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Burn out – Définition et contexte du burnout

Définition du burn out

Burn out – Définition et contexte du burnout

D’après une étude récente publiée dans Nice Matin, 12 % de la population française, soit 3,2 millions de personnes actives sont victimes de burn out, communément appelé épuisement professionnel.

Si de tels chiffres donnent le tournis, ils sont les fruits d’une crise du travail où, vraisemblablement, il est demandé toujours plus à une personne, laquelle, par souci de s’investir ou par désir de bien faire, ne respecte pas ses limites tant psychiques que physiques.

De façon croissante, si j’en crois l’expérience de mes consultations au cabinet, de plus en plus de salariés se voient intimer l’ordre sourd d’accomplir les tâches de plusieurs personnes à elle seule.

Alors que le travail idéal auquel Karl Marx a maintes fois fait allusion, cet emploi idéal où l’accomplissement de soi, le sens de son action professionnelle et le désir et le plaisir induits par la reconnaissance – et pas seulement par mâle salaire -, semble devenu une très très vague idée de l’esprit. Ce même esprit taraudé par une réalité qui veut que l’on perde sa vie à la gagner…

Je m’en voudrais de jouer les rabat joie, et de dresser un tableau noir de la situation professionnelle en France comme dans la plupart des pays industrialisés. Pour autant, la réalité est bien celle là, qui nous précise combien les peurs sociales, économiques, professionnelles font le lit de risques psycho sociaux croissants.

Dans cet article, je vais essayer de vous donner une définition du burn out et commencer à vous expliquer comment l’identifier. Dans une second article, à venir, j’essaierai de vous expliquer comment traiter le burn out.

Le burn out – Définition

Le burn out, ou épuisement professionnel se caractérise par un épuisement psychique et physique avec une incapacité renouvelée de rassembler de l’énergie pour se ressourcer. De fait, la personne victime d’un burn out éprouve toutes les difficultés à récupérer tant de sa fatigue physique qu’intellectuelle.

Le symptômes de cet épuisement professionnel – burn out – s’exprime au travers d’un certain nombre de douleurs physiques (mal de dos, douleurs articulaires, troubles digestifs, maux de tête, migraine, etc.) et aussi psychiques (tristesse, anxiété, stress, angoisse, crise de panique, symptômes dépressifs).

La personnes victime de burn out ne prend acte que très tardivement de son problème d’épuisement, toute qu’elle est consacrée, dans sa logique, à performer d’une part et à contrôler son comportement de sorte à ne pas se laisser aller d’autre part.

Les personnes victimes de burn out sont donc, assez souvent, bourreaux et victimes!

Comment identifier un burn out

J’ai le souvenir d’une patiente, cadre dans un institution publique, qui est venue me consulter il y a quelques mois.

En arrêt de travail depuis 2 mois, elle avait perdu le sommeil, était victime de ruminations et passait son temps à exprimer son manque d’estime vis à vis d’elle même car elle n’avait pas su contrôler son problème.

Au cours de notre première consultation, j’ai demandé à cette jeune femme de m’expliquer les circonstances qui avait faites qu’un syndrome de burn out ait été diagnostiqué.

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Ce que je vais entendre et découvrir est le cas typique du burn out. Effectivement, Cécile semble comme amorphe, épuisée. Elle a du mal à aligner des mots dans une phrase complète. Elle a le teint assez pâle, ses mains tremblent. Elle peine à se déplacer et n’entend d’ailleurs pas aller dehors seule. Son compagnon est venu avec elle, et Cécile tient absolument à ce qu’il soit présent pendant cette consultation.

Comment identifier un burn outCécile m’explique qu’elle occupe des fonctions d’encadrement dans une institution. Elle occupe son poste depuis plusieurs années et sa carrière semble s’être déroulée sans problèmes apparents jusqu’à ce que…

Il ya 4 ans, Cécile a été pressentie pour occuper de nouvelles fonctions. La fiche de poste a été présentée à cette femme qui, après en avoir parlé avec son époux, a accepté la mission. Il s’agissait d’un poste que Cécile convoitait depuis longtemps. Jusque là, tout va bien. Cette patiente est heureuse de sa promotion qu’elle estime être la juste récompense de son investissement auprès de son employeur.

Rapidement, sur la foi d’une notre interne – confidentielle -, les missions de Cécile sont modifiées. Bien que je ne sois pas compétent, il n’est pas impossible que les termes du contrat de travail en ont été modifiés de façon substantielle mais je ne peux l’affirmer. Cécile prend acte de ces nouvelles données. Pour ne pas dire qu’elle les accepte sans mot dire un peu comme un locataire signe le bail d’un appartement “en l’état” parce que vu l’état du marché de la location immobilière et les difficultés à se loger, mieux vaut se taire, on parlera après. La peur fait son entrée dans la vie de Cécile.

