J’ai toujours eu une petite pointe d’angoisse en prenant l’avion. Une forme d’excitation mêlée à de l’appréhension. Cette peur sourde ne m’évoque pas pour autant une peur en avion. Ou alors, une très trés légère peur. Sans doute, d’autres personnes ressentent-elles çà aussi.

Par contre,  que celles ou ceux qui n’ont jamais eu peur en avion, ne serait-ce qu’une fois, lèvent le doigt ! Mais il est vrai qu’il y a une différence importante. Différence entre avoir peur de l’avion, de façon ponctuelle, au sens de l’angoisse ou avoir peur de prendre l’avion, c’est à dire de monter dans un avion puis de voler (ce qui peut aussi avoir un lien avec l’acrophobie).

Autant de façon d’apprécier ce problème lesquelles invitent à se poser la question de savoir comment ne plus avoir peur en avion.

La peur de l’avion est extrêmement répandue. Les passagers parfaitement sereins sont même une minorité sur les vols du monde entier.

En revanche, dans certains cas plus rares, cette peur en avion se transforme en véritable phobie laquelle peut naître et croître à partir d’une simple peur de l’avion et d’un voyage difficile. Il faut donc prendre en charge sa peur de l’avion dès qu’elle devient gênante.

Il s’agit donc de vaincre sa peur, de gérer son stress mais pour satisfaire quel objectif ? Retrouver confiance en soi, tout simplement et, ainsi, traiter naturellement la phobie de l’avion.

La phobie de l’avion, ou aérophobie, est l’une des phobies les plus répandues. On considère généralement qu’elle est due à la mauvaise connaissance de ce moyen de transport. Mais pas que…

Les passagers ne comprennent pas comment un engin de ce poids et de cette taille peut réussir à voler. Pourtant, la physique et les statistiques sont formelles : l’avion est un moyen de transport beaucoup moins dangereux que les autres.

Pour affirmer que l’avion n’est pas un moyen de transport dangereux, on peut commencer par s’intéresser aux statistiques.

Comment s’appelle la peur de l’avion ?

La peur de l’avion s’appelle l’aviophobie, ou dans de plus rares cas, l’aérodromophobie. L’étymologie de ces mots est assez transparente. Ils sont visiblement constitués du terme « avion » ou du terme « aérodrome » et du mot « phobie », lui-même issu du grec phobos (la peur).

Mais, la peur de l’avion est-elle toujours une aviophobie ? Pas vraiment, car la phobie est un trouble psychique bien particulier. En fait, la phobie est bien différente de l’inquiétude, de la peur ou même de l’anxiété.

Selon des statistiques faisant consensus, 30 % des passagers sont systématiquement inquiets pendant un vol. 10 % des passagers sont même anxieux à chaque fois qu’ils doivent prendre l’avion.

Cela signifie que leur inquiétude est diffuse, continue et impossible à ignorer. On peut donc penser que les personnes souffrants d’aviophobie sont victimes de ruminations mentales conséquentes.

En revanche, seul 1 % des passagers souffre réellement de phobie, c’est-à-dire d’une peur paralysante qui peut aller jusqu’à les empêcher de prendre l’avion. La peur de l’avion n’est donc pas toujours une aviophobie, mais il est possible de développer une phobie à partir d’une simple peur.

Surtout si elle est exacerbée au cours d’un voyage difficile et traumatisant (fortes turbulences, atterrissage difficile, etc) et que la personne a peur de perdre le contrôle de soi.

Pourquoi a-t-on peur en avion ?

La peur de l’avion est tellement répandue qu’il ne faut pas chercher bien loin pour la comprendre. Contrairement à d’autres moyens de transport, l’aéronautique est un secteur très opaque pour le commun des mortels.

Les passagers d’un avion ne voient jamais l’intérieur d’un cockpit et ignorent tout du fonctionnement de l’appareil auquel ils confient leurs vies. D’une manière générale, l’immense majorité des personnes ayant déjà pris l’avion n’ont aucune idée des règles de la physique qui permettent à de tels appareils de voler.

