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Anxiété – Le procès de l’amiante à la SNCF pour préjudice

Anxiété amiante SNCF

Anxiété – Dommages – intérêts pour cause de préjudice

Plus de 150 cheminots et plusieurs sous-traitants de la SNCF qui tout au long de leur carrière professionnelle ont été exposés aux dangers de l’amiante ont porté plainte contre la SNCF à la suite de problèmes liés à leur anxiété.

Tous ces agents sont suivis depuis plus de 30 ans pour avoir travaillé au contact de l’amiante. Chaque plaignant demande 10.000,00 € d’indemnités au regard des risques induits par l’exposition à cette matière dont la preuve de la toxicité et de la mortalité potentielle n’est plus à faire.

Le syndicat qui accompagne ces cheminots dans leurs démarches juridiques fait état du préjudice d’anxiété qui a été reconnu  par la Cour de Cassation en mai 2010 dans une autre affaire.

Ces salariés de la SNCF, à l’instar d’autres professionnels ayant travaillé au sein de l’usine Sanofi de Vitry, ont donc lancé une procédure de conciliation auprès de la Chambre des prud’hommes. Si, d’aventure, ces cheminots et la SNCF ne trouvaient pas d’accord à la faveur d’une audience de conciliation, un procès devrait avoir lieu courant 2014. L’objectif d’une telle procédure étant, bien sûr, d’être indemnisé à propos de cette anxiété.

Un système fondé sur l’économie

Depuis que le monde est entré dans une ère industrielle, il est fréquent d’apprendre que telle ou telle entreprise – publique ou privée – a manqué à ses obligations en matière de sécurité et d’environnement.

Partant, la question de l’anxiété liée au monde du travail s’inscrit dans une redite anti sociale qui n’a pas de cesse. Si je me réfère à tous les cas de personnes qui ont été affectées de différentes façons à des stress liés à leurs conditions de travail, je suis étonné qu’il n’y ait pas plus de procès que cela.

La notion d’emploi et son cortège économique nous a fait perdre de vue depuis bien longtemps la responsabilité individuelle et collective face aux risques du travail. Nonobstant l’implication des membres de chaque CHSCT (Comité d’Hygiène Sécurité et Conditions de Travail), j’ai eu maintes fois l’occasion de constater que les travaux de telles commissions pour prévenir les risques assaillent… à la trappe !

Ainsi, chaque salarié devait s’arranger du manque d’informations lié à tel ou tel risque et, partant, face à un océan de dénégations, devait composer avec ses angoisses, celles de ne pas savoir ou, pire, d’être mal informé, que cela concerne ou non l’anxiété.

Mes anciennes fonctions d’encadrement en secteur industriel m’ont maintes fois confrontées à des manquements délibérés au nom de la rentabilité financière et, bien sûr, au détriment de l’homme. Ainsi, pour éviter le risque d’une mise au placard, à l’index ou… à la porte (licenciement), bon nombre d’employés ont fait le choix contraint de se taire ou d’édulcorer des informations quant à la dangerosité de tel ou tel environnement de travail. Partant, la notion d’anxiété est, à ce propos, bien aléatoire.

Le coût social et financier du changement

Je me souviens qu’il y a des années, j’étais intervenu au sein d’une entreprise pour évaluer les stress au travail. Force m’a été de constater que si l’on m’avait bien laissé réaliser mon audit au nom de l’évaluation des risques psycho sociaux, les conclusions et recommandations que j’avais faites n’ont pas été suivies d’effets.

L’entreprise n’a pas étouffé le dossier que je lui avais remis mais a argué que de tels changements préconisés allaient modifier la structure même du travail comme son environnement et qu’il y avait fort à parier que de tels changements soient des facteurs de stress d’une part, et des facteurs de dépenses économiques non rentabilisées avant longtemps d’autre part. Faisons foin de l’anxiété…

Une fois n’est pas coutume, c’est bien en ces termes que se pose la question. Dans cette société qui ne s’occupe que de rentabilité et d’économie, bien des femmes et des hommes victimes d’anxiété ou dangoisses en milieu de travail ont répugné à dénoncer des mesures ou des mesurettes par crainte de se voir licencier ou, pire, ostraciser.

C’est sans doute la raison pour laquelle les cheminots de la SNCF, comme certains sous traitants, auront attendu de ne plus travailler pour la SNCF afin d’exiger réparation des préjudices d’anxiété ainsi causés.

Cela me rappelle un carrefour en bas de chez moi à Paris, quand j’étais enfant. Tout le monde criait au scandale devant le nombre de morts à cette inter section du fait de l’absence de feux tricolores. 20 ans après avoir quitté ce quartier, les feux n’étaient toujours pas mis en place et le nombre d’accidents et de décès n’a cessé de croître. Ce n’est qu’il y a peu que, enfin, ce périmètre a été sécurisé, ce qui n’empêche pas certains automobilistes de ne pas respecter la règlementation au risque de leur vie et sans que personne ne s’en émeuve plus particulièrement. Sans doute est-ce pour des questions de rentabilité et… d’emploi du temps…

Cette absence de respect de soi, des limites, des autres, ne semble reposer que sur des questions d’argent, nerf de la guerre à propos duquel le crédo social semble reposer sur une terrible équation: dépenses/intérêt = rentabilité.

Je le sais mais cela me peine toujours autant de savoir que l’homme participe à sa propre perte et que ce n’est qu’en extrême limite qu’il se décide à envisager de ne plus se rendre complice du système qui le broie tout en le protégeant collectivement en son nom. Un peu comme à l’école où j’ai souvenir d’un proviseur qui, un jour, m’a fièrement fait savoir que dans “son” établissement il ne voulait voir qu’une tête. Notre système exclut la différence si elle persiste à vouloir s’exprimer comme telle. Le système économique et social isole au nom de son propre équilibre. La peur est donc bien un outil de coercition savamment exploité par bien des gens et des systèmes. Entretenir l’anxiété a donc d’insignes avantages ce qui obère les moyens de soigner l’angoisse.

Ne pas être complice d’un environnement social ou professionnel délétère fait courir le risque d’une exclusion qui participe à aggraver l’anxiété patente générée par une société qui ne prend plus acte de chaque homme mais d’un tout, d’une globalité.

De fait, notre société et ses hommes s’abîment-ils à se laisser absorber, pour ne pas écrire dévorés, par des comportements institutionnalisés au nom de l’argent? L’avenir le dira mais comme le disait Jacques Lacan: “On ne pose jamais que des questions à propos desquelles on connaît la réponse“.

Dans la même veine, je crois que c’est Pascal qui disait:
L’homme est un loup pour l’homme“.

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Frédéric Arminot

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