C’est à la faveur de la démission d’un Secrétaire d’État fraîchement nommé que les français ont découvert et été informés qu’un député souffre de phobie administrative.
Cela remonte à l’année 2014. A peine 5 ans plus tard, l’intéressé, Thomas Thèvenoud, ancien secrétaire d’état sous la présidence de François Hollande, a déposé en son nom la marque « phobie administrative » ce qui équivaut à l’art de transformer un problème en solution.
Depuis l’annonce de cette phobie administrative qui a valu à l’intéressé un redressement fiscal, nombre d’avis, de conjectures et autres billevesées se sont exprimées à propos de cette phobie administrative dont Monsieur Thèvenoud a dit être victime pour expliquer – ou justifier – ses démêlées avec l’administration française, comme avec des créanciers privés.
Nonobstant le déchaînement de jugements à l’emporte pièce, d’aucuns y sont allés de leur jugement tant à propos de l’homme que de la phobie administrative. Les mêmes s’empressant d’oublier nul n’a le droit de juger sans savoir ni de faire du mal à l’autre pour se faire du bien.
Alors, cette phobie administrative : info ou intox ?
Les origines de la phobie administrative
La phobie, à plus forte raison, la phobie administrative, repose sur un processus d’évitement lié à une peur. La peur afférente à la phobie administrative peut reposer sur une angoisse, celle de ne pas être en mesure de satisfaire à ce qui est vécu comme une injonction, un ordre.
Il s’agit là non seulement de la peur ou de l’angoisse de ne pas être à la hauteur mais aussi celle de découvrir des informations qui font peur. Dès lors, la personne victime de phobie administrative agit comme une personne malade qui refuse obstinément de se rendre chez le médecin.
En effet, pas de consultation médicale, pas de maladie à déceler. Il y a peut-être un problème mais si personne ne le décèle, c’est donc qu’il n’y a pas de problème. En bref, cela s’appelle du déni.
En cherchant à éviter sa peur, la personne essaie de prendre le contrôle de quelque chose qui lui échappe. Ce qui donne un résultat paradoxal puisque en prenant le contrôle elle le perd.
La phobie administrative consiste donc à éviter tout ce qui est associé à un élément douloureux.
En effet, les personnes qui souffrent de phobie administrative se protègent de l’objet de leur phobie. Les obligations administratives et/ou financières par exemple, ce qui, bien évidemment augmente les symptômes issus de la phobie administrative et en accroît les conséquences.
Ces conséquences sont alors considérées comme des manquements – délibérés – à des obligations ou à des engagements, ce qui n’est pas tout à fait exact.
C’est ainsi que le Député Thomas Thévenoud s’est retrouvé dans une spirale épouvantable, autant dans le domaine social, financier, professionnel et économique.
Les fondements
La France est la 7è puissance économique mondiale. Beau pays, riche à crédit, au sein duquel nous vivons une injonction permanente quand à la bonne administration des affaires.
J’ai pour coutume de dire combien je m’inquiète de savoir si, un jour, il nous faudra une autorisation pour respirer.
Notre quotidien est fait de documents administratifs souvent compliqués et en nombre croissant, ceci, bien que nous soyons à l’ère informatique.
Ces mêmes documents ne se suffisent pas à eux mêmes. Il faut souvent compléter par une ou des attestations ou un je ne sais quantième second ou tierce document administratif, ces fameux Cerfa.
Sous le prétexte d’un ordre dûment établi, contrôlé et contrôlable, le système génère une entropie – un désordre – épouvantable. Tout en prétextant que ce n’est pas lui le problème que c’est la procédure.
La Loi en est un exemple criant. Il est notoire que la France est l’un des pays les plus compliqués en matière juridique à un point tel que, parfois – souvent – des lois se chevauchent voire se disent le contraire.
Dans les domaines financiers, il n’y a qu’à observer toutes les précautions administratives prises lorsque vous contractez un emprunt. Ainsi, l’un de mes amis qui s’occupe de gestion de patrimoine doit rédiger un document de plus de 100 pages à chacun de ses nouveaux clients avant toute signature définitive.
Ce qui, parfois, n’est pas sans lui poser problème. Il a peur que certaines personnes refusent de se soumettre à cette injonction administrative et que cela empêche la vente d’un produit ou d’un service.
Les symptômes
Les individus souffrant de phobie administrative éprouvent une anxiété intense à l’idée de réaliser des tâches bureaucratiques, telles que remplir des formulaires, classer des documents ou contacter des services administratifs. Ces situations peuvent déclencher des symptômes physiques et émotionnels, notamment des crises de panique, des sueurs excessives, des tremblements, des nausées et une sensation d’étouffement. Cette peur irrationnelle peut gravement perturber la vie quotidienne et professionnelle des personnes concernées.
Les causes
N’en déplaise à certains esprits grincheux, la phobie administrative est une phobie comme les autres.
Si tel n’est pas le cas, pourquoi accorder de la valeur à la phobie des oiseaux (ornitophobie) ou à la (peur de parler en public)? Sachant qu’être victime d’une phobie n’est pas une question de statut social.
La phobie est une donc façon de contrôler son environnement, de contrôler ses peurs.
Dès lors, la phobie administrative est une je ne sais quantième façon de se protéger de quelque chose. D’un traumatisme peut-être, celui-là même qui nous terrifie pour des raisons qui font écho à l’image de soi, ou la peur de s’affirmer, enfin, la peur de ne pas être à la hauteur et d’assumer.
Des professionnels de la santé et des journalistes moquent ce type de pathologie. Ainsi, ils font le jeu de ces mêmes personnes qui dénient à un enfant, souvent le leur d’ailleurs, la phobophobie ou peur d’avoir peur.
A moins que ce ne soit eux, les adultes, qui aient du mal avec leurs propres émotions à plus forte raison quand l’un de leur proche est en difficulté émotionnelle.
Dénier la phobie d’une personne est une façon de se protéger de son incapacité à accepter que quelque chose nous trouble. Partant, que nous ne sommes pas à la hauteur de l’aide éventuelle dont ces mêmes personnes ont besoin.
Dénier cette pathologie, c’est se dénier soi. C’est dénier sa propre responsabilité dans le problème.
Les causes sous-jacentes
Les origines de la phobie administrative sont variées. Elles peuvent inclure des expériences traumatisantes passées avec des organismes gouvernementaux, un manque de confiance en sa capacité à gérer des tâches administratives, ou une aversion générale pour les procédures bureaucratiques complexes. Comprendre ces causes est crucial pour élaborer des stratégies de gestion efficaces.
Les conséquences de la phobie administrative
La phobie administrative peut entraîner des retards dans le traitement de documents importants, des pénalités pour non-respect des délais, et même des conséquences juridiques plus graves. De plus, cette phobie peut nuire à la vie professionnelle, surtout si le poste implique des tâches administratives incontournables.
La phobie administrative est-elle une vraie phobie ?
La critique est aisée mais l’art est difficile.
Mesdames et messieurs qui critiquez tant la phobie administrative, vous souffrez surement d’une pathologie qui vous est propre et que vous vous employez à cacher, laquelle vous vous gardez bien de revendiquer. Ainsi, vous ne prenez pas le risque de vous exposer au jugement du monde parce-que vous en concevez de la honte.
Mais d’où parlez-vous pour vous moquer des autres et dénier leur réalité ?
Qui sommes nous pour prétendre qu’une phobie serait plus vraisemblable qu’une autre ? D’où parlent certains journalistes pour rallier la phobie administrative dont cet ancien secrétaire d’état parle ? Qui sommes nous pour nous permettre de juger si quelqu’un souffre d’une affection rêvée et malhonnête ?
Pourquoi y aurait-il de vraies et de fausses phobies ? Avoir peur des araignées est une phobie qui porte le nom d’arachnophobie.
Cette phobie, à l’instar de la phobie administrative, est-elle une fumisterie comme le laisse entendre beaucoup de gens ? En quoi est-ce un problème d’accepter que la phobie administrative est une vraie phobie, et non de la manipulation?
Est-ce parce qu’il s’est agit d’un homme politique, d’un homme public ?
En effet, beaucoup de gens ont réagi et crié au scandale quand Monsieur Thèvenoud a fait état de sa phobie administrative pour expliquer ses difficultés.
De telles réactions ont-elles été suscitées du fait de l’appartenance de ce député à une commission d’enquête ? Celle-là même qui s’occupait d’entendre Monsieur Cahuzac, ex ministre du Budget au sein du gouvernement de Monsieur Jean-Marc Ayrault.
Effectivement, à l’époque, Monsieur Cahuzac avait une… particularité. Celle d’être accusé de fraude fiscale pendant l’exercice de ses fonctions de ministre.
Je vous concède qu’un député qui interroge un ancien ministre des finances limogé pour fraude fiscale, alors que ce même membre de la commission d’enquêtes est lui même en délicatesse avec « la chose administrative », cela prête à confusion ou à rire.
Une malhonnêteté collective
Autant vous le dire. Mon rire est plus que crispé surtout quand je lis ce que le journal Le Figaro exprime (ce qui a été le cas de bien d’autres journaux). Le contenu de cet article est un tissu de normalité ahurissante, d’idées convenues qui dépassent l’entendement.
Pourquoi ne pas reconnaître que la plupart des gens se comporte comme s’il n’avait aucune difficulté handicapante. Dès lors, que les gens font tout pour masquer leur problème ?
Imaginons : vous êtes addict au sexe, un(e) grand(e) adepte de la pornographie au point que l’on puisse parler d’obsession.
Vous en avez conscience et vous culpabilisez. Honnêtement, informez-vous tout le monde de votre situation ?
Du coup, vous défendriez la cause de la pornographie ou vous vous tairiez en disant à qui veut bien l’entendre que la pornographie est une honte alors que vous êtes le premier, ou la première, à regarder des films X pour apaiser vos angoisses, existentielles ou pas ?
Soyons sérieux et honnêtes !
Nous ne sommes gênés que par ce qui nous ramène à nous mêmes.
Pourquoi dénier la possibilité – réelle – que certaines personnes souffrent de phobie administrative ? Est-ce que souffrir de la phobie du vent (aérophobie) est une fumisterie ? Est-ce qu’avoir peur des oiseaux est une plaisanterie qui sert à masquer la malhonnêteté d’un individu ?
C’est ahurissant ce besoin qu’a l’humanité de se trouver un bouc émissaire pour se protéger de ses propres errements, de ses propres difficultés.
Exactement comme quand des gens pauvres disent que les gens riches sont des salauds ! Tous les gens qui ont de l’argent ne sont pas des ordures. J’en connais beaucoup qui en profitent pour aider les personnes démunies.
Je trouve tout cela bien pathétique en plus d’être trés franco-français.
Le principe du bouc émissaire
Nous avons tous nos petits – ou grands – problèmes personnels. Nous avons tous nos petits comportements d’évitements par rapport à ce que nous vivons comme un problème.
J’ai un patient qui a la phobie de son propre sperme. Est-il malhonnête, cet homme qui est dans une vraie souffrance, alors qu’il s’agit de son propre plaisir ?
Qui, et à quel titre, peut se permettre de juger cet homme sous le prétexte que son problème est d’ordre sexuel ?
En ce qui me concerne, mon travail n’est pas de juger mais d’aider, à plus forte raison quand quelqu’un vient me consulter en partageant ses souffrances avec moi.
Quand une personne me dit être sidérée par sa peur, j’entends et j’agis de sorte à l’aider. Je ne juge pas, ni à titre humain, ni en qualité de coach comportemental. Jamais, je ne me permets de remettre en cause la souffrance exprimée.
La question n’est pas de savoir si un homme ou une femme dit vrai ou non. La question c’est : « Comment se fait-il que lorsqu’un individu exprime sa réalité, et qu’il le fait de façon maladroite, personne ne veut l’entendre ?« . Qu’est-ce qui dérange donc tant pour justifier un tel rejet ?
Est-ce cette époque robespierriste qui succède à celle des passes droits qui motive une telle véhémence ? La souffrance des gens est-telle si grande qu’il leur faut un pharmacoï, un bouc émissaire, pour se protéger de leurs responsabilités ?
Dans la mythologie, le pharmacoï était un homme qui n’avait pas le droit de choisir ses vêtements, sa nourriture, son lieu de vie. Il était littéralement entretenu par la collectivité pour une raison bien particulière.
Le pharmacoï, ou médicament du groupe social
Ainsi, le pharmacoï, ou bouc émissaire, est le médicament du groupe.
La mort est le soin apporté aux maux de la société. Le pharmacoï, par sa mort, évite au peuple de se confronter à sa propre responsabilité quant à ses turpitudes internes.
Dès lors, autant pour éviter l’opprobre de nos proches quant à nos difficultés à gérer l’administratif, que celle de l’administration, qui a compliquant plus encore avec des formulaires tous plus abscons les uns que les autres.
A titre d’exemple, trés récemment, l’un de mes amis à voulu vendre sa voiture. Il ne s’est toujours pas remis de combien c’était long et compliqué même sur internet.
Les tracasseries administratives auxquelles il a été confronté n’ont qu’une fonction : contrôler la population. George Orwell avait raison.
J’écris et persiste à considérer que la peur et la manipulation sont des systèmes de gouvernance lesquels sont responsables de symptômes d’anxiété grandissants dans les populations à ceci près qu’il existe une solution simple et efficace pour éliminer cette peur et retrouver confiance.
Un système responsable de la phobie administrative
En rien, le pharmacoï n’est un être humain. Il ne bénéfice d’aucun choix possible, d’aucune autonomie, et il est placé sous la seule et exclusive autorité d’un régent.
Ainsi, quand le peuple se sent mal, comme déséquilibré, le peuple demande au régent le droit de mettre à mort le dit pharmacoï. Ce que, bien sur, le régent accepte (il y a tout intérêt).
Accepter cette exécution lui confère un droit divin d’une part, lui permet d’asseoir son autorité d’autre part, et gérer le conflit au mieux de ses intérêts. Le régent laisse ainsi au peuple la possibilité d’exprimer ses plus bas instincts, en plus d’encourager sa malhonnêteté.
Après autorisation du régent, le peuple exécute le pharmacoï au motif que les déboires de la population sont de la responsabilité de cet homme et non de celle du régent.
C’est exactement comme quand Emmanuel Macron dit qu’il n’y avait pas de violences policières au cours des manifestations des gilets jaunes et que seul le ministre de l’intérieur était responsable du comportement des charges violents de la police contre les manifestants.
Cette aparté étant faite, revenant à notre bouc émissaire.
Une fois le pharmacoï mis à mort, le peuple se sent plus équilibré, pus serein, non sans oublier de choisir, très rapidement, un nouveau pharmacoï pour, de nouveau, recommencer dès que le besoin s’en fait sentir.
Comment vaincre la phobie administrative, symptôme d’anxiété
La phobie administrative est caractérisée par une peur intense des procédures bureaucratiques et administratives.
L’approche systémique de Palo Alto, axée sur des solutions brèves et stratégiques, offre un cadre unique pour aborder ce type de problème.
Nous allons explorer diverses et complémentaires façons d’appliquer cette approche pour résoudre la phobie administrative et favoriser un changement positif.
Comprendre la phobie administrative dans un contexte systémique
L’approche systémique de Palo Alto considère la phobie administrative comme un symptôme au sein d’un système plus vaste. Plutôt que de se concentrer exclusivement sur la peur elle-même, cette approche examine les interactions, les croyances et les schémas de comportement qui alimentent cette phobie. Identifier les aspects spécifiques du système qui contribuent à la phobie administrative est la première étape vers une résolution orientée solutions.
Définir des objectifs quantifiables et réalisables
Dans une approche orientée solutions, il est essentiel de définir des objectifs clairs.
Plutôt que de se concentrer sur l’élimination complète de la phobie administrative, la définition d’objectifs spécifiques et atteignables crée un point de départ réaliste. Ces objectifs peuvent inclure des étapes progressives, telles que remplir un formulaire simple ou effectuer une démarche administrative de petite envergure.