La moindre perturbation lors du trajet, comme les turbulences, est immédiatement perçue comme la preuve d’un dysfonctionnement imprévu, et donc d’un danger.

Peur de l'avion: Des lois de la physique ignorées de la plupart des passagers

Si je compare l’avion à un autre moyen de transport beaucoup plus dangereux, la voiture, je conçois que l’impression de comprendre et de contrôler la machine aide à calmer l’anxiété. À cela, il faut ajouter les prédispositions naturelles de certaines personnes.

Celles qui souffrent d’anxiété développeront plus facilement des phobies. À l’inverse, la zone du cerveau à l’origine de la peur et de l’anxiété est parfois moins active chez certaines personnes.

Dans un monde comme le nôtre, leur manque de confiance est progressivement devenu un avantage.

Les bonnes raisons de ne pas avoir peur en avion

Vaincre la peur de l’avion passe donc par une rationalisation de son inquiétude. Ce n’est pas toujours suffisant, mais c’est une première étape indispensable.

Gardez donc toujours en tête ces quelques informations :

  • Vous avez plus de chances de mourir à pied ou en voiture.
  • Sur plus de 30 millions de vols annuels, moins d’une dizaine donne lieu à des accidents (pas toujours mortels).
  • Si les moteurs s’arrêtent, l’avion peut encore planer 25 minutes pour trouver un endroit où se poser. S’il doit se poser en mer, tout le matériel nécessaire pour survivre et appeler les secours est disponible.
  • Le personnel de cabine est formé pour gérer les situations à risques.
  • Les turbulences n’ont jamais provoqué un crash aérien.

Mais bon… Je ne suis pas sur du tout que ces évidences vous aident à dépasser votre peur de l’avion. Un peu comme si je disais : « Fontaine, je ne boirais pas de ton eau.« 

Des preuves statistiques

Le transport aérien touristique existe depuis plusieurs décennies et il a transporté des centaines de milliards de passagers sur des milliers de milliards de kilomètres. Les compagnies aériennes ont donc tout le recul nécessaire pour déterminer statistiquement le danger réel que représente un voyage en avion.

Généralement, pour rassurer les personnes anxieuses à l’idée de prendre l’avion, on commence par leur rappeler qu’elles ont autant de chance d’avoir un accident que de gagner au loto. Ensuite, que la voiture est 72 fois plus dangereuse que l’avion et que le moustique tue 1 000 fois plus chaque année que les accidents de transport aérien.

De plus, près de 96 % des passagers ayant vécu un crash aérien ont survécu. En fait, sur un Paris-New-York, vous n’avez qu’une chance sur 1,2 milliard d’en mourir. Vos chances de mourir dans un accident de la route ou à cause d’une arme à feu (même en France) sont près de 500 fois plus élevées que de mourir dans un accident aérien.

Enfin, sachez que 80 % des crashs ont lieu pendant le décollage ou l’atterrissage. Vous pouvez donc vous détendre : inutile d’angoisser pendant vos dix heures de vol.

Les turbulences ne présentent aucun risque

Bien sûr, l’explication statistique ne suffit pas toujours. La peur de l’avion est souvent la preuve d’une personnalité anxieuse, donc en proie aux pensées et aux peurs irrationnelles.

La réponse statistique est donc souvent trop rationnelle pour être suffisante, même si elle n’est jamais inutile. Nous avons donc tout intérêt à nous pencher sur les phénomènes physiques qui participent à la formation de l’angoisse de l’avion.

Les turbulences sont le plus craint de ces phénomènes.

Pourtant, elles ne sont vraiment pas dangereuses. Dans toute l’histoire de l’aviation touristique, les turbulences n’ont jamais causé le moindre crash aérien. L’avion est conçu pour être capable de résister aux plus fortes turbulences.

De plus, les appareils de mesures (ordinateurs) des avions permettent aux pilotes de repérer et de contourner les zones où des perturbations météorologiques sont trop importantes. Le seul risque, c’est de vous cogner si vous ne vous êtes pas bien attaché(e) 😊.

