Thérapie cognitive: Elle n’a rien à voir avec la thérapie comportementale

La thérapie cognitive

J’ai longtemps fait un amalgame. De la même façon que la plupart des gens. Lesquels ignorent de quoi il retourne. Ce qui n’est pas sans générer des incompréhensions dont les patients sont les premières victimes. Mais à qui profite le crime? Alors, autant vous le dire tout de suite. Il y a une grande différence entre la thérapie cognitive, et la thérapie comportementale. Une différence fondamentale.

Il ne s’agit pas pour moi de revendiquer des différences à mon profit. D’en retirer gloire. Ou d’en concevoir du mépris. Je souhaite simplement éclairer”votre choix quand la question se pose pour vous de choisir une approche thérapeutique ou une autre.

En effet, je trouve qu’il existe un vide – conséquent – lié à un manque d’informations quant à ce que sont les thérapies, en général. Un peu comme s’il y a le “sachant” et “l’apprenant”. Dès lors, qu’entre les deux, subsistent un espace gris anthracite que bien des thérapeutes s’ingénient à préserver. Ah… Je vais encore me faire des ennemis. D’aucuns disent qu’ils préfèrent être détesté qu’ignoré.

La thérapie cognitive constitue l’un des traitements les plus efficaces contre les troubles anxieux. Il en est de même en ce qui concerne la thérapie comportementale issue de l’approche systémique de Palo Alto. C’est  la façon d’opérer de chacune de ces deux thérapies qui diffère. Elles sont est non seulement différente, mais elles se fondent sur des grands principes très différents.

Thérapie cognitive: Attention aux amalgames

Quoiqu’il en soit, la thérapie cognitive, comme la thérapie comportementale (la vraie, la seule, l’unique… bon, j’arrête…), est une excellente alternative à la prise d’antidépresseurs. Lesquels, au fil du temps, montrent leurs nombreuses failles et effets secondaires. Voire les séquelles qu’ils infligent.

Par souci de vous orienter au mieux de vos intérêts, et alors que j’écris sans relâche en quoi consiste la thérapie comportementale, il me semble important de vous donner tous les éléments d’appréciation nécessaires. Ainsi, de vous faciliter un choix en conscience.

C’est la raison pour laquelle je précise les éléments ci-après:

  • Historique de la thérapie cognitive
  • Grands principes de la thérapie cognitive
  • Déroulement de la thérapie cognitive

Historique de la thérapie cognitive

La thérapie cognitive est un traitement qui tire ses sources de l’antiquité. Pour l’histoire, Hippocrate traite les phobies en exposant ses patients aux situations qui sont à la source de leurs peurs. Plusieurs enseignements sur le contrôle des pensées, et des comportements, se retrouvent également chez les yogis. Comme au sein de la religion bouddhiste.

Vers le 18ème siècle, le célèbre philosophe John Locke préconise, pour un enfant qui souffre d’une phobie des grenouilles, l’exposition aux situations anxiogènes.

Dans son évolution, à partir du 19ème siècle, la thérapie cognitive connait principalement 3 vagues. Sans pour autant annuler les concepts précédents, chaque nouvelle vague apporte quelque chose de plus à la précédente.

La toute première vague apparait vers la fin des années 50. Elle a pour but de comprendre les comportements des hommes. Et ce, sans avoir recours à une introspection. Elle tient uniquement compte de ce qui est visible chez les patients.

Selon cette vague, les comportements des hommes ont une influence significative sur l’apparition des troubles anxieux. Elle vise donc essentiellement à modifier les comportements pour résoudre les problèmes dits mentaux.

La thérapie cognitive. Est-ce une thérapie respectueuse?

Thérapie cognitive: La théorie de l’apprentissage

Elle se sert des théories de l’apprentissage. Elle utilise aussi les notions de conditionnement. L’un et l’autre servent à expliquer comment l’homme acquiert les comportements qui le font souffrir. Partant, comment il s’en débarrasse.

Cela équivaut à conditionner votre esprit. Il s’agit de vous convaincre que tout va bien. Par exemple, qu’il vous reste quelques mois à vivre, alors que vous avez un cancer. La comparaison est excessive mais repose bien sur les notions judéo-chrétienne quant à qui est “bien” ou “mal”.

C’est un peu comme si un thérapeute conditionne un patient de sorte à ce que celui-ci se convainc qu’il est est hétérosexuel et non homosexuel. A titre de comparaison, la thérapie comportementale, telle que je le pratique, intervient sur un premier niveau:

En quoi est-ce un problème pour vous d’être – éventuellement – homosexuel?“.

De la réponse, découle une contextualisation du problème. Laquelle aboutit à l’inhibition de schémas réactifs. A l’émergence de considérations positives conformes à la vision comme à la personnalité du patient.

Dès lors, il ne s’agit pas de contraindre la patient à un changement. C’est le conditionnement. Plutôt, et plus simplement, à objectiver quant à ses affects. Partant, à retrouver la sérénité à laquelle il aspire.

