La névrose d’angoisse est un concept identifié et décrit par Sigmund Freud en 1895. Ne soyons pas inquiet(e), ce n’est pas une maladie mentale au sens où il ne s’agit pas d’une folie. Aujourd’hui, on associe l’angoisse névrotique aux troubles anxieux.

Malgré tout, l’étude des spécificités est forte en enseignement, notamment pour ses différences avec les troubles de l’anxiété. Par contre, ce rend ces manifestations symptomatiques pénible, voire invalidante, c’est que les raisons de cette angoisse ne sont pas toujours clairement identifiées.

En effet, la névrose se caractérise par un sentiment d’insécurité patent, une angoisse constante qui s’installe dans le temps. Elle peut donc durer des mois et, d’après certaines études, environ 4 % de la population est en victime.

Définition

Il s’agit d’un trouble dit mental qui ne provoque pas de désorganisation de la personnalité bien qu’elle entraîne une importante souffrance morale.

C’est un état névrotique permanent à propos duquel les traits de personnalité, les conduites, et les symptômes, sont les preuves d’une angoisse omniprésente.

L’angoisse est un état psychologique proche de l’anxiété laquelle peut se manifester par une boule au ventre. Toute angoisse est donc la manifestation profonde d’une inquiétude laquelle survient de manière ponctuelle, puis disparaît, comme elle est venue, et plus ou moins rapidement, tout comme la peur du vide.

Le besoin d'être rassuré(e) dans le cas d'une angoisse permanente

Elle est caractérisée par une peur intense et incontrôlée et porte le plus souvent sur la crainte de mourir ou, plus généralement, la peur perdre le contrôle.

La personne concernée a l’impression de devenir folle, sans possibilité de se raisonner, du moins tant que la crise dure. Cette dernière peut durer plusieurs mois voire plusieurs années, et provoquer de fortes crises appelées attaque panique.

Certaines personnes se disent qu’elles ont un tempérament anxieux permanent, avec une facilité à s’inquiéter. Cependant, cette angoisse peut être associée à une maladie sous-jacente, par exemple, la manifestation d’une hypertension.

Les symptômes psychiques

  • Pénible sentiment d’attente,
  • Sentiment d’insécurité et de danger imminent avec des sursauts (peurs),
  • Impression d’un danger imminent,
  • Incapacité à rester calme,
  • État d’excitabilité généralisé avec des réactions de sursaut excessives, ou incontrôlées,
  • Doutes relatifs au présent,
  • Anticipation négative quant à l’avenir,
  • Exagération et majoration du moindre souci,
  • Irritabilité et agitation,
  • Difficultés de concentration, et de mémorisation,
  • Angoisse permanente sans raison apparente.

Les symptômes physiques

  • Palpitations,
  • Accélération du rythme cardiaque,
  • Douleurs thoraciques et palpitations (semblable à une crise cardiaque),
  • Troubles sexuels,
  • Lombalgies,
  • Accès de toux nerveuse,
  • Sensation d’étouffement et d’oppression,
  • Nausées,
  • Douleurs abdominales,
  • Diarrhée,
  • Fréquentes envies d’uriner comme lors d’une infection urinaire,
  • Sécheresse de la bouche,
  • Bouffées de chaleur,
  • Crises de hoquet,
  • Transpiration,
  • Bourdonnements dans les oreilles,
  • Sensation d’étranglement,
  • Crises de vertiges avec la sensation que les jambes se dérobent, ou que vous marchez de façon instable,
  • Fourmillements dans les pieds et dans les mains,
  • Tensions musculaires,
  • Tremblements,
  • Troubles du sommeil (difficultés d’endormissement, réveils nocturnes, cauchemars),
  • Sensation de malaise (cf. hypoglycémie),
  • Dilatation des pupilles,
  • Peur des espaces clos,
  • Peur des lieux publics (agoraphobie).

Causes et origines

La tradition psychanalytique freudienne considère que la névrose d’angoisse est provoquée par un événement traumatique refoulé durant l’enfance.

Dans le cas de l’angoisse, la peur et la tension constante d’une situation ou d’un objet sont toujours liées à un événement refoulé. Des méthodes thérapeutiques plus récentes, comme l’approche systémique de Palo Alto, utilisent des données plus précises.

