Phobie du sang: 2 solutions pour traiter l’hématophobie

Phobie du sang

En rédigeant cet article, je me remémore une jeune femme qui me consulte au cabinet à propos d’une phobie du sang. Elle doit prochainement se marier et, partant, est dans l’obligation de se faire faire une prise de sang. Rien qu’à l’idée, elle est catastrophée. Elle sait que si elle déroge à la Loi, il n’y aura pas de mariage possible. Et elle est d’autant plus catastrophée qu’elle s’interroge sur toutes les tentatives de solutions qu’elle essaie et qui ne donnent rien.

Effectivement, cette jeune femme est dans ce que l’on appelle “une double contrainte”. Si elle ne fait rien, c’est un problème. Si elle va se faire faire sa prise de sang, c’est un problème aussi. Alors, nous nous sommes mis en quête de solution. Et c’est non sans difficultés que nous avons fini par trouver une solution. C’est une histoire que je vous raconte plus tard dans un autre article.

Pour le moment, sachez que la phobie du sang est aussi appelée “hématophobie”. La phobie du sang tient en une peur irrationnelle du sang ou de toute surface ensanglantée. Elle touche aussi bien les femmes que les hommes.

Quelles sont les causes de ce trouble ? Quels sont les symptômes  de la peur du sang? Pour quel traitement faut-il opter pour traiter la phobie du sang? Autant de questions au sujet desquelles je tente de vous apporter des réponses à l’aide du présent article.

Les causes de la phobie du sang

Les causes exactes à l’origine de la phobie du sang ne sont pas connues. Le plus souvent, on évoque un ensemble de facteurs comme:

  • Un traumatisme de l’enfance: Quand on est enfant, tout le monde a (+ ou -) peur de voir son sang couler. Mais lorsque cela fait l’objet d’un traumatisme particulier, ce peut se muer en un trouble psychique présent tout au long de l’adolescence. Voire à l’âge adulte. A titre d’exemple, on peut citer une vaccination qui se déroule mal. Ou une prise de sang dans des conditions brutales ou douloureuses. On peut également ajouter les traumatismes comme la perte d’un être cher. Les accidents. Des catastrophes impliquant des pertes en vies humaines. Avoir été spectateur d’un accident. Etc.
  • La peur de la mort: Les personnes souffrant de ce trouble s’imaginent à la place de la personne qui perd du sang. Elles se disent qu’elles sont en face d’une situation de mort probable
  • Les tabous sociaux: Autrefois, les pratiques culturelles telles que le sacrifice, la chasse et les rituels impliquant l’abattage des animaux sont présentes dans le quotidien de l’être humain. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Certes, on regarde toujours des scènes sanglantes sur les écrans. Mais elles ne sont plus aussi flagrants dans la mesure où il y a une distance émotionnelle créée par l’écran de télévision. Comme une émotion déportée. Cette évolution engendrée par la civilisation peut également expliquer l’apparition de ce trouble

Quoiqu’il en soit, les précisions apportées ci-dessus sont des explications, éventuelles. Elles ne constituent pas des solutions à la phobie du sang.

Les symptômes de la phobie du sang

À la vue ou même à l’idée d’être en contact avec le sang, une personne souffrant de phobie du sang subit les symptômes ci-après :

  • Baisse du rythme cardiaque: Cela peut déboucher sur une perte de connaissance. C’est ici toute la particularité de la phobie du sang. Contrairement aux autres phobies qui entraînent une tachycardie, la phobie du sang est la seule qui conduit à une syncope. C’est pour cela que certains scientifiques évoquent comme cause l’hypersensibilité du système nerveux parasympathique
  • Mal de ventre
  • Vertiges
  • Nausée
  • Vomissements
  • Tremblements
  • Asthénie
  • Pâleur
  • Crainte permanente de se blesser: Cela a une conséquence sur le type d’activité que mènent les personnes souffrant de phobie du sang. Elles évitent au maximum les activités toniques par crainte de blessures pouvant les conduire à l’hôpital
  • Évitement des prises de sang, et des transfusions sanguines
  • Évitement des objets pointus ou tranchants comme les couteaux et les aiguilles

L’apparition des symptômes dépend du degré de gravité de la phobie du sang. Si pour certains, c’est un contact direct avec le sang lui même qui provoque les malaises, pour d’autres, un simple documentaire TV sur la transfusion sanguine, ou les urgences d’un hôpital, peut être problématique.

Comment traiter la phobie du sang

Si vous souffrez de phobie du sang, il n’y a aucune raison d’avoir honte. Les statistiques estiment que près de 40 % de la population mondiale est touchée par la phobie du sang. Certes, les symptômes ne sont pas aussi graves pour tout le monde. Retenez qu’il n’y a aucune raison de vous cacher. Et encore moins d’avoir honte d’une phobie du sang.

