vampire plaque tout avec pertes et fracas dans un silence glacial (rupture téléphonique/SMS ou par mail, c’est tellement élégant ! ) sur le ton dans le fond « tu n’es pas à la hauteur de mes espérances ».

Cela c’est en cas de rébellion un peu trop vive, il ne faut pas s’inquiéter. Il a déjà quelqu’un d’autre à se mettre sous la dent et joue au silence de l’incompris total, et au gentil qui veut aider la pauvre fifille égarée, éplorée, dévastée… En appuyant bien là où ça fait mal.

Autre solution. Il s’accroche à sa victime qui n’a rien compris. J’ai vécu les deux. Les effets sont aussi ravageurs niveau palette émotionnelle. Vampire est arrivé à me faire éprouver une palette de sentiments bien tapis et embusquée comme la jalousie, à l’occasion de soirées entre copines où il venait jouer son chaton persécuté pour me virer de ma propre party, jouant sur la corde du « elle est pas cool, elle boit pas, elle fume pas, elle rigole pas, comment tu peux la supporter ? ». Effet hilarant garanti sur la galerie.

J’ai trouvé le moyen de devenir amère, m’étiolant peu à peu et trouvant que le prix à payer du bonheur était bien cher, J’ai envié les copines célibataires, les « bien mariées ». J’ai eu honte de moi, de lui. Il faisait exprès d’être ridicule auprès de mes amies, de se faire bœuf devant les grenouilles pour m’humilier et me couper de mon entourage.

J’ai enragé devant les tours tordus pour me cacher mes propres clefs de voiture et me faire passer pour folle. J’ai été prise d’une infinie tristesse devant le désastre et la platitude de mon existence, j’ai eu peur pour moi et pour notre enfant et enfin je me suis retrouvée complètement désespérée par cette situation, ce piège qu’il m’avait tendu et que j’avais aidé à tisser.

Une relation avec un vampire piège. Un vampire est assez malin pour piéger sa victime à son propre jeu. En effet, il m’a coupé intelligemment des autres en se servant du prétexte de n’avoir qu’une voiture pour deux pour me conduire au travail et ainsi contrôler mes déplacements et mes contacts sous prétexte de m’aider.

Le piège c’est aussi l’image du couple parfait, de la famille Ricoré construite sur rien mais qui fait illusion. Une de mes voisines trouvait que nous formions un couple formidable et que cela se voyait qu’il m’adorait….au point de pouvoir hurler des insultes non stop le dimanche après-midi jusqu’au repas du soir.

Mais ça, elle ne pouvait pas le voir, un pavillon c’est bien pratique ! Mais je ne pouvais pas casser cette jolie image. J’ai participé à ce mensonge. Et puis lâcher le vampire pour aller où ? Et comment ? Vampire m’a tellement épuisé que j’étais incapable d’envisager de louer un camion et de mettre mes affaires dedans.

Cette sensation de piège entraîne des réponses inadaptées. Les tentatives d’affirmation de soi tombent rapidement à l’eau devant l’inertie du vampire et ses promesses jamais tenues. Les tentatives de retrouver un peu de confiance en soi ont été systématiquement sabotées par des mises en danger volontaire. Conduite dangereuse pour bien montrer que si je l’ouvrais, il pouvait nous envoyer dans le fossé tous les trois rien à faire…

Mais un vampire ne se fait jamais mal, ça je ne le savais pas. Etre piégée à ce point, devoir supporter les réflexions, l’isolement, la fatigue, la saturation de mon espace mental par son bavardage, sa télé ou sa musique, entraîne un état de sidération. Dès que j’étais avec lui, j’étais incapable d’agir normalement, sans être stressée.

Lors d’une visite à la PMI avec notre fils, il m’avait tellement stressé que je n’avais pas été capable de défaire les boutons de sa veste, et lui, grand seigneur, avait pris les choses en main montrant à l’éducatrice et au médecin combien j’étais incompétente, et combien lui l’était pour s’occuper de notre fils alors que c’était moi qui m’en occupais tous les matins avant de partir au travail. Lui ne travaillait pas.

Cet état de sidération se transformait parfois en violence verbale contre lui, ce qui lui permettait de justifier la sienne, et en violence contre moi-même. J’étouffais ma rage sous la nourriture.

Piège et sidération eurent des conséquences sur ma santé, mon humeur et la vie sociale. J’ai pris beaucoup de poids. Je me suis retrouvée à avoir un début de syndrome métabolique, une fatigue chronique, ne plus avoir assez d’énergie pour maintenir une activité physique pour réduire le stress.

De toute façon chaque fois que je me laissais du temps, j’avais droit à un retour de bâton fracassant du style :« ça va se promener mais ça ne fait pas son boulot ». Je suis plutôt d’une humeur assez optimiste. Je suis toujours contente quelque soit le temps ou la situation. J’ai tendance à toujours trouver des solutions à tous mes problèmes sans me tracasser. Je ne me laisse pas souvent déborder par mes émotions. Je suis dotée d’une curiosité et d’un appétit de nouvelles expériences assez conséquent.

Parfois, je fais le bel esprit en maniant sans méchanceté l’ironie quand quelque chose me déplaît. De cette personne assez drôle et curieuse, je me suis transformée en loque triste, se noyant dans un verre d’eau grincheuse, geignarde et critique. Au niveau vie sociale, avant de connaître vampire, j’avais de nombreuses activités qui me comblaient largement et là, plus rien. Il occupait mon esprit et mon espace, et il y avait déjà assez peu de place pour notre enfant. Alors le reste est allé se ranger au bureau des souvenirs.

Quant à ma vie professionnelle, j’y ai déployé une énergie…qui compensait largement l’image de bonne à rien stupide qu’il m’avait collé. Le plus drôle est qu’il se servait de mon passé, de mes anciennes activités sociales et de mes réussites au travail pour s’en attribuer les mérites et me rabaisser !

Harcèlement – L’opposition progressive

Elle naît d’un déclic. Pour moi ce fut une phrase prononcé le lendemain du décès de mon père. Un copié collé d’une autre entendue quelques années auparavant. J’ai compris ce que j’avais devant moi, qu’il ne pouvait changer. J’ai eu la mauvaise idée de vouloir partir peu de temps après, sans aucune préparation. Quand un vampire sent que sa proie le lâche et le démasque, cela devient un combat à mort dont il est impossible de sortir vainqueur car les règles du jeu sont truquées dès le départ.

Une opposition frontale avec le vampire est fatale. Il faut donc s’armer et solidement. Cela commence par de très bonnes bases théoriques sur sa nature. Les livres de Marie-France Hirigoyen sur le harcèlement sont très biens. Ils demandent un approfondissement sur le fonctionnement du vampire et donc pour pouvoir élaborer des stratégies de départ qui évite ce que j’ai connu. Quatre années de descente aux enfers ponctuées de répit juste assez pour me sortir la tête hors de l’eau pour pouvoir à nouveau recommencer à me détruire.

Les livres de Christel Petitcollin sont très utiles pour préparer matériellement son «évasion» en toute discrétion et protéger les enfants. Il est utile de contacter un avocat pour l’aspect matériel car les vampires sont capables de tout, y compris de demander une prestation compensatoire pour avoir conduit tous les jours votre enfant chez la nounou !

Le mien a fait magistralement son travail de tampon entre le vampire, son avocate et moi, et a été très patient pour l’expliquer les aspects « jeu » de la procédure, à savoir le report d’audience, un classique pour mettre la pression.

C’est quelqu’un qui amène aussi beaucoup de réalité dans une situation où le discours toxique du vampire prime et brouille tout. Un bon psychologue est nécessaire. Pas forcément pour entamer un travail de fond dans un premier temps, mais pour se donner un espace de liberté, une validation externe du vécu comme étant anormal et se réaffirmer en tant que personne.

J’en ai essayé trois. La première, une madame Yaka Faucon que j’ai fui assez vite. Pour elle tout est facile, de son point de vue certainement. Du mien, j’ai fait comme j’ai pu. La seconde ne m’a rien appris que je ne savais déjà et m’a conseillé de piéger mon vampire en provoquant ses violences. Problème: un vampire ne se piège pas facilement dans son jeu, et n’est violent que pour instiller la peur.

En général il ne laisse pas trop de traces physiques ! Le troisième s’est avéré le bon. J’ai fait équipe avec. Il m’a fait redécouvrir les ressources que j’avais en moi. Donc il faut prendre son temps pour trouver la personne qui ne juge pas, qui a assez d’empathie et de connaissances pour comprendre vos problèmes et qui va vous aider en vous redonner de l’épaisseur face au trou qui engloutit sur son passage.

Comment fuir le harcèlement et se re construire

Ce qui est important pour tenir durant cette phase est de changer son hygiène de vie. Une activité physique régulière. Pour moi ce fut aller au travail à vélo. Cela permet de redonner une certaine résistance physique qui sera utile par la suite et surtout un espace à soi.

Une alimentation équilibrée n’est pas de trop pour compenser les effets négatifs du stress ainsi qu’apprendre à méditer. Les livres de Bob Stalh, sont excellents. Un travail sur le corps est nécessaire aussi pour se le ré approprier, car un vampire possède des objets, et j’ai fait parti de sa collection. Redécouvrir que je pouvais avoir des sensations et des émotions propres. Pas quelque chose de plaqué par mon trou noir sur ma personne. Ce fut une source d’étonnement et de plaisirs immenses. Cela passe par tout simplement des bains chauds avec tout ce qui peut sentir bon. Le reste est expliqué dans les livres.

Cette transformation radicale de ma façon d’être, à savoir m’aimer comme je suis, avoir mes émotions, ne plus être agressée par les émotions ou les actes de mon vampire m’ont permis de le quitter.

Cette transformation radicale a eu des effets très positif sur ma façon d’envisager mon travail. Plus besoin de me noyer dans les projets pour me prouver que je vaux quelque chose. Maintenant, quand je fais quelque chose, c’est soit que c’est dans les contraintes de mon travail, ou parce que je l’ai choisi mais je ne me le suis pas imposé. C’est confortable.

Avec mes collègues, j’ai gagné en tranquillité. Comme l’opinion de radio-couloir m’importe peu, cela me permet de ne plus perdre de temps dans l’interprétation des faits et dits des nuisibles, et de valoriser mon travail à la hauteur de ce que je fais.

Cela m’a aussi permis d’alléger mes relations avec des collègues pénibles sans me focaliser sur les difficultés relationnelles et, quand elles apparaissent, de traiter directement le problème avec la personne concernée en affirmant mon bon droit sans entrer dans le conflit.

Au niveau de l’éducation de mon fils, j’étais déjà tolérante, je le suis devenu plus. J’ai changé ma position vis à vis de lui en reconnaissant clairement que nous apprenions autant l’un de l’autre. Lui m’a appris à m’affirmer et à tenir tête pour défendre ce que je crois juste et je lui apprends à s’aimer comme il est. Je ne n’ai plus peur de lui dire que, parfois, je fais des erreurs, que je ne suis pas parfaite mais que je n’essaie pas. Je fais, et je fais au mieux en fonction de la situation.

Ma vision des choses a radicalement changé. J’ai appris à pardonner aux autres, c’est facile, à soi, ça l’est beaucoup moins. J’ai appris à m’attacher moins aux paroles et aux actes et à être compatissante envers les personnes difficiles. Ce sont elles les plus à plaindre. Elles se coupent de tout. J’ai appris à ne plus avoir peur d’être seule, à ne plus avoir peur des autres, à ne plus avoir besoin de me prouver quoi que ce soit.

J’ai repris mon chemin d’évolution tout en abandonnant tout le savoir que j’avais et la satisfaction que je pouvais en tirer. Il ne m ‘a pas servi à grand-chose dans la solution de mon problème.

Prendre le chemin de cette autonomie ne fut pas évident. Cela m’a demandé un ré examen douloureux de mes relations, de mes faiblesses, de mes fragilités, de la part sombre de ma personne, de ce que j’aurai voulu être ou de ce que je n’assumais pas.

Les livres d’Eva Arkady m’ont beaucoup aidé ainsi que certaines personnes rencontrées qui m’ont obligé à me poser les bonnes questions. Pour d’autres, cela n’allait pas assez vite. Il fallait passer à autre chose et puis c’est tout pas de quoi fouetter un chat.

Pour les services sociaux, le pardon à soi, aux autres, et la compassion étaient difficilement concevables. Leur méconnaissance de la psychologie du vampire les ont amené à commettre des erreurs dont l’issu aurait pu être bien pire qu’une porte brisée un jour de réveillon.

Les services d’aide aux victimes ne sont pas toujours aidant. C’est bien de se voir reconnue comme victime. Pour pouvoir se reconstruire, il faut sortir de ce statut sinon la porte reste ouverte pour le prochain vampire qui passera.

C’est ce qui m’est arrivé avec le premier. Parfois, ils sont maltraitants en faisant ressasser en boucle le récit des violences, en plaquant des jugements, ou en obligeant la victime à se faire prendre en charge même si elle ne le désire pas.

Enfin, devenir autonome et acteur de sa propre reconstruction, et de sa vie, ne plaît à tout le monde. Les «sauveurs» n’y trouvent plus leur compte, ni les victimes et persécuteurs de service. Ce que ne comprennent pas la plupart des intervenants est que ce chemin qui se découvre, c’est celui de la liberté à conquérir et à construire. C’est l’accomplissement de la légende personnelle de chacun. C’est le travail d’une vie. Cela ne cadre pas trop avec notre société de consommation, vite une envie, vite consommée, vite jetée et hop!, une nouvelle envie.

Ce témoignage m’a re mémoré la citation suivante de Pierre de Ronsard:

Vivez si m’en croyez, n’attendez à demain. Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie.”

J’exprime toute ma reconnaissance à Sylvie pour avoir accepté de me permettre de publier son témoignage sur mon blog.

Angoisses et dépression - Deux conséquences du harcèlement

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Frédéric Arminot

Confiance en soi – Retour en enfance

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Confiance en soi – Qu’est-ce que cela signifie comme comportement

Vaste sujet que celui de la confiance en soi…

La confiance en soi signifie qu’avec soi, comme à son propre propos, on se sent en sécurité. La confiance en soi repose sur les éléments suivants :

  • Image positive de soi
  • Estime de soi
  • Capacité à s’affirmer
  • Capacité à prendre des risques
  • Capacité à gérer les conflits
  • Capacité à valoriser ses propres échecs
  • Notion de ses propres limites
  • Autonomie

Bien sur, la confiance en soi va de pair avec le développement personnel.

La confiance en soi, ça veut dire quoi

Le plus simple pour expliquer la confiance en soi, n’est-il pas de prendre un exemple ? Je vais donc me référer au cas d’un patient qui est venu me consulter il y a près de 8 à 9 mois. Appelons le Bertrand.

Confiance en soi - DéfinitionBertrand a 24 ans. Il est étudiant en finances et se destine à des fonctions d’analyste financier. Il m’explique avoir des  amis, une compagne – avec laquelle la relation est plutôt pénible et insécure -, peu de loisirs, et beaucoup de travail. En bref, il m’expose une vie que semble avoir de plus en plus de jeunes de son âge, sans difficultés particulières. Il boit peu d’alcool, n’est pas un habitué des binge drinking, ne consomme pas de stupéfiants.

Il est le fils ainé d’une fratrie de 3 enfants. Ses parents sont cadres supérieurs. Il n’a pas été martyrisé, ni frappé, ni dans son enfance, ni plus tard. Il n’a jamais eu de problèmes avec la police ou la justice. Ses études se déroulent d’une façon qu’il qualifie lui même de « molle ». Il les suit sans enthousiasme. Mieux vaut faire cela même que de ne pas faire d’études du tout. Bien, et alors ?

Alors, Bertrand m’explique qu’il manque de confiance en soi. Je lui demande de m’expliquer ce que, à son sens, manquer de confiance en soi, signifie. Je lui demande de me donner un exemple.

Et Bertrand, de me raconter la chose suivante. Dans le cadre de ses études, il est amené à faire des stages. Vous savez, ces fameux stages professionnels de type franco français. Ces stages non ou mal rémunérés, où vous apprenez peu voire rien, en plus d’y être souvent maltraité d’une façon ignominieuse. Enfin si, vous apprenez à vous servir de la photocopieuse… Excusez moi, je m’égare…

Au cours de ses stages, Bertrand est amené à étudier des cas financiers (stratégies d’investissements) et à rédiger des analyses à destination des associés du cabinet dans lequel il se trouve.

Bertrand est très attaché tant à la forme qu’au fond des analyses qu’il commet et remet à son employeur. A ce titre, Bertrand s’est rendu compte combien il était angoissé à propos de son travail ce qui participe à altérer sa confiance en soi, sa maitrise de soi.

Il craint que ses analyses soient critiquées. Que ce qu’il écrit soit critiquable. Il n’a de cesse de faire des comparaisons entre les autres et lui. Il se trouve besogneux, ce qui n’arrange rien, il est vrai, en matière e confiance en soi. Il met beaucoup de temps à rédiger. N’envisage pas une seule seconde de rendre une étude qui ne serait pas parfaite. Mais où s’arrête la perfection, lui demandais-je ? Il ne sait pas me répondre.

Il lit et relit toujours ce qu’il écrit. A peine écrit-il une ébauche d’étude, n’a de cesse de lire et relire d’autres études pour étayer son compte rendu. Il a le sentiment que son employeur et ses associés ne lui disent rien quant au travail qu’il fait parce que cela ne vaut sans doute pas grand chose à leurs yeux. Bertrand pense qu’ils pensent – ses employeurs – que peu importe, Bertrand ne fait qu’un stage. La perception qu’à Bertrand de cet environnement ne participe pas à cultiver chez lui sa confiance en soi.

A un moment, j’interromps Bertrand. Je lui demande ce qu’il fait pour se rassurer, lui qui semble en plein stress. D’ailleurs, je le trouve fatigué (il est pâle comme un linge). Je le lui dis.

Il me répond qu’il a du mal à s’endormir et… à dormir aussi. Il répond à ma question que, comme il n’est jamais sur de lui, comme il n’a pas confiance en soi, il essaye de parfaire son travail. Il passe des heures sur un mot, un chiffre, une phrase.

Tout à satisfaire ce problème de confiance en soi, il me dit observer les autres, qu’ils soient stagiaires ou titulaires. Il trouve qu’ils vont beaucoup plus vite que lui. Qu’ils semblent plus détendus. Qu’ils sont professionnellement meilleurs. Ce à quoi je ne peux m’empêcher de lui répondre que le bonheur chez les autres, vu de dos, c’est toujours très bien!

Tout d’un coup, ce Bertrand qui m’expliquait tout à l’heure combien avec force que ses études et cet emploi d’analyste financier à venir ne l’excitaient guère, me précise que, pour autant, ce job à venir est source de gros revenus et d’un statut social fort. Je lui demande de m’expliquer en quoi cela est si important pour lui qui semble se faire si mal à ce propos. Exercer ce métier pourrait-il participer à ce qu’il bénéficie d’un « taux » de confiance en soi suffisant?

Et nous arrivons, si ce n’est au cœur du problème de confiance en soi, à tout le moins à sa genèse. A sa source.

Enfant, Bertrand n’était pas très beau. Il portait des lunettes, se sentait maladroit à tendance asociale. Toujours d’après lui. Bertrand faisait l’objet de moqueries de la part de ses camarades de classe lesquels, dit-il, réussissaient mieux que lui en s’investissant moins.

Bertrand essayait de s’affirmer auprès de ses camarades moqueurs mais, plus il essayait, plus il enrichissait le comportement de ces élèves. En autres joyeusetés, ils lui tapaient dessus sans  retenue, lui chipaient ses lunettes, lui demandaient des services sans contreparties.

Bertrand essayait de s’affirmer mais n’était pas convaincu lui même de l’intérêt de dire non Il s’abritait derrière un certain mépris à leur égard ce qui n’avait pas l’air d’affecter les intéressés.

Il était d’autant moins convaincu de la nécessité de dire « non » et, partant, d’aborder les conflits d’une façon plus constructive donc plus objective, que, chez lui, dans sa propre maison, ses parents n’étaient pas des communicants. Dans ces conditions, la difficulté d’avoir confiance en soi semble évidente.

Ses parents ne lui renvoyaient jamais de lui une image positive, ni négative d’ailleurs. Ils ne l’encourageaient pas, ni lui ni leurs autres enfants.

Ses parents étaient des gens discrets qui cherchaient par dessus tout à éviter tout conflit. Ils exigeaient que leurs enfants aient un comportement social irréprochable dussent-ils souffrir de leurs propres silences. « Mon dieu, que les gens pourraient-ils penser? ». En matière de confiance en soi, cela ne vous rappelle rien?

En un mot comme en cent, dans la famille de Bertrand, comme dans beaucoup de familles, l’émotion n’avait pas sa place. De facto, mon patient se sentait interdit d’exprimer quelque opposition que ce soit. Il craignait tellement la désapprobation familiale qu’il faisait tout pour être apprécié, aimé, même en silence.

Voilà donc le problème de mon patient. Il semble ne pas avoir confiance en soi car la seule idée de mal faire, ou de mal dire lui procure des angoisses. Il a peur de déplaire et, ainsi de ne pas être, ou de ne plus être aimé. Quel est l’intérêt de demander aux autres de nous aimer alors que nous n’arrivons pas à nous aimer nous même?

En conséquence de quoi, Bertrand ne réagit qu’en fonction de ce qu’il pense de ce que les autres pensent, alors que ce même Bertrand n’a jamais demandé aux intéressés ce qu’ils pensaient de lui. Le seul souvenir traumatique de Bertrand c’est son enfance. Et en matière de confiance en soi, ce marqueur est d’importance.

Depuis lors, Bertrand veut obtenir respect et affirmation de soi en utilisant un moteur. Ce moteur, ce sont ces études qu’il suit sans enthousiasme mais à propos desquelles il pense qu’une fois terminées, elles lui procureront un statut social et financier qui forcera le respect et lui donnera confiance en lui.

J’arrête là pour aujourd’hui. Mais, que comprendre de l’exemple de ce patient qui, aujourd’hui, à l’aide d’exercices simples, va beaucoup mieux et à appris à lâcher prise et à avoir confiance en soi ?

Le manque de confiance en soi

L’histoire ce patient montre bien qu’il n’y pas d’autonomie chez ce jeune homme au sens où il poursuit une chimère. Celle d’obtenir la confiance en soi par le respect généré, à son sens, par l’argent et le statut social.

