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Violence conjugale – Comment vous libérer de l’emprise de votre bourreau

Violence conjugale - Comment faire

Violence conjugale – Libérez-vous de votre bourreau

Depuis quelques semaines, l’actualité est conséquente à propos des violences sexuelles dont beaucoup de femmes, pour ne pas écrire la plupart, sont victimes. La force récente du hastag #balancetonporc en est la preuve. Dès lors, la violence conjugale est une pénultième violence faite à certaines de ces mêmes femmes.

Dans une société très patriarcale, dans un monde où l’homme, au sens sexué du terme, conserve une place qu’il veut dominante (je vous rappelle que dans certains pays des femmes adultes restent placées sous l’autorité de leur père, mari ou frère), la violence conjugale conserve une place prépondérante que notre société a bien du mal à endiguer.

Ainsi, le foyer, ou le couple, qui, autant que faire se peut, se veulent être un havre de paix, prennent les atours de l’enfer. Il est fréquent que la plupart des femmes victimes de violence conjugale aient toutes les peines du monde à sortir de cet enfer, quand l’on prend acte de leur difficulté d’en parler.

Peut-être, malheureusement, êtes-vous l’une de ce ces femmes victime de violence conjugale? Quand j’écris cette formulation au singulier, je ne laisse pas entendre qu’il n’existe qu’une seule violence faite aux femmes. Cette phrase détermine un ensemble de comportements que nous allons explorer d’une part, et à propos desquels je vais essayer de vous proposer des solutions d’autre part.

Si vous êtes l’un de ces femmes victime de violence conjugale, l’une de ces 225 000 femmes (sur la foi de ce qu’en dit le Secrétariat d’État en charge de l’Égalité Hommes Femmes), je forme des voeux pour que cet article vous aide.

A cette fin, il sera fait état des éléments suivants:

  1. La violence conjugale verbale
  2. La violence conjugale psychologique
  3. La violence conjugale physique
  4. La violence conjugale sexuelle
  5. La violence conjugale sociale
  6. La violence conjugale économique
  7. Comment se libérer de l’emprise du bourreau responsable de violence conjugale

Les différentes formes de violence conjugale

Différente d’un conflit ou d’un simple acte accidentel, la violence conjugale est fondée sur une relation de domination au sein d’un couple. Elle est intentionnelle, et constitue une atteinte au droit fondamental des personnes à vivre dans la dignité et en sécurité. Dans plus de 98% des cas recensés en matière de violence conjugale, les auteurs de ces actes – moralement et juridiquement répréhensibles – sont des hommes.

La violence conjugale se présente sous les formes suivantes:

1 – Violence conjugale – La violence verbale

Dans le cadre de la violence conjugale, la violence verbale consiste à s’exprimer de sorte à intimider sa compagne, voire de la menacer en utilisant une voix basse mais suffisamment audible (cf. colère froide). Cette violence verbale s’exprime aussi au travers d’insultes, d’injures, de chantages, ou d’ordres donnés avec une autorité écrasante, et qui ne supporte pas la critique ou l’opposition..

Toute parole exprimée de cette façon est une forme de violence conjugale exercée sur la femme. Celle-ci se sent obligée de se soumettre afin d’éviter que le compagnon menaçant ne mette ses menaces à exécution. Un sentiment de peur et d’insécurité s’installe, et empêche la femme d’être une personne épanouie dans son propre foyer.

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2 – Violence conjugale – La violence psychologique

La violence psychologique, dans le cadre de la violence conjugale, se définit comme un ensemble d’actes et de paroles méprisants envers une personne vulnérable au sens où celle-ci peine à s’affirmer (à dire “non”). La violence psychologique consiste à:

  • Exprimer des critiques tous azimuts à “sa” femme. Tout y passe. L’éducation des enfants, la manière de cuisiner, la façon de gérer la maison, la nature de ses amitiés
  • Faire des commentaires négatifs à sa femme, en public, à propos de sujets divers, et dont elle ne saurait être tenue pour responsable ou coupable. Ce qui s’appelle de l’humiliation…
  • Passer son temps à préciser à sa compagne qu’elle ne vaut absolument rien, qu’elle n’est rien, et le lui dire devant des personnes importantes pour elle
  • Faire des reproches déplacés sur ses performances sexuelles
  • Ne jamais reconnaître d’autorité à sa compagne au sein du foyer. Considérer que soi, l’homme de la maison, est le seul à tout faire
  • Ignorer sa compagne pendant de longues périodes (ne pas s’y intéresser, ne pas lui parler, ne pas se préoccuper d’elle, ne pas exprimer de tendresse te encore moins d’amour, etc.). En bref, se comporter tout comme si elle n’existait pas.

