Traitement de l’angoisse. Personnes à risques. Prévenir l’angoisse

Prévention et traitement de l'angoisse

Depuis le temps que ce blog existe, et fort de ces 400 articles (et ce n’est pas fini), il me semble important de vous – re – parler du traitement de l’angoisse. Pour mémoire, je vous rappelle que l’angoisse correspond à un malaise, à la fois psychique et physique. Dès lors, qu’il s’agit de traiter l’angoisse, ou de soigner l’angoisse au mieux de vos intérêts.

Vous reconnaissez ce malaise à chaque fois qu’il vous arrive de ressentir une boule à l’estomac. Que vous avez une respiration difficile. Une transpiration importante. Des palpitations. Voire des nausées. C’est votre peur qui s’exprime physiquement.

Cette impression, parfois affolante, se manifeste quand vous ressentez une crainte. Sans que, pour autant, il y ait un réel danger immédiat. Cette impression, fort désagréable, est de courte ou de longue durée. Cela dépend de la façon dont vous l’appréhendez. Mais l’angoisse n’est pas le danger. C’est la première des conséquences liée à votre vision des choses. C’est donc une réaction qui vous invite à répondre par un comportement (psychique). Ou par une attitude (physique) qui consiste à vous protéger. Ce qui nécessite de mettre en place un traitement de l’angoisse.

En fonction de votre façon de répondre, des complications sont possibles dès lors que votre prise en charge n’est pas spontanée et adéquate. Les complications, sur le moyen ou le long terme, sont les suivantes:

  • Dépression
  • Dépendance (alcool et toxicomanie)
  • Troubles digestifs (diarrhées, intolérances alimentaires)
  • Maladies cardiaques (asthme, troubles du rythme cardiaque, angine de poitrine, etc.).

Cependant, avec un traitement efficace, il est possible de maîtriser l’angoisse. Quand j’écris “traitement”, je ne pense pas nécessairement aux médicaments. Je pense à une action psychothérapeutique. En effet, il est fréquent que des angoisses, ou des crises d’angoisses refoulées évoluent en crise de panique si elles ne sont pas convenablement prises en charge.

Traitement de l’angoisse: Les personnes à risques

Quelles sont les personnes à risques les plus touchées par les troubles de panique issus des troubles de l’angoisse. Il s’agit des publics suivants:

  • Jeunes (entre 15 et 20 ans)
  • Dont un membre de la famille souffre, ou a souffert, de peurs diverses (hérédité comportementale)
  • Victimes d’un ou plusieurs troubles anxieux
  • Les femmes (elles sont plus touchées que les hommes en raison de facteurs biologiques)
  • Dépendantes aux substances psychoactives (alcool, drogues, médicaments)
  • Atteintes de maladie cardiovasculaire
  • Confrontées à des situations difficiles (affectif, sentimental, professionnel, économique, social, etc.)
  • Ayant souffert de traumatisme, ou de sévices (accident, agression, guerre, etc.)

Les modes de prévention

Comme dans toute situation douloureuse, et sur la foi de ce que vous savez, et comprenez, de vos façons d’être et de faire, il existe des mesures préventives liées au traitement de l’angoisse. Je vous invite à les suivre pour éviter l’angoisse (autant que faire se peut). Prendre acte de ces mesures, et agir en conséquence, vous permet de faire diminuer la potentialité d’être victime d’un trouble anxieux issu d’angoisses.

  • Suivez toujours les traitements qui vous sont prescrits. N’interrompez pas une prise de médicaments sans l’avis de votre médecin traitant
  • Dès les premiers signe d’angoisse, agissez! Si vous pouvez, ou savez, identifier les premiers signes de votre angoisse (respiration douloureuse, léger vertige, boule au ventre, …) ne les refoulez pas. Ne faites pas comme si de rien n’était. Soyez à l’écoute de vos émotions. A l’écoute de vos sensations physiques. Ensuite, essayez objectivement de faire le point  sur votre situation réelle, à cet instant. Essayez de réfléchir au comportement le plus adapté à ce moment là. Et non pour l’avenir. Je vous parle ici d’objectiver. De fait, d’agir, et non de réagir.
  • Prenez le temps de respirer pour stabiliser vos émotions. Inspirez profondément. Puis bloquez votre respiration pendant 3 à 5 secondes. Ensuite, expirez le plus lentement possible. Ainsi, vous contrôlez votre rythme cardiaque, et les symptômes d’angoisse
  • Évitez de consommer des substances excitantes (alcool, cannabis, cocaïne) qui déclenchent, ou aggravent, des crises d’angoisses. Votre corps a besoin que vous preniez soin de lui. Si vous n’y prenez pas garde, vous en serez quitte pour un stress plus conséquent que d’habitude
  • Essayez d’observer la meilleure hygiène de vie possible (alimentation, activité physique régulière, sommeil, etc.)

