Souffrez-vous vraiment de crise d’angoisse ?

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Crise d’angoisse – Est-ce vraiment de crise d’angoisse dont vous souffrez ?

La crise d’angoisse est un problème que je connais bien. J’en ai moi-même souffert pendant de longues années. Aujourd’hui, chaque jour, et ce depuis plus de 20 ans que j’exerce la thérapie comportementale, des personnes désespérées qui souffrent de crise d’angoisse, ou qui croient en souffrir, me consultent pour trouver une solution.

Oui, j’ai bien écrit « qui croient en souffrir ». Pourquoi? Parce-que toutes les personnes convaincues de faire une crise d’angoisse n’en sont pas forcément atteintes. Certaines sont tout simplement stressées, tandis que d’autres sont sujettes à de l’anxiété dont une crise d’angoisse est le symptôme, tout comme une phobie.

Pour démêler le vrai du faux, je vous propose de revenir en détails sur ce qu’est la crise d’angoisse, puis d’effectuer un petit test pour déterminer si vous souffrez, ou pas, de crise d’angoisse.

La crise d’angoisse, précisément, c’est quoi

L’angoisse est un phénomène émotionnel tout à fait normal. L’angoisse peut provoquer une crise, laquelle survient au moins une fois dans la vie d’un être humain. Cette angoisse devient dangereuse si, et seulement si, elle a tendance à revenir de plus en plus fréquemment pour une raison ou pour une autre. C’est la crise d’angoisse.

L’angoisse se manifeste par une peur paroxystique. C’est-à-dire un sentiment de peur décuplé, donc particulièrement élevé, face à une situation quelconque. La crise d’angoisse peut durer de quelques minutes à une demi-heure selon son intensité. Ses symptômes les plus fréquents sont décrits ainsi par mes patients:

  • Boule à l’estomac
  • Sensation de pointe très douloureuse partant du sternum vers la gorge
  • Boule dans la gorge
  • Resserrement de la gorge
  • Stress
  • Oppression de la cage thoracique
  • Assèchement de la bouche et de la langue
  • Difficultés à respirer
  • Mains moites
  • Transpiration forte
  • Douleurs articulaires
  • Mal au dos (douleurs dorsales)
  • Sentiment de panique

La crise d’angoisse est donc la vive expression d’une émotion. Et je conviens que c’est fort désagréable. La vigueur de l’émotion est provoquée par le cerveau qui prend un danger illusoire pour un vrai problème. Il stimule alors la production d’adrénaline, hormone qui a pour principal objectif de maintenir le corps en éveil, mais qui provoque d’autres effets en cas de crise d’angoisse.

Crise d’angoisse – Un test pour savoir si vous en souffrez vraiment

Les symptômes de la crise d’angoisse, et de plusieurs troubles cliniques sont identiques à ceux de la crise cardiaque. Pour en apprendre davantage là-dessus, je vous invite à lire l’article: « Crise de panique ou crise cardiaque – Quel diagnostic est le bon« .

Au vu des similitudes entre ces différents troubles, qu’il soit cardiaque, ou relève d’une crise d’angoisse, il est parfois difficile d’établir le bon diagnostic. A plus forte raison quand il s’agit de votre première crise d’angoisse.

Un médecin classique cherchera à établir son diagnostic en éliminant toutes les causes organiques possibles de votre malaise. Cette recherche peut prendre plusieurs mois pendant lesquels il prescrira des calmants comme des anxiolytiques pour calmer vos symptômes.

Cette option ne vous sera pas bénéfique pour 2 raisons:

  1. Pendant que le médecin s’attarde à établir le diagnostic, votre cas peut s’aggraver
  2. Les anxiolytiques favorisent une certaine dépendance et, si vous en développez une, il vous sera très difficile de vous en passer

Pour savoir si, oui ou non, vous faites une crise d’angoisse, vous pouvez procéder à un test tout simple: observez votre comportement vis-à-vis de la crise.

En effet, quand vous faites une vraie crise d’angoisse, vous n’éprouvez pas seulement de la douleur. Il y a tout un flux d’émotions, et de sentiments, qui vous traversent en très peu de temps.

C’est cela qu’il faut analyser pour faire la différence. A ce propos, je vous rappelle que, dans mon blog, vous pouvez accéder à des outils dit de « contextualisation » pour mieux comprendre le mécanisme de n’importe quelle crise d’angoisse.

Ces outils, spécifiquement comportementaux, vous permettent aussi d’identifier ce qui cloche dans votre réponse à votre problème.

Quoiqu’il en soit, et d’une façon plus générale, les personnes sujettes à une crise d’angoisse adoptent l’un ou l’autre des comportements suivants face à leur crise d’angoisse: la fuite ou le combat.

Je vous rappelle que le comportement se définit comme une réponse à une sollicitation donnée dans un contexte, et un environnement donné. Votre réponse sera donc la votre, en fonction d’éléments relevant de votre seule personnalité.

Crise d’angoisse – Fuite ou combat – Quel est le meilleur comportement

La fuite est une réaction purement humaine et légitime. A priori, il est normal que vous choisissiez cette solution, laquelle est plus facile à gérer.

Vous pouvez aussi choisir la fuite pour vous auto-protéger. C’est très bien ! Cela signifie que vous n’êtes pas dominé(e) par votre trouble d’angoisse, et que vous avez une méthode pour y remédier. Vous ne manquez pas de confiance en soi, et vous avez trouvé la stratégie idéale pour ne pas paniquer. Ce n’est pas simple à faire, mais c’est un bon début qui prouve que votre angoisse est minime.

Toutefois, la fuite peut générer une forte mésestime de soi, ce qui ne vous sera pas profitable. Si vous fuyez par lâcheté, et c’est le cas de la majorité des personnes qui souffrent de crise d’angoisse, sachez que vous ne résolvez pas le problème.

En effet, votre sentiment d’impuissance face à la source de l’angoisse aura tendance à revenir. A cause de cette résurgence émotionnelle, l’intensité de votre angoisse augmentera. Cette situation est la plus fréquente, à plus forte raison chez les personnes qui tentent de contrôler leur crise d’angoisse (cf. tous mes articles liés à l’angoisse). À long terme, vous risquez d’être sujet(te) à des troubles tels que vous souffrirez d’anxiété. À ce sujet, lisez l’article: « Comment vaincre anxiété sociale et timidité« .

De plus, si vous fuyez par lâcheté, ou parce que vous ne vous sentez pas à la hauteur, vous risquez de devenir susceptible, et d’être constamment tourmenté(e).

Voici quelques signaux d’alarme supplémentaires qui devraient vous alerter:

Êtes-vous fréquemment…

  • Tendu(e)
  • En train de vous culpabiliser
  • Méfiant(e)
  • En train de chercher à garder le contrôle, et à masquer votre trouble
  • Stressé(e)
  • Déboussolé(e)
  • Habité(e) par un vrai manque de confiance en soi

Oui? Alors, très clairement, cela signifie que vous avez un problème, et qu’il vous faut agir vite. En effet, vouloir arrêter le processus par la force de la volonté, ou du contrôle, vous fera encore plus de mal. Vous risquez une aggravation de votre crise d’angoisse initiale, ou une augmentation de la fréquence de cette première crise d’angoisse.

En dehors de la fuite, vous pouvez avoir une attitude de combat vis-à-vis de la crise d’angoisse. Malheureusement, le combat n’est pas forcément une bonne idée. C’est vrai, il faut un certain courage, voire un courage aveugle, pour affronter le problème qui suscite votre angoisse. D’aucun diront que c’est positif, mais il convient de relativiser.

Quand vous êtes angoissé(e), vous ne contrôlez plus vraiment votre corps. Celui-ci se trouve plus ou moins en état « d’apnée émotionnelle« . Vous ne vous maîtrisez plus du tout sur le plan physiologique, ou psychique. En voulant réagir, vous risquez d’obtenir l’effet contraire. A terme, vous risquez de vous sentir encore plus mal et désarmé(e) que si vous n’avez rien fait.

Je vous le concède, c’est compliqué. Mais, pour finir, laissez-moi vous dire que vous pouvez parfaitement guérir de vos crises d’angoisse, définitivement!

Crise d’angoisse – Une solution qui a fait ses preuves

La thérapie comportementale vous offre des solutions efficaces, définitives, peu coûteuses, et sans la prise de nombreux médicaments. En regardant la vidéo que je présente en ligne (voir image ci-dessous), et en consultant régulièrement ce blog, vous trouverez des exercices simples pour combattre crise d’angoisse ou anxiété. Ainsi, vous retrouverez votre équilibre mental, et physique, en quelques heures.

Si là, maintenant, vous avez envie de bénéficier de résultats qui ont fait leurs preuves dans le traitement de la crise d’angoisse, je vous invite à cliquer sur l’image ci-dessous pour découvrir les exercices thérapeutiques que je vous ai réservé.

Si vous avez des questions, ou souhaitez partager votre expérience avec nous tous, la zone « Commentaires », en dessous du présent article, vous est réservée.

Traitement de la crise d'angoisse

voir la vidéo


Frédéric Arminot

Contraception et Crises d’angoisses – Une relation de cause à effet totalement ignorée

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Contraception et crises d’angoisses – Une relation de cause à effet totalement ignorée

Article un peu étonnant que celui-ci. Il s’agit du témoignage d’une femme utilisant une contraception laquelle lui aura procuré des crises d’angoisses terribles. Crises d’angoisses que bien des médecins auront ignoré jusqu’à ce qu’une amie éveille sa connaissance.

Ce témoignage a été écrit par cette femme. Je n’ai apporté aucune modification, ni à la forme, ni au fond. Alors, partagez!

Je souhaitais vous faire part de mon expérience. Apres sept années de crises d’angoisses intenses, sans comprendre le pourquoi du comment, aujourd’hui tous ça est derrière moi.

J’aimerai aider des femmes et jeunes femmes qui peut être sont dans l’ignorance totale comme j’ai pu l’être sans jamais soupçonner la raison de cette état catastrophique dans lequel je me suis retrouvé durant toutes ces années.

En 2009 jai commencé à faire de grosses crises d’angoisse. De nature timide et réservée, j’ai pensé que ces crises avaient un lien. Je ne me suis donc pas plus inquiétée que ça. Mais le quotidien est devenu un calvaire, je n’osais plus sortir acheter une simple baguette de pain.

Comme beaucoup d’entre vous, je suis restée plusieurs années sous traitement anxiolytiques, anti depresseurs, somnifères, suivi par un psychiatre bien évidemment. Les années passent et mon état se dégrade encore.

  • Palpitations
  • Sensations d’étranglement
  • Tachycardie
  • Compression du thorax
  • Symptômes analogues à une crise cardiaque ou un AVC
  • Peurs pendant le sommeil
  • Coups d’aiguilles dans le dos
  • Sentiment d’irréalité

Une première fois aux urgences, je me retrouve aux Urgences. Lá, on m’annonce que je fais des crises de panique.

Contraception et émotions – Une descente aux enfers

Je ne comprenais vraiment pas, car au fond je savais qu’il n’y avait aucune raison pour que je sois dans cet état. J’ai écouté mon médecin qui m’explique ce qu’e sont les crises panique: un traumatisme vécu dans ma petite enfance. on inconscient veut sortir l’information. Mon conscient ne veut pas? Cela crée conflit entre les deux. Donc, cela génère une crise de panique.

Contraception et angoisses

Contraception et facteurs hormonaux – Des vecteurs d’angoisses

 

Je fais donc des séances d’hypnotérapie pour faire sortir l’information, mais rien y fait. Mon état se dégrade encore. Parfois je me tenais au murs pour me déplacer.

Je ressentais des coup de décharges électrique dans mon cerveau. Des fourmillements dans mes bras, mes mains, mes jambes. De grosses douleurs musculaires. Un sentiment de dépersonnalisation, de déréalisation, en continu.

Parfois, plus intense que d’autre, une absence de moi même. Un sentiment de ne plus être reliée à mon corps. Comme une observatrice extérieure à son propre fonctionnent mental ou corporel.

Comme si il y avait un voile entre moi et la réalité. Je n’en pouvais plus. Ce n’était évident ni pour moi ni pour l’entourage proche. Parfois, j’essayais d’apprendre à vivre comme ça. Mais ça m’etait impossible.

Contraception et crises d’angoisses – Une solution inattendue

En février dernier, une amie, qui elle aussi faisait des crises depuis très longtemps, a eu comme une révélation. A partir de ce moment, tout s’est éclairé. Il s’avère que tout ça était uniquement hormonal. Un déséquilibre ou augmentation au niveau des taux d’oestrogènes, causé par la contraception. En ce qui me concernait, je portais un implant contraceptif depuis sept (7) ans.

Quand mon amie m’a parlé de cette information, je me suis vite mise á éplucher les articles et les forums. Et, en effet, nous sommes des milliers de femmes à en être affectées.

Il y a l’implant contraceptif, le stérilet miréna, et certaines pilules. Jai donc vite procédé au retrait de l’implant. Depuis le 10 février je revis. J’ai encore quelques symptômes pendant les cycles mais vraiment rien de comparable.

Effectivement, il faut une petite année pour que l’hormone diffusée dans nos tissus se dissolvent. J’ai également découvert des groupes Facebook de femmes qui ont mon expérience. Il y en a beaucoup. Vous trouverez les liens en du présent article.

Contraception et angoisses – Soyez vigilantes!

La plupart des gynécologues et médecins nient cette réalité pour on ne sait quelle raison. Aujourd’hui,  je peux dire que j’aime la vie, et que je profite de mes années perdues.

Mon but est d’éclairer d’autres personnes qui, comme moi, sont dans l’ignorance des effets de la contraception. Il y a beaucoup de symptômes qu’ont imaginerait pas avoir, en lien avec les hormones.

Des problèmes oculaires. Un manque de concentration. Un gain de poid avec difficulté à perdre. Des ballonnements. Une fatigue constante. La perte de cheveux, ou de la pilosité. Des sautes d’humeur. La dépression. Une sensibilité accrue des seins. L’inflammation de l’abdomen. Une perte de confiance en soi. Des douleurs au dos etc..

Je partage donc cette information avec vous. J’espère que vous ferez ce qu’il faut pour que, vous aussi, vous puissiez revivre. Soyons vigilantes !

Liens à consulter

Frédéric Arminot

Trouble anxieux – Comment vaincre votre anxiété en moins de 2 mois sans médicaments

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Trouble anxieux – Comment vaincre votre anxiété en moins de 2 mois sans médicaments

Clémentine souffre d’un trouble anxieux. Clémentine est une femme d’une trentaine d’années, maman élevant seule sa fille de 9 ans. Son compagnon l’a quitté comme on abandonne un chien. Il est parti vivre à l’étranger depuis 2 ans. Il s’est remarié avec une femme, elle même mère de 2 enfants.

Depuis lors, c’est une lutte incessante entre cet homme et Clémentine. Cette situation conflictuelle aggrave le trouble anxieux de Clémentine, au point que je suspecte un trouble anxieux généralisé. Cette relation de couple, qui prend des allures de pugilat, n’est pas la seule raison à ce trouble anxieux, dont il semble que le vrai socle soit une histoire de vie toxique.

Quand Clémentine parle de son trouble anxieux, elle évoque sa conviction que, jamais, elle n’en guérira. Le temps lui montrera le contraire puisque, grâce à son implication, son trouble anxieux diminuera de plus de 80 % en moins de 2 mois.

Comme vous l’aurez compris, c’est de Clémentine dont je vais vous parler et, plus précisément, de la façon dont nous avons pu, et su, vaincre son anxiété en moins de 2 mois et ce, sans médicaments.

Trouble anxieux – Etat des lieux des symptômes d’anxiété de Clémentine

Au départ, cette jeune femme est venue me consulter à propos de sa fille. Elle la trouve assez agressive. Cette enfant a toutes les peines du monde à s’endormir, à accepter de satisfaire à l’autorité de sa mère. Leur relation est assez conflictuelle. La fille de cette femme voit son père tous les mois et semble le vivre assez mal. Sa mère est convaincue que le père fait une différence forte entre sa propre fille et les enfants de sa seconde épouse.

Conformément à la demande de la mère, je reçois cette enfant laquelle exprime une colère compréhensible à propos de ses parents. Globalement, elle considère que ses parents font chier (dixit) et qu’ils la prennent en otage. Elle en a assez d’être phagocytée entre eux deux (elle même dit être trimballée). En plus d’être passée à la question par chacun des 2 parents à chaque fois qu’ils la voient et passent du temps avec elle.

Je reçois la maman et là, c’est un autre tableau qui se dessine. Clémentine a des symptômes d’anxiété assez importants:

  • Maux de tête assez fréquents
  • Difficulté à réagir, à se positionner dans ses relations socio professionnelles
  • Troubles alimentaires
  • Troubles du sommeil
  • Troubles du désir
  • Colère persistante
  • Désarroi et tristesse
  • Crise d’angoisse assez violentes

Trouble anxieux – Un angle d’attaque inattendu

Clémentine et moi passons du temps à essayer de comprendre comment les choses se passent. Comme elle, femme et mère, elle fait pour supporter tout cela. Elle m’explique avoir de plus en plus de mal, et se trouver d’autant plus en difficultés que son trouble anxieux, au regard de ses symptômes, n’est pas sans conséquences sur sa vie professionnelle. Clémentine travaille dans une Agence de Com’, univers dans lequel il convient d’être au… top! Et Clémentine n’est pas au top, loin s’en faut.

Dernier symptôme chez Clémentine. Elle redoute constamment ce qui pourrait se passer. Elle vit dans une anticipation forte et croissante. Boulot, argent, enfant, ex mari, avenir. Quasiment tous les domaines de sa vie sont impactés. Cela se confirme. S’il s’agit bien d’un trouble anxieux qui envahit la plupart des éléments de vie de cette jeune femme, tout en étant responsable d’angoisses diverses (ce qui est le propre de l’anticipation).

Devant un tel tableau clinique, je demande réflexion et m’engage à rappeler Clémentine dans les 48H. J’ai besoin d’évaluer la situation. Stratégiquement, que convient-il de faire? Comment agir, et ne pas se contenter d’avoir une patiente de plus?

Deux jours plus tard, comme je m’y étais engagé, je rappelle Clémentine et lui propose non pas de s’occuper de sa fille mais d’elle, la femme, la maman. Et ce que je vais découvrir va nous éclairer et faciliter notre travail. C’est grâce à la compréhension du contexte familial, bien spécifique, que nous allons vaincre le trouble anxieux et, en prime, sans médicaments, ce dont Clémentine ne faisait pas un usage abusif.

Trouble anxieux – Une histoire familiale particulièrement toxique

L’avantage de mon métier de comportementaliste, ou plus exactement de l’approche comportementale issue de l’approche systémique de Palo Alto, c’est la somme d’informations que l’on peut collecter. Comme vous le savez, c’est le fondement même de la contextualisation.

Et c’est ce à quoi je m’emploie avec Clémentine. Issue d’une famille d’industriels, la maman de Clémentine est maniaco dépressive. Clémentine aura passé son enfance à cultiver de l’anxiété quant aux troubles de sa mère. Pendant 20 ans, Clémentine n’aura de cesse de s’inquiéter de ce qui pourrait arriver à sa mère. De tentatives de suicides en hospitalisations diverses, Clémentine et sa soeur essaient tant bien que mal de tenir la rampe. Leur père essaie d’être présent mais accaparé par ses obligations professionnelles, sa fille ne veut pas l’ennuyer plus qu’il ne semble l’être.

La maman de Clémentine, dans sa grande souffrance existentielle, n’a de cesse de se plaindre un jour, puis de tenter de se comporter comme une mère aimante un autre jour, pour finir par agonir sa fille d’injures parce qu’elle estime que cette enfant est… ingrate? De fait, sans qu’elle l’ait choisit, Clémentine devient la mère de sa mère. Elle guette la moindre « sortie de route », elle s’occupe du traitement médicamenteux de sa maman. Si Clémentine avait su conduire, je pense que c’est elle qui aurait accompagné sa mère à toutes ses consultations chez le psychiatre.

Trouble anxieux – Une angoisse abandonnique

Pour clore le chapitre, la mère a des comportements alcooliques. Ce qui n’arrange rien quand on sait combien les médicaments (anti dépresseurs et neuroleptiques) potentialisent les effets de l’alcool.

Clémentine grandira comme elle peut dans ce climat affectif incertain et prodigieusement insécure. Elle ira même jusqu’à s’interdire de se laisser aller ce qui affectera beaucoup de ces comportements, et aura sans doute mis son couple en danger.

Depuis 2 ans, c’est Clémentine en larmes qui téléphone à sa mère. Laquelle 2 fois sur 3 dit à sa fille qu’elle commence à être pénible, ce que le père confirme. Clémentine se sent livrée à elle même. Elle ne peut s’empêcher d’appeler ses parents tout en ayant conscience de la toxicité de cette relation.

La soeur de Clémentine a pris le soin de partir très loin pour se protéger de cet environnement familial. Clémentine ne peut donc l’appeler quand elle perd pied, douloureusement victime de son trouble anxieux récurrent. C’est ainsi que cette jeune femme ressent une sorte d’angoisse abandonnique. Elle est livrée à elle même dit-elle. Elle n’en peut plus. A le sentiment de se battre constamment. Contre elle même. Contre les autres. Elle s’épuise et veut mettre un terme à tout cela. Je vais donc lui proposer une stratégie.

Comment traiter un trouble anxieux en moins de 2 mois et sans médicaments

A mon grand étonnement, Clémentine ne s’est fait prescrire aucun médicament en particulier. Tout au plus prend-elle un anxiolytique léger quand elle est angoissée. Cela lui permet de tenir un peu. Dans le même temps, Clémentine ne veut pas devenir dépendante, et n’entend pas perdre son autonomie. Ce à propos de quoi je lui pose la question de savoir si, objectivement, elle ne l’a pas déjà perdu son autonomie. Elle me répond par l’affirmative, en souriant.

Puisque nous n’aurons pas à subir le biais généré par la présence de médicaments, je propose une stratégie d’intervention en 4 phases:

  • Comprendre et évaluer
  • Dresser les priorités
  • Traiter et agir
  • Consolider

Dans un premier temps, je confie à Clémentine un exercice de mise à plat. J’ai besoin qu’elle me restitue les contextes dans lesquels elle vit, subit et ressent telle ou telle situation. J’ai aussi besoin qu’elle qualifie et quantifie ses réactions en lien avec une situation donnée. Cela est très important car, ainsi, je vais avoir des photos quasi chirurgicales des inter actions auxquelles Clémentine est confrontée. Je pourrais aussi évaluer ce qu’il en est des réactions émotionnelles de cette femme, et de leurs conséquences.

A mon grand étonnement, Clémentine satisfait à cet exercice avec application. Honnêtement, je pensais que ce serait plus difficile d’aborder la réalité des contextes liés à son trouble anxieux. Force est e constater que je me suis trompé. Tant mieux!

Trouble anxieux – Un comportement victimologique

Rapidement, il s’avère que Clémentine fonctionne dans une constante. Elle réclame de l’attention, de la justice, du respect. En bref, elle a besoin d’amour. Celui là même qui lui renverrait d’elle une image positive. Bien compréhensible, à ceci près qu’elle l’attend des autres et se ne le donne pas à elle même…

Nous identifions ce problème comme l’un des thèmes principaux associés à son problème. Je demande donc à Clémentine de dresser une liste bien particulière de sorte à l’exploiter pour, progressivement, lâcher prise, après s’être elle même lâchée! Cela donne des situations cocasses qui, petit à petit, permettent à Clémentine de retrouver une meilleure image d’elle même. Le traitement à proprement parler à donc commencé.

Trouble anxieux – Retrouver de soi une image positive et s’affirmer

A un moment, nous abordons le sujet relationnel (parents, enfant, ex mari). Je demande à ma patiente d’adopter certains de types de comportements, et de cesser de se victimiser en provoquant ce qu’elle redoute, tout en espérant le contraire.

Je lui explique comment être et demeurer objective ce qui lui renverra d’elle une image plus adulte parce que moins réactive. En ce qui concerne son ex mari, je lui suggère de constituer avocat et de cesser d’entretenir une relation par mail avec le père de sa fille à propos de sujets conflictuels comme la pension alimentaire, les WE de garde, les congés scolaires, la scolarité et j’en passe.

Clémentine accepte de mettre un inter intermédiaire de poids entre son ex et elle. Grâce à une série d’exercices simples, elle apprend à s’autonomiser et à gérer ses émotions en cessant, toujours progressivement, de téléphoner à ses parents quand elle ne se sent pas bien. Effectivement, ce que Clémentine faisait en pareille situation consistait à s’assurer que ses parents soient bien présents, à son écoute, tout en sachant que cela ne faisait qu’aggraver sa situation émotionnelle.

En peu de temps, cette jeune femme a découvert les vertus simples de l’affirmation de soi même. Elle s’est construit des limites, a appris à se respecter et à se faire respecter. Donc, ne plus chercher l’approbation. Récemment, elle m’a informé qu’il lui arrivait de reprendre certains « petits comportements » comme elle l’a dit elle même. Ils sont sans gravité et, avec le recul, Clémentine me dit s’en amuser. Elle dit d’elle, non sans rire, qu’elle en tient « une sacrée couche » (dixit). Lé dérision n’est-il pas le meilleur des remèdes et des certitudes?

Trouble anxieux – Quand le désir de changement fait toute la différence

A sa toute dernière consultation, Clémentine et moi avons évalué la rémission de son trouble anxieux a plus de 80%! Elle m’en remercie chaleureusement. Ce à quoi je lui réponds que je n’ai été que la cuillère en bois qui tournait les ingrédients d’un plat qu’elle avait elle même choisi et préparé.

Que c’est donc à elle seule qu’elle doit ce résultat, et qu’elle peut en être fière. Tout au long de son travail comportemental, et alors que je pensais que ce serait long et pénible, Clémentine a affirmé son désir de changement en mettant un terme à ses comportements victimologiques dont elle dira d’ailleurs qu’ils étaient plutôt… capricieux. Ce à la suite de quoi, je lui ai rappelé la nécessité d’être « gentille » avec elle.

Mais çà aussi c’est une question de temps. Ne dit-on pas: « Qui veut aller loin ménage sa monture… ».

Si la méthode comportementale comportementale que j’ai utilisé avec Clémentine vous intéresse, je vous propose de la découvrir en cliquant sur le lien c-dessous:

>>Traitement de l’Anxiété<<

Frédéric Arminot

Erreurs à éviter quand vous souffrez d’angoisse ou d’anxiété

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Erreurs à éviter quand vous souffrez d’angoisse ou d’anxiété (et comment faire pour aller mieux…)

En matière d’erreurs, ne dit-on pas: « Errare humanum est, perseverare diabolicum« . « L’erreur est humaine, et persévérer est diabolique« . Vos erreurs sont tout à fait normales mais, elles peuvent vous être fatales. Jusqu’à un certain point en tous cas.

Qu’il s’agisse d’angoisse ou d’anxiété, depuis plus de 20 ans que je m’occupe de ces problèmes émotionnels, force m’est de constater que la plupart des gens affectés de ces maux commettent souvent les mêmes erreurs, de bonne foi.

Je vais donc vous présenter ces erreurs les plus classiques et, dans le même temps, vous expliquer pourquoi ce sont des erreurs d’une part, et comment faire, non seulement pour les éviter, mais aussi les reproduire d’autre part.

Ces erreurs sont les suivantes:

  • Penser ou se convaincre que çà va passer
  • Contrôler ses émotions
  • Se contenter de prendre des médicaments
  • S’inscrire dans une démarche thérapeutique qui ne fonctionne pas
  • Penser, ou croire, que vous méritez ce dont vous souffrez

Angoisse – Anxiété – Arrêtez de penser ou croire que çà va passer

Il est normal de souffrir d’angoisse ou de crise d’angoisse. Normal au sens où ces émotions peuvent être ponctuelles. Elles deviennent « anormales » quand elles se reproduisent souvent, voire tout le temps. A plus forte raison quand c’est quotidien. Si tel est le cas, nous pouvons parler d’anxiété.

Quand vous êtes victime d’angoisse ou de crise d’angoisse, vous allez essayer de rationaliser. Cela signifie que vous allez essayer de trouver une raison rationnelle ou intellectuelle à ce qui motive cette émotion pénible. Une fois que vous aurez trouvé une raison qui vous semble « bonne », vous allez essayer de faire comme si de rien n’était. Vous allez essayer de… donner le change.

Vous allez réagir de sorte à ce que vos angoisses ne soient pas visibles des autres. Réagir de sorte à ce que ces mêmes angoisses, ou crises d’angoisses ne vous empêchent pas d’avoir le comportement que vous souhaitez avoir à un instant T. Travailler, faire du sport, jouer avec vos enfants, partager un moment avec vos amis. Être actif dans votre relation sentimentale.

En bref, vous allez essayer de chasser cette émotion douloureuse qu’est l’angoisse en essayant de vous convaincre que la vie continue, et que vous ne devez pas vous laisser aller. Ce type de comportement fait partie des erreurs les plus classiques. Je vais vous expliquer pourquoi dans le chapitre suivant.

Angoisse – Anxiété – Arrêtez de contrôler vos émotions

Comme je vous le présente dans le chapitre précédent, penser que vos angoisses vont passer constitue l’une des erreurs classiques que vous faites sans doute. Ce type de comportement relève de ce que l’on appelle communément le « contrôle ».

Le Programme ARtUS - Angoisse - Anxiété - Phobie - Toc

voir la video

Contrôler cela signifie que vous allez, courageusement, tenter de prendre la main sur quelque chose qui vous échappe en plus de ne pas nécessairement comprendre ce que vous ressentez. Si vous lisez mon blog, je vous ai souvent expliqué que c’est la pire des façons de réagir.

Contrôler vos émotions, et réagir comme si elles n’existaient pas, ou comme si c’était vous qui alliez leur dire de se « taire », participe à aggraver votre situation émotionnelle. Moins votre stratagème pour contrôler vos angoisses va fonctionner, plus vous allez insister, pire seront vos émotions.

Plus vous contrôlerez vos émotions en déniant cette réalité qui ne vous convient pas, plus vous essaierez de vous « tenir la dragée haute », et plus votre cerveau réagira en augmentant l’intensité de vos angoisses ou des symptômes d’anxiété dont vous êtes victime.

Cela repose sur la construction de votre personnalité. Vous n’êtes nullement responsable de ce mécanisme. Il s’est construit au gré de vos expériences de vie. Vouloir en reprendre le contrôle est une gageure. C’est l’une des erreurs les plus classiques et les plus pathogènes.

Angoisse – Anxiété – Se contenter de prendre des médicaments

La plupart du temps, quand vous souffrez d’angoisse ou d’anxiété, l’un de vos premiers réflexes va consister à prendre un anxiolytique voire un anti dépresseur. C’est bien compréhensible. Ces émotions sont odieuses, et à plus forte raison quand vous essayez de les contrôler et que vous obtenez un résultat inversement proportionnel à l’effet désiré.

Nous sommes dans une culture qui privilégie l’usage des médicaments. Mon positionnement à ce propos n’est pas de crier au scandale à propos des lobbying constants des laboratoires pharmaceutiques. Des milliers d’emplois sont en jeu, des milliards de chiffres d’affaires sont concernés. Ce n’est donc pas près de changer…

Je ne suis pas non plus un comportementaliste contre les médicaments de façon systématique. Je ne souhaite aucunement être un intégriste anti médicaments. Adopter un tel comportement serait, de ma part, alimenter l’une des erreurs classiques, en plus d’être d’être stupide et stérile.

Les médicaments ont un insigne avantage. Ils prennent le contrôle de vos symptômes d’angoisses ou de vos symptômes d’anxiété. En cas d’anxiété, il est fréquent, qu’en sus des anxiolytiques, vous soient prescrits des anti dépresseurs, voire des neuroleptiques.

La prise de médicaments – Une démarche pas innocente

La plupart des ces molécules génèrent une dépendance. Cela signifie qu’il ne faut surtout pas les arrêter du jour au lendemain. Si vous l’envisagez, consultez votre médecin traitant de sorte à envisager un sevrage progressif. Dans le cas contraire, vous courrez à la catastrophe. Vous symptômes vont resurgir avec plus de violence qu’avant la prise de médicaments.

Les médicaments ne sont donc pas une solution sur le long terme. La France détient le record mondial de la prescription de médicaments pour soigner l’angoisse, ou traiter l’anxiété. Si ces médicaments ont un intérêt pour vous aider à appréhender vos émotions de façon plus sereine, ils ne constituent pas une solution. En prenant des médocs pour traiter votre problème, vous perdez toute autonomie.

Une prescription de ce type de médicaments n’a de réel intérêt que si c’est soutenu, enrichi ou suivi d’une prise en charge thérapeutique adaptée. Ne pas suivre une thérapie, ou un coaching comportemental, associé à une prise de médicaments est le lot commun d’erreurs classiques.

Angoisse – Anxiété – Faites le bon choix

Vous en avez plus qu’assez de souffrir d’angoisse ou d’anxiété. Vous avez pris acte que cela n’est pas sans conséquences dans tout ou partie des domaines de votre vie. Alors, sans vraiment savoir de quoi il retourne, la plupart du temps, vous décidez de consulter. Un médecin généraliste, un psychiatre, un psychologue, un psychanalyste. Ou alors, vous décidez de suivre des séances de méditation ou de sophrologie (ce sont des exemples). Ou toute autre démarche dont vous souhaitez qu’elle vous apporte bien être et paix de l’âme…

Démarche bien normale mais qui, si elle n’est pas documentée, ne va pas nécessairement vous aider. Si vous n’êtes pas au clair sur les raisons de votre démarche et, partant, sur vos objectifs, vous allez rentrer dans des reproductions d’erreurs toxiques.

Par exemple, beaucoup de psychiatre ne sont pas thérapeutes. Leur métier initial est d’identifier des symptômes et de prescrire des médicaments. Les psychologues comme les psychanalyste vont vous faire verbaliser sur vos parents, votre histoire de vie. Cela va prendre des années. Vous allez comprendre beaucoup de choses fort intéressantes. Cependant, avant que vos angoisses ou votre anxiété diminuent, voire disparaissent, il va falloir vous armer de courage.

Comme on vous aura sans doute expliqué, ou comme vous aurez sans doute compris que le réflexe de base consiste à consulter ces professionnels de la santé mentale dans votre situation, vous allez prendre rendez-vous. Vous ne vous êtes pas nécessairement renseigné sur la personne que vous vous apprêtez à consulter. Vous ne prenez rendez-vous que parce-que c’est à côté de chez vous, du bureau, ou parce que la fonction de l’intéressé vous semble correspondre à ce que vous pensez être bon pour vous. Que d’erreurs accumulées, là aussi, en toute bonne foi.

Avant de consulter qui que ce soit, à quelque sujet que ce soit, prenez le temps de réfléchir à vos objectifs. Êtes-vous intéressé par le « pourquoi » ou par le « comment faire »? Êtes-vous prêt à une démarche longue voire ingrate, ou préférez-vous une approche pragmatique?

Angoisse – Anxiété – Exercez votre libre arbitre

Exercez votre libre arbitre! Si la personne que vous consultez ne vous convient pas, n’hésitez pas à changer de thérapeute. Si vous avez l’impression de tourner en rond ou que votre interlocuteur ne vous semble pas compétent à vous aider, changez de psy. Ne restez pas dans cette démarche qui consiste à trainer de pieds pour changer de thérapeute au motif qu’il vous faudrait raconter de nouveau toute votre vie à quelqu’un, de nouveau et que, rien qu’à l’idée, çà vous fatigue.

Dernier point, soyez honnête. Si vous remarquez qu’une approche ne correspond pas à votre besoin, arrêtez là. Beaucoup de personnes me parlent de méditation ou de sophrologie par exemple. Moi je veux bien, mais ces approches sont des compléments. Ce sont des outils qui doivent s’intégrer à une démarche plus globale. En aucun cas, ils ne sont la solution.

Alors, par amour pour vous, ne commettez pas les erreurs auxquelles la facilité nous invite chaque jour…

Angoisse – Anxiété – Pourriez-vous arrêter de penser, ou croire, que vous méritez ce dont vous souffrez?

J’ai toujours été étonné, voire estomaqué, de constater combien les personnes qui souffrent d’angoisse ou d’anxiété s’en veulent. Elles cultivent souvent d’elles mêmes une certaine mésestime. Je les entends souvent se reprocher de ne pas arriver à contrôler leurs émotions alors que tous les autres y arrivent. C’est faux! Que d’erreurs d’appréciations.

Traitement de l'anxiété, et de l'anxiété généralisée

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Vous n’êtes pas responsables de vos angoisses ou de votre anxiété. Le croire relève de la même démarche que si vous vous disiez que vous souffrez d’un cancer parce que vous le méritez! Il y a tout un tas de gens qui ont une hygiène de vie extra ordinaire et qui décèdent d’une maladie mortelle quelconque.

Moralité: essayez de déculpabiliser. Rien ne sert d’avoir honte à cause de problèmes d’anxiété ou de crise de panique. Vous ne le faites pas exprès. C’est le résultat d’une perte de contrôle qui ne relève pas de votre responsabilité. Croire le contraire, c’est faire le lit de comparaisons stériles qui génèrent des conflits intra psychiques. En plus d’alimenter un comportement victimologique, ce qui ne sert à rien. Si ce n ‘est d’aggraver votre perception émotionnelle, donc de vous faire plus souffrir encore.

Essayez d’être gentil avec vous. Essayez d’être dans l’amour de vous même. Essayez de vous pardonner de ne pouvoir contrôler ce qui vous échappe. Essayez de vous laisser du temps.

Essayez aussi de contacter les bonnes personnes pour vous. Arrêtez de vouloir bien faire. Cessez de jouer un rôle. Essayez aussi de vous accepter pour qui vous êtes comme vous êtes. Et souvenez vous que vous ne vous infligez pas votre souffrance pour vous rendre intéressant, ou pour attirer l’attention.

En bref, pourriez-vous apprendre de vos erreurs? Ne dit-on pas qu’échouer c’est réussir?

Frédéric Arminot

Crises d’angoisses et mauvaises solutions – Le quotidien de Marion

Crises d’angoisses et mauvaises solutions – Le quotidien de Marion

Mon dieu qu’elle est grande et que je me sens petit! Il est vrai que dans la taille masculine je fais partie des tailles moyennes à tendance basse mais là… Enfin, peu importe, ce n’est pas le sujet. Marion est venue me parler de ses crises d’angoisses qui n’ont de cesse de lui gâcher la vie. Pourtant, Marion n’a de cesse d’utiliser des mauvaises solutions pour contrôler ses crises d’angoisses . Et je ne vous parle même pas du fait qu’elle n’envisage pas une seconde de vaincre les crises d’angoisses dont elle souffre. Il semble que bien des gens se soient employés à lui faire penser que c’est impossible… Et pourtant.

Comme souvent chez les personnes qui me recentrent pour la première fois, je trouve que Marion semble inquiète. Peut-être est-ce moi qui fait peur à mes patients? C’est vrai que je n’ai jamais posé la question. En fait, je crois que je ne la pose pas parce-que l’atmosphère se détend au gré de l’entretien thérapeutique.

Marion m’explique qu’elle est victime de crises d’angoisses quasi constante. Ingénieur de formation, elle vient de terminer son cursus. Elle est donc en recherche d’emploi, ce qui ne facilite pas sa relation à ses émotions. Rapidement, elle me fait savoir qu’elle n’a pas d’elle une image très positive. Elle se trouve trop ceci, pas assez cela. Elle m’informe avoir des parents quelque peu dysfonctionnels. Pas très aimants. Pas très démonstratifs. Marion est une jeune femme fragile que l’alcoolisme paternel n’aura pas aidé.

Crises d’angoisses et aggravation des symptômes

Très rapidement, j’explique à Marion que je ne suis pas là pour lui prendre la tête. Que ce dont j’ai besoin pour l’aider n’est pas qu’elle me raconte ses relations à ses parents par le menu. Nous ne sommes pas en cure psychanalytique. Au contraire, j’ai besoin d’éléments pragmatiques. Où, quand, comment. Ça, c’est le truc génial de l’approche comportementale.

Les crises d'angoisses de Marion

Marion et les mauvaises solutions à ses crises d’angoisses

Marion semble à la fois surprise et enchantée par cette approche pratique des choses. Je lui concède que ce n’est pas très habituel dans notre culture que d’aborder les choses en tenant les explications à l’écart.

Dans nos contrées latines, il faut toujours que l’on s’emploie à expliquer tout un tas de choses par rapport à un problème donné. Et pendant ce temps là, les heures, les jours et les mois – voire les années – s’égrenent, et il ne se passe rien en matière de solutions.

Et en ce qui concerne Marion, c’est exactement ce qu’il s’est passé.

Elle a écumé les cabinets médicaux. Beaucoup de médecins lui ont prescrit force médicaments, tout en lui disant que ses angoisses et ses crises d’angoisses étaient surement liées à ses études. Peut-être mais pas que. Dans le même temps, comme les médicaments n’aidaient pas vraiment Marion, elle a décidé, soudainement, de les arrêter. Et ce qui devait arriver.. . arriva. Aggravation des symptômes d’angoisse, crise de panique, avec toutes conséquences que cela génère la plupart du temps (angoisse nocturne, maux physiques divers et variés, troubles de l’humeur, etc.).

Histoire d’aller encore plus loin, Marion a pensé qu’il lui fallait apprendre à contrôler ses crises d’angoisses. Pour ce faire, elle s’est imposée des comportements assez stricts, voire assez durs. A force de constater que sa souffrance allait augmentant, et sur les conseils d’un médecin plus avisé que certains autres, Marion a pris une autre décision. Celle de me consulter pour mettre une terme définitif à ses crises d’angoisses. Nous évaluons les dégâts et commençons à échafauder des solutions. Mais avant, faisons le point sur ce qui a mis Marion encore plus en difficultés à propos de ses crises d’angoisses.

Crises d’angoisses et comportements inappropriés

Depuis qu’elle est victime de crises d’angoisses, et à plus forte raison dans la mesure où elle est seule à se prendre en charge, Marion a accumulé les erreurs de bonne foi. Endre essayer de faire comme s’il n’y avait pas de problèmes, et consommer des médicaments inappropriés, Marion est passée d’une erreur à une autre.

Les médicaments en premier lieu. Autant je comprends la prescription de médicaments anxiolytiques en cas de crises d’angoisses, autant celle d’anti dépresseurs me dépasse quelque peu. Les puristes me diront qu’il s’agit de combattre l’anxiété, mais point d’anxiété en ce qui concerne Marion. Elle projette sur sa vie. Pense qu’elle n’est pas bonne à grand chose. En plus, elle est à deux doigts de remettre en cause sa réussite à ses études d’ingénieur. Elle pense d’ailleurs que, incompétente, elle n’obtiendra jamais de poste. Et si tant est qu’elle obtienne un emploi, sans doute sera t’elle virée rapidement! Ben voyons.

Quand cette jeune femme ne s’essaie pas seulement à la prise répétée de médicaments, avec tous les effets secondaires que cela génère. Elle fait autre chose d’encore plus inadaptée. Elle s’oblige à se confronter à ses crises d’angoisses. Un peu comme si elle allait sur un champ de bataille en se disant que, vêtue d’un maillot de bain, elle serait prise pour une touriste en goguette et que les belligérants l’épargneraient…

C’est comme çà que Marion s’est retrouvée à provoquer des entretiens professionnels alors qu’elle ne sentait absolument pas d’y aller. Ou encore comme cela qu’elle s’est inscrite sur des sites de rencontres pour essayer de flirter ou plus si affinités. Le tout, alors que sa relation à son propre corps comme au plaisir en général lui était particulièrement difficile.

Tétanisée à l’idée de rencontrer d’éventuelles conquêtes, cette jeune personne, bien qu’ayant pris rendez-vous, fuyait à la dernière minute pour s’éviter une déconvenue. Ce n’est qu’en en parlant qu’elle commencera à envisager quel les choses auraient pu se passer très bien et que, du coup, elle aurait pu en retirer fierté et plaisir. Elle prend acte que même l’idée de réussir l’angoisse.

Marion et moi passerons environ 2 mois à tout « remettre en ordre ». Cela n’a été ni facile ni difficile. Marion, très sensible, a compris que se forcer était la pire des solutions. Elle a aussi compris que tenter tout un tas d’explications autour de son problèmes de crises d’angoisses était stérile. Elle a donc compris que, non seulement, elle ‘était pas responsable de ses angoisses, et encore moins de ses crises d’angoisses, mais que ce n’était pas en se confrontant à ces mêmes angoisses qu’elle allait résoudre le problème.

Comment vaincre vos crises d’angoisses

Il n’est pas impossible que sa formation d’ingénieur l’ait aidé à prendre rapidement en compte tout l’intérêt qu’elle avait d’être pragmatique. Mais nul n’est besoin d’avoir un bac +8 pour traiter l’angoisse ou vaincre les crises d’angoisses dont vous êtes victime.

Il vous suffit de simplement suivre des prescriptions thérapeutiques comportementales adaptées. Ainsi, tout peut être simple et efficace. Si vous souffre d’angoisses ou de crises d’angoisses, il vous suffirait de faire de même. A la condition que vous acceptiez de lâcher prise avec des solutions par trop habituelles et trop convenues. Celles là mêmes que la plupart des gens emploient et qui ne donnent aucun résultat satisfaisants à court ou moyen terme. En effet, peu de solutions vous offrent l’opportunité de retrouver confiance en soi et autonomie. Sauf à ce que…

Des mois plus tard, Marion sera une de mes rares patientes à m’adresser un mail. Elle m’informera avoir trouvé un poste  à la hauteur de ses compétences. Il m’a même semblé qu’elle ait un nouveau compagnon alors que le précédent l’avait plutôt malmené. De ces deux derniers points, je en suis pas certain. Mais, ce que je sais, c’est que, aujourd’hui, Marion va bien. Marion va mieux. Elle ne souffre plus de crises d’angoisses. D’ailleurs, depuis son mail, je n’ai aucune nouvelle d’elle. Elle a réussi à traiter les crises d’angoisses dont elle était victime, là où bien d’autres acteurs de soins de santé avaient échoué. Dont acte.

En fait, je pense qu’à l’instar de beaucoup de ces personnes qui m’auront consulté au cours de ces vingt dernières années, cette jeune patiente aura compris et agi le sens de rester « Ici et Maintenant » pour vaincre ses crises d’angoisses…

Frédéric Arminot

Angoisse – L’angoisse a t’elle un sens

Angoisse – L’angoisse a t’elle un sens

Qui pose la question du sens, pose la question de la connaissance. Au delà du côté douloureux de l’angoisse, voire de son côté odieux en terme émotionnel, être angoissé nous apprend il quelque chose sur nous même, les autres ou notre environnement (social, affectif, économique, professionnelle)?

Autant que vous le sachiez tout de suite. A la question de savoir si l’angoisse a un sens, la réponse est: oui ! Maintenant, reste à savoir ce que cette émotion d’angoisse nous apprend sur nous même et comment nous pouvons tirer profit de l’angoisse.

Angoisse et connaissance de soi

Avoir, ou ressentir, des émotions est normal. Cela fait de vous, comme de moi, des êtres humains. Tout être (humain ou animal) sur terre doté d’un système nerveux central, d’un cerveau, si petit soit-il, a des émotions. Même les psychopathes ou les sociopathes ont des émotions. La difficulté ne réside pas dans le fait d’avoir des émotions mais dans l’utilité que vous pouvez y trouver d’une part, et dans le comportement qu’elles vous invitent à avoir d’autre part. La question est donc de savoir ce que l’angoisse vous apprend sur vous?

L’émergence de l angoisse signifie que quelque chose ne fonctionne plus comme vous pouviez l’envisager. CelaAngoisse et connaissance de soi signifie que par rapport à votre carte du monde vous êtes face à une situation qui ne correspond pas à une situation, ou à une perception, que vous contrôlez. Ne maitrisant pas une situation, votre cerveau vous informe d’un danger potentiel et vous invite à reprendre la maitrise du sujet. Or, vous ne pourrez prendre le contrôle de l’évènement qu’en fonction de ce que votre personnalité vous autorise à faire.

Votre personnalité s’est construite dans 6 à 7 premières années de votre vie. Un certain nombre d’éléments ont participé à cette construction. Pour n’en citer que quelques unes, l’éducation, les modes de vie, l’environnement (social, affectif, économique) comme les expériences de vie, ont participé à construire des éléments cognitifs qui paramètrent vos réactions émotionnelles en fonction de facteurs liés à la perception que vous avez d’un évènement « X » dans une environnement « Y » ramenés à vous même « M ».

En fonction de l’image que vous avez de vous (le Moi) et d’interdits sociaux et parentaux (le Surmoi) que vous avez intégré vous allez réagir d’une façon ou d’une autre. Les deux comportements les plus convenus sont la fuite ou le combat.

Toute situation ou perception qui participe à votre angoisse participe, de fait, à vous déséquilibrer. D’où la notion de crise et, par extension , la notion de crise d’angoisse.

Sur la foi des éléments pré cités est donc normal que vous perceviez une angoisse quand quelque chose ne va pas ou plus par rapport à la perception de votre propre équilibre de sorte à ce que vous agissiez pour retrouver l’équilibre dont vous avez besoin. Un peu comme si, à votre domicile, les choses se retrouvaient dans un tel désordre que cela vous déplaise, voire vous fasse souffrir au point que ce ne soit qu’en rangeant, conformément à votre vision d’une maison en ordre, que vous pouvez retrouver bien être et sérénité. En ce sens, l’angoisse a un sens. Mais il est d’autres facteurs qui participent à vos angoisses et leur confèrent un sens de sorte à ce que vous agissiez afin de rétablir l’ordre.

L’angoisse et les cinq sens

Au gré de la construction de votre personnalité, cinq de vos sens croissent sur la foi de vos expériences, qu’elles soient agréables ou désagréables. Ces cinq sens sont les suivants:

  1. Visuel
  2. Auditif
  3. Kinesthésique
  4. Olfactif
  5. Gustatif

Ces cinq sens constituent le V.A.K.O.G bien connu de tous les psy ou thérapeutes divers. Chacun de sens sens est facteur d’émotion agréable ou désagréable. Chacun de ces cinq sens vous apporte plaisir ou frustration en fonction de la perception que vous en avez et des réactions que cela vous invite à avoir.

A titre d’exemple, quand j’étais enfant, chaque vendredi, ma chère maman préparait du poisson pour satisfaire à son éducation religieuse comme à la mienne. C’était le fameux vendredi saint. A l’époque, nous étions une famille nombreuse et manger de la sole chaque vendredi était assez exceptionnel. Mes frères et sœurs comme moi même étions plutôt des habitués du haddock…

Comme ma mère n’exerçait aucune activité rémunérée (j’en profite pour préciser que je trouverais normal de rémunérer les mères au foyer au regard de leur investissement auprès de leurs enfants comme pour l’énergie qu’elle dépense au profit de leur famille), comme ma mère ne travaillait pas donc, j’avais la chance de ne pas déjeuner à la cantine et de rentrer chez moi à chaque déjeuner.

Mais chaque vendredi était un supplice et un facteur d’angoisses importantes.

En termes alimentaires, tant au niveau du goût que de l’odeur, je déteste le poisson. Or, ma mère m’imposait chaque vendredi de manger jusqu’à ce que je termine mon assiette. Et comme je respectais ma chère maman, je m’exécutais non sans essayer de contrôler mes envies permanentes de régurgiter. Confronté au choc entre mon moi et mon surmoi, j’avais toutes les peines du monde à m’affirmer sans craindre le courroux maternel.

Çà c’était le cours de l’histoire. Le problème démarrait avant. Quand je me réveillais le matin, je sentais une boule d’angoisse croître au fur et à mesure que l’heure du repas avançait. Je savais que le moment du déjeuner serait très pénible et que ce serait encore un conflit entre ma mère et moi. Conflit dont, bien évidemment, je ne sortais jamais vainqueur. Il me faudra attendre des années pour m’affirmer et refuser de manger ce joli produit de la mer.

Les deux sens qui conditionnaient mes angoisses comme mes réactions étaient donc le « O » de Olfactif et le « G » de Gustatif. Aujourd’hui, cet espèce de trauma demeure. Je déteste toujours autant l’odeur et le goût de cet aliment. Le simple fait de savoir qu’il puisse y en avoir chez moi ou chez quelqu’un qui m’invite à déjeuner ou à diner peut participer à m’angoisser. Même si cela peut paraître excessif (il est vrai que manger du poisson vaut mieux que ne rien manger du tout), je ressens toujours ce pincement qui va nécessiter que je m’adapte à la situation et essaye de m’affirmer sans créer de conflit ou sans froisser la personne qui aura préparé le repas. Dans le même sens, plus quelqu’un essaiera de me convaincre de l’intérêt nutritionnel de cet aliment, plus ma tension (anxiétéaugmentera.

Vous l’aurez donc compris, vos cinq sens, en fonction de la façon dont ils se sont alimentés au gré de vos expériences de vie, donnent sons sens à l’angoisse dans la mesure où cette dernière vous contraint à agir de sorte à retrouver équilibre émotionnel et confiance c’est à dire sécurité. Or, cela n’est pas toujours facile à satisfaire.

En quoi l’angoisse est-elle un problème

A compter du moment où vous ressentez une angoisse, votre cerveau vous donne l’ordre de retrouver l’équilibre. Sur la foi des éléments qu’il détient et de ce qu’il sait être bon ou mauvais pour vous, votre système nerveux central veut éviter une crise, c’est à dire un dysfonctionnement.

Le moment ou les angoisses deviennent un problème c’est quand, de façon durable, cet équilibre est rompu et qu’il ne peut être retrouvé rapidement ou de façon durable. L’angoisse est un problème à compter du moment où, la crise d’angoisse aidant par exemple, vous n’arrivez pas à retrouver votre calme et que, malheureusement, vous vous dirigez tout droit, et à grande vitesse, vers une peur de parler en public.

C’est donc en amont qu’il… faudrait… intervenir. Facile à dire avant parce qu’une fois que l’on est dedans c’est bien plus difficile! C’est un autre problème qui s’ajoute au premier, à l’angoisse elle même. En effet, nombreuses sont les personnes qui conçoivent de la honte et de la culpabilité de ne pas arriver à gérer leurs émotions. Qu’elles se pardonnent, elles ne le font pas exprès!

Quand et pourquoi faut il traiter l’angoisse

Plutôt que de fuir sa névrose d’angoisse (nous sommes tous névrosés) en essayant bon an mal an de trouver des solutions qui relèvent du contrôle, il est important de traiter l’angoisse à compter du moment où cette émotion revient de façon plus ou moins régulière d’une part et à compter du moment où, objectivement, vous vous rendez compte qu’elle devient toxique.

La toxicité d’une angoisse se révèle par le transfert d’une angoisse à une anxiété par exemple. Cette angoisse révèle sa gravité à compter du moment ou les symptômes d’angoisses se font de plus en plus lourds, douloureux.

Le fait de tomber malade, d’avoir une peur constante de certaines situations sans pouvoir objectiver, le fait de souffrirTraiter l'angoisse de phobie (symptôme d’angoisse), d’angoisse nocturne ou encore d’anxiété sociale, même minime, sont le signe de la nécessité de soigner l’angoisse.

Tout au long de ce blog, des solutions vous sont proposées. Je vous invite à lire les articles correspondants à vos recherches. Je vous invite aussi à me poser toutes vos questions et à m’adresser vos commentaires.

Je sais que je l’ai écrit maintes fois mais, je vous lirais avec plaisir et prendrais le temps nécessaire pour vous répondre de façon circonstanciée de sorte à ce que vous ne soyez plus victime d’angoisses.

