L’angoisse correspond à un malaise ponctuel, non durable, à la fois psychique et physique. Ce dont nous allons parler aujourd’hui concerne le traitement de l’angoisse.

Par extension, il s’agit de traitement des troubles de l’angoisse ou, d’une façon plus générique, de soigner l’angoisse au mieux de vos intérêts.

Avoir des angoisses est l’écho d’un déséquilibre psychique ponctuel. Par exemple, vous reconnaissez ce malaise à chaque fois que vous ressentez une boule à l’estomac, ou que vous avez une respiration difficile, une transpiration importante, des palpitations, ou encore des nausées.

Cette impression, parfois affolante, se manifeste donc quand vous ressentez une crainte sans que, pour autant, il y ait un réel danger immédiat. C’est une angoisse diffuse et le sentiment correspondant vous laisse une impression fort désagréable mais de courte durée.

En soi, l’angoisse ressentie n’est pas le danger. C’est la première des conséquences liée à votre vision des choses. C’est une réaction qui vous invite à répondre par un comportement psychique ou par une attitude physique d’adaptation, les 2 consistant à vous protéger.

Du fait de votre réaction, acceptation ou rejet – fuite ou combat – votre réponse est le plus souvent inadaptée. En effet, vous réagissez, mais vous n’agissez pas.

Au regard des conséquences de vos réactions, un changement s’avère nécessaire. Pour faciliter ce changement, il s’agit alors de mettre en place un traitement de l’angoisse personnalisé. Il en va de même en ce qui concerne les personnes souffrant de crises d’angoisses, ces dernières étant un symptôme d’anxiété.

Le traitement de l’angoisse nécessite de la méthode

La lutte contre l’angoisse ne doit pas être désordonnée.

Ne réagissez pas de façon empirique sinon, vous vous exposez à un risque de panique qui va faire monter l’angoisse, ce qui risque de vous faire perdre le contrôle.

Si, par exemple, votre vue se trouble, c’est l’expression de l’un de vos multiples symptômes de troubles anxieux. Vous souffrez alors de vertiges ce qui en dit long sur les signes d’anxiété dont vous êtes victime.

Il existe des mesures préventives liées au traitement de l’angoisse. Alors, autant que faire se peut, je vous invite à les suivre pour éviter l’angoisse.

Traitement de l'angoisse : les différents symptômes de l'angoisse.

Ainsi, prendre acte de ces mesures, et agir en conséquence, vous permettra de faire diminuer la potentialité d’être victime d’un trouble anxieux issu d’angoisses.

  • Suivez toujours les traitements qui vous sont prescrits. N’interrompez pas une prise de médicaments sans l’avis de votre médecin traitant.
  • Dès les premiers signes d’angoisse, agissez, à plus forte raison s’il s’agit d’une angoisse intense. Si vous pouvez, ou savez, identifier les premiers signes de votre angoisse (respiration douloureuse, léger vertige, boule au ventre, …) ne les refoulez pas et ne faites pas comme si de rien n’était. Soyez à l’écoute de vos émotions, à l’écoute de vos sensations physiques. Ensuite, essayez objectivement de faire le point sur votre situation réelle, à cet instant. Essayez de réfléchir au comportement le plus adapté à l’instant présent et non pour l’avenir. Je vous parle ici d’objectiver, de fait, d’agir et non de réagir pour lâcher prise.
  • Prenez le temps de respirer pour stabiliser vos émotions. Inspirez profondément puis bloquez votre respiration pendant 3 à 5 secondes. Ensuite, expirez le plus lentement possible. Ainsi, vous contrôlerez votre rythme cardiaque, et les symptômes d’angoisse.
  • Évitez de consommer des substances psychoactives comme l’alcool, le cannabis, la cocaïne, ou autre, qui déclenchent, ou aggravent, les crises d’angoisses. Votre corps a besoin que vous preniez soin de lui. Si vous n’y prenez pas garde, vous en serez quitte pour un stress plus conséquent que d’habitude.
  • Essayez d’observer la meilleure hygiène de vie possible (alimentation, activité physique régulière, sommeil, etc.)

Comment se débarrasser de l’angoisse et de l’anxiété ?