Explorer les ressources et les forces du système
La phobie administrative peut souvent masquer les ressources et les forces d’une personne.
L’approche systémique de Palo Alto encourage l’exploration des compétences, des expériences positives passées, et des atouts qui peuvent être mobilisés pour surmonter la phobie administrative.
En identifiant ces ressources, on renforce la confiance en soi et la conviction que le changement est possible.
Établir des exceptions
Une caractéristique clé de l’approche de Palo Alto est de rechercher les moments où le problème ne se produit pas.
En identifiant les exceptions à la phobie administrative, nous comprenons les conditions dans lesquelles le système fonctionne de manière plus fluide. Ces exceptions servent alors de points de départ pour développer des stratégies de résolutions efficaces.
S’encourager et se féliciter
La résolution de la phobie administrative ne nécessite pas nécessairement des changements massifs du jour au lendemain.
L’approche systémique encourage l’introduction de petits changements, appelés « micro-mouvements », qui ont un impact significatif.
Cela peut inclure des actions simples, telles que prendre des notes lors de la réception de documents administratifs, pour commencer à démystifier le processus.
Exploiter le questionnement stratégique
Le questionnement stratégique est une technique clé de l’approche de Palo Alto. En effet, poser des questions spécifiques orientées vers des solutions aide à déconstruire la phobie administrative.
Par exemple, posez vous la question suivante : « Qu’est-ce qui pourrait rendre ce processus administratif moins intimidant ? » . Une telle question, et la réponse, stimule la réflexion sur des solutions potentielles.
Demander de l’aide
L’approche systémique reconnaît l’importance du contexte social.
Dès lors, impliquer votre environnement affectif, social ou familial peut jouer un rôle crucial dans la résolution de la phobie administrative. Le soutien émotionnel et pratique peut ainsi contribuer à renforcer la personne dans ses efforts pour surmonter sa peur.
Pour conclure, la phobie administrative peut sembler insurmontable, mais l’approche systémique de Palo Alto offre une perspective encourageante et orientée solutions.
En comprenant le problème dans un contexte systémique, en définissant des objectifs spécifiques, en explorant les ressources du système, et en introduisant des petits changements progressifs, il est possible de surmonter cette peur étape par étape.
L’utilisation du questionnement stratégique et l’implication de proches bienveillants sont des outils puissants dans cette démarche.
En adoptant une approche systémique, la phobie administrative devient une opportunité de croissance personnelle, où chaque petit progrès compte pour dépasser les entraves administratives.
Questions fréquentes
La phobie administrative est une peur intense liée aux tâches administratives, aux factures ou aux démarches bureaucratiques.
Bien qu’elle soit rarement reconnue comme une pathologie médicale à part entière, elle est responsable d’un grand stress qui n’est pas sans conséquences sur tout ou partie de la vie d’une personne.
Comment s’appelle la phobie de l’administration ?
On parle souvent de « phobie administrative » pour désigner la peur des tâches administratives.
Bien que ce terme ne soit pas officiellement reconnu dans le domaine médical, il regroupe des symptômes liés à l’anxiété face aux démarches administratives.
Comment soigner la phobie administrative ?
La thérapie comportementale (modèle Palo Alto) est la méthode la plus efficace pour traiter la phobie administrative. Elle aide à modifier les pensées irrationnelles qui alimentent cette peur.
Des techniques comme la fragmentation des tâches permettent de réduire le stress. Dans les cas les plus graves, un soutien psychologique voire médicamenteux peut s’avérer nécessaire.
Qui a dit « j’ai une phobie administrative » ?
Thomas Thévenoud, un homme politique français, a popularisé l’expression en 2014 lorsqu’il a utilisé cette excuse au tribunal pour expliquer son retard dans la déclaration de ses impôts.
Comment s’appelle la phobie des factures ?
La peur des factures est associée à la « phobie administrative » ou à une anxiété financière. Ce n’est pas une phobie officiellement répertoriée, mais elle reflète un stress intense lié à des contraintes administratives et financières.
Comment s’appelle la phobie des démarches administratives ?
La « phobie des démarches administratives » est un autre terme courant pour désigner cette peur. Elle englobe les angoisses liées aux interactions avec des organismes officiels ou aux formalités complexes.
Comment se sortir de la phobie administrative ?
La première étape est de reconnaître le problème. Ensuite, il convient d’essayer de s’organiser avec des outils comme des check-lists ou des applications peut simplifier les démarches.
Solliciter l’aide d’un professionnel, comme un coach ou un assistant administratif, est également une solution efficace.
Comment se faire aider pour des démarches administratives ?
Des services d’accompagnement, tels que des conciergeries administratives ou des assistants virtuels, simplifient ces tâches. Certains organismes publics offrent également un accompagnement gratuit pour aider les citoyens.
Comment s’appelle la phobie de l’administratif ?
Elle est communément appelée « phobie administrative ».
Comment soigner la phobie administrative ?
En plus de la thérapie comportementale stratégique issue du modèle Palo Alto (approche brève orientée solutions), des groupes de soutien et des outils numériques spécialisés sont utilisables pour surmonter cette phobie. Une prise en charge précoce aide à éviter qu’elle ne s’aggrave.
Ainsi, n’hésitez pas à utiliser une méthode en ligne telle que celle présentée ci-après (cliquer sur l’image).
Je ne vous cache pas que j’ai beaucoup ri en lisant cet article publié sur le site web du Ministère de la Transformation et de la Fonction Publique. Ils y parlent d’un choix de simplification mais, depuis lors, rien n’a changé voire tout s’est empiré au nom du contrôle des populations. Avec son film « 1984 », Georges Orwell avait dramatiquement raison…
En rédigeant cet article, je me remémore une jeune femme qui me consulte au cabinet à propos d’une phobie du sang. Elle doit prochainement se marier et, partant, est dans l’obligation de se faire faire une prise de sang. Rien qu’à l’idée, elle est catastrophée.
Cette patiente sait que si elle déroge à la Loi, il n’y aura pas de mariage possible, et elle est d’autant plus catastrophée qu’elle s’interroge sur toutes les tentatives de solutions qu’elle essaie et qui ne donnent rien.
Effectivement, cette jeune femme est dans ce que l’on appelle « une double contrainte ».
Si elle ne fait rien, c’est un problème, et si elle va se faire faire sa prise de sang, c’est un problème aussi. Alors, nous nous sommes mis en quête de solution.
C’est non sans difficultés que nous avons fini par trouver une solution. C’est une histoire que je vous raconte plus tard dans un autre article.
Pour le moment, sachez que la phobie du sang est aussi appelée « hématophobie ».
La phobie du sang tient en une peur irrationnelle du sang ou de toute surface ensanglantée. Elle touche aussi bien les femmes que les hommes.
Comment savoir si on a la phobie du sang ? Faites le test
Même si la question peut sembler étonnante, vous pouvez faire un malaise à la vue du sang sans pour autant être phobique du sang. Nous pouvons tous être gênés, d’une façon ou d’une autre à la vue du sang.
Cependant, nous pouvons avoir des réactions différentes. Cela dépend de savoir s’il s’agit du sang d’une personne que nous ne connaissons pas. De notre propre sang. Voire, pire, du sang de l’un de nos proches (enfants, compagnon, compagne).
L’autre élément d’appréciation pour savoir si vous avez la phobie du sang consiste à remarquer vos réactions dans certains des situations qu je viens de citer. Il faut donc vous interroger sur vos réactions.
Avez-vous une réaction de rejet à la vue du sang ? Faites-vous un malaise à la vue du sang, même si c’est du sang de cinéma ? Alors, plutôt que de vous perdre en circonvolutions, c’est à dire de vous « prendre la tête », je vous propos ce petit test.
Vous répondez juste par « oui » ou « non » :
En règle générale, la vue du sang vous dérange t’elle ?
Voir du sang à la télévision ou au cinéma vous pose t’il un problème ?
Avez-vous tendance à paniquer à la vue du sang ?
Avez-vous peur de vous blesser et/ou de saigner ?
Avez-vous peur de vous faire faire une prise de sang ?
Éprouvez-vous un sentiment de dégoût et/ou de rejet à la vue du sang ?
Plus vous cumulez les « oui » à chaque question, plus la potentialité que vous souffriez d’hématophobie est avérée.
En-dessous de 4 réponses affirmatives, vous êtes sensible à la vue du sang mais c’est gérable (mon dieu que ce mot est laid…).
Causes et symptômes de la phobie du sang
À la vue ou même à l’idée d’être en contact avec le sang, une personne souffrant de phobie du sang subit les symptômes ci-après :
Baisse du rythme cardiaque : Cela peut déboucher sur une perte de connaissance. C’est ici toute la particularité de la phobie du sang. Contrairement aux autres phobies qui entraînent une tachycardie, la phobie du sang est la seule qui conduit à une syncope. C’est pour cela que certains scientifiques évoquent comme cause l’hypersensibilité du système nerveux parasympathique.
Mal de ventre,
Vertiges,
Nausée,
Vomissements,
Tremblements,
Asthénie,
Pâleur,
Crainte permanente de se blesser : Cela a une conséquence sur le type d’activité que mènent les personnes souffrant de phobie du sang. Elles évitent au maximum les activités toniques par crainte de blessures pouvant les conduire à l’hôpital. Par exemple, une personne qui a la phobie des chiens fera tout pour éviter leur présence à ses côtés par peur d’être blessée et, ainsi, de saigner.
Évitement des prises de sang, et des transfusions sanguines,
Évitement des objets pointus ou tranchants comme les couteaux et les aiguilles.
L’apparition des symptômes dépend du degré de gravité de la phobie du sang.
Si pour certains, c’est un contact direct avec le sang lui même qui provoque les malaises, pour d’autres, un simple documentaire TV sur la transfusion sanguine, ou les urgences d’un hôpital, peut être problématique.
Quels sont les symptômes de l’hématophobie ?
L’hématophobie est une phobie assez répandue et plutôt classique. Face à l’objet de la phobie, la personne qui en souffre a des symptômes très marqués et des réactions excessives par rapport à la norme.
La peur du sang est une phobie qui se caractérise aussi très souvent par des évanouissements, ce qui n’est pas toujours le cas pour les autres phobies. À part cette légère originalité, les symptômes de la peur du sang sont assez classiques:
Le patient qui souffre d’hématophobie a parfois des symptômes simplement en pensant à l’éventualité de voir du sang.
Pourquoi fait-on un malaise à la vue du sang ?
Les causes exactes à l’origine de la phobie du sang ne sont pas connues. Le plus souvent, on évoque un ensemble de facteurs comme:
Un traumatisme de l’enfance : Quand on est enfant, tout le monde a (+ ou -) peur de voir son sang couler. Mais lorsque cela fait l’objet d’un traumatisme particulier, ce peut se muer en un trouble psychique présent tout au long de l’adolescence, voire à l’âge adulte. A titre d’exemple, on peut citer une vaccination qui se déroule mal, ou une prise de sang dans des conditions brutales ou douloureuses. On peut également ajouter les traumatismes comme la perte d’un être cher, les accidents, des catastrophes impliquant des pertes en vies humaines, ou avoir été spectateur d’un accident, etc.
La peur de la mort : Les personnes souffrant de ce trouble s’imaginent à la place de la personne qui perd du sang. Elles se disent qu’elles sont en face d’une situation de mort probable.
Les tabous sociaux : Autrefois, les pratiques culturelles telles que le sacrifice, la chasse et les rituels impliquant l’abattage des animaux sont présentes dans le quotidien de l’être humain. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Certes, on regarde toujours des scènes sanglantes sur les écrans, mais elles ne sont pas aussi flagrantes que dans la réalité dans la mesure où il y a une distance émotionnelle créée par l’écran de télévision. C’est comme une émotion déportée. Cette évolution engendrée par la civilisation peut également expliquer l’apparition de ce trouble.
Pourquoi a t’on peur à la vue du sang ?
Le sang c’est la vie. C’est l’oxygène de notre corps. C’est son carburant. Le sang est donc un élément essentiel de notre corps. Le sang est ce qui, d’une façon ou d’une autre, nous maintient en vie. Nous avons donc besoin de le sécuriser, de le conserver.
Dès lors, nous avons toutes les raisons de précieusement prendre soin de cet or rouge. Notre vie en dépend. Il n’y a qu’à observer le comportement des gens quand ils se blessent, et plus encore celui des enfants quand ils saignent.
Chez certains d’entre nous, perdre son sang c’est – presque – comme perdre la vie ou, à tout le moins, le début de nos ennuis. Perdre son sang, d’une façon trés symbolique, c’est comme mourir.
Tous les parents du monde sont controversés à ce propos. Entre minorer une blessure pour rassurer l’enfant, et avoir peur de ne pas pouvoir arrêter le sang qui coule d’une plaie, les parents essaient de contrôler tant leur propre angoisse que l’angoisse de l’enfant.
Celui-ci comprend bien que quelque chose, nonobstant la douleur, n’est pas normal. Si le sang coule, c’est grave. C’est donc le comportement des parents qui va, éducation aidant, faire que l’enfant aura une réaction ou une autre à la vue de son propre sang.
Si les parents réagissent à une plaie sanguinolente comme à un drame, l’enfant percevra la situation comme telle, ce qu’il risque de reproduire à l’infini. De la même façon, qu’ils le veuillent ou non, les parents anxieux « font » des enfants anxieux.
Parce-que c’est toujours la même chose : comment voulez-vous savoir faire une chose qu’on en vous a pas apprise ?
Pourquoi tombons-nous dans les pommes à la vue du sang ?
La phobie est une réaction irrationnelle et une peur démesurée face à l’objet de la phobie, que ce soit le sang, un chien ou un clown. Parfois, la phobie provoque un évanouissement, mais ce n’est pas systématique.
Dans le cas de la peur du sang, l’évanouissement est bien plus fréquent parce qu’il correspond à une réaction naturelle de notre organisme.
En fait, la vue du sang, surtout si c’est le nôtre, provoque une réaction immédiate dans le cerveau. Il sollicite le système parasympathique pour rassembler toute l’énergie nécessaire à la survie des fonctions vitales.
Ainsi, le sang est pompé rapidement pour alimenter les muscles et se détourner du reste, notamment le système digestif. C’est souvent pour cela que l’on ressent des picotements au bout des doigts quand on a une grosse frayeur.
Le problème, c’est que chez les phobiques, la réaction est souvent démesurée. Résultat, le cerveau lui-même n’est plus assez alimenté en sang et en oxygène, ce qui provoque l’évanouissement (syncope).
La vue du sang produit donc une réaction immédiate chez tout le monde, mais quand elle est associée aux symptômes de la phobie, elle provoque l’évanouissement.
La phobie du sang dépend de la relation à la violence et à la mort
Fondamentalement, la peur du sang, la peur à la vue du sang, ou, d’une façon plus générale, l’hématophobie, est le fruit d’une éducation, d’un traumatisme – perçu ou vécu – et, le plus souvent, d’une peur irrationnelle liée à la mort ou de l’idée de mort.
Alors, la phobie du sang peut être interprétée comme un symptôme, celui d’un autre problème. Pour être simpliste, perdre son sang, c’est comme commencer à perdre la vie.
Le sang a donc une connotation à la fois de gravité et de violence. Ainsi, quand une personne est blessée à la tête, les gens ont parfois des réactions disproportionnées.
Je me souviens avoir fait un chute assez violente à skis quand j’étais adolescent. Mes skis se sont plantés dans une motte de terre :). Quand je suis rentré à l’auberge, là où j’étais domicilié pour les vacances, tout le monde a paniqué.
J’avais la tête et le dos pleins de sang. Moi, je n’avais mal nul part ni ne me sentais mal. Je n’avais pas conscience de mon état et encore moins d’une éventuelle gravité. Il aura suffit de 2 points de suture pour régler le sujet. L’après-midi même j’étais de nouveau sur les pistes de ski.