Ce jeune homme a tellement peur de ne pas arriver à satisfaire son objectif de confiance en soi qu’il ne s’affirme pas quand son employeur, d’autres stagiaires ou sa compagne le malmènent. Il encaisse, en essayant de toujours faire bonne figure. Pour autant, s’il encaisse sans broncher, il est victime d’un stress et d’angoisses conséquentes au point que son équilibre personnel en est affecté (cf. troubles du sommeil). Ce jeune homme donc, ne veut prendre aucun risque.

Il n’envisage pas une seule seconde les conséquences de ces troubles anxieux sur son développement personnel.

Pourtant, il se met en danger en réagissant comme il le fait ; en quêtant la perfection. Il se met en danger parce qu’il ne prend pas en compte ses affects. Quoi qu’il souffre, il continue. Un peu comme si il avait une maladie grave et s’emploie à se convaincre que tout va bien…

Manque de confiance en soiOr, l’idée d’échouer dans sa quête lui est insupportable. Et pourtant. Bertrand reconnaît que ce qu’il fait depuis des années, lui procure un résultat inversement proportionnel à l’effet désiré. Plus Bertrand essaye moins cela fonctionne, plus il souffre. Mais Bertrand dit aussi qu’il fait «comme si» depuis si longtemps.

Bertrand peut-il savoir faire quelque chose qu’on ne lui a jamais appris ? Bertrand n’a pas les bases affectives requises pour bénéficier d’un minimum vital de confiance en soi. Et, pour avoir confiance en soi, Bertrand va donc apprendre  à se défaire de liens qui l’empêchent de prendre son envol. Qui l’empêchent de trouver sa liberté.

Pour avoir confiance en soi, Bertrand va apprendre à lâcher prise, à lâcher le contrôle de ses émotions. Il a compris que plus il contrôlait son comportement, moins il contrôlait sa vie. Bertrand va apprendre à exprimer et vivre tout ce qu’il retient captif à l’intérieur de lui même et qui l’intoxique tant. Bertrand va apprendre à avoir confiance en soi en arrêtant, progressivement, de jouer un rôle.

En prenant ce risque, en s’affirmant, d’abord vis à vis de lui même, puis à l’endroit des autres, Bertrand va apprendre à vivre et exister de façon autonome. Il va mettre un terme aux angoisses comme à l’anxiété qui le taraudent et ne va plus avoir peur de mal faire.

En peu de temps, Bertrand va apprendre et comprendre que : «l’échec est le début de la réussite» (prochainement, j’écrirais un article à ce propos).

P.S: cet exercice fonctionne aussi très bien en cas de crise d angoisse

Frédéric Arminot

Conflits – Pourquoi la plupart des gens ont-ils peur des conflits

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Conflits – Ce que tout le monde cherche à éviter… à tort !

Sur quels éléments reposent les conflits – Quand nous parlons de conflits, de quoi s’agit-il – Pourquoi avons nous peur des conflits – Quels liens existent-ils entre les conflits, la gestion des conflits, l’image de soi, la peur de perdre l’approbation, la confiance en soi.

Définition du conflit

Comme vous le savez peut-être, le mot conflit vient du Latin confligere. Cela signifie « heurt ». Donc, quand il y’a conflit, il y heurt entre plusieurs personnes. Ces conflits proviennent, la plupart du temps, de divergences de points de vue donc de question d’autorité, de respect et de territorialité.

Dans un conflit, il est souvent question, bien que cela ne soit que fort peu exprimé, de relation entre une personne dominante et une autre dominée. Le conflit viendra donc d’un déséquilibre des représentations individuelles et du désir de s’affirmer par rapport à l’autre en fonction d’objectifs donnés.

Si je devais donner, et je le fais, une définition du conflit, je dirais simplement qu’il s’agit de la confrontation entre diverses considérations sur des sujets communs à propos desquels chacun assène sa vérité et n’entend pas celle de l’autre.

Le conflit repose donc sur une prise de pouvoir, ou sa tentative, ce qui signifie une considération affective de la situation, et non une considération objective sur la foi de buts à satisfaire. En conséquence de quoi, la gestion du conflit, comme le conflit lui même, est issu d’une confusion entre le moi affectif et le moi fonctionnel – objectif –.

Gestion des conflits et peur d’échouer

La problématique du conflit repose très souvent sur la peur qu’ont les parties de perdre la face, donc d’échouer à se faire entendre, à se faire respecter, à faire respecter leur vision des choses. Ceci n’est bien évidemment pas sans générer des peurs chez toutes les parties prenantes, voire des angoisses, et c’est ainsi que d’aucuns fuiront les conflits ce qui participera à les aggraver d’une part et à générer des frustrations d’autre part.

Par peur d’échouer, les belligérants vont oublier les objectifs qu’ils souhaitent atteindre pour se concentrer sur un rapport de forces stérile qui ne sera pas sans laisser de traces en termes d’émotions et d’image de soi.

La gestion des conflits repose sur vos capacités à préciser vos objectifs et, partant, la façon dont vous négocierez leurs satisfactions dans une relation équilibrée où chacun retrouve ses petits

Si vous manquez de clairvoyance à ce propos, vous resterez figé dans votre peur et n’obtiendrez rien, ou si peu, de votre interlocuteur, si ce n’est le sentiment d’un échec patent qui vous saisira une fois de plus. Vous ferez donc tout votre possible pour échapper à ce type de conflit, voire à tous les conflits en général, ce qui participera à générer une anxiété de fond quant à la résurgence, ou l’apparition, d’un nouveau conflit.

Gestion des conflits et personnalité

Comme vous l’aurez compris, les conflits existent donc sur la comparaison entre l’image que vous avez de vous et l’image que vous avez des autres. Ce qui signifie que la peur du jugement a une part très importante dans un conflit.

C’est en fonction de votre personnalité, comme de vos expériences de vie, que vous allez ou non savoir aborder un conflit, puis le gérer. Or, votre personnalité c’est justement construite en fonction d’éléments que vous pairs (parents, adultes) vous ont appris.

Il est évident que si vous avez été élevé avec des parents qui fuyaient les conflits et que vous ayez compris leurs peurs devant ce type de situations, il y a fort à parier pour que vous ayez, à votre tour, du mal à gérer les situations conflictuelles. Vous ne risquez pas de savoir faire quelque chose que vous n’avez pas appris !

Il apparaît que si vous manquez d’estime de vous même, donc de confiance en vous, vous aurez toutes les raisons de fuir les conflits par peur des émotions que cela va susciter chez vous, et aussi des conséquences que vous pourriez craindre si vous n’arrivez pas à vous affirmer.

Il vous sera plus facile de passer pour une personne gentille qui ne souhaite aucun conflit, alors que votre gentillesse, sans qu’elle puisse être mise en cause au fond, sera le fruit de votre évitement. Ce dernier vous fera payer le prix de votre frustration de n’avoir pu réussir à imposer vos idées, vos désirs, vos manques d’intérêt, en bref, votre désaccord.

Stress, anxiété, et gestion des conflits

Dans une société devenue particulièrement instable en matière économique et sociale, les conflits sont le plus souvent associés ou issus de facteurs de stress. Insécurisées, les populations ré agissent avec une agressivité qui n’a d’égale que leurs peurs.

Ce climat d’insécurité invite les personnes inquiètes à se sur protéger et, partant, à se protéger de leurs stress donc de leur… anxiété. Car, qui n’est pas en sécurité est victime de symptômes de stress et d’anxiété. Qui souffre de ces symptômes est, inconsciemment, très réactif donc dans l’opposition de celles et ceux par lesquels il se sent agressé. Il devient, contre toute attente, un vecteur et un objet de conflit alors qu’il cherche le contraire !

En conséquence de quoi, il est possible d’affirmer qu’un stress mal géré est un support toxique qui, cependant, permet de revendiquer un comportement victimologique. Bien plus fréquemment qu’on ne le croit, les personnes stressées sont d’abord leurs propres bourreaux. Mais il y a un intérêt à dire que l’on évite les conflits pour passer pour une personne aimable alors que nos sociétés n’existent que par le conflit. Nos systèmes ne sont que conflits et violences répétées à l’égard desquels nous naviguons dans un déni incommensurable.

Mais, il y a moyen d’en changer la donne, de ré équilibrer les visions des choses, encore faut-il que les intéressés soient en quête de leur propre approbation et non de celles des autres. Se plaire à soi et non chercher à tous prix à plaire aux autres (au sens socio affectif de ce terme).

Comment gérer les conflits

Si vous souhaitez retrouver une image de vous satisfaisante et envisagez d’en cesser avec votre quête d’approbation, alors, il vous faudra avoir une gestion comptable de certaines des relations que vous aurez avec d’autres personnes. Cela signifie qu’il faudra vous épargner toute considération affective.

Ainsi, vous ferez preuve d’autorité, serez reconnu pour cela – votre objectivité – et n’en serez que plus respecté pour la justesse de votre propos comme de vos comportements.

Frédéric Arminot

Ruminations et pensées obsessionnelles

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Ruminations – Pensées obsessionnelles – Découvrez comment y mettre un terme

Le présent article a pour vocation de vous offrir un petit exercice pour ne plus souffrir des ruminations ou des pensées obsessionnelles dont vous êtes victime.

En effet, les angoisses qui vous accablent sont rendues possibles grâce à des symptômes spécifiques comme ces ruminations qui deviennent des pensées obsessionnelles.

Comment des ruminations deviennent des pensées obsessionnelles

Quand une personne est victime d’angoisses ou de crises d’angoisses, cette même personne aura tendance à reprendre le contrôle de ses émotions donc de sa vie.

Pour ce faire, cette personne essaye d’envisager toutes les solutions à son problème. Afin d’envisager des solutions à ses angoisses de la façon la plus pratique et rapide possible, se met en place un jeu – un je – de questions réponses:

  • Vais-je y arriver
  • Que va t’il se passer
  • Que va t’il se passer si je fais ou dis ceci ou cela
  • Que risque t’il de se passer si j’agis comme ceci ou comme cela
  • Comment va t’il ou va t-elle réagir si je dis ou fais cela
  • Etc.

Ces questions, et toutes les autres, ont pour vocation de vous permettre de trouver le comportement le plus adapté par rapport à la vision d’angoisse que vous avez dans une situation donnée.

En ré agissant de la sorte, en cherchant des réponses factuelles, vous cherchez à vous sécuriser, ce qui est bien compréhensible. Plus simplement, vous essayez de vous adapter!

Et votre désir est si fort, que cela risque de générer des ruminations. Grâce aux autres articles du présent site, vous avez eu l’occasion de constater que plus vous voulez contrôler quelque chose qui vous échappe pire sera l’émotion d’angoisse. Imaginez que vous grimpez à une corde et qu’à un moment vous glissiez. Si vous vous retenez trop longtemps à la corde tout en glissant vous allez… vous brûler les mains. Avec les angoisses, c’est pareil.

Or, plus vous allez penser et réfléchir à imaginer des comportements qui vous sécurisent, plus vous allez imaginer des réponses pour vous sécuriser, moins vous allez en trouver et plus vous serez victime d’angoisses. Et plus vous ruminerez – on entend par ruminations, le fait de n’avoir de cesse de penser à quelque chose et en se posant tout un tas de questions pour s’assurer du meilleur comportement possible -, plus vous alimenterez vos ruminations donc, moins vous trouverez de réponses à vos questions et plus vos pensées deviendront obsessionnelles. Plus vous ne ferez que penser à l’objet de votre angoisse sans pouvoir, jamais, l’apaiser ou le contrôler.

Vous nourrirez ce que l’on appelle un comportement compulsif: vous ne pourrez pas résister à la pression de l’envie de vous poser la question tout en perdant le contrôle et des questions… et des réponses qui, pourtant, ont vocation à vous sécuriser.

Vous n’arriverez pas à trouver des réponses qui vous sécurisent et, partant, dans votre souci incontrôlé de sécurité, ne pourrez plus vous empêcher de vous questionner à propos de sujets qui ruinent votre santé psychique jusqu’à ce que vous trouviez une réponse sécurisante. Mais, malgré toute votre bonne volonté, ce comportement est voué à l’échec, et vous à une souffrance indicible. Vous évoluez en pleine ruminations.

Découvrez comment neutraliser vos ruminations et contrôler vos pensées obsessionnelles

Vous l’aurez donc compris, il ne sert à rien – si ce n’est à vous faire du mal – de vous poser toutes ces questions car, jamais, vous ne trouverez de réponses qui vous sécurisent. Les ruminations créent plus de problèmes que de solutions. Alors, comment faire?

C’est simple. Si votre question avait un sens elle aurait bénéficié d’une réponse intelligente qui aurait nécessité peu de temps de réflexion. Ce qui vous aurait d’autant plus sécurisé. D’autant plus encore, qu’une fois la réponse sécurisante formulée par vous, vous en auriez été satisfait(e) et vous n’auriez pas cherché plus loin. Oui, mais, voilà… vous n’arrivez pas à interrompre le cycle de vos ruminations.

Vous avez du remarquer que lorsque vous vous posiez une question, cette question était suivie de tout en tas de faisceau de réponses possibles. C’est le principe même des ruminations. Or, aucune de ces réponses ne vous satisfait vraiment, sinon vous le sauriez et ne seriez pas assailli par ce que je décris comme des ruminations à tendances « pensées obsessionnelles ». Ce qui est bien la preuve qu’il n’y a pas de réponse intelligente à une question qui n’a pas de sens.

Alors que faire?

Ruminations traitementA partir de maintenant, vous allez agir de la façon suivante. A chaque fois que vous sentez, ou savez, que vous allez instaurer un cycle de ruminations, que vous allez vous posez une question à propos de quelque sujet que ce soit et que ce sujet génère de l’angoisse chez vous, vous allez vous dire la chose suivante (à haute et intelligible voix):

« (Citez votre prénom), il n’y a pas de réponse intelligente à une question qui n’a pas de sens ».

En l’espèce, il s’agit de bloquer la réponse et non la question. Il est normal que vous vous posiez des questions. Mais comme vous cherchez une réponse sécurisante et que vous ne la trouvez pas, vous allez vous poser d’autres questions dont les nouvelles réponses ne vont pas, elles non plus, vous sécuriser et vous allez entrez dans un cycle obsessionnel. C’est donc cela qu’il s’agit de neutraliser. Ce sont ces ruminations qu’il faut stopper.

Malheureusement, il est à craindre que le seul fait de prononcer cette phrase soit insuffisant à mettre un terme à vos ruminations. Mais il y aune solution pour neutraliser les angoisses dont les symptômes sont ces ruminations et ces pensées obsessionnelles.

Pour satisfaire cette solution de la solution, je vous invite à vous acheter un petit carnet (genre Rhodia ou Moleskine). Un de ces petits carnets qui tiennent dans une poche sans vous encombrer.

Dès lors, dès qu’une question dont vous savez le contenu facteur d’angoisses vous travaille,quand vous savez rentrer dans des ruminations, vous saisissez votre carnet et écrivez la question anxiogène. Une fois la question écrite, vous écrivez toutes les réponses qui vous viennent à l’esprit. Ces réponses vont, sans nul doute, générer de nouvelles questions, ce qui participe à vos ruminations. Vous écrivez ces nouvelles questions qui, à leur tour vont générer de nouvelles réponses. Ces nouvelles réponses vont, à leur tour générer de nouvelles questions. Et ainsi de suite.

Vous réalisez cet exercice jusqu’à ce que vous vous sentiez plus apaisé(e). Jusqu’à ce que le flot de vos ruminations ait conséquemment diminué. Dès que le flot de questions qui vous angoisse revient, vous recommencez à écrire questions et réponses jusqu’à ce que vous vous sentiez plus calme, plus serein. Cela peut durer quelques heures ou quelques jours. Après cela, sera-ce le bien être? Il y a des chances…

Essayez. Vous verrez, c’est radical!

Frédéric Arminot

Diagnostic – Quel est l’intérêt d’un diagnostic quand vous souffrez d’angoisse, d’anxiété ou de phobie

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Diagnostic – Quel est l’intérêt d’un diagnostic quand vous souffrez d’angoisse, d’anxiété ou de phobie

Du plus loin que je remonte et alors que, des années durant, j’ai essayé de traiter l’angoisse et de soigner l’anxiété dont j’étais victime, ainsi que mon problème de dépendances aux substances psycho actives (alcool, stupéfiant, médicament), j’ai toujours trouvé pénible de raconter  de nouveau mon histoire personnelle et psychologique à chaque fois que je changeais de psy.

La plupart de ces psy avaient le don de non seulement feindre d’écouter et d’entendre ce que je leur expliquais, et en prime, de me servir leurs avis personnels relatifs à mes problèmes. Deux éléments qui ne m’aidaient en rien à résoudre mes problèmes et qui me donnaient, immanquablement, l’impression de perdre mon temps. C’est du moins la vision que j’en avais à l’époque et que, d’ailleurs, j’ai toujours.

Il aura fallu que j’attende près de 20 ans avant de rencontrer une femme comportementaliste pour que, enfin, un diagnostic soit fait de ma situation et, partant, des solutions soient clairement envisagées. Fini de parler dans le vent, finies les circonvolutions psychologiques dignes d’interprétations plus alambiquées les unes que les autres.

Qu’est-ce que j’entends par « diagnostic » et, partant, par diagnostic comportemental? Tout simplement, qu’une ou un psy, un coach, en bref, un professionnel, me pose des questions qui aient pour vocation de comprendre ce qui m’arrive de sorte à faire émerger une solution stratégique qui m’aide à mettre un terme définitif à mes problèmes, dans les meilleures conditions et le plus rapidement possible. C’est ce qui m’est arrivé il y a plus de 20 ans et c’est ce que je pratique moi même depuis 20 ans en qualité de coach comportemental.

Je m’en vais donc vous expliquer en quoi et pourquoi un diagnostic comportemental est important si vous souhaitez vaincre votre angoisse, traiter votre anxiété ou soigner votre phobie.

Quel est le principe d’un diagnostic

Le diagnostic dispose d’une vocation et de plusieurs outils que j’ai plaisir à considérer comme des principes. C’est à dire, identifier, comprendre, analyser, comptabiliser, évaluer, et j’en oublie surement. L’objectif de ces outils et principes étant de satisfaire la vocation du diagnostic.

Le diagnostic - Bien entendre

Diagnostic – Bien comprendre pour aider mieux

Le diagnostic, lui, a une vocation. Celle qui fait qu’en ayant bien et mieux compris, l’intervenant (coach, psy, thérapeute) agira au mieux des intérêts de son client ou patient pour l’aide à trouver une solution efficace et rapide à son problème.

Et ce qu’il s’agisse d’angoisse, d’anxiété, de phobie, mais aussi de confiance en soi, d’affirmation de soi, de jalousie, de TOC (troubles obsessionnels compulsifs).

S’il est notoire que le diagnostic a des vertus inconstatables, il est modérément voire pas utilisé par les professionnels psy. A contrario, il est fortement utilisé dans le domaine immobilier, automobile, industriel. Il est donc assez ahurissant que, lorsqu’il s’agit d’hommes, cet outil soit mésutilisé, ou sous utilisé, alors que, dès qu’il s’agit de matériel, c’est un usage constant. Le matériel prévaut donc sur l’être humain?

Cette considération très personnelle étant exprimée – une fois n’est pas coutume -, il convient maintenant d’expliquer le déroulement d’un diagnostic et, partant, en ce qui concerne les problèmes dont j’ai charge en matière de solutions, ce qu’il en est du diagnostic comportemental. Comment donc fonctionne un diagnostic comportemental? Quels en sont les composants?

Comme se déroule un diagnostic comportemental

En règle générale, un diagnostic bien mené peut durer de 1 à 2 heures. Parfois moins, rarement plus. Plus de 2H pour un diagnostic est pénible, autant pour la personne questionnée que pour le questeur.

Il faut toujours poser un cadre au diagnostic. Cela signifie expliquer à la personne qui va bénéficier de ce diagnostic, comment il va se dérouler, quels types de questions seront vraisemblablement posées, quels en sont les objectifs, et, enfin, rassurer la personne en matière de confidentialité et de déontologie.

Le cadre du diagnostic étant posé, nous allons donc rentrer dans ce qu’il est convenu d’appeler la phase de contextualisation. Cela signifie collecter toutes les informations possibles quand aux contextes dans lesquels la personne interrogée rencontre son problème, l’évaluation de son comportement face à son problème. En un mot comme en cent, comprendre en quoi son problème en est un!

Le diagnostic - Cet immuable processus

Le processus immuable du diagnostic

A ce stade, il est fondamental de comprendre cette dernière donnée. En effet, il est humainement concevable qu’être angoissé est un problème.

Nous sommes tous, à des degrés divers, angoissés. Mais en quoi et comment est-ce un problème pour la personne concernée. Ceci nous apporte des éclairages particulièrement précis sur les façons d’être et de faire. C’est ainsi que, grâce au diagnostic, nous découvrons, je dirais, la culture comportementale de la personne que nous interrogeons.

Une autre chose très importante dans le diagnostic est de toujours s’assurer que nous avons bien compris ce que nous avons entendu. Il est donc vital de reformuler la réponse du client/patient afin de s’assurer que nous sommes bien d’accord.

Dans l’intervalle, comme au terme du diagnostic, ce qui va différencier un bon d’un mauvais diagnostic, c’est la capacité de comprendre de l’intervenant comme sa créativité. Il devra prendre des risques pour s’assurer qu’il comprend tout ce qu’il y a à comprendre. Le premier de ces risques étant parfois de prêcher le faux pour avoir le vrai. Ou de mettre à l’épreuve la résistance de la personne interrogée pour obtenir sa collaboration. Bien sur, je ne peux pas dévoiler ici tous les outils utilisés pour un diagnostic sachant que, en plus, la créativité de l’interviewer peut faire la différence. Et cette différence qui fait une différence comme disait Gregory Bateson va nourrir l’objectif du diagnostic.

Quel est l’objectif du diagnostic

L’objectif du diagnostic est très simple. C’est comme de mettre de l’essence dans une voiture. Si vous voulez qu’elle avance, qu’elle roule, il faudra lui donner sa nourriture. Et sa nourriture, c’est l’essence. La nourriture du diagnostic sont donc les réponses aux questions. Pas de questions, pas de réponses. Pas de réponses, pas de solutions, donc pas de problème.

Objectifs-du-diagnostic

Objectifs du diagnostic – Mettre votre problème « échec et mat »

L’objectif du diagnostic consiste donc à évaluer comment fonctionne le problème de la personne questionnée. Le diagnostic permet aussi de comprendre tout ce que la personne aura déjà fait pour tenter de contrôler son problème afin de lui éviter des tentatives de solutions qu’elle aura déjà expérimenté et qui n’auront donné aucun résultat. Cela évite donc les erreurs stratégiques.