J’oubliais le sens même de cet article. Je vous confirme que l’angoisse a un sens. L’angoisse vous permet de vous protéger. L’angoisse vous permet de mieux vous connaître et, par conséquent, de mieux reconnaître vos limites. Alors, soyez gentil avec vous. Pourquoi supporter l’insupportable? Pourquoi vous contraindre à jouer un rôle qui n’est pas taillé pour vous? Vous accepter vous même n’est-il pas le premier pas à réaliser pour ne plus être angoissé? Une question se pose, me direz vous: « Comment faire pour s’accepter soi même »? J’y viendrais dans un prochain article.

En attendant, postez vos commentaires! Merci de votre attention et de votre intérêt.

Frédéric Arminot

Angoisses – Les angoisses sont-elles un facteur de dépression

Angoisses et dépression – Quand l’un mène à l’autre

Inutile de vous faire attendre, la réponse à cette question est « OUI ». Oui, les angoisses sont un facteur de dépression.

Dans cet article, je vais essayer de préciser ce qu’est une dépression et le lien qui existe entre les angoisses et la dépression comme entre dépression et la dépression.

Définition de la dépression

Qui parle de dépression, parle d’affaissement. Quand les professionnels de la météo parlent de dépression, ils évoquent un affaissement, un déséquilibre entre différents facteurs naturels. A titre de précision, l’aggravation du déséquilibre des ces multiples facteurs peut générer un cyclone.

La dépression, ou état dépressif, procède des mêmes phénomènes. Quand quelqu’un souffre de dépression, cette personne n’est plus en état émotionnel et ou physique de contrôler les facteurs régissant son équilibre psychique.

Qu’est-ce qu’un état dépressif

Nous pouvons considérer qu’il existe trois niveaux de dépression :

  • La dépression légère
  • La dépression moyenne
  • La dépression grave

Chaque niveau de dépression ou état dépressif pose les symptômes de la gravité de la dépression.

Angoisses – Dépression légère

En cas de dépression légère, on envisage qu’une personne est impactée par un évènement soudain voire inattendu qu’elle ne peut dépasser. Cette personne souffre d’une incapacité à dépasser l’évènement, lequel peut constituer un traumatisme de plus ou forte intensité. En ce cas, il est possible de parler de déprime et non nécessairement de dépression.

Face à cet événement, la personne – pour une durée limitée – peut ne ressentir plus aucun désir à l’égard de ce qui, hier lui en procurait. La dépression met à mal toutes les ressources psychiques voire physiques d’un individu au point de ne plus pouvoir lui donner la force d’exécuter la moindre tâche, habituelle ou non. Que cette tâche ou son accomplissement procure sentiment de plaisir, de bien être ou de sécurité. A ce moment, tout est difficile, tout est objet d’efforts qui, en temps habituel peuvent paraître simples, mais qui, en ce temps de dépression, sont insurmontables.

Quand on parle de dépression on parle aussi d’abattement. Non seulement la personne ne ressent plus aucun désir, de façon ponctuelle ou continue, mais elle en ressent d’autant moins qu’elle est victime d’un abattement émotionnel. Et, bien sûr, cette même personne ne ressent aucun plaisir ou cette notion même lui semble tellement lointaine que cela participe à aggraver les symptômes dépressifs.

Angoisses – Dépression moyenne

Cela signifie que la personne concernée est abattue, ne ressent aucun désir particulier, ne se sent pas nécessairement concernée par ce qui pourrait susciter son intérêt. La différence avec une dépression légère tient dans la durée et l’intensité des symptômes, de leurs conséquences sur le quotidien de l’intéressé.

Le plus souvent, les victimes de dépression essaient de puiser dans ce qui leur reste de ressources pour essayer d’aller mieux. Une thérapie adaptée comme la TCC peut aider ces personnes à ne plus souffrir. Très souvent, le corps médical prescrit des sérotoninergiques lesquels vont agir sur la re capture de sérotonine et de dopamine (ex: Prozac™). Ce type de traitement peut favoriser un ré équilibre de la psyché. Le problème réside dans la dépendance à ces médicaments et dans le fait que s’ils contrôlent les symptômes ils n’apportent aucune solution pérenne au problème de la dépression.

Angoisses – Dépression grave

La personne n’est plus affectée par rien. Elle ne ressent rien ni n’est intéressée par rien. Victime d’un symptôme amotivationnel, plus rien de ce qui la concerne ne l’intéresse. Empreinte de tristesse voire, dans les cas les plus graves, de mélancolie, la personne dépressive est convaincue qui rien ni personne ne pourra plus la sortir de cet état. En pareille situation, le traitement de la dépression est beaucoup lourd et long en termes médicamenteux.

La dépression est non seulement constitutif d’un état émotionnel affecté par un ou plusieurs évènements subis que la victime n’arrive ni à intégrer – à accepter – ni à dépasser. La personne dépressive est confrontée à un état de transition qui ne lui permet pas d’accepter le passé (l’événement) et de s’investir dans la vie au sens du présent comme de l’avenir (processus d’action). Elle est donc « coincée » entre deux états comme si elle avait une attache aux pieds qui l’empêche de progresser.

Un état dépressif peut être la suite logique d’une succession d’angoisses ou de crises d’angoisses non dépassées. Le plus souvent, les personnes victimes d’angoisse ou d’anxiété essaient de contrôler leurs émotions.

Cette nécessité de contrôler les angoisses relèvent, parfois, d’une obsession narcissique (névrose d’angoisse) qui consiste à s’enjoindre à soi même de garder bonne figure face à l’événement pour s’éviter la peur d’être jugé, ou pour éviter de ressentir honte et culpabilité.

Il est certain qu’à force de s’épuiser à contrôler l’incontrôlable, vous pouvez ressentir des moments d’abattement ou d’épuisement. Cette dépression, quand elle a pour facteur déclenchant une succession d’angoisses, est susceptible d’enclencher de la tristesse puis un abattement que vous pouvez avoir peur d’avoir peur.

A force de batailles perdues, à force d’épuisement, vous pouvez voir certains domaines de votre vie affectés par vos angoisses comme par l’amorce d’une dépression. Vos angoisses peuvent alors céder le pas à de l’anxiété. C’est à dire à une peur constante à propos d’un sujet particulier de votre vie (affectif, sentimental, professionnel, économique, etc.). Cette anxiété se meut en anxiété généralisée à partir du moment ou la plupart si ce ne sont tous les domaine de votre vie sont affectés.

Dépression et angoisses – Un problème narcissique

La dépression donne donc le sentiment de quelque chose d’irréversible, de quelque chose que l‘on a pas su ou pas pu contrôler. Très souvent, les personnes affectées par une dépression ont d’elles, et expriment à leur sujet, une image profondément dévalorisée. Cette mésestime de soi, si elle n’est pas prise en charge, ce qui est le plus souvent le cas, va aller augmentant. Elle s’aggravera d’autant plus que, plus le temps passera, moins la personne saura utiliser ses ressources personnelles pour retrouver confiance en soi.

Partant, les angoisses perdureront voire s’aggraveront. Par extension, les facteurs de dépression et ses symptômes iront grandissants tout en se cristallisant de plus en plus.

Existe-t-il des personnes plus sensibles au tandem angoisses – dépression

Tout au long de ma pratique, j’ai maintes fois constaté que les personnes victimes de dépression souffraient d’une mésestime d’elles mêmes particulièrement importante. Une grande partie de ces personnes, dans leur enfance, avaient souffert d’une construction fragile de leur personnalité où leur narcissisme – leur image d’elle même – avait été mise à rude épreuve. Pour de multiples raisons, principalement liées à leur environnement affectif, donc familial, elles n’avaient pu avoir d’elle une estime suffisante, ce qui avait durablement affecté leur confiance en eux même.

Empêchées par un environnement affectif insuffisamment stimulant, les personnes victimes d’angoisse, voire de crise d’angoisse, de crise de panique ou d’anxiété, ont cultivé, malgré elles, la peur de ne pas y arriver d’une part, et la certitude qu’elles n’y arriveront pas d’autre part.

Angoisse et symptômes de la depressionJ’ai souvenir d’une patiente – laquelle va bien aujourd’hui, merci pour elle – fortement angoissée quand je la rencontre pour sa première consultation thérapeutique. Elle manque cruellement de confiance en elle, a tout le temps peur de mal faire et s’inquiète en permanence de ce que les gens peuvent penser ou dire d’elle.

Elle s’oblige à contrôler ses émotions d’angoisses, avec le résultat que vous imaginez sans peine. Elle passe son temps à essayer de contrôler sa peur de ne pouvoir contrôler ses angoisses de peur que les autres les voient. Ce qui fini par arriver et par lui être… reproché, ce qui l’anéantit un peu plus chaque fois.

Très rapidement, au cours de cette 1ère consultation, il apparaît que, depuis toujours, elle se sent comme une enfant dans un corps d’adulte. Ses réactions sont effectivement infantiles, au sens respectueux du terme, dans la mesure où sa psyché est celle d’une petite fille qui, tout au long de son enfance aura entendu ses proches lui jeter au visage : « Tu es chiante ! Tu nous emmerdes ! ».

Cette jeune femme est affectée depuis toujours d’une dépression chronique conséquences d’angoisses contextuelles. Pour autant, elle a continué à vivre, essayant de construire sa vie conformément à ses désirs tout en étant à la fois insatisfaite des résultats obtenus mais aussi en passant son temps à contrôler ses peurs. En bref, elle ne vit rien de ce qui lui plairait vraiment car elle n’a de cesse de s’appliquer à éviter et ses peurs et… le jugement des autres.

Chemin thérapeutique faisant, elle se rend compte qu’elle ne risquait pas de savoir faire quelque chose qu’on ne lui avait jamais appris. Son narcissisme ne pouvait que s’en trouver fragilisé puisqu’elle n’avait pu construire les bases même de son autonomie, son âge adulte, puisqu’elle n’avait pas bénéficié d’un amour inconditionnel à la hauteur de son besoin.

Non pas que sa famille ne l’ait pas aimé mais peut être que trop occupée ailleurs, cette famille n’avait pas pris la mesure du besoin de cette enfant ni pris le temps de s’en préoccuper.

D’angoisses en crises d’angoisses, lesquelles ont laissé place à de l’anxiété, cette jeune femme ne se trouvait bien qu’enfermée chez elle. Malgré ses dénégations, elle finit par  convenir que ce qui l’inquiétait le plus était de ne pas trouver de solutions, de ne pas pouvoir envisager de façon sereine une vie affective, sentimentale, sociale et familiale conformes à ses désirs de vie. Les années passaient sans que le problème d’angoisse ne se résolve. Il a passé, s’est installé puis s’est trouvé la pire des compagnes : la dépression.

Quel traitement envisager quand la dépression et les angoisses sont associées

Quand cette jeune patiente et moi avons abordé son problème d’association d’angoisses facteures de dépression, la question liée à la façon de traiter ce problème a bien évidemment émergé. Quelle stratégie thérapeutique pourrait-être la plus adaptée? Devons nous prendre chaque problème séparément ou ensemble et avec quels objectifs.

C’est ma patiente qui a décidé de la façon d’intervenir. Nous avons conjointement abordé et les angoisses et la dépression conséquences de ses angoisses. Nous avons commencé de façon simple, grâce à des exercices à comportementaux. Au terme de la troisième séance, cette jeune femme avait résolu son problème d’angoisses.

Dans l’intervalle, nous nous sommes occupés de son problème de dépression, tout en construisant une stratégie qui favorise la ré émergence de ressources naturelles puis d’autres que nous avons co construites de sorte à ce que confiance en soi, estime de soi et bien être fassent leur apparition.

Dans un troisième et dernier temps, nous avons consolidé les solutions tout en convenant de nous revoir un an après. Nous avions convenu qu’en cas de besoin, cette jeune patiente pouvait me contacter. Cela remonte à 8 mois et je n’ai aucune nouvelle d’elle.

Pas de nouvelles, bonnes nouvelles!

Comme beaucoup d’entre vous le font déjà, communiquez vos questions et vos commentaires. J’y répondrais avec plaisir.

Comment traiter angoisses et dépression

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Frédéric Arminot

Aquaphobie – Peur de l’eau – Une phobie symptôme de l’angoisse

Aquaphobie – Peur de l’eau – Comment ne plus en souffrir

Jérôme est jeune. Il a 24 ans, est interne en médecine. Cette année, nous passons nos vacances en Haute Savoie où nous avons la chance de pouvoir faire du bateau. C’est mon plaisir depuis que j’ai 12 ans, la météo s’y prête, le temps est beau, le lac est calme.

Pas un nuage à l’horizon. Jérôme est arrivé le matin même avec sa compagne. Ils sont amis avec ma fille ainée, elle aussi étudiante en médecine. Le déjeuner s’est déroulé fort agréablement au bord du lac. Depuis que j’ai fini mon plat, je m’impatiente à l’idée d’aller naviguer, et essaye de faire pression sur mes hôtes. Sans succès. Tout comme les membres de  ma famille, Jérôme m’oppose un vague « … on a le temps… ».

Sur le coup, je me dis qu’il a raison mais qu’il faut profiter du lac tant qu’il n’y a pas de ces coups de vent auxquels ce plan d’eau nous a habitué. Ce n’est que plus tard,vers le milieu d’après midi, que je comprendrais pourquoi l’ami de ma fille souhaitait prendre son temps.

La peur de l’eau ou aquaphobie

La palisse dirait que l’eau est un élément naturel à l’homme et qu’en conséquence ce même être humain ne devrait pas craindre ce qui fait partie non seulement de son environnement mais de lui même. L’eau est constitutif de l’homme, il n’y a donc pas de raison d’en avoir peur. Et pourtant.

Quand, enfin, nous montons à bord, au moment de partir, ma fille me glisse doucement un message dont elle a le secret. Sur le coup, accaparé par notre départ, je réponds par un vague « OK ». Tout le monde semble détendu. Destination le milieu du lac où nous pourrons profiter du beau temps, du calme et… de la baignade.

Aussitôt dit, aussitôt fait. J’entends le clapotis de l’eau sur la coque, il y a peu de bâtiments sur le plan d’eau. Certains discutent, d’autres se font bronzer ou lisent, ou les deux. En ce qui me concerne, je savoure une légère brise puis entreprend une petite sieste tout en surveillant les alentours. Je suis responsable du bord.

A un moment, mon épouse et notre fille entreprennent d’aller se baigner. « Faites donc » me dis-je et de proposer à qui leAquaphobie - Peur de l'eau souhaite une activité nautique. Pas de réponse. Je regarde Jérôme et je vois bien qu’il n’a pas l’air très à son aise. C’était sans compter sur le regard plein de désapprobation de ma fille qui me rappelle – doucement malgré son regard – ce qu’elle m’a dit au moment où nous quittions le quai: « Papa, je te rappelle que Jérôme a peur de l’eau. Il souffre d’aquaphobie ».  Oups!

Je me rassieds en me disant que j’ai été maladroit. Peu de temps après, Jérôme est invité par sa compagne à se baigner. Il lui sourit, de ce sourire gêné que nous sommes tous capable d’avoir quand nous ne savons comment ni par quel moyen décliner une invitation ni comment nous affirmer.

Sa compagne insiste. Il sourit, pose le livre qu’il était entrain de lire et déplie son corps (il mesure 1,85 m). Je vois bien qu’il ne semble pas très assuré à bord. Tout le monde n’est pas obligé d’avoir le pied marin.

Jérôme escalade la banquette arrière du bateau. Sa compagne est dans l’eau et, non sans lui adresser de grands sourires, l’invite de façon de plus en plus pressante à se baigner. Mal assuré me semble t’il, Jérôme s’assoit et pose ses pieds dans l’eau. Et c’est là que les symptômes de son aquaphobie s’expriment.

Les symptômes de l’aquaphobie

A peine les pieds posés sur le dessus de l’eau, Jérome éprouve des difficultés à respirer. Sa respiration devient haletante, son ventre se gonfle et se dégonfle à un rythme très rapide. Il avance un pied qu’il pousse un peu plus dans l’eau. Tente le second puis l’enlève. Puis recule enfin, pour s’asseoir plus au fonde de la plage arrière du bateau comme s’il avait peur de tomber. Sa compagne insiste. Il fini par dire qu’il ira plus tard et veut lire. Elle accuse réception de son message non sans lâcher un « dommage » puis continue à se baigner.

J’en profite pour entreprendre Jérôme non pas sur sa peur de l’eau – son aquaphobie – mais sur le côté noir et profond des lacs. Je commence à lui expliquer que bien que je ne souffre pas d’aquaphobie, je suis malgré tout légèrement angoissé à l’idée de me baigner dans une eau aussi noire. Je lui explique mes peurs d’enfant comme si je craignais qu’un monstre marin sorte de l’eau et me dévore. Jérôme rit.

J’enchaine en expliquant à Jérôme que beaucoup de personnes souffrent d’aquaphobie et que, effectivement, ils ont raison d’avoir peur. L’eau a beau être un élément naturel, ne dit on pas que quand l’eau a trouvé son chemin, plus rien ne l’arrête?

Jérôme et moi devisons sur les risques de la baignade, de la peur de se noyer, des angoisses ressenties au seul contact de l’eau. Nous nous questionnons l’un l’autre sur la signification de ces angoisses jusqu’au moment où l’un de nous pose la question de savoir quel comportement il faudrait adopter quand quelqu’un fait une crise d angoisse voire une attaque de panique au contact de l’eau, dans le cadre de symptômes d’aquaphobie. En voilà une question embarrassante.

Je pose donc la question à Jérôme de savoir comment lui ferait en pareille situation, s’il était victime de crise de panique liée à une aquaphobie. N’y voyez aucun cynisme de ma part, c’est juste pour l’aider et identifier ce que l’on appelle des tentatives de solutions qui n’ont pour effet, malheureusement, que d’ancrer la personne souffrant d’aquaphobie dans son problème.

Jérôme me regarde droit dans les yeux. J’ai l’impression qu’il me défie et me répond: « J’ai peur de l’eau. Je souffre d’aquaphobie« . Et moi de lui répondre que je suis bien embarrassé de l’avoir fait monter sur le bateau alors qu’il souffre d’aquaphobie. Il me répond que, de toute manière, il faut bien qu’il lutte contre l’aquaphobie, mal qui l’empêche de vivre certains loisirs. Première erreur.

Seconde erreur, Jérôme m’explique qu’il s’ordonne, quelle que soit l’intensité de son angoisse, d’aller dans l’eau, histoire de tenter de dépasser son aquaphobie. Je le questionne sur les symptômes qu’il ressent. Il m’explique, de façon très académique – je vous rappelle qu’il est médecin -, son oppression respiratoire, celle de sa cage thoracique, les angoisses qui l’étreignent quand il est directement confronté à son aquaphobie.

Par contre, il ne s’explique pas pourquoi il a peur. Il n’a jamais rencontré de problèmes particuliers avec l’eau. N’a jamais manqué de se noyer, et ne s’est pas non plus retrouvé en perdition en plein milieu d’un plan d’eau. Il n’a pas non plus été victime d’un accident nautique. Pour autant, la seule idée d’aller à l’eau le terrorise. Donc, rien, d’après lui, ne le prédispose à souffrir autant d’aquaphobie. Et pourtant.

Nous continuons un peu à discuter puis, délibérément, je propose que nous allions ailleurs. Tout le monde est d’accord. Pour les connaisseurs, nous nous rendons au fond du lac, en direction de Doussard. Ensuite, nous projetons d’aller boire un verre à Annecy même.

Ce qui devait arriver arrive, Jérôme est de nouveau – cordialement – invité à se baigner. Je lui oppose que, considérant son aquaphobie, rien ni personne ne saurait l’y obliger et que, s’il le souhaite, il reste à bord. Jérôme refait les mêmes gestes que la première fois. Il est tout aussi mal assuré. Il respire fort et rapidement. Il a toutes les peines du monde à décoller ses fesses de la banquette. Et, au moment même où il décide de se laisser glisser dans l’eau, du sang coule de son nez. Il n’y prête pas attention et s’immerge. Inquiet, je le surveille de loin. Sa compagne vient rapidement le saisir dans ses bras tout en lui exprimant son contentement.

Courageux, Jérôme s’agrippe à la coque du bateau puis pousse sur ses jambes pour être autonome. Il est désormais seul, à peine à 2 mètres du bateau. Il fait des gestes avec ses bras et ses jambes comme s’il était entrain de se noyer. Vraisemblablement, il lutte. C’est tout à son honneur que d’essayer de se forcer à ne pas être réduit à l’état de plagiste à cause de son aquaphobie mais totalement inutile.

En agissant de la sorte il participe à aggraver ses symptômes d’aquaphobie puisqu’il essaie de se convaincre que tout va bien alors qu’il ressent que tout va mal. Il se rend compte qu’il saigne du nez et entreprend de remonter à bord. Nous l’aidons. Tremblant, enroulé dans sa serviette de bain, il s’assied au fond de la banquette arrière. Il y restera une bonne heure, le temps que ses symptômes d’angoisse s’apaisent.

L’aquaphobie a t’elle un intérêt

Une peur, ou une angoisse, a toujours un intérêt. Un intérêt caché que nous, comportementalistes, dénommons « un bénéfice caché ». Ce bénéfice est, bien évidement inconscient. Par bénéfice, nous entendons que la personne qui rencontre un problème se protège grâce à son problème.

Ainsi, une personne souffrant d’aquaphobie va se protéger de sa peur en ne se rendant pas dans l’eau ou, à tout le moins, en évitant de se confronter à ce qui la terrorise. Or, il existe un paradoxe assez prodigieux et très intéressant à propos de la phobie comme de l’angoisse, de la crise d’angoisse ou encore des attaque de panique liés ou non à l’aquaphobie.

C’est que cette même personne qui se protège de son objet phobique, va essayer de retrouver le même bénéfice qu’elle a eu initialement grâce à son aquaphobie. Il en irait de même si cette personne souffrait de phobie des transports, de la phobie des araignées, ou d’une façon plus générale de la phobie des insectes ou, autre exemple, de la peur du feu ou de la peur des oiseaux. Je m’explique.

Prenons le cas d’une personne alcoolique. Il ne s’agit pas d’une comparaison à proprement parler. Je ne fais qu’utiliser une image pour essayer de vous faire comprendre quelque chose d’important. Une personne identifie qu’un jour, grâce à la prise d’alcool, elle peut être ou faire dans un état second (cf. désinhibition) des choses qu’elle ne dirait pas ou ne ferait pas dans un état normal. Cet évènement constitue ce que nous appelons le premier des plaisirs.

Ainsi, à chaque fois que la personne pourra éprouver le besoin de s’affirmer dans sa vie, elle utilisera le mêmeVaincre aquaphobie processus de prise d’alcool. Cependant, le temps aidant, à force d’usage réitérés, le corps va prendre l’habitude du produit qui n’aura plus les mêmes effets à un instant « T ». C’est ce que l’on appelle le principe d’assuétude. La personne augmentera donc le volume du produit pour retrouver les mêmes bénéfices que la toute première fois.

Plus le temps passera, moins le produit fera effet, plus il faudra en consommer. L’objectif étant à chaque fois de retrouver, ou tenter de retrouver, le tout premier des plaisirs, celui là même qui vous aura protégé de votre problème qu’est votre peur.

Malheureusement, avec le temps, vous perdrez le bénéfice initial au profit d’un vrai problème de phobie lié à votre désir de contrôler le produit même de votre peur. Confronté à cette réalité, vous refuserez de lâcher prise et aggraverez votre peur comme vos stratégies de contrôle ce qui aggravera les symptômes de la phobie. C’est comme cela que, parfois, des gens peuvent avoir peur d’un pédiluve ou d’aller se baigner à la piscine.

Tout comme la peur en avion, nul n’est besoin de tenter de les rassurer en leur vendant l’idée qu’ils n’ont rien à craindre du fait de la présence de maitres nageurs. Cela ne fera qu’aggraver leur honte voire leur culpabilité. Se sentant incompris, ils revendiqueront leur aquaphobie comme étant impossible à régler. Il y a fort à parier  que ces mêmes personnes dénient la réalité de leur problème d’aquaphobie et persistent à essayer d’y trouver un avantage alors qu’elles savent depuis longtemps qu’elles ont perdu la maitrise d’une part et que leur phobie constitue un handicap plutôt qu’un vrai intérêt d’autre part.

Le déni en l’espèce étant représenté par un orgueil toxique. En cela, ces personnes expriment leur peur d’être jugées voire d’être mises à l’index. Elles s’auto appliquent donc une sorte de comportement victimologique pour se protéger.

Alors oui, l’aquaphobie a son intérêt, comme bien d’autres peurs ou phobies. Encore faut-il comprendre lequel. A compter de ce moment, ou à compter du moment où les désavantages prennent le pas sur les bénéfices, c’est à dire que vous obtenez l’inverse de ce que vous souhaitez, des solutions sont envisageables pour mettre fin aux problèmes de l’aquaphobie.

Comment vaincre une phobie

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Frédéric Arminot

Anxiété sociale – Comment vaincre anxiété sociale et timidité

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Anxiété sociale – Définition

On peut définir l’anxiété sociale comme une peur paralysante qui se crée en soi à cause d’une crainte de se faire humilier ou agresser dans les situations du quotidien. Elle est générée par une dévalorisation de soi qui, progressivement, génère de l’anxiété sociale.

L’anxiété sociale est donc perçue comme un problème lié à un conflit intérieur : trouble de l’estime de soi. Cette forme d’anxiété peut tout aussi bien toucher l’homme que la femme. En général, ce sont les personnes qui se préoccupent excessivement de l’image qu’elles renvoient d’elles-mêmes qui sont les plus exposées à l’anxiété sociale. Il est important de signaler que l’anxiété sociale diffère de la timidité (voir plus bas).

L’anxiété peut donc être définie comme un trouble émotionnel, un sentiment d’insécurité intense, de danger imminent. Tout le monde a une expérience d’anxiété dont l’intensité varie d’un individu à l’autre (cf. construction de la personnalité). L’anxiété est qualifiée de pathologique quand son indice émotionnel devient disproportionnel par rapport aux circonstances ou aux situations extérieures d’une part, et que la personne qui subit une période d’anxiété contrôle de moins en moins ses angoisses d’autre part.

L’anxiété peut induire une pathologie d’origine nerveuse comme la dépression. Elle peut également être le signe de maladies cardiovasculaires ou respiratoires. De nombreux médicaments sont proposées pour traiter l’anxiété. Pour des troubles anxieux légers, les remèdes naturels comme la phytothérapie ou l’homéopathie peuvent suffire. Dans les cas plus sérieux, il convient  d’utiliser des tranquillisants, voire des antidépresseurs, en suivant toujours les conseils du médecin

L’anxiété sociale appelée également phobie sociale se caractérise par une anxiété provoquée par certaines circonstances sociales (cf. anxiété de performance) qui conduisent le plus souvent à un comportement de fuite.

L’anxiété sociale

L’anxiété sociale ou la phobie sociale est un trouble anxieux caractérisé par une crainte, une appréhension, un inconfort émotionnel ou une inquiétude qui peuvent persister ou s’intensifier. Lanxiété sociale a pour cause la crainte de se trouver face à une circonstance sociale pendant laquelle vous entrez en relation interactive avec d’autres individus. Le regard de l’autre est donc un problème.

Les personnes affectées par l’anxiété sociale savent que leurs craintes ne sont pas fondées. Toutefois, elles sont bien conscientes des circonstances dans lesquelles elles se trouvent confrontées au regard des autres. Ainsi les gens victimes de cette forme d’anxiété font tout pour esquiver les situations qu’elles redoutent. Quand elles se trouvent dans des situations compliquées, les personnes en proie à l’anxiété sociale sont enclines à croire qu’elles sont jaugées, et jugées, négativement.

La personne en proie à de l’anxiété sociale craint d’agir de façon embarrassante ou humiliante et se trouve constamment préoccupée par le jugement des autres.

Les symptômes de l’anxiété sociale

Il est difficile pour une personne souffrant d’anxiété sociale de s’intégrer à un lieu public. Si elle ne peut faire autrement qu’affronter le public, il se peut que ceux qui l’entourent remarquent des signes physionomiques inquiétants.

Le sujet présente certains comportements physiques d’évitement et différents symptômes physiques: maux de têtes, douleurs à l’estomac, gorge sèche. Autant de marqueurs auxquels viennent souvent s’ajouter rougissements, peur de rougir (ereutophobie) voire bégaiements (fréquent).

Ses symptômes d’anxiété sociale peuvent s’accompagner d’autres comportements particuliers qualifiés parfois de bizarres. La personne victime d’anxiété sociale a tendance à faire trop attention à ce qu’elle fait et va repousser ses limites jusqu’à en être gauche au point de se ridiculiser. La conséquence de ce type de comportement va, le plus souvent, jusqu’à un évitement social, c’est à dire éviter toute activité un lien avec un groupe.

Se prémunir de, ou gérer, l’anxiété sociale, nécessite une grande volonté et, de façon répétée, force et courage.

L’anxiété sociale versus 2016

Dans le monde moderne, versus 21è siècle, il nous est enjoint de réussir en tous domaines. Affectif, sentimental, familial, professionnel, social, économique.

Pour y arriver, encore faut -il atteindre un niveau de confiance en soi hors du commun. Point de salut pour les timides et autres timorés, exclus et défavorisés. A bien y réfléchir, cela pourrait être différent. Alors que tout semble exclusivement fondé sur l’effort, le challenge et le dépassement de soi, l’anxiété sociale, et plus particulièrement la timidité, sont deux handicaps majeurs dans notre société ou tout est fondée sur l’image, la représentation de soi voire la mise en scène.

L’anxiété sociale, dont la timidité est la manifestation la plus courante, peut se définir par la peur du contact avec l’autre ou plus généralement de parler en public. En fait, on redoute d’être jugé par les autres, et la crainte de faire une mauvaise impression, de paraître sans intérêt ou de se sentir humilié, s’ancre alors profondément.

Je vous rappelle que les symptômes de cette phobie sociale sont bien connus. Le plus souvent, il s’agit de sueurs froides, d’insomnies, de tremblements incontrôlés, d’une nervosité continue accompagnée de nausées, de borborygmes (gargouillis intestinaux), voire d’impossibilité d’avaler quoique ce soit.

Dans certains cas, extrêmes, il peut même y avoir des conséquences médicales graves si rien n’est fait pour corriger le tir.

La raison principale de ce handicap est elle aussi connue mais peu évoquée et peu combattue en général. Il s’agit d’une mauvaise image de soi due à une autosuggestion négative continuelle, ou à des moqueries ou dévaluations de la part de proches, d’amis, ou de parents. Ce qui, bien sur, génère de l’anxiété.

Pour vaincre la timidité et donc, soigner vos crise d angoisse puis faire disparaître l’anxiété sociale, il convient de prendre le temps de se relaxer environ 30 minutes par jour. L’idéal étant de se relaxer chaque matin avant d’aborder sa journée. Ensuite, essayez de vous fixer de petits objectifs (ex: rentrer dans un commerce ou demander l’heure à un passant) qui, le temps aidant, deviendront de plus en plus importants.

Ensuite, il faudra visualiser l’accomplissement de chaque objectif avec… objectivité et, ainsi, apprendre à lâcher prise avant de passer à l’action très progressivement et… sans vous mettre la pression.

Ces petits efforts quotidiens sont un petit prix à payer en contrepartie de tous les avantages que vous aurez à retrouver confiance en soi et à profiter de nouveau d’une vie agréable et conforme à ce que que vous en concevez.

Frédéric Arminot

Quand les fêtes de fin d’année sont un facteur de stress

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Le stress – Comment faire pour ne pas être angoissé ou torturé pendant les fêtes de fin d’année

D’une façon assez étonnante, ce qui devrait être un moment partagé de joies et de bien être, revêt un caractère angoissant voire douloureux pour certains, un grand moment de stress. Ce moment, ce sont principalement les fêtes de fin d’année. Plus généralement Noël mais aussi la Saint Sylvestre (réveillon de fin d’année). Pour autant, il existe un moment parfois très difficile, j’ai nommé… les repas familiaux.

Emotionnellement, que se passe t’il avant, pendant et après ces fêtes. Comment faire pour se préserver d’angoisses, de frustrations, de colères, d’agacements, donc de stress, au cours de ces moments qui devraient rester dans le cadre du partage et qui, pourtant, finissent parfois en grands moments de conflits?

Les enjeux affectifs des fêtes de fin d’année

Le stress des repas de famille, c’est un peu comme les plans de table. Une vraie prise de tête. Entre les personnes qui ont moins voire pas d’affinité avec un tel ou une telle. Celles et ceux qu’il ne vaut mieux pas mettre à côté l’un de l’autre ou papy machin qu’il ne convient pas d’asseoir à côté de madame truc par peur du dépôt de plainte, c’est lourd !

Entre les conflits, craints ou notoires entre frères et soeurs, père, mère ou enfants, il est nécessaire de faire preuve de vigilance à ne pas se laisser à... lâcher prise et de se dire que les choses se passeront comme elles devront se passer. Les organisateurs de ces repas de fête, qu’ils soient de Noël ou non, s’inquièteront de plus des désirs alimentaires des uns comme des autres.

Force est de reconnaître que satisfaire tout le monde ne sera pas une mince affaire. Pour les hôtes, c’est un grand moment de stress. En effet, le risque de stress est, par exemple, que d’aucuns considèrent que si les plats servis ne sont pas à leur goût se sera un déni d’eux mêmes. D’autres que, décidément, « on » ne fait plaisir qu’à l’enfant chéri. D’aucuns trouveront que l’organisation de la fête est défaillante ou l’ambiance déplorable, ennuyeuse.

Le « on » est chaque personne invitée qui, en fonction du plaisir qu’elle ressentira ou non au cours de ces moments de partage, utilisera tous les sujets qui puissent lui prouver ou qu’elle n’est pas à sa place, ou que sa place – en lien avec sa personnalité – n’est pas respectée, ou un autre encore, qu’ « on » lui accorde peu de crédits au regard de ses choix qu’ils soient alimentaires, de plan de table ou… de cadeaux offerts. Stress pour tout le monde !

Les enjeux liés aux cadeaux

Au cours de ces moments de fêtes, certains pourront se sentir désabusés en fonction du regard qu’ils posent sur le cadeau qui leur a été fait, à plus forte raison s’ils se sentent méprisés par le signe symbolique qu’ils accolent à ce même cadeau.

D’autres pourront se sentir tellement aimés quant au cadeau reçu que leur comportement de joie, s’il est mal dissimulé ou par trop exubérant au sens de certains esprits chagrins, qu’ils se sentiront tellement portés d’aise qu’ils en gêneront d’autres qui se sentiront frustrés voire en colère de ne pas ressentir la même émotion.

Certains autres ne se référeront qu’à la valeur pécuniaire présumée dudit cadeau et considérer que c’est trop, tellement trop d’ailleurs, que s’en est gênant. Vous l’aurez compris, chaque moment vécu et perçu au cours de ces moments de partage social sera interprété de bien des façons.

En fonction de cela, chaque personne présente se positionnera d’une façon ou d’une autre par rapport aux personnes qui les reçoivent et, partant, se donnera une identité, un rôle et une importance qui iront du plus grand à la plus parfaite ignorance de soi.

Ainsi, chacun concevra sa propre valeur au yeux des personnes qui reçoivent, comme de sa vraie place dans un système affectif très emprunt de hiérarchie. Le tout en fonction de ce qu’il ressentira des cadeaux et des symboles qu’il y associe. Que des stress en perspective.

Tout cela fera que, bien sur, des conflits risquent d’émerger, d’entraver ce moment social et affectif que revêt cette fête et ce d’autant plus que les préparatifs n’en n’auront pas été de tous repos. Or, il est vain d’imaginer un conflit sans stress et inversement.

Stress et préparation des fêtes de fin d’année

Entre ceux qui n’aiment pas le poisson, les autres la viande rouge, un troisième les légumes verts et encore un autre qui va vous servir l’article sur la diététique, préparer les fêtes de Noël chaque année relève du tour de forces d’une part et de la créativité renouvelée d’autre part. Et lourant, de façon paradoxale, malgré ces stress, l’opération est renouvelée chaque année.

Non seulement, il convient de se ré inventer chaque année mais en plus il faut faire plaisir à tout le monde et éprouver du plaisir soi même. Tâches ardues ! Penser, réfléchir, et agir quant à ce qui serait le mieux pour tout le monde a un caractère empreint de stress même s’il est plaisant. Il peut y avoir grand plaisir à organiser et préparer. Or, le plaisir est aussi un facteur de stress.

Tout comme il peut y avoir de grands stress, douloureux, à organiser. Comment faire pour ne pas que la fête ait un écho inverse à celui recherché? Comment faire pour que cette même fête conserve toute sa dimension de plaisirs partagés?

Stress et fêtes de fin d’année – Une question d’organisation

Dans une société qui veut toujours aller plus vite que la veille, la plupart d’entre nous vit dans un stress omniprésent. Chacun d’entre nous l’apprécie et l’évalue à sa façon. Toutes et tous essayons de nous en protéger, ou de nous en défaire comme nous le pouvons.

Depuis le temps que je pratique la thérapie comportementale, force m’est de constater que bien des gens souffrent de stress, voire d’anxiété, au point qu’ils n’en peuvent plus et s’avèrent incapables d’organiser des moments de partage tellement leur énergie est bouffée par des… stress.

Le stress est inévitable en soi. Ne pas être assez stressé est dangereux, l’être trop l’est tout autant. Entre les deux subsiste un point d’équilibre. Précaire par définition, il est donc de la responsabilité de chacun d’entre nous d’agir suffisamment tôt pour ne pas être victimes d’angoisses ou de crise d’angoisse, voire de crise de panique.

Lequel d’entre nous ne s’est pas senti coupable au prétexte qu’il ou elle s’y prend trop tard, ou mal d’après soi, pour organiser tel ou tel repas familial – qu’il soit de Noël ou de fin d’année – ou encore parce qu’à l’idée du travail à abattre le découragement lui vient. En fait, tout est une question d’organisation. Ce qui, vous en conviendrez, est un stress supplémentaire.

Il suffit simplement de voir le stress des gens qui courent acheter des cadeaux à la dernière minute et qui ressortent épuisés de cet exercice. Bien loin de moi l’idée de les blâmer. Mais, comme ils se font du mal à se comporter de la sorte… OK ! Peut-être n’ont-ils pas eu le temps ? Peut-être ont-ils essuyé une déconvenue à propos d’une commande faite en temps et heure? Peut-être ont-ils eu à supporter d’autres stress avant ceux-là?

Alors, plutôt que de vous taper dessus, de feindre de vous en moquer ou, comme le diraient certains, de prendre les choses par-dessus la jambe, peut-être pourriez vous vous y prendre quelques mois à l’avance? Peut-être pourriez-vous faire une liste précise de tâches à satisfaire en y mettant une progression de réalisation à l’aide d’un calendrier. Cela pourrait infléchir les facteurs de stress.

Tout comme vous pourriez vous enquérir, non sans finesse, de ce que vos invités aimeraient recevoir comme cadeau de vous? Enfin, comme dirait quelqu’un de ma connaissance: « Moi je dis çà, mais je dis rien ». Alors, d’accord, je me tais ! Après tout, faites comme vous voulez ou comme bon vous semble.

Peut-être avez vous plaisir à gérer votre stress en dernière minute, dussiez vous ressentir les effets d’un burn out en devenir? Après tout, cela vous appartient. Le seul truc étant que je vous souhaite que tout se passe bien car, en pareille situation, le moindre accroc peut tout faire basculer.

En ne gérant pas en amont, en ne vous organisant pas, ou en agissant à la dernière minute, vous risquez de vous exposer à votre peur du jugement des autres. Pensez à ces grands moments de solitude où seul(e) parmi les autres, vous vous posez la question de savoir si, oui ou non, vous avez bien fait. Agissez pour vous épargner cela. Agissez pour limiter les conséquences des stress externes que vous subissez.

Si, enfin, vous faisiez attention à vous dans ces moments de fêtes de sorte à vraiment ressentir du plaisir avant, pendant et après et non pas en poussant un un grand « Ouf ! » de soulagement une fois les fêtes passées? Au fait. Bonne et heureuse année à tous. Et sans stress, hein…

Frédéric Arminot

Angoisse – Pourquoi les filles ont plus d’angoisse que les garçons

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Angoisse – Pourquoi les filles ont elles plus d’angoisse que les garçons

Les petites filles sont moins angoissées que les petits garçons, pourquoi est-ce que ce rapport s’inverse à l’âge adulte?

Quelqu’un dirait « tellement vrai ». Autant dans sa dimension sociale que culturelle, l’angoisse est plus présente chez les filles que chez les garçons.

Qu’est-ce qui, donc, différencie cette appréhension de l’environnement social entre les filles et les garçons? Qu’est-ce qui dans notre éducation privilégie la peur et l’angoisse chez les filles alors que cette tendance s’inverse plus tard?

Pourquoi les garçons, devenus des hommes, ou présumés tels, ressentent-ils des angoisses aussi vives? Qu’en font-ils alors qu’il est notoire que ces mêmes hommes consultent moins les psy que les femmes?

Angoisse et éducation – Quel rapport

Les filles c’est doux, c’est rose. Les filles, c’est sensible. Les garçons, c’est viril, c’est fort. Pour les uns comme pour les autres; la construction de la personnalité est différente et se crée sur la foi de vecteurs éducatifs. Les parents n’élèvent pas une fille comme ils élèvent un garçon.

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Les contres d’intérêts culturels ou sportifs ne sont pas les mêmes. Les positions sociétales de ces deux sexes ne sont pas les mêmes non plus. Les garçons sont élevés dans une pensée et une action combative où l’émotion n’a pas la place qu’elle mérite (du moins assez… souvent). Les filles elles, très jeunes, très tôt, sont versées et éduquées dans un climat où elles vont reproduire des jeux, des positionnements, qui ont plus à voir avec le rôle auquel la société les destine (épouse, mère, et pas officier d’active!). Notre société est très patriarcale, ce qui fonde la relation à l’angoisse autant chez les filles que chez les garçons.

Angoisse – Filles et garçons – Une relation très différente aux émotions

Quel garçon n’a jamais entendu, alors qu’il s’était fait mal: « Pleure pas, t’es pas une fille »? Emotionnellement, les filles ont donc des « droits » que n’ont pas les garçons. Très tôt, très jeunes, les garçons ont des devoirs, le principal étant d’assumer, de s’affirmer et non d’exprimer angoisse, peur ou tristesse. Etre une fille ouvre droit à ces émotions Etre un garçon n’ouvre droit qu’à revendiquer force et virilité. Dans les deux cas, fille ou garçon, il en va de votre positionnement au sein d’un système dument établi depuis toujours, et gare à celles et ceux qui sortent de ces schémas!

Les filles comme les garçons reproduisent donc intuitivement ce qui leur est appris en termes de comportements puisque, très tôt, les uns comme les autres comprennent ce que l’on attend d’eux. A plus forte raison quand il s’agit d’angoisse. C’est ainsi que, très tôt, les filles vivant plus la réalité de leurs émotions semblent être rapidement plus matures alors que les garçons continuent à revendiquer le territoire de leur virilité. Plus ils combattent, plus ils assoient leur autorité, mieux ils se sentent. Mais, çà va se gâter…

Angoisse – Un déterminisme comportemental

Les filles, en apprenant très tôt à vivre et exprimer leur angoisse semblent mieux disposées à les gérer par la sure, dans leur avenir tant personnel que social ou professionnel. Les garçons semblent par contre beaucoup moins programmés pour assumer leur angoisse. C’est ainsi que, très souvent, nous constatons que, lorsqu’ils sont victime d’angoisse, ils se réfugient dans l’alcool ou dans n’importe quel comportement d’évitement à tendance addictive.

Alors que ces filles devenues femmes peuvent légitimement ressentir de l’angoisse voire de l’anxiété, elles vont plus simplement consulter un psy. C’est loin d’être le cas des garçons devenus des hommes. Mais, comment savoir faire quelque chose que l’on ne vous a pas appris?

Ces enfants, ces garçons, quand ils ont appris à se comporter avec virilité en ont oublié leur affects au point de lutter contre eux. Quand la vie adulte les rattrape, avec son lot d’obligations etc de responsabilités (sociales, affectives, familiales, économiques), les voilà fortement démunis voire incapables de gérer les émotions afférentes à l’angoisse suscitée par cet environnement qui attend d’eux qu’ils soient à la hauteur.

De fait, autant les filles devenues adultes n’hésitent pas à demander de l’aide pour gérer leurs émotions quand celles-ci perturbent leur équilibre, autant les garçons, devenus hommes, versent dans la fuite, dans le déni, dans l’évitement. Ceci n’est pas une critique et n’a rien de réducteur.

Ma fonction de comportementaliste depuis plus de 20 ans m’amène à constater que les femmes sont généralement bien plus fines émotionnellement que les hommes, qu’elles assument mieux au sens où elles ont un comportement responsable quand elles sont confrontées à ces émotions. Au contraire de beaucoup d’hommes, les petites filles devenues femmes ne font pas de leur problème d’angoisse un problème de virilité. Les hommes, vraisemblablement, si! Il n’y a qu’à voir la différence de comportements es femmes par rapport aux hommes en cas de conflit.

Mais, je me garderais de toute généralité…

Source – Quand le processus d’angoisse s’inverse des filles aux garçons

Angoisses – La méditation pour régler ses angoisses – Ce qu’en dit Frédéric Lopez

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Angoisses – La méditation pour régler ses angoisses – Ce qu’en dit Frédéric Lopez

Les angoisses ont une source inépuisable de tourments pour beaucoup d’entre nous. Toutes et tous, nous essaierons, chacun à notre façons, d’écarter ces angoisses qui nous pourrissent la vie.

D’aucuns choisiront la méthode coué, d’autres les médicaments, d’autres encore la thérapie comportementale ou TCC, et d’autres, enfin, des techniques dites holistiques, comme la sophrologie ou la méditation comme nous l’explique Frédéric Lopez, animateur de télévision.

A l’heure où je diffuse cet article, je ne l’ai pas encore lu et ne peut donc vous dire de quoi il retourne. Mais, je vais le faire dans la journée et vous tenir informés.

Voilà, j’ai lu et euh… comment dire… il n’y a rien à en dire si ce n’est que je suis content de savoir que Frédéric Lopez aurait aimé connaitre la méditation dite de la pleine conscience – avant – et que cela lui aurait facilité ses échecs (dixit). De fait, qu’est-ce que la méditation?

Régler ses angoisses avec la médiation

La méditation aide à régler ses angoisses

La méditation est une pratique mentale ou spirituelle qui consiste à focaliser son attention sur un objet, une pensée ou soi même. L’idée de la médiation est donc se concentrer sur quelque chose et uniquement cette chose.

La méditation est pratiquée dans bien des religions tout comme dans l’univers médical, et sert à apaiser les sens de celle ou de celui qui la pratique. Son objectif est de faciliter une certaine paix intérieure, des états de conscience modifiés, par la régulation de l’activité mentale.

Les techniques de méditation varient en fonction de paramètres religieux ou spirituels. Dans tous les cas, il s’agit de méditer pour, par exemple, régler ses angoisses, donc apaiser ses émotions et en reprendre le contrôle en ayant une activité contemplative (ceci est un exemple).

En effet, la méditation, en favorisant la concentration sur un élément intérieur ou extérieur, va favoriser la dérivation mentale, c’est à dire cesser le focus sur ses angoisses (c’est toujours un exemple au cas où une personne souhaite régler ses angoisses).

En ce cas, comme dans tous les autres, il est tout à fait conseillé d’écouter une musique douce qui va favoriser l’apaisement et le lâcher prise. En vous laissant ainsi aller au gré de votre conception imaginaire ou spirituelle, en focalisant votre attention sur une chose (objet, pensée philosophique), la personne qui pratique la méditation va progressivement se laisser porter et se départir de ses tensions, ce qui va lui permettre de prendre du recul, émotionnel ou physique, et ainsi, de régler ses angoisses.

Aujourd’hui, il est acquis que la méditation (Mindfulness par exemple) favorise la santé par une meilleure hygiène mentale. Ainsi, la méditation est de plus en plus préconisée dans les cas de dépression, d’anxiété ou encore de stress.

Cependant, et à tout le moins pour la pratique que j’en ai eu il y a quelques années, si la méditation favorise un certain équilibre mental par le lâcher prise, elle ne permet pas nécessairement de régler ses angoisses. C’est du moins ce qu’il ressort de ma pratique personnelle de la méditation et de ce que m’en ont dit des patients qui la pratiquent avec assiduité.

Si je devais résumer mon approche de la méditation, je dirais qu’elle favorise le lâcher prise, permet d’objectiver par des activités mentales dérivatrices positives mais je ne la considère pas, la méditation, que comme un outil se suffisant à lui même pour régler ses angoisses. A ce titre, la méditation ne saurait être considérée comme LE seul outil pour régler ses angoisses. Il convient donc d’intégrer la médiation pour régler ses angoisses dans une démarche globale et cohérente.

Mais moi, j’écris çà, j’écris rien. Chacune et chacun fait ce qui lui semble bien par rapport à lui même. N’est-ce pas le plus important?

Source – Interview de Frédéric Lopez → www.pipole.net

Frédéric Arminot

Angoisses – Les réseaux sociaux générateurs d’angoisses

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Angoisses – Les réseaux sociaux générateurs d’angoisses

Angoisses et réseaux sociaux

Les réseaux sociaux générateurs d’angoisse

Aujourd’hui, le cliché démont(r)é est celui de l’angoisse. Nous avons épinglé une série de sources d’inquiétude très présentes chez les jeunes : le boulot, évidemment, mais aussi la maison, la crise économique et la vie de couple. Nous proposons un développement supplémentaire: l’opinion d’Olivier Luminet, professeur de psychologie à l’UCL et à l’ULB. Ce chercheur travaille particulièrement sur les émotions et sur la mémoire.

Pour être honnête, j’ai toujours été effaré par le temps que certaines personnes passent sur les réseaux sociaux. Entre les bouton « j’aime » et les évictions d’amis, combien de personnes s’angoissent-elles quant au fait qu’on leur écrive ou pas, que l’on s’intéresse à elles ou non? Partant, je comprends que certains internautes soient pétris d’angoisses devant une telle situation.

Ce besoin d’être aimé ou reconnu, apprécié ou pas, se traduit par des angoisses parfois terribles et des douleurs indicibles. J’en veux pour preuve ces victimes – souvent jeunes –  de ces mêmes réseaux sociaux – de harcèlement, de déconsidération.

Cette façon de s’exposer me laisse les bras ballants ou du moins plus souvent que je ne les ai à l’habitude… Pour autant, je me souviens qu’à une époque j’étais plus actif sur les réseaux sociaux que je ne le suis aujourd’hui. En effet, autant, hier, je communiquais en « direct live » avec les internautes, autant maintenant, je me contente de diffuser les articles sur ma page Facebook ou ma page Twitter, sans me prendre la tête.

J’écris « sans me prendre la tête » car, force m’a été de constater combien un certain nombre de gens n’avait que les réseaux sociaux pour, ou s’exprimer, ou… vivre. J’en veux pour preuve le nombre de personnes qui, parfois, me contactaient en messagerie directe sur Facebook, et ce à des heures indues (après 22H), comme si j’étais à leur disposition ou que je n’avais de vie que celle de répondre instantanément à tous leurs messages.

Comme il m’est délibérément arrivé de ne pas répondre immédiatement, cela m’a valu quelques déconvenues qui, sur le coup il est vrai, m’ont généré quelques angoisses. Ainsi, il m’est arrivé de me faire injurier parce que je ne répondais ipso facto à une sollicitation en message privé.

Il fallait donc que le besoin soit grave pour que les intéressés en arrivent à de telles extrémités puisqu’ils n’avaient pas de moi ce qu’ils exigeaient. Courroucé par ces comportements, j’ai décidé de cesser de répondre dans un premier temps puis j’ai retiré l’application de mon smartphone. Histoire de ne plus ressentir d’angoisses à l’idée de me faire de nouveau agressé.

Fort de ces expériences internautiques, je crains que certaines personnes perdent la mesure des choses et aient quelques difficultés avec la notion de limites et e respect. Si je comprends leur besoin, je ne suis pour autant pas à leur disposition mais à leur service. Ce qui n’est pas la même chose, vous en conviendrez sachant que l’on ne répond pas aux urgences des angoisses par… l’urgence. Tous les professionnels des services de secours vous le diront.

Alors, les réseaux sociaux, oui, mais avec mesure…

Source


Frédéric Arminot

Crise d’angoisse – 10 conseils pour gérer son stress

Crise d’angoisse – 10 conseils pour gérer son stress

10 conseils pour gérer son stress, crise d’angoisse etc… Et oui, nous en avons bien besoin, surtout en ce moment ! Venez papoter avec moi : (Je répond aux …

C‘est bien mignon… So light… Enfin, çà a le mérite d’exister hein… Enfin, bon. Elle est mignonne la miss. C’est une lycéenne qui, quand elle ne prodigue pas ses conseils de beauté et de maquillage, nous donne des conseils pour gérer le stress ou une crise d’angoisse. En plus, je ne vais pas la ramener, elle a un nombre de followers sur Page Youtube Frédéric Arminot Comportementalisteet Tweeter qui me rendrait jaloux, si je n’étais pas juste… admiratif.

Alors, que nous dit cette charmante jeune fille à propos de crise d’angoisse éventuelle. Un certain nombre de choses qui, pour le comportementaliste que je suis, m’ont souvent fait sourire. Alors, dans le désordre:

« Respirez du parfum », surtout de la lavande, quand vous êtes victime d’une crise d’angoisse. Euh oui, pourquoi pas avec un risque d’être un peu ivre si, d’aventure, la crise d’angoisse est conséquente en plus de durer et que vous inhaler beaucoup de parfum à la lavande.

« Lisez ». Bonne idée pour exercer une activité occupationnelle bien qu’il me semble difficile de se concentrer tout de go quand vous êtes prise d’une crise d’angoisse. Cependant, ce comportement peut avoir comme insigne avantage de détourner votre attention et, ainsi, de, peut-être, diminuer vos symptômes.

« Mâchez du chewing-gum ». Alors, je connais çà quand on a les oreilles bouchées, en avion par exemple, mais je ne savais pas que cela pouvait produire un effet en cas de crise d’angoisse ou pour gérer son stress. Dans la même veine, cette jeune fille vous conseille de prendre l’air, pour, dit-elle « vous oxygéner le cerveau ». Pas bête mais encore faut-il que votre crise d’angoisse ne génère pas trop d’oppression ou qu’elle n’ait pas de lien avec l’extérieur. Par exemple, une crise d’angoisse liée à une phobie sociale. Je sais que je complique mais gérer le stress peut aussi venir de cela.

Crise d'angoisse - Etude du cas de Tiphaine

Crise d’angoisse – Comment faire

« Ecoutez de la musique ». Encore une activité occupationnelle en plus du fait qu’au contraire de ce qui nous est dit, nous n’avons pas tous de la musique avec nous, bien que nous soyons dans une ère très moderne et branchée nouvelle technologie. Mais peut-être que cette vidéo et ces conseils ne s’adresse pas au vieillard que je suis… Et puis, si l’on n’a à écouter que du Alice Cooper, je ne suis pas sur que cela détende la crise d’angoisse.

« Savoir respirer ». Excellent, à ceci près que ce qui tend – un peu – c’est la respiration abdominale, encore faut-il l’avoir apprise d’une part, et ne pas trop la pratiquer de façon consécutive au risque d’avoir des vertiges par sur oxygénation.

« S’entourer des personnes ». C’est aussi une suggestion intéressante sauf à ce que ce soit les autres qui soient le facteur principal de votre crise d’angoisse. En plus, les autres, parfois, ne comprenne pas ce qui vous arrive ou n’ont aucune envie que vous leur preniez la tête avec votre problème. Et oui, ils ont les leurs de problèmes.

