Trouble anxieux – Comment vaincre votre anxiété en moins de 2 mois sans médicaments

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Trouble anxieux – Comment vaincre votre anxiété en moins de 2 mois sans médicaments

Clémentine souffre d’un trouble anxieux. Clémentine est une femme d’une trentaine d’années, maman élevant seule sa fille de 9 ans. Son compagnon l’a quitté comme on abandonne un chien. Il est parti vivre à l’étranger depuis 2 ans. Il s’est remarié avec une femme, elle même mère de 2 enfants.

Depuis lors, c’est une lutte incessante entre cet homme et Clémentine. Cette situation conflictuelle aggrave le trouble anxieux de Clémentine, au point que je suspecte un trouble anxieux généralisé. Cette relation de couple, qui prend des allures de pugilat, n’est pas la seule raison à ce trouble anxieux, dont il semble que le vrai socle soit une histoire de vie toxique.

Quand Clémentine parle de son trouble anxieux, elle évoque sa conviction que, jamais, elle n’en guérira. Le temps lui montrera le contraire puisque, grâce à son implication, son trouble anxieux diminuera de plus de 80 % en moins de 2 mois.

Comme vous l’aurez compris, c’est de Clémentine dont je vais vous parler et, plus précisément, de la façon dont nous avons pu, et su, vaincre son anxiété en moins de 2 mois et ce, sans médicaments.

Trouble anxieux – Etat des lieux des symptômes d’anxiété de Clémentine

Au départ, cette jeune femme est venue me consulter à propos de sa fille. Elle la trouve assez agressive. Cette enfant a toutes les peines du monde à s’endormir, à accepter de satisfaire à l’autorité de sa mère. Leur relation est assez conflictuelle. La fille de cette femme voit son père tous les mois et semble le vivre assez mal. Sa mère est convaincue que le père fait une différence forte entre sa propre fille et les enfants de sa seconde épouse.

Conformément à la demande de la mère, je reçois cette enfant laquelle exprime une colère compréhensible à propos de ses parents. Globalement, elle considère que ses parents font chier (dixit) et qu’ils la prennent en otage. Elle en a assez d’être phagocytée entre eux deux (elle même dit être trimballée). En plus d’être passée à la question par chacun des 2 parents à chaque fois qu’ils la voient et passent du temps avec elle.

Je reçois la maman et là, c’est un autre tableau qui se dessine. Clémentine a des symptômes d’anxiété assez importants:

  • Maux de tête assez fréquents
  • Difficulté à réagir, à se positionner dans ses relations socio professionnelles
  • Troubles alimentaires
  • Troubles du sommeil
  • Troubles du désir
  • Colère persistante
  • Désarroi et tristesse
  • Crise d’angoisse assez violentes

Trouble anxieux – Un angle d’attaque inattendu

Clémentine et moi passons du temps à essayer de comprendre comment les choses se passent. Comme elle, femme et mère, elle fait pour supporter tout cela. Elle m’explique avoir de plus en plus de mal, et se trouver d’autant plus en difficultés que son trouble anxieux, au regard de ses symptômes, n’est pas sans conséquences sur sa vie professionnelle. Clémentine travaille dans une Agence de Com’, univers dans lequel il convient d’être au… top! Et Clémentine n’est pas au top, loin s’en faut.

Dernier symptôme chez Clémentine. Elle redoute constamment ce qui pourrait se passer. Elle vit dans une anticipation forte et croissante. Boulot, argent, enfant, ex mari, avenir. Quasiment tous les domaines de sa vie sont impactés. Cela se confirme. S’il s’agit bien d’un trouble anxieux qui envahit la plupart des éléments de vie de cette jeune femme, tout en étant responsable d’angoisses diverses (ce qui est le propre de l’anticipation).

Devant un tel tableau clinique, je demande réflexion et m’engage à rappeler Clémentine dans les 48H. J’ai besoin d’évaluer la situation. Stratégiquement, que convient-il de faire? Comment agir, et ne pas se contenter d’avoir une patiente de plus?

Deux jours plus tard, comme je m’y étais engagé, je rappelle Clémentine et lui propose non pas de s’occuper de sa fille mais d’elle, la femme, la maman. Et ce que je vais découvrir va nous éclairer et faciliter notre travail. C’est grâce à la compréhension du contexte familial, bien spécifique, que nous allons vaincre le trouble anxieux et, en prime, sans médicaments, ce dont Clémentine ne faisait pas un usage abusif.

Trouble anxieux – Une histoire familiale particulièrement toxique

L’avantage de mon métier de comportementaliste, ou plus exactement de l’approche comportementale issue de l’approche systémique de Palo Alto, c’est la somme d’informations que l’on peut collecter. Comme vous le savez, c’est le fondement même de la contextualisation.

Et c’est ce à quoi je m’emploie avec Clémentine. Issue d’une famille d’industriels, la maman de Clémentine est maniaco dépressive. Clémentine aura passé son enfance à cultiver de l’anxiété quant aux troubles de sa mère. Pendant 20 ans, Clémentine n’aura de cesse de s’inquiéter de ce qui pourrait arriver à sa mère. De tentatives de suicides en hospitalisations diverses, Clémentine et sa soeur essaient tant bien que mal de tenir la rampe. Leur père essaie d’être présent mais accaparé par ses obligations professionnelles, sa fille ne veut pas l’ennuyer plus qu’il ne semble l’être.

La maman de Clémentine, dans sa grande souffrance existentielle, n’a de cesse de se plaindre un jour, puis de tenter de se comporter comme une mère aimante un autre jour, pour finir par agonir sa fille d’injures parce qu’elle estime que cette enfant est… ingrate? De fait, sans qu’elle l’ait choisit, Clémentine devient la mère de sa mère. Elle guette la moindre « sortie de route », elle s’occupe du traitement médicamenteux de sa maman. Si Clémentine avait su conduire, je pense que c’est elle qui aurait accompagné sa mère à toutes ses consultations chez le psychiatre.

Trouble anxieux – Une angoisse abandonnique

Pour clore le chapitre, la mère a des comportements alcooliques. Ce qui n’arrange rien quand on sait combien les médicaments (anti dépresseurs et neuroleptiques) potentialisent les effets de l’alcool.

Clémentine grandira comme elle peut dans ce climat affectif incertain et prodigieusement insécure. Elle ira même jusqu’à s’interdire de se laisser aller ce qui affectera beaucoup de ces comportements, et aura sans doute mis son couple en danger.

Depuis 2 ans, c’est Clémentine en larmes qui téléphone à sa mère. Laquelle 2 fois sur 3 dit à sa fille qu’elle commence à être pénible, ce que le père confirme. Clémentine se sent livrée à elle même. Elle ne peut s’empêcher d’appeler ses parents tout en ayant conscience de la toxicité de cette relation.

La soeur de Clémentine a pris le soin de partir très loin pour se protéger de cet environnement familial. Clémentine ne peut donc l’appeler quand elle perd pied, douloureusement victime de son trouble anxieux récurrent. C’est ainsi que cette jeune femme ressent une sorte d’angoisse abandonnique. Elle est livrée à elle même dit-elle. Elle n’en peut plus. A le sentiment de se battre constamment. Contre elle même. Contre les autres. Elle s’épuise et veut mettre un terme à tout cela. Je vais donc lui proposer une stratégie.

Comment traiter un trouble anxieux en moins de 2 mois et sans médicaments

A mon grand étonnement, Clémentine ne s’est fait prescrire aucun médicament en particulier. Tout au plus prend-elle un anxiolytique léger quand elle est angoissée. Cela lui permet de tenir un peu. Dans le même temps, Clémentine ne veut pas devenir dépendante, et n’entend pas perdre son autonomie. Ce à propos de quoi je lui pose la question de savoir si, objectivement, elle ne l’a pas déjà perdu son autonomie. Elle me répond par l’affirmative, en souriant.

Puisque nous n’aurons pas à subir le biais généré par la présence de médicaments, je propose une stratégie d’intervention en 4 phases:

  • Comprendre et évaluer
  • Dresser les priorités
  • Traiter et agir
  • Consolider

Dans un premier temps, je confie à Clémentine un exercice de mise à plat. J’ai besoin qu’elle me restitue les contextes dans lesquels elle vit, subit et ressent telle ou telle situation. J’ai aussi besoin qu’elle qualifie et quantifie ses réactions en lien avec une situation donnée. Cela est très important car, ainsi, je vais avoir des photos quasi chirurgicales des inter actions auxquelles Clémentine est confrontée. Je pourrais aussi évaluer ce qu’il en est des réactions émotionnelles de cette femme, et de leurs conséquences.

A mon grand étonnement, Clémentine satisfait à cet exercice avec application. Honnêtement, je pensais que ce serait plus difficile d’aborder la réalité des contextes liés à son trouble anxieux. Force est e constater que je me suis trompé. Tant mieux!

Trouble anxieux – Un comportement victimologique

Rapidement, il s’avère que Clémentine fonctionne dans une constante. Elle réclame de l’attention, de la justice, du respect. En bref, elle a besoin d’amour. Celui là même qui lui renverrait d’elle une image positive. Bien compréhensible, à ceci près qu’elle l’attend des autres et se ne le donne pas à elle même…

Nous identifions ce problème comme l’un des thèmes principaux associés à son problème. Je demande donc à Clémentine de dresser une liste bien particulière de sorte à l’exploiter pour, progressivement, lâcher prise, après s’être elle même lâchée! Cela donne des situations cocasses qui, petit à petit, permettent à Clémentine de retrouver une meilleure image d’elle même. Le traitement à proprement parler à donc commencé.

Trouble anxieux – Retrouver de soi une image positive et s’affirmer

A un moment, nous abordons le sujet relationnel (parents, enfant, ex mari). Je demande à ma patiente d’adopter certains de types de comportements, et de cesser de se victimiser en provoquant ce qu’elle redoute, tout en espérant le contraire.

Je lui explique comment être et demeurer objective ce qui lui renverra d’elle une image plus adulte parce que moins réactive. En ce qui concerne son ex mari, je lui suggère de constituer avocat et de cesser d’entretenir une relation par mail avec le père de sa fille à propos de sujets conflictuels comme la pension alimentaire, les WE de garde, les congés scolaires, la scolarité et j’en passe.

Clémentine accepte de mettre un inter intermédiaire de poids entre son ex et elle. Grâce à une série d’exercices simples, elle apprend à s’autonomiser et à gérer ses émotions en cessant, toujours progressivement, de téléphoner à ses parents quand elle ne se sent pas bien. Effectivement, ce que Clémentine faisait en pareille situation consistait à s’assurer que ses parents soient bien présents, à son écoute, tout en sachant que cela ne faisait qu’aggraver sa situation émotionnelle.

En peu de temps, cette jeune femme a découvert les vertus simples de l’affirmation de soi même. Elle s’est construit des limites, a appris à se respecter et à se faire respecter. Donc, ne plus chercher l’approbation. Récemment, elle m’a informé qu’il lui arrivait de reprendre certains « petits comportements » comme elle l’a dit elle même. Ils sont sans gravité et, avec le recul, Clémentine me dit s’en amuser. Elle dit d’elle, non sans rire, qu’elle en tient « une sacrée couche » (dixit). Lé dérision n’est-il pas le meilleur des remèdes et des certitudes?

Trouble anxieux – Quand le désir de changement fait toute la différence

A sa toute dernière consultation, Clémentine et moi avons évalué la rémission de son trouble anxieux a plus de 80%! Elle m’en remercie chaleureusement. Ce à quoi je lui réponds que je n’ai été que la cuillère en bois qui tournait les ingrédients d’un plat qu’elle avait elle même choisi et préparé.

Que c’est donc à elle seule qu’elle doit ce résultat, et qu’elle peut en être fière. Tout au long de son travail comportemental, et alors que je pensais que ce serait long et pénible, Clémentine a affirmé son désir de changement en mettant un terme à ses comportements victimologiques dont elle dira d’ailleurs qu’ils étaient plutôt… capricieux. Ce à la suite de quoi, je lui ai rappelé la nécessité d’être « gentille » avec elle.

Mais çà aussi c’est une question de temps. Ne dit-on pas: « Qui veut aller loin ménage sa monture… ».

Si la méthode comportementale comportementale que j’ai utilisé avec Clémentine vous intéresse, je vous propose de la découvrir en cliquant sur le lien c-dessous:

>>Traitement de l’Anxiété<<

Frédéric Arminot

Erreurs à éviter quand vous souffrez d’angoisse ou d’anxiété

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Erreurs à éviter quand vous souffrez d’angoisse ou d’anxiété (et comment faire pour aller mieux…)

En matière d’erreurs, ne dit-on pas: « Errare humanum est, perseverare diabolicum« . « L’erreur est humaine, et persévérer est diabolique« . Vos erreurs sont tout à fait normales mais, elles peuvent vous être fatales. Jusqu’à un certain point en tous cas.

Qu’il s’agisse d’angoisse ou d’anxiété, depuis plus de 20 ans que je m’occupe de ces problèmes émotionnels, force m’est de constater que la plupart des gens affectés de ces maux commettent souvent les mêmes erreurs, de bonne foi.

Je vais donc vous présenter ces erreurs les plus classiques et, dans le même temps, vous expliquer pourquoi ce sont des erreurs d’une part, et comment faire, non seulement pour les éviter, mais aussi les reproduire d’autre part.

Ces erreurs sont les suivantes:

  • Penser ou se convaincre que çà va passer
  • Contrôler ses émotions
  • Se contenter de prendre des médicaments
  • S’inscrire dans une démarche thérapeutique qui ne fonctionne pas
  • Penser, ou croire, que vous méritez ce dont vous souffrez

Angoisse – Anxiété – Arrêtez de penser ou croire que çà va passer

Il est normal de souffrir d’angoisse ou de crise d’angoisse. Normal au sens où ces émotions peuvent être ponctuelles. Elles deviennent « anormales » quand elles se reproduisent souvent, voire tout le temps. A plus forte raison quand c’est quotidien. Si tel est le cas, nous pouvons parler d’anxiété.

Quand vous êtes victime d’angoisse ou de crise d’angoisse, vous allez essayer de rationaliser. Cela signifie que vous allez essayer de trouver une raison rationnelle ou intellectuelle à ce qui motive cette émotion pénible. Une fois que vous aurez trouvé une raison qui vous semble « bonne », vous allez essayer de faire comme si de rien n’était. Vous allez essayer de… donner le change.

Vous allez réagir de sorte à ce que vos angoisses ne soient pas visibles des autres. Réagir de sorte à ce que ces mêmes angoisses, ou crises d’angoisses ne vous empêchent pas d’avoir le comportement que vous souhaitez avoir à un instant T. Travailler, faire du sport, jouer avec vos enfants, partager un moment avec vos amis. Être actif dans votre relation sentimentale.

En bref, vous allez essayer de chasser cette émotion douloureuse qu’est l’angoisse en essayant de vous convaincre que la vie continue, et que vous ne devez pas vous laisser aller. Ce type de comportement fait partie des erreurs les plus classiques. Je vais vous expliquer pourquoi dans le chapitre suivant.

Angoisse – Anxiété – Arrêtez de contrôler vos émotions

Comme je vous le présente dans le chapitre précédent, penser que vos angoisses vont passer constitue l’une des erreurs classiques que vous faites sans doute. Ce type de comportement relève de ce que l’on appelle communément le « contrôle ».

Le Programme ARtUS - Angoisse - Anxiété - Phobie - Toc

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Contrôler cela signifie que vous allez, courageusement, tenter de prendre la main sur quelque chose qui vous échappe en plus de ne pas nécessairement comprendre ce que vous ressentez. Si vous lisez mon blog, je vous ai souvent expliqué que c’est la pire des façons de réagir.

Contrôler vos émotions, et réagir comme si elles n’existaient pas, ou comme si c’était vous qui alliez leur dire de se « taire », participe à aggraver votre situation émotionnelle. Moins votre stratagème pour contrôler vos angoisses va fonctionner, plus vous allez insister, pire seront vos émotions.

Plus vous contrôlerez vos émotions en déniant cette réalité qui ne vous convient pas, plus vous essaierez de vous « tenir la dragée haute », et plus votre cerveau réagira en augmentant l’intensité de vos angoisses ou des symptômes d’anxiété dont vous êtes victime.

Cela repose sur la construction de votre personnalité. Vous n’êtes nullement responsable de ce mécanisme. Il s’est construit au gré de vos expériences de vie. Vouloir en reprendre le contrôle est une gageure. C’est l’une des erreurs les plus classiques et les plus pathogènes.

Angoisse – Anxiété – Se contenter de prendre des médicaments

La plupart du temps, quand vous souffrez d’angoisse ou d’anxiété, l’un de vos premiers réflexes va consister à prendre un anxiolytique voire un anti dépresseur. C’est bien compréhensible. Ces émotions sont odieuses, et à plus forte raison quand vous essayez de les contrôler et que vous obtenez un résultat inversement proportionnel à l’effet désiré.

Nous sommes dans une culture qui privilégie l’usage des médicaments. Mon positionnement à ce propos n’est pas de crier au scandale à propos des lobbying constants des laboratoires pharmaceutiques. Des milliers d’emplois sont en jeu, des milliards de chiffres d’affaires sont concernés. Ce n’est donc pas près de changer…

Je ne suis pas non plus un comportementaliste contre les médicaments de façon systématique. Je ne souhaite aucunement être un intégriste anti médicaments. Adopter un tel comportement serait, de ma part, alimenter l’une des erreurs classiques, en plus d’être d’être stupide et stérile.

Les médicaments ont un insigne avantage. Ils prennent le contrôle de vos symptômes d’angoisses ou de vos symptômes d’anxiété. En cas d’anxiété, il est fréquent, qu’en sus des anxiolytiques, vous soient prescrits des anti dépresseurs, voire des neuroleptiques.

La prise de médicaments – Une démarche pas innocente

La plupart des ces molécules génèrent une dépendance. Cela signifie qu’il ne faut surtout pas les arrêter du jour au lendemain. Si vous l’envisagez, consultez votre médecin traitant de sorte à envisager un sevrage progressif. Dans le cas contraire, vous courrez à la catastrophe. Vous symptômes vont resurgir avec plus de violence qu’avant la prise de médicaments.

Les médicaments ne sont donc pas une solution sur le long terme. La France détient le record mondial de la prescription de médicaments pour soigner l’angoisse, ou traiter l’anxiété. Si ces médicaments ont un intérêt pour vous aider à appréhender vos émotions de façon plus sereine, ils ne constituent pas une solution. En prenant des médocs pour traiter votre problème, vous perdez toute autonomie.

Une prescription de ce type de médicaments n’a de réel intérêt que si c’est soutenu, enrichi ou suivi d’une prise en charge thérapeutique adaptée. Ne pas suivre une thérapie, ou un coaching comportemental, associé à une prise de médicaments est le lot commun d’erreurs classiques.

Angoisse – Anxiété – Faites le bon choix

Vous en avez plus qu’assez de souffrir d’angoisse ou d’anxiété. Vous avez pris acte que cela n’est pas sans conséquences dans tout ou partie des domaines de votre vie. Alors, sans vraiment savoir de quoi il retourne, la plupart du temps, vous décidez de consulter. Un médecin généraliste, un psychiatre, un psychologue, un psychanalyste. Ou alors, vous décidez de suivre des séances de méditation ou de sophrologie (ce sont des exemples). Ou toute autre démarche dont vous souhaitez qu’elle vous apporte bien être et paix de l’âme…

Démarche bien normale mais qui, si elle n’est pas documentée, ne va pas nécessairement vous aider. Si vous n’êtes pas au clair sur les raisons de votre démarche et, partant, sur vos objectifs, vous allez rentrer dans des reproductions d’erreurs toxiques.

Par exemple, beaucoup de psychiatre ne sont pas thérapeutes. Leur métier initial est d’identifier des symptômes et de prescrire des médicaments. Les psychologues comme les psychanalyste vont vous faire verbaliser sur vos parents, votre histoire de vie. Cela va prendre des années. Vous allez comprendre beaucoup de choses fort intéressantes. Cependant, avant que vos angoisses ou votre anxiété diminuent, voire disparaissent, il va falloir vous armer de courage.

Comme on vous aura sans doute expliqué, ou comme vous aurez sans doute compris que le réflexe de base consiste à consulter ces professionnels de la santé mentale dans votre situation, vous allez prendre rendez-vous. Vous ne vous êtes pas nécessairement renseigné sur la personne que vous vous apprêtez à consulter. Vous ne prenez rendez-vous que parce-que c’est à côté de chez vous, du bureau, ou parce que la fonction de l’intéressé vous semble correspondre à ce que vous pensez être bon pour vous. Que d’erreurs accumulées, là aussi, en toute bonne foi.

Avant de consulter qui que ce soit, à quelque sujet que ce soit, prenez le temps de réfléchir à vos objectifs. Êtes-vous intéressé par le « pourquoi » ou par le « comment faire »? Êtes-vous prêt à une démarche longue voire ingrate, ou préférez-vous une approche pragmatique?

Angoisse – Anxiété – Exercez votre libre arbitre

Exercez votre libre arbitre! Si la personne que vous consultez ne vous convient pas, n’hésitez pas à changer de thérapeute. Si vous avez l’impression de tourner en rond ou que votre interlocuteur ne vous semble pas compétent à vous aider, changez de psy. Ne restez pas dans cette démarche qui consiste à trainer de pieds pour changer de thérapeute au motif qu’il vous faudrait raconter de nouveau toute votre vie à quelqu’un, de nouveau et que, rien qu’à l’idée, çà vous fatigue.

Dernier point, soyez honnête. Si vous remarquez qu’une approche ne correspond pas à votre besoin, arrêtez là. Beaucoup de personnes me parlent de méditation ou de sophrologie par exemple. Moi je veux bien, mais ces approches sont des compléments. Ce sont des outils qui doivent s’intégrer à une démarche plus globale. En aucun cas, ils ne sont la solution.

Alors, par amour pour vous, ne commettez pas les erreurs auxquelles la facilité nous invite chaque jour…

Angoisse – Anxiété – Pourriez-vous arrêter de penser, ou croire, que vous méritez ce dont vous souffrez?

J’ai toujours été étonné, voire estomaqué, de constater combien les personnes qui souffrent d’angoisse ou d’anxiété s’en veulent. Elles cultivent souvent d’elles mêmes une certaine mésestime. Je les entends souvent se reprocher de ne pas arriver à contrôler leurs émotions alors que tous les autres y arrivent. C’est faux! Que d’erreurs d’appréciations.

Traitement de l'anxiété, et de l'anxiété généralisée

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Vous n’êtes pas responsables de vos angoisses ou de votre anxiété. Le croire relève de la même démarche que si vous vous disiez que vous souffrez d’un cancer parce que vous le méritez! Il y a tout un tas de gens qui ont une hygiène de vie extra ordinaire et qui décèdent d’une maladie mortelle quelconque.

Moralité: essayez de déculpabiliser. Rien ne sert d’avoir honte à cause de problèmes d’anxiété ou de crise de panique. Vous ne le faites pas exprès. C’est le résultat d’une perte de contrôle qui ne relève pas de votre responsabilité. Croire le contraire, c’est faire le lit de comparaisons stériles qui génèrent des conflits intra psychiques. En plus d’alimenter un comportement victimologique, ce qui ne sert à rien. Si ce n ‘est d’aggraver votre perception émotionnelle, donc de vous faire plus souffrir encore.

Essayez d’être gentil avec vous. Essayez d’être dans l’amour de vous même. Essayez de vous pardonner de ne pouvoir contrôler ce qui vous échappe. Essayez de vous laisser du temps.

Essayez aussi de contacter les bonnes personnes pour vous. Arrêtez de vouloir bien faire. Cessez de jouer un rôle. Essayez aussi de vous accepter pour qui vous êtes comme vous êtes. Et souvenez vous que vous ne vous infligez pas votre souffrance pour vous rendre intéressant, ou pour attirer l’attention.

En bref, pourriez-vous apprendre de vos erreurs? Ne dit-on pas qu’échouer c’est réussir?

Frédéric Arminot

Troubles anxieux et mauvaise estime de soi

Troubles anxieux et mauvaise estime de soi

Il est l’un de ces êtres délicieux que ma fonction de thérapeute comportemental m’a amené à souvent rencontré. Jean-François est un homme de 40 ans qui souffre de troubles anxieux et d’une image de soi profondément dégradée.

Voilà un homme habitué aux inter actions difficiles parce qu’exigeantes. Il travaille dans l’hôtellerie de luxe ce qui doit sans doute participer à maintenir, ou pire, à aggraver ses troubles anxieux. De plus, j’apprendrais que Jean-François souffre de phobie d’impulsion ce qui, bien que logique en matière de mésestime de soi, n’arrange rien.

Troubles anxieux et difficultés à s’affirmer

Pour ce que j’en comprends, ce patient a toujours eu de la misère à s’affirmer. Enfant, il n’osait pas prendre de risque et, à défaut d’être vraiment dans la recherche d’approbation, il s’employait à tout faire bien. Très aimé de ses parents, il avait le plus souvent peur de les décevoir. Et ceci, bien qu’il ait exprimé à diverses reprises que ses parents l’aimaient suffisamment pour lui pardonner d’éventuels écarts sociaux ou difficultés scolaires.

Pour autant, Jean-François, fils unique, n’a de cesse de se comparer à ses camarades de classe. Il a toujours le sentiment d’être moins que les autres, ou plus que les autres sur certains sujets. Il aimerait être « comme tout le monde » mais a toujours le sentiment d’être décalé.

Alors, le temps aidant, ce monsieur s’emploie à faire tout comme il faut quand il faut. Pour autant, il n’a de cesse d’avoir peur d’être réprimandé pour une raison ou pour une autre. Il va même jusqu’à accepter certaines situations pour ne pas être exclu. Au fond de lui, il sait que certaines choses ne sont pas acceptables mais il les accepte quand même.

Ce manque d’affirmation le fera beaucoup souffrir puisqu’il aura bien conscience qu’il devrait exprimer ses limites mais qu’il n’y arrive pas. Bien évidemment, certains en profiteront pour lui « manger de la laine sur le dos ». Mais fidèle à ses principes, cet enfant ne se plaindra jamais des ses problèmes relationnels à ses parents. Il ne veut pas ennuyer ces derniers alors qu’ils ont eux mêmes un certain nombre de problèmes.

De fait, Jean-François traversera son enfance et son adolescence dans une sorte de silence contrit et d’angoisses récurrentes. Quand nous faisons connaissance, Jean-François pense qu’il est nul en tous points. Il va si mal que, depuis des années, il consulte moults psychiatre, psychologue ou tout autre spécialiste de la santé mentale dont il pense que cela pourrait l’aider. Me consulter, me dit-il, est sa « dernière chance ».

Troubles anxieux – Des solutions pragmatiques

Très rapidement, il m’est apparu nécessaire de faire le point avec cet homme à propos de ce que l’on appelle les « Tentatives de solutions ». Cela signifie, explorer tous les moyens qu’un patient utilise quand il est confronté à son problème. Moyens externes (médecins, exercices thérapeutiques, exercices d’exposition, etc.) ou moyens internes. Ce que le fait le patient par lui même quand il est confronté à son problème.

Dans le cas de Jean-François c’est d’une simplicité déconcertante mais bien compréhensible. Son comportement réponse se traduit par un seul mot: « évitement »! Ce qui, bien évidemment, ne fait que renforcer le problème. Et ce qui le renforce d’autant plus que, dans la mesure ou ce monsieur n’arrive pas à traiter l’anxiété dont il est victime, il en a conçu des phobies d’impulsions.

Si vous ne savez pas ce qu’est une phobie d’impulsion, je vais vous l’expliquer de façon brève. Ce type de phobie « consiste » à ressentir la peur de se faire du mal à soi ou à avoir peur de faire du mal aux autres. Bien sur, les personnes qui souffrent de ce type de phobie font tout pour la contrôler, en plus du fait qu’ils se disent qu’affectés par un tel problème, c’est donc qu’ils ne sont pas des gens normaux. Des bonnes personnes. Ce qui participe à cultiver une mauvaise image de soi.

Avec Jean-François, nous avons dressé une liste de priorité. Quelle était pour lui, dans la liste de ses maux, celui dont il voulait s’occuper en priorité. Ruminations? Angoisses ou crises d’angoisses? Troubles anxieux? Phobie d’impulsion? Après réflexion, nous avons décidé de nous occuper à la fois de contextualiser son problème et d’affiner les priorités.

Il est ressorti que le problème le plus urgent était de s’occuper de ses angoisses et d’y associer, en termes de traitement, ses phobies d’impulsions. A cette fin, nous avons parié – et eut raison – que traiter ces deux problèmes allait impacter ses troubles anxieux.

Une fois les symptômes d’anxiété diminués (angoisses et phobie), nous avons décidé de travailler au fond, c’est à dire de ré investir des éléments de son passé pour lâcher prise à leur sujet et, de facto, retrouver de lui une image positive. Les troubles anxieux se sont apaisés de façon assez cyclique, pour ne pas écrire systémique. Il y a bien eu des moments de rechute, somme toute assez normaux, voire rassurants, mais de façon progressive, tout s’est apaisé avec le temps.

Jean-François a eu du mal à travailler sur le lâcher prise à propos des gens qui lui avaient tait du mal était plus jeune. Mais, courageusement, il a fini par y arriver. Restait à déterminer puis acter les questions relatives à la confiance en soi, et à l’affirmation de soi.

A ce sujet, ce fut plus délicat. Cet homme avait du mal à prendre le risque de… prendre le risque. Nous avons utilisé son environnement professionnel pour ce faire. Cela nécessitait d’à la fois être courtois tout en étant pas obséquieux à l’excès (ce qu’invite parfois à être le domaine du luxe…).

Assez rapidement, il a mis en place les exercices dont vous nous avions convenu. On a recadré plusieurs fois. Puis tout a pris son essor, sa place. Au bout de 2 mois et demi, Jean-François m’a dit avoir amélioré son problème de plus de 80% (je le répète, c’est son évaluation, sachant que la mienne était très légèrement inférieure).

Il suffira d’un peu de temps à ce monsieur pour que ses symptômes s’apaisent puis disparaissent totalement. Et comme le dirait l’autre, le temps apaise bien des choses…

Pour information, vous trouverez toute la stratégie comportementale que j’ai utilisé avec Jean-François en cliquant sur ce lien: Solution Anxiété. J’ai agi de sorte à ce que cette stratégie soit accessible au plus grand nombre d’une part, et qu’elle soit simple à utiliser d’autre part. Si cela vous intéresse, vous savez ce qu’il vous reste à faire…

Frédéric Arminot

Affirmation de soi – Comment Nathalie a t’elle appris à s’affirmer

Affirmation de soi – Comment Nathalie a t’elle appris à s’affirmer

Nathalie est une femme dynamique et courageuse. Chef d’entreprise, on pourrait penser qu’elle ne rencontre aucun problème d’affirmation de soi. Ce serait oublier que même les entrepreneurs ont des états d’âme. Comme tout le monde, les chefs d’entreprise ont des émotions qu’il leur est parfois difficile de contrôler. Nathalie fait partie de ces gens qui, même s’ils semblent établis et sûrs d’eux, n’en sont pas moins handicapés dans leur vie de tous les jours par de vieux démons affectifs. Chez Nathalie, le vieux démon est une histoire familiale mouvementée qui aura longtemps fragilisée l’image qu’elle a d’elle même.

Je vais donc vous raconter, si ce n’est l’histoire de Nathalie, comment cette femme de 50 ans a appris à revendiquer affirmation de soi et image positive. Un joli parcours pour une femme simple et courageuse.

Quand l’affirmation de soi est rendue impossible par les comportements toxiques de certaines personnes

La première fois où Nathalie et moi avons commencé à travailler, j’ai été surpris par sa douceur, par sa gentillesse. Non pas que je la trouve niaise, mais ses fonctions et sa personnalité me font penser qu’elle doit sa battre depuis bien longtemps pour rester à la place sociale et professionnelle qui est la sienne.

Nathalie travaille dans les domaines de la communication. Elle dirige une agence spécialisée dans la conception d’outils de communication. C’est un marché concurrentiel qui nécessite de la réactivité et un entregent certain. Force m’a été de constater que dans ce secteur d’activité, il est nécessaire d’être à la pointe. Voire d’être en avance sur les autres. Les temps étant ce qu’ils sont, les responsables d’entreprises doivent se comporter comme des battants (je déteste cette expression!) ou, pire, comme des requins aux dents acérés.

Comportements rendus nécessaires par un contexte social et économique particulièrement difficile et qui nécessite de perpétuellement se remettre en cause. Autant dire que c’est épuisant, à plus forte raison quand on a des problèmes pour s’affirmer. C’est dans un état d’épuisement avancé, nous parlerons d’ailleurs de burn out, que Nathalie me consulte.

Elle est très angoissée à l’idée de continuer ses activités. Certains de ses clients sont odieux avec elle. Ils exigent toujours plus, sans vouloir payer bien sur. Mais, ils ne veulent travailler qu’avec elle. En aucun cas avec l’un de ses collaborateurs. Ce qui n’est pas un comportement innocent comme nous le verrons plus loin.

Quand Nathalie me parle de son quotidien, je me rends rapidement compte combien elle est fatiguée. Elle ne sait plus comment faire. Elle a beau s’opposer à certaines personnes toxiques, aussi bien dans son univers personnel que professionnel, elle manque d’énergie. Elle est lasse. Elle a beau revendiquer des comportements plus respectueux chez certaines personnes, cela ne donne rien.

Pire, elle a le sentiment que plus elle revendique, moins elle obtient. Ce qui, le temps aidant, a généré chez elle une sorte d’anxiété. Je parle d’anxiété car, au final, elle est tendue en permanence. Elle dort mal. S’alimente peu. Ses relations avec son compagnon l’insécurisent. Elle ne se sent ni soutenue ni comprise. En bref, elle se sent assez seule, livrée à elle même.

Dénouer les fils pour mieux comprendre et agir de façon plus efficace

Dès la première consultation, Nathalie et moi entreprenons de dénouer les fils de sa situation. Quand j’écris cela, je pense à la nécessité impérieuse de comprendre ce qu’il se passe et comment les choses se passent. En bref, si je comprends d’entrée le problème global, j’ai besoin d’aller dans le moteur.

Comme souvent, ce que je vais découvrir va m’aider à comprendre le comment du pourquoi. Nathalie considère que  sa mère ne l’a jamais vraiment aimée. Dotée d’un comportement pervers narcissique, cette mère a toujours reproché à sa fille d’être gentille. Trop gentille. Gentille a tendance manipulatrice lui disait-elle. Le gag en pareille situation c’est que, vraisemblablement, la mère savait de quoi elle parlait!

Cette mère donc, a toujours fait reproche à son enfant d’avoir des comportements de séduction. Autant avec les hommes qu’avec les femmes. Il semble donc évident que cette mère voyait en sa fille une rivale. Nathalie a toujours essayé de comprendre ce qui pouvait susciter une telle animosité chez sa maman. Elle n’a jamais compris, sauf au cours des consultations qu’elle a eu avec moi.

Nathalie a un frère qui n’a pas subi le même sort. Pour autant, lui non plus ne s’est jamais senti aimé. Encore aujourd’hui, il essaie de soigner l’anxiété dont il est victime.

Des années se passeront au cours desquelles Nathalie aura toujours peur que sa mère l’invective. Elle grandira dans un environnement d’insécurité affective patent. Son père fuira ses responsabilités assez tôt. J’irais jusqu’à dire qu’il brille par son absence. Tant physique que psychique. La mère agit comme une matrone qui mène son monde à la baguette. Ce qui n’aidera pas Nathalie à avoir d’elle une image positive et, partant, à savoir cultiver les principes de base de la confiance en soi.

Très tôt, Nathalie exprime sa sensibilité en s’intéressant à l’art, comme à toute forme d’expression artistique. Très jeune, elle a l’opportunité de créer une société en lien avec cet environnement professionnel. A l’époque, il y a plus de 30 ans, tout est encre possible. Les risques sont minimes. Ce qui n’empêche pas la mère de Nathalie de lui signifier son désaccord, sa désapprobation. Nathalie n’en n’a cure et persiste. Bien lui en prendra.

Tout au long de ces années, Nathalie essaiera, souvent avec succès, de s’entourer de collaboratrices qui partagent la même vision des choses qu’elle. Intelligemment, elle essaiera de recruter des femmes et des hommes qui lui semblent capables de faire à sa place ce qu’elle n’arrive pas à faire. S’affirmer. Être sur de soi comme de ses compétences. Nathalie gère l’ensemble non sans dépenser une énergie folle parce qu’elle craint de ne pas être à la hauteur. C’est d’ailleurs comme cela qu’elle rencontrera son futur mari.

Affirmation de soi – Un positionnement infantile

Les années passent. Cette chef d’entreprise voit les comportements de ses clients changer. Ils deviennent de plus en plus exigeants. Acceptent de moins en moins de payer conformément à leurs demandes. La concurrence est rude. Les écueils professionnels nombreux.

Le temps passe et sa mère est de plus en plus active auprès de sa fille quant à lui exprimer son dédain. Nathalie se « bat » avec son frère pour savoir qui des deux s’occupera de cette mère toxique qui va vieillissante. Le frère a pris depuis longtemps la poudre d’escampette! Il vit à l’étranger. C’est donc à Nathalie qu’échoit la responsabilité de s’occuper de sa mère. Ce qui, bien sur, entretient le lien de subordination, et ravive chaque jour un peu plus, la difficulté que Nathalie rencontre quant à s’affirmer.

Au delà de toutes ces explications très intéressantes, je souhaite que Nathalie identifie ce qui lui pose problème en matière d’affirmation e soi. A cette fin, je lui confie quelques exercices comportementaux. Je lui demande de réfléchir à deux questions. Celles-ci sont extrêmement importantes. Le contenu des réponses va nous permettre de confirmer, ou infirmer, ce dont je vous ai parlé précédemment.

Très vite, à la faveur de sa seconde consultation, il s’avère que Nathalie a peur d’utiliser des modes d’affirmation de soi. Elle a peur de perdre l’approbation de sa mère qui, pourtant, ne vit plus avec elle! Très rapidement, il apparaît que face à la nécessite de faciliter l’affirmation de soi, Nathalie réagit comme une enfant. Elle est sidérée par sa propre histoire. Comme si sa mère était présente dans son quotidien. Tant affectif que professionnel.

Une fois les réponses aux questions traitées et exploitées, je demande à Nathalie d’exprimer par écrit un certain nombre de choses. Je souhaite que, de façon déportée, Nathalie se libère de ses entraves affectives. Comme vous le savez, je ne suis pas favorable aux exercices d’exposition. Il est donc exclu que je demande à Nathalie de s’affirmer directement auprès de sa mère. En plus du fait que, partant de l’idée qu’il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre, ce serait totalement vain et douloureux.

Nathalie va s’adonner à cet exercice avec un plaisir mal dissimulé. Elle peut enfin exprimer, sans réserves ni retenues, tout ce qu’elle a sur le coeur. Il ne lui faudra pas plus de 15 jours pour rédiger certaines lettres. C’est radieuse qu’elle me consultera de nouveau. Quand j’écris « radieuse », je pense qu’il serait préférable d’écrire « hilare ». Elle s’est lâchée et cela semble lui avoir fait le plus grand bien.

Pourtant, Nathalie ne peut s’empêcher d’exprimer des réserves quant à cet exercice. Elle craint que ses difficultés à propos de l’affirmation de soi perdurent, et ne voit pas comment faire. Ce à quoi je lui réponds qu’il serait peut-être opportun d’y aller doucement. De ne pas générer de changements trop rapides. Il faut préparer le terrain car une autre situation reste à éclaircir et à traiter.

Comment faciliter l’affirmation de soi à l’aide d’une technique surprenante

Grâce aux lettres qu’elle a écrites, Nathalie commence à se sentir mieux. Doucement, elle retrouve une image d’elle même plus positive. Elle commence à exprimer ses limites. Tant à son bureau que chez elle. Elle se pré occupe moins de ce que son mari peut lui suggérer de faire. Elle y attache moins d’importance dans la mesure où elle se positionne de façon plus claire. Nathalie cherche beaucoup moins l’approbation. Les lettres, et le débriefing qui s’en est suivi, lui ont permis de se libérer de ses entraves affectives.

Il en reste un dernière, et pas des moindres. Nathalie se fait littéralement polluer par un client. Un type odieux et capricieux qui n’a de cesse de la menacer. Il lui téléphone sans cesse. Exige que ce soit elle qui lui réponde. Il ne supporte pas de parler à quelqu’un d’autre. Celle-ci peine à s’affirmer. Elle continue à avoir peur de ce monsieur et redoute des conséquences commerciales et économiques si elle n’exécute pas les « ordres » de son client. Nathalie est victime de harcèlement tout comme elle l’était avec sa mère.

Dire non et exercer l’affirmation de soi face à un tel harcèlement est particulièrement difficile quand on a le sentiment d’être une petite fille devant un ogre! Délibérément, nous allons contextualiser cette situation. Exactement comme nous l’avions fait dès le début du coaching de Nathalie. Il y a de fortes chances pour que nous découvrions les mêmes problèmes avec les mêmes effets, mais je tiens à m’en assurer.

La preuve est faite. Nathalie a bien ce problème d’affirmation soi généré par le sentiment d’être une enfant. Devant une telle autorité, face à des menaces inadmissibles et réitérées, Nathalie n’arrive pas à utiliser ses ressources pour exprimer ses désaccords. A chaque fois qu’elle essaye de »refiler le bébé » à un collaborateur, le client devient comme fou. Elle a beau essayer de lui dire que quelque chose ne va pas dans ses comportements, plus elle le lui dit, pire il est.

Nathalie s’est bien évidemment renseignée quant à savoir si ce harcèlement lui était exclusivement réservé. Les salariés de ce client ont dit à Nathalie qu’il se comportait aussi avec eux comme un dictateur. Je propose donc à Nathalie d’utiliser une méthode simple pour recadrer le dictateur de service.

Affirmation de soi – La technique du SWITCH

Je vous concède que la méthode employée est un peu particulière mais c’était le seul moyen de ramener le client à de meilleures considérations. Nathalie aura du mal à mettre en place cette technique mais, dès qu’elle commencera à le faire, le résultat ne tardera pas à se faire sentir.

J’ai expliqué à ma patiente que son client avait sans doute besoin de faire régner la terreur par souci de se protéger de sa propre incompétence. Et dans ce domaine, sur la foi de ce que ma patiente me raconte, ce type est brillant!

Je fais remarquer que ce monsieur a un comportement exclusif avec Nathalie. Il fonctionne à la peur. Il distille la peur en elle, et çà marche! Nathalie est tellement sidérée qu’elle manque à tous ses désirs de pratiquer l’affirmation de soi. Je lui explique donc que nous allons utiliser la peur comme vecteur du changement. Nous allons utiliser les fondements du comportement du client pour les retourner contre lui et obtenir ce dont elle a besoin. La paix!

Je demande donc à Nathalie de se comporter de la façons suivante. Dès le prochain coup de téléphone du dictateur, il faudra que Nathalie fasse dire à l’une de ses collaboratrices que la directrice de la société a peur de parler au dit client. Qu’elle est terrorisée à l’idée de mal faire ou de mal dire. Rapidement, je sens ma patiente se raidir. Elle m’oppose d’ailleurs qu’en disant cela, elle risque de perdre le dit client. Ce à quoi je lui réponds que c’est à elle de choisir. Stratégie d’affirmation de soi, donc équilibre et bien être. Ou continuer à vivre dans la peur, dans le stress constant. Elle choisit la première solution. Ouf!

Première chose, je lui demande de choisir un(e) salarié(e) en qui elle ait confiance. Cette personne est très vite identifiée. Nathalie devra lui expliquer la situation et obtenir son approbation. Ce qui fut demandé fut fait. Ainsi, un matin, le dictateur téléphone et exige de parler « à la patronne » (dixit). La collaboratrice répond que, malheureusement, ce n’est pas possible. Elle est tétanisée de peur. Elle craint de parler à ce client. D’ailleurs, précise la collaboratrice, la direction considère, après réflexion, qu’elle n’est pas un bon fournisseur pour le dit client. Elle lui suggère enfin que, peut-être, il conviendrait de chercher un autre fournisseur.

Le client est désemparé. Au début. Très rapidement, il s’emporte et exige que Nathalie le rappelle. Ce que, à ma demande, elle ne fait pas. Le type rappelle. La collaboratrice de Nathalie répète les mêmes choses que la première fois. Une conversation s’engage. La salariée insiste quant au fait qu’elle craint que la société ne soit pas à la hauteur des exigences légitimes du dit client. Ce à quoi l’intéressé répond que, oui, il est exigeant. Il requiert l’excellence. Et le temps passe. J’espère bien que le client marine dans jus.

Comme Nathalie est une personne à la voix très douce, je souhaite qu’elle utilise son timbre pour rappeler le client en un moment plus adéquat. Quand elle sera prête à porter l’estocade! Je souhaite qu’elle téléphone à ce monsieur en lui envoyant des ancres positives. C’est un bon professionnel. Il a raison d’être exigeant. Le meilleur lui est dû. Elle doit absolument enrichir la vision du monde du client. Elle doit le rassurer pour faciliter l’affirmation de soi.

