Le cerveau: Quel lien existe t’il entre cet organe et vos émotions?

Le cerveau et les émotions

Dans l’un de mes précédents articles je vous parle de la relation entre la thérapie et l’argent. Effectivement, notre relation à l’argent, tout comme à un tas d’autres choses qui nous positionne, nous confère un statut, repose sur des éléments issus de nos expériences respectives. Et ces expériences s’accumulent comme autant d’informations dans le cerveau.

Le cerveau, c’est un truc génial, extraordinaire. C’est une sorte d’unité centrale. De poste de commandement dont les modalités de fonctionnement technologiques demeurent assez obscures.

Pour autant, la neurologie a fait bien des progrès. Mais il subsiste encore des zones d’ombres. A ce propos, je pense que fort peu d’entre elles seront mises en lumière dans les décennies à venir.

Du coup, que sait-on vraiment de cet organe exceptionnel et nébuleux qu’est le cerveau? En quoi les informations qu’il détient conditionnent la plupart de vos réactions? Dans quelles mesures la plupart des domaines de votre vie sont-ils conditionnée par le cerveau, cet extraordinaire calculateur logique?

C’est ce que je vais essayer de vous expliquer aujourd’hui.

Le cerveau: Un mode de fonctionnement binaire

En fait, de la conception jusqu’au jour où vous lisez le présent article, votre cerveau n’a de cesse d’accumuler des informations liées à toutes vos expériences de vie. Qu’elles soient désagréables ou agréables. Ces expériences génèrent 2 comportements:

  • La fuite
  • Le combat

Pour faire simple, la fuite correspond à un comportement d’évitement par rapport ce qui est ressenti comme un mal, une douleur, comme un problème, et dont vous devez vous protéger. Le combat a pour vocation de vous amener au plaisir, au bien-être. Vous vous battez “pour”.

Chaque chose que vous faites ou vivez depuis que vous êtes né(e) est intégrée dans la zone “douleur” ou “plaisir”. En fonction de ces 2 éléments, le cerveau vous fait réagir d’une façon ou d’une autre. Fuir pour vous protéger. Ou combattre pour éprouver du bien-être. Et ceci à quelque sujet que ce soit, et qui est associé au plaisir. C’est ce qui conditionne les modalités de ce qu’il convient d’appeler le cerveau reptilien.

Le cerveau et la personnalité

Comme vous le savez sans doute, de quelque animal qu’il s’agisse, un animal ne fait pas dans le social. Ou le politiquement correct. L’animal en question, nonobstant la satisfaction de ses besoins primaires (manger, se reproduire, etc.), cherche toujours à survivre, à se protéger. C’est ainsi qu’est structurée son mode de fonctionnement, ce que j’appelle “sa personnalité fonctionnelle” (dussè-je faire hurler les puristes).

En ce qui vous concerne, au fur et à mesure de votre vie, vous “complétez” des cases qui font votre personnalité fonctionnelle et affective (au sens de l’émotion). Celle-ci est constituée des éléments ci-dessous:

  • Culture
  • Expériences de vie
  • Environnement (social, géographique, économique, affectif, etc)
  • Religion
  • Éducation
  • Mode de vie
  • Image de soi
  • Image des autres
  • Peur du jugement

Chacune de ces cases complétée vous fait réagir d’une façon ou d’une autre. Si vous recevez une éducation au cours de laquelle les émotions sont quelque peu mises de côté, il y a des chances pour que vous ayez de la misère (bonjour Québec!) avec ce que vous ressentez.

Dès lors, vous réagissez en essayant de contrôler vos émotions. Pourquoi? Tout simplement pour des questions qui relèvent de l’image que vous avez de vous. Comme de celle que vous renvoyez aux autres (cf. la peur du jugement).

Le cerveau: Réalité et imaginaire

Ce type de réaction émotionnelle pose donc la question de la reconnaissance. Par peur de perdre l’approbation, vous craignez que l’on voit que vous êtes angoissé(e) ou anxieux(se), et que vous soyez jugé(e) pour cela. Vous allez donc vous employez à contrôler ce que vous ressentez pour que cela ne soit pas visible des autres. Pour faire bonne figure en somme. Pour ne pas vous donner en spectacle.

Au début, çà marche. Ça fonctionne parce-que le cerveau n’y voit que fort peu de désordre par rapport aux informations qu’il possède à votre sujet. Rappelez vous les notions de fuite ou de combat. Les notions de bien ou de mal.

Au début, le cerveau ne “dit rien” parce-que ce type de dysfonctionnement est intégré au système. C’est ce que l’on appelle l’homéostasie d’un système. L’homéostasie est à considérer comme une sorte de variable d’ajustement. Cela signifie que n’importe quel système, le cerveau y compris, accepte qu’il y ait des petites entorses à la règle. Ce n’est pas un problème.