Les troubles névrotiques seraient caractérisés par une attention excessive aux signaux de danger poussant à ignorer les signaux de sécurité.

Bien que cet état puisse avoir des causes génétiques, la cause la plus souvent évoquée reste la cause environnementale. Par exemple, les enfants exposés à des situations anxiogènes ou qui ont eu des parents dysfonctionnels, voire violents.

Elle peut donc être causée par un sentiment d’insécurité construit au cours de l’enfance et qui perdure à l’état adulte ce qui laisse augurer des symptômes d’angoisse chronique.

Les ruptures relationnelles précoces sont des facteurs qui contribuent à sa mise en place. Les psychanalystes pensent qu’elle est liée à la crainte de manquer ou de perdre, quelque chose ou, quelqu’un, d’important pour soi.

En règle générale, il est convenu que les femmes, et les jeunes adultes, sont les plus exposés.

On retrouve cette pathologie chez les personnalités anxieuses qui souffrent du manque de confiance en soi ou d’un état de tension psychique permanent, voire d’une tendance maladive à rechercher l’idéal et l’excellence en tout et à tout prix.

À l’origine, il y a toujours un traumatisme qui affecte la psychologie de la personne qui en souffre. Généralement, ce problème naît de l’opposition entre votre « ça » et votre « moi » (cf. « le « çà » en psychanalyse« ).

Ceci marque des prédispositions naturelles, et le bon sens (les interdits, les valeurs personnelles et sociétales…), le surmoi.

Cependant, les causes de ces symptômes névrotiques sont multiples. Celles-ci dépendent de particularités biologiques, morales et sociales qui différencient une personne d’une autre.

Il peut notamment s’agir d’expériences de vie telles qu’un manque d’affection en bas-âge, des violences familiales, une insécurité familiale, le décès d’un être cher, une séparation conjugale, la perte d’un emploi, etc.

Il est aussi admis que la mauvaise interprétation de signaux de danger par le cerveau se manifeste par des symptômes d’un trouble d’angoisse.

La névrose d’angoisse obsessionnelle

Dans son évolution, et sa forme aigüe et chronique, elle peut conduire à des décompensations dépressives par épuisement. Elle peut également conduire à des névroses plus structurées comme une névrose phobique ou obsessionnelle.

Ainsi, certaines personnes éprouvent un sentiment d’insécurité permanent. Le plus souvent, elles ressentent une menace qu’elles ont toutes les peines du monde à identifier ce qui explique la difficulté à stopper une crise d’angoisse rapidement.

Au moindre souci, elles exagèrent et dramatisent tout, se posant mille et une questions quant au lendemain. À la moindre manifestation d’angoisse, leur cœur sursaute alors qu’aucun danger apparent et immédiat ne les guette.

Lorsque cette forme d’anxiété est répétée, intense et irréfléchie, on passe au stade de la névrose d’angoisse obsessionnelle.

C’est par exemple le cas de personnes qui ont peur d’être homosexuelles alors que cette manifestation d’angoisse n’est qu’un symptôme qui cache autre chose, le vrai problème.

Les différents traitements

Il existe 2 formes de traitement :

  1. Les médicaments.
  2. L’approche comportementale.

Les médicaments

Les traitements les plus expéditifs sont médicamenteux. Les benzodiazépines, par exemple, permettent de supprimer complètement et immédiatement les symptômes d’anxiété mais les symptômes ressurgissent dès l’arrêt du traitement.

En revanche, ils ont de nombreux effets secondaires, empêchent souvent de travailler ou de conduire et provoquent une accoutumance. On les utilise surtout pour calmer les personnes très angoissées et leur offrir un peu de repos avant d’entamer un travail thérapeutique.

La prise de calmants ne peut alors se comprendre que comme une tentative de calmer des symptômes et non comme une solution au problème.

Les antidépresseurs peuvent s’avérer efficaces pour traiter certaines névroses et la dépression qui l’accompagne parfois. Néanmoins, des solutions sans médicaments existent aussi et leurs résultats sont bien plus efficaces dans la mesure où elles sont naturelles et définitives.