L’objectif du diagnostic consiste donc, une fois les éléments du problème dûment analysés et compris, à construire une stratégie d’intervention efficace et pérenne.

Cette même stratégie qui favorisera, grâce à une approche comportementale, un résultat supérieur à 90% dans la plupart des cas. Il s’agit donc bien, dans la majorité des cas de mettre le problème… échec et mat!

La seconde phase, passé le diagnostic, est une phase de traitement. La troisième phase est celle de consolidation. L’approche comportementale est donc composée de 3 phases. C’est d’une simplicité et d’une efficacité déconcertante!

A ce propos, pourquoi croyez-vous que l’approche comportementale donne d’aussi bons résultats si ce n’est grâce à cet outil prodigieux qu’est le diagnostic comportemental.

Le Programme ARtUS - Angoisse - Anxiété - Phobie - Toc

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Frédéric Arminot

Comment vaincre l’anxiété généralisée

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Anxiété généralisée – Comment un chef d’entreprise a pu vaincre son anxiété généralisée

Ce jour là, je viens de mettre un terme à une consultation assez pénible. Une patiente, en larmes, n’en peut plus de souffrir de troubles anxieux. Nous venons de commencer son accompagnement personnalisé et, il semble que cela va lui être particulièrement difficile de lâcher prise avec certains de ses comportements. Je ne me sens nullement découragé, mais il va falloir que je sois inventif en matière de stratégie pour vaincre l’anxiété de cette femme qui n’a de cesse de tout faire pour contrôler son problème.

La consultation qui va suivre va m’en apprendre encore plus quant aux douleurs que l’être humain est capable de s’infliger pour ne pas courber l’échine. Sacha a 40 ans. C’est un bel homme, bronzé, sportif, d’une douceur étonnante. Non pas que les beaux sportifs soient des brutes, mais je suis simplement étonné de la douceur de cet homme dans ce monde de… brutes!

Chef d’entreprise accompli, Sacha gère la destinée de plusieurs entreprises dans des domaines d’activités très diverses. Il gère relativement peu de personnels mais ses activités, pour ce qu’il m’en dit, sont florissantes. Il me précise cependant qu’au contraire de ce qu’à pu dire un ancien président de la république ridiculisé récemment par Paris Match, il doit « travailler plus pour gagner plus » et non « travailler moins pour gagner plus« . A chacun sa vision des choses. Entre la manipulation et la réalité, il y a un abîme. N’est-ce pas monsieur l’ex président?

Quoiqu’il en soit, passées les présentations d’usage, je demande à Sacha de m’expliquer ce qui lui arrive. Et lui, de me présenter une liste de symptômes d’anxiété assez longue en plu d’être significative d’une anxiété généralisée.

Tous les domaines de sa vie sont impactées par cette anxiété généralisée. Professionnelle, familiale, émotionnelle, sociale, affective. Sacha m’explique que, des années durant, il a su s’impliquer dans la création de projets professionnels sans difficultés particulières. En fait, comme d’autres sont des lanceurs d’alertes, lui passe son temps à penser de nouveaux projets. C’est son truc.

Sacha est constamment en projet. Son objectif n’est pas nécessairement de gagner plus d’argent qu’il n’en gagne déjà. Non. Son plaisir c’est de créer un projet, de l’idée à l’aboutissement de l’idée. Créer, monter, structurer, donner vie. Cà, c’est son projet à Sacha, sa réalité.

Pour arriver à satisfaire ses projets, Sacha a manqué de vigilance quant aux symptômes d’anxiété qui l’ont travaillé avec le temps et qui justifient aujourd’hui l’anxiété généralisée dont il est victime. Parce-que cet entrepreneur a commis des erreurs, en toute bonne foi. Quelles sont ces erreurs qu’il a commises?

Anxiété généralisée – Les erreurs à ne pas commettre

Sacha a cumulé les symptômes. Stress, angoisses, crise d’angoisse, crise de panique, phobies diverses et… phobie d’impulsion. Voilà les symptômes que Sacha a cumulé en l’espace de 2 ans à force de lutter contre son problème. Mais quel était le problème de ce monsieur.

Gérant de plusieurs sociétés, père de famille divorcé, Sacha avait à affronter bien des situations qui nécessitaient sa présence. Ses employés le réclamaient, ses enfants le réclamaient aussi, et ses désirs d’expansion le sollicitaient tout autant.

Un matin, Sacha s’est rendu compte qu’il était déprimé. Il avait moins envie de bouger lui qui, nonobstant ses désirs de faire croître activités personnelles et projets professionnels, avait aussi grand plaisir à faire la fête. Voir des amis, voyager.

Anxiété généralisée - Les erreurs à ne pas commettre

Anxiété généralisée – Les erreurs à ne pas faire

Un matin donc, alors que la veille au soir il avait décliné une invitation pour se rendre à l’inauguration d’une nouvelle discothèque de type « Jetset » à Paris, il décide de sagement rester chez lui et de se reposer. Pour autant, il a toutes les peines du monde à s’endormir.

Sacha s’est couché « comme les poules » me dit-il, soit vers 22H30. Ses heures habituelles de coucher oscillent plutôt entre 2 et 4H du matin. Ensuite, il n’émerge que vers 10H et sa journée débute à 11H.

Ce soir là, il n’exprime aucun désir pour sa compagne alors qu’il me précise avoir, le plus souvent, « envie de » comme pour clore sa journée sur un bon moment. Là, rien!

Ce matin, alors que la veille au soir il a eu toutes les peines du monde à trouver le sommeil, il se sent chiffonné. Il a mal dormi et n’a aucune envie de sortir. Il tourne en rond chez lui puis, rapidement, sent des angoisses l’assaillir. Il ne comprend pas pourquoi et encore moins à quel sujet il se sent angoissé. C’est une angoisse diffuse de celle qui, plus généralement, vous annonce que vos stratégies d’évitements ont atteint leur limite et que ce à quoi vous tentez d’échapper est arrivé. L’anxiété généralisée.

Et cet entrepreneur de m’expliquer que ces symptômes d’anxiété généralisée se sont étendus à bien des domaines de sa vie. Non content de souffrir de troubles du sommeil, il se rend rapidement compte dans les heures et les jours qui vont suivre qu’il a de plus en plus de mal à conduire sa voiture, non pas en ville, mais sur des voies rapides.

De la même façon, il n’arrive plus à marcher seul dans la rue. Il me dit penser souffrir d’angoisse de mort. Admettons. Ce qui me fait lui demander ce qu’il fait, ou a fait, pour essayer de juguler de tels symptômes quand il y est confronté. C’est là que j’entends une litanie d’erreurs commises en toute bonne foi. Erreurs qui ont entretenu voir aggravé son anxiété généralisée.

Anxiété généralisée – Lâchez le contrôle

Pour être bref, à chaque fois que cet entrepreneur a été confronté à ses symptômes d’anxiété généralisée, il a tout fait pour ne pas se laisser envahir par eux, pour les contrôler. Par exemple, il a bu – un peu – quand il devait prendre le volant sur des voies rapides. Il s’est aussi forcé à marcher seul dans la rue non sans être équipé d’une bouteille d’eau pour lui enlever sa pomme d’angoisse qui lui bloquait parfois la gorge. Il s’est aussi forcé à sortir le soir alors qu’il se sentait fatigué, histoire de se prouver qu’il tenait encore la distance. Il a aussi pris un peu de cocaïne, de temps en temps mais, dit-il, c’est pas mon truc. Ah…

Et puis, cerise sur le gâteau, il a créé un nouveau projet professionnel pensant que ses activités habituelles ronronnaient et qu’il avait besoin d’excitation. Alors, il a monté une nouvelle société pour structurer ce projet, le rêve de sa vie (dixit). Sans doute. A ceci près que c’est ce projet qui a accéléré l’anxiété généralisée de ce monsieur et a justifié qu’au bout du rouleau, il me contacte pour l’aider à s’en sortir.

Anxiété généralisée – Comment traiter l’anxiété généralisée de cet entrepreneur

Quand Sacha a pris contact avec moi, il en était à ne plus pouvoir conduire, à ne plus être capable de sortir de chez lui. Il n’arrivait plus à faire du sport, lui qui attache tant d’importance à sa condition physique. Il était victime de troubles de l’endormissement et, parfois, d’angoisse nocturne. Il se sentait déprimé, n’avait pas goût à grand chose et, partant, pensait souffrir de dépression. Sa relation sentimentale battait de l’aile, et il avait toutes les peines du monde à se comporter comme un père présent avec ses enfants.

En un mot comme en cent, les choses allaient plutôt mal pour lui alors que, comme diraient tout un tas de gens « il avait tout pour réussir ». Oui, peut-être, mais il y a quelque chose à propos de laquelle Sacha avait cruellement manqué d’honnêteté.

Il y’a près de 2 ans, Sacha a souhaité accomplir le « rêve de sa vie ». Il a monté un projet professionnel qui lui tenait à coeur depuis toujours. Un peu son bâton de maréchal, l’idée étant de rentabiliser cette affaire là, comme les autres, puis de vendre le tout. Ensuite, il dit, non sans humour, envisager de vivre de ses rentes. Ce que je ne crois pas.

Toujours est-il que pendant plus d’un an, alors qu’il est victime de symptômes d’anxiété généralisée, Sacha déploie toutes ses compétences pour créer le projet professionnel de sa vie.

Investisseurs, banques, recherche d’un local approprié, recherche de compétences diverses (salariés), Ce chef d’entreprise se démène, et le résultat sera d’ailleurs à la hauteur de son investissement tant personnel que professionnel. A ceci près que ses symptômes d’anxiété généralisée s’aggravent et que c’est comme cela qu’un jour, il me contactera, émotionnellement exsangue alors que son projet, devenu réalité, n’aura plus aucun sens pour lui.

Anxiété généralisée – Comment je me suis trompé dans mon évaluation

Sacha est très gentil mais le problème c’est que je n’arrive pas à comprendre le mécanisme de son problème. J’ai beau appliquer toutes les règles de contextualisation associée à l’approche comportementale de Palo Alto que j’utilise depuis plus de 20 ans que je pratique le coaching comportemental, quelque chose m’échappe.

Par exemple, alors que je demande à Sacha de faire un exercice très spécifique pour traiter ses phobies d’impulsions comme ses angoisses matinales, rien n’y fait. Je suis en échec. Nous faisons régulièrement le point. Les symptômes d’anxiété généralisée ne semblent pas évoluer d’un pouce.

A l’occasion, j’apprends qu’il continue à consommer de la coke voire à boire un petit coup. Il continue à avoir une vie de forcené, passant le plus clair de son temps à peu ou mal dormir et, le reste du temps, se passe à être présent et gérer sa nouvelle entreprise, son fameux rêve devenu réalité.

Régulièrement, nous nous entretenons à propos des ses symptômes d’anxiété généralisée. Si parfois, ces symptômes semblent vouloir bouger positivement, il y a toujours quelque chose qui nous fait retourner à la case départ, voire pire. J’ai beau explorer le problème dans tous les sens, rien ne n’améliore de façon significative  l’anxiété généralisée alors qu’avec la stratégie comportementale que j’emploie, cela aurait du fléchir d’au moins 50% en moins de 8 à 10 jours. S’il y a de petites améliorations, il n’y a rien de bien significatif.

Passé 15 jours, je propose à Sacha de faire comme chez les flics au cours d’un interrogatoire: « On reprend tout depuis le début ». « Nom, prénom, âge et qualité… ». Je plaisante.

Donc, Sacha et moi, conceptualisons de nouveau son problème. Cela signifie que nous passerons deux heures à reprendre point par point, chaque élément constitutif de son anxiété généralisée. Cela se résume en un nombre important de questions car, pour moi, coach comportemental, comprendre est vital pour mieux préciser une stratégie d’intervention, c’est à dire mettre en oeuvre les outils et les moyens pour neutraliser cette anxiété généralisée.

A un moment au cours de la phase de questionnement, je me rends compte que si Sacha veut faire tout ce qu’il faut pour aller mieux, il y’a un petit truc que je n’avais pas décelé, du moins pas avec autant de force.

Sacha, du fait des ses activités comme de ses habitudes de vie, a l’habitude de s’attacher la collaboration exclusive, et pour un temps, de professionnels divers. Coach sportif, consultant financier, etc. Il en a les moyens financiers, et c’est aussi comme cela qu’il a réussi. Il sait s’entourer de compétences externes. Il sait ce que sont ses propres limites fonctionnelles, ce que l’on appelle le « seuil de Peter ».

C’est pour cette même raison que Sacha a fait appel à mes compétences de coach comportemental. Ce faisant, je comprends que ce que Sacha recherche avant tout, ce ne sont pas seulement des exercices pour traiter l’anxiété généralisée dont il souffre mais plutôt – surtout ? – un programme spécifique. En fait, ce que veut Sacha, ce n’est pas que j’applique une stratégie comportementale pour vaincre l’anxiété, c’est un… plan d’action.

Comment traiter l'anxiété généraliséeA ce moment là, ce que je comprends, c’est que Sacha, s’il a bien suivi les prescriptions comportementales que je lui ai communiqué, il résiste d’une certaine façon puisqu’il a l’impression que ce que je lui ai demandé de faire ne lui est pas précisément attaché. Ce qu’il aimerait, c’est que je lui fasse une sorte de plan d’action. Un plan rien que pour lui où il lui soit précisé ce qu’il doit faire et comment il doit se comporter, chaque our, face à telle ou telle situation.

Je ne vous cache pas mon étonnement car c’est, pour moi, un peu comme si je lui donnais une feuille de route. Or, mon travail consiste à vous permettre de retrouver votre autonomie,  pas à suivre une feuille de route. Je suis coach pas officier d’active.

Anxiété généralisée – Un plan d’action très personnalisé

Alors que j’expose mon étonnement à Sacha, je le vois se décomposer. Il prend mes interrogations pour un refus. Mais, je m’en voudrais d’être obstiné quant au traitement de l’anxiété généralisée de ce chef d’entreprise. Alors, nous décidons de pointer, pour chaque jour, toutes les situations, si minimes soient-elles, et face auxquelles il se retrouve en difficulté.

Pour chaque point, les angoisses dans la rue, la boule d’angoisse dans la gorge, son manque d’appétit sexuel, ses symptômes de dépression, son anxiété généralisée, ses angoisses matinales, ses troubles du sommeil, et j’en passe, je lui fait un tableau très très précis. Un peu comme si je lui dressais un tableau alimentaire pour l’aider à avoir la meilleure hygiène alimentaire possible. Le tout concocté avec des objectifs à court, moyen et long terme.

Ce travail m’aura pris beaucoup de temps mais, quand je vois les résultats, je ne peux que constater que Sacha avait raison et moi tort. Bien que j’ai la prétention de toujours respecter la vision du monde de mes patients, force m’est de constater que j’avais manqué d’à propos au sujet de l’anxiété généralisée de ce monsieur.

Il avait besoin d’être dans la même dynamique et la même relation que celle qui l’entretient avec toutes les compétences externes qu’il utilise depuis des années. En conséquence, force m’a été de constater qu’à tellement vouloir aider Sacha, je passais à côté de l’essentiel pour qu’il ne souffre plus d’anxiété généralisée, laquelle correspondait à la somme accumulée de symptômes divers installés avec le temps.

Le tir a donc été rectifié ce qui, soit dit en passant, s’appelle de la cybernétique en approche comportementale. Régulièrement, Sacha et moi faisions le point. Au bout d’un mois, Sacha avait repris une vie normale, ou du moins considérée comme telle par lui. Ses symptômes d’anxiété généralisée avait très conséquemment diminué. Il respectait scrupuleusement le plan d’action que je lui avait préparé pour vaincre l’anxiété généralisée. Il était heureux comme cela. Cela correspondait à son attente. Nous avions gagné!

Moralité: « Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple? »

Traitement de l'anxiété, et de l'anxiété généralisée

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Frédéric Arminot

TCC – Thérapie comportementale – Définition

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TCC – Thérapie comportementale – Avant propos

Je dois reconnaître qu’en France comme ailleurs, il est difficile pour un néophyte de distinguer la TCC de la thérapie comportementale que l’on appelle aussi Thérapie Cognitive et Comportementale (tcc).

Je vais donc essayer de vous expliquer quelles sont les différences de pratique comme leurs modalités et les grands principes de chacune d’entre elle. L’objectif étant bien évidemment de vous aider non seulement à comprendre mais à choisir de la façon la plus adaptée pour vous.

TCC - Thérapie comportementale

Définition de la TCC ou thérapie comportementale

Avant toute définition de la TCC, il est important que vous sachiez ce qu’est un comportement. Un comportement est la réponse que chacun d’entre nous exprime sur la foi d’une sollicitation donnée dans un contexte donné et un environnement donné.

Cela pose donc la question de la communication entre les autres et vous. C’est l’inter action. Or, c’est précisément cette dernière qui peut poser problème et être responsable de différents problèmes tels que: angoisse, anxiété, stress, dépression, phobie (pour ne citer que les principaux symptômes).

La TCC, la thérapie cognitive et comportementale, la thérapie comportementale, ou thérapie systémique, ou encore thérapie brève et stratégique, issue du modèle Palo Alto, est une approche centrée sur la résolution des problèmes que vous présentez.

L’approche comportementale offre des moyens d’action thérapeutique rapides qui ont fait leurs preuves dans le soulagement des souffrances personnelles, professionnelles, relationnelles et familiales, ce qui vous permet d’envisager le présent et l’avenir sereinement.

En 2004, une étude de l’INSERM* [Institut National de la Recherche et de la Santé Médicale] précise que 16 cas sur 17 sont résolus dans un délai inférieur à six mois grâce à l’approche comportementale.

TCC – Comment bénéficier de la thérapie comportementale

Pour être certain que vous puissiez bénéficier des apports de la thérapie comportementale, une étude de votre problème est nécessaire. Ainsi, vous gagnez en temps et en efficacité. L’abattage thérapeutique n’est donc pas le crédo de ta thérapie comportementale ou TCC.

Afin de vous assurer la meilleure qualité d’écoute, le nombre de consultations par jour est limité.

TCC – Consolidation

En cas d’insuccès, il est mis fin à la thérapie et il vous est proposé de rencontrer une consoeur ou un confrère afin de bénéficier d’un éclairage complémentaire qui facilite une résolution définitive de votre problème. Dès que la solution est consolidée au terme d’une séance, votre accompagnement s’arrête. Vous n’avez donc pas à participer aux consultationssuivantes (à concurrence de 10).

A chaque consultation, le point est fait sur les évènements en cours, le bénéfice des exercices, et votre situation émotionnelle. Ainsi, vous cheminez vers la solution à votre problème, vous progressez par rapport à la stratégie, et bénéficiez d’exercices adaptés.

TCC – Durée et fréquence des consultations

Chaque consultation dure de 45 minutes à 1 heure. Le nombre de séances est limité à dix (10). Il s’agit donc bien d’une thérapie brève. La fréquence des consultations est précisée d’une consultation à l’autre, d’un commun accord. Avec votre accord, un lien est assuré avec votre médecin traitant.

TCC – De la folie…

Récemment, une personne m’a posé un certain nombre de questions à propos de la thérapie comportementale liée à une phobie. L’un de ces questions était de savoir si la thérapie comportementale induisait une « exposition », c’est à dire: « Allez vous me confronter physiquement à mon problème?. Par exemple, si j’ai peur des pigeons, allez vous m’obliger à voir et toucher de vrais pigeons? » Ma réponse à cette question est la suivante.

Le faire, ou vous contraindre à le faire, est de la folie pure. Il n’en n’est pas question. Sinon, ce serait comme de vous obliger à embrasser quelqu’un qui vous dégoûte! Ce serait vous manquer de respect.

Pour éliminer vos problèmes de stress, de harcèlement, de jalousie, d’angoisse, d’anxiété, de dépression, de phobies, nous agissons autrement. La thérapie comportementale se fonde sur la créativité du comportementaliste pour vous proposer des exercices qui respectent votre réalité comme vous même. La thérapie comportementale, et le thérapeute, sauront vous aider à éliminer votre problème, tranquillement, efficacement et durablement.

Le Programme ARtUS - Angoisse - Anxiété - Phobie - Toc

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Frédéric Arminot

Le lâcher prise

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Le lâcher prise – Pourquoi est-ce si difficile de lâcher prise, et comment pratiquer le lâcher prise

Depuis des années que je pratique, et j’irais jusqu’à dire que je suis adulte, j’ai très souvent entendu parler de la difficulté à se contrôler et, partant, de pratiquer le lâcher prise.

Quelle que soit votre culture, votre environnement, votre race, votre religion, et j’en passe, avez-vous constater combien il est difficile dans tout ou partie de votre vie de satisfaire à ce concept spirituel qu’est le lâcher prise.

Le lâcher prise signifie que vous acceptez de ne pas contrôler l’incontrôlable. Le lâcher prise signifie que vous acceptez une situation, une perception, une émotion (la peur, la joie, la tristesse, etc.) pour vous protéger d’une succession de symptômes tels que l’angoisse, la crise d’angoisse, l’anxiété, la phobie.

Je vais donc essayer de poser les bases de ce concept spirituel, au sens de l’état d’esprit, de cette façon d’être et de faire afin que vous puissiez pratiquer le lâcher prise avec plus de facilité. Je vais aussi vous donner des exemples, au moins un en tous cas, de sorte à ce que le lâcher prise vous soit plus compréhensible, plus accessible.

Le lâcher prise – Définition

Qui que vous soyez et d’où vous veniez et, accessoirement, où que vous alliez, sans doute avez-vous appris à contrôler vos comportements dans tous les domaines de votre vie. Vous avez appris à répondre d’une façon jugée adaptée à toutes les sollicitations de la vie.

Le lâcher prise - DéfinitionL’expérience aidant, vous avez sans doute remarqué que lorsque vous rencontrez des difficultés, de s problèmes, des résistances, cela suscite en vous des émotions. Ces émotions peuvent vous perturber au point que vous avez toutes les rayons de craindre de perdre le… contrôle de vous même et/ou de la situation.

Vous allez donc réagir de sorte à reprendre le contrôle de la situation. Si, d’aventure, vous n’y réussissez pas, vous allez insister, ce qui risque de générer du stress voire de l’angoisse. Insister plus encore, risque de vous infliger de l’anxiété. Je pense à ce propos à l’anxiété de performance. Donc, quoi faire en pareille et douloureuse situation pour mettre en place un comportement qui facilité le lâcher prise?

