Syndrome de stress post traumatique – Comment faire?

Syndrome de stress post traumatique

Syndrome de stress post traumatique – Quelle approche thérapeutique vous sera la plus utile?

Très souvent, les gens associent le syndrome de stress post traumatique à des faits de guerre, ou à des attentats comme, malheureusement, notre monde en connait pléthore ces 2 dernières années.

Or, le syndrome de stress post traumatique peut tout aussi bien concerner des militaires que des civils. Je pense non seulement aux attentas, mais aussi à des accidents de la route, comme à des accidents de la vie. De fait, le syndrome de stress post traumatique est à considérer comme le résultat d’un évènement vécu comme un drame personnel dont on a été victime ou témoin.

Ainsi, j’ai rencontré des personnes qui se trouvaient au Bataclan lors de l’attentat du 13 novembre 2015. Installées au balcon, elles ont pu fuir dès le début de l’attaque, et n’ont pas été atteintes par les balles, ni vu ce qu’il s’est vraiment passé. Elles l’apprendront par la presse. Pour autant, rétrospectivement, elles en ont conçu un stress terrible constitué d’angoisses, de crises d’angoisses et de troubles anxieux.

Le fait d’avoir été présent, et de ne pas avoir été victime de la même façon que les autres, voire de se sentir coupable (“pourquoi pas moi?“) constituent des éléments favorables à la constitution d’un syndrome de stress post traumatique.

Pour toutes ces raisons en lien avec le syndrome de stress post traumatique, je vais donc développer les éléments suivants:

  1. Quels sont les symptômes de stress post traumatiques
  2. Quels peuvent être les différents contextes associés à un syndrome de stress post traumatique
  3. Comment traiter un syndrome de stress post traumatique

Les symptômes du syndrome de stress post traumatique

Le syndrome de stress post traumatique est un trouble anxieux qui touche fortement les populations qui vivent dans des zones de guerre, ou dans des pays ayant connu une catastrophe naturelle (ouragan Irma en septembre/octobre 2017), ou encore des habitants de pays touchés par des attentats.

Ainsi, du fait de la montée des actes de terrorisme, le syndrome de stress post traumatique touche de plus en plus de personnes ayant été témoins d’attentats ou d’actes criminels.

Il peut aussi s’agir de troubles du comportement dont on peut souffrir après la perte tragique d’un être cher. Appelé également syndrome du survivant, les symptômes de ce trouble s’expriment de différentes façons:

  • Cauchemars

La victime vit continuellement la scène dramatique où elle a été exposée à la mort – de façon directe ou indirecte -. Elle n’arrive plus à dormir paisiblement, et son sommeil est continuellement agité du fait de la ré apparition d’images traumatiques pendant le sommeil (cf. angoisse nocturne)

  • Insomnie

Se coucher le soir est un réel problème. La victime vit dans la crainte de revoir ces images, ou la peur de ne pas se réveiller le lendemain. La personne victime d’un syndrome de stress post traumatique ou s’endort bien longtemps après s’être couchée, en plus de mal dormir, et de dormir insuffisamment.

  • Isolement

A cette même personne, il est particulièrement difficile, voire  impossible, d’interagir avec d’autres personnes. Le plus souvent, elle préfère ne pas s’attacher aux gens parce qu’elle a peur de les voir mourir de la même façon que celles et ceux qu’elle a vu disparaître sous ses yeux.

  • Colère

Colère contre les autres, contre elle même. Colère compréhensible mais pas toujours justifiée. Ce sentiment de n’avoir pu rien faire pendant le drame, de s’être senti impuissant à intervenir, ou à changer le cours des évènements, hante l’intéressé. Cela fait d’elle un être humain particulièrement nerveux, toujours sur la défensive. En colère contre elle-même, en colère contre les situations subies, cette colère finit par rejaillir sur l’entourage, et génère beaucoup de dégâts psycho sociaux et affectifs.

  • Évitement

Par choix ou nécessité, cette personne cherche à fuir, délibérément ou non, toute situation susceptible de lui rappeler le contexte ou l’environnement du traumatisme vécu.

  • Hyper vigilance

Toute ce qui relève de la prudence relève désormais de l’obsession. Un comportement obsessionnel d’hyper vigilance est motivé par la peur de revivre un drame vécu et subi par le passé. C’est comme si la personne souffrant de syndrome de stress post traumatique entrevoit, en la moindre situation, un drame qui pourrait lui enlever la vie, ou ôter brutalement celle d’un proche, alors qu’il n’y a objectivement pas de danger imminent.

  • Violences et conduites pathologiques

Alcoolisme, augmentation de la consommation de tabac, usage excessif ou dépendant de substances psychotropes (cf. stupéfiants) peuvent également être le quotidien de personnes souffrant d’un syndrome de stress post traumatique.

Dans une stratégie constante d’évitements incontrôlés, elles cherchent à anesthésier leur état émotionnel par la consommation de ces substances, tout en imaginant que cela les aidera à sortir du gouffre. Mais, chaque jour un peu plus, force leur est de constater que ce n’est pas une solution mais bien un facteur aggravant.

  • Dépression

La dépression, ou l’état dépressif, est l’un des symptômes les plus fréquents en cas de syndrome post traumatique puisque plus de 60% des personnes concernées en sont affectées. La dépression se manifeste par de la fatigue, une lassitude totale, un désintérêt pour des choses appréciées auparavant, et un désinvestissement certain de toute relation sociale, familiale, affective ou sentimentale.

Par ailleurs, on note l’apparition de problèmes de santé importants comme la fibromyalgie, et des douleurs chroniques. Des troubles sexuels sont également constatés chez plusieurs victimes de ce syndrome.