Coment se débarrasser d'une névrose d'angoisse?

Le coaching comportemental

Les démarches thérapeutiques classiques comme la psychologie clinique, la psychanalyse ou la psychiatrie prennent des années, et le plus souvent, sont ingrates.

Quand un résultat rapide est souhaité, mieux vaut mieux faire appel à l’approche systémique de Palo Alto.

Cette approche thérapeutique comportementale, dite stratégique et brève orientée solutions, est reconnue comme la plus efficace et la plus adaptée.

Pour s’assurer un traitement qui corresponde à la réalité des besoins de chacun-e, il existe un programme comportemental en ligne qui donne d’excellents résultats en moins de 8 semaines, en plus d’offrir un accompagnement personnalisé.

Toutes les explications nécessaires sont accessibles après avoir cliqué sur le lien ci-après.


La + efficace des solutions commence ici.

Reprenez le contrôle de votre vie en moins de 2 mois, sans médicaments, avec un taux de réussite supérieur à 95%.

Profitez de cette chance extraordinaire tout comme celles et ceux qui, avant vous, pensaient ne jamais s’en sortir.

    22 replies to "Comment vaincre une névrose d’angoisse ?"

    • Bonjour Mireille,

      Je vais vous adresser un mail afin de vous proposer une solution adaptée à votre situation.

      Bien à vous.

    • Tosello

      Bonsoir

      J’aurais besoin d’aide je me reconnais dans tous ce que j’ai lu

    • Frédéric Arminot

      Bonsoir Véronique,

      Avant même que je n’ai eu le temps de vous répondre, vous avez fait le choix de bénéficier du Programme ARtUS et d’en devenir membre. Soyez la bienvenue, et merci de votre confiance.

    • Véronique

      Bonjour,
      Voilà, je pense que j’ai une névrose d’angoisse. Dommage je suis tombée sur des professionnels qui ne m’ont pas mis en garde de l’évolution de la maladie. J’essaie de me soigner depuis 3 ans et ça n’a fait qu’empirer. J’ai eu différentes hospitalisations avec la dernière qui m’a obligée à faire des ECT. Depuis mon niveau de stress et d’anxiété est très élevé. J’ai un très grave problème d’insomnie et impossible d’y mettre fin, car depuis que j’ai eu les ECT, les psychiatres en ont profité pour me supprimer tous les benzodiazépines de type séresta, noctamide, ils veulent me mettre sous Loxapac. Je n’étais pas contre à priori, mais impossible de faire quoi ce soit le lendemain, et en plus je n’ai pas dormi, j’étais dans une telle anxiété.!!! Je prend de la mansiarine 30, et de l’alprazolam 50 que j’ai retrouvé chez moi (le psy , n’est pas au courant). Je pense acheter du scutellaire, plante qui agit sur les mêmes récepteurs que les benzodiazépines paraît-il.
      Je suis en arrêt de travail, j’ai tellement de symptômes somatoformes pratiquement impossible à faire comprendre et à faire entendre par mon entourage et même par le personnel soignant. C’est une corvée de se lever tous les matins, tellement que de faire sa toilette, marcher, prendre son déjeuner, d’effectuer toutes les activités quotidiennes me demandent une telle concentration et énergie. Je n’arrive plus à conduire, je n’aurai jamais pu imaginer qu’on puisse se mettre dans un tel état. Je me dis que je ne vais pas pouvoir vivre des années comme cela, pas parce que j’ai envie de mourir mais comment vais-je aire pour vivre ? Je vous écris tout cela sans trop réfléchir, j’ai l’impression d’être en écriture automatique.
      Et le clou dans tout cela, je me sens abandonner car l’équipe soignante veut me laisser tomber en prétextant que je dois reprendre une vie normale, alors que je n’ai jamais été aussi mal. J’essaie de leur faire entendre que j’ai besoin d’être soutenue, coachée pour vivre cette vie au quotidien. Je n’ai jamais eu un tel besoin d’être entourée, guidée pour arrêter cette spirale du pire à venir.
      Je ne l’ai pas dit mais mon anxiété n’est pas récente, elle a pris racines dans l’enfance. J’en ai pris conscience que dernièrement, j’ai toujours eu un degré d’anxiété au dessus la moyenne. Je me suis toujours fait violence pour contrer toutes mes peurs. Et inconsciemment j’ai l’impression d’avoir pris des voies de garage. J’ai été informaticienne puis AVS par conviction. Passionnant cet emploi, mais pas assez occupée au quotidien sans doute et qui n’a fait que favoriser les ruminations. Même un mi temps-thérapeutique je n’ai pas pu l’honorer à cause de l’épuisement et les douleurs incessantes. Je m’arrête ici, et vous remercie d’avance pour l’attention que vous voudrez bien porter à ce message.
      Bien cordialement.