En effet, elle a besoin de s’affirmer et elle sait, d’expérience, que plus elle s’affirmera en allant contre le client, plus cela enrichira le problème. Le client a faim et soif. Nous avons lui donner à boire et à manger. Il a besoin d’être rassuré mais il a aussi peur d’être lâché du fait de ses comportements.Nous allons jouer sur l’un comme sur l’autre.

Et Nathalie de lui expliquer que ses attentes à lui, le client, sont tout à fait légitimes. mais que, elle, la fournisseur, se sent incapable de le satisfaire et d’être à la hauteur de la situation. Elle ne mérite pas ce client et l’invite fortement à chercher un autre fournisseur. Le type est, parait-il, déconfit au téléphone. Il tente de se battre, et exprime toute la peur qu’il a de se retrouver tout seul, sans professionnelle comme Nathalie! La stratégie commence à porter ses fruits.

A ma demande, Nathalie en rajoute et exprime le désir qu’elle a de répondre favorablement aux demandes dudit client. Mais elle exprime encore et encore qu’elle constate combien il lui est difficile de savoir y répondre aussi fidèlement que lui le souhaite. Qu’elle comprend qu’il tempête, soit si en colère. Elle reconnaît qu’à cause d’elle, il est obligé de tout gérer. Que c’est elle qui le met en difficulté, et qu’il est bien gentil de continuer de travailler avec une entreprise peuplée d’incapables qui aggravent ses difficultés alors qu’il s’investit tant.

Le retournement de situation tant attendu s’exprime. Le dictateur implore Nathalie que, surtout, elle ne le laisse pas tomber. Que sans elle, il est lui même dans une situation difficile. Qu’il est désolé. Que oui, il est exigeant, mais qu’il n’a pas compris combien Nathalie avait à coeur de le satisfaire. Qu’au contraire, il pensait qu’elle n’en n’avait cure. Et ainsi de suite. Nathalie doit accuser réception et dire à son client qu’elle va réfléchir mais que…

Affirmation de soi – Comment réussir à s’affirmer sans effort

J’ai demandé à Nathalie de surseoir à toute décision. De laisser le dictateur se perdre dans son propre jeu. D’attendre qu’il rappelle et, surtout, de ne pas lui répondre favorablement, dès la première relance. De lui reformuler ses peurs de ne savoir être à la hauteur. Et le miracle a lieu.

Le dictateur se ramollit et propose à Nathalie de l’aider! Un comble. Comme il ne lui vaut aucun mal lui dit-il, il lui propose de « mettre » en lui et elle, une collaboratrice. De fait, le client a entendu ce que Nathalie lui a dit. Il participe de lui même au processus d’affirmation de soi. Les mois ont passé. Récemment, Nathalie m’ informé que ces stress et ses angoisses avaient disparus. Qu’avec ce client, tout était devenu plus simple, plus fluide. J’en suis ravi.

En quelques mots, la technique que j’ai demandé à Nathalie d’utiliser est celle qui répond à ce que l’on appelle la « rigidité symptomatique ». Je vous en parlerais une autre fois mais cela repose sur l’adoption d’un comportement qui renverse les tendances et favorise l’affirmation de soi en utilisant les autres pour ce faire. C’est ce que j’appelle le « switch ». Bas dans le positionnement et haut dans le cadre.

Nathalie avait besoin de conserver ce client pour d’évidentes raisons économiques. Elle n’arrivait pas à calmer l’agressivité de cet homme qui la terrorisait. Elle a utilisé la terreur générée par ce dernier pour le terroriser à son tour. En cela, nous avons utilisé une grande maxime dans les techniques comportementales pour instaurer le changement: « La solution est dans le problème ». Et cela a fonctionné au delà de nos espérances.

Ma patiente a appris a utiliser sa vulnérabilité et à en faire une force. Un peu comme la timidité peut être une force de séduction massive quand elle est utilisée d’une certaine façon. Comme le disait Sun Tzu dans « L’art de la guerre« : »Le meilleur moyen de gagner la guerre, c’est de ne pas la faire« .

Si, vous aussi, vous rencontrez ce type de problème d’affirmation de soi, n’hésitez pas à me contacter à l’aide du formulaire rouge, en bas à droite de votre écran. Je vous expliquerais comment faire. A bientôt.

Troubles anxieux - Retrouver confiance en soi et ne plus avoir peur de s'affirmer

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Frédéric Arminot

La dictature du bonheur – « Soyez heureux, c’est un ordre »

La dictature du bonheur – « Soyez heureux, c’est un ordre! »

Cela fait plus de 20 ans que je m’occupe de personnes qui cherchent à soigner l’angoisse, traiter l’anxiété ou vaincre la phobie. A ce propos, quelque chose m’a toujours interpellé. Une sorte de comportement qui nous adresse un message qui m’inspire une ode récurrente à la dictature du bonheur. Un plaidoyer constant où celles et ceux qui n’auraient pas compris qu’être heureux, c’est obligatoire!

Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous. Avez-vous parfois, si ce n’est tout le temps, l’impression que chez les autres c’est bien alors que chez vous c’est la guerre au Liban? Vous arrive t’il d’avoir cette terrible impression que, quoique vous fassiez, rien ne va. Avez-vous ce pénible et fréquent sentiment qu’alors que vous faites tout pour vous en sortir du mieux possible, il y a toujours quelqu’un ou quelque chose qui met à terre vos ambitions de bien être? Vous arrive t’il d’avoir l’impression que, lorsque vous essayez de suivre des principes de bonheur dûment asséné par des marketeurs enfiévrés, vous n’arrivez pas à grand chose, si ce n’est de considérer que, décidément, vous êtes un bras cassé? Un bon à rien ou à pas grand chose.

Si tel est le cas, alors nous sommes vraisemblablement quelques millions à partager cette impression désagréable et tenace. Alors, je me suis posé une question. Une parmi d’autres, dont il est vrai qu’elle m’escagace quelque peu. Et si nous n’étions pas responsable de notre échec, ou présumé tel? Et si tout cela reposait sur la dictature du bonheur? Celle là même qui, par définition, fait que, dans tous les cas, notre quête est vouée à l’échec. Et pourquoi est-elle vouée à l’échec? Nous y prendrions nous de la mauvaise façon? Autant de questions, comme bien d’autres, à propos desquelles je vais partager mon point de vue avec vous. Vision à propos de laquelle, bien sur, vous n’êtes pas obligé d’être d’accord. N’est pas dictateur qui veut.

Définition de la dictature du bonheur

D’après un dictionnaire bien connu, la dictature c’est, je cite: « Un pouvoir absolu exercé par une personne ou un groupe dans un domaine particulier« . Ce qui est lié à la tyrannie.

Depuis des années, nous sommes sournoisement abreuvés de messages en tous genres. Ces informations, relayées par les médias, nous répètent à l’envi qu’il existe des méthodes simples pour être heureux. Dans le même temps, il nous est dit deux choses très contradictoires. Premièrement, nous avons les moyens de vous aider à vous rendre heureux. Sous-entendu, vous ne l’êtes pas! Deuxième volet du message. Si vous ne faites pas ce que l’on vous indique de faire, vous êtes mauvais.

La nature humaine étant ainsi faite qu’elle ne peut s’empêcher de se comparer au reste du monde. Il y a fort à parier que la plupart de celles et ceux qui le peuvent vont se jeter sur ces méthodes sans objectivité. Il va ainsi suffire de quelques mots et phrases intelligemment construits pour nous épater, nous faire saliver. Faire monter la sève du désir, et la frustration du plaisir totalement impossible.

Parce qu’en fait, de quoi s’agit-il? Le premier point, c’est de nous marteler que nous ne sommes pas ceci ou cela. Le second est que nous devons donc être cela ou ceci. Le troisième, que si nous n’avons pas les moyens d’évoluer, d’autres peuvent les mettre à notre disposition. Enfin, que si vous ne faites pas ce qu’il vous est quasiment enjoint de faire, ne vous plaignez pas. Il suffira donc d’assemblages verbaux bien marketés pour appâter le chaland comme un appât sur une canne à pêche. Il faut que cela brille, que cela donne l’illusion. Il faut férrer la bête.

Celle ou celui qui résiste à l’appât ou s’en tient à l’écart, risque, au mieux de ne pas partager le bien être ou présumé tel du plus grand nombre. Au pire, il continuera à se sentir angoissé ou anxieux faute d’avoir voulu utiliser des méthodes qui, pourtant, nous dit-on, ont fait leur preuve sur le plus grand nombre.

Et là, que se passe t’il? Sachant que si nous ne fonctionnons pas comme tout le monde, nous prenons le risque d’être exclu. Mis à l’écart. Nous courrons le risque de nous sentir différent. Même si, sur cette notion de différence, d’autres messages, avec d’autres objectifs, nous informent que la richesse naît de la différence.

Voilà à quoi tient cette dictature du bonheur. Si vous n’êtes pas heureux alors que nous vous en offrons les moyens, c’est de votre faute. Si vous ne vous comportez pas de façon adaptée – répondre favorablement à notre offre -, vous en serez quitte pour souffrir. Et voilà que la culpabilité fait son apparition. Comme pour nous dire qu’il ne tient qu’à nous. Et dans le cas où nous serions résistant, de multiples messages qui disent la même chose sous un angle différent nous sont adressés. Cela s’appelle de la publicité.

Le parcours que je viens de vous expliquer est celui là même sur lequel les marketeurs et les publicitaires font leurs courses. Celui de la manipulation. Celui de l’ordre caché. Celui de la peur. C’est la dictature du bonheur au sens où, comme le laisse entendre la définition citée précédemment, il s’agit d’exercer un pouvoir absolu sur une personne, ou un groupe, pour qu’ils prennent une décision conforme à un objectif.

Et pour s’assurer de la satisfaction de l’objectif, vont être exercées des pressions renouvelées sur des groupes pour que tôt ou tard, ils fléchissent et satisfassent l’ordre donné et réitéré. Dans le cas contraire, vous serez voué aux gémonies. Vous passerez pour un « has been », quelqu’un qui n’est pas dans le mouvement. Quelqu’un de résolument passéiste. Anti moderne. Enfin, c’est le risque.

J’écris que c’est le risque parce que le sytème saura, plus tard et de façon opportune, vous faire savoir que vous êtes à la dérive. Mais, mais, mais… qu’il n’est peut-être pas trop tard pour agir moyennant quelques petits arrangements. Et que, si vous ne le faites pas, attention! Vous allez tout perdre. Progressivement. En fait, la dictature du bonheur c’est un peu comme un interrogatoire. On va exercer sur vous une pression continue pour que vous avouiez, passiez à l’acte. Et cela rendra le temps nécessaire. C’est juste une question de temps. Tôt ou tard, vous fléchirez. D’ailleurs, on a tous fléchi. En matière de dictature du bonheur comme dans la plupart des domaines de nos vies.

Les modes d’expression de la dictature du bonheur

Résister à la dictature du bonheur est aussi difficile que de ne rien dire à celle ou celui qui, depuis 3 minutes, vous colle régulièrement une claque derrière la tête pour vous faire réagir. Si vous ne dites rien, la pression va s’accentuer. Si vous dites quelque chose, ou réagissez mal, vous passerez pour un mauvais coucheur alors que l’autre ne voulait que s’amuser.

Résister à la dictature du bonheur c’est comme ne rien dire face à la mauvaise foi, à l’arrogance, à la bêtise. La difficulté n’est pas tant de résister à la dictature du bonheur mais… de vous ouvrir au vôtre tel que vous le concevez. Si tant est que vous en ayez une idée. Il est vrai que c’est là que les choses se compliquent.

Traitement de l'anxiété - Confiance en soi

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Est-ce que parmi tout ces océans de bonheur proposés, est-ce que j’ai le droit d’aller mal, de me sentir mal? Je suis désolé de plomber l’ambiance, mais je crois que j’ai toutes les peines du monde à partager un bonheur auquel je ne m’identifie pas.

Si j’en crois les grands principes de la consommation, voire de la grande consommation, pour être reconnu, il est important que quoi que nous consommions tous la même chose. La même produit. Et de valeur tant qu’à faire! En effet, n’est pas là même, celle ou celui qui roule dans une BMW que celle ou celui qui roule dans une Dacia. Même s’il y a fort à parier que l’un et l’autre n’ont pas la même vision du bonheur.

il y a celui qui mangera des pommes de terre pour remplir le grand réservoir de sa voiture. Il sera heureux de montrer sa belle auto. Excité d’être identifié comme un « winner ». Mais bien triste quand, seul, dans son studio sans âme, il aspirera à sa prochaine sortie dans sa belle auto. Il y a le propriétaire de la Dacia qui, lui, ou elle, mangera peut-être à sa faim. Il pourra remercier sa petite auto qui lui coûte si peu. Mais sera vivement moqué par les chantres de l’esthétisme, parce que sa voiture… Mais, il aura son petit bonheur à lui.

L’un comme l’autre, auront répondu à des messages sociaux et affectifs qui auront conditionné leur choix. L’un comme l’autre, sur la vision de leur bonheur fantasmé auront positivement répondu à une image. Pour être heureux, faites ceci. Si vous ne le faites pas, vous êtes cela. C’est en permanence, dans tous les domaines de notre vie, la dictature du bonheur. Être heureux passe par la consommation ou l’usage répété d’un certain nombre de choix et de comportements qui nous ont été savamment distillé.

Nous vivons dans une ère où la peur de la frustration le dispute à l’horloge. Tout doit aller vite et être conforme aux diktats d’un certain nombre de personnes qui détiennent un pouvoir. Le pouvoir de savoir nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

Nus sommes de plus en plus éduqués dans cette idée qui veut que le temps passe et qu’il nous fait nous décider instantanément. Si je ne fais pas de suite ce à quoi je pense, je serais malheureux. Si je ne prends pas ma décision tout de suite, après il sera trop tard. Si je ne porte pas les dernières chaussures à la mode, je suis un looser! Je ne suis pas à la mode.

Cahin caha, nous apprenons à vivre dans la peur. Celle du manque. Celle d’être jugés par nos pairs. Ou nos maires (Oups!). En matière de mode, ne parle-t-on pas de « dictature de la mode »? La dictature, c’est la magistrature suprême et extra ordinaire exercée dans l’empire romain. Vous voyez ce que je veux dire? C’est l’exercice du droit de vie et de mort. Tu réponds favorablement, tu restes en vie. Sinon, t’es mort.

A l’instant où j’écris cette ligne, ma messagerie m’informe d’un message. C’est un éditeur web qui me dit que si je ne donne pas suite à son message automatique, il me raye de ses listes de prospects. La boucle est bouclée.

Comment résister à la dictature du bonheur

Existe t’il vraiment un moyen de résister à la dictature du bonheur? Honnêtement, je ne sais pas. Je pense que chacun d’entre nous peut avoir la sienne. S’il le souhaite. S’il ou elle ne se sent pas victime de la dictature du bonheur, nul n’est besoin de résister. Dans le cas contraire, je vais brièvement vous expliquer comment il m’arrive de faire.

Ce que je fais est simple. Voire basique. Je prends le temps. Et cela me coûte une fortune dont je n’ai pas les moyens. Je prends le temps de m’inspirer. Je prends le temps de comprendre. Celui d’assimiler. Je prends le temps de voir poindre mon désir. Je ne le contrains pas. Je préfère penser que l’on ne me vend rien mais que c’est moi qui achète. Or, pour que j’achète, il aura bien fallu, que je le veuille ou non, que je sois sensible à tout ou partie d’un message que j’aurais vu et revu. De façon consciente ou pas. C’est tout l’art de la publicité.

Résister à la dictature du bonheur, et à son langage, c’est prendre le temps. Celui de vivre. Celui d’assumer que, quelles que soient mes émotions liées aux ressentis d’une frustration, j’ai le droit de choisir. J’ai le droit de jouir de ma frustration.

J’ai le droit de me sentir mal même si certaines personnes pensent que j’ai tout pour être heureux. J’ai le droit d’exprimer mon désaccord même si cela déplaît. Même si cela me vaut exclusion. J’ai le droit d’être insensible à une oeuvre d’art que la plupart encense. Dussè-je passer pour un inculte. J’ai le droit de satisfaire à mon évolution telle que je la conçois et non comme d’aucuns voudraient me l’imposer. J’ai le droit d’être un mouton noir et non un mouton bêlant. Et si je veux être ce dernier, personne n’a le droit d’en juger.

Mon bonheur c’est d’essayer de donner un sens à ma vie. Mon bonheur, c’est d’accepter que, parfois, je suis triste. Que, parfois, je suis en colère. Et que rien ni personne n’y pourra rien changer. Mon bonheur, c’est ce que je m’offre et ce que je me refuse en conscience. Mon bonheur, c’est celui de faire des choses qui me procurent des émotions qui donnent un sens à ma vie. Car, mes émotions, c’est ma vie. Et ma vie, j’essaie de la vivre et de la penser. Même si, parfois, ou souvent, je vous le concède, je la pense mal.

Un jour, quelqu’un m’a dit que j’étais un être de conflit alors que je refusais d’obtempérer à une injonction. Cette personne n’imagine pas l’impact que son propos a eu sur moi. M’opposer n’est pas la réponse que j’eusse souhaité produire. C’est la seule que j’ai trouvé et qui me renvoie de moi une image positive. Je me suis affirmé. Résister à toutes formes de dictatures, tel pourrait être mon bon plaisir. Mais cela ne m’empêche pas d’avoir peur: « Angoissé mais pas dupe!« . Je prends le risque d’être seul en résistant à la dictature du bonheur. Mais, in fine, je ne suis jamais seul.

Alors, heureux, si je veux. Et comme je veux. Et surtout pas comme certaines huiles m’en donnent l’ordre. Sans pensées ni libre arbitre. L’impression d’être sous le contrôle de quelqu’un ou d’un système m’est insupportable. Faire comme tout le monde m’est quasi impossible sans que, pour autant, je veuille me démarquer. Cela ne fait pas de moi quelqu’un d’incontrôlé ou d’incontrôlable. J’ai conscience d’évoluer en liberté surveillée. Mais j’aime l’idée de jouer avec mes geôliers.

« L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature; mais c’est un roseau pensant. Il ne faut pas que l’univers entier s’arme pour l’écraser : une vapeur, une goutte d’eau, suffit pour le tuer.

Mais, quand l’univers l’écraserait, l’homme serait encore plus noble que ce qui le tue, parce qu’il sait qu’il meurt, et l’avantage que l’univers a sur lui, l’univers n’en sait rien.

Toute notre dignité consiste donc en la pensée. C’est de là qu’il faut nous relever et non de l’espace et de la durée, que nous ne saurions remplir. Travaillons donc à bien penser: Voilà le principe de la morale ».

Blaise Pascal – « Pensées« 

 

Frédéric Arminot

Stress post traumatique – Evaluer et gérer le stress post traumatique

Stress post traumatique – Comment évaluer et gérer le stress post traumatique

Il me semble évident que les récents et dramatiques évènements du vendredi 13 novembre 2015, font écho à la nécessité impérieuse de prendre psychologiquement en charge les survivants, leurs familles comme les amis. De fait, il s’agit d’évaluer puis gérer le stress post traumatique. Non seulement des victimes des attentats dans le quartier du Bataclan à Paris mais aussi de toute victime d’agression ou d’accidents.

Ces états émotionnels violents qui font suite à des stress subis et perçus doivent être pris en charge peu de temps après les évènements eux mêmes. Cette nécessaire prise en charge répond à la prévention d’une décompensation émotionnelle. Elle s’impose afin d’accompagner le patient, la victime, dans une démarche qui va favoriser la gestion de son stress post traumatique.

Les stress post traumatiques comme conséquences d’une agression ou d’un accident repose sur 2 types d’intervention. La première repose sur l’ESPT. Soit l’Evaluation du Stress Post Traumatique. La seconde est une pris en charge liée au PTSD lui même. Le Post Traumatic Stress Disorder.

Ces 2 points importants en matière de prise en charge du stress post traumatique font l’objet du présent article.

Comment évaluer un stress post traumatique

Comme dans toute action d’accompagnement, il convient de mettre ses convictions personnelles au placard! Je le précise parce que j’entends beaucoup trop de patients me dire combien ils sont effarés par ces professionnels de la santé mentale qui leur assènent leur point de vue. Lequel point de vue minore un peu trop souvent la réalité des émotions des victimes. A ce propos, j’entends déjà les intéressés crier au scandale. Je sais, il y toujours des vérités pour déranger.

Evaluation du Stress Post Traumatique - ESPT

ESPT – Evaluation d’un Stress Post Traumatique

Je disais donc qu’à la suite de toute agression ou de tout accident, il convient de mettre en place une évaluation du stress post traumatique (ESPT). Cette évaluation est particulièrement importante dans la mesure où elle va permettre d’évaluer l’intensité et le contexte du stress post traumatique.

Partant, l’évaluation du stress post traumatique va permettre de dresser un tableau précis du stress perçu. Ainsi, nous en saurons plus sur la façon dont l’évènement s’est déroulé. Nous en saurons tout autant sur les émotions perçues pendant et au cours de l’évènement. Tout comme nous saurons de façon précise ce qu’il semble ne être des conséquence de l’évènement.

Evaluer ce stress post traumatique est particulièrement important. Non content de nous renseigner sur la « physionomie de ce stress, il va nous permettre de dresser des priorités en terme d’intervention, de contenus d’interventions. De fait, c’est le support sur lequel les intervenants – psychologue, psychiatre, comportementaliste ou autre – vont s’appuyer pour traiter le stress post traumatique.

Comment gérer un stress pots traumatique

A cette question, j’ai déjà, pour une partie, répondu dans l’article: « Attentats à Paris – Comment en parler aux enfants pour ne pas qu’ils s’angoissent« .

Comment soigner un PTSD

Stress Post Traumatique – Comment soigner un PTSD

Quand il s’agit de soigner un stress post traumatique, il convient toujours de s’appuyer sur des éléments tangibles et objectifs. C’est l’intérêt même de l’ESPT – Evaluation d’un Stress Post Traumatique -. C’est donc sur ces éléments qu’existera le meilleur des suivis psy possible. Du moins, on peut le souhaiter.

Une fois évalués les potentialités d’angoisse (angoisse nocturne, angoisse matinale, angoisse de mort), d’anxiété (anxiété généralisée, anxiété sociale), ou encore de dépression augmentés de somatisation diverses, il convient de traiter le stress post traumatique par effet d’urgence.

L’effet d’urgence, cela signifie classer à l’aide de la victime ce qui lui apparaît comme le plus important d’abord et le moins important ensuite. En effet, par rapport  à la perception d’un stress post traumatique, chaque victime aura sa vision des choses. Carte du monde traumatique qui profilera ce qu’il convient ou de non de faire immédiatement en fonction de l’urgence exprimée. C’est à dire de la douleur induite et ses conséquences.

Dès l’amorce de la prise en charge post traumatique, l’objectif majeur est d’éventuellement sortir le patient de sa sidération puis, le plus souvent, de sa culpabilité. Sidération émotionnelle liée u choc de l’évènement. Culpabilité quant à une éventuelle responsabilité ans l’évènement (je pense aux accidents) ou culpabilité d’être une victime moins touchée que les autres.Le Programme ARtUS - Angoisse - Anxiété - Phobie - Toc

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La prise en charge d’un stress post traumatique va donc nécessiter d’aider la victime à verbaliser ses émotions. Cette accompagnement va aussi générer, parfois, la prescription de médicaments contre l’angoisse, ou pour vaincre l’anxiété (cf: troubles de l’humeur, crise de panique, trouble du sommeil, réactions violentes et incontrôlée aux bruits ou à des évènements divers dans le quotidien).

Nonobstant toute la pédagogies associées autour de cette prise en charge, je pense à divers traitements comme l’hypnose, l’EMDR, la sophrologie), il est important que la victime ne soit pas isolée. Ainsi, les partages privilégiées en groupes de paroles de victimes sont un support important.

Enfin, il conviendra, si nécessaire, que la victime bénéficie d’exercices comportementaux divers qui l’aideront progressivement à soigner son stress post traumatique. Maintenant, se pose la question de savoir pourquoi un tel accompagnement est impératif.

Pourquoi est-il si important de traiter le stress post traumatique

Au sortir des « guerres modernes » comme la guerre du Vietnam, comme de tous les conflits dans lesquels des soldats des diverses nations du monde sont intervenus, force a été de constater combien de ces professionnels des armées étaient traumatisées.

Les conséquences de ces trauma sont multiples. Dè socialisation, comportements d’addictions (stupéfiants, alcoolisme) vols, dégradations, agression, et j’en passe.

La société, et plus particulièrement les gouvernements, sont responsables des conséquences traumatiques générés par les conflits auxquelles elle fait le choix de participer. A ce sujet, la question n’est pas de savoir si cela est ou non opportun. Cela est, tout simplement. la société a donc sa part dans les agissements réactionnels des êtres humaines qu’elle a envoyé combattre et qui sont revenus traumatisés.

Dès lors, pour éviter toute forme de réaction inappropriée, et par souci d’humanité, il est important de reconnaître le statut victimologie des personnes ayant subi de stress post traumatique. Partant, de les accompagner afin qu’ils retrouvent leur vie d’avant. Agir et accompagner de sorte à ce que les victimes soient « réparées » avec dignité et respect.

C’est de notre responsabilité à tous. C’est de la responsabilité de nos gouvernements que d’accompagner les victimes des choix des gens qui nous gouvernent. Cela concerne tout autant les victimes d’attentats, que les accidentés de la route, ou les personnels de police, de gendarmerie comme les pompiers ou… les personnels médicaux.

Et, pour ce que j’en sais depuis des années que je pratique le suivi post traumatique, on est loin du compte en matière d’accompagnement post traumatique. Peut-être que les attentats du 13 novembre courant vont changer la donne?

Frédéric Arminot

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Peur en voiture – Angoisse de conduire – Symptômes et traitement

Peur en voiture – Angoisse de conduire – Quels symptômes – Quel traitement

La peur en voiture est un problème dont j’ai eu la chance de ne jamais souffrir. Il m’est bien arrivé de me sentir légèrement angoissé à ce propos mais cette angoisse diffuse ne durait jamais. A tout le moins, je n’en n’ai jamais conçu un handicap au point que je sois incapable de prendre le volant, ou de me laisser conduire ou de monter sur ma moto.

Par contre, j’ai été très étonné – les premiers temps de mes consultations thérapeutiques – de constater le nombre de personnes croissantes victimes de peur en voiture. Beaucoup de personnes qui m’ont contacté au cabinet à propos de leur peur en voiture étaient toutes confrontées aux mêmes symptômes.

Qu’elles conduisent, ou soient passager – ou passagère -, la peur en voiture repose sur des symptômes bien plus compliqués qu’il n’y paraît. Conduire, ou être conduit, signifie non seulement se déplacer d’un point à un autre mais aussi s’investir dans ce déplacement.

Cela signifie qu’aucun déplacement n’est insignifiant. Chaque déplacement, en voiture, en, train, en avion, induit un changement, même provisoire, qui indique à la personne concernée de s’adapter au changement.

Il apparaît donc que la peur en avion, la peur en train, la peur en bateau, la peur à deux roues, relèvent d’une même problématique et d’un même mécanisme émotionnel, tout comme la peur en voiture.

Les objectifs à satisfaire, dans un contexte social, économique ou professionnel, peuvent être une cause de la peur en voiture laquelle se meut en angoisse en voiture à compter du moment ou confiance en soi et résistance au changement se télescopent.

Cet article a donc pour vocation de vous expliquer ces mécanismes d’une part, et comment traiter la peur en voiture ou s’assurer le meilleur traitement de l’angoisse de conduire d’autre part.

Symptômes de la peur en voiture

J’ai souvenir d’un monsieur d’une cinquantaine d’années. Homme très calme, très raisonné. Récemment, il a subi un triple pontage coronarien. Ce problème médical l’a invité à avoir une hygiène de vie encore plus fine que celle qu’il avait avant cette intervention chirurgicale. Il ne fume plus depuis des années. Cadre supérieur, il conduit depuis des années du fait de ses activités commerciales. Il encadre des commerciaux sur l’ensemble du territoire français.

Symptômes de la peur en voitureDepuis quelque temps, il s’est rendu compte de son incapacité à conduire sur des grandes routes (départementale, nationale, autoroute). Il n’arrive que difficilement à conduire qu’en ville. Il évite tous les grands axes routiers. Il me précise essayer d’éviter de rouler sur le périphérique parisien et préfère aller de ville en ville.

Cela accroît considérablement ses temps de déplacements mais c’est le seul comportement d’évitement qu’il ait pu trouver pour éviter sa peur en voiture. Il me consulte car cela commence à lui poser de plus en plus de problèmes dans sa vie tant à titre personnel que professionnel.

Ses symptômes comportementaux sont les suivants:

  • Peur projective à la seule idée de conduire
  • Recule au maximum le moment où il va être contraint de conduire
  • Réfléchi beaucoup à toutes les voies de circulation qu’il souhaite éviter par peur
  • Est pré occupé en permanence par son problème d’angoisse en voiture
  • Passe beaucoup de temps à chercher des solutions sans y parvenir
  • Dépense beaucoup d’énergie pour s’éviter toute situation qui l’obligerait à se déplacer en voiture

Ses symptômes physiques

  • Transpiration
  • Mains moites
  • Douleurs abdominales
  • Accélération du rythme cardiaque
  • Conduite parfois dangereuse (hyper tendu)
  • Tensions et raideurs musculaires
  • Douleurs musculaires
  • Angoisses diffuses
  • Peurs projectives
  • Anxiété

Florilège de tentatives de solutions utilisées par les personnes souffrant de peur en voiture

Il est particulièrement fréquent que ces problèmes de peur en voiture se déplacent vers d’autres sujets comme les transports en commun. Dans une société industrielle comme la nôtre, les distances sont de plus en plus longues, en termes de distance comme en temps passé. Nous sommes devenus contraints de nous déplacer dans un véhicule dénommé véhicule terrestre à moteur. Faire sans, c’est s’exposer à des situations d’inconfort parfois importantes, ou à des pertes d’énergie et de temps toutes aussi conséquentes. Quand ce n’est pas s’exposer aussi à des situations de conflits avec des proches ou des collaboratrices ou collaborateurs.

Par exemple, pour éviter ce type de désagrément, mon patient essayaient de déléguer certains déplacements à d’autres. Il appréciait d’être conduit par une tierce personne.

Malheureusement pour lui, ces personnes n’étaient pas toujours disponibles ou n’avaient pas toujours envie de conduire. Ce qui l’obligeait, ou à surseoir à son déplacement, ou à trouver une solution différente, ou à… prendre le volant donc à affronter sa peur en voiture.

Ce patient a bien souvent reconnu qu’à l’encontre de sa vision des choses, il lui était arrivé de manipuler certaines personnes pour éviter sa peur en voiture. Il s’en voulait beaucoup mais ne pouvait pas faire autrement. Alors qu’il était, et est toujours, un adulte responsable, honnête et scrupuleux, il était très triste d’en arriver à ce qu’il vivait comme des extrémités. En colère après lui, il se désolait aussi d’être incapable (dixit) d’affronter sa peur en voiture au point de ne pouvoir conduire ses petits enfants, même sur de courtes distances.

A force d’explorer son problème, nous en sommes arrivés à découvrir des choses particulièrement intéressantes à propos de ce qui pouvait soutenir sa peur en voiture, sa peur de conduire.

Conduire – Une mission à fort taux de responsabilités

Quand vous conduisez, il est convenu que vous devez agir de façon responsable. Cela signifie que non seulement vous devez être responsable de votre conduite au sens où vous respectez le Code de la Route, de même qu’au sens où vous devez faire attention aux autres, gens et véhicules, dans un rayon de 360°.

Si vous êtes victime de peur en voiture, et donc d’une certaine angoisse ou anxiété à l’idée de la responsabilité qui est la votre à chaque fois que vous prenez une décision, et à plus forte raison quand la vie des autres est en jeu, il est compréhensible que vous ayez peur à l’idée de conduire.

Pour preuve, j’en veux les réactions parfois très violentes qu’ont certains conducteurs au moindre petit accrochage ou à la moindre faute de conduite de l’autre. Car, souvenons nous: ce n’est jamais de sa faute à soi mais toujours de la faute de l’autre!

La peur d’être agressé et tenu pour responsable d’un tel évènement a de quoi angoisser préventivement quiconquePeur en voiture - Angoisse aurait peur de conduire. De fait, être responsable d’un accident, même mineur, nécessite que l’on rende des comptes, que l’on soit comptable de l’évènement ce qui majore d’autant toute peur de conduire.

Il est vain d’essayer de rassurer une personne qui a peur en voiture quant à ce qu’un accident peut arriver à tout le monde et que ce n’est pas grave. Beaucoup de ces mêmes personnes ne peuvent pas assumer une telle responsabilité et l’envisage beaucoup trop douloureusement.

En ce qui concernait ce monsieur qui était venu me consulter, il semblait qu’un récent malaise au volant ait achevé d’inscrire sa peur de conduire en lui de façon violente. Il craignait d’avoir un malaise plus grave et, par conséquent, d’être responsable de blesser ou tuer un ou plusieurs automobilistes ou piétons. De même qu’il avait très peur, s’il était blessé ou tué, des conséquences que cela auraient pour sa famille.

Il avait donc toutes les raisons d’avoir peur en voiture. Sa peur de conduire reposait sur son désir d’agir de façon responsable tant vis de lui même que des autres et les membres de sa famille. Or, en ré agissant de la sorte, en ne pouvant conduire que fort peu, voire pas du tout, il mettait malgré tout les autres en danger. Ce monsieur faisait l’objet d’une double contrainte. Il était coincé de toutes parts et ne voyait bien évidemment pas comment trouver une solution à sa peur en voiture.

Peur en voiture – La peur d’être conduit

Être conduit par d’autres que soi, et à plus forte raison quand l’on est soi même victime de la peur de conduire, nécessite un niveau de confiance en soi comme en l’autre particulièrement important. Or, comment voulez vous faire confiance à quelqu’un qui vous conduit alors que vous avez peur en voiture? Sacré dilemme!

Les personnes qui ont peur en voiture ont toutes les raisons d’avoir peur quand on sait qu’elles sont affectées des mêmes maux que ceux que j’explique dans le chapitre précédent. Cette peur d’être conduit a un lien avec l’angoisse de mort laquelle peut se traduire par une phobie des transports.

Passager - Peur en voitureLes symptômes de la peur d’être en voiture conduit par une tierce personne sont en bien des points identiques à la peur de conduire. Si ces symptômes s’organisent ou s’expriment de façons parfois différentes, cela relève toujours de la peur de ne pas être parfait, de la peur de subir quelque chose dont on ne serait pas responsable, donc de la peur d’être une victime, ou de la peur du contraire: être responsable directement d’un accident et donc d’être… bourreau.

Dans tous les cas, la peur de la perte de maitrise de soi constitue un facteur aggravant de la peur en voiture. Et, une fois n’est pas coutume, nul n’est besoin de tenter de se sécuriser ou d’objectiver. Les personnes concernées sont confrontées à un double blocage.

Si elles conduisent et que les choses se passent mal elles devront assumer. Alors, elles essaient de ne pas conduire ou se forcent à conduire et en deviennent parfois dangereuses pour elle même comme pour les autres.

Si elles ne conduisent pas, elles se ferment la porte de la satisfaction de leurs objectifs ou, à tout le moins, en rendent la réalisation plus difficile voire douloureuse. Elles subiront d’autant plus un conflit intra psychique qu’elles seront victimes de honte et de culpabilité.

Dans les deux cas, ces personnes aspirent à être parfaites et responsables mais n’y arrivent pas. Comment agir en pareille situation.

Traitement de la peur en voiture – Traitement de la phobie des transports

Une certaine logique voudrait qu’en cas d’angoisses ou crise d’angoisse, qu’elles aient ou non un lien avec la phobie des transports, le premier réflexe soit de prendre des médicaments (anxiolytique) ou d’essayer de se raisonner pour traiter ce problème de peur en voiture.

Si vous me connaissez et avez lu certains des articles de ce Blog, vous aurez compris que je ne suis favorable ni à l’un ni à l’autre tout simplement parce que cela n’apportera aucune solution à votre problème de peur en voiture. Au mieux, cela vous permettra d’apaiser vos symptômes d’angoisses mais, en aucun cas, cela ne va résoudre votre problème.

Pour commencer à traiter votre problème d’angoisse de conduire ou de peur en voiture, il est important de contextualiser le problème. C’est à dire d’en délimiter et d’en préciser tous les modes de fonctionnement. Je vous invite donc à répondre aux questions suivantes:

  • En quoi est-ce un problème?
  • Que faites vous quand vous y êtes confronté?
  • Que puissiez vous craindre de pire si vous ne trouviez pas une solution à votre angoisse?
  • Quelle est la plus petite et la toute première chose qui, si elle existait, pourrait vous permettre de commencer à avoir moins peur?

Et n’oubliez pas:

« La solution est dans le problème » (Gregory Bateson)

Comment vaincre une phobie de conduire

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Frédéric Arminot

Angoisses – Les angoisses sont-elles un facteur de dépression

Angoisses et dépression – Quand l’un mène à l’autre

Inutile de vous faire attendre, la réponse à cette question est « OUI ». Oui, les angoisses sont un facteur de dépression.

Dans cet article, je vais essayer de préciser ce qu’est une dépression et le lien qui existe entre les angoisses et la dépression comme entre dépression et la dépression.

Définition de la dépression

Qui parle de dépression, parle d’affaissement. Quand les professionnels de la météo parlent de dépression, ils évoquent un affaissement, un déséquilibre entre différents facteurs naturels. A titre de précision, l’aggravation du déséquilibre des ces multiples facteurs peut générer un cyclone.

La dépression, ou état dépressif, procède des mêmes phénomènes. Quand quelqu’un souffre de dépression, cette personne n’est plus en état émotionnel et ou physique de contrôler les facteurs régissant son équilibre psychique.

Qu’est-ce qu’un état dépressif

Nous pouvons considérer qu’il existe trois niveaux de dépression :

  • La dépression légère
  • La dépression moyenne
  • La dépression grave

Chaque niveau de dépression ou état dépressif pose les symptômes de la gravité de la dépression.

Angoisses – Dépression légère

En cas de dépression légère, on envisage qu’une personne est impactée par un évènement soudain voire inattendu qu’elle ne peut dépasser. Cette personne souffre d’une incapacité à dépasser l’évènement, lequel peut constituer un traumatisme de plus ou forte intensité. En ce cas, il est possible de parler de déprime et non nécessairement de dépression.

Face à cet événement, la personne – pour une durée limitée – peut ne ressentir plus aucun désir à l’égard de ce qui, hier lui en procurait. La dépression met à mal toutes les ressources psychiques voire physiques d’un individu au point de ne plus pouvoir lui donner la force d’exécuter la moindre tâche, habituelle ou non. Que cette tâche ou son accomplissement procure sentiment de plaisir, de bien être ou de sécurité. A ce moment, tout est difficile, tout est objet d’efforts qui, en temps habituel peuvent paraître simples, mais qui, en ce temps de dépression, sont insurmontables.

Quand on parle de dépression on parle aussi d’abattement. Non seulement la personne ne ressent plus aucun désir, de façon ponctuelle ou continue, mais elle en ressent d’autant moins qu’elle est victime d’un abattement émotionnel. Et, bien sûr, cette même personne ne ressent aucun plaisir ou cette notion même lui semble tellement lointaine que cela participe à aggraver les symptômes dépressifs.

Angoisses – Dépression moyenne

Cela signifie que la personne concernée est abattue, ne ressent aucun désir particulier, ne se sent pas nécessairement concernée par ce qui pourrait susciter son intérêt. La différence avec une dépression légère tient dans la durée et l’intensité des symptômes, de leurs conséquences sur le quotidien de l’intéressé.

Le plus souvent, les victimes de dépression essaient de puiser dans ce qui leur reste de ressources pour essayer d’aller mieux. Une thérapie adaptée comme la TCC peut aider ces personnes à ne plus souffrir. Très souvent, le corps médical prescrit des sérotoninergiques lesquels vont agir sur la re capture de sérotonine et de dopamine (ex: Prozac™). Ce type de traitement peut favoriser un ré équilibre de la psyché. Le problème réside dans la dépendance à ces médicaments et dans le fait que s’ils contrôlent les symptômes ils n’apportent aucune solution pérenne au problème de la dépression.

Angoisses – Dépression grave

La personne n’est plus affectée par rien. Elle ne ressent rien ni n’est intéressée par rien. Victime d’un symptôme amotivationnel, plus rien de ce qui la concerne ne l’intéresse. Empreinte de tristesse voire, dans les cas les plus graves, de mélancolie, la personne dépressive est convaincue qui rien ni personne ne pourra plus la sortir de cet état. En pareille situation, le traitement de la dépression est beaucoup lourd et long en termes médicamenteux.

La dépression est non seulement constitutif d’un état émotionnel affecté par un ou plusieurs évènements subis que la victime n’arrive ni à intégrer – à accepter – ni à dépasser. La personne dépressive est confrontée à un état de transition qui ne lui permet pas d’accepter le passé (l’événement) et de s’investir dans la vie au sens du présent comme de l’avenir (processus d’action). Elle est donc « coincée » entre deux états comme si elle avait une attache aux pieds qui l’empêche de progresser.

Un état dépressif peut être la suite logique d’une succession d’angoisses ou de crises d’angoisses non dépassées. Le plus souvent, les personnes victimes d’angoisse ou d’anxiété essaient de contrôler leurs émotions.

Cette nécessité de contrôler les angoisses relèvent, parfois, d’une obsession narcissique (névrose d’angoisse) qui consiste à s’enjoindre à soi même de garder bonne figure face à l’événement pour s’éviter la peur d’être jugé, ou pour éviter de ressentir honte et culpabilité.

Il est certain qu’à force de s’épuiser à contrôler l’incontrôlable, vous pouvez ressentir des moments d’abattement ou d’épuisement. Cette dépression, quand elle a pour facteur déclenchant une succession d’angoisses, est susceptible d’enclencher de la tristesse puis un abattement que vous pouvez avoir peur d’avoir peur.

A force de batailles perdues, à force d’épuisement, vous pouvez voir certains domaines de votre vie affectés par vos angoisses comme par l’amorce d’une dépression. Vos angoisses peuvent alors céder le pas à de l’anxiété. C’est à dire à une peur constante à propos d’un sujet particulier de votre vie (affectif, sentimental, professionnel, économique, etc.). Cette anxiété se meut en anxiété généralisée à partir du moment ou la plupart si ce ne sont tous les domaine de votre vie sont affectés.

Dépression et angoisses – Un problème narcissique

La dépression donne donc le sentiment de quelque chose d’irréversible, de quelque chose que l‘on a pas su ou pas pu contrôler. Très souvent, les personnes affectées par une dépression ont d’elles, et expriment à leur sujet, une image profondément dévalorisée. Cette mésestime de soi, si elle n’est pas prise en charge, ce qui est le plus souvent le cas, va aller augmentant. Elle s’aggravera d’autant plus que, plus le temps passera, moins la personne saura utiliser ses ressources personnelles pour retrouver confiance en soi.

Partant, les angoisses perdureront voire s’aggraveront. Par extension, les facteurs de dépression et ses symptômes iront grandissants tout en se cristallisant de plus en plus.

Existe-t-il des personnes plus sensibles au tandem angoisses – dépression

Tout au long de ma pratique, j’ai maintes fois constaté que les personnes victimes de dépression souffraient d’une mésestime d’elles mêmes particulièrement importante. Une grande partie de ces personnes, dans leur enfance, avaient souffert d’une construction fragile de leur personnalité où leur narcissisme – leur image d’elle même – avait été mise à rude épreuve. Pour de multiples raisons, principalement liées à leur environnement affectif, donc familial, elles n’avaient pu avoir d’elle une estime suffisante, ce qui avait durablement affecté leur confiance en eux même.

Empêchées par un environnement affectif insuffisamment stimulant, les personnes victimes d’angoisse, voire de crise d’angoisse, de crise de panique ou d’anxiété, ont cultivé, malgré elles, la peur de ne pas y arriver d’une part, et la certitude qu’elles n’y arriveront pas d’autre part.

Angoisse et symptômes de la depressionJ’ai souvenir d’une patiente – laquelle va bien aujourd’hui, merci pour elle – fortement angoissée quand je la rencontre pour sa première consultation thérapeutique. Elle manque cruellement de confiance en elle, a tout le temps peur de mal faire et s’inquiète en permanence de ce que les gens peuvent penser ou dire d’elle.

Elle s’oblige à contrôler ses émotions d’angoisses, avec le résultat que vous imaginez sans peine. Elle passe son temps à essayer de contrôler sa peur de ne pouvoir contrôler ses angoisses de peur que les autres les voient. Ce qui fini par arriver et par lui être… reproché, ce qui l’anéantit un peu plus chaque fois.

Très rapidement, au cours de cette 1ère consultation, il apparaît que, depuis toujours, elle se sent comme une enfant dans un corps d’adulte. Ses réactions sont effectivement infantiles, au sens respectueux du terme, dans la mesure où sa psyché est celle d’une petite fille qui, tout au long de son enfance aura entendu ses proches lui jeter au visage : « Tu es chiante ! Tu nous emmerdes ! ».

Cette jeune femme est affectée depuis toujours d’une dépression chronique conséquences d’angoisses contextuelles. Pour autant, elle a continué à vivre, essayant de construire sa vie conformément à ses désirs tout en étant à la fois insatisfaite des résultats obtenus mais aussi en passant son temps à contrôler ses peurs. En bref, elle ne vit rien de ce qui lui plairait vraiment car elle n’a de cesse de s’appliquer à éviter et ses peurs et… le jugement des autres.