Mais, dans les jours qui ont suivi, les autres résidents m’ont souvent parlé de tout ce sang qui avait coulé le long de mon dos. Ils avaient été plus marqués que moi par ce qu’ils avaient vu.
Je pense que, d’une certaine façon, ils reliaient ce sang à une gravité forte. Or, quand la tête saigne, du fait de petits vaisseaux, elle saigne beaucoup, et c’est impressionnant.
Moi, je n’ai rien vu et ne me suis nullement inquiété. Si j’avais vu mon sang couler, sans doute aurais-je paniqué et ne serais-je pas retourner skier. Je pense que, moi aussi, j’aurais eu une réaction de peur.
Je ne vous parle pas de la fascination que certaines personnes éprouvent quant au sang. Ainsi, nous pourrions parler du comportement de certains automobilistes ou piétons qui s’arrêtent pour regarder des accidents.
D’ailleurs, ne dit-on pas que ces personnes, quand elles ralentissent à la vue d’un accident, vont… « tremper leur sucre »?
Tabou social et peur du sang
Il y a une constante sociale qui justifie la peur du sang. C’est un vrai tabou, mais un tabou social. Le sang c’est la vie. On est d’accord. Le sang c’est aussi la mort et, dans ce paradoxe, il existe un déni : le déni de la réalité de la vie.
Ce déni se niche dans des peurs culturelles savamment entretenues par de – vieilles – considérations sociales et religieuses. Ce déni, c’est celui du sang issu des règles des femmes, de leurs menstrues.
Quand les femmes ont leurs règles soit, en moyenne, tous les 28 jours, d’aucuns considèrent que ces femmes sont sales, comme souillées. C’est d’ailleurs tellement mal perçu dans nos sociétés – prétendument modernes – que les publicités pour les protections hygiéniques représentent le sang… en bleu.
Le sang menstruel pose un vrai conflit à beaucoup d’êtres humains. Quand les femmes ont leurs règles, cela est annonciateur d’une fertilité à venir.
Or, beaucoup considèrent que ce sang qui s’écoule du ventre des femmes est impur. Le sang menstruel est considéré comme sale, et il recèle ainsi tous les fantasmes diaboliques que les hommes se sont créés.
En effet, qui dit que les femmes seront fertiles au sortir de leurs règles, dit qu’elles seront, autant pour elles que pour les autres, sources de désir, et qui parle de désir évoque la sexualité.
Autant du fait de l’un comme de l’autre, hommes et femmes ne s’appartiennent plus nécessairement. Les hommes et les femmes sont alors dans le lâcher prise. Dans une délicieuse perte de contrôle (vous n’êtes pas obligé(e) de partager mon avis).
Dans un tel contexte, l’homme a toujours rendu la femme responsable de ce qu’il considère comme un égarement. Une perte de maitrise de soi. C’est la raison pour laquelle, encore aujourd’hui, la femme est considérée comme la tentatrice.
La tentation, c’est cette œuvre du diable qui détourne l’homme de lui même et, le 1er fondement de cette perte, c’est le sang des règles. Or, qui dit absence de règles (aménorrhée) dit pas d’ovulation dans l’avenir, donc pas d’enfants ni d’hommes sur terre.
Dès lors, nier les règles, repousser la vue de ce sang au point de le considérer comme impur et sale, en plus de nous le présenter bleu, c’est dénier la réalité. C’est dénier le rôle des femme – de toutes les femmes – dans la vie. Que serions-nous sans les femmes ? Rien !
Pas de sang, pas de vie et inversement.
Comment s’habituer à la vue du sang ?
S’habituer à la vue du sang n’est pas facile.
Pourtant, c’est une étape incontournable quand on veut vaincre l’hématophobie. Commencez donc par noter toutes les situations dans lesquelles la vue du sang vous angoisse, voire vous fait paniquer ou tomber dans les pommes.
Êtes-vous plus angoissé(e) par la vue de votre sang ou par la vue du sang des autres ? En vrai ou à la télévision ? Quand vous avez établi une liste de ces situations, hiérarchisez-les de la plus angoissante à la moins anxiogène.
À partir de là, imaginez les pires conséquences que vous craignez, dans tous les domaines de votre vie, en étant exposé(e) à la vue du sang. Cet exercice s’appelle le 180°. Il est à l’opposé de vos tentatives de solutions, lesquelles consistent à tenter de contrôler votre peur voire à la minorer.
Il ne s’agit donc plus d’éviter votre phobie du sang mais de « rentrer dedans ». Commencez par la situation la plus angoissante et ne passez à la suivante que lorsque vous aurez vaincu votre crainte de la précédente.
Cela fonctionne trés bien à la condition de respecter le protocole thérapeutique tel que présenté dans le programme comportemental que j’ai créé (cf. voir en bas du présent article). Il s’agit là de se désensibiliser de situations anxiogènes et, partant, d’objectiver et lâcher prise.
Il s’agit donc, à l’aide de l’approche systémique de Palo Alto, de travailler sur votre peur pour finir par envisager sereinement votre prochaine prise de sang.
Peur de se faire faire une prise de sang
Assez logiquement, on confond et on mélange parfois la peur des aiguilles et la peur du sang. Certains patients souffrent des deux phobies en même temps, généralement parce que le traumatisme à l’origine de la peur réunit les deux éléments.
En plus, leurs conséquences s’appliquent souvent sur les mêmes situations: prises de sang, vaccins, etc. Pourtant, les deux phobies sont différentes et doivent être clairement distinguées pour être bien traitées.
L’hématophobie : une peur potentiellement handicapante
La peur du sang, que l’on appelle aussi hématophobie, peut devenir très handicapante. Une simple piqûre, une blessure légère, ou bien même couper un morceau de viande, peuvent provoquer l’évanouissement.
Des réactions extrêmes qui empêchent de réagir en cas de danger. Certains hématophobes renoncent même au métier de leur rêve, notamment dans le secteur de la santé ou de l’alimentation.
Toutes les phobies sont handicapantes dans une plus ou moins grande mesure. Cependant, certaines phobies ne nous empêchent pas de vivre une vie à peu près normale.
Ainsi, la peur du vide ou la cynophobie ne nécessitent pas des aménagements drastiques de son quotidien.
On peut vivre avec ces deux peurs sans trop de difficulté si elles ne sont pas trop développées. En revanche, la peur du sang peut être beaucoup plus handicapante. D’abord, de nombreux métiers deviennent totalement inaccessibles. Ainsi, le secteur de la santé est le plus évident.
Impossible d’être médecin ou de travailler dans un hôpital si on s’évanouit quand on voit du sang. On risque de se mettre en danger et de mettre en danger les patients. Au-delà de ces questions pratiques, la peur du sang peut être dangereuse quand elle nous empêche de réagir promptement à certaines situations.
Par exemple, une coupure profonde nécessite d’intervenir rapidement pour éviter de perdre un membre, ou bien même la vie. Si on s’évanouit, on perd beaucoup de sang avant que quelqu’un ne nous retrouve.
L’hématophobie est donc une phobie à prendre au sérieux et vous devez vous en débarrasser.
Comment sortir de la phobie du sang ?
D’aucuns diraient que pour sortir de la phobie du sang il ne faudrait ne pas y rentrer !
Considération binaire pour ne pas écrire simpliste. En soi, sortir de la phobie du sang n’est, à priori, pas une mince affaire. La peur du sang fait écho à des questions culturelles, sociales, éducatives, traumatiques, et j’en passe.
Mais à l’impossible nul(le) n’est tenu(e). Il convient donc d’envisager de sortir de la phobie du sang de façon pragmatique. En l’espèce une stratégie thérapeutique est le meilleur outil, mais pas n’importe laquelle, et pas de façon désordonnée.
En effet, si vous cherchez pourquoi vous souffrez d’une phobie du sang, vous allez tenter de répondre à de multiples questions mais vous n’allez pas trouver la solution.
Si vous essayez de contrôler votre peur de la vue du sang, vous allez enrichir votre peur puisque plus vous allez lutter contre elle, plus vous allez avoir peur du sang.
C’est logique puisque votre cerveau réagit à vos comportements inadaptés par rapport aux alertes qu’il vous donne. Ce même cerveau qui expriment ces alertes sur la foi des éléments constituants votre histoire. Donc, plus vous réagissez par opposition, pire c’est.
Pour vous éviter tous ces écueils, la stratégie issue de l’approche brève dont je vous parle plus bas est un excellent outil pour vaincre la peur du sang.
Comment traiter la phobie du sang ?
Si vous souffrez de phobie du sang, il n’y a aucune raison d’avoir honte. Les statistiques estiment que près de 40 % de la population mondiale est touchée par la phobie du sang.
Certes, les symptômes ne sont pas aussi graves pour tout le monde. Retenez qu’il n’y a aucune raison de vous cacher et encore moins de vous sentir honteux(se) d’une phobie du sang.
Selon l’OMS, la phobie du sang est la troisième affection phobique qui touche le plus de personnes au monde. Vous êtes donc loin d’être seul(e).
Maintenant, pour traiter la phobie du sang, il existe plusieurs méthodes. Deux d’entre elles sont fréquemment utilisés :
Médicaments (anxiolytiques ou anti-dépresseurs).
Approche comportementale.
Traitement par antidépresseurs de la phobie du sang
Les antidépresseurs et les anxiolytiques sont généralement utilisés de manière ponctuelle. Ils ont pour fonction d’éliminer les symptômes de phobie du sang.
Mais, sur le long terme, ces médicaments présentent les effets secondaires – importants – comme présentés ci-après :
Diarrhée,
Troubles digestifs,
Troubles sexuels,
Sécheresse buccale,
Somnolence,
Accoutumance,
Dépendance.
Pour toutes ces raisons, je vous déconseille d’utiliser des médicaments de ce type – sachant qu’il n’y en a pas d’autre – pour traiter la phobie du sang.
Traiter la phobie du sang : l’approche systémique
A ma connaissance, depuis que je pratique, et pas seulement parce que c’est mon choix professionnel, l’approche systémique de Palo Alto est le meilleur traitement contre la phobie du sang ainsi que toutes les autres formes de phobies.
Les techniques et les procédés de l’approche comportementale brève orientée solution sont validées dans plusieurs pays dans le monde.
Son efficacité est prouvée par des études scientifiques menées par des universités de renommée internationale (cf. INSERM). L’approche comportementale issue de l’approche systémique de Palo Alto se déroule en 4 principales étapes.
Mais avant que de vous laisser les découvrir, je vous informe que nul n’est besoin de consulter pour traiter la phobie du sang. Un programme thérapeutique en ligne remplit aisément cette fonction (lire en bas de l’article).
La nécessité d’objectiver
A l’aide votre programme thérapeutique, vous effectuez un tour complet de tout ce qui concerne votre problème (origine, contexte, tentatives de solution).
Ensuite, vous exploitez ces données, à la fois pour dresser un diagnostic précis de votre problème, et pour travailler à apaiser les traumatismes passés.
Dans le cadre du programme, vous bénéficiez de tous les outils pour réaliser cette première étape laquelle, le plus souvent, vous permet de faire diminuer vos symptômes de 40% (en moyenne).
Comprendre et inverser le processus
De façon naturelle, l’étape 1 vous mène vers l’étape 2. C’est l’étape qui vous permet d’identifier la stratégie que vous mettez en place pour traiter ce que vous vivez comme un problème : votre relation au sang.
Ainsi, vous bénéficiez de différents outils comportementaux pour commencer à traiter la phobie dont vous êtes victime.
Vous accédez librement à toutes les explications pédagogiques comme à toutes les vidéos explicatives dont vous avez besoin pour satisfaire votre objectif : mettre un terme définitif à votre peur du sang.
Éliminer les traumatismes
Vous appliquez les exercices tels qu’ils vous sont proposés.
Graduellement, vous mettez en place la stratégie proposée. Vous ne forcez rien puisque vous bénéficiez de tout le temps que vous souhaitez. Il n’y a jamais d’exercices d’exposition dans ce programme thérapeutique.
Petit à petit, à votre rythme, vous vous désensibilisez de votre phobie jusqu’à envisager – naturellement – de prendre un rendez-vous dans un laboratoire d’analyses (c’est un exemple). Ou alors, un jour, vous constatez avoir moins peur de vous couper, ou êtes moins sensible à la vue du sang en voyant quelqu’un saigner (autre exemple).
Ainsi, vous remarquez que, grâce à votre implication, les symptômes de la phobie du sang diminuent de 40% en 8 à 10 jours, de 60% en 1 mois maximum, et qu’ils disparaissent en 2 mois maximum.
Encore une fois, cela ne relève pas du miracle ou d’une prétendue magie digne d’un mauvais spectacle de variété. C’est simplement la mise en application de méthodes comportementales qui ont fait leurs preuves.
Elles sont simplement logiques quand on connait le fonctionnement logique et mathématique du cerveau. Çà, c’est mon boulot et je vous explique tout dans le dernier module du programme.
Enfin, à l’intérieur de votre Espace Personnel, vous bénéficiez d’un forum interne sécurisé lequel favorise une inter action constante entre vous et moi, comme si nous étions au cabinet.
Consolider la solution
C’est la dernière étape de votre traitement.
Vous consolidez la stratégie de résolution que vous utilisez. Il s’agit de s’assurer que les solutions employées sont durables (pérennes) et que votre problème initial ne se transforme pas en un autre problème.
Là aussi, tout est très simple. Il vous suffit de faire ce que je vous recommande, et tout se passe au mieux.
Questions fréquentes
La peur du sang, ou hématophobie, est une phobie spécifique qui n’est pas sans conséquences tant en termes psychiques que dans le domaine médical.
Elle se manifeste par une anxiété intense à la vue du sang, que ce soit le sien ou celui des autres. Cette phobie peut entraîner des réactions physiques et émotionnelles sévères, allant de la nausée à l’évanouissement.
Les réponses aux questions posées ci-après ont donc tout leur intérêt.
Pourquoi ai-je peur du sang ?
La peur du sang peut avoir plusieurs origines. Elle peut être le résultat d’une expérience traumatisante impliquant du sang, comme un accident ou une blessure grave. Elle peut également être influencée par des facteurs génétiques ou environnementaux.
Certaines personnes développer cette phobie après avoir vu des images violentes ou des scènes sanglantes dans les médias. La peur du sang peut aussi être liée à une réaction physiologique naturelle.
La vue du sang provoque une réponse de lutte ou de fuite, entraînant une augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle, suivie d’une chute soudaine qui cause des étourdissements ou des évanouissements.
Comment s’appelle la peur de saigner ?
Tout comme la phobie du sang, la peur de saigner est le plus souvent appelée : hématophobie.
Ce terme désigne spécifiquement la peur irrationnelle du sang. Il est important de noter que cette phobie peut inclure non seulement la peur de voir du sang, mais aussi la peur de saigner soi-même ou de voir quelqu’un d’autre saigner.
Comment savoir si on est hématophobe ?
Pour savoir si on est hématophobe, il est utile de prêter attention à ses réactions face au sang.
Les signes courants incluent une anxiété intense, des palpitations, des sueurs, des nausées, des vertiges ou même des évanouissements à la vue du sang.
On peut également ressentir une peur excessive à l’idée de se blesser ou de voir quelqu’un d’autre se blesser. Si ces symptômes sont récurrents et affectent la vie quotidienne, il est probable que l’on souffre d’hématophobie.
Comment s’appelle la phobie du sang ?
La phobie du sang est appelée : hématophobie. Ce terme est dérivé du grec « haima » qui signifie sang, et « phobos » qui signifie peur. L’hématophobie est une phobie spécifique qui se caractérise par une peur irrationnelle et persistante du sang.
Pourquoi je me sens mal quand je vois du sang ?
La réaction physique à la vue du sang peut être due à une réponse vaso vagale.