    • Frédéric Arminot

      Patricia,

      Je viens de prendre connaissance de votre mail, et vous fais réponse dans la journée.

    • Patricia Retail

      ha oui, j’ai enfin trouvé votre lien et votre réponse, et je vous en remercie. Je vous ai envoyé un mail. J’attends votre réponse.
      Bonne journée
      Patricia

    • Frédéric Arminot

      Bonjour Patricia,

      Je comprends qu’il vous arrive de penser à mourir, si paradoxal que cela puisse être dans votre situation. Cependant, une fois décédée, vous n’aurez plus de problèmes mais ne les aurez pas résolu de votre vivant…

      Ce que vous ressentez entre les seins, ce sentiment d’oppression, est un symptôme d’angoisse. Il existe un moyen simple de réduire ce symptôme à néant. De fait, de ne plus vous sentir angoissée. Ni d’éprouver le besoin de vous réfugier dans le sommeil pour résoudre votre problème. En effet, tant que vous dormez pour échapper à votre problème, vous n’êtes pas actrice de votre vie.

      Je vais vous adresser un mail pour savoir et comprendre comment faire pour reprendre le contrôle de votre vie. Ainsi, grâce à la solution dont je vais vous parler, vous traiterez la dépression dont vous êtes victime, comme le symptôme des « jambes sans repos » (j’ai connu ce problème il y a des dizaines d’années). Partant, vous pourrez sans doute faire diminuer les douleurs liées à votre fibromyalgie.

    • Patricia

      Bonjour Fredéric, j’ai des crises d’angoisses, des peurs paniques, depuis plusieurs années maintenant, je prends beaucoup de médocs pour le « Symptôme des jambes sans repos » et la « Fibromyalgie ». forte dépression. Mais je ne sais pas pourquoi j’ai si peur, ça me fait très mal au point dans la poitrine, juste entre les 2 seins. J’ai alors si peur de mourir, c’est intolérable. Au point de penser alors à mourir. C’est paradoxal je sais, mais quand j’ai si peur de tout et de la mort, je ne souhaite et j’espère que de mourir. Pour que ça s’arrête seulement. Puis ça passe petit à petit et je somnole alors, ou je m’endors parfois. Pendant ce temps je ne n’ai plus d’angoisses, de paniques etc…

    • Frédéric Arminot

      Bonjour Rosine,

      Je vais vous adresser un mail pour essayer de vous proposer une solution adaptée à votre situation.

      Je vous souhaite une agréable journée.

    • Rosine

      Bonjour,

      J’ai 24 ans, et je souffre de névrose d’angoisse depuis plus de 8 mois… je ne sais plus quoi faire… pouvez vous me conseiller?
      Bonne soirée

    • Frédéric Arminot

      Bonjour Réjane,

      A propos de votre chute, avez-vous consulté un spécialiste orthopédique? Quand vous écrivez ressentir des angoisses et des crises de panique terribles, sont-elles associées à votre souffrance et, dans l’affirmative, ou dans la négative, quel est le sujet de ces angoisses, et qu’avez-vous fait jusqu’alors pour essayer de les éliminer?

      Enfin, que craignez-vous qu’il vous arrive de pire si vous ne trouvez pas de solution à votre problème (douleurs et angoisses)?

