Les filles sont plus angoissées que les garçons. Pourquoi?

Les filles sont plus angoissées que les garçons

Les petites filles sont moins angoissées que les petits garçons. Pourquoi ce rapport s’inverse t’il à l’âge adulte? Dès lors, les filles sont-elles plus angoissées que les garçons? J’entends quelqu’un dire: “Tellement vrai”. Autant dans sa dimension sociale que culturelle, l’angoisse est plus présente chez les filles que chez les garçons.

Qu’est-ce qui différencie cette appréhension de l’environnement social entre les filles et les garçons? Qu’est-ce qui dans notre éducation privilégie la peur et l’angoisse chez les filles? Alors que cette tendance s’inverse plus tard.

Pourquoi les garçons, devenus des hommes, ou présumés tels, ressentent-ils des angoisses aussi vives? Qu’en font-ils alors qu’il est notoire que ces mêmes hommes consultent moins les psy que les femmes?

Les filles sont plus angoissées: Lien entre éducation et angoisse

Elles sont plus douces. Ce qui explique la couleur rose dont on les affuble depuis toujours. Les filles, c’est sensible. Les garçons, c’est viril. C’est fort. Enfin, il parait. Pour les uns comme pour les autres, la construction de la personnalité est différente. Elle se crée sur la foi de vecteurs éducatifs. Les parents n’élèvent pas une fille comme ils élèvent un garçon.

Les centres d’intérêts culturels ou sportifs diffèrent. Les positions sociétales de ces deux sexes ne sont pas les mêmes non plus. Les garçons sont élevés dans une pensée et une action combative où l’émotion n’a pas la place qu’elle mérite. Du moins assez… souvent.

Les filles elles, très jeunes, très tôt, sont versées et éduquées dans un climat où elles reproduisent des jeux, des positionnements, qui ont plus à voir avec le rôle auquel la société les destine. Épouse, mère, pas officier d’active. Notre société est très patriarcale. Ce dernier point est l’un des facteurs qui fonde la relation à l’angoisse autant chez les filles que chez les garçons.

Les filles sont plus angoissées: Filles et garçons, une relation très différente aux émotions

Quel garçon n’entend jamais, alors qu’il se fait mal: “Pleure pas, t’es pas une fille“? Émotionnellement, les filles ont donc des “droits” que n’ont pas les garçons. Très tôt, très jeunes, les garçons ont des devoirs. Le principal étant d’assumer. De s’affirmer. Et non d’exprimer angoisse, peur ou tristesse.

Être une fille ouvre droit à ces émotions Être un garçon n’ouvre droit qu’à revendiquer force et virilité. Dans les deux cas, fille ou garçon, il en va de leur positionnement au sein d’un système. Lequel est immuablement établi depuis toujours. Et gare à celles et ceux qui sortent de ces schémas.

Les filles comme les garçons reproduisent donc intuitivement ce qui leur est appris. En termes de comportements, très tôt, les uns comme les autres, comprennent ce que l’on attend d’eux. A plus forte raison quand il s’agit d’angoisse. C’est ainsi que, très tôt, les filles vivent plus la réalité de leurs émotions. Elles semblent rapidement plus matures alors que les garçons. Lesquels continuent à revendiquer le territoire de leur virilité. Plus ils combattent, plus ils assoient leur autorité,. Mieux ils se sentent. Mais, çà va se gâter.

Les filles sont plus angoissées: Un déterminisme comportemental

Les filles apprennent très tôt à vivre et exprimer leur angoisse. Elles semblent mieux disposées à les gérer par la suite. Et ce dans leur avenir tant personnel que social ou professionnel. Les garçons semblent par contre beaucoup moins programmés pour assumer leur angoisse. C’est ainsi que lorsqu’ils sont victime d’angoisse, ils se réfugient dans l’alcool. Ou dans n’importe quel comportement d’évitement à tendance addictive.

Ces filles deviennent des femmes. Elles ressentent légitimement de l’angoisse voire de l’anxiété. Alors, elles consultent plus naturellement un psy. C’est loin d’être le cas des garçons devenus des hommes. Mais, comment savoir faire quelque chose qu’ils n’apprennent pas?

Ces enfants, ces garçons, apprennent à se comporter avec virilité. Ils oublient leur affects au point de lutter contre eux. Quand la vie adulte les rattrape, ils sont fortement démunis. Voire incapables de gérer les émotions afférentes à l’angoisse suscitée par cet environnement. Lequel attend d’eux qu’ils soient à la hauteur.

Les filles, devenues adulte,s n’hésitent pas à demander de l’aide pour gérer leurs émotions. Surtout quand celles-ci perturbent leur équilibre. Les garçons, devenus hommes, versent dans la fuite. Dans le déni. L’évitement. Ceci n’est pas une critique. Et çà n’a rien de réducteur. C’est une constatation.

Les fille sont plus angoissées: Une question de maturité

Je suis comportementaliste depuis plus de 20 ans. Cela m’amène à constater que les femmes sont généralement bien plus fines émotionnellement que les hommes. Elles assument mieux. Elles ont un comportement plus responsable quand elles sont confrontées à ces émotions.

Au contraire de beaucoup d’hommes, les petites filles devenues femmes ne font pas de leur problème d’angoisse un problème de virilité. Au contraire des hommes. Vraisemblablement. A preuve, la différence de comportements des femmes par rapport aux hommes en cas de conflit.

Mais, je me garde de toute généralité.

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| Frédéric Arminot

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