Trouble anxieux – Comment vaincre votre anxiété en moins de 2 mois sans médicaments

Trouble anxieux – Comment vaincre votre anxiété en moins de 2 mois sans médicaments

Clémentine souffre d’un trouble anxieux. Clémentine est une femme d’une trentaine d’années, maman élevant seule sa fille de 9 ans. Son compagnon l’a quitté comme on abandonne un chien. Il est parti vivre à l’étranger depuis 2 ans. Il s’est remarié avec une femme, elle même mère de 2 enfants.

Depuis lors, c’est une lutte incessante entre cet homme et Clémentine. Cette situation conflictuelle aggrave le trouble anxieux de Clémentine, au point que je suspecte un trouble anxieux généralisé. Cette relation de couple, qui prend des allures de pugilat, n’est pas la seule raison à ce trouble anxieux, dont il semble que le vrai socle soit une histoire de vie toxique.

Quand Clémentine parle de son trouble anxieux, elle évoque sa conviction que, jamais, elle n’en guérira. Le temps lui montrera le contraire puisque, grâce à son implication, son trouble anxieux diminuera de plus de 80 % en moins de 2 mois.

Comme vous l’aurez compris, c’est de Clémentine dont je vais vous parler et, plus précisément, de la façon dont nous avons pu, et su, vaincre son anxiété en moins de 2 mois et ce, sans médicaments.

Trouble anxieux – Etat des lieux des symptômes d’anxiété de Clémentine

Au départ, cette jeune femme est venue me consulter à propos de sa fille. Elle la trouve assez agressive. Cette enfant a toutes les peines du monde à s’endormir, à accepter de satisfaire à l’autorité de sa mère. Leur relation est assez conflictuelle. La fille de cette femme voit son père tous les mois et semble le vivre assez mal. Sa mère est convaincue que le père fait une différence forte entre sa propre fille et les enfants de sa seconde épouse.

Conformément à la demande de la mère, je reçois cette enfant laquelle exprime une colère compréhensible à propos de ses parents. Globalement, elle considère que ses parents font chier (dixit) et qu’ils la prennent en otage. Elle en a assez d’être phagocytée entre eux deux (elle même dit être trimballée). En plus d’être passée à la question par chacun des 2 parents à chaque fois qu’ils la voient et passent du temps avec elle.

Je reçois la maman et là, c’est un autre tableau qui se dessine. Clémentine a des symptômes d’anxiété assez importants:

  • Maux de tête assez fréquents
  • Difficulté à réagir, à se positionner dans ses relations socio professionnelles
  • Troubles alimentaires
  • Troubles du sommeil
  • Troubles du désir
  • Colère persistante
  • Désarroi et tristesse
  • Crise d’angoisse assez violentes

Trouble anxieux – Un angle d’attaque inattendu

Clémentine et moi passons du temps à essayer de comprendre comment les choses se passent. Comme elle, femme et mère, elle fait pour supporter tout cela. Elle m’explique avoir de plus en plus de mal, et se trouver d’autant plus en difficultés que son trouble anxieux, au regard de ses symptômes, n’est pas sans conséquences sur sa vie professionnelle. Clémentine travaille dans une Agence de Com’, univers dans lequel il convient d’être au… top! Et Clémentine n’est pas au top, loin s’en faut.

Dernier symptôme chez Clémentine. Elle redoute constamment ce qui pourrait se passer. Elle vit dans une anticipation forte et croissante. Boulot, argent, enfant, ex mari, avenir. Quasiment tous les domaines de sa vie sont impactés. Cela se confirme. S’il s’agit bien d’un trouble anxieux qui envahit la plupart des éléments de vie de cette jeune femme, tout en étant responsable d’angoisses diverses (ce qui est le propre de l’anticipation).

Devant un tel tableau clinique, je demande réflexion et m’engage à rappeler Clémentine dans les 48H. J’ai besoin d’évaluer la situation. Stratégiquement, que convient-il de faire? Comment agir, et ne pas se contenter d’avoir une patiente de plus?

Deux jours plus tard, comme je m’y étais engagé, je rappelle Clémentine et lui propose non pas de s’occuper de sa fille mais d’elle, la femme, la maman. Et ce que je vais découvrir va nous éclairer et faciliter notre travail. C’est grâce à la compréhension du contexte familial, bien spécifique, que nous allons vaincre le trouble anxieux et, en prime, sans médicaments, ce dont Clémentine ne faisait pas un usage abusif.

Trouble anxieux - Traitement de l'anxiété

“Comment Traiter Un Trouble Anxieux en Moins de 2 Mois” – Cliquez sur l’image

Trouble anxieux – Une histoire familiale particulièrement toxique

L’avantage de mon métier de comportementaliste, ou plus exactement de l’approche comportementale issue de l’approche systémique de Palo Alto, c’est la somme d’informations que l’on peut collecter. Comme vous le savez, c’est le fondement même de la contextualisation.

Et c’est ce à quoi je m’emploie avec Clémentine. Issue d’une famille d’industriels, la maman de Clémentine est maniaco dépressive. Clémentine aura passé son enfance à cultiver de l’anxiété quant aux troubles de sa mère. Pendant 20 ans, Clémentine n’aura de cesse de s’inquiéter de ce qui pourrait arriver à sa mère. De tentatives de suicides en hospitalisations diverses, Clémentine et sa soeur essaient tant bien que mal de tenir la rampe. Leur père essaie d’être présent mais accaparé par ses obligations professionnelles, sa fille ne veut pas l’ennuyer plus qu’il ne semble l’être.

La maman de Clémentine, dans sa grande souffrance existentielle, n’a de cesse de se plaindre un jour, puis de tenter de se comporter comme une mère aimante un autre jour, pour finir par agonir sa fille d’injures parce qu’elle estime que cette enfant est… ingrate? De fait, sans qu’elle l’ait choisit, Clémentine devient la mère de sa mère. Elle guette la moindre “sortie de route”, elle s’occupe du traitement médicamenteux de sa maman. Si Clémentine avait su conduire, je pense que c’est elle qui aurait accompagné sa mère à toutes ses consultations chez le psychiatre.

Trouble anxieux – Une angoisse abandonnique

Pour clore le chapitre, la mère a des comportements alcooliques. Ce qui n’arrange rien quand on sait combien les médicaments (anti dépresseurs et neuroleptiques) potentialisent les effets de l’alcool.

Clémentine grandira comme elle peut dans ce climat affectif incertain et prodigieusement insécure. Elle ira même jusqu’à s’interdire de se laisser aller ce qui affectera beaucoup de ces comportements, et aura sans doute mis son couple en danger.

Depuis 2 ans, c’est Clémentine en larmes qui téléphone à sa mère. Laquelle 2 fois sur 3 dit à sa fille qu’elle commence à être pénible, ce que le père confirme. Clémentine se sent livrée à elle même. Elle ne peut s’empêcher d’appeler ses parents tout en ayant conscience de la toxicité de cette relation.

La soeur de Clémentine a pris le soin de partir très loin pour se protéger de cet environnement familial. Clémentine ne peut donc l’appeler quand elle perd pied, douloureusement victime de son trouble anxieux récurrent. C’est ainsi que cette jeune femme ressent une sorte d’angoisse abandonnique. Elle est livrée à elle même dit-elle. Elle n’en peut plus. A le sentiment de se battre constamment. Contre elle même. Contre les autres. Elle s’épuise et veut mettre un terme à tout cela. Je vais donc lui proposer une stratégie.

Comment traiter un trouble anxieux en moins de 2 mois et sans médicaments

A mon grand étonnement, Clémentine ne s’est fait prescrire aucun médicament en particulier. Tout au plus prend-elle un anxiolytique léger quand elle est angoissée. Cela lui permet de tenir un peu. Dans le même temps, Clémentine ne veut pas devenir dépendante, et n’entend pas perdre son autonomie. Ce à propos de quoi je lui pose la question de savoir si, objectivement, elle ne l’a pas déjà perdu son autonomie. Elle me répond par l’affirmative, en souriant.

Puisque nous n’aurons pas à subir le biais généré par la présence de médicaments, je propose une stratégie d’intervention en 4 phases:

  • Comprendre et évaluer
  • Dresser les priorités
  • Traiter et agir
  • Consolider

Dans un premier temps, je confie à Clémentine un exercice de mise à plat. J’ai besoin qu’elle me restitue les contextes dans lesquels elle vit, subit et ressent telle ou telle situation. J’ai aussi besoin qu’elle qualifie et quantifie ses réactions en lien avec une situation donnée. Cela est très important car, ainsi, je vais avoir des photos quasi chirurgicales des inter actions auxquelles Clémentine est confrontée. Je pourrais aussi évaluer ce qu’il en est des réactions émotionnelles de cette femme, et de leurs conséquences.

A mon grand étonnement, Clémentine satisfait à cet exercice avec application. Honnêtement, je pensais que ce serait plus difficile d’aborder la réalité des contextes liés à son trouble anxieux. Force est e constater que je me suis trompé. Tant mieux!

Trouble anxieux – Un comportement victimologique

Rapidement, il s’avère que Clémentine fonctionne dans une constante. Elle réclame de l’attention, de la justice, du respect. En bref, elle a besoin d’amour. Celui là même qui lui renverrait d’elle une image positive. Bien compréhensible, à ceci près qu’elle l’attend des autres et se ne le donne pas à elle même…

Nous identifions ce problème comme l’un des thèmes principaux associés à son problème. Je demande donc à Clémentine de dresser une liste bien particulière de sorte à l’exploiter pour, progressivement, lâcher prise, après s’être elle même lâchée! Cela donne des situations cocasses qui, petit à petit, permettent à Clémentine de retrouver une meilleure image d’elle même. Le traitement à proprement parler à donc commencé.

Trouble anxieux – Retrouver de soi une image positive et s’affirmer

A un moment, nous abordons le sujet relationnel (parents, enfant, ex mari). Je demande à ma patiente d’adopter certains de types de comportements, et de cesser de se victimiser en provoquant ce qu’elle redoute, tout en espérant le contraire.

Je lui explique comment être et demeurer objective ce qui lui renverra d’elle une image plus adulte parce que moins réactive. En ce qui concerne son ex mari, je lui suggère de constituer avocat et de cesser d’entretenir une relation par mail avec le père de sa fille à propos de sujets conflictuels comme la pension alimentaire, les WE de garde, les congés scolaires, la scolarité et j’en passe.

Clémentine accepte de mettre un inter intermédiaire de poids entre son ex et elle. Grâce à une série d’exercices simples, elle apprend à s’autonomiser et à gérer ses émotions en cessant, toujours progressivement, de téléphoner à ses parents quand elle ne se sent pas bien. Effectivement, ce que Clémentine faisait en pareille situation consistait à s’assurer que ses parents soient bien présents, à son écoute, tout en sachant que cela ne faisait qu’aggraver sa situation émotionnelle.

En peu de temps, cette jeune femme a découvert les vertus simples de l’affirmation de soi même. Elle s’est construit des limites, a appris à se respecter et à se faire respecter. Donc, ne plus chercher l’approbation. Récemment, elle m’a informé qu’il lui arrivait de reprendre certains “petits comportements” comme elle l’a dit elle même. Ils sont sans gravité et, avec le recul, Clémentine me dit s’en amuser. Elle dit d’elle, non sans rire, qu’elle en tient “une sacrée couche” (dixit). Lé dérision n’est-il pas le meilleur des remèdes et des certitudes?

Trouble anxieux – Quand le désir de changement fait toute la différence

A sa toute dernière consultation, Clémentine et moi avons évalué la rémission de son trouble anxieux a plus de 80%! Elle m’en remercie chaleureusement. Ce à quoi je lui réponds que je n’ai été que la cuillère en bois qui tournait les ingrédients d’un plat qu’elle avait elle même choisi et préparé.

Que c’est donc à elle seule qu’elle doit ce résultat, et qu’elle peut en être fière. Tout au long de son travail comportemental, et alors que je pensais que ce serait long et pénible, Clémentine a affirmé son désir de changement en mettant un terme à ses comportements victimologiques dont elle dira d’ailleurs qu’ils étaient plutôt… capricieux. Ce à la suite de quoi, je lui ai rappelé la nécessité d’être “gentille” avec elle.

Mais çà aussi c’est une question de temps. Ne dit-on pas: “Qui veut aller loin ménage sa monture…”.

Si la méthode comportementale comportementale que j’ai utilisé avec Clémentine vous intéresse, je vous propose de la découvrir en cliquant sur le lien c-dessous:

Traitement de l’Anxiété

Frédéric Arminot

Erreurs à éviter quand vous souffrez d’angoisse ou d’anxiété

Erreurs à éviter quand vous souffrez d’angoisse ou d’anxiété (et comment faire pour aller mieux…)

En matière d’erreurs, ne dit-on pas: “Errare humanum est, perseverare diabolicum“. “L’erreur est humaine, et persévérer est diabolique“. Vos erreurs sont tout à fait normales mais, elles peuvent vous être fatales. Jusqu’à un certain point en tous cas.

Qu’il s’agisse d’angoisse ou d’anxiété, depuis plus de 20 ans que je m’occupe de ces problèmes émotionnels, force m’est de constater que la plupart des gens affectés de ces maux commettent souvent les mêmes erreurs, de bonne foi.

Je vais donc vous présenter ces erreurs les plus classiques et, dans le même temps, vous expliquer pourquoi ce sont des erreurs d’une part, et comment faire, non seulement pour les éviter, mais aussi les reproduire d’autre part.

Ces erreurs sont les suivantes:

  • Penser ou se convaincre que çà va passer
  • Contrôler ses émotions
  • Se contenter de prendre des médicaments
  • S’inscrire dans une démarche thérapeutique qui ne fonctionne pas
  • Penser, ou croire, que vous méritez ce dont vous souffrez

Angoisse – Anxiété – Arrêtez de penser ou croire que çà va passer

Il est normal de souffrir d’angoisse ou de crise d’angoisse. Normal au sens où ces émotions peuvent être ponctuelles. Elles deviennent “anormales” quand elles se reproduisent souvent, voire tout le temps. A plus forte raison quand c’est quotidien. Si tel est le cas, nous pouvons parler d’anxiété.

Quand vous êtes victime d’angoisse ou de crise d’angoisse, vous allez essayer de rationaliser. Cela signifie que vous allez essayer de trouver une raison rationnelle ou intellectuelle à ce qui motive cette émotion pénible. Une fois que vous aurez trouvé une raison qui vous semble “bonne”, vous allez essayer de faire comme si de rien n’était. Vous allez essayer de… donner le change.

Vous allez réagir de sorte à ce que vos angoisses ne soient pas visibles des autres. Réagir de sorte à ce que ces mêmes angoisses, ou crises d’angoisses ne vous empêchent pas d’avoir le comportement que vous souhaitez avoir à un instant T. Travailler, faire du sport, jouer avec vos enfants, partager un moment avec vos amis. Être actif dans votre relation sentimentale.

En bref, vous allez essayer de chasser cette émotion douloureuse qu’est l’angoisse en essayant de vous convaincre que la vie continue, et que vous ne devez pas vous laisser aller. Ce type de comportement fait partie des erreurs les plus classiques. Je vais vous expliquer pourquoi dans le chapitre suivant.

Angoisse – Anxiété – Arrêtez de contrôler vos émotions

Comme je vous le présente dans le chapitre précédent, penser que vos angoisses vont passer constitue l’une des erreurs classiques que vous faites sans doute. Ce type de comportement relève de ce que l’on appelle communément le “contrôle”.

Contrôler cela signifie que vous allez, courageusement, tenter de prendre la main sur quelque chose qui vous échappe en plus de ne pas nécessairement comprendre ce que vous ressentez. Si vous lisez mon blog, je vous ai souvent expliqué que c’est la pire des façons de réagir.

Contrôler vos émotions, et réagir comme si elles n’existaient pas, ou comme si c’était vous qui alliez leur dire de se “taire”, participe à aggraver votre situation émotionnelle. Moins votre stratagème pour contrôler vos angoisses va fonctionner, plus vous allez insister, pire seront vos émotions.

Plus vous contrôlerez vos émotions en déniant cette réalité qui ne vous convient pas, plus vous essaierez de vous “tenir la dragée haute”, et plus votre cerveau réagira en augmentant l’intensité de vos angoisses ou des symptômes d’anxiété dont vous êtes victime.

Cela repose sur la construction de votre personnalité. Vous n’êtes nullement responsable de ce mécanisme. Il s’est construit au gré de vos expériences de vie. Vouloir en reprendre le contrôle est une gageure. C’est l’une des erreurs les plus classiques et les plus pathogènes.

Crises d'angoisses - Les erreurs à éviter pour trouver une solution simple et rapide

“Ne reproduisez pas les mêmes erreurs – Découvrez Comment Vraiment Contrôler Angoisse et Crise d’Angoisse de Façon Simple et Rapide” – Cliquez sur l’image

Angoisse – Anxiété – Se contenter de prendre des médicaments

La plupart du temps, quand vous souffrez d’angoisse ou d’anxiété, l’un de vos premiers réflexes va consister à prendre un anxiolytique voire un anti dépresseur. C’est bien compréhensible. Ces émotions sont odieuses, et à plus forte raison quand vous essayez de les contrôler et que vous obtenez un résultat inversement proportionnel à l’effet désiré.

Nous sommes dans une culture qui privilégie l’usage des médicaments. Mon positionnement à ce propos n’est pas de crier au scandale à propos des lobbying constants des laboratoires pharmaceutiques. Des milliers d’emplois sont en jeu, des milliards de chiffres d’affaires sont concernés. Ce n’est donc pas près de changer…

Je ne suis pas non plus un comportementaliste contre les médicaments de façon systématique. Je ne souhaite aucunement être un intégriste anti médicaments. Adopter un tel comportement serait, de ma part, alimenter l’une des erreurs classiques, en plus d’être d’être stupide et stérile.

Les médicaments ont un insigne avantage. Ils prennent le contrôle de vos symptômes d’angoisses ou de vos symptômes d’anxiété. En cas d’anxiété, il est fréquent, qu’en sus des anxiolytiques, vous soient prescrits des anti dépresseurs, voire des neuroleptiques.

La prise de médicaments – Une démarche pas innocente

La plupart des ces molécules génèrent une dépendance. Cela signifie qu’il ne faut surtout pas les arrêter du jour au lendemain. Si vous l’envisagez, consultez votre médecin traitant de sorte à envisager un sevrage progressif. Dans le cas contraire, vous courrez à la catastrophe. Vous symptômes vont resurgir avec plus de violence qu’avant la prise de médicaments.

Les médicaments ne sont donc pas une solution sur le long terme. La France détient le record mondial de la prescription de médicaments pour soigner l’angoisse, ou traiter l’anxiété. Si ces médicaments ont un intérêt pour vous aider à appréhender vos émotions de façon plus sereine, ils ne constituent pas une solution. En prenant des médocs pour traiter votre problème, vous perdez toute autonomie.

Une prescription de ce type de médicaments n’a de réel intérêt que si c’est soutenu, enrichi ou suivi d’une prise en charge thérapeutique adaptée. Ne pas suivre une thérapie, ou un coaching comportemental, associé à une prise de médicaments est le lot commun d’erreurs classiques.

Angoisse – Anxiété – Faites le bon choix

Vous en avez plus qu’assez de souffrir d’angoisse ou d’anxiété. Vous avez pris acte que cela n’est pas sans conséquences dans tout ou partie des domaines de votre vie. Alors, sans vraiment savoir de quoi il retourne, la plupart du temps, vous décidez de consulter. Un médecin généraliste, un psychiatre, un psychologue, un psychanalyste. Ou alors, vous décidez de suivre des séances de méditation ou de sophrologie (ce sont des exemples). Ou toute autre démarche dont vous souhaitez qu’elle vous apporte bien être et paix de l’âme…

Démarche bien normale mais qui, si elle n’est pas documentée, ne va pas nécessairement vous aider. Si vous n’êtes pas au clair sur les raisons de votre démarche et, partant, sur vos objectifs, vous allez rentrer dans des reproductions d’erreurs toxiques.

Par exemple, beaucoup de psychiatre ne sont pas thérapeutes. Leur métier initial est d’identifier des symptômes et de prescrire des médicaments. Les psychologues comme les psychanalyste vont vous faire verbaliser sur vos parents, votre histoire de vie. Cela va prendre des années. Vous allez comprendre beaucoup de choses fort intéressantes. Cependant, avant que vos angoisses ou votre anxiété diminuent, voire disparaissent, il va falloir vous armer de courage.

Comme on vous aura sans doute expliqué, ou comme vous aurez sans doute compris que le réflexe de base consiste à consulter ces professionnels de la santé mentale dans votre situation, vous allez prendre rendez-vous. Vous ne vous êtes pas nécessairement renseigné sur la personne que vous vous apprêtez à consulter. Vous ne prenez rendez-vous que parce-que c’est à côté de chez vous, du bureau, ou parce que la fonction de l’intéressé vous semble correspondre à ce que vous pensez être bon pour vous. Que d’erreurs accumulées, là aussi, en toute bonne foi.

Avant de consulter qui que ce soit, à quelque sujet que ce soit, prenez le temps de réfléchir à vos objectifs. Êtes-vous intéressé par le “pourquoi” ou par le “comment faire”? Êtes-vous prêt à une démarche longue voire ingrate, ou préférez-vous une approche pragmatique?

Angoisse – Anxiété – Exercez votre libre arbitre

Angoisse - Anxiété - Phobie - Impression de ramer sur le sable?

Angoisse – Anxiété – Phobie – Des Solutions Existent – Faites le bon choix

Exercez votre libre arbitre! Si la personne que vous consultez ne vous convient pas, n’hésitez pas à changer de thérapeute. Si vous avez l’impression de tourner en rond ou que votre interlocuteur ne vous semble pas compétent à vous aider, changez de psy. Ne restez pas dans cette démarche qui consiste à trainer de pieds pour changer de thérapeute au motif qu’il vous faudrait raconter de nouveau toute votre vie à quelqu’un, de nouveau et que, rien qu’à l’idée, çà vous fatigue.

Dernier point, soyez honnête. Si vous remarquez qu’une approche ne correspond pas à votre besoin, arrêtez là. Beaucoup de personnes me parlent de méditation ou de sophrologie par exemple. Moi je veux bien, mais ces approches sont des compléments. Ce sont des outils qui doivent s’intégrer à une démarche plus globale. En aucun cas, ils ne sont la solution.

Alors, par amour pour vous, ne commettez pas les erreurs auxquelles la facilité nous invite chaque jour…

Angoisse – Anxiété – Pourriez-vous arrêter de penser, ou croire, que vous méritez ce dont vous souffrez?

J’ai toujours été étonné, voire estomaqué, de constater combien les personnes qui souffrent d’angoisse ou d’anxiété s’en veulent. Elles cultivent souvent d’elles mêmes une certaine mésestime. Je les entends souvent se reprocher de ne pas arriver à contrôler leurs émotions alors que tous les autres y arrivent. C’est faux! Que d’erreurs d’appréciations.

Vous n’êtes pas responsables de vos angoisses ou de votre anxiété. Le croire relève de la même démarche que si vous vous disiez que vous souffrez d’un cancer parce que vous le méritez! Il y a tout un tas de gens qui ont une hygiène de vie extra ordinaire et qui décèdent d’une maladie mortelle quelconque.

Moralité: essayez de déculpabiliser. Rien ne sert d’avoir honte à cause de problèmes d’anxiété ou de crise de panique. Vous ne le faites pas exprès. C’est le résultat d’une perte de contrôle qui ne relève pas de votre responsabilité. Croire le contraire, c’est faire le lit de comparaisons stériles qui génèrent des conflits intra psychiques. En plus d’alimenter un comportement victimologique, ce qui ne sert à rien. Si ce n ‘est d’aggraver votre perception émotionnelle, donc de vous faire plus souffrir encore.

Essayez d’être gentil avec vous. Essayez d’être dans l’amour de vous même. Essayez de vous pardonner de ne pouvoir contrôler ce qui vous échappe. Essayez de vous laisser du temps.

Essayez aussi de contacter les bonnes personnes pour vous. Arrêtez de vouloir bien faire. Cessez de jouer un rôle. Essayez aussi de vous accepter pour qui vous êtes comme vous êtes. Et souvenez vous que vous ne vous infligez pas votre souffrance pour vous rendre intéressant, ou pour attirer l’attention.

En bref, pourriez-vous apprendre de vos erreurs? Ne dit-on pas qu’échouer c’est réussir?

Traitement de l'anxiété - Les erreurs à ne pas commettre

“Les erreurs à Eviter – Comment Vaincre Stress et Anxiété Facilement et Rapidement” – Cliquez sur l’image

Frédéric Arminot

Troubles anxieux et mauvaise estime de soi

Troubles anxieux et mauvaise estime de soi

Il est l’un de ces êtres délicieux que ma fonction de thérapeute comportemental m’a amené à souvent rencontré. Jean-François est un homme de 40 ans qui souffre de troubles anxieux et d’une image de soi profondément dégradée.

Voilà un homme habitué aux inter actions difficiles parce qu’exigeantes. Il travaille dans l’hôtellerie de luxe ce qui doit sans doute participer à maintenir, ou pire, à aggraver ses troubles anxieux. De plus, j’apprendrais que Jean-François souffre de phobie d’impulsion ce qui, bien que logique en matière de mésestime de soi, n’arrange rien.

Troubles anxieux et difficultés à s’affirmer

Pour ce que j’en comprends, ce patient a toujours eu de la misère à s’affirmer. Enfant, il n’osait pas prendre de risque et, à défaut d’être vraiment dans la recherche d’approbation, il s’employait à tout faire bien. Très aimé de ses parents, il avait le plus souvent peur de les décevoir. Et ceci, bien qu’il ait exprimé à diverses reprises que ses parents l’aimaient suffisamment pour lui pardonner d’éventuels écarts sociaux ou difficultés scolaires.

Pour autant, Jean-François, fils unique, n’a de cesse de se comparer à ses camarades de classe. Il a toujours le sentiment d’être moins que les autres, ou plus que les autres sur certains sujets. Il aimerait être “comme tout le monde” mais a toujours le sentiment d’être décalé.

Alors, le temps aidant, ce monsieur s’emploie à faire tout comme il faut quand il faut. Pour autant, il n’a de cesse d’avoir peur d’être réprimandé pour une raison ou pour une autre. Il va même jusqu’à accepter certaines situations pour ne pas être exclu. Au fond de lui, il sait que certaines choses ne sont pas acceptables mais il les accepte quand même.

Ce manque d’affirmation le fera beaucoup souffrir puisqu’il aura bien conscience qu’il devrait exprimer ses limites mais qu’il n’y arrive pas. Bien évidemment, certains en profiteront pour lui “manger de la laine sur le dos”. Mais fidèle à ses principes, cet enfant ne se plaindra jamais des ses problèmes relationnels à ses parents. Il ne veut pas ennuyer ces derniers alors qu’ils ont eux mêmes un certain nombre de problèmes.

De fait, Jean-François traversera son enfance et son adolescence dans une sorte de silence contrit et d’angoisses récurrentes. Quand nous faisons connaissance, Jean-François pense qu’il est nul en tous points. Il va si mal que, depuis des années, il consulte moults psychiatre, psychologue ou tout autre spécialiste de la santé mentale dont il pense que cela pourrait l’aider. Me consulter, me dit-il, est sa “dernière chance”.

Troubles anxieux - Traitement de l'anxiété

“Comment Soigner Des Troubles Anxieux Aggravés Par Une Mauvaise Estime de Soi” – Cliquez sur l’image

Troubles anxieux – Des solutions pragmatiques

Très rapidement, il m’est apparu nécessaire de faire le point avec cet homme à propos de ce que l’on appelle les “Tentatives de solutions”. Cela signifie, explorer tous les moyens qu’un patient utilise quand il est confronté à son problème. Moyens externes (médecins, exercices thérapeutiques, exercices d’exposition, etc.) ou moyens internes. Ce que le fait le patient par lui même quand il est confronté à son problème.

Dans le cas de Jean-François c’est d’une simplicité déconcertante mais bien compréhensible. Son comportement réponse se traduit par un seul mot: “évitement”! Ce qui, bien évidemment, ne fait que renforcer le problème. Et ce qui le renforce d’autant plus que, dans la mesure ou ce monsieur n’arrive pas à traiter l’anxiété dont il est victime, il en a conçu des phobies d’impulsions.

Si vous ne savez pas ce qu’est une phobie d’impulsion, je vais vous l’expliquer de façon brève. Ce type de phobie “consiste” à ressentir la peur de se faire du mal à soi ou à avoir peur de faire du mal aux autres. Bien sur, les personnes qui souffrent de ce type de phobie font tout pour la contrôler, en plus du fait qu’ils se disent qu’affectés par un tel problème, c’est donc qu’ils ne sont pas des gens normaux. Des bonnes personnes. Ce qui participe à cultiver une mauvaise image de soi.

Avec Jean-François, nous avons dressé une liste de priorité. Quelle était pour lui, dans la liste de ses maux, celui dont il voulait s’occuper en priorité. Ruminations? Angoisses ou crises d’angoisses? Troubles anxieux? Phobie d’impulsion? Après réflexion, nous avons décidé de nous occuper à la fois de contextualiser son problème et d’affiner les priorités.

Il est ressorti que le problème le plus urgent était de s’occuper de ses angoisses et d’y associer, en termes de traitement, ses phobies d’impulsions. A cette fin, nous avons parié – et eut raison – que traiter ces deux problèmes allait impacter ses troubles anxieux.

