Phobies d’impulsion – Le cas difficile de Yamina

Phobies d’impulsion – Le cas difficile de Yamina

Comme souvent en pareille situation, la jeune femme qui passe la porte de mon cabinet semble avoir peur. Peur que je la juge? Peur que je lui dise qu’elle est folle? Peur que je lui dise que son cas est désespéré? Je ne sais pas. Mais, ce que je comprends très vite, c’est que Amina (prononcez Yamina) est victime de phobies d’impulsion.

Mère de 2 enfants, mariée depuis moins de 10 ans, Yamina se sent particulièrement honteuse et coupable des phobies d’impulsion qu’elle subit. En effet, ses phobies d’impulsion s’expriment par une excitation et un désir sexuel à l’endroit de ses enfants. Et, bien sur, Yamina a peur de passer à l’acte.

Angoissée en permanence, Yamina essaie d’éviter toutes les situations où elle serait susceptible d’être en contact physique avec l’un de ses enfants (ils ont 7 et 9 ans). Ce qui est rendu pour le moins difficile dans la mesure où les enfants de cet âge peuvent avoir envie de noter sur les genoux de leur maman, en toute innocence.

Cette femme est mortifiée à l’idée de les éviter. Voire de leur interdire d’agir de la sorte. Yamina a tellement peur que son corps réponde sexuellement qu’elle limite tout contact avec ses enfants afin d’éviter que les phobies d’impulsion n’apparaissent.

Yamina se sent profondément coupable et honteuse d’avoir de telles pensées, de telles phobies d’impulsion. Alors, je lui demande de me parler d’elle. De m’expliquer ce qu’il se passe. Et c’est grâce à ses explications que nous allons comprendre pourquoi et comment sont nées ces phobies d’impulsion et pourquoi, vraisemblablement, elles se « situent » à un niveau sexuel.

Quand la vie d’un couple s’invite dans les phobies d’impulsion

Yamina est mariée depuis près de 10 ans avec un monsieur dont c’est le second mariage. J’irais jusqu’à dire le troisième. Vous allez comprendre pourquoi. De sa précédente union, le mari de Yamina a eu plusieurs filles avec lesquelles il semble entretenir une relation assez fusionnelle. Ce monsieur exerce une activité professionnelle dite de « services » qui l’amène à rentrer tard la nuit, voire tôt le matin. Ses horaires de vie sont donc décalés par rapport à ceux de son épouse et de leurs enfants. Les moments d’intimité sont rares ou, à tout le moins, pas aussi fréquents qu’Amina pourrait le souhaiter.

Phobies d'impulsion - La douloureuse situation d'Amina

Les phobies d’impulsion très étonnantes d’une maman aimante

Yamina m’explique qu’elle a rencontré son mari dans leur pays d’origine. Lui vivait déjà en France et venait de divorcer. Elle est « tombée » amoureuse assez rapidement.

Il y a 10 ans d’écart entre eux, ce qui ne semble pas poser de problèmes particuliers. Rapidement, l’idylle naissante, Yamina se rend compte que son futur mari est assez indépendant. Elle en conçoit une certaine peur. Celle de voir l’homme qu’elle aime vivre sa vie, ou se désintéresser de son épouse.

Arrivés en France, les nouveaux époux s’installent à Paris. Au début, tout semble aller pour le mieux. Assez rapidement, un premier enfant naît de cette union, puis un second. Yamina cultive pourtant le sentiment d’être peu ou moins aimée par son compagnon. Elle s’en sent responsable. En fait, celui-ci s’occupe assez souvent de ses enfants issus d’un premier lit. Cette situation déplait à Yamina qui s’en plaint à son mari. Celui-ci la rassure quant à ses intentions. Il n’a nul désir de la quitter et, pour lui, tout va bien.

Yamina ne peut s’empêcher d’être jalouse. Jalousie motivée par le temps que ses beaux-enfants prennent à ses enfants à elle. Jalouse du temps et de l’amour qu’elle pense que son mari n’accorde pas à sa propre famille. Celle du couple marié. Yamina se plaint. Son mari s’agace. Yamina s’angoisse, dort mal.

Yamina a des désirs que son époux n’entend pas toujours satisfaire. Il est seul à travailler et quand il est rentré tard, ou tôt, du travail, il convient de ne pas le réveiller. Et quand Yamina et lui pourraient être seuls et partager des moments d’intimité, il part… travailler! Yamina se sent frustrée tout en s’en voulant de penser ce qu’elle pense de ce couple qui, selon elle, la rend malheureuse.

Un jour, Yamina se rend compte que la présence de son fils sur ses genoux génère chez elle quelque chose qui la dérange. La première fois, elle passe outre. Pas la seconde. Et ce d’autant moins que Yamina se sent presque envahie de désir comme si elle était avec son mari. Elle est très perturbée et n’ose bien évidemment pas en parler à son compagnon. Cette situation se renouvelle de plus en plus souvent. Bien que d façon très irrégulière. Yamina se sent sale, mauvaise. Elle se répugne me dit-elle. Et ce d’autant plus que sa jalousie à l’endroit de ses beaux-enfants va grandissant, et qu’elle est donc de plus en plus en colère après ce mari qui n’entend pas. Elle se dit qu’elle n’est pas normale.

Jusqu’à ce qu’un évènement aggrave ce qui semble être des phobies d’impulsion. Yamina est informée d’un choix culturel et affectif de son mari. Et ce choix va ancré encore plus, s’il n’était besoin, que Yamina n’est pas une bonne personne. C’est le propre des phobies d’impulsion.

Les phobies d’impulsion de Yamina – L’évènement de trop

Un après-mid, le mari de cette patiente l’informe qu’il va être absent pendant plus de 3 semaines. Le mari de Yamina a décidé de prendre une seconde épouse au pays. Cette femme vivra là-bas, et lui fera des allers retours entre la France et ce pays.

Yamina est effondrée. Elle considère qu’elle a désormais la preuve que, non seulement, son mari a désinvesti la relation de couple et de famille, mais qu’elle n’est pas une bonne épouse. Dans le cas contraire, pourquoi son mari serait-il allé « voir ailleurs »?

Comme à l’accoutumée, je me garde bien de rassurer Yamina sur les intentions de son époux. Délibérément, j’en reviens aux phobies d’impulsion et m’enquiert de savoir comment fait cette femme quand elle y est confrontée. Yamina m’expose ses tentatives de solutions, toutes plus improductives les unes que les autres.

Entre la colère, la tristesse, les angoisses, la certitude d’être non seulement une mauvaise femme mais aussi une mauvaise mère, et les phobies d’impulsion, Yamina a toutes les raisons d’être dévastée. Et les solutions que nous allons être en place vont être difficiles pour ma patiente. Je vais lui demander de faire tout le contraire de ce qu’elle faisait avant.

Une stratégie étonnante pour soigner les phobies d’impulsion de Yamina

Yamina n’a de cesse de contrôler ses comportements comme ses émotions. Elle fait tout pour ne pas être confrontée à ses phobies d’impulsion, ce qui ne la protège nullement d’angoisses voire de symptômes d’anxiété.

Progressivement, je vais demander à Yamina de laisser libre cours à tout ce qui lui pose problèmes. Ce qui ne signifie pas que je lui demande de se livrer à des attouchements sur ses enfants! J lui demande d’adopter une stratégie particulière, laquelle a vocation à éliminer ses symptômes de phobie. En l’espèce, je demande à cette patiente de délibérément explorer les contrées noires de ses problèmes. Il faudra du temps avant que les effets d’une telle stratégie émergent, mais Yamina s’accroche.

Phobies d'impulsion

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Elle s’accroche d’autant plus que force lui est de constater que ses symptômes de phobies diminuent. Même s’il est vrai que, dès que Yamina minore un symptôme, son problème revient avec plus de force. Dans l’intervalle, ses relations avec son mari s’installent dans une sorte de statu quo. Jusqu’au jour où Yamina prend acte de sa dépendance tant affective que matérielle à son mari.

A mon grand étonnement, alors que je pensais qu’il était prématuré que cette femme courageuse envisage les moyens de son autonomie, elle décide de s’inscrire à une formation professionnelle. Son mari n’en voit pas l’intérêt. Voire tente à diverses reprises de l’en dissuader. Au bout de quelque mois, Yamina trouve un travail. Ses relations avec ses enfants deviennent plus apaisées. Elle a moins peur et les phobies d’impulsion commencent à être archivés sur le rayon des vieux souvenirs.

Les consultations s’espacent jusqu’à ne plus exister. Un jour, Yamina me téléphone. Elle ne va pas bien. Elle a décidé de quitter son mari, lequel semble se montrer de plus en plus distant et pas concerné. C’est d’autant plus difficile pour Yamina que, jamais, sauf à moi, elle n’aura pu parler de son problème de phobies d’impulsion à qui que ce soit. Trop de honte. Trop de culpabilité. A plus forte raison quand on sait que le désir exprimé à l’endroit d’un enfant mineur est fortement réprimé dans les sociétés modernes (ou prétendues telles…).Je précise qu’il est important de savoir que Yamina n’exprime pas réellement un désir sexuel pour ses enfants. Elle exprime sa peur de ressentir du désir, ce qui la ramène à sa propre frustration, laquelle la culpabilise.

