Crise de panique. Causes, symptômes et traitement de la crise de panique

Crise de panique

Ce qu’il est important de comprendre quand vous êtes confronté à une crise de panique – que l’on appelle aussi trouble panique, peur panique, ou attaque de panique -, c’est que vous êtes confronté de façon particulièrement violente à une angoisse ou à une crise d’angoisse.

Vous allez totalement perdre la maitrise de vous même. C’est du moins le sentiment que vous en avez. Mais, au contraire de la seule angoisse, la crise de panique est une émotion d’une très forte intensité. Émotion à laquelle vous n’êtes pas non plus en mesure de donner une, ou des, explications spécifiques. Ce qui permettrait de comprendre ce qu’il vous arrive.

Les symptômes de la crise de panique

L’intérêt pour vous de préciser ce que sont les symptômes d’une crise de panique, c’est de savoir agir en fonction de ce que vous pensez être une peur panique en préparation. Si, malheureusement pour vous, c’est le cas, comment faire en cas de trouble panique spontané? Ces symptômes de crise de panique sont principalement votre incapacité de donner une explication rationnelle à votre angoisse. Comme de la rattacher à un élément plus spécifique. Ce symptôme psychique s’accompagne de son cortège de symptômes physiques:

  • Transpiration abondante
  • Muscles qui tremblent
  • Difficulté à respirer
  • Oppression de la cage thoracique
  • Violents maux de tête (parfois)
  • Angoisse de mort imminente

Quels sont les facteurs déclenchant d’une crise de panique?

Prenons le cas de personnes qui consomment de façon excessive ou dépendante des substances psycho actives (alcool, stupéfiant, médicaments). Chacun de ces produits interagit avec le cerveau. Et tous peuvent générer des dérèglements psychiques ou neurologiques donc, psychologiques.

Chez ces personnes, il est très fréquent d’entendre parler de  bad trip. Et ceci bien que cela concerne plus généralement les personnes consommant du cannabis, de l’héroïne, du crack, de l’acide, de la psilocybine, ou de la cocaïne.

Alors, que se passe t’il pour ces personnes qui font usage de substances hallucinogènes, psycho dépressives ou psycho stimulantes? A un certain stade, le cerveau ne pourra plus faire la conjonction entre les éléments perçus et la réalité. En conséquence, dans leur délire, les gens n’arrivent pas à rejoindre la réalité. Par exemple, une personne peut être atteinte de crise de panique en plein sommeil.

Crise de panique nocturne. Quand la peur s’invite dans votre sommeil

A ce propos, je me rappelle le cas d’une femme qui était venue me consulter parce qu’elle était victime de crise d’angoisse de plus en plus fréquente et conséquente. A chaque fois, le soir, alors qu’elle redoutait d’aller se coucher, elle avait peur de ne pas pouvoir s’endormir. De façon systématique, il se passait quelque chose d’assez particulier.

Elle s’allongeait et, passé un certain délai commençait à s’endormir. Tout d’un coup, elle se réveillait en sursaut. Elle poussait des cris, et avait toutes les peines du monde à respirer. Elle suffoquait, était en nage. C’était terrible. Elle était victime de crise de panique nocturne.

Nous avons assez rapidement compris d’où provenait sa crise de panique nocturne. C’était liée à sa peur de… ne pas se réveiller ! De la même façon que cette patiente, vous pouvez être victime de symptômes de crise de panique alors que vous souffrez d’une phobie.

La crise de panique. Une douleur émotionnelle dotée d’une mécanique très simple

Beaucoup de gens veulent faire des liens entre l’histoire de vie de chacun, nos personnalités respectives et un évènement à un instant donné. Ce postulat n’est pas totalement faux mais pas totalement exact non plus. Comme je l’ai expliqué dans diverses vidéos qui sont visibles sur Page Youtube Frédéric Arminot Comportementaliste, j’ai effectivement expliqué que la construction de la personnalité, sur la foi des éléments qui la constitue, pouvait nous amener à générer des auto angoisses, des crises d’angoisses et, par extension, des crise de panique.

Pour autant, la crise de panique peut-être liée à des stress répétés – ce qui, soit écrit au passage, fait le lit de l’anxiété -. Pour mémoire, je vous rappelle que le stress est une succession d’émotions. Agréables ou non, elles se superposent les unes les autres. Et ce, jusqu’à former ce que l’on appelle l’escalier de la pression.