Cette réponse est une réaction réflexe du système nerveux autonome qui provoque une chute soudaine de la pression artérielle et du rythme cardiaque. Ceci génère des symptômes d’étourdissements, des nausées et des évanouissements. Cette réaction est souvent déclenchée par la vue du sang ou d’autres stimuli associés à des blessures ou à la douleur.
Comment vaincre sa peur du sang ou phobie du sang ?
Vaincre la peur du sang nécessite parfois une approche multi-canaux.
La thérapie comportementale de type Palo Alto (approche brève orientée solutions) est le plus souvent recommandée. Cette thérapie permet de se désensibiliser en réduisant l’anxiété liée à la vue du sang. réduire l’anxiété.
Des techniques de relaxation, comme la respiration profonde et la méditation, ou de gestion du stress, peuvent également être utiles, seulement pour apaiser ses symptômes et en aucun cas pour soigner cette phobie.
Dans certains cas, des médicaments anxiolytiques peuvent être prescrits pour aider à contrôler les symptômes physiques de l’anxiété.
Comment soigner l’hématophobie ?
Il est répondu à cette question dans le chapitre précédent.
Quels sont les symptômes de l’hémophobie ?
Les symptômes de l’hématophobie peuvent varier en intensité et en nature. En règle générale, ils induisent une anxiété intense à la vue du sang, des palpitations, des sueurs, des nausées, des vertiges et des évanouissements.
Certaines personnes ressentent également une peur excessive à l’idée de se blesser ou de voir quelqu’un d’autre se blesser. Ces symptômes sont alors déclenchés non seulement par la vue réelle du sang, mais aussi par des images à ce sujet.
La meilleure et la plus efficace des solutions aujourd’hui pour se débarrasser de la peur de parler en public, souvent appelée la glossophobie, est l’approche systémique de Palo Alto.
Il est notoire que cette approche systémique et stratégique permet de résoudre plus de 16 cas sur 17 en moins de 3 mois, et ce de façon naturelle, là où des thérapies conventionnelles nécessitent des années.
Cette démarche systémique, c’est la garantie de ne plus jamais avoir peur de prendre la parole en public.
Glossophobie ou peur de prendre la parole en public ?
Certains symptômes de la glossophobie en comparaison de la peur de prendre la parole en public sont un peu plus spécifiques dans la mesure où on ne les retrouve pas dans toutes les phobies.
Dès lors, presque systématiquement, la glossophobie provoque la mise en place de nombreuses stratégies d’évitement.
La différence réside donc dans le fait que les personnes exposées affrontent leurs peurs alors que les personnes qui ont la phobie de parler en public font tout pour éviter de s’y confronter. On appelle alors cela une glossophobie.
In fine, le résultat est le même…
Existe t’il une solution médicamenteuse ?
Les bêtabloquants sont des médicaments très efficaces contre ce type de problème mais ils ne sont pas une solution sur le long terme. C’est seulement une aide ponctuelle pour les personnes très anxieuses.
Attention, à haute dose, ces médicaments sont mortels.
En effet, si rationaliser ou intellectualiser autour de notre problème, ou tenter de nous rassurer, en nous disant que tout va bien se passer, nous le saurions et il n’y aurait nul besoin de lire cet article.
C’est l’une des raisons pour laquelle se trouvent ci-dessous 2 tâches thérapeutiques extraites du programme comportemental que j’ai conçu pour calmer la glossophobie.
Exercice N°1
Face au public, on peut avoir l’impression d’être comme un enfant devant un ministre de l’éducation nationale.
Il devient donc nécessaire de réfléchir à la toute première chose, et la plus petite des choses, qui nous permettrait de nous sentir un tout petit peu apaisée en situation.
Par exemple, tenir un objet qui nous soit agréable à la forme et à la couleur et que nous pourrions utiliser en situation difficile.
L’objectif consiste à nous désolidariser de notre perception infantile pour retrouver un comportement adulte.
Dès lors, il existe 2 possibilités :
Se comporter de façon infantile, c’est à dire fuir et, ainsi régresser,
Se comporter de façon adulte et responsable mais pas n’importe comment ni à n’importe quel prix.
A l’aide de cet objet, il s’agit de se confronter à notre peur, ou de faire le choix de régresser.
Cela signifie se comporter comme un enfant empreint avec tous les comportements incontrôlés que l’on imagine chez quelqu’un qui n’a pas la maturité nécessaire pour gérer ses émotions. Par exemple : la peur, la fuite, les larmes, les cris, les caprices, etc.
Si nous faisons le choix de régresser, nous devons en supporter les conséquences. Il faut alors les préciser et elles doivent être rudes.
C’est un peu comme dans les courses d’obstacles hippiques. Il faut donner un handicap à l’exercice. Plus on régresse, plus lourde et durable est la conséquence.
Il convient d’utiliser cet exercice pour s’affirmer non seulement dans sa sphère professionnelle mais aussi dans sa sphère affective et sociale.
A l’inverse, on ne peut commencer à adopter un comportement adulte sans que celui-ci passe par une contrainte épouvantable voire insupportable.
En aucun cas il ne s’agit de se forcer à transcender notre angoisse et, ainsi se faire du mal. Au contraire, il est convenu d’avancer de façon progressive, un pas à la fois, et de façon naturelle, en conscience.
Exercice N°2
Dans le même temps, il faut énumérer ce que l’on craint de pire si, d’aventure, on se retrouve effectivement incapable de s’exprimer en public.
En l’espèce, appliquons la phrase bien connue de Nietzsche :
« Ce qui ne tue pas rend fort« .
C’est un exercice assez particulier mais il donne des résultats extraordinaires. S’il est parfois difficile à mettre en place, ou plutôt à suivre, ses résultats sont prodigieux passés deux ou trois jours.
Il faut dresser un tableau précis des scenarii à travailler sachant que nous ne sommes pas autorisés à trouver des comportements pour éviter notre problème.
De façon mentale, nous devons absolument imaginer le pire de ce que nous craignons et pousser les conséquences à leur maximum.
Cela signifie que de façon mentale, on ne doit pas contrôler le pire et, par extension, nous ne pouvons pas empêcher que le pire se produise.
Au contraire, on doit le provoquer et même plus.
Cela signifie :
penser à toutes les conséquences les pires comme, par exemple, se ridiculiser devant son auditoire, imaginer que le retour à la réalité est un enfer, que l’on est mortifié, qu’on essuie la colère ou les moqueries de nos proches et et que, pour finir, on perd de notre crédibilité, voire notre emploi, que nous avons des problèmes financiers, etc.
Ainsi, après avoir été licencié, imaginer qu’on cherche un nouveau job mais que, précédé d’une image tellement désastreuse, aucun employeur ne veut nous recruter.
Dès lors, on rencontre des problèmes professionnels, économiques, sentimentaux, familiaux. Si paradoxal que ce soit, il s’agit là de retrouver confiance et de commencer à lâcher prise.
Cette technique trés particulière est issue de l’approche systémique de Palo Alto qui a pour fonction de contraindre le cerveau à réguler son système.
Pourquoi a t’on peur de prendre la parole en public ?
Elle est particulièrement prononcée chez les enfants, les adolescents et les jeunes adultes lesquels, tout au long de leur parcours scolaire et universitaire vont plus ou moins gagner en confiance.
Certains apprennent à s’exprimer publiquement sur des sujets qu’ils maîtrisent bien mais chez d’autres, cette peur ne disparaît jamais, voire empire jusqu’à devenir incapacitante.
En règle générale, les personnes qui souffrent de cette peur irrationnelle et excessive craignent le jugement des autres, et ce d’autant plus qu’elles n’ont pas une image positive d’elles-mêmes, ce qui renforce leur peur d’être jugé(e).
Dès lors, quand on a pas de soi une image positive, on a un réflexe persistant et incontournable : on se compare aux autres.
Partant, nous n’avons de cesse de nous poser la question de savoir comment les autres vont évaluer notre élocution, notre relation à notre corps, notre tenue vestimentaire, notre façon de bouger, de répondre aux questions, et j’en passe.
En bref, nous avons peur de mal faire et peur de mal dire et d’être jugé(e) pour cela et d’être victime de moqueries, de mises à l’index, d’humiliations, etc.
Ce que nous ressentons alors émotionnellement nous donne l’impression d’être comme un enfant dans un corps d’adulte.
Tout au long de notre intervention, ces éléments biaisent notre intervention puisque nous ne pensons pas à ce que nous avons à présenter mais à ce que les autres pensent de nous.
Que nous le souhaitions ou pas, cela conditionne notre façon d’être et de faire avant même avant que nous ne parlions effectivement.
Autant de précisions qui expliquent que ce que nous subissons trouve ses causes dans des questions d’éducation et d’expériences de vie.
Anticiper enrichit le problème
Les personnes qui ont peur de parler devant tout le monde ont toutes un point commun : elles anticipent.
Cela signifie qu’avant même de prendre la parole, elles sont dans la projection à propos une chose dont elles ne savent rien.
C’est comme quand on a peur de conduire : nous sommes tellement crispés au volant que nous finissons par générer ce que nous redoutons : un accident de voiture.
Il en, est de même chez ces hommes qui craignent de ne pas être à la hauteur de leur conquête et qui, au moment d’exprimer toute leur virilité se retrouvent dans l’incapacité d’être opérationnels.
Dès lors, cette volonté de se contrôler génère un effet inverse. Alors que nous sommes dans les coulisses, ou sur l’estrade, nous essayons de nous raisonner, de nous conditionner de sorte à ce que tout se passe bien.
Respiration, méditation, exercices pour évacuer le stress, tout y passe. Dans la même veine, nous essayons d’avoir des pensées positives et de nous rassurer. C’est compréhensible mais constitue une erreur funeste comme les gens qui nourrissent la peur obsessionnelle de faire du mal aux autres.
Plus nous réagissons ainsi, pire est le problème puisque notre cerveau estime que nous ne tenons pas compte des alertes qu’il nous envoie.
Peur de parler en public : réponses aux questions fréquentes
D’une façon générale, pour se préparer à parler en public, il est préférable d’adopter les comportements ci-après :
Se prépare à l’avance : plus on connait son sujet, plus on sera confiant(e).
Prendre soin de toi : bien dormir et éviter les stimulants (café, thé) avant de parler.
Reformuler ses pensées : apprendre à remplacer « Je vais échouer » par « Je suis là pour partager quelque chose d’utile ».
Apprendre à aimer son audience : penser que le public est là pour apprendre de nous et non pour nous juger.
Avec de la patience, des exercices réguliers et, si besoin, un accompagnement professionnel, il est possible de surmonter la peur de parler en public et de s’exprimer avec aisance. 😊
Pour autant, abordons ensemble les questions les plus fréquemment posées, lesquelles demandent réponses, à propos de la peur de parler en public.
1. Comment vaincre la peur de parler en public ?
Vaincre la peur de parler en public demande de la pratique et des stratégies pour réduire l’anxiété.
Voici comment y parvenir :
Préparation approfondie :
Il faut se familiariser avec son sujet pour être à l’aise. Par exemple, préparer des notes et des supports visuels sur lesquels s’appuyer.
Pratique régulière :
Il ne faut pas hésiter à s’entrainer devant un miroir, s’enregistrer, ou répéter devant des proches pour augmenter sa confiance en soi.
Exposition progressive :
Commencer par des présentations devant des petits groupes avant d’aborder des audiences plus grandes.
Techniques de relaxation :
Respiration abdominale, méditation ou cohérence cardiaque pour apaiser l’anxiété avant de parler.
Focus sur son audience :
Se concentrer sur le besoin de son public en termes d’informations plutôt que sur son anxiété. Par exemple, imaginer que l’on dialogue avec son public plutôt que de vouloir l’impressionner.
2. Comment s’appelle la peur de parler en public ?
La peur de parler en public, ou peur de prendre la parole en public est appelée : glossophobie.
C’est une forme spécifique d’anxiété sociale où la personne redoute d’être jugée, critiquée ou de faire une erreur devant un groupe.
La peur de prendre la parole en public provoquer des symptômes physiques tels que des palpitations, des sueurs, des tremblements ainsi que des pensées négatives.
3. Pourquoi je stresse quand je parle en public ?
Le stress lors de la prise de parole en public provient de :
Peur du jugement : on craint que notre audience nous trouve incompétent(e), ennuyeux(se) ou ridicule.
Expériences passées négatives : une humiliation ou un échec peut conditionner notre esprit à anticiper des situations similaires.
Sensibilité naturelle : certaines personnes sont plus sujettes à l’anxiété sociale, ce qui amplifie la peur d’être exposé(e).
Manque de pratique : le manque d’habitude aggrave l’insécurité ce qui rend l’expérience encore plus intimidante.
4. Comment guérir de la glossophobie ?
Guérir de la glossophobie nécessite des efforts progressifs et parfois un accompagnement.
Voici des pistes intéressantes à ce propos :
Thérapie comportementale :
La thérapie comportementale issue de l’approche stratégique et brève (Palo Alto) aide à identifier puis à neutraliser les pensées négatives liées à la prise de parole.
Exercices d’exposition graduelle :
S’entrainer à prendre la parole dans des contextes peu intimidants, puis augmenter la difficulté avec le temps.
Techniques de relaxation :
La respiration profonde et la pleine conscience aident à calmer les manifestations physiques de l’anxiété.
Coaching ou formation :
Participe à des ateliers de prise de parole en public pour développer ses compétences dans un environnement bienveillant.
5. Qui a peur de la glossophobie ?
La glossophobie, ou la peur de parler en public, est une anxiété courante qui affecter les personnes de tous âges et de tous horizons.
Elle est souvent ressentie par des individus qui doivent s’exprimer devant un groupe, que ce soit dans un cadre professionnel, académique ou social.
Les personnes atteintes de glossophobie éprouvent une anxiété intense à l’idée de parler en public, ce qui entraîne des symptômes physiques comme :
Des palpitations,
Des sueurs,
Des tremblements,
Une bouche sèche.
Cette peur peut être déclenchée par divers facteurs, notamment le manque de confiance en soi, la peur du jugement des autres, ou des expériences passées négatives.
6. Comment savoir si on est glossophobe ?
Pour savoir si on est glossophobe, il est important de reconnaître les signes et symptômes courants de cette phobie.
Voici quelques indicateurs :
Anxiété intense : anxiété extrême à l’idée de parler en public, même si on est bien préparé.
Symptômes physiques : symptômes physiques comme des palpitations, des sueurs, des tremblements, une bouche sèche ou des nausées avant ou pendant une présentation.
Évitement : évitement les situations où on doit parler en public, même si cela nuit à notre carrière ou à nos études.
Pensées négatives : pensées négatives récurrentes sur notre capacité à parler en public, comme la peur de bégayer, d’oublier ce qu’on veut dire, ou d’être jugé par les autres.
7. Quel médicament pour parler en public ?
Dans certains cas, des médicaments peuvent être prescrits pour aider à gérer l’anxiété liée à la prise de parole en public.
Les bêta-bloquants sont souvent utilisés pour contrôler les symptômes physiques de l’anxiété, tels que les palpitations et les tremblements.
Les anxiolytiques, comme les benzodiazépines peuvent également être prescrits pour réduire l’anxiété, mais ils doivent être utilisés avec prudence en raison de leurs effets secondaires potentiels et de leur risque de dépendance.
Il est important de consulter un médecin pour déterminer le traitement le plus approprié et la posologie correcte.
8. Comment vaincre sa peur de prendre la parole en public ?
Reconnaître ses forces :
Il faut garder en mémoire que notre audience est là pour nous écouter, pas pour nous juger.
Visualisation positive :
Il faut essayer de s’Imaginer réussir avec assurance. Cela réduit les scénarios catastrophiques anticipés.
Accepter les imperfections :
Accepter et s’autoriser à faire des erreurs sans que cela remette en cause notre crédibilité.
Structuration de ton discours :
Créer une introduction, un développement et une conclusion clairs pour nous sentir sécurisé(e) parce-que organisé(e).