Yamina comprend confusément que sa confiance en soi ne peut se reconstruire qu’en reprenant non seulement sa liberté mais son autonomie. C’est ce qu’elle fera 1 an après sa dernière consultation. Quelque temps plus tard, elle m’adressera un mail pour me dire que si la vie n’est pas toujours rose, tout va beaucoup mieux.

Yamina a retrouvé d’elle une image positive. Elle a appris à se faire plus confiance. Elle s’affirme. Elle prend des risques. Elle ne subit plus. En un mot, elle vit! Quel courage! C’est la victoire de Yamina, et elle peut en être fière.

Frédéric Arminot

Peur de prendre la parole en public – Aurélien, un cas particulier

Peur de prendre la parole en public – Aurélien, un cas particulier

Aurélien est consultant en organisation. Et, il a une telle façon de me présenter son métier que, jamais, je n’aurais imaginé qu’il soit à fois si prenant et anxiogène. En tout cas, au sens de cet homme de 30 ans, ce métier qu’il pourtant choisit est devenu un pensum. Ça l’est d’autant plus que, très régulièrement, Aurélien doit se livrer à un exercice périlleux et, ô combien douloureux. Aurélien a peur de prendre la parole en public.

Cette peur a bien évidemment une raison mais elle a surtout un sens. Et ce que nous allons découvrir est assez important pour que j’éprouve le besoin de partager mon expérience avec vous quant à la façon de trouver une solution à cette peur de prendre la parole en public.

Peur de prendre la parole en public – Contextualisons!

Le problème avec les gens intelligents, et à plus forte raison ceux qui sont diplômés, c’est leur tendance à vouloir tout rationaliser. Il faut toujours qu’ils tentent de trouver des explications rationnelles pou intellectuelles à un problème émotionnel! Et si cela facilitait la solution, depuis le temps, nous le saurions…

C’est exactement ce dans quoi ce cher consultant essaie de m’emmener. Délibérément, je le laisse faire pour apprécier jusqu’où il est capable d’aller. Ce que je retiens, c’est une liste de symptômes assez importants:

  • Angoisses
  • Crise d’angoisse
  • Nausées vire vomissements
  • Mains et jambes qui tremblent
  • Vertiges
  • Et j’en passe…

Aurélien m’explique l’importance des objectifs professionnels qui sont les siens. Il m’explique cela comme s’il éprouvait le besoin de se justifier. Je le lui fais remarquer. Ce à quoi il me répond que, effectivement, dans son entreprise, il faut savoir justifier de tout, rendre compte sans cesse. A l’écrit, comme à l’oral. Ce qui, semble t’il, n’est pas sans lui poser problèmes.

Je propose donc à Aurélien d’essayer de comprendre non pas pourquoi il a peur de prendre la parole en public, ce que l’on appelle aussi une glossophobie, mais d’essayer de comprendre ce qu’il se passe quand il doit prendre la parole. Rien de mieux qu’un exemple pour illustrer mon propos.

Aurélien m’explique que, très récemment, il devait soutenir un mode d’intervention et d’organisation auprès d’un nouveau client. Il s’agissait donc d’expliquer au client en question, l’intérêt d’organiser d’une façon plutôt qu’une autre, quels en seraient les outils, les objectifs, etc. Mon patient connaît son travail mais redoute tout le temps sa propre peur de prendre la parole en public. Il se sent maladroit, a peur de buter sur de mots, peur de bafouiller, en bref, peur de perdre la maîtrise de lui même et de se décridibiliser. J’en prends acte. Aurélien continue à m’exposer ce qu’il se passe émotionnellement pour lui avant, pendant et après cette réunion de présentation.

En fait, ce monsieur est persuadé qu’il ne sera pas à la hauteur de la situation. Il n’est pas persuadé d’être incompétent. Il a plus simplement très peur de ses symptômes. Avant chacun de ces maudites réunions, dans la semaine qui précède, il est pris d’angoisses, de troubles du sommeil, a du mal à s’alimenter. Il en devient même irascible avec sa compagne, laquelle semble commencer à en avoir plus qu’assez.

Aurélien se fait un film bien avant chaque prise de parole en public ce qui, je n’ai de cesse de le répéter dans tous mes articles, favorisent l’aggravation de ses symptômes. J’irais jusqu’à écrire qu’Aurélien se crée ses symptôme lui même pour essayer de contrôler s peur de prendre la parole en public. Au gré de la contextualisation, nous allons comprendre pourquoi.

Peur de prendre la parole en public – L’intérêt de ne rien changer

A la faveur de quelques temps passés ensemble, je m’enquiers auprès d’Aurélien de savoir s’il a des frères et soeurs, ce que font ses parents, etc. Non pas que je veuille verser dans la psychanalyse à 2 €, mais j’essaie d’avoir le plus d’éléments possibles pour apprécier – évaluer – le problème de ce monsieur.

Aurélien s’est fait tout seul. Cela signifie qu’issu d’un milieu modeste, ses parents n’ont pas été en mesure de lui apporter tout le soutien logistique et financier qu’il eut pu espérer afin de poursuivre ses études. Aurélien en conçoit beaucoup de honte, et se compare d’ailleurs à beaucoup d’autres étudiants qu’i a côtoyé au cours de son cursus. Il en conçoit d’autant plus de honte quand il compare son milieu social à celui des consoeurs et confrères.

La conclusion à laquelle Aurélien et moi arrivons est qu’il se sent illégitime en tant que personne mais aussi en qualité de consultant. Nul n’est besoin de lui dire que s’il a été recruté et se trouve encore en poste, c’est bien qu’il est reconnu comme compétent. Cet argument ne donne rien, et pour cause. Le problème d’Aurélien n’est pas celui-ci.

Peur de prendre la parole en public - Comment faire?

« Comment Ne Plus Avoir Peur de Prendre La Parole En Public » – Cliquez sur l’image

Le problème d’Aurélien est qu’il a le sentiment d’être une sorte d’imposture, d’un traitre à la cause. A la cause familiale, à son statut social initial.Ce qu’il me dit, c’est comme s’il avait honte de gagner 2 millions d’euros par an en qualité de Trader alors quel vient d’un milieu ouvrier… Oookkkaaayyy…

Cette honte et cette culpabilité s’expriment à chaque fois qu’Aurélien doit s’exposer aux yeux et au vu de tous, les réunions. S’exprimer devant tout le monde génère chez lui une sorte de peur de prendre la parole en public. Cette peur est le symptôme qui lui rappelle qu’il ne devrait pas s’exposer, qu’il n’en n’a pas le droit. Et qu’en le faisant, il trahi son groupe social. Comme s’il mettait un coup de poignard ans le dos de son père.

Aurélien est donc otage de ce qu’il est convenu d’appeler dan les domaine sou comportement, une double contrainte. S’il ne fait rien pour changer, cela n’ira pas. S’il fait quelque chose, cela n’ira pas non plus. Epineux problème s’il en est. Mais un second problème bien plus épineux encore va voir le jour.

A la faveur d’une consultation, et alors que nous devons faire le point sur des exercices que j’ai confié à ce patient, celui-ci m’informe qu’il n’en n’a suivi aucun.

Peur de prendre la parole en public- Le refus du changement

Il ne me serait pas venu à l’idée de demander à Aurélien de se justifier quant au fait qu’il n’ait pas suivi mes prescriptions comportementales. Je m’inquiète surtout de savoir si ces dernières n’étaient pas inadaptées. Aurélien m’assure les avoir bien comprises et que la thérapie n’est pas en cause.

En fait, il a compris pourquoi il avait si peur. Il ne devait pas prendre la parole du fait de ce qu’il vivait comme une exposition illégitime. IL n’en n’avait pas le droit. En le faisant, il subissait un conflit intra psychique qui aggravait ses symptômes d’angoisse.

Alors que je lui proposais de mettre un terme à ce conflit (il existe des méthode comportementales éprouvées pour ce faire), Aurélien me signifie qu’il arrête là son travail avec moi et qu’il a décidé de changer de métier.  Je dis à ce monsieur que sa solution en vaut une autre et que, effectivement, si c’est sa solution, je la respecte.

Je n’ai aucun droit à imposer à qui que ce soit une solution dont il ne veut point. Je n’insiste donc pas. Nous nous quittons ainsi et, depuis lors, je ‘ai aucune nouvelle de lui. Je lui souhaite que son refus de changer lui aura permis de changer. En mieux.

En effet, ce monsieur aura, semble t’il, fait le choix d’utiliser ses compétences tout en respectant son besoin d’être fidèle à ses origines. J’ai un peu de mal à imaginer qu’avec un cursus comme le sien il soit accepté à un poste subalterne. A moins qu’il se soit, pour rendre son expression, montré moins prétentieux sur la société avec laquelle il collabore peut-être désormais.