    • Réjane

      en décembre, j’ai fait une chute en me cognant très fortement la tête sur mon piano.
      Depuis, des douleurs très fortes surtout des névralgies, faciales sont apparues. Les antalgiques ne sont guère efficaces.
      J’ai fait des séances de kiné qui ont amélioré les choses mais pas totalement.J’avais surtout la nuit, des douleurs intolérables.J’ai arrête la kiné et depuis, les douleurs sont revenues, avec en plus des angoisses insupportables auxquelles les anxiolithiques ne sont pas très efficaces. Je vis un cauchemar avec l’impression de me détruire peu à peu.
      C’est une panique et une souffrance continues ou presque.
      Je recommence la kiné la semaine prochaine mais je n’y crois plus. Pouvez-vous m’aider?

    • Frédéric Arminot

      Bonjour Dominique,

      Comme convenu, je vous ai adressé un mail. Belle journée à vous.

    • Dominique

      Bonjour
      Grand merci pour votre disponibilité et votre aide, votre proposition m’intéresse, j’attends donc votre contact par mail.
      Cordialement
      Dominique

    • Frédéric Arminot

      Dominique,

      Ce que vous m’écrivez tend à prouver que votre enfant n’est pas client des solutions que vous proposez. D’où le conflit. Vous ne pouvez donc rien faire que l’intéressée ne veuille pour elle/lui-même.

      Si vous le souhaitez, par mail, je peux vous adresser les coordonnées de consœurs/confrères (en fonction de là où habite votre enfant) pour que vous les lui communiquiez. Charge à l’intéressé(e) de les contacter. Ou pas.

    • Dominique

      Bonjour,
      Je vous remercie d’avoir prété attention à ma demande auquelle j’ajoute les précisions suivantes :
      En parlant de la pilule du bonheur, je voulais faire référence au Prozac prescrit par un spécialiste engendrant une perte de 11 kg en 2 mois et la nécessité de lui administrer 3 seringues de Potassium en urgence, 2éme traitement par médicament le 1er avait conduit à un épisode de forte dépression, actuellement ce n’est guère mieux car les nouveaux traitements essayés couplés à la TCA ont fini par provoquer des convulsions sans pour autant améliorer sa vie et ce malgré la TCC. La souffrance est constante, elle est verbalisée, mais lorsque je propose par exemple un traitement par hypnose pour le ou les traumas nous nous disputons. Ma conviction est qu’il n’y a en place qu’un traitement des conséquences de plusieurs maux et non celui de la ou des causes. De plus le nombre d’années de souffrance désespère la personne, et toute la famille est impactée chacun réagissant à sa manière qui n’est pas toujours appropriée.
      Cordialement

    • Frédéric Arminot

      Bonjour Dominique,

      Sur la foi des éléments que vos portez à ma connaissance, il me semble effectivement judicieux que la personne dont vous parlez bénéficie d’un diagnostic comportemental. C’est l’un des outils extra ordinaire que propose la thérapie comportementale. A l’issue de ce diagnostic, il sera beaucoup simple d’envisager une stratégie d’intervention et, partant, une solution.

      Le problème qui se pose dans la situation que vous évoquez consiste à savoir si la personne – en l’occurrence votre enfant, jeune adulte – est « cliente » d’une intervention. C’est à dire, demande t’elle de l’aide? Exprime t’elle une souffrance? Exprime t’elle un désir de changement? En effet, il y a votre vision des choses et la sienne. Vous pouvez la considérer comme ayant besoin d’une aide thérapeutique ce qui peut ne pas être le ressenti de l’intéressé(e).

      Le seul moyen de savoir de quoi il retourne est d’exprimer à votre enfant votre inquiétude d’une part, et les émotions que vous ressentez quant à la/le savoir dans cette situation que vous percevez comme difficile ou douloureuse d’autre part. Ainsi, exprimer votre amour tout en précisant que vous ne pouvez pas vous substituer à l’intéressé(e) en termes de solution. Cela signifie exprimer votre limite en précisant à votre enfant que vous ne pouvez pas faire à sa place ce qu’elle ne veut pas pour elle même. Se pose alors la question du lâcher prise (accepter ce que l’on ne peut changer).

      Dans tous les cas, vous risquez de passer pour la personne pénible qui met en lumière un problème que votre enfant ne veut pas voir. Alors, plutôt que d’alimenter le conflit en faisant s’opposer 2 visions différentes, il vous restera à dire que vous avez lu ou vu des choses intéressantes à tel ou tel endroit (livre, web, etc.) tout en transmettant les données correspondantes à votre enfant qui les exploitera. Ou pas.

