Contraception et Crises d’angoisses – Une relation de cause à effet totalement ignorée

Contraception et crises d’angoisses – Une relation de cause à effet totalement ignorée

Article un peu étonnant que celui-ci. Il s’agit du témoignage d’une femme utilisant une contraception laquelle lui aura procuré des crises d’angoisses terribles. Crises d’angoisses que bien des médecins auront ignoré jusqu’à ce qu’une amie éveille sa connaissance.

Ce témoignage a été écrit par cette femme. Je n’ai apporté aucune modification, ni à la forme, ni au fond. Alors, partagez!

Je souhaitais vous faire part de mon expérience. Apres sept années de crises d’angoisses intenses, sans comprendre le pourquoi du comment, aujourd’hui tous ça est derrière moi.

J’aimerai aider des femmes et jeunes femmes qui peut être sont dans l’ignorance totale comme j’ai pu l’être sans jamais soupçonner la raison de cette état catastrophique dans lequel je me suis retrouvé durant toutes ces années.

En 2009 jai commencé à faire de grosses crises d’angoisse. De nature timide et réservée, j’ai pensé que ces crises avaient un lien. Je ne me suis donc pas plus inquiétée que ça. Mais le quotidien est devenu un calvaire, je n’osais plus sortir acheter une simple baguette de pain.

Comme beaucoup d’entre vous, je suis restée plusieurs années sous traitement anxiolytiques, anti depresseurs, somnifères, suivi par un psychiatre bien évidemment. Les années passent et mon état se dégrade encore.

  • Palpitations
  • Sensations d’étranglement
  • Tachycardie
  • Compression du thorax
  • Symptômes analogues à une crise cardiaque ou un AVC
  • Peurs pendant le sommeil
  • Coups d’aiguilles dans le dos
  • Sentiment d’irréalité

Une première fois aux urgences, je me retrouve aux Urgences. Lá, on m’annonce que je fais des crises de panique.

Contraception et émotions – Une descente aux enfers

Je ne comprenais vraiment pas, car au fond je savais qu’il n’y avait aucune raison pour que je sois dans cet état. J’ai écouté mon médecin qui m’explique ce qu’e sont les crises panique: un traumatisme vécu dans ma petite enfance. on inconscient veut sortir l’information. Mon conscient ne veut pas? Cela crée conflit entre les deux. Donc, cela génère une crise de panique.

Contraception et angoisses

Contraception et facteurs hormonaux – Des vecteurs d’angoisses

Je fais donc des séances d’hypnotérapie pour faire sortir l’information, mais rien y fait. Mon état se dégrade encore. Parfois je me tenais au murs pour me déplacer.

Je ressentais des coup de décharges électrique dans mon cerveau. Des fourmillements dans mes bras, mes mains, mes jambes. De grosses douleurs musculaires. Un sentiment de dépersonnalisation, de déréalisation, en continu.

Parfois, plus intense que d’autre, une absence de moi même. Un sentiment de ne plus être reliée à mon corps. Comme une observatrice extérieure à son propre fonctionnent mental ou corporel.

Comme si il y avait un voile entre moi et la réalité. Je n’en pouvais plus. Ce n’était évident ni pour moi ni pour l’entourage proche. Parfois, j’essayais d’apprendre à vivre comme ça. Mais ça m’etait impossible.

Contraception et crises d’angoisses – Une solution inattendue

En février dernier, une amie, qui elle aussi faisait des crises depuis très longtemps, a eu comme une révélation. A partir de ce moment, tout s’est éclairé. Il s’avère que tout ça était uniquement hormonal. Un déséquilibre ou augmentation au niveau des taux d’oestrogènes, causé par la contraception. En ce qui me concernait, je portais un implant contraceptif depuis sept (7) ans.

Crises d'angoisses - Une solution simple et rapide

« Comment Vaincre une Crise d’Angoisse Facilement et Rapidement » – Cliquez sur l’image

Quand mon amie m’a parlé de cette information, je me suis vite mise á éplucher les articles et les forums. Et, en effet, nous sommes des milliers de femmes à en être affectées.

Il y a l’implant contraceptif, le stérilet miréna, et certaines pilules. Jai donc vite procédé au retrait de l’implant. Depuis le 10 février je revis. J’ai encore quelques symptômes pendant les cycles mais vraiment rien de comparable.

Effectivement, il faut une petite année pour que l’hormone diffusée dans nos tissus se dissolvent. J’ai également découvert des groupes Facebook de femmes qui ont mon expérience. Il y en a beaucoup. Vous trouverez les liens en du présent article.

Contraception et angoisses – Soyez vigilantes!

La plupart des gynécologues et médecins nient cette réalité pour on ne sait quelle raison. Aujourd’hui,  je peux dire que j’aime la vie, et que je profite de mes années perdues.

Mon but est d’éclairer d’autres personnes qui, comme moi, sont dans l’ignorance des effets de la contraception. Il y a beaucoup de symptômes qu’ont imaginerait pas avoir, en lien avec les hormones.

Des problèmes oculaires. Un manque de concentration. Un gain de poid avec difficulté à perdre. Des ballonnements. Une fatigue constante. La perte de cheveux, ou de la pilosité. Des sautes d’humeur. La dépression. Une sensibilité accrue des seins. L’inflammation de l’abdomen. Une perte de confiance en soi. Des douleurs au dos etc..

Je partage donc cette information avec vous. J’espère que vous ferez ce qu’il faut pour que, vous aussi, vous puissiez revivre. Soyons vigilantes !

Liens à consulter

Vaincre l'angoisse - Traiter les crises d'angoisses

« Comment Contrôler Angoisse et Crise d’Angoisse en 2 minutes » – Cliquez sur l’image

Frédéric Arminot

Erreurs à éviter quand vous souffrez d’angoisse ou d’anxiété

Erreurs à éviter quand vous souffrez d’angoisse ou d’anxiété (et comment faire pour aller mieux…)

En matière d’erreurs, ne dit-on pas: « Errare humanum est, perseverare diabolicum« . « L’erreur est humaine, et persévérer est diabolique« . Vos erreurs sont tout à fait normales mais, elles peuvent vous être fatales. Jusqu’à un certain point en tous cas.

Qu’il s’agisse d’angoisse ou d’anxiété, depuis plus de 20 ans que je m’occupe de ces problèmes émotionnels, force m’est de constater que la plupart des gens affectés de ces maux commettent souvent les mêmes erreurs, de bonne foi.

Je vais donc vous présenter ces erreurs les plus classiques et, dans le même temps, vous expliquer pourquoi ce sont des erreurs d’une part, et comment faire, non seulement pour les éviter, mais aussi les reproduire d’autre part.

Ces erreurs sont les suivantes:

  • Penser ou se convaincre que çà va passer
  • Contrôler ses émotions
  • Se contenter de prendre des médicaments
  • S’inscrire dans une démarche thérapeutique qui ne fonctionne pas
  • Penser, ou croire, que vous méritez ce dont vous souffrez

Angoisse – Anxiété – Arrêtez de penser ou croire que çà va passer

Il est normal de souffrir d’angoisse ou de crise d’angoisse. Normal au sens où ces émotions peuvent être ponctuelles. Elles deviennent « anormales » quand elles se reproduisent souvent, voire tout le temps. A plus forte raison quand c’est quotidien. Si tel est le cas, nous pouvons parler d’anxiété.

Quand vous êtes victime d’angoisse ou de crise d’angoisse, vous allez essayer de rationaliser. Cela signifie que vous allez essayer de trouver une raison rationnelle ou intellectuelle à ce qui motive cette émotion pénible. Une fois que vous aurez trouvé une raison qui vous semble « bonne », vous allez essayer de faire comme si de rien n’était. Vous allez essayer de… donner le change.

Vous allez réagir de sorte à ce que vos angoisses ne soient pas visibles des autres. Réagir de sorte à ce que ces mêmes angoisses, ou crises d’angoisses ne vous empêchent pas d’avoir le comportement que vous souhaitez avoir à un instant T. Travailler, faire du sport, jouer avec vos enfants, partager un moment avec vos amis. Être actif dans votre relation sentimentale.

En bref, vous allez essayer de chasser cette émotion douloureuse qu’est l’angoisse en essayant de vous convaincre que la vie continue, et que vous ne devez pas vous laisser aller. Ce type de comportement fait partie des erreurs les plus classiques. Je vais vous expliquer pourquoi dans le chapitre suivant.

Angoisse – Anxiété – Arrêtez de contrôler vos émotions

Comme je vous le présente dans le chapitre précédent, penser que vos angoisses vont passer constitue l’une des erreurs classiques que vous faites sans doute. Ce type de comportement relève de ce que l’on appelle communément le « contrôle ».

Contrôler cela signifie que vous allez, courageusement, tenter de prendre la main sur quelque chose qui vous échappe en plus de ne pas nécessairement comprendre ce que vous ressentez. Si vous lisez mon blog, je vous ai souvent expliqué que c’est la pire des façons de réagir.

Contrôler vos émotions, et réagir comme si elles n’existaient pas, ou comme si c’était vous qui alliez leur dire de se « taire », participe à aggraver votre situation émotionnelle. Moins votre stratagème pour contrôler vos angoisses va fonctionner, plus vous allez insister, pire seront vos émotions.

Plus vous contrôlerez vos émotions en déniant cette réalité qui ne vous convient pas, plus vous essaierez de vous « tenir la dragée haute », et plus votre cerveau réagira en augmentant l’intensité de vos angoisses ou des symptômes d’anxiété dont vous êtes victime.

Cela repose sur la construction de votre personnalité. Vous n’êtes nullement responsable de ce mécanisme. Il s’est construit au gré de vos expériences de vie. Vouloir en reprendre le contrôle est une gageure. C’est l’une des erreurs les plus classiques et les plus pathogènes.

Crises d'angoisses - Les erreurs à éviter pour trouver une solution simple et rapide

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Angoisse – Anxiété – Se contenter de prendre des médicaments

La plupart du temps, quand vous souffrez d’angoisse ou d’anxiété, l’un de vos premiers réflexes va consister à prendre un anxiolytique voire un anti dépresseur. C’est bien compréhensible. Ces émotions sont odieuses, et à plus forte raison quand vous essayez de les contrôler et que vous obtenez un résultat inversement proportionnel à l’effet désiré.

Nous sommes dans une culture qui privilégie l’usage des médicaments. Mon positionnement à ce propos n’est pas de crier au scandale à propos des lobbying constants des laboratoires pharmaceutiques. Des milliers d’emplois sont en jeu, des milliards de chiffres d’affaires sont concernés. Ce n’est donc pas près de changer…

Je ne suis pas non plus un comportementaliste contre les médicaments de façon systématique. Je ne souhaite aucunement être un intégriste anti médicaments. Adopter un tel comportement serait, de ma part, alimenter l’une des erreurs classiques, en plus d’être d’être stupide et stérile.

Les médicaments ont un insigne avantage. Ils prennent le contrôle de vos symptômes d’angoisses ou de vos symptômes d’anxiété. En cas d’anxiété, il est fréquent, qu’en sus des anxiolytiques, vous soient prescrits des anti dépresseurs, voire des neuroleptiques.

La prise de médicaments – Une démarche pas innocente

La plupart des ces molécules génèrent une dépendance. Cela signifie qu’il ne faut surtout pas les arrêter du jour au lendemain. Si vous l’envisagez, consultez votre médecin traitant de sorte à envisager un sevrage progressif. Dans le cas contraire, vous courrez à la catastrophe. Vous symptômes vont resurgir avec plus de violence qu’avant la prise de médicaments.

Les médicaments ne sont donc pas une solution sur le long terme. La France détient le record mondial de la prescription de médicaments pour soigner l’angoisse, ou traiter l’anxiété. Si ces médicaments ont un intérêt pour vous aider à appréhender vos émotions de façon plus sereine, ils ne constituent pas une solution. En prenant des médocs pour traiter votre problème, vous perdez toute autonomie.

Une prescription de ce type de médicaments n’a de réel intérêt que si c’est soutenu, enrichi ou suivi d’une prise en charge thérapeutique adaptée. Ne pas suivre une thérapie, ou un coaching comportemental, associé à une prise de médicaments est le lot commun d’erreurs classiques.

Angoisse – Anxiété – Faites le bon choix

Vous en avez plus qu’assez de souffrir d’angoisse ou d’anxiété. Vous avez pris acte que cela n’est pas sans conséquences dans tout ou partie des domaines de votre vie. Alors, sans vraiment savoir de quoi il retourne, la plupart du temps, vous décidez de consulter. Un médecin généraliste, un psychiatre, un psychologue, un psychanalyste. Ou alors, vous décidez de suivre des séances de méditation ou de sophrologie (ce sont des exemples). Ou toute autre démarche dont vous souhaitez qu’elle vous apporte bien être et paix de l’âme…

Démarche bien normale mais qui, si elle n’est pas documentée, ne va pas nécessairement vous aider. Si vous n’êtes pas au clair sur les raisons de votre démarche et, partant, sur vos objectifs, vous allez rentrer dans des reproductions d’erreurs toxiques.

Par exemple, beaucoup de psychiatre ne sont pas thérapeutes. Leur métier initial est d’identifier des symptômes et de prescrire des médicaments. Les psychologues comme les psychanalyste vont vous faire verbaliser sur vos parents, votre histoire de vie. Cela va prendre des années. Vous allez comprendre beaucoup de choses fort intéressantes. Cependant, avant que vos angoisses ou votre anxiété diminuent, voire disparaissent, il va falloir vous armer de courage.

Comme on vous aura sans doute expliqué, ou comme vous aurez sans doute compris que le réflexe de base consiste à consulter ces professionnels de la santé mentale dans votre situation, vous allez prendre rendez-vous. Vous ne vous êtes pas nécessairement renseigné sur la personne que vous vous apprêtez à consulter. Vous ne prenez rendez-vous que parce-que c’est à côté de chez vous, du bureau, ou parce que la fonction de l’intéressé vous semble correspondre à ce que vous pensez être bon pour vous. Que d’erreurs accumulées, là aussi, en toute bonne foi.

Avant de consulter qui que ce soit, à quelque sujet que ce soit, prenez le temps de réfléchir à vos objectifs. Êtes-vous intéressé par le « pourquoi » ou par le « comment faire »? Êtes-vous prêt à une démarche longue voire ingrate, ou préférez-vous une approche pragmatique?

Angoisse – Anxiété – Exercez votre libre arbitre

Angoisse - Anxiété - Phobie - Impression de ramer sur le sable?

« Angoisse – Anxiété – Phobie – Des Solutions Existent – Faites le bon choix« 

Exercez votre libre arbitre! Si la personne que vous consultez ne vous convient pas, n’hésitez pas à changer de thérapeute. Si vous avez l’impression de tourner en rond ou que votre interlocuteur ne vous semble pas compétent à vous aider, changez de psy. Ne restez pas dans cette démarche qui consiste à trainer de pieds pour changer de thérapeute au motif qu’il vous faudrait raconter de nouveau toute votre vie à quelqu’un, de nouveau et que, rien qu’à l’idée, çà vous fatigue.

Dernier point, soyez honnête. Si vous remarquez qu’une approche ne correspond pas à votre besoin, arrêtez là. Beaucoup de personnes me parlent de méditation ou de sophrologie par exemple. Moi je veux bien, mais ces approches sont des compléments. Ce sont des outils qui doivent s’intégrer à une démarche plus globale. En aucun cas, ils ne sont la solution.

Alors, par amour pour vous, ne commettez pas les erreurs auxquelles la facilité nous invite chaque jour…

Angoisse – Anxiété – Pourriez-vous arrêter de penser, ou croire, que vous méritez ce dont vous souffrez?

J’ai toujours été étonné, voire estomaqué, de constater combien les personnes qui souffrent d’angoisse ou d’anxiété s’en veulent. Elles cultivent souvent d’elles mêmes une certaine mésestime. Je les entends souvent se reprocher de ne pas arriver à contrôler leurs émotions alors que tous les autres y arrivent. C’est faux! Que d’erreurs d’appréciations.

Vous n’êtes pas responsables de vos angoisses ou de votre anxiété. Le croire relève de la même démarche que si vous vous disiez que vous souffrez d’un cancer parce que vous le méritez! Il y a tout un tas de gens qui ont une hygiène de vie extra ordinaire et qui décèdent d’une maladie mortelle quelconque.

Moralité: essayez de déculpabiliser. Rien ne sert d’avoir honte à cause de problèmes d’anxiété ou de crise de panique. Vous ne le faites pas exprès. C’est le résultat d’une perte de contrôle qui ne relève pas de votre responsabilité. Croire le contraire, c’est faire le lit de comparaisons stériles qui génèrent des conflits intra psychiques. En plus d’alimenter un comportement victimologique, ce qui ne sert à rien. Si ce n ‘est d’aggraver votre perception émotionnelle, donc de vous faire plus souffrir encore.

Essayez d’être gentil avec vous. Essayez d’être dans l’amour de vous même. Essayez de vous pardonner de ne pouvoir contrôler ce qui vous échappe. Essayez de vous laisser du temps.

Essayez aussi de contacter les bonnes personnes pour vous. Arrêtez de vouloir bien faire. Cessez de jouer un rôle. Essayez aussi de vous accepter pour qui vous êtes comme vous êtes. Et souvenez vous que vous ne vous infligez pas votre souffrance pour vous rendre intéressant, ou pour attirer l’attention.

En bref, pourriez-vous apprendre de vos erreurs? Ne dit-on pas qu’échouer c’est réussir?

Traitement de l'anxiété - Les erreurs à ne pas commettre

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Frédéric Arminot

Affirmation de soi – Comment Nathalie a t’elle appris à s’affirmer

Affirmation de soi – Comment Nathalie a t’elle appris à s’affirmer

Nathalie est une femme dynamique et courageuse. Chef d’entreprise, on pourrait penser qu’elle ne rencontre aucun problème d’affirmation de soi. Ce serait oublier que même les entrepreneurs ont des états d’âme. Comme tout le monde, les chefs d’entreprise ont des émotions qu’il leur est parfois difficile de contrôler. Nathalie fait partie de ces gens qui, même s’ils semblent établis et sûrs d’eux, n’en sont pas moins handicapés dans leur vie de tous les jours par de vieux démons affectifs. Chez Nathalie, le vieux démon est une histoire familiale mouvementée qui aura longtemps fragilisée l’image qu’elle a d’elle même.

Je vais donc vous raconter, si ce n’est l’histoire de Nathalie, comment cette femme de 50 ans a appris à revendiquer affirmation de soi et image positive. Un joli parcours pour une femme simple et courageuse.

Quand l’affirmation de soi est rendue impossible par les comportements toxiques de certaines personnes

La première fois où Nathalie et moi avons commencé à travailler, j’ai été surpris par sa douceur, par sa gentillesse. Non pas que je la trouve niaise, mais ses fonctions et sa personnalité me font penser qu’elle doit sa battre depuis bien longtemps pour rester à la place sociale et professionnelle qui est la sienne.

Nathalie travaille dans les domaines de la communication. Elle dirige une agence spécialisée dans la conception d’outils de communication. C’est un marché concurrentiel qui nécessite de la réactivité et un entregent certain. Force m’a été de constater que dans ce secteur d’activité, il est nécessaire d’être à la pointe. Voire d’être en avance sur les autres. Les temps étant ce qu’ils sont, les responsables d’entreprises doivent se comporter comme des battants (je déteste cette expression!) ou, pire, comme des requins aux dents acérés.

Comportements rendus nécessaires par un contexte social et économique particulièrement difficile et qui nécessite de perpétuellement se remettre en cause. Autant dire que c’est épuisant, à plus forte raison quand on a des problèmes pour s’affirmer. C’est dans un état d’épuisement avancé, nous parlerons d’ailleurs de burn out, que Nathalie me consulte.

Elle est très angoissée à l’idée de continuer ses activités. Certains de ses clients sont odieux avec elle. Ils exigent toujours plus, sans vouloir payer bien sur. Mais, ils ne veulent travailler qu’avec elle. En aucun cas avec l’un de ses collaborateurs. Ce qui n’est pas un comportement innocent comme nous le verrons plus loin.

Quand Nathalie me parle de son quotidien, je me rends rapidement compte combien elle est fatiguée. Elle ne sait plus comment faire. Elle a beau s’opposer à certaines personnes toxiques, aussi bien dans son univers personnel que professionnel, elle manque d’énergie. Elle est lasse. Elle a beau revendiquer des comportements plus respectueux chez certaines personnes, cela ne donne rien.

Pire, elle a le sentiment que plus elle revendique, moins elle obtient. Ce qui, le temps aidant, a généré chez elle une sorte d’anxiété. Je parle d’anxiété car, au final, elle est tendue en permanence. Elle dort mal. S’alimente peu. Ses relations avec son compagnon l’insécurisent. Elle ne se sent ni soutenue ni comprise. En bref, elle se sent assez seule, livrée à elle même.

Dénouer les fils pour mieux comprendre et agir de façon plus efficace

Dès la première consultation, Nathalie et moi entreprenons de dénouer les fils de sa situation. Quand j’écris cela, je pense à la nécessité impérieuse de comprendre ce qu’il se passe et comment les choses se passent. En bref, si je comprends d’entrée le problème global, j’ai besoin d’aller dans le moteur.

Traitement de l'anxiété

Traitez Votre Anxiété et Retrouvez Confiance en Vous – Cliquez sur l’image

Comme souvent, ce que je vais découvrir va m’aider à comprendre le comment du pourquoi. Nathalie considère que  sa mère ne l’a jamais vraiment aimée. Dotée d’un comportement pervers narcissique, cette mère a toujours reproché à sa fille d’être gentille. Trop gentille. Gentille a tendance manipulatrice lui disait-elle. Le gag en pareille situation c’est que, vraisemblablement, la mère savait de quoi elle parlait!

Cette mère donc, a toujours fait reproche à son enfant d’avoir des comportements de séduction. Autant avec les hommes qu’avec les femmes. Il semble donc évident que cette mère voyait en sa fille une rivale. Nathalie a toujours essayé de comprendre ce qui pouvait susciter une telle animosité chez sa maman. Elle n’a jamais compris, sauf au cours des consultations qu’elle a eu avec moi. Nathalie a un frère qui n’a pas subi le même sort. Pour autant, lui non plus ne s’est jamais senti aimé. Encore aujourd’hui, il essaie de soigner l’anxiété dont il est victime.

Des années se passeront au cours desquelles Nathalie aura toujours peur que sa mère l’invective. Elle grandira dans un environnement d’insécurité affective patent. Son père fuira ses responsabilités assez tôt. J’irais jusqu’à dire qu’il brille par son absence. Tant physique que psychique. La mère agit comme une matrone qui mène son monde à la baguette. Ce qui n’aidera pas Nathalie à avoir d’elle une image positive et, partant, à savoir cultiver les principes de base de la confiance en soi.

Très tôt, Nathalie exprime sa sensibilité en s’intéressant à l’art, comme à toute forme d’expression artistique. Très jeune, elle a l’opportunité de créer une société en lien avec cet environnement professionnel. A l’époque, il y a plus de 30 ans, tout est encre possible. Les risques sont minimes. Ce qui n’empêche pas la mère de Nathalie de lui signifier son désaccord, sa désapprobation. Nathalie n’en n’a cure et persiste. Bien lui en prendra.

Tout au long de ces années, Nathalie essaiera, souvent avec succès, de s’entourer de collaboratrices qui partagent la même vision des choses qu’elle. Intelligemment, elle essaiera de recruter des femmes et des hommes qui lui semblent capables de faire à sa place ce qu’elle n’arrive pas à faire. S’affirmer. Être sur de soi comme de ses compétences. Nathalie gère l’ensemble non sans dépenser une énergie folle parce qu’elle craint de ne pas être à la hauteur. C’est d’ailleurs comme cela qu’elle rencontrera son futur mari.

Affirmation de soi – Un positionnement infantile

Les années passent. Cette chef d’entreprise voit les comportements de ses clients changer. Ils deviennent de plus en plus exigeants. Acceptent de moins en moins de payer conformément à leurs demandes. La concurrence est rude. Les écueils professionnels nombreux.

Le temps passe et sa mère est de plus en plus active auprès de sa fille quant à lui exprimer son dédain. Nathalie se « bat » avec son frère pour savoir qui des deux s’occupera de cette mère toxique qui va vieillissante. Le frère a pris depuis longtemps la poudre d’escampette! Il vit à l’étranger. C’est donc à Nathalie qu’échoit la responsabilité de s’occuper de sa mère. Ce qui, bien sur, entretient le lien de subordination, et ravive chaque jour un peu plus, la difficulté que Nathalie rencontre quant à s’affirmer.

Au delà de toutes ces explications très intéressantes, je souhaite que Nathalie identifie ce qui lui pose problème en matière d’affirmation e soi. A cette fin, je lui confie quelques exercices comportementaux. Je lui demande de réfléchir à deux questions. Celles-ci sont extrêmement importantes. Le contenu des réponses va nous permettre de confirmer, ou infirmer, ce dont je vous ai parlé précédemment.

Très vite, à la faveur de sa seconde consultation, il s’avère que Nathalie a peur d’utiliser des modes d’affirmation de soi. Elle a peur de perdre l’approbation de sa mère qui, pourtant, ne vit plus avec elle! Très rapidement, il apparaît que face à la nécessite de faciliter l’affirmation de soi, Nathalie réagit comme une enfant. Elle est sidérée par sa propre histoire. Comme si sa mère était présente dans son quotidien. Tant affectif que professionnel.