« Avoir des citations avec soi ». Çà, c’est la méthode Coué ou la méthode Carrefour « Je positive ». Des citations motivations nous dit-elle. Oui, mais – encore une fois, désolé -, si cela fonctionnait, çà se saurait. C’est comme essayer de se rassurer. Totalement improductif. Pensez à relire les articles que j’ai rédigé à ce propos.

« Planifiez vos activités ». Pas faux non plus, mais que faire quand vous ne réussirez pas à respecter vos propres engagements et que, en conséquence, vous vous tapez une crise d’angoisse par peur de ne pas réussir? On refait des fiches d’objectifs sur les fiches d’objectifs?

« Se dire que cela passera ». Ah, voilà! C’est comme quand cette jeune fille suggère qu’il faut accepter la crise d’angoisse. Elle a raison! Moins vous lutterez, plus vous accepterez, plus les choses vous sont faciles et plus vite s’atténuera la crise d’angoisse dont vous êtes victime.

Qui a dit que le meilleur est toujours pour la fin?

Le Programme ARtUS - Angoisse - Anxiété - Phobie - Toc

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Frédéric Arminot

Angoisses – Vivre dans l’angoisse, le quotidien d’une femme de flic

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Vivre avec des angoisses – Le quotidien d’une femme de flic

Alors que les policiers comptent manifester leur ras-le-bol ce mercredi devant le ministère de la Justice, ils ne sont pas les seuls à exiger une meilleure considération. Leurs compagnes en pâtissent aussi au quotidien et vivent certaines angoisses. Témoignage d’une femme de flic.

Le métier de policier, ou de flic, n’est pas sans générer des angoisses au sein des familles des intéressés. Je conçois que ce métier qui relate « l’administration de la ville » ne soit pas de tout repos. Les risques sont, vraisemblablement, de plus en plus importants. Les objectifs de résultats semblent s’accroître et enfin, la police, du moins en France, ne jouit pas nécessairement d’une très bonne image.

Etre femme de flic c'est plonger dans l'angoisse

Les angoisses d’une femme de flic

De fait, les inter actions liées à ce métier de policier favorisent angoisse, et anxiété, aggravées par les relations hiérarchiques et les relations entre collègues de travail.

Maintenant, ce ne pas le seul métier au monde à être vecteur d’angoisses, que l’on soit ou pas une femme. Je fais aussi un métier générateur d’angoisses, et cela ne m’empêche pas d’être aimable.

Quand les angoisses fonctionnement dans les 2 sens

Je ne sais pas ce que je dois penser d’un tel métier, ceux inhérents à la police en général. Il y a des jours où je me demande si certaines institutions ne cherchent pas à nous manipuler en nous vendant la souffrance de certains fonctionnaires pour nous inviter à être moins réactifs.

Mais la réaction de certains de nos concitoyens n’est-elle pas à la hauteur des angoisses que certains membres de la police induisent par leur comportement puisqu’il nous faut ne pas oublier ce vieux schéma qu’est « la peur du gendarme » et ce qu’à e titre comme à celui de leurs fonctions, certains se permettent.

Alors, la police, métier difficile et vecteur d’angoisses? Sans aucun doute. Ce n’est pas une raison pour, à notre tour, en rajouter en étant irrespectueux mais ce qui doit fonctionner dans un sens doit aussi fonctionner dans l’autre…

Comme cela, peut-être les membres des forces de police seront-elles moins stressées. Encore faut-il que l’état soit le premier à respecter ses employés ce qui semble mis en cause ces derniers temps du fait de la manifestation d’aujourd’hui, mercredi 14 octobre 2015.

Y a pas de fumée sans feu. Et puis, je suis las du « Fais ce que je dis et pas ce que je fais… ». Ce doit être mon âge avancé…

Source


Frédéric Arminot

Emotions – Comment la régulation des émotions façonne votre cerveau

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Emotions – Comment la régulation des émotions façonne votre cerveau

Comment réguler nos émotions

Dans des études précédentes, des chercheurs avaient montré que les personnes atteintes de troubles relatifs à l’instabilité émotionnelle ont certaines zones du cerveau moins développées que les personnes saines.

Dans une nouvelle étude, les chercheurs de l’institut de Karolinska ont montré que ces zones étaient aussi reliées à la régulation des émotions chez les personnes en bonne santé. Pour …

Ah! Ce cher cerveau. Ce sacré système nerveux central. Quelle machine époustouflante. Cet sorte d’ordinateur central où la moindre information relative à tous les domaines de notre est stockée puis exploitée avec un réflexe simple: plaisir ou douleur.

Nos émotions sont le fruit de nos expériences de vie, et conditionnent nos comportements réflexes pour fuir ou combattre.

Il y a 7 (sept) émotions différentes:

  • Joie
  • Peur
  • Tristesse
  • Dégoût
  • Honte
  • Colère
  • Culpabilité

Chacun de ces émotions s’est construite au gré de nos expériences de vie, entre 0 et 6 ans. Ainsi, en fonction de votre environnement affectif, social, culturel, de vos modes de vie, de votre éducation, de l’image que vous avez de vous, de l’image que vous avez des autres et, enfin, de la peur d’être jugé(e), vous vous êtes façonné une personnalité qui s’est inscrite de façon durable dans votre cerveau. Ce sont donc bien vos émotions qui façonnent votre cerveau.

C’est en fonction de la façon dont vous appréhendez vos émotions, en bien ou en mal, que vous allez réagir ou agir en fonction de situations données. C’est la raison pour laquelle, le plus souvent, nous disons que votre comportement est la réponse que vous formulez sur la foi de votre carte du monde, de votre vision des choses à l’appui de ce que vos émotions vous font ressentir. Ce sont donc de multiples réactions – fuite ou combat – sur la foi d’un contexte donné dans un environnement donné.

Ainsi, vous pouvez parfois être étonné de vos réactions et ne pas comprendre pourquoi vous en perdez le contrôle, pourquoi vous n’arrivez pas ou plus à maîtriser vos émotions. En effet, il se peut que vous soyez pris d’angoisse dans telle ou telle situation, ou que vous vous sentez victime d’une anxiété latente car vous n’arrivez pas à contrôler votre comportement, ou avez toutes les raisons de craindre de ne pas être à la hauteur d’une situation. En plus du fait que votre problème peut-être renforcé par la contrainte que vous vous imposez pour contrôler cette même situation.

A un instant T, vous êtes confronté à tout un tas d’informations que vous pouvez avoir de la peine à gérer. Le stress induit vous oblige, considérant votre personnalité, à comprendre et agir en fonction de ce qui vous semble bien ou mal.

Pour que vous compreniez mieux, si vous, vous allez réagir de cette façon en considérant toutes les informations conscientes ou inconscientes que votre cerveau vous amène à gérer, et la difficulté que vous éprouvez alors, dites vous qu’à l’inverse, un sociopathe ou un psychopathe n’a aucune notion de bien ou de mal.

Psychopathe ou sociopathe ne font aucune différence entre l’un et l’autre. Entre le bien et le mal. Ces personnes dangereuses, pathologiques, n’ont aucune émotion, si ce n’est celle, exclusive, de ressentir un plaisir qui leur procure des émotions qui leur renvoient d’eux l’image du pouvoir absolu, sans considérations pour autrui.

Quoiqu’il en soit, la façon qu’ont ces informations de circuler et d’être exploitées demeurent, pour une bonne partie, un mystère, même si bien des neurologues ont compris un certain nombre de choses.

Ceci amène une question. Faut-il vraiment tout comprendre pour contrôler ses émotions ou, faut-il, plus simplement, essayer de s’accepter tel que nous sommes et cesser de tout vouloir contrôler?

Nos émotions, ou l’humanité en marche…

Gérer ses émotions


Frédéric Arminot

Crise d’angoisse – Avez-vous pensé aux méthodes naturelles ?

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Crise d’angoisse – Avez-vous pensé aux méthodes naturelles ?

Environ 5 % de la population française souffrirait de crise d’angoisse. Même si le traitement médicamenteux est souvent nécessaire et privilégié, les approches complémentaires ont un rôle à jouer.

Crise d'angoisse - Méthodes naturelles

Crise d’angoisse et méthodes naturelles

Autant l’écrire tout de suite, je ne suis pas très branché « méthodes naturelles » tant à propos de problème liées à la crise d’angoisse que d’une façon plus générale.

Pour autant, j’ai bien conscience qu’une bonne partie de la population qui souffre de crise d’angoisse se tourne vers les méthodes naturelles. Qu’il s’agisse des plantes, de différentes activités de relaxation, de la pratique du Yoga, et j’en passe, le principal n’est-il pas que vous y trouviez votre compte?

Souvent, les personnes qui me font confiance, et me confient leur accompagnement personnalisé (coaching comportemental), ont pratiqué, ou pratiquent encore, le recours à des méthodes naturelles. Et ceci, qu’ils souffrent ou non de crise d’angoisse.

Mais quel serait donc l’intérêt de telles méthodes en cas de crise d’angoisse? Je crois que la réponse est simple. La première concerne la vision des choses de la personne qui souffre de crise d’angoisse. Cette personne peut être plus attirée par des méthodes que nous offre la nature que par celles que nous offrent… les laboratoires pharmaceutiques.

La seconde peut reposer sur le fait que les médicaments ne sont pas naturels, ils sont, la plupart du temps, composés de substances synthétiques, c’est à dire industrielles et créées par l’homme pour, justement, supplanter la nature sur son propre territoire.

Il existe aussi une méthode naturelle, celle de travailler sur vos émotions, en utilisant tous les bénéfices de l’approche comportementale. Mais je ne pense pas que l’article de « Santé Magazine » fasse allusion à cette méthode naturelle là, ni à propos de potentielle crise d’angoisse, ni à un autre propos d’ailleurs.

Autre méthode naturelle en cas de crise d’angoisse, que celle qui consiste à laisser couler, à accepter l’émotion qui vous traverse, en acceptant que vous êtes impuissant à changer cela.

Encore une fois, quand nous pensons « méthodes naturelles », sans doute penses nous aux plantes, à l’herboristerie (cela me rappelle mon enfance), aux fleurs, en bref, à tout ce dont notre mode recèle et que nous n’utilisons que fort peu, à l’instar de nos méthodes de grand-mère lesquelles, je crois, n’avaient pas toujours un comportement adapté quand quelqu’un souffrait de crise d’angoisse. Mais n’était-ce pas, à cette époque, une question de culture? Et la culture, c’est naturel.

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Frédéric Arminot

Crise d’angoisse: 9 idées reçues sur ces épisodes intenses

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Crise d’angoisse: 9 idées reçues sur ces épisodes intenses – Le Huffington Post

Crise de panique

Crise d’angoisse et idées reçues

PSYCHOLOGIE – Imaginez que vous vous promenez dans la rue quand, du coin de l’œil, vous apercevez un semi-remorque qui fonce sur vous. Votre instinct prend le dessus et vous avez une poussée d’angoisse

Ce dont il s’agit en l’espèce relèverait plus de la sidération émotionnelle que de la crise d’angoisse. En effet, quand un camion de 24t ou plus vous fonce dessus, il arrive que l’on se retrouve bloqué au point de ne pouvoir réagir pour se protéger. Rien qu’à l’idée, et à ses conséquence,s je pourrais comprendre que vous fassiez une crise d’angoisse.

Je ne voudrais pas m’accrocher à l’idée de ce poids lourd fonçant sur ma petite personne, mais je crains que cet exemple ne soit pas très approprié en ce qui concerne crise d’angoisse et/ou crise de panique.

En effet, la crise d’angoisse sous tend une incapacité à appréhender soudainement une situation et, de fait, à se retrouver pris en otage de façon prétendument irrationnelle, dans une peur massive voire violente. Du coup, un peu comme sur a photo dans le présent article, c’est « je ne veux pas voir çà ou je ne peux pas voir çà ».

La difficulté en pareille situation émotionnelle, consiste à trouver un comportement adapté alors que vous êtes bouleversé. Avouez que c’est dur, sauf à ce que vous ayez appris à contrôler une crise d’angoisse de façon spécifique. Grâce à un coaching comportemental, par exemple.

Alors, des idées reçues, qui n’en n’a pas, en toute bonne foi la plupart du temps? Je pense que le pire dans ce domaine de la crise d’angoisse est d’essayer de la contrôler. Comme je l’ai souvent écrit dans le présent blog, plus vous tenterez de contrôler une crise d’angoisse, pire elle sera. Essayer de vous convaincre ou de vous rassurer participera de la même façon à maintenir cette crise d’angoisse.

S’il est vrai qu’une crise d’angoisse n’a jamais tué personne ou que, à tout le moins, personne n’est jamais mort d’une crise d’angoisse, il est compréhensible que vous ayez peur de la mort au point de consulter le service des urgences de l’hôpital le plus proche, surtout à 3H du matin… Suivez mon regard ou ma pensée…

En règle générale, ce que font les internes de garde en cas de crise d’angoisse, c’est de vous donner le petit comprimé qui va bien et de vous renvoyer chez vous. Et, si vous insistez, cela risque de se terminer par un conflit qui risque de déclencher une crise d’angoisse d’un autre type, celui où vous vous sentez compris et rejeté.

Alors, s’il y a une idée qui n’est pas reçue, mais qui est la bonne, c’est de consulter des professionnels, experts dans la résolution de crise d’angoisse mais surtout dans la neutralisation totale de crise d’angoisse! Car, oui, bien sur que c’est possible!

A bientôt peut-être?

Crise d'angoisse - Crise de panique

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Frédéric Arminot

Crises d’angoisse – Comment les surmonter ?

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Crises d’angoisse : comment les surmonter ? Un article de TopSanté

Comment surmonter des crises d'angoisse

Comment surmonter des crises d’angoisse – Magazine TopSanté

Palpitations, vertiges, sueurs… Vos crises d’angoisse vous clouent sur place, prenant parfois l’allure d’une attaque cardiaque. Si la crise n’est pas toujours évitable, quelques bons réflexes peuvent l’atténuer.

Toujours dans ce nouveau rythme dActualités, je tiens à vous informer aussi de ce que les autres pensent, disent ou écrivent.

Aujourd’hui, c’est TopSanté qui vous expliquent comment surmonter des crises d’angoisse. N’hésitez pas à donner votre avis tant à propos de cet article que sur l’intérêt que vous trouvez à cette nouvelle page « Actualités ».

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Frédéric Arminot

 

Conflits – Pourquoi la plupart des gens ont-ils peur des conflits

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Conflits – Ce que tout le monde cherche à éviter… à tort !

Sur quels éléments reposent les conflits – Quand nous parlons de conflits, de quoi s’agit-il – Pourquoi avons nous peur des conflits – Quels liens existent-ils entre les conflits, la gestion des conflits, l’image de soi, la peur de perdre l’approbation, la confiance en soi.

Définition du conflit

Comme vous le savez peut-être, le mot conflit vient du Latin confligere. Cela signifie « heurt ». Donc, quand il y’a conflit, il y heurt entre plusieurs personnes. Ces conflits proviennent, la plupart du temps, de divergences de points de vue donc de question d’autorité, de respect et de territorialité.

Dans un conflit, il est souvent question, bien que cela ne soit que fort peu exprimé, de relation entre une personne dominante et une autre dominée. Le conflit viendra donc d’un déséquilibre des représentations individuelles et du désir de s’affirmer par rapport à l’autre en fonction d’objectifs donnés.

Si je devais donner, et je le fais, une définition du conflit, je dirais simplement qu’il s’agit de la confrontation entre diverses considérations sur des sujets communs à propos desquels chacun assène sa vérité et n’entend pas celle de l’autre.

Le conflit repose donc sur une prise de pouvoir, ou sa tentative, ce qui signifie une considération affective de la situation, et non une considération objective sur la foi de buts à satisfaire. En conséquence de quoi, la gestion du conflit, comme le conflit lui même, est issu d’une confusion entre le moi affectif et le moi fonctionnel – objectif –.

Gestion des conflits et peur d’échouer

La problématique du conflit repose très souvent sur la peur qu’ont les parties de perdre la face, donc d’échouer à se faire entendre, à se faire respecter, à faire respecter leur vision des choses. Ceci n’est bien évidemment pas sans générer des peurs chez toutes les parties prenantes, voire des angoisses, et c’est ainsi que d’aucuns fuiront les conflits ce qui participera à les aggraver d’une part et à générer des frustrations d’autre part.

Par peur d’échouer, les belligérants vont oublier les objectifs qu’ils souhaitent atteindre pour se concentrer sur un rapport de forces stérile qui ne sera pas sans laisser de traces en termes d’émotions et d’image de soi.

La gestion des conflits repose sur vos capacités à préciser vos objectifs et, partant, la façon dont vous négocierez leurs satisfactions dans une relation équilibrée où chacun retrouve ses petits

Si vous manquez de clairvoyance à ce propos, vous resterez figé dans votre peur et n’obtiendrez rien, ou si peu, de votre interlocuteur, si ce n’est le sentiment d’un échec patent qui vous saisira une fois de plus. Vous ferez donc tout votre possible pour échapper à ce type de conflit, voire à tous les conflits en général, ce qui participera à générer une anxiété de fond quant à la résurgence, ou l’apparition, d’un nouveau conflit.

Gestion des conflits et personnalité

Comme vous l’aurez compris, les conflits existent donc sur la comparaison entre l’image que vous avez de vous et l’image que vous avez des autres. Ce qui signifie que la peur du jugement a une part très importante dans un conflit.

C’est en fonction de votre personnalité, comme de vos expériences de vie, que vous allez ou non savoir aborder un conflit, puis le gérer. Or, votre personnalité c’est justement construite en fonction d’éléments que vous pairs (parents, adultes) vous ont appris.

Il est évident que si vous avez été élevé avec des parents qui fuyaient les conflits et que vous ayez compris leurs peurs devant ce type de situations, il y a fort à parier pour que vous ayez, à votre tour, du mal à gérer les situations conflictuelles. Vous ne risquez pas de savoir faire quelque chose que vous n’avez pas appris !

Il apparaît que si vous manquez d’estime de vous même, donc de confiance en vous, vous aurez toutes les raisons de fuir les conflits par peur des émotions que cela va susciter chez vous, et aussi des conséquences que vous pourriez craindre si vous n’arrivez pas à vous affirmer.

Il vous sera plus facile de passer pour une personne gentille qui ne souhaite aucun conflit, alors que votre gentillesse, sans qu’elle puisse être mise en cause au fond, sera le fruit de votre évitement. Ce dernier vous fera payer le prix de votre frustration de n’avoir pu réussir à imposer vos idées, vos désirs, vos manques d’intérêt, en bref, votre désaccord.

Stress, anxiété, et gestion des conflits

Dans une société devenue particulièrement instable en matière économique et sociale, les conflits sont le plus souvent associés ou issus de facteurs de stress. Insécurisées, les populations ré agissent avec une agressivité qui n’a d’égale que leurs peurs.

Ce climat d’insécurité invite les personnes inquiètes à se sur protéger et, partant, à se protéger de leurs stress donc de leur… anxiété. Car, qui n’est pas en sécurité est victime de symptômes de stress et d’anxiété. Qui souffre de ces symptômes est, inconsciemment, très réactif donc dans l’opposition de celles et ceux par lesquels il se sent agressé. Il devient, contre toute attente, un vecteur et un objet de conflit alors qu’il cherche le contraire !

En conséquence de quoi, il est possible d’affirmer qu’un stress mal géré est un support toxique qui, cependant, permet de revendiquer un comportement victimologique. Bien plus fréquemment qu’on ne le croit, les personnes stressées sont d’abord leurs propres bourreaux. Mais il y a un intérêt à dire que l’on évite les conflits pour passer pour une personne aimable alors que nos sociétés n’existent que par le conflit. Nos systèmes ne sont que conflits et violences répétées à l’égard desquels nous naviguons dans un déni incommensurable.

Mais, il y a moyen d’en changer la donne, de ré équilibrer les visions des choses, encore faut-il que les intéressés soient en quête de leur propre approbation et non de celles des autres. Se plaire à soi et non chercher à tous prix à plaire aux autres (au sens socio affectif de ce terme).

Comment gérer les conflits

Si vous souhaitez retrouver une image de vous satisfaisante et envisagez d’en cesser avec votre quête d’approbation, alors, il vous faudra avoir une gestion comptable de certaines des relations que vous aurez avec d’autres personnes. Cela signifie qu’il faudra vous épargner toute considération affective.

Ainsi, vous ferez preuve d’autorité, serez reconnu pour cela – votre objectivité – et n’en serez que plus respecté pour la justesse de votre propos comme de vos comportements.

Frédéric Arminot

Angoisse – Comment vaincre l’angoisse avec l’exercice du pire

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Angoisse – Comment vaincre l’angoisse avec l’exercice du pire

Cela fait sans doute longtemps que vous cherchez une solution à votre problème d’angoisse. Si tel n’était pas le cas, seriez-vous en train de lire ce blog et, plus précisément cet article?

Sans doute avez-vous parcouru maints articles ou parcourus moults blogs et forums pour ne toujours pas arriver à contrôler votre angoisse, voire vos crise d’angoisse. Entre tous les conseils et autres suggestions appuyées, « faites comme ci, faites comme çà », si vous arrivez à trouver des ébauches de solutions, aucune ne rencontre vraiment vos suffrages pour vaincre l’angoisse dont vous êtes victime.

Comme fort peu de français, vous avez aussi, peut-être consulté un ou plusieurs psy. C’est long, sans doute direz-vous que c’est cher ou, à tout le moins, pas nécessairement dans vos moyens. La culture française accordant la primeur à la psychiatrie de ville, il vous est sans doute arrivé de consommer force médicaments.

Avec le temps, vous avez compris que si cela peut, parfois, apaiser votre angoisse, cela ne participe qu’à diminuer les symptômes d’angoisse lesquels se feront fort de revenir quand vous cesserez de prendre les anxiolytiques ou anti dépresseurs que votre médecin vous aura prescrit.

Vous n’avez aucune envie de devenir dépendant de ces médicaments en plus d’avoir pris acte de tous leurs effets secondaires pour en avoir été victime. Loin de moi l’idée de me comporter comme un ayatollah anti médoc mais, avouez quand même que ce n’est pas la panacée universelle.

Alors, vous continuez à chercher, désespérant peut-être de trouver une solution efficace et durable. Or, j’ai bien une solution pour vous afin de traiter votre angoisse, mais je crains qu’elle ne vous déplaise. Voire qu’elle suscite en vous la plus grande des méfiances.

Bon allez, je me lance… Ce dont je vais vous parler pour mettre un terme définitif à l’angoisse est un exercice paradoxal, très spécifique à l’approche comportementale. Cet exercice s’inscrit dans une stratégie de résolution de problèmes d’angoisse progressive. Il ne s’agit donc pas de pratiquer cet exercice de façon gâchée ou quand l’envie vous en prend.

Afin que cet exercice contre l’angoisse ait le plus d’effets possibles, il convient de respecter les consignes pédagogiques que vous trouerez ci-dessous. Cet exercice si particulier, c’est… l’exercice du pire! Accochez-vous, L’exercice ci-dessous est l’un de ceux utilisés dans l’approche stratégique et systèmique de Palo Alto. C’est parti!

Angoisse – Préambule à l’exercice du pire

Cet exercice est donc connu comme étant celui… du pire !

Comme je l’exprime très souvent, nul n’est besoin de tenter de contrôler l’incontrôlable. Vous payez bien cher votre désir compréhensible et légitime de reprendre le contrôle de votre cerveau comme de vos comportements et, partant, de votre angoisse.

Afin de reprendre le contrôle de votre angoisse et pour ne plus en souffrir, vous avez mis en place des stratégies d’auto convictions qui n’ont fait qu’aggraver la dite angoisse, malgré vous et vos efforts.

Le Programme ARtUS - Angoisse - Anxiété - Phobie - Toc

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En agissant de façon rationnelle, c’est comme si votre cerveau se disait que vous ne comprenez pas les informations qu’il vous donne. Ses alertes – votre angoisse – ont pour vocation de vous demander d’avoir un comportement adapté. C’est à dire réguler votre système émotionnel quand vous êtes face à une situation, passée, présente, ou à venir, qu’elle soit soudaine ou non, prévue ou pas et qui, dans tous es cas, vous fait souffrir puisqu’elle générer de l’angoisse.

Sur la foi des éléments constituants votre personnalité, votre cerveau sait que vous n’avez pas nécessairement les moyens naturels d’affronter une situation puisqu’il sait, fort de vos réactions postérieures, que cela vous est difficile et douloureux.Il va donc augmenter vos niveaux d’angoisse jusqu’à ce que vous ayez un comportement adapté.

Cela ne signifie pas que vous êtes incompétent(e) à contrôler une situation mais que vous êtes confronté(e) à un blocage qui vous échappe malgré vous et qui s’exprime au travers de votre angoisse ou de vos crise d’angoisse.

Ce blocage est lié à une situation que vous avez vécu comme traumatique (la peur du jugement – les auto injonctions « je dois mais j’ai peur » -) et ce d’autant plus que vous vous ne l’avez bien évidemment pas souhaité et avez toujours tout fait pour être à la hauteur de vos exigences.

Face au renouvellement constant de ce traumatisme, et pour que vous affrontiez une situation en utilisant vos ressources, alors que vous redoutez de souffrir, votre cerveau va secréter des doses d’adrénaline (expression d’un danger) assez conséquentes.

Comme vous avez du mal à appréhender les situations que vous redoutez, plus vous vous débattez, plus vous essayez de contrôler, plus votre cerveau comprend votre difficulté, plus il maintient son niveau d’alerte, voire l’augmente !

Les comportements que vous adoptez depuis des mois, voire des années, pour contrôler votre angoisse, sans succès, reposent sur ce que l’on appelle des tentatives de solutions. De fait, alors que vous voulez tout contrôler, vous avez perdu le contrôle… du contrôle. Donc, le prix à payer, c’est l’angoisse!

Une tentative de solution – ou TdS – est le comportement que vous adoptez pour contrôler un problème mais cette tentative ne fonctionne pas ou plus, ou très peu.

Il est fort probable que, dans votre cas, comme dans la plupart des cas d’ailleurs, vous n’ayez de cesse de vouloir contrôler tout ce qui vous concerne, par peur d’échouer, par manque de confiance en vous. Vous vous employez à tout contrôler, avec la crainte récurrente de ne pouvoir satisfaire vos objectifs ce qui participe, bien évidemment, à vous en éloigner.

Jusqu’alors, vous avez tout fait pour éviter cela jusqu’au jour où…

C’est donc cette sensation de peur permanente, cette angoisse récurrente, que nous allons tenter de faire diminuer grâce à l’exercice du pire.

Ainsi, progressivement, vous pourrez retrouver confiance en vous, être moins réactif, plus posée, donc beaucoup moins stressée, voire plus du tout anxieuse. En bref, cet exercice va vous aider à être plus au fait de vos limites et vous devriez plus aisément les entendre et les respecter. Vous allez donc, progressivement, vous affirmer, à commencer par vous même.

Angoisse – Consignes préalables à l’exercice du pire

Vous pouvez satisfaire à cet exercice dans les cas suivants :

  1. En cas d’angoisse récurrente d’une façon générale donc pour apaiser votre angoisses en général
  2. En cas d’angoisse ponctuelle par rapport à une situation que vous savez devoir vivre, ou que vous redoutez de vivre, ou à propos de laquelle vous n’arrivez pas à lâcher prise
  3. En cas d’anxiété persistante ou de troubles anxieux liés à la peur de ne pas être à la hauteur d’une situation (confiance en soi) ou de ne pas avoir su faire, ou de ne pas avoir su gérer

Pour que les choses soient claires, je vais prendre l’exemple d’un patient (un second exemple suit que je vous encourage à lire).

Depuis plusieurs mois, ce monsieur entretenait une relation sentimentale avec une femme. Ils s’étaient connus plus jeune puis s’étaient perdus de vues. Le temps avait fait son œuvre, chacun des deux était divorcé et avait… vieilli.

Elle, plus particulièrement, avait vu des rides apparaître sur son visage et ce de façon assez prononcée. Ces rides étaient, pour partie, liées à son addiction au tabac. Lui en avait fait un objet phobique car ces rides lui rappelaient le temps qui avait passé à propos duquel ni lui ni elle n’avait pu profiter. Cela lui rappelait aussi tout ce temps au cours duquel il avait entretenu des relations conflictuelles avec son ex épouse.

A chaque fois qu’ils étaient ensemble, lui était dévoré par ses émotions qui faisaient focaliser son attention sur ces rides qu’il ne supportait pas. Il en était venu à essayer d’éviter de la voir tellement, parfois, son angoisse d’être confronté à son objet phobique le sidérait… d’angoisse. Ce qui rajoutait à son angoisse puisque cela l’éloignait de l’être aimé. Quand, finalement, ils prenaient rendez vous, lui était rongé par l’angoisse devant la porte du restaurant dans lequel ils avaient rendez-vous.

Ce monsieur a donc bénéficié de cet exercice que vous pourrez utiliser pour des angoisses plus ou moins récurrentes comme des angoisses ponctuelles (qui aggravent généralement les angoisses).

Angoisse – Comment pratiquer l’exercice du pire

  • Faites cet exercice tous les jours, pendant 8 à 15 jours, au moins, après votre petit déjeuner et avant de vous préparer pour vivre votre journée (travail, maison, rendez-vous, divers, etc.)
  • Prévoir 15 minutes tous les matins
  • Vous devez faire cet exercice une fois 15 minutes à propos exclusif de votre angoisse et/ou d’éventuelles ruminations
  • Installez vous dans une pièce de votre appartement ou de votre maison dans laquelle vous vous sentez bien et en sécurité (la chambre à coucher est la pièce la plus adaptée)
  • Allongez vous sur votre lit (pensez à vous couvrir un peu pour éviter d’avoir froid). Les bras le long du corps, légèrement décollés de votre buste, les jambes allongées devant vous, un peu écartées (ne croisez pas vos chevilles l’une sur l’autre). Faites comme si vous vous faisiez bronzer sur une plage
  • Fermez vos yeux et… imaginez le pire que vous puissiez craindre à propos d’une ou plusieurs situations que vous redoutez de vivre et imaginez aussi toutes les conséquences de cette situation qui va totalement échapper à votre contrôle (de fait, votre angoisse doit vous submerger dans cet exercice)
  • Imaginez tout de cette situation, les personnages, les lieux, vos réactions, celles des autres, etc.
  • Imaginez que vous ne pouvez rien faire pour contrôler la situation et imaginez qu’elle vous échappe totalement et que, de fait, vous êtes confronté(e) à tout ce que vous redoutez
  • Imaginez que toutes l’angoisse que vous redoutez comme tous les comportements que vous craignez de ne pas avoir, imaginez donc, que tout vous arrive et tout vous échappe
  • Arrivé au terme de l’exercice, asseyez vous tranquillement au bord de votre lit, prenez le temps de reprendre contact avec la pièce dans laquelle vous vous trouvez. Puis levez vous et dites la chose suivante :
  • « Cet exercice est terminé, je ne peux plus penser à cela avant demain, même heure, même conditions ».
  • Puis levez vous doucement et… vivez votre vie !
  • L’idée globale est de plonger dans tout ce dont vous craignez de perdre le contrôle, ou à propos de quoi vous craignez de ne pas être comprise ou entendue
  • Je vou demande donc de plonger dans votre angoisse plutôt que de l’éviter

Si vous en éprouvez le besoin, vous pouvez faire cet exercice de façon ponctuelle, à raison de 2 à 4 minutes, à chaque fois, et aussi souvent que vous le souhaitez, et où que vous soyez.

ATTENTION

Au cours de l’exercice, vous ne devez en aucun cas imaginez une solution. Vous êtes condamné(e) au pire pendant l’exercice ! Si, d’aventure, vous imaginez une solution, même minime, pendant l’exercice, arrêtez l’exercice et reprenez tout le depuis le début. Il est important qu’un continuum de pires constants ait lieu pendant au moins 10 à 15 minutes de rang.

Quand je parle de pire, vous devez imaginez le pire… du pire. Je m’explique au travers de l’anecdote suivante:

Il y a quelques années, j’ai eu un très gros problème avec un patient. Je lui avais d’ailleurs demandé de quitter mon cabinet et de ne plus me rappeler.

Très rapidement, il a commencé par me harceler téléphoniquement, puis m’attendait à la sortie du cabinet, tout en m’invectivant par téléphone. Les plaintes que je portais contre lui auprès des autorités ne semblaient nullement le freiner.

Il en est rapidement venu à me menacer, de me frapper, puis de me tuer. Sans doute me sentais-je coupable, toujours est-il que j’ai rapidement eu peur, puis de plus en plus peur, au point d’être non plus victime d’angoisse mais d’anxiété.

J’y pensais le jour, la nuit. Mon sommeil était perturbé. Je devenais paranoïaque. J’avais beau essayer de m’appliquer des exercices – comme celui du pire -, rien ne donnait vraiment de résultats. J’avais toutes les peines du monde à objectiver et à lâcher prise. Je me suis résolu à consulter une consoeur pour lui parler de mon angoisse.

Celle-ci m’a rapidement demandé ce que j’avais entrepris comme exercice comportemental. Et de lui parler de l’exercice du pire. Judicieusement, après m’avoir écouté, elle me dit :

  • « OK. Je comprends que tu aies peur que ce type te tue. Mais après ? Une fois mort ce sera fini ».
  • – « Oui et alors ? » répondis-je
  • « Et alors me dit elle, tu n’as pas mené cet exercice jusqu’au bout. Que crains-tu qu’il se passe après ta mort ? »

J’avais beau réfléchir, aucune idée, particulièrement angoissante, ne me venait. Puis je lui parlais de mes projets de vie, de mon épouse, de nos enfants et là, en parlant, le vrai problème s’est fait jour.

  • « Ce que tu dis, c’est que tu es angoissé à l’idée de ce que les gens que tu aimes, et plus particulièrement ton épouse et tes enfants, deviendraient après ta mort ? ».
  • « C’est çà ».
  • « Alors, tous les jours, tu vas penser que ce type t’assassine, que tu meurs. Tu dois prendre le temps de te voir mourir. Puis, tu imagines la vie de ton épouse et de vos enfants une minute après ta mort, une heure après ta mort, une journée, puis une semaine, puis un mois, etc. ».

Cet exercice recadré m’a apaisé très vite et c’est ainsi que, rapidement, j’ai repris le cours plaisant de ma vie.

Je vous demande de faire cet exercice en imaginant le pire du pire.

Tout ce que vous refoulez en matière d’angoisse, ou d’anxiété, et de leurs conséquences, je vous demande de l’imaginer et d’imaginer que non seulement cela vous arrive mais que, en plus, vous ne contrôlez plus rien.

Dans le cas d’angoisses ponctuelle, ou lorsque vous allez être confrontée, ou êtes face à une situation angoissante, faites cet exercice autant de fois que vous en éprouvez le besoin dans la journée.

Angoisse – Quel est l’objectif de l’exercice du pire

Faire bouger votre vision des choses et plus particulièrement celle liée à votre subjectivité à propos de tout ce qui vous angoisse et dont vous craignez de perdre le contrôle, ou à propos de toutes les situations à propos desquelles vous craignez de ne pas être à la hauteur ou de ne pas savoir faire (tout en ne sachant pas respecter vos limites et en ayant conscience que vous devriez les respecter alors que vous n’y arrivez pas ou plus).

Cet exercice va être difficile. Il va falloir au moins 3 ou 4 jours avant qu’il ne fasse effet. Au pire, cet exercice n’aura aucun effet négatif sur votre angoisse ou vous même. Au mieux, vous le constaterez par vous même.

Notez que je ne vous demande pas de ressentir les effets physiques de votre angoisse, de vos peurs ou de votre anxiété. Je vous demande seulement de les imaginer (comme si, par exemple, vous imaginiez gagner une très grosse somme d’argent au Loto ou à Euro millions, et que vous imaginiez ce que serait votre vie à compter de ce moment là).

Angoisse – Nota Bene à propos de l’exercice du pire

Vous devez faire cet exercice chaque matin mais vous pouvez le faire aussi souvent que vous en éprouvez le besoin dans la journée, du lever au coucher. En ce cas, faites le à propos de chaque situation qui vous stresse, à raison de 3 à 4 minutes à chaque fois.

Par ailleurs, n’oubliez pas que vouloir contrôler votre angoisse, c’est comme de contrôler une moto pendant une chute. C’est la pire des choses à faire et le meilleur moyen de vous faire très mal. En fait, ce que je viens de vous apprendre c’est à tomber pour vous relever indemne!

Angoisses et dépression

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Frédéric Arminot

Angoisses de la rentrée – Comment faire pour être moins angoissé

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Angoisses de la rentrée – Comment faire pour être moins angoissé

Il ne s’agit pas seulement de la rentrée scolaire mais, d’une façon plus générale, d’une rentrée à tous points de vue. Je pense qu’il s’agit d’un éternel recommencement qu’accompagne son lot de peurs, de joies, d’excitations, d’enjeux politiques, sociaux, scolaires, économiques, etc. Echouer ou… réussir? Les angoisses pointent.

Les angoisses de la rentréeLes enjeux sont de taille. Chacun va y aller de son angoisse quant à imaginer – sans savoir – ce qu’il pourrait se passer. Comment la rentrée scolaire va t’elle se dérouler? Vais-je être à la hauteur de ce que l’on attend de moi? Les enseignants seront ils sympathiques et bienveillants? Les élèves respectueux de l’autorité du professeur? Mon patron – ou ma patronne – sera t’il dans de meilleures dispositions à mon endroit? L’usine va t’elle fermer? Les angoisses de la rentrée sont multiples.

Comment faire pour de nouveau me protéger des menaces de société de crédit que j’ai tant de mal à honorer? Mon compagnon – ou ma compagne – va t’il me quitter? En bref, comment maitriser un avenir proche et plus lointain alors que je suis pris dans un tourbillon d’excitation sociale et que je ne trouve pas nécessairement les moyens d’y résister d’une part, et d’agir dans le respect de moi et des autres d’autre part. Les angoisses et encore les angoisses…

La rentrée scolaire – Un mauvais départ

En matière scolaire, et alors que les ministres qui se succèdent s’échinent à imposer des règles qui ne tiennent aucun compte des réalités du terrain, un enseignant de Marseille a mis fin à ses jours en septembre 2013. Ce monsieur a expliqué son geste par son refus de satisfaire à un enseignement dans lequel il ne se reconnaît plus. Bien triste spectacle qui traduit avec une infinie violence les angoisses dans lesquelles sont plongés bien des gens.

Comment résister à une machine sociale et éducative dont j’ai toujours dit qu’elle ne savait ni ne voulait s’adapter à la réalité sociale et environnementale. Comment traiter les angoisses quand vous savez qu’il vous faudra aborder le quotidien comme si de rien n’était et que, « allons, y a pas mort d’homme« . Ben si, encore une fois, il y a un mort.

Quand prendra t’on en compte les angoisses de l’enseignant terrorisé par ces parents qui exigent respect de l’élève alors que ce même élève ne respecte pas les autres en plus d’être scolairement en dessous du niveau de l’eau. Quand mettra t’on en place des structures d’accueil de qualité pour entendre la parole des enseignants épuisés par des objectifs toujours plus importants. Quand l’état reconnaitra t’il la qualité de la plupart des enseignants en communiquant sur la reconnaissance de ce métier.

Quand l’état revalorisera t’il le salaire des enseignants qui, faisant toujours plus d’heures tant en classe qu’en préparation et en corrections, sont devenus des travailleurs pauvres. Quand l’état participera t’il à ce que cesse à ce discours franco français qui veut que les enseignants ne foutent rien? Quand certaines personnes arrêteront-elles de demander aux autres de se substituer à elles mêmes dans la prise en compte de leurs responsabilités. Quand, quand… quand aidera t’on les gens à ne plus être impactés par les angoisses que le système génère?

Quand certains enseignants vont ils arrêter de maltraiter certains élèves au motif que les angoisses qu’ils les assaillent? Quand les inspecteurs d’académie vont ils arrêter de ne pas écouter les enseignants au nom de directives toutes plus ahurissantes les unes que les autres? A quels moments, et dans quels conditions, ces professionnels de la chose éducative vont-ils prendre acte que les angoisses de leurs collaborateurs sont les mêmes que les leur?

Quand certains employeurs ou chefs de services vont ils cesser de mettre la pression sur leurs employés au nom de ce chiffre qui les angoisses: le C.A? Quand l’argent cessera t’il d’être au centre de tout, de toute chose et de tout le monde? Cet argent, veau d’or supra vecteur de toutes les angoisses? Quand le monde cessera t’il d’avoir peur? Quand l’homme sera t’il enfin au centre de tout? Quand l’homme s’affirmera t’il enfin et, partant, mettra t’il un terme à toutes les angoisses qui l’agressent?

Jamais ! Enfin, je ne crois pas. Chacun ira de sa résistance individuelle à son anxiété, à son stress, à  toutes les Stress et enseignementangoisses qui le percutent. Et le monde continuera d’avancer car rester bloqué sur un échec – alors qu’il n’y a aucun désir d’en tirer les enseignements – est la mort du système. Le système a plus d’intérêt que l’homme lui même. L’homme est seul, le système est tout. Au nom du système, il est important e maintenir les angoisses comme la peur du gendarme.

L’intérêt du stress

De la même façon qu’il est économiquement nécessaire qu’il y ait du chômage, il est important qu’une société souffre. Une société qui va trop bien est un système qui se créera un problème pour satisfaire à des besoins de pouvoir et, accessoirement d’autorité. Un peu comme ces pays qui refusent de trouver la paix et ont plaisir à faire la guerre depuis longtemps. Chacun reste campé sur ses positions victimologiques et chacune des parties y trouve son intérêt. Les angoisses diverses ne sont pas prêtes de s’arrêter.

Pour que des gens aillent bien, se sentent bien, il est nécessaire que d’autres se sentent mal. Constater que quelqu’un souffre est un excellent moyen de se recadrer sur son propre état émotionnel et, partant, à l’aide de différences de toutes natures, de se trouver mieux que les autres. Les angoisses des uns font le bonheur des autres.

Ainsi, très prochainement, des enseignants, des élèves, des parents, des employés, reprennent le chemin de l’école comme de leur emploi, les angoisses vrillées au ventre, ou dans la joie d’échapper à un ennui qui les aura consumé tout au long de l’été. Le farniente participerait-il aussi à générer les angoisses nécessaires au changement?

Ou, plus simplement, dans la joie de retrouver ses potes et de rejouer encore et toujours la scène du positionnement social et des inter actions affectives. Chacun imaginera sa place dans ce futur à la fois connu et redouté. Bien des questions accompagnent cette population sous pression, questions auxquelles chacun s’emploiera à répondre de façons pas toujours adaptées pour s’éviter les angoisses tant redoutées.

Le stress induit invite chacun d’entre nous à se trouver un comportement comme une place qui le protège d’enjeux qu’il redoute. Entre ceux qui, victimes de phobie scolaire, vont souffrir aujourd’hui et demain plus encore, entre celles et ceux qui, victimes dangoisses au travail, se demandent quand tout cela va s’arrêter, il existe un système sourd mais omniprésent qui, savamment, entretient un état de tension pour que les choses existent et perdurent. Je le dit souvent, il y a un intérêt à maintenir les angoisses.

Le système existe dans ses résistances. Tout crise a du bon. Celui d’inviter chacun à inventer un nouveau positionnement qui lui permette de s’affirmer et de trouver une nouvelle place, presque une nouvelle vie. Dans un incessant et impressionnant ballet émotionnel, il y a celles et ceux qui planteront et les autres qui, cahin caha, avanceront, trébucheront, se relèveront et… continueront. Ainsi va le cycle de la vie. Ainsi, les angoisses participent-elles à alimenter le cours de nos vies.

Plaisir et angoisses du re nouveau

D’aucuns disent que la vie est un éternel recommencement. Pas totalement exact mais pas totalement faux non plus. Et c’est ainsi que les angoisses nourrissent nos « moi » respectifs. Sur la foi d’expériences passées, l’être humain se positionnera d’une façon qui lui semblera la meilleure. Entre celles et ceux qui, pris d’effroi, resteront tapis dans l’ombre, ou d’autres qui feront le choix d’être aveuglés par trop d’exposition à la lumière sociale, il y aura aussi des gens pour aborder le re nouveau avec les angoisses ad’hoc, mais avec courage, accueillant les angoisses, les angoisses excitantes qui vous invitent à vous dépasser.

Oui, le stress, l’anxiété, comme les angoisses ont du bon. De celui qui vous obligent à vous poser les bonnes questions. Partant, quel est le sens de tout cela? Les angoisses ont-elles un sens? Où vais-je, qui suis-je et dans quelle étage erre?

Il y a peu, je me suis – encore – posé la question du sens. Du sens de tout, du sens de rien. Du sens de la souffrance, du sens du plaisir. Du sens de la vie. Et je me suis souvenu d’un exercice que, du coup, j’ai repris.

Plaisir angoisseL’exercice consiste à trouver le sens que l’on souhaite donner à sa vie ou le sens que vous pensez que votre vie devrait avoir. La vraie question est: « Quel est le sens de ma vie« . Vous écrivez cette question puis vous répondez de façon spontanée jusqu’à ce qu’une réponse que vous venez d’écrire vous bouleverse, vous émeuve, à un point tel que vous saurez que vous avez trouvé.

A chaque réponse vous attribuez un numéro chronologique. Il n’est pas impossible que vous atteignez des chiffres vertigineux. Peu importe. Passez y le temps nécessaire. J’ai re commencé hier et j’en suis à 101 (je prends un certain plaisir à me mettre à l’épreuve pour constater si, oui ou non, le sens que je donne à ma vie é évolué ou est conforme à ce que j’avais précisé en d’autres temps). Ne lâchez pas cet exercice en chemin, écrivez jusqu’à ce qu’une phrase, longue ou courte, vous apparaisse comme une évidence.

Je vous assure que cela est assez radical quand vous êtes confronté(e) à une crise d angoisse ou à du stress. Et, en ce moment, au regard des enjeux de toutes natures et des échéances qui vous attendent, il y a de quoi être stressé ou, à tout le moins, angoissé. Y aurait-il moyen de trouver la paix? Y aurait-il moyen de s’épargner les angoisses qui nous assaillent?

A votre avis, tant à propos de cette je ne sais quantième rentrée comme à propos de toutes les questions relatives au développement personnel, quel est l’intérêt d’un tel exercice? Serait-ce un moyen de trouver la paix à l’aube de ce premier quadrimestre de l’année 2015?

« Qui vit en paix avec lui même vit en paix avec l’univers«  Marc Aurèle

P.S: désolé pour cet article que, moi même, je trouve un peu particulier. Ce matin, je ne me sentais pas l’âme consensuelle…

Angoisses et dépression

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Frédéric Arminot

Crise de panique – Comment faire pour contrôler une crise de panique

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Crise de panique – Comment faire pour contrôler une crise de panique

La crise de panique répond à un processus qui, bien évidemment, est spécifique à chacun. cependant, les fondements d’une crise de panique sont souvent les mêmes. Qu’il s’agisse d’image de soi, de confiance en soi, de pleurs constituées dans l’enfance, donc au cours de la construction de votre personnalité, les crise de panique ont souvent les mêmes sources et… les mêmes effets.

« ‘C’est en renouvelant les mêmes erreurs que l’on obtient un résultat inversement proportionnel à l’effet désiré »

Jean-François est un homme de 35 ans. Père psychiatre, mère enseignante, Jean-François est Educateur spécialisé. Ils suivi une formation longue et difficile et, pour la vision que j’ai de ce métier, je suis assez étonné de ce dont il m’informe quand il prend contact avec moi.

Le métier d’éduc.spé., à plus forte raison quand l’on sait que ce monsieur s’occupe de jeunes en difficultés, prépare à vivre des situations difficiles. Les inter action, parfois difficiles pour ne pas écrire violentes, peuvent être fréquentes. Jean-François en a l’habitude et c’est comme si, tout d’un coup et contre toute attente, plus rien des habitudes comportementales dans le domaine professionnel ne fonctionnait. Jean-François redoute de se trouver en situation difficile et, inconsciemment, il prépare ses crises de panique parce qu’il n’a de cesse d’anticiper. Que s’est-il donc passé pour que le quotidien de ce monsieur soit bouleversé contre toute attente?

Le processus d’une crise de panique

Quand j’aborde un problème avec quelqu’un et que cette même personne souhaite trouver une solution, ma première attitude consiste à poser beaucoup de questions. Et en ce qui concerne Jean-François, je pose d’autant plus de questions que le métier qu’il fait et les crise de panique dont il est victime n’ont rien d’innocent. cela répond à un processus assez claire, en règle générale, bien que spécifique à chacun d’entre nous.

La crise de panique n’a pas à voir avec les crises d’angoisses. En effet, une crise d’angoisse est une angoisse très forte et soudaine qui, si elle est pénible à vivre, ne donne pas le sentiment de perdre ses moyens. Ce dernier cas étant la définition même d’une crise de panique.

Cela signifie que, contre toute attente, et d’une façon éminemment violente, vous vous retrouvez dans la totale incapacité de rassembler votre énergie pour traiter une information angoissante ou une somme d’informations qui requièrent une réponse adaptée. Autant d’éléments que vous trouverez dans les différents cas que je traite sur ma chaine Youtube.

Crise de panique

La crise de panique répond à un processus particulier au sens où il y’a une somme d’éléments personnels, contextuels ou environnementaux qui participent à faciliter une crise de panique.

Ainsi, si vous êtes fatigué(e), victime danxiété, stressé(e), contrarié(e) par un ou plusieurs éléments qui vous inquiètent, vous pouvez accumuler des émotions que vous tentez de contrôler. Alors, souvenez-vous.

Contrôler vos émotions est la pire des choses que vous puissiez faire. Contrôler ses émotions cela signifie que lorsque vous éprouvez une émotion et qu’elle vous met en difficulté (peur, joie, tristesse, dégoût, colère, honte, culpabilité) vous la rejetez par peur de ne pouvoir l’exploiter et vous faites comme si rien ne se passait.

Dans le cas de Jean-François, il y a une somme d’émotions et d’évènements qui ont favorisé ses récentes crise de panique. Des situations vécues et qui semblent s’être répétées de diverses façons ont participé à ce que JF voit son capitale de confiance en soi fondre comme neige au soleil.

Dès le départ, face à des situations qui semblaient lui échapper, Jean-François a renforcé ses défenses et utilisé des outils de coercition devant des adolescents qui refusaient d’obtempérer et de satisfaire leurs engagements. Jean-François s’st retrouvé confronté à certains échecs pédagogiques qui ont altéré la confiance qu’il pouvait avoir en lui.

Progressivement, alors qu’il en avait maintes fois discuté avec ses collègues de travail, cet éducateur spécialisé s’est senti mis en cause. C’est du moins ce qu’il m’explique bien que, il en conviendra plus tard, c’est son état de fatigue plus un autre élément très personnel qui auront favorisé ce sentiment d’être mis en cause dans un conflit répété.

Quotidiennement, Jean-François se rend compte qu’il dort mal. Sa compagne l’informe qu’il geint en dormant. Lui dit qu’il se réveille fatigué et victime d’angoisses matinales. Plus il se rapproche du centre dans lequel il travaille, plus ses angoisses augmentent. Jean-François souffre de ruminations, et se fait des films quant à la façon dont chaque journée de travail va se dérouler. Pour faire court, une fois n’est pas coutume, Jean-François cherche à contrôler son problème, comme s’il voulait le prévenir pour mieux le contrôler de sorte à ce que cela ne lui échappe pas. Le processus est en route jusqu’au jour où, débordé d’émotions, Jean-François sort des ses gonds et en est à deux doigts de frapper un ado.

Bien qu’expérimenté, Jean-François fait un plaisir à nul autre pareil à l’ado avec lequel il est en difficulté inter actionnaire quand il perd ses moyens. Il perd ses moyens et, partant, se décrédibilise. Il perd cette autorité qu’il revendique tant. Il tente de les retrouver jusqu’au moment où, ce qui devait arriver arrive. Notre éducateur spécialisé n’arrive plus à utiliser ses ressources, son expérience, la présence de ses collègues. Mais pourquoi donc ce monsieur en est-il arrivé à ce point où il s’ordonne de réussir alors qu’il a construit, inconsciemment il est vrai, ce qu’il vit comme un échec?

Crise d'angoisse - Crise de panique

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Pourquoi souffrez-vous de crise de panique

Très fréquemment, je constate que l’histoire des personnes qui me consultent, ou plutôt ce qu’ils ont retenu de leur éducation, paramètre leur relation à leurs émotions. J’en veux pour preuve ce qu’il est convenu ce que l’on appelle « l’injonction paradoxale ». Cette injonction est une phrase prononcée une ou plusieurs fois par un parent, phrase du type: « Fais ce que tu veux mais gagne de l’argent » ou « Fais ce que tu veux mais tu n’y arriveras pas ». Cela signifie donc qu’une chose est dite et son contraire dans la même phrase.

En ce qui concerne Jean-François, c’est en en parlant, et en explorant plus avant sa relation à l’autorité, au pouvoir, comme à l’image de lui même et, enfin, à la façon qu’il a de s’affirmer que nous allons découvrir une injonction paradoxale intéressante.

Pourquoi souffrez-vous de crise de panique

Pourquoi êtes-vous victime de crise de panique

JF se souvient qu’un jour, il a annoncé très fier à sa mère enseignante le métier qu’il souhaitait faire. Laquelle lui a répondu qu’elle soutenait son choix mais… que c’était un métier difficile et ingrat et que lui, son fils, n’avait pas le droit de se tromper.

Cette maman a dit cela de façon tout à fait innocente et n’a sans doute pas imaginé quelles conséquences cela pourraient avoir pour son fils. Or, celui-ci, s’il a confirmé son choix et a conscience de la difficulté, n’en n’a pas moins retenu ce que sa mère lui a dit (c’eut pu être son père), et a fait de cette injonction une nécessité impérieuse à satisfaire en toutes circonstances.

Les années ont passé et Jean-François a inconsciemment cultivé ce qu’il avait perçu comme un ordre impérieux de sa mère.

A ceci près qu’à chaque évènement professionnel à propos duquel JF se sentait mis en cause dans sa légitimité, et qui participait à lui faire peur d’échouer, cet éducateur s’enjoignait l’ordre de réussir.

C’est ainsi que, non sans quelques angoisses ponctuelles, ce monsieur a traversé des années d’expérience et d’implication. Ce qui a fonctionné pendant des années a fini par trouver sa limite. Jean-François s’est retrouvé fragilisé par quelques échecs cuisants avec des adolescents qu’il n’arrivait pas à aider. Il a fini par en faire une affaire personnelle. Si cela ne fonctionnait pas, c’était de sa faute. Pour se protéger de ce sentiment de culpabilité la phrase de sa maman résonnant à sa tête -, Jean-François redoublait d’énergie pour réussir ce qui creusait un peu plus sa peur d’échouer, et lui donnait un résultat inversement proportionnel à l’effet désiré.

Comment contrôler une crise de panique

En quelques séances, JF a réussi à retrouver de lui une image positive et à objectiver. Cela signifie ne pas lâcher prise et ne pas nécessairement se sentir responsable en cas d’échec avec un ado. Il y a réussi en comprenant les mécanismes de défense qui étaient les siens et qui lui rendait son comportement toxique.

En fait, ce monsieur réagissait comme un enfant qui voulait absolument persister à apporter la preuve à sa mère qu’il ne s’était pas trompé de choix et qu’il était donc légitime à exercer sa fonction tout en ayant peur de ne pouvoir continuer à apporter cette preuve.