Contact visuel :
Fixer des points dans la salle ou regarde des personnes bienveillantes pour créer une connexion et se décentrer de ses peurs.
Exprimer ses émotions : ne pas hésiter à dire à son public qu’on est intimidé(e) et que l’on s’excuse par avance de bafouiller, d’avoir la langue qui claque, etc. Ainsi, prendre le risque de se sentir vulnérable rend plus fort.
9. Quelles sont les causes de la peur de parler en public ?
Expériences négatives passées :
Une situation embarrassante ou un échec devant un groupe laisse une empreinte émotionnelle durable.
Peur du rejet :
Craindre que l’audience nous critique voire nous rejette.
Manque de confiance :
Ne pas se sentir compétent(e) ou préparé(e) amplifie le sentiment d’insécurité.
Anxiété sociale :
Les personnes anxieuses dans les interactions sociales sont plus sujettes à la glossophobie.
Pression culturelle :
Certaines cultures valorisent fortement la performance publique, ce qui intensifie d’autant plus la peur d’échouer.
10. Pourquoi je n’arrive pas à prendre la parole en public ?
La peur de prendre la parole en public peut avoir plusieurs raisons :
Bloquage psychologique :
Notre esprit amplifie les peurs irrationnelles nous paralysant avant même de commencer à parler.
Manifestations physiques :
Palpitations, gorge serrée ou tremblements. Autant de symptômes qui donnent l’impression que l’on est incapable de parler.
Manque d’entraînement :
Comme toute compétence, la prise de parole s’améliore avec la pratique. L’absence de répétition renforce le sentiment d’incompétence.
Pression excessive :
Se mettre la barre trop haut augmente le stress et empêche de se concentrer sur le message que l’on souhaite transmettre.
L’un des meilleurs moyens pour soigner l’ergophobie consiste à suivre une thérapie comportementale que ce soit en cabinet ou en ligne.
En effet, l’approche systémique de Palo Alto, une approche brève orientée solutions, favorise l’objectivation des émotions et, partant, le lâcher prise quant à sa peur au travail.
Grâce à des exercices qui ne reposent en aucun cas sur de la méditation ou de la relaxation, il est facile de permettre à son cerveau de désamorcer ses réactions anxiogènes liées au travail avec un taux de réussite supérieur à 95%.
Pour l’heure, la phobie du travail, que l’on appelle aussi ergophobie (peur d’aller travailler), dépasse largement la simple paresse ou le stress devant un employeur quelque peu difficile ou exigeant.
La peur d’aller au travail empêche ceux qui en souffrent de se rendre au travail ou de chercher un emploi quand ils sont au chômage.
Et si certains ergophobes parviennent à se rendre au travail, c’est au prix d’une grande souffrance psychique ce qui nous amène à nous poser 2 questions :
En revanche, comme pour toutes les phobies, l’objet qui déclenche la phobie du travail varie d’une personne à l’autre. Dans certains cas extrêmes, la simple idée de quitter son domicile suffit à déclencher la crise de phobie.
Dans d’autres cas, ce seront des situations plus précises, comme un entretien avec un supérieur ou une réunion qui produisent la crise. Il en est ainsi quand une personne a peur de prendre la parole en public. Attention : il ne faut pas pas confondre la phobie du travail avec une angoisse existentielle.
La remise en cause de sa vie et de ses accomplissements à certains âges amène à ressentir une grande lassitude dépressive face aux tâches quotidiennes d’un travail qui nous plaisait avant.
On ne parle pas alors de phobie, mais de crise existentielle, associée ou non à une dépression au travail.
Peur d’aller au travail : les différentes causes de l’ergophobie
L’ergophobie est une phobie peu connue et très mal reconnue, comme la phobie administrative soit-il écrit en passant. Cela s’explique du fait que nos sociétés modernes tournent toutes entières autour du travail.
Pourtant, l’ergophobie est une phobie plutôt banale à bien des égards, d’un point de vue psychiatrique évidemment. Ainsi, les causes de l’ergophobie sont celles de nombreuses phobies. Ce qui signifie que les causes de l’ergophobie sont très différentes d’un patient à l’autre.
Généralement, la phobie apparaît suite à un événement traumatisant. Souvent, ces stress traumatiques ont eu lieu pendant l’enfance ou l’adolescence. Dès lors, ils sont les plus susceptibles de provoquer une phobie.
Un échec professionnel cuisant ou une humiliation publique dans un cadre professionnel sont des sources fréquentes de dépression dont émergent souvent des ergophobies. Certaines personnes semblent également plus frappées par les phobies que d’autres.
Une faible estime de soi et un trouble de l’anxiété généralisée sont des causes fréquentes de phobie. Comme nous passons un tiers de notre vie au travail, cet environnement produit facilement des phobies (phobie sociale, anxiété sociale, peur de mal faire, anxiété de performance, etc.).
Cette forme de prédisposition a donc des origines environnementales et aussi contextuelles. Des parents violents ou souffrants eux-mêmes d’anxiété ont souvent des enfants anxieux.
Peur d’aller au travail ou peur de sortir de chez soi ?
Dans certains cas, le patient confond sa phobie de sortir de chez lui avec une phobie du travail. Puisque le travail représente souvent notre activité extérieure la plus courante, ceux qui ont peur de sortir de chez eux ont peur d’aller au travail.
Ils peinent à faire la différence entre les deux, car penser rationnellement face à une phobie n’est ni facile ni opportun. En effet, si intellectualiser ou rationaliser face à une phobie était la solution, cela se saurait…
Cet aparté étant fait, on appelle souvent la peur de sortir, l’agoraphobie. Cette phobie se caractérise par la peur intense de se trouver dans un endroit dont on ne peut pas s’échapper facilement.
Beaucoup de situations correspondent à cette phobie, notamment le travail. En cas de difficultés ou d’inconfort au travail, le patient ne peut pas simplement s’enfuir et rentrer chez lui. Il associe alors son agoraphobie à de l’ergophobie voire à de l’anxiété sociale.
Pourtant, identifier correctement la nature de ses phobies est essentiel. Sans cela, le traitement de la phobie est impossible. D’ailleurs, le rôle d’un comportementaliste professionnel consiste justement à analyser précisément la phobie, ses origines et, avant tout, à en comprendre le mécanisme.
En effet, grâce à un outil dit de contextualisation, il s’agit d’apporter une réponse adaptée à l’aide de la thérapie comportementale.
Peur d’aller au travail et arrêt de travail
Tous les troubles psychiques et psychiatriques ouvrent théoriquement le droit à un arrêt de travail d’une durée variée. Les troubles anxieux et les phobies ne font pas exception.
Si vous souffrez d’ergophobie, vous pouvez donc demander un arrêt de travail à votre médecin. En revanche, cet arrêt de travail ne pourra pas être rédigé par n’importe qui.
Effectivement, seul un psychiatre est en mesure de statuer définitivement sur l’existence d’un trouble psychique nécessitant un arrêt maladie. La situation est alors douloureuse pour beaucoup de patients qui peinent à obtenir cet arrêt de travail. Cela leur permet pourtant d’obtenir le temps dont ils ont besoin pour se soigner.
A ce propos, il est important de noter que l’Assurance maladie recommande le recours à la thérapie comportementale (ou thérapie cognitivo-comportementale), notamment, parce qu’elle est très efficace et très rapide.
La thérapie comportementale soigne plus de 95 % des phobies en quelques semaines seulement. Les patients peuvent même la suivre en toute autonomie, à distance. Elle est également très utile pour renforcer sa résistance au stress et bénéficier d’un meilleur rapport au travail, quand celui-ci se déroule dans de bonnes conditions évidemment.
Dernière précision, en cas de harcèlement moral de la hiérarchie, le problème ne vient pas du patient phobique, mais de l’organisation du travail laquelle facilite ce type de comportement abusif.
Ergophobie : pourquoi votre travail vous angoisse-t-il ?
Les raisons qui mènent votre travail à vous angoisser sont nombreuses et très diverses. Dès lors, comprendre les raisons derrière le sentiment d’angoisse est une étape essentielle pour se rassurer et vaincre l’anxiété.
Cependant, que ce soit écrit tout de suite: comme vous le lirez souvent dans les différents article de ce blog, en terme purement comportemental, se rassurer au travail ne sert à rien! Seul un travail thérapeutique adapté à votre situation, à l’aide d’exercices comportementaux dédiés, vous aidera à vaincre l’angoisse au travail.
Ainsi, je vous invite à vous interroger sur le contexte et les ces causes de votre angoisse en intégrant la différence fondamentale entre:
Les angoisses individuelles,
Les angoisses contextuelles.
Les angoisses contextuelles sont les plus évidentes et les plus faciles à résoudre. Comme leur nom l’indique, elles dépendent du contexte dans lequel vous travaillez. Bien sûr, certains éléments de ce contexte vous sont personnels, mais l’angoisse reste contextuelle.
Par exemple, si vous vous sentez inadapté(e) dans votre travail ou que vous manquez de certaines compétences, l’angoisse est personnelle, mais contextuelle. Généralement, les angoisses contextuelles sont liées à l’ambiance au travail, à la pression exercée sur vous et au comportement de la hiérarchie (ex: harcèlement)..
Ces angoisses sont à prendre au sérieux. Elles peuvent provoquer l’apparition de troubles anxieux, des syndromes dépressifs profonds et pousser les travailleurs anxieux au suicide.
Face aux angoisses contextuelles, un changement du milieu ou d’environnement sont absolument nécessaires. De l’autre côté, les angoisses individuelles relèvent davantage de la personnalité et de la psyché de chacun.
Certaines personnes souffrent de troubles de l’anxiété généralisée ou d’une phobie du travail. Ces personnalités anxieuses ressentent une forte angoisse au travail ou à la simple idée de travailler.
Généralement, c’est surtout la pression de la performance ou le fait de devoir obéir à un cadre strict qui génère l’angoisse.
Ergophobie : comment se rassurer au travail ?
Le travail est le milieu le plus souvent associé à l’angoisse. C’est aussi l’endroit où nous passons le plus de temps dans une journée. Le milieu professionnel peut tout à la fois être l’objet de grandes angoisses et la cause de l’apparition de nombreux troubles anxieux, notamment de la phobie du travail.
Les personnes anxieuses qui souffrent d ergophobie doivent donc apprendre à se rassurer au travail pour briser ce cercle vicieux et délétère. Grâce à quelques astuces simples, vous pouvez vous sentir mieux au travail, combattre l’anxiété et l’empêcher de vous paralyser.
Généralement, les choses s’arrangent progressivement d’elle-même grâce à la mise en place d’un cercle vertueux. Vous gagnez en confiance, vous travaillez mieux et vous angoissez de moins en moins.
Attention tout de même à ne pas sombrer ensuite à la moindre contrariété. La première chose à faire pour se rassurer au travail, c’est d’accueillir l’anxiété et de ne pas essayer à tout prix de la faire taire.
Utiliser quelques exercices de respiration et de cohérence cardiaque est une bonne initiative. Mais cela n’est pas une solution à long terme. En effet, vous ne devez pas en faire une excuse pour ne pas écouter vos tensions et vos inquiétudes.
Prenez le temps de les regarder en face pour mieux les comprendre. Ensuite, essayez de bannir de nombreuses habitudes de travail mal adaptées aux personnes anxieuses. Les listes de choses à faire sont de vrais pièges si vous jugez mal votre temps et la durée de chaque tâche.
Si vous dressez de telles listes, soyez très précis sur la nature de chaque tâche et n’hésitez pas à fonctionner avec des microtâches pour remplir raisonnablement la journée.
Bien sûr, si vous constatez que votre hiérarchie est à l’origine de vos angoisses, car les quantités de travail qu’elle vous donne sont toujours impossibles à finir dans les temps, le problème ne vient pas directement de vous.
Si vous l’estimez nécessaire, essayez de faire comprendre à votre supérieur hiérarchique l’intérêt qu’il a à prendre en compte la question de l’anxiété au travail. Ainsi, n’hésitez pas à l’informer de toute forme de harcèlement dont vous êtes victime.
Autant à propos de harcèlement au travail, que de harcèlement sexuel au travail, n’hésitez pas non plus à informer la médecine du travail. Celle-ci joue un rôle important en matière de prévention des risques psychosociaux.
Je pense, par exemple, au comportement abusif de certains personnels d’encadrement lesquels, bien évidemment, sont la cause d’angoisses chez certains employés quel que soit leur statut.
Comment surmonter l’ergophobie ?
Le problème de l’angoisse au travail, c’est qu’elle ne se limite presque jamais au monde du travail. Soit elle lui préexiste, comme dans le cas d’un trouble de l’anxiété généralisée, soit elle provoque un trouble anxieux qui ne cesse de grandir tant qu’il n’est pas traité.
Heureusement, avec l’aide nécessaire, on peut facilement surmonter ses angoisses. A ce propos, je vous rappelle que l’Assurance maladie recommande aux personnes souffrant de troubles anxieux de suivre une thérapie comportementale.
Avec l’aide d’un comportementaliste professionnel, vous apprenez à mieux gérer votre anxiété en comprenant le mécanisme et le contexte des peurs irrationnelles à l’origine de vos peurs.
Cette exploration très personnelle vous mène souvent à comprendre les événements, traumatisants ou non, à l’origine de votre personnalité anxieuse. Ensuite, la thérapie comportementale prévoit des exercices comportementaux qui vous permettent de neutraliser l’objet de votre peur.
Cette mise en situation progressive – exclusivement mentale – produit une mithridatisation de la peur. Grâce à la compréhension de ces peurs irrationnelles, le patient apprend à ne plus ressentir d’angoisse face à des événements qui le terrorisaient avant.
Il apprend donc à objectiver et à lâcher prise. Les résultats de cette thérapie sont souvent impressionnants. Plus de 9 patients sur 10 sont définitivement débarrassés de leurs angoisses au travail en quelques semaines seulement.
Questions fréquentes
La peur d’aller au travail, ou ergophobie, est une anxiété courante qui a un impact significatif autant sur la qualité de vie que la performance professionnelle. D’où l’intérêt de répondre aux questions fréquemment posées quant à la phobie du travail.
Comment ne plus avoir peur d’aller au travail ?
Pour ne plus avoir peur d’aller au travail, il est essentiel d’identifier les déclencheurs de cette anxiété.
Cela concerne des facteurs de stress spécifiques au travail, comme des tâches difficiles, des relations tendues avec des collègues ou des supérieurs, ou un manque de reconnaissance.
Une fois les déclencheurs identifiés, plusieurs stratégies peuvent être mises en place :
Préparation mentale : prendre quelques minutes chaque matin pour se préparer mentalement à la journée de travail. Par exemple, se voir en train de réussir ses tâches et de gérer des situations stressantes avec confiance et détermination.
Techniques de relaxation : utiliser des techniques de relaxation comme la respiration profonde, la méditation ou le yoga pour réduire l’anxiété avant de partir au travail.
Communication ouverte : partager ses préoccupations avec des collègues ou son supérieur hiérarchique. Une communication honnête participe à résoudre les problèmes et à réduire le stress.
Organisation : planifier votre journée de travail à l’avance pour éviter de se sentir submergé par les tâches à accomplir.
Pourquoi j’angoisse avant d’aller au travail ?
Plusieurs facteurs sont responsables de l’angoisse avant d’aller au travail.
Les pressions professionnelles, les attentes élevées, les conflits interpersonnels, et le manque de contrôle sur les tâches contribuent à cette anxiété.
Dans la même veine, des expériences passées négatives au travail déclenchent cette angoisse. Il est important de reconnaître ces déclencheurs pour esayer de les appréhender au mieux de ses intérêts.
Comment ne pas être anxieux à l’idée d’aller travailler ?
Pour ne pas être anxieux à l’idée d’aller travailler, il est important de développer des stratégies de gestion du stress. Voici quelques conseils pratiques :
Routine matinale : établir une routine matinale apaisante qui inclut des activités que l’on apprécie, comme lire, écouter de la musique ou faire de l’exercice.