Le plus souvent, cette forme de sévices est très subtile et démarre avec des propos comme:

  • Je sais mieux que toi ce qui est bon pour toi”
  • Je préfère que tu le fasses avec moi”
  • T’es toujours en train de pleurnicher”
  • J’en ai marre de devoir tout faire ici”
  • Si tu franchis cette porte, tu vas voir…”
  • T’as qu’à partir”
  • Si tu m’aimais vraiment

Face à ce genre de propos, la femme commence à se remettre en cause pour satisfaire aux “exigences” de son époux. Cette même femme femme va jusqu’à se sentir coupable du courroux de son compagnon. Avec le temps, cette femme se convainc que si son compagnon réagit de la sorte, c’est que c’est de sa faute à elle!

Avec le temps, elle se rend compte qu’elle ne pourra jamais arriver à satisfaire son compagnon, lequel trouve toujours quelque chose à lui reprocher. Elle se sent donc totalement impuissante, et son estime de soi prend des coups violents. Elle manque cruellement de confiance en elle, et de forces pour affronter les différentes situations de son quotidien.

3 – Violence conjugale – La violence physique

La violence physique est la forme de violence conjugale la plus connue. Elle intervient souvent après plusieurs sévices moraux et psychologiques. Un jour, l’homme finit par mettre ses menaces à exécution:

  • Il frappe sa femme
  • Il lui lance des objets (directement ou indirectement)
  • Il la prend par les bras, et cherche à lui faire mal en proférant des propos menaçants
  • Il lui assène des coups de poing, des gifles, des coups de pied (dans tous les cas, il veut lui faire mal)
  • Il feint, ou tente, de l’étrangler (parfois, malheureusement, il l’étrangle vraiment. En France, une femme meure tous les 3 jours sous les coups de son compagnon)

Ces violences physiques peuvent se répéter plusieurs fois. Elles laissent des cicatrices importantes, tant physiquement que psychiquement. Beaucoup de ces femmes se retrouvent à l’hôpital, où elles préfèrent prétexter un accident domestique pour protéger leur mari, mais aussi, et surtout, pour éviter à leurs enfants de voir leur père être condamné pour un crime, et pour s’éviter la colère dudit compagnon une fois rentrée. En cela, bien malgré elles, ces femmes deviennent complices de leur compagnon.

4 – Violence conjugale – La violence sexuelle

On parle peu, voire pas, de la violence sexuelle dans le cadre de violence conjugale parce-que cela relève de l’intimité. La violence sexuelle est présente dans de nombreux couples dysfonctionnels. La violence sexuelle est très difficile à nommer pour la femme, car la société continue à laisser supposer à la femme qu’elle est dans une situation de devoir conjugal. Ce qui suppose qu’elle doive assouvir les besoins sexuels de son époux, ou compagnon.

Pour ces femmes victimes de violences sexuelles, il est particulièrement pénible, et  dégradant, de devoir expliquer qu’elle fait l’objet de différents abus sexuels, dont le viol, dans sa relation avec son compagnon. Ces abus qui se traduisent le plus souvent par:

  • La contrainte d’une relation sexuelle (le compagnon ne tient aucun compte du désir, ou de l’absence de désir, de sa compagne)
  • Le fait d’obliger sa compagne à adopter une sexualité qui ne lui convient pas
  • Des insultes ou des coups – non souhaités – au cours de l’acte sexuel (quand j’écris “non souhaités”, je pars de l’idée que chacun a la sexualité qu’il veut, le principal étant que les intéressés soient consentants. Je n’ai pas à juger des modalités sexuelles de chacune ou chacun)
  • Des humiliations, ou de l’intimidation, avant, pendant, ou après la relation sexuelle
  • Etc.

5 – Violence conjugale – La violence sociale

Violence pernicieuse que la violence sociale associée à la violence conjugale. Cette forme de violence faite à la femme concerne son environnement social. Pour le compagnon, cela consiste à empêcher sa compagne d’avoir des relations épanouies avec sa famille, ses collègues, ses ami(e)s, etc. Au début, cela s’exprime sous la forme d’une jalousie acceptable qui, le temps, aidant, devient une jalousie pathologique et mortifère, voire morbide.