Très rapidement, Cécile se voit responsable d’un certain nombre d’objectifs à satisfaire. Les réunions se succèdent, Cécile essaie de rester au plus près de sa mission mais, rapidement, elle sent qu’elle perd pied.

Burn out – Des symptômes contrôlés

La direction régionale lui demande à plusieurs reprises de faire le point, de lui présenter les outils et moyens de ses objectifs. Il lui est – à voix cachée – demandé de faire pression respectueuse sur ses subordonnés pour que les objectifs soient atteints.

Oui, mais ces objectifs n’ont pas nécessairement à voir avec la fonction que Cécile avait accepté en son temps. Cécile ne veut pas courber l’échine et encore moins exprimer – ou montrer – ses difficultés. Elle commence par angoisser au sein même de son bureau. Puis chez elle, puis tout le temps.

Elle commence à avoir peur d’animer des réunions, peur de ne pouvoir s’affirmer devant ses subordonnés lesquels sont parfois mécontents des tâches qui leur sont imposées.

Symptômes du burn outCécile remarque qu’elle est angoissée le matin au réveil comme au coucher. Il lui arrive des faire des angoisses nocturnes. Son appétit commence à décliner et son appétit pour la vie aussi, de façon sournoise.

Cette patiente m’expliquera qu’elle se refusait à ne pas se contrôler. Elle avait accepté cette fonction et n’entendait nullement y déroger. Elle avait bien pris acte de l’émergence d’un certain nombre de symptômes physiques et psychiques, mais essayait de se rassurer.

Les mois et les années passent. Trois années au cours desquelles Cécile subira émotionnellement l’insupportable, s’enjoignant de ne pas fuir ses engagements. Après s’être longtemps reprochée de ne pas savoir tenir la distance, après s’être longtemps sentie coupable de ne pas savoir faire face, Cécile a été confrontée à des symptômes de burn out de plus en plus difficiles à contrôler.

Aux troubles du sommeil, ont succédé de l’irritabilité, de plus en plus de difficulté à assumer les réunions, une peur récurrente de parler en public. Cécile consulte son médecin traitant qui lui parle de stress et lui prescrit des médicaments.

Cécile commence à retrouver le sommeil tout en remarquant que ses angoisses matinales perdurent. De façon insidieuse, le burn out a pris ses quartiers et n’a nullement l’intention de lâcher la rampe. Ce qui est aussi le cas de cette femme qui refuse de prendre acte de ses symptômes au nom de son engagement et à celui que ses subordonnés qui, eux, supportent !

Le diagnostic du burn out

Last but not least, un jour, Cécile pleure au bureau. Ce n’est pas la première fois mais, cette fois-ci, ses émotions la débordent et elle est incapable de les préciser et encore moins de se comporter, à son sens, de façon adaptée.

Son mari vient la chercher. Ils prennent rendez-vous avec une psychiatre qui posera le diagnostic de burn out. Cécile est fortement décontenancée, elle qui mettait un point d’honneur à exiger le meilleur d’elle même tout en étant très attachée au bien être des personnes mises sous sa responsabilité.

Diagnostic du burn outCécile est insatisfaite de ses entretiens avec la psychiatre, laquelle ne répond que par force médicament. En me consultant, Cécile va se rendre compte que si elle n’est pas responsable de ce dont elle est victime, elle est responsable du changement à venir.

Très rapidement, aux quasi prémisses de son suivi thérapeutique, Cécile va prendre acte qu’elle semble avoir des problèmes, à la fois pour identifier ses émotions, mais aussi pour les exprimer et, partant, pour exprimer ses propres limites (fonctionnelles et affectives).

C’est au terme de quelques semaines que Cécile reprendra un peu plus confiance en elle au point qu’elle réussira à ce que son problème de burn out soit reconnu comme maladie professionnelle et son employeur rendu responsable.

Forte de cette bien difficile reconnaissance, Cécile a pu s’affirmer auprès de la DRH de l’institution et requérir un poste plus adapté à sa vision des choses. Cécile envisage d retourner travailler prochainement. Je lui ai suggéré de prendre son temps…

C’est ainsi que cette femme se rendra compte comment et pourquoi elle n’avait pas voulu entendre l’expression de ses limites corporelles et mentales. Partant, elle se sera donné les moyens de retrouver d’elle une image positive.

C’est un autre sujet dont je vous parlerais dans un prochain article.

En attendant, si, vous aussi, comme bien des gens avant vous, vous souhaitez traiter le burn out dont vous êtes victime et, ainsi, retrouver confiance en vous, je vous invite à cliquer sur le lien ci-dessous. Vous accéderez ainsi à une vidéo dont le contenu vous intéressera surement:

JE REGARDE LA VIDÉO SUGGÉRÉE PAR FRÉDÉRIC >>

 |  Frédéric Arminot

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