Positivité : se concentrer sur les aspects positifs de son travail, comme les opportunités de développement professionnel ou les relations avec des collègues sympathiques.
Fixation d’objectifs : définir des objectifs réalistes pour la journée.
Pourquoi je n’arrive pas à aller travailler ?
Il peut y avoir plusieurs raisons pour lesquelles on n’arrive pas à aller travailler.
Il peut s’agir de facteurs de stress élevés, d’un manque de motivation, de problèmes de santé mentale comme la dépression ou l’anxiété, ou de conflits interpersonnels au travail.
Parfois, un manque de clarté quant à son rôle et à ses responsabilités justifient cette difficulté. Identifier ces raisons permet d’envisager des solutions adaptées.
Qu’est-ce que l’ergophobie ?
L’ergophobie est la peur irrationnelle et persistante du travail.
Cette phobie peut se manifester par :
Une anxiété intense à l’idée d’aller au travail,
Des symptômes physiques comme des palpitations,
Des sueurs,
Des nausées,
Évitement des situations de travail.
Comment soigner l’ergophobie ?
Soigner l’ergophobie nécessite souvent une approche centrée sur le mécanisme du problème.
La thérapie comportementale est une méthode reconnue qui aide à identifier et à objectiver les schémas de pensée douloureux associés à la peur du travail.
Apprendre à lâcher prise grâce à des techniques spécifiques à l’approche systémique de Palo Alto s’avère très efficace. Par ailleurs, des techniques de relaxation réduisent l’anxiété globale. Attention cependant, ces techniques ne résolvent pas le problème.
Pour bénéficier de stratégies personnalisées, il est conseillé de consulter un thérapeute spécialisé dans le traitement des phobies ou d’utiliser un programme thérapeutique en ligne pour surmonter l’ergophobie (lire plus bas).
Pourquoi fuis-je le travail ?
Fuir le travail peut être le résultat de plusieurs facteurs, notamment un stress élevé, un manque de motivation, des problèmes de santé mentale, ou des conflits internes à sa vie professionnelle.
Parfois, un manque de clarté quant au champ de son activité comme à ses responsabilités participe à des comportements de fuite.
Enfin, la tension générée par les objectifs à réaliser et l’éventuel manque d’affirmation de soi quant à ses limites fonctionnelles participent à nous faire fuir notre emploi.
Comment s’appelle la peur du travail ?
La peur du travail est appelée : ergophobie.
Cette phobie se manifeste par une anxiété intense à l’idée d’aller au travail accompagnée de certains symptômes physiques (nausées, palpitations, etc.).
Comment soigner la phobie du travail ?
Soigner la phobie du travail, l’ergophobie, nécessite souvent une approche faisant appel à différentes approches thérapeutiques mais complémentaires les unes par rapport aux autres. Les réponses à cette question se trouvent dans un chapitre précédent.
Comment faire quand on a peur de travailler ?
Lorsque qu’on a peur de travailler, il est important de prendre des mesures pour gérer cette anxiété.
Voici quelques stratégies en plus de celles évoquées précédemment :
ne pas s’isoler : discuter de ses préoccupations avec un thérapeute, un conseiller ou un ami de confiance permet de sortir de son éventuel isolement.
Se fixer des objectifs réalistes : décomposer ses tâches en étapes petites et supportables. Une tâche à la fois. On en commence pas une autre sans avoir terminé la précédente.
Prendre soin de soi : il faut s’assurer de bien dormir, de manger sainement et de faire de l’exercice régulièrement. Prendre soin de sa santé physique à un impact positif sur sa santé mentale.
Pourquoi je me sens mal dans mon travail ?
Se sentir mal dans son travail peut être dû à plusieurs facteurs, notamment un environnement de travail toxique, des attentes irréalistes, ou des frustrations en matière de reconnaissance.
Quelles sont les peurs au travail ?
Les peurs au travail varient d’une personne à l’autre. Voici les plus courantes :
Peur de l’échec : crainte de ne pas réussir ou de ne pas atteindre les objectifs fixés.
Peur de la critique : peur d’être jugé ou critiqué par des collègues ou des supérieurs.
Peur de l’inconnu : anxiété face à des changements ou à des situations nouvelles.
Peur des conflits : crainte de confrontations ou de désaccords avec des collègues de travail.
Peur de la surcharge de travail : anxiété face à une quantité excessive de travail ou des délais trop serrés.
J’ai toujours eu une petite pointe d’angoisse en prenant l’avion. Une forme d’excitation mêlée à de l’appréhension. Cette peur sourde ne m’évoque pas pour autant une peur en avion ou alors très légère. Sans doute, d’autres personnes ressentent-elles çà aussi.
Par contre, que celles ou ceux qui n’ont jamais eu peur en avion, ne serait-ce qu’une fois, lèvent le doigt ! Mais il est vrai qu’il y a une différence importante. Différence entre avoir peur de l’avion, de façon ponctuelle, au sens de l’angoisse ou avoir peur de prendre l’avion, c’est à dire de monter dans un avion puis de voler (ce qui peut aussi avoir un lien avec l’acrophobie).
Autant de façon d’apprécier ce problème lesquelles invitent à se poser la question de savoir comment ne plus avoir peur en avion.
La peur de l’avion est extrêmement répandue. Les passagers parfaitement sereins sont même une minorité sur les vols du monde entier.
En revanche, dans certains cas plus rares, cette peur en avion se transforme en véritable phobie laquelle peut naître et croître à partir d’une simple peur de l’avion et d’un voyage difficile. Il faut donc la prendre en charge dès qu’elle devient gênante.
Il s’agit là de vaincre sa peur, de gérer son stress mais pour satisfaire quel objectif ? Retrouver confiance en soi, tout simplement et, ainsi, traiter naturellement la phobie de l’avion.
La phobie de l’avion, ou aérophobie, est l’une des phobies les plus répandues. On considère généralement qu’elle est due à la mauvaise connaissance de ce moyen de transport. Mais pas que…
Les passagers ne comprennent pas comment un engin de ce poids et de cette taille peut réussir à voler. Pourtant, la physique et les statistiques sont formelles : l’avion est un moyen de transport beaucoup moins dangereux que les autres.
Pour affirmer que l’avion n’est pas un moyen de transport dangereux, on peut commencer par s’intéresser aux statistiques.
Les solutions à la peur en avion
Il y a autant de risques à être insuffisamment ou excessivement stressé. Dans les deux cas, c’est très toxique pour le corps humain. Si vous êtes victime de cette peur en avion, vous avez toutes les raisons de ressentir du stress à la seule idée de prendre l’avion.
J’ai le souvenir d’une patiente qui vit un drame à ce propos. Elle a peur d’avoir peur. Son compagnon est parti en mission à l’étranger et se trouve donc absent depuis des mois mais il va bientôt rentrer. Un mois après son retour, ce couple part en vacances. Or, le lieu de vacances choisi nécessite 15 heures d’avion.
Il va donc falloir utiliser des techniques antistress.
Rien qu’à cette idée, cette jeune femme est terrorisée. Elle ne se voit pas informer son compagnon de la réalité de son trouble anxieux. Elle ne peut pas envisager d’annuler leurs congés dans la mesure où l’un et l’autre attendent ce voyage depuis longtemps.
Cette patiente est donc victime d’un stress à double entrée. Plus l’imminence du retour de son ami approche, plus forts sont les symptômes de peur en avion. A la fois ceux que je précise ci-dessus. Mais aussi…
Trouble de l’appétit,
Gonflements abdominaux,
Troubles de l’endormissement,
Troubles du sommeil,
Etc.
Cette femme a de plus en plus peur et le stress généré par l’idée de ce long voyage finit par altérer son comportement social.
Elle m’informe devenir plus irritable, moins patiente, voire être assez régulièrement en colère à propos de sujets qui, d’habitude, ne l’affectent pas autant. Je prescris à cette patiente un certain nombre d’exercices de relaxation afin de faire diminuer l’escalier de la pression du stress.
Le risque physique devient important et le risque psychique majeur.
A la faveur d’investigations plus poussées, nous remarquons que cette personne est victime d’un stress généralisé voire d’une dépression.
Chaque chose qui la concerne revêt un caractère dramatique au point qu’il est nécessaire que je lui demande de faire un checkup santé lequel ne traduit rien de grave.
Par contre, il est un bon indicateur de ce qu’il convient de faire pour aider cette femme à éliminer sa peur de l’avion.
Ensuite, posément et progressivement, nous mettons en place un certain nombre d’exercices. Ils ont vocation à éliminer sa peur de l’avion. Ils sont trés simples et leurs effets trés rapides. Elle finit par partir en vacances avec son compagnon.
L’appréhension est bien présente mais le désir est le plus fort.
Pourquoi se rassurer est contre-productif ?
Dans deux articles publiés dans ce blog, j’explique ce mécanisme si particulier qui vous empêche de contrôler angoisse et crise d’angoisse, que ces deux symptômes d’angoisse aient ou non un lien avec la peur en avion.
Dans ces articles, je vous explique que plus vous tentez de rationaliser ou intellectualiser par rapport à une angoisse ou une crise de panique, plus, malgré vous, vous enrichissez le problème. Cela vaut pour la peur en avion.
Voici les erreurs les plus courantes que vous faites à propos de la peur en avion :
Vous essayez de vous convaincre que vous n’avez aucune raison d’avoir peur en avion,
De fait, vous anticipez. Alors, vous essayez de chasser toutes les images qui vous viennent à l’esprit quant à votre peur en avion. Mais, plus vous réagissez de la sorte, pire est votre peur en avion.
Peut-être avez-vous suivi des stages de « peur en avion » grâce à des compagnies aériennes de notoriété, ou suivi des formations sur la gestion du stress, et pourquoi pas, pratiqué des exercices de méditation.
Ou alors, vous avez pris, ou prenez, des médicaments.
Les médicaments contre la peur en avion
Pour une peur raisonnable de l’avion, les médicaments peuvent être utiles. Des anxiolytiques ou des somnifères peuvent vous aider à passer un vol plus agréable, débarrassé de votre anxiété.
Si vous ne prenez pas l’avion trop souvent, cette solution peut suffire, bien que je ne vous conseille pas de consommer des médicaments de ce genre sur le long terme. En revanche, l’alcool a beau être aussi efficace contre l’anxiété, je vous déconseille fortement de l’utiliser.
En effet, si vous avez trop bu, ou êtes clairement ivre, certaines compagnies peuvent refuser de vous laisser embarquer, vous faire accueillir par la police à l’atterrissage, voire vous attacher à votre siège.
Autant de situations qui risquent de ne pas améliorer votre rapport à l’avion.
Les stages pour ne plus avoir peur en avion
La question se pose donc de savoir comment faire quand on a peur en avion.
Imaginons que vous devez vous rendre dans un département d’Outre-mer. L’idée même du voyage vous terrorise. Avez-vous envisagé de suivre un stage pour traiter votre peur de l’avion ?
Ces stages connaissent un large succès.
Ils vous permettent de vous plonger dans des conditions réelles de vols avec un simulateur de vol et un instructeur à vos côtés, lui même pilote professionnel. Il commence par vous enseigner les rudiments de la sécurité aérienne.
Si çà se trouve, ce premier vol est votre baptême de l’air en condition réelle. Ainsi, vous vivez le décollage et l’atterrissage. Pour affronter votre peur, vous préparez le vol par l’étude des conditions météorologiques et, ainsi, vous comprenez les turbulences en vol, ces fameux trous d’air.
Vous apprenez plein de choses intéressantes sur la dépressurisation et grâce à ces simulateurs de vol, vous devenez « calé(e) » sur les bruits aéronautiques.
Pendant ce vol simulé, vous serez installé(e) dans le cockpit, comme un commandant de bord. Ce qui, soit écrit en passant, vous permettra d’évaluer un éventuel problème de claustrophobie.
Dans le même temps, vous découvrirez tout ce qui concerne le transport aérien : embarquement, débarquement, communication avec les aéroports, relations avec le personnel de bord, les hôtesses et steward, ce qu’il est convenu d’appeler le personnel navigant commercial, les fameux « PNC ».
Vous apprendrez dans quelles conditions utiliser le pilotage automatique et accumulerez ainsi quelques heures de vol grâce à des cours théoriques et pratiques.
Vous pouvez suivre ces stages en coaching individuel ou en Team Building. Vous pourrez même bénéficier d’une convention de formation avec l’un des ces organismes.
Votre voyage en avion en tant que pilote de ligne aura lieu sur Boeing 737 ou Airbus A320, deux types d’avions qui transportent des milliards de passagers tous les ans sans qu’il y ait d’accident d’avion.
Aujourd’hui, chaque compagnie aérienne propose ce type de stages. Vous décollerez d’Orly ou de Roissy pour un vol moyen ou long courrier sur un « avion de ligne » comme l’on dit.
Enfin, tout ça c’est bien joli parce-que…
Si j’étais cohérent avec moi même, je ne devrais pas vous livrer toutes ces informations. En effet, je trouve discutables les stages en matière de peur de l’avion.
C’est comme d’expliquer à un enfant qui a peur d’une araignée que sa peur est infondée. Dès lors, que l’on va donc le désensibiliser à l’aide d’exercices d’expositions, c’est à dire, de façon progressive, l’amener ne plus considérer l’araignée comme un problème.
L’enfant est donc mis en contact direct avec l’objet de sa peur.
C’est comme de vous inviter, fermement, à partager votre intimité avec quelqu’un qui vous dégoûte. Tout en vous expliquant qu’il n’y a pas de problème que cette personne est trés gentille. Dégoûtante mais gentille.
Ce qui n’est pas dit à l’enfant qui a peur, comme à ceux qui ont peur de prendre l’avion, c’est que cela s’appelle une intervention sous contraintes. En clair, cela signifie obliger une personne à ne plus faire un problème de quelque chose qu’elle vit comme un problème.
C’est le principe même de la tcc ou thérapie cognitive et comportementale. C’est une approche qui demande aux patients de s’exposer à leur problème et, partant, au sortir des exercices, quand ils réussissent, va montrer à la personne qu’elle pense mal et qu’on va l’aider à bien penser.
Vous en pensez quoi ? Pour moi, c’est comme de dire à une personne homosexuelle qui vivrait mal sa nature qu’on va lui apprendre à devenir hétéro. Vous voyez le tableau ?
Comment se déstresser avant de prendre l’avion ?
Quoiqu’il en soit de mon avis sur les stages, il s’agit maintenant de prendre l’avion alors que vous êtes stressé(e).
Vous pouvez donc utiliser quelques techniques pour vous déstresser comme des exercices de respiration et de méditation lesquels font l’affaire chez les personnes dont la phobie n’est pas trop développée.
Si cela ne suffit pas, vous pouvez aussi ponctuellement vous tourner vers les anxiolytiques ou les somnifères.
Ce n’est pas une solution à long terme si vous prenez l’avion souvent, mais c’est efficace comme traitement ponctuel de la phobie légère.
Si vous avez besoin de prendre l’avion souvent et que votre phobie vous en empêche totalement, l’idéal reste d’aller consulter un comportementaliste. Il est à même de vous aider à vous débarrasser de votre phobie en quelques semaines grâce à des exercices issus de l’approche systémique de Palo Alto.
L’objectif et de vous aider à analyser le mécanisme de vos peurs irrationnelles et de les neutraliser progressivement jusqu’à les faire totalement disparaitre.
Où se placer dans l’avion quand on a peur ?
Savoir choisir sa place dans l’avion quand on est anxieux n’est pas anodin. Prendre un siège au milieu de l’appareil et au niveau des ailes vous permet de ressentir moins fort les turbulences.
Chez certaines personnes, ce choix limite considérablement les risques de crises d’angoisses. Pour le reste, c’est à vous de voir, tout en gardant à l’esprit que plus vous serez confortablement installé, moins le trajet sera difficile.