Les principaux acteurs de la thérapie cognitive

Les principaux acteurs de cette première vague sont:

  • WATSON (1876-1958)
  • WOLPE (1915-1997)
  • PAVLOV (1849-1936)
  • SKINNER (1904-1990)

La deuxième vague est celle qui introduit le volet cognitif à la thérapie comportementale. Elle s’intéresse au processus de traitement des informations par le cerveau. Elle prend son essor sur la base des travaux des scientifiques Aaron BECK (1921) et Albert ELLIS (1913-2007).

Selon cette seconde vague, pour modifier les comportements d’une personne, il faut creuser. C’est à dire identifier et corriger les pensées sous-jacentes. Elle se sert de la métaphore de l’ordinateur pour comprendre la pensée d’un homme. Il en est ainsi de son fonctionnement cognitif. A toutes fins utiles, je me permets de vous rappeler que le mot “cognitif” signifie “pensée automatique”.

Cette vague de la thérapie comportementale conclut que les pensées qu’une personne a sur elle-même, ou sur son monde, influent ses émotions et ses comportements. Pour corriger “les mauvais comportements”, ou des émotions gênantes, il faut interroger l’individu sur ses pensées sous-jacentes. Ceci afin de les modifier.

Notez la notion de “mauvais comportements”. Elle n’est pas innocente quant on la ramène à la notion de conditionnement (cf. Pavlov). Idem en termes de contraintes par l’apprentissage.

La troisième vague des TCC est celle qui est connue et pratiquée aujourd’hui. Elle propose une nouvelle approche par rapport aux pensées et émotions sources de problèmes ainsi qu’aux symptômes.

Elle se base sur deux types de théories:

1 – Acceptation et engagement
2 – Pleine conscience

Elles sont développées par HAYES, STROSAHL, WILSON et KABAT-ZININ, des scientifiques de réputation internationale. Ce qui me fait penser que, soit écrit en passant, renommée mondiale ou pas, certaines personnes s’emploient à prouver qu’il est plus facile d’avoir tort à plusieurs que raison tout seul…

Les grands principes de la thérapie cognitive

Le but de la thérapie cognitive est d’accompagner le patient dans la correction des mauvaises pensées. Mais qu’est-ce qu’une “mauvaise” pensée? En effet, celle-ci est source d’anxiété et d’angoisse. Voici quatre principes importants qui régissent cette thérapie

Thérapie cognitive: La collaboration

La thérapie comportementale requiert une participation active de toutes les parties. Le thérapeute comportemental ne fait pas les choses à la place de son patient. Le thérapie comportemental explique au patient ce qu’il doit faire. Il l’accompagne dans les actions à entreprendre,. Comme dans l’évaluation objective de sa progression.

Thérapie cognitive: Une relation thérapeutique de qualité

Pour atteindre la guérison complète, les TCC se basent sur l’empathie. La confiance. L’authenticité. Ou encore, l’optimisme. Et, enfin, le souci du bien-être.

Thérapie cognitive: La pédagogie

Le but n’est pas de recourir à vie à un thérapeute. L’idée consiste à vous permettre de devenir votre propre thérapeute. Ainsi, de vous offrir des outils pour mieux vous comprendre. Mieux vous accepter. In fine, à devenir autonome.

Thérapie cognitive: La planification

Les activités effectuées au cours des séances sont programmées en commun accord avec le patient. Rien n’est fait sans votre accord préalable. Vous êtes donc au cœur de votre traitement.

Comment se déroule la thérapie cognitive

La première consultation avec le thérapeute comportemental a pour but de cibler avec précision le trouble dont vous souffrez. Ainsi, d’établir un diagnostic précis. Le comportementaliste vous aide à faire le point des symptômes que vous ressentez. Il en est de même en ce qui concerne les antécédents de votre problème. Comme ses conséquences sur votre vie.

Le but n’est pas de dérouler l’histoire de votre vie (cf. psychologie clinique ou psychanalyse). L’objectif est d’identifier les points importants qui pourraient à la base de votre état dépressif (c’est un exemple).

Ceci vous aide à hiérarchiser les situations sources d’angoisse et/ou d’anxiété. Les classer par ordre d’importance. Ensuite, vous définissez les objectifs thérapeutiques que vous souhaitez atteindre.

Après 2 ou 3 séances, avec le thérapeute, vous établissez une liste d’actions précises à mener. Selon un agenda prédéfini, il peut s’agir, par exemple, de parler à des personnes que vous ne connaissez pas. Ou de prendre l’ascenseur. De dormir tout(e) seul(e). Etc.

Vous êtes accompagné(e) tout au long du processus. Le thérapeute est présent pour vous poser des questions. Vous conseiller. Éclairer vos points d’ombre. Vous aider à trouver des solutions.