Alors, à quoi les turbulences sont-elles dues ? Plusieurs explications météorologiques justifient la présence de turbulences. La plus fréquente, c’est quand l’avion passe au milieu de la rencontre d’un courant d’air chaud et d’un courant d’air froid.

Le premier pousse l’avion vers le haut, le second le pousse vers le bas. L’avion est donc secoué dans tous les sens, pris entre ces deux forces contraires.

Ces forces sont toujours insuffisantes pour abîmer l’appareil.

L'avion est le moyen de transport le plus sur

Comment se forme un trou d’air ?

Les trous d’air n’existent pas vraiment. Quand on utilise ce terme, on fait souvent référence à la sensation désagréable que l’avion chute de plusieurs mètres d’un coup. L’expression « trou d’air » suppose alors que l’avion n’a subitement plus d’air sur lequel planer, ce qui provoque sa chute.

Le problème de ce terme, c’est qu’il laisse entendre qu’il est possible pour l’avion de chuter de très haut à cause de ce phénomène. En fait, les trous d’air n’existent pas parce qu’il y a toujours de l’air tant que l’avion reste dans l’atmosphère.

Si l’avion chute un peu brutalement, c’est parce qu’il rencontre soudainement un courant d’air froid descendant. Généralement, il est compensé juste après par un courant chaud, ce qui crée des turbulences.

Voilà pourquoi on ne doit pas parler de trou d’air, mais de simples turbulences. Des turbulences qui, rappelons-le, ne provoquent jamais le moindre accident aérien.

Les symptômes de la peur en avion

Comme dans toute angoisse, il y a plusieurs niveaux de symptômes. La plupart du temps, les personnes affectées par la peur en avion, la peur de voler, souffrent des symptômes ci-après :

  • Forte transpiration,
  • Arythmie cardiaque,
  • Difficultés à respirer,
  • Sentiment de mort imminente,
  • Déréalisation ou Dépersonnalisation,
  • Oppression de la cage thoracique,
  • Difficulté à déglutir,
  • Gorge sèche,
  • Jambes qui tremblent,
  • Forte envie d’uriner,
  • Difficulté voire incapacité à retenir ses urines,
  • Diarrhées.

Tous ces symptômes traduisent autant une très forte angoisse voire une anxiété laquelle dans certains cas, peut donner lieu à une crise de panique et c’est un véritable cauchemar.

Il est important de préciser que si ces symptômes associés à la peur en avion sont très pénibles. Mais ils ne sont ni graves, ni mortels. J’ai bien conscience qu’il est inutile de préciser que personne n’est jamais mort d’une crise d’angoisse.

Cependant, des stress renouvelés et aigus participent à fatiguer la personne qui est victime de peur en avion.

Peur de l’avion et claustrophobie

Chez certaines personnes, la peur de l’avion est aussi le résultat d’un diagnostic mal posé.

En fait, l’aviophobie est très souvent confondue, mais aussi emmêlée, à la claustrophobie. Les personnes claustrophobes ne supportent pas de se trouver dans des espaces confinés.

Elles ont l’impression d’étouffer et cherchent à tout prix la sortie. Or, la cabine d’un avion est un espace confiné et inquiétant par excellence. Le problème, c’est qu’un claustrophobe qui s’ignore va s’inquiéter dans un avion et ne sait pas comment réagir.

Il risque alors de développer une phobie de l’avion qu’il associera au trouble panique associé sa claustrophobie. Pourtant, au départ, il n’était pas nécessairement aviophobe. D’une manière générale, si vous souffrez d’une phobie, il est important de ne pas laisser les choses traîner.

Je vous suggère de rapidement consulter un(e) professionnel(le) pour vous débarrasser de votre phobie et empêcher la situation de dégénérer.

Les solutions à la peur en avion

Il y a autant de risques à être insuffisamment ou excessivement stressé. Dans les deux cas, c’est très toxique pour le corps humain. Si vous êtes victime de cette peur en avion, vous avez toutes les raisons de ressentir du stress à la seule idée de prendre l’avion.

