Phobie de l’autoroute: Quand la peur de conduire sur voie rapide devient incontrôlable

Conduire n’est pas une activité anodine et cela exige beaucoup de prudence. Néanmoins, chez certaines personnes, la crainte naturelle mue en véritable peur de conduire.

A plus forte raison quand la peur de conduire s’étend aux voies rapides et devient une phobie de l’autoroute.

Quand elle devient excessive et irrationnelle, cette peur tourne à la phobie et peut aller jusqu’à empêcher de conduire.

Puisque les citadins ont de nombreuses solutions pour contourner le problème, la peur de conduire est souvent associée à la peur de l’autoroute.

Comment s’appelle la peur de conduire?

La peur de conduire s’appelle l’amaxophobie. Ce mot vient de l’unification de deux mots grecs.

Amaxas, le chariot (qui donne notamment le mot « coche » en vieux français, qui signifie également « voiture » en espagnol) et Phobos, la peur.

L’amaxophobie est donc la peur de la conduite plutôt que la peur de la voiture.

Aujourd’hui, l’amaxophobie est très largement associée à la voiture puisqu’il s’agît du moyen de transport personnel le plus répandu.

Néanmoins, elle peut s’appliquer aux deux-roues et parfois à certains transports en commun.

De même, la peur panique de ces autres moyens de transport n’implique pas toujours la peur de la voiture.

Amaxophobie, ou angoisse au volant. Pourquoi est-on amaxophobe?

Chez certains patients atteints d’amaxophobie, la peur s’étend sur plusieurs objets.

Chez d’autres, elle est restreinte à quelques situations particulières.

Par exemple, certains patients phobiques vont seulement avoir peur de l’autoroute alors que la conduite en ville est supportable.

D’autres seront terrorisés uniquement par les camions.

À l’inverse, il est très rare qu’un amaxophobe ne craigne que la conduite en ville et pas sur l’autoroute.

Les symptômes de l’amaxophobie

Cette peur de conduire a été classée parmi les phobies parce que tous ses symptômes correspondent aux manifestations d’une phobie classique.

Ainsi, on retrouve des symptômes physiques et psychologiques.

Il n’est pas nécessaire de ressentir tous les symptômes pour poser le diagnostic de la phobie.

Il faut seulement en ressentir quelques-uns à chaque fois que vous êtes confronté(e) à l’objet de la phobie et pendant plus de six mois consécutifs.

Les principaux symptômes de l’amaxophobie sont:

  • Angoisse paralysante
  • Transpiration
  • Tremblements
  • Vertiges
  • Nausées
  • Peur panique
  • Réactions violentes

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Tous les patients phobiques ne se ressemblent pas. Une phobie peut également évoluer avec le temps.

L’objet de la peur peut changer ou se déplacer légèrement.

Ce genre de trouble évolue parfois négativement jusqu’à ce que la simple pensée de l’objet de la peur suffise à provoquer une crise de phobie.

Dans le cas de l’amaxophobie, le simple fait de s’imaginer doubler un camion sur l’autoroute peut induire une crise de panique.

Les causes de la phobie de la conduite

L’amaxophobie et toutes les peurs liées à la conduite sont très majoritairement liées à un événement traumatisant.

Beaucoup de rescapés de graves accidents de la route ont ensuite très peur de monter dans une voiture.

C’est aussi le cas chez ceux qui perdent un proche dans un accident de la route.

En cela, l’amaxophobie se nourrit souvent de troubles anxieux, notamment le syndrome du stress post-traumatique.

Parfois, l’amaxophobie apparaît chez des patients n’ayant jamais eu d’accident grave ou perdu un proche en voiture.

La phobie naît alors souvent grâce à l’existence d’un trouble de l’anxiété généralisé.

Les patients qui en souffrent ont de fortes probabilités de développer des phobies variées au cours de leur vie.

Une mauvaise expérience anodine sur la route peut suffire au développement de la peur irrationnelle.

Peur de conduire sur voies rapides: Une conduite dangereuse

Les troubles anxieux et les phobies qui les accompagnent se développent généralement chez les personnes ayant des dispositions génétiques et évoluant dans un environnement anxiogène.

Fondamentalement, s’agissant d’une association de la génétique aux comportements, je me permets d’émettre de fortes réserves.

Pour autant, en matière d’héritage comportemental et, partant, d’éducation, des parents anxieux transmettent leurs prédispositions à leur enfant.

Ils l’éduquent alors dans un environnement rempli de peurs et d’inquiétudes.

Ainsi, je me rappelle de cette patiente terrorisée à propos des transports publics. Sa mère n’avait eu de cesse de lui répéter des années durant que les chauffeurs de bus, je cite: « …sont tous des violeurs ».

Peur d’avoir un accident de la route: Est-ce normal?

La peur d’avoir un accident de la route est normale et parfaitement saine.

C’est elle qui vous pousse à ne pas rouler trop vite, à ne pas regarder votre téléphone et à toujours conduire sobre.

Elle vous permet de prendre soin de vous et des autres.

À l’inverse, l’excès de confiance dont beaucoup d’automobilistes font preuve peut être mortel.

En revanche, la peur devient anormale quand elle vous empêche de conduire.

Si vous êtes mal à l’aise au volant, mais que le malaise ne disparaît pas avec l’habitude, voire qu’il empire, alors vous développez peut-être une amaxophobie.

Dans ce cas-là, il ne faut pas laisser traîner les choses et consulter un professionnel.

Comment vaincre la phobie de l’autoroute?

Pour vaincre l’amaxophobie et tous les types de phobies, la thérapie comportementale est la meilleure solution.

Certains patients sont plus réceptifs aux thérapies qui utilisent la psychologie clinique, mais l’aide d’un comportementaliste professionnel reste tout indiquée.

D’ailleurs, l’Assurance maladie recommande désormais la thérapie comportementale à tous ceux qui souffrent de phobies et de troubles anxieux.

La thérapie comportementale et cognitive repose sur deux fondements:  les outils cognitifs et les outils comportementaux.

Comme la phobie est le résultat d’une mauvaise gestion d’une peur devenue irrationnelle, les outils cognitifs permettent d’analyser le mécanisme de fonctionnement de la crainte.

En apprenant à objectiver, le patient reprend le contrôle de ses émotions.

Ensuite, les outils comportementaux lui apprennent à utiliser cette nouvelle rationalité pour se confronter à sa peur jusqu’à la supprimer.


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Article rédigé par Frédéric Arminot, coach comportemental

Qui est Frédéric Arminot, coach comportemental?Spécialisé dans le traitement des problèmes d‘angoisse, d’anxiété, de dépression, de phobie, et de toc, il exerce depuis plus de 25 ans en qualité de comportementaliste.

Ancien grand anxieux, et victime d’angoisses aux multiples conséquences des années durant, il a créé un programme de thérapie comportementale en ligne:

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Frédéric Arminot

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