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Crise existentielle: Comment s’en sortir et redonner un sens à sa vie?

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CRISE EXISTENTIELLE

La crise existentielle est un problème qui s’installe progressivement dans le quotidien.

Elle amène celui qui en souffre à reconsidérer toute sa vie et à prendre des décisions parfois extrêmes que l’on regrette plus tard.

Souvent associé à la crise de la cinquantaine ou de la quarantaine, on ne doit pourtant pas minimiser ses risques: isolement, dépression, etc.

Cette crise existentielle n’est pas sans me rappeler ce que disait mon défunt père: « Qui suis-je, où vais-je, et dans quel étagère (étage erre)? »

Alors, comment traverser une crise existentielle sans souffrir?

Qu’est-ce que l’angoisse existentielle?

Une angoisse existentielle n’est pas simple à définir.

Elle se caractérise généralement par la multiplication de questions et de doutes quant à la valeur de sa vie.

Souvent, le sens que l’on a donné à son existence jusqu’à présent paraît soudainement insatisfaisant.

Par exemple, si on s’est beaucoup investi dans la vie de famille, on regrette de ne pas avoir fait carrière et marqué durablement le monde en y laissant l’empreinte d’une œuvre.

L’angoisse existentielle est difficile à vivre parce qu’elle s’appuie souvent sur l’insatisfaction inévitable que l’on ressent quand on constate qu’on ne pourra jamais tout vivre.

Si on a fait carrière, on regrette de ne pas avoir vu ses enfants grandir.

Milan Kundera parlait ainsi de « l’insoutenable légèreté de l’être » condamné à ne vivre qu’une fois.

En résulte une grande indécision puisque nous ne pouvons jamais vraiment apprendre de nos erreurs en vivant deux fois.

Ce qui fait conclure Kundera d’un très pessimiste: « Ne pouvoir vivre qu’une vie, c’est comme ne pas vivre du tout. »

Évidemment, les considérations philosophiques de Kundera, aussi profondes soient-elles, sont dues à un mal-être typiquement humain à l’origine de la crise existentielle.

Nous ne sommes donc pas condamnés à vivre avec cette angoisse.

Nous pouvons embrasser cette légèreté qui nous encourage justement à comprendre que nos angoisses sont sans réelle conséquence dans nos vies éphémères.

Pourquoi fait-on une crise existentielle?

La crise existentielle intervient souvent après un changement important dans notre vie.

Les changements négatifs, ou perçus comme tels, ont plus de probabilité de provoquer une crise de ce genre.

Néanmoins, même un changement très positif, comme un mariage, l’arrivée d’un enfant ou l’obtention d’un travail longtemps rêvé, peut avoir ces conséquences.

Le plus souvent, les événements négatifs à l’origine de la crise existentielle ont une dimension violente et inattendue.

peur existentielle: l'insoutenable légèreté de l'être

La mort d’un parent, la perte d’un travail ou un anniversaire marquant (40 ans, 50 ans ou plus) sont des raisons très fréquentes.

De même, beaucoup de personnes souffrent de crise existentielle le jour où ils atteignent l’âge qu’avait un parent lors de sa mort.

Quand le parent meurt jeune, il est souvent idéalisé.

Atteindre l’âge qu’il avait à sa mort provoque une double épreuve: le deuil peut revenir et le patient compare alors ses réussites à celle de son parent.

Malheureusement, comme il a eu de nombreuses années pour l’idéaliser, il ne sent probablement jamais à la hauteur.

Dans les domaines de l’art et de la philosophie, la crise existentielle a intéressé de nombreuses et illustres personnes.

J’ai déjà cité Milan Kundera, mais vous pouvez aussi vous intéresser à l’œuvre de Soren Kierkegaard, à Friedrich Nietzsche, ou encore à Émile Durkheim.

Une crise existentielle peut-elle être positive?

Selon la théorie contestée et contestataire de Kazimir Dabrowski, on peut considérer la crise existentielle comme une épreuve positive.

Ce psychiatre polonais a développé la théorie de la désintégration positive.

Ce qui est contraire à la psychologie classique qui considère que la bonne santé mentale se caractérise par l’absence de symptômes,

Dabrowski considère normal et sain de traverser des épreuves psychologiques douloureuses.

Toujours selon lui, l’individu sain n’est pas celui qui vit toute sa vie la moindre difficulté psychiatrique.

Donner du sens à sa vie et en finir avec l'angoisse existentielle

Au contraire, pour évoluer, grandir et développer sa personnalité, il faut passer par des moments de crise et de souffrance psychologique formateurs.

La crise existentielle serait un de ces moments bénéfiques, à condition – évidemment – d’être maîtrisée et de ne pas entraîner d’autres troubles dangereux pour la santé et l’intégrité du patient.

Comment se sortir d’une crise existentielle?

La crise existentielle n’est pas un trouble psychique parfaitement défini.