J’ai le souvenir d’une patiente qui vit un drame à ce propos. Elle a peur d’avoir peur. Son compagnon est parti en mission à l’étranger et se trouve donc absent depuis des mois mais il va bientôt rentrer. Un mois après son retour, ce couple part en vacances. Or, le lieu de vacances choisi nécessite 15 heures d’avion.

Il va donc falloir utiliser des techniques antistress.

Rien qu’à cette idée, cette jeune femme est terrorisée. Elle ne se voit pas informer son compagnon de la réalité de son trouble anxieux. Elle ne peut pas envisager d’annuler leurs congés dans la mesure où l’un et l’autre attendent ce voyage depuis longtemps.

Cette patiente est donc victime d’un stress à double entrée. Plus l’imminence du retour de son ami approche, plus forts sont les symptômes de peur en avion. A la fois ceux que je précise ci-dessus. Mais aussi…

  • Trouble de l’appétit,
  • Gonflements abdominaux,
  • Troubles de l’endormissement,
  • Troubles du sommeil,
  • Etc.

Cette femme a de plus en plus peur et le stress généré par l’idée de ce long voyage finit par altérer son comportement social.

Elle m’informe devenir plus irritable, moins patiente, voire être assez régulièrement en colère à propos de sujets qui, d’habitude, ne l’affectent pas autant. Je prescris à cette patiente un certain nombre d’exercices de relaxation afin de faire diminuer l’escalier de la pression du stress.

Le risque physique devient important et le risque psychique majeur.

Il n'y a aucune raison d'avoir peur en avion

A la faveur d’investigations plus poussées, nous remarquons que cette personne est victime d’un stress généralisé voire d’une dépression.

Chaque chose qui la concerne revêt un caractère dramatique au point qu’il est nécessaire que je lui demande de faire un checkup santé lequel ne traduit rien de grave.

Par contre, il est un bon indicateur de ce qu’il convient de faire pour aider cette femme à éliminer sa peur de l’avion.

Ensuite, posément et progressivement, nous mettons en place un certain nombre d’exercices. Ils ont vocation à  éliminer sa peur de l’avion. Ils sont trés simples et leurs effets trés rapides. Elle finit par partir en vacances avec son compagnon.

L’appréhension est bien présente mais le désir est le plus fort.

Pourquoi se rassurer est contre-productif ?

Dans deux articles publiés dans ce blog, j’explique ce mécanisme si particulier qui vous empêche de contrôler angoisse et crise d’angoisse, que ces deux symptômes d’angoisse aient ou non un lien avec la peur en avion.

Dans ces articles, je vous explique que plus vous tentez de rationaliser ou intellectualiser par rapport à une angoisse ou une crise de panique, plus, malgré vous, vous enrichissez le problème. Cela vaut pour la peur en avion.

Voici les erreurs les plus courantes que vous faites à propos de la peur en avion :

  • Vous essayez de vous convaincre que vous n’avez aucune raison d’avoir peur en avion,
  • Que tout va bien se passer,
  • Qu’il y a fort peu d’accidents d’avion,
  • Vous essayez d’avoir un comportement rationnel,
  • En bref, vous essayez de vous rassurer,

Autant de tentatives de solutions qui ne vous empêchent pas d’avoir une boule au ventre ou des sueurs froides puisque, dans le même temps, vous ne pouvez pas vous empêcher d’imaginer le pire que vous redoutez à propos de votre peur en avion : incident technique en vol, explosion et décès violent.

De fait, vous anticipez. Alors, vous essayez de chasser toutes les images qui vous viennent à l’esprit quant à votre peur en avion. Mais, plus vous réagissez de la sorte, pire est votre peur en avion.

Peut-être avez-vous suivi des stages de « peur en avion » grâce à des compagnies aériennes de notoriété, ou suivi des formations sur la gestion du stress, et pourquoi pas, pratiqué des exercices de méditation.

Ou alors, vous avez pris, ou prenez, des médicaments.

Les médicaments contre la peur en avion

Pour une peur raisonnable de l’avion, les médicaments peuvent être utiles. Des anxiolytiques ou des somnifères peuvent vous aider à passer un vol plus agréable, débarrassé de votre anxiété.