Une fois les réponses aux questions traitées et exploitées, je demande à Nathalie d’exprimer par écrit un certain nombre de choses. Je souhaite que, de façon déportée, Nathalie se libère de ses entraves affectives. Comme vous le savez, je ne suis pas favorable aux exercices d’exposition. Il est donc exclu que je demande à Nathalie de s’affirmer directement auprès de sa mère. En plus du fait que, partant de l’idée qu’il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre, ce serait totalement vain et douloureux.

Nathalie va s’adonner à cet exercice avec un plaisir mal dissimulé. Elle peut enfin exprimer, sans réserves ni retenues, tout ce qu’elle a sur le coeur. Il ne lui faudra pas plus de 15 jours pour rédiger certaines lettres. C’est radieuse qu’elle me consultera de nouveau. Quand j’écris « radieuse », je pense qu’il serait préférable d’écrire « hilare ». Elle s’est lâchée et cela semble lui avoir fait le plus grand bien.

Pourtant, Nathalie ne peut s’empêcher d’exprimer des réserves quant à cet exercice. Elle craint que ses difficultés à propos de l’affirmation de soi perdurent, et ne voit pas comment faire. Ce à quoi je lui réponds qu’il serait peut-être opportun d’y aller doucement. De ne pas générer de changements trop rapides. Il faut préparer le terrain car une autre situation reste à éclaircir et à traiter.

Comment faciliter l’affirmation de soi à l’aide d’une technique surprenante

Grâce aux lettres qu’elle a écrites, Nathalie commence à se sentir mieux. Doucement, elle retrouve une image d’elle même plus positive. Elle commence à exprimer ses limites. Tant à son bureau que chez elle. Elle se pré occupe moins de ce que son mari peut lui suggérer de faire. Elle y attache moins d’importance dans la mesure où elle se positionne de façon plus claire. Nathalie cherche beaucoup moins l’approbation. Les lettres, et le débriefing qui s’en est suivi, lui ont permis de se libérer de ses entraves affectives.

Il en reste un dernière, et pas des moindres. Nathalie se fait littéralement polluer par un client. Un type odieux et capricieux qui n’a de cesse de la menacer. Il lui téléphone sans cesse. Exige que ce soit elle qui lui réponde. Il ne supporte pas de parler à quelqu’un d’autre. Celle-ci peine à s’affirmer. Elle continue à avoir peur de ce monsieur et redoute des conséquences commerciales et économiques si elle n’exécute pas les « ordres » de son client. Nathalie est victime de harcèlement tout comme elle l’était avec sa mère.

Dire non et exercer l’affirmation de soi face à un tel harcèlement est particulièrement difficile quand on a le sentiment d’être une petite fille devant un ogre! Délibérément, nous allons contextualiser cette situation. Exactement comme nous l’avions fait dès le début du coaching de Nathalie. Il y a de fortes chances pour que nous découvrions les mêmes problèmes avec les mêmes effets, mais je tiens à m’en assurer.

La preuve est faite. Nathalie a bien ce problème d’affirmation soi généré par le sentiment d’être une enfant. Devant une telle autorité, face à des menaces inadmissibles et réitérées, Nathalie n’arrive pas à utiliser ses ressources pour exprimer ses désaccords. A chaque fois qu’elle essaye de »refiler le bébé » à un collaborateur, le client devient comme fou. Elle a beau essayer de lui dire que quelque chose ne va pas dans ses comportements, plus elle le lui dit, pire il est.

Nathalie s’est bien évidemment renseignée quant à savoir si ce harcèlement lui était exclusivement réservé. Les salariés de ce client ont dit à Nathalie qu’il se comportait aussi avec eux comme un dictateur. Je propose donc à Nathalie d’utiliser une méthode simple pour recadrer le dictateur de service.

Affirmation de soi – La technique du SWITCH

Je vous concède que la méthode employée est un peu particulière mais c’était le seul moyen de ramener le client à de meilleures considérations. Nathalie aura du mal à mettre en place cette technique mais, dès qu’elle commencera à le faire, le résultat ne tardera pas à se faire sentir.

J’ai expliqué à ma patiente que son client avait sans doute besoin de faire régner la terreur par souci de se protéger de sa propre incompétence. Et dans ce domaine, sur la foi de ce que ma patiente me raconte, ce type est brillant!

Je fais remarquer que ce monsieur a un comportement exclusif avec Nathalie. Il fonctionne à la peur. Il distille la peur en elle, et çà marche! Nathalie est tellement sidérée qu’elle manque à tous ses désirs de pratiquer l’affirmation de soi. Je lui explique donc que nous allons utiliser la peur comme vecteur du changement. Nous allons utiliser les fondements du comportement du client pour les retourner contre lui et obtenir ce dont elle a besoin. La paix!

Je demande donc à Nathalie de se comporter de la façons suivante. Dès le prochain coup de téléphone du dictateur, il faudra que Nathalie fasse dire à l’une de ses collaboratrices que la directrice de la société a peur de parler au dit client. Qu’elle est terrorisée à l’idée de mal faire ou de mal dire. Rapidement, je sens ma patiente se raidir. Elle m’oppose d’ailleurs qu’en disant cela, elle risque de perdre le dit client. Ce à quoi je lui réponds que c’est à elle de choisir. Stratégie d’affirmation de soi, donc équilibre et bien être. Ou continuer à vivre dans la peur, dans le stress constant. Elle choisit la première solution. Ouf!

Première chose, je lui demande de choisir un(e) salarié(e) en qui elle ait confiance. Cette personne est très vite identifiée. Nathalie devra lui expliquer la situation et obtenir son approbation. Ce qui fut demandé fut fait. Ainsi, un matin, le dictateur téléphone et exige de parler « à la patronne » (dixit). La collaboratrice répond que, malheureusement, ce n’est pas possible. Elle est tétanisée de peur. Elle craint de parler à ce client. D’ailleurs, précise la collaboratrice, la direction considère, après réflexion, qu’elle n’est pas un bon fournisseur pour le dit client. Elle lui suggère enfin que, peut-être, il conviendrait de chercher un autre fournisseur.

Le client est désemparé. Au début. Très rapidement, il s’emporte et exige que Nathalie le rappelle. Ce que, à ma demande, elle ne fait pas. Le type rappelle. La collaboratrice de Nathalie répète les mêmes choses que la première fois. Une conversation s’engage. La salariée insiste quant au fait qu’elle craint que la société ne soit pas à la hauteur des exigences légitimes du dit client. Ce à quoi l’intéressé répond que, oui, il est exigeant. Il requiert l’excellence. Et le temps passe. J’espère bien que le client marine dans jus.

Comme Nathalie est une personne à la voix très douce, je souhaite qu’elle utilise son timbre pour rappeler le client en un moment plus adéquat. Quand elle sera prête à porter l’estocade! Je souhaite qu’elle téléphone à ce monsieur en lui envoyant des ancres positives. C’est un bon professionnel. Il a raison d’être exigeant. Le meilleur lui est dû. Elle doit absolument enrichir la vision du monde du client. Elle doit le rassurer pour faciliter l’affirmation de soi.

En effet, elle a besoin de s’affirmer et elle sait, d’expérience, que plus elle s’affirmera en allant contre le client, plus cela enrichira le problème. Le client a faim et soif. Nous avons lui donner à boire et à manger. Il a besoin d’être rassuré mais il a aussi peur d’être lâché du fait de ses comportements.Nous allons jouer sur l’un comme sur l’autre.

Et Nathalie de lui expliquer que ses attentes à lui, le client, sont tout à fait légitimes. mais que, elle, la fournisseur, se sent incapable de le satisfaire et d’être à la hauteur de la situation. Elle ne mérite pas ce client et l’invite fortement à chercher un autre fournisseur. Le type est, parait-il, déconfit au téléphone. Il tente de se battre, et exprime toute la peur qu’il a de se retrouver tout seul, sans professionnelle comme Nathalie! La stratégie commence à porter ses fruits.

A ma demande, Nathalie en rajoute et exprime le désir qu’elle a de répondre favorablement aux demandes dudit client. Mais elle exprime encore et encore qu’elle constate combien il lui est difficile de savoir y répondre aussi fidèlement que lui le souhaite. Qu’elle comprend qu’il tempête, soit si en colère. Elle reconnaît qu’à cause d’elle, il est obligé de tout gérer. Que c’est elle qui le met en difficulté, et qu’il est bien gentil de continuer de travailler avec une entreprise peuplée d’incapables qui aggravent ses difficultés alors qu’il s’investit tant.

Le retournement de situation tant attendu s’exprime. Le dictateur implore Nathalie que, surtout, elle ne le laisse pas tomber. Que sans elle, il est lui même dans une situation difficile. Qu’il est désolé. Que oui, il est exigeant, mais qu’il n’a pas compris combien Nathalie avait à coeur de le satisfaire. Qu’au contraire, il pensait qu’elle n’en n’avait cure. Et ainsi de suite. Nathalie doit accuser réception et dire à son client qu’elle va réfléchir mais que…

Affirmation de soi – Comment réussir à s’affirmer sans effort

J’ai demandé à Nathalie de surseoir à toute décision. De laisser le dictateur se perdre dans son propre jeu. D’attendre qu’il rappelle et, surtout, de ne pas lui répondre favorablement, dès la première relance. De lui reformuler ses peurs de ne savoir être à la hauteur. Et le miracle a lieu.

Le dictateur se ramollit et propose à Nathalie de l’aider! Un comble. Comme il ne lui vaut aucun mal lui dit-il, il lui propose de « mettre » en lui et elle, une collaboratrice. De fait, le client a entendu ce que Nathalie lui a dit. Il participe de lui même au processus d’affirmation de soi. Les mois ont passé. Récemment, Nathalie m’ informé que ces stress et ses angoisses avaient disparus. Qu’avec ce client, tout était devenu plus simple, plus fluide. J’en suis ravi.

En quelques mots, la technique que j’ai demandé à Nathalie d’utiliser est celle qui répond à ce que l’on appelle la « rigidité symptomatique ». Je vous en parlerais une autre fois mais cela repose sur l’adoption d’un comportement qui renverse les tendances et favorise l’affirmation de soi en utilisant les autres pour ce faire. C’est ce que j’appelle le « switch ». Bas dans le positionnement et haut dans le cadre.

Nathalie avait besoin de conserver ce client pour d’évidentes raisons économiques. Elle n’arrivait pas à calmer l’agressivité de cet homme qui la terrorisait. Elle a utilisé la terreur générée par ce dernier pour le terroriser à son tour. En cela, nous avons utilisé une grande maxime dans les techniques comportementales pour instaurer le changement: « La solution est dans le problème ». Et cela a fonctionné au delà de nos espérances.

Ma patiente a appris a utiliser sa vulnérabilité et à en faire une force. Un peu comme la timidité peut être une force de séduction massive quand elle est utilisée d’une certaine façon. Comme le disait Sun Tzu dans « L’art de la guerre« : »Le meilleur moyen de gagner la guerre, c’est de ne pas la faire« .

Si, vous aussi, vous rencontrez ce type de problème d’affirmation de soi, n’hésitez pas à me contacter à l’aide du formulaire rouge, en bas à droite de votre écran. Je vous expliquerais comment faire. A bientôt.

Anxiété - Confiance en soi

Traiter les Troubles Anxieux – Retrouver Confiance en Soi – Ne Plus Avoir Peur de s’Affirmer – Cliquez sur l’image

Autre source

Frédéric Arminot

La dictature du bonheur – « Soyez heureux, c’est un ordre »

La dictature du bonheur – « Soyez heureux, c’est un ordre! »

Cela fait plus de 20 ans que je m’occupe de personnes qui cherchent à soigner l’angoisse, traiter l’anxiété ou vaincre la phobie. A ce propos, quelque chose m’a toujours interpellé. Une sorte de comportement qui nous adresse un message qui m’inspire une ode récurrente à la dictature du bonheur. Un plaidoyer constant où celles et ceux qui n’auraient pas compris qu’être heureux, c’est obligatoire!

Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous. Avez-vous parfois, si ce n’est tout le temps, l’impression que chez les autres c’est bien alors que chez vous c’est la guerre au Liban? Vous arrive t’il d’avoir cette terrible impression que, quoique vous fassiez, rien ne va. Avez-vous ce pénible et fréquent sentiment qu’alors que vous faites tout pour vous en sortir du mieux possible, il y a toujours quelqu’un ou quelque chose qui met à terre vos ambitions de bien être? Vous arrive t’il d’avoir l’impression que, lorsque vous essayez de suivre des principes de bonheur dûment asséné par des marketeurs enfiévrés, vous n’arrivez pas à grand chose, si ce n’est de considérer que, décidément, vous êtes un bras cassé? Un bon à rien ou à pas grand chose.

Si tel est le cas, alors nous sommes vraisemblablement quelques millions à partager cette impression désagréable et tenace. Alors, je me suis posé une question. Une parmi d’autres, dont il est vrai qu’elle m’escagace quelque peu. Et si nous n’étions pas responsable de notre échec, ou présumé tel? Et si tout cela reposait sur la dictature du bonheur? Celle là même qui, par définition, fait que, dans tous les cas, notre quête est vouée à l’échec. Et pourquoi est-elle vouée à l’échec? Nous y prendrions nous de la mauvaise façon? Autant de questions, comme bien d’autres, à propos desquelles je vais partager mon point de vue avec vous. Vision à propos de laquelle, bien sur, vous n’êtes pas obligé d’être d’accord. N’est pas dictateur qui veut.

Définition de la dictature du bonheur

D’après un dictionnaire bien connu, la dictature c’est, je cite: « Un pouvoir absolu exercé par une personne ou un groupe dans un domaine particulier« . Ce qui est lié à la tyrannie.

Depuis des années, nous sommes sournoisement abreuvés de messages en tous genres. Ces informations, relayées par les médias, nous répètent à l’envi qu’il existe des méthodes simples pour être heureux. Dans le même temps, il nous est dit deux choses très contradictoires. Premièrement, nous avons les moyens de vous aider à vous rendre heureux. Sous-entendu, vous ne l’êtes pas! Deuxième volet du message. Si vous ne faites pas ce que l’on vous indique de faire, vous êtes mauvais.

La nature humaine étant ainsi faite qu’elle ne peut s’empêcher de se comparer au reste du monde. Il y a fort à parier que la plupart de celles et ceux qui le peuvent vont se jeter sur ces méthodes sans objectivité. Il va ainsi suffire de quelques mots et phrases intelligemment construits pour nous épater, nous faire saliver. Faire monter la sève du désir, et la frustration du plaisir totalement impossible.

Parce qu’en fait, de quoi s’agit-il? Le premier point, c’est de nous marteler que nous ne sommes pas ceci ou cela. Le second est que nous devons donc être cela ou ceci. Le troisième, que si nous n’avons pas les moyens d’évoluer, d’autres peuvent les mettre à notre disposition. Enfin, que si vous ne faites pas ce qu’il vous est quasiment enjoint de faire, ne vous plaignez pas. Il suffira donc d’assemblages verbaux bien marketés pour appâter le chaland comme un appât sur une canne à pêche. Il faut que cela brille, que cela donne l’illusion. Il faut férrer la bête.

Celle ou celui qui résiste à l’appât ou s’en tient à l’écart, risque, au mieux de ne pas partager le bien être ou présumé tel du plus grand nombre. Au pire, il continuera à se sentir angoissé ou anxieux faute d’avoir voulu utiliser des méthodes qui, pourtant, nous dit-on, ont fait leur preuve sur le plus grand nombre.

Et là, que se passe t’il? Sachant que si nous ne fonctionnons pas comme tout le monde, nous prenons le risque d’être exclu. Mis à l’écart. Nous courrons le risque de nous sentir différent. Même si, sur cette notion de différence, d’autres messages, avec d’autres objectifs, nous informent que la richesse naît de la différence.

Voilà à quoi tient cette dictature du bonheur. Si vous n’êtes pas heureux alors que nous vous en offrons les moyens, c’est de votre faute. Si vous ne vous comportez pas de façon adaptée – répondre favorablement à notre offre -, vous en serez quitte pour souffrir. Et voilà que la culpabilité fait son apparition. Comme pour nous dire qu’il ne tient qu’à nous. Et dans le cas où nous serions résistant, de multiples messages qui disent la même chose sous un angle différent nous sont adressés. Cela s’appelle de la publicité.

Le parcours que je viens de vous expliquer est celui là même sur lequel les marketeurs et les publicitaires font leurs courses. Celui de la manipulation. Celui de l’ordre caché. Celui de la peur. C’est la dictature du bonheur au sens où, comme le laisse entendre la définition citée précédemment, il s’agit d’exercer un pouvoir absolu sur une personne, ou un groupe, pour qu’ils prennent une décision conforme à un objectif.

Et pour s’assurer de la satisfaction de l’objectif, vont être exercées des pressions renouvelées sur des groupes pour que tôt ou tard, ils fléchissent et satisfassent l’ordre donné et réitéré. Dans le cas contraire, vous serez voué aux gémonies. Vous passerez pour un « has been », quelqu’un qui n’est pas dans le mouvement. Quelqu’un de résolument passéiste. Anti moderne. Enfin, c’est le risque.

J’écris que c’est le risque parce que le sytème saura, plus tard et de façon opportune, vous faire savoir que vous êtes à la dérive. Mais, mais, mais… qu’il n’est peut-être pas trop tard pour agir moyennant quelques petits arrangements. Et que, si vous ne le faites pas, attention! Vous allez tout perdre. Progressivement. En fait, la dictature du bonheur c’est un peu comme un interrogatoire. On va exercer sur vous une pression continue pour que vous avouiez, passiez à l’acte. Et cela rendra le temps nécessaire. C’est juste une question de temps. Tôt ou tard, vous fléchirez. D’ailleurs, on a tous fléchi. En matière de dictature du bonheur comme dans la plupart des domaines de nos vies.

Les modes d’expression de la dictature du bonheur

Résister à la dictature du bonheur est aussi difficile que de ne rien dire à celle ou celui qui, depuis 3 minutes, vous colle régulièrement une claque derrière la tête pour vous faire réagir. Si vous ne dites rien, la pression va s’accentuer. Si vous dites quelque chose, ou réagissez mal, vous passerez pour un mauvais coucheur alors que l’autre ne voulait que s’amuser.

Résister à la dictature du bonheur c’est comme ne rien dire face à la mauvaise foi, à l’arrogance, à la bêtise. La difficulté n’est pas tant de résister à la dictature du bonheur mais… de vous ouvrir au vôtre tel que vous le concevez. Si tant est que vous en ayez une idée. Il est vrai que c’est là que les choses se compliquent.

Traitement de l'anxiété - Confiance en soi

« Comment Retrouver Confiance En Soi de Façon Simple et rapide » – Cliquez sur l’image

Est-ce que parmi tout ces océans de bonheur proposés, est-ce que j’ai le droit d’aller mal, de me sentir mal? Je suis désolé de plomber l’ambiance, mais je crois que j’ai toutes les peines du monde à partager un bonheur auquel je ne m’identifie pas.

Si j’en crois les grands principes de la consommation, voire de la grande consommation, pour être reconnu, il est important que quoi que nous consommions tous la même chose. La même produit. Et de valeur tant qu’à faire! En effet, n’est pas là même, celle ou celui qui roule dans une BMW que celle ou celui qui roule dans une Dacia. Même s’il y a fort à parier que l’un et l’autre n’ont pas la même vision du bonheur.

il y a celui qui mangera des pommes de terre pour remplir le grand réservoir de sa voiture. Il sera heureux de montrer sa belle auto. Excité d’être identifié comme un « winner ». Mais bien triste quand, seul, dans son studio sans âme, il aspirera à sa prochaine sortie dans sa belle auto. Il y a le propriétaire de la Dacia qui, lui, ou elle, mangera peut-être à sa faim. Il pourra remercier sa petite auto qui lui coûte si peu. Mais sera vivement moqué par les chantres de l’esthétisme, parce que sa voiture… Mais, il aura son petit bonheur à lui.

L’un comme l’autre, auront répondu à des messages sociaux et affectifs qui auront conditionné leur choix. L’un comme l’autre, sur la vision de leur bonheur fantasmé auront positivement répondu à une image. Pour être heureux, faites ceci. Si vous ne le faites pas, vous êtes cela. C’est en permanence, dans tous les domaines de notre vie, la dictature du bonheur. Être heureux passe par la consommation ou l’usage répété d’un certain nombre de choix et de comportements qui nous ont été savamment distillé.

Nous vivons dans une ère où la peur de la frustration le dispute à l’horloge. Tout doit aller vite et être conforme aux diktats d’un certain nombre de personnes qui détiennent un pouvoir. Le pouvoir de savoir nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

Nus sommes de plus en plus éduqués dans cette idée qui veut que le temps passe et qu’il nous fait nous décider instantanément. Si je ne fais pas de suite ce à quoi je pense, je serais malheureux. Si je ne prends pas ma décision tout de suite, après il sera trop tard. Si je ne porte pas les dernières chaussures à la mode, je suis un looser! Je ne suis pas à la mode.

Cahin caha, nous apprenons à vivre dans la peur. Celle du manque. Celle d’être jugés par nos pairs. Ou nos maires (Oups!). En matière de mode, ne parle-t-on pas de « dictature de la mode »? La dictature, c’est la magistrature suprême et extra ordinaire exercée dans l’empire romain. Vous voyez ce que je veux dire? C’est l’exercice du droit de vie et de mort. Tu réponds favorablement, tu restes en vie. Sinon, t’es mort.

A l’instant où j’écris cette ligne, ma messagerie m’informe d’un message. C’est un éditeur web qui me dit que si je ne donne pas suite à son message automatique, il me raye de ses listes de prospects. La boucle est bouclée.

Comment résister à la dictature du bonheur

Existe t’il vraiment un moyen de résister à la dictature du bonheur? Honnêtement, je ne sais pas. Je pense que chacun d’entre nous peut avoir la sienne. S’il le souhaite. S’il ou elle ne se sent pas victime de la dictature du bonheur, nul n’est besoin de résister. Dans le cas contraire, je vais brièvement vous expliquer comment il m’arrive de faire.

Ce que je fais est simple. Voire basique. Je prends le temps. Et cela me coûte une fortune dont je n’ai pas les moyens. Je prends le temps de m’inspirer. Je prends le temps de comprendre. Celui d’assimiler. Je prends le temps de voir poindre mon désir. Je ne le contrains pas. Je préfère penser que l’on ne me vend rien mais que c’est moi qui achète. Or, pour que j’achète, il aura bien fallu, que je le veuille ou non, que je sois sensible à tout ou partie d’un message que j’aurais vu et revu. De façon consciente ou pas. C’est tout l’art de la publicité.

Résister à la dictature du bonheur, et à son langage, c’est prendre le temps. Celui de vivre. Celui d’assumer que, quelles que soient mes émotions liées aux ressentis d’une frustration, j’ai le droit de choisir. J’ai le droit de jouir de ma frustration.

J’ai le droit de me sentir mal même si certaines personnes pensent que j’ai tout pour être heureux. J’ai le droit d’exprimer mon désaccord même si cela déplaît. Même si cela me vaut exclusion. J’ai le droit d’être insensible à une oeuvre d’art que la plupart encense. Dussè-je passer pour un inculte. J’ai le droit de satisfaire à mon évolution telle que je la conçois et non comme d’aucuns voudraient me l’imposer. J’ai le droit d’être un mouton noir et non un mouton bêlant. Et si je veux être ce dernier, personne n’a le droit d’en juger.

Mon bonheur c’est d’essayer de donner un sens à ma vie. Mon bonheur, c’est d’accepter que, parfois, je suis triste. Que, parfois, je suis en colère. Et que rien ni personne n’y pourra rien changer. Mon bonheur, c’est ce que je m’offre et ce que je me refuse en conscience. Mon bonheur, c’est celui de faire des choses qui me procurent des émotions qui donnent un sens à ma vie. Car, mes émotions, c’est ma vie. Et ma vie, j’essaie de la vivre et de la penser. Même si, parfois, ou souvent, je vous le concède, je la pense mal.

Un jour, quelqu’un m’a dit que j’étais un être de conflit alors que je refusais d’obtempérer à une injonction. Cette personne n’imagine pas l’impact que son propos a eu sur moi. M’opposer n’est pas la réponse que j’eusse souhaité produire. C’est la seule que j’ai trouvé et qui me renvoie de moi une image positive. Je me suis affirmé. Résister à toutes formes de dictatures, tel pourrait être mon bon plaisir. Mais cela ne m’empêche pas d’avoir peur: « Angoissé mais pas dupe!« . Je prends le risque d’être seul en résistant à la dictature du bonheur. Mais, in fine, je ne suis jamais seul.

Alors, heureux, si je veux. Et comme je veux. Et surtout pas comme certaines huiles m’en donnent l’ordre. Sans pensées ni libre arbitre. L’impression d’être sous le contrôle de quelqu’un ou d’un système m’est insupportable. Faire comme tout le monde m’est quasi impossible sans que, pour autant, je veuille me démarquer. Cela ne fait pas de moi quelqu’un d’incontrôlé ou d’incontrôlable. J’ai conscience d’évoluer en liberté surveillée. Mais j’aime l’idée de jouer avec mes geôliers.