Les différentes techniques pour combattre la peur en avion
Qu’on le veuille ou pas, voyager en avion n’est pas si simple. En tous cas pour les phobiques de l’avion qui pratiquent l’évitement.
Si prendre l’avion est nécessaire, voire vital pour certaines personnes, il faut donc trouver des solutions quand on a peur.
D’aucuns essaient la respiration ventrale ou de la relaxation. D’autres la sophrologie, l’auto-hypnose, ou la cohérence cardiaque. D’autres consultent un thérapeute voire un psychologue. D’ailleurs, face à l’importance de leurs pensées négatives, d’autres encore, ou les mêmes, débutent diverses psychothérapies.
Quant à les mener à leur terme, c’est une autre affaire. Face à leur injonction : « je dois vaincre ma peur », elles exigent d’elles-mêmes de faire face à cette peur et, face à leur comportement phobique, elles vont jusqu’à prendre des anxiolytiques. D’autres enfin sont tellement angoissées qu’elles vont jusqu’à utiliser des somnifères.
Ainsi, elles ne verront pas le vol passer et cela leur évite d’être obsédé(e) par leur rythme cardiaque. Tout ceci, et bien d’autres façons de faire pour supporter la peur en avion constituent des tentatives de solutions. Aucune ne fonctionne vraiment au sens où le problème disparait.
Dès lors, je vous suggère d’utiliser les bonnes thérapeutiques. Par exemple, les techniques comportementales.
Lisez plutôt.
Un exercice simple et puissant
Vous n’arrivez pas à accepter que tout peut bien se passer. Vous avez peur de l’avion, c’est comme çà, et ce n’est sans doute pas un stage qui peut y changer quelque chose.
Personnellement je déteste les choux de Bruxelles. Pendant des années, ma très chère mère s’est échinée à m’en vanter les qualités.
Je trouve le goût de cet aliment infect ainsi que son odeur aussi et ce ne sont pas les lois d’une alimentation équilibrée qui me feront changer d’avis.
Face à votre peur en avion, vous pouvez essayer de vous contraindre en vous disant qu’il vous faut avoir un comportement adulte. Je vous souhaite bien du courage…
Moi, j’ai une autre solution pour vous, pour vous éviter toutes ces souffrances, sachant qu’il est nécessaire de penser de façon irrationnelle par rapport à votre problème.
Cela signifie que plutôt que d’essayer de vous convaincre que tout va bien se passer, c’est de penser à 180° de ce que l’on appelle votre tentative de solution, celle qui consiste à vous raisonner.
Le 180° est une méthode que je développe dans le programme thérapeutique en ligne que je mets à votre disposition (lire à la fin de cet article). Cet exercice comportemental très particulier veut que l’on imagine le pire de ce que l’on redoute à propos d’un problème donné.
Vous redoutez qu’un avion s’écrase – avec vous dedans bien sûr – ? C’est bien un facteur d’angoisses et de crises d’angoisses.
Alors, plutôt que de tenter de vous rassurer en vous disant que l’avion est le mode de transport le plus sécurisant au monde, dites vous l’inverse : imaginez le pire de ce qui vous fait peur.
L’approche systémique contre la peur en avion
Cet exercice est l’un de ceux que j’ai prescrit à la patiente dont je vous parlais plus haut. Je sais qu’elle a pris l’avion aller et retour, et que tout s’est bien passé. Elle a réussi à totalement contrôler son appréhension.
Comment ? Non seulement grâce aux exercices que je lui ai confié – dont ce fameux 180° – mais aussi parce que le coaching comportemental qu’elle a suivi avec moi lui a permis d’identifier que ce problème de peur en avion était le symptôme d’autre chose que nous avons aussi traité.
Comme quoi, le plus souvent, le symptôme de peur de l’avion cache un autre problème, le vrai problème. En bref, cette patiente a fait d’une pierre deux coups.
A elle une vie sans stress excessif, sans angoisses invalidantes ni troubles anxieux. Une vie sans phobie de l’avion, une vie remplie de beaux voyages. Et vous, c’est pour quand ?
Pour vaincre tous les types de phobies, l’approche stratégique et brève orientée solutions est la meilleure solution disponible. En travaillant sur la compréhension du mécanisme de votre peur an avion, elle vous permet de mieux la comprendre et de la vaincre en l’objectivant.
Des exercices comportementaux réguliers permettent de progressivement dépasser votre phobie pour la traiter définitivement. C’est à dire ne plus en faire un problème et, partant, lâcher prise.
Si l’hypnose vous apparait comme une solution miracle qui vous demande peu d’investissement, personnel et thérapeutique, mais que cela ne fonctionne pas pour vous, je vous suggère fortement de vous référer à l’approche systémique de Palo Alto, une approche brève orientée solutions qui vous garantit 95% de résultats.
Questions fréquentes
La peur de l’avion, ou aviophobie, est une anxiété courante qui rend les voyages aériens assez voire grandement stressants. C’est pour vous aider à vaincre l’aérophobie qu’il est répondu à la plupart des questions à ce propos.
Comment calmer la peur en avion ?
Calmer la peur en avion peut être réalisé par plusieurs méthodes.
Tout d’abord, il est important de se préparer mentalement avant le vol. On peut s’informez-vous sur les statistiques de sécurité aérienne lesquelles démontrent que l’avion est l’un des moyens de transport les plus sûrs. Mais ne dit-on pas que se rassurer ne sert à rien ?
Pendant le vol, on peut utiliser des techniques de relaxation comme la respiration profonde, la méditation ou l’écoute de musique apaisante. Il faut éviter la caféine et l’alcool qui augmente l’anxiété. Parler à l’équipage peut également être rassurant, car ils sont formés pour gérer les passagers anxieux.
Où se placer dans l’avion quand on a peur ?
Se placer stratégiquement dans l’avion participe à réduire l’anxiété.
Les sièges près des ailes offrent généralement moins de turbulences, ce qui peut être plus confortable pour les personnes anxieuses.
Les sièges côté couloir permettent un accès plus facile aux toilettes et une sensation d’espace supplémentaire. Les sièges à l’arrière de l’avion sont plus bruyants et sujets aux turbulences mais présentent l’avantage de sortir plus vite de l’avion une fois que celui-ci a atterri et est parqué. Informer l’équipage de son anxiété permet – parfois – d’obtenir un siège plus confortable.
Quel médicament prendre quand on a peur de l’avion ?
Il existe plusieurs médicaments qui peuvent aider à gérer la peur de l’avion.
Les anxiolytiques, comme les benzodiazépines (diazépam ou alprazolam), sont souvent prescrits pour réduire l’anxiété.
Les bêta-bloquants comme le propranolol sont utiles pour contrôler les symptômes physiques de l’anxiété, comme les palpitations et les tremblements
N’oublions pas qu’il est important de consulter un médecin avant de prendre tout médicament. En effet, certaines ont des effets secondaires ou interagissent avec d’autres médicaments.
Pourquoi je stresse avant de prendre l’avion ?
Le stress avant de prendre l’avion peut être causé par plusieurs facteurs :
La peur de l’inconnu,
Le manque de contrôle sur la situation,
Les préoccupations relatives à la sécurité en vol.
Les expériences passées négatives, comme des vols turbulents ou des incidents médiatisés, contribuent à l’anxiété. La claustrophobie, la peur des hauteurs, et la peur de l’accident sont d’autres raisons courantes.
Comment guérir de la phobie de l’avion ?
Guérir de la phobie de l’avion nécessite souvent une approche multidimensionnelle. La thérapie comportementale dite de Palo Alto est une méthode éprouvée qui aide à identifier et à modifier les schémas de pensée négatifs associés à l’aviophobie.
La désensibilisation systématique, qui implique une exposition progressive à des situations de vol, peut également être efficace. Les techniques de relaxation, comme la méditation et le yoga, aident à réduire l’anxiété globale. Consulter un thérapeute spécialisé dans les phobies est une bonne décision.
Quel médicament pour la peur de l’avion ?
Les médicaments couramment prescrits pour la peur de l’avion incluent les anxiolytiques et les bêta-bloquants.
Les anxiolytiques diminuent l’anxiété en agissant sur le système nerveux central. Les bêta-bloquants contrôlent les symptômes physiques de l’anxiété.
Comment savoir si on a la phobie de l’avion ?
Reconnaître la phobie de l’avion implique d’identifier des symptômes spécifiques tels que des palpitations, des sueurs, des tremblements, et des nausées.
Éviter les voyages en avions ou ressentir un malaise extrême pendant le vol sont également des indicateurs. Si ces symptômes interfèrent sur des plans de voyage, il est probable que l’on souffre d’aérophobie.
Comment enlever une phobie de l’avion ?
Enlever une phobie de l’avion nécessite une approche structurée.
La thérapie comportementale brève orientée solutions est recommandée pour objectiver ses schémas de pensées négatives.
Cette approche, laquelle résout près de 100% des cas, à l’insigne avantage de ne pas contraindre à se confronter à l’objet phobique. En bref, à prendre l’avion.
En effet, les exercices proposés, hors la méditation ou la relaxation, permettent de neutraliser les pensées anxieuses en travaillant directement sur les perceptions émotionnelles du cerveau. C’est simple, rapide et particulièrement efficace.
Est-ce normal d’avoir peur de l’avion ?
Avoir peur de l’avion est plus courant qu’on ne le pense. Environ 25% des personnes éprouvent une certaine anxiété à l’idée de voler en avion.
Cette peur est due à multiples facteurs, tels que des expériences passées négatives.
Il est important de reconnaître que cette peur est normale et de chercher des moyens de la neutraliser comme l’a fait l’un de mes patients au cours de été 2024.
Il était au bord du divorce parce-que paniqué à l’idée d’être dans un avion pendant 12 heures pour se rendre à l’étranger. Grâce au programme en ligne que j’ai conçu, il a pris l’avion sans encombres et ses vacance furent d’autant plus réussies qu’il n’a pas angoissé à l’idée du retour en Europe.
Quel calmant pour prendre l’avion ?
Il existe plusieurs calmants qui participent à gérer l’anxiété liée à la prise de l’avion. Les anxiolytiques, comme le diazépam ou l’alprazolam, sont souvent prescrits pour réduire l’anxiété.
Les bêta-bloquants sont également utiles mais il faut impérativement consulter son médecin traitant et ne pas en consommer de son propre chef.
Comment se débarrasser de la peur de l’avion ?
Se débarrasser de la peur de l’avion nécessite une approche structurée comme décrite dans les chapitres précédents.
Comment appelle-t-on les personnes qui ont peur de l’avion ?
Les personnes qui ont peur de l’avion sont souvent appelées « aviophobes ». L’aviophobie est une phobie spécifique qui se manifeste par une anxiété intense à l’idée de prendre l’avion.
Comment surmonter l’anxiété liée à l’avion ?
Surmonter l’anxiété liée à l’avion nécessite une approche multidimensionnelle. En l’espèce, l’approche systémique de Palo Alto est recommandée. La désensibilisation systémique correspondante est particulièrement efficace.
Pour arriver à surmonter l’anxiété en avion, il est conseillé de consulter un thérapeute comportemental ou d’utiliser un programme thérapeutique comme celui dont vous pouvez prendre connaissance en cliquant sur l’image ci-dessous.
Toute la journée, j’ai eu des cas assez difficiles.
Le monsieur qui m’est adressé par sa compagne est, sa femme me l’a dit, un cas difficile. Il n’a de cesse d’avoir peur d’avoir peur, ou, dit autrement, il souffre de phobophobie comme d’autres souffrent de l’ergophobie.
Cas humain difficile par son histoire personnelle, dur par ses implications familiales et affectives, compliqué parce que Bruno est un homme qui a connu la gloire et qui, aujourd’hui ne connaît que l’enfer en plus de le faire vivre aux autres.
Dans ma tête, s’impose d’entrée la question de savoir comment en finir avec la peur d’avoir peur, un symptôme d’anxiété, ce qui revient à se poser une seconde question (la même ?) comment vaincre la phobophobie ?
Il est 18H, Bruno arrive.
Il se présente et, immédiatement, sa souffrance me saute au visage. J’ai comme mal pour lui. Je suis crevé mais je vais m’accrocher et m’impliquer comme il se doit. Bruno semble avoir peur d’avoir peur, effectivement, comme s’il se demandait comment et pourquoi il est là.
On dirait un type arrêté par la police pour un crime qu’il n’a pas commis et qui ne comprend pas ce que l’on lui veut mais entend bien ce dont on l’accuse.
Quoiqu’il en soit, je commence par m’assurer que ce patient est bien présent au cabinet de son plein gré, ce qu’il me confirme.
J’entreprends de lui expliquer ce qu’est le coaching comportemental systémique. Je mets un point d’honneur à toujours tout expliquer aux patients dès la 1ère consultation. Les puristes, les didacticiens, diraient que je pose le cadre : durée des consultations, méthodologie, montant des honoraires, secret professionnel, etc.
Bruno acquiesce. Il n’a aucune question à me poser. Je lui propose que nous commencions à voir, ensemble, quel est son problème.
De la gloire à l’abandon
Bruno a beaucoup de problèmes.
Sa compagne exprime un certain nombre de menaces en réponse aux comportements de son compagnon. Enceinte de 6 mois 1/2, elle essaye de l’aider comme elle peut mais n’envisage plus de supporter l’alcoolisme grandissant du père de l’enfant qu’elle porte.
A ce moment là, je comprends que cet homme n’est présent que parce que sa compagne lui a demandé de consulter. Bruno est donc, au contraire de ce qu’il me disait tout à l’heure, il est ce que l’on appelle un patient désigné.
Je lui demande en quoi le fait qu’il boive de l’alcool est un problème. Bruno répond indirectement à ma question en me parlant de sa gloire déchue. Il est jeune, à peine 32 ans, et a longtemps été un sportif de haut niveau.
Le sport qu’il pratiquait est très à la mode aujourd’hui.
Avec une équipe franco américaine, des années durant, il a fait partie de ceux qui ont donné ses lettres de noblesse à cette activité sportive. Pour des questions d’anonymat, vous comprendrez que je ne peux préciser de quel sport il s’agit.
Très vite, Bruno a connu la réussite, les podiums, les voyages, les groupies, les fêtes d’après compétitions, les grands hôtels, les interviews presse. Bruno était reconnu, recherché, j’irais jusqu’à écrire adulé. Il roulait sur l’or, son égo était plus que gonflé, et les sponsors se l’arrachaient.
De façon très souterraine, Bruno a commencé à être moins performant. Il était souvent fatigué, se blessait, un peu au début, puis plus gravement ensuite.
Il n’a pas fait le rapprochement entre les beuveries qui suivaient les compétitions, moments d’excès souvent accompagnés d’usage de cannabis ou de cocaïne ce qui, dans tous les cas, est une façon comme une autre de gérer ses émotions, à plus forte raison quand elles posent problème.
Bruno reconnaît qu’il a fait sa star, jusqu’au moment où les sponsors ont, les uns après les autres, commencé à le lâcher comme il le dit lui même.
Contacté de moins en moins souvent pour des démonstrations ou des compétitions, un jour, le téléphone a définitivement cessé de sonner.
Il s’est senti trahi, abandonné. Après avoir rapporté tant de trophées, il n’y avait plus personne pour lui répondre au téléphone, plus personne pour lui faire confiance.
Bruno s’est retrouvé seul, ne sachant à qui se vouer. Ses propres potes,comme il les appelle, le contactaient de moins en moins.
Cultiver la nostalgie pour éviter la réalité
Bruno a bien essayé de renouer en organisant des fêtes comme au bon vieux temps mais ses invitations n’étaient pas suivies. De plus en plus isolé, il en a d’abord conçu du ressentiment puis de la colère et, enfin, honte et culpabilité.
Pour que ces douleurs soient moins difficiles à supporter, ce jeune homme a fait simple.