Si vous ne prenez pas l’avion trop souvent, cette solution peut suffire, bien que je ne vous conseille pas de consommer des médicaments de ce genre sur le long terme. En revanche, l’alcool a beau être aussi efficace contre l’anxiété, je vous déconseille fortement de l’utiliser.

En effet, si vous avez trop bu, ou êtes clairement ivre, certaines compagnies peuvent refuser de vous laisser embarquer, vous faire accueillir par la police à l’atterrissage, voire vous attacher à votre siège.

Autant de situations qui risquent de ne pas améliorer votre rapport à l’avion.

Les stages pour ne plus avoir peur en avion

La question se pose donc de savoir comment faire quand on a peur en avion.

Imaginons que vous devez vous rendre dans un département d’Outre-mer. L’idée même du voyage vous terrorise. Avez-vous envisagé de suivre un stage pour traiter votre peur de l’avion ?

Ces stages connaissent un large succès.

Ils vous permettent de vous plonger dans des conditions réelles de vols avec un simulateur de vol et un instructeur à vos côtés, lui même pilote professionnel. Il commence par vous enseigner les rudiments de la sécurité aérienne.

Si çà se trouve, ce premier vol est votre baptême de l’air en condition réelle. Ainsi, vous vivez le décollage et l’atterrissage. Pour affronter votre peur, vous préparez le vol par l’étude des conditions météorologiques et, ainsi, vous comprenez les turbulences en vol, ces fameux trous d’air.

Vous apprenez plein de choses intéressantes sur la dépressurisation et grâce à ces simulateurs de vol, vous devenez « calé(e) » sur les bruits aéronautiques.

Pendant ce vol simulé, vous serez installé(e) dans le cockpit, comme un commandant de bord. Ce qui, soit écrit en passant, vous permettra d’évaluer un éventuel problème de claustrophobie.

Dans le même temps, vous découvrirez tout ce qui concerne le transport aérien : embarquement, débarquement, communication avec les aéroports, relations avec le personnel de bord, les hôtesses et steward, ce qu’il est convenu d’appeler le personnel navigant commercial, les fameux « PNC ».

Vous apprendrez dans quelles conditions utiliser le pilotage automatique et accumulerez ainsi quelques heures de vol grâce à des cours théoriques et pratiques.

Vous pouvez suivre ces stages en coaching individuel ou en Team Building. Vous pourrez même bénéficier d’une convention de formation avec l’un des ces organismes.

Votre voyage en avion en tant que pilote de ligne aura lieu sur Boeing 737 ou Airbus A320, deux types d’avions qui transportent des milliards de passagers tous les ans sans qu’il y ait d’accident d’avion.

Aujourd’hui, chaque compagnie aérienne propose ce type de stages. Vous décollerez d’Orly ou de Roissy pour un vol moyen ou long courrier sur un « avion de ligne » comme l’on dit.

Enfin, tout ça c’est bien joli parce-que…

Si j’étais cohérent avec moi même, je ne devrais pas vous livrer toutes ces informations. En effet, je trouve discutables les stages en matière de peur de l’avion.

C’est comme d’expliquer à un enfant qui a peur d’une araignée que sa peur est infondée. Dès lors, que l’on va donc le désensibiliser à l’aide d’exercices d’expositions, c’est à dire, de façon progressive, l’amener ne plus considérer l’araignée comme un problème.

L’enfant est donc mis en contact direct avec l’objet de sa peur.

C’est comme de vous inviter, fermement, à partager votre intimité avec quelqu’un qui vous dégoûte. Tout en vous expliquant qu’il n’y a pas de problème que cette personne est trés gentille. Dégoûtante mais gentille.

Ce qui n’est pas dit à l’enfant qui a peur, comme à ceux qui ont peur de prendre l’avion, c’est que cela s’appelle une intervention sous contraintes. En clair, cela signifie obliger une personne à ne plus faire un problème de quelque chose qu’elle vit comme un problème.