« L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature; mais c’est un roseau pensant. Il ne faut pas que l’univers entier s’arme pour l’écraser : une vapeur, une goutte d’eau, suffit pour le tuer.

Mais, quand l’univers l’écraserait, l’homme serait encore plus noble que ce qui le tue, parce qu’il sait qu’il meurt, et l’avantage que l’univers a sur lui, l’univers n’en sait rien.

Toute notre dignité consiste donc en la pensée. C’est de là qu’il faut nous relever et non de l’espace et de la durée, que nous ne saurions remplir. Travaillons donc à bien penser: Voilà le principe de la morale ».

Blaise Pascal – « Pensées« 

 

Frédéric Arminot

Stress post traumatique – Evaluer et gérer le stress post traumatique

Stress post traumatique – Comment évaluer et gérer le stress post traumatique

Il me semble évident que les récents et dramatiques évènements du vendredi 13 novembre 2015, font écho à la nécessité impérieuse de prendre psychologiquement en charge les survivants, leurs familles comme les amis. De fait, il s’agit d’évaluer puis gérer le stress post traumatique. Non seulement des victimes des attentats dans le quartier du Bataclan à Paris mais aussi de toute victime d’agression ou d’accidents.

Ces états émotionnels violents qui font suite à des stress subis et perçus doivent être pris en charge peu de temps après les évènements eux mêmes. Cette nécessaire prise en charge répond à la prévention d’une décompensation émotionnelle. Elle s’impose afin d’accompagner le patient, la victime, dans une démarche qui va favoriser la gestion de son stress post traumatique.

Les stress post traumatiques comme conséquences d’une agression ou d’un accident repose sur 2 types d’intervention. La première repose sur l’ESPT. Soit l’Evaluation du Stress Post Traumatique. La seconde est une pris en charge liée au PTSD lui même. Le Post Traumatic Stress Disorder.

Ces 2 points importants en matière de prise en charge du stress post traumatique font l’objet du présent article.

Comment évaluer un stress post traumatique

Comme dans toute action d’accompagnement, il convient de mettre ses convictions personnelles au placard! Je le précise parce que j’entends beaucoup trop de patients me dire combien ils sont effarés par ces professionnels de la santé mentale qui leur assènent leur point de vue. Lequel point de vue minore un peu trop souvent la réalité des émotions des victimes. A ce propos, j’entends déjà les intéressés crier au scandale. Je sais, il y toujours des vérités pour déranger.

Evaluation du Stress Post Traumatique - ESPT

ESPT – Evaluation d’un Stress Post Traumatique

Je disais donc qu’à la suite de toute agression ou de tout accident, il convient de mettre en place une évaluation du stress post traumatique (ESPT). Cette évaluation est particulièrement importante dans la mesure où elle va permettre d’évaluer l’intensité et le contexte du stress post traumatique.

Partant, l’évaluation du stress post traumatique va permettre de dresser un tableau précis du stress perçu. Ainsi, nous en saurons plus sur la façon dont l’évènement s’est déroulé. Nous en saurons tout autant sur les émotions perçues pendant et au cours de l’évènement. Tout comme nous saurons de façon précise ce qu’il semble ne être des conséquence de l’évènement.

Evaluer ce stress post traumatique est particulièrement important. Non content de nous renseigner sur la « physionomie de ce stress, il va nous permettre de dresser des priorités en terme d’intervention, de contenus d’interventions. De fait, c’est le support sur lequel les intervenants – psychologue, psychiatre, comportementaliste ou autre – vont s’appuyer pour traiter le stress post traumatique.

Comment gérer un stress pots traumatique

A cette question, j’ai déjà, pour une partie, répondu dans l’article: « Attentats à Paris – Comment en parler aux enfants pour ne pas qu’ils s’angoissent« .

Comment soigner un PTSD

Stress Post Traumatique – Comment soigner un PTSD

Quand il s’agit de soigner un stress post traumatique, il convient toujours de s’appuyer sur des éléments tangibles et objectifs. C’est l’intérêt même de l’ESPT – Evaluation d’un Stress Post Traumatique -. C’est donc sur ces éléments qu’existera le meilleur des suivis psy possible. Du moins, on peut le souhaiter.

Une fois évalués les potentialités d’angoisse (angoisse nocturne, angoisse matinale, angoisse de mort), d’anxiété (anxiété généralisée, anxiété sociale), ou encore de dépression augmentés de somatisation diverses, il convient de traiter le stress post traumatique par effet d’urgence.

L’effet d’urgence, cela signifie classer à l’aide de la victime ce qui lui apparaît comme le plus important d’abord et le moins important ensuite. En effet, par rapport  à la perception d’un stress post traumatique, chaque victime aura sa vision des choses. Carte du monde traumatique qui profilera ce qu’il convient ou de non de faire immédiatement en fonction de l’urgence exprimée. C’est à dire de la douleur induite et ses conséquences.

Dès l’amorce de la prise en charge post traumatique, l’objectif majeur est d’éventuellement sortir le patient de sa sidération puis, le plus souvent, de sa culpabilité. Sidération émotionnelle liée u choc de l’évènement. Culpabilité quant à une éventuelle responsabilité ans l’évènement (je pense aux accidents) ou culpabilité d’être une victime moins touchée que les autres.

Traitement de l'anxiété

Comment Traiter l’Anxiété de Façon Simple et Définitive – Cliquez sur l’image

La prise en charge d’un stress post traumatique va donc nécessiter d’aider la victime à verbaliser ses émotions. Cette accompagnement va aussi générer, parfois, la prescription de médicaments contre l’angoisse, ou pour vaincre l’anxiété (cf: troubles de l’humeur, crise de panique, trouble du sommeil, réactions violentes et incontrôlée aux bruits ou à des évènements divers dans le quotidien).

Nonobstant toute la pédagogies associées autour de cette prise en charge, je pense à divers traitements comme l’hypnose, l’EMDR, la sophrologie), il est important que la victime ne soit pas isolée. Ainsi, les partages privilégiées en groupes de paroles de victimes sont un support important.

Enfin, il conviendra, si nécessaire, que la victime bénéficie d’exercices comportementaux divers qui l’aideront progressivement à soigner son stress post traumatique. Maintenant, se pose la question de savoir pourquoi un tel accompagnement est impératif.

Pourquoi est-il si important de traiter le stress post traumatique

Au sortir des « guerres modernes » comme la guerre du Vietnam, comme de tous les conflits dans lesquels des soldats des diverses nations du monde sont intervenus, force a été de constater combien de ces professionnels des armées étaient traumatisées.

Les conséquences de ces trauma sont multiples. Dè socialisation, comportements d’addictions (stupéfiants, alcoolisme) vols, dégradations, agression, et j’en passe.

La société, et plus particulièrement les gouvernements, sont responsables des conséquences traumatiques générés par les conflits auxquelles elle fait le choix de participer. A ce sujet, la question n’est pas de savoir si cela est ou non opportun. Cela est, tout simplement. la société a donc sa part dans les agissements réactionnels des êtres humaines qu’elle a envoyé combattre et qui sont revenus traumatisés.

Dès lors, pour éviter toute forme de réaction inappropriée, et par souci d’humanité, il est important de reconnaître le statut victimologie des personnes ayant subi de stress post traumatique. Partant, de les accompagner afin qu’ils retrouvent leur vie d’avant. Agir et accompagner de sorte à ce que les victimes soient « réparées » avec dignité et respect.

C’est de notre responsabilité à tous. C’est de la responsabilité de nos gouvernements que d’accompagner les victimes des choix des gens qui nous gouvernent. Cela concerne tout autant les victimes d’attentats, que les accidentés de la route, ou les personnels de police, de gendarmerie comme les pompiers ou… les personnels médicaux.

Et, pour ce que j’en sais depuis des années que je pratique le suivi post traumatique, on est loin du compte en matière d’accompagnement post traumatique. Peut-être que les attentats du 13 novembre courant vont changer la donne?

Frédéric Arminot

Source

Aquaphobie – Peur de l’eau – Une phobie symptôme de l’angoisse

Aquaphobie – Peur de l’eau – Comment ne plus en souffrir

Jérôme est jeune. Il a 24 ans, est interne en médecine. Cette année, nous passons nos vacances en Haute Savoie où nous avons la chance de pouvoir faire du bateau. C’est mon plaisir depuis que j’ai 12 ans, la météo s’y prête, le temps est beau, le lac est calme.

Pas un nuage à l’horizon. Jérôme est arrivé le matin même avec sa compagne. Ils sont amis avec ma fille ainée, elle aussi étudiante en médecine. Le déjeuner s’est déroulé fort agréablement au bord du lac. Depuis que j’ai fini mon plat, je m’impatiente à l’idée d’aller naviguer, et essaye de faire pression sur mes hôtes. Sans succès. Tout comme les membres de  ma famille, Jérôme m’oppose un vague « … on a le temps… ».

Sur le coup, je me dis qu’il a raison mais qu’il faut profiter du lac tant qu’il n’y a pas de ces coups de vent auxquels ce plan d’eau nous a habitué. Ce n’est que plus tard,vers le milieu d’après midi, que je comprendrais pourquoi l’ami de ma fille souhaitait prendre son temps.

La peur de l’eau ou aquaphobie

La palisse dirait que l’eau est un élément naturel à l’homme et qu’en conséquence ce même être humain ne devrait pas craindre ce qui fait partie non seulement de son environnement mais de lui même. L’eau est constitutif de l’homme, il n’y a donc pas de raison d’en avoir peur. Et pourtant.

Quand, enfin, nous montons à bord, au moment de partir, ma fille me glisse doucement un message dont elle a le secret. Sur le coup, accaparé par notre départ, je réponds par un vague « OK ». Tout le monde semble détendu. Destination le milieu du lac où nous pourrons profiter du beau temps, du calme et… de la baignade.

Aussitôt dit, aussitôt fait. J’entends le clapotis de l’eau sur la coque, il y a peu de bâtiments sur le plan d’eau. Certains discutent, d’autres se font bronzer ou lisent, ou les deux. En ce qui me concerne, je savoure une légère brise puis entreprend une petite sieste tout en surveillant les alentours. Je suis responsable du bord.

A un moment, mon épouse et notre fille entreprennent d’aller se baigner. « Faites donc » me dis-je et de proposer à qui leAquaphobie - Peur de l'eau souhaite une activité nautique. Pas de réponse. Je regarde Jérôme et je vois bien qu’il n’a pas l’air très à son aise. C’était sans compter sur le regard plein de désapprobation de ma fille qui me rappelle – doucement malgré son regard – ce qu’elle m’a dit au moment où nous quittions le quai: « Papa, je te rappelle que Jérôme a peur de l’eau. Il souffre d’aquaphobie ».  Oups!

Je me rassieds en me disant que j’ai été maladroit. Peu de temps après, Jérôme est invité par sa compagne à se baigner. Il lui sourit, de ce sourire gêné que nous sommes tous capable d’avoir quand nous ne savons comment ni par quel moyen décliner une invitation ni comment nous affirmer.

Sa compagne insiste. Il sourit, pose le livre qu’il était entrain de lire et déplie son corps (il mesure 1,85 m). Je vois bien qu’il ne semble pas très assuré à bord. Tout le monde n’est pas obligé d’avoir le pied marin.

Jérôme escalade la banquette arrière du bateau. Sa compagne est dans l’eau et, non sans lui adresser de grands sourires, l’invite de façon de plus en plus pressante à se baigner. Mal assuré me semble t’il, Jérôme s’assoit et pose ses pieds dans l’eau. Et c’est là que les symptômes de son aquaphobie s’expriment.

Les symptômes de l’aquaphobie

A peine les pieds posés sur le dessus de l’eau, Jérome éprouve des difficultés à respirer. Sa respiration devient haletante, son ventre se gonfle et se dégonfle à un rythme très rapide. Il avance un pied qu’il pousse un peu plus dans l’eau. Tente le second puis l’enlève. Puis recule enfin, pour s’asseoir plus au fonde de la plage arrière du bateau comme s’il avait peur de tomber. Sa compagne insiste. Il fini par dire qu’il ira plus tard et veut lire. Elle accuse réception de son message non sans lâcher un « dommage » puis continue à se baigner.

Aquaphobie et angoisse - Comment faire

Je profite pour entreprendre Jérôme non pas sur sa peur de l’eau – son aquaphobie – mais sur le côté noir et profond des lacs. Je commence à lui expliquer que bien que je ne souffre pas d’aquaphobie, je suis malgré tout légèrement angoissé à l’idée de me baigner dans une eau aussi noire. Je lui explique mes peurs d’enfant comme si je craignais qu’un monstre marin sorte de l’eau et me dévore. Jérôme rit.

J’enchaine en expliquant à Jérôme que beaucoup de personnes souffrent d’aquaphobie et que, effectivement, ils ont raison d’avoir peur. L’eau a beau être un élément naturel, ne dit on pas que quand l’eau a trouvé son chemin, plus rien ne l’arrête?

Jérôme et moi devisons sur les risques de la baignade, de la peur de se noyer, des angoisses ressenties au seul contact de l’eau. Nous nous questionnons l’un l’autre sur la signification de ces angoisses jusqu’au moment où l’un de nous pose la question de savoir quel comportement il faudrait adopter quand quelqu’un fait une crise d angoisse voire une attaque de panique au contact de l’eau, dans le cadre de symptômes d’aquaphobie. En voilà une question embarrassante.

Je pose donc la question à Jérôme de savoir comment lui ferait en pareille situation, s’il était victime de crise de panique liée à une aquaphobie. N’y voyez aucun cynisme de ma part, c’est juste pour l’aider et identifier ce que l’on appelle des tentatives de solutions qui n’ont pour effet, malheureusement, que d’ancrer la personne souffrant d’aquaphobie dans son problème.

Jérôme me regarde droit dans les yeux. J’ai l’impression qu’il me défie et me répond: « J’ai peur de l’eau. Je souffre d’aquaphobie« . Et moi de lui répondre que je suis bien embarrassé de l’avoir fait monter sur le bateau alors qu’il souffre d’aquaphobie. Il me répond que, de toute manière, il faut bien qu’il lutte contre l’aquaphobie, mal qui l’empêche de vivre certains loisirs. Première erreur.

Seconde erreur, Jérôme m’explique qu’il s’ordonne, quelle que soit l’intensité de son angoisse, d’aller dans l’eau, histoire de tenter de dépasser son aquaphobie. Je le questionne sur les symptômes qu’il ressent. Il m’explique, de façon très académique – je vous rappelle qu’il est médecin -, son oppression respiratoire, celle de sa cage thoracique, les angoisses qui l’étreignent quand il est directement confronté à son aquaphobie.

Par contre, il ne s’explique pas pourquoi il a peur. Il n’a jamais rencontré de problèmes particuliers avec l’eau. N’a jamais manqué de se noyer, et ne s’est pas non plus retrouvé en perdition en plein milieu d’un plan d’eau. Il n’a pas non plus été victime d’un accident nautique. Pour autant, la seule idée d’aller à l’eau le terrorise. Donc, rien, d’après lui, ne le prédispose à souffrir autant d’aquaphobie. Et pourtant.

Nous continuons un peu à discuter puis, délibérément, je propose que nous allions ailleurs. Tout le monde est d’accord. Pour les connaisseurs, nous nous rendons au fond du lac, en direction de Doussard. Ensuite, nous projetons d’aller boire un verre à Annecy même.

Ce qui devait arriver arrive, Jérôme est de nouveau – cordialement – invité à se baigner. Je lui oppose que, considérant son aquaphobie, rien ni personne ne saurait l’y obliger et que, s’il le souhaite, il reste à bord. Jérôme refait les mêmes gestes que la première fois. Il est tout aussi mal assuré. Il respire fort et rapidement. Il a toutes les peines du monde à décoller ses fesses de la banquette. Et, au moment même où il décide de se laisser glisser dans l’eau, du sang coule de son nez. Il n’y prête pas attention et s’immerge. Inquiet, je le surveille de loin. Sa compagne vient rapidement le saisir dans ses bras tout en lui exprimant son contentement.

Courageux, Jérôme s’agrippe à la coque du bateau puis pousse sur ses jambes pour être autonome. Il est désormais seul, à peine à 2 mètres du bateau. Il fait des gestes avec ses bras et ses jambes comme s’il était entrain de se noyer. Vraisemblablement, il lutte. C’est tout à son honneur que d’essayer de se forcer à ne pas être réduit à l’état de plagiste à cause de son aquaphobie mais totalement inutile.

En agissant de la sorte il participe à aggraver ses symptômes d’aquaphobie puisqu’il essaie de se convaincre que tout va bien alors qu’il ressent que tout va mal. Il se rend compte qu’il saigne du nez et entreprend de remonter à bord. Nous l’aidons. Tremblant, enroulé dans sa serviette de bain, il s’assied au fond de la banquette arrière. Il y restera une bonne heure, le temps que ses symptômes d’angoisse s’apaisent.

L’aquaphobie a t’elle un intérêt

Une peur, ou une angoisse, a toujours un intérêt. Un intérêt caché que nous, comportementalistes, dénommons « un bénéfice caché ». Ce bénéfice est, bien évidement inconscient. Par bénéfice, nous entendons que la personne qui rencontre un problème se protège grâce à son problème.

Ainsi, une personne souffrant d’aquaphobie va se protéger de sa peur en ne se rendant pas dans l’eau ou, à tout le moins, en évitant de se confronter à ce qui la terrorise. Or, il existe un paradoxe assez prodigieux et très intéressant à propos de la phobie comme de l’angoisse, de la crise d’angoisse ou encore des attaque de panique liés ou non à l’aquaphobie.

C’est que cette même personne qui se protège de son objet phobique, va essayer de retrouver le même bénéfice qu’elle a eu initialement grâce à son aquaphobie. Il en irait de même si cette personne souffrait de phobie des transports, de la phobie des araignées, ou d’une façon plus générale de la phobie des insectes ou, autre exemple, de la peur du feu ou de la peur des oiseaux. Je m’explique.

Prenons le cas d’une personne alcoolique. Il ne s’agit pas d’une comparaison à proprement parler. Je ne fais qu’utiliser une image pour essayer de vous faire comprendre quelque chose d’important. Une personne identifie qu’un jour, grâce à la prise d’alcool, elle peut être ou faire dans un état second (cf. désinhibition) des choses qu’elle ne dirait pas ou ne ferait pas dans un état normal. Cet évènement constitue ce que nous appelons le premier des plaisirs.

Ainsi, à chaque fois que la personne pourra éprouver le besoin de s’affirmer dans sa vie, elle utilisera le mêmeVaincre aquaphobie processus de prise d’alcool. Cependant, le temps aidant, à force d’usage réitérés, le corps va prendre l’habitude du produit qui n’aura plus les mêmes effets à un instant « T ». C’est ce que l’on appelle le principe d’assuétude. La personne augmentera donc le volume du produit pour retrouver les mêmes bénéfices que la toute première fois.

Plus le temps passera, moins le produit fera effet, plus il faudra en consommer. L’objectif étant à chaque fois de retrouver, ou tenter de retrouver, le tout premier des plaisirs, celui là même qui vous aura protégé de votre problème qu’est votre peur.

Malheureusement, avec le temps, vous perdrez le bénéfice initial au profit d’un vrai problème de phobie lié à votre désir de contrôler le produit même de votre peur. Confronté à cette réalité, vous refuserez de lâcher prise et aggraverez votre peur comme vos stratégies de contrôle ce qui aggravera les symptômes de la phobie. C’est comme cela que, parfois, des gens peuvent avoir peur d’un pédiluve ou d’aller se baigner à la piscine.

Tout comme la peur en avion, nul n’est besoin de tenter de les rassurer en leur vendant l’idée qu’ils n’ont rien à craindre du fait de la présence de maitres nageurs. Cela ne fera qu’aggraver leur honte voire leur culpabilité. Se sentant incompris, ils revendiqueront leur aquaphobie comme étant impossible à régler. Il y a fort à parier  que ces mêmes personnes dénient la réalité de leur problème d’aquaphobie et persistent à essayer d’y trouver un avantage alors qu’elles savent depuis longtemps qu’elles ont perdu la maitrise d’une part et que leur phobie constitue un handicap plutôt qu’un vrai intérêt d’autre part.

Le déni en l’espèce étant représenté par un orgueil toxique. En cela, ces personnes expriment leur peur d’être jugées voire d’être mises à l’index. Elles s’auto appliquent donc une sorte de comportement victimologique pour se protéger.

Alors oui, l’aquaphobie a son intérêt, comme bien d’autres peurs ou phobies. Encore faut-il comprendre lequel. A compter de ce moment, ou à compter du moment où les désavantages prennent le pas sur les bénéfices, c’est à dire que vous obtenez l’inverse de ce que vous souhaitez, des solutions sont envisageables pour mettre fin aux problèmes de l’aquaphobie.

 

 

Frédéric Arminot

Procrastination – Une angoisse chronique

Procrastination – Une angoisse chronique

Qu’on le veuille ou non, que l’on s’en défende ou pas, nous avons toutes et tous une certaine tendance à la procrastination. La difficulté ne réside pas dans la procrastination elle même mais plutôt dans notre capacité à freiner voire à stopper notre tendance naturelle à procrastiner.

Ce comportement qui tend à nous faire remettre au lendemain ce que d’aucuns pensent que nous pourrions faire le jour même exprime-t-il quelque chose, un problème caché? Comment identifier les comportements qui relèvent de la procrastination?  Est-ce normal de procrastiner? Quand faut-il s’inquiéter d’un excès de procrastination? Comment traiter la procrastination? Autant de questions auxquelles cet article va tenter de répondre.

Définition de la procrastination

Procrastiner est un mot qui vient du Latin et signifie « remettre au lendemain« . Si l’on se tenait à cette définition simple, pour ne pas écrire simpliste, les choses seraient peut-être plus faciles. La procrastination, ce n’est pas que cela.

Je garde en mémoire le problème de l’un de mes patients. Appelons le, Alexandre. Ce jeune homme, intelligent et plein d’humour est étudiant à Sciences Po. Paris. En dernière année, il doit passer des partiels et réviser son examenDéfinition de la procrastination
de fin d’année qui lui offrira la consécration: sortir diplômé de l’IEP (Institut d’Études Politiques). Oui, mais voila.

Alexandre a beau être intelligent, cultivé, et tout et tout, il a une fâcheuse tendance à ne réviser que contraint et forcé. Il s’y prend toujours la veille pour le lendemain et n’arrive pas à organiser ses révisions de sorte à arriver plus détendu aux examens. Les prémisses de la procrastination?

Alexandre passe son temps à penser à la façon dont il devrait travailler. Il oscille entre son canapé, la télévision, son bureau, les matières qu’il reprend l’une après l’autre, sans arriver pour autant ni à se concentrer ni à faire le travail qui lui semblerait opportun. Cet étudiant part dans tous les sens, s’éloigne, revient et s’épuise à trouver des solutions. Au gré du temps qui passe, point une angoisse sourde, celle qui lui rappelle que le temps passe et que, vraisemblablement les objectifs ne seront pas satisfaits. Ce type de comportement est assez typique de la procrastination.

Alors, notre étudiant se remet au travail, l’angoisse vissée au ventre. Obsédé par l’échéance, il fait feu de tout bois. Avale des pages et… ne retient rien. Ce qui, au début, n’était qu’un petit problème, va devenir un problème récurrent facteur d’angoisse chronique. En effet, plus Alexandre essaiera courageusement de s’organiser moins il y arrivera. Plus le temps passera et pire cela sera et grandissantes iront ses angoisses.

Quand cet étudiant se met, malgré lui, à laisser libre cours à sa procrastination, ce à quoi il est confronté relève de plusieurs symptômes.

Les symptômes de la procrastination

  • Angoisses
  • Troubles anxieux
  • Difficultés voire incapacité à dresser les priorités
  • Difficultés à dresser et respecter un emploi du temps (organisation, planning)
  • Difficulté d’organisation
  • Peur d’échouer
  • Peur de réussir
  • Fatigue voire épuisement
  • Irritabilité
  • Mésestime de soi
  • Manque de confiance en soi
  • Troubles du sommeil (endormissement, troubles du sommeil)
  • Troubles dépressifs (dans certains cas)
  • Crise de panique ou attaque de panique

Aucun de ces symptômes liés à la procrastination ne sont à prendre à la légère. Il est trop facile d’imposer aux personnes qui sont dans la procrastination « …qu’elles n’ont qu’à s’organiser…, c’est une question de volonté… ». Si elles le pouvaient, elles le feraient bien volontiers. Et si cela est plus facile à dire qu’à faire c’est donc que le problème de la procrastination est ailleurs.

Quelles sont les motivations de la procrastination

Si je me réfère de nouveau à notre étudiant de Sciences Po. Paris, il s’est rapidement avéré qu’il est le fils d’intellectuels qui ont beaucoup étudié et travaillé. Ces parents, enseignants, ont toujours œuvré de sorte à être au fait de leurs pratiques professionnelles. Alexandre s’est toujours rendu compte combien ses parents s’investissaient et à toujours retenu cette maxime familiale: « On a rien sans rien« . Pas faux, mais est-ce vrai pour autant?

Alexandre aimerait faire cette sien ce point de vue à ceci près qu’il a beaucoup de mal à accepter que lui a beaucoup de facilités à réussir sans faire grand chose. Ou, à tout le moins, sans que cela lui demande un investissement conséquent. Ce jeune homme en conçoit de la honte et de la culpabilité. il n’accepte pas d’avoir des facilités tant intellectuelles que neurologiques. Il s’enjoint donc de travailler suivant une méthode qui lui semble correspondre à celle qui lui a été apprise d’une part et qu’il a pu observer chez ses parents d’autre part.