Chemin thérapeutique faisant, elle se rend compte qu’elle ne risquait pas de savoir faire quelque chose qu’on ne lui avait jamais appris. Son narcissisme ne pouvait que s’en trouver fragilisé puisqu’elle n’avait pu construire les bases même de son autonomie, son âge adulte, puisqu’elle n’avait pas bénéficié d’un amour inconditionnel à la hauteur de son besoin.

Non pas que sa famille ne l’ait pas aimé mais peut être que trop occupée ailleurs, cette famille n’avait pas pris la mesure du besoin de cette enfant ni pris le temps de s’en préoccuper.

D’angoisses en crises d’angoisses, lesquelles ont laissé place à de l’anxiété, cette jeune femme ne se trouvait bien qu’enfermée chez elle. Malgré ses dénégations, elle finit par  convenir que ce qui l’inquiétait le plus était de ne pas trouver de solutions, de ne pas pouvoir envisager de façon sereine une vie affective, sentimentale, sociale et familiale conformes à ses désirs de vie. Les années passaient sans que le problème d’angoisse ne se résolve. Il a passé, s’est installé puis s’est trouvé la pire des compagnes : la dépression.

Quel traitement envisager quand la dépression et les angoisses sont associées

Quand cette jeune patiente et moi avons abordé son problème d’association d’angoisses facteures de dépression, la question liée à la façon de traiter ce problème a bien évidemment émergé. Quelle stratégie thérapeutique pourrait-être la plus adaptée? Devons nous prendre chaque problème séparément ou ensemble et avec quels objectifs.

C’est ma patiente qui a décidé de la façon d’intervenir. Nous avons conjointement abordé et les angoisses et la dépression conséquences de ses angoisses. Nous avons commencé de façon simple, grâce à des exercices à comportementaux. Au terme de la troisième séance, cette jeune femme avait résolu son problème d’angoisses.

Dans l’intervalle, nous nous sommes occupés de son problème de dépression, tout en construisant une stratégie qui favorise la ré émergence de ressources naturelles puis d’autres que nous avons co construites de sorte à ce que confiance en soi, estime de soi et bien être fassent leur apparition.

Dans un troisième et dernier temps, nous avons consolidé les solutions tout en convenant de nous revoir un an après. Nous avions convenu qu’en cas de besoin, cette jeune patiente pouvait me contacter. Cela remonte à 8 mois et je n’ai aucune nouvelle d’elle.

Pas de nouvelles, bonnes nouvelles!

Comme beaucoup d’entre vous le font déjà, communiquez vos questions et vos commentaires. J’y répondrais avec plaisir.

Comment traiter angoisses et dépression

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Frédéric Arminot

Procrastination – Une angoisse chronique

Procrastination – Une angoisse chronique

Qu’on le veuille ou non, que l’on s’en défende ou pas, nous avons toutes et tous une certaine tendance à la procrastination. La difficulté ne réside pas dans la procrastination elle même mais plutôt dans notre capacité à freiner voire à stopper notre tendance naturelle à procrastiner.

Ce comportement qui tend à nous faire remettre au lendemain ce que d’aucuns pensent que nous pourrions faire le jour même exprime-t-il quelque chose, un problème caché? Comment identifier les comportements qui relèvent de la procrastination?  Est-ce normal de procrastiner? Quand faut-il s’inquiéter d’un excès de procrastination? Comment traiter la procrastination? Autant de questions auxquelles cet article va tenter de répondre.

Définition de la procrastination

Procrastiner est un mot qui vient du Latin et signifie « remettre au lendemain« . Si l’on se tenait à cette définition simple, pour ne pas écrire simpliste, les choses seraient peut-être plus faciles. La procrastination, ce n’est pas que cela.

Je garde en mémoire le problème de l’un de mes patients. Appelons le, Alexandre. Ce jeune homme, intelligent et plein d’humour est étudiant à Sciences Po. Paris. En dernière année, il doit passer des partiels et réviser son examenDéfinition de la procrastination
de fin d’année qui lui offrira la consécration: sortir diplômé de l’IEP (Institut d’Études Politiques). Oui, mais voila.

Alexandre a beau être intelligent, cultivé, et tout et tout, il a une fâcheuse tendance à ne réviser que contraint et forcé. Il s’y prend toujours la veille pour le lendemain et n’arrive pas à organiser ses révisions de sorte à arriver plus détendu aux examens. Les prémisses de la procrastination?

Alexandre passe son temps à penser à la façon dont il devrait travailler. Il oscille entre son canapé, la télévision, son bureau, les matières qu’il reprend l’une après l’autre, sans arriver pour autant ni à se concentrer ni à faire le travail qui lui semblerait opportun. Cet étudiant part dans tous les sens, s’éloigne, revient et s’épuise à trouver des solutions. Au gré du temps qui passe, point une angoisse sourde, celle qui lui rappelle que le temps passe et que, vraisemblablement les objectifs ne seront pas satisfaits. Ce type de comportement est assez typique de la procrastination.

Alors, notre étudiant se remet au travail, l’angoisse vissée au ventre. Obsédé par l’échéance, il fait feu de tout bois. Avale des pages et… ne retient rien. Ce qui, au début, n’était qu’un petit problème, va devenir un problème récurrent facteur d’angoisse chronique. En effet, plus Alexandre essaiera courageusement de s’organiser moins il y arrivera. Plus le temps passera et pire cela sera et grandissantes iront ses angoisses.

Quand cet étudiant se met, malgré lui, à laisser libre cours à sa procrastination, ce à quoi il est confronté relève de plusieurs symptômes.

Les symptômes de la procrastination

  • Angoisses
  • Troubles anxieux
  • Difficultés voire incapacité à dresser les priorités
  • Difficultés à dresser et respecter un emploi du temps (organisation, planning)
  • Difficulté d’organisation
  • Peur d’échouer
  • Peur de réussir
  • Fatigue voire épuisement
  • Irritabilité
  • Mésestime de soi
  • Manque de confiance en soi
  • Troubles du sommeil (endormissement, troubles du sommeil)
  • Troubles dépressifs (dans certains cas)
  • Crise de panique ou attaque de panique

Aucun de ces symptômes liés à la procrastination ne sont à prendre à la légère. Il est trop facile d’imposer aux personnes qui sont dans la procrastination « …qu’elles n’ont qu’à s’organiser…, c’est une question de volonté… ». Si elles le pouvaient, elles le feraient bien volontiers. Et si cela est plus facile à dire qu’à faire c’est donc que le problème de la procrastination est ailleurs.

Quelles sont les motivations de la procrastination

Si je me réfère de nouveau à notre étudiant de Sciences Po. Paris, il s’est rapidement avéré qu’il est le fils d’intellectuels qui ont beaucoup étudié et travaillé. Ces parents, enseignants, ont toujours œuvré de sorte à être au fait de leurs pratiques professionnelles. Alexandre s’est toujours rendu compte combien ses parents s’investissaient et à toujours retenu cette maxime familiale: « On a rien sans rien« . Pas faux, mais est-ce vrai pour autant?

Alexandre aimerait faire cette sien ce point de vue à ceci près qu’il a beaucoup de mal à accepter que lui a beaucoup de facilités à réussir sans faire grand chose. Ou, à tout le moins, sans que cela lui demande un investissement conséquent. Ce jeune homme en conçoit de la honte et de la culpabilité. il n’accepte pas d’avoir des facilités tant intellectuelles que neurologiques. Il s’enjoint donc de travailler suivant une méthode qui lui semble correspondre à celle qui lui a été apprise d’une part et qu’il a pu observer chez ses parents d’autre part.

A ceci près que, si cette méthode est bonne pour certaines personnes, elle n’est adaptée à lui, elle ne correspond pas à sa personnalité. Est-ce par sentiment de culpabilité qu’il oeuvre, inconsciemment, à sa procrastination?

Inconsciemment, Alexandre fait de la résistance à sa propre personnalité. Il ne s’aime pas, voire est capable d’être très en colère après lui. Il ne s’estime pas légitime et finit par convenir qu’il s’en veut de constater, au fond de lui, qu’il a plus de facilités que beaucoup d’autres.

Pour se défaire de ce qui lui procure de l’angoisse, il s’enjoint de travailler beaucoup. Ce qui, comme souvent dans le cas d’angoisses, le confronte à un résultat inversement proportionnel à l’effet désiré !

Il cherche à se prémunir de toute procrastination et passe son temps à alimenter sa procrastination.

La procrastination – Peur d’échouer – Peur de réussir

Les personnes qui sont victimes de procrastination sont souvent confrontées à des troubles anxieux. La peur de mal faire opposé au désir de bien faire, et de ne pas arriver à établir un équilibre entre les deux, plonge dans une pré occupation qui fait penser aux ruminations et autres pensées obsessionnelles. Ce qui est le propre de la procrastination.

En matière de procrastination, il est souvent rabâché aux intéressés que tout est une question de volonté. Ce qui est une erreur fondamentale. Tout le monde peut avoir la volonté de réussir sa vie. Pour autant, entre vouloir et pouvoir, il y a une marge. Il y a tellement de critères qui rentrent en ligne de compte et qui font l’échec ou la réussite, qu’exprimer ces poncifs à propos de la procrastination est bien plus facile (un ange passe…).

Sur la foi d’objectifs de vie, chacun d’entre nous va se fixer des objectifs. C’est en les réalisant de façon progressive que l’on va tendre vers la réussite et enfin… réussir. Or, il arrive très souvent que les personnes qui souffrent de manque de confiance en soi commettent une erreur très classique.

Ils veulent en finir avant même d’avoir commencé ! Un peu comme s’ils envisageaient de gravir le Mont Blanc et qu’une fois au pied de celui-ci, ils lèvent la tête et, devant la taille du glacier, ils renoncent sans même avoir commencé. L’erreur est donc de regarder trop haut, trop vite. En renonçant à leur projet, alors qu’excités à l’idée de le satisfaire, ils ont, inconsciemment saboté leurs possibilités. Comme lorsqu’un publicitaire connu avait dit »: « Si t’as pas une Rolex à 40 ans, t’as raté ta vie » (pour la petite histoire, je n’ai pas de Rolex…).

A ce moment, ce que retiennent les gens ce n’est pas l’excitation de réussir mais la peur d’échouer. Partant, ils imaginent ce qui leur arrivera au terme de cet échec et focalisent leurs angoisses sur les conséquences d’un tel échec. J’ai nommé – encore – la procrastination. Ils essayent de lutter contre ce qui participent à aggraver le problème. Une fois n’est pas coutume, lutter contre la procrastination ou contre tout autre problème de comportement est le meilleur moyen de l’enrichir. Alors, comment faire pour combattre la procrastination?

Comment combattre la procrastination

En matière de procrastination, la première erreur à ne surtout pas commettre c’est de vouloir insister, de se forcer à faire des choses que, naturellement, vous n’arrivez pas à faire. Ainsi, puisque la procrastination relève d’une équation particulière (image de soi+désir+peur d’échouer+peur de réussir+confiance en soi+angoisses ou trouble anxieux) comme d’un problème lié à sa propre organisation mieux vaut agir de la façon suivante:

  • Poser les bases d’une organisation au quotidien
  • Le planning ne doit concerner que la semaine en cour
  • Chaque W.E, faire le planning de la semaine suivante
  • Quand vous n’arrivez pas à faire quelque chose, passez à la tâche d’après, conformément à votre planning hebdomadaire
  • Ne cherchez pas la volonté de faire
  • Laissez le désir de faire vous attraper
  • Si une tâche n’est pas réalisée un matin (par exemple), essayez de vous y atteler l’après midi du même jour, voire le lendemain

Devant un problème de procrastination, l’intérêt n’est pas de se forcer pour y arriver. Plus vous réagirez de la sorte, moins vous y arriverez, plus vous prendrez le risque d’être victime d’angoisses, voire d’angoisse chronique et, par conséquent, de procrastination. En effet, à force de vouloir contrôler un problème comme la procrastination alors qu’il vous échappe, vous allez être confronté à des émotions qui vous faire émerger des symptômes d’angoisse ou d’anxiété.

Pour mettre fin à la procrastination, l’idée est plutôt d’essayer d’être inventif, stratégique. Par exemple, pourquoi ne pas arrêter de vous contraindre et plutôt essayer de créer une dynamique. Ainsi, en créant, petit à petit, une dynamique de réalisation, vous allez avancer de plus en plus et rejoindre la réussite. Cela vous permettra d’avoir de vous uneVaincre la procrastination image plus positive et de retrouver confiance en vous en régulant progressivement la procrastination.

A ce propos, je me souviens avoir reçu au cabinet, il y a quelques années, une jeune femme, étudiante en dernière année de médecine. Elle devait passer les ECN (concours classement utile) et, devant l’ampleur des connaissances à réviser comme devant celle de son épuisement, elle n’envisageait qu’une chose: un échec retentissant qui la placerait dans les toutes dernières places du classement.

J’ai essayé de comprendre ce qu’il se passait pour elle. Elle était effectivement très stressée et ce d’autant plus qu’elle cultivait d’elle un certain mépris. Elle n’avait de cesse d’exprimer qu’elle avait toujours passé ses partiels grâce aux rattrapages et que, de fait, par rapport à d’autres, elle était incompétente. Ses études de médecine lui sortaient par tous les pores de la peau. Elles ne les supportaient plus, comme elle ne supportait plus, non plus, l’ambiance souvent délétère qui régnait au sein des établissements hospitaliers dans lesquels elle faisait ses stages.

Elle avait tout le temps peur d’être interrogée et angoissait à l’idée de se tromper dans les réponses, ne sachant que trop combien certains chefs de services ou interne avaient de facilité à humilier les étudiants. Les intéressés se justifiant à ce propos en disant qu’ils avaient subi les mêmes humiliations…

Fortement angoissée à l’idée d’échouer au concours, cette jeune femme souffrait d’autant plus qu’elle n’arrivait plus à réviser. Elle avait au moins une vingtaine de matières à revoir et le temps et l’énergie lui manquaient. Là où cela s’est carrément compliqué, c’est lorsque je lui ai demandé quel était son problème en plus de celui lié à son angoisse. Et de m’expliquer que, chaque après-midi, au sortir de son stage, elle rentrait chez elle, déjeunait à peine, et s’installait à son bureau pour réviser.

Elle ne travaillait sans aucun plan, sans aucune organisation. Tout ce qui retenait son attention, c’étaient ces 20 matières à connaître. Elle débutait une première matière pour se rendre compte, très rapidement, de son incapacité à la mémoriser. Elle en attaquait une seconde pour, très rapidement aussi, se rendre compte de la même chose. Et ainsi de suite. Plus le temps passait, plus elle sentait comme une crise de panique l’envahir. Le plus généralement, elle finissait épuisée, en larmes, avec une seule idée vrillée dans son esprit: « Je vais me planter ». Ce qui relevait de pensées obsessionnelles et de ruminations.

Fondamentalement, ce futur médecin ne pouvait pas échouer. Ce qu’elle pouvait craindre de pire, c’était un classement qui ne lui soit pas favorable et la fasse exercer dans des compétences qui ne lui convenaient pas. En conséquence de quoi, cette jeune femme ne focalisait que sur 2 problèmes. Le premier, c’était les révisions. Le second, le problème du classement. L’un et l’autre généraient des angoisses terribles qui empêchaient toute objectivité et facilitaient la procrastination.

Car le vrai problème était bien celui là. Son incapacité à prendre de la distance, à objectiver donc, et à paramétrer ses objectifs et les moyens de leur réalisation. Elle souhaitait exercer la fonction de médecin généraliste. Or, en y regardant de plus près, nul n’était besoin qu’elle soit dans les 3000 premiers du classement national pour y satisfaire. Le fait d’être classée entre la 6000é et la 7000é place pouvait lui convenir. Elle le savait mais, tellement angoissée, elle avait oublié cette réalité. Seconde réalité, sa difficulté à accepter qu’elle ne pouvait engranger 20 matières sur un laps de temps aussi court.

Je lui ai donc demandé de sélectionner 5 matières qui soient celles avec lesquelles elle se sentait le plus à l’aise. J’ai argué du fait que, plantée pour plantée, autant qu’elle se fasse plaisir! Elle a suivi ma suggestion. Ses troubles anxieux ont commencé à décroître et cela lui a permis de travailler de façon plus efficace. Cela n’a pas empêché son stress à l’approche des trois jours de concours mais, au moins émotionnellement, elle était mieux armée.

En septembre dernier, cette jeune médecin m’a téléphoné pour m’informer qu’elle intégrait un hôpital à Paris, en qualité d’interne. Notre stratégie avait été la bonne. Elle avait réussi son concours et était bien classée. Elle avait mis à profit les mois d’été pour se reposer et réviser les matières à propos desquelles elle se sentait un peu juste. Elle avait pu, positivement, contrôler sa procrastination.

L’épuisement lié à ses conditions de travail en qualité d’étudiante en médecine (à ce propos, si vous saviez la façon dont l’état maltraite les étudiants en médecine, vous seriez choqués), augmenté de son stress issu des partiels et autres révisions, puis de l’image fragile qu’elle avait conçu d’elle au fil du temps, avaient participé à considérablement la fragiliser. Nous avions aussi pu identifier qu’au cours de ses études elle était très seule, très livrée à elle même. Ses parents finançaient ses études mais ne la soutenaient pas moralement et il en avait toujours été ainsi. Quand elle m’a téléphoné en septembre, je lui ai suggéré de consulter pour essayer de travailler sur sa confiance en elle. Je ne sais pas si elle l’a fait.

La stratégie que j’ai développé avec cette jeune femme est une stratégie parmi d’autres qu’il est tout à fait possible d’utiliser dans la plupart des cas de procrastination. Prochainement, j’essaierai de réaliser une série de vidéos à ce propos pour vous aider à combattre la procrastination, pour vous offrir la possibilité de ne plus sombrer dans la procrastination ou alors… à temps choisi.

Je ne manquerais pas de vous tenir informés. Dans l’intervalle, nul n’est besoin de vous forcer. Essayez plutôt d’accepter la situation pour ce qu’elle est. Dans le cas contraire, contrôler votre procrastination c’est comme vous contraindre à embrasser quelqu’un qui vous dégoûte. Mieux vaut éviter, quels que soient les enjeux, et surseoir de façon adaptée jusqu’à trouver la personne qui vous inspire du… désir!

Je vous laisse le soin de sérier vos priorités et, progressivement, maitriser votre procrastination.

Le Programme ARtUS - Angoisse - Anxiété - Phobie - Toc

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Frédéric Arminot

Angoisse au travail – Quelle solution à ce mal français

Angoisse au travail – Un mal français

Directeur d’une succursale d’une chaine d’hyper marché, Jean-Jacques a, une fois de plus, été muté. Prétendument pour relancer un hyper en perte de vitesse. Dans ce domaine, c’est plutôt ce monsieur de 44 ans qui semble en perte de vitesse et d’énergie. Et pour cause. Chaque soir, Jean-Jacques est victime d’angoisses nocturnes et, à chaque réveil, dangoisses matinales (symptômes d’angoisse au travail).

Jean-Jacques vient me consulter dans un état émotionnel que je mets plutôt sur le compte d’une depression, voire d’une anxiété généralisée. En y réfléchissant ensemble, grâce aux techniques issues de la thérapie comportementale, et plus particulièrement de l’approche systémique de Palo Alto, il s’avère que je me trompe. Jean-Jacques est victime d’angoisse au travail.

Définition de l’angoisse au travail

Quelle que soit la fonction que vous exercez, de l’employé au technicien, en passant par l’agent de maitrise ou le cadre, personne n’échappe à l’éventualité d’être angoissé pour des motifs personnels comme d’être victime d’angoisse au travail. Quand je parle d’angoisses, je pense aussi au stress.

L’un des symptômes les plus fréquents qui accompagne l’angoisse au travail, ce sont les angoisses nocturnes, voire les attaque de panique, et les angoisses matinale. Pourquoi?

Je vous rappelle que la définition de l’angoisse, ce qui vaut pour les angoissés du boulot. Il s’agit d’une peur projective, c’est à dire la peur de quelque chose dont vous ne savez rien, ou pas grand chose. Partant, pour des raisons quiAngoisse au travail relèvent de l’image que vous avez de vous, de l’image que vous avez des autres et de la peur du jugement, mais aussi du contexte et de l’environnement, vous pouvez craindre de ne pas avoir un comportement adapté face à une situation que vous redoutez. Cela vaut pour l’angoisse au travail.

En conséquence, à l’idée de ne pas savoir être ou de ne pas savoir faire, vos sens émotionnels vont vous alerter (sécrétion d’adrénaline). Cette sécrétion va ensuite générer de la sérotonine afin de vous permettre justement d’avoir un comportement qui permette une bonne gestion de l’évènement.

Cependant, si vous considérez que le contexte et l’environnement ne vous sont pas favorables, vous pouvez craindre que l’issue de la situation vous soit reprochée.

Vous allez donc, à une vitesse qui vous étonnerait vous même, vous poser tout un tas de questions à propos desquelles vous allez tenter de trouver des réponses pour apporter une solution à votre problème d’angoisse au travail, au déséquilibre perçu par vous. Et vous voudrez d’autant plus trouver une solution à cette angoisse au travail que vous avez besoin de vous enorgueillir d’avoir conçu cette solution. En effet, quoique de plus agréable que l’approbation des autres plutôt que la, seule, sienne propre?

Angoisse au travail – Des symptômes qui favorisent crise d’angoisse et trouble panique

Si vous êtes en recherche de reconnaissance, ou avez besoin d’approbation, c’est à dire d’être reconnu et apprécié, mais que vous êtes pris d’une crise d angoisse devant un problème soudain, vous savez que vous allez perdre votre objectif et avez donc bien des motifs d’être sujet à de l’angoisse au travail.

Tant que vous n’aurez pas résolu l’adéquation problème = solution et que, partant, vous ne lâchez pas prise et en faites une affaire personnelle, il y a toutes les chances pour que vous soyez victimes d’angoisses, et à plus forte raison d’angoisses au boulot.

Refusant de lâcher prise, vous allez être de plus en confronté à un stress, un état de tension, jusqu’à ce que vous sortiez de cette ornière. Moins vous y arriverez, plus vous essaierez.

Dès lors, votre angoisse au travail ira croissant jusqu’à ce que, éventuellement, vous rentriez dans un processus de questions à propos de votre problème pour tenter de trouver des réponses qui vous sécurisent.

En ré agissant de la sorte, vous allez ouvrir la porte à des ruminations et autres pensées obsessionnelles qui peuvent vous amener jusqu’à un trouble panique. Vous pourrez essayer tout au long de cette journée d’enfer de mettre en place des processus d’évitement de l’angoisse au travailt, pour autant, les stress afférents seront omniprésents. Votre journée de travail, bien exténuante, finira bien par passer. Et là, vous allez rencontrer un autre problème.

En rentrant chez vous, sur le chemin comme à la maison, vous continuerez à penser à votre problème d’angoisse au travail. Vos humeurs en seront affectées tout comme vos relations avec vos proches. La soirée ira, bon an mal an, jusqu’au moment du coucher. Et vous continuerez à penser, ou plutôt à réfléchir à votre problème puisque vous ne lui aurez pas trouvé une solution qui vous permette de satisfaire votre objectif: avoir la paix, être fier de vous et d’autant plus fier, qu’éventuellement, vous serez félicité. Çà, c’est dans le meilleur des cas.

Dans le pire des cas, vous risquez d’avoir des problèmes d’endormissement au point que vous soyez obligé de prendre un médicament pour vous endormir. Ce qui ne retirera rien à votre crainte d’être victime d’angoisses nocturnes ou d’être pris de crise de panique en pleine nuit ce qui ne fera qu’aggraver votre stress et alimentera l’angoisse au travail du lendemain…

Passée une nuit cauchemardesque à vous demander comment faire pour régler votre problème d’angoisse au travail, c’est fatigué que vous vous éveillerez à cette nouvelle journée potentiellement problématique. Et c’est à ce moment, à celui du réveil, qu’il y aura bien des raisons pour que vous soyez pris d’angoisse matinale. Vous ne pourrez pas vous empêcher de penser à la difficulté à résoudre. Vous penserez à ce qu’il se passe et alors que vos pensées, accessoirement obsessionnelles, reprendront le dessus, c’est angoissé que vous repartirez travailler. Et la boucle sera bouclée. Bonjour l’angoisse au travail !

Cette nouvelle journée vous sera d’autant plus pénible qu’en admettant que vous résolviez vos tracas, pour autant, vous aurez toutes les raisons de cultiver une espèce de poire d’angoisse à l’idée d’un nouveau problème. Vos projections émotionnelles reprendront le dessus dans un cycle que vous aurez toutes les peines du monde à contrôler.

Tous les symptômes d’angoisse que je viens d’énumérer sont le quotidien de bien des gens. Pour autant, est-ce le quotidien de l’environnement professionnel classique ou est-ce un mal spécifiquement français cette angoisse au travail?

L’angoisse au travail – Un mal français?

Des années durant, travailler était une fierté. Grâce à vos activités professionnelles, vous satisfassiez votre rôle social. Vous produisiez des tâches et, ainsi, participiez à faire avancer une société à la fois professionnelle et sociale. Partant, vous consommiez et participiez au système. Les inter actions avec vos collègues de travail n’étaient pas toujours faciles mais, dans un cadre collectif, vous aviez votre place. Cette même place que vous ne vous posiez pas la question de savoir si vous alliez la perdre. Des années durant, le travail était un droit. Plus d’emploi un mardi, nouvel emploi le lendemain. Au moins, la peur de la perte d’emploi était moindre voire inexistante. Quand à l’angoisse au travail, ce concept n’était pas né.

La société a évolué, le système s’est modernisé. L’argent a pris une place de plus en plus importante. Tellement importante d’ailleurs que ce même argent a fini par reléguer l’homme, son meilleur soutien, à un rôle de faire valoir qui a participé à déshumaniser le système. Les années passant, l’emploi, votre boulot, s’est fait plus rare, voire carrément précaire.

Hier, vous étiez marié avec votre entreprise ou avec l’institution dans laquelle vous travailliez. Aujourd’hui, c’est un peu comme si le mariage avait glissé vers une forme de co location où chacun va tenter de tirer la couverture à soi. Seuls les profits comptent. Les profits industriels comme les profits personnels. D’aucuns vont jusqu’à se gonfler d’orgueil en expliquant comment et combien ils gagnent des fortunes, font des profits colossaux, en pariant sur laAngoisse et travail - Un mal français chute économique de la France comme d’autres pays, membres ou non de l’Union Européenne.

Comment ne pas être angoissé dans un tel environnement alors que votre situation, hier sécurisée, est aujourd’hui précaire. Le milieu de travail exige respect et loyauté alors que, très souvent, si ce n’est du fait de l’entreprise elle même, ce sont ceux qui réclament de tels comportements qui sont les premiers à ne pas y satisfaire.

Chacun fonctionne pour soi, créant ainsi un individualisme forcené dans lequel l’autre, le collègue, devient un ennemi potentiel.

François Mitterrand avait dit: « Après moi, il n’y aura que des comptables« . Quand j’y pense, cela me fait froid dans le dos. J’ai l’impression, si ce n’est la certitude, que c’est tellement vrai. Chaque emploi a un coût. Un coût comptable qui, du fait de sa charge (la masse salariale), rend nécessaire d’exiger plus en payant moins. Les places sont de plus en plus chères tout en étant de plus en plus précaires. Le système socio professionnel français semble vouloir évoluer d’une façon telle qu’il mute en une forme de société américaine où le travail s’est inscrit dans une précarité absolue.

Rien ne vous assure qu’en arrivant au boulot, vous ne serez pas viré et que, même sil la Loi vous protège, rien ni personne ne peut prétendre n’avoir jamais eu peur en arrivant d’être exclu dans le quart d’heure qui suit. Du fait de cette précarité, l’ambiance est devenue de plus en plus délétère et chacun pense et réagit pour soi et, parfois, en niant l’autre. Les femme set les enfants d’abord est devenue une considération du passé. N’y a t’il donc pas de raison de souffrir d’angoisse au travail?

Dans un tel climat, il devient difficile de se sécuriser et d’avoir confiance en soi. Les stress professionnels son très importants et les dégâts comme les risques psycho sociaux qu’ils génèrent s’imposent en masse. La précarité, voire la misère, s’installe, et, partant, la peur de tout perdre, est le quotidien de bien des gens. Le travail, l’emploi, est devenu denrée rare à tel point que certains sont convaincus qu’il leur est inaccessible.

D’aucuns ont fini par se convaincre que, dans un tel système, ils n’ont droit à rien ni à aucune place. Pour autant, la satisfaction de leurs besoins primaires est tout aussi vitale que celle des personnes qui ont une activité rémunérée. Convaincus que le système ne veut pas d’eux alors qu’ils veulent s’y trouver et consommer à la tour, comme  à leur guise, ils vont déposséder quelqu’un pour posséder à leur tour. L‘insécurité passera du milieu de travail à la rue, et de la rue au travail. Ainsi, notre société, dite moderne, semble avoir engendré une délinquance d’opportunité où, pire, plus violent est le larcin, moindre est le profit que l’on en retire.

L’angoisse au travail, comme dans bien d’autres environnements, s’est installée à un tel point qu’aujourd’hui, il m’arrive d’entendre qu’être angoissé est normal, que c’est l’évolution du système qui veut cela et qu’il est nécessaire de s’adapter. Oui, être angoissé, c’est être confronté à un processus de confrontation à la réalité avec la nécessité de s’y adapter. Mais jusqu’à quelle limite doit on supporter l’insupportable? Et pour que cela redevienne acceptable, vivable, encore faut-il que ce même système participe de façon équivalente au respect mutuel, et ne confonde pas pouvoir et autorité au nom du profit et de la rentabilité. L’angoisse au travail a encore de beaux jours devant elle.

C’est bien beau d’avoir un monde libéral mais, comme Karl Marx le disait, le système va crever de ce qu’il a lui même participé à engendrer. Cette progéniture est-elle un monstre?

Reconnaissance angoisse au travailRécemment, l’une de mes amies m’expliquait qu’alors qu’elle travaille dans la même entreprise depuis 14 ans, son responsable avait changé. Et, comme par hasard, du jour au lendemain, mon amie a fait l’objet de critiques acerbes et de mises en cause quant à la réalité de ses compétences.

Et mon amie de m’expliquer qu’alors que son époux, qui a le même âge que moi, avait perdu son emploi, elle sentait le sien fort menacé. Victimes d’angoisse au travail et de crises d’angoisses répétées, il lui a fallu en venir à consulter un médecin pour se faire prescrire des médicaments (anxiolytique et anti dépresseurs).

Mon amie passait des nuits affreuses à l’idée de retourner travailler et à la crainte d’être victime de trouble panique dans la journée. Avec le temps, elle a trouvé une solution pour se protéger.

Elle continue à prendre des médicaments qui l’ont aidé à retrouver une meilleure qualité de sommeil mais elle a aussi fait le choix de moins s’investir dans son boulot. Il y a peu de temps, elle m’a dit: « J’ai décidé de m’en foutre » (sic). Voilà un bel exemple de ce qui nourrit angoisses, anxiété et ressentiment.

A titre personnel, un tel comportement ne peut pas remporter mon adhésion. A titre professionnel, puisque j’en constate tous les jours les conséquences psychologiques, je regrette qu’il fasse le lit d’une relation épouvantable entre un salarié et le représentant de son employeur. Que veut-il cet employeur? Que le nouveau chef de service rentabilise l’emploi en exigeant plus? Qu’il rentabilise en minorant les compétences de ses salariés, ou en mettant en cause les compétences professionnelles acquises au long d’années de collaboration pour en obtenir plus au prix de… la peur, au prix de l’angoisse au travail?

Je crois, et constate tous les jours, combien le monde du travail souffre de plus en plus. Les gens vont mal, ils souffrent, et ont toutes les raisons d’être angoissés. Le système s’est précarisé et, dans un climat d’insécurité patent, il est de plus en plus difficile et compliqué, si ce n’est de se faire une place au soleil, du moins de conserver une activité professionnelle dans des conditions de travail et d’émotions optimales.

Dans un système tel que le nôtre où la reconnaissance passe par l’argent, l’argent amenant la sécurité, les deux étant de plus en aléatoires en termes de pérennité, quelles solutions trouver pour ne plus être victime d’angoisse au travail? Comment faire pour avoir de soi une image positive et ne plus avoir peur? Comment faire pour conserver un équilibre émotionnel satisfaisant entre son moi fonctionnel (vous dans votre emploi) et son moi affectif (vous dans votre vie personnelle) et ne pas privilégier l’un au détriment de l’autre? Comment faire pour gérer l’angoisse au travail et, partant, retrouver un équilibre émotionnel puisqu’il n’est pas normal, ni humain, de vivre dans un tel environnement, précaire et insècurisant.

Autant de questions auxquelles j’essaierai de répondre dans un prochain article:  « Comment gérer l’angoisse au travail« , puisque, aujourd’hui, le monde du travail, comme les inter relations liées à votre emploi, ont évolué d’une telle façon que c’est comme si vous étiez sur un champ de bataille sans aucune formation militaire et sans armes pour combattre (pensez à la guerre 14-18). Le risque de stress est énorme et il me semble important que vous sachiez comment prendre soin de vous pour ne pas être victime d’angoisse au travail.

Angoisses et dépression

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Frédéric Arminot

Parler en public – Une peur, symptôme de l’angoisse

Parler en public – Un symptôme d’angoisse

Ninon est une femme brillante. Elle a 35 ans, a fait des études supérieures que bien des hommes lui envient. Elle est mariée et maman d’un petit garçon. Auditrice dans un cabinet international, elle passe sa vie en déplacement à l’étranger comme en France. Elle est réputée dans son métier et, de plus en plus, dans son entreprise, son nom fait figure de marque de référence. Cependant, une chose la bloque. Un truc qui dure depuis des années et qu’elle combat avec l’énergie du désespoir. La peur de parler en public.

Dans le cadre de ses activités professionnelles, et à plus forte raison du fait de l’influence grandissante qui est la sienne au sein de son cabinet d’audit et d’expertise, elle se doit d’expliquer des points stratégiques deLa peur de parler en public développement tant à ses collaborateurs et collaboratrices qu’aux clients. Autant, des années durant, elle n’intervenait que de façon courte et mesurée autant, aujourd’hui, il lui est demandé d’organiser des grandes messes et, de facto, de se mettre encore plus en avant. Or, la simple idée de parler en public la terrifie.

Elle a le sentiment d’être un produit pour son entreprise, produit mis en tête de gondole. Elle me dit que cela la met en colère, elle a l’impression d’être utilisée alors qu’à bien y réfléchir, sur la foi de symptômes qu’elle me décrit, ce n’est pas le problème.

Le vrai problème de Ninon, c’est qu’elle a peur de parler en public. De façon croissante, cela la rend malade. D’ailleurs, avant de parler en public, elle est prise de nausées, d’angoisses, de tremblements, de crises plus terribles les unes que les autres. Et cela ne semble pas simplement dû au trac. Elle fait tout pour échapper à ces grands moments de souffrance et s’infligeant une souffrance suprême qui la laisse exsangue à chaque fois. Elle s’impose d’y aller par peur de passer pour ce qu’elle n’est pas ce qui renforce son problème. Elle me consulte car elle est en pleine crise de panique.

Elle vient d’apprendre qu’elle part la semaine suivante au Montréal, au Canada. Son Directeur Général lui a demandé de l’accompagner pour participer, en qualité de conférencière, à une réunion impromptue de tous les directeurs internationaux de succursale. Son DG tient à ce qu’elle soit présente pour présenter le travail de qualité que réalise la filiale française et les excellents résultats de cette dernière, grâce, entre autres, aux compétences de Ninon. Cette dernière touche le tréfonds de sa peur de parler en public en apprenant la nouvelle du voyage au Canada.

Les symptômes de la peur de parler en public

SYMPTÔMES PSYCHIQUES

SYMPTÔMES PHYSIQUES

  • Nausées
  • Tremblements
  • Bégaiement
  • Oppression de la cage thoracique
  • Difficulté à respirer
  • Impression d’étouffer
  • Transpiration abondante
  • Nœud au ventre
  • Incapacité de s’alimenter
  • Nécessité de boire de l’alcool ou de prendre un médicament pour faire diminuer ou passer l’angoisse

Ninon est victime de toute ou partie de ces symptômes d’angoisses. Elle se rend de plus en plus malade dans les jours qui précèdent le moment ou elle doit parler en public. Elle sait que ses compétences ne sont pas en cause mais ne peut s’empêcher de penser le contraire. Le temps aidant, et la douleur psychique avec, elle cultive d’elle une image si dévalorisée qu’elle envisage de quitter son emploi. Elle a demandé de l’aide à son compagnon, avocat. Très gentiment, il n’a de cesse de la rassurer quant à ses capacités à prendre la parole en public, arguant des ses compétences, des qualités diverses qu’il lui connaît. Ce qui ne l’aide aucunement.

Elle qui rêve de visiter Montréal, envisage sérieusement de se faire porter pâle. Elle sait que si elle réagit de la sorte, sa carrière risque d’en prendre un coup. Elle me met une pression terrible en me disant: « Vous êtes mon dernier espoir! Je vous en prie, aidez moi! ». Ben voyons, comme si je faisais des miracles…

Comment gérer la peur de la prise de parole en public

Je ne peux pas faire autrement que de bombarder ma patiente de questions. J’ai besoin de tout savoir quant à la façon dont son problème émerge, quant aux solutions qu’elle a tenté depuis qu’elle a commencé à s’y trouver confrontée et, enfin, la grande question: « En quoi, le fait de parler en public est un problème? ». C’est à cette question que nous consacrerons le plus de temps mais cela nous aidera à comprendre le contexte.

D’une façon que je qualifierai de très comptable, cette jeune femme m’explique que parler en public est un problème car elle a toujours eu ce problème! Enfant, l’idée de parler en public, de prendre la parole devant les autres élèves la terrifiait. Alors qu’elle avait les moyens d’être simplement une bonne élève, elle exigeait d’elle même d’être une excellente élève. Elle était convaincue que cela la protégeait d’être trop interrogée par les enseignants, à l’oral.

Chaque matin, l’habitude aidant, elle savait le risque qu’il y avait à ce qu’elle soit sollicitée pour une intervention verbale.

Elle manipulait sa chère maman, invoquant un mal de ventre, ou un mal de gorge pour éviter de prendre le risque d’avoir à parler en public. Elle avait fini par devenir assez créative en matière de comportement d’évitement.

A chaque examen qu’elle passe, c’est un véritable supplice. Sa mère l’accompagne souvent chez le médecin qui, en toute bonne foi, ne fait pas le rapprochement entre les symptômes physiques et le vrai problème de Ninon. Cette dernière se gardant bien de verbaliser à propos de sa peur de parler en public tant aux médecins qu’à … sa mère. La maman de Ninon est veuve et sa fille n’a que fort peu connu son père.

A ce stade de la consultation, j’apprends que la mère de Ninon est enseignante. Et Ninon de m’expliquer combien elle craignait les jugements de sa mère laquelle, bien qu’aimante, exigeait de sa fille qu’elle ait des comportements sociaux adaptés d’une part, tout en ne se privant pas d’émettre des jugements sur Pierre, Paul ou Jacques à compter du moment où la règle maternelle n’était pas respectée d’autre part. Ninon se devait de bien faire, y compris quand elle devait parler en public, et avait toutes les peurs du monde de ne pas y arriver.

Cette patiente a cheminé, bon an mal an, jusqu’à son bac puis à suivi des études universitaires. Tout au long de son parcours scolaire, elle ne s’est que fort peu lâchée. J’entends par là qu’elle s’est toujours attachée à donner d’elle une image positive. Celle d’une enfant, puis d’une adolescente puis enfin celle d’une adulte responsable. En conséquence, craignant trop ce que les autres pourraient penser ou dire d’elle, elle n’est jamais sortie des clous! Elle craint donc de façon quasi pathologique le jugement des autres. Elle le craint tellement d’ailleurs que cela frise la phobie.

Ninon a toujours tout voulu contrôler. Jusqu’à ses moments de désir d’adulte me précise t-elle. Elle ne cède pas au seul désir. Il doit être accompli d’une façon mesurée et assumée. Tout doit être sous contrôle.

Parler en public – La peur de la perte de contrôle de soi

Parler en public induit que vous prenez un risque et que vous vous soumettez aux jugements des autres. Il y a aura toujours quelqu’un pour vous critiquer! Vous parlerez sans articuler, au sens de certains, d’une voix trop lente ou insuffisamment appuyée au sens d’autres, ou ce que vous exprimerez n’aura aucun intérêt. Ainsi, vous n’aurez de cesse de guetter les gestes et mouvements de votre auditoire pour mesurer leur intérêt ou désintérêt quant à ce que vous présentez. A plus forte raison que vous êtes victime d’une peur de parler en public.

Sur la foi de votre peur de parler en public, vous re calibrerez votre exposé oral en fonction de vos ressentis et ce que vous redoutez… vous arrivera. Vous bégaierez peut être, vous tromperez dans l’énoncé de votre speech, vous mettrez à transpirer pour finir par déglutir plus que nécessaire et avaler des litres d’eau pour vous « graisser » la gorge et la bouche, cette bouche que vous

Parler en public - Contrôle de soi aurez si sèche. En un mot comme en cent, votre confiance en vous sera fortement altérée et, en amont, vous ferez tout pour vous éviter cet exercice douloureux, celui de parler en public.

Votre peur de mal faire prendra le dessus et vous ne retrouverez vos poumons et votre air que bien longtemps après que vous ayez terminé. Vous finirez épuisé, tout comme cette chère Ninon. En colère après vous, empreint de honte et de culpabilité, vous vous promettrez que vous ferez mieux la prochaine fois. Oui, la prochaine fois, vous saurez ne plus avoir peur de parler en public. Laquelle prochaine fois sera pire que la précédente puisque le problème se sera enrichi de vos douleurs passées et de votre peur de celles à venir.

Sujet à l’angoisse de façon répétée comme d’autres sont sujets au mal de dos chronique, ruminant des solutions qui ne viennent pas, pour savoir parler en public, vous consulterez quand il y aura le feu, comme Ninon. Normal, vous êtes tellement occupé. Et si on trouvait de vraies solutions? Pérennes et efficaces? Des solutions pour ne plus avoir peur de parler en public?

Quelle stratégie adopter quand vous avez peur de parler en public

Bien sûr, si avant même de parler en public vous pensez à vos peurs et tentez de les refoulez, vous commencez mal. Il est une certitude que me confirme Ninon, c’est que, au moins, sa peur de parler en public l’oblige à faire encore mieux qu’elle n’en soit capable. Elle doit être magistrale. Une standing ovation la ravirait mais, elle ne se produit pas au Carnegie Hall. Malgré tout, c’est le bénéfice caché que Ninon désespère de trouver. Et plus Ninon pense à ses peurs, plus elle les alimente. Je lui propose donc deux exercices pour ne plus avoir peur de parler en public. Pour commencer.

Exercice 1

Dans le cadre de sa peur de parler en public, Ninon est confrontée à des symptômes d’angoisses majeurs. D’une façon générale, c’est le pendant des problèmes émotionnels issus de sa peur de parler en public. Bien que reconnue dans son métier, elle souffre de façon paradoxale d’un manque de confiance qui explique ses peurs à l’idée de parler en public. Je lui ai donc demandé de réfléchir à la toute première chose, et la plus petite des choses, qui lui permettrait de se sentir un peu apaisée en situation de parler en public.

Ninon ne voit pas. Je lui propose donc de tenir un objet qui lui soit agréable à la forme et à la couleur, objet qu’elle devra utiliser à chaque moment de prise de parole. Je lui indique qu’elle devra utiliser cet objet d’une façon particulière. L’objectif étant de se désolidariser de sa perception infantile pour retrouver pleinement un comportement adulte. Elle peut, à l’aide de cet objet, faire le choix de régresser mais doit en assumer les conséquences. Volontairement, les conséquences sont assez dures. Je vous rappelle que nous avons peu de temps. Montréal c’est demain!

Ninon utilisera cet exercice pour s’affirmer non seulement dans sa sphère professionnelle mais aussi dans sa sphère affective et sociale. L’objectif est respecté. Pour le second exercice, je lui prépare le pire de ce qu’elle redoute.

Exercice 2

Certains d’entre vous qui lisent ce Blog ou en sont membres doivent savoir et comprendre ce que j’entends par exercice du pire. Je demande à Ninon de m’énumérer ce qu’elle pourrait craindre de pire si, d’aventure, elle se retrouvait effectivement incapable de parler en public. C’est un exercice assez particulier qui donne des résultats extraordinaires. S’il est difficile à mettre en place, ou plutôt à satisfaire, les deux trois premiers jours, par la suite ses résultats sont prodigieux. Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple?

Ninon et moi dressons un tableau précis des exercices comme des scenarii à travailler conformément à l’exercice. Ninon n’est pas autorisée à trouver des comportements pour éviter sa peur de parler en public De façon mentale, elle doit absolument imaginer le pire de ce qu’elle craint quand elle doit parler en public mais, aussi plus loin encore.

