Le bore-out correspond à un syndrome d’épuisement professionnel par l’ennui. Il se différencie du burnout, car l’employé(e) n’est pas épuisé(e) par la surcharge de travail, mais par l’ennui qu’il ou elle ressent face à son travail.

C’est un syndrome d’épuisement professionnel fréquent dans les grandes entreprises du tertiaire où beaucoup de métiers semblent ne pas avoir d’utilité concrète et immédiate.

Il est important de noter que toute forme d’ennui dans sa vie proffessionnelleaffecte notre santé mentale de façon durable, à plus forte raison si aucun changement constructif n’est envisagé.

Le bore-out est-il l’inverse du burnout ?

On ne peut pas dire que le bore-out soit l’inverse du burnout. Certes, l’employé s’ennuie, mais cela ne veut pas nécessairement dire qu’il n’a rien à faire de sa journée.

Parfois, il est débordé de tâches abrutissantes et parfaitement inutiles. En revanche, le bore-out et le burn-out sont faciles à distinguer. La personne souffrant de burn-out est débordée par son travail, et par les tâches qu’elle s’inflige d’accomplir.

Son stress et son angoisse viennent justement de l’impossibilité d’y échapper, même en dehors des heures de bureau. Dans le même temps, cette même personne victime est aussi prise en otage par son anxiété de performance.

La personne qui a le sentiment de ne servir à rien se sent enfermée dans un travail qui l’ennuie. Le stress et l’angoisse viennent davantage de la crainte de devoir passer le reste de sa vie à supporter cet ennui et cette absence de sens.

Comment reconnaître un bore-out ?

La démotivation professionnelle se manifeste de diverses manières et ses symptômes évoluent avec le temps.

Généralement, on le reconnaît à l’ennui profond que l’on ressent face à son travail. Ce n’est pas un ennui face à une tâche longue, mais plutôt l’ennui face à une activité qui ne nous stimule pas assez.

Il touche principalement les salarié(e)s qui ne sont pas satisfait(e)s par leur position au sein d’une entreprise ou par leur travail. Puisque le mot bore-out vient de l’anglais «bore», ce qui signifie ennuyer, on a tendance à se concentrer sur la quantité de travail à effectuer.

On pense alors souvent qu’un(e) employé(e) avec de nombreuses tâches à effectuer ne peut pas souffrir d’une telle insatisfaction.

Au contraire, un travail qui exige de longues heures de présence, mais ne procure aucune plaisir intellectuel ou personnel, est plus susceptible de produire une absence d’épanouissement.

Les symptômes du bore-out

Comme le burnout, l’ennui s’installe insidieusement dans le quotidien du salarié, tant et si bien qu’un diagnostic n’est envisagé que de longs mois après les premiers symptômes.

Heureusement, on peut toujours agir contre une perte de motivation, mais on a souvent du mal à l’identifier avant qu’elle ne cause certains dégâts dans la vie professionnelle ou personnelle.

Le premier symptôme est une absence de désir d’envie d’accomplir des tâches qui semblent répétitives et insuffisamment stimulantes. Ensuite, le ou la salarié(e) commence généralement à se désinvestir de son travail et à négliger la qualité des tâches qu’il ou elle effectue.

Souvent, il ou elle développe alors un sentiment de culpabilité angoissant quand il constate le travail que font certains de ses collègues.

Dépression au travail: différence entre le burnout et le bore out.

Malheureusement, il ne peut alors que constater sa propre inutilité.

Enfin, le bore-out provoque généralement de la tristesse et du stress. S’ennuyer toute la journée sans perspective d’amélioration et se sentir inutile est susceptible de provoquer des dépressions et de l’anxiété voire se muer en un trouble dépressif persistant.

Dans certaines entreprises mal gérées, le bore-out est utilisé pour se débarrasser de salariés que l’on ne veut pas renvoyer. C’est le principe du placard doré. C’est évidemment une stratégie de management punie par la loi. Encore faut-il être en mesure de le prouver.

Pourquoi le désœuvrement au travail rend t’il malade ?

Tout d’abord, on doit bien comprendre que tout le monde ne réagit pas de la même manière face au désintérêt de son emploi. Pour une petite minorité de travailleurs, être payé(e) à ne rien faire est une situation tout à fait enviable.

Généralement, ce sont des personnes qui ont des passions très fortes en dehors du travail, mais qui n’envisagent pas d’en faire leur métier. Pour les autres, cet ennui les rend malade pour plusieurs raisons.

La plus directe et la plus évidente, c’est l’impact de l’ennui sur notre santé mentale.

En l’absence de stimulations suffisantes, notre cerveau produit moins d’efforts et donc moins d’hormones. Parmi toutes ces hormones, on trouve évidemment celles responsables du plaisir et du bonheur.

Surmonter une tâche longue et difficile, surtout quand le résultat est au rendez-vous, provoque un intense bonheur, du moins, au regard du temps que nous passons à travailler, je le souhaite à toutes et à tous.

Dès lors, on peut prendre en compte une raison plus diffuse et discrète, mais essentielle. Nous sommes nombreux à considérer le travail comme une part essentielle de notre vie. Il participe à la construction de notre position sociale et, par extension, d’une partie de notre égo.

Exercer un métier sans avenir au bas de l’échelle hiérarchique dégrade l’image que l’on a de soi. À terme, cela provoque des dépressions et des troubles anxieux.

Pourquoi le sujet du bore-out est tabou ?

Le contexte économique dans lequel nous vivons depuis la fin du plein emploi rend difficile de se plaindre d’avoir un travail qui nous ennuie, surtout s’il est bien payé. On peut donc comprendre le tabou qui entoure le bore-out.

En même temps, ce tabou ressemble aussi à une pression supplémentaire que l’on exerce sur les travailleurs. Effectivement, pourquoi un employé dont les capacités intellectuelles ne sont pas assez mises en valeur ne pourrait-il pas s’en plaindre?

Cela nous amène à un autre problème.

Celui-ci affecte généralement moins les cadres ayant fait des études supérieures dans le privé, mais beaucoup plus les employés avec des diplômes inférieurs, comme une licence à l’université.

On peut donc craindre que le bore-out révèle l’instrumentalisation de l’enseignement supérieur afin qu’il sélectionne pour les entreprises les futurs candidats aux plus hauts postes, quand bien même leur parcours s’explique par une position sociale avantageuse plus que par des compétences intellectuelles supérieures.

Comment s’en sortir ?

Face au bore-out, on ne peut rien faire d’autre que de vaincre sa peur d’en parler pour instaurer un changement. Ainsi, vous pouvez commencer par explorer les autres opportunités de travail.

Si vous n’en trouvez aucune à cause de votre formation insuffisante, je vous suggère d’explorer les offres de formation. Elles sont nombreuses et peuvent s’adapter à tous les types d’exigence.

En plus, votre employeur ne peut pas vous refuser un congé formation le cas échéant. Enfin, vous pouvez également en parler avec votre employeur.

Si vous vous ennuyez au travail et que vous savez où vos compétences pourraient être mieux employées dans l’entreprise, faites-en part à votre supérieur. Au pire, vous retournerez à l’étape précédente : se former pour changer de travail, voire d’entreprise.

Pour l’heure, si vous êtes victime d’une dépression au travail qu’il s’agisse de burnout ou de bore-out, et que vous cherchez une solution efficace et durable, je vous invite à cliquer sur le lien ci-après.


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