Procrastination et peur d'échouer

Procrastiner et être Angoissé – Comment Faire – Pour le Savoir, Cliquez sur l’image

A ceci près que, si cette méthode est bonne pour certaines personnes, elle n’est adaptée à lui, elle ne correspond pas à sa personnalité. Est-ce par sentiment de culpabilité qu’il oeuvre, inconsciemment, à sa procrastination?

Inconsciemment, Alexandre fait de la résistance à sa propre personnalité. Il ne s’aime pas, voire est capable d’être très en colère après lui. Il ne s’estime pas légitime et finit par convenir qu’il s’en veut de constater, au fond de lui, qu’il a plus de facilités que beaucoup d’autres. Pour se défaire de ce qui lui procure de l’angoisse, il s’enjoint de travailler beaucoup. Ce qui, comme souvent dans le cas d’angoisses, le confronte à un résultat inversement proportionnel à l’effet désiré ! Il cherche à se prémunir de toute procrastination et passe son temps à alimenter sa procrastination.

La procrastination – Peur d’échouer – Peur de réussir

Les personnes qui sont victimes de procrastination sont souvent confrontées à des troubles anxieux. La peur de mal faire opposé au désir de bien faire, et de ne pas arriver à établir un équilibre entre les deux, plonge dans une pré occupation qui fait penser aux ruminations et autres pensées obsessionnelles. Ce qui est le propre de la procrastination.

En matière de procrastination, il est souvent rabâché aux intéressés que tout est une question de volonté. Ce qui est une erreur fondamentale. Tout le monde peut avoir la volonté de réussir sa vie. Pour autant, entre vouloir et pouvoir, il y a une marge. Il y a tellement de critères qui rentrent en ligne de compte et qui font l’échec ou la réussite, qu’exprimer ces poncifs à propos de la procrastination est bien plus facile (un ange passe…).

Sur la foi d’objectifs de vie, chacun d’entre nous va se fixer des objectifs. C’est en les réalisant de façon progressive que l’on va tendre vers la réussite et enfin… réussir. Or, il arrive très souvent que les personnes qui souffrent de manque de confiance en soi commettent une erreur très classique.

Ils veulent en finir avant même d’avoir commencé ! Un peu comme s’ils envisageaient de gravir le Mont Blanc et qu’une fois au pied de celui-ci, ils lèvent la tête et, devant la taille du glacier, ils renoncent sans même avoir commencé. L’erreur est donc de regarder trop haut, trop vite. En renonçant à leur projet, alors qu’excités à l’idée de le satisfaire, ils ont, inconsciemment saboté leurs possibilités. Comme lorsqu’un publicitaire connu avait dit »: « Si t’as pas une Rolex à 40 ans, t’as raté ta vie » (pour la petite histoire, je n’ai pas de Rolex…).

A ce moment, ce que retiennent les gens ce n’est pas l’excitation de réussir mais la peur d’échouer. Partant, ils imaginent ce qui leur arrivera au terme de cet échec et focalisent leurs angoisses sur les conséquences d’un tel échec. J’ai nommé – encore – la procrastination. Ils essayent de lutter contre ce qui participent à aggraver le problème. Une fois n’est pas coutume, lutter contre la procrastination ou contre tout autre problème de comportement est le meilleur moyen de l’enrichir. Alors, comment faire pour combattre la procrastination?

Comment combattre la procrastination

En matière de procrastination, la première erreur à ne surtout pas commettre c’est de vouloir insister, de se forcer à faire des choses que, naturellement, vous n’arrivez pas à faire. Ainsi, puisque la procrastination relève d’une équation particulière (image de soi+désir+peur d’échouer+peur de réussir+confiance en soi+angoisses ou trouble anxieux) comme d’un problème lié à sa propre organisation mieux vaut agir de la façon suivante:

  • Poser les bases d’une organisation au quotidien
  • Le planning ne doit concerner que la semaine en cour
  • Chaque W.E, faire le planning de la semaine suivante
  • Quand vous n’arrivez pas à faire quelque chose, passez à la tâche d’après, conformément à votre planning hebdomadaire
  • Ne cherchez pas la volonté de faire
  • Laissez le désir de faire vous attraper
  • Si une tâche n’est pas réalisée un matin (par exemple), essayez de vous y atteler l’après midi du même jour, voire le lendemain

Devant un problème de procrastination, l’intérêt n’est pas de se forcer pour y arriver. Plus vous réagirez de la sorte, moins vous y arriverez, plus vous prendrez le risque d’être victime d’angoisses, voire d’angoisse chronique et, par conséquent, de procrastination. En effet, à force de vouloir contrôler un problème comme la procrastination alors qu’il vous échappe, vous allez être confronté à des émotions qui vous faire émerger des symptômes d’angoisse ou d’anxiété.

Pour mettre fin à la procrastination, l’idée est plutôt d’essayer d’être inventif, stratégique. Par exemple, pourquoi ne pas arrêter de vous contraindre et plutôt essayer de créer une dynamique. Ainsi, en créant, petit à petit, une dynamique de réalisation, vous allez avancer de plus en plus et rejoindre la réussite. Cela vous permettra d’avoir de vous uneVaincre la procrastination image plus positive et de retrouver confiance en vous en régulant progressivement la procrastination.

A ce propos, je me souviens avoir reçu au cabinet, il y a quelques années, une jeune femme, étudiante en dernière année de médecine. Elle devait passer les ECN (concours classement utile) et, devant l’ampleur des connaissances à réviser comme devant celle de son épuisement, elle n’envisageait qu’une chose: un échec retentissant qui la placerait dans les toutes dernières places du classement.

J’ai essayé de comprendre ce qu’il se passait pour elle. Elle était effectivement très stressée et ce d’autant plus qu’elle cultivait d’elle un certain mépris. Elle n’avait de cesse d’exprimer qu’elle avait toujours passé ses partiels grâce aux rattrapages et que, de fait, par rapport à d’autres, elle était incompétente. Ses études de médecine lui sortaient par tous les pores de la peau. Elles ne les supportaient plus, comme elle ne supportait plus, non plus, l’ambiance souvent délétère qui régnait au sein des établissements hospitaliers dans lesquels elle faisait ses stages.

Elle avait tout le temps peur d’être interrogée et angoissait à l’idée de se tromper dans les réponses, ne sachant que trop combien certains chefs de services ou interne avaient de facilité à humilier les étudiants. Les intéressés se justifiant à ce propos en disant qu’ils avaient subi les mêmes humiliations…

Fortement angoissée à l’idée d’échouer au concours, cette jeune femme souffrait d’autant plus qu’elle n’arrivait plus à réviser. Elle avait au moins une vingtaine de matières à revoir et le temps et l’énergie lui manquaient. Là où cela s’est carrément compliqué, c’est lorsque je lui ai demandé quel était son problème en plus de celui lié à son angoisse. Et de m’expliquer que, chaque après-midi, au sortir de son stage, elle rentrait chez elle, déjeunait à peine, et s’installait à son bureau pour réviser.

Elle ne travaillait sans aucun plan, sans aucune organisation. Tout ce qui retenait son attention, c’étaient ces 20 matières à connaître. Elle débutait une première matière pour se rendre compte, très rapidement, de son incapacité à la mémoriser. Elle en attaquait une seconde pour, très rapidement aussi, se rendre compte de la même chose. Et ainsi de suite. Plus le temps passait, plus elle sentait comme une crise de panique l’envahir. Le plus généralement, elle finissait épuisée, en larmes, avec une seule idée vrillée dans son esprit: « Je vais me planter ». Ce qui relevait de pensées obsessionnelles et de ruminations.

Fondamentalement, ce futur médecin ne pouvait pas échouer. Ce qu’elle pouvait craindre de pire, c’était un classement qui ne lui soit pas favorable et la fasse exercer dans des compétences qui ne lui convenaient pas. En conséquence de quoi, cette jeune femme ne focalisait que sur 2 problèmes. Le premier, c’était les révisions. Le second, le problème du classement. L’un et l’autre généraient des angoisses terribles qui empêchaient toute objectivité et facilitaient la procrastination.

Car le vrai problème était bien celui là. Son incapacité à prendre de la distance, à objectiver donc, et à paramétrer ses objectifs et les moyens de leur réalisation. Elle souhaitait exercer la fonction de médecin généraliste. Or, en y regardant de plus près, nul n’était besoin qu’elle soit dans les 3000 premiers du classement national pour y satisfaire. Le fait d’être classée entre la 6000é et la 7000é place pouvait lui convenir. Elle le savait mais, tellement angoissée, elle avait oublié cette réalité. Seconde réalité, sa difficulté à accepter qu’elle ne pouvait engranger 20 matières sur un laps de temps aussi court.

Je lui ai donc demandé de sélectionner 5 matières qui soient celles avec lesquelles elle se sentait le plus à l’aise. J’ai argué du fait que, plantée pour plantée, autant qu’elle se fasse plaisir! Elle a suivi ma suggestion. Ses troubles anxieux ont commencé à décroître et cela lui a permis de travailler de façon plus efficace. Cela n’a pas empêché son stress à l’approche des trois jours de concours mais, au moins émotionnellement, elle était mieux armée.

En septembre dernier, cette jeune médecin m’a téléphoné pour m’informer qu’elle intégrait un hôpital à Paris, en qualité d’interne. Notre stratégie avait été la bonne. Elle avait réussi son concours et était bien classée. Elle avait mis à profit les mois d’été pour se reposer et réviser les matières à propos desquelles elle se sentait un peu juste. Elle avait pu, positivement, contrôler sa procrastination.

L’épuisement lié à ses conditions de travail en qualité d’étudiante en médecine (à ce propos, si vous saviez la façon dont l’état maltraite les étudiants en médecine, vous seriez choqués), augmenté de son stress issu des partiels et autres révisions, puis de l’image fragile qu’elle avait conçu d’elle au fil du temps, avaient participé à considérablement la fragiliser. Nous avions aussi pu identifier qu’au cours de ses études elle était très seule, très livrée à elle même. Ses parents finançaient ses études mais ne la soutenaient pas moralement et il en avait toujours été ainsi. Quand elle m’a téléphoné en septembre, je lui ai suggéré de consulter pour essayer de travailler sur sa confiance en elle. Je ne sais pas si elle l’a fait.

La stratégie que j’ai développé avec cette jeune femme est une stratégie parmi d’autres qu’il est tout à fait possible d’utiliser dans la plupart des cas de procrastination. Prochainement, j’essaierai de réaliser une série de vidéos à ce propos pour vous aider à combattre la procrastination, pour vous offrir la possibilité de ne plus sombrer dans la procrastination ou alors… à temps choisi.

Je ne manquerais pas de vous tenir informés. Dans l’intervalle, nul n’est besoin de vous forcer. Essayez plutôt d’accepter la situation pour ce qu’elle est. Dans le cas contraire, contrôler votre procrastination c’est comme vous contraindre à embrasser quelqu’un qui vous dégoûte. Mieux vaut éviter, quels que soient les enjeux, et surseoir de façon adaptée jusqu’à trouver la personne qui vous inspire du… désir!

Je vous laisse le soin de sérier vos priorités et, progressivement, maitriser votre procrastination.

Angoisse matinale et procrastination

Comment Ne Plus être Angoissé dès La Matin à Cause de Votre Peur de Procrastiner – Cliquez sur l’image

Frédéric Arminot

Angoisse chronique – Comment ne plus en souffrir

Angoisse chronique – Comment vaincre l’angoisse chronique

Parmi la série de petits articles que j’ai décidé de mettre à votre disposition pour vous apporter des réponses plus rapides (à lire), et donc plus rapidement accessibles, je réponds à certains d’entre vous qui m’ont demandé ce qu’il en est de l’angoisse chronique.

Notions de base

Angoisse et anxiété sont des termes synonymes pour désigner un certain état physique ou psychologique. L’angoisse chronique est souvent définie comme un sentiment général de malaise. Ceux qui sont atteints par l’angoisse chronique voient les choses de façon pessimiste, et se sentent inutiles face à des situations difficiles.

L’angoisse chronique induit un sentiment répétitif qui met mal à l’aise. Ce sentiment si particulier fait que l’angoisse chronique est vécue comme une forme de malaise qui ne fait l’objet d’une cause précise. La personne atteinte d’angoisse chronique est victime d’une peur permanente. La notion, ou la perception, du danger existe pour elle en tout temps et tout en lieu. Il est difficile, voire impossible, d’échapper à ce sentiment de malaise qui génère un mal être profond.

Souvent incomprises, les victimes sont fréquemment contrariées par cette incompréhension, et se renferment sur elles mêmes. Ce qui a pour effet, bien évidemment, de les isoler et d’aggraver leurs symptômes.

Les différences entre angoisse et anxiété

L’angoisse chronique est donc caractérisée par un sentiment général de malaise dont l’origine est difficilement identifiable. Plus généralement, ce sentiment de malaise et de dangers est le plus souvent lié à des sujets tabous ou sensibles. Celui ou celle qui est la proie se trouve dans une situation embarrassante, une sorte d’impression d’ensemble qu’il ou elle n’arrive pas à exprimer. Ce sentiment qui a un lien fort avec des sujets intimes génère un Angoisse chroniqueblocage qui empêche tout épanouissement.

Mal traitée, cette angoisse chronique peut réapparaître à tout moment. L’angoisse est souvent assimilée à une forme d’anxiété. La différence  entre l’angoisse et l’anxiété est si subtile que l’on ne peut affirmer que l’angoisse chronique est une émotion qui s’apparente à de l’anxiété.

L angoisse chronique peut être d’origine organique : un manque de magnésium par exemple. On peut identifier l’angoisse chronique au travers de diverses manifestations physiques voire neurologiques:

 

  • Tachycardie
  • Somatisation
  • Crise de tétanie

Quand l’angoisse chronique se manifeste par une crise de tétanie, cela signifie qu’il faut prendre de mesures médicales spécifiques puisque le malaise a des conséquences physiques (consultez votre médecin et faites réaliser des analyses).

Les symptômes de l’angoisse chronique

La personne victime de ce sentiment de malaise peut présenter des symptômes inquiétants comme la tachycardie. Cela consiste en une accélération du rythme cardiaque, au-delà de 90 à 100 battements par minute. On pourra également être confronté à des somatisations (manifestation physique du trouble psychique). Par exemple, un cas typique de somatisation est une tension musculaire parfois constante.

Vaincre angoisse et crise d'angoisse

Comment Venir à Bout de Votre Angoisse Chronique – Cliquez sur l’image

L’angoisse chronique est responsable d’un ralentissement psychomoteur et d’une fatigue souvent importante. Ce problème est aussi lié à un manque d’initiative, d’enthousiasme, ou encore d’intérêt. Cela peut aboutir à une dépression réactionnelle.

Traitement de l’angoisse chronique

Cette angoisse qui se répète devient une angoisse chronique. Plus précisément, l’anxiété est la forme répétitive de l’angoisse. Comme à l’accoutumée, il est très important de comprendre le mécanisme de son angoisse afin de la traiter efficacement. Dans la mesure où l’angoisse chronique est provoquée par des mécanismes internes inconscients, la meilleure façon de la soigner est d’essayer d’attaquer le problème de front.

Les traitements chimiques (médicaments) peuvent être efficaces pour soigner l’angoisse. Malheureusement, on ne peut pas compter sur ces traitements car même s’ils guérissent de façon spontanée. Ils ne font qu’atténuer les symptômes qui ne manqueront pas de resurgir dès l’arrêt des prises médicamenteuses.

Il existe des thérapies classiques qui peuvent donner de bons résultats. Mais, tout le monde ne souhaite pas s’inscrire dans une démarche thérapeutique longue (psychologie, psychanalyse). Il existe des thérapies brèves. En l’espèce, il peut s’agir de relaxation, de sophrologie, d’EMDR ou encore de thérapie comportementale (TCC).

La plupart des gens sont convaincus qu’on ne peut pas vaincre l’angoisse chronique et qu’il faut simplement savoir vivre avec elle. Pourtant, ceux qui sont vraiment à la recherche d’une solution à l’angoisse chronique pourront trouver satisfaction dans les thérapies.

Le meilleur moyen pour traiter l’angoisse chronique est de consulter un thérapeute comportemental. En prescrivant des exercices thérapeutiques progressifs, on peut facilement retrouver estime et confiance en soi. Les causes de l’angoisse chronique peuvent être nombreuses et il serait trop long et fastidieux de les chercher toutes. En conséquence, une thérapie comportementale est un des meilleurs moyens, si ce n’est le seul, pour trouver l’origine de cette angoisse et surtout définitivement l’écarter.


Frédéric Arminot

Anxiété sociale – Comment vaincre anxiété sociale et timidité

Anxiété sociale – Définition

On peut définir l’anxiété sociale comme une peur paralysante qui se crée en soi à cause d’une crainte de se faire humilier ou agresser dans les situations du quotidien. Elle est générée par une dévalorisation de soi qui, progressivement, génère de l’anxiété sociale.

L’anxiété sociale est donc perçue comme un problème lié à un conflit intérieur : trouble de l’estime de soi. Cette forme d’anxiété peut tout aussi bien toucher l’homme que la femme. En général, ce sont les personnes qui se préoccupent excessivement de l’image qu’elles renvoient d’elles-mêmes qui sont les plus exposées à l’anxiété sociale. Il est important de signaler que l’anxiété sociale diffère de la timidité (voir plus bas).

L’anxiété peut donc être définie comme un trouble émotionnel, un sentiment d’insécurité intense, de danger imminent. Tout le monde a une expérience d’anxiété dont l’intensité varie d’un individu à l’autre (cf. construction de la personnalité). L’anxiété est qualifiée de pathologique quand son indice émotionnel devient disproportionnel par rapport aux circonstances ou aux situations extérieures d’une part, et que la personne qui subit une période d’anxiété contrôle de moins en moins ses angoisses d’autre part.

L’anxiété peut induire une pathologie d’origine nerveuse comme la dépression. Elle peut également être le signe de maladies cardiovasculaires ou respiratoires. De nombreux médicaments sont proposées pour traiter l’anxiété. Pour des troubles anxieux légers, les remèdes naturels comme la phytothérapie ou l’homéopathie peuvent suffire. Dans les cas plus sérieux, il convient  d’utiliser des tranquillisants, voire des antidépresseurs, en suivant toujours les conseils du médecin

L’anxiété sociale appelée également phobie sociale se caractérise par une anxiété provoquée par certaines circonstances sociales (cf. anxiété de performance) qui conduisent le plus souvent à un comportement de fuite.

L’anxiété sociale

L’anxiété sociale ou la phobie sociale est un trouble anxieux caractérisé par une crainte, une appréhension, un inconfort émotionnel ou une inquiétude qui peuvent persister ou s’intensifier. Lanxiété sociale a pour cause la crainte de se trouver face à une circonstance sociale pendant laquelle vous entrez en relation interactive avec d’autres individus. Le regard de l’autre est donc un problème.

Traitement de l'anxiété sociale

Vaincre l’Anxiété Socialement Facilement et Rapidement – Découvrez Comment – Cliquez sur l’Image

Les personnes affectées par l’anxiété sociale savent que leurs craintes ne sont pas fondées. Toutefois, elles sont bien conscientes des circonstances dans lesquelles elles se trouvent confrontées au regard des autres. Ainsi les gens victimes de cette forme d’anxiété font tout pour esquiver les situations qu’elles redoutent. Quand elles se trouvent dans des situations compliquées, les personnes en proie à l’anxiété sociale sont enclines à croire qu’elles sont jaugées, et jugées, négativement.

La personne en proie à de l’anxiété sociale craint d’agir de façon embarrassante ou humiliante et se trouve constamment préoccupée par le jugement des autres.

Les symptômes de l’anxiété sociale

Il est difficile pour une personne souffrant d’anxiété sociale de s’intégrer à un lieu public. Si elle ne peut faire autrement qu’affronter le public, il se peut que ceux qui l’entourent remarquent des signes physionomiques inquiétants. Le sujet présente certains comportements physiques d’évitement et différents symptômes physiques : maux de têtes, douleurs à l’estomac, gorge sèche. Autant de marqueurs auxquels viennent souvent s’ajouter rougissements, peur de rougir (ereutophobie) voire bégaiements (fréquent).

Ses symptômes d’anxiété sociale peuvent s’accompagner d’autres comportements particuliers qualifiés parfois de bizarres. La personne victime d’anxiété sociale a tendance à faire trop attention à ce qu’elle fait et va repousser ses limites jusqu’à en être gauche au point de se ridiculiser. La conséquence de ce type de comportement va, le plus souvent, jusqu’à un évitement social, c’est à dire éviter toute activité un lien avec un groupe.

Se prémunir de, ou gérer, l’anxiété sociale, nécessite une grande volonté et, de façon répétée, force et courage.

L’anxiété sociale versus 2016

Dans le monde moderne, versus 21è siècle, il nous est enjoint de réussir en tous domaines. Affectif, sentimental, familial, professionnel, social, économique.

Pour y arriver, encore faut -il atteindre un niveau de confiance en soi hors du commun. Point de salut pour les timides et autres timorés, exclus et défavorisés. A bien y réfléchir, cela pourrait être différent. Alors que tout semble exclusivement fondé sur l’effort, le challenge et le dépassement de soi, l’anxiété sociale, et plus particulièrement la timidité, sont deux handicaps majeurs dans notre société ou tout est fondée sur l’image, la représentation de soi voire la mise en scène.

L’anxiété sociale, dont la timidité est la manifestation la plus courante, peut se définir par la peur du contact avec l’autre ou plus généralement de parler en public. En fait, on redoute d’être jugé par les autres, et la crainte de faire une mauvaise impression, de paraître sans intérêt ou de se sentir humilié, s’ancre alors profondément.

Je vous rappelle que les symptômes de cette phobie sociale sont bien connus. Le plus souvent, il s’agit de sueurs froides, d’insomnies, de tremblements incontrôlés, d’une nervosité continue accompagnée de nausées, de borborygmes (gargouillis intestinaux), voire d’impossibilité d’avaler quoique ce soit.

Dans certains cas, extrêmes, il peut même y avoir des conséquences médicales graves si rien n’est fait pour corriger le tir.

La raison principale de ce handicap est elle aussi connue mais peu évoquée et peu combattue en général. Il s’agit d’une mauvaise image de soi due à une autosuggestion négative continuelle, ou à des moqueries ou dévaluations de la part de proches, d’amis, ou de parents. Ce qui, bien sur, génère de l’anxiété.

Pour vaincre la timidité et donc, soigner vos crise d angoisse puis faire disparaître l’anxiété sociale, il convient de prendre le temps de se relaxer environ 30 minutes par jour. L’idéal étant de se relaxer chaque matin avant d’aborder sa journée. Ensuite, essayez de vous fixer de petits objectifs (ex: rentrer dans un commerce ou demander l’heure à un passant) qui, le temps aidant, deviendront de plus en plus importants.

Ensuite, il faudra visualiser l’accomplissement de chaque objectif avec… objectivité et, ainsi, apprendre à lâcher prise avant de passer à l’action très progressivement et… sans vous mettre la pression.

Ces petits efforts quotidiens sont un petit prix à payer en contrepartie de tous les avantages que vous aurez à retrouver confiance en soi et à profiter de nouveau d’une vie agréable et conforme à ce que que vous en concevez.

 

Frédéric Arminot

Quand les fêtes de fin d’année sont un facteur de stress

Le stress – Comment faire pour ne pas être angoissé ou torturé pendant les fêtes de fin d’année

D’une façon assez étonnante, ce qui devrait être un moment partagé de joies et de bien être, revêt un caractère angoissant voire douloureux pour certains, un grand moment de stress. Ce moment, ce sont principalement les fêtes de fin d’année. Plus généralement Noël mais aussi la Saint Sylvestre (réveillon de fin d’année). Pour autant, il existe un moment parfois très difficile, j’ai nommé… les repas familiaux.

Emotionnellement, que se passe t’il avant, pendant et après ces fêtes. Comment faire pour se préserver d’angoisses, de frustrations, de colères, d’agacements, donc de stress, au cours de ces moments qui devraient rester dans le cadre du partage et qui, pourtant, finissent parfois en grands moments de conflits?

Les enjeux affectifs des fêtes de fin d’année

Le stress des repas de famille, c’est un peu comme les plans de table. Une vraie prise de tête. Entre les personnes qui ont moins voire pas d’affinité avec un tel ou une telle. Celles et ceux qu’il ne vaut mieux pas mettre à côté l’un de l’autre ou papy machin qu’il ne convient pas d’asseoir à côté de madame truc par peur du dépôt de plainte, c’est lourd !

Entre les conflits, craints ou notoires entre frères et soeurs, père, mère ou enfants, il est nécessaire de faire preuve de vigilance à ne pas se laisser à... lâcher prise et de se dire que les choses se passeront comme elles devront se passer. Les organisateurs de ces repas de fête, qu’ils soient de Noël ou non, s’inquièteront de plus des désirs alimentaires des uns comme des autres.