Partant, il craignait, en cas d’échec, de perdre non seulement sa légitimité mais aussi l’approbation des sa mère, voire son amour. C’est du moins ce qui est apparu au cours du travail que nous avons fait ensemble. C’est un peu comme si la maman de ce monsieur apparaissait à chaque difficulté inter actionnaire entre un adolescent et lui, ce qui paramaitraît de façon infantile ses réactions émotionnelles.

Plus il avait peur d’échouer, plus il dépensait d’énergie pour réussir, et plus il allait a devant de son propre échec puisqu’il en faisait, émotionnellement parlant, une affaire personnelle. En fait, Jean-François, pour se protéger, réagissait et perdait toute objectivité. En dépensant autant d’énergie, Jean-François participait activement à la dépenser d’une façon telle qu’il avait toutes les chances de créer une crise de panique puis le renouvellement aggravé de ses crise de panique.

En ayant compris cela, ce monsieur a réussi à reprendre un comportement adulte et responsable. Il y a réussi à la faveur d’un premier élément de travail, un diagnostic, outil de travail que je vous invite aussi à utiliser. Ainsi, nous comprendrons tout ce qu’il y’a à comprendre, que vous souffriez de crise de panique, d’angoisses, d’anxiété ou de phobie.

Frédéric Arminot

Crise d’angoisse – Etude du cas de Tiphaine, victime de crise d’angoisse

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Crise d’angoisse – Étude du cas de Tiphaine, victime de crise d’angoisse

Qu’il s’agisse ou non de crise d’angoisse, ce qu’il y a de souvent étonnant dans mon métier, c’est qu’il arrive parfois que, avant même de s’exprimer, je pense d’une personne qui me consulte qu’elle souffre de tel ou tel problème sachant que, bien sur, il m’arrive de me tromper.

C’est précisément ce qui m’arrivera avec Tiphaine qui souffre de crise d’angoisse terribles et ce dans tous les domaines de sa vie. Pourtant, elle m’apparaît pétillante, espiègle. Elle anime un blog sur le « Lifestyle ». En un mot comme en cent, bien qu’interloqué, je la trouve pêchue!

Si je me décide à vous parler des crises d’angoisse de Tiphaine c’est parce qu’il me semble intéressant de comprendre comment cette jeune femme en est venue à alimenter ses crises d’angoisse. En effet, courageuse et battante comme elle m’apparaît, j’imagine bien ce qu’il doit se passer, mais je n’imaginais pas tout, loin s’en faut.

Crise d’angoisse – Une question de contexte

J’ai bien conscience d’écrire et de répéter la même chose que ce soit à propos de crise d’angoisse, d’anxiété, voire de phobie d’impulsion (par exemple), mais force est de constater que Tiphaine ne déroge pas à la règle. C’est autant son contexte que son environnement qui font ses crise d’angoisse.

Quand je parle de contexte associé à des crise d’angoisse, je pense plus précisément aux situations auxquelles cette jeune femme est confrontée d’une part et aussi à ses réactions face à ses crise d’angoisse d’autre part.

En effet, cette personne est justement connue et identifiée par ses ami(e)s comme une battante, une rigolote. Peut-être pas celle qui danse debout sur les tables mais, en tous cas, celle sur laquelle on peut compter pour mettre de l’ambiance. Pour autant, Tiphaine m’explique qu’elle a beau être la « marrante » de service, cela se fait au prix d’une lutte acharnée contre ses crise d’angoisse.

Crise d'angoisse - Un contexte favorableDès qu’il s’agit de sortir de chez elle, que ce soit pour interviewer un(e) pro de la mode, une responsable de collection, un ou une designer, le simple fait de sortir de chez elle, de sa zône de confort, la remplit d’une douleur abdominale très handicapante, d’une boule au ventre, de suées, de tremblements (parmi d’autres symptômes liés à ses crise d’angoisse).

Là où cela devient encore plus intéressant, c’est que Tiphaine pourrait prendre le temps de s’occuper d’elle, de ne se forcer à rien, ou de faire des exercices de relaxation (ce qui ne résoudra pas le problème de crise d’angoisse mais, ou moins, l’apaisera), ou encore s’accorder le droit d’aller mal et de surseoir à ses obligations. Mais non! Tiphaine ne veut pas! Tiphaine refuse d’être comme handicapée par des crise d’angoisse qui la martyrisent depuis quelques années dèjà.

Alors, Tiphaine commet la plus grave erreur, l’erreur qu’il ne vous faut jamais commettre. Cette jeune femme contrôle son problème. Du moins, elle tente de le contrôler en se rassurant, en agonisant sa crise d’angoisse d’injures bien senties (comme si sa crise d’angoisse avait des oreilles). Puis, la boule au ventre, Tiphaine monte sur son scooter et, stressée à l’aidée de faire un malaise en route, victime d’une vue qui, parfois se brouille, Tiphaine roule au devant de ses ennuis.

C’est ainsi que, parmi d’autres comportements réactifs dont Tiphaine a le secret pour se détourner de ses crise d’angoisse, en jouant le rôle de Mademoiselle tout va bien participe à enrichir son problème de crise d’angoisse, à l’aggraver.

C’est d’ailleurs comme cela que Tiphaine m’explique qu’il lui arrive souvent d’aller dormir chez des ami(e)s car elle ne sent pas de rester seule par peur qu’une crise d’angoisse la fasse s’évanouir de douleur voire, pire, qu’à cause d’une crise d’angoisse prolongée et de battement du cœur violents, elle soit victime d’un crise cardiaque et… meure seule!

Alors pour se protéger de cela, plutôt que de demander de l’aide à des personnes compétentes, Tiphaine monte sur son scooter, traverse Paris et roule au devant de son problème. Au moins, dussè-je passer pour un type cynique, être à scooter lui permet d’alimenter ses ruminations (dont nous aurons d’ailleurs l’occasion de nous occuper puisque cela fait partie de son problème de crise d’angoisse).

Bien que je ne sois pas étonné de ce que cette personne m’explique, je suis quand même abasourdi par cette constante qui est la sienne que de ne pas vouloir cesser de contrôler son problème alors que l’intéressée a tout à fait conscience que cela aggrave sa situation.

Oui mais, elle ne sait – ni ne veut – faire autrement. Elle sait d’autant moins faire autrement que, rapidement, nous comprendrons que ses crise d’angoisse répétées sont le fruit d’un sentiment d’insécurité affective patent, et d’une injonction – un ordre – que cette femme s’adresse pour continuer à jouer son rôle. Comme quoi, le problème, une fois de plus, a un intérêt! Je sais. C’est fou, mais vous allez comprendre.

Crise d’angoisse – Quel serait l’intérêt de ce problème pour Tiphaine

Crise angoisse - Intérêt du problèmeAutant que vous le sachiez tout de suite, l’accompagnement personnalisé de Tiphaine est allé particulièrement rapide! En moins de 5 consultations, nous avons neutralisé son problème.

Aujourd’hui, Tiphaine va très bien et je crois même qu’elle a rencontré quelqu’un avec lequel elle peut jouer… le rôle de sa vie!

En tous cas, avant que ces crise d’angoisse ne disparaissent totalement, il a bien fallu non seulement comprendre le contexte mais aussi ce qui se cachait derrière ces crise d’angoisse. C’est ce que je vais maintenant m’employer à vous expliquer.

Cette charmante Tiphaine, qui avait, en son temps, accepté de répondre à beaucoup de mes questions, accepte de répondre à de nouvelles questions. En effet, j’ai besoin de comprendre la genèse de ses crise d’angoisse. Non pas que je veuille psychanalyser cette jeune femme mais force est de constater qu’il me manque des éléments. Et c’est dans son histoire personnelle que je vais les trouver.

C’est ainsi que, au gré de mes questions, je vais apprendre que Tiphaine est la fille unique de parents séparés, et qui ont été confrontés à différents problèmes personnels. L’environnement familial était assez instable – socialement –  pour que cette jeune fille en conçoive de façon récurrente un sentiment d’insécurité. Les années passant, Tiphaine n’aura de cesse de réagir par rapport à son histoire familiale.

Tiphaine contrôle ses relations, et agit toujours de sorte à ce que les risques sociaux soient minimes voire inexistants. Pour autant, Tiphaine transporte avec elle son sentiment d’insécurité affective infantile, et elle ne saurait savoir faire quelque chose – avoir confiance en elle – alors qu’on ne lui a pas appris.

L’intérêt du problème de cette jeune femme consiste donc à se rappeler à l’ordre en permanence. Elle exige d’elle même d’être à la hauteur de tout ce qui la concerne. Ses crise d’angoisse sont donc là pour le lui rappeler! Ces crise d’angoisse répétée sont comme une alerte permanente qui la contraignent, à son sens, de façon positive, à être toujours à la hauteur des situations auxquelles son quotidien la confronte.

Ce qui peu être vrai quelques temps est aujourd’hui inexact ou, en tous cas, n’a plus du tout l’effet escompté. Et, c’est précisément en voulant prendre le contrôle de sa vie, comme de ses émotions, que cette patiente s’est fourvoyée, en toute bonne foi, et qu’elle a participé à entretenir ses crise d’angoisse.

A titre d’exemple, Tiphaine me raconte qu’un matin, chez son père, elle a envie de croissants. Il lui faut sortir pour en acheter à la boulangerie la plus proche. A l’idée de sortir, Tiphaine se sent prise d’une crise d’angoisse violente qu’elle ne s’explique pas. Plutôt que de prendre acte de son état et de faire l’exercice que je lui avais confié en pareille situation, Tiphaine s’oblige à sortir! Ces quelques viennoiseries auront un caractère douloureux qui justifiera une digestion pénible et des vomissements ultérieurs…

Tiphaine a pris acte du danger quant à cette crise d’angoisse liées à cette petite sortie mais, dans le même temps, a refusé d’en prendre compte et d’agir conformément à ma prescription. Tiphaine aura voulu contrôler l’incontrôlable et, plutôt que d’en accepter l’augure, elle aura lutté contre ce qui aura participé à créer un conflit intra psychique chez cette jeune femme.

Crise d’angoisse – Le temps de la résistance au changement

Il faudra quelques séances à Tiphaine pour comprendre tout l’intérêt des prescriptions comportementales. Elle mettra quelques temps aussi à accepter de respecter encore et toujours les exercices que je lui confie. Mais, centimètre par centimètre, Tiphaine me téléphonera de moins en moins pour m’appeler au secours. A tel point que, un jour, elle me téléphonera pour annuler sa dernière consultation me signifiant ainsi que tout allait beaucoup mieux. Qu’elle avait retrouvé joie et sérénité, qu’elle avait traité son ressentiment à l’endroit de ses parents. Qu’elle avait enfin cessé, dans son propre intérêt, de se comporter comme une enfant qui demande désespérément à ses parents de la rassurer, en vain, il est vrai.

Tiphaine aura donc agi de soirée à retrouver un comportement adulte, un comportement autonome en comprenant que si elle n’était aucunement responsable des ses crise d’angoisse, elle était responsable de son propre changement. Tiphaine aura eu le courage de lever sa résistance au changement.

Je vous rappelle que Tiphaine m’a contacté dans le cadre d’une demande de diagnostic gratuit. En effet, c’est ainsi que je procède avec toute le monde.

Nous passons 30 à 45 minutes ensemble, sur Skype principalement, pour explorer votre problème. Au cours de ce diagnostic gratuit, j’ai posé beaucoup de questions – encore ?! – à Tiphaine, ce qui m’a aidé à comprendre son problème. Passées 24H de réflexion, j’ai confirmé à cette jeune personne que, si elle le souhaitait, j’étais compétent à lui venir en aide. Ensuite, je lui ai expliqué comment nous allions travailler à la solution de son problème de crise d’angoisse. Puis les consultations ont débuté très vite.

Si je ne m’étais pas senti compétent à aider Tiphaine, je l’aurais orienté ers une consœur ou un confrère que j’aurais jugé plus compétent que moi.

P.S: les exercices et prescriptions comportementales sont toujours en fonction de la personne, vous, de votre contexte et de votre environnement. Il s’agit donc bien d’accompagnement personnalisé et de solution(s) adaptée(s) à votre cas.

Frédéric Arminot

TCC – Thérapie comportementale – Définition

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TCC – Thérapie comportementale – Avant propos

Je dois reconnaître qu’en France comme ailleurs, il est difficile pour un néophyte de distinguer la TCC de la thérapie comportementale que l’on appelle aussi Thérapie Cognitive et Comportementale (tcc).

Je vais donc essayer de vous expliquer quelles sont les différences de pratique comme leurs modalités et les grands principes de chacune d’entre elle. L’objectif étant bien évidemment de vous aider non seulement à comprendre mais à choisir de la façon la plus adaptée pour vous.

TCC - Thérapie comportementale

Définition de la TCC ou thérapie comportementale

Avant toute définition de la TCC, il est important que vous sachiez ce qu’est un comportement. Un comportement est la réponse que chacun d’entre nous exprime sur la foi d’une sollicitation donnée dans un contexte donné et un environnement donné.

Cela pose donc la question de la communication entre les autres et vous. C’est l’inter action. Or, c’est précisément cette dernière qui peut poser problème et être responsable de différents problèmes tels que: angoisse, anxiété, stress, dépression, phobie (pour ne citer que les principaux symptômes).

La TCC, la thérapie cognitive et comportementale, la thérapie comportementale, ou thérapie systémique, ou encore thérapie brève et stratégique, issue du modèle Palo Alto, est une approche centrée sur la résolution des problèmes que vous présentez.

L’approche comportementale offre des moyens d’action thérapeutique rapides qui ont fait leurs preuves dans le soulagement des souffrances personnelles, professionnelles, relationnelles et familiales, ce qui vous permet d’envisager le présent et l’avenir sereinement.

En 2004, une étude de l’INSERM* [Institut National de la Recherche et de la Santé Médicale] précise que 16 cas sur 17 sont résolus dans un délai inférieur à six mois grâce à l’approche comportementale.

TCC – Comment bénéficier de la thérapie comportementale

Pour être certain que vous puissiez bénéficier des apports de la thérapie comportementale, une étude de votre problème est nécessaire. Ainsi, vous gagnez en temps et en efficacité. L’abattage thérapeutique n’est donc pas le crédo de ta thérapie comportementale ou TCC.

Afin de vous assurer la meilleure qualité d’écoute, le nombre de consultations par jour est limité.

TCC – Consolidation

En cas d’insuccès, il est mis fin à la thérapie et il vous est proposé de rencontrer une consoeur ou un confrère afin de bénéficier d’un éclairage complémentaire qui facilite une résolution définitive de votre problème. Dès que la solution est consolidée au terme d’une séance, votre accompagnement s’arrête. Vous n’avez donc pas à participer aux consultationssuivantes (à concurrence de 10).

A chaque consultation, le point est fait sur les évènements en cours, le bénéfice des exercices, et votre situation émotionnelle. Ainsi, vous cheminez vers la solution à votre problème, vous progressez par rapport à la stratégie, et bénéficiez d’exercices adaptés.

TCC – Durée et fréquence des consultations

Chaque consultation dure de 45 minutes à 1 heure. Le nombre de séances est limité à dix (10). Il s’agit donc bien d’une thérapie brève. La fréquence des consultations est précisée d’une consultation à l’autre, d’un commun accord. Avec votre accord, un lien est assuré avec votre médecin traitant.

TCC – De la folie…

Récemment, une personne m’a posé un certain nombre de questions à propos de la thérapie comportementale liée à une phobie. L’un de ces questions était de savoir si la thérapie comportementale induisait une « exposition », c’est à dire: « Allez vous me confronter physiquement à mon problème?. Par exemple, si j’ai peur des pigeons, allez vous m’obliger à voir et toucher de vrais pigeons? » Ma réponse à cette question est la suivante.

Le faire, ou vous contraindre à le faire, est de la folie pure. Il n’en n’est pas question. Sinon, ce serait comme de vous obliger à embrasser quelqu’un qui vous dégoûte! Ce serait vous manquer de respect.

Pour éliminer vos problèmes de stress, de harcèlement, de jalousie, d’angoisse, d’anxiété, de dépression, de phobies, nous agissons autrement. La thérapie comportementale se fonde sur la créativité du comportementaliste pour vous proposer des exercices qui respectent votre réalité comme vous même. La thérapie comportementale, et le thérapeute, sauront vous aider à éliminer votre problème, tranquillement, efficacement et durablement.

Le Programme ARtUS - Angoisse - Anxiété - Phobie - Toc

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Frédéric Arminot

Crise d’angoisse – Comment faire

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Crise d’angoisse – Comment faire

Ça vous saute littéralement à la gorge. Estomac noué, gorge sèche, boule dans la gorge, vous êtes comme tétanisé, sidéré. Les symptômes de l’angoisse. Vous avez l’impression d’être victime d’une attaque soudaine, une attaque de panique. Çà vous prend au débotté et vous êtes incapable de faire le rapprochement entre la crise d’angoisse que vous vivez et ce qui pourrait la motiver, l’expliquer.

Que ce soit la première fois ou pas, vous ressentez cette crise d’angoisse avec toujours autant de violence, toujours autant de peur irraisonnée. Cette crise d’angoisse, c’est insupportable! Alors, pour gérer cette crise d’angoisse, vous allez tout tenter. tenter l’impossible, tenter de contrôler votre crise d’angoisse, tenter de vous raisonner.

Comme la plupart des gens, sans doute, tenterez vous de rationaliser à propos de votre crise d’angoisse. A moins que vous n’intellectualisiez autour de cette crise d angoisse, en lui trouvant tous un tas de bonnes raisons et en commettant une je ne sais quantième erreur…

Légitimement, face à la souffrance, vous allez essayer de vous raisonner. Vous allez tenter de vous convaincre que cette crise d’angoisse n’est qu’un passage. Que cette crise d’angoisse va passer. Que cette crise d’angoisse n’est rien. Or, plus vous allez réagir de la sorte, en essayant de vous convaincre que ce n’est rien, pire cela va être.

Crise d’angoisse – L’erreur à ne pas commettre

Comme je l’ai précédemment écrit, comme la plupart des gens victime de crise d’angoisse, vous allez avoir toutes les peines du monde à accepter l’insupportable. Un peu comme si vous étiez suffisamment détaché de vous même et de vos émotions pour ne rien changer à votre comportement si, d’aventure, quelqu’un vous frappait de façon répétée et continue et que, ce faisant, vous continuiez à vivre votre vie comme si de rien n’était. Difficile à imaginer n’est-ce pas?

Crise d'angoisse - Erreur fataleCe que vous allez faire en cas de crise d’angoisse, c’est d’essayer de vous protéger et de calmer la crise d’angoisse. C’est bien compréhensible.

En faisant cela, vous prenez le risque d’alimenter le système de la crise d’angoisse. En effet, votre cerveau vous informe de l’imminence d’un danger et vous répondez: « Même pas mal! ».

Donc, votre cerveau comprend… que vous ne comprenez pas l’importance de son alerte. Dès lors, votre cerveau aggrave ainsi les soigner angoisse. Ce qui participe de votre comportement puisque vous commettez une erreur magistrale.

La plupart du temps, pour des raisons éducatives, sociales ou affectives, la plupart des gens essaient de contrôler leur crise d’angoisse. Ils ne veulent pas donner d’eux l’image de quelqu’un qui perd ses moyens. Ils ne veulent pas perdre la place qui est la leur. Ils ou elles ne veulent pas perdre la face devant les autres.

Cette plaie d’orgueil bien compréhensible est l’une des erreurs à ne pas commettre en cas de crise d’angoisse. L’autre erreur, et pas des moindres, consiste à vouloir donner le change autant à soi qu’aux autres. Pourquoi? Tout simplement parce qu’en déniant la réalité de votre émotion, son importance, sa gravité exprimée dans la crise d’angoisse, vous allez rencontrer deux problèmes.

Le premier c’est d’essayer de gérer la crise d’angoisse alors que vous n’y arrivez pas. Si vous saviez comment faire dès l’émergence d’une crise d’angoisse, vous ne seriez pas entrain de lire cet article. La seconde erreur consiste à feindre que tout va bien alors qu’à l’intérieur de vous, physiquement et émotionnellement, c’est le Vietnam! Même si, en pareille situation, le Vietnam à côté de ce que vous souffrez à ce moment là, pourrait s’apparenter à un terrain de jeux!

Il ya une autre erreur, dont on parle moins, qui consiste à demander à des proches, amis, famille, compagnon, compagne, de vous rassurer. Là, vous allez avoir un double effet. Le premier c’est que les intéressés vont essayer de vous rassurer. Ce qui peut marcher mais va participer à entretenir crise d’angoisse ou angoisses. Entendons nous bien. Si le fait de vous rassurer était la solution, vous le sauriez!

Le second effet c’est qu’à force d’être victime de crise d’angoisses, répétée ou non, c’est que vous risquez de lasser vos proches, lesquels vont se sentir impuissants à vous venir en aide. Ce qui va, le plus souvent, générer des comportements victimologiques et… des conflits. Ce qui risque d’aggraver votre crise voire de générer une crise de panique. C’est la cerise sur le gâteau. La prime de la prime sera, bien sûr, de ressentir de la honte et de la culpabilité.

Alors, pour vous éviter tous ces symptômes liés à une crise d’angoisse, pour savoir gérer une crise d’angoisse, pour traiter vos angoisses, il existe bien des méthodes mais, je le crains, cela va vous déplaire. C’est à 180° de ce que vous faites habituellement. C’est diamétralement à l’opposé de votre vision rationnelle des choses. Lisez plutôt ce qui suit.

Crise d’angoisse – Comment faire ou quand la vérité sort de la bouche des enfants

Pour la je ne sais quantième fois, je pourrais vous expliquer comment faire pour gérer une crise d’angoisse.

Et puis, comme parfois le hasard fait très bien les choses, je préfère partager avec vous le récent message d’une maman à propos de sa fille de 5 ans, laquelle rencontrait des problèmes d’angoisses, ou de crise d’angoisse nocturne:

Bonjour,

Je voulais vous remercier pour votre article en libre lecture sur l’angoisse nocturne de l’enfant.

A la suite de plusieurs évènements, le comportement de ma fille adoptive de 5 ans s’est brutalement dégradée avec des angoisses diurnes et nocturnes très fortes (peur d’être attaquée par des zombies, peur de mourir – demande 100 fois par jour si son coeur battait et si elle n’avait pas de caries, colites, appel à l’aide en pleurs de sa maman de naissance).

Mon attitude, ainsi que celle du médecin, a été de tenter (vainement) de la rassurer. J’ai consulté une psychologue avec qui elle a bien verbalisé les choses et nous avons identifié les causes.

Puis j’ai lu votre méthode paradoxale en ligne et je l’ai tout de suite appliquée. Effet immédiat, journée sans angoisse, et elle s’est endormie hier soir très calmement, a passé une très bonne nuit et, ce matin, toute fraîche au réveil, elle m’a dit:

« Tu sais maman, je n’ai plus peur d’avoir des caries, et je pense que j’ai tué les zombies. Et c’est moi toute seule !. ».

Je n’ai rien d’autre à ajouter, si ce n’est que j’adore mon boulot! (je vous aime aussi).

Controler angoisse

Frédéric Arminot

Le stress des enseignants

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Le stress des enseignants

Elle a 50 ans passés. 50 ans, dont près de 25 en face à face continuel avec des élèves. Elle a tout vu. Elle a tout entendu. Tellement que, lorsqu’elle arrive au cabinet, elle est émotionnellement exsangue. Ne se sentant plus en phase avec son métier. ne se sentant soutenue ni par l’administration, ni par la direction de l’établissement scolaire dans lequel elle travaille et, de façon très étonnante, par peu, voire aucun, de ses collègues de travail. Elle est lasse, épuisée. Le stress des enseignants peut-être.

Oui, Jacqueline souffre de ce qu’il est convenu d’appeler le stress des enseignants. Elle n’arrive plus à trouver les ressources pour continuer. Chaque année, elle se pose la question de savoir si elle va continuer ou pas. A chaque rentrée scolaire, Jacqueline se pose la question de savoir sur quels élèves et quels parents elle va encore « tomber ». Deux questions qui fonde le stress des enseignants.

Cette exposition permanente aux inter actions scolaires et sociales auront eu raison de son équilibre personnel. Le stress des enseignants fait d’autant plus souffrir cette femme que, pour couronner le tout, elle subit, elle comme tous ses collègues, cette diatribe nationale qui consiste à dire qu’elle fait partie des privilégiées parce qu’elle a plusieurs mois de vacances par an.

Rien n’est jamais dit sur le stress des enseignants, stress lié aux heures de préparation, aux soirées passées à corriger des copies, à ces vacances qui ne sont pas puisque le salaire de la fonction est annualisé et qu’en conséquence, si l’on y regarde de plus près, ce sont les enseignants qui paient leurs congés et non l’état qui leur en fait cadeau!

Cette femme est usée de devoir se justifier tant auprès des inspecteurs d’académie, que de ses consoeurs et confrères comme des parents. Parfois aussi, des élèves. Elle vient me voir pour l’aider à ne pas sombrer. Son autorité est contestée, remise en cause. Cette enseignante est le bouc émissaire d’une société qui va mal et se cherche des responsables ce qui n’est pas enrichir le stress des enseignants.

Je ne vais pas vous expliquer comment Jacqueline et moi mettrons en place des moyens pour qu’elle se protège de ce qu’il est donc convenu de nommer le stress des enseignants. De la même façon que le stress des médecins dont je parlerais une autre fois, je vais essayer de vous présenter ce qui motive, chaque jour, le stress des enseignants.

Le stress des enseignants – Ministère de l’éducation nationale ou ministère de la magie?

Stress des enseignants - Ministère de l'éducation nationaleLe ministère de l’éducation nationale est une machine fort lourde. Mais n’est-ce pas le symptôme majeur de tout ce qui concerne l’état français?

Puisqu’il est notoire que les enseignants sont placés sous une charge ou plutôt une exigence de travail, et que cela ne peut pas venir que d’eux seuls, c’est donc bien d’une autorité supérieure que leur vient cette charge.

A chaque remaniement ministériel, les enseignants, comme le reste de la population française – élèves, parents -, se voient gratifier de nouvelles visions éducatives, de nouveaux projets, de nouveaux objectifs, et, partant, de nouvelles directives. Ah, les directives…

A chaque nouvelle élection présidentielle, son lot de promesses qui valent pour les parents électeurs comme pour les élèves, forces idées novatrices et coûteuses dont les mises en places sont, parfois, repoussées au calendes grecques, voire enterrées… Dans l’intervalle, cela aura concouru à alimenter le stress des enseignants, contraints, une fois n’est pas coutume, d’obtempérer et se taire.

Ainsi, plus ou moins régulièrement, les enseignants se voient obligés d’adopter des façons d’être et de faire à propos desquels ils sont fort peu, voire pas, consultés. Ou si mal. Des directives sont mises en place sans considération pour les enseignants, sans reconnaissance de leurs compétences, ou de leurs charges de travail dèjà trop importantes.

Les gouvernements qui se succèdent semblent n’être mus que par un seul principe. Des idées qui se veulent si novatrices qu’il m’arrive de me demander, en tant que parent, si celles et ceux qui les conçoivent sont plus été pré occupés de donner le nom d’un(e) ministre à une réforme plutôt que de s’intéresser à sa réelle efficacité. A moins que, plus qu’une réforme porte leur nom, ils préfèrent qu’une plaque à leur nom soit apposée à l’entrée comme à la sortie d’une rue?

Souvent, je me demande si les gouvernements et les présidents qui se succèdent ne sont pas plus attachés à pratiquer de l’électoralisme à outrance comme l’un des présidents de la VIé qui avait promis de nettoyer les cités à la machine à haute pression! Juste des effets d’annonce, des effets d’annonces dévastateurs tant à titre humain que social.

Il en est ainsi de l’éducation nationale qui impose aux enseignants de se réunir aux inter classes, comme de participer à des réunions en dehors de heures de travail. Pour quelles raisons? Pour alimenter des comportements démagogiques, ceux là mêmes qui participent tant à alimenter le stress des enseignants. De fait, l’administration exige des enseignants qu’ils fassent des miracles. Le ministère n’est pas celui de l’éducation nationale mais le ministère de la magie!

Pourquoi encore? Pour œuvrer à la mise en place d’une directive ou d’une autre. Ainsi, les ministres se succèdent qui disent « … nous faisons! ». Ils ne font rien, ils font faire. Nuance. Le ministère, non content d’imposer des heures de travail supplémentaire non rémunérées, enjoint à ses salariés enseignants d’y satisfaire sous peines de sanctions.

Ce qui, en plus d’emplois du temps ahurissants, ne respectent les bio rythme ni des uns ni des autres, participe activement à générer… le stress des enseignants. Par ses injonctions répétées, par une administration d’une lourdeur toute française, le ministère de l’éducation nationale participe activement à aggraver le stress des enseignants. Comment par exemple?

En ne reconnaissant pas ses enseignants – je pense aux salaires des intéressés -. Savez-vous qu’un enseignant (minimum Bac +5) est moins rémunéré qu’un chauffeur de la RATP?. Il est vrai que la RATP a des syndicats, dont l’un prône pour les non grévistes – les jaunes – d’utiliser comme mode de coercition, voire des menaces voilées, tel le cortège – ou allée – de la honte (tourner le dos et invectiver celles et ceux qui ne font pas la grève et vont travailler).

D’ailleurs, c’est grâce à ce types d’attitudes que les autorités sortent vainqueures de ces moments d’oppositions sociales puisque… diviser c’est mieux régner.

Que d’erreurs sociales commises en toute connaissance de cause. La première d’entre elle consiste à s’appeler ministère de l’éducation nationale ce qui, à ma connaissance, ne correspond en rien aux fonctions et missions des enseignants. Encore une fois, cette appellation contrôlée qui se pare de couleurs républicaines, est le premier pas vers le stress des enseignants.

Tous les enseignants, même ceux las d’exercer, sont présents pour apprendre aux élèves, pour leur permettre d’acquérir le goût du savoir et, partant, la goût de l’autonomie et de la confiance en soi grâce au plaisir de la connaissance.

Ne serait-il donc pas plus opportun, et plus conforme à la réalité, d’envisager de renommer ce ministère celui de l’enseignement et non de l’éducation. Je me permets d’insister. La mission des enseignants est-elle d’enseigner ou d’éduquer?

Ne pas fixer cette nuance participe à instaurer un climat de travail souvent délétère puisqu’il participe à donner aux enseignants une mission et une responsabilité qui ne sont les leurs et de fait, active de façon récurrente le stress des enseignants.

N’oublions pas à ce propos que 67% des enseignants considèrent le stress des enseignants est plus fort dans leur métier que dans d’autres (cf. SciencesHumaines.com).

Le stress des enseignants – Une question de contexte

Si je suis honnête, j’ai toujours eu un problème avec l’éducation nationale, ou présumée telle. Je n’ai que trop souvenir de cet environnement où j’ai souvent ressenti les inter actions sociales et scolaires comme à la lisière de l’humiliation. Je n’ai que trop souvenir des ces directeurs ou directrices d’établissement rappelant à l’envi que dans leur établissement ils ne voulaient voir qu’une tête! (dixit).

Stress des enseignants - Un contexte difficileJe garde cependant en mémoire, ces enseignants, en trop petit nombre, qui forçaient le respect par leur gentillesse, leur bienveillance ou leur patience.

Avec eux, point d’angoisses, pas d’anxiété ou de phobie scolaire. Que du plaisir d’apprendre et de progresser. Pas d’exclusion, que de l’inclusion (les pros comprendront).

A contrario, d’autres ont su se protéger de ce dont ils étaient victimes, le stress des enseignants. En rendant responsables les gens qui ne le sont pas, du moins pas tous, Par leur mépris renouvelé à l’endroit de certains élèves donc, ou certains collègues, sans jamais se poser la question de savoir pourquoi, avec certains d’entre eux, les relations sont si difficiles.

Il faut bien le dire, à défaut de le reconnaître, l’école est le plus souvent le reflet de notre société.

De fait, quand l’état français, aidé de son ministère de la magie, dénie la réalité sociale et enjoint aux enseignants de véhiculer du savoir à des enfants en difficulté sociale ou affective, c’est comme de faire croire à un cul de jatte que, demain, il sera champion du monde de course à pied!

De fait, pour faire diminuer le stress des enseignants, non contents de cesser de leur enjoindre de remplir des missions qui ne sont pas les leurs, il faudrait aussi cesser d’alimenter cette démagogie qui consiste à faire croire, ou vouloir faire croire, que l’égalité des chances est une réalité. Ce n’est pas vrai et cela ne le sera sans doute jamais. Ce ne l’est déjà pas dans la société en général, alors, à plus forte raison dans le domaine scolaire.

Dès lors, il n’est plus question de s’étonner que des enseignants soient victimes de stress au travail – le stress des enseignants – alors qu’aucun moyen social ne leur ait donné pour accomplir des missions séreuses dans un environnement sécurisant. A preuve, comment expliquer que moults enseignants aient si peur des parents et de leurs réactions?

Comment se fait-il, dans un tel contexte, que le taux d’absentéisme des enseignants aille croissant et soit de plus en plus long? De même, comment se fait-il que des enseignants remplaçants des personnels absents aillent décroissants et qu’ainsi, des classes entières, des semaines, voire des mois durant, se trouvent sans professeurs? Ces multiples évitements ne sont-ils pas le reflet d’une réalité ignorée qui explique le stress des enseignants?

Dans un climat social délétère, dans un environnement où le travail de qualité des enseignants n’est que fort peu reconnu mais que les gens qui nous gouvernent n’oublient jamais d’utiliser à des fins électorales ou populistes, il n’y a rien d’étonnant que près de 70 % des enseignants disent être durablement et fortement impactés par le stress des enseignants.

Le stress des enseignants – Comment faire

Il ne faudrait pourtant pas grand chose pour que le stress des enseignants soit diminué à défaut d’être éradiqué, ce dernier relevant plus de la gageure que d’une possibilité réelle. Le stress des enseignants, tout le monde le sait, tout le monde l’ignore. Le stress des enseignants se justifie puisqu’il a socialement son intérêt.

En effet, pendant ce temps, une bonne partie de la population tape sur les enseignants sans prendre garde au fait que le stress des enseignants, c’est comme le chômage. Une réalité économique et sociale nécessaire. Pendant que l’on ne voie que la part visible du problème, l’autre partie est passée sous silence. Cette partie, c’est celle de la réalité qui, cachée, n’a pas à être changé. C’est de la magie ! Je vous montre un truc d’une main, je vous occupe, et de l’autre main, je fais ce que je veux et… vous n’y voyez rien… Comme les lois qui passent en été.

Alors, comment faire, comment inverser le processus ou, à tout le moins, comment diminuer le stress des enseignants?

Solution - Stress des enseignantsPar exemple, il suffirait de doubler les équipes d’enseignants comme cela se fait dans certains pays du Nord de l’Europe.

Il y’a plus de 16 mois, des ministres s’y sont rendus pour comprendre. Les ministres sont revenus mais on n’a jamais eu la suite. Ils n’ont pas du comprendre l’intérêt du changement ces ministres. Ou alors, ils ont eu tôt fait de l’occulter.

Par exemple, il suffirait de cesser judiciariser la scolarité quand des parents qui n’arrivent pas à gérer leur propre vie donc celle de leurs propres enfants sont amenés devant des tribunaux et y sont, de plus en plus fréquemment, condamnés pour avoir manqué à leur responsabilité. Pourquoi ne pas envisager de les aider autrement? Mais, il n’y  a pas d’argent n’est-ce pas. Il y en a pour affréter des jets pour aller de Paris à Clermont Ferrand mais pas pour financer des facilitateurs sociaux.

Par exemple, il suffirait de cesser de convoquer des enfants de 8 ans au commissariat de police parce qu’ils ont relayé sans comprendre les propos de leurs ainés.

Par exemple, il suffirait de cesser de faire fonctionner la machine à inspectorat, celle là même qui inspectent les enseignants et prétend leur donner des conseils conformes aux circulaires. Je pense aussi aux conseillers pédagogiques, relais parfois zélés des inspecteurs en charge de faire respecter les directives du rectorat qui lui même les tient du ministère.

Par exemple, il suffirait de cesser de donner des notes au sortir de ces inspections qui ne sont jamais des notes qui récompensent ou honorent les enseignants pour leurs investissements mais qui correspondent plus à des contraintes  économiques.

Donner une « bonne note » à un enseignant, ce ne sera jamais cette note qui, en termes de salaire, verra l’enseignant  récompensé. Cette note sera donnée, mais elle sera la note qui évitera à l’inspecteur de faire un rapport ou, à tout le moins, d’avoir à se justifier en termes économiques ou en termes de RRH, si elle est trop au-dessus, ou en-dessous, de la note de l’inspection précédente. L’inspectorat est d’un autre temps. C’est de la vieille école.

Changer tout cela, et bien d’autres choses, encore pour améliorer les conditions de travail des enseignants et, ainsi, diminuer conséquemment le stress des enseignants? Je rêve. Voire, je cauchemarde. A ce propos, je me rappelle le tollé qu’avait suscité ce ministre qui avait déclaré qu’il fallait dégraisser le mammouth.

C’était grossier, bêtement amené, à tendance arrogante et suffisante, mais pas faux. Pour le coup, l’intéressé avait favorisé le stress des enseignants lesquels s’étaient fortement fait entendre. Comme quoi, il y en aurait quand même un certain nombre pour faire leur propre malheur. Peut-être est-ce la peur du changement?

Dans tous les cas, il suffirait d’un peu de bonne volonté sociale et économique pour encadrer le stress des enseignants. En matière économique, au nom de l’argent, l’être humain est passé au tamis, relégué à une place lointaine, non prioritaire, donc accessoire. Et je ne pense pas que ce soit prêt de changer. En bref, le stress des enseignants a de beaux jours devant lui. Tout comme celui des cadres, des salariés en général, et je n’oublie pas le stress des médecins (je vais rédiger un article à ce propos très prochainement).

Cependant, peut-être faudrait-il qu’en matière économique, comme de bonne volonté, la république arrête de coûter si cher en petits fours et autres dépenses somptueuses qui font ses ors ? C’est sans doute la raison pour laquelle tant de politiques s’arrachent la place avec forces coups bas. La cantine est bonne?

Au fait, mon épouse est enseignante. Oui, je sais, cet article est d’un parti pris effarant.

Traitement de l'anxiété, et de l'anxiété généralisée

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Frédéric Arminot

Angoisse du terrorisme

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Angoisse du terrorisme

Cela pourrait sembler étonnant de parler de l’angoisse du terrorisme mais c’et d’une réalité quotidienne dont il s’agit. Entre cette affaire dramatique en Australie comme le terrorisme dont Hollywood et Sony ont été victimes, ou encore le terrorisme véhiculé par les talibans, l’attentat meurtrier récent dont des enfants ont été victimes au Pakistan, l’angoisse du terrorisme fait partie intégrante de notre quotidien.

J’en veux pour preuve que sur le seul territoire français le plan « Vigipirate » (créé en 1978) ne s’est jamais relâché depuis 2003 et si, pour certains d’entre nous, le terrorisme fait partie du quotidien, il génère pour d’autres une véritable angoisse du terrorisme.

Interpellé comme vous par ces fréquents, voire constants, actes de terrorisme, et récemment alerté par une patiente fortement angoissée à ce propos. Je vais donc essayer de vous expliquer comment ne plus être victime de l’angoisse du terrorisme.

Définition du terrorisme

Ce qu’il convient de préciser c’est qu’au contraire de ce que tendent à nous faire savoir la plupart des dictionnaires et organes de presse, le terrorisme n’est pas un acte violent assujetti à la seule mort. Je m’explique.

Définition du terrorismePar définition, le terrorisme, sous quelque forme qu’il soit, a vocation à faire peur pour en tirer un bénéfice. Il va ainsi des actes barbares et sanglants qui tuent des gens, mais il en va aussi du terrorisme dans les relations sociales, affectives, sentimentales ou économiques.

Il s’agit donc de faire si peur à l’autre que le terroriste vise à bloquer tout système de défenses chez son adversaire. Le terrorisme a donc pour

vocation d’annihiler l’autre, de le réduire, voire de l’occire (le tuer, même symboliquement). Il s’agit donc d’exercer un pouvoir, celui de droit de vie et de mort. Vous conviendrez qu’il y’a matière à l’angoisse du terrorisme.

L’angoisse du terrorisme

Nos systèmes sont dominés par les questions de pouvoir. Et qui dit pouvoir dit… argent. Ne dit-on pas d’ailleurs que l’argent et les sexe dominent le monde! Combien d’hommes – au sens humain du terme – sont-ils capables de résister à l’attrait de l’un ou de l’autre?

Un certain nombre de gens, et de systèmes, tenteront toujours d’exercer leur pouvoir sur les autres. Celles et ceux qui se sentent pas en situation de s’affirmer pourraient donc nourrir un certain nombre d’angoisses quant à ne pas pouvoir – ou ne pas savoir – s’affirmer, s’opposer à quelqu’un ou à un système qui voudrait les contraindre à faire quelque chose qu’ils ne veulent pas faire.

C’est comme cela que les pervers pratiquent assidument le terrorisme, que les racketteurs le pratiquent aussi, que certains politiques en abusent. Le tout reposant, bien sur, sur des techniques éprouvées de manipulations émotionnelles qui ne font qu’aggraver l’angoisse du terrorisme sous quelque forme qu’il soit.

Partant de l’idée qu’un bourreau ne choisit jamais sa victime par hasard, le terroriste a tout intérêt à « jouer » avec les angoisses du manipulé. En progressant à pas comptés, le terroriste fragilise progressivement sa proie jusqu’à lui montrer sa détermination. La menace et le passage à l’acte. Ainsi ferrée, la victime nourrit donc des angoisses, voire des crises de panique terribles, à l’idée des conséquences du problème en cours.

Sony victime d'angoisse du terrorisme?

Film: « Linterview qui tue! » pour elle si elle ne satisfait pas aux ordres qui lui sont données. Par exemple, si vous diffusez tel film, nous ferons exploser des bombes dans las salles de cinéma. Et le message en ce sens est très appuyé. Je cite: « Rappelez vous du 11 septembre » (Film de Sony: « L’interview qui tue« ).

Un tel message et une telle menace ne peuvent qu’inviter les victimes à se conformer aux ordres donnés par les terroristes. Ce qui, pour autant, n’empêchera pas les terroristes de réitérer leurs exigences à propos d’un autre sujet, ultérieurement. Le terrorisme n’aura donc jamais de cesse.

Ainsi se crée une vague de peurs, une sorte de tsunami émotionnel récurrent à propos duquel les victimes se mettent à avoir peur sans fondements objectifs. Les victimes participent ainsi à alimenter leur angoisse du terrorisme. J’en veux pour preuve cette patiente qui, récemment et sur la foi d’actes terroristes très récents, m’exprimait sa peur d’être victime d’actes terroristes (attentat dans le métro, détournement d’avion, etc.).

Comment vaincre la peur du terrorisme

Ce que je vais écrire risque de vous faire réagir. En effet, les terroristes n’attaquent jamais quelqu’un ou des systèmes par hasard.

Pour le terroriste, il est nécessaire que la personne ou le système à terroriser soit reprochante. Il convient donc de travailler sur la culpabilité d’une personne ou d’un système, sur ses inégalités, sur des reproches que l’on puisse lui adresser et qui lui fasse craindre la peur du jugement.

Par exemple, un bailleur peut terroriser ses locataires si ces derniers sont en situation irrégulière. Auquel cas, le bailleur est un « vendeur de sommeil », en plus d’être un salaud! L’intéressé peut ainsi menacer des locataires de dénonciation si ces derniers sont en délicatesse avec la police des frontières (titre de séjour). Le bénéfice pour le bailleur est de faire payer plus tout en imposant des conditions de vie épouvantables et contraires à la dignité humaine.

La question se pose donc de savoir comment ne pas être victime de terrorisme, donc d’angoisse du terrorisme, sachant que ce dernier s’exprime dans toutes sphères d’un individu et que, cerise sur le gâteau, le terrorisme ou son imminence n’est pas connue de la victime. Cette dernière a donc toutes les raisons d’être vivement angoissée et, partant, de souffrir de crise de panique si, d’aventure, la menace se fait plus pressante.

Il n’existe que peu de moyens de se protéger d’actes terroristes:

  • Il faut être inattaquable
  • N’avoir rien ni personne à perdre
  • N’exercer soi même que peu voire pas de pouvoir ou d’autorité

En bref, n’être rien ni personne…

En plus, si l’on considère que l’angoisse du terrorisme repose sur l’effet de surprise, il y a donc toutes les raisons d’être angoissé.

Vaincre la peur

Vaincre la peur

Toutes les actes de terrorisme violent reposent sur l’effet de surprise. Et, à ce propos, ma patiente, forte des informations relatées par la presse quant aux derniers et tragiques évènements, a toutes les raisons de s’angoisser puisqu’elle a peur que des actes soient fomentés sur le territoire français et ce d’autant plus que le gouvernement a clairement laissé entendre qu’il fallait… s’y attendre.

Cette dame nourrit donc son angoisse du terrorisme sur la foi d’annonces qui ont pour vocation de prévenir, d’informer. Ces informations sont véhiculées par un système réputé faire autorité alors que ce même système ne peut pas tout contrôler.

Partant de l’idée qu’il peut effectivement arriver n’importe quoi n’importe quand – je peux tomber dans un escalier et me tuer -, j’ai suggéré à ma patiente de se servir de l’exercice du pire. L’idée réside dans le lâcher prise et l’acceptation que l’on ne peut contrôler ce que l’on ne sait pas.

Peut-être est-ce ainsi que cette dame pourra circonvenir son angoisse du terrorisme. L’avenir nous renseignera à propos de la diminution, voire de la neutralisation, de cette angoisse du terrorisme.

Frédéric Arminot

David Guetta victime de crises de panique

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David Guetta victime de crises de panique

Ce matin, alors que je consultais des informations sur le web, je suis « tombé » sur un récent article qui faisait une allusion plus que prononcée aux crises de panique de… David Guetta.

Pour celles et ceux qui ne le sauraient pas, David Guetta est, avec son ex épouse, l’ancien propriétaire du regretté (je crois) « Bains Douches », haut lieu de la nuit, de cette époque où j’avais encore le goût de m’amuser sans vergogne. Aujourd’hui, mes jeux sont plus sages.

Dans cet article, David Guetta précise qu’après son divorce d’avec Cathy Guetta, à l’été 2014, ce DJ internationalement connu, avait été victime de crises de panique particulièrement violentes.

Et ce cher David Guetta de nous expliquer que c’est à la faveur d’une rencontre à Ibiza qu’il a pu mettre un terme à ses crises de panique et, ainsi, retrouver le chemin des studios. Grand bien lui fasse, à ceci près que j’aurais quelques remarques à formuler à propos de ce témoignage courageux et fort intéressant.

David Guetta et la vie de couple

Dans l’article que je lisais ce matin, David Guetta précise que ses crises de panique sont intervenues dès sa séparation d’avec sa future ex femme. Etait-ce avant leur divorce ou plus simplement dès après qu’ils se soient officiellement séparés? L’histoire ne le dit pas.

A mon niveau de comportementaliste, et considérant la valeur du témoignage de David Guetta, il eut été intéressant de le savoir. Pourquoi? Tout simplement parce que cela suppose une relation affective plus ou moins dépendante. En effet, ne dit-on pas que derrière chaque grand homme se tient… une femme.

David Guetta - Cathy Guetta

David Guetta & Cathy Guetta

S’il est notoire que l’un et l’autre, séparément et ensemble, ont accompli de grandes choses dans le domaine de la nuit et plus particulièrement dans celui de l’événementiel et de la musique, il n’est pas impossible que non contents d’être associés en affaires, ils l’aient été dans la vie au point de ne pouvoir s’envisager l’un sans l’autre.

Quel est celui des deux qui aura permis à l’autre d’exprimer toute sa mesure et de prendre des risques? L’histoire ne le dit pas. Mais il y a fort à parier, sur la foi du témoignage de David Guetta, que ce soit Madame qui ait soutenu Monsieur (ce qui ne signifie pas que j’exclue l’inverse).

Ainsi, quand un être humain en vient à souffrir de crise de panique, nul n’est besoin d’être grand clerc pour imaginer que l’intéressé à l’impression, soudaine et totalement hors de contrôle, que sa vie lui échappe. Qu’il n’est plus rien. Que le pire est à craindre et qu’il ne pourra rien y changer.

C’est ce qu’il a du arriver à David Guetta et je vais essayer de vous expliquer comment.

Comment seraient nées les crises de panique de David Guetta

Tout ce qui va suivre n’est qu’hypothèse de réflexions et ne constitue, en aucun cas, une mise en cause de David Guetta ou de qui que ce soit d’autre.

David Guetta est un homme comme les autres. Je sais. La palisse aurait écrit la même chose… Ce qui change, c’est le contexte et l’environnement de David Guetta d’une part, et cette différence qui fait que, comme le disait Gregory Bateson: « La différence est une différence qui fait une différence« , d’autre part.

Vraisemblablement, des années durant, si chaque membre du couple Guetta a vécu sa vie comme il l’entendait, chacun dans son domaine de prédilection, il y a fort à parier que leur avenir comme leur présent eut été différent s’ils ne s’étaient pas rencontrés.

Ainsi, chacun d’entre eux deux a apporté sa force et sa confiance à l’autre, l’encourageant ou l’admonestant, selon les circonstances. Comme tous les couples du monde, quelle qu’est été la distance géographique, chacun a sans doute apporté son soutien, son amour à l’autre.

Ainsi, la vie de chacun s’est muri à l’aune de l’amour de l’autre qui renforçait la confiance en soi de chacun. Les deux rassurant l’autre quand il était besoin.

Pour autant, il eut suffit que l’un soit plus vulnérable que l’autre – sans qu’il y ait de comparaison – pour que celui des deux qui a moins confiance en lui, soit plus en recherche des encouragements et de l’amour de l’autre. Ce même autre qui, lorsqu’il nous rassure, nous renvoie de nous même une image telle que nous en sommes revigorés pour quelques temps.

Or, celui des deux qui fut plus vulnérable émotionnellement que l’autre a pu craindre, le temps aidant, que sans sa muse, il était en danger. Qu’elle seule l’aimait au point de lui donner la force et le courage d’affronter les dures réalités de la vie sans – trop – coup férir.

Des liens d’inter dépendance

Toutes les petites angoisses liées à la peur d’échouer et, partant, celle de ne pas réussir, pouvaient être maintenues à distance respectueuse. A ceci près que lorsque l’on a confiance en soi de façon pleine et entière que grâce à la présence bienveillante de l’autre, cela crée des liens d’inter dépendance.

Peut-être est-ce comme cela que les crises de panique de Dvid Guetta ont trouvé un lieu d’expression de choix. En effet, si l’on postule ce lien d’inter dépendance affective – ce qui est propre à beaucoup de couples -, il est probable que David Guetta ait été victime d’une peur récurrente de ne pas être à la hauteur – ou de ne plus pouvoir composer – sans le soutien de son ex compagne. De fait, cet artiste pouvait craindre de ne plus savoir et ainsi, victime d’un manque de confiance en soi, voyant son monde et ses structures s’écrouler, il pouvait craindre de tout perdre, désir compris. Et ceci, quelle que soit sa réussite professionnelle.

Devant la gravité de ses émotions – angoisses, crises d’angoisses – et sans doute devant son incapacité à contrôler ses émotions, David Guetta a, de façon progressive, été victime d’attaques de panique répétées qui lui ont fait craindre le pire.

Crise d'angoisse - Crise de panique

voir la vidéo

C’est comme cela que l’intéressé nous explique qu’il lui était de venu impossible d’aller en studio pour travailler. Ce qui se comprend au regard de la douleur induite par ces crises, mais laisse aussi entendre l’importance vitale que sa compagne représentait dans cette création musicale, quelle qu’ait été son mode de présence.

Ce qui, pose, une fois n’est pas coutume la question de la confiance en soi et de l’autonomie. Comme si David Guetta ne pouvait envisager de créer sans sa… muse, son mentor (si tant est que Cathy Guetta le fut).

Quelles solutions David Guetta a-t-il utilisé pour contrôler ses crises de panique

Comme je l’ai lu dans l’article qui fait allusion aux crises de panique de David Guetta, celui-ci a trouvé une solution à Ibiza, grâce à un monsieur qui avait lui même souffert de crise de panique.

Ce monsieur, plein de bon sens, a utilisé une méthode qui semble avoir fonctionné. Il a dit et répété à David Guetta qu’il n’avait aucune raison d’avoir peur et que jamais personne ne mourrait de crise de panique. C’est tout à fait exact! Mais, dire et répéter cela, ce qui n’a rien d’évident à entendre et accepter pour les personnes qui souffrent de crise de panique, va malheureusement participer à entretenir les crises de panique de David Guetta. Pourquoi?

Que David Guetta, ou vous même, soyez atteint d’angoisses, de crise d’angoisse, d’anxiété ou de crise de panique, nul n’est besoin de vous rassurer en rationalisant. C’est à dire en essayant d’objectiver par rapport à quelque chose qui vous terrifie.

Au surplus, si vous lisez ce que j’écris, ce que j’espère, vus comprendrez que David Guetta reçoit un ordre: « Tu dois comprendre » (sic). David Guetta doit enregistrer ce qui lui est présenté comme une évidence et semble n’avoir aucun droit d’y déroger. J’écrirais bien autre chose mais je n’ai pas les moyens d’assumer un procès…

David Guetta à Ibiza

Ibiza

Pour toutes ces raisons, il y fort à parier qu’intellectualiser pour éliminer vos crises de panique va avoir le même effet sur vous que cette tentative de solution pour se rassurer que chantait si bien Michel Jonasz: « Dites moi qu’elle m’a quitté pour un autre que moi mais pas à cause de moi« . Dans tous les cas, la dame est partie, et l’intéressé se retrouve seul, face à lui même et à sa difficulté existentielle.

Alors que  Guetta nous explique que c’est à Ibiza qu’il a rencontré cette personne laquelle-, je cite, lui a asséné: « Il y a une chose que tu dois comprendre. Personne ne va mourir ». Enfin, je n’en n’écrirais pas plus, il vous suffit de lire l’article en question sur Yahoo.

Pourtant, la vraie solution est bien différente.

Une solution durable aux crises de panique

A l’heure où j’écris ces lignes, David Guetta ne fait plus de crises de panique mais des… crises d’angoisses! Comme c’est amusant…

Toujours est-il que cette charmante ile qu’est Ibiza mise à part, ce cher David Guetta pourra rationaliser autant qu’il le souhaite, il y a fort à parier que cette réponse ne tienne pas bien longtemps.

En effet, David Guetta souffre sans doute encore de crise de panique ou de crises d’angoisses et tant qu’il essaiera de les contrôler en intellectualisant, il y de fortes chances pour que, de nouveau, une crise le lamine conséquemment.

Ce qui, une fois de plus, pose la question de l’intérêt de l’autonomie. En effet, si l’intéressé essaie de se convaincre qu’il peut – ou qu’il doit – y arriver seul, nonobstant que ce soit courageux de sa part, il participe, par ce comportement, à préparer sa prochaine crise.

Il faudrait donc que David Guetta consulte. Et à ce propos, je ne saurais que trop lui suggéré de consulter un(e) comportementaliste.

Si ce cher homme prend cette – sage – décision, il découvrira des moyens simples pour avoir totalement confiance en lui et DEFINITIVEMENT neutraliser ses crises de panique ou ses crises d’angoisses. De fait, il saura être autonome, pleinement. L’autre, l’être aimé(e) sera une valeur ajoutée. Il va sans dire que cette valeur ajoutée sera noble.