Frédéric Arminot

Phobie d’impulsion – C’est quoi au juste

Phobie d’impulsion – Qu’est-ce que c’est au juste

La phobie d’impulsion est une variété d’obsessions caractérisées, par la crainte d’un objet ou d’un animal, ou encore d’acte non déterminé. L’acte que le malade redoute de commettre repose sur un interdit parce que ridicule, odieux, sacrilège, nuisible voire criminel … Il est donc question d’anxiété et d’épouvante chez la personne confrontée à cette pathologie.

Phobie d'impulsion

La phobie d’impulsion – Une phobie obsessionnelle

S’il est une phobie très perturbante, c’est bien la phobie d’impulsion. Entre la peur de faire du mal, ou de se faire du mal, et ce sentiment très confus d’avoir toutes les peine s du monde à résister à ce que nous pourrions appeler une pulsion, est particulièrement pénible.

La phobie d’impulsion repose sur des schémas comportementaux qui ont à voir avec le sentiment d’illégitimité, l’estime de soi, la confiance en soi et, bien sur, tout un lot d’angoisses.

Mais, plus que de simples mots, je vais essayer de vous donner mon sentiment à propos de cette dernière. La phobie d’impulsion correspond à la peur d’une pulsion de se faire du mal ou de faire du mal aux autres. La peur de se jeter sous un train, la peur de planter l’un de ses proches avec un couteau, la peur de sauter par la fenêtre. La particularité de cette phobie est qu’elle est la fois une pulsion, mais aussi une peur, une répulsion. Les personnes qui en sont victimes sont confrontées à un paradoxe terrifiant. Celui d’envie de laisser libre cours à ce désir si difficilement contrôlable – la personne a conscience de la gravité d’un tel acte – sans comprendre pourquoi, et celui d’avoir peur de passer à l’acte.

La phobie d’impulsion est caractérisée par son aspect obsessionnel dans la mesure où les personnes qui en souffrent essaient de contrôler cette pulsion tout en l’ayant quasiment sans cesse à l’esprit. La peur et l’obsession sont donc le lot quotidien des personnes qui souffrent de phobie d’impulsion.

Tout au long de ma pratique, et depuis plus de 20 ans que je m’occupe de personnes qui souffrent de phobie d’impulsion, force m’a été de remarquer que les personnes en question sont celles là mêmes qui souffrent d’un déficit important d’estime de soi et de confiance en soi. En effet, être affecté par une phobie d’impulsion signifie pour elles qu’elles sont de mauvaises personnes, car une bonne personne n’aurait pas ce problème de phobie d’impulsion.

Très fréquemment, les personnes victimes de phobie d’impulsion ont été victimes d’angoisses voire d’angoisses chroniques et de différentes difficultés, ou pathologies, dont elles ont eu ou, ont encore, toutes les peines du mode à se sortir.

En conséquence, nous pouvons imaginer que ces mêmes personnes s’estimant incapables de gérer leurs émotions et alors qu’elles ont tout tenté pour bien faire, elles ont fini par perdre le contrôle d’elles mêmes sur la foi du caractère pathogène et anxiogène de la phobie d’impulsion. Elles s’estiment donc illégitimes à être de bonnes personnes. Elles ne le méritent car une bonne personne n’aurait pas de ce type de pensée obsessionnelle, la phobie d’impulsion.

Phobie d'impulsion

Phobie d’Impulsion – Une Solution Simple et Rapide – Cliquez sur l’image

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Frédéric Arminot

Arachnophobie et araignée géante – Exprimer sa peur

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Arachnophobie et araignée géante – Exprimer sa peur

Exprimer ses émotions au moment précis où l’on est confronté(e) à une peur pourrait aider à réduire cette dernière, selon une étude publiée dans la revue Psychological Science.

Michelle Craske, Matthew Lieberman et Katharina Kircanski de l’Université de Californie à Los Angeles ont demandé à 88 personnes ayant une phobie des araignées (arachnophobie) de s’approcher le plus qu’elles pouvaient d’une grande tarentule placée dans un récipient ouvert à l’extérieur et éventuellement d’y toucher si elles le pouvaient.

Je comprends que vous ayez  peur des araignées. Bien que l’utilité de cet animal ne soit plus à faire, il est vrai que dans la conscience, ou l’insconscience, collective, les araignées sont associées à des animaux grégaires.

Je pense que c’est lié au fait que cet animal rampe et, partant, puisse progresser sans que nous nous en rendions compte. L’idée d’être chevauché par un tel animal génère des angoisses et des phobies assez époustouflantes.

Pour autant, je me rappelle être souvent allé au Musée de l’Homme à Paris, quand j’étais enfant, et avoir toujours été fasciné par l’intérêt que lui portaient les personnes qui nous faisaient visiter le musée.

L'arachnophobie - Comment la diminuer

Arachnophobie et tarentule géante

La phobie des araignées est une vieille histoire chez les hommes. Bien que ces charmantes bestioles rampantes aient un intérêt environnemental certain et prouvé, beaucoup de gens souffrent d’arachnophobie. Au delà de la vision de cet animal, je pense que cette phobie tient aux vieilles histoires racontées de çi de là par tout un tas de gens. Ainsi, les gens s’affolent devant une tarentule et la pensent mortelle alors que l’araignée la plus dangereuse, au sens mortel du terme, est blanche et toute toute petite.

Alors, comment faire quand vous êtes victime d’arachnophobie sachant qu’il est bien compréhensible que vous vous mettez à crier devant cet animal et n’acceptiez pas de vous retrouver dans la même pièce que la bête.

La première des choses est d’essayer d’accepter que vous avez peur et qu’il est normal que vous soyez angoissé à l’idée de rencontrer une araignée. L’arachnophobie n’est pas une maladie mentale, alors pourquoi en faire un problème? Plutôt que de fuir, peut-être pourriez-vous tout simplement dire, sans exagération émotionnelle, aux personnes avec lesquelles vous vous trouvez que vous souffrez d’arachnophobie et, ainsi, bénéficier de leur aide et de leur bienveillance.

Vous aurez toujours le risque d’avoir à vos côtés quelqu’un qui se moque de vous. J’en suis désolé pour vous mais vous ne pourrez pas y faire grand chose. Par contre, une personne bienveillante qui vous épargne des remarques stupides du type « C’est pas la petite butte qui va manger la grosse » et qui vous aide à évacuer l’araignée sans rajouter à votre problème participera sans doute à vous aider à vous sentir moins seul, moins honteux peut-être, et apaisera votre arachnophobie.

Peut-être aussi pouvez lire les articles ci-dessous qui pourraient vous aider à avoir moins peur des araignées et donc à moins souffrir d’arachnophobie.

Phobies : exprimer son émotion est plus efficace que de tenter de la modifier http://www.psychomedia.qc.ca/phobies/2012-10-15/traitement-cognitivo-comportemental-expression-des-emotions

→ Feelings Into Words – Contributions of Language to Exposure Therapy http://pss.sagepub.com/content/early/2012/08/16/0956797612443830.abstract

Les articles ci-dessus proviennent de → newsroom.ucla.edu


Frédéric Arminot

Phobies – TOC – Quand les punitions corporelles, comme les fessées et les gifles, entraînent phobies, Toc et… désobéissance

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Phobies – TOC – Quand les punitions corporelles, comme les fessées et les gifles, entraînent phobies, Toc et… désobéissance

LE PLUS. « Que ça te serve de leçon ! » C’est parfois ce que disent certains parents après avoir donné une gifle à leur enfant. Seulement la violence n’est-elle pas toujours contre-productive ? Réponse de la psychiatre Muriel Salmona, qui avait déjà pris position contre la fessée et autres punitions corporelles dans une tribune publiée la semaine dernière sur Le Plus.

Bon allez! Je n’ai pas été un enfant martyrisé, mais j’aurais bien aimé que ma chère maman lise cet article… Comme un certain nombre d’enfants de ma génération, j’ai fait objet de punitions corporelles qui n’ont pas généré chez moi phobie ou tocs mais qui ont révélé un constance dans… la désobéissance surtout face à des abus d’autorité et de pouvoir (et il y en a beaucoup).

La difficulté de la punition corporelle c’est sa dimension émotionnelle et les moteurs d’inter action sur lesquelles elle repose. En effet, dans la notion de fessées, de gifles et autres punitions, il existe une dimension arbitraire, celle de l’exécution de la force du dominant sur le ou la dominé.

Il est vrai que lorsque je vois, ou entends, des parents donner une fessée ou une gifle à leur enfant, je sens monter en moi une réaction qui me re connecte tout de suite à mon passé infantile.

Ce que je perçois, et ai vécu, comme une violence, me fait réagir et me contraint, aujourd’hui, à maitriser mon comportement, mes réactions d’enfant. Si je me laissais faire, à mon tour, je collerais bien une grosse fessée ou une méga gifle à celle ou celui qui, ainsi, corrige son enfant.