Force est de reconnaître que satisfaire tout le monde ne sera pas une mince affaire. Pour les hôtes, c’est un grand moment de stress. En effet, le risque de stress est, par exemple, que d’aucuns considèrent que si les plats servis ne sont pas à leur goût se sera un déni d’eux mêmes. D’autres que, décidément, « on » ne fait plaisir qu’à l’enfant chéri. D’aucuns trouveront que l’organisation de la fête est défaillante ou l’ambiance déplorable, ennuyeuse.

Le « on » est chaque personne invitée qui, en fonction du plaisir qu’elle ressentira ou non au cours de ces moments de partage, utilisera tous les sujets qui puissent lui prouver ou qu’elle n’est pas à sa place, ou que sa place – en lien avec sa personnalité – n’est pas respectée, ou un autre encore, qu’ « on » lui accorde peu de crédits au regard de ses choix qu’ils soient alimentaires, de plan de table ou… de cadeaux offerts. Stress pour tout le monde !

Les enjeux liés aux cadeaux

Au cours de ces moments de fêtes, certains pourront se sentir désabusés en fonction du regard qu’ils posent sur le cadeau qui leur a été fait, à plus forte raison s’ils se sentent méprisés par le signe symbolique qu’ils accolent à ce même cadeau.

D’autres pourront se sentir tellement aimés quant au cadeau reçu que leur comportement de joie, s’il est mal dissimulé ou par trop exubérant au sens de certains esprits chagrins, qu’ils se sentiront tellement portés d’aise qu’ils en gêneront d’autres qui se sentiront frustrés voire en colère de ne pas ressentir la même émotion.

Certains autres ne se référeront qu’à la valeur pécuniaire présumée dudit cadeau et considérer que c’est trop, tellement trop d’ailleurs, que s’en est gênant. Vous l’aurez compris, chaque moment vécu et perçu au cours de ces moments de partage social sera interprété de bien des façons.

En fonction de cela, chaque personne présente se positionnera d’une façon ou d’une autre par rapport aux personnes qui les reçoivent et, partant, se donnera une identité, un rôle et une importance qui iront du plus grand à la plus parfaite ignorance de soi.

Ainsi, chacun concevra sa propre valeur au yeux des personnes qui reçoivent, comme de sa vraie place dans un système affectif très emprunt de hiérarchie. Le tout en fonction de ce qu’il ressentira des cadeaux et des symboles qu’il y associe. Que des stress en perspective.

Tout cela fera que, bien sur, des conflits risquent d’émerger, d’entraver ce moment social et affectif que revêt cette fête et ce d’autant plus que les préparatifs n’en n’auront pas été de tous repos. Or, il est vain d’imaginer un conflit sans stress et inversement.

Stress et préparation des fêtes de fin d’année

Entre ceux qui n’aiment pas le poisson, les autres la viande rouge, un troisième les légumes verts et encore un autre qui va vous servir l’article sur la diététique, préparer les fêtes de Noël chaque année relève du tour de forces d’une part et de la créativité renouvelée d’autre part. Et lourant, de façon paradoxale, malgré ces stress, l’opération est renouvelée chaque année.

Non seulement, il convient de se ré inventer chaque année mais en plus il faut faire plaisir à tout le monde et éprouver du plaisir soi même. Tâches ardues ! Penser, réfléchir, et agir quant à ce qui serait le mieux pour tout le monde a un caractère empreint de stress même s’il est plaisant. Il peut y avoir grand plaisir à organiser et préparer. Or, le plaisir est aussi un facteur de stress.

Tout comme il peut y avoir de grands stress, douloureux, à organiser. Comment faire pour ne pas que la fête ait un écho inverse à celui recherché? Comment faire pour que cette même fête conserve toute sa dimension de plaisirs partagés?

Stress et fêtes de fin d’année – Une question d’organisation

Dans une société qui veut toujours aller plus vite que la veille, la plupart d’entre nous vit dans un stress omniprésent. Chacun d’entre nous l’apprécie et l’évalue à sa façon. Toutes et tous essayons de nous en protéger, ou de nous en défaire comme nous le pouvons.

Depuis le temps que je pratique la thérapie comportementale, force m’est de constater que bien des gens souffrent de stress, voire d’anxiété, au point qu’ils n’en peuvent plus et s’avèrent incapables d’organiser des moments de partage tellement leur énergie est bouffée par des… stress.

Gérer le stress et traitement de l'anxiété

« Comment Gérer le Stress Et l’Anxiété De Façon Simple Et Rapide » – Cliquez sur l’image

Le stress est inévitable en soi. Ne pas être assez stressé est dangereux, l’être trop l’est tout autant. Entre les deux subsiste un point d’équilibre. Précaire par définition, il est donc de la responsabilité de chacun d’entre nous d’agir suffisamment tôt pour ne pas être victimes d’angoisses ou de crise d’angoisse, voire de crise de panique.

Lequel d’entre nous ne s’est pas senti coupable au prétexte qu’il ou elle s’y prend trop tard, ou mal d’après soi, pour organiser tel ou tel repas familial – qu’il soit de Noël ou de fin d’année – ou encore parce qu’à l’idée du travail à abattre le découragement lui vient. En fait, tout est une question d’organisation. Ce qui, vous en conviendrez, est un stress supplémentaire.

Il suffit simplement de voir le stress des gens qui courent acheter des cadeaux à la dernière minute et qui ressortent épuisés de cet exercice. Bien loin de moi l’idée de les blâmer. Mais, comme ils se font du mal à se comporter de la sorte… OK ! Peut-être n’ont-ils pas eu le temps ? Peut-être ont-ils essuyé une déconvenue à propos d’une commande faite en temps et heure? Peut-être ont-ils eu à supporter d’autres stress avant ceux-là?

Alors, plutôt que de vous taper dessus, de feindre de vous en moquer ou, comme le diraient certains, de prendre les choses par-dessus la jambe, peut-être pourriez vous vous y prendre quelques mois à l’avance? Peut-être pourriez-vous faire une liste précise de tâches à satisfaire en y mettant une progression de réalisation à l’aide d’un calendrier. Cela pourrait infléchir les facteurs de stress.

Tout comme vous pourriez vous enquérir, non sans finesse, de ce que vos invités aimeraient recevoir comme cadeau de vous? Enfin, comme dirait quelqu’un de ma connaissance: « Moi je dis çà, mais je dis rien ». Alors, d’accord, je me tais ! Après tout, faites comme vous voulez ou comme bon vous semble.

Peut-être avez vous plaisir à gérer votre stress en dernière minute, dussiez vous ressentir les effets d’un burn out en devenir? Après tout, cela vous appartient. Le seul truc étant que je vous souhaite que tout se passe bien car, en pareille situation, le moindre accroc peut tout faire basculer.

En ne gérant pas en amont, en ne vous organisant pas, ou en agissant à la dernière minute, vous risquez de vous exposer à votre peur du jugement des autres. Pensez à ces grands moments de solitude où seul(e) parmi les autres, vous vous posez la question de savoir si, oui ou non, vous avez bien fait. Agissez pour vous épargner cela. Agissez pour limiter les conséquences des stress externes que vous subissez.

Si, enfin, vous faisiez attention à vous dans ces moments de fêtes de sorte à vraiment ressentir du plaisir avant, pendant et après et non pas en poussant un un grand « Ouf ! » de soulagement une fois les fêtes passées? Au fait. Bonne et heureuse année à tous. Et sans stress, hein…

Frédéric Arminot

Logiciel espion pour parents angoissés – Une toxicité maximale

Logiciel espion pour parents angoissés – Une toxicité maximale

Les 50 familles test l’ont, paraît-il, adopté. MapMyMobile Family est un logiciel qui permet de pister son ado. Vendu depuis début septembre après neuf mois de mise au point, il propose aux parents angoissés de pister leurs enfants.

Logiciel espion pour parents angoissés

Logiciel espion pour parents angoissés

En tant que père, je conçois que des parents soient angoissés. Pour autant, il ne me viendrait pas à l’idée de pister mes enfants par téléphone mobile interposé pour savoir où ils se trouvent, voire ce qu’ils font.

Pourtant, certains parents ne partagent pas mon avis sur cette question ce qui n’est pas sans rappeler combien il est nécessaire de faire confiance et que la confiance se construit, patiemment, et qu’elle est une question de ses parents qui cherchent à se rassurer quant à leurs angoisses en les transférant sur leurs enfants pour se rassurer.

Je vais donc essayer de vous expliquer comment faire pour éviter d’alimenter l’angoisse par l’angoisse, comment faire confiance, en bref, comment mieux… aimer vos charmantes têtes blondes?

Pourquoi un logiciel espion pour parents angoissés

Nous vivons dans une société où, de plus en plus, il nous est enjoint de tout contrôler dans la mesure où les risques du quotidien nous sont présentés comme de plus en plus patent, récurrents et dangereux.

Ansi, le travail est contrôlé, le télé travail aussi, nos vies sont contrôlées, nos comportements sont analysés et contrôlés. En fonction de nos comportements comme de l’analyse qui en est faite par rapport à des objectifs donnés, nous sont servis un certain nombre de discours qui visent à nous faire rentrer dans le cadre.

Comme il est difficile de contrôler un comportement et une personne tant qu’elle n’ pas commis un acte qui sort du cadre, il devient donc difficile de s’assurer que cette même personne a un comportement adapté et qu’elle ne fait courir aucun risque à qui que ce soit, et aucun risque à elle même éventuellement.

En prenant le cas des adolescents, il est notoire que ceux-ci intègrent des groupes sociaux dans lesquels, et grâce auxquels, ils peuvent s’affirmer en prenant des risques. C’est ce que Philippe Jeammet, pedo psychiatre et Directeur de la Maison des adolescents au sein de l’Institut Montsouris à Paris, avait appelé un comportement d’élation. C’est à dire, la nécessité de s’affirmer pour rendre des risques. Partant, de s’affirmer en s’affirmant contre l’autorité et, plus particulièrement, l’autorité parentale.

En conséquence de quoi, les prises de risques peuvent être très diverses: prise d’alcool, usage de stupéfiants, comportements sexuels à risques, relations sociales qui marquent les prémisses d’une rupture avec le milieu socio familial.

 

Dans ces conditions, il devient difficile aux parents angoissés d’être certains, pour ne pas écrire convaincus, que leur ado n’a aucun comportement à risques.

En effet, quels parents angoissés n’ont jamais été convaincus que leurs enfants leur mentait? Quels parents angoissés ne se sont jamais inquiétés de savoir si, quand leur enfant disait aller travailler chez un our amie, il s’y rendait vraiment. Quels parents angoissés ne se sont jamais inquiétés de savoir où et avec qui leur enfant « pouvait bien traîner » (dixit).

Face au refus de certains adolescents de se justifier quant à leur lieu de partages sociaux, quant à leurs fréquentations, ou à tout autre chose qui les concerne directement, certains parents angoissés se sont organisés et, souvent à l’insu de leur enfant, ont fait disposé un logiciel espion au sein du smartphone de leur ado.

Ainsi, plus d’inquiétude à avoir pour les parents angoissés. A n’importe quel moment, à n’importe quelle heure, ces parents angoissés savent où se trouvent leur enfant ce qui permet de contrôler les déplacements et les… mensonges!

Ce qui va suivre n’est pas qu’un avis personnel qui n’engage que émoi. C’est aussi l’avis du comportementaliste que je suis depuis plus de 20 ans. En effet, que des parents angoissés s’inquiètent pour leur enfant, quoi de plus normal. Mais que des parents angoissés s’inquiètent au point de s’ingérer dans l’intimité de leur adolescent, quoi de plus toxique?

Logiciel espion pour parents angoissés – Une toxicité relationnelle absolue

Il est parfois des enfants qui ont une tendance avérée à avoir des fréquentations dites « mauvaises ». Mauvaises pour eux d’abord, mauvaises en termes d’exploitation d’eux mêmes par d’autres adolescents peu regardants du respect e l’autre. Mauvaises aussi, car s’il s’agit d’adolescent qui a du mal à se trouver, il y a fort à craindre que l’ado en question va s’acoquiner avec d’autres qui représenteront ce que l’ado en difficulté aimerait être. Affirmé, gouailleur tendance agressive.

Un tel adolescent est en danger comme tous les ado le sont. L’adolescence est une période difficile, celle du renoncement de son statut d’enfant pour passer à celui d’apprenti adulte. C’est donc la période de tous les dangers. Or, s’il convient d’éduquer, d’élever, d’aimer son enfant de sorte à ce qu’il ait de lui une image positive, il s’agit aussi de lui offrir les moyens de son autonomie donc de sa… confiance en lui.

Pour donner confiance en soi à un enfant, il est donc nécessaire de l’investir progressivement d’un certain nombre de responsabilités. Ses déplacements, la gestion de ses devoirs scolaires, son alimentation, sa relation aux substances psycho actives, mais aussi l’accès à l’information donc… au dialogue. Ainsi, en investissant l’enfant de comportements responsables, cela permet aux parents, même si ce sont des parents angoissés, de valider que tout se déroule comme convenu et de faire le point en vue de recadrage quand il y a des sorties de route.

Et c’est là que es choses se compliquent pour les parents angoissés. En effet, beaucoup d’entre eux (je me garderais bien d’en faire une généralité) n’ont aucune confiance en leur enfant parce que ces mêmes parents angoissés n’ont aucune confiance en eux mêmes!

En conséquence de quoi, plutôt que de dire à leur enfant ce qu’il en est de leur réalité de parents angoissés, beaucoup préfèrent la taire pour la gérer, la dénier, par une sorte d’ingérence – j’écrirais bien le mot viol – dans l’intimité de leur enfant.

Ainsi, plutôt que d’entamer un dialogue basé sur la confiance et la mise en lumière des risques liés à tel ou tel comportement, certains parents préfèrent coller un flic virtuel dans le téléphone de leur enfant. Un tel comportement a une conséquence terrible dans la mesure où, très souvent, les enfants qui, au début, ne savaient pas que leurs parents avaient piégé leur téléphone, finissent par s’en rendre compte. Ce qui finit le plus souvent par une colère, exprimée ou non par l’enfant, laquelle colère donne la preuve aux parents angoissés qu’ils ont bien raison de se méfier au vu de la réaction leur enfant.

Et c’est là que le logiciel espion rempli sa fonction relationnelle toxique. Ce que j’exprime c’est un peu comme si ces mêmes parents angoissés se révoltaient parce qu’ils ont un jour appris que la NSA les espionnait alors que, eux mêmes, font la même chose, voire pire, à leurs propres enfants. Ce que j’exprime c’est mon courroux devant ces parents angoissés qui vont jusqu’à sentir les draps de leur enfant (vous imaginez sans peine de quoi je parle et, ne riez pas, c’est arrivé à beaucoup de mes patients).

Le pire du pire à craindre est que, le plus souvent, en réaction à ces parents angoissés qui ne font pas confiance, les adolescents répondent par une aggravation de prises de risques comme s’ils voulaient prouver à leurs parents qu’ils ont tort. ET, très souvent, par ignorance ou innocence, ces mêmes enfants se retrouvent dans des situations parfois dramatiques que leurs propres parents auront… préparé.

En conséquence de tout cela, le comportement adapté de ces parents angoissés ne serait-il pas qu’ils se fassent aider et que, ce faisant, ils apprennent à avoir confiance en eux puis en leurs enfants? La confiance, c’est la sécurité affective. Et c’est tellement bon!


Frédéric Arminot

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Apprenez à manager votre Manager angoissé

Comment manager votre Manager angoissé pour être plus serein

Il est important de savoir composer avec le caractère de votre supérieur hiérarchique pour améliorer vos relations.

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Apprenez à manager votre Manager angoissé

Et oui, il faut aussi savoir manager son chef !

Il est de ces managers particulièrement pénible tellement ils sont angoissés ou stressés qu’ils mettent une pression infernale sur leurs collaborateurs, leurs… subordonnés, que c’en est un scandale, une malhonnêteté effarante.

Alors que vous même êtes déjà stressé et angoissé, comment manager votre manager pour que ses angoisses n’aggravent les vôtres?

La définition du Manager angoissé

Le manager angoissé est quelqu’un de nerveux voire d’irascible. C’est le genre de personne qui sue l’angoisse et ne semble jamais disposé à écouter ces différences qui font une différence (citation de Bateson).

Le manager angoissé est celui ou celle dont on a toujours le sentiment qu’il a peur. Peur de mal faire, peur de ne pas être à la hauteur et qui, pour se protéger, va avoir recours à une tendance accentuée: celle du déni, de l’absence d’écoute active, voire de l’absence de respect pour ses collaborateurs.

Le manager angoissé, c’est celle oui celui qui souffre mais qui s’impose de se tenir la dragée haute. Le manager angoissé, c’est celui qui n’a de cesse de penser à ses objectifs et, stressé comme il l’est, et plutôt que d’en parler ouvertement à ses collaborateurs, va leur mettre une pression qui n’a d’égale que celle qu’il ou elle ressent pour lui même, voire pire.

La pression exercée par le manager angoissé peut varier. C’est le plus souvent d’une façon acrimonieuse que ce manager angoissé s’exprime. Et ce qu’il exprime surtout, c’est un sentiment d’insécurité patent qui, inévitablement, rejaillit sur les personnes avec lesquelles il travaille. Ces mêmes personnes qui, à leur tour, en conçoivent de l’angoisse voire de l’anxiété.

Traitement de l'anxiété

« Comment Être et Demeurer Un Manager Serein qui Sait Contrôler Ses Angoisses Et Son Anxiété » – Cliquez sur l’image

Enfin, il ne semble y avoir rien de plus difficile à manager qu’un manager angoissé. Vous aurez beau le sécuriser ou tenté de le faire, il vous apparaîtra toujours que ce n’est pas suffisant. Et pour cause, sécurisé 2 minutes, ce manager angoissé aura de nouveau besoin d’être rassuré et, pour ce fair, reviendra vous mettre la pression pour, de nouveau être rassuré 2 minutes et ainsi de suite. Alor, comment faire pour manager un Manager angoissé?

Comment manager un Manager angoissé et travailler plus serein

Sans doute, en plus de craindre d’être victime des foudres de votre manager angoissé, êtes-vous vous même… angoissé. Qui ne le serait pas dans un environnement social, affectif ou professionnel aussi insécure? Vous avez pu remarquer que quoi que vous fassiez ou disiez, rien n’allait jamais ni même n’apaisait les angoisses de votre Manager.

Le rassurer ne sert à rien et force vous est de constater ou, à tout le moins, d’être convaincu(e), que vous êtes condamnée(e) à subir, alors qu’il existe une solution très simple. Quelle est cette solution?

Manager votre Manager

Comme vous ne le savez que trop, votre Manager est un homme ou une femme qui a besoin d’être rassuré et qui, dans ce domaine, n’est jamais satisfait. Votre Manager a peur et vous refile ses angoisses (désolé pour cette familiarité). Vous avez toutes les peines du monde à le sécuriser et force vous est de constater que cela vous épuise, en plus d’éventuellement vous angoisser,

Comme vous le savez, plus vous vous épuiserez à le réconforter ou le rassurer, pire sera son angoisse en plus du fait qu’il y a de fortes présomptions pour qu’il, ou elle, renforce ses stratégies de contrôle. Pour sortir de ce mauvais pas et vous protéger, vous allez utiliser la méthode suivante: haut dans le cadre: bas dans le positionnement.

Vous allez voir, c’est génial!

Comment manager votre Manager angoissé en utilisant une méthode étonnante

Voilà la méthode étonnante:

  1. A chaque fois que vous êtes confronté à une inter action (relation entre votre Manager et vous) à propos de laquelle vous ressentez des émotions qui vous sont désagréables (sentiment d’être agressé, comportement injuste à votre endroit, angoisse, anxiété), en bref, à chaque fois que vous ressentez l’envie de réagir pour vous défendre, ne vous défendez pas ! Ne réagissez pas !
  2. Vous saisissez votre objet transactionnel (voir plus bas) et fonctionnez de la façon suivante :
  3. Vous notez ce qui vous pose problème (acteurs, contexte, environnement)
  4. Vous notez en quoi et pourquoi cela vous pose problème
  5. Vous notez la ou les émotions que cela suscite en vous
  6. Vous notez comment vous aimeriez réagir et vous affirmer pour que l’injustice dont vous êtes victime soit réparée
  7. Une fois les points 3 à 6 complétés, vous attendez au moins 10 minutes, au cours desquelles vous allez vous répéter à l’envi qu’il est normal que vous soyez ému, que c’est comme cela, et qu’il exclu d’y changer quoique ce soit (parce que, effectivement, il ne s’agit pas de remettre en cause votre sensibilité mais plutôt de l’exploiter à votre bénéfice)
  8. Une fois les 10 minutes passées, vous allez voir la personne, ou les personnes, qui vous posent problèmes et allez leur demander si elles peuvent vous consacrer quelques minutes
  9. Imaginons que les intéressées répondent par l’affirmative. Vous expliquez la situation de la façon la plus objective, sans mettre qui que ce soit en cause. Vous ne devez pas accuser mais plutôt poser des questions en précisant que c’est vous qui ne comprenez pas et que avez besoin d’aide (même si vous pensez le contraire et êtes convaincu d’être dans votre bon droit)
  10. Vous posez exclusivement des questions sans accuser. Les gens vont vous répondre. Vous ne les interrompez pas. Ensuite, vous reformulez leur réponse puis posez une autre question en lien avec la réponse qui vient de vous être formulée. Et ainsi de suite, jusqu’à ce que vous vous sentiez plus apaisé
  11. Une fois plus apaisé – vous avez poussé les gens dans leurs retranchements sans les agresser ou vous défendre -, vous remerciez vos interlocuteurs puis prenez congés
  12. Si les gens refusent de vous recevoir tout de suite, demandez leur quand vous pourriez venir les voir sans les déranger

Quelle est l’idée ?

Bas dans le positionnement, haute dans le cadre

Bas dans le positionnement

Votre positionnement, d’une certaine façon, c’est vous contre le reste du monde. Et vous risquez de vous faire du mal. Vous allez donc adopter un positionnement bas (cf. comme dominé) en feignant que c’est vous qui avez un problème et que vous demandez de l’aide pour le résoudre.

Cela va neutraliser toute réponse agressive puisque vous ne serez pas dans la revendication – officiellement en tous cas – mais dans la requête. En bref, je vous demande de jouer le sot ou la sotte de service (désolé…) alors que vous savez très bien ce que vous souhaitez, et là où vous souhaitez en venir. C’est ce qu’il est convenu d’appeler votre objectif, le haut du cadre.

Haut dans le cadre

Vous savez que vous souhaitez être entendu et compris mais, plus vous le revendiquez moins vous l’obtenez. Vous êtes le ou la seule à connaître vos objectifs et la façon dont vous allez les satisfaire.

Les gens s’attendent à ce que vous revendiquiez, ce que vous ne ferez pas, ou plus. Grâce à vos questions, vous allez – gentiment – les amener à adopter votre point de vue puisque vous allez les faire se déballonner à l’aide des questions que vous poserez, et qui amèneront chacune de nouvelles questions jusqu’au moment où, confrontés à eux mêmes, les gens finiront par lâcher prise pour préciser qu’ils se rangent à votre avis, sans que vous ayez eu besoin de le revendiquer !

Vous pourrez donc, tranquillement, vous affirmer et vous respecter pour qui vous êtes comme vous êtes, sans revendiquer, sans vous faire de mal, ou sans passer pour qui vous n’êtes pas !

Pour satisfaire à cet exercice, agissez de la façon suivante :

  1. Chez vous, essayez de vous munir d’un petit objet qui vous soit agréable à la forme, à la couleur et au toucher. Il serait opportun que cet objet dans la main avec laquelle vous écrivez et qu’il ne vous gêne pas lorsque vous le tenez
  2. Vous pouvez choisir n’importe quel objet. Un briquet, un porte clé, une bille, une poupée, bref, ce que vous voulez à ceci près que cet objet doit être chargé d’une aura positive d’une part et vous être familier d’autre part
  3. Si vous ne trouvez pas un tel objet chez vous, essayez de vous en rendre acquéreur à l’extérieur, en l’achetant (par exemple)
  4. Une fois l’objet choisi, celui-ci doit exclusivement servir à l’exercice indiqué
  5. Vous devez avoir cet objet sur vous, du lever au coucher, en toutes circonstances
  6. Il ne faut pas que cet objet soit trop encombrant puisque je vous demande de le porter dans la poche du vêtement que vous portez un jour « X » (à moins que ce soit un bracelet, une bague ou un collier)

Pourquoi cet objet ? Tout simplement pour que vous fassiez une transaction entre vous et… vous. Où vous décidez d’expérimenter ce que je vous propose, ou vous décidez de vous comporter en revendiquant. En pareil choix, il faudra simplement assumer votre choix, c’est à dire de vous être rendu victime de vous même.

Frédéric Arminot

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Attentats à Paris – Comment en parler aux enfants pour ne pas qu’ils s’angoissent

Attentats à Paris – Comment en parler aux enfants pour ne pas qu’ils s’angoissent

Attentats à Paris - Comment parler aux enfants

Attentat à Paris – Comment parler aux enfants

« Si l’entourage a la sagesse de maîtriser ses angoisses, c’est le meilleur des remparts pour l’enfant », selon Jean-Luc Aubert, psychologue, spécialiste de l’enfant et de l’adolescent.

L’attentat du vendredi 13 novembre 2015 à Paris nous rappelle combien se sentir en sécurité dans ce monde est devenu difficile voire promis à l’échec.