Une fois les symptômes d’anxiété diminués (angoisses et phobie), nous avons décidé de travailler au fond, c’est à dire de ré investir des éléments de son passé pour lâcher prise à leur sujet et, de facto, retrouver de lui une image positive. Les troubles anxieux se sont apaisés de façon assez cyclique, pour ne pas écrire systémique. Il y a bien eu des moments de rechute, somme toute assez normaux, voire rassurants, mais de façon progressive, tout s’est apaisé avec le temps.

Jean-François a eu du mal à travailler sur le lâcher prise à propos des gens qui lui avaient tait du mal était plus jeune. Mais, courageusement, il a fini par y arriver. Restait à déterminer puis acter les questions relatives à la confiance en soi, et à l’affirmation de soi.

A ce sujet, ce fut plus délicat. Cet homme avait du mal à prendre le risque de… prendre le risque. Nous avons utilisé son environnement professionnel pour ce faire. Cela nécessitait d’à la fois être courtois tout en étant pas obséquieux à l’excès (ce qu’invite parfois à être le domaine du luxe…).

Assez rapidement, il a mis en place les exercices dont vous nous avions convenu. On a recadré plusieurs fois. Puis tout a pris son essor, sa place. Au bout de 2 mois et demi, Jean-François m’a dit avoir amélioré son problème de plus de 80% (je le répète, c’est son évaluation, sachant que la mienne était très légèrement inférieure).

Il suffira d’un peu de temps à ce monsieur pour que ses symptômes s’apaisent puis disparaissent totalement. Et comme le dirait l’autre, le temps apaise bien des choses…

Pour information, vous trouverez toute la stratégie comportementale que j’ai utilisé avec Jean-François en cliquant sur ce lien: Solution Anxiété. J’ai agi de sorte à ce que cette stratégie soit accessible au plus grand nombre d’une part, et qu’elle soit simple à utiliser d’autre part. Si cela vous intéresse, vous savez ce qu’il vous reste à faire…

Frédéric Arminot

Affirmation de soi – Comment Nathalie a t’elle appris à s’affirmer

Affirmation de soi – Comment Nathalie a t’elle appris à s’affirmer

Nathalie est une femme dynamique et courageuse. Chef d’entreprise, on pourrait penser qu’elle ne rencontre aucun problème d’affirmation de soi. Ce serait oublier que même les entrepreneurs ont des états d’âme. Comme tout le monde, les chefs d’entreprise ont des émotions qu’il leur est parfois difficile de contrôler. Nathalie fait partie de ces gens qui, même s’ils semblent établis et sûrs d’eux, n’en sont pas moins handicapés dans leur vie de tous les jours par de vieux démons affectifs. Chez Nathalie, le vieux démon est une histoire familiale mouvementée qui aura longtemps fragilisée l’image qu’elle a d’elle même.

Je vais donc vous raconter, si ce n’est l’histoire de Nathalie, comment cette femme de 50 ans a appris à revendiquer affirmation de soi et image positive. Un joli parcours pour une femme simple et courageuse.

Quand l’affirmation de soi est rendue impossible par les comportements toxiques de certaines personnes

La première fois où Nathalie et moi avons commencé à travailler, j’ai été surpris par sa douceur, par sa gentillesse. Non pas que je la trouve niaise, mais ses fonctions et sa personnalité me font penser qu’elle doit sa battre depuis bien longtemps pour rester à la place sociale et professionnelle qui est la sienne.

Nathalie travaille dans les domaines de la communication. Elle dirige une agence spécialisée dans la conception d’outils de communication. C’est un marché concurrentiel qui nécessite de la réactivité et un entregent certain. Force m’a été de constater que dans ce secteur d’activité, il est nécessaire d’être à la pointe. Voire d’être en avance sur les autres. Les temps étant ce qu’ils sont, les responsables d’entreprises doivent se comporter comme des battants (je déteste cette expression!) ou, pire, comme des requins aux dents acérés.

Comportements rendus nécessaires par un contexte social et économique particulièrement difficile et qui nécessite de perpétuellement se remettre en cause. Autant dire que c’est épuisant, à plus forte raison quand on a des problèmes pour s’affirmer. C’est dans un état d’épuisement avancé, nous parlerons d’ailleurs de burn out, que Nathalie me consulte.

Elle est très angoissée à l’idée de continuer ses activités. Certains de ses clients sont odieux avec elle. Ils exigent toujours plus, sans vouloir payer bien sur. Mais, ils ne veulent travailler qu’avec elle. En aucun cas avec l’un de ses collaborateurs. Ce qui n’est pas un comportement innocent comme nous le verrons plus loin.

Quand Nathalie me parle de son quotidien, je me rends rapidement compte combien elle est fatiguée. Elle ne sait plus comment faire. Elle a beau s’opposer à certaines personnes toxiques, aussi bien dans son univers personnel que professionnel, elle manque d’énergie. Elle est lasse. Elle a beau revendiquer des comportements plus respectueux chez certaines personnes, cela ne donne rien.

Pire, elle a le sentiment que plus elle revendique, moins elle obtient. Ce qui, le temps aidant, a généré chez elle une sorte d’anxiété. Je parle d’anxiété car, au final, elle est tendue en permanence. Elle dort mal. S’alimente peu. Ses relations avec son compagnon l’insécurisent. Elle ne se sent ni soutenue ni comprise. En bref, elle se sent assez seule, livrée à elle même.

Dénouer les fils pour mieux comprendre et agir de façon plus efficace

Dès la première consultation, Nathalie et moi entreprenons de dénouer les fils de sa situation. Quand j’écris cela, je pense à la nécessité impérieuse de comprendre ce qu’il se passe et comment les choses se passent. En bref, si je comprends d’entrée le problème global, j’ai besoin d’aller dans le moteur.

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Comme souvent, ce que je vais découvrir va m’aider à comprendre le comment du pourquoi. Nathalie considère que  sa mère ne l’a jamais vraiment aimée. Dotée d’un comportement pervers narcissique, cette mère a toujours reproché à sa fille d’être gentille. Trop gentille. Gentille a tendance manipulatrice lui disait-elle. Le gag en pareille situation c’est que, vraisemblablement, la mère savait de quoi elle parlait!

Cette mère donc, a toujours fait reproche à son enfant d’avoir des comportements de séduction. Autant avec les hommes qu’avec les femmes. Il semble donc évident que cette mère voyait en sa fille une rivale. Nathalie a toujours essayé de comprendre ce qui pouvait susciter une telle animosité chez sa maman. Elle n’a jamais compris, sauf au cours des consultations qu’elle a eu avec moi. Nathalie a un frère qui n’a pas subi le même sort. Pour autant, lui non plus ne s’est jamais senti aimé. Encore aujourd’hui, il essaie de soigner l’anxiété dont il est victime.

Des années se passeront au cours desquelles Nathalie aura toujours peur que sa mère l’invective. Elle grandira dans un environnement d’insécurité affective patent. Son père fuira ses responsabilités assez tôt. J’irais jusqu’à dire qu’il brille par son absence. Tant physique que psychique. La mère agit comme une matrone qui mène son monde à la baguette. Ce qui n’aidera pas Nathalie à avoir d’elle une image positive et, partant, à savoir cultiver les principes de base de la confiance en soi.

Très tôt, Nathalie exprime sa sensibilité en s’intéressant à l’art, comme à toute forme d’expression artistique. Très jeune, elle a l’opportunité de créer une société en lien avec cet environnement professionnel. A l’époque, il y a plus de 30 ans, tout est encre possible. Les risques sont minimes. Ce qui n’empêche pas la mère de Nathalie de lui signifier son désaccord, sa désapprobation. Nathalie n’en n’a cure et persiste. Bien lui en prendra.

Tout au long de ces années, Nathalie essaiera, souvent avec succès, de s’entourer de collaboratrices qui partagent la même vision des choses qu’elle. Intelligemment, elle essaiera de recruter des femmes et des hommes qui lui semblent capables de faire à sa place ce qu’elle n’arrive pas à faire. S’affirmer. Être sur de soi comme de ses compétences. Nathalie gère l’ensemble non sans dépenser une énergie folle parce qu’elle craint de ne pas être à la hauteur. C’est d’ailleurs comme cela qu’elle rencontrera son futur mari.

Affirmation de soi – Un positionnement infantile

Les années passent. Cette chef d’entreprise voit les comportements de ses clients changer. Ils deviennent de plus en plus exigeants. Acceptent de moins en moins de payer conformément à leurs demandes. La concurrence est rude. Les écueils professionnels nombreux.

Le temps passe et sa mère est de plus en plus active auprès de sa fille quant à lui exprimer son dédain. Nathalie se “bat” avec son frère pour savoir qui des deux s’occupera de cette mère toxique qui va vieillissante. Le frère a pris depuis longtemps la poudre d’escampette! Il vit à l’étranger. C’est donc à Nathalie qu’échoit la responsabilité de s’occuper de sa mère. Ce qui, bien sur, entretient le lien de subordination, et ravive chaque jour un peu plus, la difficulté que Nathalie rencontre quant à s’affirmer.

Au delà de toutes ces explications très intéressantes, je souhaite que Nathalie identifie ce qui lui pose problème en matière d’affirmation e soi. A cette fin, je lui confie quelques exercices comportementaux. Je lui demande de réfléchir à deux questions. Celles-ci sont extrêmement importantes. Le contenu des réponses va nous permettre de confirmer, ou infirmer, ce dont je vous ai parlé précédemment.

Très vite, à la faveur de sa seconde consultation, il s’avère que Nathalie a peur d’utiliser des modes d’affirmation de soi. Elle a peur de perdre l’approbation de sa mère qui, pourtant, ne vit plus avec elle! Très rapidement, il apparaît que face à la nécessite de faciliter l’affirmation de soi, Nathalie réagit comme une enfant. Elle est sidérée par sa propre histoire. Comme si sa mère était présente dans son quotidien. Tant affectif que professionnel.

Une fois les réponses aux questions traitées et exploitées, je demande à Nathalie d’exprimer par écrit un certain nombre de choses. Je souhaite que, de façon déportée, Nathalie se libère de ses entraves affectives. Comme vous le savez, je ne suis pas favorable aux exercices d’exposition. Il est donc exclu que je demande à Nathalie de s’affirmer directement auprès de sa mère. En plus du fait que, partant de l’idée qu’il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre, ce serait totalement vain et douloureux.

Nathalie va s’adonner à cet exercice avec un plaisir mal dissimulé. Elle peut enfin exprimer, sans réserves ni retenues, tout ce qu’elle a sur le coeur. Il ne lui faudra pas plus de 15 jours pour rédiger certaines lettres. C’est radieuse qu’elle me consultera de nouveau. Quand j’écris “radieuse”, je pense qu’il serait préférable d’écrire “hilare”. Elle s’est lâchée et cela semble lui avoir fait le plus grand bien.

Pourtant, Nathalie ne peut s’empêcher d’exprimer des réserves quant à cet exercice. Elle craint que ses difficultés à propos de l’affirmation de soi perdurent, et ne voit pas comment faire. Ce à quoi je lui réponds qu’il serait peut-être opportun d’y aller doucement. De ne pas générer de changements trop rapides. Il faut préparer le terrain car une autre situation reste à éclaircir et à traiter.

Comment faciliter l’affirmation de soi à l’aide d’une technique surprenante

Grâce aux lettres qu’elle a écrites, Nathalie commence à se sentir mieux. Doucement, elle retrouve une image d’elle même plus positive. Elle commence à exprimer ses limites. Tant à son bureau que chez elle. Elle se pré occupe moins de ce que son mari peut lui suggérer de faire. Elle y attache moins d’importance dans la mesure où elle se positionne de façon plus claire. Nathalie cherche beaucoup moins l’approbation. Les lettres, et le débriefing qui s’en est suivi, lui ont permis de se libérer de ses entraves affectives.

Il en reste un dernière, et pas des moindres. Nathalie se fait littéralement polluer par un client. Un type odieux et capricieux qui n’a de cesse de la menacer. Il lui téléphone sans cesse. Exige que ce soit elle qui lui réponde. Il ne supporte pas de parler à quelqu’un d’autre. Celle-ci peine à s’affirmer. Elle continue à avoir peur de ce monsieur et redoute des conséquences commerciales et économiques si elle n’exécute pas les “ordres” de son client. Nathalie est victime de harcèlement tout comme elle l’était avec sa mère.

Dire non et exercer l’affirmation de soi face à un tel harcèlement est particulièrement difficile quand on a le sentiment d’être une petite fille devant un ogre! Délibérément, nous allons contextualiser cette situation. Exactement comme nous l’avions fait dès le début du coaching de Nathalie. Il y a de fortes chances pour que nous découvrions les mêmes problèmes avec les mêmes effets, mais je tiens à m’en assurer.

La preuve est faite. Nathalie a bien ce problème d’affirmation soi généré par le sentiment d’être une enfant. Devant une telle autorité, face à des menaces inadmissibles et réitérées, Nathalie n’arrive pas à utiliser ses ressources pour exprimer ses désaccords. A chaque fois qu’elle essaye de”refiler le bébé” à un collaborateur, le client devient comme fou. Elle a beau essayer de lui dire que quelque chose ne va pas dans ses comportements, plus elle le lui dit, pire il est.

Nathalie s’est bien évidemment renseignée quant à savoir si ce harcèlement lui était exclusivement réservé. Les salariés de ce client ont dit à Nathalie qu’il se comportait aussi avec eux comme un dictateur. Je propose donc à Nathalie d’utiliser une méthode simple pour recadrer le dictateur de service.

Affirmation de soi – La technique du SWITCH

Je vous concède que la méthode employée est un peu particulière mais c’était le seul moyen de ramener le client à de meilleures considérations. Nathalie aura du mal à mettre en place cette technique mais, dès qu’elle commencera à le faire, le résultat ne tardera pas à se faire sentir.

J’ai expliqué à ma patiente que son client avait sans doute besoin de faire régner la terreur par souci de se protéger de sa propre incompétence. Et dans ce domaine, sur la foi de ce que ma patiente me raconte, ce type est brillant!

Je fais remarquer que ce monsieur a un comportement exclusif avec Nathalie. Il fonctionne à la peur. Il distille la peur en elle, et çà marche! Nathalie est tellement sidérée qu’elle manque à tous ses désirs de pratiquer l’affirmation de soi. Je lui explique donc que nous allons utiliser la peur comme vecteur du changement. Nous allons utiliser les fondements du comportement du client pour les retourner contre lui et obtenir ce dont elle a besoin. La paix!

Je demande donc à Nathalie de se comporter de la façons suivante. Dès le prochain coup de téléphone du dictateur, il faudra que Nathalie fasse dire à l’une de ses collaboratrices que la directrice de la société a peur de parler au dit client. Qu’elle est terrorisée à l’idée de mal faire ou de mal dire. Rapidement, je sens ma patiente se raidir. Elle m’oppose d’ailleurs qu’en disant cela, elle risque de perdre le dit client. Ce à quoi je lui réponds que c’est à elle de choisir. Stratégie d’affirmation de soi, donc équilibre et bien être. Ou continuer à vivre dans la peur, dans le stress constant. Elle choisit la première solution. Ouf!

Première chose, je lui demande de choisir un(e) salarié(e) en qui elle ait confiance. Cette personne est très vite identifiée. Nathalie devra lui expliquer la situation et obtenir son approbation. Ce qui fut demandé fut fait. Ainsi, un matin, le dictateur téléphone et exige de parler “à la patronne” (dixit). La collaboratrice répond que, malheureusement, ce n’est pas possible. Elle est tétanisée de peur. Elle craint de parler à ce client. D’ailleurs, précise la collaboratrice, la direction considère, après réflexion, qu’elle n’est pas un bon fournisseur pour le dit client. Elle lui suggère enfin que, peut-être, il conviendrait de chercher un autre fournisseur.

Le client est désemparé. Au début. Très rapidement, il s’emporte et exige que Nathalie le rappelle. Ce que, à ma demande, elle ne fait pas. Le type rappelle. La collaboratrice de Nathalie répète les mêmes choses que la première fois. Une conversation s’engage. La salariée insiste quant au fait qu’elle craint que la société ne soit pas à la hauteur des exigences légitimes du dit client. Ce à quoi l’intéressé répond que, oui, il est exigeant. Il requiert l’excellence. Et le temps passe. J’espère bien que le client marine dans jus.

Comme Nathalie est une personne à la voix très douce, je souhaite qu’elle utilise son timbre pour rappeler le client en un moment plus adéquat. Quand elle sera prête à porter l’estocade! Je souhaite qu’elle téléphone à ce monsieur en lui envoyant des ancres positives. C’est un bon professionnel. Il a raison d’être exigeant. Le meilleur lui est dû. Elle doit absolument enrichir la vision du monde du client. Elle doit le rassurer pour faciliter l’affirmation de soi.

En effet, elle a besoin de s’affirmer et elle sait, d’expérience, que plus elle s’affirmera en allant contre le client, plus cela enrichira le problème. Le client a faim et soif. Nous avons lui donner à boire et à manger. Il a besoin d’être rassuré mais il a aussi peur d’être lâché du fait de ses comportements.Nous allons jouer sur l’un comme sur l’autre.

Et Nathalie de lui expliquer que ses attentes à lui, le client, sont tout à fait légitimes. mais que, elle, la fournisseur, se sent incapable de le satisfaire et d’être à la hauteur de la situation. Elle ne mérite pas ce client et l’invite fortement à chercher un autre fournisseur. Le type est, parait-il, déconfit au téléphone. Il tente de se battre, et exprime toute la peur qu’il a de se retrouver tout seul, sans professionnelle comme Nathalie! La stratégie commence à porter ses fruits.

A ma demande, Nathalie en rajoute et exprime le désir qu’elle a de répondre favorablement aux demandes dudit client. Mais elle exprime encore et encore qu’elle constate combien il lui est difficile de savoir y répondre aussi fidèlement que lui le souhaite. Qu’elle comprend qu’il tempête, soit si en colère. Elle reconnaît qu’à cause d’elle, il est obligé de tout gérer. Que c’est elle qui le met en difficulté, et qu’il est bien gentil de continuer de travailler avec une entreprise peuplée d’incapables qui aggravent ses difficultés alors qu’il s’investit tant.

Le retournement de situation tant attendu s’exprime. Le dictateur implore Nathalie que, surtout, elle ne le laisse pas tomber. Que sans elle, il est lui même dans une situation difficile. Qu’il est désolé. Que oui, il est exigeant, mais qu’il n’a pas compris combien Nathalie avait à coeur de le satisfaire. Qu’au contraire, il pensait qu’elle n’en n’avait cure. Et ainsi de suite. Nathalie doit accuser réception et dire à son client qu’elle va réfléchir mais que…

Affirmation de soi – Comment réussir à s’affirmer sans effort

J’ai demandé à Nathalie de surseoir à toute décision. De laisser le dictateur se perdre dans son propre jeu. D’attendre qu’il rappelle et, surtout, de ne pas lui répondre favorablement, dès la première relance. De lui reformuler ses peurs de ne savoir être à la hauteur. Et le miracle a lieu.

Le dictateur se ramollit et propose à Nathalie de l’aider! Un comble. Comme il ne lui vaut aucun mal lui dit-il, il lui propose de “mettre” en lui et elle, une collaboratrice. De fait, le client a entendu ce que Nathalie lui a dit. Il participe de lui même au processus d’affirmation de soi. Les mois ont passé. Récemment, Nathalie m’ informé que ces stress et ses angoisses avaient disparus. Qu’avec ce client, tout était devenu plus simple, plus fluide. J’en suis ravi.

En quelques mots, la technique que j’ai demandé à Nathalie d’utiliser est celle qui répond à ce que l’on appelle la “rigidité symptomatique”. Je vous en parlerais une autre fois mais cela repose sur l’adoption d’un comportement qui renverse les tendances et favorise l’affirmation de soi en utilisant les autres pour ce faire. C’est ce que j’appelle le “switch”. Bas dans le positionnement et haut dans le cadre.

Nathalie avait besoin de conserver ce client pour d’évidentes raisons économiques. Elle n’arrivait pas à calmer l’agressivité de cet homme qui la terrorisait. Elle a utilisé la terreur générée par ce dernier pour le terroriser à son tour. En cela, nous avons utilisé une grande maxime dans les techniques comportementales pour instaurer le changement: “La solution est dans le problème”. Et cela a fonctionné au delà de nos espérances.

Ma patiente a appris a utiliser sa vulnérabilité et à en faire une force. Un peu comme la timidité peut être une force de séduction massive quand elle est utilisée d’une certaine façon. Comme le disait Sun Tzu dans “L’art de la guerre“:”Le meilleur moyen de gagner la guerre, c’est de ne pas la faire“.

Si, vous aussi, vous rencontrez ce type de problème d’affirmation de soi, n’hésitez pas à me contacter à l’aide du formulaire rouge, en bas à droite de votre écran. Je vous expliquerais comment faire. A bientôt.

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Autre source

Frédéric Arminot

La dictature du bonheur – “Soyez heureux, c’est un ordre”

La dictature du bonheur – “Soyez heureux, c’est un ordre!”

Cela fait plus de 20 ans que je m’occupe de personnes qui cherchent à soigner l’angoisse, traiter l’anxiété ou vaincre la phobie. A ce propos, quelque chose m’a toujours interpellé. Une sorte de comportement qui nous adresse un message qui m’inspire une ode récurrente à la dictature du bonheur. Un plaidoyer constant où celles et ceux qui n’auraient pas compris qu’être heureux, c’est obligatoire!

Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous. Avez-vous parfois, si ce n’est tout le temps, l’impression que chez les autres c’est bien alors que chez vous c’est la guerre au Liban? Vous arrive t’il d’avoir cette terrible impression que, quoique vous fassiez, rien ne va. Avez-vous ce pénible et fréquent sentiment qu’alors que vous faites tout pour vous en sortir du mieux possible, il y a toujours quelqu’un ou quelque chose qui met à terre vos ambitions de bien être? Vous arrive t’il d’avoir l’impression que, lorsque vous essayez de suivre des principes de bonheur dûment asséné par des marketeurs enfiévrés, vous n’arrivez pas à grand chose, si ce n’est de considérer que, décidément, vous êtes un bras cassé? Un bon à rien ou à pas grand chose.

Si tel est le cas, alors nous sommes vraisemblablement quelques millions à partager cette impression désagréable et tenace. Alors, je me suis posé une question. Une parmi d’autres, dont il est vrai qu’elle m’escagace quelque peu. Et si nous n’étions pas responsable de notre échec, ou présumé tel? Et si tout cela reposait sur la dictature du bonheur? Celle là même qui, par définition, fait que, dans tous les cas, notre quête est vouée à l’échec. Et pourquoi est-elle vouée à l’échec? Nous y prendrions nous de la mauvaise façon? Autant de questions, comme bien d’autres, à propos desquelles je vais partager mon point de vue avec vous. Vision à propos de laquelle, bien sur, vous n’êtes pas obligé d’être d’accord. N’est pas dictateur qui veut.

Définition de la dictature du bonheur

D’après un dictionnaire bien connu, la dictature c’est, je cite: “Un pouvoir absolu exercé par une personne ou un groupe dans un domaine particulier“. Ce qui est lié à la tyrannie.

Depuis des années, nous sommes sournoisement abreuvés de messages en tous genres. Ces informations, relayées par les médias, nous répètent à l’envi qu’il existe des méthodes simples pour être heureux. Dans le même temps, il nous est dit deux choses très contradictoires. Premièrement, nous avons les moyens de vous aider à vous rendre heureux. Sous-entendu, vous ne l’êtes pas! Deuxième volet du message. Si vous ne faites pas ce que l’on vous indique de faire, vous êtes mauvais.

La nature humaine étant ainsi faite qu’elle ne peut s’empêcher de se comparer au reste du monde. Il y a fort à parier que la plupart de celles et ceux qui le peuvent vont se jeter sur ces méthodes sans objectivité. Il va ainsi suffire de quelques mots et phrases intelligemment construits pour nous épater, nous faire saliver. Faire monter la sève du désir, et la frustration du plaisir totalement impossible.

Parce qu’en fait, de quoi s’agit-il? Le premier point, c’est de nous marteler que nous ne sommes pas ceci ou cela. Le second est que nous devons donc être cela ou ceci. Le troisième, que si nous n’avons pas les moyens d’évoluer, d’autres peuvent les mettre à notre disposition. Enfin, que si vous ne faites pas ce qu’il vous est quasiment enjoint de faire, ne vous plaignez pas. Il suffira donc d’assemblages verbaux bien marketés pour appâter le chaland comme un appât sur une canne à pêche. Il faut que cela brille, que cela donne l’illusion. Il faut férrer la bête.

Celle ou celui qui résiste à l’appât ou s’en tient à l’écart, risque, au mieux de ne pas partager le bien être ou présumé tel du plus grand nombre. Au pire, il continuera à se sentir angoissé ou anxieux faute d’avoir voulu utiliser des méthodes qui, pourtant, nous dit-on, ont fait leur preuve sur le plus grand nombre.

Et là, que se passe t’il? Sachant que si nous ne fonctionnons pas comme tout le monde, nous prenons le risque d’être exclu. Mis à l’écart. Nous courrons le risque de nous sentir différent. Même si, sur cette notion de différence, d’autres messages, avec d’autres objectifs, nous informent que la richesse naît de la différence.

Voilà à quoi tient cette dictature du bonheur. Si vous n’êtes pas heureux alors que nous vous en offrons les moyens, c’est de votre faute. Si vous ne vous comportez pas de façon adaptée – répondre favorablement à notre offre -, vous en serez quitte pour souffrir. Et voilà que la culpabilité fait son apparition. Comme pour nous dire qu’il ne tient qu’à nous. Et dans le cas où nous serions résistant, de multiples messages qui disent la même chose sous un angle différent nous sont adressés. Cela s’appelle de la publicité.

Le parcours que je viens de vous expliquer est celui là même sur lequel les marketeurs et les publicitaires font leurs courses. Celui de la manipulation. Celui de l’ordre caché. Celui de la peur. C’est la dictature du bonheur au sens où, comme le laisse entendre la définition citée précédemment, il s’agit d’exercer un pouvoir absolu sur une personne, ou un groupe, pour qu’ils prennent une décision conforme à un objectif.

Et pour s’assurer de la satisfaction de l’objectif, vont être exercées des pressions renouvelées sur des groupes pour que tôt ou tard, ils fléchissent et satisfassent l’ordre donné et réitéré. Dans le cas contraire, vous serez voué aux gémonies. Vous passerez pour un “has been”, quelqu’un qui n’est pas dans le mouvement. Quelqu’un de résolument passéiste. Anti moderne. Enfin, c’est le risque.

J’écris que c’est le risque parce que le sytème saura, plus tard et de façon opportune, vous faire savoir que vous êtes à la dérive. Mais, mais, mais… qu’il n’est peut-être pas trop tard pour agir moyennant quelques petits arrangements. Et que, si vous ne le faites pas, attention! Vous allez tout perdre. Progressivement. En fait, la dictature du bonheur c’est un peu comme un interrogatoire. On va exercer sur vous une pression continue pour que vous avouiez, passiez à l’acte. Et cela rendra le temps nécessaire. C’est juste une question de temps. Tôt ou tard, vous fléchirez. D’ailleurs, on a tous fléchi. En matière de dictature du bonheur comme dans la plupart des domaines de nos vies.

Les modes d’expression de la dictature du bonheur

Résister à la dictature du bonheur est aussi difficile que de ne rien dire à celle ou celui qui, depuis 3 minutes, vous colle régulièrement une claque derrière la tête pour vous faire réagir. Si vous ne dites rien, la pression va s’accentuer. Si vous dites quelque chose, ou réagissez mal, vous passerez pour un mauvais coucheur alors que l’autre ne voulait que s’amuser.

Résister à la dictature du bonheur c’est comme ne rien dire face à la mauvaise foi, à l’arrogance, à la bêtise. La difficulté n’est pas tant de résister à la dictature du bonheur mais… de vous ouvrir au vôtre tel que vous le concevez. Si tant est que vous en ayez une idée. Il est vrai que c’est là que les choses se compliquent.

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Est-ce que parmi tout ces océans de bonheur proposés, est-ce que j’ai le droit d’aller mal, de me sentir mal? Je suis désolé de plomber l’ambiance, mais je crois que j’ai toutes les peines du monde à partager un bonheur auquel je ne m’identifie pas.

Si j’en crois les grands principes de la consommation, voire de la grande consommation, pour être reconnu, il est important que quoi que nous consommions tous la même chose. La même produit. Et de valeur tant qu’à faire! En effet, n’est pas là même, celle ou celui qui roule dans une BMW que celle ou celui qui roule dans une Dacia. Même s’il y a fort à parier que l’un et l’autre n’ont pas la même vision du bonheur.

il y a celui qui mangera des pommes de terre pour remplir le grand réservoir de sa voiture. Il sera heureux de montrer sa belle auto. Excité d’être identifié comme un “winner”. Mais bien triste quand, seul, dans son studio sans âme, il aspirera à sa prochaine sortie dans sa belle auto. Il y a le propriétaire de la Dacia qui, lui, ou elle, mangera peut-être à sa faim. Il pourra remercier sa petite auto qui lui coûte si peu. Mais sera vivement moqué par les chantres de l’esthétisme, parce que sa voiture… Mais, il aura son petit bonheur à lui.