L’ensemble finissant par rendre assez insupportables les évènements auxquels vous êtes confronté. Ceci génère un état de tension certain. Si vous ne le faites pas diminuer, si vous ne décompensez pas positivement ces émotions, vous n’arrivez plus à gérer les situations. Ce qui est un vecteur de crise de panique.

Les ruminations. Un facteur aggravant

Et c’est comme cela que vous vous retrouvez dans des situations de conflits intrapsychique (soi). Mais aussi et inter personnels (relations avec les autres). En conséquence de quoi, la plus petite situation de stress vient se rajouter aux stress existants. Et ce peut être un facteur de crise de panique.

Ce sera donc une émotion de plus, celle de trop. Celle-là même qui fera que vous ne serez plus en mesure de gérer vos émotions. Ni  d’avoir un comportement adapté. La crise de panique peut, par ailleurs, être liée à des angoisses chroniques comme à des phobies. Et, plus précisément, à des pensées obsessionnelles ou des ruminations.

Cela signifie que si vous passez votre temps à essayer de répondre à des questions anxiogènes. Vous essayez de trouver des réponses pour vous sécuriser. Mais que cela ne donne pas le résultat escompté. Victime de stress répétés, vous risquez, en plus, d’être victime, de façon plus ou moins conséquente, de crise de panique.

La crise de panique est-elle une maladie psychiatrique?

Pour être clair, je trouve qu’associer des troubles anxieux liés à des crise de panique est assez excessif. Il est certain qu’en matière d’attaque de panique, il s’agit de névrose d’angoisse. Pour autant, une névrose ne relève pas nécessairement de la psychiatrie. Dans tous les cas, il existe des moyens médicaux ou psycho thérapeutiques pour soigner la crise de panique.

Comment traiter une crise de panique?

Il existe multitude de moyens qui peuvent être assez complémentaires les uns des autres. La plupart des gens ont le même comportement quand ils sont victimes de crise de panique. Aller consulter leur médecin traitant voire un psychiatre. Or, la vocation de ces deux professionnels de santé est bien évidemment de faire un diagnostic dans un premier temps. Dans un second temps, de vous soigner à l’aide de prescriptions de médicaments.

Assez rapidement, quand les molécules sont adaptés à votre symptomatologie, ces médicaments vont atténuer voire éliminer vos symptômes d’angoisses. Cela va influencer l’émergence d’une crise de panique. Mais cela pose deux difficultés. La première est qu’il est nécessaire que vous preniez ces médicaments sur un moyen ou un long terme. Entre 3 mois et un an. Voire plus. Le second problème est que si ces molécules apaisent vos symptômes, elles n’apportent pas de solution au problème de fond. Au surplus, prendre ces médicaments sur une telle durée génère une dépendance!

Beaucoup de gens, nonobstant la prescription médicale, consulte un(e) psychologue ou un(e) psychanalyste. Ces deux approches vont vous aider mais… Des années durant, vous allez pratiquer ce que l’on appelle de la libre association. C’est à dire  faire des liens avec votre histoire de vie. Comme avec la construction de votre personnalité, et vos crise de panique.

Si cette démarche est intéressante. Intéressante dans la mesure où elle vous permet de vous ré approprier votre propre histoire. La difficulté réside dans la longueur, le temps passé, de la prise en charge. Il existe un moyen bien plus rapide pour traiter les attaques de panique.

Un bon outil pour le traitement de la crise de panique. La thérapie comportementale

C’est la TCC ou thérapie comportementale. Il est vrai que vous parler de ce mode thérapeutique m’est facile puisque c’est l’objet même de mon métier ! Mais pas seulement. En effet, des années durant, j’ai aussi pratiqué la thérapie analytique. J’ai moi même fait une cure psychanalytique pendant plus de 10 ans. A la fois, pour résoudre mes problèmes personnels mais aussi pour agir un positionnement professionnel. Mon objectif étant e rendre les choses me concernant le plus clair possible. Et, à ce propos, la thérapie comportementale est une approche très pragmatique.