Si David Guetta m’avait consulté, je le lui aurais dit et… appris… Qui vivra verra…


Frédéric Arminot

Peur de prendre des risques

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Peur de prendre des risques

Sans doute avez-vous conservé en mémoire la crise économique de 2008. Du jour au lendemain, c’est comme si la terre s’était arrêtée de tourner. Les gens se sont mis à avoir peur, comme si leur vie s’arrêtait brutalement et que, contre toute attente, plus rien n’était possible.

Aucune vision de l’avenir. Aucune possibilité d’envisager le moindre risque. Acheter, vendre, investir, rien n’est plus possible. D’une façon spontanée et inattendue, du moins par le citoyen moyen dont je suis, nous basculons dans la tétanie, dans la sidération émotionnelle, dans la peur de prendre des risques.

Des années plus tard, il semble que les populations restent choquées, à juste titre, et font perdurer cette peur de prendre des risques.

A quoi tient la peur de prendre des risques? La peur de prendre des risques tient-elle à des questions de confiance en soi? La peur de prendre des risques repose t’elle sur le besoin de tout maitriser? Comment rester dans la peur de prendre des risques augmente les facteurs d’angoisse et de stress? Comment avoir moins – ou plus  – peur de prendre des risques?

Autant de questions auxquelles je vais essayer de répondre.

La peur de prendre des risques – Définition

La notion de prise de risques induit que vous faites le choix, ou envisagez de faire le choix, d’investir n’importe quel sujet pour essayer d’en tirer un profit, un avantage, un plaisir. Il va ainsi, par exemple, de la séduction.

Il va donc vous falloir envisager les moyens dont vous allez bénéficier pour essayer de minimiser le risque d’une part et maximiser votre réussite d’autre part. Effectivement, il n’y a aucun intérêt pour vous à investir dans quelque domaine que cela soit si vous pensez que vos chances de réussite sont trop réduites ou inexistantes. Sauf à ce que vous soyez, même symboliquement, suicidaire…

Peur de prendre des risques - DéfinitionJe vais prendre l’exemple de la séduction. Imaginons que vous rencontriez une personne qui ne vous laisse pas indifférent(e). Vous allez vous intéresser à cette personne, voire lui déployer vos charmes. Encore faut-il que vous pensiez avoir des chances maximales de satisfaire votre objectif: séduire et plus si affinités.

Pour des questions qui relève de l’image que vous avez de vous, de vos expériences en matière de séduction (avez-vous plus souvent réussi qu’échouer, ou l’inverse), en fonction du contexte et de l’environnement – favorable ou non -, de ce que la personne vous renvoie de vous et de vos comportements – acceptation ou refus -, vous allez plus investir la relation ou pas.

Vous allez donc évaluer la résistance de la personne que vous souhaitez séduire pour évaluer vos propres chances de réussite. Il se peut que vous soyez porté(e) par une sorte d’angoisse délicieuse, celle du plaisir de faire et du désir de réussir.

Votre comportement va donc évoluer en fonction de paramètres systémiques. C’est à dire suivant les fruits des inter actions qui vont se faire jour entre la personne de votre choix et vous.

En fonction de votre vision de la situation, vous allez donc évaluer vos chances et, ainsi, insister sur certains points de comportements et en laisser tomber d’autres. C’est ainsi que vous vous affirmerez – ou pas -.

Si la situation vous échappe:

  • Vous avez à cet égard un comportement responsable et assumez votre échec en en tirant des enseignements
  • Votre peur de prendre le risque d’un râteau est trop importante et vous lâcherez en cours
  • Vous n’envisagerez même pas de débuter une relation de séduction car vous estimerez que vos chances, outils et moyens sont très – ou trop – insuffisants pour satisfaire votre réussite

C’est ainsi que, en fonction de l’intensité de votre peur de prendre des risques que vous agirez de façon combative ou réagirez en ne faisant rien, par manque d’éléments encourageants. Mais vous pouvez aussi estimer que, même si vos chances de réussite sont au maximum, rien ne vous assure que votre investissement sera rentable dans le temps.

En effet, il peut se passer n’importe quoi n’importe quand. Rien n’est inscrit dans le marbre!

La peur de prendre des risques – Est-ce une question de confiance en soi

Sacré question que celle de la confiance en soi. Pour faire simple, toute question qui relève de la confiance en soi et, partant, de la peur de prendre des risques, repose sur la certitude d’être en sécurité. Avec soi, à propos de soi, comme de son environnement.

Vous pouvez avoir un capital confiance que bien des gens vous envient et, malgré tout, avoir peur de prendre des risques. Comme si une sorte de gendarme intérieur vous tenait en respect quant à vos façons de faire ou d’être: « Fais pas ci, fais pas çà ». Ici, je fais référence au surmoi, c’est à dire à la somme des interdits sociaux et parentaux.

Comme les banques ou les compagnies d’assurances, vous pouvez être atteint du symptôme du ratio qui va inter agir sur vos décisions. « Si le ratio – c’est à dire investissement sur risques équivaut à un pourcentage de réussite de X – n’est pas bon par rapport à mon expérience et à des expériences dûment qualifiées et analysées alors je ne prendrais aucun risques ou, au contraire, je prendrais un risque limité à… ».

De fait, et pour faire court, avoir peur de prendre des risques ne repose absolument pas, ou pas seulement, sur des questions de confiance en soi. En effet, une multitude d’éléments peuvent vous inviter à écouter votre peur de prendre des risques et ne rien faire, alors d’autres feraient ou… l’inverse!

C’est donc sur la foi appréciations tant subjectives qu’objectives que vous allez ou non transcender votre peur

de prendre des risques ou rester inhibé(e) par cette même peur de prendre des risques. Plus que la question d’avoir confiance en soi, la peur de prendre des risques, et le comportement qui s’y rattache, ne repose t’il pas plus sur un besoin de tout maitriser?

Peur de prendre des risques – Le besoin de tout contrôler

Comme je l’ai souvent dit, et écrit, nous évoluons dans un système au sein duquel il nous est fait obligation de rendre compte de tout. Nous sommes mis en demeure d’être comptable du moindre de nos comportements, et invités à nous tenir pour responsables d’un manquement à une obligation validée par le système lui même. C’est donc ce même sytème qui nous précise ce qui est bien ou ne l’est pas. En dehors de ce cadre, point de salut.

Contrôler la peur de prendre des risquesEmotionnellement, le système fonctionne si bien, voire d’une façon si perverse, que nous alimentons nos propres peurs voire, faisons le lit de notre propre malheur… A vouloir tout rendre précis, tout devient flou.

Plus vous allez contrôler et faire des calculs savants, plus vous allez maximiser le risque d’échouer. En effet, c’est un peu comme de l’électronique embarquée. Prenons l’exemple de l’automobile.

Hier, les automobiles avaient un moteur et une carrosserie. C’était simple et réparer était simple aussi. Il suffisait d’un peu de bon sens et de logique, et l’ouvrier faisait son œuvre. Aujourd’hui, plus il y a d’électronique plus les chances de pannes sont importantes.

Prétendre vouloir tout faciliter, par un contrôle en amont, rend nos véhicules terrestres à moteur dépendants d’un système électronique qui peut défaillir au moindre écart de température ou, plus conséquemment, au moindre soupçon de panne intégrée au système.

Cette suspicion indiquée comme valeur de panne potentielle est considérée comme une panne réelle qui met le système en panne alors que cet éventuel dysfonctionnement participe au fonctionnement même du moteur. C’est ce que l’on appelle l’homéostasie d’un système (quand le système absorbe ses propres dysfonctionnements et n’en fait pas un problème!).

Tout ne peut donc pas être sous contrôle permanent. A force de tout vouloir contrôler, on ne contrôle plus rien voire, on bloque le système qui se voulait si fluide, tant sous contrôle.

La peur de prendre des risques repose sur cette même adéquation paradoxale. Vous pouvez tout qualifier, analyser et valider en amont, vous ne pourrez jamais tout contrôler au point de voir ou considérer votre peur de prendre des risques comme nulle. Alors comment faire, comment agir, quand on a peur de prendre des risques?

Comment ne plus avoir peur de prendre des risques

Quand on prend le temps d’y réfléchir, c’est particulièrement simple. Beaucoup de gens s’angoissent à l’idée de prendre des risques parce qu’ils veulent absolument réussir. De facto, ils ont l’échec en vue et leur vision est biaisée par cette peur d’échouer.

L’angoisse ainsi générée ne fait qu’accroître votre peur de prendre des risques alors qu’il pourrait en être tout autrement. En effet, quel est l’intérêt de vous faire peur en regardant plus haut et plus loin que votre vue ne porte?

Pour ne plus avoir peur de prendre des risques, au delà du fait raisonnable et compréhensible de souhaiter minimiser les risques, il suffit d’évaluer la progression souhaitée entre la prise de risques et l’objectif final. C’est à dire de penser, réfléchir et agir de façon progressive.

Pensez aux marches d’un escalier. Imaginons que cet escalier ait 10 marches. La 1ère marche représente une prise de risques minime pour atteindre la seconde marche. La troisième marche est un risque accru pour satisfaire un objectif plus ambitieux que celui de la première marche. Et ainsi de suite jusqu’à l’objectif final, la réussite plaine et entière, la dernière marche! Etant entendu que vous investissez un nouvel objectif grâce aux gains obtenus par la – petite – prise de risques précédente.

Comment ne plus avoir peur de tout contrôlerEn agissant de la sorte, vous validez la prise de risques en intégrant le fait que vous pouvez toujours vous arrêter en chemin si votre investissement est plus important que le gain obtenu. Qu’il y a donc un déséquilibre.

Que vous n’atteigniez pas la dernière marche, l’objectif de réussite plein et entier, n’est pas grave.

Sauf si vous prenez plaisir à potentialiser un échec et à ne voir que lui et pas la réussite, même moindre. Sauf donc, si vous avez un quelconque intérêt de faire de cette situation… un problème!

Ne vaut-il pas mieux de petites réussites qui font de grands bénéfices? Sachant qu’une prise de risques majeure risque de vous faire obséder sur la peur de ne pas satisfaite un très grand objectif, lequel vous ferait prendre des risques inconsidérés, n’est-il pas plus opportun d’agir avec mesure, plutôt que de vous comparer à d’autres personnes dont vous pensez qu’elles réussissent tout ce qu’elles entreprennent?

Si vous focalisez sur un objectif trop haut par rapport à la réalité de vos possibilités, vous risquez de générer un évènement inversement proportionnel à l’objectif souhaité. Partant, vous allez bloquer vos décisions en activant votre peur de prendre des risques, en lieu et place de celui d’accepter de ne pas tout contrôler et d’avoir confiance en vous.  Moralité de l’histoire, agissez progressivement, dans le respect de vous même. Ne forcez rien.

Dernière chose, n’oublions pas que certaines personnes peuvent être très excitées par la peur de prendre des risques et, de fait, prendre un risque maximum qui les lessivera pour le compte, ou pas… Finalement, la peur de prendre des risques est à la fois compliquée et… simple.

Il en va de même pour tous les êtres humains et leurs émotions. Pourquoi vous faire du mal alors qu’il apparaît si simple de vous faire du bien?

Frédéric Arminot

Témoignage bouleversant

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Témoignage bouleversant – Que du bonheur!

La vie réserve parfois des surprises très enrichissantes sur le plan spirituel (hors toute question religieuse). Aujourd’hui, je ne peux résister à l’envie de vous présenter ce témoignage, tellement il est plein de vie.

Je peux vous assurer, vous tous qui me lisez, que la méthode ARtUS est Super pour les soigner angoisse, stress, dépression, prise en charge post-traumatique…

En 2003, et pendant + 10 ans, j’ai eu 1 sévère dépression mélancolique endogène et récalcitrante.

J’ai dû être hospitalisée de multiples fois mais ma souffrance n’était pas palpable. Mes proches et autres ne comprenaient pas car, pour eux, j’avais tout: 1 gentil mari, trop même, mais qui n’était pas à mon écoute, 4 beaux enfants et des petits enfants, enfin, normalement, 1 femme comblée et pour tous 1 enfant gâtée..

Ils s’apercevaient tout de même que j’étais éteinte, ne s’intéressant à rien. Je m’auto mutilais pour souffrir physiquement. J’ai perdu des années car je ne connaissais Frédéric Arminot, quel malheur.

Un témoignage bouleversantEn Avril 2014, j’ai failli mourir d’1 pb aux bronches. Depuis j’ai eu des crises d’angoisse terribles. Je ne pouvais pas fermer les yeux car les crises recommençaient, accompagnées de ruminations. Je n’en pouvais plus et JOIE, j’ai découvert Frédéric Arminot et son programme ACT !

Quel bonheur! Enfin 1 solution à mes problèmes et, chose très importante pour moi, 1 écoute sérieuse et sympa. A chaque fois que je lui envoie 1 e-mail, j’ai 1 réponse super rapide alors qu’il doit être surchargé de travail, avec des conseils réconfortants.

Je n’ai qu’1 seule chose à lui dire: MERCI du fond du cœur et j’ai qu’une chose que j’ai envie, c’est d’aller à Paris le rencontrer une fois.

BB

Je ne vois rien à rajouter si ce n’est que, moi qui, parfois, me pose des questions à propos de mes activités quant à les continuer ou non, ce témoignage me ragaillardit.

Le témoignage de BB me fait d’autant plus plaisir que, quasiment dans le même temps, je me suis fait littéralement fait hurler dessus au téléphone par une personne particulièrement remontée. En matière de témoignage, j’ai été servi!

Tout en m’adressant – pour ne pas écrire en m’agonisant – ses reproches que, par ailleurs, j’entends et comprends, cette personne m’interdisait de m’exprimer tout en m’intimant l’ordre de m’exprimer. Ouf! Un métier plein de paradoxes que le mien. Je ne peux pas être responsable de tout, tout le temps…

Je suis désolé que cette personne souffre tant. Je lui souhaite d’aller mieux. Mais il est vrai que pour demeurer en accord avec ses choix, il faut savoir s’accrocher! Boudiou!


Frédéric Arminot

Programme ARtUS – Un témoignage qui prouve que çà marche !

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Programme ARtUS – Un témoignage qui prouve que çà marche !

Le témoignage de Katia

Comme la plupart d’entre vous le savez, nonobstant mes consultations thérapeutiques en TCC ou thérapie comportementale ou encore thérapie cognitive et comportementale, j’ai créé un programme thérapeutique – le Programme ARtUS – pour les personnes qui ne peuvent pas, ou ne souhaitent pas, se déplacer à mon cabinet.

Le Programme ACT a pour vocation de résoudre les problèmes suivants:

Le Programme ACT est une méthode thérapeutique scindée en 12 étapes, et s’appuie sur la TCC. Le Programme ACT a pour vocation de vous aider à mettre un terme définitif à votre problème (voir liste ci-dessus) en 21 jours seulement et ce avec d’autant plus de facilité que vous bénéficiez d’un accompagnement personnalisé.

Pour arriver à un tel résultat, il s’agit très simplement d’une méthode thérapeutique stratégique et brève (à l’identique de la tcc que je pratique au sein de mon cabinet de thérapie comportementale à Paris). Vous progressez grâce à des exercices issus de la tcc, et qu’il vous suffit de satisfaire exactement comme cela vous est précisé dans les consignes thérapeutiques du Programme ARtUS.

Mais ce n’est pas ce dont je souhaite vous parler aujourd’hui (vous trouverez cependant, un mémorandum lié au Programme ACT au terme du témoignage qui va suivre).

Aujourd’hui, c’est avec le plus grand plaisir que je partage avec vous le témoignage de Katia qui a utilisé le Programme ACT.

Katia s’est inscrite au Programme ARtUS en juillet dernier. Je l’ai parfois accompagnée quand elle avait des questions ou besoins de précisions. Elle m’a récemment contacté pour m’exprimer sa reconnaissance en me précisant combien, grâce au Programme ACT, sa vie était passé de la nuit au jour. Je vous laisse découvrir le témoignage de Katia qui, l’année dernière, souffrait d’angoisses et d’anxiété.

Le témoignage de Katia – Ou quand la TCC fait d’un problème une solution…

Il y a un an, je vivais dans une terrible souffrance sur laquelle, je n’arrivais pas à mettre des mots. Je vivais un enfer que je ne comprenais pas. J’avais la sensation d’être sur le point de mourir. Plus je contrôlais, plus ma vie m’échappais. Mon quotidien était devenu invivable. Ma vie se résumait en crise d’angoisse, attaques de panique et par de l’agoraphobie.

Du jour au lendamain, tout mon monde s’écroulait… Je quittais mon appartement (vivre seule, je n’y arrivais plus), mon travail (être au contact des gens m’était devenu impossible), j’étais réduite à néant. Ma vie ne pouvait plus continuer comme ça.

Au lieu de sauter par la fenêtre :), j’ai pris le volant, je suis partie chez mes parents qui ne me reconnaissaient plus. Et là, sur les conseils de ma mère, j’ai regardé 3 vidéos gratuites dans lesquelles Frédéric expliquait l’angoisse, le début d’un bouleversement positif pour moi.

Aujourd’hui, je me suis reconstruite au fil des jours en suivant le programme ARtUS.

Je suis passée progressivement de la peur à la compréhension, puis à la gestion de mes émotions, pour enfin retrouver sécurité intérieure et confiance en moi. J’ai retrouvé mon authenticité, appris à vivre dans le présent, à me redécouvrir et à me découvrir tout simplement, à accepter mes qualités et mes points à améliorer.

Je me suis recréée une vie en harmonie avec ma personnalité, mes ambitions, mes souhaits.

Je prends beaucoup de temps tous les jours rien que pour moi, pour faire du sport, de la méditation, pour pratiquer et approfondir les exercices de TCC que Frédéric propose.

J’ai créé une entreprise, toute petite pour l’instant que j’ai pour objectif de développer en embauchant des gens (Ca y est, je n’ai plus peur d’eux et de ce qu’ils peuvent penser de moi, je peux me lancer dans l’aventure).

Je me réinsère dans le vie sociale, en retrouvant mes ancien(ne)s ami(e)s, en favorisant les occasions de rencontrer de nouvelles personnes,… J’ai encore du chemin à parcourir mais la vie que j’ai actuellement me comble déjà…

Pour terminer, j’aimerais dire Merci, Merci et encore Merci à Frédéric, pour son professionnalisme, pour ses compétences et pour tout ce qu’il m’a permis de réussir. »

Katia

Je vous laisse juge de ce que Katia vient de partager avec nous tous. Je ne doute pas que vous vous joignez à moi pour lui souhaiter tout ce qu’il y a de mieux pour elle parce qu’elle le vaut bien!

A mon tour de vous remercier Katia et de m’encourager à continuer la tâche thérapeutique que je me suis assignée.

Le Programme ARtUS - Angoisse - Anxiété - Phobie - Toc

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Crise de panique – Comment faire

Crise de panique – Comment faire

Article + Vidéo

Avant que de vous parler de crise de panique et de la façon d’y mettre un terme définitif, permettez moi de vous rappelez le contenu des deux vidéos précédentes.

Dans la 1ère vidéo, je vous ai expliqué le mécanisme qui vous empêche de positivement contrôler l’angoisse, et l’anxiété, dont vous êtes victime. Dans la seconde vidéo, je vous ai donné 3 « petits » exercices pour ne plus souffrir.

  • Le 1er exercice thérapeutique traite d’objectivation (prise de distance) et acceptation de votre émotion pour arrêter de lutter contre elle
  • Le 2ème exercice qui consiste à, plutôt que d’inventer des scénario de réussite, poser toutes les questions anxiogènes que vous vous posez de sorte à diminuer progressivement vos angoisses
  • Le 3ème exercice, dit « exercice du pire, qui est que, plutôt que de passer au-dessus de votre problème d’angoisse, de crise d’angoisse, ou d’anxiété, c’est de rentrer dans le problème en en envisageant le pire que vous puissiez redouter

Maintenant, il y a une 3ème et dernière chose dont je souhaite vous parler. A cette fin, je vais vous donner des précisions à propos de l’exercice du pire et, plus particulièrement, quant à son utilisation en cas de crise de panique.

Crise de panique – L’exercice du pire – Extension du domaine de la lutte…

L’exercice du pire est un excellent exercice que vous pouvez utiliser à chaque fois que vous êtes confronté à une émotion d’angoisse, ou d’anxiété et, à plus forte raison, d’une crise de panique. Je vais vous donner un exemple.

J’ai un ami, un type très gentil, qui, à une époque, souffrait beaucoup de timidité au point d’ailleurs que dans certaines situations, il en concevait des crise de panique. Comme beaucoup d’hommes et de femmes, il avait un désir bien légitime de vie sentimentale voire de vie de couple. Mais, cet ami avait toutes les peines du monde a initié une ou des relations ou, à tout le moins à rentrer en relation avec des femmes.

Il était convaincu que, de toute manière, quoiqu’il se passe, sa vie était vouée à l’échec en termes sociaux, professionnels et sentimentaux. Et qu’à ce dernier propos, plus qu’à tous les autres, jamais il ne plairait à quelqu’un en termes physiques, intellectuels, sociaux, économiques, spirituels même!

Crise de paniqueUn jour, cet ami me téléphone en me disant combien il est très perturbé parce que, tout à fait par hasard, il a rencontré une ancienne camarade de lycée, qu’ils ont un peu discuté et que lui se sentait assez mal à l’aise.

Mon ami se sentait d’autant plus mal à l’aise que cette ancienne camarade lui a proposé un rendez-vous, qu’il a bien volontiers accepté – cela lui fait très plaisir – mais, dans le même temps, il est rongé d’angoisses parce qu’il craint de ne pas avoir un comportement adapté à la situation. quand il me dit « rongé d’angoisses » j’entends « crise de panique ».

Comme au Lycée, alors que cette jeune fille ne le laissait pas indifférent et qu’il n’osait pas l’aborder comme il l’aurait souhaité, la femme qu’elle est devenue lui plaît encore plus. De fait, il ne détesterait pas de la séduire ou, à tout le moins, d’essayer…

Victime de crise de panique à cette idée, mon ami m’explique qu’il l’est d’autant plus que cette femme est intelligente, cultivée, jolie, je pose 4 et je retiens 2 (Oups!). Elle a une activité professionnelle que bien des hommes lui envieraient, elle est financièrement autonome, je pose 4… non non… En plus elle est enjouée alors que lui se trouve triste voire morose.

Autant de sujets à propos desquels mon ami alimentait son propre sentiment d’échec à venir. J’ai donc demandé à mon ami ce qu’il craignait quant à ce rendez-vous. Et lui de me répondre qu’il était pris de crise de panique à l’idée d’être gauche, maladroit, emprunté, de dire des choses inintéressantes. Globalement, de ne pas savoir plaire à cette femme et, pire, de ne pas savoir susciter l’intérêt chez elle, voire… le désir.

Crise d'angoisse - Crise de panique

voir la vidéo

Je lui ai donc demandé ce qu’il envisageait comme solution. Et lui de me répondre que la solution qu’il avait consistait à lui poser un lapin! De fuir!

Je répondis donc à mon ami que je comprenais qu’il veuille fuir mais je lui demandais, s’il réagissait de la sorte, ce qui lui va penser de lui même. Il me répond qu’il ne s’aimera que moins – alors qu’il ne s’aime déjà pas beaucoup – et, alors qu’il aurait une ouverture comme disait Michel Blanc dans « Les Bronzés » et qu’alors qu’il se connaît puisqu’il a déjà vécu ce genre de situations, je cite: « Je vais être transpirant, moite, je vais me sentir bête. En tous cas, je serais tellement stressé je serais très en deçà de ce que je souhaite qu’il se passe ».

Je confirme auprès de mon ami que sa solution est donc d’éviter cela, de ne pas honorer ce rendez-vous. Ce qu’il me confirme et ce à quoi je lui oppose ce qu’il risque d’en ressentir. J’entends donc, qu’effectivement, il aura de lui une image encore plus mauvaise.

Et moi de lui demander ce qu’il craint de pire. Il s’énerve, réitère ses propos de tout à l’heure tout en me précisant que s’il se rend à ce rendez-vous, nonobstant une crise de panique, il craint d’obtenir un résultat inversement proportionnel à ceux désiré. En même temps, il convient que s’il fuit, il sera profondément malheureux et ce d’autant plus qu’il aura encore dans un sentiment d’échec.

Je précise à mon ami que, tout cela, je le sais et que ce qui m’intéresse c’est qu’il va se passer ensuite pour lui. Ce qu’il craint de pire. Je vous passe les détails que vous trouverez dans la présente vidéo, mais ce qu’il me précise c’est de terminer sa vie seul. Ah, quand même, il a fini par le dire, le bougre…

Quand la solution est d’imaginer le pire

A compter de ce moment là, je demande à mon ami d’imaginer, de seulement imaginer, qu’à compter du moment où il va aller voir cette jeune femme, toutes les douleurs qui vont être les siennes (mains moites, tremblements, transpiration, bégaiements, etc.). « Et, partant, tu verras que cela ne va pas l’encourager à envisager une relation sentimentale avec un type comme toi, dégoulinant et insécure! Tu vas donc imaginer que ce diner est une véritable catastrophe au terme de laquelle tu rentres chez toi, profondément meurtri de ne pas avoir su faire ni être, frustré quoi! ». Et mon ami de me pondre une crise de panique téléphonique. Je m’emploie à l’apaiser.

Ensuite, une fois chez toi, tu vas imaginer toutes les conséquences de tes… inconséquences et, surtout, la pire d’entre elle, c’est à dire que tu n’oseras plus jamais t’approcher d’une femme qui te plaise, que jamais tu ne répondras favorablement à l’intérêt qu’une femme puisse t’exprimer – j’ai oublié de vous dire que mon ami est plutôt bel homme –  et que tu vas passer ta vie seul. Tu vas donc imaginer toute ta solitude, la dimension glauque et mortifère du sujet, etc. En bref, ce que je te demande d’imaginer, c’est… ta vie de merde! La crise de panique reprend.

Ce à quoi mon ami me répond: « C’est n’importe quoi ». Je lui oppose que « non » puisque c’est précisément ce qu’il me dit craindre. Donc, je lui demande que s’il essaie d’honorer ce rendez-vous, qu’avant de passer la porte du restaurant, il fasse cet exercice du pire qui lui fait si peur!

Donc que non seulement il fasse l’exercice du pire conformément à la vidéo 2 mais qu’il le fasse aussi juste avant l’évènement dont il a si peur et qui génère tant de crise de panique. Je réitère à mon ami la nécessité de faire cet exercice non seulement 10 mn le matin, mais aussi 10 minutes au déjeuner et, enfin, 10 mn le soir. Mon ami avait rendez-vous quelques jours plus tard avec cette jeune femme.

« Tu fais donc cet exercice jusqu’au jour du rendez-vous et jusqu’au moment même du rendez-vous! »

Épilogue du drame en devenir…

Les jours se passent, je vis ma vie, parfois très tumultueuse. Et puis, un jour, je reçois un appel téléphonique de mon ami. Il a une voix que je ne lui reconnais pas. Et de me parler de son amie du Lycée comme de l’exercice qualifié d’idiot par lui. Il me dit ne pas l’avoir fait tout de suite, puis l’avoir commencé alors qu’il n’avait en lui aucune confiance (en l’exercice). La seule idée de ne pas honorer ce rendez-vous le faisait rentrer dans des crise de panique plus douloureuses qu’avant.

Crise de panique - Epilogue« Au début, me dit-il, cela a été très dur. J’étais très en colère en me disant que je ne voulais pas de cette vie là, seul. Je tentais de me convaincre que j’allais me forcer à y aller, me forcer à lui parler, me forcer à la séduire ». « Et alors », demandais-je, « cela a marché, tu t’es forcé? ». « Mais non » me répondit-il « …parce que plus je faisais cela pire c’était. Au bout d’un moment, j’ai lâché prise et fais l’exercice exactement comme tu me l’avais indiqué. Je l’ai ainsi réalisé chaque jour jusqu’à l’entrée du restaurant ».

« Et »… lui dis-je. Et Jacques de me répondre: »Elle et moi nous sommes embrassés hier soir ». « Et » rétorquais-je? Mon ami se met en colère, me renvoie à mon « Et? » pour enfin me préciser combien il est ravi, heureux, que cette jeune femme aussi et que, d’ailleurs, il parte ensemble en WE très prochainement. Yo!

Je ne peux bien évidemment pas m’empêcher de demander à mon ami si l’idée de ce WE l’inquiète, génère chez lui de l’angoisse, voire une crise de panique. L’occasion est trop belle pour le comportementaliste que je suis. Et j’invite mon ami à imaginer ce WE comme une catastrophe cataclysmique! (Il va être un amant nullissime, elle va le quitter très rapidement, et j’en oublie). Mon ami me confirme avoir bien compris le principe et qu’il fera cet exercice si besoin.

Le temps a passé. Inexorablement. Cette jeune femme a donné naissance à Mademoiselle Joséphine… Mon ami, sa compagne et leur fille se portent aussi bien que possible.

Peur en avion

Frédéric Arminot

Contrôler l’angoisse – Pourquoi est-ce si difficile

Contrôler l’angoisse – Pourquoi est-ce si difficile

Comme vous le savez, j’ai « en réservé depuis des mois, 3 vidéos dont j’avais signalé la présence et l’existence sur ma page Page Youtube Frédéric Arminot Comportementaliste. Ces 3 vidéos étaient uniquement accessibles aux personnes qui s’inscrivaient sur mon site. Je réservais donc ces « pépites » aux personnes qui me manifestaient réellement leur confiance.

Mais voilà. C’était sans compter sur les manifestations de certains internautes qui, parfois de façon très indélicate, ont exprimé leur colère quant au fait que j’annonce ces vidéos comme accessibles ce qui n’est – ou n’était – pas vraiment les cas…

Comme je suis un type besogneux, j’ai mis beaucoup de temps à me décider à diffuser de façon publique ces 3 vidéos. Pourquoi donc? C’est vrai çà? Pourquoi attendre de mettre à la disposition du grand public des informations que je sais être de grande valeur pour contrôle l’angoisse, l’anxiété ou les crise de panique dont bien d’entre vous sont victimes.

Contrôler l’angoisse et l’anxiété – Une question d’environnement

Il y’a quelques temps, je discutais – une fois de plus – avec mon superviseur à propos du cas clinique d’un patient. Devisant, mon superviseur et moi en sommes arrivés à parler d’un texte que j’avais récemment lu à propos d’une question fondamentale s’il en est: « Etre soi ».

Il ne s’agissait pas du comment « être soi » mais plutôt d’évidences à propos de la façon de dire et de faire des choses qui vous correspondent, des comportements à propos desquels, vous comme moi, puissions nous retrouver. En parlant, je me suis rendu compte qu’il y avait un sujet à propos duquel beaucoup d’entre vous m’interpelliez. J’ai nomme, encore, ces 3 fameuses vidéos. Et de me rendre compte que quelque chose ne me correpondait pas.

Etre soiDepuis des années que je pratique la thérapie comportementale, je suis détenteur de petits secrets de fabrication pour vous aider à contrôler angoisse, ou traiter l’anxiété dont vous êtes victime. Ces protocoles de fabrication, comme j’aime à les appeler, donnent d’excellents résultats pour soigner l’angoisse de mort, traiter les angoisses nocturnes, contrôler les crise de panique ou encore assurer le traitement de l’angoisse matinale (et j’en passe).

D’aucuns m’ont expliqué qu’avec les éléments que j’avais en ma possession, je me devais les monétiser. Cela signifie gagner de l’argent en utilisant des outils adaptés. Ces outils sont ceux issus du marketing. J’ai donc travaillé avec des professionnels à ce sujet, mais j’avais toujours une impression très désagréable. L’impression que quelque chose ne me correspondait pas. Non pas que le marketing soit « sale » mais plutôt que je ne me retrouvais pas dans cette démarche.

Des mois durant, j’ai portant utilisé le marketing pour valoriser mes compétences et les partager avec vous. Durant toute cette période, je me suis senti mal à mon aise. Bien sur, il est normal de vendre ses compétences, d’en tirer profit, ne serait-ce que pour payer les factures (qui s’amoncellent encore et toujours). Parce que c’est bien la finalité de notre vie. Nous passons notre temps à payer un truc… Bien que j’en ai plus qu’assez d’être pris pour une tirelire, je passe sur ce sujet mais, j’y reviendrais… un jour…

J’en reviens donc au marketing et à mes compétences. Des mois durant donc, j’ai utilisé différents outils pour « percer » sur internet et faire connaître mes compétences. Les pro du web m’indiquaient régulièrement quels outils utiliser pour ce faire. Et je m’y employais presque comme un élève zélé. Mais, j’avais tout le temps une petite voix qui me disait: « Ce n’est pas toi, cela ne te correspond pas ». Et je faisais taire cette voix…

La finalité de l’utilisation de produits marketing consistait à réussir à commercialiser les programmes thérapeutiques en ligne que j’ai mis au point pour contrôler angoisse (TCC) comme bien d’autres problèmes émotionnels.

A ce sujet, je ne cache pas que je rencontre un certain succès d’estime. J’en profite d’ailleurs pour exprimer toute ma reconnaissance aux personnes qui m’ont fait et me font encore confiance. Mais, la petite voix me disait… Et puis, malgré tout j’ai continué à utiliser ces outils. Jusqu’à ce matin où ‘ai reçu un message d’une violence inouïe d’un monsieur qui m’écrit la chose suivante: « Vos procédés son infâmes ».

Contrôler l’angoisse – Un truc ahurissant

J’en reviens au texte que j’ai lu et étudié avec mon superviseur. Quand j’ai lu cet abstract, il m’est apparu comme une évidence que je ne pouvais pas continuer à faire ce que je faisais comme je le faisais. C’est comme si quelque chose m’avait sauté à la gueule ! (désolé pour cette vulgarité mais cela correspond exactement à ce que j’ai ressenti).

Je n’hésite pas à le dire. Même si j’ai bien conscience que cela va faire rire un certain nombres de gens qui ne me croiront sans doute pas, j’étais bouleversé. Et j’ai encore pris le temps d’ignorer ma petite voix intérieure jusqu’au moment où, enfin, je lui ai répondu: « Tu as raison. Je vais agir ».

Je détenais par devers moi un truc ahurissant. Une, ou plutôt plusieurs pépites. Or, je ne sais que trop que pour recevoir il faut donner. Or, j’avais le sentiment, très désagréable, de ne pas satisfaire à cette équation – partager pour recevoir – alors que d’aucun ont pris de leur temps pour me l’apprendre.

J’ai donc pris la décision de partager plus encore mes connaissances avec vous. Aujourd’hui, vous découvrez la première vidéo d’une série de 3 qui vont vous permettre de contrôler angoisse, et anxiété, dont vous êtes victime. Cette 1ère vidéo vous explique un mécanisme extra ordinaire qui voue empêche de contrôler angoisse ou crise Contrôler angoisses - Partagerd’angoisse.

Cette 1ère vidéo est suivie de deux autres vidéos (je vais essayer de les diffuser toutes très rapidement). La seconde vous explique comment utiliser l’exercice du pire (vous verrez c’est détonnant), et la 3ème est une extension de l’exercice du pire en cas de crise de panique par exemple.

Alors, faites vous plaisir ! Regardez encore et encore ces vidéos. N’hésitez pas à les partager avec les autres internautes ou, mieux, avec d’autres êtres humains.

Quant à moi, maintenant que j’ai pris cette décision – vous offrir mes connaissances thérapeutiques et les partager avec vous – je remarque que la petite voix s’est tue ou, plutôt que, maintenant, elle me regarde avec un sourire appuyé.

Maintenant, je crains que beaucoup d’entre vous ne me pardonnent pas mes erreurs d’appréciation. Je suis impuissant à changer positivement l’avis de certains d’entre vous. Pour autant, depuis ma décision, comme dirait l’un de mes amis, je cite: « Je me sens raccord! ». Dont acte.

Bien à vous.

P.S: si vous avez des commentaires ou avez besoin de précisions n’hésitez pas à me contacter ou à m’écrire. Je vous répondrais avec plaisir et aussi rapidement qu’il me sera possible.

Frédéric Arminot

Confiance en soi – Découvrez un truc tout simple…

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Confiance en soi – Un truc tout simple pour avoir confiance en soi

Quel que soit l’âge que vous ayez, quelles qu’aient été – ou soient – vos expériences de vie, il vous est parfois difficile de vous se sentir en sécurité au point de vous affirmer sans difficultés – sans peurs – et ceci, quelles que soient les circonstances.

Avoir confiance en soi repose sur un schéma d’une simplicité déconcertante. Autant à propos de vos relations affectives, sentimentales, sociales ou encore professionnelles, la confiance en soi repose tout simplement sur un positionnement de comportement: enfant ou adulte.

Partant, la confiance en soi, est-ce un truc avec lequel nous naissons ou pas? Est-ce simple d’avoir confiance en soi? Cela nécessite t’il un long apprentissage? Est-ce parce-que vous souffrez d’anxiété sociale que vous êtes condamné à ne jamais avoir confiance en vous? Les ressources pour avoir confiance en soi sont-elles réservées à une élite? Comment estimer votre capital de confiance en vous?

Autant de questions auxquelles cet article à vocation à répondre.

La confiance en soi – Une question d’estime de soi

Chez la plupart des personnes qui me contactent ou pour que je réponde à leurs questions ou en consultation, il apparaît clairement que la confiance en soi a un lien avec l’image de soi. Suis-je belle, beau, intelligent, bien bâti(e). Ais-je de l’humour ou non, et j’en passe.

Autant de questions qui, si elles restent sans réponses positives, plongent les gens dans une abîme qui les empêche de montrer et revendiquer leur présence. C’est donc en fonction de l’image de soi qu’un être humain va ou non s’affirmer, prendre la place qu’il souhaite dans ce monde, prendre des risques, réussir ou échouer.

Il est évident que moins bonne est votre image de vous même, plus vous aurez de difficultés à marquer votre place dans quelque système que cela soit. Comment se fait-il que certaines personnes réussissent mieux que d’autres. Comment se fait-il que des hommes et des femmes sans être des canons de beauté arrivent à séduire des hommes et des femmes considérés – eux – comme des beautés?

Nul n’est besoin d’être grand clerc – de notaire – pour comprendre que moins vous vous aimerez, que plus vous rechercherez l’approbation des autres, et plus vous serez fragilisé, et plus vous aurez des difficultés, assumées ou pas, à avoir confiance en vous.

Faut-il être bien né pour avoir confiance en soi

Confiance en soiD’aucunes, parfois, me disent qu’il est facile d’avoir confiance en soi quand on naît dans une famille aisée, que l’on habite dans les beaux quartiers de sa ville, quand on a un beau métier, quand… quand… C’est faux ! C’est une erreur de base mais si fréquemment évoquée que je tiens à insister: il n’y a rien de plus faux que cette affirmation qui consiste à être convaincu que la confiance en soi est réservé aux hommes bien nés !

Je connais bien des gens dont on dit qu’ils ont tout et qui, pourtant, souffrent d’un considérable déficit de confiance en soi.

Il ne s’agit pas d’être bien né(e) pour savoir s’affirmer et prendre des risques. En fait, il est un élément des plus simples, mais aussi des plus compliqués, qui facilite la confiance en soi, c’est une question… d’amour.

L’amour des siens, l’amour de soi, l’amour inconditionnel. Plus vous aurez été bien aimé enfant, plus vous vous serez senti(e) en sécurité dans votre environnement familial et affectif, et plus vous serez doté d’un capital de confiance en soi conséquent en qualité d’adulte.

L’argent, le lieu de vie, n’a donc rien à y voir ou, plus précisément, l’argent ne fait pas le bonheur comme le dit l’adage, tout au plus, l’argent participe, pour partie, à votre bien être mais c’est tout. En conséquence de quoi, nul n’est besoin d’appartenir à une élite pour avoir confiance en soi. Je connais bien des gens pour lesquels cette appartenance est un handicap plus qu’une chance.

Comment apprendre à avoir confiance en soi

D’aucuns pensent, ou sont convaincus, que la confiance en soi reposent non seulement sur ce qui est précédemment écrit mais mais aussi, et surtout, sur un long apprentissage. Seconde erreur !

Nul n’est besoin de suivre de longs et coûteux stages de développement personnel pour bénéficier de confiance en soi. il est certain que pour certains, il sera plus difficile de s’affirmer, de s’aimer, de prendre position, de marquer sa présence, mais, avoir confiance en soi est bien plus facile que vous ne le croyez.

La première clé vers la confiance en soi

Nous avons tous une histoire. Nous avons donc tous un passé. Celui-là même qui a participé à construire les schémas de notre personnalité.

En conséquence de quoi, il s’agit plus de savoir comment faire que pourquoi ce problème de confiance en soi et d’estime de soi existe. Partant, il suffit de se poser les bonnes questions de sorte à, comme j’aime à dire, faire la paix avec votre passé. Qu’entends-je par là?

Considérant la façon dont vous avons été aimé(e), nous aurons, à des degrés divers, des difficultés à nous affirmer dans certains domaines de notre vie. Dans tout ou partie des domaines de notre vie. Il s’agit donc d’identifier ce qui a pu vous poser problème enfant pour que ce qui fut un problème… n’en soit plus un.

De facto, de faire d’un problème une solution. C’est tout l’art de l’approche systémique de Palo Alto: contextualiser un problème pour vous apporter une solution qui vous soit dédiée. L’approche comportementale a fait ses preuves à ce sujet.

La seconde et ultime clé vers la confiance en soi

Une fois les freins identifiés, il va s’agir de créer une dynamique d’expérimentation. Ne vous inquiétez pas. Il ne s’agit pas de prendre le risque de dire, frontalement, à la voisine du dessus que vous l’e……. jusqu’à la dernière génération.

Cela n’ait d’aucune utilité et ne ferait que rajouter au problème. En ré agissant de la sorte vous seriez confronté à un retour de bâton de type, ressentiment, honte, incompréhension, voire pire mais, surtout, et encore, diamétralement opposé à l’effet escompté. En conséquence de quoi, votre image de vous même serait encore plus dépréciée et vous vous retrouveriez bien seul(e) devant l’expression stérile de votre colère. Vous en seriez quitte pour une dose conséquente de honte et de culpabilité.

De fait, quand vous voulez aborder un problème, il est totalement inutile, et vain, de l’aborder de façon directe. Seule une approche stratégique et progressive va vous aider. Il s’agit de prendre le problème par la bande, comme au billard français. A l’inverse, si vous attaquez le problème de front, vous allez générer plus de désordre qu’autre chose et vous en serez pour vos frais !

En sus de la première clé d’accès à la confiance en soi, il existe une seconde clé qui se suffira à elle même pour vous offrir tout ce que vous puissiez souhaiter.

Cette seconde et ultime clé, c’est le transfert d’un statut d’enfant qui n’ose s’affirmer à un statut d’adulte qui s’affirme dans toutes les circonstances qui vous tiennent à coeur d’une part, et à propos desquelles il vous apparaît fondateur de vous exprimer d’autre part.

Cette seconde clé, c’est un petit objet que vous allez utiliser d’une façon dite « transactionnelle ». Je vais prochainement publier un EBook à ce propos. Le contenu de ce livre sera de vous expliquer les mécanismes de votre résistance au changement et de vous expliquer comment utiliser, progressivement et stratégiquement, cet objet grâce à des méthodes d’expérimentation. C’est à dire, vivre, pas à pas, votre affirmation de vous même et progresser en ce sens de sorte à trouver l’équilibre qui vous convient.

La confiance en soi est un positionnement de vie bien plus simple qu’il n’y paraît

Comme vous l’aurez compris, vous disposez d’un capital naturel de confiance en vous. Votre difficulté ne réside pas dans son volume mais dans la façon dont vous osez ou non l’utiliser.

Par exemple, ce n’est pas parce que vous souffrez d’anxiété sociale ou de phobie sociale que vous êtes condamné à ne jamais avoir confiance en vous. L’anxiété n’est que le symptôme de votre problème de confiance, lequel s’exprime, par exemple, par votre peur d’être jugé, votre peur du regard des autres.

Votre problème, et sa solution, sont ailleurs de là où vous pensez qu’ils sont. C’est en découvrant leur mécanique que vous saurez comment faire. Je vais me faire un plaisir de vous le démontrer d’ici à quelques semaines à l’aide d’une série d’EBook dans une collection que j’ai pris plaisir à appeler: « Pour en finir avec… ».

C’et grâce à cela que vous découvrirez les mécanismes auto bloquants de la confiance en soi – une sorte d’auto sabotage – lié à des inhibitions répétées et, partant, comment les débloquer pour, enfin, vivre votre vie… comme vous en rêvez?

Pour vous, fini les angoisses ou les crises d’angoisses à l’idée de vous affirmer. D’une façon simple et pratique, et en quelques minutes seulement, vous découvrirez comment faciliter votre épanouissement personnel en prenant – vraiment – votre place dans votre vie. Imaginez donc que ce qui vous est proposé c’est de vous délier de votre inhibition pour accéder à… l’harmonie.

Intéressé(e)?

Traitement de l'anxiété, et de l'anxiété généralisée, pour retrouver confiance en soi

voir la vidéo

Frédéric Arminot

Vidéos gratuites – Où se trouvent les 3 fameuses vidéos gratuites

Vidéos gratuites – Avant le drame, qu’en était-il de ces 3 vidéos gratuites…

Comme vous l’avez sans doute constaté sur ma chaine Youtube, au terme de chacune de mes vidéos, je vous parle de 3 vidéos gratuites. En effet, des mois durant, il vous suffisait de vous inscrire sur mon ancien Blog pour accéder à ces trois vidéos. Elles avaient, et ont toujours, pour vocation de vous aider à contrôler angoisse, crise d’angoisse, anxiété et phobie en quelques minutes. Oui, mais voilà. Cà, c’était avant le drame… Le drame c’est que des petits malins se sont « emparés » de ces trois vidéos hébergées sur mon ancien blog et sont toqués de les diffuser en accès totalement libre, sans mon autorisation.

La diffusion des vidéos gratuites – Droits et sécurité

3 vidéos gratuitesIl a donc fallu que je vous apporte la sécurité à vous qui cherchez des solutions pour ne plus souffrir mais que j’en apport aussi en termes de droits liés aux contenus d’une part, et aussi de droits liés à leur diffusion d’autre part. C’est donc la mort dans l’âme que j’ai fait le choix de diffuser ces 3 vidéos sur une plate forme très sécurisée et… payante.

Ainsi, pour une somme très modique, vous accédez à ces vidéos pour en finir avec l’angoisse, les crises d’angoisses, l’anxiété ou encore la phobie. Une fois les droits d’accès acquittés (minimes), un mail vous est adressé. Ce message contient vos identifiants (Login) et Mot de passe (Password) pour accéder en toute sécurité à des contenus pédagogiques et thérapeutiques à forte valeur ajoutée.

Comment, aujourd’hui, accéder à ces 3 vidéos

Pour accéder à ces trois vidéos: « Comment contrôler angoisse, anxiété et phobie » et dont le programme est le suivant: Vidéo 1 (7’08″)

  • Pourquoi vous ne pouvez pas contrôler angoisse et anxiété à cause d’un « truc » effarant

Vidéo 2 (13’58″) Exercices de thérapie comportementale pour ne plus souffrir d’angoisse, d’anxiété de crise d’angoisse ou de crise de panique

  1. Comment en finir avec les ruminations et les pensées obsessionnelles
  2. Comment transformer un problème en solution
  3. La meilleure façon d’objectiver (prendre de la distance)

Vidéo 3 (11’12″)

  • L’erreur fatale à ne surtout pas commettre
  • Comment reprendre confiance en vous grâce à un truc tout simple

Ce sont trois vidéos très simples et pragmatiques qui ont déjà apporté beaucoup de mieux être à bien des gens. A preuve, les témoignages.

A vous d’en profiter dès maintenant !

Anxiété sociale


Frédéric Arminot

Adolescent victime d’angoisse – Comment l’aider

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Adolescent victime d’angoisse – Comment l’aider

Récemment, j’ai reçu le message suivant:

Mon enfant de 16 ans a, depuis l’âge de 12 ans, des crise d angoisse. Elles ont été occasionnelles. Durant ses années collège, une à deux fois par an (peur dans un supermarché, cinéma, magasin) mais, depuis le lycée, c’est continu (peur de prendre le bus, peur en classe). Il ne fuit pas les situations mais a de plus en plus de mal à supporter ses angoisses.

J’essaie de comprendre pourquoi il est si angoissé car il dit ne pas savoir pourquoi. Il a des crises d angoisses. A mon avis il a peur de ne pas réussir et, par ailleurs, je pense qu’il na pas du tout confiance en lui car il se sent toujours inférieur aux autres. Ses relations amicales sont de plus en plus restreintes, il en souffre d ailleurs. 

Parfois il est aussi agressif. Pour l’instant il a un traitement à base de plantes pour la relaxer. Il a déjà fait de la sophrologie mais il a voulu arrêter. Je sais que vous pouvez l’aider mais à son âge que peut t-il faire, qu’il comprenne et qui soit facile a effectuer? Et surtout lorsque ses crises surviennent en classe?

J’envisage aussi de prendre un rendez-vous avec un psy. Pensez vous cela utile? J’espère que vous me répondrez car je suis vraiment désemparée et souffre aussi de la voir lutter tout le temps.

Cordialement

Comme je m’y suis engagé auprès de cette maman, voilà ce que je réponds aux angoisses de cet enfant et de cette maman si inquiète.

Adolescent et confiance en soi

Moments exaltants mais parfois, ô combien douloureux, que celui de l’adolescence. Cette période de transition où l’on quitte son univers d’enfant tout en ayant un désir ardent de prendre des risques, de s’affirmer, en bref, de se préparer à une vie d’adulte qui commet ses expériences en toute impunité. Du moins le croient-ils…

Prendre des risques, qu’il soient affectifs, sentimentaux ou sociaux, posent nécessairement la question de savoir si l’adolescent va arriver à ses fins ou pas. Donc la question de la peur du jugement. Confronté bien jeune au problème de la réussite comme de l’échec, les adolescents ne craignent que trop d’être jugés par leurs pairs et, ainsi, d’être mis Adolescent et confiance en soià l’écart ou exclus de groupes s’ils ne réussissent pas.

La question que pose la confiance en soi à ce propos fait partie intégrante du développement de l’adolescent. Comment s’affirmer, donc prendre des risques sans crainte d’être jugé? Comment éprouver ses propres limites sans peur d’échouer?

Comment accepter que le passage de l’état d’enfant à celui d’adulte en devenir est une période de latence pour le moins difficile et porteuse autant de plaisirs que de déconvenues. A ce moment, les angoisses sont le lot commun de tous les jeunes qui ont peur de ne savoir être, qui sont angoissés à l’idée de ne savoir faire.

Adolescent et image de soi

Du plus loin que je remonte dans mes propres souvenirs, et tout comme j’ai pu l’observer avec mes propres enfants, les questions d’image de soi et d’estime de soi sont à prendre en compte dans l’affirmation de soi. De plus, dans les prémisses de l’adolescence comme au cours de l’adolescence elle même, les corps évoluent d’une façon telle que les notions de séduction et de plaisirs de sens sont des vecteurs désirés et craints à la fois. Le corps évolue et prend forme, les autres regardent et désirent, s’expriment ou non à ce propos et, parfois, si ce n’est souvent, se taisent dans un silence qui hurle une douleur intérieure.

De la même façon que chez les adultes, l’être humain n’a de cesse de se comparer à l’autre en fonction de ses propres désirs. L’autre, quand il est ce qu’un adolescent aimerait être, devient à la fois un objet d’envi, voire de jalousie, parfois de haine. L’autre, ou les autres, par leur façon d’être et de faire, par leur prétendue facilité à exister parmi les autres, rappellent souvent à celles et ceux en difficulté non seulement leur propre douleur à être, mais aussi les convainc qu’ils ne seront jamais ce qu’ils aspirent à être. Et pour cause !

L’autre, objet de comparaison, est mu par des facilités qui sont les siennes propres et nul n’est besoin de se comparer. L’autre n’est pas moi et vice et versa. Je suis, peut être, mais n’existe pas. Je ne me pense pas reconnaissable ni reconnu par les autres. J’aimerais tant être et exister avec eux mais, pour toutes les raisons invoquées précédemment, je m’inhibe.

Chaque évènement de la vie d’un adolescent est objet à la fois d’excitation et d’angoisses. Vivre les inter actions avec ses amis comme avec ses camarades de classe revêt un caractère exaltant, parfois mortifère voire morbide. Le lieu scolaire est un endroit ou les questions de positionnement sont très vivaces très fortes. Les beaux élèves intelligents et qui, scolairement réussissent.

En qualité d’adolescent, on pardonnera toujours à un autre adolescent, élève médiocre mais… si beau ou si belle. Celles et ceux, qui s’estimeront physiquement ordinaires et scolairement moyens auront du mal à trouver leur place.

C’est comme cela que, très souvent, il n’est pas bon d’être beau et bon élève dans un environnement où les autres réussissent moins, voire sont moins beaux et, pour certains peut être issus de milieux sociaux moins favorisés que d’autres. En ce cas, l’élève, l’adolescent qui réussit scolairement, est mis à l’index au nom de l’appartenance au groupe lequel fonctionne suivant un code: le nivellement par… le bas.

Il devient donc extrêmement difficile à un adolescent de trouver sa place autant en haut qu’en bas. Confronté à ses propres résistances, il est objet de paradoxes terrifiants. S’il est scolairement bon mais physiquement mois attractif que d’autres, il prend le risque d’être mis à l’écart et ne le sait que trop. Il pourrait donc avoir tendance à limiter ses compétences scolaires, au prix de sa propre réussite, tout en ayant conscience du risque qu’il prend d’échouer socio professionnellement. C’est le prix qu’il paierait pour être avec les autres, pour ne pas être seul. Pour autant, l’adolescent sait que ce n’est pas bon pour lui mais il ne sait faire autrement.

Second paradoxe possible, il commet l’inverse. S’il maintient ses compétences scolaires, il risque d’être mis à l’écart d’un groupe entier qui, lui, ne se reconnaît que par le nivellement. L’adolescent ne voudra pas changer tout en souffrant d’un prix à payer pour être qui il est comme il est.

Dans les deux cas, chaque membre de chaque groupe, soutenu par les autres, aura tôt fait d’humilier l’adolescent ou l’adolescente qui dénote par sa différence. Ainsi, cet autre, l’adolescent en souffrance, sera le pharamacoï du groupe, son médicament, son bouc émissaire. Ce faisant, mis en situation d’exclusion, le groupe se rassurera à confirmant sa capacité à s’affirmer et de fait, donnera la preuve à l’adolescent exclu, que le groupe agit en qualité de référent et que ce même groupe a droit de vie et de mort sur chaque membre du groupe social composé par le groupe classe.

Pour un adolescent, chaque moment social en cours ou à venir est un vecteur d’angoisses

Inéluctablement, chaque moment qui rapproche ou confronte l’adolescent de façon directe à ses peurs (le trajet pour se rendre au collège ou au lycée, la classe elle même, le restaurant scolaire, etc.) est un moment de construction de toutes les angoisses possibles. L’adolescent en souffrance a toutes les raisons de s’inquiéter, de redouter de ces moyens ou de ces lieux qui le confrontent à une réalité qu’il aimerait fuir tout en ayant le désir – secret – d’y trouver sa place. C’est un paradoxe supplémentaire qui ne peut que rendre l’intéressé agressif.

Ne pas trouver sa place ne pas réussir à la construire, ne pas trouver l’équilibre fait souffrir et renvoie à l’ado une image dévalorisée de lui même. L’adulte, quand il tente de comprendre, n’est vécu que comme un vieux machin qui n’a jamais été adolescent et ne saurait comprendre. D’autre part, quand l’ado n’arrive pas à construire l’affirmation deQuestions d'adolescente lui même, c’est à lui qu’il s’en prend dussoit-il devenir agressif pour s’affirmer. C’est un moyen de subsister qui en vaut bien un autre.