L’un comme l’autre, auront répondu à des messages sociaux et affectifs qui auront conditionné leur choix. L’un comme l’autre, sur la vision de leur bonheur fantasmé auront positivement répondu à une image. Pour être heureux, faites ceci. Si vous ne le faites pas, vous êtes cela. C’est en permanence, dans tous les domaines de notre vie, la dictature du bonheur. Être heureux passe par la consommation ou l’usage répété d’un certain nombre de choix et de comportements qui nous ont été savamment distillé.

Nous vivons dans une ère où la peur de la frustration le dispute à l’horloge. Tout doit aller vite et être conforme aux diktats d’un certain nombre de personnes qui détiennent un pouvoir. Le pouvoir de savoir nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

Nus sommes de plus en plus éduqués dans cette idée qui veut que le temps passe et qu’il nous fait nous décider instantanément. Si je ne fais pas de suite ce à quoi je pense, je serais malheureux. Si je ne prends pas ma décision tout de suite, après il sera trop tard. Si je ne porte pas les dernières chaussures à la mode, je suis un looser! Je ne suis pas à la mode.

Cahin caha, nous apprenons à vivre dans la peur. Celle du manque. Celle d’être jugés par nos pairs. Ou nos maires (Oups!). En matière de mode, ne parle-t-on pas de “dictature de la mode”? La dictature, c’est la magistrature suprême et extra ordinaire exercée dans l’empire romain. Vous voyez ce que je veux dire? C’est l’exercice du droit de vie et de mort. Tu réponds favorablement, tu restes en vie. Sinon, t’es mort.

A l’instant où j’écris cette ligne, ma messagerie m’informe d’un message. C’est un éditeur web qui me dit que si je ne donne pas suite à son message automatique, il me raye de ses listes de prospects. La boucle est bouclée.

Comment résister à la dictature du bonheur

Existe t’il vraiment un moyen de résister à la dictature du bonheur? Honnêtement, je ne sais pas. Je pense que chacun d’entre nous peut avoir la sienne. S’il le souhaite. S’il ou elle ne se sent pas victime de la dictature du bonheur, nul n’est besoin de résister. Dans le cas contraire, je vais brièvement vous expliquer comment il m’arrive de faire.

Ce que je fais est simple. Voire basique. Je prends le temps. Et cela me coûte une fortune dont je n’ai pas les moyens. Je prends le temps de m’inspirer. Je prends le temps de comprendre. Celui d’assimiler. Je prends le temps de voir poindre mon désir. Je ne le contrains pas. Je préfère penser que l’on ne me vend rien mais que c’est moi qui achète. Or, pour que j’achète, il aura bien fallu, que je le veuille ou non, que je sois sensible à tout ou partie d’un message que j’aurais vu et revu. De façon consciente ou pas. C’est tout l’art de la publicité.

Résister à la dictature du bonheur, et à son langage, c’est prendre le temps. Celui de vivre. Celui d’assumer que, quelles que soient mes émotions liées aux ressentis d’une frustration, j’ai le droit de choisir. J’ai le droit de jouir de ma frustration.

J’ai le droit de me sentir mal même si certaines personnes pensent que j’ai tout pour être heureux. J’ai le droit d’exprimer mon désaccord même si cela déplaît. Même si cela me vaut exclusion. J’ai le droit d’être insensible à une oeuvre d’art que la plupart encense. Dussè-je passer pour un inculte. J’ai le droit de satisfaire à mon évolution telle que je la conçois et non comme d’aucuns voudraient me l’imposer. J’ai le droit d’être un mouton noir et non un mouton bêlant. Et si je veux être ce dernier, personne n’a le droit d’en juger.

Mon bonheur c’est d’essayer de donner un sens à ma vie. Mon bonheur, c’est d’accepter que, parfois, je suis triste. Que, parfois, je suis en colère. Et que rien ni personne n’y pourra rien changer. Mon bonheur, c’est ce que je m’offre et ce que je me refuse en conscience. Mon bonheur, c’est celui de faire des choses qui me procurent des émotions qui donnent un sens à ma vie. Car, mes émotions, c’est ma vie. Et ma vie, j’essaie de la vivre et de la penser. Même si, parfois, ou souvent, je vous le concède, je la pense mal.

Un jour, quelqu’un m’a dit que j’étais un être de conflit alors que je refusais d’obtempérer à une injonction. Cette personne n’imagine pas l’impact que son propos a eu sur moi. M’opposer n’est pas la réponse que j’eusse souhaité produire. C’est la seule que j’ai trouvé et qui me renvoie de moi une image positive. Je me suis affirmé. Résister à toutes formes de dictatures, tel pourrait être mon bon plaisir. Mais cela ne m’empêche pas d’avoir peur: “Angoissé mais pas dupe!“. Je prends le risque d’être seul en résistant à la dictature du bonheur. Mais, in fine, je ne suis jamais seul.

Alors, heureux, si je veux. Et comme je veux. Et surtout pas comme certaines huiles m’en donnent l’ordre. Sans pensées ni libre arbitre. L’impression d’être sous le contrôle de quelqu’un ou d’un système m’est insupportable. Faire comme tout le monde m’est quasi impossible sans que, pour autant, je veuille me démarquer. Cela ne fait pas de moi quelqu’un d’incontrôlé ou d’incontrôlable. J’ai conscience d’évoluer en liberté surveillée. Mais j’aime l’idée de jouer avec mes geôliers.

“L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature; mais c’est un roseau pensant. Il ne faut pas que l’univers entier s’arme pour l’écraser : une vapeur, une goutte d’eau, suffit pour le tuer.

Mais, quand l’univers l’écraserait, l’homme serait encore plus noble que ce qui le tue, parce qu’il sait qu’il meurt, et l’avantage que l’univers a sur lui, l’univers n’en sait rien.

Toute notre dignité consiste donc en la pensée. C’est de là qu’il faut nous relever et non de l’espace et de la durée, que nous ne saurions remplir. Travaillons donc à bien penser: Voilà le principe de la morale”.

Blaise Pascal – “Pensées

 

Frédéric Arminot

Stress post traumatique – Evaluer et gérer le stress post traumatique

Stress post traumatique – Comment évaluer et gérer le stress post traumatique

Il me semble évident que les récents et dramatiques évènements du vendredi 13 novembre 2015, font écho à la nécessité impérieuse de prendre psychologiquement en charge les survivants, leurs familles comme les amis. De fait, il s’agit d’évaluer puis gérer le stress post traumatique. Non seulement des victimes des attentats dans le quartier du Bataclan à Paris mais aussi de toute victime d’agression ou d’accidents.

Ces états émotionnels violents qui font suite à des stress subis et perçus doivent être pris en charge peu de temps après les évènements eux mêmes. Cette nécessaire prise en charge répond à la prévention d’une décompensation émotionnelle. Elle s’impose afin d’accompagner le patient, la victime, dans une démarche qui va favoriser la gestion de son stress post traumatique.

Les stress post traumatiques comme conséquences d’une agression ou d’un accident repose sur 2 types d’intervention. La première repose sur l’ESPT. Soit l’Evaluation du Stress Post Traumatique. La seconde est une pris en charge liée au PTSD lui même. Le Post Traumatic Stress Disorder.

Ces 2 points importants en matière de prise en charge du stress post traumatique font l’objet du présent article.

Comment évaluer un stress post traumatique

Comme dans toute action d’accompagnement, il convient de mettre ses convictions personnelles au placard! Je le précise parce que j’entends beaucoup trop de patients me dire combien ils sont effarés par ces professionnels de la santé mentale qui leur assènent leur point de vue. Lequel point de vue minore un peu trop souvent la réalité des émotions des victimes. A ce propos, j’entends déjà les intéressés crier au scandale. Je sais, il y toujours des vérités pour déranger.

Evaluation du Stress Post Traumatique - ESPT

ESPT – Evaluation d’un Stress Post Traumatique

Je disais donc qu’à la suite de toute agression ou de tout accident, il convient de mettre en place une évaluation du stress post traumatique (ESPT). Cette évaluation est particulièrement importante dans la mesure où elle va permettre d’évaluer l’intensité et le contexte du stress post traumatique.

Partant, l’évaluation du stress post traumatique va permettre de dresser un tableau précis du stress perçu. Ainsi, nous en saurons plus sur la façon dont l’évènement s’est déroulé. Nous en saurons tout autant sur les émotions perçues pendant et au cours de l’évènement. Tout comme nous saurons de façon précise ce qu’il semble ne être des conséquence de l’évènement.

Evaluer ce stress post traumatique est particulièrement important. Non content de nous renseigner sur la “physionomie de ce stress, il va nous permettre de dresser des priorités en terme d’intervention, de contenus d’interventions. De fait, c’est le support sur lequel les intervenants – psychologue, psychiatre, comportementaliste ou autre – vont s’appuyer pour traiter le stress post traumatique.

Comment gérer un stress pots traumatique

A cette question, j’ai déjà, pour une partie, répondu dans l’article: “Attentats à Paris – Comment en parler aux enfants pour ne pas qu’ils s’angoissent“.

Comment soigner un PTSD

Stress Post Traumatique – Comment soigner un PTSD

Quand il s’agit de soigner un stress post traumatique, il convient toujours de s’appuyer sur des éléments tangibles et objectifs. C’est l’intérêt même de l’ESPT – Evaluation d’un Stress Post Traumatique -. C’est donc sur ces éléments qu’existera le meilleur des suivis psy possible. Du moins, on peut le souhaiter.

Une fois évalués les potentialités d’angoisse (angoisse nocturne, angoisse matinale, angoisse de mort), d’anxiété (anxiété généralisée, anxiété sociale), ou encore de dépression augmentés de somatisation diverses, il convient de traiter le stress post traumatique par effet d’urgence.

L’effet d’urgence, cela signifie classer à l’aide de la victime ce qui lui apparaît comme le plus important d’abord et le moins important ensuite. En effet, par rapport  à la perception d’un stress post traumatique, chaque victime aura sa vision des choses. Carte du monde traumatique qui profilera ce qu’il convient ou de non de faire immédiatement en fonction de l’urgence exprimée. C’est à dire de la douleur induite et ses conséquences.

Dès l’amorce de la prise en charge post traumatique, l’objectif majeur est d’éventuellement sortir le patient de sa sidération puis, le plus souvent, de sa culpabilité. Sidération émotionnelle liée u choc de l’évènement. Culpabilité quant à une éventuelle responsabilité ans l’évènement (je pense aux accidents) ou culpabilité d’être une victime moins touchée que les autres.

Traitement de l'anxiété

Comment Traiter l’Anxiété de Façon Simple et Définitive – Cliquez sur l’image

La prise en charge d’un stress post traumatique va donc nécessiter d’aider la victime à verbaliser ses émotions. Cette accompagnement va aussi générer, parfois, la prescription de médicaments contre l’angoisse, ou pour vaincre l’anxiété (cf: troubles de l’humeur, crise de panique, trouble du sommeil, réactions violentes et incontrôlée aux bruits ou à des évènements divers dans le quotidien).

Nonobstant toute la pédagogies associées autour de cette prise en charge, je pense à divers traitements comme l’hypnose, l’EMDR, la sophrologie), il est important que la victime ne soit pas isolée. Ainsi, les partages privilégiées en groupes de paroles de victimes sont un support important.

Enfin, il conviendra, si nécessaire, que la victime bénéficie d’exercices comportementaux divers qui l’aideront progressivement à soigner son stress post traumatique. Maintenant, se pose la question de savoir pourquoi un tel accompagnement est impératif.

Pourquoi est-il si important de traiter le stress post traumatique

Au sortir des “guerres modernes” comme la guerre du Vietnam, comme de tous les conflits dans lesquels des soldats des diverses nations du monde sont intervenus, force a été de constater combien de ces professionnels des armées étaient traumatisées.

Les conséquences de ces trauma sont multiples. Dè socialisation, comportements d’addictions (stupéfiants, alcoolisme) vols, dégradations, agression, et j’en passe.

La société, et plus particulièrement les gouvernements, sont responsables des conséquences traumatiques générés par les conflits auxquelles elle fait le choix de participer. A ce sujet, la question n’est pas de savoir si cela est ou non opportun. Cela est, tout simplement. la société a donc sa part dans les agissements réactionnels des êtres humaines qu’elle a envoyé combattre et qui sont revenus traumatisés.

Dès lors, pour éviter toute forme de réaction inappropriée, et par souci d’humanité, il est important de reconnaître le statut victimologie des personnes ayant subi de stress post traumatique. Partant, de les accompagner afin qu’ils retrouvent leur vie d’avant. Agir et accompagner de sorte à ce que les victimes soient “réparées” avec dignité et respect.

C’est de notre responsabilité à tous. C’est de la responsabilité de nos gouvernements que d’accompagner les victimes des choix des gens qui nous gouvernent. Cela concerne tout autant les victimes d’attentats, que les accidentés de la route, ou les personnels de police, de gendarmerie comme les pompiers ou… les personnels médicaux.

Et, pour ce que j’en sais depuis des années que je pratique le suivi post traumatique, on est loin du compte en matière d’accompagnement post traumatique. Peut-être que les attentats du 13 novembre courant vont changer la donne?

Frédéric Arminot

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Peur en voiture – Angoisse de conduire – Symptômes et traitement

Peur en voiture – Angoisse de conduire – Quels symptômes – Quel traitement

La peur en voiture est un problème dont j’ai eu la chance de ne jamais souffrir. Il m’est bien arrivé de me sentir légèrement angoissé à ce propos mais cette angoisse diffuse ne durait jamais. A tout le moins, je n’en n’ai jamais conçu un handicap au point que je sois incapable de prendre le volant, ou de me laisser conduire ou de monter sur ma moto.

Par contre, j’ai été très étonné – les premiers temps de mes consultations thérapeutiques – de constater le nombre de personnes croissantes victimes de peur en voiture. Beaucoup de personnes qui m’ont contacté au cabinet à propos de leur peur en voiture étaient toutes confrontées aux mêmes symptômes.

Qu’elles conduisent, ou soient passager – ou passagère -, la peur en voiture repose sur des symptômes bien plus compliqués qu’il n’y paraît. Conduire, ou être conduit, signifie non seulement se déplacer d’un point à un autre mais aussi s’investir dans ce déplacement.

Cela signifie qu’aucun déplacement n’est insignifiant. Chaque déplacement, en voiture, en, train, en avion, induit un changement, même provisoire, qui indique à la personne concernée de s’adapter au changement.

Il apparaît donc que la peur en avion, la peur en train, la peur en bateau, la peur à deux roues, relèvent d’une même problématique et d’un même mécanisme émotionnel, tout comme la peur en voiture.

Les objectifs à satisfaire, dans un contexte social, économique ou professionnel, peuvent être une cause de la peur en voiture laquelle se meut en angoisse en voiture à compter du moment ou confiance en soi et résistance au changement se télescopent.

Cet article a donc pour vocation de vous expliquer ces mécanismes d’une part, et comment traiter la peur en voiture ou s’assurer le meilleur traitement de l’angoisse de conduire d’autre part.

Symptômes de la peur en voiture

J’ai souvenir d’un monsieur d’une cinquantaine d’années. Homme très calme, très raisonné. Récemment, il a subi un triple pontage coronarien. Ce problème médical l’a invité à avoir une hygiène de vie encore plus fine que celle qu’il avait avant cette intervention chirurgicale. Il ne fume plus depuis des années. Cadre supérieur, il conduit depuis des années du fait de ses activités commerciales. Il encadre des commerciaux sur l’ensemble du territoire français.

Symptômes de la peur en voitureDepuis quelque temps, il s’est rendu compte de son incapacité à conduire sur des grandes routes (départementale, nationale, autoroute). Il n’arrive que difficilement à conduire qu’en ville. Il évite tous les grands axes routiers. Il me précise essayer d’éviter de rouler sur le périphérique parisien et préfère aller de ville en ville.

Cela accroît considérablement ses temps de déplacements mais c’est le seul comportement d’évitement qu’il ait pu trouver pour éviter sa peur en voiture. Il me consulte car cela commence à lui poser de plus en plus de problèmes dans sa vie tant à titre personnel que professionnel.

Ses symptômes comportementaux sont les suivants:

  • Peur projective à la seule idée de conduire
  • Recule au maximum le moment où il va être contraint de conduire
  • Réfléchi beaucoup à toutes les voies de circulation qu’il souhaite éviter par peur
  • Est pré occupé en permanence par son problème d’angoisse en voiture
  • Passe beaucoup de temps à chercher des solutions sans y parvenir
  • Dépense beaucoup d’énergie pour s’éviter toute situation qui l’obligerait à se déplacer en voiture

Ses symptômes physiques

  • Transpiration
  • Mains moites
  • Douleurs abdominales
  • Accélération du rythme cardiaque
  • Conduite parfois dangereuse (hyper tendu)
  • Tensions et raideurs musculaires
  • Douleurs musculaires
  • Angoisses diffuses
  • Peurs projectives
  • Anxiété

Florilège de tentatives de solutions utilisées par les personnes souffrant de peur en voiture

Il est particulièrement fréquent que ces problèmes de peur en voiture se déplacent vers d’autres sujets comme les transports en commun. Dans une société industrielle comme la nôtre, les distances sont de plus en plus longues, en termes de distance comme en temps passé. Nous sommes devenus contraints de nous déplacer dans un véhicule dénommé véhicule terrestre à moteur. Faire sans, c’est s’exposer à des situations d’inconfort parfois importantes, ou à des pertes d’énergie et de temps toutes aussi conséquentes. Quand ce n’est pas s’exposer aussi à des situations de conflits avec des proches ou des collaboratrices ou collaborateurs.

Par exemple, pour éviter ce type de désagrément, mon patient essayaient de déléguer certains déplacements à d’autres. Il appréciait d’être conduit par une tierce personne.

Malheureusement pour lui, ces personnes n’étaient pas toujours disponibles ou n’avaient pas toujours envie de conduire. Ce qui l’obligeait, ou à surseoir à son déplacement, ou à trouver une solution différente, ou à… prendre le volant donc à affronter sa peur en voiture.

Angoisse au volant

Solution comportementale pour ne plus avoir peur au volant, ou ne plus être angoissé en voiture (Cliquez)

Ce patient a bien souvent reconnu qu’à l’encontre de sa vision des choses, il lui était arrivé de manipuler certaines personnes pour éviter sa peur en voiture. Il s’en voulait beaucoup mais ne pouvait pas faire autrement. Alors qu’il était, et est toujours, un adulte responsable, honnête et scrupuleux, il était très triste d’en arriver à ce qu’il vivait comme des extrémités. En colère après lui, il se désolait aussi d’être incapable (dixit) d’affronter sa peur en voiture au point de ne pouvoir conduire ses petits enfants, même sur de courtes distances.

A force d’explorer son problème, nous en sommes arrivés à découvrir des choses particulièrement intéressantes à propos de ce qui pouvait soutenir sa peur en voiture, sa peur de conduire.

Conduire – Une mission à fort taux de responsabilités

Quand vous conduisez, il est convenu que vous devez agir de façon responsable. Cela signifie que non seulement vous devez être responsable de votre conduite au sens où vous respectez le Code de la Route, de même qu’au sens où vous devez faire attention aux autres, gens et véhicules, dans un rayon de 360°.

Si vous êtes victime de peur en voiture, et donc d’une certaine angoisse ou anxiété à l’idée de la responsabilité qui est la votre à chaque fois que vous prenez une décision, et à plus forte raison quand la vie des autres est en jeu, il est compréhensible que vous ayez peur à l’idée de conduire.

Pour preuve, j’en veux les réactions parfois très violentes qu’ont certains conducteurs au moindre petit accrochage ou à la moindre faute de conduite de l’autre. Car, souvenons nous: ce n’est jamais de sa faute à soi mais toujours de la faute de l’autre!

La peur d’être agressé et tenu pour responsable d’un tel évènement a de quoi angoisser préventivement quiconquePeur en voiture - Angoisse aurait peur de conduire. De fait, être responsable d’un accident, même mineur, nécessite que l’on rende des comptes, que l’on soit comptable de l’évènement ce qui majore d’autant toute peur de conduire.

Il est vain d’essayer de rassurer une personne qui a peur en voiture quant à ce qu’un accident peut arriver à tout le monde et que ce n’est pas grave. Beaucoup de ces mêmes personnes ne peuvent pas assumer une telle responsabilité et l’envisage beaucoup trop douloureusement.

En ce qui concernait ce monsieur qui était venu me consulter, il semblait qu’un récent malaise au volant ait achevé d’inscrire sa peur de conduire en lui de façon violente. Il craignait d’avoir un malaise plus grave et, par conséquent, d’être responsable de blesser ou tuer un ou plusieurs automobilistes ou piétons. De même qu’il avait très peur, s’il était blessé ou tué, des conséquences que cela auraient pour sa famille.

Il avait donc toutes les raisons d’avoir peur en voiture. Sa peur de conduire reposait sur son désir d’agir de façon responsable tant vis de lui même que des autres et les membres de sa famille. Or, en ré agissant de la sorte, en ne pouvant conduire que fort peu, voire pas du tout, il mettait malgré tout les autres en danger. Ce monsieur faisait l’objet d’une double contrainte. Il était coincé de toutes parts et ne voyait bien évidemment pas comment trouver une solution à sa peur en voiture.

Peur en voiture – La peur d’être conduit

Être conduit par d’autres que soi, et à plus forte raison quand l’on est soi même victime de la peur de conduire, nécessite un niveau de confiance en soi comme en l’autre particulièrement important. Or, comment voulez vous faire confiance à quelqu’un qui vous conduit alors que vous avez peur en voiture? Sacré dilemme!

Les personnes qui ont peur en voiture ont toutes les raisons d’avoir peur quand on sait qu’elles sont affectées des mêmes maux que ceux que j’explique dans le chapitre précédent. Cette peur d’être conduit a un lien avec l’angoisse de mort laquelle peut se traduire par une phobie des transports.

Passager - Peur en voitureLes symptômes de la peur d’être en voiture conduit par une tierce personne sont en bien des points identiques à la peur de conduire. Si ces symptômes s’organisent ou s’expriment de façons parfois différentes, cela relève toujours de la peur de ne pas être parfait, de la peur de subir quelque chose dont on ne serait pas responsable, donc de la peur d’être une victime, ou de la peur du contraire: être responsable directement d’un accident et donc d’être… bourreau.

Dans tous les cas, la peur de la perte de maitrise de soi constitue un facteur aggravant de la peur en voiture. Et, une fois n’est pas coutume, nul n’est besoin de tenter de se sécuriser ou d’objectiver. Les personnes concernées sont confrontées à un double blocage.

Si elles conduisent et que les choses se passent mal elles devront assumer. Alors, elles essaient de ne pas conduire ou se forcent à conduire et en deviennent parfois dangereuses pour elle même comme pour les autres.

Si elles ne conduisent pas, elles se ferment la porte de la satisfaction de leurs objectifs ou, à tout le moins, en rendent la réalisation plus difficile voire douloureuse. Elles subiront d’autant plus un conflit intra psychique qu’elles seront victimes de honte et de culpabilité.

Dans les deux cas, ces personnes aspirent à être parfaites et responsables mais n’y arrivent pas. Comment agir en pareille situation.

Traitement de la peur en voiture – Traitement de la phobie des transports

Une certaine logique voudrait qu’en cas d’angoisses ou crise d’angoisse, qu’elles aient ou non un lien avec la phobie des transports, le premier réflexe soit de prendre des médicaments (anxiolytique) ou d’essayer de se raisonner pour traiter ce problème de peur en voiture.

Si vous me connaissez et avez lu certains des articles de ce Blog, vous aurez compris que je ne suis favorable ni à l’un ni à l’autre tout simplement parce que cela n’apportera aucune solution à votre problème de peur en voiture. Au mieux, cela vous permettra d’apaiser vos symptômes d’angoisses mais, en aucun cas, cela ne va résoudre votre problème.

Pour commencer à traiter votre problème d’angoisse de conduire ou de peur en voiture, il est important de contextualiser le problème. C’est à dire d’en délimiter et d’en préciser tous les modes de fonctionnement. Je vous invite donc à répondre aux questions suivantes:

  • En quoi est-ce un problème?
  • Que faites vous quand vous y êtes confronté?
  • Que puissiez vous craindre de pire si vous ne trouviez pas une solution à votre angoisse?
  • Quelle est la plus petite et la toute première chose qui, si elle existait, pourrait vous permettre de commencer à avoir moins peur?

Et n’oubliez pas:

“La solution est dans le problème” (Gregory Bateson)

Angoisse au volant

Comment Ne Plus être Angoissé Au Volant – Cliquez sur l’image

 

Frédéric Arminot

Angoisses – Les angoisses sont-elles un facteur de dépression

Angoisses et dépression – Quand l’un mène à l’autre

Inutile de vous faire attendre, la réponse à cette question est « OUI ». Oui, les angoisses sont un facteur de dépression.

Dans cet article, je vais essayer de préciser ce qu’est une dépression et le lien qui existe entre les angoisses et la dépression comme entre dépression et la dépression.

Définition de la dépression

Qui parle de dépression, parle d’affaissement. Quand les professionnels de la météo parlent de dépression, ils évoquent un affaissement, un déséquilibre entre différents facteurs naturels. A titre de précision, l’aggravation du déséquilibre des ces multiples facteurs peut générer un cyclone.

La dépression, ou état dépressif, procède des mêmes phénomènes. Quand quelqu’un souffre de dépression, cette personne n’est plus en état émotionnel et ou physique de contrôler les facteurs régissant son équilibre psychique.

Qu’est-ce qu’un état dépressif

Nous pouvons considérer qu’il existe trois niveaux de dépression :

  • La dépression légère
  • La dépression moyenne
  • La dépression grave

Chaque niveau de dépression ou état dépressif pose les symptômes de la gravité de la dépression.

Angoisses – Dépression légère

En cas de dépression légère, on envisage qu’une personne est impactée par un évènement soudain voire inattendu qu’elle ne peut dépasser. Cette personne souffre d’une incapacité à dépasser l’évènement, lequel peut constituer un traumatisme de plus ou forte intensité. En ce cas, il est possible de parler de déprime et non nécessairement de dépression.

Face à cet événement, la personne – pour une durée limitée – peut ne ressentir plus aucun désir à l’égard de ce qui, hier lui en procurait. La dépression met à mal toutes les ressources psychiques voire physiques d’un individu au point de ne plus pouvoir lui donner la force d’exécuter la moindre tâche, habituelle ou non. Que cette tâche ou son accomplissement procure sentiment de plaisir, de bien être ou de sécurité. A ce moment, tout est difficile, tout est objet d’efforts qui, en temps habituel peuvent paraître simples, mais qui, en ce temps de dépression, sont insurmontables.

Quand on parle de dépression on parle aussi d’abattement. Non seulement la personne ne ressent plus aucun désir, de façon ponctuelle ou continue, mais elle en ressent d’autant moins qu’elle est victime d’un abattement émotionnel. Et, bien sûr, cette même personne ne ressent aucun plaisir ou cette notion même lui semble tellement lointaine que cela participe à aggraver les symptômes dépressifs.

Angoisses – Dépression moyenne

Cela signifie que la personne concernée est abattue, ne ressent aucun désir particulier, ne se sent pas nécessairement concernée par ce qui pourrait susciter son intérêt. La différence avec une dépression légère tient dans la durée et l’intensité des symptômes, de leurs conséquences sur le quotidien de l’intéressé.

Le plus souvent, les victimes de dépression essaient de puiser dans ce qui leur reste de ressources pour essayer d’aller mieux. Une thérapie adaptée comme la TCC peut aider ces personnes à ne plus souffrir. Très souvent, le corps médical prescrit des sérotoninergiques lesquels vont agir sur la re capture de sérotonine et de dopamine (ex: Prozac™). Ce type de traitement peut favoriser un ré équilibre de la psyché. Le problème réside dans la dépendance à ces médicaments et dans le fait que s’ils contrôlent les symptômes ils n’apportent aucune solution pérenne au problème de la dépression.

Angoisses – Dépression grave

La personne n’est plus affectée par rien. Elle ne ressent rien ni n’est intéressée par rien. Victime d’un symptôme amotivationnel, plus rien de ce qui la concerne ne l’intéresse. Empreinte de tristesse voire, dans les cas les plus graves, de mélancolie, la personne dépressive est convaincue qui rien ni personne ne pourra plus la sortir de cet état. En pareille situation, le traitement de la dépression est beaucoup lourd et long en termes médicamenteux.

La dépression est non seulement constitutif d’un état émotionnel affecté par un ou plusieurs évènements subis que la victime n’arrive ni à intégrer – à accepter – ni à dépasser. La personne dépressive est confrontée à un état de transition qui ne lui permet pas d’accepter le passé (l’événement) et de s’investir dans la vie au sens du présent comme de l’avenir (processus d’action). Elle est donc « coincée » entre deux états comme si elle avait une attache aux pieds qui l’empêche de progresser.

Crise d'angoisse

Comment Contrôler Une Crise d’Angoisse – Pour En Savoir+, cliquez sur l’image

Un état dépressif peut être la suite logique d’une succession d’angoisses ou de crises d’angoisses non dépassées. Le plus souvent, les personnes victimes d’angoisse ou d’anxiété essaient de contrôler leurs émotions.

Cette nécessité de contrôler les angoisses relèvent, parfois, d’une obsession narcissique (névrose d’angoisse) qui consiste à s’enjoindre à soi même de garder bonne figure face à l’événement pour s’éviter la peur d’être jugé, ou pour éviter de ressentir honte et culpabilité.