En effet, il ne s’agit pas de travailler de façon exclusive, voire réductrice, sur votre histoire personnelle. En tant que coach comportemental, ce n’est pas ma première démarche. Non pas que cela ne m’intéresse pas mais je n’ai tout simplement pas besoin d’aller chercher cela. Ce qui, dans votre histoire, a pu motiver de tels troubles émerge ensuite, naturellement. Sans que l’on perde du temps à aller chercher. C’est le processus même de l’approche comportementale qui participe à l’émergence de ce qui explique votre problème. Çà vient tout seul.

Ce sur quoi vous et moi nous concentrons, c’est le contexte dans lequel vous êtes victime d’attaque de panique. Ainsi, nous travaillons sur les réponses que vous formulez aux questions que je vous pose. Grâce à vous, nous comprenons le mécanisme de vos attaques de panique.

Ceci va me permettre de vous prescrire des exercices thérapeutiques très simples et très efficaces. Très rapidement, vous ne souffriez plus de crise de panique. En l’espèce, il ne s’agit pas que vous ne soyez plus victime de vos peurs paniques à un instant “T”. Plutôt que vous n’en soyez plus affecté. De façon définitive!

Je reviens sur tous ces aspects que je développe ci-après.

Crise de panique et trouble panique. Une différence de taille

Pour mémoire, il me semble important d’apporter la lumière quant à ce qui différencie crise de panique et attaque de panique. La crise de panique a une dimension ponctuelle puisque qui dit “crise” dit que cela a lieu à un instant précis et pas nécessairement renouvelé, récurrent. C’est donc soudain et  violent. Le trouble panique induit une récurrence. C’est un peu comme à propos de l’anxiété.

Vous êtes donc en quasi permanence sujet à ces troubles et leurs symptômes. Vous avez donc toutes les peines du monde à appréhender la réalité de vos émotions et à vous comporter face à elles de façon adaptée.

Crise de panique que faire?

Avant que de vous parler de crise de panique et de la façon d’y mettre un terme définitif, permettez moi de vous rappelez le contenu des 2 vidéos que j’ai mise en ligne sur ma page Youtube.

Dans la 1ère vidéo, je vous ai expliqué le mécanisme qui vous empêche de positivement contrôler l’angoisse, et l’anxiété, dont vous êtes victime. Dans la seconde vidéo, je vous ai donné 3 “petits” exercices pour ne plus souffrir de crise de panique.

  • Le 1er exercice thérapeutique traite d’objectivation (prise de distance) et acceptation de votre émotion pour arrêter de lutter contre elle
  • Le 2ème exercice qui consiste, plutôt que d’inventer des scénario de réussite, à poser toutes les questions anxiogènes que vous vous posez de sorte à diminuer progressivement vos angoisses
  • Le 3ème exercice, dit “exercice du pire”, qui est que, plutôt que de passer au-dessus de votre problème d’angoisse, de crise d’angoisse, ou d’anxiété, c’est de rentrer dans le problème en en envisageant le pire que vous puissiez redouter

Maintenant, il y a une 3ème et dernière chose dont je souhaite vous parler. A cette fin, je vais vous donner des précisions à propos de l’exercice du pire et, plus particulièrement, quant à comment faire en cas de crise de panique.

Crise de panique. Extension du domaine de la lutte…

L’exercice du pire est un excellent exercice que vous pouvez utiliser à chaque fois que vous êtes confronté à une émotion d’angoisse, ou d’anxiété et, à plus forte raison, d’une crise de panique. Je vais vous donner un exemple.

J’ai un ami, un type très gentil, qui, à une époque, souffrait beaucoup de timidité au point d’ailleurs que dans certaines situations, il en concevait des crise de panique. Comme beaucoup d’hommes et de femmes, il avait un désir bien légitime de vie sentimentale, voire de vie de couple. Mais, cet ami avait toutes les peines du monde a initier une ou des relations ou, à tout le moins à rentrer en relation avec des femmes.

Il était convaincu que, de toute manière, quoiqu’il se passe, sa vie était vouée à l’échec en termes sociaux, professionnels et sentimentaux. Et qu’à ce dernier propos, plus qu’à tous les autres, jamais il ne plairait à quelqu’un en termes physiques, intellectuels, sociaux, économiques, spirituels même!

Le traumatisme de l’échec passé

Comment faire en cas de crise de panique

Crise de panique. Que faire?