Punitions corporelles et phobies réactives

Les fessées et les gifles responsables de phobies et de TOC

Oui, je sais. C’est contre productif, mais je crois que beaucoup de parents ne l’ont pas encore compris. Il y a donc une grande difficulté à trouver le bon équilibre entre une punition et une sanction adaptée par rapport à ce qui est perçu comme un problème à un instant T. Je m’explique.

La punition s’inscrit, le plus généralement, dans une dimension très affective. Très soudaine. C’est le plus souvent une marque d’impuissance à gérer une situation qui vous échappe. C’est donc une réaction. Quelque chose d’imprévisible. Balancer une gifle à un enfant est faire acte d’une violence spontanée qui stupéfie, fige, en plus d’humilier. La punition est généralement quelque chose de soudain au contraire de la sanction et pose le problème de la réaction émotionnelle et, ce faisant, le risque de s’en prendre une à tout moment.

La sanction, elle, est prévue. Cela signifie que la personne qui fait autorité sur vous, votre parent ou référent, vous a prévenu que si vous ne vous conformez pas à un comportement souhaité ou à un ordre, vous vous exposez à une privation ou une coercition quelconque. C’est d’ailleurs le principe de la loi juridique. La difficulté réside ensuite à passer à l’acte pour asseoir son autorité. Car, si vous vous contentez de menacer et de ne jamais passer à l’acte, vous êtes quelqu’un d’insécurisant ce qui risque d’être assimilé à un comportement punitif et partant, de générer des problèmes pour contrôler le problème, les phobies par exemple.

La dimension soudaine de la punition insécurise l’enfant qui en est la victime. De fait, celui-ci, par peur, peut avoir peur d’être puni à tout moment et ainsi souffrir de toc ou de phobies qui ont pour objet de contrôler la peur d’être puni.  C’est un peu comme las scarification qui consiste à s’infliger une douleur physique pour contrôler la douleur psychique.

Dans le même temps, face à une personne adulte qui réagit de façon aléatoire sur le foi de ses émotions, un enfant peu se dire que, dans tous les cas, même s’il ne fait pas grand chose ou rien de particulièrement répréhensible, il est exposé au risque patent de se voir subir fessée ou gifle. Parant, puisque dans tous les cas, il risque d’être puni, autant faire quelque chose qui justifiera la punition, autant désobéir.

C’est donc bien la preuve que ces punitions corporelles génèrent l’inverse de l’effet initial souhaité et qu’elles sont donc totalement inadaptées dans l’éducation d’un enfant. D’où phobies, tocs et désobéissances renouvelées. Et il semble que je sois du même avis que cette médecin psychiatre, Muriel Salmona (voir ci-dessous).

Source

 

Frédéric Arminot

Traitement des phobies – Utiliser le sommeil pour aider au traitement des phobies !

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Traitement des phobies – Utiliser le sommeil pour aider au traitement des phobies !

Mettre une image et une odeur sur ses peurs pendant le sommeil permet de réduire le stress ressenti, suggèrent pour la 1e fois des neurologues américains.

Il est vrai que l’approche comportementale favorise une certaine créativité surtout quand il s’agit de  troubles du sommeil. L’idée de réduire son stress à l’aide de la conception d’images mentales peut être une solution supplémentaire.

Il est vrai que les neurologues étudient d’une façon extra ordinaire tout ce qui relève de nos comportements par l’étude précise de notre cerveau, et les inter actions entre ce même système nerveux central et notre environnement.

En matière de neurologie, d’études de nos comportements, d’explications comme de solutions, nous ne sommes pas au bout de nos surprises.

En matière de traitement des phobies, l’approche comportementale a montré son efficience. Mais, tout le monde n’est pas nécessairement ouvert aux changements induits par l’approche systémique de Palo Alto ou la TCC. Il faut donc trouver d’autres approches thérapeutiques afin que chacune des personnes qui souffre de trouble du sommeil puisse être prise en charge.

Je reconnais que la neurologie permet d’expliquer bien des choses. C’est une appropriation très intéressante des troubles du comportement et des mécanismes neurologiques d’un individu. De plus, beaucoup de gens sont beaucoup plus ouverts à une approche médicale dans la mesure où, c’est mon expérience et ce que j’écris ne vaut que pour elle, dans la mesure où cela les… déresponsabilise.

Traiter les phobies en dormant

Traitement des phobies pendant le sommeil

Dans le traitement des phobies, il y a autant d’interventions stratégiques possibles qu’il y a de personnes en souffrance. Ainsi, je peux très prescrire à quelqu’un se que l’on nomme une « prescription de symptômes » pour l’aider à satisfaire un traitement des phobies qui colle à sa réalité. On peut aussi proposer à cette même personne de faire des exercices que je qualifierai d’hypnotiques et qui ont donc pour vocation de créer un langage en direction du cerveau, lequel va s’en imprégner et modifier positivement certains paramètres de ses modes de fonctionnement.

Il en va ainsi dans le traitement des phobies à l’aide du sommeil. Il s’agit là de créer des images qui vont paramétrer les composantes de la psyché de sorte à trouver une vision qui favorise un traitement des phobies adapté à la personne qui consulte. La suite est un simple « jeu de construction » qui consiste à comprendre de la façon la plus fine comment la personne fonctionne, et ce qui émotionnellement l’impacte.

La neurologie permet de faire des mesures très précises de ces impacts émotionnels. Je pense par ailleurs que dans le traitement des phobies, coupler la neurologie à l’approche systémique de Palo Alto doit pouvoir donner des résultats extra ordinaires.

Dans l’intervalle, je vous invite à lire l’article ci-dessous et à ainsi comprendre comment et pourquoi le sommeil peut aider au traitement des phobies.

Traitement des phobies à l’aide du sommeil → pourquoi-docteur.nouvelobs.com

Frédéric Arminot

Phobie administrative – Ce qu’en dit Thomas Thévenoud, Député

Phobie administrative – Thomas Thévenoud raconte qu’il reçoit chaque semaine des lettres de gens atteints comme lui de phobie administrative

Phobie administrative

 

C’était il y a un tout petit peu moins d’un an : le 4 septembre 2014, fraîchement nommé au gouvernement, Thomas Thévenoud était gentiment poussé vers la sortie après qu’a été révélée sa « phobie administrative« . Un an après, sur RTL ce vendredi 21 août, le député de Saône-et-Loire revient sur cette *pathologie* qui lui a coûté son poste de secrétaire d’État.

Beaucoup de gens se sont moqués de Tomas Thévenoud à propos de sa phobie administrative.

Je pense que ce même « beaucoup » réagissait surtout au fait que ce monsieur est député, celui-là même qui faisait partie de la commission chargé d’entendre Monsieur Cahuzac à propos des es comptes bancaires à l’étranger.

Toujours est-il que Monsieur Thèvenoud nous informe que beaucoup de gens lui précisent souffrir de la même phobie que lui. Info ou intox?

Je ne suis pas certain que cette question soit la plus intéressante. Par contre, Monsieur Thèvenoud pourra toujours créer une Rubrique « Courrier des lecteurs » ou  CoachingPhobie si, d’aventure, il n’est pas réélu à l’assemblée…

Pour autant, cela ne change rien au fait que, n’en déplaise à certains esprits grincheux, la phobie administrative est à considérer comme une phobie comme les autres. A ce moment là, si tel n’était pas le cas, pourquoi accorder de l’intérêt et de la valeur à la phobie des oiseaux ou à la glossophobie (peur de parler en public). Une phobie a t’elle plus de valeur qu’une autre?

La phobie est une façon de contrôler son environnement. La phobie administrative est donc une je ne sais quantième façon de se protéger de quelle chose qui nous terrifie pour des raisons qui reposent sans doute sur l’image de soi, la peur de s’affirmer et, partant, la peur de ne pas être à la hauteur.

Quand des professionnels de la santé, ou des journalistes, moquent ce type de pathologie, ils font le jeu de ces mêmes personnes qui dénient à un enfant, souvent le leur d’ailleurs, la peur d’avoir peur. A moins que ce ne soit eux, les adultes qui aient du mal à leurs émotions quand un de leur – tout – proche est en difficulté émotionnelle. Ce qui revient donc à dire que dénier la phobie d’une tierce personne est une façon de se protéger de son incapacité à accepter que quelque chose nous trouble et que nous ne sommes pas à la hauteur de l’aide éventuelle attendue par la personne en souffrance.

La critique est aisée mais l’art est difficile. Mesdames et messieurs qui critiqués tant la phobie administrative, vous souffrez surement d’une pathologie, même petite, que vous vous gardez bien d’exprimer, de prendre le risque d’exposer au jugement du monde. Alors, d’où parlez-vous pour vous moquer des autres et dénier leur réalité?

Source


Frédéric Arminot

Phobies – Découvrez 10 des plus étranges phobies au monde !

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Phobies – Découvrez 10 des plus étranges phobies au monde !