Évoluant dans un océan de contradictions, l’adolescent est d’autant plus agressif avec son environnement affectif, en l’espèce je pense à l’environnement familial, qu’il peut en vouloir à sa propre famille, à ses propres parents, d’être et subir ce qu’il est et souffre.

Last but not least, à son tour, l’adolescent qui souffre d’angoisses quant à la difficulté d’exister, de s’affirmer, d’avoir confiance en lui et devant ses difficultés à ce propos va exercer son droit discrétionnaire de faire porter la responsabilité de ses propres malheurs à d’autres.

La famille devient donc un lieu d’expérimentations d’affirmation de soi. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle beaucoup de parents nomme l’adolescence un âge ingrat: « Après tout ce que l’on a fait pour eux… ». A son tour, comme le groupe d’âge avant lui, l’adolescent exercera son droit de vie et de mort (symboliquement) sur ses proches. Il n’existera qu’en faisant mal et en en imputant la responsabilité à d’autres qu’à lui même. Ne dit-on pas qu’il est toujours plus facile de voir la paille qu’il y a dans l’œil du copain que la poutre dans les siens?

Comment faire pour aider un adolescent victime d’angoisse

La plupart des parents confrontés à un adolescent en difficulté vont essayer et de comprendre et d’intervenir. Autant que vous le sachiez tout de suite, c’est peine perdue. Comprendre n’apportera aucune solution. Intervenir risque de tourner à l’incompréhension mutuelle puis à l’affrontement. Chacun repartira désolé et souffrant, ce qui risque d’aggraver les angoisses des uns et des autres chacun renvoyant à l’autre la responsabilité de cette douleur..

Certains adolescents, victimes d’angoisses au sein même de leur établissement scolaire, sont parfois atteints de phobie scolaire. Et quand un adolescent souffre de ce trouble anxieux, c’est que cette phobie est l’expression de son anxiété sociale. Il se protège de ses angoisses grâce à la phobie. La rupture est ainsi consommée et c’est la première chose qu’il convient d’éviter, autant que faire se peut.

En cas de crise d’angoisse pendant un cours, il conviendrait que l’adolescent puisse s’isoler et, surtout, ne contrôleAngoisse adolescente pas sa crise. Dans ce Blog, j’ai souvent évoqué la nécessité de ne pas contrôler les angoisses en feignant qu’elles n’existent pas. Il est totalement inutile de se rassurer en essayant de se convaincre que cela va passer. Cela pourrait effectivement passer mais au prix de souffrances très pénibles.

Dans un premier temps, il suffirait que les parents informent les enseignants, sans préciser de quoi il retourne de façon précise, en demandant que les profs soient bienveillants et laissent le soin à l’adolescent de faire quelques exercices dans le couloir.

Faut-il qu’un adolescent consulte en cas de crises d’angoisse

Il est toujours important de verbaliser. Allez consulter un psy avec votre enfant et aussi seul, mais pas n’importe lequel et pas dans n’importe quelle discipline thérapeutique. En règle générale, un ado ne parlera pas à ses parents de la réalité de ses problèmes tels qu’il les subit. Malgré eux, les parents sont les plus mal placés pour entendre la parole de leur enfant.

En ce cas, si la relation parents enfants est altérée par les angoisses de l’adolescent, lesquelles peuvent être majorées par les angoisses des parents, il convient de consulter. Ainsi, chacun pourra trouver un espace de parole privilégiée, à titre individuel comme à titre familial.

Alors, oui, chère madame, la réponse à votre question quant à savoir s’il est opportun de consulter est OUI. Mais, ne consultez pas n’importe qui. Prenez le temps d’entendre les compétences de chacun des psy que vous contacterez. Essayez de trouver des références les concernant. Et, quel que soit votre choix, souvenez vous: il n’est jamais figé.

Dernière chose. Je vais me faire des ennemis mais… essayez d’éviter les psychiatres! Les problèmes de votre adolescent ne relèvent pas de leurs compétences d’une part et, d’autre part, certains d’entre eux tiennent des propos normalisateurs à crever qui obèrent la parole de votre enfant et risquent d’aggraver ses problèmes de confiance en lui.

Frédéric Arminot

Crise de panique ou crise d’angoisse

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Crise de panique – Crise d’angoisse – Quelles différences

Comme vous l’aurez compris, il apparaît deux phénomènes dans un tel titre. Le premier c’est le phénomène de crise. L’autre c’est la question de l’angoisse et de ses symptômes. Les deux donnent vie à une émotion de crise d angoisse constante de très forte amplitude: la crise de panique.

La crise – Un concept simple mais très subjectif

On entend à ce propos tout événement qui indique une perte de maitrise, une perte de contrôle de soi (ex: la peur en avion). Si l’on prend l’exemple d’une situation de conflits dans un cadre professionnel, c’est quand un personnel d’encadrement n’arrive plus à faire autorité sur ses subordonnés. En lien avec des objectifs (ex: production), on peut parler de crise, voire de crise de panique. Nous avons tous notre façon de percevoir notre environnement. Ainsi, ce qui est présumé grave pour les uns ne l’est pas nécessairement pour les autres.

Marie est la maman de deux enfants. Le plus âgé, Félix, un garçon de 17 ans, a du mal à entretenir des relations sociales avec ses camarades de classe. Marie s’inquiète de voir son fils si seul et isolé. Elle s’inquiète d’autant plus que dans la chambre de son fils traine des bouts de papier à cigarettes accompagnés de déchets de tabac. En plus, les vêtements de Félix sont imprégnés d’une odeur assez acre et très significative du cannabis. Un soir, alors que Félix est dans sa chambre, sa maman y rentre sans prévenir.

Félix est à la fenêtre et fume ce qui semble être un joint. Marie est très désappointée et demande à Félix ce qu’il fait. Son fils rentre alors dans une colère importante et Marie comprend, immédiatement, qu’il y a un problème. Marie enjoint à son fils d’immédiatement arrêter de fumer tout en essayant de lui expliquer les dangers physiques et psychiques qu’il y a à consommer cette substance psycho active.

Félix ne l’entend pas de cette oreille, et commence à se montrer menaçant. Marie quitte la chambre de son fils en se disant qu’elle en parlera à son compagnon quand il sera là. Comment réagira t’il ? Sera t’il à la hauteur de la gravité e la situation ? Que de depression en perspective.

Que va t’il se passer par la suite ? Félix va t’il arrêter ou se comporter comme un futur toxicomane ? Et ses études, va t’il les poursuivre ? Marie n’a de cesse de se poser des questions qui l’angoissent d’autant plus qu’elle n’a aucune réponse qui l’apaise. Alors, Marie se rend compte qu’elle est empreinte d’une peur irrépressible de l’avenir. Marie a une crise d’angoisse.

A l’instar de cette maman, d’autre parent pourrait intervenir d’une façon plus « douce ». Essayer de faire confiance à son enfant en lui expliquant les choses de façon adulte et responsable. En essayant de faire confiance à son enfant quant à sa façon de gérer la situation. Chacun, donc, va apprécier une situation à sa façon en fonction de paramètres qui relèvent de son éducation et de ses émotions.

Que faire quand vous êtes victime d’une crise d’angoisse

Il est beaucoup plus simple que vous ne le pensez d’adopter un comportement objectif pour ne plus être victime dangoisses, et à plus forte raison de crise d’angoisse. N’essayez surtout pas de croire que tout va aller mieux. N’essayez surtout pas de penser à la façon dont vous pourriez apporter une solution à votre angoisse. En effet, plus vous allez imaginez des solutions, pire cela va être.

Comment traiter une crise de panique

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Essayez plutôt de vous laisser aller. Un peu comme si vous faisiez une chute de bicyclette. Plus vous vous accrocherez au guidon, plus vous vous ferez mal. Plus vous laisserez aller sans contrôler, moins douloureuse seront et la chute et ses conséquences. Tous les professionnels vous le diront. Ne résistez pas à une crise de panique.

D’abord, il faut savoir que la crise de panique est une forme singulière à la névrose qui n’est autre qu’une maladie psychiatrique. Elle survient de façon brutale et entraine des symptômes physiques et mentaux qui ne permettent pas aux anxieux de vivre normalement.

Les symptômes de la crise de panique

La crise de panique est aussi appelée attaque de panique ou encore une crise d angoisse aiguë. Durant la période d’inconfort et de peur intenses, la personne atteinte subit des frissons, des palpitations cardiaques, des nausées, des sueurs, des picotements, a le souffle court, l’impression d’étouffer, elle hyper ventile, a des tremblements, des fourmillements, des douleurs dans la poitrine, des bouffées de chaleur, des vertiges, etc. Ces symptômes peuvent persister de quelques minutes à quelques heures et durant cette période la victime se sent mal à l’aise et souffre. Voilà bien un tableau clinique peu encourageant mais typique de la crise de panique.

Causes et facteurs qui déclenchent la crise de panique

Cette crise de panique est spontanée s’il s’agit du réveil brutal de quelqu’un en train de dormir. Il y a également la phobie telle que la phobie sociale et la prise des médicaments non associée à une prescription médicale (auto médication) ainsi crise de paniqueque la prise de diverses drogues et de toxiques: alcool, cocaïne, cannabis, amphétamines, hallucinogènes, produits anti cholinergiques.

Au delà de çà, il y a aussi des personnalités anxieuses qui souffrent de timidité importante, d’hypersensibilité, d’une grande émotivité, qui sont à la recherche de perfection et qui rencontrent des difficultés quant à prendre des décisions et sont dans une état de tension psychique permanent.

 

Diagnostic et traitements de la crise panique

En ce qui concerne le diagnostic, il est fait état de pathologies non psychiatriques ou de pathologies psychiatriques comme les depression, les phobies et le trouble panique. En matière de soins, pour traiter une crise de panique, il existe des traitements non médicamenteux comme, entre autres, les psychothérapies (TCC), l’EMDR, la méthode TIPI ou encore la technique d’identification sensorielle des peurs inconscientes.

Toujours en matière de soins, il y a aussi des traitements médicamenteux tels que les antidépresseurs, les benzodiazépines, les beta bloquant et les tranquillisants. Il est important de suivre chacune des prescriptions qui vous est adressée que ce soit par votre psy ou votre médecin. Ceci afin de vous donner tous les moyens pour traiter la crise de panique.

C’est le meilleur moyen à la fois de vous assurer des soins de qualité mais aussi de mieux comprendre ce qui fonctionne ou non pour vous en matière de soins liés à des crise de panique de sorte à vous garantir le meilleur résultat possible.

A propos de Frédéric Arminot

Frédéric Arminot

Symptômes de l’angoisse – Symptômes de l’anxiété

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Symptômes de l’angoisse – Symptômes de l’anxiété – Comment les différencier

Le plus souvent, celles et ceux qui sont affectés par des symptômes de l’angoisse ou les symptômes de l’anxiété cherchent à rencontrer un professionnel de santé, psychiatre ou médecin généraliste. La plupart du temps, ce type de visite médicale donne lieu à une prescription médicamenteuse, laquelle repose sur le diagnostic.

Considérant les anxiolytiques, hypnotiques et neuroleptiques qui sont prescrits, il convient de s’assurer que les symptômes de l’angoisse soient clairement identifiés pour limiter les risques de prescription inadaptée.

Ces symptômes d’angoisse comme les symptômes d’anxiété sont souvent les mêmes:

  • Troubles du sommeil
  • Troubles alimentaires
  • Troubles de l’humeur
  • Troubles sexuels
  • Agressivité
  • Sentiment d’angoisse diffuse
  • Forte sudation
  • Problèmes pour respirer
  • Nausées
  • Accélération du rythme cardiaque

C’est donc en fonction de l’identification de ces symptômes d’angoisse et de la valeur donnée à chacun par le patient que, de façon progressive, un soin médical sera prodigué.

Ces troubles sont pondérés en fonction de la personnalité de chaque patient. Ainsi, pour limiter tous problèmes d’insuffisances liées au seul traitement médical, il est toujours fortement conseillé de consulter un professionnel de la psychologie.

Il est très facile de trouver ces professionnels en consultant des annuaires sur le web, en vous renseignant auprès de vos amis ou de votre famille ou encore en vous rapprochant de l’hôpital le plus proche de votre domicile.

Afin de mieux comprendre de quoi il en retourne, il est important de souligner ce qu’est l’angoisse et ce qu’est l’anxiété, comme de quoi il retourne à propos de symptômes de l’angoisse et de l’anxiété.

Les symptômes de l’anxiété

L’anxiété a des symptômes identiques en bien des points par rapport aux symptômes de l’angoisse. L’anxiété est une émotion continue qui s’est installée au gré des évènements douloureux voire traumatiques que vous avez vécu.

L’anxiété ne concerne généralement qu’un sujet à la fois. C’est une chose en particulier qui crée une angoisse +++ qui se meut en anxiété (au sens de son activation permanente). Cette anxiété peut être aggravée par d’autres problèmes de stress inhérents à différents secteurs de votre vie et, surtout, à la vision que vous avez de votre propre avenir. Avez vous confiance? N’avez vous pas confiance? En vous? En les autres.

Les symptômes de l’angoisse

L’angoisse est une émotion on ne peut plus classique. Tout le monde, à un moment ou à une autre, peut être victime d’angoisse, et ressentir les symptômes de l’angoisse. Par contre, certaines personnes peuvent être sujettes à des crise d angoisse. Ces dernières sont une forme d’anxiété. Dans toutes les circonstances de votre vie, vous pouvez être confronté à des situations que vous redoutez. Tous les domaines de votre vie peuvent être affectés par une angoisse, une peur ou un peur panique.

Devant de tels problèmes, seuls deux comportements s’offrent à vous. Partir et refuser le problème, ou encore en dénier la réalité et l’intensité. Ou, affronter le problème. L’angoisse, et à plus forte raison les symptômes de l’angoisse, exprime une crainte inattendue et la difficulté de s’y adapter tout en ayant préalablement pris soin de l’accepter et de prendre de la distance émotionnellement.

Aux symptômes de l’angoisse, comme à l’angoisse elle même, peut s’ajouter le problème de la crise d’angoisse. Une crise est une situation qui n’a plus les « contours » de ce qui était convenu ou prévu.

Parfois, le fait de ne pas y avoir pensé avant que cela ne se produise peut générer un manque d’estime de soi car vous culpabilisez de ne pas y avoir pensé et réagit en conséquence. Vous culpabilisez de ne pas avoir su « traiter » les symptômes de l’angoisse.

Dès lors, pour soigner angoisse et anxiété, il conviendra aussi de travailler sur l’estime de soi, la confiance et, par conséquent, l’affirmation de soi.

Symptômes de l’angoisse – Quelques « menus » conseils

Il existe une relation entre l’angoisse et l’anxiétéDe la même façon qu’il existe des similitudes entre les symptômes de l’angoisse et ceux de l’anxiété.

Inhibé, victime de votre peur de l’échec, et sous le prétexte que vous n’êtes un homme (ou une femme) riche, beau (belle) et intelligent(e) – du moins le pensez vous -, vous ne pouvez vous empêcher de vous poser la question de savoir pourquoi une  belle personne s’intéresserait à vous.

L’anxiété se comprend comme une peur majeure – une peur fruit de projections émotionnelles – (imaginer un avenir dont on ne sait rien) comme de se présenter à une belle femme, ou un bel homme, et de craindre d’essuyer un échec, un refus sentimental.

Bien évidemment, vous allez imaginer plusieurs techniques d’approche ou tenter de vous rassurer quant à votre peur d’échouer ou d’être évincé. Mais, n’auriez vous pas plutôt peur de réussir et, ce faisant, de ne pas être à la hauteur pour « honorer » une si belle femme ou un sil bel homme? C’est comme cela, de façon insidieuse et sourde que votre angoisse se construit.

Et si vous arrêtiez de rentrer dans des peurs paniques?

Il y a diverses façons de combattre cette forme d’anxiété sociale. Nous allons en présenter quelques unes qui vous permettront de voir les choses de façon plus ouverte.

Symptômes d’angoisse – Essayez de vous adapter à votre environnement

Regardez, observez ce qu’il se passe autour de vous, tout en restant à l’écoute de vos symptômes d’angoisse.  N’intervenez pas mais, au fur et à mesure que votre regard se pose sur les gens comme sur la perception que vous avez de chacun, essayez d’identifier les émotions que suscitent ces scènes. Ainsi, avec le temps, vous serez capable d’identifier les symptômes de l’angoisse.

Prenez le risque de pénétrer sans vous faire remarquer dans des lieux qui vous attirent tout en contrôlant ce qui pourrait s’apparenter à un trouble panique. Rasez les murs si vous le souhaitez mais installez vous à une table discrète, près de la sortie ce qui participera à vous sécuriser. Ainsi, vous serez plus à même de prendre la maitrise de vos symptômes d’angoisse, si il y a lieu. Une fois installé, observez. Qui fait quoi et comment? Ainsi, fort de vos observations et de vos remarques vous saurez faire le rapprochement entre votre phobie sociale et un traitement approprié.

Une fois bien en place, essayez de rentrer en contact avec les personnes présentes. Osez leur poser des questions. Et c’est là qu’intervient une astuce très importante. Quand votre interlocuteur va répondre à votre première question, posez en une seconde en reprenant – dans la question – ce que la personne vient de répondre. Ainsi, vous créerez du lien social et agirez de sorte à vous prémunir d’un trouble anxieux dépressif et à mieux contrôler vos symptômes d’angoisse.

En créant du lien, vous finirez par en savoir de plus en plus sur le lieu, les gens et leurs habitudes. Au surplus, vous finirez – assez rapidement – par être identifié comme « habitué » et serez respecté pour cela. En créant un lien, vous créez un « sentiment d’appartenance ». Ainsi, ce lieu sera désormais « votre » et vous y serez respecté. C’est en agissant de la sorte que vous vous appliquerez à vous même un traitement adapté à votre anxiété.

Vous trouverez ci-dessous de petites astuces qui vont vous permettre de soigner l’angoisse et de soigner l’anxiété. Les essayer, c’est les adopter! En vous inscrivant dans une démarche active pour le traitement de vos troubles anxieux, vous apprendrez naturellement à vous affirmer et à avoir confiance en vous.

Symptômes d’angoisse – Maitrisez le langage de votre corps

Que ce soit dans la rue, dans un lieu public, dans un musée, un bar, où je ne sais où encore, traversez la foule avec lenteur. Les gens y verront une sorte d’assurance qui vous garantira toute protection à propos de vos symptômes de stress ou d’anxiété, comme de vos symptômes d’angoisse.

La force tranquille, la puissance calme que vous exprimerez invitera les autres à vous attacher de l’importance et du respect. Cette méthode sera votre garantie d’un traitement de votre anxiété qui, progressivement, vous conviendra.

Symptômes d’angoisse – Essayez d’être franc et direct

Évitez que l’anxiété chronique prenne le pas sur vous. Sachez reconnaître les troubles anxieux généralisés dans votre comportement émotionnel. Apprenez, si ce n’est déjà fait, à identifier les symptômes de l’angoisse. Protégez vous de vous, et de vos pensées toxiques, en vous laissant plus de temps que nécessaire pour engager une conversation. Agissez! Au pire, vous prendrez une veste. Et alors, n’est-ce pas en échouant que l’on réussit?

Symptômes d’angoisse – Progressez avec calme et détermination

Imaginez. Vous voyez une femme. Elle est belle, elle vous plait. A l’idée de l’aborder et de lier connaissance, vous êtes empreint de symptômes d’angoisse que vous connaissez tant. Quand vous l’aurez décidé, vous pourrez vous approcher de cette personne, vous présenter et, ainsi, mettre votre anxiété à l’épreuve et, à fortiori, prendre le contrôle de vos symptômes d’angoisse. En agissant de la sorte, petit à petit, vous apprendrez à vous affirmer, à reprendre confiance en vous et éviterez symptômes d’angoisse, dépression et… angoisse.

Le Programme ARtUS - Angoisse - Anxiété - Phobie - Toc

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Frédéric Arminot

Crise de panique – Comment contrôler une crise de panique

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Crise de panique – Comment faire

Définition de la crise de panique ou trouble panique

S’il y a bien quelque chose de très pénible à propos de l’angoisse et des crise d’angoisse, c’est bien la crise de panique ou trouble panique. De quoi s’agit-il? Imaginons qu’alors que vos avez tout essayé pour combattre votre angoisse que, confronté à une situation que vous redoutez par dessus tout, rien ne donne de résultats et que vous avez toutes les raisons de ressentir une peur panique.

Prenons le cas d’une personne atteinte de phobie sociale ou d’anxiété sociale. Cette personne, appelons la Françoise, redoute de se trouver dans la rue, ou dans tout autre lieu public. A l’idée de quitter sa zone de confort, son appartement ou sa maison, et de devoir se rendre à l’extérieur, Françoise ressent déjà les symptômes de l’angoisse. Ces symptômes d’angoisse sont:

  • Accélération du rythme cardiaque
  • Transpiration
  • Tremblements
  • Boule au ventre ou boule d’angoisse
  • Nausées, vomissements
  • Incapacité à objectiver

Françoise, ne connaissant que trop ces symptômes depuis le temps qu’elle en souffre, essaie encore une fois de se calmer, de rationaliser, en essayant de se convaincre que tout va bien se passer. En règle générale, ce comportement a pour effet d’aggraver ses perceptions émotionnelles, de fait, Françoise se retrouve encore plus en difficultés, encore plus en souffrance. 

Crise de panique

Pour autant, bien que consciente de cette douloureuse évidence, Françoise ne sait que faire d’autre. En plus, la conscience qu’elle a d’avoir un comportement inadapté, aggravé par son incapacité à prendre de la distance par rapport aux situations qu’elle redoute, lui font ressentir de la honte et de la culpabilité.

Françoise est d’autant plus en crise de panique que comme il s’agit pour elle de se rendre dans la rue, elle pense que les gens vont la regarder ou se moquer d’elle. François est donc victime d’une crise de panique issue d’une phobie sociale ou d’une anxiété sociale.

L’anxiété sociale comme la phobie sociale sont deux problèmes émotionnels liés à des questions de confiance en soi, d’estime de soi et, partant, de construction de la personnalité. Non pas que Françoise soit psychologiquement défaillante, mais pour des raisons qui reposent sur ses expériences de vie (elle a pu être socialement traumatisée plus jeune par des inter actions sociales douloureuses – à l’école par exemple -), elle n’arrive pas à affronter ce qu’elle redoute de pire. Pour échapper à ses peurs et mieux contrôler ses troubles paniques,

Françoise aura une tendance certaine à l’évitement. C’est à dire qu’elle cherchera par tous les moyens à échapper à ce qui lui fait parfois si violemment ressentir une peur terrible, une peur panique. Et plus Françoise réagira de la sorte, et pire cela sera. Il existe des solutions à ces problèmes de trouble panique et de crise de panique.

Comment traiter la crise de paniques – Comment soigner le trouble panique

Le premier réflexe des personnes victimes de crise de panique consiste à essayer de se raisonner voire de se forcer à faire ce qui leur fait si peur. En ré agissant de la sorte, ces personnes essaient de se convaincre que tout va bien aller. Comportement ô combien courageux mais… totalement inefficace.

Traiter les crise de panique

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Depuis 20 ans que j’exerce en qualité de comportementaliste, j’ai eu, à maintes reprises, l’occasion d’expérimenter différentes méthodes ou stratégies thérapeutiques issues de l’approche systémique de Palo Alto. A ce propos, je pense, vous l’aurez compris, à la thérapie comportementale ou TCC.

En effet, bien des personnes affectées de troubles paniques vont avoir pour réflexe de se rendre ou chez leur médecin traitant ou chez un psychiatre. Dans les deux cas, que ce soit vous ou Françoise, ces deux médecins vous prescriront des médicaments (anxiolytique, hypnotiques, anti dépresseur voire neuroleptiques). Ces molécules vont apaiser – contenir – vos symptômes mais en aucun cas résoudre votre problème.

Il suffira que vous cessiez de prendre vos médicaments pour que, rapidement, les crises de paniques ressurgissent. Ce phénomène pose, une fois n’est pas coutume, le problème de la dépendance générée par la prise de médicaments de ce type.

La TCC – Une alternative à la prise de médicaments

Beaucoup des patients dont je m’occupe se sont plaints auprès de moi de la relation de dépendance qu’ils avaient à propos de ces médicaments. Les mêmes, et d’autres, ont constaté que la prise en charge à l’aide de la psychologie clinique ou de la psychiatrie ne les aidaient pas beaucoup au quotidien.

Tout le monde n’a pas nécessairement ni le temps ni le désir de prendre le temps pour faire des liens entre histoire de vie, personnalité et crise de panique. D’aucuns ont essayé des démarches alternatives pour diminuer ou les symptômes de trouble panique ou pour gérer leur crise de panique.

Si ces personnes ont pu diminuer leurs ressentis émotionnels face à leur crise de panique, elles n’ont pourtant jamais trouvé une solution pérenne. La TCC vous offre cette solution grâce à des exercices très simples qui, très rapidement, vont vous aider à ne plus souffrir de crise de panique.


Frédéric Arminot

Troubles anxieux – Comment soigner les troubles anxieux

Troubles anxieux – Comment soigner les troubles anxieux

La notion danxiété est à différencier de l’angoisse. En effet, l’angoisse a un côté ponctuel et non durable, sans que cela remette en cause la violence d’une crise d’angoisse.

L’anxiété repose sur un sujet qui vous pré occupe, un sujet qui retient douloureusement toute votre attention. Vous pouvez être angoissé par des problèmes d’argent, par votre vie familiale, par votre vie sentimentale, par un ou plusieurs sujets qui affectent votre équilibre, votre développement personnel (cf. tcc).Les troubles anxieux

Ainsi, vous pouvez être amené à vous poser beaucoup de questions quand à la façon de trouver des solutions au problème qui vous inquiète. Ce faisant, cela peut vous amener à des ruminations comme à des pensées obsessionnelles. Autant d’éléments qualifiés de symptômes de stress qui alimente la phobie: je pense à ce propos, à titre d’exemple, à la phobie sociale ou à l’anxiété sociale.

Quand votre anxiété concerne tous les domaines de votre vie, nous pouvons parler d’anxiété généralisée. La présente vidéo vous apporte des explications quant aux symptômes anxiété et vous informe du traitement du trouble anxieux.

Troubles anxieux – Quels moyens existent-ils

Je m’en voudrais d’être cruel mais force m’est de constater que, le plus souvent, les personnes qui me consultent pour traiter des troubles anxieux le font alors qu’elles ont déjà essayé beaucoup de choses.

Que ce soit d’être allée consulter leur médecin traitant, un psychiatre ou après avoir essayer différentes méthodes dites humanistes, la plupart de ces personnes viennent me consulter car elles n’ont pas trouvé de solutions qui les satisfassent sur le long terme pour traiter leurs troubles anxieux.

En effet, les troubles anxieux sont la conséquence d’un stress ou d’angoisses mal traitées lesquels ont une fâcheuse tendance à imprimer des séquelles dans l’organisme de leur victime comme dans sa psyché, dans sa tête.

Les troubles anxieux doivent faire l’objet d’une prise en charge complète qui pourrait se résumer de la façon suivante:

  • Comprendre le contexte de la personne souffrant de troubles anxieux
  • Identifier ce que la personne a dèjà fait pour traiter ses troubles anxieux par souci d’éviter de refaire la même chose
  • Réfléchir avec la personne intéressée à ce que sont ses objectifs en matière de diminution progressive de ses troubles anxieux
  • Concevoir une stratégie progressive de soins qui respecte la personne qui souffre de troubles anxieux
  • Évaluer le bien fondé de la stratégie choisie pour soigner les troubles anxieux
  • Consolider la solution aux troubles anxieux

Le tout grâce à l’approche systémique de Palo Alto laquelle approche comportementale est celle qui donne les meilleurs résultats en matière de traitement des troubles anxieux en moins de… 6 mois !


Frédéric Arminot

Bilan psy – Orientation Psy – Pour des soins personnalisés

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Bilan psy – Orientation psy – Pour des soins personnalisés

Depuis 20 ans que j’exerce en qualité de thérapeute comportemental, j’ai toujours été effaré de constater combien sont perdues les personnes qui me consultent. Elles me font penser à moi, à cette époque si pénible où j’errais d’un psychologue à un psychiatre, d’une psychanalyste à un autre psychiatre, ou tout à l’envers, plusieurs fois de suite, le tout sans jamais trouver de solutions qui me permettent de mettre un terme à mes problèmes d’angoisse, d’anxiété et d’addictions.

En bref, des années passées à chercher et à ne rien trouver. Des années à me faire promener d’un professionnel thérapeutique à l’autre et moi, encore et toujours, à raconter les mêmes histoires en attendant, vainement, de trouver enfin un équilibre émotionnel satisfaisant et surtout pérenne – durable -.

Dans la même veine, je suis toujours stupéfait par le manque d’informations susceptibles de vous aider à vous y retrouver dans les différentes approches thérapeutiques. Rares sont les patients qui sont en mesure d’exprimer quelles sont les différentes approches et quels bénéfices ils peuvent en retirer.

Pour être honnête, depuis toutes ces années, j’ai rencontré des personnes qui passaient, elles aussi, d’un psy à un autre, en constatant l’inefficacité de ces voyages thérapeutiques. Il y a quelques semaines, j’ai rencontré mon superviseur. Nous avons fait un point sur certains cas cliniques puis nous sommes mis à deviser quant aux problèmes de bilan psy et d’orientation psy.

Force nous a été de constater que, chacun dans nos domaines d’intervention, nous étions confrontés à un manque évident de collaboration entre intervenants thérapeutiques et que le patient, vous en l’occurrence, était livré à lui même et choisissait de rencontrer tel ou tel thérapeute sans vraiment savoir ce qu’il allait en ressortir. Pas bien…

Un bilan amer

Amer bilan psyCe que je sais, et bien que cela n’ait rien de nouveau pour moi, c’est l’errance renouvelée des patients, qu’ils soient victimes d’angoisse, d’anxiété, de phobie, de stress, de problèmes d’affirmation de soi ou de confiance en soi et, dans la plupart des cas, de crise d angoisse. Je parle là, d’errance thérapeutique.

La thérapie comportementale que je pratique depuis des années m’a permis d’apprendre et maitriser des outils de compréhension extra ordinaires. Le premier d’entre ceux là, si ce n’est le plus important, porte un nom difficile: la contextualisation. Cette pratique consiste à explorer d’une façon très spécifique tout ce qui concerne le système du patient. Sa vision des choses.

Sa conception ou plutôt sa construction émotionnelle et, partant, tous les éléments qui ont participé à la fabriquer. Autant le système lié à son symptôme (angoisse, anxiété, etc.) qu’à son trouble émotionnel. De la même façon, nous allons essayer de comprendre son environnement, son histoire et de faire des liens actifs entre tous ces éléments. En effet, chacun de ces sujets participe en tout ou partie à alimenter le problème donc les symptômes. Il est donc important d’effectuer un bilan psy de sorte à comprendre cela.

En matière de bilan psy, il s’agit là d’une espèce de travail d’horlogerie, ou de joaillerie, c’est selon, donc d’une investigation d’une extrême précision qui va faciliter le travail de soin. A ceci près que, très souvent, il soit nécessaire d’ investiguer plus avant. Or, certains patients expriment leur désarroi et leur impatience à trouver une solution à leur problème.

Ils veulent aller vite mais, pour autant, ne sont pas nécessairement près à s’investir plus, lassés qu’ils sont par des années d’atermoiements thérapeutiques. Beaucoup ont passé des mois voire des années à consulter des professionnels divers, consommé des usines de médicaments, suivi des stages en tous genres et, pour autant, sont toujours dans le même état, voire pire. Le bilan psy va leur faire gagner et du temps et de l’efficacité.

Ce qu’il m’a aussi été donné de remarquer c’est que, le plus souvent, les personnes qui me consultent le font quand… il y a le feu ! Cela signifie qu’elles se sont échinées à travailler sur elles, sans succès, et que, souvent par accident, ou après des semaines ou des mois de recherches, elles découvrent mes coordonnées. Ensuite, elles réfléchissent à l’opportunité de me consulter t, quand elles le décident enfin, il faudrait que je réalise leur bilan psy en un temps record…

Le temps passe, inexorablement, et leur pathologie subsiste voire s’aggrave. De tentatives de solutions erronées en nouvelles tentatives de solutions, force m’est de conclure que si ces personnes avaient bénéficié d’un bilan psy de qualité, elles auraient été mieux orientées. Elles auraient gagné du temps, gagner de l’argent et bénéficié de vrais succès thérapeutiques.

L’intérêt du bilan Psy et de l’orientation Psy

Bien sûr,mon métier consiste à soigner. Mais je ne soigne que mieux qu’à compter du moment où je dispose de tous les éléments et que, grâce à cela, le patient peut rapidement retrouver confiance en lui. Là, c’est le propre de mon boulot qui s’exprime et le bilan psy a toute sa place dans cette démarche.

Quand je constate dans quels états d’épuisement émotionnels arrivent la plupart de mes patients, quand je suis informé par eux de toutes les démarches qu’ils ont entreprise, souvent depuis des années, pour trouver une solution à leur problème, et que je constate combien tous ces gens ont manqué d’un réel soutien, je me pose la question de l’opportunité de mettre en place des actions de bilan psy pour assurer au patient une orientation psy de qualité.

En clair, cela signifie agir auprès de vous pour se donner tous les moyens de comprendre votre problème et, ainsi vous orienter tant en fonction de qui vous êtes comme vous êtes mais surtout pour vous assurer des soins de qualité, dussent-ils être pluri disciplinaires. C’est ce que permettra le bilan psy.

Car c’est là aussi, que réside tout l’intérêt de ce dont je vous parle.Orientation psy - Bilan psy Un bilan psy va favoriser la mise en lumière de tous les éléments systémiques de votre problème, va nous éclairer quand aux liens entre votre histoire personnelle et le problème que vous rencontrez, tout en vous épargnant de vous prendre la tête, de perdre du temps, et de dépenser de l’argent en vain.

Autant de points positifs qui me permettront de vous préciser quelle(s) orientation(s) psy sont les plus adaptées pour vous en fonction tant de votre problème et de ce que nous aurons appris de sa genèse comme de son mécanisme.

Ainsi, vous saurez qui aller consulter ensuite puisque je vous remettrais un dossier dans lequel vous aurez tous les éléments dont vous aurez besoin – exactement comme un dossier médical -. Il ne vous restera plus qu’à présenter ce dossier au praticien que je vous aurais conseillé de rencontrer de sorte à être soigné dans des conditions optimales. Ces données donnent toute leur force au bilan psy.

Votre bilan psy fera apparaître toutes les composantes thérapeutiques de votre problème accompagnées de résultats de différents tests que nous aurons effectué ensemble. Ceci pour éviter des redondances avec les professionnels conseillés et afin que ceux-ci vous prescrivent des soins adaptés, efficaces et rapides.

Durée d’un bilan Psy – Modalités

Grâce aux outils de contextualisation spécifiques à l’approche systémique de Palo Alto, la séance de bilan psy dure environ 2 heures. Elle est suivie d’un travail d’analyse, de synthèse et de préconisations thérapeutiques que je vous Orientation psyprésente au cours d’une seconde consultation.

Séance au terme de laquelle vous aurez donc tous les éléments en votre possession pour, enfin, être confié aux bons d’interlocuteurs thérapeutiques réellement à même de vous aider à définitivement apporter une solution à votre problème.

Il est évident que ce bilan psy, augmenté d’une proposition de parcours thérapeutique (orientation psy), a un coût. Comptez quelques euros par jour, sachant que vous pouvez régler en plusieurs fois. Bien que je ne vive pas seulement d’amour et d’eau fraîche et que, comme vous, je croule sous les factures diverses, j’ai agi de sorte à ce que ce bilan psy soit financièrement accessible à tout le monde.

Une petite anecdote

La semaine dernière, un monsieur est venu me consulter. Depuis des années, il est anxieux et est victime de symptômes d’angoisse et d’anxiété assez carabinées. Cela lui vaut parfois de se retrouver aux urgences. Il a un fort besoin d’être rassuré.

En même temps, il est en colère parce que le psychiatre qu’il consulte de puis des années lui rescrit des médicaments sans pour autant l’aider sur le fond. Comme j’ai du temps puisqu’un patient m’a – encore – posé un lapin, je lui propose de contextualiser son problème puis de l’orienter au mieux. Il est à Paris pour quelques semaines et c’est donc en province qu’il aura besoin de soutien.Anecdote Bilan psy

Au cours de cette séance, que revêt un caractère propre au bilan psy, nous explorons toutes les arcanes de son problème grâce à toutes les questions que je lui pose et aux réponses que ce monsieur formule. Très rapidement, après qu’il m’ait exprimé la nature de son problème, je me rends compte que c’est dans certains contextes et dans certains environnements qu’il y est sujet et pas dans d’autres. Dont acte.

Pour « la faire courte » – désolé de cette familiarité – il s’avère que dès que ce monsieur est confronté aux autres, dans certaines situations sociales et pas dans d’autres, il est obsédé par ses symptômes physiques d’angoisses (rythme cardiaque, transpiration, tremblements) au point qu’il n’arrive pas à participer aux inter actions sociales et que, le plus souvent, il finit par être victime d’un malaise qui nécessite la venue des pompiers ou du SAMU tellement il souffre. Il souffre d’ailleurs tellement qu’il est le plus souvent convaincu qu’il est victime d’un infarctus.

S’il en a tous les symptômes, toutes les analyses attestent qu’il n’en n’est rien. Alors que ce monsieur désespère de trouver une solution, il m’informe au cours de notre entretien que sa mère a été très récemment hospitalisée à la suite – justement – d’une crise cardiaque. Et notre homme de commencer à pleurer.

Je le laisse tranquillement pleurer puis m’enquiers de savoir si, à sa connaissance, sa mère est en danger. Il me répond par la négative en me précisant que c’est son père qui l’a prévenu de l’accident cardio vasculaire de sa mère. Volontairement, je laisse ces informations de côté pour en rechercher d’autres.

Volontairement, je reviens sur ces problèmes d’inter action sociales. Et, ensemble nous commençons à comprendre qu’en société, dès que des relations de séduction commencent à poindre, et plus spécifiquement entre des femmes et lui – je ne parle pas là de sentimentalité ou de sexualité mais bien de séduction sociale -, ses symptômes commencent à le pré occuper.

Tout en essayant de satisfaire à la relation du moment, il guette ses troubles physiques jusqu’au moment où il défaille puis ambulance, etc… Et là, il se passe quelque chose de particulièrement intéressant. Je lui demande si les gens avec lesquels ils parlent, hommes ou femmes, lui inspirent un intérêt particulier. Il me précise qu’il est hétérosexuel et que, oui, il peut trouver certaines femmes jolies mais de la à essuyer de les séduire il y a un pas qu’il ne franchira pas et pourtant, ce n’est pas l’envie qui lui manque.

Tiens donc, et pourquoi ne tente t’il rien alors que, semble t’il, son désir est parfois conséquent? La maman de sa monsieur a été trompée à bien des reprises par son mari tout au long de leur vie de couple. Cette mère, cette femme, a asséné à son fils la nécessité de respecter sa future compagne et qu’en aucun cas lui, son fils, ne fasse subir à sa femme, ce qu’elle a subi.

Il semblerait même qu’il y ait eu un engagement formel de son fils à l’endroit de sa mère sans que cela ait été explicite. Or, notre homme est marié. Pas malheureux en couple mais pas heureux non plus. S’il se laisse aller à ses penchants, ou s’il écoute ses désirs, il a peur de rencontrer des problèmes importants (désaveu, jugement, divorce, exclusion familiale) mais craint, surtout, à bien y réfléchir, de trahir l’engagement que sa mère lui a fait tenir. Vilain garçon ! Parce que c’est bien de cela dont il s’agit.

Dans ses crises d’angoisses chroniques, dans toute son anxiété, c’est l’enfant qui parle, pas l’adulte. De fait, cet enfant ne saurait être autonome dans ses décisions et n’est donc pas en mesure de les assumer (hors toute question de morale). De fait, ses angoisses lui rappellent l’injonction maternelle qu’il n’a, lui, l’enfant, aucun droit à outrepasse. Et pour respecter cet ordre, il est pris d’angoisses très fortes qui l’empêchent d’écouter son désir et plus… si affinités.

Dans le même temps, son désir de séduction ou la réflexion et le comportement qu’il pourrait choisir d’adopter en fonction de son désir, lui revienne  très régulièrement à l’esprit et avive plus encore son sentiment de frustration qui finit par, à son tour, se muer en crise d’angoisse et en anxiété pour… respecter le serment maternel. CQFD !

J’ai commencé à travailler sur l’analyse de cette consultation et vais recommander à ce monsieur de consulter un psychanalyste réputé dans sa région (je sais qu’avec ce professionnel, il n’aura pas des années à passer au sein du cabinet pour résoudre son problème de fond). Confiance en soi - Bilan psy

Lorsque je reverrais ce monsieur pour lui remettre son bilan psy, je lui suggérerais aussi de rencontrer une consœur comportementaliste de sorte à ce qu’elle lui suggère certains exercices comportementaux pour progressivement reprendre confiance en lui et devenir… un homme qui assume ses responsabilités.

Pour la petite histoire, cela faisait plus de 20 ans que ce monsieur était affecté par une anxiété quasi généralisée. Je pense, ce qui n’engage que moi, que les jours de ces symptômes sont désormais comptés. De l’art et la manière d’être efficace grâce à un bilan psy systémique et non exclusivement analytique.

De l’art et la manière d’être efficace, et de gagner et d’économiser temps et argent à des fins plus ludiques que de passer des lustres dans le cabinet d’un psy quelconque sans maitrise des résultats…

Maintenant que j’y pense, et que je l’écris, n’aurais-je pas du demander plus d’argent à ce patient au regard de tous bénéfices qu’il va retirer au terme de ces 2 petites heures de consultation?

Frédéric Arminot

Sondage Express

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J’ai besoin de votre aide.

Comme vous l’aurez peut-être compris, j’ai à coeur de vous informer du mieux que je le peux au sujet de vos problèmes d’angoisse, danxiété ou de phobie, comme à propos de tout ce qui concerne votre développement personnel d’une façon générale.

Je souhaite vous apporter la meilleure qualité de service en vous offrant des informations et des solutions que vous ne trouverez nulle part… ailleurs.

En ma qualité de comportementaliste, je me dois donc de vous écouter, de vous comprendre et d‘agir au mieux de vos intérêts. C’est la raison pour laquelle j’ai besoin de votre aide. J’ai besoin que vous me consacriez 2 minutes de votre temps pour répondre à un Sondage Express.

Il va de soi que je publierais les résultats de ce sondage sur ce même Blog. Je vous remercie de votre aide et de votre participation.

Bien sur, ce sondage est totalement anonyme et gratuit.

Frédéric Arminot

Homosexualité – L’angoisse d’une nature sexuelle

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Homosexualité – L’angoisse d’une nature sexuelle

Jean-François est un jeune homme qui ferait un gendre parfait pour bien des mères en mal de compagnon pour leurs filles. Mais ce jeune homme est très perturbé. Sa mère me l’a adressé en me suppliant de le recevoir au plus vite. C’est un jeune homme de presque 30 ans que je reçois à mon cabinet de thérapie. Il est comme émotionnellement sidéré. Depuis des semaines, il n’a de cesse de penser à une éventuelle homosexualité. Il a une « petite amie« , une vie sexuelle épanouie et l’idée d’une homosexualité génère chez lui une peur terrible, des crises de panique qui le rendent dingue.

Elle est mignonne comme un cœur Marie. Très féminine au sens ou un homme tel que moi peut interprété la féminité. La grâce, la légèreté, habillée de façon sexy – au sens où elle inspire le désir -. On ne peut pas être indifférent, ou indifférente, à son charme. Marie est jeune, 24 ans, a eu quelques relations sentimentales qu’elle qualifie de normale avec des hommes. Elle répète ne pas avoir de problèmes avec sa sexualité et pourtant, elle sent bien que le charme de certaines femmes opère sur elle. Que son propre sexe ne la laisse pas indifférente. Elle n’a rien contre l’homosexualité mais sent, confusément, que quelque chose est entrain de modifier les paramètres de ses perceptions affectives voire sentimentales et sexuelles. Elle n’aime pas l’idée d’une homosexualité.

Ali est un homme qui doit pratiquer le sport d’une façon particulièrement active. Il se dégage de lui une image très douce sous ses airs bourrus. Lui, seules les femmes l’intéressent. Il est tombé amoureux d’un homme il y a quelques mois. Il n’en n’a parlé à personne et rien n’a jamais été vécu entre lui et cet homme qu’il a tant aimé. Il ne comprend pas, se protège des êtres masculins comme il peut allant jusqu’à répugner de leur serrer la main ou d’être trop à proximité physique des gens du même sexe que lui. Il est très en colère. Je le trouve même à la limite d’une violence mal contenue. L’idée de son éventuelle homosexualité lui est impossible, insupportable. Il vient me consulter pour sortir de ce qu’il qualifie lui même d’enfer !

Le point commun entre ces trois personnes? Le même. Tous les trois ont peur d’une supposée homosexualité, voire pire, au sens de l’un d’entre eux, d’être bi sexuel.

Être homosexuel – C’est quoi le problème

Être homosexuel(le) consiste donc à avoir une relation sentimentale avec une personne de même sexe que soi. Qui dit relation sentimentale dit, à compter d’un âge que je ne saurais déterminer, éprouver de l’intérêt, du plaisir à partager des moments sociaux, culturels, intellectuels, professionnels pour une autre personne de même sexe que soi. Qui dit éprouver ce plaisir laisse entendre que – parfois – cela puisse évoluer en désir affectif puis sexuel si… affinités.

Être homosexuel(le) induit d’accepter d’être différent au sens où l’on se sent épanoui(e) dans une relation avec une personne comme soi, et que l’on est prêt à assumer voire à revendiquer sa différence. De fait, ne pas être comme tout le monde, c’est à dire hétérosexuel. Encore faut-il pouvoir assumer quelque chose, l’homosexualité, qui, dans le conscient ou l’inconscient collectif était il y a peu jugée comme une maladie mentale, une perversion, une déviance.

Je vous rappelle que dans certains pays, l’homosexualité est un crime passible de la peine de mort et que dans notre beau pays, il y a à peine 30 ans, l’homosexualité était soignée au même titre qu’une maladie mentale.

L’homosexualité suscite des débats et des comportements passionnés depuis toujours. Chez les Grecs, l’homosexualité était normale. C’était même la vraie sexualité. Dans l’ancienne société grecque, les relations sexuelles avec les femmes ne pouvaient se concevoir que dans une optique de reproduction. La femme n’était qu’un élément porteur de l’enfant. La femme n’était pas considérée comme un élément probant de désir sexué. L’homosexualité était donc normale.

Notre société a évolué au sens où elle s’est modernisée (il paraît). Cela signifie qu’elle s’est dotée de divers moyens pour être plus productive et pour se rendre le quotidien plus facile (il paraît bis).

Il y par exemple l’amélioration des conditions de travail, l’ouverture sur le monde, l’informatique, la médecine.

Pour autant, cette société qui se modernise et qui prétend avancer avec son temps fait preuve de comportements pour le moins rétrograde avec la différence avec tout ce qui n’est pas conforme à son histoire, à sa culture. N’est-ce pas en ces termes, sur cette question de différences culturelles et sociales, qu’il nous faut appréhender et gérer l’angoisse de l’homosexualité?

L’angoisse de l’homosexualité

Vivre son homosexualité signifie vivre des relations avec une ou des personnes de même sexe que soi, relations que la plupart des gens ne considère pas comme naturelles.

Ainsi, point de femme enceinte de façon naturelle, ainsi force jugements sur soi de la part de gens qui ne savent pas ou n’acceptent cette différence, l’homosexualité – j’en veux pour mémoire les débats passionnés mais violents qu’a suscité le mariage pour tous tout comme l’homoparentalité -. Ainsi risques de quolibets et autres moqueries imbéciles, ainsi risque de mises à l’index et d’exclusions pour cause d’homosexualité.

L’homosexualité signifie non seulement s’accepter dans son désir de l’autre mais aussi s’assumer comme tel(le). Or, quand un homme est pris au débotté par un désir qui le fait s’interroger sur sa propre sexualité, il y a de quoi être pris d’angoisses voire de crise d’angoisse. Pour certaines personnes, cela va jusqu’à être bouleversant au sens où un tel désir remet en cause leur équilibre psychique et physique, l’image que l’on a de soi, la confiance en soi.

Quand je me réfère aux patientes et patients qui viennent me consulter à propos d’une homosexualité supposée, ou crainte, et au désarroi dans lesquels cela les plonge dans une peur particulièrement importante. Toutes les valeurs sont remises en cause. Le positionnement des intéressés dans leur propre vie comme dans leur relation aux autres, à la famille, aux amis, aux collègues de travail.

A ce propos, les personnes bouleversées par des désirs relevant de l’homosexualité et issus d’une culture maghrébine ou orientale sont encore plus fragilisés. Ils ressentent une honte et une culpabilité particulièrement douloureuses et repoussent l’éventualité de leur homosexualité avec force. Je me souviens d’un patient d’une beauté inouïe qui assumait très bien son homosexualité mais la cachait à ses parents. Il vivait dans la peur d’être découvert et passait son temps à mentir à tous les membres de sa famille.

En agissant de la sorte, il avait fini par être affecté de troubles anxieux qui lui rendaient ses relations avec les autres assez difficiles. Il passait son temps à jouer un rôle et ce d’autant plus qu’il se sentait femme et ne pouvait vivre sa transsexualité ou le transgenre dont il se prévalait comme il en avait besoin.

Nous avons essayé de travaillé sur son positionnement quant à son homosexualité mais sans jamais arriver au succès escompté. Se présenter à sa famille dans sa réalité et son identité propre lui était insupportable. Il avait le sentiment d’être un traître et était très angoissé à l’idée de faire du mal à ses parents. Seul son frère cadet était informé de cette identité sexuelle. Lequel frère était lui aussi, dans une difficulté quant à sa propre homosexualité.

Comment dépasser la peur de l’homosexualité

Dans le parcours de vie d’un homme ou d’une femme, et à plus forte raison quand vient le moment de s’affirmer dans son identité sexuelle, il est normal de se poser des questions à propos de sa propre sexualité d’une part et d’être bouleversé voire très angoissé à l’idée de ne pas être… comme tout le monde d’autre part.

Dans le même registre, il est bien compréhensible d’être perturbé par le désir que l’on peut ressentir pour une personne du même sexe que soi alors que l’on a toujours vécu et éprouvé du plaisir dans une ou des relations sentimentales et, accessoirement, sexuelles avec une personne du sexe opposé (pourquoi – opposé? -).

Quand j’avais 20 ans, je me souviens m’être posé ce type de questions alors que, plusieurs jours durant, un ami et moi avions dormi dans le même lit. Les discussions que lui et moi avions à propos de notre sexualité comme certains de nos comportements assez troubles m’ont fait me poser question sur mon homosexualité. Je me posais la question de mon éventuel désir pour cet ami et ai fini par convenir que si ma question était normale ma réponse était exclusivement hétéro. je pense qu’il en a été de même pour lui mais nous n’avons jamais évoqué cela de façon précise. Je pense que nous avions trop peur de la réaction de l’autre.

C’est en acceptant l’éventualité d’être homo ou d’éprouver un désir homosexuel et, partant, la possibilité d’assumer mon homosexualité, que j’ai dépassé ce que je ne vivais pas nécessairement comme un problème. Bien sur, si cette homosexualité s’était affirmée, j’aurais pu être perturbé mais je ne me suis pas posé la question de savoir si c’était bien ou mal.

Je n’ai pas eu peur de perdre l’amour des miens ou d’être exclu. Je pense que j’aurais simplement compris que mon orientation sexuelle était celle là et je l’aurais sans doute accepté par… amour pour moi ce qui m’aura évité la peur d’être jugé pour ce que je suis et non pour l’image que je me devais de donner de moi aux autres !

Car, à bien y réfléchir, n’est-ce pas là que se situe le problème? Dans l’amour inconditionnel? En effet, n’être pas comme tout le monde fonde la peur d’être mis à l’écart, d’être jugé. De se sentir anormal voire malade. A preuve, le nombre de patients qui me consultent et qui consomment force médicaments car ils sont dépressifs à l’idée de rejoindre les rangs de l’homosexualité. C’est en travaillant sur la confiance en eux, l’image qu’ils ont d’eux mêmes puis sur l’acceptation de soi qu’ils peuvent parfois dépassé le problème de l’angoisse de l’homosexualité.

Celles et ceux qui ont refusé, parfois violemment, cette éventualité, en ont été quitte pour une dépression importante dans la mesure où ils ont été confrontés à des conflits intra psychiques (phobie). Ils ne se positionnaient que dans la peur du jugement des autres à leur endroit. Plus difficilement par rapport à eux mêmes. C’est en refusant catégoriquement l’éventualité de leur homosexualité qu’ils se sont retrouvés face à des gros problèmes émotionnels. Un peu comme quand un homme ou une femme refuse l’idée que sa compagne ou son compagnon puisse ne plus l’aimer ou le quitte un jour.

Pour en finir, provisoirement, ce n’est pas parce que vous êtes bouleversé(e) par une émotion de désir, que vous apparenterez à de l’homosexualité, que vous ressentez donc à propos du personne de même sexe que vous que vous êtes dégénéré, pervers, homo, anormal ou encore malade. Personnellement, je suis parfois bouleversé devant les images de Johnny Depp que je trouve d’une beauté époustouflante. Cette beauté ne me laisse pas indifférent et puis voilà. Je ne me sens pas emprunt d’homosexualité pour autant !

Dernière chose. Au delà de l’homosexualité dont vous ne ferez un problème que si vous le voulez bien (je sais que lorsque j’écris cela certains d’entre vous me déteste !). En toute homme, il y a une part de féminité. En toute femme une part de masculinité. Le plus simple ne serait-il pas de l’accepter? Pourquoi être refuser l’idée de votre sensibilité?

C’est comme si, homme, genre mâle dominant, vous étiez en colère de pleurer devant une scène de film. Pourquoi refuser la preuve que vous êtes sensible au monde qui vous entoure? Je comprends que cela puisse générer chez vous angoisses, crises d’angoisses voire crise de panique… tant que vous refusez votre réalité. Cette réalité peut être ponctuelle ou permanente. un peu comme avec un(e) employeur. On peut éprouver le désir de suivre un employeur, une directrice de département au bout du monde, avoir le même sexe que l’intéressé(e), ne jurer que par cette personne et se sentir ému(e) de sa présence. Cela fait-il de vous un adepte coupable de l’homosexualité?

Comment vaincre une phobie de l'homosexualité

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Le problème ne réside t’il pas plus dans les limites que vous saurez ou non mettre dans vos relations à l’autre pour, éventuellement, vous protéger de l’éventualité qu’il ou elle profite de son charme à votre détriment. La peur de ne pas y arriver peut vous angoisser. C’est normal. Alors, parlez en autour de vous ou consultez un thérapeute si vous en éprouvez le besoin. Ainsi, vous serez fixé quant à l’homosexualité.

Frédéric Arminot

Angoisse de performance – Anxiété de performance

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Angoisse de performance – Anxiété de performance – Un même problème…

Nous évoluons dans une société où la compétition règne en maitre(sse) et dans un système à qui nous devons apporter chaque jour la preuve que nous sommes le ou les meilleurs.