Prenez soin de vous!

  • Apprenez, et adoptez, des techniques comme la relaxation, la méditation, le yoga. Quel que soit votre emploi du temps, ou vos obligations, essayez de pratiquer un minimum de sport chaque semaine. Ce type de pratique ou de discipline limite la venue d’émotions que vous pouvez craindre de ne pas savoir maitriser
  • Entretenez vos relations familiales. Si vous êtes totalement seul(e), sans famille, essayez de vous intégrer à une association dont les activités vous intéressent. Vous aurez l’avantage d’échanger vos expériences, et surtout d’être écouté(e). Vous pouvez aussi vous inscrire dans des groupes de parole. Ou intégrez des groupes fermés comme sur Facebook. Ces groupes sont d’autant plus susceptibles de vous intéresser que les personnes qui en sont membres souffrent des mêmes problèmes que vous (à titre d’exemple, allez sur ma page Facebook)
  • Si vous répugnez à partager avec les autres, n’essayez pas de contrôler vos angoisses à vous seul(e). Je vous invite à consulter un professionnel (coach comportemental, psychiatre, psychologue), ou à utiliser un programme thérapeutique en ligne (voir en bas du présent article)
  • Mettez de l’ordre dans votre environnement. Faites le point à propos de ce qui vous stresse. Ou vous met mal à l’aise. N’hésitez pas à changer ce qui a besoin de l’être, à votre sens. Choisissez de ne côtoyer que les personnes qui vous rassurent. Éventuellement, changez d’emploi (je sais que cela n’a rien d’évident). Vous pouvez aussi changer de lieu de vie. Voire de ville ou de région. Votre équilibre mental ne mérite t’il pas ces changements?
  • Essayez de vous protéger des personnes qui ne sont à vos côtés que pour se plaindre. Vous saper le moral. Ou n’écouter qu’elles. Construisez des relations sincères et libres qui vous encouragent à vous exprimer. A vous confier
  • En bref… Prenez soin de vous!

Comment traiter l'angoisse rapidemet. Quel traitement pour l'angoisse?

Traitement de l’angoisse par médicament

La définition de l’angoisse, et son traitement, passe aussi par les traitements médicamenteux et/ou psychothérapeutiques. La plupart du temps, quand vous consultez un médecin pour des problèmes d’angoisse, vous ressortez du cabinet médical avec une ordonnance de médicaments (anti dépresseurs).

Ce n’est pas de la faute des médecins. C’est la seule réponse qu’ils connaissent pour répondre à ce qu’ils pensent être la définition de l’angoisse. De votre angoisse. Les antidépresseurs les plus utilisés sont les ISRS (Inhibiteur Sélectif de la Recapture de la Sérotonine). Les molécules les plus utilisées sont la fluoxétine, et le citalopram.

Si ces médicaments n’ont pas d’effets sur vous, peut-être pourriez passer aux anxiolytiques. Ils vont fortement apaiser votre problème d’angoisse. Mais pas résoudre votre problème!

Ces anxiolytiques sont communément appelés des benzodiazépines. Les plus connus, et prescrits, sont le diazépam, le bromazépam (Lexomil ©), ou encore l’alprazolam. Ces médicaments contre l’angoisse sont très efficaces. Mais ils présentent d’importants, et réels, risques de dépendance et d’effets secondaires.