Le climat d’insécurité qui règne dans le monde, qu’il s’agisse de crise économique, de crise sociale, de crise de l’emploi, renforce et majore les angoisses consécutives à des moments de folie et de tragédie comme cet attentat odieux et lâche commis dans le quartier du Bataclan à Paris.

Je vais donc essayer de vous expliquer comment dire et quoi dire à vos enfants à propos de ces attentats, mais aussi quel comportement adopter face à la peur d’être victime d’un attentat ou que l’un de vos proches soit victime d’attentats.

Quelle vision vos enfants ont-ils du monde qui les entoure

Bien sur, vos enfants ont des émotions que non seulement ils ressentent chaque jour mais qui dépendent et se construisent au fur et à mesure des inter relations entre eux et vous, comme entre les autres et eux. Ces émotions les invitent à constamment s’ajuster à ce qu’ils comprennent quant à ce que l’on attend d’eux, en termes de comportements sociaux, affectifs, scolaires, etc. Ces mêmes émotions leur font vivre des expériences à propos desquelles ils vont s’affirmer, prendre des risques ou non, ou encore inhiber leur comportement réponse.

Il va de soi que vos enfants, tout comme vous, ne vont avoir de cesse de réagir par rapport à ce qu’ils comprennent d’une information quant à la façon de la gérer, de l’administrer et quant à la façon dont ils comprennent que leurs réactions ont comme effet sur les autres. Ainsi, vos enfants ne réagiront pas de la même façon si c’est vous qui êtes présent, si ce sont des camarades ou des enseignants. Vos enfants réagiront donc, aussi, en fonction de ce qu’ils savent que les adultes attendent d’eux.

Cet ensemble d’inter actions quasi constante va paramétrer la vision que votre enfant a du monde qui l’entoure. Cette même vision des choses, la relation à ce qui entoure votre enfant dans tous les domaines de sa vie, sera aussi conditionnée en fonction des émotions qu’ils perçoivent chez vous, donc de votre propre réaction au monde. De fait, c’est en fonction de ce que vos enfants comprennent de vos réactions par rapport aux récents attentats de ce 13 novembre 2015 à Paris qu’ils vont réagir d’une façon ou d’une autre.

Et c’est toujours en fonction de vos réactions, mais aussi de l’âge de vos enfants, comme aux circonstances et à vous même, qu’il va vous falloir vous adapter à eux pour envisager de verbaliser autour de ces récent attentats. De fait, il vous faudra non seulement exprimer vos émotions mais aussi faciliter celles de vos enfants et réguler votre système familial de sorte à ce que les non dits soient moindres et les peurs mieux appréhendées. Facile à dire mais comment faire?

Attentats du 13 novembre 2015 – Comment en parler à vos enfants

Il est important de parler avec vos enfants de toutes les informations qu’ils ont reçu et perçu à propos des attentats à Paris. Ainsi, avant même de leur exprimer comment vous ressentez ces attentats, les émotions que cela suscitent en vous, il est important de leur demander ce qu’ils ont compris de cette dramatique situation et, partant,de les aider à verbaliser leur vision des choses.

A cette fin , quoi de plus simple que de poser des questions à vos enfants? Demander leur ce qu’il sont compris de la situation. Poser leur la question de savoir les images qu’il sont vu, s’ils en ont vu? Demandez leur ce que cela évoque pour eux. Demandez leur ce que, émotionnellement, ils ressentent par rapport à toutes ces images.

A chaque fois que vos enfants vont exprimer leur vision de ces attentats, reprenez chaque chose qu’ils expriment, pour recadrer par rapport  à la réalité. Si, par exemple, votre enfant dit qu’il a eu peur, ou qu’il a peur, demandez lui ce qui lui fait peur. Sont-ce les mots « attentats », « police », terroristes, « terrorisme », ou d’autres mots qu’ils prononcent qui leur font peur? En quoi cela leur fait-il peur?

En fait, ce qu’il convient de faire en pareille situation, qu’il s’agisse d’attentats ou de tout autre fait violent dont votre enfant aura été le spectateur direct ou non, c’est de l’aider à vider la poche de ces ressentis et de ses émotions. Je m’explique.

Imaginez que le images perçus par votre enfant, comme les propos que votre enfant aura entendu, se sont stockés dans une sorte de poche qui s’est considérablement remplie, voire remplie au point d’en être pleine à craquer. Quand j’écris cela, je laisse entendre que votre enfant aura perçu tout un tas de ressentis et d’informations inhabituelles et qu’il ne saura bien évidemment pas, de façon naturelle, comment les exploiter, où les classer, et comment les administrer.

Vous allez donc l’aider, progressivement, à vider cette poche, de sorte à ce que les émotions et informations reçues soient moins douloureuses et que votre enfant, en confiance et grâce à vous, puissent se sentir plus détendu face à ce qu’il recevra comme une violence, qu’elle soit ou non liée à des attentats, mais surtout comme à quelque chose de pas normal.

Pour aider à cette verbalisation – moi même, j’emploie cette technique pour apaiser les angoisses de personnes victimes d’attentats ou d’agression, c’est de la PTSD – Post Traumatic Stress Disorder -, il est important de vous adapter à votre auditoire.

Vous ne parlerez pas à un enfant de 6 ans comme à un autre de 10 ans. Vous emploierez des mots compréhensibles et vous assurerez que votre enfant comprend ce que vous lui dites. Donc, assurez vous, en lui posant des questions, qu’il comprend les informations que vous lui donnez. Dans le cas contraire, cela risque de générer plus de désordre émotionnel dont votre enfant ne saura que faire. Si votre enfant ne semble pas comprendre, re formulez votre propos jusqu’a être certain qu’il ait bien compris.

Enfin, il est aussi important que vous exprimiez votre point de vue, vos émotions, à votre enfant. Autant que faire se peut, essayez d’être honnête. Essayez d’exprimer votre angoisse tant à propos de votre perception quant à ces attentats mais aussi votre vision sociale (notion de bien et de mal – notion de légitimité ou d’illégitimité). Essayez de l’exprimer de façon simple, sans faire un cours de géo politique à votre enfant, tout en lui épargnant des discours primaires sur les religions, les différences culturelles ou les races.

Ne craignez pas non plus d’exprimer votre peur de prendre les transports ou de vous promener, tout en essayant de préciser que le danger est partout et qu’à propos d’attentats éventuels, il s’agit de fatalité à propos de laquelle vous vous sentez impuissant. Si vous même avez peur au point de vous sentir mal, n’hésitez pas à consulter. De plus, si en fonction d’activités sociales ou professionnelles, vous avez été, même indirectement, confronté à la violence de ces attentats, n’hésitez surtout pas à en parle à un professionnel. En l’espèce, je pense au personnel de la police, au personnel hospitalier, aux personnels des services d’urgence – pompiers, médecins, infirmiers, etc -. Il en va de même si l’un de vos mais ou membre de votre famille, ou une connaissance, ont été victime des odieux attentats.

En bref, essayez d’être simple, objectif et honnête et tout se passera bien. Essayez d’être simplement humain. Si, en plus, vous pouvez sécuriser vos propres émotions et préciser à votre enfant que vous l’aimez et que vous serez toujours là pour le protéger, même si vous savez que la violence du monde n’aide pas, alors tout ira bien. Votre enfant se sentira en sécurité et aura une vision du monde plus apaisée, non conflictuelle.

Frédéric Arminot

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L’angoisse d’être juré à un procès d’assises

L’angoisse d’être juré à un procès d’assises

Juré d’assises – L’angoisse du pouvoir de juger – Pierre-Marie Abadie, sélectionné à quatre reprises pour être juré d’assises, décrit la liturgie d’un procès dans un livre témoignage captivant.

L’angoisse du juré à un procès d’assises. La démocratie veut que n’importe lequel d’entre nous puisse être convoqué pour être juré dans un procès d’assises.

En quelques jours, voire en quelques semaines, votre vie personnelle va être mise entre parenthèses et vous allez vivre une expérience qui, sans doute, va changer votre vision du monde.

Des jours ou des semaines durant, vous allez assister à des inter actions qui relèvent de la prise de pouvoir, voire, parfois, du putsch, au nom de la justice, au nom du pouvoir et de la régulation sociale.

De tels moments ne vous laisseront pas indemnes en termes d’émotions. Tout à tour, vous ferez l’objet de l’attention des juges comme des avocats lesquels, chacun leur tour, essaieront de vous attirer dans leur giron afin que vous preniez une décision qui corresponde à l’attente qu’ils nourrissent à votre endroit.

Juré à un procès d'assises - L'angoisse!

L’angoisse d’être juré à un procès aux assises

Tout au long d’un procès d’assises, de revirements de situations en basculements, vous oscillerez entre le choix de la culpabilité ou de l’innocence. Un quelques temps, vous déciderez de l’avenir d’une vie pour finir par être laissé à la vôtre une fois le procès terminé.

Votre écoute, vos convictions, vos émotions vous guideront tout au long d’un processus dont l’essentiel ne vous échappera peut-être pas, mais qui ne vous laissera jamais indifférent.

Et nul ne sera besoin d’essayer de ne pas déférer à votre convocation. Si vous ne vous répondez pas présent, vous serez à votre tour condamné. Dans tous les cas, bonjour l’angoisse.

Tranquillement chez soi, l’angoisse survient

Imaginez que vous êtes chez vous, que vous vivez votre vie et, contre toute attente, plus pré occupé par les études du petite dernier ou par le fait de savoir qui va se déclarer volontaire d’office pour faire la vaisselle, un courrier débarque dans votre vie. Vous êtes convoqué pour être juré d’assises.

Tout vous est expliqué en langage administratif, et un petit paragraphe va attirer votre attention encore plus que les autres. Alors que, pris à la fois d’une légère angoisse – la justice n’inquiète t’elle pas plus qu’elle rassure ? – vous ressentez une certaine fierté à cette convocation, il vous est précisé que vous ne pouvez surseoir à cette convocation, sous quelque prétextes fallacieux que ce soit, au risque de vous voir condamné à une peine de 3.750 € d’amende!

Angoisses - Comment vaincre l'angoisse

C’est ainsi que, nonobstant l’angoisse que vous avez ressenti avant même d’ouvrir l’enveloppe tamponnée au sceau de la république, vous en êtes quitte pour une seconde angoisse, plus existentielle celle là: « Vais-je être à la hauteur? » – « Vais-je savoir écouter, juger, prendre parti, évaluer, bref, être un juré d’assises qui fait dignement acte d’un comportement républicain et responsable?« .

Grande question à laquelle je ne saurais répondre, tout occupé à informer mon employeur de mes obligations de juré d’assises, à me préparer mentalement pour que, surtout, mon angoisse ne se voit pas ou, à tout le moins, n’obère pas mon jugement pendant le procès.

L’angoisse de ce nouveau statut, provisoire il est vrai, me fait me mettre en quête d’informations. Du net que j’interroge presque de façon compulsive, aux questions posées à mes amis, de recherches en bibliothèque en lectures diverses, j’essaie aussi de m’apprêter de sorte à avoir une tenue vestimentaire digne au sein du tribunal.

Je dois donner une image de personne sérieuse et impliquée. Il est vrai que siéger en maillot de bain ne m’offrirait pas la même crédibilité… Je n’envisage même pas de trouver des moyens pour être révoqué. Je suis à la fois excité et j’ai peur. Je suis pris dans un paradoxe. L’envie de m’y rendre et l’envie de ne pas y être. Tout cela m’angoisse. Je vais décider, avec d’autres, de la vie et de l’avenir d’un homme ou d’une femme. Criminel présumé mais quand même. Cette charge m’incombe et son poids m’angoisse progressivement.

L’angoisse de l’engagement

Les choses doivent être faites dans les règles. Je dois non seulement apporter la ou les preuves de mon identité mais je dois aussi prêter serment. Cela signifie que dans un cérémonial dont la justice a le secret, je dois tenir engagement quant à respecter des règles. Cette solennité participe à mon angoisse. Pour une cérémonie qui n’a rien d’une communion solennelle, tout ce cérémonial m’angoisse. J’ai peur, je suis impressionné. Mais je dois me rappeler que je ne suis pas la personne mise en cause, je suis juré d’assises.

Une angoisse sourde à l’énoncé de l’affaire

Notre rôle et notre mission nous ont été expliqués. Le premier jour d’audience arrive. Je m’imprègne du décorum, de cette vision que nous avons de notre piédestal sur le este du tribunal. Ce sentiment de vouloir nous faire dominer l’ensemble de la situation. Comme si l’on voulait montrer au reste du monde que nous dominons la situation. Ce décalage dans les positionnements de chacun me semble être un choix stratégique voulu et qui me met mal à mon aise.

Les identités vérifiées, la présence de chacun validée, l’acte d’accusation est lu. Une angoisse sourde m’envahit à l’énoncé de faits sordides. Je ne suis pas au bout de mes peines et, dans l’affaire qui est jugée, rien ne nous sera épargné. Autant que je reçois comme un choc émotionnel fort toutes le précisions relatives à cette affaire criminelle. Pour être honnête, j’ai une méconnaissance totale du dossier et quand j’entends ce qui se dit, les questions du président comme les réponses de l’accusé, et les interventions des avocats de la défense comme de l’avocat général, je me demande à quoi nous servons.

Taiseux, nous n’avons aucun droit à intervenir. Et pourtant, des invraisemblances m’assaillent. Je me contente de prendre des notes et me sent seul avec mon désarroi causé par cette angoisse pénible qui semble s’immiscer en moi. Ce qu’il est en train de se jouer me dépasse.

Comment les interventions des parties de ce procès m’angoisse

Tour à tour, entre les interruptions de séances, les interventions des avocats ou celles du ministère public, sont autant de moments où vous avez l’impression d’être phagocytés. Les uns contestent les éléments à charge, les autres veulent des aveux plus forts encore. Tous veulent la même chose. Nous attirez, nous les jurés, dans leur escarcelle.

A tort ou à raison, un sentiment d’angoisse vous envahit parce que vous avez l’impression d’être sommé de choisir. L’avocat de la défense plaide au mieux des intérêts de son client, le ministère public veut sa sentence, celle de la culpabilité jugée et condamnée.

Chacun va y aller de son sentiment. Effets de manches, voix posée ou tonitruante, vous êtes habité par le doute. Qui a raison, qui a tort. Quel choix devrez vous faire pendant les délibérations? Vous ne devez en aucun cas choisir sur la foi de vos affects. Vous devez penser et réfléchir en toute objectivité. Comment agir de la sorte, vraiment, alors que vous avez l’impression que toutes les parties prenantes à ce procès tentent de vous attirer à elles?

Comment ne pas ressentir de l’angoisse à l’idée que la décision que vous prendrez en matière de culpabilité va conditionner la vie, l’avenir d’un autre humain, même si celui-ci a commis des actes odieux? Comment ne pas se sentir empreint d’angoisse à l’idée de ces vies qui basculent dans l’horreur parfois contre toute attente? Comment rester indifférent à toutes ces intimités exposées sur la place publique « au nom de la loi »?

Fin du procès – Quand le doute et l’angoisse s’installent

Le verdict a été rendu. Pendant toute cette période, il vous a été demandé de vous tenir à distance de tout élément se rapportant à l’affaire. Comme si c’était aussi simple de le faire que de le dire. Vous n’avez pas pu échapper à toutes ces actions que toutes les parties ont émises en votre direction pour vous amener à prendre une déifions conforme à ce qu’ils attendent de vous. Aucun des moments du procès ne vous aura laissé indifférent.

A aucun moment non plus, au terme de chaque journée, vous repartirez à vos activités sans être durablement affecté par ce qu’il s’est passé, par ce qu’il est entrain de se passer. A vous, les troubles de l’endormissement, les questions restées sans réponses. A vous, parfois, les angoisses nocturnes qui sont autant d’échos à vos doutes persistants. Qui a tort? Qui a raison? Quelle est mon intime conviction?

Quand tout sera terminé, le verdict rendu, vous repartirez encore plus seul que vous n’êtes arrivé. A vous les souvenirs de ces plaidoiries parfois enflammées qui, jamais, ne vous laissent indifférent. Chacune vous laissera son empreinte que vous re vivrez pour quelques temps. Ce moment, comme hors du temps, pourra vous laisser une marque telle qu’il ne sera pas impossible que vous vivrez le tout comme un traumatisme.

Vous ne sortirez pas indemne de ces émotions qui vous auront saillies tout au long de ces journées parfois si longues et terribles où l’émotion n’aura jamais laissé sa place au sordide. Votre vision de l’homme, de la société, de la justice seront marqués à jamais par ce moment suspendu. Votre vision sociale de ce monde, celui du crime, celui de la société quand elle juge, celui de la justice, celui des hommes, sera marquée à jamais.

Le temps passera, inexorablement et, parfois, des souvenirs remonteront à la surface. Dans un moment social fort, vous aurez démocratiquement participé à juger un être humain pour des faits dont la seule ré évocation vous angoisse.

A votre tour, condamné à écouter et à être imprégné d’un monde qui n’est pas le votre, vous aurez été pris de ces vertiges qui ébranlent votre vision de la société. Pour toujours. Le doute et l’angoisse faisant leur oeuvre, le temps passera, celui qui vous éloignera de ce passage dans la noirceur des hommes. Désormais, votre regard sera affecté de tout ces moments, et vous ne serez, sans doute, plus jamais le même.

Et vous le serez d’autant moins que, parfois, alors que vous aurez créé un cercle social inattendu, celui des jurés, vous serez amené à lier connaissance avec les autres jurés. Ce lien, parfois si fort, co construira un souvenir récurrent, comme une continuité du procès, comme l’entretien de cette angoisse sourde qui vous aura habité et que vous entendrez longtemps encore.

Frédéric Arminot

Angoisse existentielle – Des médicaments capables de soigner l’angoisse existentielle

Angoisse existentielle – Des médicaments seraient capables de soigner l’angoisse existentielle

Selon une étude américaine, l’angoisse existentielle pourrait fonctionner au niveau cérébral comme la souffrance physique.

Parmi la vacherie qu’est l’angoisse, l’angoisse existentielle remporte la palme!

Interroger le sens de soi, le sens de sa vie, le sens des choses et, partant, en être retourné au point d’avoir le sentiment de ne plus rien savoir ni comprendre, telle est l’angoisse existentielle.

Dans le traitement de l’angoisse, l’angoisse existentielle m’est toujours apparue comme la plus difficile et la plus longue à traiter. Je parle de traitement et non de soigner l’angoisse, car, une fois de plus n’est pas coutume, quand vous êtes angoissé, vous n’êtes pas malade!

Dans le présent article lié à l’angoisse existentielle, je vais donc essayer de vous expliquer ce qu’est l’angoisse existentielle et, comment peut-être, les anti douleurs pourraient participer à apaiser votre angoisse.

Autant vous l’écrire tout de suite, au regard du peu d’éléments dont je dispose, je crains de ne pouvoir abonder dans le sens d’un apaisement de l’angoisse existentielle au sens où le paracétamol serait le médicament approprié. Mais, voyons cela…

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Un anti douleur soignerait l’angoisse existentielle

J’ai essayé de faire de s recherches sur le web pour trouver des éléments d’appréciation quant à cette idée, ou plutôt cette étude, qui voudrait que l’on puisse soigner ce type d’angoisse avec du paracétamol. J’ai trouvé peu de choses mais, malgré tout, quelques éléments d’appréciation.

Ainsi cette étude montre qu’après avoir administré du paracétamol à des groupes d’études et du placébo à un second groupe puis d’avoir confronté chacun de ces deux groupes à des inter actions sociales, il est apparu que l’anxiété et la façon de l’appréhender était différente. Je m’explique.

Le groupe ayant utilisé le paracétamol était plus enclin à la clémence face à des images difficiles, par exemple: choisir des sanctions pour des personnes ayant commis des actes illégaux, regarder certains types de films ou de vidéos, écrire choses émotionnellement assez noires. Le second groupe maintenait son niveau d’anxiété face à ces mêmes informations, réalistes ou non.

Cette étude postule qu’une douleur est perçue par le cerveau en cas d’anxiété. Qui écrit « douleur », dit signes physiques ou symptômes d’anxiété au sens physique. De fait, comme le paracétamol est un médicament antalgique, anti douleur, il y aurait des présomptions quant à son efficacité. Ce que souligne aussi cette étude, menée par le Département de Psychologie de l’Université de Colombie Britannique au Canada, c’est la nécessité d’investiguer plus encore pour s’assurer de cette possibilité.

En effet, il n’est pas impossible que l’angoisse existentielle participe à générer des douleurs physiques ou psychiques. Connaissant la vertu anti douleurs du paracétamol, il serait concevable qu’il agisse sur la douleur perçue, l’émotion liée à l’angoisse existentielle et, partant, l’apaise ou, à tout le moins, apaise l’anxiété correspondante.

Je ne suis pas scientifique, je suis comportementaliste. Force m’est donc de constater que ce département de psychologie précise qu’il faille faire de plus amples recherches pour s’assurer de l’objectivité de leurs recherches. De fait, prendre du paracétamol en cas d’angoisse existentielles peut être une solution, mais rien ne précise que ce soit la solution.

Partant, résoudre le problème du sens de la vie, du sens de soi, par la prise d’un médicament me semble un peu… léger.

Angoisses - Comment vaincre l'angoisse existentielle


Frédéric Arminot

Angoisse – Pourquoi les filles ont plus d’angoisse que les garçons

Angoisse – Pourquoi les filles ont elles plus d’angoisse que les garçons

Les petites filles sont moins angoissées que les petits garçons, pourquoi est-ce que ce rapport s’inverse à l’âge adulte?

Quelqu’un dirait « tellement vrai ». Autant dans sa dimension sociale que culturelle, l’angoisse est plus présente chez les filles que chez les garçons.

Qu’est-ce qui, donc, différencie cette appréhension de l’environnement social entre les filles et les garçons? Qu’est-ce qui dans notre éducation privilégie la peur et l’angoisse chez les filles alors que cette tendance s’inverse plus tard?

Pourquoi les garçons, devenus des hommes, ou présumés tels, ressentent-ils des angoisses aussi vives? Qu’en font-ils alors qu’il est notoire que ces mêmes hommes consultent moins les psy que les femmes?

Angoisse et éducation – Quel rapport

Les filles c’est doux, c’est rose. Les filles, c’est sensible. Les garçons, c’est viril, c’est fort. Pour les uns comme pour les autres; la construction de la personnalité est différente et se crée sur la foi de vecteurs éducatifs. Les parents n’élèvent pas une fille comme ils élèvent un garçon.

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Les contres d’intérêts culturels ou sportifs ne sont pas les mêmes. Les positions sociétales de ces deux sexes ne sont pas les mêmes non plus. Les garçons sont élevés dans une pensée et une action combative où l’émotion n’a pas la place qu’elle mérite (du moins assez… souvent). Les filles elles, très jeunes, très tôt, sont versées et éduquées dans un climat où elles vont reproduire des jeux, des positionnements, qui ont plus à voir avec le rôle auquel la société les destine (épouse, mère, et pas officier d’active!). Notre société est très patriarcale, ce qui fonde la relation à l’angoisse autant chez les filles que chez les garçons.

Angoisse – Filles et garçons – Une relation très différente aux émotions

Quel garçon n’a jamais entendu, alors qu’il s’était fait mal: « Pleure pas, t’es pas une fille »? Emotionnellement, les filles ont donc des « droits » que n’ont pas les garçons. Très tôt, très jeunes, les garçons ont des devoirs, le principal étant d’assumer, de s’affirmer et non d’exprimer angoisse, peur ou tristesse. Etre une fille ouvre droit à ces émotions Etre un garçon n’ouvre droit qu’à revendiquer force et virilité. Dans les deux cas, fille ou garçon, il en va de votre positionnement au sein d’un système dument établi depuis toujours, et gare à celles et ceux qui sortent de ces schémas!

Les filles comme les garçons reproduisent donc intuitivement ce qui leur est appris en termes de comportements puisque, très tôt, les uns comme les autres comprennent ce que l’on attend d’eux. A plus forte raison quand il s’agit d’angoisse. C’est ainsi que, très tôt, les filles vivant plus la réalité de leurs émotions semblent être rapidement plus matures alors que les garçons continuent à revendiquer le territoire de leur virilité. Plus ils combattent, plus ils assoient leur autorité, mieux ils se sentent. Mais, çà va se gâter…

Angoisse – Un déterminisme comportemental

Les filles, en apprenant très tôt à vivre et exprimer leur angoisse semblent mieux disposées à les gérer par la sure, dans leur avenir tant personnel que social ou professionnel. Les garçons semblent par contre beaucoup moins programmés pour assumer leur angoisse. C’est ainsi que, très souvent, nous constatons que, lorsqu’ils sont victime d’angoisse, ils se réfugient dans l’alcool ou dans n’importe quel comportement d’évitement à tendance addictive.

Alors que ces filles devenues femmes peuvent légitimement ressentir de l’angoisse voire de l’anxiété, elles vont plus simplement consulter un psy. C’est loin d’être le cas des garçons devenus des hommes. Mais, comment savoir faire quelque chose que l’on ne vous a pas appris?

Ces enfants, ces garçons, quand ils ont appris à se comporter avec virilité en ont oublié leur affects au point de lutter contre eux. Quand la vie adulte les rattrape, avec son lot d’obligations etc de responsabilités (sociales, affectives, familiales, économiques), les voilà fortement démunis voire incapables de gérer les émotions afférentes à l’angoisse suscitée par cet environnement qui attend d’eux qu’ils soient à la hauteur.