Il est certain qu’à force de s’épuiser à contrôler l’incontrôlable, vous pouvez ressentir des moments d’abattement ou d’épuisement. Cette dépression, quand elle a pour facteur déclenchant une succession d’angoisses, est susceptible d’enclencher de la tristesse puis un abattement que vous pouvez avoir peur d’avoir peur.

A force de batailles perdues, à force d’épuisement, vous pouvez voir certains domaines de votre vie affectés par vos angoisses comme par l’amorce d’une dépression. Vos angoisses peuvent alors céder le pas à de l’anxiété. C’est à dire à une peur constante à propos d’un sujet particulier de votre vie (affectif, sentimental, professionnel, économique, etc.). Cette anxiété se meut en anxiété généralisée à partir du moment ou la plupart si ce ne sont tous les domaine de votre vie sont affectés.

Dépression et angoisses – Un problème narcissique

La dépression donne donc le sentiment de quelque chose d’irréversible, de quelque chose que l‘on a pas su ou pas pu contrôler. Très souvent, les personnes affectées par une dépression ont d’elles, et expriment à leur sujet, une image profondément dévalorisée. Cette mésestime de soi, si elle n’est pas prise en charge, ce qui est le plus souvent le cas, va aller augmentant. Elle s’aggravera d’autant plus que, plus le temps passera, moins la personne saura utiliser ses ressources personnelles pour retrouver confiance en soi.

Partant, les angoisses perdureront voire s’aggraveront. Par extension, les facteurs de dépression et ses symptômes iront grandissants tout en se cristallisant de plus en plus.

Existe-t-il des personnes plus sensibles au tandem angoisses – dépression

Tout au long de ma pratique, j’ai maintes fois constaté que les personnes victimes de dépression souffraient d’une mésestime d’elles mêmes particulièrement importante. Une grande partie de ces personnes, dans leur enfance, avaient souffert d’une construction fragile de leur personnalité où leur narcissisme – leur image d’elle même – avait été mise à rude épreuve. Pour de multiples raisons, principalement liées à leur environnement affectif, donc familial, elles n’avaient pu avoir d’elle une estime suffisante, ce qui avait durablement affecté leur confiance en eux même.

Empêchées par un environnement affectif insuffisamment stimulant, les personnes victimes d’angoisse, voire de crise d’angoisse, de crise de panique ou d’anxiété, ont cultivé, malgré elles, la peur de ne pas y arriver d’une part, et la certitude qu’elles n’y arriveront pas d’autre part.

Angoisse et symptômes de la depressionJ’ai souvenir d’une patiente – laquelle va bien aujourd’hui, merci pour elle – fortement angoissée quand je la rencontre pour sa première consultation thérapeutique. Elle manque cruellement de confiance en elle, a tout le temps peur de mal faire et s’inquiète en permanence de ce que les gens peuvent penser ou dire d’elle.

Elle s’oblige à contrôler ses émotions d’angoisses, avec le résultat que vous imaginez sans peine. Elle passe son temps à essayer de contrôler sa peur de ne pouvoir contrôler ses angoisses de peur que les autres les voient. Ce qui fini par arriver et par lui être… reproché, ce qui l’anéantit un peu plus chaque fois.

Très rapidement, au cours de cette 1ère consultation, il apparaît que, depuis toujours, elle se sent comme une enfant dans un corps d’adulte. Ses réactions sont effectivement infantiles, au sens respectueux du terme, dans la mesure où sa psyché est celle d’une petite fille qui, tout au long de son enfance aura entendu ses proches lui jeter au visage : « Tu es chiante ! Tu nous emmerdes ! ».

Cette jeune femme est affectée depuis toujours d’une dépression chronique conséquences d’angoisses contextuelles. Pour autant, elle a continué à vivre, essayant de construire sa vie conformément à ses désirs tout en étant à la fois insatisfaite des résultats obtenus mais aussi en passant son temps à contrôler ses peurs. En bref, elle ne vit rien de ce qui lui plairait vraiment car elle n’a de cesse de s’appliquer à éviter et ses peurs et… le jugement des autres.

Chemin thérapeutique faisant, elle se rend compte qu’elle ne risquait pas de savoir faire quelque chose qu’on ne lui avait jamais appris. Son narcissisme ne pouvait que s’en trouver fragilisé puisqu’elle n’avait pu construire les bases même de son autonomie, son âge adulte, puisqu’elle n’avait pas bénéficié d’un amour inconditionnel à la hauteur de son besoin.

Non pas que sa famille ne l’ait pas aimé mais peut être que trop occupée ailleurs, cette famille n’avait pas pris la mesure du besoin de cette enfant ni pris le temps de s’en préoccuper.

D’angoisses en crises d’angoisses, lesquelles ont laissé place à de l’anxiété, cette jeune femme ne se trouvait bien qu’enfermée chez elle. Malgré ses dénégations, elle finit par  convenir que ce qui l’inquiétait le plus était de ne pas trouver de solutions, de ne pas pouvoir envisager de façon sereine une vie affective, sentimentale, sociale et familiale conformes à ses désirs de vie. Les années passaient sans que le problème d’angoisse ne se résolve. Il a passé, s’est installé puis s’est trouvé la pire des compagnes : la dépression.

Quel traitement envisager quand la dépression et les angoisses sont associées

Quand cette jeune patiente et moi avons abordé son problème d’association d’angoisses facteures de dépression, la question liée à la façon de traiter ce problème a bien évidemment émergé. Quelle stratégie thérapeutique pourrait-être la plus adaptée? Devons nous prendre chaque problème séparément ou ensemble et avec quels objectifs.

C’est ma patiente qui a décidé de la façon d’intervenir. Nous avons conjointement abordé et les angoisses et la dépression conséquences de ses angoisses. Nous avons commencé de façon simple, grâce à des exercices à comportementaux. Au terme de la troisième séance, cette jeune femme avait résolu son problème d’angoisses.

Dans l’intervalle, nous nous sommes occupés de son problème de dépression, tout en construisant une stratégie qui favorise la ré émergence de ressources naturelles puis d’autres que nous avons co construites de sorte à ce que confiance en soi, estime de soi et bien être fassent leur apparition.

Dans un troisième et dernier temps, nous avons consolidé les solutions tout en convenant de nous revoir un an après. Nous avions convenu qu’en cas de besoin, cette jeune patiente pouvait me contacter. Cela remonte à 8 mois et je n’ai aucune nouvelle d’elle.

Pas de nouvelles, bonnes nouvelles!

Comme beaucoup d’entre vous le font déjà, communiquez vos questions et vos commentaires. J’y répondrais avec plaisir.

Comment ne plus être angoissée

Pour Ne Plus être Angoissé, Cliquez sur l’Image

 

Frédéric Arminot

Procrastination – Une angoisse chronique

Procrastination – Une angoisse chronique

Qu’on le veuille ou non, que l’on s’en défende ou pas, nous avons toutes et tous une certaine tendance à la procrastination. La difficulté ne réside pas dans la procrastination elle même mais plutôt dans notre capacité à freiner voire à stopper notre tendance naturelle à procrastiner.

Ce comportement qui tend à nous faire remettre au lendemain ce que d’aucuns pensent que nous pourrions faire le jour même exprime-t-il quelque chose, un problème caché? Comment identifier les comportements qui relèvent de la procrastination?  Est-ce normal de procrastiner? Quand faut-il s’inquiéter d’un excès de procrastination? Comment traiter la procrastination? Autant de questions auxquelles cet article va tenter de répondre.

Définition de la procrastination

Procrastiner est un mot qui vient du Latin et signifie “remettre au lendemain“. Si l’on se tenait à cette définition simple, pour ne pas écrire simpliste, les choses seraient peut-être plus faciles. La procrastination, ce n’est pas que cela.

Je garde en mémoire le problème de l’un de mes patients. Appelons le, Alexandre. Ce jeune homme, intelligent et plein d’humour est étudiant à Sciences Po. Paris. En dernière année, il doit passer des partiels et réviser son examenDéfinition de la procrastination
de fin d’année qui lui offrira la consécration: sortir diplômé de l’IEP (Institut d’Études Politiques). Oui, mais voila.

Alexandre a beau être intelligent, cultivé, et tout et tout, il a une fâcheuse tendance à ne réviser que contraint et forcé. Il s’y prend toujours la veille pour le lendemain et n’arrive pas à organiser ses révisions de sorte à arriver plus détendu aux examens. Les prémisses de la procrastination?

Alexandre passe son temps à penser à la façon dont il devrait travailler. Il oscille entre son canapé, la télévision, son bureau, les matières qu’il reprend l’une après l’autre, sans arriver pour autant ni à se concentrer ni à faire le travail qui lui semblerait opportun. Cet étudiant part dans tous les sens, s’éloigne, revient et s’épuise à trouver des solutions. Au gré du temps qui passe, point une angoisse sourde, celle qui lui rappelle que le temps passe et que, vraisemblablement les objectifs ne seront pas satisfaits. Ce type de comportement est assez typique de la procrastination.

Alors, notre étudiant se remet au travail, l’angoisse vissée au ventre. Obsédé par l’échéance, il fait feu de tout bois. Avale des pages et… ne retient rien. Ce qui, au début, n’était qu’un petit problème, va devenir un problème récurrent facteur d’angoisse chronique. En effet, plus Alexandre essaiera courageusement de s’organiser moins il y arrivera. Plus le temps passera et pire cela sera et grandissantes iront ses angoisses.

Quand cet étudiant se met, malgré lui, à laisser libre cours à sa procrastination, ce à quoi il est confronté relève de plusieurs symptômes.

Les symptômes de la procrastination

  • Angoisses
  • Troubles anxieux
  • Difficultés voire incapacité à dresser les priorités
  • Difficultés à dresser et respecter un emploi du temps (organisation, planning)
  • Difficulté d’organisation
  • Peur d’échouer
  • Peur de réussir
  • Fatigue voire épuisement
  • Irritabilité
  • Mésestime de soi
  • Manque de confiance en soi
  • Troubles du sommeil (endormissement, troubles du sommeil)
  • Troubles dépressifs (dans certains cas)
  • Crise de panique ou attaque de panique

Aucun de ces symptômes liés à la procrastination ne sont à prendre à la légère. Il est trop facile d’imposer aux personnes qui sont dans la procrastination “…qu’elles n’ont qu’à s’organiser…, c’est une question de volonté…”. Si elles le pouvaient, elles le feraient bien volontiers. Et si cela est plus facile à dire qu’à faire c’est donc que le problème de la procrastination est ailleurs.

Quelles sont les motivations de la procrastination

Si je me réfère de nouveau à notre étudiant de Sciences Po. Paris, il s’est rapidement avéré qu’il est le fils d’intellectuels qui ont beaucoup étudié et travaillé. Ces parents, enseignants, ont toujours œuvré de sorte à être au fait de leurs pratiques professionnelles. Alexandre s’est toujours rendu compte combien ses parents s’investissaient et à toujours retenu cette maxime familiale: “On a rien sans rien“. Pas faux, mais est-ce vrai pour autant?

Alexandre aimerait faire cette sien ce point de vue à ceci près qu’il a beaucoup de mal à accepter que lui a beaucoup de facilités à réussir sans faire grand chose. Ou, à tout le moins, sans que cela lui demande un investissement conséquent. Ce jeune homme en conçoit de la honte et de la culpabilité. il n’accepte pas d’avoir des facilités tant intellectuelles que neurologiques. Il s’enjoint donc de travailler suivant une méthode qui lui semble correspondre à celle qui lui a été apprise d’une part et qu’il a pu observer chez ses parents d’autre part.

Procrastination et peur d'échouer

Procrastiner et être Angoissé – Comment Faire – Pour le Savoir, Cliquez sur l’image

A ceci près que, si cette méthode est bonne pour certaines personnes, elle n’est adaptée à lui, elle ne correspond pas à sa personnalité. Est-ce par sentiment de culpabilité qu’il oeuvre, inconsciemment, à sa procrastination?

Inconsciemment, Alexandre fait de la résistance à sa propre personnalité. Il ne s’aime pas, voire est capable d’être très en colère après lui. Il ne s’estime pas légitime et finit par convenir qu’il s’en veut de constater, au fond de lui, qu’il a plus de facilités que beaucoup d’autres. Pour se défaire de ce qui lui procure de l’angoisse, il s’enjoint de travailler beaucoup. Ce qui, comme souvent dans le cas d’angoisses, le confronte à un résultat inversement proportionnel à l’effet désiré ! Il cherche à se prémunir de toute procrastination et passe son temps à alimenter sa procrastination.

La procrastination – Peur d’échouer – Peur de réussir

Les personnes qui sont victimes de procrastination sont souvent confrontées à des troubles anxieux. La peur de mal faire opposé au désir de bien faire, et de ne pas arriver à établir un équilibre entre les deux, plonge dans une pré occupation qui fait penser aux ruminations et autres pensées obsessionnelles. Ce qui est le propre de la procrastination.

En matière de procrastination, il est souvent rabâché aux intéressés que tout est une question de volonté. Ce qui est une erreur fondamentale. Tout le monde peut avoir la volonté de réussir sa vie. Pour autant, entre vouloir et pouvoir, il y a une marge. Il y a tellement de critères qui rentrent en ligne de compte et qui font l’échec ou la réussite, qu’exprimer ces poncifs à propos de la procrastination est bien plus facile (un ange passe…).

Sur la foi d’objectifs de vie, chacun d’entre nous va se fixer des objectifs. C’est en les réalisant de façon progressive que l’on va tendre vers la réussite et enfin… réussir. Or, il arrive très souvent que les personnes qui souffrent de manque de confiance en soi commettent une erreur très classique.

Ils veulent en finir avant même d’avoir commencé ! Un peu comme s’ils envisageaient de gravir le Mont Blanc et qu’une fois au pied de celui-ci, ils lèvent la tête et, devant la taille du glacier, ils renoncent sans même avoir commencé. L’erreur est donc de regarder trop haut, trop vite. En renonçant à leur projet, alors qu’excités à l’idée de le satisfaire, ils ont, inconsciemment saboté leurs possibilités. Comme lorsqu’un publicitaire connu avait dit”: “Si t’as pas une Rolex à 40 ans, t’as raté ta vie” (pour la petite histoire, je n’ai pas de Rolex…).

A ce moment, ce que retiennent les gens ce n’est pas l’excitation de réussir mais la peur d’échouer. Partant, ils imaginent ce qui leur arrivera au terme de cet échec et focalisent leurs angoisses sur les conséquences d’un tel échec. J’ai nommé – encore – la procrastination. Ils essayent de lutter contre ce qui participent à aggraver le problème. Une fois n’est pas coutume, lutter contre la procrastination ou contre tout autre problème de comportement est le meilleur moyen de l’enrichir. Alors, comment faire pour combattre la procrastination?

Comment combattre la procrastination

En matière de procrastination, la première erreur à ne surtout pas commettre c’est de vouloir insister, de se forcer à faire des choses que, naturellement, vous n’arrivez pas à faire. Ainsi, puisque la procrastination relève d’une équation particulière (image de soi+désir+peur d’échouer+peur de réussir+confiance en soi+angoisses ou trouble anxieux) comme d’un problème lié à sa propre organisation mieux vaut agir de la façon suivante:

  • Poser les bases d’une organisation au quotidien
  • Le planning ne doit concerner que la semaine en cour
  • Chaque W.E, faire le planning de la semaine suivante
  • Quand vous n’arrivez pas à faire quelque chose, passez à la tâche d’après, conformément à votre planning hebdomadaire
  • Ne cherchez pas la volonté de faire
  • Laissez le désir de faire vous attraper
  • Si une tâche n’est pas réalisée un matin (par exemple), essayez de vous y atteler l’après midi du même jour, voire le lendemain

Devant un problème de procrastination, l’intérêt n’est pas de se forcer pour y arriver. Plus vous réagirez de la sorte, moins vous y arriverez, plus vous prendrez le risque d’être victime d’angoisses, voire d’angoisse chronique et, par conséquent, de procrastination. En effet, à force de vouloir contrôler un problème comme la procrastination alors qu’il vous échappe, vous allez être confronté à des émotions qui vous faire émerger des symptômes d’angoisse ou d’anxiété.

Pour mettre fin à la procrastination, l’idée est plutôt d’essayer d’être inventif, stratégique. Par exemple, pourquoi ne pas arrêter de vous contraindre et plutôt essayer de créer une dynamique. Ainsi, en créant, petit à petit, une dynamique de réalisation, vous allez avancer de plus en plus et rejoindre la réussite. Cela vous permettra d’avoir de vous uneVaincre la procrastination image plus positive et de retrouver confiance en vous en régulant progressivement la procrastination.

A ce propos, je me souviens avoir reçu au cabinet, il y a quelques années, une jeune femme, étudiante en dernière année de médecine. Elle devait passer les ECN (concours classement utile) et, devant l’ampleur des connaissances à réviser comme devant celle de son épuisement, elle n’envisageait qu’une chose: un échec retentissant qui la placerait dans les toutes dernières places du classement.

J’ai essayé de comprendre ce qu’il se passait pour elle. Elle était effectivement très stressée et ce d’autant plus qu’elle cultivait d’elle un certain mépris. Elle n’avait de cesse d’exprimer qu’elle avait toujours passé ses partiels grâce aux rattrapages et que, de fait, par rapport à d’autres, elle était incompétente. Ses études de médecine lui sortaient par tous les pores de la peau. Elles ne les supportaient plus, comme elle ne supportait plus, non plus, l’ambiance souvent délétère qui régnait au sein des établissements hospitaliers dans lesquels elle faisait ses stages.

Elle avait tout le temps peur d’être interrogée et angoissait à l’idée de se tromper dans les réponses, ne sachant que trop combien certains chefs de services ou interne avaient de facilité à humilier les étudiants. Les intéressés se justifiant à ce propos en disant qu’ils avaient subi les mêmes humiliations…

Fortement angoissée à l’idée d’échouer au concours, cette jeune femme souffrait d’autant plus qu’elle n’arrivait plus à réviser. Elle avait au moins une vingtaine de matières à revoir et le temps et l’énergie lui manquaient. Là où cela s’est carrément compliqué, c’est lorsque je lui ai demandé quel était son problème en plus de celui lié à son angoisse. Et de m’expliquer que, chaque après-midi, au sortir de son stage, elle rentrait chez elle, déjeunait à peine, et s’installait à son bureau pour réviser.

Elle ne travaillait sans aucun plan, sans aucune organisation. Tout ce qui retenait son attention, c’étaient ces 20 matières à connaître. Elle débutait une première matière pour se rendre compte, très rapidement, de son incapacité à la mémoriser. Elle en attaquait une seconde pour, très rapidement aussi, se rendre compte de la même chose. Et ainsi de suite. Plus le temps passait, plus elle sentait comme une crise de panique l’envahir. Le plus généralement, elle finissait épuisée, en larmes, avec une seule idée vrillée dans son esprit: “Je vais me planter”. Ce qui relevait de pensées obsessionnelles et de ruminations.

Fondamentalement, ce futur médecin ne pouvait pas échouer. Ce qu’elle pouvait craindre de pire, c’était un classement qui ne lui soit pas favorable et la fasse exercer dans des compétences qui ne lui convenaient pas. En conséquence de quoi, cette jeune femme ne focalisait que sur 2 problèmes. Le premier, c’était les révisions. Le second, le problème du classement. L’un et l’autre généraient des angoisses terribles qui empêchaient toute objectivité et facilitaient la procrastination.

Car le vrai problème était bien celui là. Son incapacité à prendre de la distance, à objectiver donc, et à paramétrer ses objectifs et les moyens de leur réalisation. Elle souhaitait exercer la fonction de médecin généraliste. Or, en y regardant de plus près, nul n’était besoin qu’elle soit dans les 3000 premiers du classement national pour y satisfaire. Le fait d’être classée entre la 6000é et la 7000é place pouvait lui convenir. Elle le savait mais, tellement angoissée, elle avait oublié cette réalité. Seconde réalité, sa difficulté à accepter qu’elle ne pouvait engranger 20 matières sur un laps de temps aussi court.

Je lui ai donc demandé de sélectionner 5 matières qui soient celles avec lesquelles elle se sentait le plus à l’aise. J’ai argué du fait que, plantée pour plantée, autant qu’elle se fasse plaisir! Elle a suivi ma suggestion. Ses troubles anxieux ont commencé à décroître et cela lui a permis de travailler de façon plus efficace. Cela n’a pas empêché son stress à l’approche des trois jours de concours mais, au moins émotionnellement, elle était mieux armée.

En septembre dernier, cette jeune médecin m’a téléphoné pour m’informer qu’elle intégrait un hôpital à Paris, en qualité d’interne. Notre stratégie avait été la bonne. Elle avait réussi son concours et était bien classée. Elle avait mis à profit les mois d’été pour se reposer et réviser les matières à propos desquelles elle se sentait un peu juste. Elle avait pu, positivement, contrôler sa procrastination.

L’épuisement lié à ses conditions de travail en qualité d’étudiante en médecine (à ce propos, si vous saviez la façon dont l’état maltraite les étudiants en médecine, vous seriez choqués), augmenté de son stress issu des partiels et autres révisions, puis de l’image fragile qu’elle avait conçu d’elle au fil du temps, avaient participé à considérablement la fragiliser. Nous avions aussi pu identifier qu’au cours de ses études elle était très seule, très livrée à elle même. Ses parents finançaient ses études mais ne la soutenaient pas moralement et il en avait toujours été ainsi. Quand elle m’a téléphoné en septembre, je lui ai suggéré de consulter pour essayer de travailler sur sa confiance en elle. Je ne sais pas si elle l’a fait.

La stratégie que j’ai développé avec cette jeune femme est une stratégie parmi d’autres qu’il est tout à fait possible d’utiliser dans la plupart des cas de procrastination. Prochainement, j’essaierai de réaliser une série de vidéos à ce propos pour vous aider à combattre la procrastination, pour vous offrir la possibilité de ne plus sombrer dans la procrastination ou alors… à temps choisi.

Je ne manquerais pas de vous tenir informés. Dans l’intervalle, nul n’est besoin de vous forcer. Essayez plutôt d’accepter la situation pour ce qu’elle est. Dans le cas contraire, contrôler votre procrastination c’est comme vous contraindre à embrasser quelqu’un qui vous dégoûte. Mieux vaut éviter, quels que soient les enjeux, et surseoir de façon adaptée jusqu’à trouver la personne qui vous inspire du… désir!

Je vous laisse le soin de sérier vos priorités et, progressivement, maitriser votre procrastination.

Angoisse matinale et procrastination

Comment Ne Plus être Angoissé dès La Matin à Cause de Votre Peur de Procrastiner – Cliquez sur l’image

Frédéric Arminot

Angoisse au travail – Quelle solution à ce mal français

Angoisse au travail – Un mal français

Directeur d’une succursale d’une chaine d’hyper marché, Jean-Jacques a, une fois de plus, été muté. Prétendument pour relancer un hyper en perte de vitesse. Dans ce domaine, c’est plutôt ce monsieur de 44 ans qui semble en perte de vitesse et d’énergie. Et pour cause. Chaque soir, Jean-Jacques est victime d’angoisses nocturnes et, à chaque réveil, dangoisses matinales (symptômes d’angoisse au travail).

Jean-Jacques vient me consulter dans un état émotionnel que je mets plutôt sur le compte d’une depression, voire d’une anxiété généralisée. En y réfléchissant ensemble, grâce aux techniques issues de la thérapie comportementale, et plus particulièrement de l’approche systémique de Palo Alto, il s’avère que je me trompe. Jean-Jacques est victime d’angoisse au travail.

Définition de l’angoisse au travail

Quelle que soit la fonction que vous exercez, de l’employé au technicien, en passant par l’agent de maitrise ou le cadre, personne n’échappe à l’éventualité d’être angoissé pour des motifs personnels comme d’être victime d’angoisse au travail. Quand je parle d’angoisses, je pense aussi au stress.

L’un des symptômes les plus fréquents qui accompagne l’angoisse au travail, ce sont les angoisses nocturnes, voire les attaque de panique, et les angoisses matinale. Pourquoi?

Je vous rappelle que la définition de l’angoisse, ce qui vaut pour les angoissés du boulot. Il s’agit d’une peur projective, c’est à dire la peur de quelque chose dont vous ne savez rien, ou pas grand chose. Partant, pour des raisons quiAngoisse au travail relèvent de l’image que vous avez de vous, de l’image que vous avez des autres et de la peur du jugement, mais aussi du contexte et de l’environnement, vous pouvez craindre de ne pas avoir un comportement adapté face à une situation que vous redoutez. Cela vaut pour l’angoisse au travail.

En conséquence, à l’idée de ne pas savoir être ou de ne pas savoir faire, vos sens émotionnels vont vous alerter (sécrétion d’adrénaline). Cette sécrétion va ensuite générer de la sérotonine afin de vous permettre justement d’avoir un comportement qui permette une bonne gestion de l’évènement.

Cependant, si vous considérez que le contexte et l’environnement ne vous sont pas favorables, vous pouvez craindre que l’issue de la situation vous soit reprochée.

Vous allez donc, à une vitesse qui vous étonnerait vous même, vous poser tout un tas de questions à propos desquelles vous allez tenter de trouver des réponses pour apporter une solution à votre problème d’angoisse au travail, au déséquilibre perçu par vous. Et vous voudrez d’autant plus trouver une solution à cette angoisse au travail que vous avez besoin de vous enorgueillir d’avoir conçu cette solution. En effet, quoique de plus agréable que l’approbation des autres plutôt que la, seule, sienne propre?

Angoisse au travail – Des symptômes qui favorisent crise d’angoisse et trouble panique

Si vous êtes en recherche de reconnaissance, ou avez besoin d’approbation, c’est à dire d’être reconnu et apprécié, mais que vous êtes pris d’une crise d angoisse devant un problème soudain, vous savez que vous allez perdre votre objectif et avez donc bien des motifs d’être sujet à de l’angoisse au travail.

Solution angoisse

Comment Vaincre Vos Angoisses Au Travail Facilement et Rapidement – Pour le Savoir, Cliquez sur l’Image

Tant que vous n’aurez pas résolu l’adéquation problème = solution et que, partant, vous ne lâchez pas prise et en faites une affaire personnelle, il y a toutes les chances pour que vous soyez victimes d’angoisses, et à plus forte raison d’angoisses au boulot. Refusant de lâcher prise, vous allez être de plus en confronté à un stress, un état de tension, jusqu’à ce que vous sortiez de cette ornière. Moins vous y arriverez, plus vous essaierez. Dès lors, votre angoisse au travail ira croissant jusqu’à ce que, éventuellement, vous rentriez dans un processus de questions à propos de votre problème pour tenter de trouver des réponses qui vous sécurisent.

En ré agissant de la sorte, vous allez ouvrir la porte à des ruminations et autres pensées obsessionnelles qui peuvent vous amener jusqu’à un trouble panique. Vous pourrez essayer tout au long de cette journée d’enfer de mettre en place des processus d’évitement de l’angoisse au travailt, pour autant, les stress afférents seront omniprésents. Votre journée de travail, bien exténuante, finira bien par passer. Et là, vous allez rencontrer un autre problème.

En rentrant chez vous, sur le chemin comme à la maison, vous continuerez à penser à votre problème d’angoisse au travail. Vos humeurs en seront affectées tout comme vos relations avec vos proches. La soirée ira, bon an mal an, jusqu’au moment du coucher. Et vous continuerez à penser, ou plutôt à réfléchir à votre problème puisque vous ne lui aurez pas trouvé une solution qui vous permette de satisfaire votre objectif: avoir la paix, être fier de vous et d’autant plus fier, qu’éventuellement, vous serez félicité. Çà, c’est dans le meilleur des cas.

Dans le pire des cas, vous risquez d’avoir des problèmes d’endormissement au point que vous soyez obligé de prendre un médicament pour vous endormir. Ce qui ne retirera rien à votre crainte d’être victime d’angoisses nocturnes ou d’être pris de crise de panique en pleine nuit ce qui ne fera qu’aggraver votre stress et alimentera l’angoisse au travail du lendemain…

Passée une nuit cauchemardesque à vous demander comment faire pour régler votre problème d’angoisse au travail, c’est fatigué que vous vous éveillerez à cette nouvelle journée potentiellement problématique. Et c’est à ce moment, à celui du réveil, qu’il y aura bien des raisons pour que vous soyez pris d’angoisse matinale. Vous ne pourrez pas vous empêcher de penser à la difficulté à résoudre. Vous penserez à ce qu’il se passe et alors que vos pensées, accessoirement obsessionnelles, reprendront le dessus, c’est angoissé que vous repartirez travailler. Et la boucle sera bouclée. Bonjour l’angoisse au travail !

Cette nouvelle journée vous sera d’autant plus pénible qu’en admettant que vous résolviez vos tracas, pour autant, vous aurez toutes les raisons de cultiver une espèce de poire d’angoisse à l’idée d’un nouveau problème. Vos projections émotionnelles reprendront le dessus dans un cycle que vous aurez toutes les peines du monde à contrôler.

Tous les symptômes d’angoisse que je viens d’énumérer sont le quotidien de bien des gens. Pour autant, est-ce le quotidien de l’environnement professionnel classique ou est-ce un mal spécifiquement français cette angoisse au travail?

L’angoisse au travail – Un mal français?