En effet, se contenter d’imaginer le pire dans une situation donnée est très insuffisant. Il faut imaginer le pire du pire. Il faut donc imaginer que non seulement le pire arrive mais qu’au surplus il aura des conséquences pires que le problème lui même. Il faut donc penser d’une certaine façon, conformément à l’exercice thérapeutique issu de l’approche systémique de Palo Alto, à toutes les angoisses perçues et vécues sans aucune solution d’une part, et à toutes les conséquences dramatiques qu’elles auront par la suite, une fois que Ninon aura fini de parler en public d’autre part. Penser à toutes les conséquences les pires cela signifie, penser, par exemple, que Ninon perd son emploi à cause de son problème et que, partant, où qu’elle cherche à être recrutée, elle est précédée d’une image telle que personne ne veut d’elle, et qu’elle aura donc des problèmes professionnels et économiques, etc.

Pour découvrir de façon plus précise ces exercices liés à la peur de parler en public et comment les appliquer de sorte à ne plus avoir peur de parler en public, je vous invite à consulter le Programme « Solution – Peur de parler en public« . Dès après votre inscription, vous accèderez à tous les exercices qui vous aideront à ne plus avoir peur de parler en public.

P.S: Ninon m’apprendra qu’après son voyage au Canada, un promotion lui a été proposée. Nous nous voyons encore de temps en temps pour consolider la solution stratégique liée à sa peur de parler en public. Ninon a retrouvé confiance en elle et commence, enfin, à se lâcher, à être moins comptable de ses désirs dans tous les domaines de sa vie. L angoisse semble céder le pas au lâcher prise.  Dont acte.

Pourvu que ça dure…

Comment vaincre une phobie

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Frédéric Arminot

Crise d’angoisse – Comment gérer une crise d’angoisse

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Crise d’angoisse – Comment gérer une crise d’angoisse

Victime d’angoisse ou victime d’anxiété, il se peut que vous soyez confronté à une crise d’angoisse. Quelles qu’en soient la ou les raisons, la difficulté va consister pour vous à dépasser ce moment très pénible voire à le prévenir. Je vais donc essayer de vous donner quelques conseils pour gérer une crise d’angoisse.

Crise d’angoisse – Conseil N°1

Essayez d’accepter que vous êtes confronté à une crise d’angoisse

Comme je l’ai souvent écrit dans ce Blog, plus vous lutterez contre les angoisses ou contre votre crise d’angoisse, pire cela sera. Vous êtes victime d’un blocage émotionnel.

Votre cerveau vous donne de façon brutale une ou des informations qui vous avertissent de dangers très importants. Votre cerveau exige de vous que vous ayez un comportement adapté en réponse à cette sollicitation. Pour se faire, votre sytème nerveux central se sert d’éléments physiologiques en modifiant les paramètres d’équilibre. Par exemple: douleurs abdominales, transpiration, accélération du rythme cardiaque et autres joyeusetés… Ne vous inquiétez pas.

Comment gérer une crise d'angoisseC’est douloureux mais pas mortel. Il existe des solutions pour apaiser ces symptômes et gérer la crise d’angoisse afférente.

Lutter ne vous sert à rien si ce n’est d’accentuer vos symptômes d’angoisses. Pour gérer une crise d’angoisse alors que vous redoutez qu’elle ne provienne, il vous faut agir de façon préventive. Cela signifie qu’en partant de chez vous le matin, ou après vous être réveillé alors que vous avez peur d’avoir peur, dites vous qu’il y a de fortes présomptions que vous soyez victime d’angoisse ou de crise d’angoisse.

Crise d’angoisse – Conseil N° 2

Essayez d’accepter votre crise d’angoisse en vous disant que vous n’y pouvez rien. Convainquez vous que cette crise d’angoisse va être horriblement douloureuse pour vous et que vous ne pourrez rien y changer. Si fou que cela puisse vous paraître, répétez cela au moins 10 fois de suite puis, toutes les deux minutes, pendant 15 minutes.

Vive le sac de supermarché

En cas de crise d’angoisse, le 1er conseil est à appliquer aussi souvent que vous en éprouvez le besoin. Ne cherchez pas à rationaliser. Si une solution rationnelle vous avait aidé, vous le sauriez et ne seriez pas entrain de lire cet article. Maintenant, il se peut Crise d'angoisse hyperventilationque vous soyez confronté à une crise de spasmophilie associée à une crise d’angoisse. Voici comment faire en pareille situation.

J’imagine que vous faites des courses et qu’il vous arrive de vous retrouver avec des sacs de supermarché.

Vous savez ces sacs en propylène qui, parfois, sentent le pétrole. Il faut que vous ayez l’un de ces sacs en permanence sur vous ou avec vous. Si, dans les prémisses d’une crise d’angoisse, ou au cours d’une crise d’angoisse, vous vous sentez oppressé à un point que vous avez du mal à respirer:

– Prenez votre sac de supermarché et appliquez le de la façon la plus hermétique possible, en le tenant à deux mains, sur votre nez et votre bouche. Une fois fait, respirez dans le sac. Cela va vous permettre de respirer de l’oxyde de carbone ce qui va réguler votre air, votre respiration donc très conséquemment diminuer les symptômes de crise d’angoisse.

Crise d’angoisse – Conseil N° 3

La malbouffe – L’intérêt d’une hygiène alimentaire

Quand on est victime de crises d’angoisses, le corps, sur ordre du cerveau, a une façon de nous alerter pour le moins pénible. Et, à ce propos, à titre d’informations, nous recevons des informations qui se traduisent en émotions. Or, votre sphère abdominale est le siège de vos émotions. Ne vous est-il jamais arrivé de vous sentir gonflé comme une outre alors que les angoisses vous agressaient?

Pour vous éviter cet inconfort qui rajoute à votre crise, essayez de ne pas manger n’importe quoi. C’est à dire, essayez d’éviter un excès de féculents ou ou d’aliments lourds à digérer. Si cela vous est possible, essayez d’avoir une alimentation la plus équilibrée possible.

Crise d'angoisse - Hygiène alimentaireA la fois parce que cela favorisera votre transit intestinal et vous évitera certaines urgences très désagréables, comme la peur de vomir (émétophobie) ou d’être victime d’une laxophobie (je vous laisse le soin de trouver ce que c’est). Donc, évitez les fast foods et, abstenez vous de faire des excès alimentaires.

A l’inverse, évitez de ne pas ou insuffisamment vous alimenter. Si tel est votre cas, si vous avez du mal à vous nourrir, vous risquez de stomacalement souffrir en cas d’angoisses. Si vous avez d’une aide pour bénéficier d’une alimentation, n’hésitez pas à vous faire aider d’un nutritionniste.

Ne pas avoir une alimentation équilibrée est un facteur de stress. Beaucoup de gens, victimes comme vous d’angoisses et de crises d’angoisses, ont une tendance à se sous alimenter ou se sur alimenter. De la même façon, d’aucunes usent de substances psycho actives  comme l’alcool ou les stupéfiants pour éviter ou affronter leurs angoisses. C’est le pire à ne pas faire.

Crise d'angoisse - Crise de panique

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Essayez de ne consommer de l’alcool qu’avec beaucoup de modération voire pas du tout. Au moins tant que vous ne saurez pas totalement contrôler les angoisses. Quant aux stupéfiants, évitez les carrément.

Dans mon cabinet de thérapie je n’ai que trop de patients qui sont venus ou qui viennent me consulter parce que, très angoissés, ils pensaient gérer leur crise d’angoisse à coups de cannabis ou de cocaïne. Beaucoup d’entre eux ont fait des bad trip et sont, depuis lors, victimes de crise de paranoïa ou de depression, accessoirement accompagnée de symptômes de dé réalisation.

Crise d’angoisse – Conseil N° 4

Évitez tout ce qui vous fait peur

Beaucoup de gens s’imposent de se confronter à ce qui leur fait peur, à ce qu’il est convenu d’appeler l’objet phobique. Çà leur sert à quoi, ou çà vous sert à quoi? A rechercher encore et encore la preuve que vous n’y arrivez pas? Ça vous sert à quoi de vous faire du mal? Vous essayez de vous convaincre qu’un jour vous y arriverez? Quand? Arrêtez s’il vous plait, soyez gentil avec vous. Dites vous que vous êtes la personne la plus importante sur terre et qu’il vous faut vous faire attention à vous. Prenez soin de vous. Donc, cessez de vous contraindre à pratiquer ce que l’on appelle l’exposition, ou l’exercice d’exposition. C’est un manque de respect et d’estime de vous même!

Pour un temps, essayez d’éviter toutes les situations, tous les contextes, toutes les personnes qui vous procurent angoisses, crise d’angoisse et anxiété.

Sinon, c’est comme si vous alliez sur un champ de bataille pour vous convaincre que vous n’avez aucune raison d’avoir peur ou que vous alliez asticoter une bande de voyous alors que vous êtes seul et n’appartenez pas à ce monde, si tant est que cela en soit un, de monde…

Essayez de vous dire que comme vous ne sortiriez surement pas de chez vous avec 40° de fièvre, vos angoisses vous empêchent d’avoir une vie normale, conforme à vos désirs. Donc, arrêtez de vous tenir la dragée haute! Si vous ne respectez pas ce conseil, vous finirez par alimenter un processus d’angoisses que vous ne contrôlerez plus. Pensez au Conseil N°1. Merci pour vous.

Crise d’angoisse – Conseil N°5

Une chose à la fois

Notre monde, notre société est d’un stress absolu, voire d’une violence absolue. Pour montrer à la terre entière, voire se prouver à soi même, que l’on est à la hauteur de tout, on a une tendance sociale à s’imposer de multiples de tâches au quotidien. Et, le plus souvent, surtout quand il s’agit de vous qui êtes vulnérable émotionnellement, j’ai écrit vulnérable pas faible, cela se termine mal, dans la douleur voire dans les larmes ou encore la colère voire le ressentiment.

Pour vous protéger de toute crise d’angoisse, n’envisagez qu’une tâche ou action à réaliser par jour. Laissez vous suffisamment de temps pourCrise d'angoisse et petits progrès l’accomplir. Trop de temps est subjectif. Certains sont plus rapides que d’autres et cela n’induit que ce qu’ils ont réalisé en moins de temps que d’autres est mieux fait. Parce que ceux qui fonctionnent comme cela sont le plus souvent stressés et pourrissent la vie de leur entourage.

Moralité, soyez gentil avec vous. Un pas après l’autre. C’est bien comme cela que vous marchez? Vous ne balancez pas vos deux pieds en même temps vers l’avant? Si? Alors vous savez que vous allez tomber! Après tout, cela vous regarde.

Crise d’angoisse – Conclusion

Prenez le temps. Essayez de vous dire que bien que cela fasse des semaines ou des mois, voire des années que cela dure, il vous faut du temps pour qu’un changement s’opère. Et si vous souhaitez ce changement, un changement rapide et efficace, je vous suggère ou de me consulter ou de vous inscrire sur ce Blog.

Je sais, je prêche pour ma chapelle, mais, les solutions pour gérer une crise d’angoisse pour vous, je les ais et… je vous les offre. Quoi demander de plus avec un taux de réussite supérieur à 94 % soit, 16 cas résolus sur 17? La lune est proche…

Frédéric Arminot

Angoisse chronique – Comment ne plus en souffrir

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Angoisse chronique – Comment vaincre l’angoisse chronique

Parmi la série de petits articles que j’ai décidé de mettre à votre disposition pour vous apporter des réponses plus rapides (à lire), et donc plus rapidement accessibles, je réponds à certains d’entre vous qui m’ont demandé ce qu’il en est de l’angoisse chronique.

Notions de base

Angoisse et anxiété sont des termes synonymes pour désigner un certain état physique ou psychologique. L’angoisse chronique est souvent définie comme un sentiment général de malaise. Ceux qui sont atteints par l’angoisse chronique voient les choses de façon pessimiste, et se sentent inutiles face à des situations difficiles.

L’angoisse chronique induit un sentiment répétitif qui met mal à l’aise. Ce sentiment si particulier fait que l’angoisse chronique est vécue comme une forme de malaise qui ne fait l’objet d’une cause précise. La personne atteinte d’angoisse chronique est victime d’une peur permanente. La notion, ou la perception, du danger existe pour elle en tout temps et tout en lieu. Il est difficile, voire impossible, d’échapper à ce sentiment de malaise qui génère un mal être profond.

Souvent incomprises, les victimes sont fréquemment contrariées par cette incompréhension, et se renferment sur elles mêmes. Ce qui a pour effet, bien évidemment, de les isoler et d’aggraver leurs symptômes.

Les différences entre angoisse et anxiété

L’angoisse chronique est donc caractérisée par un sentiment général de malaise dont l’origine est difficilement identifiable. Plus généralement, ce sentiment de malaise et de dangers est le plus souvent lié à des sujets tabous ou sensibles. Celui ou celle qui est la proie se trouve dans une situation embarrassante, une sorte d’impression d’ensemble qu’il ou elle n’arrive pas à exprimer. Ce sentiment qui a un lien fort avec des sujets intimes génère un Angoisse chroniqueblocage qui empêche tout épanouissement.

Mal traitée, cette angoisse chronique peut réapparaître à tout moment. L’angoisse est souvent assimilée à une forme d’anxiété. La différence  entre l’angoisse et l’anxiété est si subtile que l’on ne peut affirmer que l’angoisse chronique est une émotion qui s’apparente à de l’anxiété.

L angoisse chronique peut être d’origine organique : un manque de magnésium par exemple. On peut identifier l’angoisse chronique au travers de diverses manifestations physiques voire neurologiques:

  • Tachycardie
  • Somatisation
  • Crise de tétanie

Quand l’angoisse chronique se manifeste par une crise de tétanie, cela signifie qu’il faut prendre de mesures médicales spécifiques puisque le malaise a des conséquences physiques (consultez votre médecin et faites réaliser des analyses).

Les symptômes de l’angoisse chronique

La personne victime de ce sentiment de malaise peut présenter des symptômes inquiétants comme la tachycardie. Cela consiste en une accélération du rythme cardiaque, au-delà de 90 à 100 battements par minute. On pourra également être confronté à des somatisations (manifestation physique du trouble psychique). Par exemple, un cas typique de somatisation est une tension musculaire parfois constante.

L’angoisse chronique est responsable d’un ralentissement psychomoteur et d’une fatigue souvent importante. Ce problème est aussi lié à un manque d’initiative, d’enthousiasme, ou encore d’intérêt. Cela peut aboutir à une dépression réactionnelle.

Traitement de l’angoisse chronique

Cette angoisse qui se répète devient une angoisse chronique. Plus précisément, l’anxiété est la forme répétitive de l’angoisse. Comme à l’accoutumée, il est très important de comprendre le mécanisme de son angoisse afin de la traiter efficacement. Dans la mesure où l’angoisse chronique est provoquée par des mécanismes internes inconscients, la meilleure façon de la soigner est d’essayer d’attaquer le problème de front.

Les traitements chimiques (médicaments) peuvent être efficaces pour soigner l’angoisse. Malheureusement, on ne peut pas compter sur ces traitements car même s’ils guérissent de façon spontanée. Ils ne font qu’atténuer les symptômes qui ne manqueront pas de resurgir dès l’arrêt des prises médicamenteuses.

Il existe des thérapies classiques qui peuvent donner de bons résultats. Mais, tout le monde ne souhaite pas s’inscrire dans une démarche thérapeutique longue (psychologie, psychanalyse). Il existe des thérapies brèves. En l’espèce, il peut s’agir de relaxation, de sophrologie, d’EMDR ou encore de thérapie comportementale (TCC).

La plupart des gens sont convaincus qu’on ne peut pas vaincre l’angoisse chronique et qu’il faut simplement savoir vivre avec elle. Pourtant, ceux qui sont vraiment à la recherche d’une solution à l’angoisse chronique pourront trouver satisfaction dans les thérapies.

Le meilleur moyen pour traiter l’angoisse chronique est de consulter un thérapeute comportemental. En prescrivant des exercices thérapeutiques progressifs, on peut facilement retrouver estime et confiance en soi. Les causes de l’angoisse chronique peuvent être nombreuses et il serait trop long et fastidieux de les chercher toutes. En conséquence, une thérapie comportementale est un des meilleurs moyens, si ce n’est le seul, pour trouver l’origine de cette angoisse et surtout définitivement l’écarter.


Frédéric Arminot

Quand une horloge biologique perturbée est un facteur de risque d’anxiété

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Quand une horloge biologique perturbée est un facteur de risque d’anxiété

Horloge biologique et anxiété

Anxiété et horloge biologique

Chez les mammifères, la lumière est un élément indispensable au bon fonctionnement de l’organisme. Cette réaction à la lumière est gouvernée dans notre organisme par une horloge biologique.

Les facteurs d’anxiété sont multiples et différents en fonction de nos personnalités respectives.

Je vais essayer de faire le point sur ces facteurs d’anxiété et sur ce qu’il est convenu d’appeler l’horloge biologique.

J’ai des souvenirs précis de ma propre horloge biologique et des conséquences anxieuses que cela a eu pour moi et sur ma vision des choses.

Quand l’âge n’aide pas l’horloge biologique

Il y a quelques années, j’ai commencé à me plaindre d’un problème d’audition. Parfois, je n’entendais pas ce que les gens me disaient au point que j’étais contraint, et désolé, de leur demander de se répéter. Un comble au regard de mes activités de coach comportemental, puisque mon métier consiste à entendre les gens qui me parlent!

Au début, je n’y ai que peu prêté attention. Les années passants, le problème s’est fait plus prégnant. J’irais jusqu’à écrire plus handicapant. Alors, un jour, invité par mes proches à faire quelque chose, je suis allé consulter un ORL pour faire un audiogramme. Et là, j’ai ressenti les prémisses de mon anxiété. celle de mon âge, celle qui me refaisait penser à cette phrase de Chateaubriand dans « Les mémoires d’Outre-tombe« , je cite: « La vieillesse est un naufrage« .

Je fais court. Au sortir de cette consultation chez l’ORL, il était avéré que j’avais perdu 60% d’audition à une oreille. Je me suis même rappelé dans quelle condition j’avais du perdre cette ouïe. Adolescent, j’étais en vacances à l’étranger. Alors, que nous accompagnions quelqu’un qui prenait l’avion, nous avons attendu très à proximité du tarmac. A l’époque, les aéroports n’étaient pas ce qu’ils sont devenus, et ce type de lieu était très accessible. Accoudé à une petite barrière, un avion a fait demi tour devant nous puis a décollé plein gaz. Mon oreille se souvient encore de la douleur que j’ai ressenti à ce moment là.

Toujours est-il que pendant la consultation, le médecin m’a dit, non sans un grand sourire: » Mon pauvre monsieur, votre horloge biologique s’est mise en route ».

Je suis ressorti du cabinet médical très… circonspect. J’ai ressenti une grande détresse devant le rappel de mon horloge biologique. C’est comme cela que j’ai commencé à ressentir une certaine anxiété quand aux mouvements de mon horloge biologique et à la nécessité de répondre de façon adaptée à certains de ses mouvements ou oscillations.

Horloge biologique – Les différents facteurs d’anxiété

L’âge aidant, il y a différentes domaines de votre vie qui peuvent impacter votre horloge biologique et, ainsi, favoriser l’anxiété. En ce qui me concerne, à compter du moment où j’ai appris que mon horloge biologique s’était mise en route, mais je me suis senti plus victime d’une anxiété dont je ne prenais pas la mesure auparavant. Il m’est même arrivé de me sentir angoissé à ce propos.

Je suis devenu plus attentif aux changements de mon corps, de mes comportements alimentaires, de la qualité de mon sommeil, de mes émotions, de mon état de fatigue, etc. J’en suis même venu à être plus attentif à mes relations avec les autres afin que ma vigilance soit plus fine quant aux émotions que je pouvais ressentir, que ceci ait ou pas un lien avec mon horloge biologique.

C’est comme cela que je me suis rendu compte, l’âge aidant, que j’étais moins patient, que je devenais plus fatigable, plus exigeant aussi à propos de certains domaines de ma vie. Je me suis rendu compte que je pouvais avoir plus besoin de chaleur, de lumière alors que, jamais, jusqu’à il y a peu, je ne m’étais intéressé à ces éléments.

Aujourd’hui, je suis plus à l’écoute de moi même, de mes émotions que je ne l’étais auparavant. Je pense que, sciemment ou non, je recherche une certaine harmonie du corps et de l’esprit. En fait, j’ai l’impression d’être devenu un peu comme une souris (de laboratoire ou pas). J’essaie de m’adapter à mon environnement et de moins y faire face qu’avant, au sens de la confrontation et du conflit.

Les conflits ne me gênent nullement mais je crois avoir tendance à désormais les éviter. Je me souviens d’un tailleur avec lequel j’avais eu un conflit à propos d’une marchandise qu’il refusait de m’échanger. Il m’avait dit qu’avec l’âge, il y avait des choses qui lui semblaient devenir moins importantes que d’autres. Autant, des années durant, il faisait tout pour éviter un conflit avec un client, autant, au jour où lui et moi avons été en conflit, il m’a clairement signifié que  ma colère ne le dérangeait pas et que, vu son âge, le même que le mien aujourd’hui à l’époque dont je vous parle, il prenait beaucoup de distance avec çà.

Moralité. Pour vous « harmoniser », mieux vaut plutôt accepter ces choses que vous ne pouvez changer. Mieux vaut vous adapter à cette nouvelle vision de vous même comme des choses qui vous environnent. Votre horloge biologique vous en sera reconnaissante et vous en serez quitte, au début en tous cas, pour un peu d’anxiété.

Mais c’est juste une question de temps et de comportement. Si vous acceptez ces modifications, ces nouvelles perceptions, si vous lâchez prise, vous vous adapterez à votre horloge biologique laquelle vous signifie simplement qu’elle a besoin que vous preniez en compte de nouveau paramètres. Alors, si vous agissez en vous adaptant, tout ira pour le mieux.

Frédéric Arminot

Source

Anxiété – 10 choses que les personnes souffrant d’anxiété ont assez d’entendre

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Anxiété – 10 choses que les personnes souffrant d’anxiété ont assez d’entendre

Il est parfois de ces poncifs que les personnes souffrant de troubles anxieux sont fatigués d’entendre. Je vais faire le point sur ces phrases toutes faites qui sont assénées aux personnes qui sont anxieuses (anxiété généralisée ou anxiété de performance par exemple) et qui ne font qu’aggraver leurs émotions.

Partant, j’essaierai de vous expliquer par le menu quoi dire et comment dire à quelqu’un victime d’anxiété pour l’apaiser.

Les 10 phrases à proscrire en matière d’anxiété

10 choses pénibles au sujet de l'anxiété

Personnes souffrant d’anxiété

Autour de nous, nous avons toujours un certain nombre de personnes susceptibles de nous asséner leur vision des choses comme une vérité première.

Quand on les écoute, et à plus forte raison quand on souffre de symptômes de troubles anxieux, on ne peut s’interdire de faire des comparaisons entre eux et nous, ce qui renforce un peu plus notre vision de notre propre anxiété.

C’est comme cela que des gens bien pensants, considèrent, sans doute, qu’en assénant leur vérité, ils vont aider les personnes qui soufrent d’anxiété.

Vous trouverez ci-dessous, une dizaine de ces poncifs qui génèrent le plus souvent le contraire de l’effet souhaité (sachant que ces mêmes idées toutes faites ne sont pas applicables qu’aux problèmes d’anxiété mais aussi à tout un tas d’autres problèmes dont une personne peut souffrir).

Tu dis souffrir d’anxiété – Il te suffit de ne pas y penser

Cela paraît si simple, surtout à la personne qui ne souffre pas de ce problème émotionnel. C’est ce que j’appelle la phrase qui tue! Si c’était aussi simple, la personne victime d’anxiété se serait empressée de cesser de penser à son problème et l’aurait résolu avec une facilité déconcertante. De fait, il n’y aurait pas lieu de parler de çà…

Tenir ce genre de propos repose, le plus souvent, sur l’incapacité et le déni de celui ou celle qui profère cette phrase et qui le renvoie à lui même et à son incapacité propre à gérer ses émotions.

Tu souffres d’anxiété parce que tu prends plaisir à te victimiser

Celle là, elle est pas mal! S’il est vrai que dans la problématique de l’anxiété, il y a une question à se poser à propos de la relation que la personne victime d’anxiété entretient au sujet et de ses émotions, et de sa difficulté à les gérer, il est certain que la personne qui souffre y prend rarement plaisir. Ou, en tous cas, pas de façon délibérée!

Tenir ce propos à quelqu’un qui souffre de problèmes d’anxiété, c’est faire preuve d’une bêtise humaine conséquente et d’un manque d’empathie qui n’a d’égale que la phrase suivante.

Etre toi, ce doit être une horreur

Effectivement. Souffrir d’anxiété est une horreur. Mais signifier à l’intéressé qu’il est un poids, c’est participer à le culpabiliser ce qui, bien évidemment, n’arrange rien. Entre lui renvoyer de lui une image méprisante, et le confronter à sa difficulté à gérer ses émotions, c’est l’ancrer plus encore dans une douleur dont il aimerait bien trouver les clés.

De fait, la plupart des gens qui prononcent ce type de phrase sont celles là mêmes qui jouissent de les prononcer pour conserver d’elles mêmes une image positive en dépréciant l’autre qui, lui, n’arrive pas à traiter l’anxiété dont il est victime.

Si tu ne dramatisais pas tout, tu souffrirais moins

Là, le propos est très clair. C’est de ta faute si tu souffres d’anxiété. Dire une telle chose, c’est comme de dire aux victimes des récents attentats à Paris que c’est de leur faute si les terroristes leur ont tiré dessus! Cette petite phrase assassine participe, encore, à renvoyer de la personne souffrant d’anxiété, une mauvaise image d’elle même. Une fois de plus, nous pouvons nous inquiéter de ce qui motive certaines personnes à tenir de tels propos. Mais, je crois savoir de quoi il retourne. Elles cherchent à se rassurer sur leurs propres comportements.

Souffrir d’une telle anxiété, c’est ridicule

Quel beau poncif! Dans la même veine que les phrases précédentes, c’en est une de plus qui ne fait que renforcer la culpabilité. « Je souffre d’anxiété et ne me veut nullement ridicule, mais je me sens ridicule à dramatiser telle ou telle situation, c’est vrai. Nul n’est besoin de me le rappeler ».

Maintenant, peut-être que si vous souffrez de ce problème, c’est que, malgré vous, vous avez accumulé tant d’émotions dont vous n’avez su que faire, puisque vous avez tenté de les contrôler, qu’aujourd’hui votre anxiété relève plus du traumatisme que du plaisir d’avoir mal.

Mais il n’est pas certain que les personnes qui vous disent que vous êtes ridicule soient capables de comprendre cette éventualité.

Tu n’as qu’à prendre sur toi

On prend les mêmes et on recommence. Si tu souffres, c’est de ta faute! Comment font les autres, merde! Comment je fais moi? Tu n’as aucune volonté. Tu n’as pas un comportement adulte! Apprends à te comporter comme tel, enfin! Waouh, comme c’est violent de dire à quelqu’un qu’il n’a qu’à prendre sur lui pour traiter et gérer l’anxiété. Si c’était facile, cela se saurait.

Si tu ne voyais pas tout en noir, tu souffrirais moins

Ah, çà, la palisse aurait dit la même chose. Mais ne pensez-vous pas que la personne qui n’aspire qu’à vaincre l’anxiété dont elle est victime aimerait voir la vie en rose? Si elle avait plaisir à souffrir, éprouverait-elle le besoin d’être plus aisée, moins en stress? Voir les choses sous un angle négatif ne relève pas du plaisir à souffrir mais, le plus souvent, de quelque chose que l’on ne sait pas appréhender autrement. Et ce, dans la mesure où vous ne pouvez pas faire quelque chose qu’on ne vous a pas appris. Si, enfant, vous avez grandi dans un climat anxiogène, comment naturellement, voir les choses que vous ressentez de façon positive?

Qu’est-ce qui te rend si anxieux

Le plus souvent, il n’y a pas une chose en particulier qui justifie l’anxiété. L’anxiété, c’est un peu comme un état d’esprit, pour faire écho au chapitre précédent. Je peux me sentir empli d’anxiété à propos d’un sujet que d’aucun considérerait comme mineur. Tout peut être, potentiellement, un sujet d’anxiété. Et partager avec toi ce qui est un vecteur d’anxiété, c’est augmenter mon anxiété parce que c’est me faire craindre que tu juges mes propos. Et, cette peur là, celle d’être jugé, est un facteur d’anxiété!

Tu ne fais pas d’efforts, sinon tu souffrirais moins

J’ai bien compris que tout est de ma faute. J’ai bien assimilé que si je voyais les choses de façon plus positive, je ne souffrirais pas autant d’anxiété. J’ai aussi compris, que tu viens, une fois de plus, de me dire que je m’y prends mal. Si je écoute, je n’ai qu’à mieux m’y prendre et je souffrirais moins d’anxiété. Tu as raison et j’ai tort. Je sais. C’est comme cela et ce n’est pas près de changer puisque je ne fais rien de bien pour gérer mon anxiété.

Tout le monde souffre

J’ai bien compris que je m’y prends comme une brelle! Nul n’est besoin d’en rajouter. Les autres savent y faire, moi pas. D’ailleurs, puisque tu utilises la comparaison, je n’ai de cesse de me comparer aux autres . Et mon anxiété est d’autant plus vive que je me dis que, oui, beaucoup d’autres souffrent d’anxiété et que, eux, semblent s’en arranger. Je sais. Je suis un incapable. Merci de ton aide!


Frédéric Arminot

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Attentats à Paris – Comment en parler aux enfants pour ne pas qu’ils s’angoissent

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Attentats à Paris – Comment en parler aux enfants pour ne pas qu’ils s’angoissent

Attentats à Paris - Comment parler aux enfants

Attentat à Paris – Comment parler aux enfants

« Si l’entourage a la sagesse de maîtriser ses angoisses, c’est le meilleur des remparts pour l’enfant », selon Jean-Luc Aubert, psychologue, spécialiste de l’enfant et de l’adolescent.

L’attentat du vendredi 13 novembre 2015 à Paris nous rappelle combien se sentir en sécurité dans ce monde est devenu difficile voire promis à l’échec.

Le climat d’insécurité qui règne dans le monde, qu’il s’agisse de crise économique, de crise sociale, de crise de l’emploi, renforce et majore les angoisses consécutives à des moments de folie et de tragédie comme cet attentat odieux et lâche commis dans le quartier du Bataclan à Paris.

Je vais donc essayer de vous expliquer comment dire et quoi dire à vos enfants à propos de ces attentats, mais aussi quel comportement adopter face à la peur d’être victime d’un attentat ou que l’un de vos proches soit victime d’attentats.

Quelle vision vos enfants ont-ils du monde qui les entoure

Bien sur, vos enfants ont des émotions que non seulement ils ressentent chaque jour mais qui dépendent et se construisent au fur et à mesure des inter relations entre eux et vous, comme entre les autres et eux. Ces émotions les invitent à constamment s’ajuster à ce qu’ils comprennent quant à ce que l’on attend d’eux, en termes de comportements sociaux, affectifs, scolaires, etc. Ces mêmes émotions leur font vivre des expériences à propos desquelles ils vont s’affirmer, prendre des risques ou non, ou encore inhiber leur comportement réponse.

Il va de soi que vos enfants, tout comme vous, ne vont avoir de cesse de réagir par rapport à ce qu’ils comprennent d’une information quant à la façon de la gérer, de l’administrer et quant à la façon dont ils comprennent que leurs réactions ont comme effet sur les autres. Ainsi, vos enfants ne réagiront pas de la même façon si c’est vous qui êtes présent, si ce sont des camarades ou des enseignants. Vos enfants réagiront donc, aussi, en fonction de ce qu’ils savent que les adultes attendent d’eux.

Cet ensemble d’inter actions quasi constante va paramétrer la vision que votre enfant a du monde qui l’entoure. Cette même vision des choses, la relation à ce qui entoure votre enfant dans tous les domaines de sa vie, sera aussi conditionnée en fonction des émotions qu’ils perçoivent chez vous, donc de votre propre réaction au monde. De fait, c’est en fonction de ce que vos enfants comprennent de vos réactions par rapport aux récents attentats de ce 13 novembre 2015 à Paris qu’ils vont réagir d’une façon ou d’une autre.

Et c’est toujours en fonction de vos réactions, mais aussi de l’âge de vos enfants, comme aux circonstances et à vous même, qu’il va vous falloir vous adapter à eux pour envisager de verbaliser autour de ces récent attentats. De fait, il vous faudra non seulement exprimer vos émotions mais aussi faciliter celles de vos enfants et réguler votre système familial de sorte à ce que les non dits soient moindres et les peurs mieux appréhendées. Facile à dire mais comment faire?

Attentats du 13 novembre 2015 – Comment en parler à vos enfants

Il est important de parler avec vos enfants de toutes les informations qu’ils ont reçu et perçu à propos des attentats à Paris. Ainsi, avant même de leur exprimer comment vous ressentez ces attentats, les émotions que cela suscitent en vous, il est important de leur demander ce qu’ils ont compris de cette dramatique situation et, partant,de les aider à verbaliser leur vision des choses.

A cette fin , quoi de plus simple que de poser des questions à vos enfants? Demander leur ce qu’il sont compris de la situation. Poser leur la question de savoir les images qu’il sont vu, s’ils en ont vu? Demandez leur ce que cela évoque pour eux. Demandez leur ce que, émotionnellement, ils ressentent par rapport à toutes ces images.

A chaque fois que vos enfants vont exprimer leur vision de ces attentats, reprenez chaque chose qu’ils expriment, pour recadrer par rapport  à la réalité. Si, par exemple, votre enfant dit qu’il a eu peur, ou qu’il a peur, demandez lui ce qui lui fait peur. Sont-ce les mots « attentats », « police », terroristes, « terrorisme », ou d’autres mots qu’ils prononcent qui leur font peur? En quoi cela leur fait-il peur?

En fait, ce qu’il convient de faire en pareille situation, qu’il s’agisse d’attentats ou de tout autre fait violent dont votre enfant aura été le spectateur direct ou non, c’est de l’aider à vider la poche de ces ressentis et de ses émotions. Je m’explique.

Imaginez que le images perçus par votre enfant, comme les propos que votre enfant aura entendu, se sont stockés dans une sorte de poche qui s’est considérablement remplie, voire remplie au point d’en être pleine à craquer. Quand j’écris cela, je laisse entendre que votre enfant aura perçu tout un tas de ressentis et d’informations inhabituelles et qu’il ne saura bien évidemment pas, de façon naturelle, comment les exploiter, où les classer, et comment les administrer.

Vous allez donc l’aider, progressivement, à vider cette poche, de sorte à ce que les émotions et informations reçues soient moins douloureuses et que votre enfant, en confiance et grâce à vous, puissent se sentir plus détendu face à ce qu’il recevra comme une violence, qu’elle soit ou non liée à des attentats, mais surtout comme à quelque chose de pas normal.

Pour aider à cette verbalisation – moi même, j’emploie cette technique pour apaiser les angoisses de personnes victimes d’attentats ou d’agression, c’est de la PTSD – Post Traumatic Stress Disorder -, il est important de vous adapter à votre auditoire.

Vous ne parlerez pas à un enfant de 6 ans comme à un autre de 10 ans. Vous emploierez des mots compréhensibles et vous assurerez que votre enfant comprend ce que vous lui dites. Donc, assurez vous, en lui posant des questions, qu’il comprend les informations que vous lui donnez. Dans le cas contraire, cela risque de générer plus de désordre émotionnel dont votre enfant ne saura que faire. Si votre enfant ne semble pas comprendre, re formulez votre propos jusqu’a être certain qu’il ait bien compris.

Enfin, il est aussi important que vous exprimiez votre point de vue, vos émotions, à votre enfant. Autant que faire se peut, essayez d’être honnête. Essayez d’exprimer votre angoisse tant à propos de votre perception quant à ces attentats mais aussi votre vision sociale (notion de bien et de mal – notion de légitimité ou d’illégitimité). Essayez de l’exprimer de façon simple, sans faire un cours de géo politique à votre enfant, tout en lui épargnant des discours primaires sur les religions, les différences culturelles ou les races.

Ne craignez pas non plus d’exprimer votre peur de prendre les transports ou de vous promener, tout en essayant de préciser que le danger est partout et qu’à propos d’attentats éventuels, il s’agit de fatalité à propos de laquelle vous vous sentez impuissant. Si vous même avez peur au point de vous sentir mal, n’hésitez pas à consulter. De plus, si en fonction d’activités sociales ou professionnelles, vous avez été, même indirectement, confronté à la violence de ces attentats, n’hésitez surtout pas à en parle à un professionnel. En l’espèce, je pense au personnel de la police, au personnel hospitalier, aux personnels des services d’urgence – pompiers, médecins, infirmiers, etc -. Il en va de même si l’un de vos mais ou membre de votre famille, ou une connaissance, ont été victime des odieux attentats.

En bref, essayez d’être simple, objectif et honnête et tout se passera bien. Essayez d’être simplement humain. Si, en plus, vous pouvez sécuriser vos propres émotions et préciser à votre enfant que vous l’aimez et que vous serez toujours là pour le protéger, même si vous savez que la violence du monde n’aide pas, alors tout ira bien. Votre enfant se sentira en sécurité et aura une vision du monde plus apaisée, non conflictuelle.

Frédéric Arminot

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L’angoisse d’être juré à un procès d’assises

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L’angoisse d’être juré à un procès d’assises

Juré d’assises – L’angoisse du pouvoir de juger – Pierre-Marie Abadie, sélectionné à quatre reprises pour être juré d’assises, décrit la liturgie d’un procès dans un livre témoignage captivant.

L’angoisse du juré à un procès d’assises. La démocratie veut que n’importe lequel d’entre nous puisse être convoqué pour être juré dans un procès d’assises.

En quelques jours, voire en quelques semaines, votre vie personnelle va être mise entre parenthèses et vous allez vivre une expérience qui, sans doute, va changer votre vision du monde.

Des jours ou des semaines durant, vous allez assister à des inter actions qui relèvent de la prise de pouvoir, voire, parfois, du putsch, au nom de la justice, au nom du pouvoir et de la régulation sociale.

De tels moments ne vous laisseront pas indemnes en termes d’émotions. Tout à tour, vous ferez l’objet de l’attention des juges comme des avocats lesquels, chacun leur tour, essaieront de vous attirer dans leur giron afin que vous preniez une décision qui corresponde à l’attente qu’ils nourrissent à votre endroit.

Juré à un procès d'assises - L'angoisse!

L’angoisse d’être juré à un procès aux assises

Tout au long d’un procès d’assises, de revirements de situations en basculements, vous oscillerez entre le choix de la culpabilité ou de l’innocence. Un quelques temps, vous déciderez de l’avenir d’une vie pour finir par être laissé à la vôtre une fois le procès terminé.

Votre écoute, vos convictions, vos émotions vous guideront tout au long d’un processus dont l’essentiel ne vous échappera peut-être pas, mais qui ne vous laissera jamais indifférent.

Et nul ne sera besoin d’essayer de ne pas déférer à votre convocation. Si vous ne vous répondez pas présent, vous serez à votre tour condamné. Dans tous les cas, bonjour l’angoisse.

Tranquillement chez soi, l’angoisse survient

Imaginez que vous êtes chez vous, que vous vivez votre vie et, contre toute attente, plus pré occupé par les études du petite dernier ou par le fait de savoir qui va se déclarer volontaire d’office pour faire la vaisselle, un courrier débarque dans votre vie. Vous êtes convoqué pour être juré d’assises.

Tout vous est expliqué en langage administratif, et un petit paragraphe va attirer votre attention encore plus que les autres. Alors que, pris à la fois d’une légère angoisse – la justice n’inquiète t’elle pas plus qu’elle rassure ? – vous ressentez une certaine fierté à cette convocation, il vous est précisé que vous ne pouvez surseoir à cette convocation, sous quelque prétextes fallacieux que ce soit, au risque de vous voir condamné à une peine de 3.750 € d’amende!

C’est ainsi que, nonobstant l’angoisse que vous avez ressenti avant même d’ouvrir l’enveloppe tamponnée au sceau de la république, vous en êtes quitte pour une seconde angoisse, plus existentielle celle là: « Vais-je être à la hauteur? » – « Vais-je savoir écouter, juger, prendre parti, évaluer, bref, être un juré d’assises qui fait dignement acte d’un comportement républicain et responsable?« .

Grande question à laquelle je ne saurais répondre, tout occupé à informer mon employeur de mes obligations de juré d’assises, à me préparer mentalement pour que, surtout, mon angoisse ne se voit pas ou, à tout le moins, n’obère pas mon jugement pendant le procès.

L’angoisse de ce nouveau statut, provisoire il est vrai, me fait me mettre en quête d’informations. Du net que j’interroge presque de façon compulsive, aux questions posées à mes amis, de recherches en bibliothèque en lectures diverses, j’essaie aussi de m’apprêter de sorte à avoir une tenue vestimentaire digne au sein du tribunal.

Je dois donner une image de personne sérieuse et impliquée. Il est vrai que siéger en maillot de bain ne m’offrirait pas la même crédibilité… Je n’envisage même pas de trouver des moyens pour être révoqué. Je suis à la fois excité et j’ai peur. Je suis pris dans un paradoxe.

L’envie de m’y rendre et l’envie de ne pas y être. Tout cela m’angoisse. Je vais décider, avec d’autres, de la vie et de l’avenir d’un homme ou d’une femme. Criminel présumé mais quand même. Cette charge m’incombe et son poids m’angoisse progressivement.

L’angoisse de l’engagement

Les choses doivent être faites dans les règles. Je dois non seulement apporter la ou les preuves de mon identité mais je dois aussi prêter serment. Cela signifie que dans un cérémonial dont la justice a le secret, je dois tenir engagement quant à respecter des règles. Cette solennité participe à mon angoisse. Pour une cérémonie qui n’a rien d’une communion solennelle, tout ce cérémonial m’angoisse. J’ai peur, je suis impressionné. Mais je dois me rappeler que je ne suis pas la personne mise en cause, je suis juré d’assises.

Une angoisse sourde à l’énoncé de l’affaire

Notre rôle et notre mission nous ont été expliqués. Le premier jour d’audience arrive. Je m’imprègne du décorum, de cette vision que nous avons de notre piédestal sur le este du tribunal. Ce sentiment de vouloir nous faire dominer l’ensemble de la situation. Comme si l’on voulait montrer au reste du monde que nous dominons la situation. Ce décalage dans les positionnements de chacun me semble être un choix stratégique voulu et qui me met mal à mon aise.

Les identités vérifiées, la présence de chacun validée, l’acte d’accusation est lu. Une angoisse sourde m’envahit à l’énoncé de faits sordides. Je ne suis pas au bout de mes peines et, dans l’affaire qui est jugée, rien ne nous sera épargné. Autant que je reçois comme un choc émotionnel fort toutes le précisions relatives à cette affaire criminelle. Pour être honnête, j’ai une méconnaissance totale du dossier et quand j’entends ce qui se dit, les questions du président comme les réponses de l’accusé, et les interventions des avocats de la défense comme de l’avocat général, je me demande à quoi nous servons.

Taiseux, nous n’avons aucun droit à intervenir. Et pourtant, des invraisemblances m’assaillent. Je me contente de prendre des notes et me sent seul avec mon désarroi causé par cette angoisse pénible qui semble s’immiscer en moi. Ce qu’il est en train de se jouer me dépasse.

Comment les interventions des parties de ce procès m’angoisse

Tour à tour, entre les interruptions de séances, les interventions des avocats ou celles du ministère public, sont autant de moments où vous avez l’impression d’être phagocytés. Les uns contestent les éléments à charge, les autres veulent des aveux plus forts encore. Tous veulent la même chose. Nous attirez, nous les jurés, dans leur escarcelle.

A tort ou à raison, un sentiment d’angoisse vous envahit parce que vous avez l’impression d’être sommé de choisir. L’avocat de la défense plaide au mieux des intérêts de son client, le ministère public veut sa sentence, celle de la culpabilité jugée et condamnée.

Chacun va y aller de son sentiment. Effets de manches, voix posée ou tonitruante, vous êtes habité par le doute. Qui a raison, qui a tort. Quel choix devrez vous faire pendant les délibérations? Vous ne devez en aucun cas choisir sur la foi de vos affects. Vous devez penser et réfléchir en toute objectivité. Comment agir de la sorte, vraiment, alors que vous avez l’impression que toutes les parties prenantes à ce procès tentent de vous attirer à elles?

Comment ne pas ressentir de l’angoisse à l’idée que la décision que vous prendrez en matière de culpabilité va conditionner la vie, l’avenir d’un autre humain, même si celui-ci a commis des actes odieux? Comment ne pas se sentir empreint d’angoisse à l’idée de ces vies qui basculent dans l’horreur parfois contre toute attente? Comment rester indifférent à toutes ces intimités exposées sur la place publique « au nom de la loi »?

Fin du procès – Quand le doute et l’angoisse s’installent

Le verdict a été rendu. Pendant toute cette période, il vous a été demandé de vous tenir à distance de tout élément se rapportant à l’affaire. Comme si c’était aussi simple de le faire que de le dire. Vous n’avez pas pu échapper à toutes ces actions que toutes les parties ont émises en votre direction pour vous amener à prendre une déifions conforme à ce qu’ils attendent de vous. Aucun des moments du procès ne vous aura laissé indifférent.