De fait, autant les filles devenues adultes n’hésitent pas à demander de l’aide pour gérer leurs émotions quand celles-ci perturbent leur équilibre, autant les garçons, devenus hommes, versent dans la fuite, dans le déni, dans l’évitement. Ceci n’est pas une critique et n’a rien de réducteur.

Ma fonction de comportementaliste depuis plus de 20 ans m’amène à constater que les femmes sont généralement bien plus fines émotionnellement que les hommes, qu’elles assument mieux au sens où elles ont un comportement responsable quand elles sont confrontées à ces émotions. Au contraire de beaucoup d’hommes, les petites filles devenues femmes ne font pas de leur problème d’angoisse un problème de virilité. Les hommes, vraisemblablement, si! Il n’y a qu’à voir la différence de comportements es femmes par rapport aux hommes en cas de conflit.

Mais, je me garderais de toute généralité…

Source – Quand le processus d’angoisse s’inverse des filles aux garçons

Peur – La peur de devenir Manager – Comment faire

Peur – La peur de devenir Manager – Comment faire?

Vous allez devenir manager ? Vous avez peur de coordonner une équipe plus importante ? Voici quelques pistes pour vous aider à prendre confiance en vous.

Ce qui devrait être une consécration, une promotion, peut parfois revêtir les atours d’un chemin de croix.

La peur d'être Manager - Comment y remédier

La peur d’être Manager – Comment y remédier

Quel manager oserait dire qu’il n’a jamais eu peur de manager? Qui oserait affirmer que manager est pour lui, ou pour elle, une promenade de santé et que, par conséquent, manager n’induit jamais angoisses, anxiété ou stress.

Je me souviens de ce Délégué Médical rencontré dans un TGV alors que je rentrais de déplacement.

Il m’a raconté qu’il venait d’être nommé manager d’une équipe et avait très peur de ne pas savoir faire, de ne pas être à la hauteur.

C’est une partie de son histoire que je vais vous raconter.

Je reviens de province où je suis allé animé une formation auprès de personnels confrontés à du public dans le cadre de la gestion des conflits.

Quand je m’assieds dans le train, immédiatement, je ressens que la personne qui me fait face est tendue. Je la sens préoccupée, anxieuse.

Je m’installe, sort les comptes rendus de la formation pour les lire. Tout s’est très bien passé. Les évaluations sont unanimes. Les gens sont ravis! Alors que je commence à ranger ces documents et à sortir un livre sur le comportement, je constate que mon vis à vis bouge. Il me donne l’impression qu’il veut faire quelque chose mais qu’il se retient. J’ai bien vu, par moments, qu’il jetait des coups d’oeil dans ma direction, mais qui ne fait pas çà dans le train? Toujours est-il que ce monsieur qui me semblait anxieux un peu plus tôt exprime maintenant des comportements qui s’apparente à de la peur.

Constatant qu’il a l’air de plus en plus tendu, je m’inquiète de son état émotionnel et, délibérément, lève la tête, le regarde puis lui sourit. Ça marche, il m’interpelle. Il me dit qu’il a remarqué que je lisais des documents et un livre qui semble traiter des questions de comportements. Ce à quoi je lui réponds que c’est normal puisque je suis… comportementaliste pour humain, pas pour animaux!

J’en profite pour lui demander quelle est son activité professionnelle. Il me répond qu’il est Délégué Médical enfin, plus maintenant, puisqu’il vient d’être nommé Manager. Ce qui le terrorise me précise t’il. Il s’angoisse beaucoup à l’idée de savoir comment faire, comment être. « J’ai peur de ne pas être à la hauteur » me dit-il? Ce à quoi je lui renvoie la question de savoir ce que signifie pour lui « peur de ne pas être à la hauteur« . La contextualisation démarre. Moi qui pensait faire un voyage réparateur, j’en suis pour mes frais ,mais je n’avais qu’à pas provoquer ce monsieur.

publrm Et ce dernier de m’expliquer qu’il n’a jamais eu peur depuis qu’il exerce cette profession (10 ans) pour un laboratoire pharmaceutique. Aujourd’hui, il a peur car il connait les membres de l’équipe de délégués dont il va avoir la responsabilité. Il n’a jamais travaillé sur la déclinaison d’objectifs de vente, et n’a jamais reçu de formation de manager. Il ne sait pas s’il saura motiver ses troupes et gérer les petits tracas du quotidien de chacun des membres de son équipe. Entre les dents du petit dernier qui empêche un salarié de travailler, et le Délégué qui ne satisfait pas ses objectifs.

Je lui réponds qu’avoir peur est plutôt bon signe. En effet, c’est l’expression de son désir de bien faire. Et, plutôt que de rester tétanisé face à sa peur, il serait préférable de poser sur une feuille tous les éléments qui lui font peur. Une fois cette liste rédigée, je lui suggère, point par point, de préciser les freins et les ressources spécifiques à chaque sujet. Ensuite, plutôt que de cultiver son angoisse, d’essayer d’identifier un ou plusieurs référents au sein du laboratoire qui l’emploie et sur lesquels il pourrait s’appuyer pour éclaircir sa situation et ses comportements à venir. Plus te temps passe, plus nous approchons de Paris, et plus son visage s’éclaire.

Je lui suggère enfin de se servir de sa peur. Ainsi, à la faveur d’une prochaine réunion, d’informer ses collaborateurs de la peur qui est la sienne. De ne surtout pas avoir peur de les informer de la façon dont il perçoit ses nouvelles responsabilités et que, ce faisant, il compte sur « ses » délégués médicaux pour l’aider et l’assister dans sa tâche comme dans la réalisation des objectifs.

Bien sur, il exprime une certaine réticence à partager la réalité de ses émotions, et surtout sa peur, aux membres de son équipe. Ce à quoi je lui oppose que cela le rendra plus humain, en plus d’être considéré comme honnête ce qui renforcera sans doute la cohésion d’équipe, en invitant chaque membre du groupe à faire acte de bonne volonté. Ce qui, soit dit en passant, lui permettra d’identifier les personnes dont le comportement nuit à la cohésion d’équipe.

Il comprend vite et bien que travailler sur l’inter collaboration est un excellent moyen de contrôler sa peur. Partant, d’arriver à créer une dynamique qui soit comme une zone de confort. Cela va délimiter le champ des compétences de chacun, les limites de chacun. Tous auront leur place. L’inter action entre chacun des membres de l’équipe soutenu par ce Manager fera le reste, soit la réalisation confortable des objectifs.

Un peu avant d’arriver à Paris, je lui précise qu’une fois en fonction, et si sa peur est toujours présente, voire handicapante, il peut faire le choix de demander à son employeur d’être accompagné par un coach et de suivre une formation en management. Ce qu’il me répond à ce sujet me laisse pantois.

En effet, je comprends d’autant plus la peur de ce monsieur que le dit employeur semble vouloir faire l’économie de formations et de suivi de ce nouveau manager. Ce qui, je vous l’avoue, m’effare quelque peu. Pour le coup, c’est moi qui ait peur…

Source – « J’ai peur de devenir manager »

Frédéric Arminot

Angoisses – De nouvelles angoisses liées aux nouvelles technologies

Angoisses – De nouvelles angoisses liées aux nouvelles technologies

Les nouvelles technologies nous ont libérés de certaines de nos angoisses, mais être joignable en permanence ou multiplier les contacts virtuels en ont créé d’autres. un psy analyse nos névroses numériques. Qui pourrait se targuer de n’avoir jamais connu un accès d’angoisse aiguë face aux sollicitations permanentes de son smartphone et d’Internet ?

Qui n’a jamais regardé son GSM pour voir si quelqu’un vous avait téléphoné alors que vous savez n’avoir entendu aucun appel? Qui n’a jamais ouvert puis ouvert de nouveau sa boite mail pour savoir si un message était arrivé alors que rien ne presse? Qui n’a pas passé un temps effarant à ne rien produire d’autre que de regarder sa page Facebook ou celle des autres?

Qui ne s’est pas senti angoissé parce qu’il ou elle ne recevait aucun appel ou aucun message de qui que ce soit. Qui ne s’est jamais retrouvé en plein milieu d’un passage piéton entrain de se faire klaxonner parce que vous étiez obnubilé par votre smartphone?

Stress-Angoisses

Angoisses et technologies modernes de communication

L’angoisse de l’abandon a été démultiplié d’une façon très étonnante du fait du développement des nouvelles technologies. Ainsi, il existe un paradoxe époustouflant. les nouvelles technologies nous ont permis de nous rapprocher au sens du contact mais, dans le même temps, ont favorisé une sorte d’éloignement physique facteurs d’angoisses sociales.

Twitter, Facebook, mais aussi et surtout le développement de la téléphonie mobile, ont participé à ce que nous communiquions les uns avec les autres d’une façon immédiate, laquelle lève toute frustration.

Plus besoin d’attendre, plus d’angoisses quant à savoir si nous allons être ou non re contacté. La messagerie fait son oeuvre, ce qui autorise certains d’entre nous à nous pilonné de leurs appels téléphoniques sans se rendre compte pour autant qu’ils gèrent leurs frustrations en faisant de nous des victimes de leur… harcèlement. Sauf à ce que comme dirait quelqu’un de ma connaissance, je cite: « Je ne réponds pas quand on me siffle! ».

Ces angoisses de ne pouvoir participer, j’écrirais plutôt associé, à de moments de partage virtuels ou à bénéficier de « J’aime » facebookiens, renforcent un faux sentiment d’appartenance puisqu’ils n’existent que de façon virtuelle et pas nécessairement dans la réalité. Si beaucoup de gens communiquent sur les réseaux sociaux, aidés en cela par la dimension immédiatement inter active de ces logiciels de communication, il y a fort à parier que plus les gens communiquent dans cette virtualité, moins ils participent à la vie active, sous toutes ces formes, dans la réalité.

Partant, si vous n’êtes pas ou plus inscrit dans une démarche collective réelle, vous avez toutes les raisons de souffrir d’angoisses liées à votre peur, bien légitime, de ne pas être reconnu dans un monde virtuel. Et, si vous n’êtes reconnu ni dans l’un, ni dans l’autre, vous serez confronté au risque majeur que d’être confronté à vous même, dans un océan de solitude qui n’aura d’gal que l’immensité de la toile (web). Que d’angoisses en perspective.

Je vous invite à lire ce que Serge Tisseron, psychiatre, en pense.

Sourced through Scoop.it from: r-eveillez-vous.fr

Frédéric Arminot

Angoisses – La méditation pour régler ses angoisses – Ce qu’en dit Frédéric Lopez

Angoisses – La méditation pour régler ses angoisses – Ce qu’en dit Frédéric Lopez

Les angoisses ont une source inépuisable de tourments pour beaucoup d’entre nous. Toutes et tous, nous essaierons, chacun à notre façons, d’écarter ces angoisses qui nous pourrissent la vie.

D’aucuns choisiront la méthode coué, d’autres les médicaments, d’autres encore la thérapie comportementale ou TCC, et d’autres, enfin, des techniques dites holistiques, comme la sophrologie ou la méditation comme nous l’explique Frédéric Lopez, animateur de télévision.

A l’heure où je diffuse cet article, je ne l’ai pas encore lu et ne peut donc vous dire de quoi il retourne. Mais, je vais le faire dans la journée et vous tenir informés.

Voilà, j’ai lu et euh… comment dire… il n’y a rien à en dire si ce n’est que je suis content de savoir que Frédéric Lopez aurait aimé connaitre la méditation dite de la pleine conscience – avant – et que cela lui aurait facilité ses échecs (dixit). De fait, qu’est-ce que la méditation?

Régler ses angoisses avec la médiation

La méditation aide à régler ses angoisses

La méditation est une pratique mentale ou spirituelle qui consiste à focaliser son attention sur un objet, une pensée ou soi même. L’idée de la médiation est donc se concentrer sur quelque chose et uniquement cette chose.

La méditation est pratiquée dans bien des religions tout comme dans l’univers médical, et sert à apaiser les sens de celle ou de celui qui la pratique. Son objectif est de faciliter une certaine paix intérieure, des états de conscience modifiés, par la régulation de l’activité mentale.

Les techniques de méditation varient en fonction de paramètres religieux ou spirituels. Dans tous les cas, il s’agit de méditer pour, par exemple, régler ses angoisses, donc apaiser ses émotions et en reprendre le contrôle en ayant une activité contemplative (ceci est un exemple).

En effet, la méditation, en favorisant la concentration sur un élément intérieur ou extérieur, va favoriser la dérivation mentale, c’est à dire cesser le focus sur ses angoisses (c’est toujours un exemple au cas où une personne souhaite régler ses angoisses).

En ce cas, comme dans tous les autres, il est tout à fait conseillé d’écouter une musique douce qui va favoriser l’apaisement et le lâcher prise. En vous laissant ainsi aller au gré de votre conception imaginaire ou spirituelle, en focalisant votre attention sur une chose (objet, pensée philosophique), la personne qui pratique la méditation va progressivement se laisser porter et se départir de ses tensions, ce qui va lui permettre de prendre du recul, émotionnel ou physique, et ainsi, de régler ses angoisses.

Aujourd’hui, il est acquis que la méditation (Mindfulness par exemple) favorise la santé par une meilleure hygiène mentale. Ainsi, la méditation est de plus en plus préconisée dans les cas de dépression, d’anxiété ou encore de stress.

Cependant, et à tout le moins pour la pratique que j’en ai eu il y a quelques années, si la méditation favorise un certain équilibre mental par le lâcher prise, elle ne permet pas nécessairement de régler ses angoisses. C’est du moins ce qu’il ressort de ma pratique personnelle de la méditation et de ce que m’en ont dit des patients qui la pratiquent avec assiduité.

Si je devais résumer mon approche de la méditation, je dirais qu’elle favorise le lâcher prise, permet d’objectiver par des activités mentales dérivatrices positives mais je ne la considère pas, la méditation, que comme un outil se suffisant à lui même pour régler ses angoisses. A ce titre, la méditation ne saurait être considérée comme LE seul outil pour régler ses angoisses. Il convient donc d’intégrer la médiation pour régler ses angoisses dans une démarche globale et cohérente.

Mais moi, j’écris çà, j’écris rien. Chacune et chacun fait ce qui lui semble bien par rapport à lui même. N’est-ce pas le plus important?

Source – Interview de Frédéric Lopez → www.pipole.net

Frédéric Arminot

Vaincre la peur – 5 stratégies pour vaincre la peur et l’anxiété

Vaincre la peur – 5 stratégies pour vaincre la peur et l’anxiété

Stratégies pour vaincre la peur

Vaincre la peur grâce à 5 stratégies

Voici 5 stratégies faciles à mettre en oeuvre, qui vous permettront de réduire votre stress au quotidien.

Nous avons tous peur! Peur de l’autre, peur de choses ou d’évènements que nous ne pouvons pas contrôler. peur de ne pas être à la hauteur. Peur de nous…

Il existe des méthodes, parfois critiquables, pour vaincre la peur. Dans cet article, il nous en est proposé quelques unes que je vais me faire un plaisir de critiquer au sens de la critique constructive.

En matière de solutions pour vaincre la peur,il existe bien des solutions! Quoique… Voyons de quoi il retourne.

L’auteur fait allusion à une technique qui est celle d’imaginer le pire pour vaincre la peur. C’est une technique fort intéressante que j’utilise effectivement mais qui s’inscrit dans une démarche à la fois stratégique et brève. Je ne suis pas convaincu qu’elle puisse se satisfaire à elle même pour vaincre la peur. En effet, dans l’article concerné, il est fait allusion à un environnement professionnel qui justifie le pire par rapport à une décision à prendre. En l’espèce, il s’agit donc de faire un choix tout en essayant de se rassurer.

Vaincre les peurs

« Comment Vaincre Sa Peur » – Cliquez sur l’image

Ensuite, nous sommes invités à collecter toutes les informations relatives à un problème donné pour en être émotionnellement désinvesti. Je comprends ce point de vue, à ceci près qu’il me semble poser un problème. Bien qu’émotionnellement objective, cette façon d’identifier les freins et les ressources risquent, malgré tout, de vous faire passer à côté d’un élément important. Pourquoi? Tout simplement par ce que vos émotions, que vous le vouliez ou non, vont paramétrer vos réactions (acceptation ou refus quant à l’intérêt d’un information). Par exemple, vous risquez de minimiser ou d’aggraver un élément d’appréciation ce qui va modifier votre recensement quant à ce qui pose problème et, de fait, obérer votre façon de vaincre la peur. Mais, je ne peux que vous suggérer d’essayer cette méthode.

Identifier les solutions une fois le problème posé induit le même problème que précédemment. En tous cas pour agir de sorte à vaincre la peur puisque c’est ce qui nous occupe. L’objectivité, même si, je vous le concède, subjectivité et objectivité sont, somme toute, relatifs. Par contre, la question que je trouve très intéressante quant aux façons de vaincre la peur est celle qui fait que l’on essaye de préciser le problème. Un problème finement contextualisé est le premier pas vers la solution, voire le plus grand pas!

Quand à la loi de la probabilité, je veux bien que, scientifiquement, cela soit appréciable. Pourtant, je ne peux pas m’empêcher de penser que cela constitue un biais subjectif, donc émotionnel. Effectivement, c’est en fonction de la vision que vous avez de la probabilité de changer un problème en solution, et donc de la façon émotionnelle dont vous allez percevoir ce changement, que vous apprécierez la probabilité positive du changement. En clair, c’est en fonction de l’émotion que suscite cette probabilité que vous ferez ou non ce changement. Donc, ce serait un biais subjectif dans votre façon de vaincre la peur.

Le seuil de déclenchement est un out intéressant qui nécessite de prendre un risque. Evaluer à partir de quand et de quelle façon, sur la foi de votre appréciation d’un certain nombre d’éléments issus du problème, ce qui va vous permettre de prendre une décision. Mais, seul l’avenir vous dira si vous avez eu raison ou tort. Des l’intervalle, il vous faudra, éventuellement, gérer votre peur après avoir essayer de vaincre la peur qui vous étreignait.

Source

Frédéric Arminot

Angoissés – Les salariés des banques de plus en plus angoissés – Les syndicats mobilisés

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Angoissés – Les salariés des banques de plus en plus angoissés – Les syndicats mobilisés

Syndicalistes mobilisés pour salariés angoissés : retrouvez l’actualité financière avec le quotidien des professionnels de la finance : L’AGEFI.

Salariés angoissés - Les syndicats alertent

Salariés angoissés dans le secteur bancaire – Les syndicats alertent

Les salariés angoissés sont légion. Les objectifs de vente sont de plus en plus irréalisables et sont à la hauteur des pertes.

Dans ce cadre, ils s’agit de salariés angoissés et qui travaillent dans le secteur… bancaire. Lequel ne jouit pas d’une image très favorable. C’est vrai qu’imputer 20€ de frais à un client pour un chèque sans provision de 14€, çà donne pas une image positive. Mais… c’est un moyen de faire de l’agent sur le dos des clients.

Ces salariés angoissés auront donc à charge, en plus du reste, de gérer les conflit. Tant avec ces mêmes clients qu’avec leur hiérarchie. Laquelle est soumise à la pression du système… bancaire pour lequel, cela va de soi, l’argent est roi.

Alors, salariés angoissés ou victimes consentantes du « veau d’or »?

Travail dans une banque – Le syndrome du veau d’or

Depuis la crise économique de 2008, il ne se passe pas un jour sans que nous entendions parler d’argent. Et, qui parle d’argent, parle des banques. Au delà des banques, de leur système ou mode de fonctionnement, il y a des femmes et des hommes. Ceux là même qui font tourner la machine. Cette machine, dite machine à cash, cash flow, et j’en passe, soutenue et encouragée. Par des êtres humains forts angoissés.

Pourquoi angoissés. Je pense que cela est du à des objectifs de réalisation de plus en plus exponentiels. A titre d’épreuve, je ne sais pas si vous y avez prêté attention mais les salariés angoissés à propos desquels les syndicats jouent les lanceurs d’alertes ont maintenant pour fonction supplémentaire de vendre… des téléphones et des abonnements téléphoniques! A quand la vente de préservatifs dans les banques?

Dans un système bancaire, tout est régit et dûment contrôlé. Chacun est à sa place. Chacun a une fonction qui est contrôlé par le péquin du dessus. Qui, lui même, est contrôlé par le péquin du dessus. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, tous ces salariés angoissés dont d’autant plus angoissés. Tout le monde a un champ de responsabilités limité contrôlé par le mec du dessus.

L’angoisse des objectifs à réaliser

Chaque personne a donc pour vocation de répondre de la satisfaction de ces objectifs. Et gare à celles et ceux qui n’y satisfont pas! C’est sans doute la raison pour laquelle beaucoup de ces salariés sont parfois si peu aimables. Ou si peu compréhensifs parce que soumis à une pression constante voire croissante.

Le fait que les syndicats nous alertent sur ces salariés angoissés me donnerait presque envie de sourire… Si cela ne correspondait pas tant à ce système libérale et capitaliste contre lequel je n’ai pas grand chose. Si ce n’est qu’il se nourrit de lui même. Et qu’il nous montre, chaque jour un peu plus, que ses appétits d’ogres nourrissent système et angoissés de toute nature.

Moralité, je n’ai pas la certitude qu’avertir que des salariés du secteur bancaire soient angoissés ait un quelconque effet. Cela ne fait qu’éclairer une situation financière et sociale plus qu’inquiétante. J’en veux pour preuve le nombre de salariés du secteur bancaire qui me contactent parce que victime d’anxiété ou de phobies en lien avec leur domaine d’activité.

Lisez ce que dit l’AGEFI à propos de ces salariés angoissés → www.agefi.fr

Frédéric Arminot

Crise d’angoisse – 10 conseils pour gérer son stress

Crise d’angoisse – 10 conseils pour gérer son stress

10 conseils pour gérer son stress, crise d’angoisse etc… Et oui, nous en avons bien besoin, surtout en ce moment ! Venez papoter avec moi : (Je répond aux …

C‘est bien mignon… So light… Enfin, çà a le mérite d’exister hein… Enfin, bon. Elle est mignonne la miss. C’est une lycéenne qui, quand elle ne prodigue pas ses conseils de beauté et de maquillage, nous donne des conseils pour gérer le stress ou une crise d’angoisse. En plus, je ne vais pas la ramener, elle a un nombre de followers sur Page Youtube Frédéric Arminot Comportementalisteet Tweeter qui me rendrait jaloux, si je n’étais pas juste… admiratif.

Alors, que nous dit cette charmante jeune fille à propos de crise d’angoisse éventuelle. Un certain nombre de choses qui, pour le comportementaliste que je suis, m’ont souvent fait sourire. Alors, dans le désordre:

« Respirez du parfum », surtout de la lavande, quand vous êtes victime d’une crise d’angoisse. Euh oui, pourquoi pas avec un risque d’être un peu ivre si, d’aventure, la crise d’angoisse est conséquente en plus de durer et que vous inhaler beaucoup de parfum à la lavande.

« Lisez ». Bonne idée pour exercer une activité occupationnelle bien qu’il me semble difficile de se concentrer tout de go quand vous êtes prise d’une crise d’angoisse. Cependant, ce comportement peut avoir comme insigne avantage de détourner votre attention et, ainsi, de, peut-être, diminuer vos symptômes.

« Mâchez du chewing-gum ». Alors, je connais çà quand on a les oreilles bouchées, en avion par exemple, mais je ne savais pas que cela pouvait produire un effet en cas de crise d’angoisse ou pour gérer son stress. Dans la même veine, cette jeune fille vous conseille de prendre l’air, pour, dit-elle « vous oxygéner le cerveau ». Pas bête mais encore faut-il que votre crise d’angoisse ne génère pas trop d’oppression ou qu’elle n’ait pas de lien avec l’extérieur. Par exemple, une crise d’angoisse liée à une phobie sociale. Je sais que je complique mais gérer le stress peut aussi venir de cela.

Crise d'angoisse - Etude du cas de Tiphaine

Crise d’angoisse – Comment faire

« Ecoutez de la musique ». Encore une activité occupationnelle en plus du fait qu’au contraire de ce qui nous est dit, nous n’avons pas tous de la musique avec nous, bien que nous soyons dans une ère très moderne et branchée nouvelle technologie. Mais peut-être que cette vidéo et ces conseils ne s’adresse pas au vieillard que je suis… Et puis, si l’on n’a à écouter que du Alice Cooper, je ne suis pas sur que cela détende la crise d’angoisse.

« Savoir respirer ». Excellent, à ceci près que ce qui tend – un peu – c’est la respiration abdominale, encore faut-il l’avoir apprise d’une part, et ne pas trop la pratiquer de façon consécutive au risque d’avoir des vertiges par sur oxygénation.

Crise d'angoisse

Comment Gérer Stress et Crise d’Angoisse – Cliquez sur l’image

« S’entourer des personnes ». C’est aussi une suggestion intéressante sauf à ce que ce soit les autres qui soient le facteur principal de votre crise d’angoisse. En plus, les autres, parfois, ne comprenne pas ce qui vous arrive ou n’ont aucune envie que vous leur preniez la tête avec votre problème. Et oui, ils ont les leurs de problèmes.