Le cerveau: Une Ferrari qui progresse comme une 2 CV

Le problème c’est quand votre système est mis à mal par des tentatives répétées de contrôle. Or, ces tentatives de solutions mettent le cerveau en difficulté. Cela perturbe le bon équilibre fonctionnel de votre système nerveux central. Lequel ne manque pas d’exiger de vous un comportement adapté pour retrouver ses modalités fonctionnelles habituelles. Son équilibre interne.

Dès lors, devant une angoisse, de l’anxiété, etc., la plupart des gens réagissent en essayant d’augmenter le contrôle des informations reçues de sorte à ne plus en souffrir. Plus vous faites çà, plus vous réagissez, plus le cerveau comprend que vous ne comprenez pas! Et le cerveau déteste çà! Et c’est ainsi que, parfois, le cerveau émotionnel génère des symptômes dépressifs. En effet, à force, vous avez un bolide sous la boite crânienne qui fonctionne comme une 2CV.

Confronté à ce type de situation, votre système nerveux central augmente l’intensité de la douleur psychique ou physique que vous ressentez. Il exige de vous un comportement adapté à son besoin: l’équilibre. Mais il y a un problème. Vous ne savez pas vraiment ce que le cerveau souhaite. Ni l’intensité réelle du problème perçu par lui. Et vous vous faites berner. Vous pensez bien faire en réagissant, et vous tombez dans ce que vous cherchez précisément à éviter.

Le cerveau exige de vous un comportement approprié. Ce comportement est nécessaire pour qu’il conserve ses modalités de fonctionnement originelles. Si vous ne faites pas comme le cerveau l’exige de vous, c’est la catastrophe! Le SNC (système nerveux central) augmente l’intensité du problème. Et vous, vous perdez le contrôle du contrôle.

Le cerveau: Reprogrammer les connexions émotionnelles

Tranquillisez vous. Il existe des moyens simples pour traiter ce type de problème et retrouver ce que j’aime à nommer “la paix de l’esprit”.

Ce que j’essaie de vous expliquer aujourd’hui, c’est que votre cerveau fonctionne comme un ordinateur. Un cerveau, c’est binaire. S’il y a de mauvaises connexions internes ou externes, l’ordinateur plante. Comme un cheval devant un obstacle.

Mal drivé, un cheval vous mène à la faute. Mais le cheval n’est pas responsable de ce dysfonctionnement. C’est votre façon d’être et de faire qui contrevient au bon fonctionnement du cheval. A titre d’exemple, prenons les refus de saut pendant une course d’obstacle.

Ce n’est pas le cheval qui est en cause quand il refuse de sauter un obstacle. C’est la cavalière ou le cavalier qui a donné des ordres inappropriés – contradictoires – qui font que le cheval stoppe ses fonctions car cela ne correspond pas à ses modalités de fonction. Cela crée du désordre dans son cerveau, donc, il s’arrête net!

En ce qui vous concerne, vous n’êtes pas responsable de vos dysfonctionnements émotionnels. Ni de leurs conséquences. En effet, comment voulez-vous savoir faire quelque chose qu’on ne vous a pas appris?

Le cerveau: L’histoire de la dystonie de fonction

Je me rappelle d’un musicien qui souffre de ce que l’on appelle une dystonie de fonction. Un mécanisme corporel ne fonctionne plus – ne répond plus aux ordres du cerveau – alors que l’organe lui-même n’est nullement altéré.

Ce musicien n’arrive plus à jouer de son instrument. Les membres dont il a besoin pour jouer de la musique refusent de fonctionner au contact de l’instrument, alors que, sans l’instrument, ces membres fonctionnent tout à fait normalement.

Que se passe t’il? Tout simplement, le cerveau bugue face à des informations contradictoires qui rajoutent au problème de ce patient.

Ce monsieur a vécu une situation trés spécifique comme traumatique dans le cadre de ses activités musicales. Depuis lors, il s’évertue à ignorer cette situation. A faire comme si de rien n’était. Du coup, pour exprimer le dysfonctionnement, et exiger une sorte de ré équilibrage, le cerveau empêche cette personne de jouer de son instrument.

Comment débloquer le cerveau

Très rapidement, nous comprenons le mécanisme du problème (je fais allusion à la contextualisation dont je vous parle souvent). Tout aussi rapidement, nous trouvons une solution à ce problème grâce à l’approche comportementale. Progressivement, et naturellement, nous “débloquons” le cerveau de ce monsieur, lequel, depuis lors, a repris ses concerts.

Soit écrit en passant, vous pouvez faire la même chose. Et obtenir tous les bénéfices souhaités dans tous les domaines de votre vie.

Comment les émotions fonctionnent-elles avec le cerveau, et comment contrôler cet organe

| Frédéric Arminot

Comment reprendre le contrôle de votre vie facilement et rapidement

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