Des années durant, travailler était une fierté. Grâce à vos activités professionnelles, vous satisfassiez votre rôle social. Vous produisiez des tâches et, ainsi, participiez à faire avancer une société à la fois professionnelle et sociale. Partant, vous consommiez et participiez au système. Les inter actions avec vos collègues de travail n’étaient pas toujours faciles mais, dans un cadre collectif, vous aviez votre place. Cette même place que vous ne vous posiez pas la question de savoir si vous alliez la perdre. Des années durant, le travail était un droit. Plus d’emploi un mardi, nouvel emploi le lendemain. Au moins, la peur de la perte d’emploi était moindre voire inexistante. Quand à l’angoisse au travail, ce concept n’était pas né.

La société a évolué, le système s’est modernisé. L’argent a pris une place de plus en plus importante. Tellement importante d’ailleurs que ce même argent a fini par reléguer l’homme, son meilleur soutien, à un rôle de faire valoir qui a participé à déshumaniser le système. Les années passant, l’emploi, votre boulot, s’est fait plus rare, voire carrément précaire.

Hier, vous étiez marié avec votre entreprise ou avec l’institution dans laquelle vous travailliez. Aujourd’hui, c’est un peu comme si le mariage avait glissé vers une forme de co location où chacun va tenter de tirer la couverture à soi. Seuls les profits comptent. Les profits industriels comme les profits personnels. D’aucuns vont jusqu’à se gonfler d’orgueil en expliquant comment et combien ils gagnent des fortunes, font des profits colossaux, en pariant sur laAngoisse et travail - Un mal français chute économique de la France comme d’autres pays, membres ou non de l’Union Européenne.

Comment ne pas être angoissé dans un tel environnement alors que votre situation, hier sécurisée, est aujourd’hui précaire. Le milieu de travail exige respect et loyauté alors que, très souvent, si ce n’est du fait de l’entreprise elle même, ce sont ceux qui réclament de tels comportements qui sont les premiers à ne pas y satisfaire.

Chacun fonctionne pour soi, créant ainsi un individualisme forcené dans lequel l’autre, le collègue, devient un ennemi potentiel.

François Mitterrand avait dit: “Après moi, il n’y aura que des comptables“. Quand j’y pense, cela me fait froid dans le dos. J’ai l’impression, si ce n’est la certitude, que c’est tellement vrai. Chaque emploi a un coût. Un coût comptable qui, du fait de sa charge (la masse salariale), rend nécessaire d’exiger plus en payant moins. Les places sont de plus en plus chères tout en étant de plus en plus précaires. Le système socio professionnel français semble vouloir évoluer d’une façon telle qu’il mute en une forme de société américaine où le travail s’est inscrit dans une précarité absolue.

Rien ne vous assure qu’en arrivant au boulot, vous ne serez pas viré et que, même sil la Loi vous protège, rien ni personne ne peut prétendre n’avoir jamais eu peur en arrivant d’être exclu dans le quart d’heure qui suit. Du fait de cette précarité, l’ambiance est devenue de plus en plus délétère et chacun pense et réagit pour soi et, parfois, en niant l’autre. Les femme set les enfants d’abord est devenue une considération du passé. N’y a t’il donc pas de raison de souffrir d’angoisse au travail?

Dans un tel climat, il devient difficile de se sécuriser et d’avoir confiance en soi. Les stress professionnels son très importants et les dégâts comme les risques psycho sociaux qu’ils génèrent s’imposent en masse. La précarité, voire la misère, s’installe, et, partant, la peur de tout perdre, est le quotidien de bien des gens. Le travail, l’emploi, est devenu denrée rare à tel point que certains sont convaincus qu’il leur est inaccessible.

D’aucuns ont fini par se convaincre que, dans un tel système, ils n’ont droit à rien ni à aucune place. Pour autant, la satisfaction de leurs besoins primaires est tout aussi vitale que celle des personnes qui ont une activité rémunérée. Convaincus que le système ne veut pas d’eux alors qu’ils veulent s’y trouver et consommer à la tour, comme  à leur guise, ils vont déposséder quelqu’un pour posséder à leur tour. L‘insécurité passera du milieu de travail à la rue, et de la rue au travail. Ainsi, notre société, dite moderne, semble avoir engendré une délinquance d’opportunité où, pire, plus violent est le larcin, moindre est le profit que l’on en retire.

L’angoisse au travail, comme dans bien d’autres environnements, s’est installée à un tel point qu’aujourd’hui, il m’arrive d’entendre qu’être angoissé est normal, que c’est l’évolution du système qui veut cela et qu’il est nécessaire de s’adapter. Oui, être angoissé, c’est être confronté à un processus de confrontation à la réalité avec la nécessité de s’y adapter. Mais jusqu’à quelle limite doit on supporter l’insupportable? Et pour que cela redevienne acceptable, vivable, encore faut-il que ce même système participe de façon équivalente au respect mutuel, et ne confonde pas pouvoir et autorité au nom du profit et de la rentabilité. L’angoisse au travail a encore de beaux jours devant elle.

C’est bien beau d’avoir un monde libéral mais, comme Karl Marx le disait, le système va crever de ce qu’il a lui même participé à engendrer. Cette progéniture est-elle un monstre?

Reconnaissance angoisse au travailRécemment, l’une de mes amies m’expliquait qu’alors qu’elle travaille dans la même entreprise depuis 14 ans, son responsable avait changé. Et, comme par hasard, du jour au lendemain, mon amie a fait l’objet de critiques acerbes et de mises en cause quant à la réalité de ses compétences.

Et mon amie de m’expliquer qu’alors que son époux, qui a le même âge que moi, avait perdu son emploi, elle sentait le sien fort menacé. Victimes d’angoisse au travail et de crises d’angoisses répétées, il lui a fallu en venir à consulter un médecin pour se faire prescrire des médicaments (anxiolytique et anti dépresseurs).

Mon amie passait des nuits affreuses à l’idée de retourner travailler et à la crainte d’être victime de trouble panique dans la journée. Avec le temps, elle a trouvé une solution pour se protéger.

Elle continue à prendre des médicaments qui l’ont aidé à retrouver une meilleure qualité de sommeil mais elle a aussi fait le choix de moins s’investir dans son boulot. Il y a peu de temps, elle m’a dit: “J’ai décidé de m’en foutre” (sic). Voilà un bel exemple de ce qui nourrit angoisses, anxiété et ressentiment.

A titre personnel, un tel comportement ne peut pas remporter mon adhésion. A titre professionnel, puisque j’en constate tous les jours les conséquences psychologiques, je regrette qu’il fasse le lit d’une relation épouvantable entre un salarié et le représentant de son employeur. Que veut-il cet employeur? Que le nouveau chef de service rentabilise l’emploi en exigeant plus? Qu’il rentabilise en minorant les compétences de ses salariés, ou en mettant en cause les compétences professionnelles acquises au long d’années de collaboration pour en obtenir plus au prix de… la peur, au prix de l’angoisse au travail?

Je crois, et constate tous les jours, combien le monde du travail souffre de plus en plus. Les gens vont mal, ils souffrent, et ont toutes les raisons d’être angoissés. Le système s’est précarisé et, dans un climat d’insécurité patent, il est de plus en plus difficile et compliqué, si ce n’est de se faire une place au soleil, du moins de conserver une activité professionnelle dans des conditions de travail et d’émotions optimales.

Dans un système tel que le nôtre où la reconnaissance passe par l’argent, l’argent amenant la sécurité, les deux étant de plus en aléatoires en termes de pérennité, quelles solutions trouver pour ne plus être victime d’angoisse au travail? Comment faire pour avoir de soi une image positive et ne plus avoir peur? Comment faire pour conserver un équilibre émotionnel satisfaisant entre son moi fonctionnel (vous dans votre emploi) et son moi affectif (vous dans votre vie personnelle) et ne pas privilégier l’un au détriment de l’autre? Comment faire pour gérer l’angoisse au travail et, partant, retrouver un équilibre émotionnel puisqu’il n’est pas normal, ni humain, de vivre dans un tel environnement, précaire et insècurisant.

Autant de questions auxquelles j’essaierai de répondre dans un prochain article:  “Comment gérer l’angoisse au travail, puisque, aujourd’hui, le monde du travail, comme les inter relations liées à votre emploi, ont évolué d’une telle façon que c’est comme si vous étiez sur un champ de bataille sans aucune formation militaire et sans armes pour combattre (pensez à la guerre 14-18). Le risque de stress est énorme et il me semble important que vous sachiez comment prendre soin de vous pour ne pas être victime d’angoisse au travail.

Souffrir de crise d'angoisse au travail - Comment faire

Comment Ne Plus Souffrir de Crise d’Angoisse Au Travail – Cliquez sur l’image

Frédéric Arminot

Parler en public – Une peur, symptôme de l’angoisse

Parler en public – Un symptôme d’angoisse

Ninon est une femme brillante. Elle a 35 ans, a fait des études supérieures que bien des hommes lui envient. Elle est mariée et maman d’un petit garçon. Auditrice dans un cabinet international, elle passe sa vie en déplacement à l’étranger comme en France. Elle est réputée dans son métier et, de plus en plus, dans son entreprise, son nom fait figure de marque de référence. Cependant, une chose la bloque. Un truc qui dure depuis des années et qu’elle combat avec l’énergie du désespoir. La peur de parler en public.

Dans le cadre de ses activités professionnelles, et à plus forte raison du fait de l’influence grandissante qui est la sienne au sein de son cabinet d’audit et d’expertise, elle se doit d’expliquer des points stratégiques deLa peur de parler en public développement tant à ses collaborateurs et collaboratrices qu’aux clients. Autant, des années durant, elle n’intervenait que de façon courte et mesurée autant, aujourd’hui, il lui est demandé d’organiser des grandes messes et, de facto, de se mettre encore plus en avant. Or, la simple idée de parler en public la terrifie.

Elle a le sentiment d’être un produit pour son entreprise, produit mis en tête de gondole. Elle me dit que cela la met en colère, elle a l’impression d’être utilisée alors qu’à bien y réfléchir, sur la foi de symptômes qu’elle me décrit, ce n’est pas le problème.

Le vrai problème de Ninon, c’est qu’elle a peur de parler en public. De façon croissante, cela la rend malade. D’ailleurs, avant de parler en public, elle est prise de nausées, d’angoisses, de tremblements, de crises plus terribles les unes que les autres. Et cela ne semble pas simplement dû au trac. Elle fait tout pour échapper à ces grands moments de souffrance et s’infligeant une souffrance suprême qui la laisse exsangue à chaque fois. Elle s’impose d’y aller par peur de passer pour ce qu’elle n’est pas ce qui renforce son problème. Elle me consulte car elle est en pleine crise de panique.

Elle vient d’apprendre qu’elle part la semaine suivante au Montréal, au Canada. Son Directeur Général lui a demandé de l’accompagner pour participer, en qualité de conférencière, à une réunion impromptue de tous les directeurs internationaux de succursale. Son DG tient à ce qu’elle soit présente pour présenter le travail de qualité que réalise la filiale française et les excellents résultats de cette dernière, grâce, entre autres, aux compétences de Ninon. Cette dernière touche le tréfonds de sa peur de parler en public en apprenant la nouvelle du voyage au Canada.

Les symptômes de la peur de parler en public

SYMPTÔMES PSYCHIQUES

SYMPTÔMES PHYSIQUES

  • Nausées
  • Tremblements
  • Bégaiement
  • Oppression de la cage thoracique
  • Difficulté à respirer
  • Impression d’étouffer
  • Transpiration abondante
  • Nœud au ventre
  • Incapacité de s’alimenter
  • Nécessité de boire de l’alcool ou de prendre un médicament pour faire diminuer ou passer l’angoisse

Ninon est victime de toute ou partie de ces symptômes d’angoisses. Elle se rend de plus en plus malade dans les jours qui précèdent le moment ou elle doit parler en public. Elle sait que ses compétences ne sont pas en cause mais ne peut s’empêcher de penser le contraire. Le temps aidant, et la douleur psychique avec, elle cultive d’elle une image si dévalorisée qu’elle envisage de quitter son emploi. Elle a demandé de l’aide à son compagnon, avocat. Très gentiment, il n’a de cesse de la rassurer quant à ses capacités à prendre la parole en public, arguant des ses compétences, des qualités diverses qu’il lui connaît. Ce qui ne l’aide aucunement.

Elle qui rêve de visiter Montréal, envisage sérieusement de se faire porter pâle. Elle sait que si elle réagit de la sorte, sa carrière risque d’en prendre un coup. Elle me met une pression terrible en me disant: “Vous êtes mon dernier espoir! Je vous en prie, aidez moi!”. Ben voyons, comme si je faisais des miracles…

Comment gérer la peur de la prise de parole en public

Je ne peux pas faire autrement que de bombarder ma patiente de questions. J’ai besoin de tout savoir quant à la façon dont son problème émerge, quant aux solutions qu’elle a tenté depuis qu’elle a commencé à s’y trouver confrontée et, enfin, la grande question: “En quoi, le fait de parler en public est un problème?”. C’est à cette question que nous consacrerons le plus de temps mais cela nous aidera à comprendre le contexte.

D’une façon que je qualifierai de très comptable, cette jeune femme m’explique que parler en public est un problème car elle a toujours eu ce problème! Enfant, l’idée de parler en public, de prendre la parole devant les autres élèves la terrifiait. Alors qu’elle avait les moyens d’être simplement une bonne élève, elle exigeait d’elle même d’être une excellente élève. Elle était convaincue que cela la protégeait d’être trop interrogée par les enseignants, à l’oral.

Peur de parler en public

Comment Ne Plus Avoir Peur de Parler en Public – Cliquez sur l’image

Chaque matin, l’habitude aidant, elle savait le risque qu’il y avait à ce qu’elle soit sollicitée pour une intervention verbale. Elle manipulait sa chère maman, invoquant un mal de ventre, ou un mal de gorge pour éviter de prendre le risque d’avoir à parler en public. Elle avait fini par devenir assez créative en matière de comportement d”évitement.

A chaque examen qu’elle passe, c’est un véritable supplice. Sa mère l’accompagne souvent chez le médecin qui, en toute bonne foi, ne fait pas le rapprochement entre les symptômes physiques et le vrai problème de Ninon. Cette dernière se gardant bien de verbaliser à propos de sa peur de parler en public tant aux médecins qu’à … sa mère. La maman de Ninon est veuve et sa fille n’a que fort peu connu son père.

A ce stade de la consultation, j’apprends que la mère de Ninon est enseignante. Et Ninon de m’expliquer combien elle craignait les jugements de sa mère laquelle, bien qu’aimante, exigeait de sa fille qu’elle ait des comportements sociaux adaptés d’une part, tout en ne se privant pas d’émettre des jugements sur Pierre, Paul ou Jacques à compter du moment où la règle maternelle n’était pas respectée d’autre part. Ninon se devait de bien faire, y compris quand elle devait parler en public, et avait toutes les peurs du monde de ne pas y arriver.

Cette patiente a cheminé, bon an mal an, jusqu’à son bac puis à suivi des études universitaires. Tout au long de son parcours scolaire, elle ne s’est que fort peu lâchée. J’entends par là qu’elle s’est toujours attachée à donner d’elle une image positive. Celle d’une enfant, puis d’une adolescente puis enfin celle d’une adulte responsable. En conséquence, craignant trop ce que les autres pourraient penser ou dire d’elle, elle n’est jamais sortie des clous! Elle craint donc de façon quasi pathologique le jugement des autres. Elle le craint tellement d’ailleurs que cela frise la phobie.

Ninon a toujours tout voulu contrôler. Jusqu’à ses moments de désir d’adulte me précise t-elle. Elle ne cède pas au seul désir. Il doit être accompli d’une façon mesurée et assumée. Tout doit être sous contrôle.

Parler en public – La peur de la perte de contrôle de soi

Parler en public induit que vous prenez un risque et que vous vous soumettez aux jugements des autres. Il y a aura toujours quelqu’un pour vous critiquer! Vous parlerez sans articuler, au sens de certains, d’une voix trop lente ou insuffisamment appuyée au sens d’autres, ou ce que vous exprimerez n’aura aucun intérêt. Ainsi, vous n’aurez de cesse de guetter les gestes et mouvements de votre auditoire pour mesurer leur intérêt ou désintérêt quant à ce que vous présentez. A plus forte raison que vous êtes victime d’une peur de parler en public.

Sur la foi de votre peur de parler en public, vous re calibrerez votre exposé oral en fonction de vos ressentis et ce que vous redoutez… vous arrivera. Vous bégaierez peut être, vous tromperez dans l’énoncé de votre speech, vous mettrez à transpirer pour finir par déglutir plus que nécessaire et avaler des litres d’eau pour vous “graisser” la gorge et la bouche, cette bouche que vous

Parler en public - Contrôle de soi aurez si sèche. En un mot comme en cent, votre confiance en vous sera fortement altérée et, en amont, vous ferez tout pour vous éviter cet exercice douloureux, celui de parler en public.

Votre peur de mal faire prendra le dessus et vous ne retrouverez vos poumons et votre air que bien longtemps après que vous ayez terminé. Vous finirez épuisé, tout comme cette chère Ninon. En colère après vous, empreint de honte et de culpabilité, vous vous promettrez que vous ferez mieux la prochaine fois. Oui, la prochaine fois, vous saurez ne plus avoir peur de parler en public. Laquelle prochaine fois sera pire que la précédente puisque le problème se sera enrichi de vos douleurs passées et de votre peur de celles à venir.

Sujet à l’angoisse de façon répétée comme d’autres sont sujets au mal de dos chronique, ruminant des solutions qui ne viennent pas, pour savoir parler en public, vous consulterez quand il y aura le feu, comme Ninon. Normal, vous êtes tellement occupé. Et si on trouvait de vraies solutions? Pérennes et efficaces? Des solutions pour ne plus avoir peur de parler en public?

Quelle stratégie adopter quand vous avez peur de parler en public

Bien sûr, si avant même de parler en public vous pensez à vos peurs et tentez de les refoulez, vous commencez mal. Il est une certitude que me confirme Ninon, c’est que, au moins, sa peur de parler en public l’oblige à faire encore mieux qu’elle n’en soit capable. Elle doit être magistrale. Une standing ovation la ravirait mais, elle ne se produit pas au Carnegie Hall. Malgré tout, c’est le bénéfice caché que Ninon désespère de trouver. Et plus Ninon pense à ses peurs, plus elle les alimente. Je lui propose donc deux exercices pour ne plus avoir peur de parler en public. Pour commencer.

Exercice 1

Dans le cadre de sa peur de parler en public, Ninon est confrontée à des symptômes d’angoisses majeurs. D’une façon générale, c’est le pendant des problèmes émotionnels issus de sa peur de parler en public. Bien que reconnue dans son métier, elle souffre de façon paradoxale d’un manque de confiance qui explique ses peurs à l’idée de parler en public. Je lui ai donc demandé de réfléchir à la toute première chose, et la plus petite des choses, qui lui permettrait de se sentir un peu apaisée en situation de parler en public.

Ninon ne voit pas. Je lui propose donc de tenir un objet qui lui soit agréable à la forme et à la couleur, objet qu’elle devra utiliser à chaque moment de prise de parole. Je lui indique qu’elle devra utiliser cet objet d’une façon particulière. L’objectif étant de se désolidariser de sa perception infantile pour retrouver pleinement un comportement adulte. Elle peut, à l’aide de cet objet, faire le choix de régresser mais doit en assumer les conséquences. Volontairement, les conséquences sont assez dures. Je vous rappelle que nous avons peu de temps. Montréal c’est demain!

Ninon utilisera cet exercice pour s’affirmer non seulement dans sa sphère professionnelle mais aussi dans sa sphère affective et sociale. L’objectif est respecté. Pour le second exercice, je lui prépare le pire de ce qu’elle redoute.

Exercice 2

Certains d’entre vous qui lisent ce Blog ou en sont membres doivent savoir et comprendre ce que j’entends par exercice du pire. Je demande à Ninon de m’énumérer ce qu’elle pourrait craindre de pire si, d’aventure, elle se retrouvait effectivement incapable de parler en public. C’est un exercice assez particulier qui donne des résultats extraordinaires. S’il est difficile à mettre en place, ou plutôt à satisfaire, les deux trois premiers jours, par la suite ses résultats sont prodigieux. Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple?

Ninon et moi dressons un tableau précis des exercices comme des scenarii à travailler conformément à l’exercice. Ninon n’est pas autorisée à trouver des comportements pour éviter sa peur de parler en public De façon mentale, elle doit absolument imaginer le pire de ce qu’elle craint quand elle doit parler en public mais, aussi plus loin encore.

En effet, se contenter d’imaginer le pire dans une situation donnée est très insuffisant. Il faut imaginer le pire du pire. Il faut donc imaginer que non seulement le pire arrive mais qu’au surplus il aura des conséquences pires que le problème lui même. Il faut donc penser d’une certaine façon, conformément à l’exercice thérapeutique issu de l’approche systémique de Palo Alto, à toutes les angoisses perçues et vécues sans aucune solution d’une part, et à toutes les conséquences dramatiques qu’elles auront par la suite, une fois que Ninon aura fini de parler en public d’autre part. Penser à toutes les conséquences les pires cela signifie, penser, par exemple, que Ninon perd son emploi à cause de son problème et que, partant, où qu’elle cherche à être recrutée, elle est précédée d’une image telle que personne ne veut d’elle, et qu’elle aura donc des problèmes professionnels et économiques, etc.

Pour découvrir de façon plus précise ces exercices liés à la peur de parler en public et comment les appliquer de sorte à ne plus avoir peur de parler en public, je vous invite à consulter le Programme “Solution – Peur de parler en public. Dès après votre inscription, vous accèderez à tous les exercices qui vous aideront à ne plus avoir peur de parler en public.

P.S: Ninon m’apprendra qu’après son voyage au Canada, un promotion lui a été proposée. Nous nous voyons encore de temps en temps pour consolider la solution stratégique liée à sa peur de parler en public. Ninon a retrouvé confiance en elle et commence, enfin, à se lâcher, à être moins comptable de ses désirs dans tous les domaines de sa vie. L angoisse semble céder le pas au lâcher prise.  Dont acte.

Pourvu que ça dure…

Glossophobie et traitement des angoisses

Comment Ne Plus être Angoissé en Prenant La Parole en Public – Cliquez sur l’image

Frédéric Arminot

Crise d’angoisse – Comment gérer une crise d’angoisse

Crise d’angoisse – Comment gérer une crise d’angoisse

Victime d’angoisse ou victime d’anxiété, il se peut que vous soyez confronté à une crise d’angoisse. Quelles qu’en soient la ou les raisons, la difficulté va consister pour vous à dépasser ce moment très pénible voire à le prévenir. Je vais donc essayer de vous donner quelques conseils pour gérer une crise d’angoisse.

Crise d’angoisse – Conseil N°1

Essayez d’accepter que vous êtes confronté à une crise d’angoisse

Comme je l’ai souvent écrit dans ce Blog, plus vous lutterez contre les angoisses ou contre votre crise d’angoisse, pire cela sera. Vous êtes victime d’un blocage émotionnel.

Votre cerveau vous donne de façon brutale une ou des informations qui vous avertissent de dangers très importants. Votre cerveau exige de vous que vous ayez un comportement adapté en réponse à cette sollicitation. Pour se faire, votre sytème nerveux central se sert d’éléments physiologiques en modifiant les paramètres d’équilibre. Par exemple: douleurs abdominales, transpiration, accélération du rythme cardiaque et autres joyeusetés… Ne vous inquiétez pas.

Comment gérer une crise d'angoisseC’est douloureux mais pas mortel. Il existe des solutions pour apaiser ces symptômes et gérer la crise d’angoisse afférente.

Lutter ne vous sert à rien si ce n’est d’accentuer vos symptômes d’angoisses. Pour gérer une crise d’angoisse alors que vous redoutez qu’elle ne provienne, il vous faut agir de façon préventive. Cela signifie qu’en partant de chez vous le matin, ou après vous être réveillé alors que vous avez peur d’avoir peur, dites vous qu’il y a de fortes présomptions que vous soyez victime d’angoisse ou de crise d’angoisse.

Crise d’angoisse – Conseil N° 2

Essayez d’accepter votre crise d’angoisse en vous disant que vous n’y pouvez rien. Convainquez vous que cette crise d’angoisse va être horriblement douloureuse pour vous et que vous ne pourrez rien y changer. Si fou que cela puisse vous paraître, répétez cela au moins 10 fois de suite puis, toutes les deux minutes, pendant 15 minutes.

Vive le sac de supermarché

En cas de crise d’angoisse, le 1er conseil est à appliquer aussi souvent que vous en éprouvez le besoin. Ne cherchez pas à rationaliser. Si une solution rationnelle vous avait aidé, vous le sauriez et ne seriez pas entrain de lire cet article. Maintenant, il se peut Crise d'angoisse hyperventilationque vous soyez confronté à une crise de spasmophilie associée à une crise d’angoisse. Voici comment faire en pareille situation.

J’imagine que vous faites des courses et qu’il vous arrive de vous retrouver avec des sacs de supermarché.

Vous savez ces sacs en propylène qui, parfois, sentent le pétrole. Il faut que vous ayez l’un de ces sacs en permanence sur vous ou avec vous. Si, dans les prémisses d’une crise d’angoisse, ou au cours d’une crise d’angoisse, vous vous sentez oppressé à un point que vous avez du mal à respirer:

– Prenez votre sac de supermarché et appliquez le de la façon la plus hermétique possible, en le tenant à deux mains, sur votre nez et votre bouche. Une fois fait, respirez dans le sac. Cela va vous permettre de respirer de l’oxyde de carbone ce qui va réguler votre air, votre respiration donc très conséquemment diminuer les symptômes de crise d’angoisse.

Crise d’angoisse – Conseil N° 3

La malbouffe – L’intérêt d’une hygiène alimentaire

Quand on est victime de crises d’angoisses, le corps, sur ordre du cerveau, a une façon de nous alerter pour le moins pénible. Et, à ce propos, à titre d’informations, nous recevons des informations qui se traduisent en émotions. Or, votre sphère abdominale est le siège de vos émotions. Ne vous est-il jamais arrivé de vous sentir gonflé comme une outre alors que les angoisses vous agressaient?

Pour vous éviter cet inconfort qui rajoute à votre crise, essayez de ne pas manger n’importe quoi. C’est à dire, essayez d’éviter un excès de féculents ou ou d’aliments lourds à digérer. Si cela vous est possible, essayez d’avoir une alimentation la plus équilibrée possible.

Crise d'angoisse - Hygiène alimentaireA la fois parce que cela favorisera votre transit intestinal et vous évitera certaines urgences très désagréables, comme la peur de vomir (émétophobie) ou d’être victime d’une laxophobie (je vous laisse le soin de trouver ce que c’est). Donc, évitez les fast foods et, abstenez vous de faire des excès alimentaires.

A l’inverse, évitez de ne pas ou insuffisamment vous alimenter. Si tel est votre cas, si vous avez du mal à vous nourrir, vous risquez de stomacalement souffrir en cas d’angoisses. Si vous avez d’une aide pour bénéficier d’une alimentation, n’hésitez pas à vous faire aider d’un nutritionniste.

Ne pas avoir une alimentation équilibrée est un facteur de stress. Beaucoup de gens, victimes comme vous d’angoisses et de crises d’angoisses, ont une tendance à se sous alimenter ou se sur alimenter. De la même façon, d’aucunes usent de substances psycho actives  comme l’alcool ou les stupéfiants pour éviter ou affronter leurs angoisses. C’est le pire à ne pas faire.

Vaincre l'angoisse - Traiter les crises d'angoisses

Comment gérer une crise d’angoisse – Cliquez sur l’image

Essayez de ne consommer de l’alcool qu’avec beaucoup de modération voire pas du tout. Au moins tant que vous ne saurez pas totalement contrôler les angoisses. Quant aux stupéfiants, évitez les carrément.

Dans mon cabinet de thérapie je n’ai que trop de patients qui sont venus ou qui viennent me consulter parce que, très angoissés, ils pensaient gérer leur crise d’angoisse à coups de cannabis ou de cocaïne. Beaucoup d’entre eux ont fait des bad trip et sont, depuis lors, victimes de crise de paranoïa ou de depression, accessoirement accompagnée de symptômes de dé réalisation.

Crise d’angoisse – Conseil N° 4

Évitez tout ce qui vous fait peur

Beaucoup de gens s’imposent de se confronter à ce qui leur fait peur, à ce qu’il est convenu d’appeler l’objet phobique. Çà leur sert à quoi, ou çà vous sert à quoi? A rechercher encore et encore la preuve que vous n’y arrivez pas? Ça vous sert à quoi de vous faire du mal? Vous essayez de vous convaincre qu’un jour vous y arriverez? Quand? Arrêtez s’il vous plait, soyez gentil avec vous. Dites vous que vous êtes la personne la plus importante sur terre et qu’il vous faut vous faire attention à vous. Prenez soin de vous. Donc, cessez de vous contraindre à pratiquer ce que l’on appelle l’exposition, ou l’exercice d’exposition. C’est un manque de respect et d’estime de vous même!

Pour un temps, essayez d’éviter toutes les situations, tous les contextes, toutes les personnes qui vous procurent angoisses, crise d’angoisse et anxiété.

Sinon, c’est comme si vous alliez sur un champ de bataille pour vous convaincre que vous n’avez aucune raison d’avoir peur ou que vous alliez asticoter une bande de voyous alors que vous êtes seul et n’appartenez pas à ce monde, si tant est que cela en soit un, de monde…

Essayez de vous dire que comme vous ne sortiriez surement pas de chez vous avec 40° de fièvre, vos angoisses vous empêchent d’avoir une vie normale, conforme à vos désirs. Donc, arrêtez de vous tenir la dragée haute! Si vous ne respectez pas ce conseil, vous finirez par alimenter un processus d’angoisses que vous ne contrôlerez plus. Pensez au Conseil N°1. Merci pour vous.