A aucun moment non plus, au terme de chaque journée, vous repartirez à vos activités sans être durablement affecté par ce qu’il s’est passé, par ce qu’il est entrain de se passer. A vous, les troubles de l’endormissement, les questions restées sans réponses. A vous, parfois, les angoisses nocturnes qui sont autant d’échos à vos doutes persistants. Qui a tort? Qui a raison? Quelle est mon intime conviction?

Quand tout sera terminé, le verdict rendu, vous repartirez encore plus seul que vous n’êtes arrivé. A vous les souvenirs de ces plaidoiries parfois enflammées qui, jamais, ne vous laissent indifférent. Chacune vous laissera son empreinte que vous re vivrez pour quelques temps. Ce moment, comme hors du temps, pourra vous laisser une marque telle qu’il ne sera pas impossible que vous vivrez le tout comme un traumatisme.

Vous ne sortirez pas indemne de ces émotions qui vous auront saillies tout au long de ces journées parfois si longues et terribles où l’émotion n’aura jamais laissé sa place au sordide. Votre vision de l’homme, de la société, de la justice seront marqués à jamais par ce moment suspendu. Votre vision sociale de ce monde, celui du crime, celui de la société quand elle juge, celui de la justice, celui des hommes, sera marquée à jamais.

Le temps passera, inexorablement et, parfois, des souvenirs remonteront à la surface. Dans un moment social fort, vous aurez démocratiquement participé à juger un être humain pour des faits dont la seule ré évocation vous angoisse.

A votre tour, condamné à écouter et à être imprégné d’un monde qui n’est pas le votre, vous aurez été pris de ces vertiges qui ébranlent votre vision de la société. Pour toujours. Le doute et l’angoisse faisant leur oeuvre, le temps passera, celui qui vous éloignera de ce passage dans la noirceur des hommes. Désormais, votre regard sera affecté de tout ces moments, et vous ne serez, sans doute, plus jamais le même.

Et vous le serez d’autant moins que, parfois, alors que vous aurez créé un cercle social inattendu, celui des jurés, vous serez amené à lier connaissance avec les autres jurés. Ce lien, parfois si fort, co construira un souvenir récurrent, comme une continuité du procès, comme l’entretien de cette angoisse sourde qui vous aura habité et que vous entendrez longtemps encore.

Frédéric Arminot

Peur – La peur de devenir Manager – Comment faire

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Peur – La peur de devenir Manager – Comment faire?

Vous allez devenir manager ? Vous avez peur de coordonner une équipe plus importante ? Voici quelques pistes pour vous aider à prendre confiance en vous.

Ce qui devrait être une consécration, une promotion, peut parfois revêtir les atours d’un chemin de croix.

La peur d'être Manager - Comment y remédier

La peur d’être Manager – Comment y remédier

Quel manager oserait dire qu’il n’a jamais eu peur de manager? Qui oserait affirmer que manager est pour lui, ou pour elle, une promenade de santé et que, par conséquent, manager n’induit jamais angoisses, anxiété ou stress.

Je me souviens de ce Délégué Médical rencontré dans un TGV alors que je rentrais de déplacement.

Il m’a raconté qu’il venait d’être nommé manager d’une équipe et avait très peur de ne pas savoir faire, de ne pas être à la hauteur.

C’est une partie de son histoire que je vais vous raconter.

Je reviens de province où je suis allé animé une formation auprès de personnels confrontés à du public dans le cadre de la gestion des conflits.

Quand je m’assieds dans le train, immédiatement, je ressens que la personne qui me fait face est tendue. Je la sens préoccupée, anxieuse.

Je m’installe, sort les comptes rendus de la formation pour les lire. Tout s’est très bien passé. Les évaluations sont unanimes. Les gens sont ravis! Alors que je commence à ranger ces documents et à sortir un livre sur le comportement, je constate que mon vis à vis bouge. Il me donne l’impression qu’il veut faire quelque chose mais qu’il se retient. J’ai bien vu, par moments, qu’il jetait des coups d’oeil dans ma direction, mais qui ne fait pas çà dans le train? Toujours est-il que ce monsieur qui me semblait anxieux un peu plus tôt exprime maintenant des comportements qui s’apparente à de la peur.

Constatant qu’il a l’air de plus en plus tendu, je m’inquiète de son état émotionnel et, délibérément, lève la tête, le regarde puis lui sourit. Ça marche, il m’interpelle. Il me dit qu’il a remarqué que je lisais des documents et un livre qui semble traiter des questions de comportements. Ce à quoi je lui réponds que c’est normal puisque je suis… comportementaliste pour humain, pas pour animaux!

J’en profite pour lui demander quelle est son activité professionnelle. Il me répond qu’il est Délégué Médical enfin, plus maintenant, puisqu’il vient d’être nommé Manager. Ce qui le terrorise me précise t’il. Il s’angoisse beaucoup à l’idée de savoir comment faire, comment être. « J’ai peur de ne pas être à la hauteur » me dit-il? Ce à quoi je lui renvoie la question de savoir ce que signifie pour lui « peur de ne pas être à la hauteur« . La contextualisation démarre. Moi qui pensait faire un voyage réparateur, j’en suis pour mes frais ,mais je n’avais qu’à pas provoquer ce monsieur.

Et ce dernier de m’expliquer qu’il n’a jamais eu peur depuis qu’il exerce cette profession (10 ans) pour un laboratoire pharmaceutique. Aujourd’hui, il a peur car il connait les membres de l’équipe de délégués dont il va avoir la responsabilité. Il n’a jamais travaillé sur la déclinaison d’objectifs de vente, et n’a jamais reçu de formation de manager. Il ne sait pas s’il saura motiver ses troupes et gérer les petits tracas du quotidien de chacun des membres de son équipe. Entre les dents du petit dernier qui empêche un salarié de travailler, et le Délégué qui ne satisfait pas ses objectifs.

Je lui réponds qu’avoir peur est plutôt bon signe. En effet, c’est l’expression de son désir de bien faire. Et, plutôt que de rester tétanisé face à sa peur, il serait préférable de poser sur une feuille tous les éléments qui lui font peur. Une fois cette liste rédigée, je lui suggère, point par point, de préciser les freins et les ressources spécifiques à chaque sujet.

Ensuite, plutôt que de cultiver son angoisse, d’essayer d’identifier un ou plusieurs référents au sein du laboratoire qui l’emploie et sur lesquels il pourrait s’appuyer pour éclaircir sa situation et ses comportements à venir. Plus te temps passe, plus nous approchons de Paris, et plus son visage s’éclaire.

Je lui suggère enfin de se servir de sa peur. Ainsi, à la faveur d’une prochaine réunion, d’informer ses collaborateurs de la peur qui est la sienne. De ne surtout pas avoir peur de les informer de la façon dont il perçoit ses nouvelles responsabilités et que, ce faisant, il compte sur « ses » délégués médicaux pour l’aider et l’assister dans sa tâche comme dans la réalisation des objectifs.

Bien sur, il exprime une certaine réticence à partager la réalité de ses émotions, et surtout sa peur, aux membres de son équipe. Ce à quoi je lui oppose que cela le rendra plus humain, en plus d’être considéré comme honnête ce qui renforcera sans doute la cohésion d’équipe, en invitant chaque membre du groupe à faire acte de bonne volonté. Ce qui, soit dit en passant, lui permettra d’identifier les personnes dont le comportement nuit à la cohésion d’équipe.

Il comprend vite et bien que travailler sur l’inter collaboration est un excellent moyen de contrôler sa peur. Partant, d’arriver à créer une dynamique qui soit comme une zone de confort. Cela va délimiter le champ des compétences de chacun, les limites de chacun. Tous auront leur place. L’inter action entre chacun des membres de l’équipe soutenu par ce Manager fera le reste, soit la réalisation confortable des objectifs.

Un peu avant d’arriver à Paris, je lui précise qu’une fois en fonction, et si sa peur est toujours présente, voire handicapante, il peut faire le choix de demander à son employeur d’être accompagné par un coach et de suivre une formation en management. Ce qu’il me répond à ce sujet me laisse pantois.

En effet, je comprends d’autant plus la peur de ce monsieur que le dit employeur semble vouloir faire l’économie de formations et de suivi de ce nouveau manager. Ce qui, je vous l’avoue, m’effare quelque peu. Pour le coup, c’est moi qui ait peur…

Source – « J’ai peur de devenir manager »

Frédéric Arminot

Pervers narcissique – Comment les reconnaître

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Pervers narcissique – Comment les reconnaître

Voici le témoignage d’un homme qualifié de pervers narcissique dans un magazine de psychologie:

« Mon ex compagne me qualifie de pervers narcissique. Selon elle, je suis un menteur, un manipulateur. Son jugement repose sur son ressenti, corroboré par une démarche psychologique« .

Que dire ou plutôt écrire à la suite de ce témoignage d’un pervers narcissique? Je trouve qu’en ce moment il y a une sorte de « mise en lumière du ou de la pervers(e) narcissique. Est-ce une mode, un effet de buzz ou, plus simplement, le bénéfice que nous pouvons retirer des études en psychologies associés à l’éventail grandissant des modes de communication?

Pervers narcissique - Comment les reconnaître?

Pervers narcissique – Comment les reconnaître?

Toujours est-il que, partant du principe qu’un bourreau ne choisit jamais sa victime par hasard, il est à noter que dans beaucoup de cas d’angoisses ou d’anxiété, le pervers narcissique peut avoir sa place comme instigateur de stress épouvantables.

C’est ce que je vais essayer de m’employer à vous expliquer.

J’ai souvenir d’une patiente qui m’avait contacté car elle était victime de phobie d’impulsion. Je ne vais pas revenir sur cette phobie à propos de laquelle vous trouverez des éléments en faisant une recherche dans les articles de mon blog.

Le processus d’identification

Cette dame et moi avons mis en place un processus d’identification et de contextualisation. Ceci afin de comprendre le mécanisme de sa phobie (le processus pour contextualiser est un outil extra ordinaire de l’approche comportementale). A la faveur d’un certain nombre d’exercices, nous nous sommes donc rendus compte que l’environnement familial participait pour beaucoup aux problèmes de ma patiente. Et c’est comme cela que, non sans nous en être assurés, nous nous sommes rendus compte que cette personne était victime d’un mari pervers narcissique. Alors, un pervers narcissique, c’est quoi, c’est qui?

Un pervers narcissique est, généralement, quelqu’un d’intelligent qui s’emploi à manipuler une personne en particulier. L’objectif étant d’exercer son emprise, son pouvoir. Ainsi, le pervers narcissique passe son temps à exprimer son mépris pour l’autre. Le besoin étant d’en obtenir tout ce qu’il souhaite. Pour ensuite le rassurer. Puis, pour recommencer à lui transmettre son mépris. Et ainsi de suite.

Pervers narcissique et exercice du pouvoir

Le pervers narcissique exerce une sorte de droit de vie et de mort sur la personne sur laquelle il exerce son emprise. Quand le pervers narcissique est confronté à quelqu’un qui lui oppose ses manipulations affectives, il s’empresse de manipuler encore. En exprimant son déni ou fait savoir combien il est désolé et n’a rien souhaité de pareil. La victime du pervers narcissique croît à ce qui lui est dit. Et, de nouveau, tombe dans le piège que le pervers lui a tendu. Un fait, le pervers narcissique s’emploie a sans cesse « jouer » avec sa victime. De ce jeu, elle tire un plaisir orgasmique. Lequel lui renvoie de lui même une image positive.

Quand un pervers narcissique est confronté à une victime qui se défend, s’expriment alors une série de comportements. De plus en plus toxiques, ils ont pour vocation à accentuer le contrôle de l’autre par le déni de l’existence de l’autre. Par une sorte de mise à mort jusqu’à ce que la victime cède.

Le déni du pervers – Un grand classique

Ainsi, le pervers narcissique, une fois son pouvoir retrouvé, pourra jouir de la douleur infligée tout en prétextant qu’il n’a aucune volonté de nuire mais que l’autre n’est rien sans lui. Le pervers narcissique invoque donc une sorte de rôle social et affectif. Ce mêle rôle qui sert à aider l’autre, sa victime, à s’aimer. Alors que le pervers narcissique n’aime que lui et s’enorgueillit de tout ce qu’il obtient de sa victime.

Le pervers narcissique est donc un manipulateur éhonté qui n’hésite jamais à déployer force intelligence pour créer de nouveaux outils de coercition. Ces outils manipulateurs ont pour vocation de détruire l’autre. Lui faire comprendre et admettre que sans lui, le pervers, l’autre n’est rien ni personne. Ainsi, le pervers narcissique saura très habilement jouer avec la honte et la culpabilité de sa victime. Pour en jouir plus encore.

Sans doute reviendrais-je sur les personnalités pervers narcissique. Mais plus sous l’angle du « comment se préserver face à un pervers narcissique ».

Source du témoignage → www.psychologies.com

Frédéric Arminot

Psychologie – Ces incroyables réalités que vous devriez connaître

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Psychologie – Ces incroyables réalités que vous devriez connaître

Voici quelques « best of » sélectionnés pour vous parmi une centaine. Vous ne manquerez pas de voir toutes les conséquences qui peuvent en découler, dans la vie quotidienne.

Psychologie - Des réalités qu'il vaut mieux connaître

Psychologie – Des réalités qu’il vaut mieux connaître

Parmi ces best of de la psychologie qu’il vaut mieux connaître, bien que je ne sois pas convaincu que les gens en prennent acte, il en existe quelques-uns qu’il est précieux de connaitre.

Comme j’aime à le faire, je vais donc vous en présenter quelques échantillons et m’employer à vous apporter une critique constructive, sachant qu’il semble qu’il y en ait plus de 100!

Ce qui esta soez intéressant dans l’article qui fait référence à ces réalités, ce qui est assez intéressant c’est que son auteur s’appuie sur des éléments de restitution et pas de compréhension. Je m’explique.

Quad cette dame fait référence à la façon dont nous percevons les choses, par le regard, le dessin, l’audition, etc., elle semble nous dire comment nous restituons ce que nous avons compris.

De fait, je conviens qu’il est difficile de restituer en relief, en quelque sorte, ce que nous avons compris. Par exemple, si nous ne savons pas où et comment regarder, nous risquons de voir nous échapper des images qui sont bien plus importantes que celles que l’on regarde.

Ainsi, ce n’est pas parce que nous voyons des modifications dans une image que nous comprenons le sens de ce qu’il est entrain de se passer et, partant, que notre psyché va réagir. De fait, comme le dit l’auteure, absence d’attention induit… cécité!

De même, lorsque nous regardons un objet et que l’on nous demande de le dessiner, nous ne saurons en restituer qu’un vue de face, alors que nous l’avons imaginé en vue plongeante, voire en relief. Si nous dessinions la vue réelle d’un objet, il ne représenterait rien à nos yeux ni à ceux des autres car il serait comme… plat, sans relief justement. Et pour appuyer son propos, la personne qui nous donne ces informations précise que nous n’avons qu’à nous référer aux images des onglets en bas de nos ordinateurs respectifs.

Autre sujet abordé. Le fait que, toutes et tous, prenions des décisions sans en avoir conscience! Ce qui est totalement exact mais pas tout à fait. En tous cas c’est mon sentiment. En effet, notre cerveau regorge d’informations qui changent et évoluent sans cesse. Ces informations viennent enrichir tout ce qui conditionne nos comportements réflexes comme la peur, la joie, la tristesse et bien d’autres émotions. Ces émotions étant suscitées, encore une fois, par les éléments constituants notre personnalité. Ces mêmes éléments nous faisant réagir par la fuite ou le combat.

Quand j’écris qu’il n’y a pas nécessairement conscience de ce qui motive une décision, c’est que la personne intéressée a le sentiment de prendre sa décision sans réfléchir. C’es ce à quoi l’invite son cerveau sur la foi de ses informations internes. Bien ou mal. Or, là où il y’a conscience, c’est à propos de l’émotion ressentie laquelle motive une décision. Effectivement, c’est la notion de plaisir ou de douleur qui va motiver une décision. Et là, c’est conscient! Alors, oui, une décision est prise sans avoir conscience du mécanisme qui la justifie MAIS est prise en conscience sur la foi de la ou des émotions suscitées et donc ressenties.

Dernier point, ce que vous voyez n’est pas nécessairement conforme à la façon dont votre cerveau l’interprète. En effet, le cerveau ne peut se satisfaire d’un vide d’informations. Quand le cerveau n’arrive pas à comprendre une image, il l’interprète et vous en donne une représentation conforme à ce que vous avez réellement vu à cet instant. A cette fin, pour combler le vide, votre cerveau va puiser dans les informations qu’il collecte au quotidien et chercher celles qui se rapprochent le plus de ce que vous voyez mais qui ne sera pas nécessairement ce que vous avez vu…

Il y en a beaucoup à découvrir comme ces réalités en psychologie dont je vous ai sommairement parlé aujourd’hui. J’essaierai de développer ces informations dans d’autres articles. Si vous voulez avoir encore plus d’explications, je vous invite à cliquer sur le lien ci-dessous.

Source – Psychologie et incroyables réalités

 

Frédéric Arminot

Psychologie de la douleur chronique – Quelles thérapies sont les plus adaptées

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Psychologie de la douleur chronique – Quelles thérapies sont les plus adaptées

Les connaissances dans le domaine de la psychologie de la douleur chronique ont beaucoup évolué durant les 10 dernières années : les courants de pensée cognitivistes et comportementalistes ont permis de dépoussiérer les connaissances sur le sujet.

Douleur chronique et psychologie adaptée

Psychologie de la douleur chronique

Le Journal de Thérapie Comportementale et Cognitive – TCC – a publié en 2011 une courte revue de la littérature sur le thème «La dépression et l’anxiété dans la douleur chronique». L’auteur y présente les 4 situations les plus fréquemment rencontrées chez les patients présentant un syndrome douloureux chronique…

Nous avons tous nos « bobos » et certains d’entre nous en ont plus que d’autres. Oui, il existe une psychologie de la douleur. Par exemple, j’ai souvent mal au dos et, en l’espèce, je ne suis pas un cas isolé. Cela signifie t’il que « j’en ai plein le dos »?

Il existe à la fois des nouvelles douleurs, fruits et conséquences de notre monde moderne. Il existe aussi de nouvelles thérapies, ou d’anciennes remises au goût du jour, qui vont vous permettre d’identifier le mal et d’apprendre à gérer la douleur voire à la contrôler ou, mieux encore, à l’élminer.

Découvrez ensemble de quoi il retourne en matière de psychologie de la douleur sachant qu’il existe 4 points qui définissent une douleur chronique:

  • Une inefficacité personnelle à gérer la douleur
  • Le refus de la douleur chronique
  • La peur d’avoir encore et toujours mal
  • Une conception dramatique de la douleur

L’inefficacité personnelle à gérer la douleur

Il me semble évident que le premier réflexe lorsqu’une douleur s’installe consiste à consulter son médecin traitant. Lequel va sans doute vous prescrire des médicaments qui… ne feront pas nécessairement effet puisque la douleur est chronique. Ensuite, il vous faudra consulter un spécialiste qui, à son tour, prescrira d’autres médicaments ou d’autres type de soins.

Jusqu’au jour où, peut-être, vous entendrez que votre cas relève de la psychologie au sens où votre comportement participe à maintenir la douleur. En effet, votre relation à la douleur est telle que vous entretenez cette dernière dans la mesure où vous n’arrivez pas à gérer la douleur. Votre refusez de souffrir  comme c’est compréhensible -, vous refusez de lâcher prise. Un petit tour dans un cabinet  psychologie appliquée pourrait vous aider à être moins empreint de douleur, sauf…

Le refus de la douleur chronique

… à ce que vous refusiez de souffrir, de souffrir tant, de souffrir de façon chronique. Non pas que vous ne vouliez pas souffrir mais vous refusez de « vivre avec le mal ». Vous refusez cette douleur qui vous handicape, nuit à votre quotidien, obère votre développement personnel. D’ailleurs, vous finissez par avoir peur d’avoir peur… d’avoir mal.

Alors, les médecins ou spécialistes de la douleur sont bien gentils mais, mis à part des dérivés morphiniques, que faire pour accepter une douleur inacceptable parce que chronique?

La peur d’avoir mal

Vous êtes logique avec vous même. Vous avez bien conscience que vous ne pouvez pas échapper à n’importe quelle douleur. Pour autant, vous entretenez avec la douleur une relation faite de colère te de frustration. Colère parce que ni vous ni les professionnels n’arrivez à endiguer cette douleur chronique et frustration parce que cette même douleur  vous empêche de vivre votre vie comme vous en avez… envie! D’ailleurs, cette douleur qui vous accompagne parfois depuis si longtemps, et alors que vous la refusez de tout votre corps, vous finissez par la redouter. Vous avez peur d’avoir mal car vous savez que cela va être un enfer physique et/ou psychique et que, partant, votre vie vire au cauchemar voire au drame.

Une conception dramatique de la douleur

Vous le dites, voire vous le revendiquez. Cette douleur est inacceptable. Vous souhaitez tant que l’on vous en libère. Votre quotidien est devenu un chemin de croix. Vous ne pouvez plus rien faire ni rien vivre à cause de cette fichue douleur. D’ailleurs à quoi bon vivre si c’est pour tant souffrir. Ne dites vous pas: « Qu’ais-je donc fait au bon dire pour mériter çà? ». « Tous ces professionnels s’en moquent ». » Ils n’ont que faire de ma douleur ». « Tout ce qu’ils savent faire, c’est me prescrire des médicaments qui, d’ailleurs, ne me font plus rien. Et je ne vous parle pas des effets secondaires ». « Ah, les effets secondaire ». Voilà ce que, sans doute, vous répétez encore et toujours. Votre vie est un drame. C’est vrai, mais peut-être ne le savez vous pas, il existe une solution. La thérapie comportementale.

Solution comportementale à la douleur chronique

Vous pouvez toujours utiliser la médiation pour essayer de contrôler votre douleur chronique. Si cela n’a pas d’effet total, au moins spirituellement, cela vous apaisera. L’autre technique consiste à consulter un comportementaliste qui, avec l’approche cognitive et comportementale, vous aidera à conceptualiser votre douleur de façon plus objective et à cesser d’en faire un problème.

La TCC ou thérapie cognitive et comportementale est une approche brève qui s’intéresse au comment et non au pourquoi. Une fois le mécanisme de votre douleur bien compris par le professionnel de la psychologie comportementale, ce sera un jeu d’enfant de vous délivrer de votre douleur chronique.

 

Frédéric Arminot

Source

Stress au travail – La France championne du stress

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Stress au travail – La France championne du stress

La France est handicapée par un niveau de stress particulièrement élevé. Parmi les 27 pays de l’Union européenne, seules la Grèce et Chypre font apparaître des taux de stress plus élevés.

Une particularité de notre pays est donc la mauvaise qualité, des conditions de travail, qui s’observe autant sur le plan physique que psychique.

On sait que le manque de reconnaissance est l’un des facteurs de stress les plus significatifs. Or, 30 % des Français déclarent que ce qu’ils font (pas forcément uniquement au travail) n’est pas reconnu par les autres, un niveau très supérieur à la moyenne européenne (22 %) et qui n’est dépassé, là encore, que par la Grèce et Chypre.

La problématique du stress est donc particulièrement ancrée en France.

Un autre facteur de stress réside dans la difficulté à concilier vie professionnelle et vie personnelle : 57 % des Européens déclarent connaître le stress du fait de cette difficulté.

En matière d’état de fatigue, la France (59 %) se situe à un niveau légèrement plus haut que la moyenne européenne. De même, 53 % des Européens (56 % des Français) déclarent qu’il leur arrive souvent de rentrer de leur travail dans un état de fatigue qui ne leur permet pas d’assurer toutes leurs tâches domestiques.

Le stress au travail en France

Stress au travail – Quelles conditions de travail favorisent le stress

Encore une fois, la France se distingue par son incapacité à gérer les inter actions sociales et humaines de façon adaptée.

Il n’est donc plus besoin de chercher pourquoi ce pays détient aussi le record mondial de consommations de médicaments – 3,5 millions-, et plus particulièrement, des anxiolytiques, des anti dépresseurs, des somnifères et des neuroleptiques.

En matière de stress et de risques psycho sociaux, la France a encore beaucoup de chemin à parcourir. La route est longue, très longue, et il y a fort à craindre que l’accroissement des sens giratoires rendent encore plus long et difficile ce cheminement vers l’objectif de salariés contents d’aller bosser parce que sans peurs et sans… reproches.

Il est bien dommage que sous le prétexte du salariat ou de la rémunération, sous quelle que forme que ce soit, la reconnaissance sociale, humaine, soit occultée. En effet, ce n’est pas parce que quelqu’un perçoit un salaire pour un travail donné, qu’il faille se contenter de penser que ce doit être l’unique récompense. Un peu comme si dans une relation de couple, l’un et l’autre n’exprimait jamais d’amour à l’autre, sous le prétexte que ce même couple partage les obligations et se soutient mutuellement pour assurer la logistique quotidienne.

Dire à quelqu’un combien on apprécie son travail, ses méthodes, sa ponctualité, son ouverture, sa créativité, est tout aussi important que de ne pas mégoter sur son salaire ou ses émoluments.

Dans le cas contraire « on » risque d’avoir des salariés stressés, mal à l’air, inquiets, voire angoissés ou anxieux. Et ces symptômes de stress nuisent à la production.

Exprimer de la reconnaissance à ses collaborateurs ou collaboratrices n’est-il pas est un excellent investissement, voire le meilleur?

Stress au travail, ce qu’en dit le journal « Le Monde » → www.lemonde.fr

Frédéric Arminot

Anxiété – Dépression – 12 photos les représentent

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Anxiété – Dépression – 12 photos représentent les sensations de dépression et d’anxiété

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12 photos représentent la dépression puis l’anxiété

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

12 photographies représentant les sensations de depression et d’anxiété

On aime ou non n’aime pas. Ces représentations photographiques représentants les sensations de dépression feront écho chez vous à des émotions qui vous sont propres.

Comme l’anxiété est souvent la soeur de la dépression, ou l’inverse, chacun ira de ses émotions à la vue de ces photos. J’ai quand même pris le soin de les regarder ces photos. Ce qui, au regard de mes activités à propos de l’angoisse, de l’anxiété et des phobies, me semblait être un minimum.

Honnêtement, j’ai trouvé çà, comment dire,… difficile. Il est certain que chacun d’entre nous a sa ou ses représentations de tout ce qui concerne angoisse, anxiété, phobie. Entre le sentiment d’oppression de la cage thoracique, l’impression d’avoir la tête prise dans un étau, ou encore d’être prisonnier, ou prisonnière, de son problème, les représentations imagées de votre problème sont aussi différentes que chacun d’entre vous est unique.

Pour autant, je n’ai pas pu m’empêcher de ressentir un sentiment de malaise en regardant ces photos.En cela, je pense que le but est atteint! Pourtant, je trouve que certaines ne sont pas représentatives de ce que je sais que vous ressentez en cas d’angoisse, voire d’anxiété.

Je sais que nos vision du monde respective est fondée sur nos personnalités. Et dans cette construction échafaudée au cours des 6 à 7 premières années de notre vie, les couleurs comme les formes, et les relations aux objets, donc au sentiment de plaisir ou de douleur sont actées.

Les miennes sont si personnelles que je ne saurais préciser ce qui me met mal à l’aise. J’ai simplement une impression de malaise en regardant ces images. J’en conçois un certain mal être, même après avoir pris le temps de les regarder une première fois, et en ayant repris le temps de les visionner plusieurs fois depuis.

je crois savoir que, pour les professionnels, le noir n’est pas une couleur. Pour moi, c’en est une et qui n’a pas nécessairement à voir avec le vide, la noirceur au sens de la douleur. Le noir est pour moi une couleur profonde voire magique, extra ordinaire qui nous offre l’occasion de l’exploiter de façon assez créative.

Chacun d’entre vous se fera son idée. J’ai la mienne et l’ai partagé avec vous. Pour regarder ces photos liées à l’anxiété et vous faire votre idée, je vous invite à cliquer sur le lien ci-dessous.

Pour regarder ces photos, cliquez sur le lien suivant → lemag.therapeutes.com

Frédéric Arminot

Mediator et préjudice d’anxiété – Y a t’il préjudice?

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Mediator et préjudice d’anxiété – Des malades réclament justice

Les patients qui ont consommé du Mediator ont-ils subi un préjudice d’anxiété? Quarante-cinq d’entre eux qui n’ont pas développé de troubles cardiaques demandent ce jeudi devant la justice à Servier des indemnités pour leur « peur de tomber malade ».

L’appât du gain, tout comme l’ivresse du pouvoir, a toujours poussé les hommes à commettre des actes qui ne sont jamais sans conséquences.

Mediator et anxiété

Prescription de Mediator et préjudice d’anxiété

La difficulté réside le plus souvent dans une communication biaisée par ces deux besoins obsessionnels que sont l’argent et le pouvoir. Le plus « amusant » étant que la peur de ne pas obtenir au moins l’un de ces deux éléments est facteur d’anxiété.

Du coup, les intéressés se protègent en faisant du mal aux autres, lesquels sont aussi victimes d’anxiété parce qu’ils sont victimes des inconséquences des premiers.

Enfin, sous le prétexte d’une autorité morale, sociale ou professionnelle, les gens arrivent à avaler des couleuvres au point, ensuite, de se plaindre d’avoir été manipulés ce qui avive leur anxiété.

L’histoire du Mediator des Laboratoires Servier est un dramatique et bel exemple de ce que les gens sont capables de faire ou de croire sous le prétexte que les gens qui leur « prescrivent » idées et médicaments sont représentatifs de la société.

Encore une fois, François Mitterand avait raison: « Plus c’est gros, plus çà passe »… Alors, que faire en pareille situation?

Il me semble être évident qu’en pareille situation, et avant même de donner suite à une prescription de médicament aussi particulier que le Mediator, il serait opportun de consulter plusieurs professionnels, qu’ils travaillent en cabinet de ville ou en secteur hospitalier. Pourquoi? Tout simplement pour recouper les informations et démêler le vrai du faux, l’information de qualité et l’information de base dûment relayée à force de visiteurs médicaux.

Dussé-je me faire des ennemis, ce n’est pas parce-que quelqu’un a un diplôme qu’il est réellement compétent et saura diagnostiqué la réalité de votre problème, lequel justifierait la prescription de Mediator. Je n’ai de cesse de répéter que, quelle que soit la confiance et le respect – social – que vous ayez pour tel ou te(le) praticien, il est important de se renseigner avant d’accepter, si ce n’est tout et n’importe quoi, de prendre un médicament.

N’oubliez jamais que les laboratoires pharmaceutiques sont une industrie. Il y est donc question de volumes d’argent, d’investissements et d’emplois… colossaux! Les médicaments ne sont jamais sans effets secondaires et il convient d’informer votre médecin traitant de tout effet que vous ayez décelé chez vous, et à plus forte raison quand vous souffrez des effets du médicament.

Demander réparation pour un préjudice d’anxiété, ce qui laisse entendre qu’il n’est pas encore présent mais que vous craignez d’en être victime se comprend. Mais pourquoi ne pas avoir agi avant, comme je vous le suggère. Comme me disait une commerçante d’un marché local alors qu’elle revenait de vacances pendant que tous les autres avaient repris depuis bien longtemps: « A quoi cela me servirait-il d’être la plus riche du cimetière? ».

Demander des indemnités pour réparation d’un préjudice d’anxiété est, à mon sens, légitime. Cela l’est encore plus quand vous savez que vous avez tout fait en amont pour accréditer l’objectivité et le bien fondé de la prescription médicamenteuse initiale. Alors, c’est vrai. A qui peut-on faire confiance? A priori, à tout le monde crédité d’avis favorables. Mais, pensez à les trouver avant. Parce que après, il sera trop tard.

Mais voyons ce qu’en disent les journalistes dans le document ci-dessous.

Mediator et préjudice d’anxiété – Des malades réclament justice → www.lexpress.fr

Frédéric Arminot

Stress – Comment mieux gérer le stress en prison

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Stress – Comment mieux gérer le stress en prison – Le Programme SMART ou la pratique du yoga en prison

L’univers carcéral est un milieu extrêmement angoissant : le programme Prison Smart a pour but d’aider détenus et personnels pénitentiaires du monde entier à mieux gérer leur stress par la pratique du yoga.

Ah, voilà un projet et une réalité intéressants. A ceci près, que ce la ne se passe pas en France…

J’ai souvenir d’un projet du même acabit qui avait été monté il y a des années et qui avait pour vocation à préparer la sortie de prison de détenus toxicomanes. Le projet a été abandonné alors qu’il donnait d’excellents résultats.

Fondé sur une approche comportementale, de relation à soi, aux, autres, et aux émotions, il avait pour but non seulement de favoriser la prise en compte de la dépendance mais aussi d’aider les futurs ex détenus à prendre acte de leur dépendance et à agir de façon responsable à ce propos.

Yoga en prison pour gérer le stress

Yoga en prison pour gérer le stress et l’anxiété

La méditation comme le yoga, ou toute activité qui permet de favoriser gestion du stress et traitement de l’anxiété sont à promouvoir. Malheureusement, il y aura toujours des esprits grincheux et rétrogrades pour faire valoir que ce type de projet est inadmissible au motif qu’un centre de détention n’est pas un spa ou un centre de bien être.

Ce n’est pas faux mais n’est-ce pas une excellente proposition que de permettre à des hommes et des femmes de se prémunir de toute anxiété en milieu fermé, dans un milieu où vous n’existez plus, puisque totalement asservi? N’est-ce pas une excellente idée de permettre à des êtres humains de reprendre acte d’eux mêmes et, de facto, de favoriser la « paix sociale » en milieu carcéral et, partant, de minimiser l’insécurité en prison.

D’ailleurs, comme je vous trouve que, parfois, la vie en société est une vie sous surveillance et en semi liberté qui favorise l’agressivité, ne devrions nous pas rendre le yoga obligatoire d’une façon générale?

Je plaisante. Quoique… Comme la vie dans notre société s’apparente parfois a une détention libre sous surveillance, peut-être serait-il envisageable de favoriser la mise en place d’un tel programme dans les écoles, les collèges, les lycées et dans le monde du travail. Je suis certain que cela participerait à fluidifier les inter relations sociales. Encore faudrait-il que certaines personnes qui détiennent le pouvoir économique, social, politique, n’y voient pas un risque pour elles? Un peu comme ces gens qui ne supportent pas que les détenus aient des loisirs ou la télévision. D’ailleurs, on laissait faire ces derniers, il y a de fortes chances pour que l’on en revienne aux conditions de détention du type Fort de Cayenne…

Enfin, moi j’écris çà, j’écris rien.

Découvrez le Programme SMART, le yoga en prison → tempsreel.nouvelobs.com

Frédéric Arminot

Anxiété – Un jeu anti stress pour réduire l’anxiété

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Anxiété – Un jeu anti stress pour réduire l’anxiété

Des chercheurs américains ont inventé un jeu basé sur l’identification de formes distinctes qui permet au joueur de réduire son anxiété. Des applications de ce jeu antistress, avec un accès en ligne ou mobile, sont envisagées.

Comme quoi l’anxiété est un vrai problème dans notre société. Le « truc » que je trouve effarant, c’est ce besoin de créer des jeux – des « je » – pour aider les personnes en souffrance.

J’ai parfois l’impression qu’il est toujours question d’aider les gens d’une façon déviée comme s’il était trop dur de les confronter à la réalité de leurs problèmes et, partant, de les inviter à le traiter de façon responsable. D’où le jeu, comme s’il s’agissait de rendre gaie une réalité douloureuse.

Un jeu anti stress pour réduire l'anxiété

Dans le même temps, n’oublions pas combien les jeux sont facteurs de stress et d’anxiété puisqu’il est toujours question de… gagner!

Avant toute chose, essayons de préciser ce que sont l’anxiété et le stress.

Comme vous le savez, vous trouverez dans ce blog, un somme d’articles qui je l’espère, vous éclaireront sur la définition du stress, et la définition de l’anxiété. Afin que les choses soient plus claires, je vais vous donner des précisions rapides tant à propos de l’un qu’à propos de l’autre.

Le stress est le fruit d’une succession d’émotions liées à des situations qui nous tendent. cela signifie que vous accumulez des émotions et que vous ne les évacuez pas, physiquement ou psychiquement, conformément à votre besoin pour retrouver l’équilibre. C’est ce que l’on appelle la spirale de la pression. Il y a autant de risques, voire de risques mortels, à être trop stressé ou insuffisamment stressé.

L’anxiété est la conséquence du stress. cela signifie une difficulté croissante à répondre aux stimules afférents à tous les domaines de votre vie. Partant, vous accumulez des émotions et leurs conséquences psycho physiques et, si vous ne les traitez pas de façon progressive, vous allez avoir de plus en plus de difficulté à gérer le stress. Cela signifie avoir de plus en plus de mal à respecter vos limites. Vous allez rentrer dans des peurs projectives, ou aurez peur par anticipation, avec la crainte récurrente de ne pas être à la hauteur, donc… d’échouer.

Le problème de l’anxiété repose donc sur la difficulté à identifier les sources de stress et, partant, à exprimer votre limite à ce propos en ayant une hygiène de vie adaptée à votre besoin. La seconde difficulté réside, elle, sur la pression sociale, affective, économique, à laquelle vous pouvez être confronté. L’homme est ainsi fait qu’il n’a de cesse de s’obliger à accomplir tel ou tel acte afin d’en obtenir une récompense, une approbation.

L’idée serait donc de prendre acte de vous, de votre environnement, de vos propres limites et, partant, de prendre soin de vous. Peut-être ce jeu vous aidera t’il à réduire votre stress, à traiter l’anxiété.

Le Programme ARtUS - Angoisse - Anxiété - Phobie - Toc

voir la vidéo

Source


Frédéric Arminot

Anxiété – Stress – Se soigner avec les plantes

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Anxiété – Stress – Hyperactivité… Se soigner avec les plantes

Anxiété - Se soigner avec les plantes

Et si les plantes pouvaient nous aider à moins prendre de médicaments ? C’est ce que défend le docteur Laurent Chevallier dans son dernier ouvrage Moins de médicaments, plus de plantes. Pour lui, plus de doutes, faire confiance au pouvoir thérapeutique de la nature permet de réduire l’option médicaments, dont les…

Cet article pourrait être une réponse au précédent. Le premier vend l’idée des benzodiazépines, celui-là des méthodes naturelles.

Honnêtement, je ne suis compétent ni dans l’un ni dans l’autre. Alors, c’est bien volontiers que je vous invite à vous faire votre idée, à exercer votre libre arbitre si vous souffrez de stress ou d’anxiété.

Si l’un ou l’autre ne constitue pas une réponse qui vous convienne, vous pouvez toujours me contacter pour bénéficier d’un diagnostic gratuit en cliquant sur ce lien:

J’ai toujours entendu parler des plantes pour soigner l’anxiété ou d’autres maux. J’en ai toujours entendu parler de deux façons. La première qui consiste à dire que c’est le seul moyen que la nature nous ait offert et que ce moyen est naturel contre l’anxiété. Ce n’est pas faux.

La seconde façon consiste à dire et à répéter que cela est insuffisant pour soigner les maladies « modernes » comme l’anxiété que notre monde se crée depuis des années. Il n’y a qu’à se référer à l’évolution des pathologies au fil des siècles pour s’en rendre compte, et à l’impact pathologique quand le monde civilisé rencontre le monde dit « sauvage ».

S’il est vrai que les médicaments ne sont jamais sans effets secondaires, il n’y a qu’à se référer aux notices dans les boites, nous sommes en droit de nous poser des questions quant aux réels bienfaits de cette façon de soigner anxiété ou stress, celle qui consiste à créer des substances synthétiques en lieu et place de ce que la nature nous offre.

Il y a d’un côté le combat mené par celles et ceux qui ne jure que par les soins naturels. J’ai en mémoire un ami de longue date qui n’a de cesse de me « vendre » un extrait de je ne sais plus quel fruit pour soigner son anxiété. Cela n’empêche pas mon ami d’être pré occupé et stressé, voire de tomber malade très fréquemment (je m’interroge d’ailleurs sur la relation entre son anxiété et ses « pathologies »).

Mais j’ai aussi en mémoire le fait que, lorsque je suis tendu, ce qui est une composante de mon anxiété potentielle, et que j’ai mal à la tête, je me jette sans vergogne sur le comprimé ad hoc pour mettre fin aux conséquences de l’anxiété et du stress qui m’agressent.

Alors, qui a raison, qui a tort. Qu’est-ce qui est bon, qu’est-ce qui est mauvais. Pour être très honnête, je n’en sais absolument rien. Ce que par contre je pense, c’est que chacun(e) est invité(e) à suivre ce que sa conscience lui dicte et à y trouver ce qu’il ou elle y cherche.

Dans tous les cas, tôt ou tard, la nature reprendra ses droits et il n’y a pas de quoi en concevoir de l’angoisse.

Source


Frédéric Arminot

Burn out – Epuisement émotionnel et mal du siècle

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Burn out – L’épuisement émotionnel est-il le nouveau mal du siècle

Une « épidémie ». Le docteur Baumann, médecin généraliste à Paris, a eu le temps de constater, en seize ans de travail sur la question, la progression du nombre de cas de burn out parmi ses patients. Aujourd’hui, il tire la sonnette d’alarme.

Comment en faire toujours plus pour souffrir plus. Peur, angoisse, anxiété. Le monde du travail est LE lieu au sein duquel se cristallise toutes les émotions mal négociées.

Peur de ne pas y arriver. Peur de ne pas être à la hauteur. Peur d’être licencié. Peur de ne plus avoir d’argent. Peur de tout un ats de choses que l’on essaie de contrôler, jusqu’à l’épuisement, jusqu’au burn out.

J’ai toujours dit que le stress au travail et, partant, son ami le burnout était savamment entretenu par un certain nombre de gens à leur profit.

Le coût social, économique, affectif, etc. du stress et de sa conséquence, le burnout, est effarant. Beaucoup de gens s’en moquent partant de l’idée qu’il y a un prix à toute chose, celui de la réussite.

Un mal du siècle - Le burn out

Burn out – Je me souviens…

Ainsi, je me souviens d’une femme, la quarantaine. Quand je l’ai rencontré, elle était pâle comme un linge. Elle semblait épuisée. J’ai pensé qu’elle souffrait de dépression. Je n’étais pas loin de cela, mais il s’agissait plutôt d’un burn out.

Elle m’explique qu’elle travaille depuis plus de 15 ans dans une administration. Elle occupe des fonctions importantes et a toujours eu à coeur d’accomplir sa tâche avec célérité, honnêteté et implication. Elle s’est d’ailleurs tellement impliquée que, une fois n’est pas coutume, elle y a laissé sa santé.

Pendant des années, elle a gravi les échelons au point de devenir une personne ressource incontournable au sein de son administration. Elle mettait un point d’honneur à être informée de tout ce qui pouvait se dire ou se faire dans le cadre de ses fonctions. Elle avait à coeur de toujours apporter les meilleures réponses qui puissent aider ses collaboratrices et collaborateurs à donner le meilleur d’eux mêmes, au profit des administrés.

Pour des raisons politiques, il était fréquent que, plus ou moins régulièrement, les têtes de pont changent, soient mutés, au titre d’une promotion ou d’une sanction (cela relève des mystères de l’administration).

Elle toujours essayé de s’adapter mais, confusément, s’est bien rendue compte que cela n’était pas sans conséquences sur son équilibre émotionnel. Insidieusement, le burn out s’est installé. Cette personne ne faisait que peu cas de son état de fatigue toute dévouée qu’elle était à son service, à son employeur.

Il y a de fortes présomptions pour que cette fonctionnaire ait été en recherche d’approbation. Pour autant, sa bonne volonté ne saurait être mise en cause. Profitant, de façon délibérée ou non, des ses compétences comme de son dévouement, bien des chefs de département ont loué, usé et abusé de sa présence comme de ses compétences.

Toujours disponible, toujours souriante, ne faisant que peu de ses angoisses nocturnes et encore moins de ses angoisse matinale, cette femme s’est donnée – j’écrirais bien offerte – jusqu’au burn out. Un matin, alors qu’elle se préparait pour partir travailler, elle s’est effondrée, tant physiquement que psychiquement.

Ce burn out qu’elle ressentait confusément a fini par lui sauter au visage, à tel point  qu’elle n’est, jusqu’à aujourd’hui, pas retourner travailler. C’est après bien des visites chez des psychiatres, après bien des prescriptions médicamenteuses que, de guerre lasse, elle me demande son aide pour éliminer son burn out et, surtout, pour l’aider à retrouver confiance et foi en elle.

Cette re construction prendra des mois. Aujourd’hui cette femme va beaucoup mieux mais le traumatisme généré par son burn out est toujours présent. Il lui faudra sans doute des mois ou des années avant de retrouver un équilibre satisfaisant bien qu’elle ait repris pied dans sa vie et qu’elle en soit devenue une actrice bien plus consciente.

Le Programme ARtUS - Angoisse - Anxiété - Phobie - Toc

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Frédéric Arminot

Anxiété – Pourquoi faut-il accepter l’anxiété

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Anxiété – Selon Jon Kabat-Zinn, Professeur de médecine à Boston, il faut accepter l’anxiété – Ah…

Anxiété - Il faut l'accepter

Ce professeur de médecine à Boston place la méditation au centre de ses thérapies. En exclusivité, il livre les secrets d’une sérénité accessible à l’homme occidental.

