Hypocondrie: Quels sont les symptômes de l’hypocondriaque?

La peur de la mort et la crainte des maladies qui l’accompagne sont parfaitement normales.

Elles sont même saines puisqu’elles prolongent considérablement notre espérance de vie.

De même, être attentif à son hygiène et à la propreté n’est pas toujours le signe d’un dysfonctionnement.

Normal tant que ce ne devient pas une obsession comme chez une personne hypocondriaque.

Ainsi, l’hypocondrie, malgré les représentations caricaturales que l’on en fait, est un trouble anxieux et une phobie bien particulière, accompagnée de symptômes typiques qui permettent de l’identifier.

L’hypocondriaque n’a pas peur de tomber malade

L’un des clichés les plus tenaces autour de l’hypocondrie, c’est que l’hypocondriaque aurait peur de tomber malade.

Il serait donc un maniaque de l’hygiène et de la désinfection pour tuer tous les germes, virus et bactéries.

En fait, ce comportement, c’est celui du nosophobe, c’est-à-dire celui qui souffre effectivement de la phobie de tomber malade.

Il devient donc vite obsédé par l’hygiène.

Souvent on qualifie d’hypocondrie des comportements typiques de la nosophobie.

En fait, l’hypocondriaque n’a pas peur de tomber malade.

L'hypocondriaque a peur de la mort mais pas de la maladie

Un simple rhume ne l’inquiète pas du tout et on ne considère pas toujours l’hypocondrie comme une phobie.

L’hypocondriaque est plus précisément obsédé par sa mort.

Il est convaincu d’être atteint d’une maladie grave dont les symptômes ont été mal interprétés (ou souvent pas du tout considérés).

L’hypocondrie, ce n’est donc pas la peur d’être malade, mais l’idée obsédante d’être en train de mourir.

L’un des symptômes typiques de l’hypocondrie, c’est l’impossibilité de se rassurer.

Le nosophobe compense souvent ses obsessions par des comportements compulsifs qui le rassurent.

L’hypocondriaque, même quand il a la preuve médicale et formelle d’être en bonne santé, reste convaincu d’être atteint d’une grave maladie que les médecins ne parviennent pas à diagnostiquer.

L’hypocondrie apparaît souvent après un traumatisme

La nosophobie est un comportement qui se développe souvent chez les personnes anxieuses au fil du temps, souvent à la faveur de situations difficiles et répétées (par exemple une crise sanitaire de plusieurs années).

L’hypocondrie apparaît plus souvent après un traumatisme brutal, même si elle peut prendre des années à se manifester.

Généralement, c’est la mort brutale d’un proche qui provoquera l’hypocondrie.

Souvent ce proche était en parfaite santé jusqu’à ce qu’une maladie foudroyante le tue en quelques semaines ou quelques mois.

L’hypocondriaque est profondément marqué par l’événement et conserve l’idée qu’il est possible de se croire en parfaite santé alors que l’on est en fait mourant.

C’est surtout la possibilité d’être mourant sans qu’aucun symptôme criant ne se manifeste qui obsède l’hypocondriaque.

Il commence donc à analyser très précisément chaque petit inconfort du quotidien et l’extrapole en preuve incontestable d’une maladie mortelle.

Ainsi, une simple douleur au dos peut devenir un cancer des os en quelques minutes.

Les hypocondriaques ont une hygiène de vie stricte

Puisque l’hypocondriaque a peur de la mort, il tente souvent de s’en préserver le plus possible.

Pour cela, beaucoup de patients adoptent une hygiène de vie très stricte.

Ils deviennent obsédés par la qualité de leur alimentation et pratiquent une activité physique très régulière.

Souvent, ils présentent leur besoin d’hygiène comme la nécessité de vivre à fond, car la mort peut les surprendre à n’importe quel moment.

Généralement, cela masque surtout une grande anxiété.


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Dans d’autres cas opposés, les hypocondriaques vont sombrer dans la dépression et dans l’addiction.

Obsédés par l’idée de la mort, ils consomment tout ce qu’ils peuvent pour l’oublier: médicaments, alcools, drogues, etc.

Ces cas sont plus rares, mais ils sont suffisamment nombreux pour être pris en compte.

D’autant plus que les personnes anxieuses semblent avoir des prédispositions pour la dépendance sous toutes ses formes.

Les hypocondriaques souffrent d’anxiété et de pensées obsédantes

Pour bien comprendre l’hypocondrie, il faut regarder au-delà de ses manifestations de surface.

Ce trouble psychique est souvent un trouble anxieux avant tout.

C’est l’angoisse et la pensée obsédante de sa propre mort qui provoque l’hypocondrie.

Le patient est incapable de faire face aux pensées irrationnelles qui l’assaillent.

Il cède à la panique et peut même faire des crises d’angoisse.

Généralement, les hypocondriaques apprennent à gérer leurs peurs et à intérioriser leurs pensées obsédantes.

Ils sont alors constamment tendus et en proie à la dépression.

Parfois, quand toutes ces difficultés deviennent trop lourdes à porter, ils cèdent à la panique ou à la neurasthénie.

Sans surprise, ils peuvent être très difficiles à côtoyer, surtout pour les conjoints et la famille.

L’hypocondriaque n’est pas un malade imaginaire

Avec la nosophobie, l’image du malade imaginaire colle injustement à la peau de l’hypocondriaque.

Certes, il est constamment convaincu de souffrir de maladie qu’il n’a pas, mais il ne faudrait pas pour autant en déduire que tout cela n’est qu’une affaire d’imagination.

Les pensées qui obsèdent l’hypocondriaque sont bien réelles, même si elles sont irrationnelles.

hypocondrie et pensées obsessionnelles

Elles reposent toujours sur des éléments concrets et exagérément développés.

La souffrance de l’hypocondriaque est donc bien réelle.

Il souffre quotidiennement et il serait contre-productif d’essayer de le convaincre qu’il n’a rien ou d’ignorer ses complaintes.

Il faut simplement l’aider pour l’orienter progressivement vers un thérapeute comportementaliste plutôt que chez un médecin généraliste qui ne pourra jamais le soigner pour une maladie qu’il n’a pas.

L’hypocondrie peut se soigner

L’hypocondrie n’est pas un problème à prendre à la légère.

Elle témoigne souvent de la présence d’un trouble anxieux.

Or, l’anxiété ne fait qu’empirer avec l’âge.

Une hypocondrie, même légère, doit donc être prise rapidement en charge par un professionnel.

C’est le meilleur moyen de s’en débarrasser définitivement.

Plus elle sera prise en charge rapidement, plus il sera facile de la traiter.

La thérapie comportementale issue de l’approche systémique de Palo Alto est la stratégie la plus efficace.

Avec l’aide d’un comportementaliste, l’hypocondriaque comprend le mécanisme de son anxiété et, partant, son origine.

En les analysant, il objective ses pensées anxiogènes et apprend à les neutraliser.

L’hypocondrie peut alors se soigner en quelques semaines seulement si le patient est ouvert et motivé.


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Article rédigé par Frédéric Arminot, coach comportemental

Qui est Frédéric Arminot, coach comportemental?Spécialisé dans le traitement des problèmes d‘angoisse, d’anxiété, de dépression, de phobie, et de toc, il exerce depuis plus de 25 ans en qualité de comportementaliste.

Ancien grand anxieux, et victime d’angoisses aux multiples conséquences des années durant, il a créé un programme de thérapie comportementale en ligne:

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Frédéric Arminot

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