Crise d’angoisse – Conseil N°5

Une chose à la fois

Notre monde, notre société est d’un stress absolu, voire d’une violence absolue. Pour montrer à la terre entière, voire se prouver à soi même, que l’on est à la hauteur de tout, on a une tendance sociale à s’imposer de multiples de tâches au quotidien. Et, le plus souvent, surtout quand il s’agit de vous qui êtes vulnérable émotionnellement, j’ai écrit vulnérable pas faible, cela se termine mal, dans la douleur voire dans les larmes ou encore la colère voire le ressentiment.

Pour vous protéger de toute crise d’angoisse, n’envisagez qu’une tâche ou action à réaliser par jour. Laissez vous suffisamment de temps pourCrise d'angoisse et petits progrès l’accomplir. Trop de temps est subjectif. Certains sont plus rapides que d’autres et cela n’induit que ce qu’ils ont réalisé en moins de temps que d’autres est mieux fait. Parce que ceux qui fonctionnent comme cela sont le plus souvent stressés et pourrissent la vie de leur entourage.

Moralité, soyez gentil avec vous. Un pas après l’autre. C’est bien comme cela que vous marchez? Vous ne balancez pas vos deux pieds en même temps vers l’avant? Si? Alors vous savez que vous allez tomber! Après tout, cela vous regarde.

Crise d’angoisse – Conclusion

Prenez le temps. Essayez de vous dire que bien que cela fasse des semaines ou des mois, voire des années que cela dure, il vous faut du temps pour qu’un changement s’opère. Et si vous souhaitez ce changement, un changement rapide et efficace, je vous suggère ou de me consulter ou de vous inscrire sur ce Blog.

Je sais, je prêche pour ma chapelle, mais, les solutions pour gérer une crise d’angoisse pour vous, je les ais et… je vous les offre. Quoi demander de plus avec un taux de réussite supérieur à 94 % soit, 16 cas résolus sur 17? La lune est proche…

 

Frédéric Arminot

Angoisse chronique – Comment ne plus en souffrir

Angoisse chronique – Comment vaincre l’angoisse chronique

Parmi la série de petits articles que j’ai décidé de mettre à votre disposition pour vous apporter des réponses plus rapides (à lire), et donc plus rapidement accessibles, je réponds à certains d’entre vous qui m’ont demandé ce qu’il en est de l’angoisse chronique.

Notions de base

Angoisse et anxiété sont des termes synonymes pour désigner un certain état physique ou psychologique. L’angoisse chronique est souvent définie comme un sentiment général de malaise. Ceux qui sont atteints par l’angoisse chronique voient les choses de façon pessimiste, et se sentent inutiles face à des situations difficiles.

L’angoisse chronique induit un sentiment répétitif qui met mal à l’aise. Ce sentiment si particulier fait que l’angoisse chronique est vécue comme une forme de malaise qui ne fait l’objet d’une cause précise. La personne atteinte d’angoisse chronique est victime d’une peur permanente. La notion, ou la perception, du danger existe pour elle en tout temps et tout en lieu. Il est difficile, voire impossible, d’échapper à ce sentiment de malaise qui génère un mal être profond.

Souvent incomprises, les victimes sont fréquemment contrariées par cette incompréhension, et se renferment sur elles mêmes. Ce qui a pour effet, bien évidemment, de les isoler et d’aggraver leurs symptômes.

Les différences entre angoisse et anxiété

L’angoisse chronique est donc caractérisée par un sentiment général de malaise dont l’origine est difficilement identifiable. Plus généralement, ce sentiment de malaise et de dangers est le plus souvent lié à des sujets tabous ou sensibles. Celui ou celle qui est la proie se trouve dans une situation embarrassante, une sorte d’impression d’ensemble qu’il ou elle n’arrive pas à exprimer. Ce sentiment qui a un lien fort avec des sujets intimes génère un Angoisse chroniqueblocage qui empêche tout épanouissement.

Mal traitée, cette angoisse chronique peut réapparaître à tout moment. L’angoisse est souvent assimilée à une forme d’anxiété. La différence  entre l’angoisse et l’anxiété est si subtile que l’on ne peut affirmer que l’angoisse chronique est une émotion qui s’apparente à de l’anxiété.

L angoisse chronique peut être d’origine organique : un manque de magnésium par exemple. On peut identifier l’angoisse chronique au travers de diverses manifestations physiques voire neurologiques:

 

  • Tachycardie
  • Somatisation
  • Crise de tétanie

Quand l’angoisse chronique se manifeste par une crise de tétanie, cela signifie qu’il faut prendre de mesures médicales spécifiques puisque le malaise a des conséquences physiques (consultez votre médecin et faites réaliser des analyses).

Les symptômes de l’angoisse chronique

La personne victime de ce sentiment de malaise peut présenter des symptômes inquiétants comme la tachycardie. Cela consiste en une accélération du rythme cardiaque, au-delà de 90 à 100 battements par minute. On pourra également être confronté à des somatisations (manifestation physique du trouble psychique). Par exemple, un cas typique de somatisation est une tension musculaire parfois constante.

Vaincre angoisse et crise d'angoisse

Comment Venir à Bout de Votre Angoisse Chronique – Cliquez sur l’image

L’angoisse chronique est responsable d’un ralentissement psychomoteur et d’une fatigue souvent importante. Ce problème est aussi lié à un manque d’initiative, d’enthousiasme, ou encore d’intérêt. Cela peut aboutir à une dépression réactionnelle.

Traitement de l’angoisse chronique

Cette angoisse qui se répète devient une angoisse chronique. Plus précisément, l’anxiété est la forme répétitive de l’angoisse. Comme à l’accoutumée, il est très important de comprendre le mécanisme de son angoisse afin de la traiter efficacement. Dans la mesure où l’angoisse chronique est provoquée par des mécanismes internes inconscients, la meilleure façon de la soigner est d’essayer d’attaquer le problème de front.

Les traitements chimiques (médicaments) peuvent être efficaces pour soigner l’angoisse. Malheureusement, on ne peut pas compter sur ces traitements car même s’ils guérissent de façon spontanée. Ils ne font qu’atténuer les symptômes qui ne manqueront pas de resurgir dès l’arrêt des prises médicamenteuses.

Il existe des thérapies classiques qui peuvent donner de bons résultats. Mais, tout le monde ne souhaite pas s’inscrire dans une démarche thérapeutique longue (psychologie, psychanalyse). Il existe des thérapies brèves. En l’espèce, il peut s’agir de relaxation, de sophrologie, d’EMDR ou encore de thérapie comportementale (TCC).

La plupart des gens sont convaincus qu’on ne peut pas vaincre l’angoisse chronique et qu’il faut simplement savoir vivre avec elle. Pourtant, ceux qui sont vraiment à la recherche d’une solution à l’angoisse chronique pourront trouver satisfaction dans les thérapies.

Le meilleur moyen pour traiter l’angoisse chronique est de consulter un thérapeute comportemental. En prescrivant des exercices thérapeutiques progressifs, on peut facilement retrouver estime et confiance en soi. Les causes de l’angoisse chronique peuvent être nombreuses et il serait trop long et fastidieux de les chercher toutes. En conséquence, une thérapie comportementale est un des meilleurs moyens, si ce n’est le seul, pour trouver l’origine de cette angoisse et surtout définitivement l’écarter.


Frédéric Arminot

Quand une horloge biologique perturbée est un facteur de risque d’anxiété

Quand une horloge biologique perturbée est un facteur de risque d’anxiété

Horloge biologique et anxiété

Anxiété et horloge biologique

Chez les mammifères, la lumière est un élément indispensable au bon fonctionnement de l’organisme. Cette réaction à la lumière est gouvernée dans notre organisme par une horloge biologique.

Les facteurs d’anxiété sont multiples et différents en fonction de nos personnalités respectives.

Je vais essayer de faire le point sur ces facteurs d’anxiété et sur ce qu’il est convenu d’appeler l’horloge biologique.

J’ai des souvenirs précis de ma propre horloge biologique et des conséquences anxieuses que cela a eu pour moi et sur ma vision des choses.

Quand l’âge n’aide pas l’horloge biologique

Il y a quelques années, j’ai commencé à me plaindre d’un problème d’audition. Parfois, je n’entendais pas ce que les gens me disaient au point que j’étais contraint, et désolé, de leur demander de se répéter. Un comble au regard de mes activités de coach comportemental, puisque mon métier consiste à entendre les gens qui me parlent!

Au début, je n’y ai que peu prêté attention. Les années passants, le problème s’est fait plus prégnant. J’irais jusqu’à écrire plus handicapant. Alors, un jour, invité par mes proches à faire quelque chose, je suis allé consulter un ORL pour faire un audiogramme. Et là, j’ai ressenti les prémisses de mon anxiété. celle de mon âge, celle qui me refaisait penser à cette phrase de Chateaubriand dans “Les mémoires d’Outre-tombe“, je cite: “La vieillesse est un naufrage“.

Je fais court. Au sortir de cette consultation chez l’ORL, il était avéré que j’avais perdu 60% d’audition à une oreille. Je me suis même rappelé dans quelle condition j’avais du perdre cette ouïe. Adolescent, j’étais en vacances à l’étranger. Alors, que nous accompagnions quelqu’un qui prenait l’avion, nous avons attendu très à proximité du tarmac. A l’époque, les aéroports n’étaient pas ce qu’ils sont devenus, et ce type de lieu était très accessible. Accoudé à une petite barrière, un avion a fait demi tour devant nous puis a décollé plein gaz. Mon oreille se souvient encore de la douleur que j’ai ressenti à ce moment là.

Toujours est-il que pendant la consultation, le médecin m’a dit, non sans un grand sourire:” Mon pauvre monsieur, votre horloge biologique s’est mise en route”.

Je suis ressorti du cabinet médical très… circonspect. J’ai ressenti une grande détresse devant le rappel de mon horloge biologique. C’est comme cela que j’ai commencé à ressentir une certaine anxiété quand aux mouvements de mon horloge biologique et à la nécessité de répondre de façon adaptée à certains de ses mouvements ou oscillations.

Horloge biologique – Les différents facteurs d’anxiété

L’âge aidant, il y a différentes domaines de votre vie qui peuvent impacter votre horloge biologique et, ainsi, favoriser l’anxiété. En ce qui me concerne, à compter du moment où j’ai appris que mon horloge biologique s’était mise en route, mais je me suis senti plus victime d’une anxiété dont je ne prenais pas la mesure auparavant. Il m’est même arrivé de me sentir angoissé à ce propos.

Je suis devenu plus attentif aux changements de mon corps, de mes comportements alimentaires, de la qualité de mon sommeil, de mes émotions, de mon état de fatigue, etc. J’en suis même venu à être plus attentif à mes relations avec les autres afin que ma vigilance soit plus fine quant aux émotions que je pouvais ressentir, que ceci ait ou pas un lien avec mon horloge biologique.

Traitement de l'anxiété

Comment Eliminer les Facteurs d’Anxiété et Retrouver Confiance en Vous – Cliquez sur l’image

C’est comme cela que je me suis rendu compte, l’âge aidant, que j’étais moins patient, que je devenais plus fatigable, plus exigeant aussi à propos de certains domaines de ma vie. Je me suis rendu compte que je pouvais avoir plus besoin de chaleur, de lumière alors que, jamais, jusqu’à il y a peu, je ne m’étais intéressé à ces éléments.

Aujourd’hui, je suis plus à l’écoute de moi même, de mes émotions que je ne l’étais auparavant. Je pense que, sciemment ou non, je recherche une certaine harmonie du corps et de l’esprit. En fait, j’ai l’impression d’être devenu un peu comme une souris (de laboratoire ou pas). J’essaie de m’adapter à mon environnement et de moins y faire face qu’avant, au sens de la confrontation et du conflit.

Les conflits ne me gênent nullement mais je crois avoir tendance à désormais les éviter. Je me souviens d’un tailleur avec lequel j’avais eu un conflit à propos d’une marchandise qu’il refusait de m’échanger. Il m’avait dit qu’avec l’âge, il y avait des choses qui lui semblaient devenir moins importantes que d’autres. Autant, des années durant, il faisait tout pour éviter un conflit avec un client, autant, au jour où lui et moi avons été en conflit, il m’a clairement signifié que  ma colère ne le dérangeait pas et que, vu son âge, le même que le mien aujourd’hui à l’époque dont je vous parle, il prenait beaucoup de distance avec çà.

Moralité. Pour vous “harmoniser”, mieux vaut plutôt accepter ces choses que vous ne pouvez changer. Mieux vaut vous adapter à cette nouvelle vision de vous même comme des choses qui vous environnent. Votre horloge biologique vous en sera reconnaissante et vous en serez quitte, au début en tous cas, pour un peu d’anxiété.

Mais c’est juste une question de temps et de comportement. Si vous acceptez ces modifications, ces nouvelles perceptions, si vous lâchez prise, vous vous adapterez à votre horloge biologique laquelle vous signifie simplement qu’elle a besoin que vous preniez en compte de nouveau paramètres. Alors, si vous agissez en vous adaptant, tout ira pour le mieux.

Frédéric Arminot

Source

Anxiété – 10 choses que les personnes souffrant d’anxiété ont assez d’entendre

Anxiété – 10 choses que les personnes souffrant d’anxiété ont assez d’entendre

Il est parfois de ces poncifs que les personnes souffrant de troubles anxieux sont fatigués d’entendre. Je vais faire le point sur ces phrases toutes faites qui sont assénées aux personnes qui sont anxieuses (anxiété généralisée ou anxiété de performance par exemple) et qui ne font qu’aggraver leurs émotions.

Partant, j’essaierai de vous expliquer par le menu quoi dire et comment dire à quelqu’un victime d’anxiété pour l’apaiser.

Les 10 phrases à proscrire en matière d’anxiété

10 choses pénibles au sujet de l'anxiété

Personnes souffrant d’anxiété

Autour de nous, nous avons toujours un certain nombre de personnes susceptibles de nous asséner leur vision des choses comme une vérité première.

Quand on les écoute, et à plus forte raison quand on souffre de symptômes de troubles anxieux, on ne peut s’interdire de faire des comparaisons entre eux et nous, ce qui renforce un peu plus notre vision de notre propre anxiété.

C’est comme cela que des gens bien pensants, considèrent, sans doute, qu’en assénant leur vérité, ils vont aider les personnes qui soufrent d’anxiété.

Vous trouverez ci-dessous, une dizaine de ces poncifs qui génèrent le plus souvent le contraire de l’effet souhaité (sachant que ces mêmes idées toutes faites ne sont pas applicables qu’aux problèmes d’anxiété mais aussi à tout un tas d’autres problèmes dont une personne peut souffrir).

Tu dis souffrir d’anxiété – Il te suffit de ne pas y penser

Cela paraît si simple, surtout à la personne qui ne souffre pas de ce problème émotionnel. C’est ce que j’appelle la phrase qui tue! Si c’était aussi simple, la personne victime d’anxiété se serait empressée de cesser de penser à son problème et l’aurait résolu avec une facilité déconcertante. De fait, il n’y aurait pas lieu de parler de çà…

Tenir ce genre de propos repose, le plus souvent, sur l’incapacité et le déni de celui ou celle qui profère cette phrase et qui le renvoie à lui même et à son incapacité propre à gérer ses émotions.

Tu souffres d’anxiété parce que tu prends plaisir à te victimiser

Celle là, elle est pas mal! S’il est vrai que dans la problématique de l’anxiété, il y a une question à se poser à propos de la relation que la personne victime d’anxiété entretient au sujet et de ses émotions, et de sa difficulté à les gérer, il est certain que la personne qui souffre y prend rarement plaisir. Ou, en tous cas, pas de façon délibérée!

Tenir ce propos à quelqu’un qui souffre de problèmes d’anxiété, c’est faire preuve d’une bêtise humaine conséquente et d’un manque d’empathie qui n’a d’égale que la phrase suivante.

Etre toi, ce doit être une horreur

Effectivement. Souffrir d’anxiété est une horreur. Mais signifier à l’intéressé qu’il est un poids, c’est participer à le culpabiliser ce qui, bien évidemment, n’arrange rien. Entre lui renvoyer de lui une image méprisante, et le confronter à sa difficulté à gérer ses émotions, c’est l’ancrer plus encore dans une douleur dont il aimerait bien trouver les clés. De fait, la plupart des gens qui prononcent ce type de phrase sont celles là mêmes qui jouissent de les prononcer pour conserver d’elles mêmes une image positive en dépréciant l’autre qui, lui, n’arrive pas à traiter l’anxiété dont il est victime.

Traitement de l'anxiété

“Comment Traiter l’Anxiété de Façon Simple et Définitive” – Cliquez sur l’image

Si tu ne dramatisais pas tout, tu souffrirais moins

Là, le propos est très clair. C’est de ta faute si tu souffres d’anxiété. Dire une telle chose, c’est comme de dire aux victimes des récents attentats à Paris que c’est de leur faute si les terroristes leur ont tiré dessus! Cette petite phrase assassine participe, encore, à renvoyer de la personne souffrant d’anxiété, une mauvaise image d’elle même. Une fois de plus, nous pouvons nous inquiéter de ce qui motive certaines personnes à tenir de tels propos. Mais, je crois savoir de quoi il retourne. Elles cherchent à se rassurer sur leurs propres comportements.

Souffrir d’une telle anxiété, c’est ridicule

Quel beau poncif! Dans la même veine que les phrases précédentes, c’en est une de plus qui ne fait que renforcer la culpabilité. “Je souffre d’anxiété et ne me veut nullement ridicule, mais je me sens ridicule à dramatiser telle ou telle situation, c’est vrai. Nul n’est besoin de me le rappeler”.

Maintenant, peut-être que si vous souffrez de ce problème, c’est que, malgré vous, vous avez accumulé tant d’émotions dont vous n’avez su que faire, puisque vous avez tenté de les contrôler, qu’aujourd’hui votre anxiété relève plus du traumatisme que du plaisir d’avoir mal.

Mais il n’est pas certain que les personnes qui vous disent que vous êtes ridicule soient capables de comprendre cette éventualité.

Tu n’as qu’à prendre sur toi

On prend les mêmes et on recommence. Si tu souffres, c’est de ta faute! Comment font les autres, merde! Comment je fais moi? Tu n’as aucune volonté. Tu n’as pas un comportement adulte! Apprends à te comporter comme tel, enfin! Waouh, comme c’est violent de dire à quelqu’un qu’il n’a qu’à prendre sur lui pour traiter et gérer l’anxiété. Si c’était facile, cela se saurait.

Si tu ne voyais pas tout en noir, tu souffrirais moins

Ah, çà, la palisse aurait dit la même chose. Mais ne pensez-vous pas que la personne qui n’aspire qu’à vaincre l’anxiété dont elle est victime aimerait voir la vie en rose? Si elle avait plaisir à souffrir, éprouverait-elle le besoin d’être plus aisée, moins en stress? Voir les choses sous un angle négatif ne relève pas du plaisir à souffrir mais, le plus souvent, de quelque chose que l’on ne sait pas appréhender autrement. Et ce, dans la mesure où vous ne pouvez pas faire quelque chose qu’on ne vous a pas appris. Si, enfant, vous avez grandi dans un climat anxiogène, comment naturellement, voir les choses que vous ressentez de façon positive?

Qu’est-ce qui te rend si anxieux

Le plus souvent, il n’y a pas une chose en particulier qui justifie l’anxiété. L’anxiété, c’est un peu comme un état d’esprit, pour faire écho au chapitre précédent. Je peux me sentir empli d’anxiété à propos d’un sujet que d’aucun considérerait comme mineur. Tout peut être, potentiellement, un sujet d’anxiété. Et partager avec toi ce qui est un vecteur d’anxiété, c’est augmenter mon anxiété parce que c’est me faire craindre que tu juges mes propos. Et, cette peur là, celle d’être jugé, est un facteur d’anxiété!

Tu ne fais pas d’efforts, sinon tu souffrirais moins

J’ai bien compris que tout est de ma faute. J’ai bien assimilé que si je voyais les choses de façon plus positive, je ne souffrirais pas autant d’anxiété. J’ai aussi compris, que tu viens, une fois de plus, de me dire que je m’y prends mal. Si je écoute, je n’ai qu’à mieux m’y prendre et je souffrirais moins d’anxiété. Tu as raison et j’ai tort. Je sais. C’est comme cela et ce n’est pas près de changer puisque je ne fais rien de bien pour gérer mon anxiété.

Tout le monde souffre

J’ai bien compris que je m’y prends comme une brelle! Nul n’est besoin d’en rajouter. Les autres savent y faire, moi pas. D’ailleurs, puisque tu utilises la comparaison, je n’ai de cesse de me comparer aux autres . Et mon anxiété est d’autant plus vive que je me dis que, oui, beaucoup d’autres souffrent d’anxiété et que, eux, semblent s’en arranger. Je sais. Je suis un incapable. Merci de ton aide!


Frédéric Arminot

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Attentats à Paris – Comment en parler aux enfants pour ne pas qu’ils s’angoissent

Attentats à Paris – Comment en parler aux enfants pour ne pas qu’ils s’angoissent

Attentats à Paris - Comment parler aux enfants

Attentat à Paris – Comment parler aux enfants

« Si l’entourage a la sagesse de maîtriser ses angoisses, c’est le meilleur des remparts pour l’enfant », selon Jean-Luc Aubert, psychologue, spécialiste de l’enfant et de l’adolescent.

L’attentat du vendredi 13 novembre 2015 à Paris nous rappelle combien se sentir en sécurité dans ce monde est devenu difficile voire promis à l’échec.

Le climat d’insécurité qui règne dans le monde, qu’il s’agisse de crise économique, de crise sociale, de crise de l’emploi, renforce et majore les angoisses consécutives à des moments de folie et de tragédie comme cet attentat odieux et lâche commis dans le quartier du Bataclan à Paris.

Je vais donc essayer de vous expliquer comment dire et quoi dire à vos enfants à propos de ces attentats, mais aussi quel comportement adopter face à la peur d’être victime d’un attentat ou que l’un de vos proches soit victime d’attentats.

Quelle vision vos enfants ont-ils du monde qui les entoure

Bien sur, vos enfants ont des émotions que non seulement ils ressentent chaque jour mais qui dépendent et se construisent au fur et à mesure des inter relations entre eux et vous, comme entre les autres et eux. Ces émotions les invitent à constamment s’ajuster à ce qu’ils comprennent quant à ce que l’on attend d’eux, en termes de comportements sociaux, affectifs, scolaires, etc. Ces mêmes émotions leur font vivre des expériences à propos desquelles ils vont s’affirmer, prendre des risques ou non, ou encore inhiber leur comportement réponse.

Il va de soi que vos enfants, tout comme vous, ne vont avoir de cesse de réagir par rapport à ce qu’ils comprennent d’une information quant à la façon de la gérer, de l’administrer et quant à la façon dont ils comprennent que leurs réactions ont comme effet sur les autres. Ainsi, vos enfants ne réagiront pas de la même façon si c’est vous qui êtes présent, si ce sont des camarades ou des enseignants. Vos enfants réagiront donc, aussi, en fonction de ce qu’ils savent que les adultes attendent d’eux.

Cet ensemble d’inter actions quasi constante va paramétrer la vision que votre enfant a du monde qui l’entoure. Cette même vision des choses, la relation à ce qui entoure votre enfant dans tous les domaines de sa vie, sera aussi conditionnée en fonction des émotions qu’ils perçoivent chez vous, donc de votre propre réaction au monde. De fait, c’est en fonction de ce que vos enfants comprennent de vos réactions par rapport aux récents attentats de ce 13 novembre 2015 à Paris qu’ils vont réagir d’une façon ou d’une autre.

Et c’est toujours en fonction de vos réactions, mais aussi de l’âge de vos enfants, comme aux circonstances et à vous même, qu’il va vous falloir vous adapter à eux pour envisager de verbaliser autour de ces récent attentats. De fait, il vous faudra non seulement exprimer vos émotions mais aussi faciliter celles de vos enfants et réguler votre système familial de sorte à ce que les non dits soient moindres et les peurs mieux appréhendées. Facile à dire mais comment faire?

Attentats du 13 novembre 2015 – Comment en parler à vos enfants

Il est important de parler avec vos enfants de toutes les informations qu’ils ont reçu et perçu à propos des attentats à Paris. Ainsi, avant même de leur exprimer comment vous ressentez ces attentats, les émotions que cela suscitent en vous, il est important de leur demander ce qu’ils ont compris de cette dramatique situation et, partant,de les aider à verbaliser leur vision des choses.

A cette fin , quoi de plus simple que de poser des questions à vos enfants? Demander leur ce qu’il sont compris de la situation. Poser leur la question de savoir les images qu’il sont vu, s’ils en ont vu? Demandez leur ce que cela évoque pour eux. Demandez leur ce que, émotionnellement, ils ressentent par rapport à toutes ces images.

A chaque fois que vos enfants vont exprimer leur vision de ces attentats, reprenez chaque chose qu’ils expriment, pour recadrer par rapport  à la réalité. Si, par exemple, votre enfant dit qu’il a eu peur, ou qu’il a peur, demandez lui ce qui lui fait peur. Sont-ce les mots “attentats”, “police”, terroristes, “terrorisme”, ou d’autres mots qu’ils prononcent qui leur font peur? En quoi cela leur fait-il peur?

En fait, ce qu’il convient de faire en pareille situation, qu’il s’agisse d’attentats ou de tout autre fait violent dont votre enfant aura été le spectateur direct ou non, c’est de l’aider à vider la poche de ces ressentis et de ses émotions. Je m’explique.

Imaginez que le images perçus par votre enfant, comme les propos que votre enfant aura entendu, se sont stockés dans une sorte de poche qui s’est considérablement remplie, voire remplie au point d’en être pleine à craquer. Quand j’écris cela, je laisse entendre que votre enfant aura perçu tout un tas de ressentis et d’informations inhabituelles et qu’il ne saura bien évidemment pas, de façon naturelle, comment les exploiter, où les classer, et comment les administrer.

Vous allez donc l’aider, progressivement, à vider cette poche, de sorte à ce que les émotions et informations reçues soient moins douloureuses et que votre enfant, en confiance et grâce à vous, puissent se sentir plus détendu face à ce qu’il recevra comme une violence, qu’elle soit ou non liée à des attentats, mais surtout comme à quelque chose de pas normal.

Pour aider à cette verbalisation – moi même, j’emploie cette technique pour apaiser les angoisses de personnes victimes d’attentats ou d’agression, c’est de la PTSD – Post Traumatic Stress Disorder -, il est important de vous adapter à votre auditoire.

Vous ne parlerez pas à un enfant de 6 ans comme à un autre de 10 ans. Vous emploierez des mots compréhensibles et vous assurerez que votre enfant comprend ce que vous lui dites. Donc, assurez vous, en lui posant des questions, qu’il comprend les informations que vous lui donnez. Dans le cas contraire, cela risque de générer plus de désordre émotionnel dont votre enfant ne saura que faire. Si votre enfant ne semble pas comprendre, re formulez votre propos jusqu’a être certain qu’il ait bien compris.

Enfin, il est aussi important que vous exprimiez votre point de vue, vos émotions, à votre enfant. Autant que faire se peut, essayez d’être honnête. Essayez d’exprimer votre angoisse tant à propos de votre perception quant à ces attentats mais aussi votre vision sociale (notion de bien et de mal – notion de légitimité ou d’illégitimité). Essayez de l’exprimer de façon simple, sans faire un cours de géo politique à votre enfant, tout en lui épargnant des discours primaires sur les religions, les différences culturelles ou les races.

Ne craignez pas non plus d’exprimer votre peur de prendre les transports ou de vous promener, tout en essayant de préciser que le danger est partout et qu’à propos d’attentats éventuels, il s’agit de fatalité à propos de laquelle vous vous sentez impuissant. Si vous même avez peur au point de vous sentir mal, n’hésitez pas à consulter. De plus, si en fonction d’activités sociales ou professionnelles, vous avez été, même indirectement, confronté à la violence de ces attentats, n’hésitez surtout pas à en parle à un professionnel. En l’espèce, je pense au personnel de la police, au personnel hospitalier, aux personnels des services d’urgence – pompiers, médecins, infirmiers, etc -. Il en va de même si l’un de vos mais ou membre de votre famille, ou une connaissance, ont été victime des odieux attentats.

En bref, essayez d’être simple, objectif et honnête et tout se passera bien. Essayez d’être simplement humain. Si, en plus, vous pouvez sécuriser vos propres émotions et préciser à votre enfant que vous l’aimez et que vous serez toujours là pour le protéger, même si vous savez que la violence du monde n’aide pas, alors tout ira bien. Votre enfant se sentira en sécurité et aura une vision du monde plus apaisée, non conflictuelle.

Frédéric Arminot

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L’angoisse d’être juré à un procès d’assises

L’angoisse d’être juré à un procès d’assises

Juré d’assises – L’angoisse du pouvoir de juger – Pierre-Marie Abadie, sélectionné à quatre reprises pour être juré d’assises, décrit la liturgie d’un procès dans un livre témoignage captivant.

L’angoisse du juré à un procès d’assises. La démocratie veut que n’importe lequel d’entre nous puisse être convoqué pour être juré dans un procès d’assises.