« J’ai mis au point mon programme de réduction du stress par la pleine conscience en 1979. Il a légèrement évolué depuis, puisqu’il se déroule désormais sur huit semaines, au lieu de dix initialement.

Je vois de nettes et rapides améliorations dans des maladies comme le trouble anxieux généralisé et la dépression, mais aussi dans les douleurs chroniques. L’effet sur le psoriasis, une maladie de peau d’origine mystérieuse, est spectaculaire. »

Ce que j’aime bien, c’est le côté ordre. Il faut! Comme faukon et yaka. Pourquoi accepter l’inacceptable? Pourquoi accepter de dépasser ses limites, pour se préserver de ses peurs, et ne plus être à même d’en supporter les conséquences?

Pourquoi faut-il que dans nos sociétés, nous soyons invités à nous dépasser nos propres limites au point que la méditation ait trouvé une place particulière. Celle d’élément régulateur incontournable au sens de certains.

Ce que j’aime bien c’est que l’homme se fait du mal, par choix (là je vais me faire des ennemis), pour finir par créer des outils qui vont permettre d’apaiser le stress ou l’anxiété mais sans résoudre ni l’un ni l’autre.

Parce que si l’anxiété n’existait pas, l’homme n’aurait pas créé la méditation pour contrôler ce problème. Un peu comme la religion. Par ce qu’effectivement, deux choses émergent:

  1. L’homme se crée des problèmes pour avoir le plaisir de créer des outils qui vont permettre de contrôler le problème mais pas de le résoudre…
  2. La méditation ne résout rien. Cela apaise en plus de faire « branché » (je l’ai pratiqué et, hormis de belles images, la solution méditative me contraint à utiliser la méditation
  3. Moralité: méditer, n’est-ce pas une contrainte supplémentaire dans un monde de… contraintes?

En plus, j’ai parfois l’impression qu’il y a des effets de mode. Etre ou ne pas être dans le mouvement. J’ai parfois l’impression que si, demain, quelqu’un qui s’y connaît en matière de mode de communication sait nous faire avaler des couleuvres et nous vend l’idée que tel ou tel comportement serait bon, nous agirions en conséquence.

Alors, oui, je m’inquiète de toutes ces solutions proposées et qui s’inscrivent dans une démarche spirituelle qui m’inquiète surtout en ces moments très troublés.

Je reconnais que ce Professeur de médecine a raison, sur le fond. Sur la forme c’est qu’il invite à faire pour traiter l’anxiété qui me pose problème. Bref, je suis un peu perdu. Alors, n’hésitez pas à laisser vos commentaires.

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Frédéric Arminot

Anxiété – Les benzodiazépines, une solution provisoire

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Anxiété – Utiles contre l’anxiété, les benzodiazépines restent une solution temporaire

Anxiété - Haute Autorité de la Santé

La HAS vient de réévaluer les benzodiazépines dans le traitement de l’anxiété et a décidé de maintenir un intérêt thérapeutique important pour ces produits.

Je m’en voudrais d’être cruel, ou agressif, mais les professionnels de la santé mentale n’ont pas attendu les recommandations de la HAS pour comprendre et informer que les benzodiazépines ne sont pas une solution sur le long terme en ças d’anxiété. Et pourtant.

La France peut s’énorgueillir d’héberger plus de 3.5 millions de pharmaco dépendants, nous n’en sommes pas moins informés des dangers encourus du fait de prescriptions médicamenteuses inadaptés.

Prendre un « calmant » pour apaiser la douleur est un comportement bien légitime. Il convient que cela ne soit pas la seule et unique réponse, à plus forte raison quand il s’git d’angoisse, de crise d’angoisse ou d’anxiété.

Il est de coutume de prescrire des médocs « en cas de besoin ». Essayons de ne pas traduire par « autant de fois que j’en ai envie, quand j’en ai envie ».

Si j’en crois les recommandations de la HAS, l’intérêt des benzodiazépines est maintenu. Je le comprends au sens émotionnel du terme, mais il conviendrait que cela ne soit pas la seule et unique réponse. A moins qu’il soit clair – transparent – que cela profite aux laboratoires?

Labo ou pas labo, il n’en demeure pas moins que les benzodiazépines génèrent une forte accoutumance. Pas plus tard qu’hier, j’ai conversé avec un patient qui prend jusqu’à 12 comprimés de Lexomil ®, lequel comprimé est du Bromazépam.

Quand l’on sait combien ce comprimé sécable (en 4) est prescrit et combien il est utilisé de par le monde depuis sa mise sur le marché par les Laboratoires Roche en 1970, et quelle est sa forte dépendance, je me pose des questions quant aux professionnels de santé qui prescrivent sans attention particulière.

Alors, c’est bien gentil de dire qu’il faut prescrire avec parcimonie mais j’aimerais que les personnes de la HAS qui recommandent de moins utiliser les benzo, participent à éduquer personnels soignants et malades de sorte à ce que soient bien compris les dangers liés au Bromazépam.

Peut-être les « gens » de la HAS pourraient-ils inviter soignants et soignés à plus consulter des professionnels de l’approche comportementale. A moins que cela n’angoisse les intéressés puisqu’ils prendraient un risque prescription d’une part et le contrôle prescription d’autre part. Un peu comme les intellectuels de l’Education Nationale qui pondent les programmes pédagogiques sans que je sois certain que, dans leur réflexion, ils aient pris acte des contraintes pédagogiques liées au développement de nos charmantes têtes blondes…

Mais bon, c’est une autre histoire.

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Frédéric Arminot

Angoisses – Vivre dans l’angoisse, le quotidien d’une femme de flic

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Vivre avec des angoisses – Le quotidien d’une femme de flic

Alors que les policiers comptent manifester leur ras-le-bol ce mercredi devant le ministère de la Justice, ils ne sont pas les seuls à exiger une meilleure considération. Leurs compagnes en pâtissent aussi au quotidien et vivent certaines angoisses. Témoignage d’une femme de flic.

Le métier de policier, ou de flic, n’est pas sans générer des angoisses au sein des familles des intéressés. Je conçois que ce métier qui relate « l’administration de la ville » ne soit pas de tout repos. Les risques sont, vraisemblablement, de plus en plus importants. Les objectifs de résultats semblent s’accroître et enfin, la police, du moins en France, ne jouit pas nécessairement d’une très bonne image.

Etre femme de flic c'est plonger dans l'angoisse

Les angoisses d’une femme de flic

De fait, les inter actions liées à ce métier de policier favorisent angoisse, et anxiété, aggravées par les relations hiérarchiques et les relations entre collègues de travail.

Maintenant, ce ne pas le seul métier au monde à être vecteur d’angoisses, que l’on soit ou pas une femme. Je fais aussi un métier générateur d’angoisses, et cela ne m’empêche pas d’être aimable.

Quand les angoisses fonctionnement dans les 2 sens

Je ne sais pas ce que je dois penser d’un tel métier, ceux inhérents à la police en général. Il y a des jours où je me demande si certaines institutions ne cherchent pas à nous manipuler en nous vendant la souffrance de certains fonctionnaires pour nous inviter à être moins réactifs.

Mais la réaction de certains de nos concitoyens n’est-elle pas à la hauteur des angoisses que certains membres de la police induisent par leur comportement puisqu’il nous faut ne pas oublier ce vieux schéma qu’est « la peur du gendarme » et ce qu’à e titre comme à celui de leurs fonctions, certains se permettent.

Alors, la police, métier difficile et vecteur d’angoisses? Sans aucun doute. Ce n’est pas une raison pour, à notre tour, en rajouter en étant irrespectueux mais ce qui doit fonctionner dans un sens doit aussi fonctionner dans l’autre…

Comme cela, peut-être les membres des forces de police seront-elles moins stressées. Encore faut-il que l’état soit le premier à respecter ses employés ce qui semble mis en cause ces derniers temps du fait de la manifestation d’aujourd’hui, mercredi 14 octobre 2015.

Y a pas de fumée sans feu. Et puis, je suis las du « Fais ce que je dis et pas ce que je fais… ». Ce doit être mon âge avancé…

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Frédéric Arminot

Emotions – Comment la régulation des émotions façonne votre cerveau

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Emotions – Comment la régulation des émotions façonne votre cerveau

Comment réguler nos émotions

Dans des études précédentes, des chercheurs avaient montré que les personnes atteintes de troubles relatifs à l’instabilité émotionnelle ont certaines zones du cerveau moins développées que les personnes saines.

Dans une nouvelle étude, les chercheurs de l’institut de Karolinska ont montré que ces zones étaient aussi reliées à la régulation des émotions chez les personnes en bonne santé. Pour …

Ah! Ce cher cerveau. Ce sacré système nerveux central. Quelle machine époustouflante. Cet sorte d’ordinateur central où la moindre information relative à tous les domaines de notre est stockée puis exploitée avec un réflexe simple: plaisir ou douleur.

Nos émotions sont le fruit de nos expériences de vie, et conditionnent nos comportements réflexes pour fuir ou combattre.

Il y a 7 (sept) émotions différentes:

  • Joie
  • Peur
  • Tristesse
  • Dégoût
  • Honte
  • Colère
  • Culpabilité

Chacun de ces émotions s’est construite au gré de nos expériences de vie, entre 0 et 6 ans. Ainsi, en fonction de votre environnement affectif, social, culturel, de vos modes de vie, de votre éducation, de l’image que vous avez de vous, de l’image que vous avez des autres et, enfin, de la peur d’être jugé(e), vous vous êtes façonné une personnalité qui s’est inscrite de façon durable dans votre cerveau. Ce sont donc bien vos émotions qui façonnent votre cerveau.

C’est en fonction de la façon dont vous appréhendez vos émotions, en bien ou en mal, que vous allez réagir ou agir en fonction de situations données. C’est la raison pour laquelle, le plus souvent, nous disons que votre comportement est la réponse que vous formulez sur la foi de votre carte du monde, de votre vision des choses à l’appui de ce que vos émotions vous font ressentir. Ce sont donc de multiples réactions – fuite ou combat – sur la foi d’un contexte donné dans un environnement donné.

Ainsi, vous pouvez parfois être étonné de vos réactions et ne pas comprendre pourquoi vous en perdez le contrôle, pourquoi vous n’arrivez pas ou plus à maîtriser vos émotions. En effet, il se peut que vous soyez pris d’angoisse dans telle ou telle situation, ou que vous vous sentez victime d’une anxiété latente car vous n’arrivez pas à contrôler votre comportement, ou avez toutes les raisons de craindre de ne pas être à la hauteur d’une situation. En plus du fait que votre problème peut-être renforcé par la contrainte que vous vous imposez pour contrôler cette même situation.

A un instant T, vous êtes confronté à tout un tas d’informations que vous pouvez avoir de la peine à gérer. Le stress induit vous oblige, considérant votre personnalité, à comprendre et agir en fonction de ce qui vous semble bien ou mal.

Pour que vous compreniez mieux, si vous, vous allez réagir de cette façon en considérant toutes les informations conscientes ou inconscientes que votre cerveau vous amène à gérer, et la difficulté que vous éprouvez alors, dites vous qu’à l’inverse, un sociopathe ou un psychopathe n’a aucune notion de bien ou de mal.

Psychopathe ou sociopathe ne font aucune différence entre l’un et l’autre. Entre le bien et le mal. Ces personnes dangereuses, pathologiques, n’ont aucune émotion, si ce n’est celle, exclusive, de ressentir un plaisir qui leur procure des émotions qui leur renvoient d’eux l’image du pouvoir absolu, sans considérations pour autrui.

Quoiqu’il en soit, la façon qu’ont ces informations de circuler et d’être exploitées demeurent, pour une bonne partie, un mystère, même si bien des neurologues ont compris un certain nombre de choses.

Ceci amène une question. Faut-il vraiment tout comprendre pour contrôler ses émotions ou, faut-il, plus simplement, essayer de s’accepter tel que nous sommes et cesser de tout vouloir contrôler?

Nos émotions, ou l’humanité en marche…

Gérer ses émotions


Frédéric Arminot

Stress – Un salarié sur 2 malade du travail

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Stress – Un salarié sur 2 malade du travail !

TopSanté Stress : un salarié sur 2 malade du travail TopSanté Principale surprise de cette étude : près d’un salarié sur deux (46%) estime que son environnement au travail a une incidence négative sur sa santé : un chiffre qui grimpe même à 50%…

Stress au travail - 50 % de personnels en sont victimes

Si le monde du travail était un environnement épanouissant cela se saurait. Or, ce n’est pas que le travail, ou l’activité professionnelle soit dénuée de sens, c’est plutôt que l’environnement qui y correspond est facteur de troubles anxieux majeurs.

Entre les enjeux économiques, les inter actions sociales et ou affectives, les luttes de pouvoirs et de territorialité, il est vrai que le monde du travail est explosif.

Aujourd’hui, il s’agit de faire faire n’importe quoi à n’importe qui, le principal étant de toujours satisfaire les objectifs commerciaux, le fameux chiffre d’affaires.

A quel prix? Celui de la santé des hommes, comme d’habitude, celui-ci prenant de plus en plus la place d’un outil de production au détriment de son essence même.

Il est bien évidemment plus confortable de gagner sa vie conformément à vos objectifs de confort. Plus vous gagnerez, plus près de vos objectifs vous serez et plus importants seront vos stress. En effet, plus vos responsabilités seront importantes, plus votre stress ira croissant. Le problème réside dans la limite que vous vous donnez ou pas.

Certaines personnes n’en n’ont jamais assez et s’en imposent toujours plus. La peur d’échouer est donc un facteur de stress patent qui peut-être modéré – modulé – en fonction de la réussite de chacun. Mais, pour arriver à ces fins et, partant, se protéger de toute angoisse d’échouer, d’aucuns vont s’imposer des façons d’être et de faire qui vont participer à leurs stress.

Ainsi, que vous soyez juge, cadre commercial, diplôme d’HEC, chômeur, smicard ou bandit de grands chemins, ces deux derniers n’allant bien évidemment pas de pair, chaque activité aura sa dose de stress que vous saurez gérer avec plus ou moins de bonheur.

Si nous nous référons au titre de cet article, il s’agit plus vraisemblablement de personnes salariées et qui occupent différentes fonctions. Or, quels que soient les métiers exercés, je le dis, l’écris et le répète, il est particulièrement important que vous soyez au clair quant à ce que vous acceptez ou refusez. En agissant ainsi, vous vous protégerez de certains harcèlements ou de comportements victimologiques à propos desquels vous ne pourrez vous en prendre… qu’à vous même.

En effet, si vous n’êtes pas clair sur vos limites, fonctionnelles ou émotionnelles, vous vous rendez complices de ces personnes, salariées comme vous pour la plupart, qui vont abuser de votre difficulté à vous affirmer. Partant, par peur de déplaire ou d’être « puni » pour ne pas avoir attifait aux injonctions de l’autre, vous participerez donc à ce qu’il vous fasse du mal et vous utilise pour attifer ses propres objectifs et, ainsi, se faire du bien en vous faisant du mal. Ce qui participera à votre stress dont, de facto, vous serez responsable, sauf à ce que…

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Gestion du stress


Frédéric Arminot

Migraine et maux de tête de la rentrée – Un pic est atteint en septembre

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Migraine – Maux de tête de la rentrée – Pourquoi le pic de migraine est atteint en septembre

Chez un tiers des personnes victimes de migraines ou de céphalées intenses, les crises sont favorisées par des facteurs comme le stress, l’anxiété et par la tension nerveuse et musculaire.

La rentrée de septembre, avec les inquiétudes qui l’accompagnent, avec la reprises des activités -parfois de façon très intense – est donc une circonstance qui favorise ce que l’on appelle les «céphalées de tension» et la migraine.

La vie est un éternel recommencement. C’est comme les alcooliques qui arrêtent de boire pendant les vacances et se remettent à picoler juste avant la rentrée de septembre. Il y a des raisons, et je comprends ces raisons. Voyons plutôt.

Migraine - Un pic dès septembre

Migraine – Un pic en chaque mois de septembre

Rien n’est innocent. La migraine de septembre est-elle l’expression d’une allergie sociale, d’une anxiété chronique liée aux inter actions et contraintes de notre belle société, de notre beau système?

A force de s’imposer, si ce n’est tout et n’importe quoi, mais de s’imposer quand même de tenir alors que tout vous invite à lâcher prise dans tout ou partie de votre vie, il est évident que vous prenez le risque d’en payer le prix. Le tribut à votre difficulté de laisser les choses aller à leur rythme, et de ne rien vous laisser vous être imposé, sera sans doute que cela « vous prendra la tête »!

A vous, maux de tête et migraine qui vous indiqueront que la coupe est pleine et qu’il conviendrait d’envisager sérieusement de prendre soin de vous. Sans doute, pour calmer cette migraine galopante, prendrez-vous ce comprimé qui vous accompagne souvent, cet antalgique qui, en l’espace de 20 minutes, fera diminuer migraine et autres céphalées.

S’il est concevable que vous réagissiez de la sorte puisque votre migraine vous empêche de progresser dans les tâches que vous vous êtes données, vous ne ferez que déplacer le problème que sous tend – signifie – votre migraine du moment.

Sans doute aussi, un nombre de jours suffisant de congés participera t’il à ce que, les jours et les semaines passants, vous ayez le bonheur de voir disparaître cette fichue migraine qui vous fatigue tant et vous oblige à redoubler d’efforts pour être à la hauteur de vos objectifs de vie.

Prendre des médicaments comme partir pour des vacances bien méritées aura l’avantage de contrôler votre migraine laquelle, je réitère mon propos, sera la massive expression de votre incapacité à gérer un stress ou une accumulation de stress.

Si les vacances auront pour bénéfice de vous faire progressivement oublier toute la pression dont vous faites l’objet, vous serez sans doute victime d’un pic, ou d’angoisse, ou de maux de tête ou de migraine dès la rentrée de septembre. Pourquoi? Je vous invite à le découvrir en cliquant sur lien ci-dessous.

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Frédéric Arminot

Harcèlement – Comment retrouver confiance en soi

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Harcèlement – Une relation destructrice – Comment retrouver estime de soi et confiance en soi

Préambule

Depuis plus de 20 ans, j’ai rencontré, et aussi essayé d’aider, bien des personnes victimes de harcèlement exercé par des personnes dont on n’eusse pu envisager qu’elles se comportent avec une telle rage, un tel comportement destructeur. Des personnes dans lesquelles les victimes n’avaient aucune raison d’avoir à craindre malveillance et volonté de détruire.

C’est sans compter sur l’art qu’ont les harceleurs, et autres pervers narcissiques, de se cacher sous des airs de respectabilité qui en disent long sur leur besoin de détruire pour conserver d’eux une image positive. Ce qui pose combien le harcèlement est une arme de destruction massive!

Dans le témoignage dont vous allez prendre connaissance, Sylvie nous explique la mise en place d’une stratégie progressive de harcèlement ourdie par une personne dont la victime était en droit d’attendre, compassion, bienveillance, empathie, amour. Son mari.

Sylvie nous explique aussi les pièges dans lesquels ne pas tomber et comment, en apprenant à s’appuyer sur les bonnes personnes comme sur elle même, elle s’est affirmée et a mis fin à une relation bourreau victime. En bref, commet elle a agi à retrouver estime de soi et confiance en soi.

Harcèlement – Une stratégie progressive

Il n’y a pas de malédiction, ni d’élection, au sens d’élu au statut de victime de harceleur à vie ou de victime désignée même si le harceleur a des proies qu’il préfère: les individus bien vivants, brillants, mais avec des failles au niveau de l’estime de soi. Les dépressifs, pas de matière pour le nourrir, les narcissiques pas d’empathie à pirater.

La relation à la base est fondée sur un immense malentendu. Imagine ton double mais … maléfique comme dans une bonne série télé canadienne, c’est le manipulateur harceleur ! Tout ton contraire mon cher original et pourtant si semblable.

Le harceleur est un opportuniste, un charognard qui fait feu des failles qu’il rencontre. Il travaille à l’instinct en renvoyant en miroir l’image d’un autre idéal. C’est pour cela je parle de double maléfique, d’ombre. C’est un véritable éblouissement.

L’autre est l’ami(e) idéal(e), un autre soi avec les mêmes valeurs, les mêmes désirs qui se collent aux tiens, s’emboîtent parfaitement. Tu aimes la campagne, il adore et rêve de s’installer dans une grange à retaper. Tu aimes marcher, c’est un randonneur hors pair. Tu apprécies le camping sauvage pour le retour à l’essentiel, tu as super baroudeur dans tes bagages ! C’est normal, il renvoie ce que tu es mais ça tu ne le sais pas, du moins pas encore.

C’est presque trop beau pour être vrai, alors le double maléfique va s’ingénier à se présenter avec des failles pour apitoyer: enfance difficile, parents maltraitants, rupture où le double a souffert, toxicomanie, tout est bon ! Et sollicitant ton côté mère Thérésa, c’est parti pour le carnaval, car ton double maléfique est un caméléon qui s’insinue peu à peu dans ta vie. Ami(e)s, famille, loisir, tout y passe.

Les petits riens peu à peu arrivent et enclenchent l’engrenage de la violence. Les premiers accrocs commencent une fois le poisson ferré, une fois qu’il a bien mordu à l’appât. Le travail de sape peut commencer. Et comme lui voit mieux que les autres, il s’attribue une expertise en matière de relations humaines. Le bal est lancé et ça tire dans tous les sens au petit plomb au départ.

Des réflexions sur vos fréquentations, forcément pas à la hauteur de votre personne. Ces mêmes fréquentations jalouses de votre réussite/couple. Votre famille qui ne vous aime pas autant que votre partenaire. Et vos loisirs, pas en rapport avec sa situation, ou ce que vous pourriez faire. Votre travail où vous êtes «petit».

D’ailleurs votre vie pourrait être mieux, car c’est «petit». Petite famille, petites origines, ect… Lui voit mieux et grand. Lui est tellement mieux et grand. Au départ, vous, positif, vous prenez cela comme le discours que vous avez eu l’habitude d’entendre depuis toujours, « c’est bien mais »…, donc une critique…positive. Voyant qu’il a prise, il accentue sa pression en la jouant double boulet.

Il traine pour aller chez vos amis pas intéressants. La randonnée ne se conçoit qu’en haute montagne alors que vous habitez en bord de mer. Les membres de votre famille ce ne sont pas des vrais français ni des vrais étrangers. Ils mangent comme au pays mais ne parlent pas la langue. Oups! L’original commence a se poser des questions et à en poser au double pour donner du sens à ce qui n’en a pas…et pas de réponses !

Souci l’original! Tu as mis le doigt dans l’engrenage, celui de la relation maudite. Il reste à ton double à t’impliquer dans un acte dans lequel tu renies tes valeurs : mensonge, vol, bon tour, en fonction de tes zones d’ombres… Quelque chose dont tu as honte, que tu n’assumes pas chez toi mais que tu fais, poussé par ton ombre maléfique.

Le pacte diabolique est scellé et le double peut commencer tranquillement à contrôler ta vie, tes pensées en se servant de cet acte fondateur, en se servant de ce que tu lui donnes sur tes envies, tes relations avec les autres, tes moments de bonheur. Du haut de l’affiche, tu as l’impression d’être tombé en bas, ce n’est que le début de la chute car l’ombre n’a pas de fond, de fin sauf ta mort symbolique et réelle.

Harcèlement – Les composantes d’une relation toxique

A ce moment de la relation, il y a deux issues possibles. Soit notre très cher et tendre ami vampire plaque tout avec pertes et fracas dans un silence glacial (rupture téléphonique/SMS ou par mail, c’est tellement élégant ! ) sur le ton dans le fond « tu n’es pas à la hauteur de mes espérances ».

Cela c’est en cas de rébellion un peu trop vive, il ne faut pas s’inquiéter. Il a déjà quelqu’un d’autre à se mettre sous la dent et joue au silence de l’incompris total, et au gentil qui veut aider la pauvre fifille égarée, éplorée, dévastée… En appuyant bien là où ça fait mal.

Autre solution. Il s’accroche à sa victime qui n’a rien compris. J’ai vécu les deux. Les effets sont aussi ravageurs niveau palette émotionnelle. Vampire est arrivé à me faire éprouver une palette de sentiments bien tapis et embusquée comme la jalousie, à l’occasion de soirées entre copines où il venait jouer son chaton persécuté pour me virer de ma propre party, jouant sur la corde du « elle est pas cool, elle boit pas, elle fume pas, elle rigole pas, comment tu peux la supporter ? ». Effet hilarant garanti sur la galerie.

J’ai trouvé le moyen de devenir amère, m’étiolant peu à peu et trouvant que le prix à payer du bonheur était bien cher, J’ai envié les copines célibataires, les « bien mariées ». J’ai eu honte de moi, de lui. Il faisait exprès d’être ridicule auprès de mes amies, de se faire bœuf devant les grenouilles pour m’humilier et me couper de mon entourage.

J’ai enragé devant les tours tordus pour me cacher mes propres clefs de voiture et me faire passer pour folle. J’ai été prise d’une infinie tristesse devant le désastre et la platitude de mon existence, j’ai eu peur pour moi et pour notre enfant et enfin je me suis retrouvée complètement désespérée par cette situation, ce piège qu’il m’avait tendu et que j’avais aidé à tisser.

Une relation avec un vampire piège. Un vampire est assez malin pour piéger sa victime à son propre jeu. En effet, il m’a coupé intelligemment des autres en se servant du prétexte de n’avoir qu’une voiture pour deux pour me conduire au travail et ainsi contrôler mes déplacements et mes contacts sous prétexte de m’aider.

Le piège c’est aussi l’image du couple parfait, de la famille Ricoré construite sur rien mais qui fait illusion. Une de mes voisines trouvait que nous formions un couple formidable et que cela se voyait qu’il m’adorait….au point de pouvoir hurler des insultes non stop le dimanche après-midi jusqu’au repas du soir.

Mais ça, elle ne pouvait pas le voir, un pavillon c’est bien pratique ! Mais je ne pouvais pas casser cette jolie image. J’ai participé à ce mensonge. Et puis lâcher le vampire pour aller où ? Et comment ? Vampire m’a tellement épuisé que j’étais incapable d’envisager de louer un camion et de mettre mes affaires dedans.

Cette sensation de piège entraîne des réponses inadaptées. Les tentatives d’affirmation de soi tombent rapidement à l’eau devant l’inertie du vampire et ses promesses jamais tenues. Les tentatives de retrouver un peu de confiance en soi ont été systématiquement sabotées par des mises en danger volontaire. Conduite dangereuse pour bien montrer que si je l’ouvrais, il pouvait nous envoyer dans le fossé tous les trois rien à faire…

Mais un vampire ne se fait jamais mal, ça je ne le savais pas. Etre piégée à ce point, devoir supporter les réflexions, l’isolement, la fatigue, la saturation de mon espace mental par son bavardage, sa télé ou sa musique, entraîne un état de sidération. Dès que j’étais avec lui, j’étais incapable d’agir normalement, sans être stressée.

Lors d’une visite à la PMI avec notre fils, il m’avait tellement stressé que je n’avais pas été capable de défaire les boutons de sa veste, et lui, grand seigneur, avait pris les choses en main montrant à l’éducatrice et au médecin combien j’étais incompétente, et combien lui l’était pour s’occuper de notre fils alors que c’était moi qui m’en occupais tous les matins avant de partir au travail. Lui ne travaillait pas.

Cet état de sidération se transformait parfois en violence verbale contre lui, ce qui lui permettait de justifier la sienne, et en violence contre moi-même. J’étouffais ma rage sous la nourriture.

Piège et sidération eurent des conséquences sur ma santé, mon humeur et la vie sociale. J’ai pris beaucoup de poids. Je me suis retrouvée à avoir un début de syndrome métabolique, une fatigue chronique, ne plus avoir assez d’énergie pour maintenir une activité physique pour réduire le stress.

De toute façon chaque fois que je me laissais du temps, j’avais droit à un retour de bâton fracassant du style :« ça va se promener mais ça ne fait pas son boulot ». Je suis plutôt d’une humeur assez optimiste. Je suis toujours contente quelque soit le temps ou la situation. J’ai tendance à toujours trouver des solutions à tous mes problèmes sans me tracasser. Je ne me laisse pas souvent déborder par mes émotions. Je suis dotée d’une curiosité et d’un appétit de nouvelles expériences assez conséquent.

Parfois, je fais le bel esprit en maniant sans méchanceté l’ironie quand quelque chose me déplaît. De cette personne assez drôle et curieuse, je me suis transformée en loque triste, se noyant dans un verre d’eau grincheuse, geignarde et critique. Au niveau vie sociale, avant de connaître vampire, j’avais de nombreuses activités qui me comblaient largement et là, plus rien. Il occupait mon esprit et mon espace, et il y avait déjà assez peu de place pour notre enfant. Alors le reste est allé se ranger au bureau des souvenirs.

Quant à ma vie professionnelle, j’y ai déployé une énergie…qui compensait largement l’image de bonne à rien stupide qu’il m’avait collé. Le plus drôle est qu’il se servait de mon passé, de mes anciennes activités sociales et de mes réussites au travail pour s’en attribuer les mérites et me rabaisser !

Harcèlement – L’opposition progressive

Elle naît d’un déclic. Pour moi ce fut une phrase prononcé le lendemain du décès de mon père. Un copié collé d’une autre entendue quelques années auparavant. J’ai compris ce que j’avais devant moi, qu’il ne pouvait changer. J’ai eu la mauvaise idée de vouloir partir peu de temps après, sans aucune préparation. Quand un vampire sent que sa proie le lâche et le démasque, cela devient un combat à mort dont il est impossible de sortir vainqueur car les règles du jeu sont truquées dès le départ.

Une opposition frontale avec le vampire est fatale. Il faut donc s’armer et solidement. Cela commence par de très bonnes bases théoriques sur sa nature. Les livres de Marie-France Hirigoyen sur le harcèlement sont très biens. Ils demandent un approfondissement sur le fonctionnement du vampire et donc pour pouvoir élaborer des stratégies de départ qui évite ce que j’ai connu. Quatre années de descente aux enfers ponctuées de répit juste assez pour me sortir la tête hors de l’eau pour pouvoir à nouveau recommencer à me détruire.

Les livres de Christel Petitcollin sont très utiles pour préparer matériellement son «évasion» en toute discrétion et protéger les enfants. Il est utile de contacter un avocat pour l’aspect matériel car les vampires sont capables de tout, y compris de demander une prestation compensatoire pour avoir conduit tous les jours votre enfant chez la nounou !

Le mien a fait magistralement son travail de tampon entre le vampire, son avocate et moi, et a été très patient pour l’expliquer les aspects « jeu » de la procédure, à savoir le report d’audience, un classique pour mettre la pression.

C’est quelqu’un qui amène aussi beaucoup de réalité dans une situation où le discours toxique du vampire prime et brouille tout. Un bon psychologue est nécessaire. Pas forcément pour entamer un travail de fond dans un premier temps, mais pour se donner un espace de liberté, une validation externe du vécu comme étant anormal et se réaffirmer en tant que personne.

J’en ai essayé trois. La première, une madame Yaka Faucon que j’ai fui assez vite. Pour elle tout est facile, de son point de vue certainement. Du mien, j’ai fait comme j’ai pu. La seconde ne m’a rien appris que je ne savais déjà et m’a conseillé de piéger mon vampire en provoquant ses violences. Problème: un vampire ne se piège pas facilement dans son jeu, et n’est violent que pour instiller la peur.

En général il ne laisse pas trop de traces physiques ! Le troisième s’est avéré le bon. J’ai fait équipe avec. Il m’a fait redécouvrir les ressources que j’avais en moi. Donc il faut prendre son temps pour trouver la personne qui ne juge pas, qui a assez d’empathie et de connaissances pour comprendre vos problèmes et qui va vous aider en vous redonner de l’épaisseur face au trou qui engloutit sur son passage.

Comment fuir le harcèlement et se re construire

Ce qui est important pour tenir durant cette phase est de changer son hygiène de vie. Une activité physique régulière. Pour moi ce fut aller au travail à vélo. Cela permet de redonner une certaine résistance physique qui sera utile par la suite et surtout un espace à soi.

Une alimentation équilibrée n’est pas de trop pour compenser les effets négatifs du stress ainsi qu’apprendre à méditer. Les livres de Bob Stalh, sont excellents. Un travail sur le corps est nécessaire aussi pour se le ré approprier, car un vampire possède des objets, et j’ai fait parti de sa collection. Redécouvrir que je pouvais avoir des sensations et des émotions propres. Pas quelque chose de plaqué par mon trou noir sur ma personne. Ce fut une source d’étonnement et de plaisirs immenses. Cela passe par tout simplement des bains chauds avec tout ce qui peut sentir bon. Le reste est expliqué dans les livres.

Cette transformation radicale de ma façon d’être, à savoir m’aimer comme je suis, avoir mes émotions, ne plus être agressée par les émotions ou les actes de mon vampire m’ont permis de le quitter.

Cette transformation radicale a eu des effets très positif sur ma façon d’envisager mon travail. Plus besoin de me noyer dans les projets pour me prouver que je vaux quelque chose. Maintenant, quand je fais quelque chose, c’est soit que c’est dans les contraintes de mon travail, ou parce que je l’ai choisi mais je ne me le suis pas imposé. C’est confortable.

Avec mes collègues, j’ai gagné en tranquillité. Comme l’opinion de radio-couloir m’importe peu, cela me permet de ne plus perdre de temps dans l’interprétation des faits et dits des nuisibles, et de valoriser mon travail à la hauteur de ce que je fais.

Cela m’a aussi permis d’alléger mes relations avec des collègues pénibles sans me focaliser sur les difficultés relationnelles et, quand elles apparaissent, de traiter directement le problème avec la personne concernée en affirmant mon bon droit sans entrer dans le conflit.

Au niveau de l’éducation de mon fils, j’étais déjà tolérante, je le suis devenu plus. J’ai changé ma position vis à vis de lui en reconnaissant clairement que nous apprenions autant l’un de l’autre. Lui m’a appris à m’affirmer et à tenir tête pour défendre ce que je crois juste et je lui apprends à s’aimer comme il est. Je ne n’ai plus peur de lui dire que, parfois, je fais des erreurs, que je ne suis pas parfaite mais que je n’essaie pas. Je fais, et je fais au mieux en fonction de la situation.

Ma vision des choses a radicalement changé. J’ai appris à pardonner aux autres, c’est facile, à soi, ça l’est beaucoup moins. J’ai appris à m’attacher moins aux paroles et aux actes et à être compatissante envers les personnes difficiles. Ce sont elles les plus à plaindre. Elles se coupent de tout. J’ai appris à ne plus avoir peur d’être seule, à ne plus avoir peur des autres, à ne plus avoir besoin de me prouver quoi que ce soit.

J’ai repris mon chemin d’évolution tout en abandonnant tout le savoir que j’avais et la satisfaction que je pouvais en tirer. Il ne m ‘a pas servi à grand-chose dans la solution de mon problème.

Prendre le chemin de cette autonomie ne fut pas évident. Cela m’a demandé un ré examen douloureux de mes relations, de mes faiblesses, de mes fragilités, de la part sombre de ma personne, de ce que j’aurai voulu être ou de ce que je n’assumais pas.

Les livres d’Eva Arkady m’ont beaucoup aidé ainsi que certaines personnes rencontrées qui m’ont obligé à me poser les bonnes questions. Pour d’autres, cela n’allait pas assez vite. Il fallait passer à autre chose et puis c’est tout pas de quoi fouetter un chat.

Pour les services sociaux, le pardon à soi, aux autres, et la compassion étaient difficilement concevables. Leur méconnaissance de la psychologie du vampire les ont amené à commettre des erreurs dont l’issu aurait pu être bien pire qu’une porte brisée un jour de réveillon.

Les services d’aide aux victimes ne sont pas toujours aidant. C’est bien de se voir reconnue comme victime. Pour pouvoir se reconstruire, il faut sortir de ce statut sinon la porte reste ouverte pour le prochain vampire qui passera.

C’est ce qui m’est arrivé avec le premier. Parfois, ils sont maltraitants en faisant ressasser en boucle le récit des violences, en plaquant des jugements, ou en obligeant la victime à se faire prendre en charge même si elle ne le désire pas.

Enfin, devenir autonome et acteur de sa propre reconstruction, et de sa vie, ne plaît à tout le monde. Les «sauveurs» n’y trouvent plus leur compte, ni les victimes et persécuteurs de service. Ce que ne comprennent pas la plupart des intervenants est que ce chemin qui se découvre, c’est celui de la liberté à conquérir et à construire. C’est l’accomplissement de la légende personnelle de chacun. C’est le travail d’une vie. Cela ne cadre pas trop avec notre société de consommation, vite une envie, vite consommée, vite jetée et hop!, une nouvelle envie.

Ce témoignage m’a re mémoré la citation suivante de Pierre de Ronsard:

Vivez si m’en croyez, n’attendez à demain. Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie.”

J’exprime toute ma reconnaissance à Sylvie pour avoir accepté de me permettre de publier son témoignage sur mon blog.

Angoisses et dépression - Deux conséquences du harcèlement

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Frédéric Arminot

Confiance en soi – Retour en enfance

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Confiance en soi – Qu’est-ce que cela signifie comme comportement

Vaste sujet que celui de la confiance en soi…

La confiance en soi signifie qu’avec soi, comme à son propre propos, on se sent en sécurité. La confiance en soi repose sur les éléments suivants :

  • Image positive de soi
  • Estime de soi
  • Capacité à s’affirmer
  • Capacité à prendre des risques
  • Capacité à gérer les conflits
  • Capacité à valoriser ses propres échecs
  • Notion de ses propres limites
  • Autonomie

Bien sur, la confiance en soi va de pair avec le développement personnel.

La confiance en soi, ça veut dire quoi

Le plus simple pour expliquer la confiance en soi, n’est-il pas de prendre un exemple ? Je vais donc me référer au cas d’un patient qui est venu me consulter il y a près de 8 à 9 mois. Appelons le Bertrand.

Confiance en soi - DéfinitionBertrand a 24 ans. Il est étudiant en finances et se destine à des fonctions d’analyste financier. Il m’explique avoir des  amis, une compagne – avec laquelle la relation est plutôt pénible et insécure -, peu de loisirs, et beaucoup de travail. En bref, il m’expose une vie que semble avoir de plus en plus de jeunes de son âge, sans difficultés particulières. Il boit peu d’alcool, n’est pas un habitué des binge drinking, ne consomme pas de stupéfiants.

Il est le fils ainé d’une fratrie de 3 enfants. Ses parents sont cadres supérieurs. Il n’a pas été martyrisé, ni frappé, ni dans son enfance, ni plus tard. Il n’a jamais eu de problèmes avec la police ou la justice. Ses études se déroulent d’une façon qu’il qualifie lui même de « molle ». Il les suit sans enthousiasme. Mieux vaut faire cela même que de ne pas faire d’études du tout. Bien, et alors ?

Alors, Bertrand m’explique qu’il manque de confiance en soi. Je lui demande de m’expliquer ce que, à son sens, manquer de confiance en soi, signifie. Je lui demande de me donner un exemple.

Et Bertrand, de me raconter la chose suivante. Dans le cadre de ses études, il est amené à faire des stages. Vous savez, ces fameux stages professionnels de type franco français. Ces stages non ou mal rémunérés, où vous apprenez peu voire rien, en plus d’y être souvent maltraité d’une façon ignominieuse. Enfin si, vous apprenez à vous servir de la photocopieuse… Excusez moi, je m’égare…

Au cours de ses stages, Bertrand est amené à étudier des cas financiers (stratégies d’investissements) et à rédiger des analyses à destination des associés du cabinet dans lequel il se trouve.

Bertrand est très attaché tant à la forme qu’au fond des analyses qu’il commet et remet à son employeur. A ce titre, Bertrand s’est rendu compte combien il était angoissé à propos de son travail ce qui participe à altérer sa confiance en soi, sa maitrise de soi.

Il craint que ses analyses soient critiquées. Que ce qu’il écrit soit critiquable. Il n’a de cesse de faire des comparaisons entre les autres et lui. Il se trouve besogneux, ce qui n’arrange rien, il est vrai, en matière e confiance en soi. Il met beaucoup de temps à rédiger. N’envisage pas une seule seconde de rendre une étude qui ne serait pas parfaite. Mais où s’arrête la perfection, lui demandais-je ? Il ne sait pas me répondre.

Il lit et relit toujours ce qu’il écrit. A peine écrit-il une ébauche d’étude, n’a de cesse de lire et relire d’autres études pour étayer son compte rendu. Il a le sentiment que son employeur et ses associés ne lui disent rien quant au travail qu’il fait parce que cela ne vaut sans doute pas grand chose à leurs yeux. Bertrand pense qu’ils pensent – ses employeurs – que peu importe, Bertrand ne fait qu’un stage. La perception qu’à Bertrand de cet environnement ne participe pas à cultiver chez lui sa confiance en soi.

A un moment, j’interromps Bertrand. Je lui demande ce qu’il fait pour se rassurer, lui qui semble en plein stress. D’ailleurs, je le trouve fatigué (il est pâle comme un linge). Je le lui dis.

Il me répond qu’il a du mal à s’endormir et… à dormir aussi. Il répond à ma question que, comme il n’est jamais sur de lui, comme il n’a pas confiance en soi, il essaye de parfaire son travail. Il passe des heures sur un mot, un chiffre, une phrase.

Tout à satisfaire ce problème de confiance en soi, il me dit observer les autres, qu’ils soient stagiaires ou titulaires. Il trouve qu’ils vont beaucoup plus vite que lui. Qu’ils semblent plus détendus. Qu’ils sont professionnellement meilleurs. Ce à quoi je ne peux m’empêcher de lui répondre que le bonheur chez les autres, vu de dos, c’est toujours très bien!

Tout d’un coup, ce Bertrand qui m’expliquait tout à l’heure combien avec force que ses études et cet emploi d’analyste financier à venir ne l’excitaient guère, me précise que, pour autant, ce job à venir est source de gros revenus et d’un statut social fort. Je lui demande de m’expliquer en quoi cela est si important pour lui qui semble se faire si mal à ce propos. Exercer ce métier pourrait-il participer à ce qu’il bénéficie d’un « taux » de confiance en soi suffisant?

Et nous arrivons, si ce n’est au cœur du problème de confiance en soi, à tout le moins à sa genèse. A sa source.

Enfant, Bertrand n’était pas très beau. Il portait des lunettes, se sentait maladroit à tendance asociale. Toujours d’après lui. Bertrand faisait l’objet de moqueries de la part de ses camarades de classe lesquels, dit-il, réussissaient mieux que lui en s’investissant moins.

Bertrand essayait de s’affirmer auprès de ses camarades moqueurs mais, plus il essayait, plus il enrichissait le comportement de ces élèves. En autres joyeusetés, ils lui tapaient dessus sans  retenue, lui chipaient ses lunettes, lui demandaient des services sans contreparties.

Bertrand essayait de s’affirmer mais n’était pas convaincu lui même de l’intérêt de dire non Il s’abritait derrière un certain mépris à leur égard ce qui n’avait pas l’air d’affecter les intéressés.

Il était d’autant moins convaincu de la nécessité de dire « non » et, partant, d’aborder les conflits d’une façon plus constructive donc plus objective, que, chez lui, dans sa propre maison, ses parents n’étaient pas des communicants. Dans ces conditions, la difficulté d’avoir confiance en soi semble évidente.

Ses parents ne lui renvoyaient jamais de lui une image positive, ni négative d’ailleurs. Ils ne l’encourageaient pas, ni lui ni leurs autres enfants.

Ses parents étaient des gens discrets qui cherchaient par dessus tout à éviter tout conflit. Ils exigeaient que leurs enfants aient un comportement social irréprochable dussent-ils souffrir de leurs propres silences. « Mon dieu, que les gens pourraient-ils penser? ». En matière de confiance en soi, cela ne vous rappelle rien?

En un mot comme en cent, dans la famille de Bertrand, comme dans beaucoup de familles, l’émotion n’avait pas sa place. De facto, mon patient se sentait interdit d’exprimer quelque opposition que ce soit. Il craignait tellement la désapprobation familiale qu’il faisait tout pour être apprécié, aimé, même en silence.

Voilà donc le problème de mon patient. Il semble ne pas avoir confiance en soi car la seule idée de mal faire, ou de mal dire lui procure des angoisses. Il a peur de déplaire et, ainsi de ne pas être, ou de ne plus être aimé. Quel est l’intérêt de demander aux autres de nous aimer alors que nous n’arrivons pas à nous aimer nous même?

En conséquence de quoi, Bertrand ne réagit qu’en fonction de ce qu’il pense de ce que les autres pensent, alors que ce même Bertrand n’a jamais demandé aux intéressés ce qu’ils pensaient de lui. Le seul souvenir traumatique de Bertrand c’est son enfance. Et en matière de confiance en soi, ce marqueur est d’importance.

Depuis lors, Bertrand veut obtenir respect et affirmation de soi en utilisant un moteur. Ce moteur, ce sont ces études qu’il suit sans enthousiasme mais à propos desquelles il pense qu’une fois terminées, elles lui procureront un statut social et financier qui forcera le respect et lui donnera confiance en lui.