Nous vivons tous avec des phobies plus ou moins prononcées, les plus communes étant celles concernant les araignées, les serpents ou l’altitude.

Le miracle de l’homme moderne ou comment les hommes essaient de contrôler leurs angoisses en se faisant… du mal. tel est le principe fondateur de toutes les phobies.

Les phobies les plus étonnantes

L’homme est ainsi fait qu’il se dote d’une capacité créative extra ordinaire quand il s’agit d’éviter quelque chose qui lui pose problème et le ramène à lui même.

Cette liste des phobies les plus étranges fait écho à celle de Monsieur Thévenoud, Député français, atteint de phobie administrative, phobie à propos de laquelle bien des gens ont crié au scandale alors que c’est une vérité.

C’est un peu comme les maladies. Faut-il avoir un cancer, au minimum, pour exprimer sa souffrance et être légitime à l’exprimer? La question est posée.

Autre question posée, quel est le principe des phobies? Les phobies sont une façon qui en vaut bien une autre de contrôler une peur plus souterraine, plus enfouie. De fait, les phobies ont un avantage, celui de permettre à la personne qui en est victime de se protéger. C’est en contrôlant son environnement que la personne intéressée a le sentiment de se protéger.

Cependant, le problème de la phobie réside, pour partie, dans le fait que la personne a pu installer, consciemment ou pas, une stratégie qui, au début, pouvait lui permettre de se sentir plus en sécurité par rapport à un problème donné. Si l’idée de départ était intéressante, force est de constater que le temps aidant, la personne atteinte de phobies a perdu le contrôle du contrôle. Cela signifie que la personne phobique a du renforcer son contrôle au gré du temps qui a passé parce que le sentiment de sécurité a diminué. Ce qui hier pouvait être un bénéfice est devenu un problème et a donné un résultat inverse à l’effet initial.

Deuxième point, la phobie dont la personne est victime n’a rien d’innocente. C’est souvent un point à considérer comme traumatique d’une part mais comme objet phobique qui a son utilité et son importance.

Ainsi, quelqu’un qui a peur du vent, de porter des vêtements, ou encore de la barbe – vous avez l’occasion de connaître ces phobies en cliquant sur le lien « Source » en bas du présent article, chacune de ces phobies si étonnantes ont un lien, une signification avec le traumatisme initial. Je me souviens d’une patiente atteinte de la phobie des oiseaux. Elle habitait Paris et avait tous les motifs d’être particulièrement gênée.

En travaillant à l’aide de l’approche systémique de Palo Alto, l’approche comportementale a permis de comprendre que les phobies dont elle était atteinte avait une signification symbolique. En effet, son traumatisme initial avait trouvé sa source dans une rupture sentimentale brutale au cours de laquelle, au moment de l’annonce de la rupture, une envolée d’oiseaux avait eu lieu et qui l’avait, sur le moment terrorisée.

Comme quoi, rien n’est jamais innocent et tout mérite d’être pris en compte même l’élément qui semble le plus insignifiant.

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Frédéric Arminot

Phobie ou peur irrationnelle – Définition

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Phobie ou peur irrationnelle – Quelle est la définition exacte

Le terme « phobie » renvoie à un vaste ensemble de troubles psychologiques, comme l’agoraphobie, la claustrophobie, la phobie sociale, etc.

Je ne sais pas s’il y a des définitions de la phobie plus pertinente que d’autres. Partant, la phobie est l’expression d’une peur. Peur de l’eau – aquaphobie -, peur de vomir – ereutophobie -, peur de mourir – phobie de la mort -, et je vais m’arrêter là puisque la liste des phobies est impressionnante.

Une phobie a pour vocation à protéger une personne de quelle chose qu’elle redoute. En s’en protégeant, la personne contrôle son environnement et, comme dans une phrase magique, pourrait se dire qu’en se protégeant de quelle que chose qui lui fait peur, elle n’aura pas ou plus peur. Cela, c’est dans le meilleur des cas.

Dans le pire des cas, quelqu’un qui souffre d’une phobie a sans doute remarqué, au début en tous cas, qu’en se protégeant de sa phobie, de sa peur, elle se sécurisait. A ceci près que ce qui a pu fonctionner un temps ne fonctionne plus et qu’en conséquence, cela a donné lieu à une phobie, quelque chose qui n’est plus contrôlable.

Phobie d'impulsion

La phobie d’impulsion

La phobie a souvent un lien avec un évènement perçu ou vécu comme traumatique. Cela signifie que la personne aura été très fortement marquée par un évènement ou une situation qui l’aura terrorisée et faire perdre la maitrise de ses émotions donc d’elle même.

En dehors de toute signification psychanalytique, je trouve que la phobie est donc un symptôme, un signifiant. Le problème réside dans le fait que beaucoup de gens s’ingénient à essayer de trouver une définition à la phobie qui corresponde à leur symptôme plutôt que de chercher une solution à leur phobie, c’est à dire un traitement adapté.

Il est vrai que notre culture est bien plus axée sur la psychanalyse, la compréhension et l’explication, plutôt que sur la solution. Nous pouvons nous en rendre compte au travers des études de médecine qui, dans la relation médecin – patient, continue à s’appuyer sur la psychanalyse. je n’écris pas que c’est une erreur, juste une tentative d’explication de plus, ce qui ne ré équilibre pas nécessairement la relation intra personnelle d’une personne victime de phobie.

Ce que j’entends pas là c’est qu’en terme de phobie, si, par exemple je prends la phobie d’impulsion, plutôt que de savoir pourquoi, si une personne est victime de cette phobie, ne pas plutôt essayer de comprendre ce qu’il se passe et l’aider à ne plus souffrir de cette phobie très pénible?

Pourquoi, plutôt que de s’attacher à essayer de savoir si les symptômes sont conformes à une définition précise voire lexicale de la phobie d’impulsion, ne pas s’attacher à  construire une stratégie de résolution. En l’espèce, l’approche systémique de Palo Alto fait des miracles!

Cependant, et quel que soit mon point de vue à propos d’une définition de la phobie, il me semble important que vous accédiez à d’autres informations à propos de la phobie et de la définition qui la caractérise.

C’est chose faite aujourd’hui avec cet article publié sur le web en 2013 et auquel vous accèderez en client sur le lien ci-dessous. Ça date un peu mais charge à vous de décider si c’est toujours d’actualité ou pas.

Source


Frédéric Arminot

Phobie administrative

Phobie administrative – Info ou Intox?

C’est en septembre 2014, à la faveur de la démission d’un Secrétaire d’État fraîchement nommé que les français ont été informés qu’un Député souffrait de phobie administrative.

Depuis lors, sur un espace temps particulièrement réduit, nombre d’avis, de conjectures et autres billevesées ont été exprimées à propos de cette phobie administrative dont Monsieur Thomas Thèvenoud disait être victime pour expliquer – ou justifier – ses démêlées avec l’administration française comme avec des créanciers privés.

Nonobstant le déchaînement de jugements à l’emporte pièce, d’aucuns y sont allés de leur jugement tant à propos de  l’homme que de la phobie administrative, oubliants que nul n’a le droit de juger sans savoir, ni de faire du mal à l’autre pour se faire du bien.

Alors. Cette phobie administrative. Info ou intox?

Définition de la phobie et de la phobie administrative

Dans l’article « Définition de la phobie« , j’explique ce qu’est la phobie d’une façon générale. La phobie, et nous allons le constater, à plus forte raison, la phobie administrative, repose sur un processus d’évitement lié à une peur.

La peur afférente à la phobie administrative peut reposer sur une angoisse, celle de ne pas être en mesure de satisfaire à ce qui est vécue comme une injonction, un ordre, et, partant, à la peur ou l’angoisse de ne pas être à la hauteur.

En cherchant à éviter sa peur, la personne affectée par une phobie, la phobie administrative en l’occurence, fait que la personne essaie de prendre le contrôle de quelque chose qui lui échappe, en en prenant un contrôle paradoxal puisqu’elle en perd le… contrôle!

Phobie administrative - Thomas ThévenoudLa phobie administrative consiste donc à éviter tout ce qui est associé à un élément douloureux.

En effet, les personnes souffrant de phobie administrative vont donc se protéger en fuyant l’objet de leur phobie, les obligations administratives et/ou financières ce qui, bien évidemment, va participer, avec le temps, à augmenter les symptômes issus de la phobie administrative d’une part et à accroître les conséquences d’autre part.

Ce qui sera considéré comme des manquements – délibérés -à des obligations ou des engagements. Ce qui n’est pas nécessairement le cas.

C’est ainsi que le Député Thomas Thévenoud s’est retrouvé dans une spirale épouvantable, dans le domaine social, financier, professionnel et économique. Ceci vu de l’extérieur – ma place -, sur la foi des éléments que la presse a relayé.

La phobie administrative – Ses fondements

Dans le pays industrialisés dont la France fait partie en sa qualité d’ex 5è puissance économique mondiale, nous vivons une injonction permanente quand à la bonne administration des affaires.