Le lâcher prise – En quoi est-ce un problème

Je pense, pour partie, avoir déjà répondu à cette question dans le chapitre précédent. Cependant, le lâcher prise nécessite quelques explications quant à la difficulté que cela représente.

Ainsi,le problème dans le lâcher prise repose sur votre… personnalité. En effet, tout ou partie des éléments constituants votre personnalité peuvent être des freins majeurs pour le lâcher prise. Ainsi, qu’en est-il des éléments constituants votre personnalité. A propos de celle-ci, voici les éléments qui la composent (liste non exhaustive):

  • Éducation
  • Culture
  • Environnement (social, affectif, économique)
  • Expérience de vie
  • Religion (que vous en pratiquiez une ou pas)
  • Image de soi
  • Image des autres
  • Peur du jugement

Chacun de ces éléments caractérise et programme votre comportement réponse à tous les types de sollicitations dont vous faites l’objet. Imaginez, par exemple, que vous êtes dans un groupe. Vous y avez une place, pas nécessairement assise (humour). Les inter actions sociales existent, chacun s’exprime, vous aussi, ou pas. Peut-être préférez-vous observer? A un moment, quelqu’un dit quelque chose qui ne vous laisse pas indifférent. Ce que vous entendez vous invite à réagir, à répondre, à abonder, à répliquer.

Bref, vous avez envie de réagir et vous le faites. Vous exprimez peut-être votre désaccord ce qui n’est pas sans susciter des réactions en cascade. Par la suite, peut-être cette conversation va t’elle dégénérer au point que vous allez quitter le groupe en vous sentant meurtri ou maltraité.

Par la suite, vous allez ruminer à propos de cette situation. Vous allez donc en ressentir une forme de stress et allez juger votre comportement comme celui des autres. Vous allez revisiter cette discussion et considérer que vous auriez faire ceci ou cela, appuyer sur telle ou telle objection, valoriser tel ou tel argument.

Le temps passe et vous n’arrivez pas à laisser cette conversation de côté. En fait, ce moment social vous aura affecté au point que vous avez toutes les peines du monde à pratiquer le lâcher prise à ce propos. Pourquoi?

Tout simplement parce que vous en faite une affaire personnelle. Une affaire qui fait écho à votre vision des choses. Une affaire qui vous aura marqué au point que vous estimerez avoir, peut-être manqué d’affirmation de vous même.

Le lâcher prise - Image de soiVous vous sentez mis en cause et, sur la foi de votre vision du monde (cf. votre personnalité), vous ne pouvez accepter de courber l’échine car cela pourrait vous renvoyer de vous une image négative ou vous aurez peut-être l’impression d’avoir laissé passer des appréciations que vous réprouvez (ex: idées sociales, idées politiques, etc.).

Le temps passe et vous demeurez affecté par ce qu’il s’est passé. Vous êtes durablement affecté au point que vous recherchez des appuis au sein du groupe et que, pour ce faire, vous en reparlez aux personnes présentes. Or, ces dernières, pour certaines en tous cas, ne semblent pas plus affectées que cela. Vous n’arrivez pas à lâcher, vous ne pouvez pas mettre en place le lâcher prise qui, pourtant, vous ferait tant de bien.

Le lâcher prise en l’espèce vous permettrait de cesser de vous faire du mal en voulant absolument faire entendre des idées dont les autres ne veulent pas. Vous risquez d’en concevoir de l’amertume, du ressentiment. Vous savez qu’il serait préférable de satisfaire le lâcher prise – cesser d’en faire une affaire personnelle – mais, vous savez aussi que, si vous lâchez prise, vous donnerez raison aux autres et c’est tout bonnement impossible pour vous vous.

Vous vous refusez à vous rendre complice de propos ou de comportements que vous réprouvez. Et pourtant, vous vous faites tellement de mal (angoisse, anxiété), et ceci bien que votre comportement soit compréhensible. Mais votre personnalité vous l’interdit. Vous êtes inscrit dans une forme de résistance au changement. Alors, comment faire pour pratiquer le lâcher prise sans vous renier?

Le lâcher prise – Comment faire

Le lâcher prise pose donc la question de l’égo, de l’image de soi et, partant, de la confiance en soi. S’affirmer ou ne pas s’affirmer avec, dans un cas comme dans l’autre, la peur d’être mal jugé si vous n’êtes pas à la hauteur d’une situation sociale, affective, professionnelle ou économique. Le problème en voulant contrôler ce que vous redoutez qui vous échappe, c’est d’obtenir – une fois n’est pas coutume – un résultat inversement proportionnel à l’effet désiré.

Pratiquer le lâcher prise est à la fois simple et compliqué. Ainsi, quand vous identifiez que vous vous faites du mal en essayant, de façon quasi obsessionnelle, de reprendre le contrôle de ce qui vous échappe, vous refusez d’accepter ce que vous ne pouvez changer (cf. Sénèque).

Il vous faudra donc accepter que plus vous essayez de tenir bon, plus vous enrichissez votre problème, pire votre problème est. J’en veux pour preuve le problème des personnes angoissées ou anxieuses.

Le lâcher prise - Comment fairePlus vous allez essayer de contrôler vos angoisses en essayant de vous convaincre que cela va passer, plus vous ignorez la réalité, plus vous en faites une affaire personnelle par crainte de renvoyer de vous aux autres une image négative, pire est votre souffrance. En effet, dans un processus mécanique implacable, vous allez adresser des messages contraires à votre cerveau qui va considérer que vous ne comprenez pas la gravité des informations qu’il vous donne.

Partant, votre système nerveux central va augmenter votre stress, votre anxiété, afin que vous trouviez un comportement adapté pour que vos émotions et vos influx soient apaisés. Mais vous ne connaissez pas la vraie solution. Donc, vous allez tenter de contrôler encore et encore, de contrôler ce qui n’est pas contrôlable. Un peu comme si la personne que vous aimez vous annonçait qu’elle vous quitte et que vous l’empêchiez qu’elle vous quitte.

Plus vous allez réagir de la sorte plus vous allez participer à ce que la personne aimée s’en aille. En effet, à quoi bon retenir quelqu’un qui vous donne moults arguments pour vous quitter. C’est douloureux, certes, mais n’auriez vous pas plus intérêt à faire prévaloir le lâcher prise en pareille situation puisque, même si la personne ne vous quitte pas ce jour là, elle vous quittera plus tard (je suis désolé…).

Plus vous réagirez de sorte à l’en empêcher, plus vous serez angoissé à l’idée qu’elle parte, demain ou après-demain ce qui participera à augmenter votre souffrance et nuira à la relation, ce qui provoquera, de nouveau, le désir de l’autre de vous quitter.

En pareille situation, ne vaut-il pas mieux accepter ce qui est douloureux ce qui vous permettra de dépasser la douleur, de la contrôler de façon positive pour vous recentrer sur l’essentiel de vos besoins? En pareille situation, ne vaut-il pas mieux que vous acceptiez le lâcher prise comme seule issue adulte et responsable?

Frédéric Arminot

Sommeil – Les troubles du sommeil – Comment les neutraliser

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Sommeil – Les troubles du sommeil – Comment les neutraliser définitivement

D’après une étude datant de 2012, 44 % des français souffrent de troubles du sommeil, et 22 % de cette même population victime de trouble du sommeil souffre d’insomnies.

Si l’on rajoute à cela toutes celles et ceux qui souffrent d’angoisses nocturnes qu’il convient de rattacher à la peur de ne pas dormir, le constat est alarmant.

Cela signifie que ces troubles du sommeil sont le fruit d’angoisses diverses ou de symptômes d’anxiété, sachant que l’un comme l’autre sont le fruit d’éléments contextuels et environnementaux. En cela, je pense à des contextes économiques, sociaux, familiaux, politiques, et j’en passe.

Que signifient les troubles du sommeil

Qui dit sommeil dit – normalement – dormir. C’est à dire se reposer, tant mentalement que physiquement. Et qui dit, ou écrit, troubles du sommeil, laisse entendre que la personne qui en est victime, vous peut-être, n’arrivez pas à vous reposer, à reprendre des forces.

Dans la plupart des cas, et pour l’expérience que j’en ai, les personnes qui souffrent de troubles du sommeil sont pré occupées par des problèmes personnels ou professionnels de tous ordres.

En règle générale, ces personnes ont accumulé un certain nombre de difficultés émotionnelles qui les empêchent d’être suffisamment détendues au point de souffrir de troubles du sommeil, voire de craindre, à juste titre, de ne pouvoir dormir. Mais que signifie donc ces troubles du sommeil?

Tant à mon cabinet qu’au cours de mes consultations de coaching comportemental à l’aide de Skype, force m’est de constater que celles et ceux qui souffrent de troubles du sommeil ont un comportement qui, malgré eux, participent à générer ce qu’elles redoutent le plus, c’est à dire mal dormir ou, pire, ne pas dormir du tout.

En effet, bien avant le coucher, il n’est pas impossible que vous redoutiez la nuit à venir. Vais-je réussir à m’endormir? Vais-je dormir d’une seule traite? Vais-je me réveiller une ou plusieurs fois? Vais-je être fatigué(e)  demain en me levant? Autant de questions génératrices dangoisses qui reposent sur une anticipation du problème avec une volonté forte de le contrôler.

Or, c’est à ce moment là, celui du contrôle, que vous risquez de commettre une erreur majeure ou fatale pour la nuit à venir comme les suivantes!

Vous souffrez de troubles du sommeil et, partant, il est bien compréhensible que vous fassiez tout votre possible pour retrouver des nuits apaisantes. Mais, si vous nuits sont agitées et que vous souffrez de troubles du sommeil, c’est donc que ces troubles du sommeil sont la conséquence d’un autre problème.

Partant, plus que de trouver une solution à vos troubles du sommeil et, accessoirement, à vos angoisses nocturnes, il est important d’identifier les causes de vos troubles du sommeil. Car, c’est la raison pour laquelle je vais maintenant m’employer à vous expliquer ce qu’il convient de faire pour ne plus souffrir de trouble du sommeil et retrouver des nuits apaisées et apaisantes.

Comment neutraliser ce problème

Bien que je ne sois pas un adepte radical de l’hygiène de vie, force m’est de reconnaitre qu’il est nécessaire, pour faire diminuer puis neutraliser les troubles du sommeil, de respecter une certaine discipline comportementale comme une certaine hygiène de vie.

La première des choses à faire est d’essayer de respecter la même heure de coucher. Avant d’aller vous coucher, prenez le temps d’écrire sur une feuille de papier tout ce qui vous passe par la tête. Cet exercice très simple a pour intérêt de vous permettre de poser tout ce qui vous encombre avant d’aller dormir.

En agissant de façon préventive, vous aurez la possibilité de faire diminuer l’escalier de la pression lié à des angoisses dont vous êtes surement victime  ce qui aura pour intérêt de faire diminuer votre stress.

Je tiens quand même à vous rappeler que les troubles du sommeil sont non seulement facteurs d’angoisses nocturnes mais aussi d’angoisses matinales et de… dépression. Et oui. A force de peu ou mal dormir, voire de ne pas dormir du tout (cf. insomnie), cela n’est jamais sans conséquences.

Vous pouvez faire cet exercice tous les soirs, 5 à 10 minutes avant d’aller vous coucher. Autre chose importante, c’est de vous coucher en éliminant tous les facteurs de bruit comme le téléphone, la fenêtre ouverte ou encore la télévision.

Solutions au trouble du sommeil

Solutions aux troubles du sommeil

Il est aussi important d’essayer de vous endormir dans une pièce noire, protégée de toute lumière extérieure ou intérieure. Dans le cas contraire, vous risquez de maintenir un certain niveau d’éveil lié à la luminosité, même minime, et d’ainsi participer à entretenir vos troubles du sommeil.

Le soir, essayez de respecter un sas de décompression entre votre retour de votre journée de travail, ou sa simple fin si vous travaillez chez vous. Prenez le temps de vous détendre et d’avoir une activité qui participe à faire redescendre la pression émotionnelle de la journée.

Evitez aussi tous les jeux électroniques, que ce soit sur une tablette, un smartphone ou un ordinateur. Ne pas respecter cette consigne risque, encore une fois, d’entretenir un certain état de tension accumulé qui va participer à entretenir la pression émotionnelle, l’excitation. C’est pour l’une de ces raisons qu’il est conseillé aux parents de ne pas permettre à leurs enfants de jouer aux jeux électroniques avant le coucher.

Avant chaque nuit, essayez de ne pas faire des repas pantagruéliques qui vous posent sur l’estomac. Plus votre repas sera lourd, plus longue, et difficile, sera la digestion.

Dernière chose, plongez vous dans certains des articles que j’ai rédigé à propos des angoisses nocturnes. Vous y trouverez des informations très utiles et des exercices très simples pour favoriser votre endormissement et faire diminuer puis neutraliser vos troubles du sommeil.

Tout dernier point à propos de vos troubles du sommeil. La France compte 3.500.000 pharmaco dépendants. Triste record puisque notre beau pays dépasse les USA! Quoiqu’il en soit, nous consommons beaucoup de somnifères. L’avantage de ces derniers est de vous permettre de vous endormir et de dormir profondément, de fait, de neutraliser vos troubles du sommeil.

Pour autant, si ces médicaments neutralisent vos symptômes d’angoisses nocturnes voire les troubles du sommeil, et parfois même les angoisses matinales. Bien. Très bien! Mais il y a cependant 2 problèmes, et pas des moindres.

Les médicaments ne résolvent pas le problème. Ils ne font que neutraliser le symptôme du moins tant que vous prenez le dit somnifère. Deuxième problème, il y a de fortes accoutumances à ces somnifères. Donc, je vous invite à la plus forte et honnête vigilance car vous risquez de devenir accro et vous n’aurez pas résolu pour autant votre problème de troubles du sommeil.

A bon entendeur, salut…

Les troubles du sommeil – Source INSERM

Frédéric Arminot

Le stress des enseignants

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Le stress des enseignants

Elle a 50 ans passés. 50 ans, dont près de 25 en face à face continuel avec des élèves. Elle a tout vu. Elle a tout entendu. Tellement que, lorsqu’elle arrive au cabinet, elle est émotionnellement exsangue. Ne se sentant plus en phase avec son métier. ne se sentant soutenue ni par l’administration, ni par la direction de l’établissement scolaire dans lequel elle travaille et, de façon très étonnante, par peu, voire aucun, de ses collègues de travail. Elle est lasse, épuisée. Le stress des enseignants peut-être.

Oui, Jacqueline souffre de ce qu’il est convenu d’appeler le stress des enseignants. Elle n’arrive plus à trouver les ressources pour continuer. Chaque année, elle se pose la question de savoir si elle va continuer ou pas. A chaque rentrée scolaire, Jacqueline se pose la question de savoir sur quels élèves et quels parents elle va encore « tomber ». Deux questions qui fonde le stress des enseignants.

Cette exposition permanente aux inter actions scolaires et sociales auront eu raison de son équilibre personnel. Le stress des enseignants fait d’autant plus souffrir cette femme que, pour couronner le tout, elle subit, elle comme tous ses collègues, cette diatribe nationale qui consiste à dire qu’elle fait partie des privilégiées parce qu’elle a plusieurs mois de vacances par an.

Rien n’est jamais dit sur le stress des enseignants, stress lié aux heures de préparation, aux soirées passées à corriger des copies, à ces vacances qui ne sont pas puisque le salaire de la fonction est annualisé et qu’en conséquence, si l’on y regarde de plus près, ce sont les enseignants qui paient leurs congés et non l’état qui leur en fait cadeau!

Cette femme est usée de devoir se justifier tant auprès des inspecteurs d’académie, que de ses consoeurs et confrères comme des parents. Parfois aussi, des élèves. Elle vient me voir pour l’aider à ne pas sombrer. Son autorité est contestée, remise en cause. Cette enseignante est le bouc émissaire d’une société qui va mal et se cherche des responsables ce qui n’est pas enrichir le stress des enseignants.

Je ne vais pas vous expliquer comment Jacqueline et moi mettrons en place des moyens pour qu’elle se protège de ce qu’il est donc convenu de nommer le stress des enseignants. De la même façon que le stress des médecins dont je parlerais une autre fois, je vais essayer de vous présenter ce qui motive, chaque jour, le stress des enseignants.

Le stress des enseignants – Ministère de l’éducation nationale ou ministère de la magie?

Stress des enseignants - Ministère de l'éducation nationaleLe ministère de l’éducation nationale est une machine fort lourde. Mais n’est-ce pas le symptôme majeur de tout ce qui concerne l’état français?

Puisqu’il est notoire que les enseignants sont placés sous une charge ou plutôt une exigence de travail, et que cela ne peut pas venir que d’eux seuls, c’est donc bien d’une autorité supérieure que leur vient cette charge.

A chaque remaniement ministériel, les enseignants, comme le reste de la population française – élèves, parents -, se voient gratifier de nouvelles visions éducatives, de nouveaux projets, de nouveaux objectifs, et, partant, de nouvelles directives. Ah, les directives…

A chaque nouvelle élection présidentielle, son lot de promesses qui valent pour les parents électeurs comme pour les élèves, forces idées novatrices et coûteuses dont les mises en places sont, parfois, repoussées au calendes grecques, voire enterrées… Dans l’intervalle, cela aura concouru à alimenter le stress des enseignants, contraints, une fois n’est pas coutume, d’obtempérer et se taire.

Ainsi, plus ou moins régulièrement, les enseignants se voient obligés d’adopter des façons d’être et de faire à propos desquels ils sont fort peu, voire pas, consultés. Ou si mal. Des directives sont mises en place sans considération pour les enseignants, sans reconnaissance de leurs compétences, ou de leurs charges de travail dèjà trop importantes.

Les gouvernements qui se succèdent semblent n’être mus que par un seul principe. Des idées qui se veulent si novatrices qu’il m’arrive de me demander, en tant que parent, si celles et ceux qui les conçoivent sont plus été pré occupés de donner le nom d’un(e) ministre à une réforme plutôt que de s’intéresser à sa réelle efficacité. A moins que, plus qu’une réforme porte leur nom, ils préfèrent qu’une plaque à leur nom soit apposée à l’entrée comme à la sortie d’une rue?

Souvent, je me demande si les gouvernements et les présidents qui se succèdent ne sont pas plus attachés à pratiquer de l’électoralisme à outrance comme l’un des présidents de la VIé qui avait promis de nettoyer les cités à la machine à haute pression! Juste des effets d’annonce, des effets d’annonces dévastateurs tant à titre humain que social.

Il en est ainsi de l’éducation nationale qui impose aux enseignants de se réunir aux inter classes, comme de participer à des réunions en dehors de heures de travail. Pour quelles raisons? Pour alimenter des comportements démagogiques, ceux là mêmes qui participent tant à alimenter le stress des enseignants. De fait, l’administration exige des enseignants qu’ils fassent des miracles. Le ministère n’est pas celui de l’éducation nationale mais le ministère de la magie!

Pourquoi encore? Pour œuvrer à la mise en place d’une directive ou d’une autre. Ainsi, les ministres se succèdent qui disent « … nous faisons! ». Ils ne font rien, ils font faire. Nuance. Le ministère, non content d’imposer des heures de travail supplémentaire non rémunérées, enjoint à ses salariés enseignants d’y satisfaire sous peines de sanctions.

Ce qui, en plus d’emplois du temps ahurissants, ne respectent les bio rythme ni des uns ni des autres, participe activement à générer… le stress des enseignants. Par ses injonctions répétées, par une administration d’une lourdeur toute française, le ministère de l’éducation nationale participe activement à aggraver le stress des enseignants. Comment par exemple?

En ne reconnaissant pas ses enseignants – je pense aux salaires des intéressés -. Savez-vous qu’un enseignant (minimum Bac +5) est moins rémunéré qu’un chauffeur de la RATP?. Il est vrai que la RATP a des syndicats, dont l’un prône pour les non grévistes – les jaunes – d’utiliser comme mode de coercition, voire des menaces voilées, tel le cortège – ou allée – de la honte (tourner le dos et invectiver celles et ceux qui ne font pas la grève et vont travailler).

D’ailleurs, c’est grâce à ce types d’attitudes que les autorités sortent vainqueures de ces moments d’oppositions sociales puisque… diviser c’est mieux régner.

Que d’erreurs sociales commises en toute connaissance de cause. La première d’entre elle consiste à s’appeler ministère de l’éducation nationale ce qui, à ma connaissance, ne correspond en rien aux fonctions et missions des enseignants. Encore une fois, cette appellation contrôlée qui se pare de couleurs républicaines, est le premier pas vers le stress des enseignants.

Tous les enseignants, même ceux las d’exercer, sont présents pour apprendre aux élèves, pour leur permettre d’acquérir le goût du savoir et, partant, la goût de l’autonomie et de la confiance en soi grâce au plaisir de la connaissance.

Ne serait-il donc pas plus opportun, et plus conforme à la réalité, d’envisager de renommer ce ministère celui de l’enseignement et non de l’éducation. Je me permets d’insister. La mission des enseignants est-elle d’enseigner ou d’éduquer?

Ne pas fixer cette nuance participe à instaurer un climat de travail souvent délétère puisqu’il participe à donner aux enseignants une mission et une responsabilité qui ne sont les leurs et de fait, active de façon récurrente le stress des enseignants.

N’oublions pas à ce propos que 67% des enseignants considèrent le stress des enseignants est plus fort dans leur métier que dans d’autres (cf. SciencesHumaines.com).

Le stress des enseignants – Une question de contexte

Si je suis honnête, j’ai toujours eu un problème avec l’éducation nationale, ou présumée telle. Je n’ai que trop souvenir de cet environnement où j’ai souvent ressenti les inter actions sociales et scolaires comme à la lisière de l’humiliation. Je n’ai que trop souvenir des ces directeurs ou directrices d’établissement rappelant à l’envi que dans leur établissement ils ne voulaient voir qu’une tête! (dixit).

Stress des enseignants - Un contexte difficileJe garde cependant en mémoire, ces enseignants, en trop petit nombre, qui forçaient le respect par leur gentillesse, leur bienveillance ou leur patience.

Avec eux, point d’angoisses, pas d’anxiété ou de phobie scolaire. Que du plaisir d’apprendre et de progresser. Pas d’exclusion, que de l’inclusion (les pros comprendront).

A contrario, d’autres ont su se protéger de ce dont ils étaient victimes, le stress des enseignants. En rendant responsables les gens qui ne le sont pas, du moins pas tous, Par leur mépris renouvelé à l’endroit de certains élèves donc, ou certains collègues, sans jamais se poser la question de savoir pourquoi, avec certains d’entre eux, les relations sont si difficiles.