C’est le principe même de la tcc ou thérapie cognitive et comportementale. C’est une approche qui demande aux patients de s’exposer à leur problème et, partant, au sortir des exercices, quand ils réussissent, va montrer à la personne qu’elle pense mal et qu’on va l’aider à bien penser.

Vous en pensez quoi ? Pour moi, c’est comme de dire à une personne homosexuelle qui vivrait mal sa nature qu’on va lui apprendre à devenir hétéro. Vous voyez le tableau ?

Comment se déstresser avant de prendre l’avion ?

Quoiqu’il en soit de mon avis sur les stages, il s’agit maintenant de prendre l’avion alors que vous êtes stressé(e).

Vous pouvez donc utiliser quelques techniques pour vous déstresser comme des exercices de respiration et de méditation lesquels font l’affaire chez les personnes dont la phobie n’est pas trop développée.

Si cela ne suffit pas, vous pouvez aussi ponctuellement vous tourner vers les anxiolytiques ou les somnifères.

Ce n’est pas une solution à long terme si vous prenez l’avion souvent, mais c’est efficace comme traitement ponctuel de la phobie légère.

Comment déstresser en avion pour faire un vol tranquille?

Si vous avez besoin de prendre l’avion souvent et que votre phobie vous en empêche totalement, l’idéal reste d’aller consulter un comportementaliste. Il est à même de vous aider à vous débarrasser de votre phobie en quelques semaines grâce à des exercices issus de l’approche systémique de Palo Alto.

L’objectif et de vous aider à analyser le mécanisme de vos peurs irrationnelles et de les neutraliser progressivement jusqu’à les faire totalement disparaitre.

Où se placer dans l’avion quand on a peur ?

Savoir choisir sa place dans l’avion quand on est anxieux n’est pas anodin. Prendre un siège au milieu de l’appareil et au niveau des ailes vous permet de ressentir moins fort les turbulences.

Chez certaines personnes, ce choix limite considérablement les risques de crises d’angoisses. Pour le reste, c’est à vous de voir, tout en gardant à l’esprit que plus vous serez confortablement installé, moins le trajet sera difficile.

Les différentes techniques pour combattre la peur en avion

Qu’on le veuille ou pas, voyager en avion n’est pas si simple. En tous cas pour les phobiques de l’avion qui pratiquent l’évitement.

Si prendre l’avion est nécessaire, voire vital pour certaines personnes, il faut donc trouver des solutions quand on a peur.

D’aucuns essaient la respiration ventrale ou de la relaxation. D’autres la sophrologie, l’auto-hypnose, ou la cohérence cardiaque. D’autres consultent un thérapeute voire un psychologue. D’ailleurs, face à l’importance de leurs pensées négatives, d’autres encore, ou les mêmes, débutent diverses psychothérapies.

Quant à les mener à leur terme, c’est une autre affaire. Face à leur injonction : « je dois vaincre ma peur », elles exigent d’elles-mêmes de faire face à cette peur et, face à leur comportement phobique, elles vont jusqu’à prendre des anxiolytiques. D’autres enfin sont tellement angoissées qu’elles vont jusqu’à utiliser des somnifères.

Ainsi, elles ne verront pas le vol passer et cela leur évite d’être obsédé(e) par leur rythme cardiaque. Tout ceci, et bien d’autres façons de faire pour supporter la peur en avion constituent des tentatives de solutions. Aucune ne fonctionne vraiment au sens où le problème disparait.

Dès lors, je vous suggère d’utiliser les bonnes thérapeutiques. Par exemple, les techniques comportementales.

Lisez plutôt.

Un exercice simple et puissant

Vous n’arrivez pas à accepter que tout peut bien se passer. Vous avez peur de l’avion, c’est comme çà, et ce n’est sans doute pas un stage qui peut y changer quelque chose.

Personnellement je déteste les choux de Bruxelles. Pendant des années, ma très chère mère s’est échinée à m’en vanter les qualités.

Je trouve le goût de cet aliment infect ainsi que son odeur aussi et ce ne sont pas les lois d’une alimentation équilibrée qui me feront changer d’avis.