J’ai pour coutume de dire combien je m’inquiète de savoir si, un jour, il nous faudra une autorisation pour respirer. Notre quotidien est fait de documents administratifs souvent compliqués. Ces mêmes documents qui ne suffisent pas à eux mêmes et qu’ils faut souvent compléter par une ou des attestations ou un je ne sais quantième second ou tierce document administratif.

Sous le prétexte d’un ordre dument établi, contrôlé et contrôlable, le système génère une entropie – un désordre – épouvantable, tout en prétextant que ce n’est pas lui le problème. C’est la procédure…

La Loi en est un exemple criant puisqu’il est avéré que la France est l’un des pays les plus compliqués en matière juridique à tel point que, parfois ou souvent, des lois se chevauchent et se disent le contraire.

Angoisses et phobie - Un traitement simple

Dans les domaines financiers, il n’y a qu’à observer toutes les précautions administratives prises lorsque vous contractez un emprunt si minime soit-il. Ainsi, l’un de mes amis qui s’occupe de gestion de patrimoine doit faire lecture puis faire signer des documents de plus de 100 pages à chacun de ses nouveaux clients ce qui, parfois, n’est pas sans lui proser problème et lui faire peur puisque certaines personnes refusent de se plier à cette injonction.

Tout ce la pour dire que si certains êtres humains sont victimes de phobie administrative, force est de reconnaître que le système y a sa part de responsabilité. Ainsi, la moue gênée de Monsieur le Président de la République, François Hollande, à une récente interview est bien la preuve que la phobie administrative n’est pas une tentative de manipulation chez les personnes qui en souffrent.

La phobie administrative – Est-ce une vraie phobie

Qui sommes nous pour prétendre qu’une phobie serait plus vraisemblable qu’une autre? D’où parlent certains journalistes pour rallier la phobie administrative dont cet ancien secrétaire d’état a parlé? Qui sommes nous pour nous permettre de juger si quelqu’un souffre d’une affection rêvée et malhonnête?

Pourquoi, et comment, y aurait-il de vraies et de fausses phobies? Avoir peur des araignées est une phobie qui porte le nom d’arachnophobie. Cette phobie, à l’instar de la phobie administrative, est-elle une fumisterie comme le laisserait entendre beaucoup de gens?

En quoi est-ce un problème d’accepter que la phobie administrative est une vraie phobie et non une manipulation à deux euros?

Est-ce parce qu’il s’est agit d’un homme politique, d’un homme public donc, que beaucoup de gens ont réagi et crié au scandale quand Monsieur Thèvenoud a fait état de sa phobie administrative pour expliquer ses difficultés.

De telles réactions ont-elles été suscitées par l’appartenance de ce Député à la Commission d’enquête liée à l’éviction du gouvernement de Monsieur Cahuzac. Je vous concède qu’un député qui pose des questions à un ancien ministre des finances, limogé pour cause de suspicion de fraude fiscale, alors que ce même membre de la commission d’enquêtes est lui même en délicatesse avec « la chose administrative », cela prête à rire… jaune.

Je ris encore plus jaune quand je lis ce que le Figaro exprime (ce qui a été le cas de bien d’autres journaux). Le contenu de cet article est un tissu de normalité ahurissante, d’idées convenues qui dépassent mon entendement.

Pourquoi ne pas envisager qu’à priori quelqu’un se comporte comme s’il n’avait aucune difficulté handicapante alors que l’intéressé fait tout pour masquer son problème? Imaginez que vous soit addict au sexe, obèse(e) par la pornographie, vous le diriez? Vous défendriez la cause de la pornographie ou vous vous tairiez en disant à qui veut bien l’entendre que la pornographie est une honte alors que vous êtes le premier, ou la première, à regarder des films X pour apaiser vos angoisses, existentielles ou pas. Restons sérieux!

Ne sommes nous pas gênés par ce qui nous ramène à nous mêmes? Pourquoi dénier l’éventualité à des personnes qu’elles puissent souffrir, vraiment, de phobie administrative? Est-ce qu’avoir la phobie du vent (aérophobie) est une fumisterie? Est-ce qu’avoir peur des oiseaux est une plaisanterie qui sert à masquer la malhonnêteté d’un individu.

Alors oui, Monsieur Thévenoud a ensuite été accusé de ne pas avoir réglé ses dettes à son bailleur, son kinésithérapeute et à je ne sais qui d’autre encore. Comme s’il fallait à tous prix l’enfoncer plus qu’il ne s’était enfoncé lui même. C’est ahurissant ce besoin qu’a l’humanité de se trover un bouc émissaire pour se protéger de ses propres errements, de ses propres difficultés.

Comme quand les gens pauvres disent que les gens riches sont des salauds! Comme cette difficulté que certaines personnes semblent avoir avec l’argent. Je trouve tout cela bien pathétique.

Phobie administrative – Le coup du Pharmacoï

Nous avons tous nos petits – ou grands problèmes personnels. Nous avons tous nos petits comportements d’évitements par rapport à ce que nous vivons comme un problème. J’ai souvenir d’un patient qui avait la phobie de son sperme. Etait-il malhonnête, cet homme qui était dans une vraie souffrance, alors qu’il s’agissait de son propre plaisir?

Qui, et à quel titre, peut se permettre de juger cet homme sous le prétexte que son problème est d’ordre sexuel? En ce qui me concerne, mon travail n’est pas de juger mais d’aider. Et j’aiderais d’autant plus quand quelqu’un qui vient me consulter fait état d’un problème qui est d’autant plus vrai qu’y sont rattachés de vraies souffrances. Quand une personne me dit être si-dérée par sa peur, j’entends et j’agis de sorte à l’aider. Jamais je ne la juge! Ni à titre humain, ni à titre thérapeutique.

La question n’est donc pas de savoir si un homme, ou une femme, dit vrai ou non. La question c’est comment se fait-il que lorsqu’un individu exprime sa réalité, et qu’il le fait, vraisemblablement, de façon maladroite, personne ne veut l’entendre? Qu’est-ce qui dérange donc tant pour justifier un tel rejet?

Est-ce cette époque robespierriste qui elle même a succédé à celle longtemps convenu des passes droits qui motive une telle véhémence? Est-ce donc que la souffrance des gens est telle qu’il leur faut un pharmacoï, un bouc émissaire?

Phobie administrativeDans la mythologie, le pharmacoï était un homme qui n’avait pas le droit de choisir ses vêtements, sa nourriture, son lieu de vie.

En rien, il n’était un homme puisqu’il ne bénéficiait d’aucun choix possible, d’aucune autonomie. Il était placé sous la seule et exclusive autorité d’un régent.

Ainsi, quand le peuple se sentait mal, comme déséquilibré, le peuple demandait au régent le droit de mettre à mort le dit pharmacoï. Ce que, bien sur, le régent acceptait (il y avait tout intérêt). Accepter cette exécution lui conférait un droit divin d’une part, et lui permettait d’asseoir son autorité d’autre part.

Après autorisation du régent, le peuple exécutait le pharmacoï, aux motifs que les déboires de la population étaient de la responsabilité de cet homme.

Une fois le pharmacoï mis à mort, le peuple se sentait plus équilibré, plus serein. Non sans oublier de choisir, très rapidement, un nouveau pharamacoï pour, de nouveau, recommencer dès que le besoin s’en ferait sentir. Ainsi, le pharmacoï, ou bouc émissaire, était le médicament du groupe. La mort était le soin apporté aux maux de la société. Et le pharmacoï, celui là même qui, par sa mort, évitait au peuple de se confronter à sa propre responsabilité quant à ses turpitudes internes.

Hier, c’était Thévenoud avec sa phobie administrative. Demain c’est qui? Avec quoi, ou à quels propos, certaines personnes vont se faire du bien en faisant du mal à d’autres?

Phobie et angoisses - Un traitement comportemental simple

 

Frédéric Arminot

Glossophobie – Une phobie comme les autres

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Glossophobie – Quand une forte personnalité en est victime…

Quand Anne passe la porte de mon cabinet, je ressens immédiatement une femme pleine d’autorité. Elle en impose par sa présence physique malgré une voix douce mais qui sait se montrer ferme et assurée. En tous cas devant un interlocuteur unique. J’ai l’impression d’avoir devant moi une personne qui sait ce qu’elle veut, qui sait où elle va et qui sait comment satisfaire ses volontés.

Mes premières impressions seront fausses puisqu’il est vrai que puisque Anne vient me consulter, c’est qu’il y a un problème. Son problème est qu’à l’idée de parler en public, ses certitudes s’effondrent. A l’idée de s’exprimer en public, Anne est prise de symptômes qui sont à la fois de l’ordre physique, psychique et relèvent aussi de l’évitement.

En bref, Anne est victime de glossophobie. Mais, cette glossophobie est-elle phobie est-elle une phobie comme les autres?