J’arrête là pour aujourd’hui. Mais, que comprendre de l’exemple de ce patient qui, aujourd’hui, à l’aide d’exercices simples, va beaucoup mieux et à appris à lâcher prise et à avoir confiance en soi ?

Le manque de confiance en soi

L’histoire ce patient montre bien qu’il n’y pas d’autonomie chez ce jeune homme au sens où il poursuit une chimère. Celle d’obtenir la confiance en soi par le respect généré, à son sens, par l’argent et le statut social.

Ce jeune homme a tellement peur de ne pas arriver à satisfaire son objectif de confiance en soi qu’il ne s’affirme pas quand son employeur, d’autres stagiaires ou sa compagne le malmènent. Il encaisse, en essayant de toujours faire bonne figure. Pour autant, s’il encaisse sans broncher, il est victime d’un stress et d’angoisses conséquentes au point que son équilibre personnel en est affecté (cf. troubles du sommeil). Ce jeune homme donc, ne veut prendre aucun risque.

Il n’envisage pas une seule seconde les conséquences de ces troubles anxieux sur son développement personnel.

Pourtant, il se met en danger en réagissant comme il le fait ; en quêtant la perfection. Il se met en danger parce qu’il ne prend pas en compte ses affects. Quoi qu’il souffre, il continue. Un peu comme si il avait une maladie grave et s’emploie à se convaincre que tout va bien…

Manque de confiance en soiOr, l’idée d’échouer dans sa quête lui est insupportable. Et pourtant. Bertrand reconnaît que ce qu’il fait depuis des années, lui procure un résultat inversement proportionnel à l’effet désiré. Plus Bertrand essaye moins cela fonctionne, plus il souffre. Mais Bertrand dit aussi qu’il fait «comme si» depuis si longtemps.

Bertrand peut-il savoir faire quelque chose qu’on ne lui a jamais appris ? Bertrand n’a pas les bases affectives requises pour bénéficier d’un minimum vital de confiance en soi. Et, pour avoir confiance en soi, Bertrand va donc apprendre  à se défaire de liens qui l’empêchent de prendre son envol. Qui l’empêchent de trouver sa liberté.

Pour avoir confiance en soi, Bertrand va apprendre à lâcher prise, à lâcher le contrôle de ses émotions. Il a compris que plus il contrôlait son comportement, moins il contrôlait sa vie. Bertrand va apprendre à exprimer et vivre tout ce qu’il retient captif à l’intérieur de lui même et qui l’intoxique tant. Bertrand va apprendre à avoir confiance en soi en arrêtant, progressivement, de jouer un rôle.

En prenant ce risque, en s’affirmant, d’abord vis à vis de lui même, puis à l’endroit des autres, Bertrand va apprendre à vivre et exister de façon autonome. Il va mettre un terme aux angoisses comme à l’anxiété qui le taraudent et ne va plus avoir peur de mal faire.

En peu de temps, Bertrand va apprendre et comprendre que : «l’échec est le début de la réussite» (prochainement, j’écrirais un article à ce propos).

P.S: cet exercice fonctionne aussi très bien en cas de crise d angoisse

Frédéric Arminot

Ruminations et pensées obsessionnelles

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Ruminations – Pensées obsessionnelles – Découvrez comment y mettre un terme

Le présent article a pour vocation de vous offrir un petit exercice pour ne plus souffrir des ruminations ou des pensées obsessionnelles dont vous êtes victime.

En effet, les angoisses qui vous accablent sont rendues possibles grâce à des symptômes spécifiques comme ces ruminations qui deviennent des pensées obsessionnelles.

Comment des ruminations deviennent des pensées obsessionnelles

Quand une personne est victime d’angoisses ou de crises d’angoisses, cette même personne aura tendance à reprendre le contrôle de ses émotions donc de sa vie.

Pour ce faire, cette personne essaye d’envisager toutes les solutions à son problème. Afin d’envisager des solutions à ses angoisses de la façon la plus pratique et rapide possible, se met en place un jeu – un je – de questions réponses:

  • Vais-je y arriver
  • Que va t’il se passer
  • Que va t’il se passer si je fais ou dis ceci ou cela
  • Que risque t’il de se passer si j’agis comme ceci ou comme cela
  • Comment va t’il ou va t-elle réagir si je dis ou fais cela
  • Etc.

Ces questions, et toutes les autres, ont pour vocation de vous permettre de trouver le comportement le plus adapté par rapport à la vision d’angoisse que vous avez dans une situation donnée.

En ré agissant de la sorte, en cherchant des réponses factuelles, vous cherchez à vous sécuriser, ce qui est bien compréhensible. Plus simplement, vous essayez de vous adapter!

Et votre désir est si fort, que cela risque de générer des ruminations. Grâce aux autres articles du présent site, vous avez eu l’occasion de constater que plus vous voulez contrôler quelque chose qui vous échappe pire sera l’émotion d’angoisse. Imaginez que vous grimpez à une corde et qu’à un moment vous glissiez. Si vous vous retenez trop longtemps à la corde tout en glissant vous allez… vous brûler les mains. Avec les angoisses, c’est pareil.

Or, plus vous allez penser et réfléchir à imaginer des comportements qui vous sécurisent, plus vous allez imaginer des réponses pour vous sécuriser, moins vous allez en trouver et plus vous serez victime d’angoisses. Et plus vous ruminerez – on entend par ruminations, le fait de n’avoir de cesse de penser à quelque chose et en se posant tout un tas de questions pour s’assurer du meilleur comportement possible -, plus vous alimenterez vos ruminations donc, moins vous trouverez de réponses à vos questions et plus vos pensées deviendront obsessionnelles. Plus vous ne ferez que penser à l’objet de votre angoisse sans pouvoir, jamais, l’apaiser ou le contrôler.

Vous nourrirez ce que l’on appelle un comportement compulsif: vous ne pourrez pas résister à la pression de l’envie de vous poser la question tout en perdant le contrôle et des questions… et des réponses qui, pourtant, ont vocation à vous sécuriser.

Vous n’arriverez pas à trouver des réponses qui vous sécurisent et, partant, dans votre souci incontrôlé de sécurité, ne pourrez plus vous empêcher de vous questionner à propos de sujets qui ruinent votre santé psychique jusqu’à ce que vous trouviez une réponse sécurisante. Mais, malgré toute votre bonne volonté, ce comportement est voué à l’échec, et vous à une souffrance indicible. Vous évoluez en pleine ruminations.

Découvrez comment neutraliser vos ruminations et contrôler vos pensées obsessionnelles

Vous l’aurez donc compris, il ne sert à rien – si ce n’est à vous faire du mal – de vous poser toutes ces questions car, jamais, vous ne trouverez de réponses qui vous sécurisent. Les ruminations créent plus de problèmes que de solutions. Alors, comment faire?

C’est simple. Si votre question avait un sens elle aurait bénéficié d’une réponse intelligente qui aurait nécessité peu de temps de réflexion. Ce qui vous aurait d’autant plus sécurisé. D’autant plus encore, qu’une fois la réponse sécurisante formulée par vous, vous en auriez été satisfait(e) et vous n’auriez pas cherché plus loin. Oui, mais, voilà… vous n’arrivez pas à interrompre le cycle de vos ruminations.

Vous avez du remarquer que lorsque vous vous posiez une question, cette question était suivie de tout en tas de faisceau de réponses possibles. C’est le principe même des ruminations. Or, aucune de ces réponses ne vous satisfait vraiment, sinon vous le sauriez et ne seriez pas assailli par ce que je décris comme des ruminations à tendances « pensées obsessionnelles ». Ce qui est bien la preuve qu’il n’y a pas de réponse intelligente à une question qui n’a pas de sens.

Alors que faire?

Ruminations traitementA partir de maintenant, vous allez agir de la façon suivante. A chaque fois que vous sentez, ou savez, que vous allez instaurer un cycle de ruminations, que vous allez vous posez une question à propos de quelque sujet que ce soit et que ce sujet génère de l’angoisse chez vous, vous allez vous dire la chose suivante (à haute et intelligible voix):

« (Citez votre prénom), il n’y a pas de réponse intelligente à une question qui n’a pas de sens ».

En l’espèce, il s’agit de bloquer la réponse et non la question. Il est normal que vous vous posiez des questions. Mais comme vous cherchez une réponse sécurisante et que vous ne la trouvez pas, vous allez vous poser d’autres questions dont les nouvelles réponses ne vont pas, elles non plus, vous sécuriser et vous allez entrez dans un cycle obsessionnel. C’est donc cela qu’il s’agit de neutraliser. Ce sont ces ruminations qu’il faut stopper.

Malheureusement, il est à craindre que le seul fait de prononcer cette phrase soit insuffisant à mettre un terme à vos ruminations. Mais il y aune solution pour neutraliser les angoisses dont les symptômes sont ces ruminations et ces pensées obsessionnelles.

Pour satisfaire cette solution de la solution, je vous invite à vous acheter un petit carnet (genre Rhodia ou Moleskine). Un de ces petits carnets qui tiennent dans une poche sans vous encombrer.

Dès lors, dès qu’une question dont vous savez le contenu facteur d’angoisses vous travaille,quand vous savez rentrer dans des ruminations, vous saisissez votre carnet et écrivez la question anxiogène. Une fois la question écrite, vous écrivez toutes les réponses qui vous viennent à l’esprit. Ces réponses vont, sans nul doute, générer de nouvelles questions, ce qui participe à vos ruminations. Vous écrivez ces nouvelles questions qui, à leur tour vont générer de nouvelles réponses. Ces nouvelles réponses vont, à leur tour générer de nouvelles questions. Et ainsi de suite.

Vous réalisez cet exercice jusqu’à ce que vous vous sentiez plus apaisé(e). Jusqu’à ce que le flot de vos ruminations ait conséquemment diminué. Dès que le flot de questions qui vous angoisse revient, vous recommencez à écrire questions et réponses jusqu’à ce que vous vous sentiez plus calme, plus serein. Cela peut durer quelques heures ou quelques jours. Après cela, sera-ce le bien être? Il y a des chances…

Essayez. Vous verrez, c’est radical!

Frédéric Arminot

Angoisses de la rentrée – Comment faire pour être moins angoissé

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Angoisses de la rentrée – Comment faire pour être moins angoissé

Il ne s’agit pas seulement de la rentrée scolaire mais, d’une façon plus générale, d’une rentrée à tous points de vue. Je pense qu’il s’agit d’un éternel recommencement qu’accompagne son lot de peurs, de joies, d’excitations, d’enjeux politiques, sociaux, scolaires, économiques, etc. Echouer ou… réussir? Les angoisses pointent.

Les angoisses de la rentréeLes enjeux sont de taille. Chacun va y aller de son angoisse quant à imaginer – sans savoir – ce qu’il pourrait se passer. Comment la rentrée scolaire va t’elle se dérouler? Vais-je être à la hauteur de ce que l’on attend de moi? Les enseignants seront ils sympathiques et bienveillants? Les élèves respectueux de l’autorité du professeur? Mon patron – ou ma patronne – sera t’il dans de meilleures dispositions à mon endroit? L’usine va t’elle fermer? Les angoisses de la rentrée sont multiples.

Comment faire pour de nouveau me protéger des menaces de société de crédit que j’ai tant de mal à honorer? Mon compagnon – ou ma compagne – va t’il me quitter? En bref, comment maitriser un avenir proche et plus lointain alors que je suis pris dans un tourbillon d’excitation sociale et que je ne trouve pas nécessairement les moyens d’y résister d’une part, et d’agir dans le respect de moi et des autres d’autre part. Les angoisses et encore les angoisses…

La rentrée scolaire – Un mauvais départ

En matière scolaire, et alors que les ministres qui se succèdent s’échinent à imposer des règles qui ne tiennent aucun compte des réalités du terrain, un enseignant de Marseille a mis fin à ses jours en septembre 2013. Ce monsieur a expliqué son geste par son refus de satisfaire à un enseignement dans lequel il ne se reconnaît plus. Bien triste spectacle qui traduit avec une infinie violence les angoisses dans lesquelles sont plongés bien des gens.

Comment résister à une machine sociale et éducative dont j’ai toujours dit qu’elle ne savait ni ne voulait s’adapter à la réalité sociale et environnementale. Comment traiter les angoisses quand vous savez qu’il vous faudra aborder le quotidien comme si de rien n’était et que, « allons, y a pas mort d’homme« . Ben si, encore une fois, il y a un mort.

Quand prendra t’on en compte les angoisses de l’enseignant terrorisé par ces parents qui exigent respect de l’élève alors que ce même élève ne respecte pas les autres en plus d’être scolairement en dessous du niveau de l’eau. Quand mettra t’on en place des structures d’accueil de qualité pour entendre la parole des enseignants épuisés par des objectifs toujours plus importants. Quand l’état reconnaitra t’il la qualité de la plupart des enseignants en communiquant sur la reconnaissance de ce métier.

Quand l’état revalorisera t’il le salaire des enseignants qui, faisant toujours plus d’heures tant en classe qu’en préparation et en corrections, sont devenus des travailleurs pauvres. Quand l’état participera t’il à ce que cesse à ce discours franco français qui veut que les enseignants ne foutent rien? Quand certaines personnes arrêteront-elles de demander aux autres de se substituer à elles mêmes dans la prise en compte de leurs responsabilités. Quand, quand… quand aidera t’on les gens à ne plus être impactés par les angoisses que le système génère?

Quand certains enseignants vont ils arrêter de maltraiter certains élèves au motif que les angoisses qu’ils les assaillent? Quand les inspecteurs d’académie vont ils arrêter de ne pas écouter les enseignants au nom de directives toutes plus ahurissantes les unes que les autres? A quels moments, et dans quels conditions, ces professionnels de la chose éducative vont-ils prendre acte que les angoisses de leurs collaborateurs sont les mêmes que les leur?

Quand certains employeurs ou chefs de services vont ils cesser de mettre la pression sur leurs employés au nom de ce chiffre qui les angoisses: le C.A? Quand l’argent cessera t’il d’être au centre de tout, de toute chose et de tout le monde? Cet argent, veau d’or supra vecteur de toutes les angoisses? Quand le monde cessera t’il d’avoir peur? Quand l’homme sera t’il enfin au centre de tout? Quand l’homme s’affirmera t’il enfin et, partant, mettra t’il un terme à toutes les angoisses qui l’agressent?

Jamais ! Enfin, je ne crois pas. Chacun ira de sa résistance individuelle à son anxiété, à son stress, à  toutes les Stress et enseignementangoisses qui le percutent. Et le monde continuera d’avancer car rester bloqué sur un échec – alors qu’il n’y a aucun désir d’en tirer les enseignements – est la mort du système. Le système a plus d’intérêt que l’homme lui même. L’homme est seul, le système est tout. Au nom du système, il est important e maintenir les angoisses comme la peur du gendarme.

L’intérêt du stress

De la même façon qu’il est économiquement nécessaire qu’il y ait du chômage, il est important qu’une société souffre. Une société qui va trop bien est un système qui se créera un problème pour satisfaire à des besoins de pouvoir et, accessoirement d’autorité. Un peu comme ces pays qui refusent de trouver la paix et ont plaisir à faire la guerre depuis longtemps. Chacun reste campé sur ses positions victimologiques et chacune des parties y trouve son intérêt. Les angoisses diverses ne sont pas prêtes de s’arrêter.

Pour que des gens aillent bien, se sentent bien, il est nécessaire que d’autres se sentent mal. Constater que quelqu’un souffre est un excellent moyen de se recadrer sur son propre état émotionnel et, partant, à l’aide de différences de toutes natures, de se trouver mieux que les autres. Les angoisses des uns font le bonheur des autres.

Ainsi, très prochainement, des enseignants, des élèves, des parents, des employés, reprennent le chemin de l’école comme de leur emploi, les angoisses vrillées au ventre, ou dans la joie d’échapper à un ennui qui les aura consumé tout au long de l’été. Le farniente participerait-il aussi à générer les angoisses nécessaires au changement?

Ou, plus simplement, dans la joie de retrouver ses potes et de rejouer encore et toujours la scène du positionnement social et des inter actions affectives. Chacun imaginera sa place dans ce futur à la fois connu et redouté. Bien des questions accompagnent cette population sous pression, questions auxquelles chacun s’emploiera à répondre de façons pas toujours adaptées pour s’éviter les angoisses tant redoutées.

Le stress induit invite chacun d’entre nous à se trouver un comportement comme une place qui le protège d’enjeux qu’il redoute. Entre ceux qui, victimes de phobie scolaire, vont souffrir aujourd’hui et demain plus encore, entre celles et ceux qui, victimes dangoisses au travail, se demandent quand tout cela va s’arrêter, il existe un système sourd mais omniprésent qui, savamment, entretient un état de tension pour que les choses existent et perdurent. Je le dit souvent, il y a un intérêt à maintenir les angoisses.

Le système existe dans ses résistances. Tout crise a du bon. Celui d’inviter chacun à inventer un nouveau positionnement qui lui permette de s’affirmer et de trouver une nouvelle place, presque une nouvelle vie. Dans un incessant et impressionnant ballet émotionnel, il y a celles et ceux qui planteront et les autres qui, cahin caha, avanceront, trébucheront, se relèveront et… continueront. Ainsi va le cycle de la vie. Ainsi, les angoisses participent-elles à alimenter le cours de nos vies.

Plaisir et angoisses du re nouveau

D’aucuns disent que la vie est un éternel recommencement. Pas totalement exact mais pas totalement faux non plus. Et c’est ainsi que les angoisses nourrissent nos « moi » respectifs. Sur la foi d’expériences passées, l’être humain se positionnera d’une façon qui lui semblera la meilleure. Entre celles et ceux qui, pris d’effroi, resteront tapis dans l’ombre, ou d’autres qui feront le choix d’être aveuglés par trop d’exposition à la lumière sociale, il y aura aussi des gens pour aborder le re nouveau avec les angoisses ad’hoc, mais avec courage, accueillant les angoisses, les angoisses excitantes qui vous invitent à vous dépasser.

Oui, le stress, l’anxiété, comme les angoisses ont du bon. De celui qui vous obligent à vous poser les bonnes questions. Partant, quel est le sens de tout cela? Les angoisses ont-elles un sens? Où vais-je, qui suis-je et dans quelle étage erre?

Il y a peu, je me suis – encore – posé la question du sens. Du sens de tout, du sens de rien. Du sens de la souffrance, du sens du plaisir. Du sens de la vie. Et je me suis souvenu d’un exercice que, du coup, j’ai repris.

Plaisir angoisseL’exercice consiste à trouver le sens que l’on souhaite donner à sa vie ou le sens que vous pensez que votre vie devrait avoir. La vraie question est: « Quel est le sens de ma vie« . Vous écrivez cette question puis vous répondez de façon spontanée jusqu’à ce qu’une réponse que vous venez d’écrire vous bouleverse, vous émeuve, à un point tel que vous saurez que vous avez trouvé.

A chaque réponse vous attribuez un numéro chronologique. Il n’est pas impossible que vous atteignez des chiffres vertigineux. Peu importe. Passez y le temps nécessaire. J’ai re commencé hier et j’en suis à 101 (je prends un certain plaisir à me mettre à l’épreuve pour constater si, oui ou non, le sens que je donne à ma vie é évolué ou est conforme à ce que j’avais précisé en d’autres temps). Ne lâchez pas cet exercice en chemin, écrivez jusqu’à ce qu’une phrase, longue ou courte, vous apparaisse comme une évidence.

Je vous assure que cela est assez radical quand vous êtes confronté(e) à une crise d angoisse ou à du stress. Et, en ce moment, au regard des enjeux de toutes natures et des échéances qui vous attendent, il y a de quoi être stressé ou, à tout le moins, angoissé. Y aurait-il moyen de trouver la paix? Y aurait-il moyen de s’épargner les angoisses qui nous assaillent?

A votre avis, tant à propos de cette je ne sais quantième rentrée comme à propos de toutes les questions relatives au développement personnel, quel est l’intérêt d’un tel exercice? Serait-ce un moyen de trouver la paix à l’aube de ce premier quadrimestre de l’année 2015?

« Qui vit en paix avec lui même vit en paix avec l’univers«  Marc Aurèle

P.S: désolé pour cet article que, moi même, je trouve un peu particulier. Ce matin, je ne me sentais pas l’âme consensuelle…

Angoisses et dépression

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Frédéric Arminot

Angoissé mais pas dupe !

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Angoissé mais pas dupe !

Ce dont je vais vous parler n’a pas grand chose à voir avec les cas que je traite habituellement en matière de solutions à l’angoisse, l’anxiété, ou la phobie.

Ce dont je vais vous parler concerne plus ma vision des choses liée à de récents et récurrents événements économiques donc politiques. je vais donc vous expliquer pour quoi j’ai l’impression que nous allons au devant de graves ennuis sociaux et économiques à propos desquels bien des populations européennes et étrangères vont payer un tribut hallucinant. Tout cela pour expliquer pourquoi je suis angoissé mais pas dupe.

Je suis angoissé mais pas dupe – Sommes nous manipulés

Depuis quelques mois, le landerneau européen est agité par la crise grecque. Il est vrai qu’il y a de quoi. Et de quoi être angoissé. Qui n’a pas souvenir, comme pour l’Espagne il y encore peu de temps, de ces familles expulsées, de ces citoyens grecs licenciés sans autre forme de procès, de ces familles endeuillées par le suicide de l’un de leur membre, par cette personne âgée en larmes devant une banque fermée.

Après des mois de combat entre le gouvernement de Syrisa dont se prévaut Monsieur Tsipras, actuel 1er ministre démissionnaire et la communauté européenne, il semble que l’union européenne a – encore – gagné une bataille sur le front économique. Cela fait de moi quelqu’un d’angoissé de façon sourde et néanmoins constante.

Mais, cette bataille, ne serait-ce pas celle qui, encore une fois, va non seulement mettre à terre les citoyens grecs eux mêmes mais aussi la plupart des populations économiquement moyennes de l’union européenne? Cette question, je me la pose quasiment chaque jour depuis que Monsieur Tsipras a annoncé sa démission du gouvernement au sortir d’âpres négociations sur la dette de la Grèce. Sommes-nous manipulés? Je le crains, je suis angoissé mais… pas dupe.

Alors, reprenons depuis le début. Bien qu’à mon humble avis, d’angoissé, cela remonte – déjà – à 1981, époque mitterandienne. N’oublions pas, en passant, combien tous les gouvernements qui se sont succédés pendant la présidence de Monsieur François Mitterand ont activement participé à laminer la classe moyenne française. A l’époque, je me souviens avoir été angoissé pour les mêmes raisons qu’aujourd’hui.

Je suis angoissé mais pas dupe – L’histoire c’est quoi au juste?

Si j’ai bien tout compris, mais il m’aura fallu beaucoup de temps, il est vrai que je me trouve besogneux sur ce coup là, le postulat de la construction de l’union européenne était de faire front à l’économie américaine. Le dollar américain gagnait sur tous les fronts, et nous sortions tous, à peine, de la guerre froide.

Il s’agissait donc de créer une sorte d’union d’états fédérés autour d’une même cause à défendre. L’économie de tous les futurs pays membres face à l’hégémonie américaine. Mais pas seulement, pour ce que j’en ai compris, bien plus tard. Ça aussi participe au fait que je suis angoissé mais pas dupe.

Pour ce que j’en ai compris, c’est au cours de l’année 1974, au moment de l’élection de Monsieur Valery Giscard d’Estaing, que les choses ont commencé à bouger. De mémoire, c’est la crise du pétrole. L’industrie française commence à sérieusement disparaître et laisse place, de plus en plus, à une société de services. C’est tellement vrai que, aujourd’hui, le tissu français industriel a quasi totalement disparu. L’économie de la France ne semble plus reposer que sur des activités de services et le tourisme ce qui fait que je suis angoissé (vous comprendrez pourquoi tout à l’heure).

Donc, depuis 1974, les gouvernements qui se sont succédés ont activement participé à grever le budget et la dette publique française. Les emplois coûtent de plus en plus chers aux entreprises, le chômage grimpe de façon affolante, et l’époque où l’on quittait un poste le lundi pour en retrouver un autre le mardi est révolue. Aujourd’hui, tout le monde s’accroche à son boulot comme une moule sur un rocher, ce qui participe à ce que certains employeurs profitent de cette situation pour exiger encore plus de leur salariés et, ce sans contrepartie si ce n’est celle d’une menace constante. Ca fait aussi beaucoup d’angoissé(s).

Je suis angoissé mais pas dupe

Angoissé mais pas dupe

La création de l’eurogroupe et de sa monnaie, l’euro, est actée. Ainsi, plusieurs états membres créent, de facto, une sorte d’états confédérés autour d’un gouvernement central installé à Bruxelles. Chaque état membre est autonome mais se doit de rendre compte à l’UE en plus de satisfaire à des engagements économiques.

De fait, l’UE a la main économique sur tous ses états membres et distribue bons et mauvais points. On nage en plein paradoxe par rapport aux Etats-Unis, pays d’états confédérés. Devons-nous craindre que la France sera, un jour, comme tous les autres états membres d’UE, un gouvernorat, un état fédéré. Je suis angoissé à cette idée pour des raisons qui relèvent de la souveraineté des pays.

Mais l’idée n’est-elle pas de supplanter l’économie américaine? Dès la mise en place de l’euro, les citoyens français, comme les citoyens des autres états membres de l’UE, voient les prix augmenter d’au moins 30% mais… pas les salaires! Au contraire, les salaires sont gelés depuis fort longtemps à tel point que certains salariés de la fonction publique sont des travailleurs… pauvres! Je suis toujours angoissé mais pas dupe.

Qu’importe, la crise économique s’installe de façon sournoise dès les années 90. Elle sera suivie par LA crise annoncée le 15 septembre 2008, une crise économique aussi dramatique que celle de 1929 aux E.U.

Du jour au lendemain, des pays entiers voient leur système économique s’effondrer et, de façon très intéressante, cela commence par les Etats-Unis justement avec la crise des subprimes. Le reste, je pense que chacun d’entre nous le conserve en douloureuse mémoire.

Pas un jour ne se passe sans qu’un membre du gouvernement français de l’époque ne nous terrorise en réitérant combien la crise est présente et n’est pas prête d’évoluer. Les français, comme les autres, ferment leur porte monnaie à double tour. Des milliers de commerces ainsi que des entreprises déposent le bilan, des emplois sont perdus à jamais. Il n’y a plus d’argent mais les états membres injectent des fonds pour essayer de sauver ce qui peut encore l’être, mais ce même état (français ou non) continue à générer des frais ahurissants, à couter un argent fou. Si autant d’hommes et de femmes sont attirés par les ors du palais, c’est qu’il y a une raison… Angoissé mais toujours pas dupe.

La crise économique aidant, la confiance en les politiques est mise à rude épreuve. Celui qui préside à la destinée de la France et se voit en Madame Ramirez assis à la caisse de la brasserie se voit déchu de ce qu’il pensait lui être dû et les membres de son gouvernement avec.

Peu de temps après, ce que d’aucuns français voit comme un renouveau ressemble à s’y méprendre à une déconfiture sociale de plus, qui fait dire à Arnaud Montebourg lors de son rendez-vous avec l’ancien ministre grec des finances, Monsieur Yanis Varoufakis: « Quand vous votez pour la gauche française, c’est la droite allemande qui est au pouvoir« . Toujours et d’autant plus angoissé mais de moins en moins dupe.

Depuis lors, depuis toutes ces années, un mot caractérise notre quotidien, ce même mot qui prévaut aux choix économiques de l’Union Européenne, ce mot, c’est: AUSTERITE! Au nom d l’austérité, aux principes de celles et ceux qui lui font la part belle chaque jour un peu plus, les citoyens de tous les pays membres ont un abonnement à la déchetterie sociale. Les impôts augmentent très beaucoup plus plus plus mais Monsieur Hollande promet une baisse ne 2016. Pour 2017, l’année des élections? Angoissé mais pas dupe.

En France, l’ère est au Robespierrisme. On coupe des têtes, les plus représentatives dans l’inconscient des français. Le gouvernement nous vend l’idée qu’il nettoie plus blanc que les gouvernements précédents. La france est victime du terrorisme, alors on nous pond le PNCD, ce Big Brother français, à l’instar des américains. Encore!

La France s’appauvrit un peu plus chaque jour. Le nombre de français qui partent à l’étranger augmente, mais on nous vend l’idée d’un président présent, attentif – à l’économie allemande? – et qui, sous des comportements affectifs qui, pour certaines personnes, apparaissent discutables, fait ce qu’il a toujours fait. Des trucs en sous main. Du genre, je te passe la main dans le dos en même temps que j’arme mon fusil de l’autre main. Parlez-en à Harlem Désir à propos des élections européennes, il en sait quelque chose. Toujours angoissé et toujours moins dupe.

Je suis angoissé mais pas dupe – Et l’on revient à la crise grecque

Ça va particulièrement mal en grèce et nous le savons. Le peuple grec s’insurge et renvoie ses anciens gouvernants à leurs chères études pour les remplacer par un gouvernement qui semble vouloir résister à l’hégémonie européenne pour que, ensuite, et c’est comme cela que je le comprends, un homme fasse acte d’allégeance d’une façon très personnelle.

Dans un premier temps, Tsipras maintient le front de la révolte contre l’union européenne. La Grèce dit de ne pas être en mesure de rembourser sa dette dans les délais impartis. L’UE s’insurge, menace, tempête, bref, un bras de fer est engagé. Cela dure des semaines, des mois même, et nous en entendons parler tous les jours. Je suis de plus en plus angoissé.

Le gouvernement français dit qu’il fait de son mieux mais Madame Merkel ne l’entend pas de cette oreille. Il est vrai que cette dernière doit soutenir une politique économique exclusivement allemande. N’est-il pas de notoriété publique que les tous les allemands sont endettés à plus de 90 % puisque les allemands vivent… à crédit. Madame Merkel a donc besoin de trésorerie, faute de quoi, c’est l’économie de son pays qui, a son tour, s’effondrera.

Crise économique en Grèce

La crise économique en Grèce

La faillite de la Grèce est envisagée puis, coup de théâtre. Monsieur Varoufakis démissionne et, comme par enchantement, l’UE re finance la Grèce. Une semaine plus tard, la Grèce rembourse 800 millions d’euros à l’union européenne, somme qui semble correspondre à celle que l’UE vient de virer sur les caisses grecques! Là, j’ai pas compris sauf que les banques, elles encore, vont toucher à l’entrée comme à la sortie. Ah, les banques… Je suis toujours angoissé mais pas dupe. La vie serait-ce donc un mouvement de va et vient permanent?

Les choses semblent s’arranger – de façon bizarre – mais, last but not least, après avoir provoqué un référendum pour assurer sa légitimité, Monsieur Tsipras démissionne et provoque ainsi des élections! Si çà n’est pas un grosse manipulation, il conviendrait de m’expliquer. Quelle serait la manip?

Imaginons que Monsieur Tsipras ait démissionné sur les conseils de l’UE. Imaginons que celle-ci a vendu au futur ancien premier ministre grec que sa légitimité est assurée du fait de ce récent référendum qu’il avait conçu pour faire opposition à l’UE. Imaginons maintenant que l’union européenne ait fait savoir à Monsieur Tsipras que s’il démissionnait après ce référendum, qu’elle le soutiendrait de sorte à ce qu’il soit réélu – et il sera sans doute réélu – ce qui fera que Monsieur Tsipras, fort de sa nouvelle légitimité sortie des urnes grecques, pourra imposer à ses citoyens l’austérité voulue par… L’UE. Et le tour est joué. Au fait, je suis encore et toujours… angoissé. Jen frissonne de peur.

Je suis angoissé mais pas dupe – Quid de la suite

De fait, l’UE conserve ses acquis économiques, ou plutôt sa constance et son bénéfice en matière d’austérité, donc son pouvoir sur l’ensemble des états membres. Les banques en profitent bien sur, puisqu’il est acquis que c’est l’argent qui gouverne et non le peuple. Pauvre petit peuple qui, de toutes les façons, n’entend rien au contexte économique. Il est vrai qu’il ne s’agit pas que de la crise grecque ou de l’UE, mais d’économie mondiale. Donc des USA, de l’UE, de la Russie, et de la Chine. L’Afrique et les autres pays du monde étants, pour aujourd’hui, relégués dans la chariotte accrochée à la boule de caravane de l’économie mondiale. Je demeure angoissé mais pas dupe.

Tout cela ne vise t’il pas qu’à une chose? Les hommes ne sont que des moyens, des sortes d’outils. L’économie mondiale prime sur les hommes. L’économie fait foin de considérations sociales. L’homme est l’esclave de l’économie.

Aujourd’hui, le monde est en crise, en guerre. Il convient donc d’appliquer des règles que certains hommes et femmes considèrent comme bonnes pour l’économie. Peu importe si elles laminent les hommes. Ces derniers ont toujours fait montre de leurs capacités à survivre, ils pourront donc supporter indéfiniment.

Aujourd’hui, la guerre est là. Les US contre l’Europe, les US et l’Europe contre la Russie et la Chine. J’oubliais aussi les pays du Maghreb que les états précédemment cités ont essayé de s’annexer, sans succès, et au prix de vies humaines par milliers. Mais, on s’en fout! Les êtes humains sont ainsi faits quant à leur capacité à survivre qu’ils pourront donc supporter indéfiniment (bis repetita placent).

Alors, chaque citoyen risque de cultiver un ressentiment à l’endroit de la vie publique au sens de son administration. Les mois et les années vont passer et, sans doute, nous apporter la preuve que le peuple, dont je suis, est délibérément tenu à l’écart de décisions majeures pour l’avenir, celui de nos enfants.

Alors, oui, bien que non dupe, je suis angoissé à l’idée de cette violence sociale qui nous est opposée chaque jour au nom de l’économie, qu’elle soit mondiale ou pas.

Angoissé - Nous sommes des êtres humains

Nous sommes humains

Tout ce que je comprends, c’est combien tout ce système nous échappe. Seuls les les 7% qui détiennent plus de 80% des richesses mondiales ont la possibilité de se sortir du carcan économique qui nous est imposé.

En ce qui me concerne, j’ai bien compris que je suis quantité négligeable. Au nom de l’économie, moi comme tous les autres, le peuple, seront passés au tamis, voire pire.

Bien que je ne sois pas dupe, j’ai peur. Je suis donc particulièrement angoissé même si mes symptômes d’angoissé ne m’empêchent pas de vivre. Ils ont donc raison de continuer au nom de l’économie, et peu importe que je sois un être humain.

D’aucunes crieront à l’utopie. D’autres vont me maudire. Pour aujourd’hui, peu importe. J’exprime mon point de vue personnel et ne saurais l’imposer à qui que ce soit. J’avais simplement envie de le partager avec vous.

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Frédéric Arminot

Comment vaincre l’anxiété généralisée

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Anxiété généralisée – Comment un chef d’entreprise a pu vaincre son anxiété généralisée

Ce jour là, je viens de mettre un terme à une consultation assez pénible. Une patiente, en larmes, n’en peut plus de souffrir de troubles anxieux. Nous venons de commencer son accompagnement personnalisé et, il semble que cela va lui être particulièrement difficile de lâcher prise avec certains de ses comportements. Je ne me sens nullement découragé, mais il va falloir que je sois inventif en matière de stratégie pour vaincre l’anxiété de cette femme qui n’a de cesse de tout faire pour contrôler son problème.

La consultation qui va suivre va m’en apprendre encore plus quant aux douleurs que l’être humain est capable de s’infliger pour ne pas courber l’échine. Sacha a 40 ans. C’est un bel homme, bronzé, sportif, d’une douceur étonnante. Non pas que les beaux sportifs soient des brutes, mais je suis simplement étonné de la douceur de cet homme dans ce monde de… brutes!

Chef d’entreprise accompli, Sacha gère la destinée de plusieurs entreprises dans des domaines d’activités très diverses. Il gère relativement peu de personnels mais ses activités, pour ce qu’il m’en dit, sont florissantes. Il me précise cependant qu’au contraire de ce qu’à pu dire un ancien président de la république ridiculisé récemment par Paris Match, il doit « travailler plus pour gagner plus » et non « travailler moins pour gagner plus« . A chacun sa vision des choses. Entre la manipulation et la réalité, il y a un abîme. N’est-ce pas monsieur l’ex président?

Quoiqu’il en soit, passées les présentations d’usage, je demande à Sacha de m’expliquer ce qui lui arrive. Et lui, de me présenter une liste de symptômes d’anxiété assez longue en plu d’être significative d’une anxiété généralisée.

Tous les domaines de sa vie sont impactées par cette anxiété généralisée. Professionnelle, familiale, émotionnelle, sociale, affective. Sacha m’explique que, des années durant, il a su s’impliquer dans la création de projets professionnels sans difficultés particulières. En fait, comme d’autres sont des lanceurs d’alertes, lui passe son temps à penser de nouveaux projets. C’est son truc.

Sacha est constamment en projet. Son objectif n’est pas nécessairement de gagner plus d’argent qu’il n’en gagne déjà. Non. Son plaisir c’est de créer un projet, de l’idée à l’aboutissement de l’idée. Créer, monter, structurer, donner vie. Cà, c’est son projet à Sacha, sa réalité.

Pour arriver à satisfaire ses projets, Sacha a manqué de vigilance quant aux symptômes d’anxiété qui l’ont travaillé avec le temps et qui justifient aujourd’hui l’anxiété généralisée dont il est victime. Parce-que cet entrepreneur a commis des erreurs, en toute bonne foi. Quelles sont ces erreurs qu’il a commises?

Anxiété généralisée – Les erreurs à ne pas commettre

Sacha a cumulé les symptômes. Stress, angoisses, crise d’angoisse, crise de panique, phobies diverses et… phobie d’impulsion. Voilà les symptômes que Sacha a cumulé en l’espace de 2 ans à force de lutter contre son problème. Mais quel était le problème de ce monsieur.

Gérant de plusieurs sociétés, père de famille divorcé, Sacha avait à affronter bien des situations qui nécessitaient sa présence. Ses employés le réclamaient, ses enfants le réclamaient aussi, et ses désirs d’expansion le sollicitaient tout autant.

Un matin, Sacha s’est rendu compte qu’il était déprimé. Il avait moins envie de bouger lui qui, nonobstant ses désirs de faire croître activités personnelles et projets professionnels, avait aussi grand plaisir à faire la fête. Voir des amis, voyager.

Anxiété généralisée - Les erreurs à ne pas commettre

Anxiété généralisée – Les erreurs à ne pas faire

Un matin donc, alors que la veille au soir il avait décliné une invitation pour se rendre à l’inauguration d’une nouvelle discothèque de type « Jetset » à Paris, il décide de sagement rester chez lui et de se reposer. Pour autant, il a toutes les peines du monde à s’endormir.

Sacha s’est couché « comme les poules » me dit-il, soit vers 22H30. Ses heures habituelles de coucher oscillent plutôt entre 2 et 4H du matin. Ensuite, il n’émerge que vers 10H et sa journée débute à 11H.

Ce soir là, il n’exprime aucun désir pour sa compagne alors qu’il me précise avoir, le plus souvent, « envie de » comme pour clore sa journée sur un bon moment. Là, rien!

Ce matin, alors que la veille au soir il a eu toutes les peines du monde à trouver le sommeil, il se sent chiffonné. Il a mal dormi et n’a aucune envie de sortir. Il tourne en rond chez lui puis, rapidement, sent des angoisses l’assaillir. Il ne comprend pas pourquoi et encore moins à quel sujet il se sent angoissé. C’est une angoisse diffuse de celle qui, plus généralement, vous annonce que vos stratégies d’évitements ont atteint leur limite et que ce à quoi vous tentez d’échapper est arrivé. L’anxiété généralisée.

Et cet entrepreneur de m’expliquer que ces symptômes d’anxiété généralisée se sont étendus à bien des domaines de sa vie. Non content de souffrir de troubles du sommeil, il se rend rapidement compte dans les heures et les jours qui vont suivre qu’il a de plus en plus de mal à conduire sa voiture, non pas en ville, mais sur des voies rapides.

De la même façon, il n’arrive plus à marcher seul dans la rue. Il me dit penser souffrir d’angoisse de mort. Admettons. Ce qui me fait lui demander ce qu’il fait, ou a fait, pour essayer de juguler de tels symptômes quand il y est confronté. C’est là que j’entends une litanie d’erreurs commises en toute bonne foi. Erreurs qui ont entretenu voir aggravé son anxiété généralisée.

Anxiété généralisée – Lâchez le contrôle

Pour être bref, à chaque fois que cet entrepreneur a été confronté à ses symptômes d’anxiété généralisée, il a tout fait pour ne pas se laisser envahir par eux, pour les contrôler. Par exemple, il a bu – un peu – quand il devait prendre le volant sur des voies rapides. Il s’est aussi forcé à marcher seul dans la rue non sans être équipé d’une bouteille d’eau pour lui enlever sa pomme d’angoisse qui lui bloquait parfois la gorge. Il s’est aussi forcé à sortir le soir alors qu’il se sentait fatigué, histoire de se prouver qu’il tenait encore la distance. Il a aussi pris un peu de cocaïne, de temps en temps mais, dit-il, c’est pas mon truc. Ah…

Et puis, cerise sur le gâteau, il a créé un nouveau projet professionnel pensant que ses activités habituelles ronronnaient et qu’il avait besoin d’excitation. Alors, il a monté une nouvelle société pour structurer ce projet, le rêve de sa vie (dixit). Sans doute. A ceci près que c’est ce projet qui a accéléré l’anxiété généralisée de ce monsieur et a justifié qu’au bout du rouleau, il me contacte pour l’aider à s’en sortir.

Anxiété généralisée – Comment traiter l’anxiété généralisée de cet entrepreneur

Quand Sacha a pris contact avec moi, il en était à ne plus pouvoir conduire, à ne plus être capable de sortir de chez lui. Il n’arrivait plus à faire du sport, lui qui attache tant d’importance à sa condition physique. Il était victime de troubles de l’endormissement et, parfois, d’angoisse nocturne. Il se sentait déprimé, n’avait pas goût à grand chose et, partant, pensait souffrir de dépression. Sa relation sentimentale battait de l’aile, et il avait toutes les peines du monde à se comporter comme un père présent avec ses enfants.

En un mot comme en cent, les choses allaient plutôt mal pour lui alors que, comme diraient tout un tas de gens « il avait tout pour réussir ». Oui, peut-être, mais il y a quelque chose à propos de laquelle Sacha avait cruellement manqué d’honnêteté.

Il y’a près de 2 ans, Sacha a souhaité accomplir le « rêve de sa vie ». Il a monté un projet professionnel qui lui tenait à coeur depuis toujours. Un peu son bâton de maréchal, l’idée étant de rentabiliser cette affaire là, comme les autres, puis de vendre le tout. Ensuite, il dit, non sans humour, envisager de vivre de ses rentes. Ce que je ne crois pas.

Toujours est-il que pendant plus d’un an, alors qu’il est victime de symptômes d’anxiété généralisée, Sacha déploie toutes ses compétences pour créer le projet professionnel de sa vie.

Investisseurs, banques, recherche d’un local approprié, recherche de compétences diverses (salariés), Ce chef d’entreprise se démène, et le résultat sera d’ailleurs à la hauteur de son investissement tant personnel que professionnel. A ceci près que ses symptômes d’anxiété généralisée s’aggravent et que c’est comme cela qu’un jour, il me contactera, émotionnellement exsangue alors que son projet, devenu réalité, n’aura plus aucun sens pour lui.

Anxiété généralisée – Comment je me suis trompé dans mon évaluation

Sacha est très gentil mais le problème c’est que je n’arrive pas à comprendre le mécanisme de son problème. J’ai beau appliquer toutes les règles de contextualisation associée à l’approche comportementale de Palo Alto que j’utilise depuis plus de 20 ans que je pratique le coaching comportemental, quelque chose m’échappe.

Par exemple, alors que je demande à Sacha de faire un exercice très spécifique pour traiter ses phobies d’impulsions comme ses angoisses matinales, rien n’y fait. Je suis en échec. Nous faisons régulièrement le point. Les symptômes d’anxiété généralisée ne semblent pas évoluer d’un pouce.

A l’occasion, j’apprends qu’il continue à consommer de la coke voire à boire un petit coup. Il continue à avoir une vie de forcené, passant le plus clair de son temps à peu ou mal dormir et, le reste du temps, se passe à être présent et gérer sa nouvelle entreprise, son fameux rêve devenu réalité.

Régulièrement, nous nous entretenons à propos des ses symptômes d’anxiété généralisée. Si parfois, ces symptômes semblent vouloir bouger positivement, il y a toujours quelque chose qui nous fait retourner à la case départ, voire pire. J’ai beau explorer le problème dans tous les sens, rien ne n’améliore de façon significative  l’anxiété généralisée alors qu’avec la stratégie comportementale que j’emploie, cela aurait du fléchir d’au moins 50% en moins de 8 à 10 jours. S’il y a de petites améliorations, il n’y a rien de bien significatif.

Passé 15 jours, je propose à Sacha de faire comme chez les flics au cours d’un interrogatoire: « On reprend tout depuis le début ». « Nom, prénom, âge et qualité… ». Je plaisante.

Donc, Sacha et moi, conceptualisons de nouveau son problème. Cela signifie que nous passerons deux heures à reprendre point par point, chaque élément constitutif de son anxiété généralisée. Cela se résume en un nombre important de questions car, pour moi, coach comportemental, comprendre est vital pour mieux préciser une stratégie d’intervention, c’est à dire mettre en oeuvre les outils et les moyens pour neutraliser cette anxiété généralisée.