Thérapie cognitive: Conditionnement et exposition

A votre rythme, vous apprenez à analyser et à objectiver vos problèmes. Et leurs influences sur votre état psychique. À chaque séance, vous progressez un peu plus vers votre rétablissement total. Comme la satisfaction des objectifs que vous vous êtes fixé(e).

Bien que tout dépende de la gravité de vos maux, et de votre niveau d’implication dans le processus thérapeutique, il faut quand même compter entre 2 et 3 ans avant d’avoir des résultats pérennes grâce à la thérapie cognitive.

Cette démarche thérapeutique qu’est la thérapie cognitive est fort intéressant. Mais, je vous le rappelle, elle est fondée sur la notion de conditionnement et d’exercices d’exposition.

Cela signifie que l’on va “déprogrammer” votre mental. On juge qu’il fonctionne mal. Dès lors, pour instaurer un changement, vous êtes obligé. Vous êtes contraint de faire autrement. Vous êtes confronté à ce qui vous pose problème. A ce qui vous fait si peur. Par exemple, vous avez la phobie des araignées – arachnophobie -. Vous êtes amené(e), tôt ou tard, à en prendre une… dans votre main.

Thérapie cognitive: Un peu de respect que diable

Sur la foi de mon expérience thérapeutique (plus de 25 ans), je m’insurge contre ce genre de démarche. Fondamentalement, elle ne respect pas la vision du patient.

Dès lors, il existe une démarche bien plus rapide. Bien plus respectueuse du patient. Une démarche intégrée dans mon programme thérapeutique en ligne. Celui-ci a vocation, en moins de 8 semaines, à traiter tous vos problèmes d’angoisse. Mais aussi d’anxiété, de phobie, ou de toc. Et même de dépression. Et ce, de façon définitive!

Alors, j’entends les “waouh”. Les “n’importe quoi”. Ou les “c’est du charlatanisme”. Comme d’autres critiques bien acerbes. Je comprends. Mais, dans une telle démarche novatrice, point de miracle. Juste un peu de bon sens. De la stratégie comportementale. Et du respect.

Thérapie cognitive: Normalisation irrespectueuse

Vous l’avez compris. Je ne suis pas un grand adepte de la thérapie cognitive, ou de la thérapie cognitive comportementale. Je persiste à penser que c’est une façon qu’ont certains professionnels de la médecine de s’arroger un champ thérapeutique. D’ailleurs, nombreux sont les patients qui m’expliquent avoir suivi des consultations de thérapie cognitive et comportementale chez un(e) psychiatre, laquelle, ou lequel, se contente de prescrire des médicaments.

Pour être honnête, traiter des problèmes comme ceux relevant de “ma” spécialité, ce n’est pas vraiment le travail des psychiatres. Ils ne soient pas formés pour cela. Mais, bon. “Il faut que tout l’monde y mange” comme dit un humoriste.

La thérapie cognitive fait le lit de comportements rationnels qui puisent leur source dans le conditionnement du patient. Cette fameuse contrainte. Ce me semble être l’expression d’un manque de respect de la personnalité et de la carte du monde de l’intéressé. Un peu comme si l’on vous oblige à adopter une pensée philosophique. Ou religieuse. Et ce au prétexte que votre pensée initiale n’est pas “bonne”. Qu’elle pose problèmes. A soi comme aux autres. Cela s’est fait, et se fait encore, dans bien des pays totalitaires. Et de façon discrète dans beaucoup de démocraties.

Exactement comme lorsque qu’un professionnel à qui vous expliquez combien vous avez peur, vous répond: “M’enfin, Madame, Monsieur, vous n’avez aucune raison d’avoir peur. Tout va bien dans votre vie…”. Et, par extension, sans discuter “on fait comme le docteur a dit”.

Thérapie cognitive: Respecter le patient

Pour vous préserver de cela, mon programme thérapeutique et comportemental en ligne qui vous garantit une efficacité supérieure à 95%. En l’espace de 2 mois. Et ce, qu’il s’agisse traiter des problèmes d’angoisse, d’anxiété, de phobie, de toc, et de dépression.

Ce programme est le fruit de mes 25 années d’expérience en thérapie comportementale. Je parle ici de l’approche systémique de Palo Alto. Cette approche stratégique et brève). Dès lors, plutôt qu’un long discours, je vous invite à regarder la vidéo de présentation de cette méthode.

Pour être certain(e) que ce programme est fait pour vous, le lien pour vous inscrire n’apparaît qu’au bout de quelques minutes. En dessous de la vidéo. Bien sur, si vous avez des questions, n’hésitez pas à me contacter.

Comme il est possible, pour ne pas écrire probable, que le contenu de cet article me vale certaines interrogations ou critiques, le formulaire qui reçoit vos commentaires est juste en dessous. Bien sur, je réponds à tout le monde. Même à celles ou ceux qui m’injurient.

Thérapie cognitive: Une intervention sous contraintes, et avec des exercices d'exposition
 |  Frédéric Arminot

Comment reprendre le contrôle de votre vie facilement et rapidement

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