  • Apprenez, et adoptez, des techniques comme la relaxation ou la méditation, voire la méditation de pleine conscience ou encore, le yoga.
  • Quel que soit votre emploi du temps, ou vos obligations, essayez de pratiquer un minimum de sport chaque semaine. Ce type de pratique ou de discipline limite la venue d’émotions lesquelles vous pouvez craindre de ne pas maitriser.
  • Entretenez vos relations familiales. Si vous êtes totalement seul(e), sans famille, essayez de vous intégrer à une association dont les activités vous intéressent. Vous aurez l’avantage d’échanger vos expériences et surtout d’être écouté(e) et cela limitera votre isolement social. Vous pouvez aussi vous inscrire dans des groupes de parole, ou intégrer des groupes fermés sur Facebook. Ces groupes sont susceptibles de vous intéresser. Les personnes qui en sont membres souffrent des mêmes problèmes que vous. J’écris çà alors que je suis trés critique sur ce réseau social lequel véhicule une boue assez effarante.
  • Si vous répugnez à partager avec les autres, n’essayez pas de contrôler vos angoisses à vous seul(e). Je vous invite à consulter un professionnel : coach comportemental, psychiatre ou psychologue. Vous pouvez aussi utiliser un programme thérapeutique en ligne (lire en bas du présent article).
  • Mettez de l’ordre dans votre environnement. Faites le point à propos de ce qui vous stresse ou vous met mal à l’aise. N’hésitez pas à changer ce qui a besoin de l’être, à votre sens. Choisissez de ne côtoyer que les personnes qui vous rassurent. Éventuellement, changez d’emploi bien que je sache que cela n’a rien d’évident. Vous pouvez aussi changer de lieu de vie, voire de ville, ou de région. Votre équilibre mental ne mérite t’il pas ces changements ?
  • Essayez de vous protéger des personnes qui ne sont à vos côtés que pour se plaindre, pour vous saper le moral ou n’écouter qu’elles. Construisez des relations sincères et libres, celles vous encouragent à vous exprimer, à vous confier.
  • En bref : Prenez soin de vous !

Traitement de l’angoisse avec les médicaments

Être anxieux, c’est ressentir une angoisse constante, persistante.

Dès lors, calmer l’anxiété dont l’angoisse est un symptôme passe aussi par les traitements médicamenteux et/ou psychothérapeutiques. La plupart du temps, quand vous consultez un médecin pour des problèmes d’angoisse, vous ressortez du cabinet médical avec une ordonnance de médicaments composée d’anxiolytique et d’antidépresseur.

Un anti-dépresseur est un inhibiteur sélectif de la recapture de sérotonine. La plupart des personnes qui cherchent à soulager l’anxiété dont elles sont victimes en passent par ce type de traitement médicamenteux. Cela fait suite à une consultation diagnostique chez un médecin généraliste ou un médecin psychiatre.

Cependant, peut-être souffrez-vous d’une angoisse majeure mais que ce n’est pas pour autant que vous êtes victime de symptômes dépressifs ?

Sachez alors que vous prescrire des médicaments est la réponse la plus classique. Ce n’est pas de la faute des médecins, c’est la seule réponse qu’ils connaissent et aussi la plus simple. Elle s’inscrit dans le cadre habituel de tout ce qui repose sur la santé mentale dont le traitement de l’angoisse.

Les antidépresseurs les plus utilisés sont les ISRS (Inhibiteur Sélectif de la Recapture de la Sérotonine) et les molécules les plus utilisées sont la fluoxétine, le citalopram, alors que le Rivotril, le Xanax et le Lorazépam sont les benzodiazépines les plus prescrits pour le traitement de l’anxiété,

Traitement de l'angoisse avec des médicaments.

Les effets secondaires des médicaments

Si ces médicaments n’ont pas d’effets sur vous, peut-être pouvez-vous ne conserver que les anxiolytiques lesquels vont fortement apaiser votre problème d’angoisse mais pas résoudre votre problème d’anxiété.

Ces anxiolytiques sont communément appelés des benzodiazépines. Les plus connus, et prescrits, sont :

  • Le diazépam.
  • Le bromazépam (Lexomil ©).
  • L’alprazolam.