Il faut bien le dire, à défaut de le reconnaître, l’école est le plus souvent le reflet de notre société.

De fait, quand l’état français, aidé de son ministère de la magie, dénie la réalité sociale et enjoint aux enseignants de véhiculer du savoir à des enfants en difficulté sociale ou affective, c’est comme de faire croire à un cul de jatte que, demain, il sera champion du monde de course à pied!

De fait, pour faire diminuer le stress des enseignants, non contents de cesser de leur enjoindre de remplir des missions qui ne sont pas les leurs, il faudrait aussi cesser d’alimenter cette démagogie qui consiste à faire croire, ou vouloir faire croire, que l’égalité des chances est une réalité. Ce n’est pas vrai et cela ne le sera sans doute jamais. Ce ne l’est déjà pas dans la société en général, alors, à plus forte raison dans le domaine scolaire.

Dès lors, il n’est plus question de s’étonner que des enseignants soient victimes de stress au travail – le stress des enseignants – alors qu’aucun moyen social ne leur ait donné pour accomplir des missions séreuses dans un environnement sécurisant. A preuve, comment expliquer que moults enseignants aient si peur des parents et de leurs réactions?

Comment se fait-il, dans un tel contexte, que le taux d’absentéisme des enseignants aille croissant et soit de plus en plus long? De même, comment se fait-il que des enseignants remplaçants des personnels absents aillent décroissants et qu’ainsi, des classes entières, des semaines, voire des mois durant, se trouvent sans professeurs? Ces multiples évitements ne sont-ils pas le reflet d’une réalité ignorée qui explique le stress des enseignants?

Dans un climat social délétère, dans un environnement où le travail de qualité des enseignants n’est que fort peu reconnu mais que les gens qui nous gouvernent n’oublient jamais d’utiliser à des fins électorales ou populistes, il n’y a rien d’étonnant que près de 70 % des enseignants disent être durablement et fortement impactés par le stress des enseignants.

Le stress des enseignants – Comment faire

Il ne faudrait pourtant pas grand chose pour que le stress des enseignants soit diminué à défaut d’être éradiqué, ce dernier relevant plus de la gageure que d’une possibilité réelle. Le stress des enseignants, tout le monde le sait, tout le monde l’ignore. Le stress des enseignants se justifie puisqu’il a socialement son intérêt.

En effet, pendant ce temps, une bonne partie de la population tape sur les enseignants sans prendre garde au fait que le stress des enseignants, c’est comme le chômage. Une réalité économique et sociale nécessaire. Pendant que l’on ne voie que la part visible du problème, l’autre partie est passée sous silence. Cette partie, c’est celle de la réalité qui, cachée, n’a pas à être changé. C’est de la magie ! Je vous montre un truc d’une main, je vous occupe, et de l’autre main, je fais ce que je veux et… vous n’y voyez rien… Comme les lois qui passent en été.

Alors, comment faire, comment inverser le processus ou, à tout le moins, comment diminuer le stress des enseignants?

Solution - Stress des enseignantsPar exemple, il suffirait de doubler les équipes d’enseignants comme cela se fait dans certains pays du Nord de l’Europe.

Il y’a plus de 16 mois, des ministres s’y sont rendus pour comprendre. Les ministres sont revenus mais on n’a jamais eu la suite. Ils n’ont pas du comprendre l’intérêt du changement ces ministres. Ou alors, ils ont eu tôt fait de l’occulter.

Par exemple, il suffirait de cesser judiciariser la scolarité quand des parents qui n’arrivent pas à gérer leur propre vie donc celle de leurs propres enfants sont amenés devant des tribunaux et y sont, de plus en plus fréquemment, condamnés pour avoir manqué à leur responsabilité. Pourquoi ne pas envisager de les aider autrement? Mais, il n’y  a pas d’argent n’est-ce pas. Il y en a pour affréter des jets pour aller de Paris à Clermont Ferrand mais pas pour financer des facilitateurs sociaux.

Par exemple, il suffirait de cesser de convoquer des enfants de 8 ans au commissariat de police parce qu’ils ont relayé sans comprendre les propos de leurs ainés.

Par exemple, il suffirait de cesser de faire fonctionner la machine à inspectorat, celle là même qui inspectent les enseignants et prétend leur donner des conseils conformes aux circulaires. Je pense aussi aux conseillers pédagogiques, relais parfois zélés des inspecteurs en charge de faire respecter les directives du rectorat qui lui même les tient du ministère.

Par exemple, il suffirait de cesser de donner des notes au sortir de ces inspections qui ne sont jamais des notes qui récompensent ou honorent les enseignants pour leurs investissements mais qui correspondent plus à des contraintes  économiques.

Donner une « bonne note » à un enseignant, ce ne sera jamais cette note qui, en termes de salaire, verra l’enseignant  récompensé. Cette note sera donnée, mais elle sera la note qui évitera à l’inspecteur de faire un rapport ou, à tout le moins, d’avoir à se justifier en termes économiques ou en termes de RRH, si elle est trop au-dessus, ou en-dessous, de la note de l’inspection précédente. L’inspectorat est d’un autre temps. C’est de la vieille école.

Changer tout cela, et bien d’autres choses, encore pour améliorer les conditions de travail des enseignants et, ainsi, diminuer conséquemment le stress des enseignants? Je rêve. Voire, je cauchemarde. A ce propos, je me rappelle le tollé qu’avait suscité ce ministre qui avait déclaré qu’il fallait dégraisser le mammouth.

C’était grossier, bêtement amené, à tendance arrogante et suffisante, mais pas faux. Pour le coup, l’intéressé avait favorisé le stress des enseignants lesquels s’étaient fortement fait entendre. Comme quoi, il y en aurait quand même un certain nombre pour faire leur propre malheur. Peut-être est-ce la peur du changement?

Dans tous les cas, il suffirait d’un peu de bonne volonté sociale et économique pour encadrer le stress des enseignants. En matière économique, au nom de l’argent, l’être humain est passé au tamis, relégué à une place lointaine, non prioritaire, donc accessoire. Et je ne pense pas que ce soit prêt de changer. En bref, le stress des enseignants a de beaux jours devant lui. Tout comme celui des cadres, des salariés en général, et je n’oublie pas le stress des médecins (je vais rédiger un article à ce propos très prochainement).

Cependant, peut-être faudrait-il qu’en matière économique, comme de bonne volonté, la république arrête de coûter si cher en petits fours et autres dépenses somptueuses qui font ses ors ? C’est sans doute la raison pour laquelle tant de politiques s’arrachent la place avec forces coups bas. La cantine est bonne?

Au fait, mon épouse est enseignante. Oui, je sais, cet article est d’un parti pris effarant.

Traitement de l'anxiété, et de l'anxiété généralisée

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Frédéric Arminot

Harcèlement – Définition du harcèlement

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Harcèlement – Définition du harcèlement

D’aucuns disent que c’est dans les vieux pots, ou les vieilles casseroles, que l’on fait les meilleures plats. C’est comme çà que je me suis souvenu d’un article que j’avais écris il y a très longtemps à propos du harcèlement sous toutes ses formes. Je m’en suis aussi souvenu parce que, récemment, une personne m’a consulté pour un problème de harcèlement au travail.

Qu’il s’agisse de harcèlement moral, de harcèlement sexuel, de harcèlement institutionnel, il s’agit dans tous les cas d’une inter action possible entre au moins deux et/ou plusieurs personnes.

Vecteur de stress, de burn out, d’anxiété, d’angoisses, de crise d’angoisse et de crise de panique, le harcèlement ne peut exister que par ce qu’il y a un bourreau qui trouve sa victime.

Dans ce premier article, je vais vous présenter des généralités à propos du harcèlement en m’appuyant sur des auteurs faisant référence dans ce domaine comme sur des éléments psychologiques réputés. Dans un second article, j’essaierai de vous expliquer cette inter relation entre le bourreau et sa victime d’une part et, surtout, comment mettre fin à toute forme de harcèlement d’autre part.

Le harcèlement ou Mobbing – Introduction

Heinz Leyman, Docteur en psychologie du travail et professeur à l’Université de Stockholm, publie son essai « Mobbing » en 1993 (traduit en français et publié au Seuil en 1996) et met à jour ce concept: « Par mobbing, nous entendons une situation communicative qui menace d’infliger à l’individu de graves dommages, psychiques et physiques« .

Harcèlement - MobbingLe mobbing est un processus de destruction constitué d’agissements hostiles qui, pris isolément, pourraient sembler anodins, mais dont la répétition constante a des effets pernicieux.

Le concept de mobbing définit l’enchaînement sur une assez longue période, de propos et d’agissements hostiles, exprimés ou manifestés par une ou plusieurs personnes envers une tierce personne (la cible). Par extension, le terme s’applique aussi aux relations entre les agresseurs et leurs victimes.

Définition du harcèlement

Les caractéristiques du mobbing sont les suivantes:

  • Confrontation
  • Brimades
  • Sévices
  • Dédain de la personnalité
  • Répétition fréquente des agressions sur une assez longue durée

Marie-France Hirigoyen, psychiatre et psychanalyste, publie en 1998 « Le harcèlement moral: la violence perverse au quotidien » et pose la définition suivante: « Le harcèlement moral au travail se définit comme toute conduite abusive – gestes, paroles, comportement, attitude… – qui porte atteinte, par sa répétition ou sa systématisation, à la dignité ou à l’intégrité psychique ou physique d’une personne.

Le harcèlement est défini comme étant « Une forme de discrimination… lorsqu’un comportement indésirable a pour objet ou pour effet de porter atteinte à la dignité d’une personne et de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant. Dans ce contexte, la notion de harcèlement peut être définie conformément aux législations et pratiques nationales ».

Le harcèlement individuel

Il est pratiqué par une personnalité obsessionnelle, perverse narcissique, ou porteuse d’une pathologie du caractère. Il est intentionnel, vise à humilier, détruire l’autre et à valoriser son pouvoir social ou personnel.

L’instrumentalisation des individus et des instances par ces personnalités retarde ou rend impossible la reconnaissance des agissements délictueux, tant leurs procédés peuvent être hostiles, subtiles et redoutablement efficaces, surtout face à des individus fortement investis dans leur métier.

Le harcèlement institutionnel

Selon l’avis du conseil économique et social, il participe d’une stratégie de gestion de l’ensemble du personne. Il peut prendre deux formes:

  • L’une relevant de pratiques managériales délibérées impliquant la désorganisation du lien social touchant l’ensemble du personnel, portant atteinte à la dignité des personnes et qui ont pour effet de dégrader les conditions de travail (management par le stress, par la peur)
  • L’autre visant à exclure les personnels dont l’âge, l’état de santé, le niveau de formation ne correspondent plus aux nécessités de service et à leurs missions d’intérêt général

Harcèlement institutionnelL’accentuation des individualismes, du chacun pour soi, des dérives éthiques, les pratiques douteuses, l’exercice autorisé de vilaines pulsions entraînent la désagrégation des collectifs de travail.

Pour maintenir sa place, son statut, ne pas compromettre son avenir, certains sujets sont amenés à participer de façon active ou passive à des actes injustes. Certains se plaignent d’un harcèlement que, quelques mois plus tôt, ils ont vu exercer sur autrui sans intervenir ou bien, pire, en apportant leur témoignage à charge.

Dans de telles situations, la souffrance éthique découle de l’effritement de l’estime de soi d’une part, de la culpabilité envers autrui dont on ne prend pas la défense d’autre part. Pour conjurer le risque d’effondrement, la plupart des sujets construisent des défenses spécifiques. La honte est surmontée par l’intériorisation des valeurs proposées, c’est à dire la banalisation du mal dans l’exercice des actes civils ordinaires.

Harcèlement – Phase d’alerte

Sa forme clinique est difficile à repérer, infraliminaire. L’anxiété, les troubles du sommeil, le désengagement social, l’ennui, l’augmentation de prise de médicaments ou de différents toxiques (addictions), en sont les signes précurseurs, sans oublier la fatigue.

Souvent banalisé, ce symptôme est disqualifié. Il faut le considérer comme le premier niveau d’usure du geste de travail, vidé de son pouvoir de construction identitaire, signe précurseur d’une dépression asymptomatique.

Le salarié dans cette phase ne s’exprime pas, ne pleure pas, ne parle plus à ses collègues ou à son entourage. Il se contente de « tenir », englué dans une hyper vigilance au travail, une hyperactivité réactionnelle, supposées permettre l’évitement des critiques et des brimades. Cette phase d’alerte est donc difficile à mettre en évidence.

Harcèlement – Le diagnostic référentiel

  • Violence
  • Stress
  • Conflit
  • Épuisement professionnel – burnout –

Afin que le concept de harcèlement moral garde toute sa spécificité, il est nécessaire de le différencier de certaines notions comme la violence, le conflit, le stress et l’épuisement professionnel.

Harcèlement et violence

D’après la définition du Petit Larousse, le mot violence tient en une base latine violentia qui signifie abus de la force. Cela consiste à contraindre quelqu’un par la force ou l’intimidation. Est considérée comme une violence morale et/ou psychologique toute action (geste, parole, écrit, comportement, attitude…) qui porte atteinte de façon durable par sa gravité ou sa répétition à l’intégralité morale ou psychologique de la personne humaine ou du collectif du travail.

Yves Michaud, Philosophe, dit qu’il y a violence quand, dans une situation d’interaction, un ou plusieurs acteurs agissent de manière directe ou indirecte, massée ou distribuée, en portant atteinte à un ou plusieurs autres, à des degrés variables, soit dans leur intégrité physique, soit dans leur intégrité morale, soit dans leurs possessions, soit dans leurs participations symboliques et culturelles.

Pour Julien Freund, sociologue, entend par violence un rapport de puissance entre les hommes qui renonce aux autres méthodes possibles d’entretenir des relations entre les êtres, et qui essaie de forcer, directement ou indirectement, les individus ou les groupes, d’agir contre leur volonté, et d’exécuter les desseins d’une volonté qui leur est étrangère, par le recours à l’intimidation ou à des moyens agressifs ou régressifs, capables de porter atteinte à l’intégrité physique et psychique des êtres, à leurs biens et à leurs idées de valeur, quitte à les anéantir absolument en cas de résistance supposée, délibérée ou persistante.

Harcèlement et Conflit

Le conflit qui naît du harcèlement vient du Latin conflictus qui signifie se heurter. Il s’agit alors d’une violente opposition matérielle ou morale, synonyme de lutte, de dispute.

Le conflit relève de l’opposition de sentiments, d’opinions entre des personnes ou des groupes. Régler un conflit implique de permettre à chacun de présenter sa perception de la situation et d’aboutir à une médiation.

Stress et harcèlement

Le mot stress vient du latin stringere, signifiant, tendu de façon raide et, plus populairement, oppressé. Au 18ème siècle, en Angleterre, le mot stress signifie un état de détresse physique et psychique en rapport avec l’oppression ou la dureté de la vie, les privations, l’adversité.

Harcèlement - ConflitPar la suite, on entend stress plutôt comme une force, une pression, une forte influence agissant sur un objet physique ou une personne, c’est à dire sur le plan physique ou physiologique.

Le stress, découlant de conditions de vie agressives, peut entraîner des maux physiques et psychiques. Les causes de stress dans le monde du travail sont diverses.

Elles peuvent être liées aux conditions de travail (surcharge quantitative et/ou qualitative, danger, horaires décalés…), à l’ambiguïté des rôles, aux facteurs relationnels (divergence, manque de soutien social…), à l’évolution de la carrière (trop lente ou rapide, sécurité de l’emploi, ambition frustrée…), à l’organisation des structures et, enfin, à l’articulation vie privée – travail. Ces causes peuvent instaurer un climat de pressions qui ne doit pas être confondu avec le processus de harcèlement.

Harcèlement et épuisement professionnel

L’apparition du terme burnout date de 1974 dans la littérature nord américaine avec GINSBERG qui menait alors une étude sur le stress. Ce terme s’applique spécifiquement aux professionnels de la relation d’aide, aux soignants.

L’épuisement ou l’usure professionnelle entraînent un syndrome psychologique à trois dimensions:

  • L’épuisement émotionnel (sentiment de fatigue)
  • La dépersonnalisation (insensibilité et réactions impersonnelles vis à vis des usagers)
  • La réduction de l’accomplissement personnel (faible sentiment de compétence et de reconnaissance de l’effort accompli dans le travail)

Les conséquences néfastes du burnout sont les suivants:

  • Dépression
  • Réduction de l’estime de soi
  • Absentéisme
  • Diminution de l’efficacité
  • Apparition de conflits interpersonnels

La spécificité de ce syndrome ne ressort pas clairement et le processus d’affaiblissement peut alors s’apparenter à la dépression ou au stress.

Il est alors judicieux d’analyser les causes qui sont déterminantes dans l’installation de ce processus de désillusionnement (politique sociale globale, organisation du travail, population prise en charge, causes personnelles).

Harcèlement moral

Il est constitué des éléments requis pour caractériser le harcèlement devant le juge ou l’autorité administrative. Caractère répétitif des agissements. Agissements aboutissant à une dégradation des conditions de travail et portant atteinte aux droits et à la dignité de la personne.

Solutions au harcèlement

Cet article a pour vocation de poser une base compréhensible du harcèlement pour les personnes qui en sont victimes. Dans un prochain article, je parlerais plus volontiers de cas de personnes, victimes de harcèlement, et de comment ils ont pu mettre un terme au harcèlement d’un tiers ou d’un groupe.

Frédéric Arminot

Anxiolytiques – Des médicaments à utiliser de façon parcimonieuse

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Anxiolytiques – Des médicaments à utiliser de façon parcimonieuse

Au lendemain des drames terribles que sont les assassinats de journalistes et de dessinateur de Charlie Hebdo comme le meurtre d’une policière à Montrouge suivi de la prise d’otage et de l’assassinat de 4 personnes au sein de l’Hyper Casher de Vincennes, il semble que la France, et les français, soient rentrés dans une peur terrible au point que la vente d’anxiolytiques a augmenté de 18,5 % en un espace temps particulièrement court.

Que s’est-il don passé dans l’esprit de nombre de nos concitoyens, sachant que la France tient le haut du pavé en matières d’usage de médicaments – dont les anxiolytiques – puisqu’il y aurait plus de 3.500.000 consommateurs excessifs ou dépendants de médicaments. Une paille…

Anxiolytiques – Leur vocation

AnxiolytiquesLes anxiolytiques sont des médicaments utilisés contre l’anxiété. Différentes substances composent ces médicaments qui, de fait, ont des effets plus ou moins bénéfiques en cas d’angoisses ou d’anxiété.

Les anxiolytiques sont plus communément appelés des tranquillisants ou des benzodiazépines.

Les plus connus de ces anxiolytiques sont:

  • Alprazolam
  • Lexomil
  • Lyznxia
  • Lorazepam
  • Serestat
  • Temesta
  • Valium

Ils sont prescrits en fonction d’un certain nombre de paramètres médico psychiques (symptômes, antériorité médicale, du patient, corpulence, etc.).

Toutes ces substances ont donc pour vocation d’aider un patient à ne plus souffrir de ses angoisses ou de troubles anxieux.

Il est cependant important de noter que ces médicaments – et à plus forte raison les anxiolytiques – sont dotés d’un principe de demie vie. Ainsi, chaque molécule intégrée produit un effet « X » en fonction des symptômes et de la physiologie du patient. Les médicaments ne sont donc pas sans risques.

Une partie de la molécule agit pendant un temps donné sur le patient. L’autre partie de molécule, le résidu, se fixe sur les cellules grasses du cerveau et des reins. Cela signifie que chaque médicament est doté d’une demie vie et peut être associé à un principe de relargage. Je m’explique.

Anxiolytiques – Demie vie et relargage

Chaque molécule, qu’elle soit ou non un anxiolytique, est considérée comme un médicament par les professionnels de la santé compter du moment où ses composants, naturels ou pas, sont identifiés comme des substances dont il est nécessaire de mesurer, qualifier et contrôler à la fois les usages et effets.

Chaque médicament doit être produit et contrôlé, dans des processus plus ou moins industriels, sous l’autorité médicale de professionnels reconnus en plus de recevoir une AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) délivrée par le Ministère de la Santé.

anxiolytiques-risque de relargageCela signifie que les anxiolytiques, comme tous les autres médicaments, sont dotés d’un principe de demie vie. En clair, cela induit que les personnes qui se les voient prescrire peuvent être victimes d’un relargage brutal et spontané dans l’organisme.

Ainsi, une personne qui prend des anxiolytiques va bénéficier d’une partie de l’effet du médicament. Cette substance va agir sur un endroit ciblé du corps et aura – ou pas – l’effet clinique souhaité. Cette première partie de l’anxiolytique sera donc comptabilisée sur sa cible alors qu’une autre partie s’égarera sur des cibles diverses et sans que cela procure d’effets spécifiques.

Cette autre partie de l’anxiolytique, appelée « résidu », va générer ce qu’il est convenu d’appeler la demie vie du produit qui, en fonction de la molécule elle même, comme de l’état d’imprégnation du patient associée à sa masse musculaire, à son hygiène de vie et à un certain nombre d’autres éléments, peut faire l’objet d’un relargage brutal dans l’organisme. Je vous laisse donc imaginer les conséquences physiologiques et psychiques pour le patient.

Au surplus, alors que les gens consomment force anxiolytiques au lendemain de ces attentats odieux, je vous rappelle que ces molécules, pour avoir un effet durable, doivent être prises au minimum pendant 3 semaines et pour une durée de 3 à 6 mois. Ce qui pose la question du sevrage puisque beaucoup de gens arrêtent de prendre ces anxiolytiques de façon spontanée ce qui pose des problèmes d’équilibre psychique.

En effet, beaucoup de ces personnes auto sevrées sans suivi médical décompensent au bout de quelques jours ce qui fait qu’elles vont plus mal après qu’avant…

Tout ceci pour poser la question grave de la prise de ce type de médicaments, lesquels ont pour vocation d’aider les personnes souffrant d’angoisses, d’anxiété ou de stress, à faire taire les symptômes dont elles sont ponctuellement ou durablement affectées. Or, dans le cas qui me pré occupe, il s’agit d’une très forte augmentation de la prescription et de la vente d’anxiolytiques au lendemain des attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Casher de Vincennes. Que peut-on déduire de cet évènement dans les évènements?