Traitement de l’angoisse. Médicaments et suivi thérapeutique

Toujours à propos de ce type de médicaments, n’arrêtez pas brusquement votre traitement. Vous risquez une forte décompensation. Donc, une grave rechute. N’hésitez pas à suivre les conseils de votre médecin traitant pour bénéficier d’un traitement de l’angoisse qui vous convienne.

N’hésitez jamais à parler au médecin du moindre effet secondaire que vous ressentez et qui vous pose problème. La prise de médicaments, tout comme le sevrage, doit être accompagné d’un suivi thérapeutique (cabinet, ou programme en ligne – lire le dernier paragraphe -).

Les bénéfices liés à ces médicaments n’ont rien d’évident. Une étude menée en 2017 sur les traitements médicamenteux lors de crise d’angoisse a été publiée dans une revue spécialisée. L’article suivant “Personalized Medicine in Psychiatry“, la Docteur Daniela Caldirola (Hôpital Hermanas Hospitalarias, Côme – Italie) révèle que plus de 40% des patients qui souffrent de crise d’angoisse, et qui prennent des médicaments, n’en retirent aucun bénéfice.

Ce médecin psychiatre estime donc que, seule une approche personnalisée – psychothérapeutique – est une réponse efficace au traitement de l’angoisse. Partant, de la crise de panique (crise d’angoisse +++). Ce qui fait écho à l’étude de l’INSERM de 2004, laquelle a prouvé que la thérapie comportementale résout 16 cas sur 17 en moins de 6 mois. Là où les autres approches n’obtiennent qu’un score de 5 sur 17, en 5 ans minimum.

La métaphore du garagiste

Si vous ne souhaitez pas choisir “l’option médicaments”, et favorisez “l’option thérapie”, je vous recommande la thérapie comportementale. Non pas que j’ignore ou réfute l’intérêt des autres courants. Qu’il s’agisse de la psychanalyse, ou de la psychologie. Mais mon expérience me fait dire qu’il vaut mieux, dans un premier temps, agir de façon pragmatique.

La thérapie comportementale, ou TCC vous permet de débloquer les situations émotionnelles qui vous empêchent d’être serein(e). De vous affirmer. D’avoir confiance en vous.

Celles et ceux qui lisent régulièrement mon blog (ils sont d’ailleurs en constante augmentation, et j’en profite pour leur exprimer toute ma reconnaissance) connaissent la métaphore du garagiste.

Pour faire court, on résout la panne d’abord, et on parle ensuite de ce qui a motivé l’achat du véhicule, et les options choisies. Si on pose cela en termes thérapeutiques, réparer – le comment -, c’est la thérapie comportementale. Les motivations – le pourquoi – c’est la psychologie, ou la psychanalyse. Quand à la psychiatrie, à tout le moins pour ce qui concerne l’angoisse, c’est un cautère sur une jambe de bois

Une approche adaptée à votre cas

La thérapie comportementale vous permet de développer plusieurs techniques qui neutralisent les crises d’angoisse. Cela apaise donc votre anxiété. C’est ainsi que, rapidement, vous identifiez le mécanisme de vos angoisses. Ensuite, vous développez des ressources que vous possédez mais n’utilisez pas, pour les éliminer.

Si une telle méthode vous intéresse, je vous invite à cliquer sur le lien au terme de cet article (lien bleu, plus bas). Vous y découvrirez la présentation, en vidéo, d’un programme thérapeutique et comportemental en ligne pour bénéficier d’un traitement de l’angoisse adapté à votre situation. Vous pouvez aussi traiter les troubles anxieux dont vous êtes victime. De plus en plus de gens y ont recours, et tirent profit de sa simplicité.

Attention cependant. Ce programme n’est pas fait pour toute le monde. Il vous faut travailler un minimum. Alors, si vous envisagez de faire du tourisme thérapeutique, ou de suivre cette thérapie en ligne sans bosser un minimum, c’est comme si vous exigiez un salaire sans travailler.

Comment traiter l'angoisse sans médicaments

Je ne vous remercierai jamais assez pour vos marques d’intérêt et de confiance. Une fois n’est pas coutume, je vous exprime toute ma gratitude.

 |  Frédéric Arminot

Comment reprendre le contrôle de votre vie facilement et rapidement

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