      Enfin, si vous estimez que votre enfant, du fait de ses problèmes, déséquilibre votre vie, en plus de se faire du mal à lui même, vous pourrez exprimer votre limite, c’est à dire vous affirmer pour, ainsi, ne pas vous rendre complice du problème de « l’autre ».

      Si, par exemple, votre enfant a des comportements d’addictions (alcool, stupéfiant, etc.), vous pourriez refuser de donner de l’argent, de laisser un libre accès à la maison ou à l’appartement parce-que votre fils ou votre fille est sous influence à un instant « T », tout en disant que vous êtes désolé de le ou la voir se faire du mal, que vous ne pouvez l’empêcher, mais que, pour autant, vous n’entendez pas vous rendre complice par un silence contrit. Partant, que votre enfant est le bienvenu mais – seulement – quand il n’est pas sous l’influence de substances modifiant le comportement.

      A ce propos, vous pouvez envisager de vous faire aider par un(e) professionnel pour vous préserver, vous affirmer et, ainsi, en modifiant votre comportement, aider votre enfant à s’inscrire dans une démarche de changement du fait de votre propre changement.

      J’espère avoir répondu à votre question. N’hésitez pas à me solliciter si vous avez besoin de précisions. Prenez soin de vous.

    • Dominique

      Bonjour,
      J’ai regardé votre vidéo de présentation du programme non pas par pure curiosité mais en quête de moyens, d’outils, pour aider un de mes enfants à présent adulte qui bien que suivie et médicamentée a son état de santé qui se dégrade.
      A la suite de Traumas, TCA, TOC, stress, morbidité, sont apparus, à la fois sa souffrance, le déni de la maladie, l’inconscience de son âge l’ont conduite à rechercher le remède miracle, la pillule du bonheur, et depuis malgré des scéances de T.CC rien ne va plus. On avait envisagé un séjour en clinique spécialisée mais au dernier moment ça a été un refus catégorique. J’ai alors songé à une angoisse de la séparation question qui n’ a jamais été abordée par les praticiens. Faut-il qu’un diagnostique soit poser pour suivre vos séances ? La personne par elle-même ne recherchera pas à traiter ce problème dont elle n’a peut-être même pas conscience. Comment informer la personne sans la braquer? Transmettre le lien de votre site ? Je vous remercie par avance de vos conseils. Cordialement

    • Frédéric Arminot

      Bonjour Céline,

      Votre question en amène une autre. Que faites-vous, ou qu’avez-vous fait, pour éviter d’être de nouveau victime d’une dépression, et/ou pour traiter votre peur obsessionnelle?

    • Céline

      Je souffre de névrose d’angoisses depuis 10 ans, a la naissance de ma fille. J’ai fait une grosse dépression. Je suis sous traitement. Il y a des hauts et des bas. Mais en ce moment c’est très bas. J’ai peur de refaire une dépression. C’est obsessionnelle comme pensée. Du coup je ne vis plus. Que dois je faire? Je suis dépendante affective.

    • Frédéric Arminot

      Bonjour,

      Les anti dépresseurs ne vous sont pas d’une grande utilité pour traiter vos crises d’angoisses. Pour éliminer celles-ci, et retrouver votre autonomie, et rendre le cours de votre vie, comme vous en exprimez le désir, je vous suggère de regarder cette vidéo: « Comment Traiter Les Crises d’Angoisses Rapidement Et Facilement >>« .

      N’hésitez pas à me solliciter si vous avez des questions. Prenez bien soin de vous.

    • Tabard

      Bonjour
      Je suis traite par antidepresseurs depuis 12 mois et en arret maladie.je fait des crises d angoisses qui peuvent durer 30mn.j ai toujours peur et meme de sortir,j ai aussi peur du suicide alors que j aime la vie.il y a des jours ou je me sent mieux mais il sont tres rares,je suis suivit par un psychiatre.je vous ecrie car je veut m en sortir mais je ne vois pas le bout du tunnel.pouvez vous m aider.
      Cordialement

Leave a Reply

Your email address will not be published.