Je vous en parle dans un prochain article…


Frédéric Arminot

Burn out – Définition et contexte du burnout

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Burn out – Définition et contexte du burnout

D’après une étude récente publiée dans Nice Matin, 12 % de la population française, soit 3,2 millions de personnes actives sont victimes de burn out, communément appelé épuisement professionnel.

Si de tels chiffres donnent le tournis, ils sont les fruits d’une crise du travail où, vraisemblablement, il est demandé toujours plus à une personne, laquelle, par souci de s’investir ou par désir de bien faire, ne respecte pas ses limites tant psychiques que physiques.

De façon croissante, si j’en crois l’expérience de mes consultations au cabinet, de plus en plus de salariés se voient intimer l’ordre sourd d’accomplir les tâches de plusieurs personnes à elle seule.

Alors que le travail idéal auquel Karl Marx a maintes fois fait allusion, cet emploi idéal où l’accomplissement de soi, le sens de son action professionnelle et le désir et le plaisir induits par la reconnaissance – et pas seulement par mâle salaire -, semble devenu une très très vague idée de l’esprit. Ce même esprit taraudé par une réalité qui veut que l’on perde sa vie à la gagner…

Je m’en voudrais de jouer les rabat joie, et de dresser un tableau noir de la situation professionnelle en France comme dans la plupart des pays industrialisés. Pour autant, la réalité est bien celle là, qui nous précise combien les peurs sociales, économiques, professionnelles font le lit de risques psycho sociaux croissants.

Dans cet article, je vais essayer de vous donner une définition du burn out et commencer à vous expliquer comment l’identifier. Dans une second article, à venir, j’essaierai de vous expliquer comment traiter le burn out.

Le burn out – Définition

Le burn out, ou épuisement professionnel se caractérise par un épuisement psychique et physique avec une incapacité renouvelée de rassembler de l’énergie pour se ressourcer. De fait, la personne victime d’un burn out éprouve toutes les difficultés à récupérer tant de sa fatigue physique qu’intellectuelle.
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Le symptômes de cet épuisement professionnel – burn out – s’exprime au travers d’un certain nombre de douleurs physiques (mal de dos, douleurs articulaires, troubles digestifs, maux de tête, migraine, etc.) et aussi psychiques (tristesse, anxiété, stress, angoisse, crise de panique, symptômes dépressifs).

La personnes victime de burn out ne prend acte que très tardivement de son problème d’épuisement, toute qu’elle est consacrée, dans sa logique, à performer d’une part et à contrôler son comportement de sorte à ne pas se laisser aller d’autre part.

Les personnes victimes de burn out sont donc, assez souvent, bourreaux et victimes!

Comment identifier un burn out

J’ai le souvenir d’une patiente, cadre dans un institution publique, qui est venue me consulter il y a quelques mois. En arrêt de travail depuis 2 mois, elle avait perdu le sommeil, était victime de ruminations et passait son temps à exprimer son manque d’estime vis à vis d’elle même car elle n’avait pas su contrôler son problème.

Au cours de notre première consultation, j’ai demandé à cette jeune femme de m’expliquer les circonstances qui avait faites qu’un syndrome de burn out ait été diagnostiqué.

Ce que je vais entendre et découvrir est le cas typique du burn out. Effectivement, Cécile semble comme amorphe, épuisée. Elle a du mal à aligner des mots dans une phrase complète. Elle a le teint assez pâle, ses mains tremblent. Elle peine à se déplacer et n’entend d’ailleurs pas aller dehors seule. Son compagnon est venu avec elle, et Cécile tient absolument à ce qu’il soit présent pendant cette consultation.

Comment identifier un burn outCécile m’explique qu’elle occupe des fonctions d’encadrement dans une institution. Elle occupe son poste depuis plusieurs années et sa carrière semble s’être déroulée sans problèmes apparents jusqu’à ce que…

Il ya 4 ans, Cécile a été pressentie pour occuper de nouvelles fonctions. La fiche de poste a été présentée à cette femme qui, après en avoir parlé avec son époux, a accepté la mission. Il s’agissait d’un poste que Cécile convoitait depuis longtemps. Jusque là, tout va bien. Cette patiente est heureuse de sa promotion qu’elle estime être la juste récompense de son investissement auprès de son employeur.

Rapidement, sur la foi d’une notre interne – confidentielle -, les missions de Cécile sont modifiées. Bien que je ne sois pas compétent, il n’est pas impossible que les termes du contrat de travail en ont été modifiés de façon substantielle mais je ne peux l’affirmer. Cécile prend acte de ces nouvelles données. Pour ne pas dire qu’elle les accepte sans mot dire un peu comme un locataire signe le bail d’un appartement « en l’état » parce que vu l’état du marché de la location immobilière et les difficultés à se loger, mieux vaut se taire, on parlera après. La peur fait son entrée dans la vie de Cécile.

Très rapidement, Cécile se voit responsable d’un certain nombre d’objectifs à satisfaire. Les réunions se succèdent, Cécile essaie de rester au plus près de sa mission mais, rapidement, elle sent qu’elle perd pied.

Burn out – Des symptômes contrôlés

La direction régionale lui demande à plusieurs reprises de faire le point, de lui présenter les outils et moyens de ses objectifs. Il lui est – à voix cachée – demandé de faire pression respectueuse sur ses subordonnés pour que les objectifs soient atteints.

Oui, mais ces objectifs n’ont pas nécessairement à voir avec la fonction que Cécile avait accepté en son temps. Cécile ne veut pas courber l’échine et encore moins exprimer – ou montrer – ses difficultés. Elle commence par angoisser au sein même de son bureau. Puis chez elle, puis tout le temps.

Elle commence à avoir peur d’animer des réunions, peur de ne pouvoir s’affirmer devant ses subordonnés lesquels sont parfois mécontents des tâches qui leur sont imposées.

Burn out symptomesCécile remarque qu’elle est angoissée le matin au réveil comme au coucher. Il lui arrive des faire des angoisses nocturnes. Son appétit commence à décliner et son appétit pour la vie aussi, de façon sournoise.

Cette patiente m’expliquera qu’elle se refusait à ne pas se contrôler. Elle avait accepté cette fonction et n’entendait nullement y déroger. Elle avait bien pris acte de l’émergence d’un certain nombre de symptômes physiques et psychiques, mais essayait de se rassurer.

Les mois et les années passent. Trois années au cours desquelles Cécile subira émotionnellement l’insupportable, s’enjoignant de ne pas fuir ses engagements. Après s’être longtemps reprochée de ne pas savoir tenir la distance, après s’être longtemps sentie coupable de ne pas savoir faire face, Cécile a été confrontée à des symptômes de burn out de plus en plus difficiles à contrôler.

Aux troubles du sommeil, ont succédé de l’irritabilité, de plus en plus de difficulté à assumer les réunions, une peur récurrente de parler en public. Cécile consulte son médecin traitant qui lui parle de stress et lui prescrit des médicaments.

Cécile commence à retrouver le sommeil tout en remarquant que ses angoisses matinales perdurent. De façon insidieuse, le burn out a pris ses quartiers et n’a nullement l’intention de lâcher la rampe. Ce qui est aussi le cas de cette femme qui refuse de prendre acte de ses symptômes au nom de son engagement et à celui que ses subordonnés qui, eux, supportent !

Le diagnostic du burn out

Last but not least, un jour, Cécile pleure au bureau. Ce n’est pas la première fois mais, cette fois-ci, ses émotions la débordent et elle est incapable de les préciser et encore moins de se comporter, à son sens, de façon adaptée.

Son mari vient la chercher. Ils prennent rendez-vous avec une psychiatre qui posera le diagnostic de burn out. Cécile est fortement décontenancée, elle qui mettait un point d’honneur à exiger le meilleur d’elle même tout en étant très attachée au bien être des personnes mises sous sa responsabilité.

Diagnostic burn outCécile est insatisfaite de ses entretiens avec la psychiatre, laquelle ne répond que par force médicament. En me consultant, Cécile va se rendre compte que si elle n’est pas responsable de ce dont elle est victime, elle est responsable du changement à venir.

Très rapidement, aux quasi prémisses de son suivi thérapeutique, Cécile va prendre acte qu’elle semble avoir des problèmes, à la fois pour identifier ses émotions, mais aussi pour les exprimer et, partant, pour exprimer ses propres limites (fonctionnelles et affectives).

C’est au terme de quelques semaines que Cécile reprendra un peu plus confiance en elle au point qu’elle réussira à ce que son problème de burn out soit reconnu comme maladie professionnelle et son employeur rendu responsable.

Forte de cette bien difficile reconnaissance, Cécile a pu s’affirmer auprès de la DRH de l’institution et requérir un poste plus adapté à sa vision des choses. Cécile envisage d retourner travailler prochainement. Je lui ai suggéré de prendre son temps…

C’est ainsi que cette femme se rendra compte comment et pourquoi elle n’avait pas voulu entendre l’expression de ses limites corporelles et mentales. Partant, elle se sera donné les moyens de retrouver d’elle une image positive.

C’est un autre sujet dont je vous parlerais dans un prochain article.

Frédéric Arminot

Témoignage bouleversant

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Témoignage bouleversant – Que du bonheur!

La vie réserve parfois des surprises très enrichissantes sur le plan spirituel (hors toute question religieuse). Aujourd’hui, je ne peux résister à l’envie de vous présenter ce témoignage, tellement il est plein de vie.

Je peux vous assurer, vous tous qui me lisez, que la méthode ARtUS est Super pour les soigner angoisse, stress, dépression, prise en charge post-traumatique…

En 2003, et pendant + 10 ans, j’ai eu 1 sévère dépression mélancolique endogène et récalcitrante.

J’ai dû être hospitalisée de multiples fois mais ma souffrance n’était pas palpable. Mes proches et autres ne comprenaient pas car, pour eux, j’avais tout: 1 gentil mari, trop même, mais qui n’était pas à mon écoute, 4 beaux enfants et des petits enfants, enfin, normalement, 1 femme comblée et pour tous 1 enfant gâtée..

Ils s’apercevaient tout de même que j’étais éteinte, ne s’intéressant à rien. Je m’auto mutilais pour souffrir physiquement. J’ai perdu des années car je ne connaissais Frédéric Arminot, quel malheur.

Un témoignage bouleversantEn Avril 2014, j’ai failli mourir d’1 pb aux bronches. Depuis j’ai eu des crises d’angoisse terribles. Je ne pouvais pas fermer les yeux car les crises recommençaient, accompagnées de ruminations. Je n’en pouvais plus et JOIE, j’ai découvert Frédéric Arminot et son programme ACT !

Quel bonheur! Enfin 1 solution à mes problèmes et, chose très importante pour moi, 1 écoute sérieuse et sympa. A chaque fois que je lui envoie 1 e-mail, j’ai 1 réponse super rapide alors qu’il doit être surchargé de travail, avec des conseils réconfortants.

Je n’ai qu’1 seule chose à lui dire: MERCI du fond du cœur et j’ai qu’une chose que j’ai envie, c’est d’aller à Paris le rencontrer une fois.

BB

Je ne vois rien à rajouter si ce n’est que, moi qui, parfois, me pose des questions à propos de mes activités quant à les continuer ou non, ce témoignage me ragaillardit.

Le témoignage de BB me fait d’autant plus plaisir que, quasiment dans le même temps, je me suis fait littéralement fait hurler dessus au téléphone par une personne particulièrement remontée. En matière de témoignage, j’ai été servi!

Tout en m’adressant – pour ne pas écrire en m’agonisant – ses reproches que, par ailleurs, j’entends et comprends, cette personne m’interdisait de m’exprimer tout en m’intimant l’ordre de m’exprimer. Ouf! Un métier plein de paradoxes que le mien. Je ne peux pas être responsable de tout, tout le temps…

Je suis désolé que cette personne souffre tant. Je lui souhaite d’aller mieux. Mais il est vrai que pour demeurer en accord avec ses choix, il faut savoir s’accrocher! Boudiou!


Frédéric Arminot

Programme ARtUS – Un témoignage qui prouve que çà marche !

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Programme ARtUS – Un témoignage qui prouve que çà marche !

Le témoignage de Katia

Comme la plupart d’entre vous le savez, nonobstant mes consultations thérapeutiques en TCC ou thérapie comportementale ou encore thérapie cognitive et comportementale, j’ai créé un programme thérapeutique – le Programme ARtUS – pour les personnes qui ne peuvent pas, ou ne souhaitent pas, se déplacer à mon cabinet.

Le Programme ACT a pour vocation de résoudre les problèmes suivants:

Le Programme ACT est une méthode thérapeutique scindée en 12 étapes, et s’appuie sur la TCC. Le Programme ACT a pour vocation de vous aider à mettre un terme définitif à votre problème (voir liste ci-dessus) en 21 jours seulement et ce avec d’autant plus de facilité que vous bénéficiez d’un accompagnement personnalisé.

Pour arriver à un tel résultat, il s’agit très simplement d’une méthode thérapeutique stratégique et brève (à l’identique de la tcc que je pratique au sein de mon cabinet de thérapie comportementale à Paris). Vous progressez grâce à des exercices issus de la tcc, et qu’il vous suffit de satisfaire exactement comme cela vous est précisé dans les consignes thérapeutiques du Programme ARtUS.

Mais ce n’est pas ce dont je souhaite vous parler aujourd’hui (vous trouverez cependant, un mémorandum lié au Programme ACT au terme du témoignage qui va suivre).

Aujourd’hui, c’est avec le plus grand plaisir que je partage avec vous le témoignage de Katia qui a utilisé le Programme ACT.

Katia s’est inscrite au Programme ARtUS en juillet dernier. Je l’ai parfois accompagnée quand elle avait des questions ou besoins de précisions. Elle m’a récemment contacté pour m’exprimer sa reconnaissance en me précisant combien, grâce au Programme ACT, sa vie était passé de la nuit au jour. Je vous laisse découvrir le témoignage de Katia qui, l’année dernière, souffrait d’angoisses et d’anxiété.

Le témoignage de Katia – Ou quand la TCC fait d’un problème une solution…

Il y a un an, je vivais dans une terrible souffrance sur laquelle, je n’arrivais pas à mettre des mots. Je vivais un enfer que je ne comprenais pas. J’avais la sensation d’être sur le point de mourir. Plus je contrôlais, plus ma vie m’échappais. Mon quotidien était devenu invivable. Ma vie se résumait en crise d’angoisse, attaques de panique et par de l’agoraphobie.

Du jour au lendamain, tout mon monde s’écroulait… Je quittais mon appartement (vivre seule, je n’y arrivais plus), mon travail (être au contact des gens m’était devenu impossible), j’étais réduite à néant. Ma vie ne pouvait plus continuer comme ça.

Au lieu de sauter par la fenêtre :), j’ai pris le volant, je suis partie chez mes parents qui ne me reconnaissaient plus. Et là, sur les conseils de ma mère, j’ai regardé 3 vidéos gratuites dans lesquelles Frédéric expliquait l’angoisse, le début d’un bouleversement positif pour moi.

Aujourd’hui, je me suis reconstruite au fil des jours en suivant le programme ARtUS.

Je suis passée progressivement de la peur à la compréhension, puis à la gestion de mes émotions, pour enfin retrouver sécurité intérieure et confiance en moi. J’ai retrouvé mon authenticité, appris à vivre dans le présent, à me redécouvrir et à me découvrir tout simplement, à accepter mes qualités et mes points à améliorer.

Je me suis recréée une vie en harmonie avec ma personnalité, mes ambitions, mes souhaits.

Je prends beaucoup de temps tous les jours rien que pour moi, pour faire du sport, de la méditation, pour pratiquer et approfondir les exercices de TCC que Frédéric propose.

J’ai créé une entreprise, toute petite pour l’instant que j’ai pour objectif de développer en embauchant des gens (Ca y est, je n’ai plus peur d’eux et de ce qu’ils peuvent penser de moi, je peux me lancer dans l’aventure).

Je me réinsère dans le vie sociale, en retrouvant mes ancien(ne)s ami(e)s, en favorisant les occasions de rencontrer de nouvelles personnes,… J’ai encore du chemin à parcourir mais la vie que j’ai actuellement me comble déjà…

Pour terminer, j’aimerais dire Merci, Merci et encore Merci à Frédéric, pour son professionnalisme, pour ses compétences et pour tout ce qu’il m’a permis de réussir. »

Katia

Je vous laisse juge de ce que Katia vient de partager avec nous tous. Je ne doute pas que vous vous joignez à moi pour lui souhaiter tout ce qu’il y a de mieux pour elle parce qu’elle le vaut bien!

A mon tour de vous remercier Katia et de m’encourager à continuer la tâche thérapeutique que je me suis assignée.

Le Programme ARtUS - Angoisse - Anxiété - Phobie - Toc

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Douleur – Comment devenir fou

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Douleur (La) – Comment devenir fou

Il y a peu, j’ai reçu le message d’un patient dont la douleur indicible et terrible semble le ronger un peu plus chaque jour. J’avais essayé d’accompagner cet homme il y’a quelques années puis nous nous étions perdus de vue. Aujourd’hui, avec son accord, j’ai souhaité publier son témoignage et, partant, lui répondre.

Bonjour Frédéric,

E… de… Enfermé dans sa prison mentale.

Je vous écris des mails depuis quelques jours que je n’ose pas vous envoyer car c’est tout en vrac…et peur de paraître fou même si je sais que vous en avez entendu de toutes les couleurs… J’aimerais bien vous les envoyer, et peut être les transmettre à un collègue psy… Je paierai pour ça.

Je voulais vous remercier depuis un moment alors je vais faire simple.
MERCI MERCI MERCI !!! Vous avez besoin d’encouragements.

C’est pas gagné, je rame, galère mais j’ai compris certaines choses en vous lisant, pas tout encore mais j’avance…
Il y a quelque temps je comprenais rien quand on me parlait, je n’arrivais pas à réfléchir même si j’ai du mal encore, le stress, l’anxiété, la rumination…bouffent mon intelligence (hasch, jeu, isolement, maladie et mort de mon père il y aura un an le 25 avril avec accompagnement à domicile)… stress intense, anxiété, dépression… relation avec une femme qui a beaucoup de problèmes…au RSA je vis avec ma mère etc.

Entourage qui pleurait le jour « J » puis plus personne… Un frère fuyant qui m’a confié quelque chose de grave récemment…. Des mots comme « bouge toi » ou « mon petit! ». On a pas arrêté de me le dire après la mort de mon père alors que je l’ai accompagné jusqu’au bout!… Ca m’a détruit déjà que je vivotais, galèrais… alors j’y vais pianissimo.

J’ai une situation désastreuse. Comme vous l’a dit un internaute, tenez le cap.

Pour celui qui veut changer… Evoluer, comprendre, travailler sur lui… Votre blog est une mine d’or.

Prenez soin de vous. Vous avez des âmes à sauver encore! Mais vous ne pouvez pas aider, sauver tout le monde…
J’ai douté de vous. Désolé. Je pense que vous êtes intègre, sincère, dévoué à faire que les êtres humains se sentent mieux pour un monde meilleur, pour celui qui veut travailler sur lui… Cause perdue, ça vaut la peine d’essayer….

Je réfléchis (trop) pour un rendez vous. Je ne sais pas trop sur quoi travailler en fait de façon pragmatique
Rumination? Perfectionnisme? Stressé, je le suis beaucoup beaucoup à cause de ces ruminations… Pas mal de paranoïa aussi, je pense que ça va de paire avec la rumination… Pas confiance en moi…

Sur quoi avait on travailler pendant les 3 séances?… La procastination il me semble non?… Suis pas sûr que c’était ça le problème…

Je viens de lire votre article sur les TOCS. Je sais bien que l’absence d’encouragement de mes parents, surtout de mon père (le bac on s’en fout par exemple… Il s’est jamais excusé en passant…) est une des causes parmi d’autres de mon mal être. J’ai jamais su passer au dessus de ça, gardant une rancune énorme contre lui.

Je m’épuise chaque jour à chercher, chercher, stressé, angoissé, déprimé… Alternant les phases de Ruminations mentales, de colère, un regain d’optimisme et « boom » retour dans la rumination… Je m’imagine des situations, scenarii avec toute sorte de personnes… Je me projette dans des situations imaginaires conflictuelles… Et je peste, rage, c’est fou…

Suis pas psy, j’aimerais bien qu’on me dise ce qu’il se passe, quel est le problème à traiter en priorité… (je vous avais dit que j’avais été très déçu par les psys… et à force on laisse tomber).

Cordialement

Je voulais pas m’étaler et du coup je l’ai fait!!! J’arrête.

Chère Madame La douleur,

Chaque personne, chaque cas clinique – psychique – est un cas particulier, unique. En ce qui concerne E., nous avons déjà eu l’occasion d’essayer de travailler ensemble à la résolution de son problème.

C’est un homme attachant, sensible et… en colère. Du moins, c’est ce que crois comprendre. Il semble être pris dans un étau émotionnel. Un peu comme s’il essayait d’écarter les barreaux de sa prison mentale – la douleur – et, réussissant à peine, prêt à vivre, les barreaux reprenaient leur place initiale, voire se resserraient plus encore que la fois précédente.

Il me semble évident que E. est pris dans un piège qui consiste à essayer de comprendre d’une part et à tenter de s’en sortir par lui même d’autre part. Cet homme, involontairement, alimente ses tentatives de solutions qui ont pour effet d’enrichir ses angoisses, ses ruminations mentales, ses pensées obsessionnelles.

De fait, je m’apprête à écrire quelque chose qu’il va détester. En agissant de la sorte, ce comportement relève du « Moi Je qui parle à moi Je ». Il tourne en rond et s’enivre de ses propres circonvolutions mentales. Cela me fait penser à moi…

Douleur – Comment devenir fou

J’ai coutume de penser et dire que: « La folie, c’est de recommencer les mêmes erreurs en attendant des résultats différents ». Cela vaut pour tout le monde, moi compris.

Je me souviens, des années durant, douloureusement confronté à mes problèmes personnels, avoir vainement tenté de comprendre le pourquoi du comment. La douleur était telle que j’étais convaincu que c’était dans ma propre histoire que la solution se trouvait. Ce qui n’était pas faux n’était pas vrai pour autant. Pendants des périodes plus ou moins longues, j’ai ré investi ma propre histoire pour essayer d’apaiser la douleur indescriptible que je subissais.

C’est ainsi que j’ai parcouru tous les lieux dont j’avais le souvenir, rencontré tous les gens avec lesquels j’avais vécu bien des expériences diverses. J’ai cherché et, plus je réagissais de la sorte, moins je trouvais, plus, bien évidemment, la douleur croissait.