En cas de ce type de médication, à vous la bouche sèche, les troubles alimentaires, la prise de poids, les troubles de la libido, une fatigue fréquente pour ne pas dire chronique, et j’en oublie.

Une absence importante de bénéfices thérapeutiques

Toujours à propos de ce type de médicaments, n’arrêtez pas brusquement votre traitement. Vous risquez une forte décompensation donc, une grave rechute.

N’hésitez pas non plus à suivre les conseils de votre médecin traitant pour bénéficier d’un traitement de l’angoisse qui vous convienne.

N’hésitez jamais à parler au médecin du moindre effet secondaire qui vous pose problème. La prise de médicaments doit être accompagnée d’un suivi thérapeutique (cabinet, ou programme en ligne – lire le dernier paragraphe -), tout comme le sevrage médicamenteux.

Les bénéfices liés à ces médicaments n’ont rien d’évident. En 2017, une étude a été menée sur les traitements médicamenteux lors de crise d’angoisse. Cette étude est publiée dans une revue spécialisée.

L’article suivant « Personalized Medicine in Psychiatry« , la Docteur Daniela Caldirola (Hôpital Hermanas Hospitalarias, Côme – Italie) a fait une révélation fracassante. Plus de 40% des patients qui souffrent de crise d’angoisse, et prennent des médicaments, n’en retirent aucun bénéfice.

Ce médecin psychiatre estime donc que, seule une approche personnalisée – psychothérapeutique – est une réponse efficace au traitement de l’angoisse.

Cela fait écho à l’étude de l’INSERM de 2004 laquelle a prouvé que la thérapie comportementale était la seule à même de résoudre 16 cas sur 17, en moins de 6 mois, et sans médicaments, là où les autres approches – les thérapies classiques – n’obtiennent qu’un score de 5 cas résolus sur 17 en 5 ans minimum.

Traitement de l’angoisse avec une thérapie comportementale

Si vous ne souhaitez pas choisir « l’option médicaments », favorisez « l’option thérapie ».

Je vous recommande l’approche comportementale issue de l’approche systémique de Palo Alto, une approche brève orientée solutions. Non pas que j’ignore ou réfute l’intérêt des autres courants thérapeutiques, qu’il s’agisse de la psychanalyse ou de la psychologie. C’est mon expérience qui parle et, dans un premier temps, il vaut mieux agir de façon pragmatique.

L’approche comportementale vous permet de débloquer les situations émotionnelles lesquelles vous empêchent d’être serein, de vous affirmer et d’avoir confiance en vous.

Attention, ne confondez pas approche systémique de Palo Alto avec l’approche cognitivo comportementale. Pour comprendre, je vous invite à lire ce qui suit.

Celles et ceux qui lisent régulièrement mon blog connaissent la métaphore du garagiste.

Pour faire court, on résout la panne d’abord. Ensuite, on parle de ce qui a motivé l’achat du véhicule et les options choisies. Posons cela en termes thérapeutiques. Réparer – le comment -, c’est l’approche comportementale.

Par ailleurs, il y a les motivations, le pourquoi d’un trouble émotionnel donné.

Ça, c’est la psychologie ou la psychanalyse. Quand à la psychiatrie, c’est un cautère sur une jambe de bois, à tout le moins pour ce qui concerne la façon de gérer son anxiété ou de calmer ses angoisses.

Ainsi, les personnes souffrant d’un stress post traumatique ont à faire face à l’anxiété. Du coup, leurs troubles de l’anxiété s’expriment par la peur d’avoir peur. Il s’agit là d’une peur intense, souvent exagérée mais compréhensible.

Dès lors, comment réduire leur anxiété si ce n’est avec une méthode adaptée à leur cas ? C’est précisément ce que vous offre la thérapie comportementale.

Les différents types de troubles anxieux

Je me souviens d’un patient qui, malgré la médication, souffrait de troubles du sommeil et plus particulièrement d’insomnie. Les rares fois où il dormait, il faisait des cauchemars. Stress et anxiété ont été ses compagnons de nuit fort longtemps. Pendant des années, il a suivi une psychothérapie ce qui ne l’a pas empêché de progressivement s’éloigner du monde.