Meilleure compagne, meilleur compagnon, amant, maitresse, père, mère, enfant, sœur, frère, voisin, voisine, ami ou amie. Nous devons être meilleur en tout, nous devons performer ! Etre celui-ci ou celle-là pose bien sur la question de la remise en cause de soi permanente et, partant, la peur d’échouer et le désir, fort, de réussir. L’angoisse de performance est omniprésente dans notre quotidien.

Être performant, cela signifie que vous menez une action à son terme et que la réussite de cette action est quantifiable ET qualifiable. Cela induit que le résultat obtenu sur la foi de vos efforts, réitérés, est à son paroxysme. Vous faites le meilleur, ce qu’il y a de mieux, vous êtes le meilleur. Grâce à votre talent, votre implication, vous obtenez un prix, un satisfecit, une… reconnaissance. Et c’est là que les problèmes commencent. C’est là que s’installe cette angoisse de performance.

dopage angoisse de performanceSans doute vous souvenez vous de ce cycliste professionnel qui, il y a quelques années, s’était dopé… à l’insu de son plein gré (dixit). Que s’est-il passé? Nous pouvons imaginer qu’au regard des enjeux (remporter le Tour de France), ce sportif de haut niveau s’est fait aidé en utilisant des moyens classés au rang du dopage.

Et pourquoi a t’il eu ce comportement? Toujours sur la foi des enjeux en cours, parce qu’il pouvait craindre manquer de ressources naturelles pour satisfaire son objectif. En conséquence de quoi, son anxiété de performance lui a fait adopter un comportement dont les résultats ont été inversement proportionnels à l’effet désiré.

L’effet désiré était de gagner. De réussir ! Il lui fallait sans doute transcender son angoisse de performance. Peut-être y est-il arrivé mais je n’en conserve aucun souvenir. Ce dont je me souviens par contre, ce sont des conséquences des choix de ce monsieur quant à son angoisse de performance.

Après avoir été porté au pinacle longtemps, il a été déclassé puis mis en examen, et enfin, condamné. Soit écrit en passant, rappelez vous de son déni à propos de son comportement lié à son angoisse de performance. Globalement, il disait: « Je n’ai rien fait. C’est une pure affabulation de journaliste ». Puis, confronté aux preuves médicales: « Ce n’est pas de ma faute. On m’y a obligé ».

Il n’est pas impossible que ce sportif, devant la victoire qui risquait de lui échapper, avec toutes ses conséquentes tant personnelles que professionnelles, a été pris d’angoisse de performance ou d’anxiété de performance. Il aura donc réagi de sorte à dépasser son angoisse de performance ou son anxiété de performance. En ce qui me concerne, je pencherais plutôt pur de l’anxiété.

Maintenant, il conviendrait de préciser les différences entre l’angoisse de performance et l’anxiété de performance.

Définition de l’angoisse de performance

Depuis le temps que vous lisez ce Blog, à moins que vous soyez nouveau (auquel cas je vous souhaite la bienvenue), vous n’êtes pas sans savoir que l’angoisse est une peur projective. A plus forte raison, l’angoisse de performance. C’est à dire que l’on s’inquiète, que l’on a peur, à propos de quelque chose dont on ne sait rien. A plus forte raison à propos de l’angoisse de performance.

Angoisse de performanceComme je l’ai précédemment expliqué, la performance consiste donc à réaliser un acte qui puisse être vécu ou interprété comme un exploit qui soit quantifiable et favorise la reconnaissance.

Or, la peur de ne pas satisfaire un objectif, de façon ponctuelle ou répétée, peut générer une angoisse voire une crise d’angoisse. Cette émotion, ponctuelle ou chronique, peut elle même amener des comportements dits de renforcements.

Cela signifie que la personne affectée par une crise d’angoisse issue d’une angoisse de performance – échouer par rapport à un objectif donné – va tenter de contrôler ses symptômes d’angoisse de performance en s’imposant la réussite.

Ce renforcement issu du déni d’une réalité douloureuse, même passagère, peut accroître les symptômes de peur de ne pas réussir et ainsi, provoqué ce que l’on cherche justement à éviter. Et c’est comme cela que l’angoisse de performance se crée.

Prenons le cas d’une angoisse de performance sexuelle. A la suite d’une panne sexuelle, elle même symptôme d’un manque de désir ou d’une fatigue plus ou moins importante, voire d’un stress associé à la performance – être un amant de qualité -, un homme peut être angoissé à l’idée de ne pas, de nouveau, avoir d’érection.

Cette pensée, qui peut revêtir un caractère obsessionnel, est susceptible de susciter une peur chez celui qui veut Sexualité angoisse de performanceperformer et ainsi le plonger dans un doute qui entrave sa sexualité du moment et génère donc ce qu’il cherche à éviter: le manque d’érection et toutes ces conséquences tant pour l’intéressé que pour sa ou son partenaire.

Je pourrais décliner, ou appliquer, cet exemple à tous les domaines de la vie que je citais précédemment. Vie affective, vie sociale, vie économique, vie professionnelle.

Ce qui, hier, pouvait être une angoisse ponctuelle peut devenir une angoisse de performance à compter du moment où la personne doute de façon croissante de ne pas être à la hauteur d’un évènement, ponctuel ou récurrent, dans un ou plusieurs domaines de sa vie.

Définition de l’anxiété de performance

L’anxiété est une émotion de peur qui s’est installée et qui existe à propos de tout ou partie des domaines de la vie d’un individu. Cela signifie que la personne pense et a peur de façon permanente de ne pas arriver à réaliser un ou plusieurs objectifs de sa vie. De fait, l’anxiété est la forme répétée, donc chronique, de l’angoisse, donc, de peur d’avoir peur.

Dans le chapitre précédent, je vous parlais de ces hommes qui craignent que leur virilité ne puisse s’exprimer de façon satisfaisante au cours d’un ou plusieurs rapports sexuels. Le fait qu’un homme soit confronté à une panne sexuelle est tout à fait normal. Il n’y a pas matière à en faire toute une histoire sauf à ce que l’intéressé trouve une forme de plaisir à se taper dessus à propos de son impuissance sexuelle du moment.

Souvenez vous des airs contrits de ces messieurs, assis au bord du lit, faisant plus ou moins la gueule et tentant d’expliquer combien ils sont désolés et ce d’autant plus que cela ne leur était jamais arrivé avant. Ces mêmes hommes peuvent avoir peur, sur la foi de la répétition d’une telle contrariété, que cela recommence.

Ils vont donc essayer de se convaincre qu’ils n’ont pas de problèmes en ré agissant comme si ce n’était qu’un problème mineur ou en en imputant la responsabilité au partenaire. En agissant de la sorte, la personne cherche juste à se sécuriser en transférant la responsabilité de son problème sur un tiers.

La personne qui agit de la sorte sait cependant que c’est bien de son appendice sexuel dont il s’agit et pas de celui du voisin du dessus. En luttant contre son problème, en essayant de se convaincre de quelque chose dont elle n’est pas fondamentalement convaincue elle même, elle ne fait qu’enrichir son problème.

Cet homme a toutes les raisons d’avoir peur de se trouver confronté de nouveau à son impuissance. L’anxiété de performance s’installe et génère ainsi une impuissance sexuelle chronique qui renvoie de l’intéressé à lui même une mésestime conséquente et altère tout sentiment de confiance en soi.

Dans tous les cas, il est possible d’affirmer que cette angoisse de performance pose les bases de crise d’angoisse liée à un évènement ponctuel ou répété et à propos duquel la peur de ne pas réussir devient un frein à l’exploit (de quelque nature qu’il soit). J’en veux pour preuve, si nous restons dans le cadre de la la sexualité, les problèmes d’éjaculation précoce qui sont le symptôme d’une anxiété de performance

L’excitation est à son comble. La personne n’arrive pas à gérer ses émotions, à reprendre le contrôle. A prendre son temps. Ce qu’elle redoute lui arrive. D’amant conquérant fantasmé, son anxiété la réduit au rôle d’amant sans envergure qui ne sait tenir son rôle viril, satisfaire sa ou son partenaire. De fait, l’amant se culpabilise, craint que cela recommence et, comme à chaque fois, tant qu’elle ne traitera pas son problème de façon efficace et durable, l’éjaculation précoce se renouvellera. Reste, en pareil cas, comme en tous les autres, à traiter l’angoisse de performance en tenant compte du contexte et de l’environnement de la personne intéressée.

Traitement de l’angoisse de performance – Comment traiter l’anxiété de performance

Bien sur, il existe différentes façons de traiter l’angoisse de performance ou l’anxiété de performance. Les soins apportés à ce dysfonctionnement émotionnel relève, dans un premier temps, de la médecine générale. Les gens vont consulter leur médecin traitant et se voit prescrire des médicaments pour dépasser leur angoisse de performance.

Angoisse de performance traitementD’autres vont utiliser tous un tas d’outils comme le yoga, la respiration abdominale, le sport, ou la thérapie et, plus spécifiquement, la thérapie comportementale ou TCC. Ces dernière a l’insigne avantage de s’intéresser  de façon exclusive au contexte du problème pour trouver une solution rapide à leur angoisse de performance.

Grâce à des exercices thérapeutiques spécifiques, les troubles anxieux de performance trouvent des solutions simples et particulièrement efficaces. solutions rendues encore plus simples quad il s’agit d’angoisse de performance.

Cette angoisse de performance, ou anxiété de performance, ayant à voir avec ce qu’il est convenu d’appeler des stress perçus, d’aucuns apprendront à gérer leur stress grâce à des formations, à titre personnel ou professionnel. D’autres enfin, auront recours à l’homéopathie angoisse ou à tous un tas d’interventions thérapeutiques diverses en cas de symptômes physiques (ostéopathie, kinésithérapie – mal de dos, douleurs articulaires -) ou à des traitements plus ciblés médicalement en fonction de la diversité, de la fréquence et du handicap généré par leur problème d’angoisse ou d’anxiété.

Dans tous les cas essayez ne pas contrôler votre angoisse ou votre anxiété par vous même. J’insiste quant au fait que plus vous voudrez contrôler votre problème, moins vous serez dans le lâcher prise et pire cela sera. Essayez d’accepter votre anxiété pour ce qu’elle est. Plus vous vous mettrez la barre haut plus vous prenez le risque d’échouer.

Allez-y doucement. Ne vous imposez que des choses que vous puissiez supporter, pensant en toute bonne foi, résoudre vos problèmes d’angoisse de performance. N’oubliez jamais une chose. Plus que l’approbation des autres, c’est votre propre approbation qu’il est nécessaire que vous trouviez. Quand vous la trouvez, la reconnaissance des autres devient une valeur ajoutée qui, de fait, n’est pas l’essentiel. C’est un peu comme l’amour. Quand vous demandez à l’autre de vous aimer alors que vous ne vous aimez pas vous même en suffisance, vous vous mettez en danger. Si l’autre ne vous offre pas ce que vous recherchez, vous souffrirez de peur, d’angoisse de performance et d’anxiété de performance.

Traitement de l'anxiété de performance

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Soyez gentil et respectueux avec vous même quant à la façon dont vous allez appréhender votre angoisse de performance. Ne vous en demandez pas trop et allez y doucement, un jour à la fois. Ainsi, vous vous épargnerez la souffrance liée à l’angoisse de performance et à l’anxiété de performance. En vous acceptant, vous serez au clair avec vos propres limites, vus pourrez agir de façon responsable et la vie vous sera… facile ! Sans agoisse de performance.

Frédéric Arminot

Psy – L’angoisse de consulter un psy – Comment dépasser ce problème

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Psy – L’angoisse de consulter un psy – Comment dépasser ce problème

« La France est le plus « petit » consommateur de consultations psy » !

C’est par ces mots qu’a débuté une conférence à laquelle j’ai récemment assisté. Je me doutais bien qu’en France, il y avait un truc avec les psy de toutes natures et de toute approche thérapeutique. Mais je ne me doutais pas que c’était à ce point.

Que vous alliez en Belgique, ou de l’autre côté de l’atlantique, je pense aux États Unis, tout ce qui concerne le domaine psy est totalement intégré dans le quotidien. En Belgique, les institutions font appel tous les jours à des comportementalistes ou à des psychologues non pas seulement pour commettre es expertises mais bien pour instaurer le changement dans des familles en souffrance, chez des adolescents en rupture de ban social ou chez des adultes en difficulté. Ces Belges que nous, petits français, moquons tous les jours, ont bien des choses à nous apprendre en matière d’ouverture d’esprit.

Les français portent un regard si méfiant à l’égard de la chose psy que mes compatriotes sont les premiers à dire: « Je ne vais pas chez le psy, je ne suis pas fou » (sic). Cette petite phrase en dit long sur le regard que pose les français sur la psychologie en général comme sur la peur que ces mêmes français ont de la thérapie en général.

J’en veux pour preuve une jeune femme que j’appellerais Mademoiselle K. (elle se reconnaîtra). Celle-ci me sollicite depuis quelques temps déjà à propos de ses problèmes psy.Consulter un psy

Maintes fois, je lui ai suggéré de consulter un psy, sans succès semble t’il. Non contente d’exprimer sa peur à cette idée, elle est récemment allée jusqu’à m’écrire qu’elle ne parlerait pas à un psy de vive voix, qu’il lui serait plus facile de lui écrire mais, qu’à son sens, aucun psy n’accepterait de séances de thérapies avec l’écriture comme moyen de communication inter personnelle. A t’elle essayé?

Dans cet article, je vais donc essayer de démythifier la fonction de psy et, partant, essayé d’expliquer pourquoi l’angoisse de consulter un psy n’est que l’expression d’un déni et d’une plaie d’orgueil qui cache la peur d’être mis à nu et d’avoir à… changer !

Définition du psy

Comme vous le savez grâce à différents articles publiés sur ce Blog, il existe différentes approches thérapeutiques mais surtout différentes classes de psy. Psychologue, psychothérapeute, psychanalyste, psychiatre.

Définition du psyChaque membre d’une de ces quatre classes aura fait des études pour bénéficier du droit d’exercer puisque chaque fonction est régie par une reconnaissance diplômante.

Il convient de modérer cela en précisant que ce n’est pas le cas de la psychanalyse dont les praticiens s’adoubent entre eux… Ce qui différencie chaque classe, c’est la méthode employée. Je ne vais pas revenir sur ces différences.

Ce qu’il est important à savoir c’est que chaque intervenant à sa façon de travailler puisque chaque thérapeute a sa personnalité, son histoire. Il appartient donc à chacun d’entre nous, psy et autres thérapeutes, d’avoir travaillé sur nous et d’être supervisé. En effet, qu’en serait-il si les psys n’étaient pas épaulés par d’autres et si chacun d’entre nous n’avait pas réglé ses petits problèmes personnels?

La fonction d’un thérapeute ou d’un psy consiste donc à comprendre le problème d’un patient et de d’aider celui-ci à objectiver par rapport au problème exprimé. Ainsi, un psychologue vous aidera à faire le lien entre votre problème et votre histoire de vie ou encore votre relation à vos parents. Un psychothérapeute vous aidera de bien des manières. En effet, chaque psychothérapeute a une ou plusieurs pratiques, qui relèvent de la psychologie mais qui font aussi appel à une boite à outils: psychodrame, groupe de thérapie, gestalt-thérapie, méditation, pensée consciente, l’auto suggestion, pensée positive et j’en passe.

Le thérapeute, quelle que ce soit sa formation n’a pas vocation à vous juger. J’irais jusqu’à écrire qu’il n’en n’a pas le droit. Le psy est là  pour vous aider. Le psy n’est pas un dieu vivant bien que certains se voudraient tel… Le problème avec certains de ces intervenants thérapeutiques c’est qu’ils cultivent une certaine tendance à vouloir imposer leurs idées à leurs patients. C’est ce que j’appelle des tentatives répétées de normalisation.

En agissant de la sorte, beaucoup de psy contraignent le patient à avoir une pensée rationnelle, normale, ce qui peut accroître le problème du patient lequel peut lutter contre lui même et, partant, se penser moins normal que la moyenne internationale. Or, il n’y a rien de pire qu’un psy qui n’écoute pas son patient. Il y a donc toutes les raisons de ressentir de l’angoisse à l’idée de savoir, ou plutôt de ne pas savoir, comment cela va se passer avec un psy. C’est qui ce mec?

Un psy ou un thérapeute, c’est qui?

J’ai grand plaisir à écrire que le psy est… un malade comme les autres. Nous sommes tous névrosés. Le thérapeute est, bien évidemment, un homme ou une femme. Partant de cette idée, le psy est un être humain qui éprouve, tout comme vous, le besoin de satisfaire ses besoins primaires (manger, boire, se reproduire – ou pas -), aimé, être aimé.

Les personnes qui font le choix de ce métier que de soigner les autres, nécessite une ouverture d’esprit et un amour de l’autre. Ou cela est naturel ou cela se construit au fil des années. Il est préférable d’être naturellement doté d’empathie si cela relève de l’exercice forcé et posera problème tôt ou tard.

Ce professionnel de la santé mentale est donc un être humain qui a ses joies, ses peines, ses colères, sesQui est psy angoisses, son depression et se doit, du moins au cours de l’exercice de sa fonction, de laisser tout cela au placard.

Bien évidemment, un psy peut parfois avoir envie de travailler et parfois non, peut aimé – apprécié – certains patients que d’autres; tout comme, pour des questions financières, recevoir certains patients dont la typologie psychologique les ennuie, ou mentir effrontément sur un sujet qu’il ne maitrise pas.

Un psy ou thérapeute va aux toilettes comme tout le monde, a parfois envie de ne rien faire, peut faire preuve d’une mauvaise foi crasse pour se protéger. En un mot comme en cent, un psy est… un être humain qui essaie de faire du mieux qu’il peut même si, parfois, certains se montrent d’un dangerosité effarante.

Les limites du psy

Les psychiatres, psychologue, psychothérapeute ou encore les coachs ont deux limites. Une limite fonctionnelle et une limite personnelle. La limite fonctionnelle traite des compétences de l’intervenant thérapeutique. Ces compétences sont sanctionnées par des diplômes mais aussi par les compétences identifiées chez ce thérapeute et relayées par des patients ou des professionnels de santé. Le thérapeute n’a pas à amalgamer ses compétences professionnelles et ses compétences personnelles. Ainsi, la religion ou d’autres pratiques philosophiques propres au psy à titre personnel n’ont pas à biaiser – interférer – ses interventions thérapeutiques.

En aucune façon, un thérapeute n’a le droit de vous imposer ses idées personnelles ni, par exemple, à vous imposer des modes thérapeutiques dont vous en voulez pas. Ainsi, vous conservez, et devez conserver, votre libre arbitre. Vous avez toute autorité pour exprimer votre désaccord – je n’ai pas écrit de casser la figure du psy, hein ! -; vous pouvez discuter du bien fondé d’un traitement par médicaments par exemple.

Ce n’est pas parce qu’un médecin vous dit quelque chose que vous devez être d’accord. N’oubliez jamais que si un psy, quelle que soit sa compétence, cherche à vous imposer quelque chose, j’entends par là que vous entendiez son propos comme un ordre, alors fuyez ! Maintenant si vous voulez rester ou n’osez pas partir, donc vous affirmer, vous risquez de faire partie de ces gens qui, surtout en France, ont toutes les raisons de nourrir des angoisses à l’idée de consulter un psy.

L’angoisse de consulter un psy

Je me souviens, comme si cela avait eu lieu hier, de ma première consultation chez un psy. Je ressentais cette première consultation comme une contrainte et non comme une aide possible. En cela, je ne faisais qu’exprimer ma résistance au changement, ma peur du changement. Mon premier réflexe aura sans doute été de dire que je n’avais nul besoin d’aide et que, de façon orgueilleuse, je me débrouillais très bien tout seul. Ce n’est que bien plus tard que je comprendrais que je ne faisais qu’entretenir un comportement victimologique bien plus agréable que d’être responsable (du moins dans mon petit cerveau dysfonctionnel de l’époque).

Les limites du psyEn fait, mon vrai problème était que cette professionnelle découvre la nature de mon vrai problème et m’y confronte. Partant, que cette identification m’oblige à agir de façon responsable c’est à dire, assumer à soigner les troubles anxieux dont j’étais affecté à l’époque. Surtout, je ne voulais pas que cette psy me confronte à ce que je savais très bien, c’est à dire que l’alcool ne pouvait être une façon durable de gérer mon anxiété.

La plupart du temps, les français ne vivent pas la consultation thérapeutique comme une aide, cela signifie qu’ils ne la vivent pas avec humilité. Bien au contraire. Beaucoup de français vivent les consultations, du moins la ou les toutes premières fois, comme une exposition indécente de leur intimité, parfois comme un viol.

A titre très personnel, je trouve que beaucoup de français portent un jugement très minorant en général surtout à propos de ce dont ils ne savent rien! De fait, les français, dont je suis, font preuve d’une attitude de rejet particulièrement arrogante à propos de la différence et de tout ce qui leur fait peur.

Mais, finalement, l’être humain n’est-il pas ainsi fait qu’il a une tendance réactive à rejeter tout ce qui le ramène à lui même, à dénier ce qui le dérange dans son quant à soi, à rejeter la réalité?

Enfin, beaucoup de gens estiment qu’ils n’ont pas à parler – à confier leur vie – à quelqu’un qui leur est… étranger ! C’est un motif supplémentaire qui exprime une peur et une réserve qui empêche le patient de se confier, de se lâcher.

En effet, il est une chose importante dans la relation entre un psy et son patient. C’est la confiance. Cela signifie que comme le psy est soumis à la plus stricte confidentialité. Vous n’avez donc aucune raison objective de craindre quoi que ce soit en matière de secrets personnels.

Vous ne devriez pas être angoissé à l’idée de consulter un psy. Cependant, je ne nie pas que vous pourriez avoir peur que les choses se passent mal entre un thérapeute et vous.

Ou qu’un psy vous dise que vous n’êtes pas « normal ». Ou encore que vous à craindre de penser qu’en écoutant la parole du psy que vous consultez, ce soit vous qui pensiez que vous n’êtes pas normal. Et bien, j’ai une bonne nouvelle pour vous.

Tout cela est normal. Ne vous préoccupez pas de savoir si le psy est beau ou belle, intelligent ou pas, tolérant ou non. Je me rappelle avoir fait un travail thérapeutique de grande qualité avec un psy pour lequel je ressentais une certaine aversion physique. Ce type m’agaçait au plus haut point mais ses interventions m’auront énormément aidé. Je me souviens d’ailleurs lui avoir exprimé ma gratitude à ce propos.

Au moment où vous consultez, vous êtes la personne la plus importante sur terre ! C’est de vous et de vous seul qu’il vous faut vous pré occuper. Tirer un maximum de profit du professionnel dont la mission est de vous aider à aller mieux, à vous accepter tel que vous êtes. Toutes les raisons que vous pourriez exprimer pour ne pas aller consulter peuvent refléter votre peur, bien compréhensible, d’avoir à changer en allant mieux. Arrêtez de faire dans la comparaison laquelle nuit à tout travail thérapeutique comme à votre équilibre personnel. Dans tous les domaines de votre vie, il y aura toujours quelqu’un de mieux ou de moins bien que vous.

Qu’avez vous donc à craindre si tout allait bien pour vous, si vous n’aviez plus aucun problème… grâce à des consultations chez un psy?

Frédéric Arminot

Phobie sociale – Comment ne plus en souffrir

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Phobie sociale – Comment ne plus en souffrir

Il y a des phobies, comme la phobie sociale, qui, plus que d’autres, constituent de véritables handicaps pour celles et ceux qui en souffrent. L’ereutophobie (peur de rougir) ou la peur de parler en public (glossophobie)  en font partie, comme la laxophobie (peur de la diarrhée) ou, dans un autre registre social, l’agoraphobie (peur de la foule).

Chacune de ces phobies a son lot de conséquences psycho sociales toutes plus pénibles les unes que les autres. C’en est parfois tellement épouvantable pour les personnes qui en sont victimes qu’elles ne peuvent envisager aucune activité sociale, affective ou professionnelle.

Je vais en avoir en exemple assez époustouflant le jour de la première consultation de Lionel que me dit souffrir de phobie sociale. Quand ce dernier me téléphone pour prendre rendez-vous, j’entends une voix fluette, comme très lointaine, presque effacée. A peine s’est-il présenté que Lionel s’excuse, ce qu’il fera très souvent au cours de nos consultations comme lorsqu’il me téléphone pour me demander des précisions à propos d’exercices que je lui confie. Vraisemblablement, cela se confirme, Lionel souffre de phobie sociale.

Définition de la phobie sociale

La phobie sociale, ou anxiété sociale, est une incapacité à être en relation avec les autres, avec tous les autres, et ce dans tous les domaines de sa vie. La personne affectée par cette phobie vit comme une douleur intense toute inter action avec les autres. A titre d’exemple, dire bonjour et acheter une baguette à la boulangerie relève d’un exercice particulièrement difficile et, dans certains cas, impossible.

Les personnes victimes de phobie sociale ont toutes les peines du monde à affronter le regard des autres. De façon quasi permanente, elles craignent le jugement des autres. Elles ont toujours peur de mal faire ou d’exprimer des choses inadaptées en des moments les plus inopportuns. Ces personnes souffrent d’un manque d’estime d’elle 

Phobie sociale définitionmême et d’un manque de confiance en soi qui leur rend quasiment impossible l’éventualité de soutenir la moindre relation sociale ou affective.

Isolées la plupart du temps, elles ressentent un très fort sentiment d’insécurité. Le seul havre de paix qu’elles trouvent est généralement leur lieu d’habitation. Ce qui a pour effet de les isoler encore plus et de nourrir encore plus leur phobie sociale.

Souvent prise en charge par des médecins psychiatres, elles se voient prescrire force médicaments (anxiolytique, hypnotique, anti dépresseurs, neuroleptiques).

Dans tous les cas cliniques liées à la phobie sociale dont je me suis occupé depuis toutes ces années, rares ont été les personnes qui m’ont affirmé en avoir tiré un réel bénéfice. Comme je l’écris souvent dans ce blog, ce type de médicaments ne fait qu’apaiser les symptômes – et encore, je suis loin d’en être convaincu – et en aucun cas ne résout le problème de la phobie sociale.

Il n’est pas rare que les gens atteintes de phobie sociale, en plus de cultiver d’eux une estime très basse, conçoivent une forte honte et une très forte culpabilité quant à leur incapacité à avoir une vie comme les autres. Ils souffrent terriblement de leur phobie sociale et sont très souvent convaincus qu’ils sont responsables d’échouer là où la plupart des autres réussissent. Quant à ce qu’ils pensent être une vie comme les autres, beaucoup reconnaissent qu’ils ne savent pas ce qu’est une vie normale.

D’abord parce qu’ils fréquentent peu de gens, voire personne, ou parce que, plus précisément, c’est l’idée qu’ils se font d’une vie normale, à contrario de la phobie sociale. Cela relève très souvent du fantasme d’une vie où ils pourraient s’affirmer, prendre des risques et en assumer les conséquences. En bref, ne pas souffrir de phobie sociale.

J’ai toujours été frappé d’observer que ces personnes souffrant de phobie sociale et/ou d’anxiété sociale sont issus de familles dites dysfonctionnelles qui avaient participé, de façon directe ou indirecte, à empêcher le phobique de prendre des risques, à l’empêcher de s’affirmer en lui renvoyant le plus souvent de lui même une image abîmée dans le genre:

« Fais ce que tu veux puisque tu n’y arriveras pas! ». Maintenant, il est vrai que toutes les familles sont dysfonctionnelles par nature. Dans le cas contraire, il n’y aurait aucune névrose et encore moins de névrose d’angoisse.

La phobie sociale est donc un symptôme. Le symptôme d’une angoisse profonde, voire d’une angoisse chronique qui, le temps aidant est devenue une anxiété généralisée.

C’est dans toutes ces circonstances affectives et psychologiques, voire pires comme je vais vous le démontrer maintenant, que Lionel est entré la première fois dans mon cabinet de thérapie et comment il a trouvé une solution à sa phobie sociale.

La phobie sociale ou anxiété sociale. Une histoire personnelle pathogène

Quand Lionel se présente à moi, je rencontre un homme qui me semble comme blessé. Il a la tête dans les épaules, il est presque malingre, engoncé qu’il est dans une veste en laine blanche et grise dont on pourrait avoir l’impression qu’il la piqué à un géant!

Lionel semble gêné d’être là. Sont-ce les prémisses de sa phobie sociale? Il va bientôt commencer à s’excuser parce qu’il range ses petites affaires autour de lui. Il s’attarde sur le bon positionnement du sac qu’il portait en bandoulière. La taille de son sac me fait penser à celle de sa veste. Immense ! Il prend le temps de sa caler au fond de son siège puis m’adresse un sourire gêné qui fait apparaître des dents abîmées. Il n’est pas rasé ce qui, sur le teint livide qui est le sien lui donne un air encore plus gris.

Pendant une heure, Lionel va s’employer à essayer de répondre à mes questions à propos de ses symptômes de phobie sociale. Nous allons parler, il va souvent me dire qu’il ne comprend pas ce que je lui dis et parfois moins les questions que je lui pose.

C’est au cours des deux consultations suivantes que je comprendrais que je n’avais pas à remettre en cause ma façon de le questionner et la qualité de ma pratique. Lionel m’expliquera plus tard qu’il voulait juste s’assurer qu’il comprenait bien ce dont je lui parlais tout en réfléchissant au(x) sens de mes questions et, accessoirement, à là où je voulais en venir à propos de sa phobie sociale.

Car il est intelligent le bougre ! Et non seulement il est intelligent, même très intelligent, puisqu’il manie avec une dextérité certaine l’humour au second degré, la dérision voire le cynisme à propos de lui comme de sa phobie sociale.

En ce qui concerne ce dernier point, comme le disait Benoit Poelvoorde: « … Le cynisme est la forme accentuée de la désespérance…« . Il n’en demeure pas moins qu’en fait, Lionel se méfie. Et il a de quoi se méfier. Et il a toutes les raisons de se sentir anxieux à propos de ce premier entretien thérapeutique. Lionel veut se sortir de sa phobie sociale et ce n’est pas simple pour lui.

Depuis des années, Lionel est promené d’un psy à l’autre, d’un psychiatre à un autre. Personne ne semble d’accord sur un diagnostic. Pourtant, aucun d’entre eux n’évoque une éventuelle phobie sociale. Tantôt psychotique, tantôt border line, tantôt schizophrène, tantôt bi polaire, tantôt hospitalisé en hôpital psychiatrique, Lionel est baladé comme un touriste en terra incognita. Lionel a tout mais, en même temps, il n’a rien, mais il a quand même quelque chose. Une affection, mais laquelle? Les professionnels semblent ne pouvoir se prononcer et prescrire des actes en conséquence. Il sera hospitalisé à diverses reprises, contre son gré. Mais, qui se soucie de l’avis de Lionel quand lui revendique une phobie sociale?

Tout a commencé des années auparavant, à la suite d’une altercation très violente entre Lionel et l’amant de sa mère. Attention: toute interprétation quant à une éventuelle rivalité serait une erreur de diagnostic. Une de plus !

Cet amant semblait exprimer un certain mépris à l’égard du fils de sa compagne. Laquelle femme a semblé laissé faire des années durant avec d’autant plus de facilité qu’elle a toujours considéré que son enfant était quelque peu malade et qu’il ne pouvait être autonome et encore moins responsable. Il aurait donc eu besoin, au sens de la mère, d’être coaché par un adulte mâle référent… L’amant…

Soigné depuis des années pour dépression, et non pour phobie sociale, Lionel m’a présenté le contexte familial comme un environnement assez destructeur entre une mère castratrice et un père absent. La mère, qui refusera toujours de venir me parler, semblait s’être échinée à empêcher son fils d’évoluer, de sortir du nid, le présentant comme une enfant chétif qu’il fallait protéger de lui même et du monde (cela me rappelle l’histoire d’une jeune patiente à qui sa mère avait toujours dit de se méfier des hommes car ces sont tous des salauds, des pervers et des… violeurs).

Lionel me parlera de ses difficultés scolaires. Non pas qu’il fut mauvais élève, mais plus de sa grande difficulté à nouer des relations avec des camarades de classe, lui qui restait toujours seul dans un coin comme caché, à l’abri de tous, en plus de faire souvent l’objet de moqueries, de quolibets comme Lionel aime à le dire. Autre terrain d’expression de la phobie sociale.

C’est peu de temps après sa dernière hospitalisation que Lionel a décidé de venir me consulter. Nous avons mis en place une stratégie progressive pour le sauver de sa phobie sociale. cela a été dur, j’irais presque jusqu’à dire laborieux, mais Lionel, courageusement, s’est accroché. Et… çà a marché !

Comment Lionel a t’il cessé de souffrir de phobie sociale

Acte 1

Après que nous ayons fait le point sur le contexte de sa situation, j’ai commencé par demander à Lionel de réfléchir seulement à deux questions à propos de sa phobie sociale. Quand il m’a consulté pour la seconde fois, les questions avaient fait l’objet d’un nombre de réponses telles qu’il nous faudra beaucoup de temps pour les décrypter. Lionel s’était employé à répondre d’une manière si précise et circonstanciée que cela posait toute la difficulté mécanique de son problème mais, surtout, a mis en lumière tout ce qui participait à prendre le risque d’avoir de lui une image positive. Cela sera fondateur pour la suite de la mise en place d’actions stratégiques que je souhaitais mettre en place.

Dans l’intervalle, Lionel me téléphonait très souvent ou m’adressait des SMS. Il m’expliquait combien il était angoissé voire anxieux à l’idée de ne pas précisément faire ce que je lui demandais. Je passerais beaucoup de temps à dire et répéter à Lionel que je n’attendais pas de lui le mieux. Et que, tant qu’il voudrait tendre vers cette perfection comportementale, il en serait quitte pour des troubles anxieux et autres angoisses répétées, comme de sa phobie sociale.

Acte 2

Les séances passaient, deux puis trois puis quatre. L’atmosphère thérapeutique se détendait franchement ce qui m’a permis de demander à Lionel ce qu’il aimerait faire s’il avait de lui une image positive et s’il se sentait suffisamment en confiance, en sécurité. Après réflexion, il m’a expliqué qu’il aimerait quitter le domicile familial et avoir son appartement. Dans le même temps, il m’expliquait que sa mère cherchait vraisemblablement à l’empêcher de partir. En agissant de la sorte, Lionel a convenu que sa mère était dans sa logique et qu’il était stérile d’essayer de la faire changer d’avis.

J’ai donc demandé à Lionel de réfléchir aux moyens qu’il pourrait trouver pour poser les bases de son autonomie qui marquerait le terme de sa phobie sociale. J’avais bien précisé à Lionel que je ne souhaitais pas qu’il prenne un appartement trop vite. Je souhaitais juste qu’il cherche des moyens pour prétendre à la location d’un bien immobilier, sachant combien cela lui serait difficile puisqu’il n’avait aucun revenu, un statut de travailleur handicapé et des allocations qui ne lui permettaient pas de prétendre à quoi que ce soit à propos d’un lieu de vie.

Acte 3

De mémoire, le vacances d’hiver ont passé. Ce n’est qu’un mois plus tard que je revis ce cher homme, toujours vêtu de son immense veste en laine et de son immense besace. Et c’est à ce moment, tout sourire, que ce patient m’annonce qu’il a trouvé un travail (caissier dans un hypermarché) et que cela lui permet d’observer les inter actions sociales entre les êtres humains. Venant de lui, je trouve cela plutôt cocasse, et je ne suis pas très étonné qu’il ait cette démarche anthropologique. Le comble de la phobie sociale ! Je suis quand même stupéfait – positivement – de son audace ! Il va même jusqu’à me dire qu’il a repéré une jeune femme qui ne le laisse pas indifférent… La phobie sociale serait-elle en passe d’être définitivement vaincue?

Acte 4

Au terme de la consultation précédente, j’ai demandé à Lionel de lever le pied et de ne pas tant s’en demander, bien qu’il soit compréhensible qu’il veuille en finir avec sa phobie sociale. Sa prise en charge thérapeutique, qui a vocation à apporter une solution à sa phobie, n’est pas une course contre la montre, une compétition. Lionel sourit d’une façon d’autant plus encourageante qu’il a repris des couleurs et un peu de poids. Des semaines passent jusqu’au jour où il me téléphone pour me demander mon avis quand à satisfaire à une offre qui lui a été faite – mais présentée comme quasi obligatoire – une équipe thérapeutique. Intégrer un appartement thérapeutique.

Je fais montre d’un ton cordial, bienveillant mais assez ferme. Je dis à Lionel que je n’y vois aucune inconvénient mais je lui demande quand même quel est l’intérêt de répondre favorablement à une telle offre alors qu’elle est formulée par l’institution d’une part et que, s’il y répond par l’affirmative, il confirmera à ces gens qui le disent malade qu’il est malade et confirme qu’il est incapable d’être adulte et autonome d’autre part.

Lionel me dit que j’ai raison puis me raccroche quasiment au nez. Je me moque d’avoir raison, je veux juste qu’il bouge. Lionel a montré ses capacités progressives au changement. Il est entrain de s’affaisser, de se laisser manipuler par ses angoisses, par ses peurs, par sa phobie sociale, comme par ses proches qui, pour se sécuriser eux mêmes, sont près à ne lui laisser aucune chance de s’affirmer. Comme cela, chacun est à sa place et tout le monde se sent sécurisé sauf… l’intéressé.

Acte 5

Des semaines durant, je n’ai aucune nouvelles de ce patient. Ni coup de téléphone, ni SMS, ni mails. Jusqu’au jour où je reçois un mail m’invitant à aller regarder quelque chose sur internet.

Je ne sais pas de qui vient ce mail. Ce n’est pas nommément précisé. C’est une invitation assez originale, tant par sa présentation elle même que par son contenu. Ce n’est que plusieurs jours plus tard que j’y satisfais à la faveur de l’annulation d’une consultation par une patiente.

Ce que je découvre me laisse bouche bée. Belle typo aérée, c’est simple, c’est clair au premier coup d’oeil et, en plus il y a des vidéos dont une m’est dédicacée. C’est Lionel. Il parle de son nouvel appartement, de son parcours thérapeutique, de sa nouvelle vie en totale autonomie. Le tout d’une voix calme, posée.

Lionel a créé sa chaine sur Page Youtube Frédéric Arminot Comportementaliste sur laquelle il présente, de façon gracieuse, comment utiliser des logiciels très techniques (je ne lui connaissais pas cette compétence).

Lionel a avancé à pas de géant. Ce début de réussite, c’est à lui, et à lui seul, qu’il le doit. Malgré toutes les difficultés, il s’est mis en danger pour s’affirmer. Lionel a courageusement tout mis en oeuvre pour juguler sa phobie sociale. Un pas après l’autre, sans se bousculer, il a compris tout les bénéfices qu’il pouvait retirer à analyser chaque pas, à l’assurer pour passer au suivant. Lionel a compris. Le reste suivra. C’est juste une question de temps. Lionel est rentré dans une dynamique que plus rien ni personne ne peut entraver. Lionel est libre et moi, je viens de perdre un patient, ce qui me fait content ! Fin de la phobie sociale de Lionel.

Épilogue

Cela n’a pas été une simple affaire thérapeutique que d’aider Lionel à ne plus souffrir de phobie sociale. Non seulement parce qu’avec son parcours tant personnel que psychologique, il me fallait y aller doucement mais que je devais aussi composer avec Lionel lui même qui, parfois, ne m’informait pas toujours précisément de ce qu’il faisait ou des projets qu’il menait.

Il aura fallu que je lui demande d’utiliser très précisément des exercices comme celui de la PSE ou, de façon progressive, apprendre à transformer ses problèmes en solutions. De fait, comment utiliser la phobie sociale comme un avantage. Lionel était littéralement bloqué sur ses relations affectives – familiales – qui entravaient son développement personnel. Il lui aura donc fallu faire la paix avec son passé grâce à des exercices que je formaliserais plus tard. C’est comme cela qu’il apprendra à s’affranchir de sa phobie sociale de ses pensées obsessionnelles et que, petit à partir, il fera diminuer le handicap que lui infligeait sa timidité.

Lionel était bloqué sur des situations qu’il pensait inextricables, lesquelles situations nourrissaient sa phobie sociale. Il avait fini par se convaincre qu’il était malade. A preuve, l’institution n’avait elle pas diagnostiqué chez lui des pathologies psychiatriques graves qui nécessitaient des traitements lourds et un contrôle thérapeutique spécifique (cf: appartement thérapeutique).

Sa dernière hospitalisation sous contrainte lui a fait prendre la mesure du danger qu’il courait, et exprimer son désir de ne pas être celui que l’on voulait qu’il soit. Il a pu mettre fin à sa honte et à sa culpabilité en satisfaisant à desSolution phobie sociale exercices thérapeutiques assez non conventionnels mais qui lui ont réussi.

Cela lui a tellement réussi que je me souviens avoir bataillé avec lui pour qu’il ralentisse le rythme de ses projets. Je craignais que s’il rencontrait des difficultés cela le bloque de façon définitive. J’avais peur de la résurgence de sa phobie sociale. J’ai pu constater que cela aura eu l’effet contraire.

En se libérant de ses contraintes liées à sa phobie sociale, Lionel a progressivement mis en place des façons de s’affirmer et permis, aussi, d’objectiver à propos de ce que les gens pouvaient ou non penser de lui.

Parfois, nous communiquons à l’aide de certains réseaux sociaux et j’apprécie beaucoup l’humour et la dérision dont il fait preuve à son endroit. Il a réussi à s’inscrire dans une démarche active pour apprendre à se sécuriser et à retrouver confiance en lui.

Enfin, Lionel est la preuve vivante que ce n’est pas en utilisant es méthodes rationnelles comme celle qui lui a longtemps été asséné par certains psy et qui consistait à essayer de se convaincre qu’il n’avait qu’à pas tenir compte de ce que les gens pouvaient penser. Facile à dire et totalement inepte thérapeutiquement. Ce patient ne faisait pas exprès de souffrir de phobie sociale, pas exprès d’avoir peur des autres. C’était sa réalité parce que des personnes comme des évènements répétés s’étaient chargés de le convaincre qu’il était incapable d’avoir un comportement normal et d’être autonome.

Aujourd’hui, je sais que Lionel est convaincu que l’avenir lui appartient et qu’il lui suffit juste d’y aller doucement, de ne pas s’en demander plus qu’il ne peut en supporter. Lionel sait aussi que lorsque cela va mal ou qu’il bute sur quelque chose, il lui suffit de ré utiliser tout ou partie des exercices que nous avions utilisé  pour traiter sa phobie sociale et pour que les situations se débloquent. Un jour à la fois.

Gregory Bateson disait que « la vie est une succession de problèmes« . Il avait bien raison. Dans cette suite plus ou moins continu de problèmes, fruit de nos réalités respectives, nous essayons de nous adapter pour les résoudre. C’est exactement ce que ne savait pas faire Lionel et qu’il a appris à faire pour ne plus souffrir de phobie sociale. Comme tout le monde ! En trouvant une solution à son problème de phobie sociale, Lionel est-il devenu un homme normal, presque banal?

Comment vaincre la phobie sociale

voir la vidéo

Frédéric Arminot

Peur d’avoir peur – Comment lâcher prise

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Peur d’avoir peur – Comment lâcher prise

Ce jour là, un jour où, comme tous les jours, je consulte, je me sens fatigué. Toute la journée, j’ai eu des cas assez difficiles. Le monsieur qui m’est adressé par sa compagne est, sa femme me l’a dit, un cas difficile. Difficile par son histoire personnelle, dure par ses implications familiales et affectives, compliqué parce que Bruno est un homme qui a connu la gloire et, aujourd’hui, depuis quelques temps déjà, ne connaît que l’enfer en plus de le faire vivre aux autres.

Il est 18H. Bruno arrive. Se présente. Immédiatement, sa souffrance me saute au visage. J’ai comme mal pour lui. Je La peursuis crevé mais je vais m’accrocher et m’impliquer comme il se doit. Bruno semble avoir peur comme s’il se demandait comment et pourquoi il est là. On dirait un type arrêté par la police pour un crime qu’il n’a pas commis et qui ne comprend pas ce que l’on lui veut mais entend bien ce dont on l’accuse.

Je commence par m’assurer qu’il est bien présent au cabinet de son plein gré. Ce qu’il me confirme. J’entreprends de lui expliquer ce qu’est la thérapie comportementale. Je mets un point d’honneur à toujours tout expliquer aux patients dès la 1ère consultation. Les puristes, les didacticiens, diraient que je pose le cadre. Durée des consultations, méthodologie, montant des honoraires, secret professionnel, etc. Bruno acquiesce. Il n’a aucune question à me poser. Je lui propose que nous commencions à voir, ensemble, quel est son problème.

De la gloire à l’abandon – De la réussite à la peur d’avoir peur

Bruno a beaucoup de problèmes. Sa compagne exprime un certain nombre de menaces en réponse aux comportements de son compagnon. Enceinte de 6 mois 1/2, elle essaye de l’aider comme elle peut mais n’envisage plus de supporter l’alcoolisme grandissant du père de son enfant. A ce moment là, je comprends que cet homme n’est présent que parce que sa compagne lui a demandé de consulter. Bruno est donc, au contraire de ce qu’il me disait tout à l’heure, ce que les comportementalistes – dont j’ai le plaisir d’être – appellent un patient désigné.

Je demande à mon patient en quoi le fait qu’il boive de l’alcool est un problème. Bruno répond indirectement à ma question en me parlant de sa gloire déchue.

La peur de réussirBruno est jeune. A peine 32 ans, il a longtemps été un sportif de haut niveau. Le sport qu’il pratiquait est très à la mode aujourd’hui. Avec une équipe franco américaine, des années durant, il a fait partie de ceux qui ont donné ses lettres de noblesse à cette activité sportive. Pour des questions d’anonymat, vous comprendrez que je ne peux préciser de quel sport il s’agit.

Très vite, Bruno a connu la réussite, les podiums, les voyages, les groupies, les fêtes d’après compétitions, les grands hôtels, les interviews presse. Bruno était reconnu, recherché. J’irais jusqu’à dire adulé. Il roulait sur l’or. Son égo était plus que gonflé. Les sponsors se l’arrachaient. Il était demandé encore et encore. De façon très souterraine, Bruno a commencé à être moins performant.

Il était souvent fatigué, se blessait, un peu au début, puis plus gravement ensuite. Bruno n’a pas fait le rapprochement entre les beuveries qui suivaient les compétitions, moments d’excès souvent accompagnés d’usage de cannabis ou de cocaïne. Bruno reconnaît qu’il a fait sa star, jusqu’au moment où les sponsors ont, les uns après les autres, commencé à le lâcher comme il le dit lui même. Contacté de moins en moins souvent pour des démonstrations ou des compétitions, un jour, le téléphone de Bruno a définitivement cessé de sonner.

Bruno s’est senti trahi, abandonné. Après avoir tant donné, rapporté tant de trophées, il n’y avait plus personne pour lui répondre au téléphone. Plus personne pour lui faire confiance. Bruno s’est retrouvé seul, ne sachant à qui se vouer. Ses propres potes, comme il les appelle, le contactaient de moins en moins.

Bruno a bien essayé de renouer en organisant des fêtes comme au bon vieux temps mais ses invitations n’étaient pas suivies. De plus en plus isolé, Bruno a d’abord conçu du ressentiment puis de la colère et, enfin, de la honte et de la culpabilité.

Pour que ces douleurs soient moins difficiles à supporter, ce jeune homme a fait simple. Il s’est référé aux substances qu’il consommait – presque – sans limites du temps de sa gloire.

Il s’est enfoncé doucement, mais surement, jusqu’au point qui le mène aujourd’hui à mon cabinet.

Bruno a essayé de s’adapter. A envisagé une formation en qualité de directeur marketing et de directeur de produits liés à son ancienne activité de sportif de haut niveau. Il n’a jamais terminé ces études et, quand il cherchait des stages, il était convaincu que son nom était entaché d’une aura très négative. Il était devenu un loser (dixit). Le temps a passé, son capital confiance, déjà fort émoussé, a décru à une vitesse vertigineuse jusqu’à disparaître. Aujourd’hui, Bruno a peur tout le temps, de tout et e tout le monde. Bruno a peur de la vie. Il a peur d’avoir peur.

La vie de ce gaillard n’est empreinte que d’angoisses, que d’anxiété, que de comportements d’évitements, que de résistances au changement. A ce moment précis, la vie de Bruno se résume en deux mots: douleur indicible!

La peur – Comment faire pour ne pas retrouver confiance en soi

A ce stade, je demande à ce jeune homme (j’écris « jeune » parce que bien que je ne me pense pas comme un vieux machin, j’ai quand même 55 ans…), ce qu’il a agi pour essayer de trouver des solutions à son problème. Il m’explique qu’il vit de puis plusieurs années avec cette jeune femme qui m’a téléphoné pour prendre rendez-vous en son nom.

Sa compagne lui a demandé de changer, de faire quelque chose. Elle ne supporte plus son problème et encore moins ces conséquences socio affectives. Bruno se lève très tard, alcoolisé de la veille. Il ne gagne pas sa vie. Dépense de l’argent qu’il n’a pas. Se montre assez souvent agressif.

Quand je demande à Bruno ce qu’il ressent en en parlant, il pleure. Doucement. Ses larmes coulent le long de son visage. Puis il me dit:

– « J’ai peur. J’ai peur tout le temps. J’ai l’impression que, quoique que je fasse, je n’arriverais à rien. J’ai peur de ne pas y arriver et, en même temps, alors que je cherche les moyens de réussir, je ne vais que d’échec en échec. Je ne me sens bien que lorsque j’ai bu et, dans ces moments là, tout me semble possible. Je n’ai plus peur ».

– OK, Bruno. Mais, de ces moments de désinhibition, que ressort-il? Arrivez vous à les capitaliser? Est-ce que cela vous aide à commencer à construire des projets de façon durable, à ne plus avoir peur?

– A chaque jour qui passe – me répond t’il entre deux sanglots -, j’ai l’impression de tomber plus bas que la veille. Quand je suis dans la rue, j’ai l’impression d’être un clodo. Je m’habille n’importe comment et mon seul vœu quand je quitte la maison, c’est de filer me protéger de ma peur au… café. Je n’arrive plus à affronter la réalité tellement elle me fait peur. Quand je me réveille, je me sens tellement mal, tellement angoissé, si pétrifié par ma peur de cette journée qui s’annonce, que je n’ai qu’une seule obsession. Retrouver ma gloire. Ma compagne essaie de me retenir d’aller boire. Elle essaye de me protéger. Me pousse à chercher des solutions au travers de formations ou de recherches d’un job. Je n’y arrive pas. Cela augmente ma culpabilité, mon mal être. Je la fuis, elle, comme je fuis la vie, cette vie qui me fait si peur ».

– Et au café, j’imagine qu’à chaque verre bu, vous avez l’impression de renaître à la vie?

– Oui. Je sais que je meure à moi même mais j’ai si peur que seul l’alcool me protège.

– De quoi avez vous peur?

– De ne pas y arriver.

– De ne pas arriver à quoi?

– A reprendre pied avec la vie. A être à la hauteur. A renouer, si ce n’est avec la gloire, au moins avec la reconnaissance

– Mais votre passé, Bruno, vous avez conscience que vous l’avez dans le dos?

Bruno se raidit. Je sens sa colère poindre. Je n’ai pas peur pour moi mais j’attends une réaction par rapport à ce que je viens de délibérément provoquer. Lentement, Bruno pose son regard sur moi. Il fixe ses yeux dans les miens puis m’annonce qu’il a une envie irrésistible de boire. Ce que je comprends.

– Est-ce que vous diriez qu’en ayant envie de boire, là maintenant, tout de suite, c’est parce que vous cherchez à fuir quelque chose qui vous dérange, cette peur qui vous pose problème.

– Bien sur.

– Vous voulez fuir quoi?

– Ma peur. J’ai tout le temps peur. Peur d’avoir peur. Peur de ma compagne. Peur d’échouer. Peur de ne pas me sortir de l’alcool. Peur de boire tout en ne faisant rien pour ne pas boire. Alors, je bois pour noyer ma peur, noyer mes angoisses.

– Mais, c’est terrible ce que vous vivez Bruno !

Bruno pleure de nouveau. Je laisse passer un certain temps puis lui demande ce que serait le tout premier et aussi le plus petit signe d’un début d’amélioration pour lui. Il ne sait pas me répondre.

Retrouver confiance?

– Confiance en qui? Confiance en quoi?

– D’accord Bruno, mais que faites vous pour enclencher ce que vous souhaitez?

– Je bois. Je pense à mon passé. Noie mes peurs et mes angoisses. Je reviens chez moi, n’y sers à rien, ne suis rien, me fait tacler par ma compagne enceinte. Quand je me réveille, la peur, l‘angoisse, me prennent au réveil et je ne pense qu’à une chose. Je pense à ma gloire passée, et n’ai de cesse de me poser la question de savoir comment je pourrais me sortir de cet enfer, sortir de ma peur…

Je l’interromps.

– Bruno, en disant cela, avez vous pour autant l’impression que vous êtes arrivé au bout? Acceptez-vous de vous dire, ne serait-ce que commencer à vous dire, que dans votre désir de contrôle, il y a bien longtemps que vous ne contrôlez plus rien!

Un ange habillé en noir traverse la cabinet. Bruno s’excuse, se lève et me répète qu’il va aller boire. Je lui dit que je suis désolé mais que, bien sûr, il est exclu pour moi de l’empêcher de se faire du mal. Bruno me demande combien il me doit puis sort des billets froissés du fin fond de ses poches. Il me les tends puis me dit qu’il en manque. Je ne dis rien. Lui souris. J’imagine la suite.

– J’ai bu avant de venir. Ma femme m’a donné le montant de votre consultation, j’en ai profité. Je peux en garder un peu pour aller boire?

Je ne dis toujours rien. Je lui souris, ne réponds pas à sa demande, ni positivement ni négativement. Il s’en va discrètement, tout en douleur contenue, chargé de son refus de changement, de son refus de lâcher prise. Bruno ne veut pas savoir comment retrouver confiance en lui. Il est dans le contrôle absolu, se berce pathologiquement dans l’illusion de contrôler sa vie avec un faux ami, son addiction, pour vaincre sa peur.

Les conséquences du refus de lâcher prise

Nonobstant Bruno, le concept de lâcher prise est assez simple. Cependant, psychologiquement parlant, c’est très difficile à mettre en place surtout pour quelqu’un qui résiste, qui refuse d’accepter qu’il – ou elle – ne maitrise plus rien.

Lâcher prise, en ce qui concerne Bruno, c’est accepter que rien ne sert de vouloir contrôler l’incontrôlable. Sa peur est incontrôlable ! Sa vie lui a échappé et mieux vaut réfléchir à accompagner la chute pour la rendre moins violente, plutôt que de tenter de l’éviter puisqu’il est dedans, totalement prisonnier. Le déni de Bruno quant à son incapacité à rétablir la situation est la façon qu’il a d’essayer de contrôler ses angoisses. Or, comme je le dis souvent, c’est peine perdue puisque plus Bruno réagit de la sorte, plus il augmente et nourrit son angoisse.

Peur et lâcher priseBoire de l’alcool est sa façon d’éviter sa peur et d’essayer de se convaincre qu’il contrôle. Or, quand la réalité revient, elle lui saute au visage avec une violence à l’identique de ce qu’il a dénié. J’ai bien conscience que Bruno va s’enfoncer inexorablement. Il veut se prouver à lui même, comme aux autres, qu’il peut ne plus avoir peur.