« Avoir des citations avec soi ». Çà, c’est la méthode Coué ou la méthode Carrefour « Je positive ». Des citations motivations nous dit-elle. Oui, mais – encore une fois, désolé -, si cela fonctionnait, çà se saurait. C’est comme essayer de se rassurer. Totalement improductif. Pensez à relire les articles que j’ai rédigé à ce propos.

« Planifiez vos activités ». Pas faux non plus, mais que faire quand vous ne réussirez pas à respecter vos propres engagements et que, en conséquence, vous vous tapez une crise d’angoisse par peur de ne pas réussir? On refait des fiches d’objectifs sur les fiches d’objectifs?

« Se dire que cela passera ». Ah, voilà! C’est comme quand cette jeune fille suggère qu’il faut accepter la crise d’angoisse. Elle a raison! Moins vous lutterez, plus vous accepterez, plus les choses vous sont faciles et plus vite s’atténuera la crise d’angoisse dont vous êtes victime.

Qui a dit que le meilleur est toujours pour la fin?

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Frédéric Arminot

Angoisse précoce – Réalité sur la pauvreté d’après le journal Libération

Angoisse précoce – Réalité sur la pauvreté d’après le journal Libération

La peur de la misère touche 58% des enfants, selon une étude Ipsos pour le Secours populaire.

Comme disait Bruno Masure, je cite: « On vit une époque formidable! ». Travailleurs pauvres, misère sociale, manipulations économiques, 80 % des richesses mondiales dans les mains de 7% de la population mondiale.

Je ne sais pas quoi penser de tout cela, en tous cas pas de façon objective. Chaque jour recèle son lot de misères, présentées par tous les organes de presse. Radio, télévision, presse papier, internet. Les photos, ou les images, exposent un lot constant d’angoisse qui ne me laisse aucunement indiffèrent. Je pense qu’il en est de même pour vous.

Effectivement, quand je lis que plus de 58% des enfants sont touchés par la misère, ou ont peur de l’être, je me pose la question de savoir ce que fait l’état français pour réparer cet ignominie. Car, non seulement, cette angoisse précoce de la misère touche plus de la moitié de nos enfants, mais certains enfants ont pourtant un foyer, une famille, qui fait tout pour les préserver et les aimer, et pourtant. Par exemple, comment accepter et envisager qu’un enseignant, en France, soit un travailleur pauvre.

La peur de la misère en ces temps bouleversés

L’angoisse de la misère touche 58% des personnes interrogées par le Secours Populaire

Le coût de la vie, le coût de l’immobilier, sont autant de coûts qui favorisent la pauvreté et l’angoisse anticipative de cette même pauvreté. Comment ne pas ressentir d’angoisse devant des murs aussi hauts et que seul un gain massif au Loto ou à Euro millions pourrait apaiser.

En ces temps si troublés, comment ne pas craindre, comme aux Etats-Unis au moment de la crise des subprimes, de se retrouver sans rien, sans toi, sans argent, sans emploi, à vivre sous une tente, comme cette avocate américaine qui, du jour au lendemain, a tout perdu.

Comment ne pas comprendre la révolte des salariés d’Air France face à une entreprise gérée sur la foi de coûts et de revenus à propos desquels la nature humaine n’a que peu voire plus d’importance. Comment ne pas penser à l’angoisse ressentie par ces personnels qui, pour la plupart, se sentent méprisés.

La misère est à nos portes et la France étant réputée pour être la 5ème puissance industrielle au monde, il est inconcevable qu’une telle réalité perdure. Sauf à ce que je n’ai aucun sens des réalités, laisser l’angoisse de la misère s’installer dans le coeur des hommes, et à plus forte raison, celui de nos enfants, échappe à ma compréhension.

Ce qui échappe totalement à ma compréhension, c’est que cette angoisse de la misère a un coût non seulement affectif, au sens émotionnel du terme, mais aussi médical, un coût qui impact celui de la santé publique au même titre que la sécurité routière. En effet, l’angoisse récurrente chez ces personnes qui ont peur de la misère, à juste titre, est un facteur d’anxiété à propos duquel il serait envisageable d’attaquer notre société en justice au titre… du préjudice d’anxiété. Mais, je rêve. Non, je déraille!

Allez comprendre… En ce qui me concerne, j’ai arrêté d’essayer. Je constate et çà me bouleverse.

Découvrez l’article du Journal Libération sur l’angoisse précoce → www.liberation.fr

Frédéric Arminot

Psychiatrie – Un algorithme prédit les psychoses

Psychiatrie – Un algorithme prédirait les psychoses

Un programme d’analyse linguistique parvient à détecter les risques de développer une psychose.

Oh là là… Un programme d’analyses qui détectent les risques de psychose. Cela me fait penser au nain qui voulait détecter les comportements inadaptés chez les enfants dès leur 3é année.

Et pourquoi pas un logarithme qui calculerait la vitesse du vent dans les barreaux de nos chaises? Hein, je vous l’demande!

Ce genre de données prédictives me fait toujours réagir. Pour être honnête, çà me stress un maximum. Quand l’être humain veut, à tous prix, contrôler les données de la vie, et surtout celles des autres, je suis toujours angoissé.

Psychose et psychiatrie

Psychiatrie et psychose

Parce qu’à force de toujours vouloir contrôler, les comportements d’opposition sont valorisés. C’est comme la sécurité dans son ensemble. A force de réduire le champ des libertés individuelles, on encourage la revendication légitime de cette même liberté, et cela passe par des actes violents de revendication puisque, c’est bien connu, « il n’y  a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre ».

S’il était si facile de contrôler ses émotions, peu de gens auraient des problèmes. Or, notre société, notre système, est responsable des maux de nos concitoyens. Plus le temps passe, plus je suis effaré de constater combien les êtres humains sont durablement et violemment impactés par la crise économique qui sied au monde depuis le 15 septembre 2008.

La crise économique s’est installée comme un psychose. Un truc de fond, sournois et fourbe. Prédire les psychoses à l’aide d’un algorithme me semble aussi hasardeux que prévoir les risques dans une compagnie d’assurances. A ce titre, c’est la porte ouverte à tous les délires anti humains. C’est laisser les statistiques gouverner nos vies et je ne me résous pas à l’accepter.

La psychiatrie, pourtant fortement et durablement mise en cause par beaucoup des personnes qui me consultent, en acceptant de se référer à un tel objet d’évaluation statistiques, ne se fourvoie t’elle pas, une fois de plus? Cela me fait penser aux algorithmes des moteurs de recherches sur internet avec toutes les conséquences que l’on connaît quand aux résultats viciés qui nous ont offerts, et qui ne correspondent qu’à des résultats téléguidés sur la foi d’objectifs économiques.

Et si maintenant, la psychiatrie se prend pour Google, où va t’on? Je n’ose l’imaginer.

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Frédéric Arminot

Angoisses – Vivre dans l’angoisse, le quotidien d’une femme de flic

Vivre avec des angoisses – Le quotidien d’une femme de flic

Alors que les policiers comptent manifester leur ras-le-bol ce mercredi devant le ministère de la Justice, ils ne sont pas les seuls à exiger une meilleure considération. Leurs compagnes en pâtissent aussi au quotidien et vivent certaines angoisses. Témoignage d’une femme de flic.

Le métier de policier, ou de flic, n’est pas sans générer des angoisses au sein des familles des intéressés. Je conçois que ce métier qui relate « l’administration de la ville » ne soit pas de tout repos. Les risques sont, vraisemblablement, de plus en plus importants. Les objectifs de résultats semblent s’accroître et enfin, la police, du moins en France, ne jouit pas nécessairement d’une très bonne image.

Etre femme de flic c'est plonger dans l'angoisse

Les angoisses d’une femme de flic

De fait, les inter actions liées à ce métier de policier favorisent angoisse, et anxiété, aggravées par les relations hiérarchiques et les relations entre collègues de travail.

Maintenant, ce ne pas le seul métier au monde à être vecteur d’angoisses, que l’on soit ou pas une femme. Je fais aussi un métier générateur d’angoisses, et cela ne m’empêche pas d’être aimable.

Quand les angoisses fonctionnement dans les 2 sens

Je ne sais pas ce que je dois penser d’un tel métier, ceux inhérents à la police en général. Il y a des jours où je me demande si certaines institutions ne cherchent pas à nous manipuler en nous vendant la souffrance de certains fonctionnaires pour nous inviter à être moins réactifs.

Mais la réaction de certains de nos concitoyens n’est-elle pas à la hauteur des angoisses que certains membres de la police induisent par leur comportement puisqu’il nous faut ne pas oublier ce vieux schéma qu’est « la peur du gendarme » et ce qu’à e titre comme à celui de leurs fonctions, certains se permettent.

Alors, la police, métier difficile et vecteur d’angoisses? Sans aucun doute. Ce n’est pas une raison pour, à notre tour, en rajouter en étant irrespectueux mais ce qui doit fonctionner dans un sens doit aussi fonctionner dans l’autre…

Comme cela, peut-être les membres des forces de police seront-elles moins stressées. Encore faut-il que l’état soit le premier à respecter ses employés ce qui semble mis en cause ces derniers temps du fait de la manifestation d’aujourd’hui, mercredi 14 octobre 2015.

Y a pas de fumée sans feu. Et puis, je suis las du « Fais ce que je dis et pas ce que je fais… ». Ce doit être mon âge avancé…

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Frédéric Arminot

L’angoisse – Comment la directrice de « We love Entrepreneurs » à répondu à l’angoisse par l’action

L’angoisse – Comment la directrice de « We love Entrepreneurs » à répondu à l’angoisse par l’action

En 2004, il fallait oser, pour se lancer dans le cash back, un concept encore peu connu et peu rassurant à l’époque. C’est pourtant dans cette aventure que s’est lancée Catherine Barba en fondant le site Cashstore.fr, qu’elle revendra au groupe Plebicom en 2010.

Tout nous invite à créer des entreprises et tout nous invite au contraire à ne pas le faire devant la somme de responsabilités, de contraintes et d’obligations afférentes à ces créations d’entreprises.

Beaucoup de gens qui n’ont jamais créé leur entreprise semblent imaginer un mode idéal fait de réussite et de pluie d’argent. Ces mêmes personnes qui imaginent une chose dont elles ignorent beaucoup n’imaginent pas l’angoisse de la ou du chef d’entreprise.

Chacun d’entre nous exprime sa réponse par rapport à l’angoisse. Certains feignent de l’ignore ce qui, je me permets de vous le rappeler, entretient ou favorise l’angoisse. D’autres s’en occupent à coups de sur activité. Ils se remplissent pour ignorer ce qu’ils vivent comme un problème voire comme une tare. D’autres encore, les moins nombreux, finissent par accorder de l’intérêt à l’angoisse u sens où ils choisissent de s’en occuper et e consulter des professionnels compétents.

Dans tous les cas, l’angoisse duchesse d’entreprise n’est pas une plaisanterie. Que ce soit en France comme dans tous les autres pays du monde, l’angoisse d’une personne qui crée son entreprise est une réalité qui, parfois, participe à l’arrêt d’une activité choisie.

L'angoisse du chef d'entreprise

Catherine Barba – « We Love Entrepreneurs »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous vivons dans une société de plus en plus contrôlée où la suspicion, voire la paranoïa administrative, le dispute à la crise économique. En effet, les employeurs ont des responsabilités de plus en plus fortes. Q’il s’agisse du Droit du Travail, de la sécurité sur le site, des obligations administratives des obligations sociales et financières, des relations avec ces charmants banquiers, tout est fait pour que le chef d’entreprise, la manager, vive dans l’angoisse.

Si l’on ajoute à cela, l’angoisse ne pas fait collecter suffisamment de chiffre d’affaires, tout est là pour générer des émotions dont l’angoisse remporte le titre de lauréat. pas d’argent, pas de C.A, pas de salaires, pas de pérennité alors que les charges courent et que tout le système s’impatiente.

Quand vous faites le choix de créer une entreprise, il est donc nécessaire, dès le départ, d’être au clair quant à l’angoisse que va sans aucun doute susciter votre activité. Comme dans tous domaines, il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus.

Le contexte économique actuel invite de plus en plus de gens, licenciés pour la plupart pour des rasons économiques, à créer leur propre emploi. Au delà du statut juridique qu’ils choisissent, ces nouveaux entrepreneurs seront très rapidement confrontés à une somme de contraintes et d’obligations qui vont mettre à mal leur désir d’affirmations leurs compétences et de réussite.

De fait, répondre à l’angoisse par l’action est une solution au stress ambiant. En tous cas, ce fut celle de Catherine Barba. Quelle a été la votre ou quelle sera la votre ou encore quelle serait la votre? Pour le savoir, le présent article nous éclaire à ce propos.

Source


Frédéric Arminot

Angoisse de l’entrepreneur face au droit du travail

Angoisse du Chef d’entreprise confronté au Droit du Travail

La France est un si beau pays. Mais un pays si… compliqué. Le simple fait de penser à combien il est difficile exister dans ce pays mangoisse. Mais bon, ce n’est pas le sujet.

Au fil des années, la France, pays – patrie – des droits de l’homme s’est doté d’un système juridique qui a la réputation d’être l’un des plus vastes et compliqué qui existe. Je crois que seul le Code Civil, déjà fort compliqué en soi, est le seul à ne pas avoir beaucoup évolué depuis… Napoléon 1er.

Par contre, d’autres codes, comme le Code Pénal, ou le Code du Travail, se sont trouvés confrontés à une prise de poids importante et génératrice de complications pour les employeurs. Ces derniers, les chefs d’entreprise, souffrent non seulement d’une image assez sulfureuse, mais aussi d’un nombre de contraintes à vous dégoûter le plus tenace des entrepreneurs.

L'angoisse du chef d'entreprise face au droit du travail

Angoisses et Droit du Travail

Les obligations juridiques liées non seulement aux activités d’une entreprise elle même régies par les Conventions Collectives et par le Droit du Travail font qu’un employeur a le devoir de s’assurer, avant que de recruter du personnel, que les dispositions relatives à l’emploi sont conformes au Droit du Travail.

Non seulement, travailler en France est devenu une source d’angoisse majeure, mais, en plus, les textes juridiques afférents à l’emploi rendent plus compliqué encore quelque chose qui l’est naturellement, ou par la force des choses, beaucoup.

Devant de telles complications qui nécessitent souvent de recruter les services de professionnels du Droit (Avocat, DRH, conseils juridiques), Rober t Badinter, ancien  avocat et ancien Garde des Sceaux et Ministre de la Justice a fait des propositions.

Ces mêmes propositions ont-elles pour vocation de simplifier le Droit du Travail ou, par souci de simplification, vont-elels compliquer quelque chose qui l’est dèjà beaucoup?

C’est ce que je vous invite à découvrir dans l’interview d’Eric Verhaeghe, interviewvé sur une radio locale. Je vous invite à écouter cet interview en cliquant su le lien ci-dessous:

Gérer l’angoisse


Frédéric Arminot

Emotions – Comment la régulation des émotions façonne votre cerveau

Emotions – Comment la régulation des émotions façonne votre cerveau

Comment réguler nos émotions

Dans des études précédentes, des chercheurs avaient montré que les personnes atteintes de troubles relatifs à l’instabilité émotionnelle ont certaines zones du cerveau moins développées que les personnes saines.

Dans une nouvelle étude, les chercheurs de l’institut de Karolinska ont montré que ces zones étaient aussi reliées à la régulation des émotions chez les personnes en bonne santé. Pour …

Ah! Ce cher cerveau. Ce sacré système nerveux central. Quelle machine époustouflante. Cet sorte d’ordinateur central où la moindre information relative à tous les domaines de notre est stockée puis exploitée avec un réflexe simple: plaisir ou douleur.

 

Nos émotions sont le fruit de nos expériences de vie, et conditionnent nos comportements réflexes pour fuir ou combattre.

Il y a 7 (sept) émotions différentes:

  • Joie
  • Peur
  • Tristesse
  • Dégoût
  • Honte
  • Colère
  • Culpabilité

Chacun de ces émotions s’est construite au gré de nos expériences de vie, entre 0 et 6 ans. Ainsi, en fonction de votre environnement affectif, social, culturel, de vos modes de vie, de votre éducation, de l’image que vous avez de vous, de l’image que vous avez des autres et, enfin, de la peur d’être jugé(e), vous vous êtes façonné une personnalité qui s’est inscrite de façon durable dans votre cerveau. Ce sont donc bien vos émotions qui façonnent votre cerveau.

C’est en fonction de la façon dont vous appréhendez vos émotions, en bien ou en mal, que vous allez réagir ou agir en fonction de situations données. C’est la raison pour laquelle, le plus souvent, nous disons que votre comportement est la réponse que vous formulez sur la foi de votre carte du monde, de votre vision des choses à l’appui de ce que vos émotions vous font ressentir. Ce sont donc de multiples réactions – fuite ou combat – sur la foi d’un contexte donné dans un environnement donné.

Ainsi, vous pouvez parfois être étonné de vos réactions et ne pas comprendre pourquoi vous en perdez le contrôle, pourquoi vous n’arrivez pas ou plus à maîtriser vos émotions. En effet, il se peut que vous soyez pris d’angoisse dans telle ou telle situation, ou que vous vous sentez victime d’une anxiété latente car vous n’arrivez pas à contrôler votre comportement, ou avez toutes les raisons de craindre de ne pas être à la hauteur d’une situation. En plus du fait que votre problème peut-être renforcé par la contrainte que vous vous imposez pour contrôler cette même situation.

A un instant T, vous êtes confronté à tout un tas d’informations que vous pouvez avoir de la peine à gérer. Le stress induit vous oblige, considérant votre personnalité, à comprendre et agir en fonction de ce qui vous semble bien ou mal.

Pour que vous compreniez mieux, si vous, vous allez réagir de cette façon en considérant toutes les informations conscientes ou inconscientes que votre cerveau vous amène à gérer, et la difficulté que vous éprouvez alors, dites vous qu’à l’inverse, un sociopathe ou un psychopathe n’a aucune notion de bien ou de mal.

Psychopathe ou sociopathe ne font aucune différence entre l’un et l’autre. Entre le bien et le mal. Ces personnes dangereuses, pathologiques, n’ont aucune émotion, si ce n’est celle, exclusive, de ressentir un plaisir qui leur procure des émotions qui leur renvoient d’eux l’image du pouvoir absolu, sans considérations pour autrui.

Quoiqu’il en soit, la façon qu’ont ces informations de circuler et d’être exploitées demeurent, pour une bonne partie, un mystère, même si bien des neurologues ont compris un certain nombre de choses.

Ceci amène une question. Faut-il vraiment tout comprendre pour contrôler ses émotions ou, faut-il, plus simplement, essayer de s’accepter tel que nous sommes et cesser de tout vouloir contrôler?

Nos émotions, ou l’humanité en marche…

Gérer ses émotions


Frédéric Arminot

Stress – Un salarié sur 2 malade du travail

Stress – Un salarié sur 2 malade du travail !

TopSanté Stress : un salarié sur 2 malade du travail TopSanté Principale surprise de cette étude : près d’un salarié sur deux (46%) estime que son environnement au travail a une incidence négative sur sa santé : un chiffre qui grimpe même à 50%…

Stress au travail - 50 % de personnels en sont victimes

Si le monde du travail était un environnement épanouissant cela se saurait. Or, ce n’est pas que le travail, ou l’activité professionnelle soit dénuée de sens, c’est plutôt que l’environnement qui y correspond est facteur de troubles anxieux majeurs.

Entre les enjeux économiques, les inter actions sociales et ou affectives, les luttes de pouvoirs et de territorialité, il est vrai que le monde du travail est explosif.

Aujourd’hui, il s’agit de faire faire n’importe quoi à n’importe qui, le principal étant de toujours satisfaire les objectifs commerciaux, le fameux chiffre d’affaires.

A quel prix? Celui de la santé des hommes, comme d’habitude, celui-ci prenant de plus en plus la place d’un outil de production au détriment de son essence même.

Il est bien évidemment plus confortable de gagner sa vie conformément à vos objectifs de confort. Plus vous gagnerez, plus près de vos objectifs vous serez et plus importants seront vos stress. En effet, plus vos responsabilités seront importantes, plus votre stress ira croissant. Le problème réside dans la limite que vous vous donnez ou pas.

Certaines personnes n’en n’ont jamais assez et s’en imposent toujours plus. La peur d’échouer est donc un facteur de stress patent qui peut-être modéré – modulé – en fonction de la réussite de chacun. Mais, pour arriver à ces fins et, partant, se protéger de toute angoisse d’échouer, d’aucuns vont s’imposer des façons d’être et de faire qui vont participer à leurs stress.

Ainsi, que vous soyez juge, cadre commercial, diplôme d’HEC, chômeur, smicard ou bandit de grands chemins, ces deux derniers n’allant bien évidemment pas de pair, chaque activité aura sa dose de stress que vous saurez gérer avec plus ou moins de bonheur.

Si nous nous référons au titre de cet article, il s’agit plus vraisemblablement de personnes salariées et qui occupent différentes fonctions. Or, quels que soient les métiers exercés, je le dis, l’écris et le répète, il est particulièrement important que vous soyez au clair quant à ce que vous acceptez ou refusez. En agissant ainsi, vous vous protégerez de certains harcèlements ou de comportements victimologiques à propos desquels vous ne pourrez vous en prendre… qu’à vous même.

En effet, si vous n’êtes pas clair sur vos limites, fonctionnelles ou émotionnelles, vous vous rendez complices de ces personnes, salariées comme vous pour la plupart, qui vont abuser de votre difficulté à vous affirmer. Partant, par peur de déplaire ou d’être « puni » pour ne pas avoir attifait aux injonctions de l’autre, vous participerez donc à ce qu’il vous fasse du mal et vous utilise pour attifer ses propres objectifs et, ainsi, se faire du bien en vous faisant du mal. Ce qui participera à votre stress dont, de facto, vous serez responsable, sauf à ce que…

Traitement de l'anxiété - Gestion du stress

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Gestion du stress


Frédéric Arminot

Peur – « La sécurité engendre plus la peur que la sécurité »

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« L’hyper sécurité engendre plus de peur qu’elle ne rassure » nous explique Anne Dufourmantelle, philosophe et psychanalyste, dans le journal Libération

Pour la philosophe et psychanalyste, l’idée de «risque zéro» est un fantasme. Il faut donc se méfier de celui qui propose une totale protection. Un être autonome est moins facilement influençable qu’un individu gouverné par la peur.

Très intéressant de constater combien la paranoïa qui sied au monde moderne est un facteur aggravant. Ces réponses d’hyper sécurité en réponse au sentiment d’insécurité donnent donc des résultats inversement proportionnel à l’effet désiré ce qui n’a rien d’étonnant.

Anne Dufourmantelle - Philosophe

Anne Dufourmantelle – Psychanalyste et Philosophe

Comme à l’accoutumée, les réponses au sentiment d’insécurité sont inadaptées et ne font qu’accroître le problème. Les gens qui nous gouvernent ne feraient-ils pas mieux de s’inspirer des postulats comportementaux pour construire des réponses adaptées aux besoins et non fourbir des armes (sociales, juridiques, économiques) qui ne font qu’aggraver le problème?

Le problème de la sécurité, qu’elle soit sociale, environnementale, économique, etc. c’est un peu comme la sécurité informatique.

Plus vous développez des systèmes de sécurité qui ont pour vocation à sécuriser, à vous rassurer donc, plus vous invitez les personnes qui sont vecteurs de comportements anti sociaux ou revendicatifs violents, à déployer une ingéniosité forte pour traverser sans encombres votre barrière d’hyper sécurité.

C’est précisément ce qui existe dans le domaine informatique. A force d’être hachés, ou de craindre de l’être, bien des réseaux informatiques sont aujourd’hui hyper sécurisés. Plus nous sommes invités à sécuriser nos données plus l’on nous fait comprendre que le risque est accru que de voir nos données piratées. Ce qui bien évidemment participe à nous faire peur.

Et plus nous avons peur et plus nous hyper sécurisons ce qui aggrave notre peur initiale. Dans un autre registre, regardons certains pays sur armés au motif que l’autre est un danger en plus du fait que le droit de porter une arme soit notifié dans une constitution. Plus vous présentez l’autre et ses différences comme un ennemi potentiel, plus vous informez à propos des risques à vous confrontez à cet autre, plus vous avez peur, plus vous risquez de réagir par peur et… plus fort est le risque de tuer ou d’être tué ce qui fera peur à tous les autres.

En répondant à l’insécurité par l’hyper sécurité, le monde entier est invité à se surpasser en matière de créativité pour dépasser sa peur d’une part et, partant, à échapper à sa peur d’autre part. Comme la peur du gendarme. A force de les voir partout, on se lasse. Leur seule présence me donne un indicateur d’insécurité qui me fait réagir par peur. Peur d’être sanctionné, sans nécessairement avoir conscience de ce qui motive une sanction – en toute bonne foi -. Peur qu’il se passe quelque chose de grave et que j’ai un comportement inadapté, ce qui risque de me faire avoir un comportement inadapté tant à propos des autres qu’à mon propre sujet. En me voulant sécurisant, je deviens dangereux?

A force d’en faire trop pour pratiquer le populisme, on attise la peur et les réactions inappropriées ce qui aggrave la situation donc… la peur. Je crois que cela s’appelle un effet systémique.

Solution angoisse

Comment Ne Plus Avoir Peur – Comment Ne Plus être Angoissé – Cliquez sur l’image

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Frédéric Arminot