Nosophobie: Comprendre et soigner la peur de tomber malade

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NOSOPHOBIE

La nosophobie correspond à la peur phobique de tomber malade.

A ce sujet, il ne faut pas la confondre avec l’hypocondrie.

Et ce d’autant plus que la nosophobie peut devenir beaucoup plus handicapante au quotidien.

Heureusement, la nosophobie se soigne très bien, notamment grâce à la thérapie comportementale.

Qu’est-ce que la nosophobie?

La nosophobie désigne la peur irrationnelle et oppressante de tomber malade.

Le patient atteint de nosophobie sait donc très bien qu’il n’est pas malade, mais il a très peur de tomber malade.

Il met donc en place de nombreuses stratégies d’évitement afin de limiter au maximum les risques.

Ces comportements peuvent avoir des conséquences désastreuses sur la vie sociale des patients.

Évidemment, la plupart des nosophobies craignent en priorité les maladies graves comme les infections sexuellement transmissibles (IST), les cancers, etc.

Résultat, ils adaptent leur quotidien pour s’en prémunir.

Les conséquences sur l’alimentation sont généralement positives, mais certains excès peuvent amener les nosophobies à abîmer leur santé.

La nosophobie touche surtout les personnes atteintes de troubles anxieux et de troubles obsessionnels compulsifs.

Les symptômes de la nososphobie

Comme beaucoup de phobies, l’élément déclencheur est souvent un traumatisme, mais un terrain environnemental favorable est souvent nécessaire.

Enfin, sans surprise, la pandémie de Covid-19 a favorisé le développement de nombreux cas de nosophobie dans le monde entier.

Les symptômes sont heureusement souvent légers, très spécifiques à la situation sanitaire actuelle et la nosophobie ne semble pas s’installer durablement.

Les symptômes de la nosophobie

La nosophobie se présente avant toute chose comme une peur obsessive.

Le patient qui en est atteint a peur de tomber malade.

Par conséquent, il va commencer à chasser germes et bactéries de son quotidien.

Cette quête peut vite tourner à l’obsession et devenir mauvaise pour la santé si le patient utilise en abondance des produits de ménage nocifs.

Généralement, le nosophobe se reconnaît à sa certitude que le monde extérieur et les autres représentent un danger pour sa santé.

Les personnes souffrant de nosophobie nourrissent donc une obsession de la propreté, mais aussi de la pharmacopée.

Ils ont généralement des armoires à pharmacie pleine de tous les médicaments imaginables pour s’assurer de pouvoir réagir à toutes les éventualités.

En revanche, ce ne sont pas des malades imaginaires qui consomment des médicaments sans raison.

Enfin, on reconnaît une nosophobie importante quand le patient commence à refuser de fréquenter certains lieux.

Par exemple, il n’accepte pas de prendre les transports en commun ou de se rendre dans des lieux publics trop fréquentés.

Il estimera que cela peut mettre sa santé en danger.

Bien sûr, beaucoup de nosophobies n’osent pas s’exprimer clairement en ces termes, ce qui rend parfois difficile de les reconnaître.

Différences entre nosophobie et hypocondrie

On ne doit surtout pas confondre un nosophobe avec un hypocondriaque, parce que les deux troubles n’ont pas les mêmes conséquences.

À terme, même s’ils nécessitent tous les deux le recours à une thérapie comportementale, le comportementaliste n’utilise pas nécessairement les mêmes techniques thérapeutiques pour un hypocondriaque et un nosophobe.

L’hypocondriaque, contrairement au nosophobe, pense qu’il est malade.

Il est même convaincu d’être mourant et que les médecins échouent à diagnostiquer correctement sa maladie.

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L’hypocondriaque est donc bien un malade imaginaire, mais il ne correspond pas au cliché d’un maniaque de l’hygiène qui essaye à tout prix d’échapper aux germes et aux bactéries.

Cette attitude est davantage celle du nosophobe.

Qu’est-ce que la thanatophobie?

Parfois, on confond la nosophobie, l’hypocondrie et la thanatophobie.