Face à votre peur en avion, vous pouvez essayer de vous contraindre en vous disant qu’il vous faut avoir un comportement adulte. Je vous souhaite bien du courage…

Moi, j’ai une autre solution pour vous, pour vous éviter toutes ces souffrances, sachant qu’il est nécessaire de penser de façon irrationnelle par rapport à votre problème.

Cela signifie que plutôt que d’essayer de vous convaincre que tout va bien se passer, c’est de penser à 180° de ce que l’on appelle votre tentative de solution, celle qui consiste à vous raisonner.

Le 180° est une méthode que je développe dans le programme thérapeutique en ligne que je mets à votre disposition (lire à la fin de cet article). Cet exercice comportemental très particulier veut que l’on imagine le pire de ce que l’on redoute à propos d’un problème donné.

C’est génialement efficace contre la peur en avion, à preuve le témoignage de Fabio qui a fait un vol long courrier comme si de rien n’était alors qu’il n’avait plus pris l’avion depuis des années.

Vous redoutez qu’un avion s’écrase – avec vous dedans bien sûr – ? C’est bien un facteur d’angoisses et de crises d’angoisses.

Alors, plutôt que de tenter de vous rassurer en vous disant que l’avion est le mode de transport le plus sécurisant au monde, dites vous l’inverse : imaginez le pire de ce qui vous fait peur.

L’approche systémique contre la peur en avion

Cet exercice est l’un de ceux que j’ai prescrit à la patiente dont je vous parlais plus haut. Je sais qu’elle a pris l’avion aller et retour, et que tout s’est bien passé. Elle a réussi à totalement contrôler son appréhension.

Comment ? Non seulement grâce aux exercices que je lui ai confié – dont ce fameux 180° – mais aussi parce que le coaching comportemental qu’elle a suivi avec moi lui a permis d’identifier que ce problème de peur en avion était le symptôme d’autre chose que nous avons aussi traité.

Comme quoi, le plus souvent, le symptôme de peur de l’avion cache un autre problème, le vrai problème. En bref, cette patiente a fait d’une pierre deux coups.

A elle une vie sans stress excessif, sans angoisses invalidantes ni troubles anxieux. Une vie sans phobie de l’avion, une vie remplie de beaux voyages. Et vous, c’est pour quand ?

Ne plus souffrir de la phobie de l'avion et lâcher prise

Pour vaincre tous les types de phobies, l’approche stratégique et brève orientée solutions est la meilleure solution disponible. En travaillant sur la compréhension du mécanisme de votre peur an avion, elle vous permet de mieux la comprendre et de la vaincre en l’objectivant.

Des exercices comportementaux réguliers permettent de progressivement dépasser votre phobie pour la traiter définitivement. C’est à dire ne plus en faire un problème et, partant, lâcher prise.

Si l’hypnose vous apparait comme une solution miracle qui vous demande peu d’investissement, personnel et thérapeutique, mais que cela ne fonctionne pas pour vous, vous avez la possibilité de bénéficier du programme thérapeutique en ligne que j’ai conçu.

Il vous garantit plus de 95% de taux de réussite.

Pour en prendre connaissance de cette solution à la peur en avion, je vous invite à cliquer sur le lien ci-dessous :


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Profitez de cette chance extraordinaire tout comme celles et ceux qui, avant vous, pensaient ne jamais s’en sortir.


Frédéric Arminot
Frédéric Arminot

Ancien grand anxio-dépressif, et victime d’angoisses aux multiples conséquences des années durant, je suis spécialisé dans le traitement des problèmes d'angoisse, d'anxiété, de dépression, de phobie, et de toc, et exerce depuis plus de 25 ans en qualité de comportementaliste (coach comportemental).   Mes compétences dans les domaines de l'approche systémique de Palo Alto (approche stratégique et brève orientée solution) me permettent de résoudre 16 cas sur 17 en moins de 2 mois (95 % de résultats).   Pour en savoir +, je vous invite à prendre connaissance du programme comportemental en ligne que j'ai conçu.   Si vous le souhaitez, vous pouvez aussi bénéficier de consultations thérapeutiques en cliquant sur ce lien :   Consultations thérapeutiques

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