Il refuse d’accepter qu’il ne peut plus au contraire et que, pour apaiser ses angoisses, le meilleur moyen qu’il puisse s’offrir c’est d’accepter qu’il a perdu la maitrise. Encore faudrait-il qu’il fasse taire son orgueil ce qui l’aiderait sans doute à lâcher prise donc à être, progressivement, moins puis plus angoissé, à ne plus avoir peur de la réalité.

Je n’ai jamais revu Bruno. Il m’a téléphoné au printemps dernier, plus d’un an après notre premier et seul entretien. Il était en larmes. Son enfant était né. Sa femme lui avait demandé de partir puis, devant son refus et ses accès de violence, elle avait eu recours à la police. Bruno dormait sur un banc, en bas de chez lui. Il lui a été interdit d’importuner sa compagne au risque de passer par la case tribunal voire la case prison.

Encore une fois, Bruno me dit sa solitude, sa douleur, son sentiment d’abandon. Je lui propose de le faire hospitaliser. Il refuse. J’insiste, doucement, lui explique les avantages d’une mise en sécurité, de la nécessité de se re construire dans un environnement préservé. Il refuse encore.

Je ressens beaucoup de peine à son endroit. Je sais ce que humainement ce jeune homme vaut. Je me sens triste.

Avant qu’il ne raccroche, je dis à Bruno que je suis là. Je lui répète cependant que tant qu’il ne voudra pas, ne serait-ce que commencer, à lâcher prise, il sera victime d’angoisses, il sera l’esclave de sa peur, qu’il n’aura de cesse de noyer dans l’alcool.

Je lui demande d’en prendre acte, ce qu’il fait.

– « Je sais, mais… j’ai si mal » me dit-il

– « Je me sens si seul. J’ai si peur… »

Bruno réitère l’expression de son sentiment victimologique qui justifie son refus de lâcher prise.

Je pense souvent à lui, à la terreur que lui procurent ses angoisses. J’ai peur pour lui mais, à son propos comme à toutes celles et ceux qui, comme lui, refusent de lâcher prise, refusent de cesser de contrôler leur peur d’avoir peur, refusent de cesser de tenir la dragée haute à leurs angoisses.

Je ne désespère pas qu’il me téléphone de nouveau pour m’annoncer qu’il renonce enfin et demande de l’aide. A une consœur, à un confrère ou à moi même. Ce sera le début d’une nouvelle vie. Je le lui souhaite. Pour l’heure, je suis impuissant.

Frédéric Arminot

Angoisse – Quand angoisse et crise d’angoisse font le lit de la culpabilité

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Angoisse – Crise d’angoisse – Deux facteurs de culpabilité

Très récemment, j’ai reçu un appel téléphonique d’un jeune homme. A la voix, il semble assez jeune et s’exprime de façon très claire à propos des symptômes d’angoisse dont il est victime. Il m’explique avoir tout essayé pour soigner son angoisse et traiter ses crises d’angoisses. Il a consulté des psychologues, des psychanalystes, des psychiatres, des psychothérapeutes.

Il a essayé l’auto suggestion, l’hypnothérapie, l’EFT et je ne sais plus quoi d’autre encore. Il a consommé forces médicaments – neuroleptiques, anxiolytiques, anti dépresseurs – sans succès véritable et durable. En bref, ce jeune homme a essayé ce que la plupart de mes patients ou ce que la plupart des internautes m’expliquent tous les jours sans succès aucun. Ou si peu et si peu durables que c’est comme si rien ne devait fonctionner.

Sa vie sentimentale est un échec cuisant. Il semble que les compagnes avec lesquelles il a pu faire un bout de chemin se sont lassées ou que c’est lui qui ait rompu « pour leur rendre leur liberté » (sic) coupable qu’il se sentait d’abimer la relation à cause de crises d’angoisse répétées. Il en va de même avec son emploi. Il vient d’être licencié pour absences répétées au cours d’une période d’essai. Ce jeune homme n’arrive pas à garder un travail assez longtemps et cela n’est pas sans lui poser des problèmes tant au niveau de l’argent qu’à propos de la mésestime qu’il a de lui même devant son incapacité à gérer son problème.

Enfin, il m’explique combien il se sent coupable de ne pas arriver à éliminer son problème d’angoisse et de crise d’angoisse ou, à tout le moins, à le contrôler un minimum. Même s’il convient que son sentiment de culpabilité n’a rien de rationnel, il ne peut pas s’empêcher de se dire que toutes ces angoisse sont de sa faute, qu’il ne sait pas gérer ou qu’il s’y prend mal.

Je lui demande de m’expliquer quand et comment cela a commencé. Et c’est à partir de ce moment que je découvre, avec lui, des choses particulièrement intéressantes et qui nous éclaire quant à ce sentiment de culpabilité.

Quelle est la relation entre angoisses et culpabilité

Jules, c’est son prénom, me raconte qu’il y a environ 4 ans, alors qu’il discutait avec un homme, il a soudainement été pris d’un sentiment de honte et de culpabilité. Il n’a aucun souvenir de ce dont ils parlaient, juste a t’il conservé en mémoire la vive émotion qu’il a ressenti à ce moment là. Parlaient-ils de choses morales, d’évènements sociaux, d’argent? Il ne sait pas, il ne sait plus.

Par contre, ce qu’il sait notre Jules c’est que, depuis lors, à chaque fois qu’il est dans une relation avec quelqu’un, il est victime des mêmes symptômes d’angoisse: tremblements, transpiration, cœur qui s’accélère, mains moites, etc. Il a récemment consulté un psychiatre qui lui a prescrit des médicaments – encore ! – qu’il prend chaque soir.

Ce même psychiatre lui a fortement conseillé d’arrêter de se faire du mauvais sang pour rien. Rien, c’est facile à dire quand l’on sait les conséquences qu’ont angoisses et crises d’angoisses dans la vie de ce jeune homme !

En premier lieu, Jules n’est pas victime d’angoisse à proprement parler. Il semble plutôt victime d’anxiété voire de phobie sociale ou d’anxiété sociale. En effet, il est important de penser au contexte des crises d’angoisse de Jules.

Elles ont majoritairement lieu en présence de tierces personnes dans tous les environnements possibles.

Au surplus, Jules redoute toute relation sociale à tel point que la seule idée de parler à quelqu’un, de vive voix, lui donne une crise d’angoisse.

Il a tout essayé ce jeune homme. Il parle de son problème avec une liberté certaine. Sa parole semble comme libre à propos de son problème mais il ne peut, pour autant, échapper à un fort sentiment de culpabilité en l’évoquant.

Quand je lui demande pourquoi il se sent coupable, Jules m’explique qu’il n’est bien évidemment pas le seul à souffrir d’angoisse ou encore d’anxiété. Mais, à son sens, alors qu’un nombre effarant de gens sont affectées des mêmes troubles anxieux que lui, les autres arrivent à s’en sortir et lui pas. C’est donc que lui, Jules, fait mal. C’est donc qu’il ne fait pas ce qu’il faut pour s’en sortir voire qu’il est complaisant avec lui même et se satisfait de sa propre douleur. Il va jusqu’à me dire que, peut être, il y trouve une certaine forme de plaisir dans la mesure où cela lui évite de prendre certains risques.

Explications intéressantes mais qui relèvent de la pure spéculation, de sa seule interprétation. De plus, ces explications très rationnelles et intellectualisantes ne sont que des explications et, si intéressantes qu’elles soient, elles ne lui apportent aucune solution.

Jules est convaincu que s’il se sent si coupable depuis son entretien avec quelqu’un il y a quelques années, c’est que lui et l’autre personne devaient évoquer es choses amorales, des choses mal. Dans le cas contraire, il ne devrait pas être aussi durablement affecté me dit-il. Pure spéculation lui réponds-je de nouveau. Et après, de vos explications on fait quoi pour contrôler angoisse ou crise d’angoisse? « Je ne sais pas » me répond t’il. Dont acte.

Jules est comme traumatisé par l’évènement auquel il a été confronté des années auparavant. Il passe son temps à se demander ce qu’il a bien pu se passer et s’en veut de ne pas trouver réponse. Il doit trouver insiste t’il. Et moi de deviser avec lui sur l’intérêt de se sentir coupable.

Quelque soit la culture dont nous sommes issus, il y a deux choses qui fondent nos personnalités. La notion du bien et du mal. Toutes et tous nous devons satisfaire à des codes de toutes natures, dans tous les domaines de nos vies respectives. Comme je le dis souvent, nous devons être comptables de nos moindres faits et gestes. Comptable, cela signifie que nous devons rendre compte de ce que nous faisons et disons d’une part, et nous avons obligation d’expliquer, pour ne pas écrire, nous justifier, de pourquoi nous avons fait ou dit ceci ou cela d’autre part.

Des codes régissent angoisse et culpabilité

Nous devons être à la hauteur de tout! Nous devons tout réussir. Nous devons bien faire. Celle ou celui qui failli à une telle injonction n’en sera pas quitte pour la honte et la culpabilité. La honte et la culpabilité sera le prix que vous devrez payer si vous failliez à ce qui vous a été appris, inculqué, comme un devoir. Si vous échouez, lentement mais surement, la culpabilité vous envahira tel un poison allant parfois jusqu’à durablement vous handicaper dans votre vie.

Angoisse et culpabilitéBien évidemment, si vous vous sentez coupable, vous risquez d’avoir peur de nouveau de mal faire ou dire. Exactement comme Jules qui, convaincu sans savoir pourquoi, pense qu’il a mal fait ou dit, ou pensé, quelque chose à un certain moment de sa vie et que la conversation qui l’a tant traumatisé avait fait écho à cela.

C’est en cherchant encore et toujours le sujet de cette conversation, que Jules, s’auto génère des angoisse. Il se sent coupable de ne savoir répondre à cette fichue question au point qu’elle l’obsède. En cherchant des réponses, notre ami cherche à se sécuriser, à diminuer éventuellement le poids de sa culpabilité. Ce qui, bien sûr, ne lui épargne pas des ruminations incessantes qui, elles mêmes, enrichissent angoisse, crise d’angoisse et culpabilité.

Jules veut satisfaire des codes. Il veut être un homme bien. Comme tout le monde. Il veut comprendre pourquoi il lui arrive tout cela. Jules veut savoir. Mais Jules sait très bien que plus il cherche des réponses, plus il active son processus d’angoisse, plus il souffre, plus il se sent coupable. Jules est pris au piège. S’il ne fait rien, il n’est pas un homme responsable. Il sera traité comme un malade en plus de cultiver de lui même une mauvaise image en tant que malade. Il doit réussir comme les autres.

Être un homme bon, un gestionnaire de sa vie, un bon amant, un bon ami, un bon fils, un bon frère, un bon voisin, un être social, jovial, affable et ouvert. Mais, à force de devoirs, Jules n’arrive à rien et il est tout le contraire de ce que sa volonté déchaînée veut. Un peu comme s’il voulait à tous prix être pilote de ligne alors que les mathématiques et lui cela fait deux!

Jules s’obstine et refuse une réalité qui le dérange. Son aveu de culpabilité renforce son angoisse et fait le lit de ses crises d’angoisses. Jules est convaincu qu’il veut un changement dans sa vie. Je lui en ait proposé un de changement qu’il n’a toujours pas saisi à ce jour. L’homme est ainsi fait qu’il a besoin de toucher le fond de sa propre douleur pour, enfin, envisager, de changer. Cela signifie porter un autre regard sur lui même, sur sa souffrance et, plus sereinement, envisager de lâcher prise et se déculpabiliser.

Pas de changement sans désir de changement

Notre ami Jules a mal. Il se sent très coupable mais persiste à vouloir trouver des solutions par lui même. Il a bien compris que plus il fait cela en s’inscrivant dans une dimension responsable moins il trouvera de solutions, plus il sera angoissé et coupable. Il veut y arriver lui même. cela se comprend. Il veut enfin être fier de lui car, de lui même, par lui même, il aura trouvé une solution.

En l’espèce, le poids sociétal est particulièrement lourd. Jules ne souhaite pas demander de l’aide plus qu’il ne le fait auprès de moi. Jules souffre mais n’est pas client d’une intervention. Malgré sa honte, malgré sa culpabilité, malgréAngoisse et changement ses angoisses, nonobstant des crises d’angoisses répétées, Jules ne veut pas lâcher prise. Il souffre mais veut continuer à trouver des solutions que, par ailleurs, il refuse quand on les lui propose.

Je lui ai proposé d’utiliser le Programme ACT que j’ai mise au point et qui donne d’excellents résultats. Je lui ai proposé de regarder les vidéos. Il m’a mollement répondu par l’affirmative tout en laissant entendre qu’il allait continuer à chercher, pour ne pas écrire qu’il envisageait de continuer à errer sur le web. Ce sera sans moi!

Je ne peux rien pour Jules qu’il ne veuille pour lui même…

Frédéric Arminot

Jalousie – Symptôme d’angoisse – Vecteur d’anxiété

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Jalousie – Un symptôme d’angoisse chronique

Quel lien peut-il donc exister entre la jalousie, l’angoisse et l’anxiété. En fait, il s’agit de quelque chose de dramatiquement simple. Cette relation délétère repose sur une conjonction de phénomènes qui participent à donner vie à la jalousie.

Les personnes jalouses, que ce soit de façon pathologique ou non, peuvent être durablement affectées par uneJalousie Angoisse certaine mésestime de soi associée à un manque de confiance en soi. L’être aimé (si tant est que l’on puisse parler d’amour vrai en matière de jalousie) est l’objet d’une attention telle, d’une pré occupation telle, que la simple idée qu’il puisse échapper au contrôler de la personne qui exerce sa jalousie, que cela en devient en facteur d’angoisse et d’anxiété.

En effet, un jaloux ou une jalouse éprouve le besoin de contrôler l’autre, objet de son désir intense, de son attachement pathologique au point de ne plus le respecter dans ses choix, ses désirs, au point de le nier en tant qu’être, pour se l’accaparer et ainsi, en ses lieux et place, se rendre maitre de tous les domaines de la vie de l’autre en lui assénant ce qui est bien ou ce qui est mal.

Dans cet article, je vais donc essayer de vous expliquer en quoi la jalousie est symptôme d’angoisse comme un support à l’anxiété. En effet, quoi de plus angoissant que l’autre, objet d’attachement, nous échappe, alors qu’il ou elle est la personne qui donne une valeur à celui ou celle qui n’en n’a pas pour lui même. N’y a t’il pas de quoi être angoissé ou anxieux à la seule évocation que l’autre puisse avoir une vie en dehors du couple et que, partant, il puisse faire acte d’autonomie, de comportement adulte?

Relation entre jalousie et angoisse

Le mot jalousie vient du Grec Zelos ce qui signifie désir intense ! Tout un programme… La jalousie procède d’une intention plus ou moins pathologique de contrôler l’autre. Cela signifie que l’autre, objet de désir, doit rendre compte dans une relation de non confiance.

Dans la question de la jalousie, et des comportements qui se rapportent à la jalousie, il y a une victime et un bourreau. La particularité de ce problème est que le bourreau de l’un est la victime de l’autre qui elle même est la victime de l’autre qui est aussi un bourreau.

La jalousie s’exprime de diverses manières. Elle n’est pas l’apanage d’un sexe ou d’un autre. La jalousie repose donc sur un certain nombre d’actes accompagnés de paroles qui permettent à la personne de s’assurer que, de l’autre, rien ne lui échappe. La personne victime de jalousie doit donc se justifier en permanence, justifier chaque fait et geste, encore et encore.

Quoiqu’il soit justifié, le doute subsiste quand à la véracité des justifications exprimées. De façon très paradoxale, plus la personne objet de jalousie se justifiera, moins elle sera crue. Ainsi, la jalousie peut amener à des pertes de maitrise parfois fatales, ce qui peut conduire à un crime passionnel.

La jalousie repose sur une adéquation assez toxique dans la mesure où la personne qui jalouse souffre le plus souvent d’une image de soi – narcissisme – assez fragile et d’une confiance en soi réduite. En sur investissant l’autre, elle tente de s’assurer qu’aucune trahison ne puisse être possible d’une part puisque, dans le cas contraire, cela la confronterait à ce qu’elle redoute le plus: ne pas avoir été à la hauteur, en bref, échouer, ce qui constitue une angoisse chronique chez les personnes jalouses.

En quoi la jalousie est-elle un symptôme d’angoisse et un vecteur d’anxiété

Qu’une personne soit jalouse ou soit victime de jalousie, dans les deux cas, il s’agit bien d’une angoisse qui se meut en anxiété. Pourquoi? Tout simplement parce que, comme je l’écris le plus souvent dans ce blog, l’angoisse est une peur projective spontanée et accessoirement violente (cf. crise d angoisse) qui se réfère à une chose, à quelqu’un ou à un évènement dont on craint de perdre le contrôle.

De soi comme de l’évènement lui même, mais aussi de ses conséquences. L’anxiété, ou trouble anxieux, voire trouble anxieux généralisé, est une angoisse chronique. On parle de chronicité dans la mesure ou l anxiété est une angoisse qui, comme j’aime à le dire, a pris ses quartiers!

La personne jalouse, qui exprime sa jalousie, craint donc que l’autre, qu’elle prétend aimé, est un pré occupation pour elle. La personne, sujette à la jalousie, a peur. Peur de ne pas être aimé, peur d’être trahi, peur d’être trompé, peur d’être seul, peur de ne pas à la hauteur, peur d’échouer, peur et encore peur.

La personne qui laisse sa jalousie contrôler sa vie, et celle de l’autre, a souvent d’elle une estime basse et investit l’autre de sorte à ce que lui soit renvoyé d’elle une image positive. A cette fin, la personne jalouse utilise la culpabilité, use et abuse des sentiments.

Elle manipule, menace, vitupère, voire pire si elle n’a pas ce qu’elle souhaite. La personne dont le comportement se réfère à la jalousie ne considère pas l’autre, objet de sa peur, comme un être humain au sens du respect et de l’amour.

L’autre lui doit quelque chose. reconnaissance, fidélité, loyauté, etc.

La personne victime de jalousie n’est fondamentalement ni méchante ni mauvaise. C’est surtout une personne qui souffre énormément d’un manque de confiance en soi mais à un niveau pathologique te, qu’elle trouvera toujours tout un tas d’explications pour justifier son comportement. Le premier d’entre tous, le plus fort, le plus beau, le plus unanime, celui dans lequel nous avons toutes et tous le désir de nous reconnaître: l’amour!

A ce titre, l’homme jaloux, comme la femme jalouse, pique des crises parfois terribles et manque de contrôle de soi. Dans ces situations, les intéressés ne s’appartiennent plus, ils sont comme hors d’eux. Ils contrôlent tout. Leur jalousie contrôle tout. Leur jalousie contrôle leur vie et… celle des autres. Du moindre coup de téléphone au plus petit détail au fond d’une poche. Ils épient, mentent pour avoir la vérité, demandent encore et toujours plus d’explications, requièrent noms, dates et heures et tutti quanti, au nom de la jalousie.

La personne jalouse n’agit pas, ou plutôt ne réagit pas, de la sorte pour le plaisir d’ennuyer l’autre. Ce comportement répond quasi exclusivement à la nécessité d’être rassuré sur elle même et pour cultiver d’elle une image positive et à la fois victimologie: « Je ne le fais pas exprès, tu m’y contraint par tes comportements. C’est de ta faute ». La plupart du temps, la personne sujette à la jalousie est fort habile quant instiller doute, honte et culpabilité chez l’autre.

La conséquence de la jalousie est de faire de la personne qui en est atteinte une angoisse particulièrement forte à propos de laquelle elle inter agit avec l’autre, l’objet de sa jalousie, dans une relation de pouvoir qui peut aller jusqu’à un exercice réel de droit de vie et de mort. De fait, cette relation n’est donc pas seulement un médicament contre l’angoisse mais aussi un médicament contre l’anxiété.

Or, ce médicament est inconsciemment entretenu par la personne victime de la jalousie de l’autre. En effet, « on » n’entretient pas une relation avec quelqu’un de jaloux pour n’importe quelle raison bien que cela soit inconscient au départ. La victime comme le bourreau on chacun leurs objectifs narcissiques à satisfaire et, avant d’être victime de l’autre, ils sont, en tout premier lieu, victime d’eux même !

De fait, les deux acteurs de cette relation fondée sur la jalousie souffrent d’une anxiété particulièrement forte et déstabilisante. Chacun aime quelqu’un qui lui fait du mal et s’angoisse ou est anxieux à l’aidée de souffrir du comportement de l’autre en plus de ne savoir y faire pour que les choses s’arrangent.

Je me souviens d’un couple qui était venu me consulter il y a quelques années. L’un des deux ne supportait pas que l’autre regarde des personnes du sexe opposé. Celui des deux dans le couple qui faisait l’objet de cette interdiction devait marcher les yeux baissés, devait détourner les yeux si on lui adressait la parole. L’intéressé en souffrait énormément, affirmait son courroux à ce propos mais craignait encore plus les crises de son bourreau confronté à une jalousie pathologique.

Ce même bourreau avait bien conscience du problème que ses exigences créaient mais ne pouvait pas s’en empêcher. Ce même bourreau, qui souffrait terriblement de jalousie, avait aussi conscience que cela risquait d’inviter l’autre à être aimé pour ce qu’il est, c’est à dire qu’il en vienne à tromper son bourreau. Ce qui fut le cas ! De cela je vous parlerais dans un autre article comme je vous parlerais de la façon dont nous avons résolu leur problème de couple.

Frédéric Arminot

Programme ACE – Enfin disponible par abonnement !

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Programme ACE – Abonnement disponible

Devant un nombre effarant de demandes de personnes qui trouvaient injuste que le Programme ACE (Angoisse Contrôle Expert) ne soit accessible qu’à une poignée de gens et pour un temps très limité, j’ai décidé de vous offrir le Programme ACE.

A partir de maintenant, tout de suite, vous pouvez bénéficier d’un programme complet pour ne plus souffrir d’angoisse, d’anxiété et de phobie. En vous abonnant au Programme ACE dès aujourd’hui pour la modique somme de 19,20 € par mois, vous accèderez à:

5 exercices thérapeutiques de contextualisationProgramme ACE

  1. 8 exercices thérapeutiques pour traiter l’angoisse, l’anxiété ou la phobie dont vous êtes victime
  2. 4 exercices thérapeutiques de consolidation
  3. Un accès permanent à la plate forme « Membre Privilégié »
  4. Un accompagnement personnalisé d’une heure (coaching dédié)
  5. Une assistance thérapeutique par mail
  6. Une garantie « Satisfait ou Remboursé »

Le Programme ACE vous garantit une réussite supérieure à 94 %. Le Programme ACE vous garantit de:

  • Faire diminuer angoisse et anxiété de 60 % en moins de 3 jours
  • Éliminer TOTALEMENT angoisse et anxiété en moins de 10 jours
  • Reprendre le contrôle de votre cerveau
  • Savoir agir en cas d’urgence
  • Avoir confiance en vous en toutes circonstances
  • Re devenir Acteur de Votre Vie !

Quel est l’intérêt pour vous d’un tel abonnement

Comme dans tout abonnement, vous êtes engagé pour une durée limitée. Vous progressez dans le programme à votre rythme et n’avez à subir aucune pression pour satisfaire au programme dans un délai imparti.

De la même façon que si vous vous inscriviez au Programme Ace en réglant la totalité de votre inscription, vous bénéficiez du même accompagnement personnalisé. Les contenus du programme sont inchangés. Vous y trouvez toutes les vidéos pédagogiques dont vous avez besoin, tous les supports d’exercées souhaités tout comme des fichiers explicatifs en format MP4.

En bref, l’avantage de l’abonnement est que pour celles et ceux qui ne veulent pas immobiliser leur trésorerie,  l’abonnement est un excellent moyen pour trouver une solution rapide, efficace et définitive à vos problèmes d’angoisses à moindre coût. A ce titre, le Programme ACE par abonnement se rend disponible à tous.

N’hésitez pas ! Abonnez vous, en cliquant sur le lien ci-dessous:

Je m’abonne au Programme ACE maintenant !

Le Programme ACE n’est plus disponible par abonnement, et a été remplacé par le Programme ACT. Pour toute information complémentaire, merci de me contacter

phobie impulsion

 

Angoisse – Le témoignage de Louis

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Angoisse – Un témoignage très encourageant

Découvrez le témoignage de Louis qui a pu traiter les angoisses dont il était victime grâce aux 3 vidéos gratuites. A la suite d’un témoignage d’une telle valeur, je ne peux que vous encourager à vous inscrire sur le Blog pour que, vous aussi, vous accédiez gratuitement à une solution à l’angoisse et à l’anxiété.

Le témoignage de Louis (Portugal)

Bonsoir,

Tout d’abord, je vous confirme avoir bien reçu la 3eme vídèo et vous en remercie.

Pour me présenter, je suis français, 51 ans et vis depuis plus de 18 ans au Portugal d’où je vous écris.

(…) pour moi aujourd’hui (…) lors d’un de prochain déplacement sur Paris prendre un RDV à votre bureau en fin de matinée et peut-être avoir le plaisir de vous inviter à déjeuner pour vous remercier sincèrement de ce que vous avez pu me donner à travers ces vidéos.

Cherchant depuis plus de 2 ans à me sortir de ces états d’angoisse matinale puissante et récurrente tout en essayant de comprendre un processus pour lequel je n’ai jamais adhéré, la persévérance a fini par vous rencontrer et vous entendre.

Enfin des réveils agréables qui me permettent de mieux profiter de mes journées et ce de manière beaucoup plus sereine.

Mille MERCI pour tout ce que vous pouvez apporter .

Dans l’attente de vous relire.

Bien cordialement. Louis.

Traiter l’angoisse – Un encouragement

Pour le thérapeute comportementaliste que je suis, il est toujours très agréable de prendre connaissance de ce type de témoignage. Cela me permet de prendre acte que le travail que je réalise à votre bénéfice n’est pas vain et qu’il vous est vraiment utile.

Ainsi, cela me donne l’énergie dont j’ai besoin pour vous aider à trouver des solutions à l’angoisse, à vos crise d’angoisse ou à tous les symptômes d’angoisse dont vous êtes victime.

J’exprime toute ma reconnaissance à Louis pour la confiance dont il m’honore en me permettant de diffuser son message sur ce Blog. Une fois n’est pas coutume – quoique -, je vous invite à m’adresser vos témoignages, vos questions, vos avis en utilisant la page contact ou en m’adressant vos commentaires. Je suis ravi de participer à votre développement personnel et encore plus ravi de vous aider à devenir acteur de votre vie en vous offrant les moyens de retrouver confiance en vous.


Frédéric Arminot

Angoisse de mort – Définition, symptômes et traitement de l’angoisse de mort

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Angoisse de mort – Des différences notables de conception

A propos de l’angoisse de mort, il y a plusieurs éléments à distinguer. S’agit-il d’…

  1. Angoisse de mort imminente
  2. Angoisse de mort existentielle
  3. Trouble panique

et, quels sont les différents symptômes associés à ces angoisses et comment traiter cette angoisse de mort ou cette peur de la mort?

Définition de l’angoisse de mort – Angoisse de mort imminente

Pour essayer de marquer ces différences et de mieux comprendre de quoi il s’agit, je vais essayer d’apporter une définition à l’angoisse de mort sachant que, peur de la mort et angoisse de mort ont un lien avec confiance en soi et… lâcher prise.

Comme vous l’aurez souvent remarqué sur ce site, quand il est fait mention d’angoisses, il s’agit d’une peur matérialisée par un évènement ou la crainte que quelque chose se passe à propos d’un sujet précis.

Vous pouvez avoir peur de la mort d’une façon générale, ce qui est bien normal et humain, tout comme vous pouvez souffrir d’angoisse de mort à la suite d’une annonce d’une mort – précise ou programmée – à venir (vieillesse, maladie).

Dans votre quotidien vous pouvez craindre qu’il vous arrive un accident (voiture, avion, circulation pédestre, accident de vélo, faire une chute, etc.) et, de fait, avoir peur de la mort. En effet, vous ne maitrisez, ni vous ni moi, votre avenir.

Ainsi, dans ce monde très agité et très accidentogène dans lequel nous essayons de vivre, vous pouvez avoir peur qu’il vous arrive quelque chose, et quelque chose de mortel en l’occurrence. Il est donc très difficile de se sentir en sécurité. Par exemple, de récents et dramatiques évènements nous ont montré que n’importe qui peut être victime d’une balle perdue ou être victime co latérale d’un évènement avec lequel vous n’avez rien à voir. Je sais, ce n’est pas très encourageant, mais c’est une réalité.

A ce sujet, la peur de la mort peut donc se concevoir comme étant une angoisse normale puisque vous pouvez craindre de perdre la vie tout d’un coup, de perdre le plaisir que vous avez à vivre comme de perdre ceux que vous aimez.

La difficulté réside dans le fait d’avoir ou non confiance en soi comme en la vie.

En effet, comme vous n’êtes pas maitre de ce que vous ne savez pas, il se peut que cette peur de mourir vous obsède au pont que vous ne puissiez plus vous consacrer à votre quotidien et vivre tout simplement.

Les ruminations comme les pensées obsessionnelles sont deux des multiples symptômes de l’angoisse de mort imminente. Ces symptômes sont à l’identique de la peur de la mort au sens de l’angoisse de mort existentielle.

Définition de l angoisse de mort existentielle

Mourir c’est ne plus s’appartenir, c’est être physiquement et psychiquement désincarné. C’est n’être plus rien ni personne. Ou seulement dans le souvenir des autres.

Une personne qui cherche à contrôler sa vie, tous les domaines de sa vie, peut aussi vouloir contrôler sa mort. Ne plus exister en tant que personne, en tant qu’identité, peut poser un problème terrible à la personne concernée.

Mourir peut signifier ne plus avoir de sens dans la mesure où – jusqu’à plus ample informé – plus rien n’existe. D’aucuns, du fait de la religion à laquelle ils croient ou qu’ils pratiquent, peuvent ne pas rencontrer cette difficulté. De fait, mourir à un sens.

A contrario, la personne qui a d’elle une haute estime et, par conséquent, agit sur sa propre image, en étant non seulement acteur mais aussi en la contrôlant, donne un sens à son identité. Il existe par lui même, grâce à lui même. perdre ce pouvoir sur soi, comme sur les autres, a toutes les raisons de générer d’abord une angoisse légère à propos de laquelle l’individu essaiera de ses rassurer jusqu’à ce qu’il y ait effectivement une perte de contrôle.

Angoisse de mort existentielleL’altération de la confiance en soi comme de l’estime de soi va contraindre la personne à renforcer le contrôle qu’elle a de sa vie. C’est ainsi qu’elle aura de plus en plus de mal à gérer ses angoisses. La perte du sens, donc de l’existence, va plonger la personne dans une angoisse chronique puisqu’elle focalisera son attention sur ce problème de sorte à être victime de trouble panique ou, à tout le moins, de peur panique.

Bien évidemment, l’angoisse de mort existentielle revêt un caractère de stress important. En effet, quelqu’un qui veut contrôler sa vie, nonobstant obsède à lui donner un sens à son sens à lui, est, le plus fréquemment, quelqu’un qui souffre d’un manque de confiance en soi renforcé par le contrôle ou les tentatives répétées de contrôle de soi et de sa vie. Cette personne, toute tendue qu’elle est à soigner angoisse de mort, ne peut lâcher prise et, ainsi, prendre le risque qu’elle ne contrôle rien.

Il lui faut donc renouveler ses moyens pour combattre les angoisses. Agir, ou plutôt réagir de la sorte, ne fera qu’enrichir le processus. Plus la personne aura peur de perdre le contrôle de sa vie moins elle sera en mesure de gérer ses angoisses.

En résumé, vous avez toutes les raisons d’avoir peur de la mort, peur de votre propre mort. Certaines personnes nourrissent une certaine confiance en la mort au sens où elles ont confiance en la vie et se disent que leur mort viendra quand l’heure aura sonné.

En conséquence, ces personnes peuvent être affectées de façon ponctuelle par l’angoisse de mort. Les autres, celles qui souffrent d’angoisse de mort existentielle, sont dans une angoisse qui génère un stress important voire des troubles anxieux. restent à déterminer les symptômes des angoisses de mort.

Si je devais me montrer très didacticien en matière de psychologie, je dirais qu’effectivement, comme Freud nous l’a appris, l’angoisse de mort est lié à la peur de la perte de l’objet (l’amour maternel). La personne concernée fera donc tout ce qu’il faut pour le conserver, le cherchant et le recherchant de façon obsessionnelle au point d’être affectée de troubles de l’angoisse, d’angoisse chronique.

De fait, autant en ce qui concerne la peur de la mort ou angoisse de mort – qu’en ce qui concerne l’angoisse de mort existentielle, il ne s’agit pas fondamentalement de peur de mourir mais bien plus de peur… à vivre. Comme si l’angoisse de mort avait pour fonction de tellement nous stresser que nous pourrions pas être suffisamment disponible pour se consacrer à sa propre vie, à vivre…

Les symptômes de l’angoisse de mort ou symptômes de peur de la mort

L’angoisse de mort comme l’angoisse de mort imminente ou encore l’angoisse de mort existentielle génèrent des symptômes identiques. seules les fréquences de ces symptômes peuvent faire la différence.

Ces symptômes sont les suivants:

Pour être bref, tous les symptômes associés à l’angoisse de mort sont des symptômes qui ont un lien fort avec un risque perçu (maladie, accident) non seulement à propos de soi mais aussi à propos des autres et plus particulièrement de ceux que l’on aime (ce qui peut vous rapprocher de l’angoisse de mort existentielle au sens de la peur de la perte de l’être aimé ou de la mère et de l’amour de la mère).

Dans un prochain article, je vous parlerais des moyens que vous pouvez utiliser pour combattre l’angoisse et plus particulièrement l’angoisse de mort.

Frédéric Arminot

Thérapie comportementale – Une réussite supérieure à 94 %

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Thérapie comportementale – Une réussite supérieure à 94 %

  1. Définition de la thérapie comportementale
  2. Pré requis de la thérapie comportementale
  3. Modalités thérapeutiques issues de la thérapie comportementale ou TCC

Définition et historique de la thérapie comportementale

La thérapie comportementale, telle que je la pratique depuis 18 ans, est issue de l’approche systémique de Palo Alto. Ce nom est celui d’une petite ville aux États-Unis dans laquelle se trouvent aussi quelques entreprises associées à l’ère du web et de forte notoriété.

Therapie comportementale

Ce qui deviendra « l’École de Palo Alto » a vu le jour au cours de l’année 1959 au sein du MRI (Mental Research Institut). Le MRI est le fruit d’un travail mené dès le début de s années 50 par une équipe de chercheurs que dirigeait alors Gregory Bateson.

Cette équipe a pour vocation d’étudier les inter actions familiales, la communication entre humains et, de fait, les conséquences de cette communication au sein des cellules familiales.

L’équipe d’alors est composée d’intervenants prestigieux tels que Paul Watzlawick, John Weakland ou Dick Fisch pour ne citer qu’eux.

Ce qui deviendra la thérapie comportementale est inspiré de la contextualisation de ce modèle relationnel qui a permis la mise au point d’une façon de concevoir la souffrance psychologique et, partant, d’un mode de traitement qui s’appuie sur les composantes d’une relation.

La thérapie comportementale est donc un ensemble de procédures de communication qui permettent d’élaborer des solutions constructives face aux divers problèmes exposés par les personnes qui consultent.

Comment vaincre une phobie facilement

voir la vidéo

La thérapie comportementale s’est enrichie d’approches complémentaires qui renforcent l’action thérapeutique initiale comme l’hypnose ericksonienne, les thérapies systémiques valorisées par les derniers apports en matière de communication (neurosciences, constructivisme, thérapies orientées solution, etc.).

Ainsi, ce mode thérapeutique fondé sur la compréhension des inter actions est d’un grand secours et d’une très grande efficacité pour les personnes en difficulté dans tous les domaines de la vie (social, affectif, professionnel).  Ce modèle peut donc s’inscrire dans des interventions au bénéfice de groupes sociaux, d’institutions ou d’entreprises.

Les pré requis de la thérapie comportementale

Quand on parle de pré requis cela signifie qu’avant toute intervention, il convient de s’assurer que le patient est bien client d’une intervention. Cela mérite quelques explications.

Il y a quelques années, j’ai reçu une jeune femme en très grande difficulté. Enseignante, elle était victime d’angoisses terrifiantes à l’idée qu’elle faisait du mal à des gens.

Ainsi, lorsque sa main effleurait la tête de l’un des enfants dont elle avait la charge, elle était convaincue de lui avoir fracassé le crâne. Ou encore, quand elle conduisait sa voiture, elle était convaincue d’avoir écrasé quelqu’un.

Lorsque je la reçois, la première fois, elle convient que rien de tout ceci n’est rationnel; elle convient aussi que, considérant la non réaction des gens alentours, il ne doit surement pas se passer ce qu’elle croit et, pourtant, elle est convaincue du contraire. Elle est convaincue d’avoir tué des gens par mégarde, par absence délibérée de vigilance.

Assez rapidement, je confie à cette jeune femme un certain nombre d’exercices. Elle y satisfait  de façon “fidèle” au sens où elle respecte les prescriptions. Je lui demande cependant, au cours des premiers exercices, de ne rien changer à son comportement, de ne surtout pas tenter de le contrôler.

Elle revient me consulter, deux fois, trois fois, quatre fois. Chaque fois, les exercices n’ont aucun effet positif. Elle souffre de plus en plus au point qu’elle envisage de consulter un psychiatre pour être médiquée. Je lui suggère de faire comme il lui convient tout en me demandant ce que j’ai pu rater qui explique l’innocuité des exercices.

Last but not least, je lui demande de consulter mon superviseur de l’époque. Ce qu’elle accepte. Quelques temps plus tard, ce que j’avais supputé se confirme. Mon superviseur me téléphone pour m’informer que cette jeune femme n’est pas cliente d’une intervention. Qu’est-ce que cela signifie?

Cela signifie que malgré toute sa douleur, toute sa tristesse, la violence de ses angoisses, elle ne peut ni ne veut changer. Pour quelle raison?

Tout simplement parce que son problème est le symptôme d’un autre problème (qu’elle et moi avions identifié clairement dès sa seconde consultation). Et que changer lui demanderait de modifier un paramètre relationnel bien spécifique et qu’elle n’y consent pas. Du moins à ce moment là de sa vie.

J’ai donc expliqué à cette jeune femme quand sans son implication, sans désir de changement, je ne lui servais à rien. J’en étais très contrarié mais du me résoudre à m’incliner devant sa résistance au changement.

Maintenant, je vais vous parler de l’intervention elle même qui a permis d’en arriver à ce stade  de compréhension et de décision à propos de cette jeune femme. Il s’agit des modalités de la thérapie comportementale. Celles là mêmes que j’utilise dans les vidéos que je vous présente et dans les exercices que je vous propose pour contrôler l’angoisse et les crises d’angoisses dont vous êtes victime.

La thérapie comportementale – Ses modalités d’intervention

Avant de vous exposer de quoi il en retourne, il est important de vous rappeler que la thérapie comportementale a une vocation non normative et non pathologisante.

Je ne suis pas là pour critiquer ou juger ce que vous faites ou dites. Je suis là pour vous aider à ne plus souffrir tout en respectant votre vision des choses, votre carte du monde.

La contextualisation

C’est LE moment le plus important dans la prise en charge thérapeutique. C’est LE moment qui va paramétrer toute la stratégie pour vous aider à ne plus souffrir d’angoisse, de crise d’angoisse, de phobie, de trouble obsessionnel compulsif, – TOC -, de procrastination, de dépression, de jalousie, de harcèlement,  et j’en oublie. De quoi s’agit-il ?

Quand je parle de thérapie comportementale, j’évoque deux choses:

  1. Thérapie stratégique
  2. Thérapie brève

Thérapie stratégique cela signifie que nous allons, ensemble découvrir le mécanisme de votre problème. Cela signifie qu’en comprenant les éléments du blocage, nous pourrons aisément le neutraliser.

Thérapie brève cela signifie que l’intervention sera rapide au sens où ses modalités s’organisent et doivent trouver un aboutissement, une solution en moins de 10 séances. Autant vous dire que çà déménage (par avance, je vous remercie d’excuser ma familiarité)!

Pour comprendre le mécanisme de votre problème, je vais m’appuyer sur vous pour le remettre dans son contexte. Ainsi, je vais être amené à vous poser beaucoup de questions pour mieux comprendre son mode fonctionnement, comment il existe, existe t’il dans un environnement plus qu’un autre, etc.

Je vais aussi vous demander de me citer quelques exemples récents au cours desquels vous avez été récemment confronté à votre problème. Je vous demanderais aussi ce que vous faites quand vous y êtes confronté pour trouver une solution, pour le contrôler. Puis je poserais tout un tas d’autres questions pour mieux appréhender tant le problème que votre comportement face à ce problème.

Il serait trop long de vous présenter toutes les modalités thérapeutiques de cette première intervention. Cependant, je me permets de vous rappeler que c’est elle qui va déterminer la suite de l’intervention.

Cette première étape va donc permettre d’envisager une stratégie de résolution et ainsi de paramétrer les exercices que je vais vous demander de réaliser pour résoudre votre problème d’angoisse ou de crise d’angoisse.

Un taux de réussite supérieur à 94 %

Vous comprendrez que je ne peux pas vous dévoiler tous les secrets de fabrication thérapeutiques que j’utilise. A la fois parce que, sortis de leur contexte, ces exercices ne vous serviraient pas à grand chose. Ensuite parce que si vous ne bénéficiez pas d’un minimum de développement et d’explications à leur propos vous risquez de ne pas en comprendre toute la valeur. Enfin, si je vous dis tout, inconsciemment, sur la foi d’éléments psychiques que vous ne maitrisez bien évidemment pas, votre cerveau risque de vous interdire l’utilisation de ces exercices. Il faut donc que vous soyez « préparé » pour bénéficier de tous ces apports thérapeutiques.

Au terme de cette consultation, je peux vous confier des exercices très spécifiquement comportementaux pour analyser, grâce à votre travail, ce qui bouge ou non, et comment.

Chaque autre consultation a pour vocation, à la fois de vous assurer un traitement efficace et pérenne de votre problème, mais aussi  de valider et analyser les points de résistance et les axes de progrès.

Réussite de la thérapie comportementaleDe fait, chaque consultation permet de traiter votre problème tout en sécurisant la solution. En règle générale, une solution est construite dans une moyenne de 4 à 5 consultations.

Au titre de l’évaluation, je vous rappelle qu’une étude de l’INSERM en 2004 a prouvé que la thérapie comportementale ou TCC bénéficiait d’un taux de réussite supérieur à… 94 % !

Je ne vois rien d’autre à rajouter si ce n’est qu’un tel taux est réalisé en l’espace de deux mois à raison d’une séance en moyenne tous les 15 jours.

Aujourd’hui, fort de nouvelles méthodes d’investigations, de l’utilisation de modes de communication inter relationnels très novateurs comme  de protocoles simples qui ont fait leurs preuves, il est possible d’aller encore plus vite tout en étant autant, si ce n’est plus, efficace!

Je vous laisse imaginer le bénéfice pour vous quant à soigner angoisse et crises d’angoisses… comme pour vous soulager d’autres problèmes. J’en veux pour preuve le témoignage de Guillaume que je vous invite à lire.

Le Programme ARtUS - Angoisse - Anxiété - Phobie - Toc

voir la vidéo


Frédéric Arminot

Psychanalyse – Place de la psychanalyse dans le traitement des angoisses

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Psychanalyse et traitement de l’angoisse

Depuis fort longtemps, la psychanalyse est intégrée à la culture française. Ainsi, l’approche psychanalytique a toujours été versée au cursus psychiatrique au sens où tous les étudiants en médecine ont suivi une formation à la psychanalyse sans pour autant pouvoir prétendre au titre et à la compétence de psychanalyste.

La psychanalyse repose sur trois fondements:

  1. La psychanalyse est un mode d’investigation des processus psychiques qui ne seraient autrement pas accessibles
  2. La psychanalyse est une une approche qui favorise le traitement des troubles névrotiques (ex: névrose d’angoisse)
  3. La psychanalyse repose sur une série de conceptions d’ordre psychologique issus des investigations menées en amont

De fait, par un processus qui échappe totalement au patient, la psychanalyse se déroule de sorte à ce que le patient – vous – fassiez de libres associations entre votre problème et votre histoire de vie.

Allongé(e) la plupart du temps, le psychanalyste assis derrière vous, vous allez parler – ou pas – à votre choix d’évènements, de gens, de situations qui vous pré occupent et qui auront, ou non, un lien avec ce qui motive votre présence au sein du cabinet.

En matière de psychanalyse, il est de coutume de dire qu’un patient fait une cure psychanalytique. A raison d’au minimum une à deux séances par semaine, vous allez donc entamer un monologue propre à la psychanalyse dans un environnement sécurisé grâce auquel vous exprimerez en toute liberté ce qui vous importe.

Dans de très rares cas, le psychanalyste dirigera votre questionnement ou votre propos. Ce(te) professionnel(le) de la psychanalyse est présent(e) pour sécuriser votre parole, dans une attitude bienveillante. Ainsi, vous pourrez exprimer vos turpitudes sans craindre d’être jugée ou que votre parole soit obérée.

La psychanalyse postule que tout le monde souffre de troubles névrotiques à des niveaux divers. Ces niveaux étant plus ou moins handicapants. Si nous souffrons tous c’est parce que nous avons une histoire de vie et… des parents. Ceux-ci nous ont éduqué, transmis leurs valeurs. Ils ont participé à la construction de nos personnalités et y « injectant » leurs névroses personnelles (qu’ils tenaient sans doute de leur propre parents).

Ce faisant, nous nous sommes construits en intégrant notre désir de ne pas déplaire afin de nous assurer d’être aimé. Et puis voilà. Si c’était aussi simple, nous le saurions. Et la psychanalyse, je ne crois pas que cela soit simple…

Psychanalyse traitement de l'angoisseLe plus souvent, les angoisses ou les crises d’angoisses dont vous êtes victime se sont construites quand vous étiez enfant. Ces angoisses sont sans doute la conséquence d’évènements dont vous n’avez pas pu prendre toute la mesure et qui vous auront affectés. D’où cette relation à la psychanalyse.

Ils vous auront d’autant plus marqué que vos propres parents ne vous auront pas permis de vous sécuriser.

J’en veux pour preuve l’insécurité grandissante de la société dans laquelle nous essayons d’évoluer et de trouver une place. Cela ne signifie pas que vos parents soient coupables de vous avoir « fait du mal ». Comme tous les parents, ils sont juste responsables sachant qu’ils ont, sans doute, comme tous parents aimants, essayé de faire de faire du mieux qu’ils pouvaient avec les moyens qui étaient les leurs.

De fait, grâce à une psychanalyse, vous allez remonter le cours de votre vie, le cours des évènements de votre vie puis, à votre rythme, faire des liens entre votre problème et votre histoire de vie. Progressivement, vous mettrez en place des moyens pour faire la paix avec vous même comme avec votre histoire de vie. Ainsi, vous vous affirmerez et deviendrez un adulte autonome.

La psychanalyse, c’est bien. Mais… la psychanalyse c’est très long. Particulièrement long. Et pendant ce temps, vous demeurez victime de vos angoisses.

En un mot comme en cent, je suis un grand adepte et admirateur de la psychanalyse. Surtout quand on va bien. Parce que dans le cas contraire, n’en déplaise à certains, la psychanalyse c’est on ne peut plus déstabilisant.

Maintenant, il existe d’autres approches thérapeutiques plus globalement appelées psychothérapie.

Soigner l’angoisse à l’aide d’autres approches thérapeutiques. Les psychothérapies

Ces approches thérapeutiques sont regroupées sous un vocable: psychothérapie. Par ce mot, on entend toute approche à vocation thérapeutique qui n’était pas nécessairement validé par un cursus reconnu par l’état français. Jusqu’à il y a peu (Loi Accoyer), tout le monde pouvait s’installer en qualité de psychothérapeute.

Or, la psychanalyse, et les psychanalystes, ont échappé à la Loi Accoyer.

La psychothérapie concerne des approches très diverses qu’il serait trop long d’énumérer ici. Cela concerne autant des approches psychiques que des approches corporelles, voire spirituelles. Et non issues de la psychanalyse ou de façon fortuite. Chacune de ces approches (que je vous laisse le soin de découvrir sur internet ou grâce à d’autres modes de recherches) repose sur des connaissances que je qualifierais d’aléatoires, c’est à dire non scientifiquement prouvées (au contraire de la TCC à propos de angoisse traitement).

psychanalyse-psychotherapieLa difficulté étant de trouver le bon équilibre entre vous, la personne que vous consultez et sa façon de travailler. Dans tous les métiers du monde il existe des charlatans ou de graves incompétents. C’est à vous de séparer le grain de l’ivraie. Soit dit en passant, il existe aussi des gens dangereux qui pratiquent la psychanalyse.

Que ce soit pour soigner l’angoisse, vous sortir d’une dépression, ne plus souffrir de phobie et, à plus forte raison de diagnostic gratuit, soyez vigilant.

Essayez de vous renseigner sur le thérapeute, sa formation, son expérience, voire, essayez de vous renseigner auprès de patients – anciens ou actuels – pour connaître leur avis. Une fois cela fait, vous n’avez aucune obligation vis à vis du thérapeute (si ce n’est celle d’honorer vos rendez-vous et de régler vos consultations).

Vous avez tout loisir de ne pas donner suite à quelque moment que cela soit. Par contre, essayez d’avoir la courtoise de prévenir (si vous saviez le nombre de défections dont nous ne sommes pas informés, vous seriez surpris).

Je fais partie des thérapeutes qui considèrent que si faire les pieds au mur vous procure bien être et confiance en soi, vous auriez tort de ne pas le faire! Ce que je viens d’écrire n’est pas nécessairement du goût des adeptes de la psychanalyse.

Je considère donc que toutes les thérapies sont bonnes. Bonne pour vous, bonne à tous propos. La question n’est pas de savoir ce qui est bien ou mal. La question n’est pas de savoir si la psychanalyse est une meilleure ou moins bonne approche qu’une autre. La question réside dans l’évaluation objective de la démarche thérapeutique. Or, quand on est pas compétent – puisque l’on a le statut de patient – il est difficile de savoir ce qui est bien ou pas. Et cette évaluation est placée sous votre responsabilité.

Dussè-je faire hurler certains orthodoxes de la thérapie, ce n’est pas parce que quelqu’un à un diplôme qu’il est thérapeutiquement compétent. J’ai connu beaucoup d’excellents thérapeutes, d’autres qui ne l’étaient pas du tout, et d’autres encore carrément… dangereux.

Toute psychothérapie que vous abordez doit éveiller chez vous la nécessité du cadre thérapeutique. Posez toutes les questions qui vous semblent importantes. Si vous ne vous sentez pas rassuré, passez votre chemin.

C’est la raison pour laquelle, pour vous évitez cet écueil et cette perte de temps, dans Le Programme « Angoisse – Crise d’Angoisse », je vous explique de façon très précise ce qu’est la thérapie comportementale, comment cela fonctionne et tous les bénéfices que vous pouvez en retirer.

Le Programme ARtUS - Angoisse - Anxiété - Phobie - Toc

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Frédéric Arminot

Soigner angoisse et crise d’angoisse – Inconvénients de la psychiatrie et des médicaments

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Soigner angoisse et crise d’angoisse Quelques thérapeutiques inadaptées

Dans un précédent article « Comment soigner l’angoisse« , j’ai évoqué avec vous la possibilité de soigner angoisse et crise d’angoisse à l’aide de la méthode Coué et avec le soutien de la psychologie clinique.

Dans le présent article, je vais vous présenter ce qu’est la psychiatrie et ce qu’il en est de l’utilisation des médicaments pour soigner angoisse et crises d’angoisse.

Soigner angoisse – Contrôler une crise d’angoisse – La place de la psychiatrie

En cas de troubles du comportement, le second réflexe des gens en souffrance consiste à aller consulter leur médecin traitant. Le premier réflexe étant de s’arranger du problème comme ils peuvent jusqu’à en perdre le contrôle.

De façon pragmatique, alors que le médecin généraliste a peu de temps à consacrer à chacun de ses patients, ce professionnel médical va prescrire des médicaments pour soigner angoisse puis, dans un second temps, adresser le patient à un spécialiste, le psychiatre.

Le psychiatre est un médecin. C’est à dire quelqu’un qui a fait plus de 10 ans d’études de médecine avec une spécialité: la psychiatrie.

soigner angoisse-psychiatrieEn France, nous sommes dans un monde où il ne fait pas bon consulter un psychiatre: « Je ne suis pas fou » entend on très souvent à ce propos. S’il est vrai que beaucoup de psychiatres interviennent dans le milieu hospitalier, beaucoup d’entre eux ont aussi un cabinet privé et vont signer angoisse alors que ce n’est pas vraiment leur métier.

Les gens qui consultent en cabinet ne sont pas fous, du moins pas au sens où ils ont totalement perdu le sens des réalités psycho sociales et que leurs comportements sont dangereux pour eux mêmes comme pour les autres. Cette dernière phrase étant la définition même de la psychiatrie.

Lorsque vous souffrez d’angoisse ou de crise d’angoisses, votre médecin traitant va donc vous adresser à un psychiatre, de sa connaissance ou pas, de sorte à soigner angoisse au mieux (çà, c’est l’objectif).

Ce ou cette psychiatre va entendre votre problème, et s’atteler à soigner angoisse, c’est à dire qu’il va vous demander d’en décrire les symptômes. Sur la foi des symptômes exprimés, ce médecin spécialisé saura quels médicaments il convient de vous prescrire. A vous, la prescription d’anxiolytiques, d’anti dépresseurs ou de somnifères pour soigner l’angoisse dont vous êtes victime.

En effet, ce médecin psychiatre a pour vocation, avec votre aide, d’identifier un ou des symptômes et de vous guérir. D’où l’utilisation de médicaments.

Par la suite, sachant que pour des raisons légales, une prescription ne peut que rarement excéder 15 jours, vous retournerez consulter le psychiatre.

Vous lui expliquerez ce qu’il en est de l’évolution de vos symptômes d’angoisse ou de vos symptômes de crise d angoisse. Le médecin se fera un devoir d’ajuster sa prescription pour soigner angoisse dont vous souffrez toujours.

Fort de ces informations, le médecin ajustera donc, ou pas, la prescription, puis vous reprendrez rendez-vous.

A chaque consultation, vous expliquerez pendant quelques minutes où vous en êtes et, il y a fort à parier que comme me l’explique la plupart de mes patients, vous en soyez au même point des années plus tard.

Vous serez toujours entrain de soigner angoisse des années après, celle là à propos de laquelle vous étiez venu consulter des années… avant.

Pourquoi allez-vous enrichir angoisse et crise d’angoisse en consultant un psychiatre

J’ai bien conscience que je vais me faire beaucoup d’ennemis dans la profession, mais il est important que vous compreniez qu’un médecin psychiatre a pour seul vocation d’identifier des symptômes et de prescrire des médicaments en conséquence. Pas nécessairement de soigner l’angoisse et en tous cas pas comme vous le pensez.

Bien que le positionnement de beaucoup de psychiatre ait tendance à se modifier – de plus en plus d’entre eux m’adressent leurs patients -, beaucoup de médecins ont une attitude que je qualifierais d’assez conservatrice à l’endroit de leurs patients. Combien de ces mêmes psychiatres « engueulent » leurs patients en leur assénant qu’ils n’ont pas de raisons objectives d’être victimes d’angoisses et qu’ils n’ont qu’à prendre de la distance (objectiver) pour soigner angoisse. J’en ai même entendu dire que leurs patients n’avaient qu’à se comporter comme des adultes. Facile à dire, difficile à faire quand il s’agit de soigner l’angoisse.

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