Un jour, cet ami me téléphone en me disant combien il est très perturbé parce que, tout à fait par hasard, il a rencontré une ancienne camarade de lycée, qu’ils ont un peu discuté et que lui se sentait assez mal à l’aise.

Mon ami se sentait d’autant plus mal à l’aise que cette ancienne camarade lui a proposé un rendez-vous, qu’il a bien volontiers accepté – cela lui fait très plaisir – mais, dans le même temps, il est rongé d’angoisses parce qu’il craint de ne pas avoir un comportement adapté à la situation. quand il me dit “rongé d’angoisses” j’entends “crise de panique”. Effectivement, il en viendra à me demander comment faire en cas de crise de panique.

Comme au Lycée, alors que cette jeune fille ne le laissait pas indifférent, et qu’il n’osait pas l’aborder comme il l’aurait souhaité, la femme qu’elle est devenue lui plaît encore plus. De fait, il ne détesterait pas de la séduire ou, à tout le moins, d’essayer…

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Agir et non réagir

Victime de crise de panique à cette idée, mon ami m’explique qu’il l’est d’autant plus que cette femme est intelligente, cultivée, jolie, je pose 4 et je retiens 2 (Oups!). Elle a une activité professionnelle que bien des hommes lui envieraient, elle est financièrement autonome, je pose 4… non non… En plus elle est enjouée alors que lui se trouve triste voire morose.

Autant de sujets à propos desquels mon ami alimentait son propre sentiment d’échec à venir. J’ai donc demandé à mon ami ce qu’il craignait quant à ce rendez-vous. Et lui de me répondre qu’il était pris de crise de panique à l’idée d’être gauche, maladroit, emprunté, de dire des choses inintéressantes. Globalement, de ne pas savoir plaire à cette femme et, pire, de ne pas savoir susciter l’intérêt chez elle, voire… le désir.

Je lui ai donc demandé ce qu’il envisageait comme solution. Et lui de me répondre que la solution qu’il avait consistait à lui poser un lapin! De fuir!

Quand organiser sa propre panique vous protège

Je répondis donc à mon ami que je comprenais qu’il veuille fuir mais je lui demandais, s’il réagissait de la sorte, ce qui lui va penser de lui même. Il me répond qu’il ne s’aimera que moins – alors qu’il ne s’aime déjà pas beaucoup – et, alors qu’il aurait une ouverture comme disait Michel Blanc dans “Les Bronzés” et qu’alors qu’il se connaît puisqu’il a déjà vécu ce genre de situations, je cite: “Je vais être transpirant, moite, je vais me sentir bête. En tous cas, je serais tellement stressé que je serais très en deçà de ce que je souhaite qu’il se passe“.

Je confirme auprès de mon ami que sa solution est donc d’éviter cela, de ne pas honorer ce rendez-vous. Ce qu’il me confirme et ce à quoi je lui oppose ce qu’il risque d’en ressentir. J’entends donc, qu’effectivement, il aura de lui une image encore plus mauvaise.

Et moi de lui demander ce qu’il craint de pire. Il s’énerve, réitère ses propos de tout à l’heure tout en me précisant que s’il se rend à ce rendez-vous, nonobstant une crise de panique, il craint d’obtenir un résultat inversement proportionnel à ceux désiré. En même temps, il convient que s’il fuit, il sera profondément malheureux et ce d’autant plus qu’il aura encore dans un sentiment d’échec.

Quand la solution à une crise de panique est dans le pire

Je précise à mon ami que, tout cela, je le sais et que ce qui m’intéresse c’est qu’il va se passer ensuite pour lui. Ce qu’il craint de pire. Je vous passe les détails que vous trouverez dans la présente vidéo, mais ce qu’il me précise c’est de terminer sa vie seul. Ah, quand même, il a fini par le dire, le bougre… Ce qui ne donne que plus de force à sa question de savoir comment faire en cas de crise de panique.

A compter de ce moment là, je demande à mon ami d’imaginer, de seulement imaginer, qu’à compter du moment où il va aller voir cette jeune femme, toutes les douleurs qui vont être les siennes (mains moites, tremblements, transpiration, bégaiements, etc.). “Et, partant, tu verras que cela ne va pas l’encourager à envisager une relation sentimentale avec un type comme toi, dégoulinant et insécure!