Il jugeait les interactions avec le monde extérieur comme sources de stress, et en concevait une sorte d’anxiété sociale, voire, un trouble panique avec agoraphobie laquelle s’est aggravée au fil du temps. Il était donc soumis à un stress intense.

Parfois, il est allé jusqu’à penser qu’il devenait fou. Il évoquait alors des troubles mentaux et parlait de phobie sociale. Fort de tous ces constats, il s’est avéré que sa façon de lutter contre l’angoisse n’était pas la bonne. En effet, ses façons d’être et de faire entretenaient une angoisse permanente laquelle était un signe d’anxiété.

D’ailleurs, il en concevait de plus en plus de troubles somatiques, c’est-à-dire des troubles physiologiques : maux de ventre, diarrhées, et sensation d’étouffement, ce qui générait chez lui beaucoup d’agitation au point de paniquer.

Ainsi, il est allé jusqu’à souffrir de pensées obsessionnelles et de pensées ruminatoires qu’il tentait vainement de contrôler. Alors qu’il voulait réduire son anxiété, sa façon de lutter contre l’anxiété favorisait l’émergence d’un trouble anxieux généralisé.

Existe t’il une population à risques ?

Bien que ceci concerne une population générale, chacun évalue son niveau d’anxiété d’une façon qui lui est propre.

Or, il y a une sorte de prévalence chez les personne anxieuse lesquelles ne cessent de lutter contre la peur. Elles n’arrêtent pas d’essayer d’identifier chaque facteur d’angoisse et nourrissent ainsi une anticipation permanente.

In fine, cela devient une angoisse profonde voire une angoisse chronique. Il y a donc une population à risques, partant, des personnes plus exposées que d’autres à certains types de troubles anxieux du fait de leurs comportements réactifs. Mais lesquelles sont-ce ?

Inquiètes pour leur santé mentale, les personnes à risques n’arrêtent pas de produire un comportement d’évitement, d’anticipation, ce qui aggrave certains symptômes physiques ou psychiques d’anxiété.

Du coup, il leur devient de plus en plus difficile de calmer l’angoisse. Dès lors, les crises sont de plus en plus intenses et chacune de ces personnes d’obséder sur la nécessité impérieuse de réduire l’angoisse, de la contrôler ce qui est le pire des réflexes.

Trouble panique et personnes à risques

Les personnes à risques les plus touchées par les troubles de panique issus des troubles de l’angoisse sont les suivantes :

  • Jeunes (entre 15 et 20 ans).
  • Personnes dont un membre de la famille souffre, ou a souffert, de peurs diverses (hérédité comportementale).
  • Victimes d’un ou plusieurs troubles anxieux.
  • Les femmes, lesquelles sont plus touchées que les hommes en raison de facteurs biologiques.
  • Personnes dépendantes aux substances psychoactives (alcool, drogues, médicaments).
  • Individus atteints de maladie cardiovasculaire.
  • Individus confrontées à des situations difficiles dons le domaine affectif, sentimental, professionnel, économique, social, etc.
  • Personnes ayant souffert de traumatisme (accident, agression, guerre, etc.), ou de sévices.

Si la prise en charge thérapeutique et/ou médicale n’est pas spontanée, ni adéquate, des complications apparaissent sur le moyen ou le long terme.

Vous en trouverez une liste non exhaustive ci-après :

  • Symptômes dépressif (ce qui invite à se poser la question de savoir comment diagnostiquer et soigner une dépression).
  • Dépendance (alcool et toxicomanie).
  • Troubles digestifs (diarrhées, intolérances alimentaires).
  • Maladies cardiaques (asthme, troubles du rythme cardiaque, angine de poitrine, etc.).
  • Troubles anxieux.
  • Attaque de panique.

Frédéric Arminot
Frédéric Arminot

Ancien grand anxio-dépressif, et victime d’angoisses aux multiples conséquences des années durant, je suis spécialisé dans le traitement des problèmes d'angoisse, d'anxiété, de dépression, de phobie, et de toc, et exerce depuis plus de 25 ans en qualité de comportementaliste (coach comportemental).   Mes compétences dans les domaines de l'approche systémique de Palo Alto (approche stratégique et brève orientée solution) me permettent de résoudre 16 cas sur 17 en moins de 2 mois (95 % de résultats).

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