En quelques jours, voire en quelques semaines, votre vie personnelle va être mise entre parenthèses et vous allez vivre une expérience qui, sans doute, va changer votre vision du monde.

Des jours ou des semaines durant, vous allez assister à des inter actions qui relèvent de la prise de pouvoir, voire, parfois, du putsch, au nom de la justice, au nom du pouvoir et de la régulation sociale.

De tels moments ne vous laisseront pas indemnes en termes d’émotions. Tout à tour, vous ferez l’objet de l’attention des juges comme des avocats lesquels, chacun leur tour, essaieront de vous attirer dans leur giron afin que vous preniez une décision qui corresponde à l’attente qu’ils nourrissent à votre endroit.

Juré à un procès d'assises - L'angoisse!

L’angoisse d’être juré à un procès aux assises

Tout au long d’un procès d’assises, de revirements de situations en basculements, vous oscillerez entre le choix de la culpabilité ou de l’innocence. Un quelques temps, vous déciderez de l’avenir d’une vie pour finir par être laissé à la vôtre une fois le procès terminé.

Votre écoute, vos convictions, vos émotions vous guideront tout au long d’un processus dont l’essentiel ne vous échappera peut-être pas, mais qui ne vous laissera jamais indifférent.

Et nul ne sera besoin d’essayer de ne pas déférer à votre convocation. Si vous ne vous répondez pas présent, vous serez à votre tour condamné. Dans tous les cas, bonjour l’angoisse.

Tranquillement chez soi, l’angoisse survient

Imaginez que vous êtes chez vous, que vous vivez votre vie et, contre toute attente, plus pré occupé par les études du petite dernier ou par le fait de savoir qui va se déclarer volontaire d’office pour faire la vaisselle, un courrier débarque dans votre vie. Vous êtes convoqué pour être juré d’assises.

Tout vous est expliqué en langage administratif, et un petit paragraphe va attirer votre attention encore plus que les autres. Alors que, pris à la fois d’une légère angoisse – la justice n’inquiète t’elle pas plus qu’elle rassure ? – vous ressentez une certaine fierté à cette convocation, il vous est précisé que vous ne pouvez surseoir à cette convocation, sous quelque prétextes fallacieux que ce soit, au risque de vous voir condamné à une peine de 3.750 € d’amende!

Angoisses - Comment vaincre l'angoisse

C’est ainsi que, nonobstant l’angoisse que vous avez ressenti avant même d’ouvrir l’enveloppe tamponnée au sceau de la république, vous en êtes quitte pour une seconde angoisse, plus existentielle celle là: “Vais-je être à la hauteur?” – “Vais-je savoir écouter, juger, prendre parti, évaluer, bref, être un juré d’assises qui fait dignement acte d’un comportement républicain et responsable?“.

Grande question à laquelle je ne saurais répondre, tout occupé à informer mon employeur de mes obligations de juré d’assises, à me préparer mentalement pour que, surtout, mon angoisse ne se voit pas ou, à tout le moins, n’obère pas mon jugement pendant le procès.

L’angoisse de ce nouveau statut, provisoire il est vrai, me fait me mettre en quête d’informations. Du net que j’interroge presque de façon compulsive, aux questions posées à mes amis, de recherches en bibliothèque en lectures diverses, j’essaie aussi de m’apprêter de sorte à avoir une tenue vestimentaire digne au sein du tribunal.

Je dois donner une image de personne sérieuse et impliquée. Il est vrai que siéger en maillot de bain ne m’offrirait pas la même crédibilité… Je n’envisage même pas de trouver des moyens pour être révoqué. Je suis à la fois excité et j’ai peur. Je suis pris dans un paradoxe. L’envie de m’y rendre et l’envie de ne pas y être. Tout cela m’angoisse. Je vais décider, avec d’autres, de la vie et de l’avenir d’un homme ou d’une femme. Criminel présumé mais quand même. Cette charge m’incombe et son poids m’angoisse progressivement.

L’angoisse de l’engagement

Les choses doivent être faites dans les règles. Je dois non seulement apporter la ou les preuves de mon identité mais je dois aussi prêter serment. Cela signifie que dans un cérémonial dont la justice a le secret, je dois tenir engagement quant à respecter des règles. Cette solennité participe à mon angoisse. Pour une cérémonie qui n’a rien d’une communion solennelle, tout ce cérémonial m’angoisse. J’ai peur, je suis impressionné. Mais je dois me rappeler que je ne suis pas la personne mise en cause, je suis juré d’assises.

Une angoisse sourde à l’énoncé de l’affaire

Notre rôle et notre mission nous ont été expliqués. Le premier jour d’audience arrive. Je m’imprègne du décorum, de cette vision que nous avons de notre piédestal sur le este du tribunal. Ce sentiment de vouloir nous faire dominer l’ensemble de la situation. Comme si l’on voulait montrer au reste du monde que nous dominons la situation. Ce décalage dans les positionnements de chacun me semble être un choix stratégique voulu et qui me met mal à mon aise.

Les identités vérifiées, la présence de chacun validée, l’acte d’accusation est lu. Une angoisse sourde m’envahit à l’énoncé de faits sordides. Je ne suis pas au bout de mes peines et, dans l’affaire qui est jugée, rien ne nous sera épargné. Autant que je reçois comme un choc émotionnel fort toutes le précisions relatives à cette affaire criminelle. Pour être honnête, j’ai une méconnaissance totale du dossier et quand j’entends ce qui se dit, les questions du président comme les réponses de l’accusé, et les interventions des avocats de la défense comme de l’avocat général, je me demande à quoi nous servons.

Taiseux, nous n’avons aucun droit à intervenir. Et pourtant, des invraisemblances m’assaillent. Je me contente de prendre des notes et me sent seul avec mon désarroi causé par cette angoisse pénible qui semble s’immiscer en moi. Ce qu’il est en train de se jouer me dépasse.

Comment les interventions des parties de ce procès m’angoisse

Tour à tour, entre les interruptions de séances, les interventions des avocats ou celles du ministère public, sont autant de moments où vous avez l’impression d’être phagocytés. Les uns contestent les éléments à charge, les autres veulent des aveux plus forts encore. Tous veulent la même chose. Nous attirez, nous les jurés, dans leur escarcelle.

A tort ou à raison, un sentiment d’angoisse vous envahit parce que vous avez l’impression d’être sommé de choisir. L’avocat de la défense plaide au mieux des intérêts de son client, le ministère public veut sa sentence, celle de la culpabilité jugée et condamnée.

Chacun va y aller de son sentiment. Effets de manches, voix posée ou tonitruante, vous êtes habité par le doute. Qui a raison, qui a tort. Quel choix devrez vous faire pendant les délibérations? Vous ne devez en aucun cas choisir sur la foi de vos affects. Vous devez penser et réfléchir en toute objectivité. Comment agir de la sorte, vraiment, alors que vous avez l’impression que toutes les parties prenantes à ce procès tentent de vous attirer à elles?

Comment ne pas ressentir de l’angoisse à l’idée que la décision que vous prendrez en matière de culpabilité va conditionner la vie, l’avenir d’un autre humain, même si celui-ci a commis des actes odieux? Comment ne pas se sentir empreint d’angoisse à l’idée de ces vies qui basculent dans l’horreur parfois contre toute attente? Comment rester indifférent à toutes ces intimités exposées sur la place publique “au nom de la loi”?

Fin du procès – Quand le doute et l’angoisse s’installent

Le verdict a été rendu. Pendant toute cette période, il vous a été demandé de vous tenir à distance de tout élément se rapportant à l’affaire. Comme si c’était aussi simple de le faire que de le dire. Vous n’avez pas pu échapper à toutes ces actions que toutes les parties ont émises en votre direction pour vous amener à prendre une déifions conforme à ce qu’ils attendent de vous. Aucun des moments du procès ne vous aura laissé indifférent.

A aucun moment non plus, au terme de chaque journée, vous repartirez à vos activités sans être durablement affecté par ce qu’il s’est passé, par ce qu’il est entrain de se passer. A vous, les troubles de l’endormissement, les questions restées sans réponses. A vous, parfois, les angoisses nocturnes qui sont autant d’échos à vos doutes persistants. Qui a tort? Qui a raison? Quelle est mon intime conviction?

Quand tout sera terminé, le verdict rendu, vous repartirez encore plus seul que vous n’êtes arrivé. A vous les souvenirs de ces plaidoiries parfois enflammées qui, jamais, ne vous laissent indifférent. Chacune vous laissera son empreinte que vous re vivrez pour quelques temps. Ce moment, comme hors du temps, pourra vous laisser une marque telle qu’il ne sera pas impossible que vous vivrez le tout comme un traumatisme.

Vous ne sortirez pas indemne de ces émotions qui vous auront saillies tout au long de ces journées parfois si longues et terribles où l’émotion n’aura jamais laissé sa place au sordide. Votre vision de l’homme, de la société, de la justice seront marqués à jamais par ce moment suspendu. Votre vision sociale de ce monde, celui du crime, celui de la société quand elle juge, celui de la justice, celui des hommes, sera marquée à jamais.

Le temps passera, inexorablement et, parfois, des souvenirs remonteront à la surface. Dans un moment social fort, vous aurez démocratiquement participé à juger un être humain pour des faits dont la seule ré évocation vous angoisse.

A votre tour, condamné à écouter et à être imprégné d’un monde qui n’est pas le votre, vous aurez été pris de ces vertiges qui ébranlent votre vision de la société. Pour toujours. Le doute et l’angoisse faisant leur oeuvre, le temps passera, celui qui vous éloignera de ce passage dans la noirceur des hommes. Désormais, votre regard sera affecté de tout ces moments, et vous ne serez, sans doute, plus jamais le même.

Et vous le serez d’autant moins que, parfois, alors que vous aurez créé un cercle social inattendu, celui des jurés, vous serez amené à lier connaissance avec les autres jurés. Ce lien, parfois si fort, co construira un souvenir récurrent, comme une continuité du procès, comme l’entretien de cette angoisse sourde qui vous aura habité et que vous entendrez longtemps encore.

Frédéric Arminot

Peur – La peur de devenir Manager – Comment faire

Peur – La peur de devenir Manager – Comment faire?

Vous allez devenir manager ? Vous avez peur de coordonner une équipe plus importante ? Voici quelques pistes pour vous aider à prendre confiance en vous.

Ce qui devrait être une consécration, une promotion, peut parfois revêtir les atours d’un chemin de croix.

La peur d'être Manager - Comment y remédier

La peur d’être Manager – Comment y remédier

Quel manager oserait dire qu’il n’a jamais eu peur de manager? Qui oserait affirmer que manager est pour lui, ou pour elle, une promenade de santé et que, par conséquent, manager n’induit jamais angoisses, anxiété ou stress.

Je me souviens de ce Délégué Médical rencontré dans un TGV alors que je rentrais de déplacement.

Il m’a raconté qu’il venait d’être nommé manager d’une équipe et avait très peur de ne pas savoir faire, de ne pas être à la hauteur.

C’est une partie de son histoire que je vais vous raconter.

Je reviens de province où je suis allé animé une formation auprès de personnels confrontés à du public dans le cadre de la gestion des conflits.

Quand je m’assieds dans le train, immédiatement, je ressens que la personne qui me fait face est tendue. Je la sens préoccupée, anxieuse.

Je m’installe, sort les comptes rendus de la formation pour les lire. Tout s’est très bien passé. Les évaluations sont unanimes. Les gens sont ravis! Alors que je commence à ranger ces documents et à sortir un livre sur le comportement, je constate que mon vis à vis bouge. Il me donne l’impression qu’il veut faire quelque chose mais qu’il se retient. J’ai bien vu, par moments, qu’il jetait des coups d’oeil dans ma direction, mais qui ne fait pas çà dans le train? Toujours est-il que ce monsieur qui me semblait anxieux un peu plus tôt exprime maintenant des comportements qui s’apparente à de la peur.

Constatant qu’il a l’air de plus en plus tendu, je m’inquiète de son état émotionnel et, délibérément, lève la tête, le regarde puis lui sourit. Ça marche, il m’interpelle. Il me dit qu’il a remarqué que je lisais des documents et un livre qui semble traiter des questions de comportements. Ce à quoi je lui réponds que c’est normal puisque je suis… comportementaliste pour humain, pas pour animaux!

J’en profite pour lui demander quelle est son activité professionnelle. Il me répond qu’il est Délégué Médical enfin, plus maintenant, puisqu’il vient d’être nommé Manager. Ce qui le terrorise me précise t’il. Il s’angoisse beaucoup à l’idée de savoir comment faire, comment être. “J’ai peur de ne pas être à la hauteur” me dit-il? Ce à quoi je lui renvoie la question de savoir ce que signifie pour lui “peur de ne pas être à la hauteur“. La contextualisation démarre. Moi qui pensait faire un voyage réparateur, j’en suis pour mes frais ,mais je n’avais qu’à pas provoquer ce monsieur.

publrm Et ce dernier de m’expliquer qu’il n’a jamais eu peur depuis qu’il exerce cette profession (10 ans) pour un laboratoire pharmaceutique. Aujourd’hui, il a peur car il connait les membres de l’équipe de délégués dont il va avoir la responsabilité. Il n’a jamais travaillé sur la déclinaison d’objectifs de vente, et n’a jamais reçu de formation de manager. Il ne sait pas s’il saura motiver ses troupes et gérer les petits tracas du quotidien de chacun des membres de son équipe. Entre les dents du petit dernier qui empêche un salarié de travailler, et le Délégué qui ne satisfait pas ses objectifs.

Je lui réponds qu’avoir peur est plutôt bon signe. En effet, c’est l’expression de son désir de bien faire. Et, plutôt que de rester tétanisé face à sa peur, il serait préférable de poser sur une feuille tous les éléments qui lui font peur. Une fois cette liste rédigée, je lui suggère, point par point, de préciser les freins et les ressources spécifiques à chaque sujet. Ensuite, plutôt que de cultiver son angoisse, d’essayer d’identifier un ou plusieurs référents au sein du laboratoire qui l’emploie et sur lesquels il pourrait s’appuyer pour éclaircir sa situation et ses comportements à venir. Plus te temps passe, plus nous approchons de Paris, et plus son visage s’éclaire.

Je lui suggère enfin de se servir de sa peur. Ainsi, à la faveur d’une prochaine réunion, d’informer ses collaborateurs de la peur qui est la sienne. De ne surtout pas avoir peur de les informer de la façon dont il perçoit ses nouvelles responsabilités et que, ce faisant, il compte sur “ses” délégués médicaux pour l’aider et l’assister dans sa tâche comme dans la réalisation des objectifs.

Bien sur, il exprime une certaine réticence à partager la réalité de ses émotions, et surtout sa peur, aux membres de son équipe. Ce à quoi je lui oppose que cela le rendra plus humain, en plus d’être considéré comme honnête ce qui renforcera sans doute la cohésion d’équipe, en invitant chaque membre du groupe à faire acte de bonne volonté. Ce qui, soit dit en passant, lui permettra d’identifier les personnes dont le comportement nuit à la cohésion d’équipe.

Il comprend vite et bien que travailler sur l’inter collaboration est un excellent moyen de contrôler sa peur. Partant, d’arriver à créer une dynamique qui soit comme une zone de confort. Cela va délimiter le champ des compétences de chacun, les limites de chacun. Tous auront leur place. L’inter action entre chacun des membres de l’équipe soutenu par ce Manager fera le reste, soit la réalisation confortable des objectifs.

Un peu avant d’arriver à Paris, je lui précise qu’une fois en fonction, et si sa peur est toujours présente, voire handicapante, il peut faire le choix de demander à son employeur d’être accompagné par un coach et de suivre une formation en management. Ce qu’il me répond à ce sujet me laisse pantois.

En effet, je comprends d’autant plus la peur de ce monsieur que le dit employeur semble vouloir faire l’économie de formations et de suivi de ce nouveau manager. Ce qui, je vous l’avoue, m’effare quelque peu. Pour le coup, c’est moi qui ait peur…

Source – “J’ai peur de devenir manager

Frédéric Arminot

Pervers narcissique – Comment les reconnaître

Pervers narcissique – Comment les reconnaître

Voici le témoignage d’un homme qualifié de pervers narcissique dans un magazine de psychologie:

Mon ex compagne me qualifie de pervers narcissique. Selon elle, je suis un menteur, un manipulateur. Son jugement repose sur son ressenti, corroboré par une démarche psychologique“.

Que dire ou plutôt écrire à la suite de ce témoignage d’un pervers narcissique? Je trouve qu’en ce moment il y a une sorte de “mise en lumière du ou de la pervers(e) narcissique. Est-ce une mode, un effet de buzz ou, plus simplement, le bénéfice que nous pouvons retirer des études en psychologies associés à l’éventail grandissant des modes de communication?

Pervers narcissique - Comment les reconnaître?

Pervers narcissique – Comment les reconnaître?

Toujours est-il que, partant du principe qu’un bourreau ne choisit jamais sa victime par hasard, il est à noter que dans beaucoup de cas d’angoisses ou d’anxiété, le pervers narcissique peut avoir sa place comme instigateur de stress épouvantables.

C’est ce que je vais essayer de m’employer à vous expliquer.

J’ai souvenir d’une patiente qui m’avait contacté car elle était victime de phobie d’impulsion. Je ne vais pas revenir sur cette phobie à propos de laquelle vous trouverez des éléments en faisant une recherche dans les articles de mon blog.

Le processus d’identification

Cette dame et moi avons mis en place un processus d’identification et de contextualisation. Ceci afin de comprendre le mécanisme de sa phobie (le processus pour contextualiser est un outil extra ordinaire de l’approche comportementale). A la faveur d’un certain nombre d’exercices, nous nous sommes donc rendus compte que l’environnement familial participait pour beaucoup aux problèmes de ma patiente. Et c’est comme cela que, non sans nous en être assurés, nous nous sommes rendus compte que cette personne était victime d’un mari pervers narcissique. Alors, un pervers narcissique, c’est quoi, c’est qui?

Un pervers narcissique est, généralement, quelqu’un d’intelligent qui s’emploi à manipuler une personne en particulier. L’objectif étant d’exercer son emprise, son pouvoir. Ainsi, le pervers narcissique passe son temps à exprimer son mépris pour l’autre. Le besoin étant d’en obtenir tout ce qu’il souhaite. Pour ensuite le rassurer. Puis, pour recommencer à lui transmettre son mépris. Et ainsi de suite.

Pervers narcissique et exercice du pouvoir

Le pervers narcissique exerce une sorte de droit de vie et de mort sur la personne sur laquelle il exerce son emprise. Quand le pervers narcissique est confronté à quelqu’un qui lui oppose ses manipulations affectives, il s’empresse de manipuler encore. En exprimant son déni ou fait savoir combien il est désolé et n’a rien souhaité de pareil. La victime du pervers narcissique croît à ce qui lui est dit. Et, de nouveau, tombe dans le piège que le pervers lui a tendu. Un fait, le pervers narcissique s’emploie a sans cesse “jouer” avec sa victime. De ce jeu, elle tire un plaisir orgasmique. Lequel lui renvoie de lui même une image positive.

Quand un pervers narcissique est confronté à une victime qui se défend, s’expriment alors une série de comportements. De plus en plus toxiques, ils ont pour vocation à accentuer le contrôle de l’autre par le déni de l’existence de l’autre. Par une sorte de mise à mort jusqu’à ce que la victime cède.

Le déni du pervers – Un grand classique

Ainsi, le pervers narcissique, une fois son pouvoir retrouvé, pourra jouir de la douleur infligée tout en prétextant qu’il n’a aucune volonté de nuire mais que l’autre n’est rien sans lui. Le pervers narcissique invoque donc une sorte de rôle social et affectif. Ce mêle rôle qui sert à aider l’autre, sa victime, à s’aimer. Alors que le pervers narcissique n’aime que lui et s’enorgueillit de tout ce qu’il obtient de sa victime.

Le pervers narcissique est donc un manipulateur éhonté qui n’hésite jamais à déployer force intelligence pour créer de nouveaux outils de coercition. Ces outils manipulateurs ont pour vocation de détruire l’autre. Lui faire comprendre et admettre que sans lui, le pervers, l’autre n’est rien ni personne. Ainsi, le pervers narcissique saura très habilement jouer avec la honte et la culpabilité de sa victime. Pour en jouir plus encore.

Sans doute reviendrais-je sur les personnalités pervers narcissique. Mais plus sous l’angle du “comment se préserver face à un pervers narcissique”.

Source du témoignage → www.psychologies.com

Frédéric Arminot

Psychologie – Ces incroyables réalités que vous devriez connaître

Psychologie – Ces incroyables réalités que vous devriez connaître

Voici quelques “best of” sélectionnés pour vous parmi une centaine. Vous ne manquerez pas de voir toutes les conséquences qui peuvent en découler, dans la vie quotidienne.

Psychologie - Des réalités qu'il vaut mieux connaître

Psychologie – Des réalités qu’il vaut mieux connaître

Parmi ces best of de la psychologie qu’il vaut mieux connaître, bien que je ne sois pas convaincu que les gens en prennent acte, il en existe quelques-uns qu’il est précieux de connaitre.

Comme j’aime à le faire, je vais donc vous en présenter quelques échantillons et m’employer à vous apporter une critique constructive, sachant qu’il semble qu’il y en ait plus de 100!

Ce qui esta soez intéressant dans l’article qui fait référence à ces réalités, ce qui est assez intéressant c’est que son auteur s’appuie sur des éléments de restitution et pas de compréhension. Je m’explique.

Quad cette dame fait référence à la façon dont nous percevons les choses, par le regard, le dessin, l’audition, etc., elle semble nous dire comment nous restituons ce que nous avons compris.

De fait, je conviens qu’il est difficile de restituer en relief, en quelque sorte, ce que nous avons compris. Par exemple, si nous ne savons pas où et comment regarder, nous risquons de voir nous échapper des images qui sont bien plus importantes que celles que l’on regarde.

Ainsi, ce n’est pas parce que nous voyons des modifications dans une image que nous comprenons le sens de ce qu’il est entrain de se passer et, partant, que notre psyché va réagir. De fait, comme le dit l’auteure, absence d’attention induit… cécité!

De même, lorsque nous regardons un objet et que l’on nous demande de le dessiner, nous ne saurons en restituer qu’un vue de face, alors que nous l’avons imaginé en vue plongeante, voire en relief. Si nous dessinions la vue réelle d’un objet, il ne représenterait rien à nos yeux ni à ceux des autres car il serait comme… plat, sans relief justement. Et pour appuyer son propos, la personne qui nous donne ces informations précise que nous n’avons qu’à nous référer aux images des onglets en bas de nos ordinateurs respectifs.

Autre sujet abordé. Le fait que, toutes et tous, prenions des décisions sans en avoir conscience! Ce qui est totalement exact mais pas tout à fait. En tous cas c’est mon sentiment. En effet, notre cerveau regorge d’informations qui changent et évoluent sans cesse. Ces informations viennent enrichir tout ce qui conditionne nos comportements réflexes comme la peur, la joie, la tristesse et bien d’autres émotions. Ces émotions étant suscitées, encore une fois, par les éléments constituants notre personnalité. Ces mêmes éléments nous faisant réagir par la fuite ou le combat.

Quand j’écris qu’il n’y a pas nécessairement conscience de ce qui motive une décision, c’est que la personne intéressée a le sentiment de prendre sa décision sans réfléchir. C’es ce à quoi l’invite son cerveau sur la foi de ses informations internes. Bien ou mal. Or, là où il y’a conscience, c’est à propos de l’émotion ressentie laquelle motive une décision. Effectivement, c’est la notion de plaisir ou de douleur qui va motiver une décision. Et là, c’est conscient! Alors, oui, une décision est prise sans avoir conscience du mécanisme qui la justifie MAIS est prise en conscience sur la foi de la ou des émotions suscitées et donc ressenties.

Dernier point, ce que vous voyez n’est pas nécessairement conforme à la façon dont votre cerveau l’interprète. En effet, le cerveau ne peut se satisfaire d’un vide d’informations. Quand le cerveau n’arrive pas à comprendre une image, il l’interprète et vous en donne une représentation conforme à ce que vous avez réellement vu à cet instant. A cette fin, pour combler le vide, votre cerveau va puiser dans les informations qu’il collecte au quotidien et chercher celles qui se rapprochent le plus de ce que vous voyez mais qui ne sera pas nécessairement ce que vous avez vu…

Il y en a beaucoup à découvrir comme ces réalités en psychologie dont je vous ai sommairement parlé aujourd’hui. J’essaierai de développer ces informations dans d’autres articles. Si vous voulez avoir encore plus d’explications, je vous invite à cliquer sur le lien ci-dessous.

Source – Psychologie et incroyables réalités

 

Frédéric Arminot

Psychologie de la douleur chronique – Quelles thérapies sont les plus adaptées

Psychologie de la douleur chronique – Quelles thérapies sont les plus adaptées

Les connaissances dans le domaine de la psychologie de la douleur chronique ont beaucoup évolué durant les 10 dernières années : les courants de pensée cognitivistes et comportementalistes ont permis de dépoussiérer les connaissances sur le sujet.

Douleur chronique et psychologie adaptée

Psychologie de la douleur chronique

Le Journal de Thérapie Comportementale et Cognitive – TCC – a publié en 2011 une courte revue de la littérature sur le thème «La dépression et l’anxiété dans la douleur chronique». L’auteur y présente les 4 situations les plus fréquemment rencontrées chez les patients présentant un syndrome douloureux chronique…

Nous avons tous nos “bobos” et certains d’entre nous en ont plus que d’autres. Oui, il existe une psychologie de la douleur. Par exemple, j’ai souvent mal au dos et, en l’espèce, je ne suis pas un cas isolé. Cela signifie t’il que “j’en ai plein le dos”?

Il existe à la fois des nouvelles douleurs, fruits et conséquences de notre monde moderne. Il existe aussi de nouvelles thérapies, ou d’anciennes remises au goût du jour, qui vont vous permettre d’identifier le mal et d’apprendre à gérer la douleur voire à la contrôler ou, mieux encore, à l’élminer.

Découvrez ensemble de quoi il retourne en matière de psychologie de la douleur sachant qu’il existe 4 points qui définissent une douleur chronique:

  • Une inefficacité personnelle à gérer la douleur
  • Le refus de la douleur chronique
  • La peur d’avoir encore et toujours mal
  • Une conception dramatique de la douleur

L’inefficacité personnelle à gérer la douleur

Il me semble évident que le premier réflexe lorsqu’une douleur s’installe consiste à consulter son médecin traitant. Lequel va sans doute vous prescrire des médicaments qui… ne feront pas nécessairement effet puisque la douleur est chronique. Ensuite, il vous faudra consulter un spécialiste qui, à son tour, prescrira d’autres médicaments ou d’autres type de soins.

Jusqu’au jour où, peut-être, vous entendrez que votre cas relève de la psychologie au sens où votre comportement participe à maintenir la douleur. En effet, votre relation à la douleur est telle que vous entretenez cette dernière dans la mesure où vous n’arrivez pas à gérer la douleur. Votre refusez de souffrir  comme c’est compréhensible -, vous refusez de lâcher prise. Un petit tour dans un cabinet  psychologie appliquée pourrait vous aider à être moins empreint de douleur, sauf…

Le refus de la douleur chronique

… à ce que vous refusiez de souffrir, de souffrir tant, de souffrir de façon chronique. Non pas que vous ne vouliez pas souffrir mais vous refusez de “vivre avec le mal”. Vous refusez cette douleur qui vous handicape, nuit à votre quotidien, obère votre développement personnel. D’ailleurs, vous finissez par avoir peur d’avoir peur… d’avoir mal.

Alors, les médecins ou spécialistes de la douleur sont bien gentils mais, mis à part des dérivés morphiniques, que faire pour accepter une douleur inacceptable parce que chronique?

La peur d’avoir mal

Vous êtes logique avec vous même. Vous avez bien conscience que vous ne pouvez pas échapper à n’importe quelle douleur. Pour autant, vous entretenez avec la douleur une relation faite de colère te de frustration. Colère parce que ni vous ni les professionnels n’arrivez à endiguer cette douleur chronique et frustration parce que cette même douleur  vous empêche de vivre votre vie comme vous en avez… envie! D’ailleurs, cette douleur qui vous accompagne parfois depuis si longtemps, et alors que vous la refusez de tout votre corps, vous finissez par la redouter. Vous avez peur d’avoir mal car vous savez que cela va être un enfer physique et/ou psychique et que, partant, votre vie vire au cauchemar voire au drame.

Une conception dramatique de la douleur

Vous le dites, voire vous le revendiquez. Cette douleur est inacceptable. Vous souhaitez tant que l’on vous en libère. Votre quotidien est devenu un chemin de croix. Vous ne pouvez plus rien faire ni rien vivre à cause de cette fichue douleur. D’ailleurs à quoi bon vivre si c’est pour tant souffrir. Ne dites vous pas: “Qu’ais-je donc fait au bon dire pour mériter çà?”. “Tous ces professionnels s’en moquent”.” Ils n’ont que faire de ma douleur”. “Tout ce qu’ils savent faire, c’est me prescrire des médicaments qui, d’ailleurs, ne me font plus rien. Et je ne vous parle pas des effets secondaires”. “Ah, les effets secondaire”. Voilà ce que, sans doute, vous répétez encore et toujours. Votre vie est un drame. C’est vrai, mais peut-être ne le savez vous pas, il existe une solution. La thérapie comportementale.