Tu vas donc imaginer que ce diner est une véritable catastrophe au terme de laquelle tu rentres chez toi, profondément meurtri de ne pas avoir su faire ni être, frustré quoi!”. Et mon ami de me pondre une crise de panique téléphonique. Je m’emploie à l’apaiser, et lui explique justement comment faire en cas de crise de panique.

Quand se rassurer ne sert à rien

Crise de panique comment faire

La solution à la crise de panique

Ensuite, une fois chez toi, tu vas imaginer toutes les conséquences de tes… inconséquences et, surtout, la pire d’entre elle. C’est à dire que tu n’oseras plus jamais t’approcher d’une femme qui te plaise, que jamais tu ne répondras favorablement à l’intérêt qu’une femme puisse t’exprimer – j’ai oublié de vous dire que mon ami est plutôt bel homme – et que tu vas passer ta vie seul.

Tu vas donc imaginer toute ta solitude, la dimension glauque et mortifère du sujet, etc. En bref, ce que je te demande d’imaginer, c’est… ta vie de merde! La crise de panique reprend. Et moi de réitérer mes consignes pédagogiques quant à comment faire en cas de crise de panique.

Ce à quoi mon ami me répond: “C’est n’importe quoi”. Je lui oppose que “non” puisque c’est précisément ce qu’il me dit craindre. Donc, je lui demande que s’il essaie d’honorer ce rendez-vous, qu’avant de passer la porte du restaurant, il fasse cet exercice du pire qui lui fait si peur!

Comment faire n’importe quoi pour reprendre le contrôle

Partant, que non seulement il fasse l’exercice du pire conformément à la vidéo 2 mais qu’il le fasse aussi juste avant l’évènement dont il a si peur et qui génère tant de crise de panique. Je reformule à mon ami la nécessité de faire cet exercice non seulement 10 minutes le matin, mais aussi 10 minutes au déjeuner et, enfin, 10 minutes le soir. Mon ami avait rendez-vous quelques jours plus tard avec cette jeune femme.

“Tu fais donc cet exercice jusqu’au jour du rendez-vous et jusqu’au moment même du rendez-vous!”

Les jours se passent, je vis ma vie, parfois très tumultueuse. Et puis, un jour, je reçois un appel téléphonique de mon ami. Il a une voix que je ne lui reconnais pas. Et de me parler de son amie du Lycée comme de l’exercice qualifié d’idiot par lui. Il me dit ne pas l’avoir fait tout de suite, puis l’avoir commencé alors qu’il n’avait en lui aucune confiance (en l’exercice). La seule idée de ne pas honorer ce rendez-vous le faisait rentrer dans des crise de panique plus douloureuses qu’avant.

Comment traiter une crise de panique de façon efficace et étonnante

Crise de panique, l’épilogue d’un drame

“Au début, me dit-il, cela a été très dur. J’étais très en colère en me disant que je ne voulais pas de cette vie là, seul. Je tentais de me convaincre que j’allais me forcer à y aller, me forcer à lui parler, me forcer à la séduire”. “Et alors”, demandais-je, “cela a marché, tu t’es forcé?”. “Mais non” me répondit-il “…parce que plus je faisais cela pire c’était.

“Fais ce que tu crains”

Au bout d’un moment, j’ai lâché prise et fais l’exercice exactement comme tu me l’avais indiqué. Je l’ai ainsi réalisé chaque jour jusqu’à l’entrée du restaurant”. J’en conclus donc qu’il avait fini par comprendre comment faire en cas de crise de panique au point de ne plus en avoir.

“Et”… lui dis-je. Jacques me répond:”Elle et moi nous sommes embrassés hier soir”. “Ensuite?” rétorquais-je. Mon ami se met en colère, me renvoie à mon “Ensuite?” pour enfin me préciser combien il est ravi. Heureux même. Ils partent ensemble en WE très prochainement. Yo!

Crise de panique. Épilogue du drame en devenir…

Je ne peux bien évidemment pas m’empêcher de demander à mon ami si l’idée de ce WE l’inquiète. Si cela génère chez lui de l’angoisse, voire une crise de panique. L’occasion est trop belle pour le coach que je suis. Et j’invite mon ami à imaginer ce WE comme une catastrophe cataclysmique! Il va être un amant nullissime, elle va le quitter très rapidement, et j’en oublie. Mon ami me confirme avoir bien compris le principe. Il fera cet exercice si besoin.