Il s’est référé aux substances qu’il consommait – presque – sans limites du temps de sa gloire. Il s’est enfoncé doucement, mais surement, jusqu’au point qui le mène aujourd’hui à mon cabinet.
Bruno a essayé de s’adapter, de vaincre ses peurs, a envisagé une formation en qualité de directeur marketing et de directeur de produits liés à son ancienne activité de sportif de haut niveau.
Il n’a jamais terminé ces études et, quand il cherchait des stages, il était convaincu que son nom était entaché d’une aura très négative.
Il était devenu un loser (dixit). Le temps a passé, son capital confiance, déjà fort émoussé, a décru à une vitesse vertigineuse jusqu’à disparaître. Aujourd’hui, il a peur tout le temps, de tout et e tout le monde comme de sa propre vie.
A ce moment précis, sa vie de se résume en deux mots : douleur indicible !
Comment faire pour s’auto-saboter
A ce stade, je demande à ce jeune homme, ce qu’il a agi pour essayer de trouver des solutions à son problème.
Il m’explique qu’il vit de puis plusieurs années avec cette jeune femme qui m’a téléphoné pour prendre rendez-vous en son nom. Elle lui a demandé de changer, de faire quelque chose, et ne supporte plus son problème et encore moins ces conséquences socio-affectives.
Bruno se lève très tard, alcoolisé de la veille, ne gagne pas sa vie, dépense de l’argent qu’il n’a pas, et se montre assez souvent agressif.
L’angoisse chronique d’une gloire déchue
Quand je lui demande ce qu’il ressent en en parlant, il pleure. Ses larmes coulent le long de son visage, puis il me dit :
« J’ai peur. Et j’ai peur d’avoir peur. J’ai peur tout le temps. J’ai l’impression que, quoique que je fasse, je n’arriverais à rien. J’ai peur de ne pas y arriver et, en même temps, alors que je cherche les moyens de réussir, je ne vais que d’échec en échec. Je ne me sens bien que lorsque j’ai bu et, dans ces moments là, tout me semble possible. Je n’ai plus peur ».
« OK, Bruno. Mais, de ces moments de désinhibition, que ressort-il ? Arrivez vous à les capitaliser ? Est-ce que cela vous aide à commencer à construire des projets de façon durable, à ne plus avoir peur ? »
« A chaque jour qui passe – me répond t’il entre deux sanglots -, j’ai l’impression de tomber plus bas que la veille. Quand je suis dans la rue, j’ai l’impression d’être un clodo. Je m’habille n’importe comment, et mon seul vœu quand je quitte la maison, c’est de filer me protéger de ma peur au… café. Je n’arrive plus à affronter la réalité tellement elle me fait peur. Quand je me réveille, je me sens tellement mal, tellement angoissé, si pétrifié par ma peur de cette journée qui s’annonce, que je n’ai qu’une seule obsession. Retrouver ma gloire. »
Fuir la peur et en rajouter toujours plus
Ma compagne essaie de me retenir d’aller boire. Elle essaye de me protéger, me pousse à chercher des solutions au travers de formations ou de recherches d’un job. Je n’y arrive pas. Cela augmente ma culpabilité, mon mal être. Je la fuis, elle, comme je fuis la vie, cette vie qui me fait si peur ».
« Et au café, j’imagine qu’à chaque verre bu, vous avez l’impression de renaître à la vie ? ».
« Oui. Je sais que je meure à moi même mais j’ai si peur que seul l’alcool me protège. »
« De quoi avez vous peur ? ».
« De ne pas y arriver ».
« De ne pas arriver à quoi ? ».
« A reprendre pied avec la vie, à être à la hauteur, à renouer, si ce n’est avec la gloire, au moins avec la reconnaissance ».
« Mais votre passé, Bruno, vous avez conscience que vous l’avez dans le dos ? ».
Le refus de la réalité
Bruno se raidit et je sens sa colère poindre.
Je n’ai pas peur pour moi mais j’attends une réaction par rapport à ce que je viens de délibérément provoquer. Lentement, Bruno pose son regard sur moi, fixe ses yeux dans les miens puis m’annonce qu’il a une envie irrésistible de boire. Je comprends.
« Est-ce que vous diriez qu’en ayant envie de boire, là, maintenant, tout de suite, c’est parce que vous cherchez à fuir quelque chose qui vous dérange, cette peur qui vous pose problème ? ».
« Bien sur ».
« Vous voulez fuir quoi ? ».
« Ma peur et… ma peur d’avoir peur. J’ai tout le temps peur. Peur d’avoir peur, peur de ma compagne, peur d’échouer, peur de ne pas me sortir de l’alcool, peur de boire tout en ne faisant rien pour ne pas boire. Alors, je bois pour noyer ma peur, noyer mes angoisses. ».
« Mais, c’est terrible ce que vous vivez Bruno ! ».
Bruno pleure de nouveau. Je laisse passer un certain temps puis lui demande ce que serait le tout premier et aussi le plus petit signe d’un début d’amélioration pour lui.
Il ne sait pas me répondre.
« Je veux, mais j’peux pas… »
« Retrouver confiance ? ».
« Confiance en qui ? Confiance en quoi ? ».
« D’accord Bruno, mais que faites-vous pour enclencher ce que vous souhaitez ? ».
« Je bois, je pense à mon passé, noie mes peurs et mes angoisses. Je reviens chez moi, n’y sers à rien, ne suis rien, me fait tacler par ma compagne enceinte. Quand je me réveille, la peur, l’angoisse, me prennent au réveil et je ne pense qu’à une chose. Je pense à ma gloire passée, et n’ai de cesse de me poser la question de savoir comment je pourrais me sortir de cet enfer, sortir de ma peur… ».
Je l’interromps :
« Bruno, en disant cela, avez vous pour autant l’impression que vous êtes arrivé au bout ? Acceptez-vous de vous dire, ne serait-ce que commencer à vous dire que dans votre désir de contrôle, il y a bien longtemps que vous ne contrôlez plus rien ? ».
Un ange habillé en noir traverse la cabinet. Bruno s’excuse, se lève et me répète qu’il va aller boire. Je lui dit que je suis désolé mais que, bien sûr, il est exclu pour moi de l’empêcher de se faire du mal.
Bruno me demande combien il me doit puis sort des billets froissés du fin fond de ses poches. Il me les tend puis me dit qu’il en manque. Je ne dis rien, lui souris, et imagine la suite.
« J’ai bu avant de venir. Ma femme m’a donné le montant de votre consultation, j’en ai profité. Je peux en garder un peu pour aller boire ? ».
Le refus de lâcher prise
Nonobstant Bruno, le concept de lâcher prise est assez simple. Psychologiquement parlant, c’est très difficile à mettre en place surtout pour quelqu’un qui résiste, qui refuse d’accepter qu’il – ou elle – ne maitrise plus rien.
Lâcher prise, c’est accepter que rien ne sert de vouloir contrôler l’incontrôlable. Sa peur est incontrôlable… Sa vie lui a échappé et mieux vaut réfléchir à accompagner la chute pour la rendre moins violente, plutôt que de tenter de l’éviter puisqu’il est dedans, totalement prisonnier.
Le déni de Bruno quant à son incapacité à rétablir la situation est la façon qu’il a d’essayer de contrôler ses angoisses. Or, comme je le dis souvent, c’est peine perdue puisque plus Bruno réagit de la sorte, plus il augmente et nourrit son angoisse.
Boire de l’alcool est sa façon d’éviter sa peur et d’essayer de se convaincre qu’il contrôle. Or, quand la réalité revient, elle lui saute au visage avec une violence à l’identique de ce qu’il a dénié.
J’ai bien conscience qu’il va s’enfoncer, inexorablement. Il veut se prouver à lui même, comme aux autres, qu’il peut ne plus avoir peur.
Il refuse d’accepter qu’il ne peut plus au contraire et que, pour apaiser ses angoisses, le meilleur moyen qu’il puisse s’offrir c’est d’accepter qu’il a perdu la maitrise.
Encore faudrait-il qu’il fasse taire son orgueil ce qui l’aiderait sans doute à accepter ce qu’il ne peut changer donc à être, progressivement, moins angoissé, jusqu’à n’avoir plus peur de la réalité.
Plutôt disparaitre qu’agir et changer
Je n’ai jamais revu Bruno.
Il m’a téléphoné au printemps dernier, plus d’un an après notre premier et seul entretien. Il était en larmes. Son enfant était né, et sa femme lui avait demandé de partir puis, devant son refus et ses accès de violence, elle avait eu recours à la police. Ensuite, il avait été placé en garde à vue et, m’a t’il dit, il n’a pas supporté d’être enfermé.
Du coup, sa garde à vue s’est mal passée et il en a subi les conséquences après avoir été déféré au parquet. Depuis lors, Il dort sur un banc, en bas de chez lui.
Il lui a été interdit d’importuner sa compagne au risque de passer par la case tribunal voire la case prison. Encore une fois, Il me dit sa solitude, sa douleur, son sentiment d’abandon.
Je lui propose de le faire hospitaliser, ce qu’il refuse.
J’insiste, doucement, lui explique les avantages d’une mise en sécurité, de la nécessité de se re construire dans un environnement préservé. Il refuse encore. Je ressens beaucoup de peine à son endroit, et je sais ce que humainement ce jeune homme vaut, ce qui me rend d’autant plus triste.
Avant qu’il ne raccroche, je lui dis que je suis là. Je lui répète cependant que tant qu’il ne voudra pas, ne serait-ce que commencer à lâcher prise, il sera victime d’angoisses, esclave de sa peur, et n’aura de cesse de la noyer dans l’alcool.
Je lui demande d’en prendre acte, ce qu’il fait :
– « Je sais, mais… j’ai si mal » me dit-il. – « Je me sens si seul. J’ai si peur… ».
S’investir pour quel bénéfice ?
Je pense souvent à lui, à la terreur que lui procurent ses angoisses.
J’ai peur pour lui mais, à son propos comme à toutes celles et ceux qui, comme lui, refusent de cesser de contrôler leur peur d’avoir peur, refusent de cesser de tenir la dragée haute à leurs angoisses.
Je ne désespère pas qu’il me téléphone de nouveau pour m’annoncer qu’il renonce enfin et demande de l’aide, à une consœur, à un confrère ou à moi même. Ce sera le début d’une nouvelle vie et le lui souhaite.
Pour l’heure, je suis impuissant.
Quelles sont les causes de la peur d’avoir peur ?
Les causes de la peur d’avoir peur sont propres à chaque personne. Ainsi, les causes de la phobophobie peuvent se situer dans un mode relatif à la construction de la personnalité, ou être liée à un évènement traumatique.
Les causes ou les sources de cette forme d’angoisse peuvent donc se situer dans des expériences de vie, dans un mode éducatif, ou encore dans un environnement affectif et familial insécure.
Ce qui relève d’un évènement traumatique est le fruit d’une exposition à une situation source d’angoisses. Ce qui aura fini par générer de l’anxiété puisque la personne a toutes les raisons de craindre d’y être exposée de nouveau.
Comment vaincre la phobophobie ?
Il existe différentes façons de traiter ce symptôme d’anxiété. On peut se soigner à l’aide de la psychiatrie mais, la plupart des médecins psychiatres prescrivent seulement des médicaments : anxiolytiques et/ou antidépresseurs.
Si cela aide à contenir les symptômes de la phobophobie, cela ne résout pas le problème.
Seul un vrai travail thérapeutique est efficace. Par exemple, consulter un(e) psychologue qui accompagnera son ou sa patient(e) des années durant pour aider à faire le lien entre peur d’avoir peur et histoire familiale. Il s’agit là d’un travail analytique.
Chemin faisant, ce ou cette professionnel(le) de la santé mentale guide son patient et l’aide à construire une pensée normative. En bref, à objectiver.
Cela prend du temps, et les résultats positifs ne sont que de l’ordre de 5 cas résolus sur 17 en 5 ans en moyenne.
Autre action thérapeutique possible, la psychanalyse. Il s’agit alors de ce qu’il est convenu d’appeler : une cure psychanalytique.
Cela consiste, des années durant, à faire de libres associations entre son histoire de vie et sapeur d’avoir peur. J’ai suivi une cure psychanalytique, et j’’ai trouvé cela très déstructurant mais fort intéressant.
Pour autant, dans la problématique qui était la mienne, comprendre que je n’étais pas l’enfant de l’amour ne m’a pas permis d’aller mieux. C’est la thérapie comportementale qui a réellement su, et pu, impulser un changement positif, constructif et durable quant à mes peurs et phobies diverses.
Objectivement, il n’existe aucun moyen de soigner une peur puisque… vous n’êtes pas malade !
On parle de soigner quand il s’agit d’une maladie médicale. La phobophobie n’est pas une maladie, c’est un trouble du comportement.
Réponses aux questions fréquentes au sujet de la phobophobie
La peur d’avoir peur, ou phobophobie, est une forme d’anxiété spécifique qui instaure un cercle vicieux. Effectivement, anticiper l’angoisse amplifie la peur elle-même.
Ce phénomène psychologique mérite d’être compris pour trouver des solutions concrètes et efficaces. C’est la raison d’être des réponses aux questions fréquentes ci-après.
Comment se nomme la peur d’avoir peur ?
La peur d’avoir peur est appelée : phobophobie.
Il s’agit d’une phobie particulière où l’objet de la peur est l’apparition de symptômes anxieux ou de panique. Cette crainte est le plus souvent auto-entretenue. Ainsi, l’anticipation des sensations physiques ou mentales liées à la peur provoque souvent des crises d’angoisse.
Comment soigner la peur d’avoir peur ?
La thérapie comportementale issue de l’approche systémique de Palo Alto, une approche stratégique et brève orientée solutions est la méthode la plus efficace pour soigner la phobophobie.
Elle permet d’identifier les pensées négatives et à les remplacer par des réflexions plus rationnelles
Des techniques comme la relaxation, la respiration profonde et l’exposition – exclusivement mentale et graduelle – à des situations anxiogènes jouent également un rôle crucial.
Parfois, un traitement médicamenteux peut être prescrit pour atténuer les symptômes les plus aigus. Il est préférable conseillé de l’utiliser en complément d’une thérapie comportementale.
Qu’est-ce que la blemmophobie ?
La blemmophobie est la peur irrationnelle du regard des autres.
Les personnes atteintes de cette phobie craignent d’être jugées, critiquées ou observées, ce qui entraîne une forte anxiété sociale et des comportements d’évitement.
Contrairement à la phobophobie, centrée sur les sensations internes, la blemmophobie est liée à des interactions externes et sociales.
Qu’est-ce qui se cache derrière la peur ?
Derrière la peur, on retrouve souvent un mécanisme de survie.
Programmé pour protéger, le cerveau interprète parfois des situations non dangereuses comme des menaces.
Cela est souvent lié à des expériences traumatisantes ou à des croyances limitantes, comme le besoin de contrôle. La peur révèle souvent une insécurité plus profonde qu’il est important d’explorer à l’aide d’un accompagnement thérapeutique ou d’un programme en ligne.
Comment appelle-t-on une personne qui a peur d’avoir peur ?
Une personne qui a peur d’avoir peur est appelée : phobophobe.
Ce terme désigne un individu qui anticipe et redoute l’apparition des symptômes d’angoisse, tels que les palpitations, la sudation ou l’étouffement, ce qui – bien évidemment – nourrit et aggrave ces sensations.
Comment arrêter d’avoir peur de la peur ?
Pour arrêter d’avoir peur de la peur, il faut envisager sérieusement d’objectiver ses sensations et ses émotions : elles ne représentent aucun danger.
Il est conseillé de suivre des exercices de relaxation comme la cohérence cardiaque, pour réduire l’intensité des crises.
L’acceptation est également essentielle : plutôt que de fuir les sensations désagréables, il convient de les observer sans jugement.
Une thérapie de type Palo Alto est à même de permettre de rester ancré(e) dans le moment présent et de diminuer puis de neutraliser totalement les anticipations anxieuses.