Définition de la glossophobie

Etre atteint de glossophobie, ou avoir peur de parler en public se traduit par des symptômes physiques:

  • Transpiration
  • Accélération du rythme cardiaque
  • Jambes en coton
  • Difficultés à respirer
  • Mains moites
  • Difficultés à articuler
  • Problèmes à faire porter sa voix
  • Nécessité de boire beaucoup

La glossophobie se manifeste aussi au travers de divers symptômes psychiques:

La peur de parler en public, ou glossophobie, se réfère donc à une difficulté, voire à une impossibilité, à s’exprimer devant un public, sachant que ce dernier est à considérer comme tel à partir de 2 personnes. Cela induit aussi une peur associée à un espace ouvert, grand, large et rempli de monde qui sont autant de paires d’yeux braqués sur vous! Autant dire une terrible pression surtout dans la situation de Anne.

La pression des regards accentue le trouble au point, parfois, si ce n’est souvent, de générer des crises de panique. Il y a donc une impossibilité accessoirement chronique chez la personne qui est victime de glossophobie à prendre place, à s’affirmer, et à prendre la parole.

La glossophobie, ou peur de parler en public, est-elle une phobie comme les autres

Le principe d’une phobie, c’est l’utilisation d’une peur qui en masque une autre plus importante. Je m’explique. La phobie consiste à éviter quelque chose qui vous inquiète. Consciemment ou pas, vous focalisez votre attention sur votre objet phobique. Ainsi, vous pouvez souffrir de la phobie des avions, de la peur des oiseaux, d’aquaphobie ou encore d’astraphobie (peur du tonnerre) et… je m’arrête là (ce sont juste des exemple).

Vous allez focalisez votre attention – au point d’être particulièrement stressé – pour éviter tout ce qui peut vous mettre au contact de près ou de loin à votre phobie. Vous allez donc vous employez à stratégiquement mettre en place tous les comportements possibles pour vous protéger.

Peur de parler en public

Comment soigner la Glossophobie ou Peur de Parler en Public – Cliquez sur l’image

La glossophobie – ou peur de s’exprimer en public – relève du même problème. De fait, la peur de parler en public est une phobie – une peur – comme toutes les autres.

A ceci près, vous l’aurez bien compris, que cette phobie a pour objet de vous protéger d’un problème plus important, plus grave, que la phobie dont vous êtes affecté. Et c’est précisément ce que Anne, et moi, allons nous employer à débusquer pour que, si tel est le choix de cette patiente, elle puisse parler en public en toute confiance.

Anne, la glossophobie et les démons du passé

Anne a 42 ans. Depuis 8 ans, elle est Directrice Générale d’une mutuelle. Elle a des responsabilités professionnelles importantes, est souvent en déplacement. Tout se passe très bien pour elle. Elle s’estime dûment récompensée d’années d’études. Elle estime avoir réussi mais craint pour son avenir. Encore récemment, elle a été confrontée à un problème récurrent. Son impossibilité à prendre la parole devant un parterre de représentants locaux et régionaux.

Glossophobie ou peur de parler en public

La glossophobie

Jusqu’à il y a peu, à force danxiolytiques et de bêtabloquants, elle a, à peu près, pu gérer la situation. Elle est convaincue que ce public, comme ses plus proches collaborateurs et collaboratrices, ne sont pas dupes de sa situation émotionnelle. Elle dit en devenir paranoïaque dans la mesure où elle a cru pentendre des remarques désobligeantes la concernant à la suite de sa dernière intervention. Elle commence à pleurer.

Je lui demande de me raconter cette dernière réunion. Elle me parle de ses émotions avant, de ses émotions pendant, de ses émotions après. De son épuisement par la suite. C’est d’ailleurs ce qui l’a invité à me consulter. Elle veut que cela cesse, rapidement, car, à son sens, les enjeux sont importants. Elle craint pour son poste.

Après m’avoir expliqué toutes ses tentatives de solutions pour éviter sa glossophobie, Anne, à ma demande, m’explique que ce problème a toujours été présent. Nous commençons à avancer de façon rétro active. J’entends par là que je trouve intéressant de visiter l’histoire de cette femme en lien avec le problème de phobie dont elle me parle.

Fille ainée d’une famille peu aisée, Anne a réussi à force d’amour et de sacrifices. Elle a exigé d’elle même cette réussite. C’était sa réponse à l’amour et aux sacrifices de ses parents. Ses propres sacrifices s’étant exprimés par peu de sorties, peu de relations sociales, quasiment pas de relations sentimentales. Jeune, elle s’est toujours employée à travailler d’arraches pieds, toujours inquiète de réussir, d’être la première. Nous commençons à toucher le problème. Celui de la légitimité.

Anne m’explique combien il lui aura fallu se battre pour arriver là où elle est. Joli appartement, bon boulot, joli carnet d’adresses, beaux vêtements mais… bien seule… Presque phobique sociale ce qui, dans sa situation professionnelle, constitue un sacré paradoxe !

A l’école, comme à l’université, Anne a toujours été anxieuse à l’idée de prendre la parole. peur de mal dire, peur de mal faire, peur d’échouer. Cela fait des années que cette femme se protège avec moult médicaments mais force est de constater qu’ils n’ont plus les effets escomptés.

Pour faire court, Anne a toujours essayé de contrôler son problème d’illégitimité. Elle a pris et repris le contrôle de son problème jusqu’à ce que cela ne fonctionne plus et la plonge dans ce qu’elle cherchait précisément à éviter. Son passé l’aura donc rattrapé. Celui-là même qu’elle appellera « mes démons ».

Comment Anne va t-elle vaincre sa glossophobie

Afin d’aider Anne à faire la paix avec son passé, je vais lui proposer d’utiliser un langage qui lui permette de mettre son cerveau en paix d’une part, et d’en cesser avec ses peurs d’anticipation d’autre part. Un langage hypnotique. J’explique à Anne de quoi il retourne.

Je reconnais qu’il a été délicat de convaincre Anne d’agir de la sorte mais elle avait un tel désir de ne plus souffrir de cette glossophobie qu’elle a fini par accepter. Dans le même temps, j’ai demandé à cette personne de faire certains exercices de sorte à ce que la petite fille laisse en paix la femme – l’adulte -, de sorte à ce que chacune soit à sa place et puisse vivre sa vie en… paix de l’autre. Son problème d’illégitimité la faisait réagir de façon infantile alors qu’elle est une adulte.

Effectivement, à chaque fois que Anne devait parler en public, ses peurs d’enfant qui s’exprimaient et barraient le passage à l’adulte accomplie. Celle-là même qui, dans la plupart des circonstances de sa vie, tant personnelles que professionnelles, savait faire preuve, et acte, de confiance en soi et d’affirmation de soi. Alors qu’en situation d’exposition, de façon quasi automatique, la glossophobie de Anne ré apparaissait.

Anne a cessé de venir me consulter après la 3ème séance. L’année dernière, j’ai lu dans un journal qu’elle avait pris la présidence du groupe de mutuelles pour lequel elle travaille. J’ai imaginé que cette promotion signifiait que tout allait bien pour elle, qu’elle avait pu consolider sa solution à sa glossophobie, sa peur de parler en public. Peut-être me fais-je des idées?

Frédéric Arminot

La phobie d’impulsion

Phobie d’impulsion

C’est une jeune femme d’une douceur extra ordinaire. Elle semble effacée, si discrète que j’ai l’impression qu’elle a comme peur de me déranger. Je lui trouve le visage fatigué. Elle semble sortie d’une nuit de sommeil agitée. Elle tremble un peu, à la voix mal assurée. Elle semble s’asseoir avec difficultés, comme si, encore une fois, elle avait peur de déranger ou… de mal faire. J’ai l’impression de recevoir quelqu’un à mon cabinet de thérapie comportementale qui serait rempli de honte et de culpabilité. Je découvrirais que c’est le cas. Madeleine s’en veut terriblement. Elle souffre d’une phobie très particulière. Elle souffre de phobie d’impulsion.

Définition de la phobie d’impulsion

Dans cette appellation, deux mots apparaissent:

  1. Phobie
  2. Pulsion

Comme vous l’aurez compris, une phobie est une peur, une angoisse. Peur de souffrir de quelque chose dont on n’a pas nécessairement idée. En effet, l angoisse est le plus souvent liée à un évènement que l’on redoute ou à une situation que l’on craint sans que l’on ne sache précisément ni pourquoi, ni comment. Ce type de stress est donc la conséquence d’une perception irrationnelle qu’il est très difficile de contrôler: la phobie d’impulsion.