Une adorable issue…

Le temps a passé. Inexorablement. Cette jeune femme a donné naissance à Mademoiselle Joséphine… Mon ami, sa compagne et leur fille se portent aussi bien que possible.

La crise de panique répond à un processus qui, bien évidemment, est spécifique à chacun. Cependant, les fondements d’une crise de panique sont souvent les mêmes. Qu’il s’agisse d’image de soi, de confiance en soi, de pleurs constituées dans l’enfance, donc au cours de la construction de votre personnalité, les crise de panique ont souvent les mêmes sources et… les mêmes effets. Se pose donc la question de savoir comment contrôler une crise de panique.

“C’est en renouvelant les mêmes erreurs que l’on obtient un résultat inversement proportionnel à l’effet désiré”

Jean-François est un homme de 35 ans. Père psychiatre, mère enseignante, Jean-François est éducateur spécialisé. Ils suivi une formation longue et difficile et, pour la vision que j’ai de ce métier, je suis assez étonné de ce dont il m’informe quand il prend contact avec moi.

Le métier d’éducateur spécialisé, à plus forte raison quand l’on sait que ce monsieur s’occupe de jeunes en difficultés, prépare à vivre des situations difficiles. Les inter action, parfois difficiles pour ne pas écrire violentes, peuvent être fréquentes. Jean-François en a l’habitude et c’est comme si, tout d’un coup et contre toute attente, plus rien des habitudes comportementales dans le domaine professionnel ne fonctionnait.

Quand la folie consiste à répéter les mêmes erreurs

Jean-François redoute de se trouver en situation difficile et, inconsciemment, il prépare ses crises de panique parce qu’il n’a de cesse d’anticiper. Que s’est-il donc passé pour que le quotidien de ce monsieur soit bouleversé contre toute attente, et ne puisse contrôler une crise de panique?

Quand j’aborde un problème avec quelqu’un, et que cette même personne souhaite trouver une solution, ma première attitude consiste à poser beaucoup de questions. Et en ce qui concerne Jean-François, je pose d’autant plus de questions que le métier qu’il fait, et les crise de panique dont il est victime n’ont rien d’innocent. Cela répond à un processus assez clair, en règle générale, bien que spécifique à chacun d’entre nous. Ce qui pose la question de la façon spécifique à chacun de contrôler une crise de panique.

Crise de panique et crise d’angoisse. Des différences?

La crise de panique n’a pas à voir avec les crises d’angoisses. En effet, une crise d’angoisse est une angoisse forte et soudaine qui, si elle est pénible à vivre, ne donne pas le sentiment de perdre ses moyens. Ce dernier cas étant la définition même d’une crise de panique.

Cela signifie que, contre toute attente, et d’une façon éminemment violente, vous vous retrouvez dans la totale incapacité de rassembler votre énergie pour traiter une information angoissante ou une somme d’informations qui requièrent une réponse adaptée. Autant d’éléments que vous trouverez dans les différents cas que je traite sur ma chaine Youtube.

Contrôler une crise de panique. Une question de processus

La crise de panique répond à un processus particulier au sens où il y a une somme d’éléments personnels, contextuels ou environnementaux qui participent à faciliter une crise de panique.

Ainsi, si vous êtes fatigué(e), victime danxiété, stressé(e), contrarié(e) par un ou plusieurs éléments qui vous inquiètent, vous pouvez accumuler des émotions que vous tentez de contrôler. Alors, souvenez-vous.

Contrôler vos émotions est la pire des choses que vous puissiez faire. Contrôler ses émotions cela signifie que lorsque vous éprouvez une émotion et qu’elle vous met en difficulté (peur, joie, tristesse, dégoût, colère, honte, culpabilité) vous la rejetez par peur de ne pouvoir l’exploiter et vous faites comme si rien ne se passait.

Dans le cas de Jean-François, il y a une somme d’émotions et d’évènements qui ont favorisé ses récentes crise de panique. Des situations vécues, et qui semblent s’être répétées de diverses façons, ont participé à ce que JF voit son capital de confiance en soi fondre comme neige au soleil.