Régulièrement, parfois plusieurs fois par semaine, je consultais des psychologues, des psychiatres, des psychanalystes. J’ai consulté pendant des années. Cela m’a coûté des fortunes. Et je cherchais. Et j’exprimais la douleur. Et je tentais de comprendre encore et toujours, d’identifier la source de la douleur qui me consumait. Des années durant, j’ai erré à en devenir fou. Je ne trouvais rien, ou si peu. Je revenais toujours à des questionnements qui ne m’apportaient rien.

La douleur - RuminationEn fait, je cherchais aux mauvais endroits. J’étais comme égaré par la douleur. Je cherchais ailleurs ce que j’avais en moi. La douleur me rongeait et je voulais l’ignorer. La plupart du temps, je pestais contre l’incurie des psy que je consultais. Remettant en cause leurs compétences, leur bienveillance face à la douleur. Il m’était plus facile de me prendre à d’autres qu’à moi même.

J’ai mis des années à comprendre, et d’autres années encore, à accepter que le changement reposait sur ma seule responsabilité. Oui, je souffrais. Oui, la douleur était insupportable. Oui, j’étais seul face à la douleur. Mais, je ne pouvais continuer de prétendre que c’était de la faute des autres.

Je souffrais tellement de les voir me regarder comme une bête curieuse. Je ressentais tellement la douleur à ne pas être « normal ». La douleur était si vive d’avoir le sentiment de ne pas être comme tout le monde. Je me sentais si différent que je brandissais ma différence comme un soldat, blessé à mort, juste avant qu’il ne rendre son dernier souffle en brandissant l’étendard de « la » nation. A la différence près que je ne rendis pas mon dernier souffle. Je voulais vivre. Vivre d’une façon acharnée, obstinée. Mais, je refusais de lâcher la douleur comme si le disait Baudelaire, elle était, je cite: « … Ma douce compagne… ».

Tous mes comportements qui se justifiaient du fait de la douleur, de mon humanité douloureuse, étaient en fait ce dont je me revêtissais. Un oripeau, telle une manipulation affective imbécile, pour ne pas changer. J’allais, revêtu des haillons de la douleur. J’avais si peur d’être le moteur et l’acteur de mon propre changement, si peur de me tromper, si peur d’échouer – même de façon provisoire – que je ne faisais rien et revendiquais la douleur comme un mode de vie. Et j’en rendais les autres responsables. Je n’assumais pas mes comportements.

Il y a plus de 20 ans, un mois de novembre, j’ai compris que, cette fois, cette fois là précisément, j’allais tout perdre. Vraiment. Définitivement. Irrévocablement. J’allais vivre, mais j’allais vivre seul. Pire qu’abandonné. Pire que plus aimé. L’idée d’une solitude profonde dont je serais le seul responsable.

Là se trouvait la vraie douleur! La douleur à côté de cette perte n’était plus rien. Ma peur de perdre ceux que j’aimais, ma peur de définitivement me perdre, et perdre les « objets » de mon amour, avait pris le pas sur la douleur.

J’avais touché le fond de la douleur. Pour la première fois de ma vie, je comprenais et prenais acte que j’étais le seul responsable d’avoir le sentiment d’être fou. J’avais tout pour moi. Pas plus bête que la moyenne internationale, j’avais séduit de jolies personnes, j’avais exercé des fonctions professionnelles que d’aucuns auraient pu m’envier, j’avais une compagne que d’autres m’auraient envié, et envient peut-être encore aujourd’hui et, pourtant, j’abîmais tout, tout le monde et moi même.

J’ai connu bien des hommes et des femmes qui, au contraire de moi, n’avaient pas tout cela tout en subissant une douleur identique à la mienne en bien des points. Notre point commun est que, un jour, nous avons décidé de cesser d’essayer de répondre à des questions qui n’avaient aucun sens et de faire preuve d’un orgueil démesuré en essayant de nous en sortir seul, sans demander d’aide. Nous avons donc choisi.

Douleur – Faire acte d’humilité

Eux comme moi, avons compris que notre orgueil, nos émotions donc, étaient nos pires ennemis. Que nous étions, et serons toujours nos pires ennemis.

Je me suis rendu compte que, des années durant, j’avais tout fait pour mettre en échec tous les psy que j’avais consulté. « Des mauvais ». C’est ce que je n’avais de cesse de répéter à leur propos. J’avais si peur du changement que je préférais m’entretenir dans la douleur.

Il aura donc fallu que j’atteigne non pas un paroxysme dans la douleur, mais que je sois confronté à la réalité de ma propre solitude et, partant, de ma mauvaise foi. Je n’étais pas un mauvais bougre mais je me manipulais et manipulais les autres pour sauvegarder la douleur comme le « précieux » dans le film Hobbit (ceux qui ont vu ce film comprendront). Comportement mortifère et morbide!

La douleur et l'humilitéDans un dernier sursaut, c’est contrit, en colère et sur la défensive, que j’ai demandé de l’aide. J’ai appris à faire confiance à des gens qui m’insupportaient. Venant du même environnement émotionnel que moi, ils ont pris le temps de m’apprivoiser.

Cela fait plus de 20 ans que je vais aussi bien que possible. J’ai appris, avec leur aide et l’amour qu’ils m’ont offert – parce qu’à mon tour je leur ai offert le mien – à avoir des comportements les plus adultes et les plus responsables possibles.

Même si, parfois, ma vie est difficile, compliquée. Même si ma vie, ou les éléments qui la composent de façon provisoire sont – occasionnellement – d’une violence inouïe, d’une violence sociale effarante. Je suis toujours là -vivant – et n’ai toujours pas repris mes anciens comportements.

Chaque jour, je suis impacté par la violence du système dans lequel cette humanité dit évoluer. Je suis parfois sidéré par la douleur face à ce monde que je ne comprends pas. Je suis sidéré par la malhonnêteté de ce monde dont les éléments humains n’ont de cesse de justifier la violence qu’ils infligent aux autres par la violence qu’ils disent recevoir. Cela s’appelle de la violence sociale. La violence légitime du système. Je suis sidéré par la malhonnêteté des femmes et des hommes qui nous gouvernent. Je considère qu’ils n’ont plus rien d’humain dans la mesure où seuls l’argentdes comptes équilibrés et leur soif de pouvoir les intéressent. Pourquoi veulent-ils tant laisser une trace notoire de leur passage?

Je suis triste que l’humanité me donne le sentiment de s’être reniée. Aujourd’hui, c’est impuissant que j’assiste à des comportements robespierristes. Hier, c’était bling bling à tous les étages. Une vulgarité et une arrogance époustouflante.

Cependant, entre hier et aujourd’hui, je suis toujours vivant. Debout. Contre vents et marées. Même si je doute. Et je doute beaucoup… Aujourd’hui, j’essaie de construire demain. Très récemment, mon superviseur m’a dit qu’en psychanalyse « on » appelait les gens comme moi des « non dupes ».

Puis-je changer le monde à moi tout seul? Que nenni! Dans ce monde de brutes, depuis des années, j’ai décidé de vivre tout en tenant la douleur à distance, tout en rêvant d’une humanité emplie d’amour et de respect. J’ai décidé de vivre tout en cultivant, en secret, mes utopies et mes idéaux. Je n’en fais plus des ennemis inconscients. J’en ai fait mes amis, mon intimité. J’ai cessé de jouer un rôle. Je joue, autant que faire se peut, le rôle de ma vie.

Je ne suis plus seul. J’ai compris que j’avais mon passé dans le dos et que rien ne pourrait le modifier. Il était et sera toujours là comme une plaie. J’ai cependant appris à cicatriser la douleur pour qu’elle se taise à jamais.

J’ai lâché prise à propos de mes parents et de bien d’autres gens encore. Aujourd’hui, je bénéficie d’amour. De l’amour des « miens ». De ceux qui composent ma vraie famille aujourd’hui. Je bénéficie – aussi – de l’amour de moi même.

D’aucuns m’ont enseigné l’amour – au sens spirituel du terme, hors toute dimension religieuse -. Je le tiens de ceux là même qui m’ont appris que, plutôt que d’attendre l’amour des autres qui puisse justifier mon lien à l’existence, à la vie même, je me devais de m’aimer moi même. Chaque jour, j’essaie. Chaque nouveau matin, ensoleillé ou non, est empreint de simplicité, de joies et, parfois, aussi, d’angoisses ou de peurs diverses. Avant, j’étais mort à moi même tout en pensant exister dans la douleur. Aujourd’hui, je suis vivant.

Chaque jour, je conserve à l’esprit, comme un don d’une inestimable valeur, que des hommes et des femmes m’ont appris et transmis que si je n’étais pas responsable de la douleur initiale. J’étais – je suis – responsable de la solution. Chaque jour, j’exprime ma reconnaissance à Madame la Douleur de m’avoir offert la possibilité de…changer! Merci Madame de m’avoir offert la possibilité de faire un choix. J’ai choisi, j’ai renoncé…

Plus tard, j’ai éprouvé, à mon tour, le besoin d’être ce même professionnel mauvais et incompétent en lequel on ne peut avoir confiance. Le même que tous ceux que j’avais moi même admonesté des années durant pour leurs incompétences.

J’ai donc éprouvé l’irrésistible désir de partager ce qui m’avait été offert. Ce qui, pour la petite histoire, m’a un jour valu de me faire traiter d’en… par un patient parce que je gagnais ma vie avec la maladie des autres. J’ai donc demandé à ce monsieur en quoi la sodomie était un problème pour lui… J’aurais pas du… Il est parti, fou furieux, sans honorer le règlement de sa consultation. On ne peut décidément pas avoir en confiance en ces professionnels, n’est-ce pas E.?

E… Vous êtes un homme de valeur. Qu’attendez-vous pour vous bouger le c..? Qu’attendez-vous pour demander de l’aide?

Frédéric Arminot

Comment trouver un job

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Comment trouver un job

Vaste question que celle de savoir comment trouver un job aujourd’hui, dans un environnement économique et social délétère.

Je me souviens, c’était dans une autre vie, il y a des années où, quittant un job, j’en avais quasiment un autre le lendemain! Je me souviens d’une époque où les relations employeurs – employés, hors toute question de statut, étaient d’une simplicité quasi biblique.

Les employeurs se comportaient parfois de façon un peu – beaucoup? – paternalistes, il est vrai, mais la plupart ne maltraitait pas leurs employés et ces derniers savaient quel rôle tenir. Les objectifs étaient clairs, chacun était à sa place. Je me souviens d’ailleurs de cette époque où l’on intégrait une entreprise dans un tel état d’esprit que l’on parlait de mariage entre l’entreprise et ses salariés.

La règle était assez claire. Les employeurs proposaient un job. Au delà des seuls diplômes, si l’expérience, la personnalité, et les compétences convenaient, vous étiez recruté(e). Vous aviez le job. Et, si tout allait bien, vous aviez ce job pour longtemps, voire plus pour le reste de votre vie. Ne se posait donc pas, ou si peu, la questionne de savoir comment trouver un job.

Çà, c’était avant le drame…

Stress à tous les étages

Les années passants, la société a évolué. Et cette fameuse question de savoir comment trouver un job c’est faite jour au point de devenir pesante puis source danxiété. L’argent a pris une place de plus en plus pré occupante. Le capitalisme forcené que nous connaissons aujourd’hui, et qui tissait sa toile depuis toujours, a de plus en plus étendu son pouvoir au point de modifier les paramètres de sociétés prospères avec un seul objectif: la rentabilité.

Le monde du travail est devenu une immense entreprise comptable, une immense place financière où l’homme est relégué à la place d’outil de production, et n’est plus respecté en qualité d’être humain doté d’émotions.

Cependant, il faut bien reconnaître que certains de ces mêmes êtres humains sont responsables de cette déconsidération. Pour satisfaire leurs propres besoins, d’aucuns se sont parjurés sur l’autel de la finance et ont participé, et participent encore aujourd’hui, à créer du stress pour s’éviter la question de savoir comment trouver un job.

Comment trouver un job aujourd’hui relève, si ce n’est d’une gageure, à tout le moins d’un parcours semé d’embûches. Avant, pendant et après.

Qui n’a pas de job, n’a pas d’argent. Qui n’a pas d’argent, n’a pas de quoi nourrir sa famille. Qui n’a pas d’argent, n’a pas de quoi payer un loyer, n’a pas de quoi se vêtir. Qui n’a pas d’argent n’a pas les moyens de se faire plaisir, d’organiser ses loisirs, ou de subvenir à ceux de ses proches. Et qui se pose la question de savoir comment trouver un job est un…

Je ne pense pas écrire une bêtise en écrivant que qui n’a pas de job n’a pas… d’identité! Qui n’a pas pas d’emploi n’existe pas! Sans job, passé un certain délai, vous n’êtes rien moins qu’un looser à vos yeux comme à celui du plus grand nombre, lequel n’hésitera pas à vous condamner pour se rassurer. Comment trouver un job quand on n’en n’a pas est aussi angoissant que de savoir comment trouver de l’argent quand on en manque.

Je sais, je suis pas gentil. Ni faisant. Je ne suis pas là pour écrire des articles sympas mais pour dire ce qui l’en est d’une réalité dramatique et, surtout, pour vous proposer des solutions quant à découvrir comment trouver un job grâce à une manière inédite pour ne plus vous poser la question de savoir… comment trouver un job.

Ce que je vous propose c’est de prendre acte de la réalité, aujourd’hui, en 2014, vue avec l’œil du comportementaliste que je suis et, partant, de vous proposer une solution pour ne plus avoir à vous poser la question de savoir comment trouver un job. Un seul job ! Pas 50 ! Cette solution, je l’ai transmise à des cadres il y a des années ce qui, à l’époque, leur a permis de trouver un job très facilement.

La peur de perdre son job – Un stress contextuel

De tous temps, les difficultés économiques nationales et internationales aidant, tout le monde a eu peur de perdre son job. Il suffisait parfois de rajouter à cette peur une incompatibilité d’humeur entre un(e) chef de service et vous pour rajouter à cette angoisse et, partant, de vous poser cette question très pénible: « J’ai peur de perdre mon emploi, comment trouver un job? ».

Certains employeurs et certains employés ayant statut d’encadrement ont toujours eu cette capacité toxique à malmener leurs subordonnés jusqu’à brandir la menace d’un licenciement pour obtenir de leurs employés ce qu’ils voulaient.

Entre les femmes isolées, le harcèlement moral ou sexuel, et les petites punitions, comme les grandes – je pense aux placards dorés dont, pour ne citer que lui, Rachid Ahrab ancien membre du CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel), a pu faire les frais sur France 2 -, il a toujours existé moults moyens pour obtenir du personnel ce que l’on en souhaitait. J’ai oublié les humiliations, les relégations, même temporaires, les accrocs au contrat de travail, les retenues sur salaire pour des motifs fumeux et j’en passe. Cela s’appelle l’exercice du pouvoir à ne pas confondre avec l’autorité (un jour, peut-être, j’écrirais un article à ce sujet).

Le stress de comment trouver un job

Quoiqu’il en soit, à une époque où le plein emploi régnait, ce type de stress s’il n’était pas rare, était moindre. Somme toute, il était assez simple de répondre à la question de comment trouver un job. Il suffisait de chercher et vous trouviez. C’était l’époque du plein emploi qui faisait suite aux 30 glorieuses.

Si stress il y avait, et il y en avait surement, il était peu verbalisé. Rares étaient les personnes qui craignaient de perdre leur emploi dans les conditions sociales et économiques d’ il y a 30 ans.

De crises politiques, en crises économiques – je pense à la crise du pétrole en 1974 -, la situation financière et, partant, celle de l’emploi, se sont dégradées à la vitesse de la lumière. Comment trouver un job a commencé à devenir une question de plus en plus actuelle.

A l’époque, en 1974, les métiers manuels ont commencé à faire l’objet d’une attaque en règle au bénéfice de nouveaux métiers nécessitant des diplômes post Bac. La modernité était en marche et réclamait son dû. Les petits métiers se sont vus désertés par une majorité de la population que l’on a su convaincre que seuls les diplômes de type Master 2, ou plus, avaient du panache et étaient, surtout, la garantie d’un emploi pour les années à venir.

Les métiers manuels relégués au second plan, et l’accent mis sur les métiers d’avenir, il était question de valeurs, de reconnaissance sociale et de… prestige. Au passage, histoire d’être un peu cruel, n’oublions pas que beaucoup de celles et ceux qui ont fait des études supérieures se sont montrés incapables de changer un joint de robinet et se plaignaient du peu de plombiers en France (j’en fais partie!)… Mais cela est une autre histoire qui, d’ailleurs, et depuis peu, a évolué. La crise sans doute…

Quoiqu’il en soit, les années passant, il y eut de plus en plus de personnes – hommes et femmes – diplômées et le marché du travail n’étant pas extensible à loisir, la compétition a commencé à devenir rude.

Quand 7% de la population mondiale possède plus de richesses que le reste du monde

Des années durant, la France a eu un taux de natalité insuffisant et, de facto, trop de personnes se sont retrouvées en compétition pour un seul et même poste. Du fait de nouvelles perspectives d’évolution, la société avait besoin d’une main d’œuvre qualifiée. Mais l’offre étant inférieure à la demande (cf. courbe de natalité) les employeurs avaient l’embarras du choix. Embarras aggravé par des professionnels d’un conseil d’un nouveau type (à l’époque).

Pour satisfaire à une demande florissante face à une offre réduite, il fallait être de plus en plus sélectif. Exigeant même. Il n’était plus question de recruter sur la seule foi des compétences. Les cabinets de conseils en recrutement ont commencé à fleurir comme les mauvaises herbes sur une pierre tombale – oh, pas bien -. Cela a eu pour effet de faire croître la compétition entre futurs recrutés et les exigences des employeurs auxquels on promettait l’excellence. Ah, l’excellence!

C’est comme cela que, cahin caha, chemin faisant, le stress lié à une éventuelle perte d’emploi s’est instaurée et amplifiée la question « Comment trouver un job », laquelle s’est faite de plus en plus pesante au point de devenir quasi insoluble et vecteur dangoisses supplémentaires.

Aujourd’hui, la question de comment trouver un job occupe le centre des pré occupations sociales et familiales. La crise économique de 2008, la façon dont elle fut gérée par l’ancien gouvernement de 2007 à 2012, et même dans les années précédentes dont les politiques de l’époque, et leur incurie, ne sauraient être disculpés, puis les questions qui ont fait suite à l’élection de François Hollande à la présidence de la République Française en mai 2012, et, enfin, le gel des investissements au lendemain des élections municipales de 2014, en disent long à la fois sur l’exaspération des gens comme sur leurs inquiétudes tant à propos de l’emploi que de leur niveau de vie (pouvoir d’achat).

Comment trouver un job - Le capitalismeAujourd’hui, il semble que le capitalisme ait atteint des sommets qui fragilisent les états et les populations. Pouvons nous ignorer qu’une trader gagne – En France – plus d’1 million d’euros par an (1M€/AN) quand, pour les classes moyennes, c’est toujours plus de charges, le gel des minima sociaux pour les autres, moins d’emplois pour tous, donc plus de crises donc plus de… maltraitances.

Pendant ce temps là, 7% de la population mondiale possèdent plus de richesses que les 93 % restant, le reste du monde!

Aujourd’hui, en France, ce sont 3 347 700 demandeurs d’emplois (chiffres INSEE 02/2014) qui s’inquiètent de savoir comment trouver un job dans une société où de plus en plus d’entreprises sont mises en liquidation judiciaire, dans une société où de plus en plus de commerces de proximité mettent la clé sous la porte, dans une société où le nombre de plans sociaux d’entreprises (PSE) est légion en plus d’aller croissants et où, pour finir en beauté, les expulsions locatives ont augmenté de plus de 4% en moins de 1an, soient 120 000 jugements d’expulsion prononcés au cours de l’année 2013, dont 15 000 d’entre eux font l’objet d’un recours à la force publique alors que l’état se montre bien en peine de satisfaire aux Lois qu’il a voté en leur temps (Droit au Logement Opposable) faute de construction de logements sociaux en suffisance par manque de crédits !

Comme quoi se poser la question de savoir comment trouver un job est une vraie question sociale. Autant d’éléments contextuels qui nous donnent toutes les raisons d’être angoissé voire anxieux. Mais, ne désespérons pas!

Dans un article à paraître, je vous propose une solution qui vous offrira la réponse quant à savoir comment trouver un job. Vous verrez – ou lirez – c’est très simple. Le titre de cet article: « Comment trouver un job – La solution« .

Frédéric Arminot

Contrôler l’angoisse – Pourquoi est-ce si difficile

Contrôler l’angoisse – Pourquoi est-ce si difficile

Comme vous le savez, j’ai « en réservé depuis des mois, 3 vidéos dont j’avais signalé la présence et l’existence sur ma page Page Youtube Frédéric Arminot Comportementaliste. Ces 3 vidéos étaient uniquement accessibles aux personnes qui s’inscrivaient sur mon site. Je réservais donc ces « pépites » aux personnes qui me manifestaient réellement leur confiance.

Mais voilà. C’était sans compter sur les manifestations de certains internautes qui, parfois de façon très indélicate, ont exprimé leur colère quant au fait que j’annonce ces vidéos comme accessibles ce qui n’est – ou n’était – pas vraiment les cas…

Comme je suis un type besogneux, j’ai mis beaucoup de temps à me décider à diffuser de façon publique ces 3 vidéos. Pourquoi donc? C’est vrai çà? Pourquoi attendre de mettre à la disposition du grand public des informations que je sais être de grande valeur pour contrôle l’angoisse, l’anxiété ou les crise de panique dont bien d’entre vous sont victimes.

Contrôler l’angoisse et l’anxiété – Une question d’environnement

Il y’a quelques temps, je discutais – une fois de plus – avec mon superviseur à propos du cas clinique d’un patient. Devisant, mon superviseur et moi en sommes arrivés à parler d’un texte que j’avais récemment lu à propos d’une question fondamentale s’il en est: « Etre soi ».

Il ne s’agissait pas du comment « être soi » mais plutôt d’évidences à propos de la façon de dire et de faire des choses qui vous correspondent, des comportements à propos desquels, vous comme moi, puissions nous retrouver. En parlant, je me suis rendu compte qu’il y avait un sujet à propos duquel beaucoup d’entre vous m’interpelliez. J’ai nomme, encore, ces 3 fameuses vidéos. Et de me rendre compte que quelque chose ne me correpondait pas.