Ainsi, le mari ou compagnon se montre particulièrement possessif. Il émet de vives critiques au sujet de la plupart des personnes qui se trouvent dans l’entourage de sa femme, comme au sujet des activités sociales de cette dernière. Mais la situation évolue très vite. L’époux ou compagnon passe de simples remarques à des interdictions formelles. L’objectif étant d’isoler la femme, de la rendre dépendante, de l’asservir.

6 – Violence conjugale – La violence économique

La violence économique se rapporte essentiellement au contrôle de l’argent. Ce sont des actes tels que:

  • Le fait de mettre tous les biens acquis dans le mariage au seul nom du mari ou compagnon
  • L’interdiction d’acheter des effets essentiels
  • Le fait de contraindre la femme à s’endetter pour lui
  • Le fait d’obliger la femme à abandonner ses études, ou à arrêter de travailler
  • Toute démarche économique ou financière qui donne un pouvoir absolu à “l’homme”

Comment quitter l’emprise de votre bourreau responsable de violence conjugale

A ce stade, sans doute vous posez-vous la question de savoir comment mettre fin à cette emprise qu’exigent d’avoir certains hommes sur leur épouse ou compagne.

Pour commencer, il est important que vous sachiez que le bourreau, la personne responsable de ces violences, ne changera pas de lui même. Avec ces personnes là, c’est comme avec les pervers narcissiques. Elles ne voient pas où est le problème…

Si ces personnes violentes ne reconnaissant pas leur responsabilité dans ces évènements traumatiques, et si elles ne demandent pas d’aide, il est vain de leur demander de changer. Plus vous le ferez, plus vous nourrirez leur problème et justifierez, par votre demande, qu’ils persistent dans leurs comportements délétères.

il est un grand principe qui veut qu’une personne qui a abusé d’une autre, ne serait-ce qu’une seule fois, et peu importe comment, recommencera. Ou alors, pour que ce principe soit faux, il faut croire au miracle (vous en avez le droit).

En cas de violence conjugale, la première des choses est d’exprimer votre limite. Porter plainte, demander le divorce, exiger des consultations thérapeutiques et, en l’absence, mettre en place une procédure de divorce ou de séparation. Ne pas exprimer votre limite, que vous le vouliez ou non, c’est vous rendre complice de cette violence conjugale (je sais ce n’est pas agréable à lire mais c’est une évidence. Ainsi, vous devenez une otage volontaire).

En soi, exprimer sa limite, en ayant recours aux modes présentés ci-dessus, est insuffisant. De la même façon que beaucoup de femmes qui se sont séparées d’un compagnon alcoolique (c’est un exemple) et qui, plus tard, se mette en couple avec un autre alcoolique, il est important de comprendre comment vos comportements vous rendent complices de cette violence et, partant, ce qu’il est nécessaire que vous fassiez par amour de vous même.

Dans un premier temps, il est convient de travailler sur les traumatismes subis. Dans le même temps, d’identifier dans vos comportements ce qui pose problème et a facilité, d’une façon ou d’une autre, cette relation toxique et pathogène.

Enfin, travailler à restaurer de vous même une image positive, et à retrouver confiance en soi et autonomie. Partant, de vous donner les moyens de vous affirmer en toutes circonstances et, à plus forte raison, dans l’intimité d’une relation de couple où seuls le respect et l’amour doivent avoir une place (prépondérante).

Pour satisfaire de tels objectifs de comportement, vous pouvez bien sur consulter un thérapeute. Mais, pour l’expérience que j’en ai, cela risque de vous prendre des années avant que vous ne compreniez le pourquoi du comment.

Dès lors, je vous invite à restaurer confiance ne soi et autonomie de façon bien plus pragmatique, simple et rapide. Ainsi, en  6 à 8 semaines, je vous propose  de tourner cette page de votre vie et, de nouveau , d’être et devenir une personne heureuse et épanouie. Comment?

En devenant membre du Programme ARtUS. Je ne vous en dit – écrit – pas plus. Je vous invite seulement regarder la vidéo ci-dessous.

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Si vous souhaitez me poser des questions, partager votre expérience de femme victime de violence conjugale, ou d’homme responsable de violence conjugale qui a “acté le changement” ou, qui que vous soyez, qui souhaite exprimer un commentaire relatif à la violence conjugale, je vous invite à le faire à l’aide du formulaire en-dessous de cet article.


Frédéric Arminot

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