Selon l’OMS, la phobie du sang est la troisième affection phobique qui touche le plus de personnes au monde. Vous êtes donc loin d’être seul(e)! Maintenant, pour traiter la phobie du sang, il existe plusieurs méthodes. Deux d’entre elles sont fréquemment utilisés:

Phobie du sang: Traitement par anti dépresseurs

Les antidépresseurs et les anxiolytiques sont généralement utilisés de manière ponctuelle. Ils ont pour fonction d’éliminer les symptômes de phobie du sang. Mais, sur le long terme, ces médicaments présentent les effets secondaires – importants – ci-après:

  • Diarrhée
  • Troubles digestifs
  • Troubles sexuels
  • Sécheresse buccale
  • Somnolence
  • Accoutumance
  • Dépendance

Pour toutes ces raisons, je vous déconseille d’utiliser des médicaments de ce type – sachant qu’il n’y en a pas d’autre – pour traiter la phobie du sang.

Traiter la phobie du sang grâce à la thérapie comportementale

C’est le meilleur traitement contre la phobie du sang. Ainsi d’ailleurs que toutes les autres formes de phobies. Les techniques et les procédés de l’approche comportementale sont validés par plusieurs pays dans le monde. Son efficacité est prouvée par des études scientifiques menées par des universités de renommée internationale (cf. INSERM).

L’approche comportementale issue de l’approche systémique de Palo Alto se déroule en 4 principales étapes. Mais avant que de vous laisser les découvrir, je vous informe que nul n’est besoin de consulter pour traiter la phobie du sang. Un programme thérapeutique en ligne remplit aisément cette fonction (lire en bas de l’article).

Traiter la phobie du sang: Objectiver

A l’aide votre programme thérapeutique, vous effectuez un tour complet de tout ce qui concerne votre problème (origine, contexte, tentatives de solution). Ensuite, vous exploitez ces données. A la fois pour dresser un diagnostic précis de votre problème, et pour travailler à apaiser les traumatismes passés. Dans le cadre du programme, vous bénéficiez de tous les outils pour réaliser cette première étape. Laquelle, le plus souvent, vous permet de faire diminuer vos symptômes de 40% (en moyenne).

Traiter la phobie du sang: Comprendre et inverser le processus

De façon naturelle, l’étape 1 vous mène vers l’étape 2. C’est l’étape qui vous permet d’identifier la stratégie que vous mettez en place pour traiter ce que vous vivez comme un problème. Votre relation au sang. Ainsi, vous bénéficiez de différents outils comportementaux pour commencer à traiter la phobie dont vous êtes victime. Vous accédez librement à toutes les explications pédagogiques. Comme à toutes les vidéos explicatives dont vous avez besoin pour satisfaire votre objectif. Mettre un terme définitif à votre peur du sang.

Traiter la phobie du sang: Éliminer les traumas

Vous appliquez les exercices tels qu’ils vous sont proposés. Graduellement, vous mettez en place la stratégie proposée. Vous ne forcez rien. Vous bénéficiez de tout le temps que vous souhaitez. Il n’y a jamais d’exercices d’exposition dans ce programme thérapeutique. Petit à petit, à votre rythme, vous vous désensibilisez de votre phobie jusqu’à envisager – naturellement – de prendre un rendez-vous dans un laboratoire d’analyses (c’est un exemple). Ou alors, vos constatez un jour, avoir moins peur de vous couper. Ou être moins sensible à la vue du sang en voyant quelqu’un saigner (autre exemple).

Ainsi, vous remarquez que, grâce à votre implication, les symptômes de la phobie du sang diminuent de 40% en 8 à 10 jours. De 60% en 1 mois maximum. Et qu’ils disparaissent en 2 mois maximum.

Encore une fois, cela ne relève pas du miracle. Ou d’une prétendue magie digne d’un mauvais spectacle de variété. C’est simplement la mise en application de méthodes comportementales qui ont fait leurs preuves. Elles sont simplement logiques quand on connait le fonctionnement mathématico-logique du cerveau.

Çà, c’est mon boulot. Et je vous explique tout. En plus du fait qu’à l’intérieur de votre Espace Personnel, en qualité de membre du programme thérapeutique, vous bénéficiez d’un forum interne sécurisé. Cela favorise une inter action constante entre vous et moi. Comme si nous sommes au cabinet.

Traiter la phobie du sang: Consolider la solution

C’est la dernière étape de votre traitement. Vous consolidez la stratégie de résolution que vous utilisez. Il s’agit de s’assurer que les solutions employées sont durables (pérennes). Et que votre problème initial ne se transforme pas en un autre problème. Là aussi, tout est très simple. Il vous suffit de faire ce que je vous recommande, et tout se passe au mieux.

Comment traiter la phobie du sang.

Par ailleurs, si vous souhaitez partager votre expérience ou exprimer un commentaire en lien avec la phobie du sang, vous savez comment faire: utiliser le formulaire en dessous du présent article.

Merci de votre intérêt et de votre confiance.

 | Frédéric Arminot

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