Etre soiDepuis des années que je pratique la thérapie comportementale, je suis détenteur de petits secrets de fabrication pour vous aider à contrôler angoisse, ou traiter l’anxiété dont vous êtes victime. Ces protocoles de fabrication, comme j’aime à les appeler, donnent d’excellents résultats pour soigner l’angoisse de mort, traiter les angoisses nocturnes, contrôler les crise de panique ou encore assurer le traitement de l’angoisse matinale (et j’en passe).

D’aucuns m’ont expliqué qu’avec les éléments que j’avais en ma possession, je me devais les monétiser. Cela signifie gagner de l’argent en utilisant des outils adaptés. Ces outils sont ceux issus du marketing. J’ai donc travaillé avec des professionnels à ce sujet, mais j’avais toujours une impression très désagréable. L’impression que quelque chose ne me correspondait pas. Non pas que le marketing soit « sale » mais plutôt que je ne me retrouvais pas dans cette démarche.

Des mois durant, j’ai portant utilisé le marketing pour valoriser mes compétences et les partager avec vous. Durant toute cette période, je me suis senti mal à mon aise. Bien sur, il est normal de vendre ses compétences, d’en tirer profit, ne serait-ce que pour payer les factures (qui s’amoncellent encore et toujours). Parce que c’est bien la finalité de notre vie. Nous passons notre temps à payer un truc… Bien que j’en ai plus qu’assez d’être pris pour une tirelire, je passe sur ce sujet mais, j’y reviendrais… un jour…

J’en reviens donc au marketing et à mes compétences. Des mois durant donc, j’ai utilisé différents outils pour « percer » sur internet et faire connaître mes compétences. Les pro du web m’indiquaient régulièrement quels outils utiliser pour ce faire. Et je m’y employais presque comme un élève zélé. Mais, j’avais tout le temps une petite voix qui me disait: « Ce n’est pas toi, cela ne te correspond pas ». Et je faisais taire cette voix…

La finalité de l’utilisation de produits marketing consistait à réussir à commercialiser les programmes thérapeutiques en ligne que j’ai mis au point pour contrôler angoisse (TCC) comme bien d’autres problèmes émotionnels.

A ce sujet, je ne cache pas que je rencontre un certain succès d’estime. J’en profite d’ailleurs pour exprimer toute ma reconnaissance aux personnes qui m’ont fait et me font encore confiance. Mais, la petite voix me disait… Et puis, malgré tout j’ai continué à utiliser ces outils. Jusqu’à ce matin où ‘ai reçu un message d’une violence inouïe d’un monsieur qui m’écrit la chose suivante: « Vos procédés son infâmes ».

Contrôler l’angoisse – Un truc ahurissant

J’en reviens au texte que j’ai lu et étudié avec mon superviseur. Quand j’ai lu cet abstract, il m’est apparu comme une évidence que je ne pouvais pas continuer à faire ce que je faisais comme je le faisais. C’est comme si quelque chose m’avait sauté à la gueule ! (désolé pour cette vulgarité mais cela correspond exactement à ce que j’ai ressenti).

Je n’hésite pas à le dire. Même si j’ai bien conscience que cela va faire rire un certain nombres de gens qui ne me croiront sans doute pas, j’étais bouleversé. Et j’ai encore pris le temps d’ignorer ma petite voix intérieure jusqu’au moment où, enfin, je lui ai répondu: « Tu as raison. Je vais agir ».

Je détenais par devers moi un truc ahurissant. Une, ou plutôt plusieurs pépites. Or, je ne sais que trop que pour recevoir il faut donner. Or, j’avais le sentiment, très désagréable, de ne pas satisfaire à cette équation – partager pour recevoir – alors que d’aucun ont pris de leur temps pour me l’apprendre.

J’ai donc pris la décision de partager plus encore mes connaissances avec vous. Aujourd’hui, vous découvrez la première vidéo d’une série de 3 qui vont vous permettre de contrôler angoisse, et anxiété, dont vous êtes victime. Cette 1ère vidéo vous explique un mécanisme extra ordinaire qui voue empêche de contrôler angoisse ou crise Contrôler angoisses - Partagerd’angoisse.

Cette 1ère vidéo est suivie de deux autres vidéos (je vais essayer de les diffuser toutes très rapidement). La seconde vous explique comment utiliser l’exercice du pire (vous verrez c’est détonnant), et la 3ème est une extension de l’exercice du pire en cas de crise de panique par exemple.

Alors, faites vous plaisir ! Regardez encore et encore ces vidéos. N’hésitez pas à les partager avec les autres internautes ou, mieux, avec d’autres êtres humains.

Quant à moi, maintenant que j’ai pris cette décision – vous offrir mes connaissances thérapeutiques et les partager avec vous – je remarque que la petite voix s’est tue ou, plutôt que, maintenant, elle me regarde avec un sourire appuyé.

Maintenant, je crains que beaucoup d’entre vous ne me pardonnent pas mes erreurs d’appréciation. Je suis impuissant à changer positivement l’avis de certains d’entre vous. Pour autant, depuis ma décision, comme dirait l’un de mes amis, je cite: « Je me sens raccord! ». Dont acte.

Bien à vous.

P.S: si vous avez des commentaires ou avez besoin de précisions n’hésitez pas à me contacter ou à m’écrire. Je vous répondrais avec plaisir et aussi rapidement qu’il me sera possible.

Frédéric Arminot

TOC – Trouble obsessionnel compulsif – Une vie en enfer

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TOC – Trouble obsessionnel compulsif – Une vie en enfer !

D’après certaines études, environ 3% de la population française souffre de TOC (trouble obsessionnel compulsif). Cela signifie qu’environ (plus de) 19 millions de personnes souffrent de troubles anxieux accompagnés d’obsessions dont les conséquences sont les troubles paniques, la phobie sociale, pour ne citer que les plus importants.

Cela en dit long sur l’état d’angoisse récurrent d’une partie de la population française. Si l’on ramène ce chiffre à l’équivalent de la population mondiale, ces données donnent le vertige !

Dans le présent article, je vais essayer de préciser la définition du TOC, vous raconter l’histoire d’Amélie confrontée de façon ahurissante à des trouble obsessionnel compulsif et, partant, essayer de vous expliquer comment soigner les TOC.

Définition du TOC

Un toc, ou trouble obsessionnel compulsif, est un trouble émotionnel qui s’exprime au travers de pensées récurrentes et intrusives qu’il est impossible de contrôler. On put aussi parler de ruminations ou de pensées obsessionnelles (ex: questions – réponses).

Ainsi, une victime de TOC, mettra en place toute une série de rituels ou de pensées qui deviendront obsessionnels afin de contrôler une peur, une angoisse chronique.

Le TOC consiste donc en une action ou une pensée répétée et incontrôlable qui a pour vocation à rassurer sa « victime ». A titre d’exemple, les TOC s’expriment au travers de pensées liées à l’hygiène en général (ex: lavage des mains), comme à la disposition spécifique d’un certain nombre d’objets, à une volonté précise d’un ordre précis des choses (ex: rangement), à des pensées liées à des séries de chiffres (ex: ne pouvoir envisager d’agir avant d’avoir compter une série de nombres, dans un certain ordre suivi d’un autre).

En fait, les TOC existent en fonction de la personnalité de chacun. Il n’y pas de TOC plus représentatifs que d’autres. Les troubles obsessionnels compulsifs s’expriment le plus souvent sur la foi d’éléments liés à l’histoire de vie deTOC chaque personne qui en est victime. Il est important de noter que ces mêmes TOC ont, pour la plupart d’entre eux, commencer à exister dans l’enfance.

Ce qu’il convient de retenir, c’est que ces TOC ont pour vocation de rassurer la personne. La mise en place de ces moyens de sécurisation, s’ils ont fonctionné quelque temps, finissent par échapper au contrôle de l’intéressée(e) ce qui a pour effet de considérablement la handicaper dans son quotidien.

Ce qui devait sécuriser devient un facteur d’angoisses considérable. Ainsi, j’ai le souvenir d’Amélie, une jeune femme particulièrement attachante qui, angoissée dès son plus jeune âge, avait conçu un nombre extra ordinaire de rites pour se rassurer.

Au cours de sa prise en charge thérapeutique, nous découvrirons les raisons de ces rituels. Pour autant, malheureusement, quelqu’en soit la compréhension que nous en avons eu cette jeune personne et moi, nous ne serons arrivés qu’à faire diminuer ses symptômes d’environ 40 %.

La prise en charge des TOC est particulièrement difficile mais réussit dans la plupart des cas. Encore une fois, il s’agit toujours d’une question de personne et de contexte. De fait, la question à se poser à propos de ces roubles obsessionnels compulsifs et de savoir quels risques sa victime prend à retrouver son autonomie.

Symptômes des TOC

Les symptômes liés à des TOC varient d’une personne à l’autre. Vous trouverez ci-dessous une liste de comportements qui sont autant de symptômes de trouble obsessionnel compulsif mais dont le nombre est très en deçà de la réalité sachant que, encore une fois, qui dit une personne, dit un ou plusieurs TOC rattachés à l’histoire de cette même personne.

Les symptômes de trouble obsessionnel compulsif sont les suivants:

  • Peur
  • Peur du feu
  • Peur de tomber malade
  • Peur de perdre le contrôle
  • Peur liée à l’hygiène
  • Peur irrationnelle si quelque chose n’est pas précédé d’actes inscrits dans un certain nombre de rituels
  • Toujours respecter le même cheminement de pensées et d’actes pour envisager de faire une chose ou une autre
  • Recherche de perfection en tous domaines pratiques ou comportementaux

TOC symptomesComme vous l’aurez compris, la liste est particulièrement longue. En matière de symptômes de TOC, le plus important à retenir est qu’il y a trouble obsessionnel compulsif à compter du moment où un acte ou aucun acte social, affectif, économique, etc, ne puisse s’envisager sereinement sans être obligatoirement précédé d’un certain nombre de rituels répétés à l’envi jusqu’à être parfait.

Ce qui a, bien sûr, pour conséquence, de constituer des handicaps de diverses natures dans l’équilibre de la personne.

Ces rituels ou comportements compulsifs vont rassurer la personne pour un temps. Mais, le plus souvent, un fond d’angoisses persistera ce qui, le plus souvent, amènera l’individu à reproduire ses comportements obsessionnels jusqu’à entière satisfaction, signe qui ne sera jamais vraiment atteint.

C’est justement dans cet environnement de souffrances terribles qu’une jeune femme, Amélie, est venue me consulter pour des toc persistants et tés fortement handicapants dans la mesure où ils interfèrent dans son quotidien et l’empêche d’avoir des relations sociales satisfaisantes.

Amélie, victime de TOC – Quelle solution a t’elle trouvé

Amélie a 22 ans. Étudiante en droit, elle a toutes les peines du monde à satisfaire à ses études dans la mesure où elle se doit d’accomplir un certain nombre de rituels avant de – seulement – pouvoir envisager de sortir de chez elle.

Elle est une jeune femme qui ne manque de rien au sens matériel du terme. Elle vit chez ses parents. Sa mère est assez présente ce qui n’est pas le cas – loin s’en faut – de son père, manager de haut vol dans le secteur financier.

Amélie m’explique ne pas avoir d’elle une image positive. Elle se trouve pas assez ceci ou trop cela. Elle est persuadée qu’elle est une mauvaise personne qui ne sait rien faire de bien. Elle a peu d’ami(e)s et, de toute manière, les rencontrer doit être précédé de comportements très particuliers afin qu’elle soit assurée qu’elle sera à la hauteur de la situation relationnelle.

Le plus petit des TOC de cette jeune femme consiste, une fois réveillée, à suivre un chemin particulier pour aller de son lit aux toilettes puis à la cuisine. Le simple fait de se lever de son lit fait d’ailleurs l’objet d’un rituel très particulier et ordonnancé.

Elle n’envisage pas une seconde de déroger à ce rituel, faute de quoi, elle est victime d’angoisses importantes qui lui feront reprendre le cours de ses TOC jusqu’à complet et satisfaisant accomplissement.

Nonobstant ce TOC précis, Amélie a mis en place toute une stratégie pour accomplir n’importe quel petit geste du quotidien. Quand je dis petit, je pense à des gestes ou des comportements qui, pour quelqu’un comme moi – qui ne rencontre pas ce type de problèmes – ont un caractère tellement habituel que je n’y prête plus garde.

Amélie ne peut envisager d’aller de préparer (se laver, s’habiller) qu’à compter du moment où elle a satisfait à certains rituels compulsifs au cours de son petit déjeuner d’une part puis en faisant la vaisselle d’autre part. Amélie peut recommencer, 5, 10 15 fois, voire plus, les mêmes comportements obsessionnels tant qu’elle n’est pas rassurée.

Bien sur, tous ces TOC plongent Amélie dans une difficulté croissante puisqu’elle y consacre un temps considérableSoigner les TOC ce qui n’est pas sans conséquences sur son emploi du temps universitaire comme social ou familial. Il est très fréquent qu’Amélie ne soit pas à l’heure pour un cours. Elle ne s’y rend donc pas, incapable de surseoir à l’accomplissement des ses rites.

Le fait de satisfaire à ses comportements compulsifs et d’y passer autant de temps lui font ressentir des angoisses très vives et permanentes. On peut donc parler d’anxiété voire d’une depression en ce qui concerne Amélie.

Au cours de la progression de la prise en charge thérapeutique d’Amélie, nous nous rendrons compte que l’absence affective de son père à son égard n’est pas pour rien dans les TOC d’Amélie. Quand j’écris absence affective, je devrais plutôt écrire, ignorance affective. Le père de cette demoiselle ne lui a jamais montré d’affection particulière. C’est comme si son enfant n’existait pas !

Quand il voit sa fille dans sa prison mentale, il n’intervient jamais, ne cherche jamais à la rassurer, ne lui montre aucune affection particulière. Les conflits entre le père et la mère de cette jeune femme ont achevé d’ancrer Amélie dans sa problématique obsessionnelle. Elle est convaincue qu’elle est responsable de son problème et, surtout, des difficultés relationnelles entre ses parents. Elle conçoit beaucoup de culpabilité depuis qu‘elle est très jeune à propos de ce déséquilibre familial.

Amélie considérant que, depuis toujours, elle fait mal les choses au point que son propre père ne lui montre aucune affection a donc réagit de sorte à ce que tout soit parfait. L’objectif étant, du fait d’une perfection totale à tous les sujets, de montrer à son père combien elle est parfaite et ainsi d’attirer enfin l’attention de ce père. Tel fut vraisemblablement l’objectif de ma patiente, lequel objectif ne sera jamais atteint et, comme souvent, aura généré un résultat inversement proportionnel à l’effet désiré. Amélie aura construit, année après année, les barreaux de sa prison mentale.

Alors que nous étions arrivé à une diminution des ses symptômes d’environ 40 %, Amélie est un jour venu en consultation en me disait qu’un évènement récent lui avait fait ré activé tous ses anciens comportements et même, me précisa t’elle, elle en avait ajouté de nouveaux (série de chiffres déclinés sans cohérence mathématique).

Je décidais donc d’orienter ma patiente vers l’une de mes consœurs. Je n’en n’ai jamais entendu parler de nouveau et regrette, comme souvent, que ni ma consœur ni ma patiente ne m’aient tenu informé des suites de cette nouvelle prise en charge.

Soigner un TOC – Existe t’il des traitements efficaces

Encore une fois, tout est une question de contexte et de personne. Bien sûr qu’il existe des traitements efficaces aux TOC !

Le traitement des TOC n’st pas nécessairement long et ingrat. Les troubles obsessionnels compulsifs sont souvent compliqués dans leur mécanisme. Le travail consiste donc à comprendre de la façon la plus précise comment s’organisent et vivent ces TOC.

Traitement TOCSeule une contextualisation très fine favorise un tel niveau de compréhension. Ensuite, il s’agit – juste – d’être suffisamment créatif en matière de stratégie liée à la thérapie comportementale pour, progressivement, éliminer définitivement les TOC.

Cependant, il est important de préciser que les TOC sont souvent le fruit d’une angoisse sourde, établie depuis fort longtemps. Il est donc nécessaire non seulement de comprendre la mécanique du problème mais aussi, et autant que faire se peut, d’identifier de la façon la plus précise possible, quelle est la genèse du problème. Parce que, effectivement, le TOC est souvent le symptôme d’un autre problème !

Il est prévu qu’à propos de ces troubles obsessionnels compulsifs, je mette à votre disposition un programme thérapeutique. Mais, entre mes consultations et le suivi personnalisé des personnes inscrites aux divers programmes thérapeutiques accessibles en ligne, je suis particulièrement occupé.

Mais, en créant ce Blog, ne me suis-je pas engagé auprès de vous pour vous offrir tous les moyens de ne pas ou  de ne plus souffrir ?

Frédéric Arminot

L’aboulie – Une disparition de la volonté

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L’aboulie – Une définition controversée

La première fois où j’ai entendu ce mot, je me suis immédiatement demandé s’il s’agissait d’un sport… J’ai un peu honte mais c’était ma réalité du moment.

Je ne pensais pas que sous ce vocable, l’aboulie, se regroupait un symptôme. Celui de la disparation totale, ou quasi totale, de la volonté. Comme une impossibilité d’agir qui, une fois sa définition plus précise à mon esprit, me fit penser à la dépression, à la procrastination, à l’absence totale de désir.

L'aboulieL’aboulie fait l’objet de définition assez claire mais le plus souvent rapportée à une maladie psychiatrique. J’ai même été effaré de constater que d’aucuns médecins l’apparentait à la démence.

Peut-être avez vous déjà lu sur mon Blog, combien j’exprime ma résistance – ou ma réticence – à propos de la psychiatrie. Cela me donne d’excellentes raisons de m’intéresser de plus près à l’aboulie en plus du fait que certaines des personnes qui me consultent au cabinet ou m’interrogent par mail présentent des symptômes que j’aurais pu apparenter à de l’aboulie.

Oui, mais… les diagnostics qui vous collent des étiquettes, c’est pas mon truc! Mon truc à moi, c’est comprendre et offrir une solution.

Définition de l’aboulie

Si je me réfère à ce que dit Wikipedia à propos de l’aboulie, il s’agit, je cite: d’un affaiblissement de la volonté, d’une inhibition de l’activité physique et intellectuelle, d’une absence de désir à quelque propos que cela soit. Parlerait-on au sujet de l’aboulie, de dépression?

En effet, l’aboulie empêche de prendre toute décision à quelque propos que cela soit et ce dans tous les domaines de la vie d’un individu. Or, une personne souffrant de dépression ressent les mêmes symptômes. Il est vrai que ceux relatifs à l’aboulie sont à considérer comme relevant d’une dépression sévère.

Les symptômes de l’aboulie

Bien que les symptômes de l’aboulie puissent varier d’une personne à l’autre, les symptômes les plus fréquents sont les suivants:

  • Impossibilité de prendre une décision
  • Incapacité à réaliser des tâches même de faible envergure
  • Impossibilité à concevoir et « monter » des projets
  • Procrastination
  • Incapacité à communiquer
  • Phobie sociale ou anxiété sociale
  • Timidité
  • Isolement social ou affectif

Il n’est donc pas question d’angoisse ou d’anxiété dans l’aboulie bien que, de façon surprenante, le second puisse être un symptôme déclencheur de cette pathologie.

Le diagnostic de l’aboulie

D’aucuns voudraient que l’aboulie soit exclusivement diagnostiquée par des médecins psychiatres. Ceci n’a rien d’étonnant quand on sait ce qu’il en est de la culture française en matière d’étiquetage psy ! Mais, qu’est-ce qui est plus important. Diagnostiquer seulement une pathologie ou comprendre son mécanisme pour, stratégiquement, lui trouver une solution pérenne?

Je pencherais plutôt pour la seconde version sachant que cela est bien joli d’apporter des diagnostics mais que, pour autant, la solution est spécifique à chaque patient puisque l’aboulie repose sur un mécanisme propre à chaque individu sur la foi de sa vision du monde, de ses représentations donc… de sa personnalité.

Traitement de l'aboulieEn conséquence de quoi, de la même façon que dans un précédent article, j’avais émis des réserves quant au diagnostic de la bi polarité, il est important de noter que, quel que soit le diagnostic de l’aboulie, il est plus important de se référer au mécanisme du problème.

Les conséquences de l’aboulie

La plupart du temps, les personnes victimes de symptômes en lien avec l’aboulie sont comme des personnes souffrant de dépression. Ils ont une incapacité à penser, faire ou agir. Cette impossibilité provient de l’inhibition de toute forme de désir pour quoi que cela soit. Un peu comme si leur vie, ou son quotidien, n’avait pas ou plus de sens.

Nonobstant la relation de cause à effet qui puisse exister entre, par exemple, l’aboulie et des symptômes de burn out, la personne victime d’aboulie est comme éteinte. Elle n’a plus d’énergie à consacrer à son propre accomplissement. Il est donc important de comprendre, et d’accepter, que cette même personne n’est aucunement responsable de ce qui lui arrive. Elle est un peu comme une batterie dépourvue de courant électrique.

De fait, il est stérile d’exiger quoi que ce soit d’une personne sujette à l’aboulie. Ce problème est souvent lié à des problèmes sous jacents qu’il faudra investir pour mieux comprendre et soigner l’aboulie.

Traitement de l’aboulie

Sur la foi de symptômes plus apparentés à la dépression, le premier réflexe consistera à aller consulter son médecin généraliste traitant voire un médecin psychiatre. Celui-ci prescrira sans doute une batterie d’anti dépresseurs et vous serez désigné volontaire d’office pour en consommer un bon  moment !

L’approche systémique de Palo Alto est un excellent moyen à la fois pour diagnostiquer le mécanisme de l’aboulie dont vous êtes victime et aussi pour vous prescrire des exercices comportementaux qui vont vous permettre de rapidement sortir de votre problème et, ainsi, de retrouver le plaisir du… désir.

La plus grande des difficultés pour traiter l’aboulie réside dans la capacité du thérapeute à créer un climat chez le ou la patient(e) qui suscite le désir de consulter une première fois et de revenir ensuite.

Le reste du traitement est juste une question de stratégie thérapeutique qui repose sur la compétence de l’intervenant psy. Ce qui, bien évidemment, pose aussi la question de la confiance et de la relation.

En 18 ans de pratique de la thérapie comportementale, j’ai participé à soigner bien des personnes victimes d’aboulie. Cette pathologie n’est pas plus facile ou plus difficile à soigner qu’une autre. Il suffit de s’impliquer de façon suffisamment inventive de sorte à ce que, encore une fois, l’idée du désir d’être et de faire, jaillisse de nouveau, et de façon progressive, dans un corps et un esprit inhibés.


Frédéric Arminot