Ces trois troubles psychiques ont tous un rapport particulier avec la mort, mais ils sont tout de même très différents.

Nous avons déjà expliqué la différence entre nosophobie et hypocondrie.

Alors, quelle est la différence avec la thanatophobie?

La thanatophobie, comme son nom l’indique, est la peur de la mort.

La personne qui en souffre a donc une peur omniprésente et obsédante de la mort.

L’angoisse de la mort est répandue, mais elle provoque chez le thanatophobe une anxiété généralisée qui peut parfois rendre le quotidien difficilement supportable.

L’hypocondriaque aussi a peur de mourir, mais c’est toujours par le biais d’une maladie incurable et mal diagnostiquée.

Le thanatophobe a peur de la mort sous toutes ses formes.

Il est obsédé par la finitude de son existence, quelles que soient les causes potentielles de sa mort.

La nosophobie est-elle une maladie mentale?

La nosophobie n’est pas une maladie mentale.

Elle peut devenir très handicapante et très préoccupante pour l’entourage du malade.

Pour autant, aucune phobie n’est considérée comme une maladie mentale.

Les phobies sont des troubles psychiques qui appartiennent à la catégorie des troubles anxieux.

Nosophobie: Troubles psychiques

Ces distinctions sont importantes parce qu’elles nous renseignent sur la spécificité des phobies.

Elles ne surviennent pas à cause d’un dysfonctionnement physique ou physiologique du cerveau.

Le problème à l’origine des phobies est toujours psychique, ce qui implique une solution relevant de la psychothérapie ou de la thérapie comportementale.

Comment soigner la nosophobie?

Pour soigner les phobies, l’Assurance maladie recommande le recours à la thérapie comportementale (modèle Palo Alto ou TCC).

La thérapie comportementale systémique de Palo Alto a l’avantage d’être très rapide et efficace en se concentrant sur le mécanisme de la phobie, qu’elle soit traumatique ou simplement environnementale, de sorte à la neutraliser trés rapidement.

La TCC prend 2 à 3 ans, là où Palo Alto agit entre 2 et 4 mois.

La plupart des patients se débarrassent ainsi de leur phobie en quelques semaines seulement.

Pour soigner une phobie, on peut également suivre une psychothérapie. C’est à dire suivre un travail plus analytique (psychologie clinique ou psychanalyse).

Le processus est plus long, car l’analyse est générale.

Le patient explore progressivement son psychisme grâce au dialogue sans forcément toujours se concentrer sur le fait de résoudre son problème de phobie.

Enfin, nonobstant la thérapie comportementale, certains patients phobiques souhaitent avoir recours à des traitements médicamenteux.

Les anxiolytiques et les antidépresseurs sont susceptibles de réduire rapidement les symptômes de la phobie, mais ils ne la soignent pas.

Comme on ne peut pas les consommer tous les jours pendant des années, la thérapie reste la seule solution.

Comment aider un nosophobe?

La phobie d’un patient affecte souvent durement son entourage.

Dans le cas de la nosophobie, l’impact sur le quotidien et la vie sociale est si important que les conséquences sont nombreuses pour l’entourage.

Résultat, les proches cherchent souvent des moyens de venir en aide à la personne phobique.

Malheureusement, les proches ne sont pas des professionnels de santé.

Même quand ils le sont, leur statut de proche les empêche de venir en aide.

La meilleure chose à faire, c’est donc de convaincre le phobique de consulter des professionnels pour vaincre sa phobie.

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Article rédigé par Frédéric Arminot, coach comportemental

Traiter la peur des maladies avec la thérapie comportementaleSpécialisé dans le traitement des problèmes d‘angoisse, d’anxiété, de dépression, de phobie, et de toc, il exerce depuis plus de 25 ans en qualité de comportementaliste.

Ancien grand anxieux, et victime d’angoisses aux multiples conséquences des années durant, il a créé un programme de thérapie comportementale en ligne:

Le Programme ARtUS

Cette méthode thérapeutique résout 16 cas sur 17, soit + 95 % de résultats.


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Frédéric Arminot

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