Pourquoi vous ne devez pas contrôler vos émotions
Contrôler une crise de panique. Comment faire pour contrôler une crise de panique?

Contrôler une crise de panique

Dès le départ, face à des situations qui semblaient lui échapper, Jean-François a renforcé ses défenses. Il a utilisé des outils de coercition devant des adolescents qui refusaient d’obtempérer, et de satisfaire leurs engagements.

Jean-François s’est retrouvé confronté à certains échecs pédagogiques qui ont altéré la confiance qu’il pouvait avoir en lui. Et, partant, l’ont empêché de contrôler une crise de panique quand il la sentait venir.

Progressivement, alors qu’il en avait maintes fois discuté avec ses collègues de travail, cet éducateur spécialisé s’est senti mis en cause. C’est du moins ce qu’il m’explique bien que, il en conviendra plus tard, c’est son état de fatigue plus un autre élément très personnel qui auront favorisé ce sentiment d’être mis en cause dans un conflit répété.

Inconsciemment, vous convoquez la crise de panique

Quotidiennement, Jean-François se rend compte qu’il dort mal. Sa compagne l’informe qu’il geint en dormant. Lui dit qu’il se réveille fatigué et victime d’angoisses matinales. Plus il se rapproche du centre dans lequel il travaille, plus ses angoisses augmentent. Jean-François souffre de ruminations, et se fait des films quant à la façon dont chaque journée de travail va se dérouler.

Pour faire court, une fois n’est pas coutume, Jean-François cherche à contrôler son problème. Comme s’il voulait le prévenir pour mieux le contrôler. De sorte à ce que cela ne lui échappe pas. Le processus est en route. Jusqu’au jour où, débordé d’émotions, Jean-François sort des ses gonds. Il en est à deux doigts de frapper un ado.

Bien qu’expérimenté, Jean-François fait un plaisir à nul autre pareil à l’ado avec lequel il est en difficulté inter actionnelle. Il perd de son autorité devant cet adolescent. Jean-François avoue son impuissance. Il perd ses moyens et, partant, se décrédibilise. S’éloigne de cette autorité qu’il revendique tant. Il perd le contrôle. Celui de ses émotions. Par extension, il n’arrive pas à contrôler une crise de panique, même minime.

L’injonction paradoxale

Il tente de les retrouver jusqu’au moment où, ce qui devait arriver arrive. Notre éducateur spécialisé n’arrive plus à utiliser ses ressources. C’est à dire son expérience. Mais pourquoi donc ce monsieur en est-il arrivé à ce point? Celui où il s’ordonne de réussir alors qu’il a construit, inconsciemment il est vrai, ce qu’il vit comme un échec?

Très fréquemment, je constate que l’histoire des personnes qui me consultent paramètre leur relation à leurs émotions. Ou plutôt ce qu’ils ont retenu de leur éducation. J’en veux pour preuve ce qu’il est convenu que l’on appelle “l’injonction paradoxale”. Cette injonction est une phrase prononcée une ou plusieurs fois par un parent. Ou un proche faisant autorité. Une phrase du type: “Fais ce que tu veux mais gagne de l’argent” ou “Fais ce que tu veux mais tu n’y arriveras pas“. Cela signifie donc qu’une chose est dite et son contraire dans la même phrase.

Avec Jean-François, nous explorons plus avant sa relation à l’autorité. Sa relation au pouvoir. Comme sa relation à l’image de lui même. Enfin, la façon qu’il a de s’affirme. C’est là que nous allons découvrir une injonction paradoxale intéressante.

Pourquoi est-ce si difficile de contrôler une crise de panique?

Contrôler une crise de panique

Comment construire votre propre échec en 1 leçon

JF se souvient qu’un jour, il a annoncé très fier à sa mère enseignante le métier qu’il souhaitait faire. Laquelle lui a répondu qu’elle soutenait son choix mais… que c’était un métier difficile et ingrat et que lui, son fils, n’avait pas le droit de se tromper.

Cette maman a dit cela de façon tout à fait innocente. Elle n’a sans doute pas imaginé quelles conséquences cela pourraient avoir pour son fils. Or, celui-ci, s’il a confirmé son choix et a conscience de la difficulté, n’en n’a pas moins retenu ce que sa mère lui a dit. Il a fait de cette injonction une nécessité impérieuse à satisfaire en toutes circonstances.