Solution comportementale à la douleur chronique

Vous pouvez toujours utiliser la médiation pour essayer de contrôler votre douleur chronique. Si cela n’a pas d’effet total, au moins spirituellement, cela vous apaisera. L’autre technique consiste à consulter un comportementaliste qui, avec l’approche cognitive et comportementale, vous aidera à conceptualiser votre douleur de façon plus objective et à cesser d’en faire un problème.

La TCC ou thérapie cognitive et comportementale est une approche brève qui s’intéresse au comment et non au pourquoi. Une fois le mécanisme de votre douleur bien compris par le professionnel de la psychologie comportementale, ce sera un jeu d’enfant de vous délivrer de votre douleur chronique.

 

Frédéric Arminot

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Stress au travail – La France championne du stress

Stress au travail – La France championne du stress

La France est handicapée par un niveau de stress particulièrement élevé. Parmi les 27 pays de l’Union européenne, seules la Grèce et Chypre font apparaître des taux de stress plus élevés.

Une particularité de notre pays est donc la mauvaise qualité, des conditions de travail, qui s’observe autant sur le plan physique que psychique.

On sait que le manque de reconnaissance est l’un des facteurs de stress les plus significatifs. Or, 30 % des Français déclarent que ce qu’ils font (pas forcément uniquement au travail) n’est pas reconnu par les autres, un niveau très supérieur à la moyenne européenne (22 %) et qui n’est dépassé, là encore, que par la Grèce et Chypre.

La problématique du stress est donc particulièrement ancrée en France.

Un autre facteur de stress réside dans la difficulté à concilier vie professionnelle et vie personnelle : 57 % des Européens déclarent connaître le stress du fait de cette difficulté.

En matière d’état de fatigue, la France (59 %) se situe à un niveau légèrement plus haut que la moyenne européenne. De même, 53 % des Européens (56 % des Français) déclarent qu’il leur arrive souvent de rentrer de leur travail dans un état de fatigue qui ne leur permet pas d’assurer toutes leurs tâches domestiques.

Le stress au travail en France

Stress au travail – Quelles conditions de travail favorisent le stress

Encore une fois, la France se distingue par son incapacité à gérer les inter actions sociales et humaines de façon adaptée.

Il n’est donc plus besoin de chercher pourquoi ce pays détient aussi le record mondial de consommations de médicaments – 3,5 millions-, et plus particulièrement, des anxiolytiques, des anti dépresseurs, des somnifères et des neuroleptiques.

Traitement de l'anxiété - Gestion du stress

Comment Gérer le Stress et Eliminer les Facteurs d’Anxiété – Cliquez sur l’image

En matière de stress et de risques psycho sociaux, la France a encore beaucoup de chemin à parcourir. La route est longue, très longue, et il y a fort à craindre que l’accroissement des sens giratoires rendent encore plus long et difficile ce cheminement vers l’objectif de salariés contents d’aller bosser parce que sans peurs et sans… reproches.

Il est bien dommage que sous le prétexte du salariat ou de la rémunération, sous quelle que forme que ce soit, la reconnaissance sociale, humaine, soit occultée. En effet, ce n’est pas parce que quelqu’un perçoit un salaire pour un travail donné, qu’il faille se contenter de penser que ce doit être l’unique récompense. Un peu comme si dans une relation de couple, l’un et l’autre n’exprimait jamais d’amour à l’autre, sous le prétexte que ce même couple partage les obligations et se soutient mutuellement pour assurer la logistique quotidienne.

Dire à quelqu’un combien on apprécie son travail, ses méthodes, sa ponctualité, son ouverture, sa créativité, est tout aussi important que de ne pas mégoter sur son salaire ou ses émoluments.

Dans le cas contraire “on” risque d’avoir des salariés stressés, mal à l’air, inquiets, voire angoissés ou anxieux. Et ces symptômes de stress nuisent à la production. Exprimer de la reconnaissance à ses collaborateurs ou collaboratrices n’est-il pas est un excellent investissement, voire le meilleur?

Stress au travail, ce qu’en dit le journal “Le Monde” → www.lemonde.fr

Frédéric Arminot

Anxiété – Dépression – 12 photos les représentent

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Anxiété – Dépression – 12 photos représentent les sensations de dépression et d’anxiété

Dépression - Anxiété - 2 photos représentatives

12 photos représentent la dépression puis l’anxiété

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

12 photographies représentant les sensations de depression et d’anxiété

On aime ou non n’aime pas. Ces représentations photographiques représentants les sensations de dépression feront écho chez vous à des émotions qui vous sont propres.

Comme l’anxiété est souvent la soeur de la dépression, ou l’inverse, chacun ira de ses émotions à la vue de ces photos. J’ai quand même pris le soin de les regarder ces photos. Ce qui, au regard de mes activités à propos de l’angoisse, de l’anxiété et des phobies, me semblait être un minimum.

Honnêtement, j’ai trouvé çà, comment dire,… difficile. Il est certain que chacun d’entre nous a sa ou ses représentations de tout ce qui concerne angoisse, anxiété, phobie. Entre le sentiment d’oppression de la cage thoracique, l’impression d’avoir la tête prise dans un étau, ou encore d’être prisonnier, ou prisonnière, de son problème, les représentations imagées de votre problème sont aussi différentes que chacun d’entre vous est unique.

Pour autant, je n’ai pas pu m’empêcher de ressentir un sentiment de malaise en regardant ces photos.En cela, je pense que le but est atteint! Pourtant, je trouve que certaines ne sont pas représentatives de ce que je sais que vous ressentez en cas d’angoisse, voire d’anxiété.

Je sais que nos vision du monde respective est fondée sur nos personnalités. Et dans cette construction échafaudée au cours des 6 à 7 premières années de notre vie, les couleurs comme les formes, et les relations aux objets, donc au sentiment de plaisir ou de douleur sont actées.

Les miennes sont si personnelles que je ne saurais préciser ce qui me met mal à l’aise. J’ai simplement une impression de malaise en regardant ces images. J’en conçois un certain mal être, même après avoir pris le temps de les regarder une première fois, et en ayant repris le temps de les visionner plusieurs fois depuis.

je crois savoir que, pour les professionnels, le noir n’est pas une couleur. Pour moi, c’en est une et qui n’a pas nécessairement à voir avec le vide, la noirceur au sens de la douleur. Le noir est pour moi une couleur profonde voire magique, extra ordinaire qui nous offre l’occasion de l’exploiter de façon assez créative.

Chacun d’entre vous se fera son idée. J’ai la mienne et l’ai partagé avec vous. Pour regarder ces photos liées à l’anxiété et vous faire votre idée, je vous invite à cliquer sur le lien ci-dessous.

Pour regarder ces photos, cliquez sur le lien suivant → lemag.therapeutes.com

Frédéric Arminot

Mediator et préjudice d’anxiété – Y a t’il préjudice?

Mediator et préjudice d’anxiété – Des malades réclament justice

Les patients qui ont consommé du Mediator ont-ils subi un préjudice d’anxiété? Quarante-cinq d’entre eux qui n’ont pas développé de troubles cardiaques demandent ce jeudi devant la justice à Servier des indemnités pour leur “peur de tomber malade”.

L’appât du gain, tout comme l’ivresse du pouvoir, a toujours poussé les hommes à commettre des actes qui ne sont jamais sans conséquences.

Mediator et anxiété

Prescription de Mediator et préjudice d’anxiété

La difficulté réside le plus souvent dans une communication biaisée par ces deux besoins obsessionnels que sont l’argent et le pouvoir. Le plus “amusant” étant que la peur de ne pas obtenir au moins l’un de ces deux éléments est facteur d’anxiété.

Du coup, les intéressés se protègent en faisant du mal aux autres, lesquels sont aussi victimes d’anxiété parce qu’ils sont victimes des inconséquences des premiers.

Enfin, sous le prétexte d’une autorité morale, sociale ou professionnelle, les gens arrivent à avaler des couleuvres au point, ensuite, de se plaindre d’avoir été manipulés ce qui avive leur anxiété.

L’histoire du Mediator des Laboratoires Servier est un dramatique et bel exemple de ce que les gens sont capables de faire ou de croire sous le prétexte que les gens qui leur “prescrivent” idées et médicaments sont représentatifs de la société.

Encore une fois, François Mitterand avait raison: “Plus c’est gros, plus çà passe”… Alors, que faire en pareille situation?

Il me semble être évident qu’en pareille situation, et avant même de donner suite à une prescription de médicament aussi particulier que le Mediator, il serait opportun de consulter plusieurs professionnels, qu’ils travaillent en cabinet de ville ou en secteur hospitalier. Pourquoi? Tout simplement pour recouper les informations et démêler le vrai du faux, l’information de qualité et l’information de base dûment relayée à force de visiteurs médicaux.

Dussé-je me faire des ennemis, ce n’est pas parce-que quelqu’un a un diplôme qu’il est réellement compétent et saura diagnostiqué la réalité de votre problème, lequel justifierait la prescription de Mediator. Je n’ai de cesse de répéter que, quelle que soit la confiance et le respect – social – que vous ayez pour tel ou te(le) praticien, il est important de se renseigner avant d’accepter, si ce n’est tout et n’importe quoi, de prendre un médicament.

N’oubliez jamais que les laboratoires pharmaceutiques sont une industrie. Il y est donc question de volumes d’argent, d’investissements et d’emplois… colossaux! Les médicaments ne sont jamais sans effets secondaires et il convient d’informer votre médecin traitant de tout effet que vous ayez décelé chez vous, et à plus forte raison quand vous souffrez des effets du médicament.

Demander réparation pour un préjudice d’anxiété, ce qui laisse entendre qu’il n’est pas encore présent mais que vous craignez d’en être victime se comprend. Mais pourquoi ne pas avoir agi avant, comme je vous le suggère. Comme me disait une commerçante d’un marché local alors qu’elle revenait de vacances pendant que tous les autres avaient repris depuis bien longtemps: “A quoi cela me servirait-il d’être la plus riche du cimetière?”.

Demander des indemnités pour réparation d’un préjudice d’anxiété est, à mon sens, légitime. Cela l’est encore plus quand vous savez que vous avez tout fait en amont pour accréditer l’objectivité et le bien fondé de la prescription médicamenteuse initiale. Alors, c’est vrai. A qui peut-on faire confiance? A priori, à tout le monde crédité d’avis favorables. Mais, pensez à les trouver avant. Parce que après, il sera trop tard.

Mais voyons ce qu’en disent les journalistes dans le document ci-dessous.

Mediator et préjudice d’anxiété – Des malades réclament justice → www.lexpress.fr

Frédéric Arminot

Stress – Comment mieux gérer le stress en prison

Stress – Comment mieux gérer le stress en prison – Le Programme SMART ou la pratique du yoga en prison

L’univers carcéral est un milieu extrêmement angoissant : le programme Prison Smart a pour but d’aider détenus et personnels pénitentiaires du monde entier à mieux gérer leur stress par la pratique du yoga.

Ah, voilà un projet et une réalité intéressants. A ceci près, que ce la ne se passe pas en France…

J’ai souvenir d’un projet du même acabit qui avait été monté il y a des années et qui avait pour vocation à préparer la sortie de prison de détenus toxicomanes. Le projet a été abandonné alors qu’il donnait d’excellents résultats.

Fondé sur une approche comportementale, de relation à soi, aux, autres, et aux émotions, il avait pour but non seulement de favoriser la prise en compte de la dépendance mais aussi d’aider les futurs ex détenus à prendre acte de leur dépendance et à agir de façon responsable à ce propos.

Yoga en prison pour gérer le stress

Yoga en prison pour gérer le stress et l’anxiété

La méditation comme le yoga, ou toute activité qui permet de favoriser gestion du stress et traitement de l’anxiété sont à promouvoir. Malheureusement, il y aura toujours des esprits grincheux et rétrogrades pour faire valoir que ce type de projet est inadmissible au motif qu’un centre de détention n’est pas un spa ou un centre de bien être.

Ce n’est pas faux mais n’est-ce pas une excellente proposition que de permettre à des hommes et des femmes de se prémunir de toute anxiété en milieu fermé, dans un milieu où vous n’existez plus, puisque totalement asservi? N’est-ce pas une excellente idée de permettre à des êtres humains de reprendre acte d’eux mêmes et, de facto, de favoriser la “paix sociale” en milieu carcéral et, partant, de minimiser l’insécurité en prison.

D’ailleurs, comme je vous trouve que, parfois, la vie en société est une vie sous surveillance et en semi liberté qui favorise l’agressivité, ne devrions nous pas rendre le yoga obligatoire d’une façon générale?

Je plaisante. Quoique… Comme la vie dans notre société s’apparente parfois a une détention libre sous surveillance, peut-être serait-il envisageable de favoriser la mise en place d’un tel programme dans les écoles, les collèges, les lycées et dans le monde du travail. Je suis certain que cela participerait à fluidifier les inter relations sociales. Encore faudrait-il que certaines personnes qui détiennent le pouvoir économique, social, politique, n’y voient pas un risque pour elles? Un peu comme ces gens qui ne supportent pas que les détenus aient des loisirs ou la télévision. D’ailleurs, on laissait faire ces derniers, il y a de fortes chances pour que l’on en revienne aux conditions de détention du type Fort de Cayenne…

Enfin, moi j’écris çà, j’écris rien.

Découvrez le Programme SMART, le yoga en prison → tempsreel.nouvelobs.com

Frédéric Arminot

Anxiété – Un jeu anti stress pour réduire l’anxiété

Anxiété – Un jeu anti stress pour réduire l’anxiété

Des chercheurs américains ont inventé un jeu basé sur l’identification de formes distinctes qui permet au joueur de réduire son anxiété. Des applications de ce jeu antistress, avec un accès en ligne ou mobile, sont envisagées.

Comme quoi l’anxiété est un vrai problème dans notre société. Le “truc” que je trouve effarant, c’est ce besoin de créer des jeux – des “je” – pour aider les personnes en souffrance.

J’ai parfois l’impression qu’il est toujours question d’aider les gens d’une façon déviée comme s’il était trop dur de les confronter à la réalité de leurs problèmes et, partant, de les inviter à le traiter de façon responsable. D’où le jeu, comme s’il s’agissait de rendre gaie une réalité douloureuse.

Un jeu anti stress pour réduire l'anxiété

Dans le même temps, n’oublions pas combien les jeux sont facteurs de stress et d’anxiété puisqu’il est toujours question de… gagner!

Avant toute chose, essayons de préciser ce que sont l’anxiété et le stress.

Comme vous le savez, vous trouverez dans ce blog, un somme d’articles qui je l’espère, vous éclaireront sur la définition du stress, et la définition de l’anxiété. Afin que les choses soient plus claires, je vais vous donner des précisions rapides tant à propos de l’un qu’à propos de l’autre.

Le stress est le fruit d’une succession d’émotions liées à des situations qui nous tendent. cela signifie que vous accumulez des émotions et que vous ne les évacuez pas, physiquement ou psychiquement, conformément à votre besoin pour retrouver l’équilibre. C’est ce que l’on appelle la spirale de la pression. Il y a autant de risques, voire de risques mortels, à être trop stressé ou insuffisamment stressé.

L’anxiété est la conséquence du stress. cela signifie une difficulté croissante à répondre aux stimules afférents à tous les domaines de votre vie. Partant, vous accumulez des émotions et leurs conséquences psycho physiques et, si vous ne les traitez pas de façon progressive, vous allez avoir de plus en plus de difficulté à gérer le stress. Cela signifie avoir de plus en plus de mal à respecter vos limites. Vous allez rentrer dans des peurs projectives, ou aurez peur par anticipation, avec la crainte récurrente de ne pas être à la hauteur, donc… d’échouer.

Le problème de l’anxiété repose donc sur la difficulté à identifier les sources de stress et, partant, à exprimer votre limite à ce propos en ayant une hygiène de vie adaptée à votre besoin. La seconde difficulté réside, elle, sur la pression sociale, affective, économique, à laquelle vous pouvez être confronté. L’homme est ainsi fait qu’il n’a de cesse de s’obliger à accomplir tel ou tel acte afin d’en obtenir une récompense, une approbation.

L’idée serait donc de prendre acte de vous, de votre environnement, de vos propres limites et, partant, de prendre soin de vous. Peut-être ce jeu vous aidera t’il à réduire votre stress, à traiter l’anxiété.

Traitement de l'anxiété

Soigner l’Anxiété de Façon Simple et Rapide – Cliquez sur l’image

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Frédéric Arminot

Anxiété – Stress – Se soigner avec les plantes

Anxiété – Stress – Hyperactivité… Se soigner avec les plantes

Anxiété - Se soigner avec les plantes

Et si les plantes pouvaient nous aider à moins prendre de médicaments ? C’est ce que défend le docteur Laurent Chevallier dans son dernier ouvrage Moins de médicaments, plus de plantes. Pour lui, plus de doutes, faire confiance au pouvoir thérapeutique de la nature permet de réduire l’option médicaments, dont les…

Cet article pourrait être une réponse au précédent. Le premier vend l’idée des benzodiazépines, celui-là des méthodes naturelles.

Honnêtement, je ne suis compétent ni dans l’un ni dans l’autre. Alors, c’est bien volontiers que je vous invite à vous faire votre idée, à exercer votre libre arbitre si vous souffrez de stress ou d’anxiété.

Si l’un ou l’autre ne constitue pas une réponse qui vous convienne, vous pouvez toujours me contacter pour bénéficier d’un diagnostic gratuit en cliquant sur ce lien:

J’ai toujours entendu parler des plantes pour soigner l’anxiété ou d’autres maux. J’en ai toujours entendu parler de deux façons. La première qui consiste à dire que c’est le seul moyen que la nature nous ait offert et que ce moyen est naturel contre l’anxiété. Ce n’est pas faux.

La seconde façon consiste à dire et à répéter que cela est insuffisant pour soigner les maladies “modernes” comme l’anxiété que notre monde se crée depuis des années. Il n’y a qu’à se référer à l’évolution des pathologies au fil des siècles pour s’en rendre compte, et à l’impact pathologique quand le monde civilisé rencontre le monde dit “sauvage”.

S’il est vrai que les médicaments ne sont jamais sans effets secondaires, il n’y a qu’à se référer aux notices dans les boites, nous sommes en droit de nous poser des questions quant aux réels bienfaits de cette façon de soigner anxiété ou stress, celle qui consiste à créer des substances synthétiques en lieu et place de ce que la nature nous offre.

Il y a d’un côté le combat mené par celles et ceux qui ne jure que par les soins naturels. J’ai en mémoire un ami de longue date qui n’a de cesse de me “vendre” un extrait de je ne sais plus quel fruit pour soigner son anxiété. Cela n’empêche pas mon ami d’être pré occupé et stressé, voire de tomber malade très fréquemment (je m’interroge d’ailleurs sur la relation entre son anxiété et ses “pathologies”).

Mais j’ai aussi en mémoire le fait que, lorsque je suis tendu, ce qui est une composante de mon anxiété potentielle, et que j’ai mal à la tête, je me jette sans vergogne sur le comprimé ad hoc pour mettre fin aux conséquences de l’anxiété et du stress qui m’agressent.

Alors, qui a raison, qui a tort. Qu’est-ce qui est bon, qu’est-ce qui est mauvais. Pour être très honnête, je n’en sais absolument rien. Ce que par contre je pense, c’est que chacun(e) est invité(e) à suivre ce que sa conscience lui dicte et à y trouver ce qu’il ou elle y cherche.

Dans tous les cas, tôt ou tard, la nature reprendra ses droits et il n’y a pas de quoi en concevoir de l’angoisse.

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Frédéric Arminot

Burn out – Epuisement émotionnel et mal du siècle

Burn out – L’épuisement émotionnel est-il le nouveau mal du siècle

Une “épidémie”. Le docteur Baumann, médecin généraliste à Paris, a eu le temps de constater, en seize ans de travail sur la question, la progression du nombre de cas de burn out parmi ses patients. Aujourd’hui, il tire la sonnette d’alarme.

Comment en faire toujours plus pour souffrir plus. Peur, angoisse, anxiété. Le monde du travail est LE lieu au sein duquel se cristallise toutes les émotions mal négociées.

Peur de ne pas y arriver. Peur de ne pas être à la hauteur. Peur d’être licencié. Peur de ne plus avoir d’argent. Peur de tout un ats de choses que l’on essaie de contrôler, jusqu’à l’épuisement, jusqu’au burn out.

J’ai toujours dit que le stress au travail et, partant, son ami le burnout était savamment entretenu par un certain nombre de gens à leur profit.

Le coût social, économique, affectif, etc. du stress et de sa conséquence, le burnout, est effarant. Beaucoup de gens s’en moquent partant de l’idée qu’il y a un prix à toute chose, celui de la réussite.

Un mal du siècle - Le burn out

Burn out – Je me souviens…

Ainsi, je me souviens d’une femme, la quarantaine. Quand je l’ai rencontré, elle était pâle comme un linge. Elle semblait épuisée. J’ai pensé qu’elle souffrait de dépression. Je n’étais pas loin de cela, mais il s’agissait plutôt d’un burn out.

Elle m’explique qu’elle travaille depuis plus de 15 ans dans une administration. Elle occupe des fonctions importantes et a toujours eu à coeur d’accomplir sa tâche avec célérité, honnêteté et implication. Elle s’est d’ailleurs tellement impliquée que, une fois n’est pas coutume, elle y a laissé sa santé.

Pendant des années, elle a gravi les échelons au point de devenir une personne ressource incontournable au sein de son administration. Elle mettait un point d’honneur à être informée de tout ce qui pouvait se dire ou se faire dans le cadre de ses fonctions. Elle avait à coeur de toujours apporter les meilleures réponses qui puissent aider ses collaboratrices et collaborateurs à donner le meilleur d’eux mêmes, au profit des administrés.

Pour des raisons politiques, il était fréquent que, plus ou moins régulièrement, les têtes de pont changent, soient mutés, au titre d’une promotion ou d’une sanction (cela relève des mystères de l’administration).

Elle toujours essayé de s’adapter mais, confusément, s’est bien rendue compte que cela n’était pas sans conséquences sur son équilibre émotionnel. Insidieusement, le burn out s’est installé. Cette personne ne faisait que peu cas de son état de fatigue toute dévouée qu’elle était à son service, à son employeur.

Il y a de fortes présomptions pour que cette fonctionnaire ait été en recherche d’approbation. Pour autant, sa bonne volonté ne saurait être mise en cause. Profitant, de façon délibérée ou non, des ses compétences comme de son dévouement, bien des chefs de département ont loué, usé et abusé de sa présence comme de ses compétences.

Toujours disponible, toujours souriante, ne faisant que peu de ses angoisses nocturnes et encore moins de ses angoisse matinale, cette femme s’est donnée – j’écrirais bien offerte – jusqu’au burn out. Un matin, alors qu’elle se préparait pour partir travailler, elle s’est effondrée, tant physiquement que psychiquement.

Ce burn out qu’elle ressentait confusément a fini par lui sauter au visage, à tel point  qu’elle n’est, jusqu’à aujourd’hui, pas retourner travailler. C’est après bien des visites chez des psychiatres, après bien des prescriptions médicamenteuses que, de guerre lasse, elle me demande son aide pour éliminer son burn out et, surtout, pour l’aider à retrouver confiance et foi en elle.

Cette re construction prendra des mois. Aujourd’hui cette femme va beaucoup mieux mais le traumatisme généré par son burn out est toujours présent. Il lui faudra sans doute des mois ou des années avant de retrouver un équilibre satisfaisant bien qu’elle ait repris pied dans sa vie et qu’elle en soit devenue une actrice bien plus consciente.

Traitement du burnout - Traitement de l'anxiété

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Frédéric Arminot

Anxiété – Pourquoi faut-il accepter l’anxiété

Anxiété – Selon Jon Kabat-Zinn, Professeur de médecine à Boston, il faut accepter l’anxiété – Ah…

Anxiété - Il faut l'accepter

Ce professeur de médecine à Boston place la méditation au centre de ses thérapies. En exclusivité, il livre les secrets d’une sérénité accessible à l’homme occidental.

“J’ai mis au point mon programme de réduction du stress par la pleine conscience en 1979. Il a légèrement évolué depuis, puisqu’il se déroule désormais sur huit semaines, au lieu de dix initialement.

Je vois de nettes et rapides améliorations dans des maladies comme le trouble anxieux généralisé et la dépression, mais aussi dans les douleurs chroniques. L’effet sur le psoriasis, une maladie de peau d’origine mystérieuse, est spectaculaire.”

Ce que j’aime bien, c’est le côté ordre. Il faut! Comme faukon et yaka. Pourquoi accepter l’inacceptable? Pourquoi accepter de dépasser ses limites, pour se préserver de ses peurs, et ne plus être à même d’en supporter les conséquences?

Pourquoi faut-il que dans nos sociétés, nous soyons invités à nous dépasser nos propres limites au point que la méditation ait trouvé une place particulière. Celle d’élément régulateur incontournable au sens de certains.

Ce que j’aime bien c’est que l’homme se fait du mal, par choix (là je vais me faire des ennemis), pour finir par créer des outils qui vont permettre d’apaiser le stress ou l’anxiété mais sans résoudre ni l’un ni l’autre.

Parce que si l’anxiété n’existait pas, l’homme n’aurait pas créé la méditation pour contrôler ce problème. Un peu comme la religion. Par ce qu’effectivement, deux choses émergent:

  1. L’homme se crée des problèmes pour avoir le plaisir de créer des outils qui vont permettre de contrôler le problème mais pas de le résoudre…
  2. La méditation ne résout rien. Cela apaise en plus de faire “branché” (je l’ai pratiqué et, hormis de belles images, la solution méditative me contraint à utiliser la méditation
  3. Moralité: méditer, n’est-ce pas une contrainte supplémentaire dans un monde de… contraintes?

En plus, j’ai parfois l’impression qu’il y a des effets de mode. Etre ou ne pas être dans le mouvement. J’ai parfois l’impression que si, demain, quelqu’un qui s’y connaît en matière de mode de communication sait nous faire avaler des couleuvres et nous vend l’idée que tel ou tel comportement serait bon, nous agirions en conséquence.

Alors, oui, je m’inquiète de toutes ces solutions proposées et qui s’inscrivent dans une démarche spirituelle qui m’inquiète surtout en ces moments très troublés.

Je reconnais que ce Professeur de médecine a raison, sur le fond. Sur la forme c’est qu’il invite à faire pour traiter l’anxiété qui me pose problème. Bref, je suis un peu perdu. Alors, n’hésitez pas à laisser vos commentaires.

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Frédéric Arminot

Anxiété – Les benzodiazépines, une solution provisoire

Anxiété – Utiles contre l’anxiété, les benzodiazépines restent une solution temporaire

Anxiété - Haute Autorité de la Santé

La HAS vient de réévaluer les benzodiazépines dans le traitement de l’anxiété et a décidé de maintenir un intérêt thérapeutique important pour ces produits.

 

 

Je m’en voudrais d’être cruel, ou agressif, mais les professionnels de la santé mentale n’ont pas attendu les recommandations de la HAS pour comprendre et informer que les benzodiazépines ne sont pas une solution sur le long terme en ças d’anxiété. Et pourtant.

La France peut s’énorgueillir d’héberger plus de 3.5 millions de pharmaco dépendants, nous n’en sommes pas moins informés des dangers encourus du fait de prescriptions médicamenteuses inadaptés.

Prendre un “calmant” pour apaiser la douleur est un comportement bien légitime. Il convient que cela ne soit pas la seule et unique réponse, à plus forte raison quand il s’git d’angoisse, de crise d’angoisse ou d’anxiété.

Il est de coutume de prescrire des médocs “en cas de besoin”. Essayons de ne pas traduire par “autant de fois que j’en ai envie, quand j’en ai envie”.

Si j’en crois les recommandations de la HAS, l’intérêt des benzodiazépines est maintenu. Je le comprends au sens émotionnel du terme, mais il conviendrait que cela ne soit pas la seule et unique réponse. A moins qu’il soit clair – transparent – que cela profite aux laboratoires?

Labo ou pas labo, il n’en demeure pas moins que les benzodiazépines génèrent une forte accoutumance. Pas plus tard qu’hier, j’ai conversé avec un patient qui prend jusqu’à 12 comprimés de Lexomil ®, lequel comprimé est du Bromazépam.

Quand l’on sait combien ce comprimé sécable (en 4) est prescrit et combien il est utilisé de par le monde depuis sa mise sur le marché par les Laboratoires Roche en 1970, et quelle est sa forte dépendance, je me pose des questions quant aux professionnels de santé qui prescrivent sans attention particulière.

Alors, c’est bien gentil de dire qu’il faut prescrire avec parcimonie mais j’aimerais que les personnes de la HAS qui recommandent de moins utiliser les benzo, participent à éduquer personnels soignants et malades de sorte à ce que soient bien compris les dangers liés au Bromazépam.

Peut-être les “gens” de la HAS pourraient-ils inviter soignants et soignés à plus consulter des professionnels de l’approche comportementale. A moins que cela n’angoisse les intéressés puisqu’ils prendraient un risque prescription d’une part et le contrôle prescription d’autre part. Un peu comme les intellectuels de l’Education Nationale qui pondent les programmes pédagogiques sans que je sois certain que, dans leur réflexion, ils aient pris acte des contraintes pédagogiques liées au développement de nos charmantes têtes blondes…

Traitement de l'anxiété

Soigner l’Anxiété d’une Façon Naturelle, Simple et Rapide – Cliquez sur l’Image

Mais bon, c’est une autre histoire.

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Frédéric Arminot