Le syndrome de stress post traumatique peut durer de plusieurs semaines à plusieurs années. Cela dépend de la gravité du drame subi, et de la personnalité de la victime. Toutefois, les symptômes énumérés ci-dessus n’apparaissent pas de façon automatique et immuable.

Ces symptômes de syndrome de stress post traumatique peuvent surgir à la faveur d’un autre évènement, non nécessairement traumatique, comme de la date anniversaire de l’événement traumatique initial.

Dans tous les cas, quel que soit la gravité du syndrome de stress post traumatique, il existe un certain nombre de solutions efficaces. Nous allons les explorer ensemble dès maintenant.

Pourquoi la thérapie comportementale peut-elle vous aider à tourner la page du syndrome de stress post traumatique

La thérapie comportementale est une thérapie brève (moins de 3 mois) très efficace pour traiter la plupart des troubles anxieux. Son but est de modifier les pensées et comportements problématiques afin d’aider la victime à guérir du syndrome de stress post traumatique.

Contrairement aux traitements médicamenteux qui, le plus souvent, sont prescrits à vie, la thérapie comportementale est un traitement structuré, et de courte durée, qui permet d’atteindre les résultats recherchés (le mieux être). Elle n’a aucun effet secondaire et, quel que soit le type de drame à l’origine du trouble anxiogène , elle est efficace dans plus de 70% des cas!

Découvrez 3 techniques pour traiter un syndrome de stress post traumatique

  • Contextualisation et modification des pensées problématiques

Le but de cette technique est d’éliminer les craintes présentes dans l’esprit de la victime afin de stopper les symptômes de l’anxiété. Cela permet d’éliminer progressivement la peur, la culpabilité, la colère, et/ou tout autre sentiment négatif et improductif. Un programme thérapeutique et comportemental en ligne peut vous aider à satisfaire ces objectifs, en plus du fait que vous bénéficiez d’une interaction constante entre vous et… moi (je suis le concepteur et le référent de ce programme). Vous n’êtes donc jamais seul(e)!

D’une façon plus générale, vous trouverez ci-dessous quelques précisions à propos de la thérapie comportementale liée au traitement du syndrome de stress post traumatique:

  • Accompagnement dans la résolution des problèmes

Cette approche a pour fonction d’aider la victime à résoudre plus efficacement les difficultés qu’elle vit au quotidien. La démarche comprend:

  • Définition et analyse complète des problèmes ressentis par le ou la patient(e)
  • Réflexion d’ensemble pour déterminer des stratégies de solutions
  • Évaluation des avantages et des inconvénients de chaque stratégie et solution
  • Mise en place de la stratégie choisie
  • Expérimentation des solutions choisies
  • Evaluation des résultats obtenus
  • Réajustement des solutions, ou choix de nouvelles pistes et stratégies de solutions
  • Exposition

Alors là, nous évoquons un sujet délicat. Comme vous le savez, je conteste l’efficacité de cette technique qu’est l’exposition, dans la mesure où elle ne s’entend que par la contrainte.

Je trouve cette démarche très fortement discutable au sens où elle ne respecte la vision du patient. Ce serait comme forcer l’intéressé à partager son intimité avec une personne qui la dégoûte! Le but de la technique d’exposition est de diminuer progressivement les symptômes, en exposant graduellement la victime à des situations spécifiques (lieux, odeurs, bruits, etc.) lesquels déclenchent le trouble anxieux. Je vous laisse imaginer la souffrance de la personne quand elle n’y arrive pas…

Il existe des moyens bien moins coûteux en termes émotionnels pour arriver à d’excellents résultats. Nous sommes là dans ce conflit qui crée un fossé entre la TCC (thérapie cognitive et comportementale) et LA thérapie comportementale issue de l’approche systémique de Palo Alto.

Dans le cadre ces cette technique par exposition, la personne victime d’un syndrome de stress post traumatique est censée éduquer son organisme afin qu’il n’ait plus des réactions vives de rejet dans des environnements analogues, ou identiques, à ceux qui justifient le trauma.

Honnêtement, je ne me vois pas demander à un patient de ré investir les locaux du Bataclan… alors que je sais pouvoir employer d’autres techniques de désensibilisation particulièrement efficaces.

De fait, l’exposition est généralement associée à la psycho éducation et, toujours par souci d’honnêteté, ce seul mot “psycho éducation” me faire craindre le pire pour le patient. Cela me rappelle ce directeur d’école qui disait aux parents qui voulaient bien l’entendre à propos des enfants scolarisés: “Je ne veux voir qu’une tête”. Je vous laisse le soin d’imaginer ce que je pense de ce type de positionnement.

Quoiqu’il en soit, la thérapie comportementale – approche systémique de Palo Alto – associée au programme thérapeutique en ligne ARtUS est un excellent moyen de traiter un stress post traumatique.

Maintenant, vous faites ce que vous voulez! Mais je peux vous garantir que mon expérience de la prise en charge pendant plus de 15 ans de salariés victimes d’attaques à mains armées et/ou de prise d’otages fait la différence. Et, comme le disait Gregory Bateson: “La différence est une différence qui fait une différence”.

N’hésitez pas à partager votre expérience avec les autres, à exprimer votre point de vue, à me faire part de sujets que vous aimeriez que je traite dans ce blog. Pour ce faire, je vous invite à utiliser les commentaires en bas de cette page.

Enfin, si vous avez été victime d’un syndrome de stress post traumatique dont vous avez du mal à vous défaire, et que vous souhaitez reprendre le cours normal de votre vie, je vous invite à cliquer sur le lien ci-dessous et à regarder une vidéo dont le contenu vous intéressera surement:

JE REGARDE LA VIDÉO SUGGÉRÈE PAR FRÉDÉRIC >>

Merci de votre intérêt.

 |  Frédéric Arminot

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