La pulsion repose sur un désir, une nécessité impérieuse que l’on a toutes les peines du monde à maitriser. Nous avons tous des pulsions dans tous les domaines de notre vie. Au risque de vous choquer, nous pouvons tous avoir des envies de meurtre à ceci près qu’il nous appartient de les contrôler ! Dans l’idée de pulsion, et par extension de phobie d’impulsion, s’opposent deux phénomènes: un désir ardent et la maitrise du passage à l’acte. Entre les deux, il peut donc y avoir un fossé ou un seul… geste…

Phobie d'impulsion

Phobie d’Impulsion – Une Solution Simple et Rapide – Cliquez sur l’image

La phobie d’impulsion résulte donc d’une envie irrépressible, ou très difficilement contenue du désir d’un passage à l’acte dont on sait qu’il est grave, au sens de ses conséquences. La phobie d’impulsion résulte donc de ce désir pulsionnel associé à la peur du passage à l’acte. Sachant que la phobie d’impulsion est plus généralement orientée vers des personnes pour lesquelles nous éprouvons des sentiments nobles et positifs, comme, par exemple, l’amour.

La phobie d’impulsion – Le désir irrépressible de faire du mal

Phobie d'impC’est ce dont souffre Madeleine. Elles est victime d’une phobie d’impulsion dans la mesure où elle ressent une peur terrible à l’évocation mentale de son désir soudain, d’étouffer son enfant. A phobie d’impulsion ne fait pas d’elle une meurtrière mais plus quelqu’un qui, affectée de confusions mentales, transfère son mal être, voire sa colère, vers une tierce personne.

Un tel acte, s’il devenait réalité, aurait pour effet, ou conséquence, de montrer à Madeleine qu’elle est une mauvaise personne puisqu’elle fait, ou ferait, du mal à l’être qu’elle chérit le plus: son enfant.

La phobie d’impulsion n’est pas exclusivement dirigée sur les autres. Elle peut être axée sur la peur de se faire du mal à soi. Dans tous les cas, il est important de comprendre que la phobie d’impulsion est un désir très difficilement contrôlé qui renvoie à la personne qui en est affectée une image très dévalorisée. Comme si l’intéressée cherchait à se prouver par un passage à l’acte qu’elle ne vaut rien ni n’est acteur de bien pour personne. En bref, qu’elle est un vrai danger public !

La phobie d’impulsion – Une angoisse permanente

Madeleine m’explique qu’elle passe des nuits douloureuses. Elle souffre de trouble de l’endormissement, fait souvent des crises de panique nocturnes. Il lui arrive même de passer des nuits blanches.

Au cours de ses nuits, cette jeune femme n’a de cesse de se poser mille et une question quant à la façon dont elle pourrait éviter le pire. De la même manière, et dans les mêmes conditions, elle ne cesse se poser la question de savoir comment elle en est arrivée là. Comment et pourquoi est-elle victime de phobie d’impulsion. Autant de questions sans réponse, et qui participent à donner un caractère obsessionnel à l’ensemble. C’est ce « jeu » si particulier des pensées obsessionnelles ou ruminations.

Autant de questions qui restent sans réponses ce qui participe à générer une angoisse permanente autant chez Madeleine que chez tous les patients qui sont venus me consulter pour un trouble phobique identique.

Cette personne a peur, en permanence, de passer à l’acte. Et, comme je l’ai précédemment crut, elle est dans une fragilité émotionnelle extrême. C’est donc lentement que nous allons essayer de dé tricoter les fils de sa phobie d’impulsion pour finir par découvrir et comprendre qu’elle n’est qu’un symptôme. Et le symptôme de quoi allez vous me demander?

Au fur et à mesure que nous progressons dans la thérapie, ma patiente et moi comprenons qu’elle est d’autant plus victime de troubles anxieux qu’elle vit aux côtés d’une personne perverse et narcissique ! Cette dernière n’a de cesse de la diminuer, de l’humilier, de toujours contester ces faits et gestes, de lui reprocher d’être une mauvaise mère. Dans la même veine, sans son amour, Madeleine ne serait rien ni personne. En bref, Madeleine n’existe que parce que l’amour d’un tiers s’exerce mais qu’il est bien le seul à suffisamment l’aimer pour supporter une femme si… mauvaise.

Le temps aidant, ma patiente s’est convaincue de tous ces maux qui lui sont reprochés. Elle est persuadée d’être une mauvaise femme, une mauvaise mère, une mauvaise compagne. Et, pour s’en persuader plus encore, cette femme d’à peine 35 ans, contracte une phobie d’impulsion.

Rien de tel pour se sentir encore plus honteuse et coupable et se convaincre pathologiquement qu’elle ‘est décidément bonne à rien. Son pervers de compagnon a donc raison…

Nous nous emploierons à démêler cet écheveau. Non sans mal, puisque ma patiente est aussi atteinte de depression. Elle est exsangue, dort mal, s’alimente peu. Elle n’envisage pas de pouvoir reprendre son autonomie. C’est pourtant ce à quoi je l’encourage.

C’est grâce à des exercices comportementaux que nous réussirons à la sortir de l’ornière terrible dans laquelle elle se trouvait depuis des années.

Aujourd’hui, alors que je n’ai pas revu Madeleine depuis 2 ans, je sais qu’elle a quitté son compagnon, qu’elle a emménagé dans un nouvel appartement, obtenu la garde de son enfant. J’ai même cru comprendre qu’il y avait un nouvel homme dans sa vie et que c’est, sans hésitation, qu’elle s’affirme à ses côtés.

En bref, ma patiente a repris sa vie en mains. Angoisses et phobie d’impulsion ne sont plus que de lointains souvenirs.

Comment soigner une phobie d’impulsion

Il est une constante dans la prise en charge de ce type de pathologie c’est qu’il est totalement inutile de rationaliser autour du problème. En effet, plus vous essaierez de vous convaincre que vous ne passerez pas à l’acte, plus vous aurez peur du contraire !

Notre culture veut, voire exige, que nous ayons des comportements rationnels à l’égard de ce type de phobie. Un peu comme à propos de la phobie des oiseaux ou la phobie des insectes. Si cela fonctionnait, cela se saurait et vous ne seriez pas entrain de lire cet article. Il convient donc d’utiliser des exercices issus du langage hypnotique qui donnent d’excellents résultats.

Ces exercices qui n’ont pas nécessairement de liens avec l’hypnose Ericksonnienne permettent de rentrer dans le problème, la phobie d’impulsion, plutôt que de le contourner. Une telle technique favorise une régulation très rapide des émotions afférentes à une phobie d’impulsion. De telles stratégies thérapeutiques reposent sur des paradoxes. Cela signifie que, plutôt que de contrôler le problème, on aggrave le problème pour qu’il se régule de lui même.

Cela intervient donc directement sur les émotions que le cerveau contrôle de sorte à en accroître le rythme et l’intensité afin que le système nerveux central s’affole puis se régule par nécessité de retrouver l’équilibre. C’est dingue mais çà marche ! De telles méthodes, comme d’autres, sont précisément celles que j’utilise tous les jours au cabinet comme dans le diagnostic gratuit. C’est le même procédé thérapeutique qui est utilisé pour traiter les crises d’angoisses et autre phobie d’impulsion.

Traiter les phobie d'impulsion

Phobie d’Impulsion – Une Solution Simple et Rapide – Cliquez sur l’image

 

Frédéric Arminot

Définition de la phobie

Phobie – Traitement de la phobie

Définition de la phobie

Être phobique, ou être l’objet d’une phobie, ou souffrir de tocs(trouble obsessionnel compulsif), est un symptôme qui exprime une peur, une angoisse (forme paroxystique de la peur). C’est une façon de contrôler sa peur en lui opposant un contrôle dont on finit par perdre le contrôle.

Comme un processus d’évitement de votre peur, gérer votre peur par un comportement incontrôlé renforce la peur elle même et ce d’autant plus que vous finissez par avoir peur d’avoir peur.

La phobie s’exprime t’elle de différentes façons

Il y a de multiples phobies. Donc de multiples stratégies de soins et de guérison. Là encore, il s’agit de qualifier les inter actions issues d’un contexte et d’un environnement donnés.

C’est la créativité du thérapeute qui fera la différence. La résolution du problème peut être particulièrement rapide. Il est rare que les prises en charge soient compliquées. Si tel est le cas – comme je l’ai récemment vécu avec un patient – la question du désir de changer est à ré investir.

Comment soigner la phobie

Il faut quantifier et qualifier la capacité de la personne en souffrance à s’abandonner. L’aider à envisager de contrôler une peur en y associant un plaisir substitutif.

Il y a de fortes similitudes entre les phobies et les troubles obsessionnels. Peu importe le nom que l’on donne à la souffrance. La personne souffre. Et c’est à cela qu’il convient de trouver une solution grâce à la thérapie comportementale TCC.

Si vous souhaitez bénéficier d’une prise en charge adaptée qui vous permette de ne plus souffrir de la phobie dont vous êtes victime, je vous invite à consulter la page « Me contacter » (Formulaire rouge, en bas à droite de votre écran).

Ainsi, vous pourrez bénéficier de l’approche systémique de Palo Alto qui, je me permets de vous le rappeler, est une approche thérapeutique dite de thérapie brève orientée solutions. Cela signifie qu’en moins de 10 consultations vous êtes assuré(e) d’un traitement de la phobie qui donne un résultat positif supérieur à 90 % !

Phobie d’impulsion


Frédéric Arminot