Les années ont passé. Jean-François a inconsciemment cultivé ce qu’il avait perçu comme un ordre impérieux de sa mère. Il a donc peur de s’y trouver confronté. Il craint de paniquer devant l’éventualité d’un échec. De fait, il se sent d’autant plus mal qu’il craint de ne savoir contrôler une crise de panique. S’il panique.

Ainsi, à chaque évènement professionnel à propos duquel JF se sentait mis en cause dans sa légitimité, et qui participait à lui faire peur d’échouer, cet éducateur s’enjoignait l’ordre de réussir.

De la difficulté d’objectiver

C’est ainsi que, non sans quelques angoisses ponctuelles, ce monsieur a traversé des années d’expérience et d’implication. Ce qui a fonctionné pendant des années a fini par trouver sa limite. Jean-François s’est retrouvé fragilisé par quelques échecs cuisants avec des adolescents qu’il n’arrivait pas à aider.

Il a fini par en faire une affaire personnelle. Si cela ne fonctionnait pas, c’était de sa faute. Pour se protéger de ce sentiment de culpabilité la phrase de sa maman résonnant à sa tête -, Jean-François redoublait d’énergie pour réussir à contrôler une crise de panique, ce qui creusait un peu plus sa peur d’échouer, et lui donnait un résultat inversement proportionnel à l’effet désiré.

Traitement de la crise de panique

En quelques séances, JF a réussi à retrouver de lui une image positive et à objectiver. Cela signifie ne pas lâcher prise et ne pas nécessairement se sentir responsable en cas d’échec avec un ado. Il y a réussi en comprenant les mécanismes de défense qui étaient les siens. Ceux là même qui lui rendaient son comportement toxique.

En fait, ce monsieur réagissait comme un enfant. Il voulait absolument apporter la preuve à sa mère qu’il ne s’était pas trompé de choix. Partant, qu’il était donc légitime à exercer sa fonction. Tout en ayant peur de ne pouvoir continuer à apporter cette preuve.

Partant, il craignait, en cas d’échec, de perdre sa légitimité. Mais aussi l’approbation des sa mère, voire son amour. C’est du moins ce qui est apparu au cours du travail que nous avons fait ensemble. C’est un peu comme si la maman de ce monsieur apparaissait à chaque difficulté inter actionnelle entre un adolescent et lui. Ce qui paramètre de façon infantile ses réactions émotionnelles. Et, dès lors, l’empêchait de contrôler une crise de panique en devenir.

Échouer c’est réussir!

Plus il avait peur d’échouer, plus il dépensait d’énergie pour réussir, et plus il allait a devant de son propre échec puisqu’il en faisait, émotionnellement parlant, une affaire personnelle. En fait, Jean-François, pour se protéger, réagissait et perdait toute objectivité. En dépensant autant d’énergie, il participait activement à la gaspiller. Et d’une façon telle qu’il avait toutes les chances de créer une crise de panique. Puis le renouvellement aggravé de ses crise de panique.

Il comprend comment il s’empêche de contrôler une crise de panique. Dès lors, il réussit à reprendre un comportement adulte et responsable. Il y a réussi à la faveur d’un premier élément de travail, un diagnostic. C’est un outil de travail que je vous invite aussi à utiliser. Ainsi, nous comprendrons tout ce qu’il y a à comprendre. Et ce, que vous souffriez de crise de panique, d’angoisses, d’anxiété ou de phobie.

DÉCOUVREZ COMMENT TRAITER VOTRE PROBLÈME D’ANGOISSE, D’ANXIÉTÉ, DE PHOBIE, DE TOC, OU DE DÉPRESSION, EN MOINS DE 2 MOIS, SANS MÉDICAMENTS

CETTE MÉTHODE OFFRE UN ESPOIR À CELLES ET CEUX QUI PENSAIENT NE JAMAIS S’EN SORTIR


A propos de Frédéric Arminot |  Frédéric Arminot

3 Commentaires: “Crise de panique. Causes, symptômes et traitement de la crise de panique”

  1. Bonjour,

    Merci de votre intérêt. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me les poser.

  2. Molin dit :

    Intéressant

  3. Molin dit :

    intéressant, merci pour cet article! M.j

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