Ses manifestations varient d’une personne à l’autre et il n’y a pas de solution miracle pour en sortir.

La première chose à faire, c’est de demander de l’aide et du soutien.

Parler à ses proches est une attitude saine, mais essayez de ne pas les charger d’un poids injuste.

Je vous invite a plutôt solliciter l’aide d’un professionnel extérieur à votre cercle privé.

Une bonne attitude face à la crise existentielle consiste à vous ménager de nouveaux espaces et du temps pour réinventer votre vie.

Par exemple, en travaillant moins pour passer plus de temps en famille ou à développer vos hobbies, vous pouvez faire de la crise existentielle une bonne chose.

Mais je crains que le seul fait de l’écrire ou de le souhaiter soit insuffisant.

Alors, bien sûr, vous allez devoir travailler sur vous-même pour y arriver.

Mais, gardez en tête que vos changements de personnalités et la mutation de vos besoins sont des choses naturelles à propos desquels la peur est saine.

Être prêt à tout sacrifier pour son travail à 30 ans ne veut pas dire que vous ne pouvez pas profiter du résultat de vos efforts à 50 ans.

L’impact de la crise existentielle sur le couple

Bien souvent, la crise existentielle de quelqu’un a d’abord un impact sur son ou sa partenaire.

Le couple est la première structure à céder sous le poids des conséquences d’une angoisse existentielle.

Pire, beaucoup de patients qui traversent ces crises considèrent leurs partenaires comme l’un des obstacles les empêchant de sortir de l’impasse où ils pensent se trouver.

C’est souvent un leurre ou ce que l’un de mes amis appelle, je cite: « Une fausse bonne idée« .

Moi, j’écrirais plutôt un prétexte. Comme l’histoire du chasseur et de son chien…

La thérapie de couple est une aide précieuse dans certains cas.

Une crise existentielle permet au couple de se réinventer, car les changements brusques de personnalité d’un de ces membres peuvent aussi être une chose positive.

Vouloir vivre mieux, différemment et plus intensément peut profiter au couple, à condition de ne pas tomber dans un triangle dramatique délétère.

Pour éviter cet écueil et savoir comment et quoi faire pour traverser une crise existentielle et en sortir grandi, je vous invite à cliquer l’image en bas de cet article: « VOIR LA VIDÉO ».

Crise existentielle: Redonner un sens à sa vie

Plus haut, j’ai écrit que la crise existentielle a « du bon ».

J’entends par là qu’elle nous pousse à nous interroger sur le sens de notre vie.

J’ai moi même traversé une crise existentielle.

Elle m’a pris jeune, trés jeune même, et a duré des années.

C’est comme si j’avais toujours su que quelque chose n’allait pas dans ma vie.

Pour autant, j’ai fait tout ce qui m’a été demandé par mes parents, le système, la société et… tous les autres!

Pour autant, je ne me suis jamais senti à ma place.

J’étais différent, et ce seul vocable suffisait à me plonger dans une angoisse existentielle pire encore que la crise elle-même.

J’ai tout fait pour éviter cette angoisse, pour essayer de comprendre, pour fuir, pour me protéger.

Tout fait pour trouver une solution à mon problème. En vain!

C’est au bout de 20 ans que j’ai compris que je cherchais au mauvais endroit. Partant, de la mauvaise façon.

Ce que je cherchais était en moi, et il m’était de ma responsabilité de lui laisser toute la place.

Toutes ces années, je n’avais fait qu’une chose: fuir ma peur de me réaliser vraiment.

Pour dépasser ma crise existentielle, il m’a suffit d’accepter qui je suis et d’agir en conséquence.

Je n’y suis pas arrivé seul.

La thérapie comportementale m’y a considérablement aidé.

Aujourd’hui, je sui reconnaissant à cette angoisse existentielle qui m’a permis de m’accepter pour qui je suis comme je suis.

J’exprime aussi toute ma gratitude à la thérapie comportementale laquelle m’a permis de redonner du sens à ma vie.

Soigner l'angoisse existentielle


Si vous souhaitez partager votre expérience liée à la crise existentielle, ou m’adresser un message, je vous invite à utiliser le formulaire en-dessous du présent article.


Article rédigé par Frédéric Arminot, coach comportemental

Soigner l'angoisse existentielle grâce au Programme ARtUSSpécialisé dans le traitement des problèmes d‘angoisse, d’anxiété, de dépression, de phobie, et de toc, il exerce depuis plus de 25 ans en qualité de comportementaliste.

Ancien grand anxieux, et victime d’angoisses aux multiples conséquences des années durant, il a créé un programme de thérapie comportementale en ligne:

Le Programme ARtUS

Cette méthode thérapeutique résout 16 cas sur 17, soit + 95 % de résultats.


A propos de Frédéric Arminot
Frédéric Arminot

Master Class: Des outils efficaces à la portée de tous

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