A un moment au cours de la phase de questionnement, je me rends compte que si Sacha veut faire tout ce qu’il faut pour aller mieux, il y’a un petit truc que je n’avais pas décelé, du moins pas avec autant de force.

Sacha, du fait des ses activités comme de ses habitudes de vie, a l’habitude de s’attacher la collaboration exclusive, et pour un temps, de professionnels divers. Coach sportif, consultant financier, etc. Il en a les moyens financiers, et c’est aussi comme cela qu’il a réussi. Il sait s’entourer de compétences externes. Il sait ce que sont ses propres limites fonctionnelles, ce que l’on appelle le « seuil de Peter ».

C’est pour cette même raison que Sacha a fait appel à mes compétences de coach comportemental. Ce faisant, je comprends que ce que Sacha recherche avant tout, ce ne sont pas seulement des exercices pour traiter l’anxiété généralisée dont il souffre mais plutôt – surtout ? – un programme spécifique. En fait, ce que veut Sacha, ce n’est pas que j’applique une stratégie comportementale pour vaincre l’anxiété, c’est un… plan d’action.

Comment traiter l'anxiété généraliséeA ce moment là, ce que je comprends, c’est que Sacha, s’il a bien suivi les prescriptions comportementales que je lui ai communiqué, il résiste d’une certaine façon puisqu’il a l’impression que ce que je lui ai demandé de faire ne lui est pas précisément attaché. Ce qu’il aimerait, c’est que je lui fasse une sorte de plan d’action. Un plan rien que pour lui où il lui soit précisé ce qu’il doit faire et comment il doit se comporter, chaque our, face à telle ou telle situation.

Je ne vous cache pas mon étonnement car c’est, pour moi, un peu comme si je lui donnais une feuille de route. Or, mon travail consiste à vous permettre de retrouver votre autonomie,  pas à suivre une feuille de route. Je suis coach pas officier d’active.

Anxiété généralisée – Un plan d’action très personnalisé

Alors que j’expose mon étonnement à Sacha, je le vois se décomposer. Il prend mes interrogations pour un refus. Mais, je m’en voudrais d’être obstiné quant au traitement de l’anxiété généralisée de ce chef d’entreprise. Alors, nous décidons de pointer, pour chaque jour, toutes les situations, si minimes soient-elles, et face auxquelles il se retrouve en difficulté.

Pour chaque point, les angoisses dans la rue, la boule d’angoisse dans la gorge, son manque d’appétit sexuel, ses symptômes de dépression, son anxiété généralisée, ses angoisses matinales, ses troubles du sommeil, et j’en passe, je lui fait un tableau très très précis. Un peu comme si je lui dressais un tableau alimentaire pour l’aider à avoir la meilleure hygiène alimentaire possible. Le tout concocté avec des objectifs à court, moyen et long terme.

Ce travail m’aura pris beaucoup de temps mais, quand je vois les résultats, je ne peux que constater que Sacha avait raison et moi tort. Bien que j’ai la prétention de toujours respecter la vision du monde de mes patients, force m’est de constater que j’avais manqué d’à propos au sujet de l’anxiété généralisée de ce monsieur.

Il avait besoin d’être dans la même dynamique et la même relation que celle qui l’entretient avec toutes les compétences externes qu’il utilise depuis des années. En conséquence, force m’a été de constater qu’à tellement vouloir aider Sacha, je passais à côté de l’essentiel pour qu’il ne souffre plus d’anxiété généralisée, laquelle correspondait à la somme accumulée de symptômes divers installés avec le temps.

Le tir a donc été rectifié ce qui, soit dit en passant, s’appelle de la cybernétique en approche comportementale. Régulièrement, Sacha et moi faisions le point. Au bout d’un mois, Sacha avait repris une vie normale, ou du moins considérée comme telle par lui. Ses symptômes d’anxiété généralisée avait très conséquemment diminué. Il respectait scrupuleusement le plan d’action que je lui avait préparé pour vaincre l’anxiété généralisée. Il était heureux comme cela. Cela correspondait à son attente. Nous avions gagné!

Moralité: « Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple? »

Traitement de l'anxiété, et de l'anxiété généralisée

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Frédéric Arminot

TCC – Thérapie comportementale – Définition

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TCC – Thérapie comportementale – Avant propos

Je dois reconnaître qu’en France comme ailleurs, il est difficile pour un néophyte de distinguer la TCC de la thérapie comportementale que l’on appelle aussi Thérapie Cognitive et Comportementale (tcc).

Je vais donc essayer de vous expliquer quelles sont les différences de pratique comme leurs modalités et les grands principes de chacune d’entre elle. L’objectif étant bien évidemment de vous aider non seulement à comprendre mais à choisir de la façon la plus adaptée pour vous.

TCC - Thérapie comportementale

Définition de la TCC ou thérapie comportementale

Avant toute définition de la TCC, il est important que vous sachiez ce qu’est un comportement. Un comportement est la réponse que chacun d’entre nous exprime sur la foi d’une sollicitation donnée dans un contexte donné et un environnement donné.

Cela pose donc la question de la communication entre les autres et vous. C’est l’inter action. Or, c’est précisément cette dernière qui peut poser problème et être responsable de différents problèmes tels que: angoisse, anxiété, stress, dépression, phobie (pour ne citer que les principaux symptômes).

La TCC, la thérapie cognitive et comportementale, la thérapie comportementale, ou thérapie systémique, ou encore thérapie brève et stratégique, issue du modèle Palo Alto, est une approche centrée sur la résolution des problèmes que vous présentez.

L’approche comportementale offre des moyens d’action thérapeutique rapides qui ont fait leurs preuves dans le soulagement des souffrances personnelles, professionnelles, relationnelles et familiales, ce qui vous permet d’envisager le présent et l’avenir sereinement.

En 2004, une étude de l’INSERM* [Institut National de la Recherche et de la Santé Médicale] précise que 16 cas sur 17 sont résolus dans un délai inférieur à six mois grâce à l’approche comportementale.

TCC – Comment bénéficier de la thérapie comportementale

Pour être certain que vous puissiez bénéficier des apports de la thérapie comportementale, une étude de votre problème est nécessaire. Ainsi, vous gagnez en temps et en efficacité. L’abattage thérapeutique n’est donc pas le crédo de ta thérapie comportementale ou TCC.

Afin de vous assurer la meilleure qualité d’écoute, le nombre de consultations par jour est limité.

TCC – Consolidation

En cas d’insuccès, il est mis fin à la thérapie et il vous est proposé de rencontrer une consoeur ou un confrère afin de bénéficier d’un éclairage complémentaire qui facilite une résolution définitive de votre problème. Dès que la solution est consolidée au terme d’une séance, votre accompagnement s’arrête. Vous n’avez donc pas à participer aux consultationssuivantes (à concurrence de 10).

A chaque consultation, le point est fait sur les évènements en cours, le bénéfice des exercices, et votre situation émotionnelle. Ainsi, vous cheminez vers la solution à votre problème, vous progressez par rapport à la stratégie, et bénéficiez d’exercices adaptés.

TCC – Durée et fréquence des consultations

Chaque consultation dure de 45 minutes à 1 heure. Le nombre de séances est limité à dix (10). Il s’agit donc bien d’une thérapie brève. La fréquence des consultations est précisée d’une consultation à l’autre, d’un commun accord. Avec votre accord, un lien est assuré avec votre médecin traitant.

TCC – De la folie…

Récemment, une personne m’a posé un certain nombre de questions à propos de la thérapie comportementale liée à une phobie. L’un de ces questions était de savoir si la thérapie comportementale induisait une « exposition », c’est à dire: « Allez vous me confronter physiquement à mon problème?. Par exemple, si j’ai peur des pigeons, allez vous m’obliger à voir et toucher de vrais pigeons? » Ma réponse à cette question est la suivante.

Le faire, ou vous contraindre à le faire, est de la folie pure. Il n’en n’est pas question. Sinon, ce serait comme de vous obliger à embrasser quelqu’un qui vous dégoûte! Ce serait vous manquer de respect.

Pour éliminer vos problèmes de stress, de harcèlement, de jalousie, d’angoisse, d’anxiété, de dépression, de phobies, nous agissons autrement. La thérapie comportementale se fonde sur la créativité du comportementaliste pour vous proposer des exercices qui respectent votre réalité comme vous même. La thérapie comportementale, et le thérapeute, sauront vous aider à éliminer votre problème, tranquillement, efficacement et durablement.

Le Programme ARtUS - Angoisse - Anxiété - Phobie - Toc

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Frédéric Arminot

Le lâcher prise

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Le lâcher prise – Pourquoi est-ce si difficile de lâcher prise, et comment pratiquer le lâcher prise

Depuis des années que je pratique, et j’irais jusqu’à dire que je suis adulte, j’ai très souvent entendu parler de la difficulté à se contrôler et, partant, de pratiquer le lâcher prise.

Quelle que soit votre culture, votre environnement, votre race, votre religion, et j’en passe, avez-vous constater combien il est difficile dans tout ou partie de votre vie de satisfaire à ce concept spirituel qu’est le lâcher prise.

Le lâcher prise signifie que vous acceptez de ne pas contrôler l’incontrôlable. Le lâcher prise signifie que vous acceptez une situation, une perception, une émotion (la peur, la joie, la tristesse, etc.) pour vous protéger d’une succession de symptômes tels que l’angoisse, la crise d’angoisse, l’anxiété, la phobie.

Je vais donc essayer de poser les bases de ce concept spirituel, au sens de l’état d’esprit, de cette façon d’être et de faire afin que vous puissiez pratiquer le lâcher prise avec plus de facilité. Je vais aussi vous donner des exemples, au moins un en tous cas, de sorte à ce que le lâcher prise vous soit plus compréhensible, plus accessible.

Le lâcher prise – Définition

Qui que vous soyez et d’où vous veniez et, accessoirement, où que vous alliez, sans doute avez-vous appris à contrôler vos comportements dans tous les domaines de votre vie. Vous avez appris à répondre d’une façon jugée adaptée à toutes les sollicitations de la vie.

Le lâcher prise - DéfinitionL’expérience aidant, vous avez sans doute remarqué que lorsque vous rencontrez des difficultés, de s problèmes, des résistances, cela suscite en vous des émotions. Ces émotions peuvent vous perturber au point que vous avez toutes les rayons de craindre de perdre le… contrôle de vous même et/ou de la situation.

Vous allez donc réagir de sorte à reprendre le contrôle de la situation. Si, d’aventure, vous n’y réussissez pas, vous allez insister, ce qui risque de générer du stress voire de l’angoisse. Insister plus encore, risque de vous infliger de l’anxiété. Je pense à ce propos à l’anxiété de performance. Donc, quoi faire en pareille et douloureuse situation pour mettre en place un comportement qui facilité le lâcher prise?

Le lâcher prise – En quoi est-ce un problème

Je pense, pour partie, avoir déjà répondu à cette question dans le chapitre précédent. Cependant, le lâcher prise nécessite quelques explications quant à la difficulté que cela représente.

Ainsi,le problème dans le lâcher prise repose sur votre… personnalité. En effet, tout ou partie des éléments constituants votre personnalité peuvent être des freins majeurs pour le lâcher prise. Ainsi, qu’en est-il des éléments constituants votre personnalité. A propos de celle-ci, voici les éléments qui la composent (liste non exhaustive):

  • Éducation
  • Culture
  • Environnement (social, affectif, économique)
  • Expérience de vie
  • Religion (que vous en pratiquiez une ou pas)
  • Image de soi
  • Image des autres
  • Peur du jugement

Chacun de ces éléments caractérise et programme votre comportement réponse à tous les types de sollicitations dont vous faites l’objet. Imaginez, par exemple, que vous êtes dans un groupe. Vous y avez une place, pas nécessairement assise (humour). Les inter actions sociales existent, chacun s’exprime, vous aussi, ou pas. Peut-être préférez-vous observer? A un moment, quelqu’un dit quelque chose qui ne vous laisse pas indifférent. Ce que vous entendez vous invite à réagir, à répondre, à abonder, à répliquer.

Bref, vous avez envie de réagir et vous le faites. Vous exprimez peut-être votre désaccord ce qui n’est pas sans susciter des réactions en cascade. Par la suite, peut-être cette conversation va t’elle dégénérer au point que vous allez quitter le groupe en vous sentant meurtri ou maltraité.

Par la suite, vous allez ruminer à propos de cette situation. Vous allez donc en ressentir une forme de stress et allez juger votre comportement comme celui des autres. Vous allez revisiter cette discussion et considérer que vous auriez faire ceci ou cela, appuyer sur telle ou telle objection, valoriser tel ou tel argument.

Le temps passe et vous n’arrivez pas à laisser cette conversation de côté. En fait, ce moment social vous aura affecté au point que vous avez toutes les peines du monde à pratiquer le lâcher prise à ce propos. Pourquoi?

Tout simplement parce que vous en faite une affaire personnelle. Une affaire qui fait écho à votre vision des choses. Une affaire qui vous aura marqué au point que vous estimerez avoir, peut-être manqué d’affirmation de vous même.

Le lâcher prise - Image de soiVous vous sentez mis en cause et, sur la foi de votre vision du monde (cf. votre personnalité), vous ne pouvez accepter de courber l’échine car cela pourrait vous renvoyer de vous une image négative ou vous aurez peut-être l’impression d’avoir laissé passer des appréciations que vous réprouvez (ex: idées sociales, idées politiques, etc.).

Le temps passe et vous demeurez affecté par ce qu’il s’est passé. Vous êtes durablement affecté au point que vous recherchez des appuis au sein du groupe et que, pour ce faire, vous en reparlez aux personnes présentes. Or, ces dernières, pour certaines en tous cas, ne semblent pas plus affectées que cela. Vous n’arrivez pas à lâcher, vous ne pouvez pas mettre en place le lâcher prise qui, pourtant, vous ferait tant de bien.

Le lâcher prise en l’espèce vous permettrait de cesser de vous faire du mal en voulant absolument faire entendre des idées dont les autres ne veulent pas. Vous risquez d’en concevoir de l’amertume, du ressentiment. Vous savez qu’il serait préférable de satisfaire le lâcher prise – cesser d’en faire une affaire personnelle – mais, vous savez aussi que, si vous lâchez prise, vous donnerez raison aux autres et c’est tout bonnement impossible pour vous vous.

Vous vous refusez à vous rendre complice de propos ou de comportements que vous réprouvez. Et pourtant, vous vous faites tellement de mal (angoisse, anxiété), et ceci bien que votre comportement soit compréhensible. Mais votre personnalité vous l’interdit. Vous êtes inscrit dans une forme de résistance au changement. Alors, comment faire pour pratiquer le lâcher prise sans vous renier?

Le lâcher prise – Comment faire

Le lâcher prise pose donc la question de l’égo, de l’image de soi et, partant, de la confiance en soi. S’affirmer ou ne pas s’affirmer avec, dans un cas comme dans l’autre, la peur d’être mal jugé si vous n’êtes pas à la hauteur d’une situation sociale, affective, professionnelle ou économique. Le problème en voulant contrôler ce que vous redoutez qui vous échappe, c’est d’obtenir – une fois n’est pas coutume – un résultat inversement proportionnel à l’effet désiré.

Pratiquer le lâcher prise est à la fois simple et compliqué. Ainsi, quand vous identifiez que vous vous faites du mal en essayant, de façon quasi obsessionnelle, de reprendre le contrôle de ce qui vous échappe, vous refusez d’accepter ce que vous ne pouvez changer (cf. Sénèque).

Il vous faudra donc accepter que plus vous essayez de tenir bon, plus vous enrichissez votre problème, pire votre problème est. J’en veux pour preuve le problème des personnes angoissées ou anxieuses.

Le lâcher prise - Comment fairePlus vous allez essayer de contrôler vos angoisses en essayant de vous convaincre que cela va passer, plus vous ignorez la réalité, plus vous en faites une affaire personnelle par crainte de renvoyer de vous aux autres une image négative, pire est votre souffrance. En effet, dans un processus mécanique implacable, vous allez adresser des messages contraires à votre cerveau qui va considérer que vous ne comprenez pas la gravité des informations qu’il vous donne.

Partant, votre système nerveux central va augmenter votre stress, votre anxiété, afin que vous trouviez un comportement adapté pour que vos émotions et vos influx soient apaisés. Mais vous ne connaissez pas la vraie solution. Donc, vous allez tenter de contrôler encore et encore, de contrôler ce qui n’est pas contrôlable. Un peu comme si la personne que vous aimez vous annonçait qu’elle vous quitte et que vous l’empêchiez qu’elle vous quitte.

Plus vous allez réagir de la sorte plus vous allez participer à ce que la personne aimée s’en aille. En effet, à quoi bon retenir quelqu’un qui vous donne moults arguments pour vous quitter. C’est douloureux, certes, mais n’auriez vous pas plus intérêt à faire prévaloir le lâcher prise en pareille situation puisque, même si la personne ne vous quitte pas ce jour là, elle vous quittera plus tard (je suis désolé…).

Plus vous réagirez de sorte à l’en empêcher, plus vous serez angoissé à l’idée qu’elle parte, demain ou après-demain ce qui participera à augmenter votre souffrance et nuira à la relation, ce qui provoquera, de nouveau, le désir de l’autre de vous quitter.

En pareille situation, ne vaut-il pas mieux accepter ce qui est douloureux ce qui vous permettra de dépasser la douleur, de la contrôler de façon positive pour vous recentrer sur l’essentiel de vos besoins? En pareille situation, ne vaut-il pas mieux que vous acceptiez le lâcher prise comme seule issue adulte et responsable?

Frédéric Arminot

Angoisse de la grossesse

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Angoisse de la grossesse – Pas de panique !

Dans la vie d’une femme, dans la vie d’un homme, mais pas nécessairement pour les mêmes raisons, la venue d’un bébé à naître peut être facteur de ce qu’il est convenu d’appeler l’angoisse de la grossesse.

La vie du couple, comme la vie de la future maman vont être bouleversés par l’arrivée d’un enfant. Premier d’une fratrie en devenir ou je ne sais quel quantième enfant d’une famille, le nouveau est facteur d’éventuel angoisse de la grossesse. entre les bouleversements de la vie de couple, les angoisses liées aux bouleversements physiques comme aux mouvements psychiques, l’angoisse de la grossesse peut altérer la joie d’accueillir ce nouveau membre dans ce couple qui, de fait, devient une famille.

Je vais essayer de vous apporter des éléments d’appréciation quant à l’angoisse de la grossesse qui vous permette d’objectiver.

L’angoisse de la grossesse – Un quotidien mouvementé

L’annonce d’une grossesse peut être bouleversante pour une femme comme pour un homme, bref pour un couple. Les habitudes de vie vont s’en trouver modifier et les centres d’intérêts et d’investissements vont l’être tout autant.

Autant un couple peut éprouver une jolie immense aux fruits de leurs amours et s’en trouer positivement transportés, autant d’autres peuvent le vivre dans une angoisse qui va nuire à leur bonheur, ou à l’idée qu’ils s’en font.

Crise d'angoisse - Crise de panique

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Il est évident que la venu d’un bébé va générer des mouvements en termes de centre d’intérêt, d’habitudes, de confort de vie, voire d’insouciance. La venue d’un enfant est vecteur de décentrage des centres d’intérêts lequel décentrage peut générer des angoisses de la grossesse au sens des questions que les parents peuvent se poser.

Tout va t’il bien se passer? Y a t’il des risques de grossesse pathologique? Vais-je souffrir? Mon compagnon ou ma compagne va t’elle ou va t’il autant me désirer? Vais-je être à la hauteur pour éduquer et aimer cet enfant?

Alors, pas de panique ! Oui, l’arrivée d’un enfant est source de stress. Oui, le corps d’une femme va être durablement impact par la grossesse. Oui, la grossesse va décentrer la vie d’une femme comme sa vie de couple. Oui, la vie d’une femme enceinte va être, parfois, mouvementée. Et non, attendre un bébé n’est pas une maladie. Alors comment faire pour ne pas souffrir – trop – d’angoisse de la grossesse?

L’angoisse de la grossesse – Un environnement médicalisé

Je m’en voudrais d’encore faire preuve de résistance mais, la grossesse, comme beaucoup de notre quotidien social, affectif et économique est… sous contrôle. Il y aurait donc peu de raisons objectives de craindre l’angoisse de la grossesse.

Médicalement, dès l’annonce d’une grossesse, la future mère fait l’objet d’une attention médicale programmée. Entre les visites chez le gynécologue, les échographies régulières, les analyses biologiques et j’en oublie, il est difficile voire impossible de passer inaperçue.

J’ai cru comprendre que chez certaines femmes, ces attentions médicales avaient l’effet inverse à celui souhaité. Ainsi, certaines personnes plus sensibles que d’autres, conçoivent une angoisse voire une anxiété à l’idée qu’il puisse arriver quelque chose à leur bébé comme à elle même. La peur de se rendre chez le médecin traitant pour effectuer des analyses de suivi pré accouchement, n’est pas sans fragiliser certaines femmes au point qu’elles ressentent l’angoisse de la grossesse.

Une femme enceinte n’est pas malade. Pour autant, une future maman a besoin d’être médicalement entourée, j’irais jusqu’à écrire choyée. Que ce soit médicalement ou affectivement. Durant toute la période de gestation, la future mère sera enveloppée d’attentions renouvelées et bienveillantes (du moins je le lui souhaite). Autant de marques d’intérêts qui peuvent avoir l’effet inverse à celui souhaité. Il convient donc d’accompagner en faisant preuve d’écoute active, de bienveillance, de patience, d’amour finalement, de sorte à limiter les risques d’angoisse de la grossesse.

L’angoisse de la grossesse – Les changements physiques

Ce corps qui aura éventuellement – fait l’objet de tant d’attentions (hygiène alimentaire, sport, soins esthétiques, etc.) va faire l’objet de changements de façon progressive et immuable. Il se peut que certaines femmes en conçoivent de l’angoisse, l’angoisse de la grossesse, parce qu’elles ont peur que leur corps ne retrouve pas pas sa plastique initiale.

L’avantage d’être suivie par des spécialistes permet de mesurer, qualifier et contrôler les risques de bouleversements physiques durables. De fait, si une femme prend trop de poids, ou pas assez, les médecins sauront l’accompagner de sorte à ce que la future mère ne soit pas victime d’angoisse de la grossesse à propos de son corps.

Si, d’aventure, vous êtes inquiète à propos de votre avenir physique, n’hésitez surtout pas à consulter. Mieux vaut consulter plusieurs fois des professionnels médicaux ou psychologiques et leur demander de l’aide, plutôt que de faire silence ou déni à propos de vos craintes.

L’angoisse de la grossesse – Les changements psychiques

Une fois n’est pas coutume, la grossesse va modifier les perceptions d’une femme quant à son propre corps. Qui dit grossesse dit grossir. Les notions de beauté, d’intérêt, de désir vont se faire plus prégnants. L’image de soi, l’image du corps de la femme enceinte, sont appelés à se modifier au fur et à mesure de l’avancée de la grossesse.

Ainsi, une future maman peut avoir peur d’être moins aimée ou désirée par le père de son enfant. Il peut y avoir une certaine anxiété au cours de la grossesse, non seulement à cause de la grossesse elle même mais aussi à propos de la suite, quand l’enfant sera né(e).

L’angoisse de la grossesse est donc normale au sens où cela génère des bouleversements parfois irréversibles dans la vie d’une femme.

Si vous vous sentez victime de l’angoisse de la grossesse, n’hésitez surtout pas à en parler à votre médecin traitant. Il ou elle vous orientera vers un(e) spécialiste de l’accompagnement des femmes enceintes victimes de l’angoisse de la grossesse. Cela vous évitera bien des vicissitudes et diminuera les facteurs de stress inhérents à tout boulversement, même souhaité.

Hésitez d’autant moins à consulter et à parler de vos angoisses à des professionnels que, plus vous parlerez, plus vous préviendrez le risque de Baby Blues (dépression post partum). Cela aussi est un facteur d’angoisse de la grossesse qui, identifié suffisamment tôt, peut être pris en charge de façon efficace.

Frédéric Arminot

Harcèlement – Définition du harcèlement

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Harcèlement – Définition du harcèlement

D’aucuns disent que c’est dans les vieux pots, ou les vieilles casseroles, que l’on fait les meilleures plats. C’est comme çà que je me suis souvenu d’un article que j’avais écris il y a très longtemps à propos du harcèlement sous toutes ses formes. Je m’en suis aussi souvenu parce que, récemment, une personne m’a consulté pour un problème de harcèlement au travail.

Qu’il s’agisse de harcèlement moral, de harcèlement sexuel, de harcèlement institutionnel, il s’agit dans tous les cas d’une inter action possible entre au moins deux et/ou plusieurs personnes.

Vecteur de stress, de burn out, d’anxiété, d’angoisses, de crise d’angoisse et de crise de panique, le harcèlement ne peut exister que par ce qu’il y a un bourreau qui trouve sa victime.

Dans ce premier article, je vais vous présenter des généralités à propos du harcèlement en m’appuyant sur des auteurs faisant référence dans ce domaine comme sur des éléments psychologiques réputés. Dans un second article, j’essaierai de vous expliquer cette inter relation entre le bourreau et sa victime d’une part et, surtout, comment mettre fin à toute forme de harcèlement d’autre part.

Le harcèlement ou Mobbing – Introduction

Heinz Leyman, Docteur en psychologie du travail et professeur à l’Université de Stockholm, publie son essai « Mobbing » en 1993 (traduit en français et publié au Seuil en 1996) et met à jour ce concept: « Par mobbing, nous entendons une situation communicative qui menace d’infliger à l’individu de graves dommages, psychiques et physiques« .

Harcèlement - MobbingLe mobbing est un processus de destruction constitué d’agissements hostiles qui, pris isolément, pourraient sembler anodins, mais dont la répétition constante a des effets pernicieux.

Le concept de mobbing définit l’enchaînement sur une assez longue période, de propos et d’agissements hostiles, exprimés ou manifestés par une ou plusieurs personnes envers une tierce personne (la cible). Par extension, le terme s’applique aussi aux relations entre les agresseurs et leurs victimes.

Définition du harcèlement

Les caractéristiques du mobbing sont les suivantes:

  • Confrontation
  • Brimades
  • Sévices
  • Dédain de la personnalité
  • Répétition fréquente des agressions sur une assez longue durée

Marie-France Hirigoyen, psychiatre et psychanalyste, publie en 1998 « Le harcèlement moral: la violence perverse au quotidien » et pose la définition suivante: « Le harcèlement moral au travail se définit comme toute conduite abusive – gestes, paroles, comportement, attitude… – qui porte atteinte, par sa répétition ou sa systématisation, à la dignité ou à l’intégrité psychique ou physique d’une personne.

Le harcèlement est défini comme étant « Une forme de discrimination… lorsqu’un comportement indésirable a pour objet ou pour effet de porter atteinte à la dignité d’une personne et de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant. Dans ce contexte, la notion de harcèlement peut être définie conformément aux législations et pratiques nationales ».

Le harcèlement individuel

Il est pratiqué par une personnalité obsessionnelle, perverse narcissique, ou porteuse d’une pathologie du caractère. Il est intentionnel, vise à humilier, détruire l’autre et à valoriser son pouvoir social ou personnel.

L’instrumentalisation des individus et des instances par ces personnalités retarde ou rend impossible la reconnaissance des agissements délictueux, tant leurs procédés peuvent être hostiles, subtiles et redoutablement efficaces, surtout face à des individus fortement investis dans leur métier.

Le harcèlement institutionnel

Selon l’avis du conseil économique et social, il participe d’une stratégie de gestion de l’ensemble du personne. Il peut prendre deux formes:

  • L’une relevant de pratiques managériales délibérées impliquant la désorganisation du lien social touchant l’ensemble du personnel, portant atteinte à la dignité des personnes et qui ont pour effet de dégrader les conditions de travail (management par le stress, par la peur)
  • L’autre visant à exclure les personnels dont l’âge, l’état de santé, le niveau de formation ne correspondent plus aux nécessités de service et à leurs missions d’intérêt général

Harcèlement institutionnelL’accentuation des individualismes, du chacun pour soi, des dérives éthiques, les pratiques douteuses, l’exercice autorisé de vilaines pulsions entraînent la désagrégation des collectifs de travail.

Pour maintenir sa place, son statut, ne pas compromettre son avenir, certains sujets sont amenés à participer de façon active ou passive à des actes injustes. Certains se plaignent d’un harcèlement que, quelques mois plus tôt, ils ont vu exercer sur autrui sans intervenir ou bien, pire, en apportant leur témoignage à charge.

Dans de telles situations, la souffrance éthique découle de l’effritement de l’estime de soi d’une part, de la culpabilité envers autrui dont on ne prend pas la défense d’autre part. Pour conjurer le risque d’effondrement, la plupart des sujets construisent des défenses spécifiques. La honte est surmontée par l’intériorisation des valeurs proposées, c’est à dire la banalisation du mal dans l’exercice des actes civils ordinaires.

Harcèlement – Phase d’alerte

Sa forme clinique est difficile à repérer, infraliminaire. L’anxiété, les troubles du sommeil, le désengagement social, l’ennui, l’augmentation de prise de médicaments ou de différents toxiques (addictions), en sont les signes précurseurs, sans oublier la fatigue.

Souvent banalisé, ce symptôme est disqualifié. Il faut le considérer comme le premier niveau d’usure du geste de travail, vidé de son pouvoir de construction identitaire, signe précurseur d’une dépression asymptomatique.

Le salarié dans cette phase ne s’exprime pas, ne pleure pas, ne parle plus à ses collègues ou à son entourage. Il se contente de « tenir », englué dans une hyper vigilance au travail, une hyperactivité réactionnelle, supposées permettre l’évitement des critiques et des brimades. Cette phase d’alerte est donc difficile à mettre en évidence.

Harcèlement – Le diagnostic référentiel

  • Violence
  • Stress
  • Conflit
  • Épuisement professionnel – burnout –

Afin que le concept de harcèlement moral garde toute sa spécificité, il est nécessaire de le différencier de certaines notions comme la violence, le conflit, le stress et l’épuisement professionnel.

Harcèlement et violence

D’après la définition du Petit Larousse, le mot violence tient en une base latine violentia qui signifie abus de la force. Cela consiste à contraindre quelqu’un par la force ou l’intimidation. Est considérée comme une violence morale et/ou psychologique toute action (geste, parole, écrit, comportement, attitude…) qui porte atteinte de façon durable par sa gravité ou sa répétition à l’intégralité morale ou psychologique de la personne humaine ou du collectif du travail.

Yves Michaud, Philosophe, dit qu’il y a violence quand, dans une situation d’interaction, un ou plusieurs acteurs agissent de manière directe ou indirecte, massée ou distribuée, en portant atteinte à un ou plusieurs autres, à des degrés variables, soit dans leur intégrité physique, soit dans leur intégrité morale, soit dans leurs possessions, soit dans leurs participations symboliques et culturelles.

Pour Julien Freund, sociologue, entend par violence un rapport de puissance entre les hommes qui renonce aux autres méthodes possibles d’entretenir des relations entre les êtres, et qui essaie de forcer, directement ou indirectement, les individus ou les groupes, d’agir contre leur volonté, et d’exécuter les desseins d’une volonté qui leur est étrangère, par le recours à l’intimidation ou à des moyens agressifs ou régressifs, capables de porter atteinte à l’intégrité physique et psychique des êtres, à leurs biens et à leurs idées de valeur, quitte à les anéantir absolument en cas de résistance supposée, délibérée ou persistante.

Harcèlement et Conflit

Le conflit qui naît du harcèlement vient du Latin conflictus qui signifie se heurter. Il s’agit alors d’une violente opposition matérielle ou morale, synonyme de lutte, de dispute.

Le conflit relève de l’opposition de sentiments, d’opinions entre des personnes ou des groupes. Régler un conflit implique de permettre à chacun de présenter sa perception de la situation et d’aboutir à une médiation.

Stress et harcèlement

Le mot stress vient du latin stringere, signifiant, tendu de façon raide et, plus populairement, oppressé. Au 18ème siècle, en Angleterre, le mot stress signifie un état de détresse physique et psychique en rapport avec l’oppression ou la dureté de la vie, les privations, l’adversité.

Harcèlement - ConflitPar la suite, on entend stress plutôt comme une force, une pression, une forte influence agissant sur un objet physique ou une personne, c’est à dire sur le plan physique ou physiologique.

Le stress, découlant de conditions de vie agressives, peut entraîner des maux physiques et psychiques. Les causes de stress dans le monde du travail sont diverses.

Elles peuvent être liées aux conditions de travail (surcharge quantitative et/ou qualitative, danger, horaires décalés…), à l’ambiguïté des rôles, aux facteurs relationnels (divergence, manque de soutien social…), à l’évolution de la carrière (trop lente ou rapide, sécurité de l’emploi, ambition frustrée…), à l’organisation des structures et, enfin, à l’articulation vie privée – travail. Ces causes peuvent instaurer un climat de pressions qui ne doit pas être confondu avec le processus de harcèlement.

Harcèlement et épuisement professionnel

L’apparition du terme burnout date de 1974 dans la littérature nord américaine avec GINSBERG qui menait alors une étude sur le stress. Ce terme s’applique spécifiquement aux professionnels de la relation d’aide, aux soignants.

L’épuisement ou l’usure professionnelle entraînent un syndrome psychologique à trois dimensions:

  • L’épuisement émotionnel (sentiment de fatigue)
  • La dépersonnalisation (insensibilité et réactions impersonnelles vis à vis des usagers)
  • La réduction de l’accomplissement personnel (faible sentiment de compétence et de reconnaissance de l’effort accompli dans le travail)

Les conséquences néfastes du burnout sont les suivants:

  • Dépression
  • Réduction de l’estime de soi
  • Absentéisme
  • Diminution de l’efficacité
  • Apparition de conflits interpersonnels

La spécificité de ce syndrome ne ressort pas clairement et le processus d’affaiblissement peut alors s’apparenter à la dépression ou au stress.

Il est alors judicieux d’analyser les causes qui sont déterminantes dans l’installation de ce processus de désillusionnement (politique sociale globale, organisation du travail, population prise en charge, causes personnelles).

Harcèlement moral

Il est constitué des éléments requis pour caractériser le harcèlement devant le juge ou l’autorité administrative. Caractère répétitif des agissements. Agissements aboutissant à une dégradation des conditions de travail et portant atteinte aux droits et à la dignité de la personne.

Solutions au harcèlement

Cet article a pour vocation de poser une base compréhensible du harcèlement pour les personnes qui en sont victimes. Dans un prochain article, je parlerais plus volontiers de cas de personnes, victimes de harcèlement, et de comment ils ont pu mettre un terme au harcèlement d’un tiers ou d’un groupe.

Frédéric Arminot

Anxiolytiques – Des médicaments à utiliser de façon parcimonieuse

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Anxiolytiques – Des médicaments à utiliser de façon parcimonieuse

Au lendemain des drames terribles que sont les assassinats de journalistes et de dessinateur de Charlie Hebdo comme le meurtre d’une policière à Montrouge suivi de la prise d’otage et de l’assassinat de 4 personnes au sein de l’Hyper Casher de Vincennes, il semble que la France, et les français, soient rentrés dans une peur terrible au point que la vente d’anxiolytiques a augmenté de 18,5 % en un espace temps particulièrement court.

Que s’est-il don passé dans l’esprit de nombre de nos concitoyens, sachant que la France tient le haut du pavé en matières d’usage de médicaments – dont les anxiolytiques – puisqu’il y aurait plus de 3.500.000 consommateurs excessifs ou dépendants de médicaments. Une paille…

Anxiolytiques – Leur vocation

AnxiolytiquesLes anxiolytiques sont des médicaments utilisés contre l’anxiété. Différentes substances composent ces médicaments qui, de fait, ont des effets plus ou moins bénéfiques en cas d’angoisses ou d’anxiété.

Les anxiolytiques sont plus communément appelés des tranquillisants ou des benzodiazépines.

Les plus connus de ces anxiolytiques sont:

  • Alprazolam
  • Lexomil
  • Lyznxia
  • Lorazepam
  • Serestat
  • Temesta
  • Valium

Ils sont prescrits en fonction d’un certain nombre de paramètres médico psychiques (symptômes, antériorité médicale, du patient, corpulence, etc.).

Toutes ces substances ont donc pour vocation d’aider un patient à ne plus souffrir de ses angoisses ou de troubles anxieux.

Il est cependant important de noter que ces médicaments – et à plus forte raison les anxiolytiques – sont dotés d’un principe de demie vie. Ainsi, chaque molécule intégrée produit un effet « X » en fonction des symptômes et de la physiologie du patient. Les médicaments ne sont donc pas sans risques.

Une partie de la molécule agit pendant un temps donné sur le patient. L’autre partie de molécule, le résidu, se fixe sur les cellules grasses du cerveau et des reins. Cela signifie que chaque médicament est doté d’une demie vie et peut être associé à un principe de relargage. Je m’explique.

Anxiolytiques – Demie vie et relargage

Chaque molécule, qu’elle soit ou non un anxiolytique, est considérée comme un médicament par les professionnels de la santé compter du moment où ses composants, naturels ou pas, sont identifiés comme des substances dont il est nécessaire de mesurer, qualifier et contrôler à la fois les usages et effets.

Chaque médicament doit être produit et contrôlé, dans des processus plus ou moins industriels, sous l’autorité médicale de professionnels reconnus en plus de recevoir une AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) délivrée par le Ministère de la Santé.

anxiolytiques-risque de relargageCela signifie que les anxiolytiques, comme tous les autres médicaments, sont dotés d’un principe de demie vie. En clair, cela induit que les personnes qui se les voient prescrire peuvent être victimes d’un relargage brutal et spontané dans l’organisme.

Ainsi, une personne qui prend des anxiolytiques va bénéficier d’une partie de l’effet du médicament. Cette substance va agir sur un endroit ciblé du corps et aura – ou pas – l’effet clinique souhaité. Cette première partie de l’anxiolytique sera donc comptabilisée sur sa cible alors qu’une autre partie s’égarera sur des cibles diverses et sans que cela procure d’effets spécifiques.

Cette autre partie de l’anxiolytique, appelée « résidu », va générer ce qu’il est convenu d’appeler la demie vie du produit qui, en fonction de la molécule elle même, comme de l’état d’imprégnation du patient associée à sa masse musculaire, à son hygiène de vie et à un certain nombre d’autres éléments, peut faire l’objet d’un relargage brutal dans l’organisme. Je vous laisse donc imaginer les conséquences physiologiques et psychiques pour le patient.

Au surplus, alors que les gens consomment force anxiolytiques au lendemain de ces attentats odieux, je vous rappelle que ces molécules, pour avoir un effet durable, doivent être prises au minimum pendant 3 semaines et pour une durée de 3 à 6 mois. Ce qui pose la question du sevrage puisque beaucoup de gens arrêtent de prendre ces anxiolytiques de façon spontanée ce qui pose des problèmes d’équilibre psychique.

En effet, beaucoup de ces personnes auto sevrées sans suivi médical décompensent au bout de quelques jours ce qui fait qu’elles vont plus mal après qu’avant…

Tout ceci pour poser la question grave de la prise de ce type de médicaments, lesquels ont pour vocation d’aider les personnes souffrant d’angoisses, d’anxiété ou de stress, à faire taire les symptômes dont elles sont ponctuellement ou durablement affectées. Or, dans le cas qui me pré occupe, il s’agit d’une très forte augmentation de la prescription et de la vente d’anxiolytiques au lendemain des attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Casher de Vincennes. Que peut-on déduire de cet évènement dans les évènements?

Je vous en parle dans un prochain article…


Frédéric Arminot

Burn out – Définition et contexte du burnout

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Burn out – Définition et contexte du burnout

D’après une étude récente publiée dans Nice Matin, 12 % de la population française, soit 3,2 millions de personnes actives sont victimes de burn out, communément appelé épuisement professionnel.

Si de tels chiffres donnent le tournis, ils sont les fruits d’une crise du travail où, vraisemblablement, il est demandé toujours plus à une personne, laquelle, par souci de s’investir ou par désir de bien faire, ne respecte pas ses limites tant psychiques que physiques.

De façon croissante, si j’en crois l’expérience de mes consultations au cabinet, de plus en plus de salariés se voient intimer l’ordre sourd d’accomplir les tâches de plusieurs personnes à elle seule.

Alors que le travail idéal auquel Karl Marx a maintes fois fait allusion, cet emploi idéal où l’accomplissement de soi, le sens de son action professionnelle et le désir et le plaisir induits par la reconnaissance – et pas seulement par mâle salaire -, semble devenu une très très vague idée de l’esprit. Ce même esprit taraudé par une réalité qui veut que l’on perde sa vie à la gagner…

Je m’en voudrais de jouer les rabat joie, et de dresser un tableau noir de la situation professionnelle en France comme dans la plupart des pays industrialisés. Pour autant, la réalité est bien celle là, qui nous précise combien les peurs sociales, économiques, professionnelles font le lit de risques psycho sociaux croissants.

Dans cet article, je vais essayer de vous donner une définition du burn out et commencer à vous expliquer comment l’identifier. Dans une second article, à venir, j’essaierai de vous expliquer comment traiter le burn out.

Le burn out – Définition

Le burn out, ou épuisement professionnel se caractérise par un épuisement psychique et physique avec une incapacité renouvelée de rassembler de l’énergie pour se ressourcer. De fait, la personne victime d’un burn out éprouve toutes les difficultés à récupérer tant de sa fatigue physique qu’intellectuelle.
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Le symptômes de cet épuisement professionnel – burn out – s’exprime au travers d’un certain nombre de douleurs physiques (mal de dos, douleurs articulaires, troubles digestifs, maux de tête, migraine, etc.) et aussi psychiques (tristesse, anxiété, stress, angoisse, crise de panique, symptômes dépressifs).

La personnes victime de burn out ne prend acte que très tardivement de son problème d’épuisement, toute qu’elle est consacrée, dans sa logique, à performer d’une part et à contrôler son comportement de sorte à ne pas se laisser aller d’autre part.

Les personnes victimes de burn out sont donc, assez souvent, bourreaux et victimes!

Comment identifier un burn out

J’ai le souvenir d’une patiente, cadre dans un institution publique, qui est venue me consulter il y a quelques mois. En arrêt de travail depuis 2 mois, elle avait perdu le sommeil, était victime de ruminations et passait son temps à exprimer son manque d’estime vis à vis d’elle même car elle n’avait pas su contrôler son problème.

Au cours de notre première consultation, j’ai demandé à cette jeune femme de m’expliquer les circonstances qui avait faites qu’un syndrome de burn out ait été diagnostiqué.

Ce que je vais entendre et découvrir est le cas typique du burn out. Effectivement, Cécile semble comme amorphe, épuisée. Elle a du mal à aligner des mots dans une phrase complète. Elle a le teint assez pâle, ses mains tremblent. Elle peine à se déplacer et n’entend d’ailleurs pas aller dehors seule. Son compagnon est venu avec elle, et Cécile tient absolument à ce qu’il soit présent pendant cette consultation.

Comment identifier un burn outCécile m’explique qu’elle occupe des fonctions d’encadrement dans une institution. Elle occupe son poste depuis plusieurs années et sa carrière semble s’être déroulée sans problèmes apparents jusqu’à ce que…

Il ya 4 ans, Cécile a été pressentie pour occuper de nouvelles fonctions. La fiche de poste a été présentée à cette femme qui, après en avoir parlé avec son époux, a accepté la mission. Il s’agissait d’un poste que Cécile convoitait depuis longtemps. Jusque là, tout va bien. Cette patiente est heureuse de sa promotion qu’elle estime être la juste récompense de son investissement auprès de son employeur.

Rapidement, sur la foi d’une notre interne – confidentielle -, les missions de Cécile sont modifiées. Bien que je ne sois pas compétent, il n’est pas impossible que les termes du contrat de travail en ont été modifiés de façon substantielle mais je ne peux l’affirmer. Cécile prend acte de ces nouvelles données. Pour ne pas dire qu’elle les accepte sans mot dire un peu comme un locataire signe le bail d’un appartement « en l’état » parce que vu l’état du marché de la location immobilière et les difficultés à se loger, mieux vaut se taire, on parlera après. La peur fait son entrée dans la vie de Cécile.

Très rapidement, Cécile se voit responsable d’un certain nombre d’objectifs à satisfaire. Les réunions se succèdent, Cécile essaie de rester au plus près de sa mission mais, rapidement, elle sent qu’elle perd pied.

Burn out – Des symptômes contrôlés

La direction régionale lui demande à plusieurs reprises de faire le point, de lui présenter les outils et moyens de ses objectifs. Il lui est – à voix cachée – demandé de faire pression respectueuse sur ses subordonnés pour que les objectifs soient atteints.

Oui, mais ces objectifs n’ont pas nécessairement à voir avec la fonction que Cécile avait accepté en son temps. Cécile ne veut pas courber l’échine et encore moins exprimer – ou montrer – ses difficultés. Elle commence par angoisser au sein même de son bureau. Puis chez elle, puis tout le temps.

Elle commence à avoir peur d’animer des réunions, peur de ne pouvoir s’affirmer devant ses subordonnés lesquels sont parfois mécontents des tâches qui leur sont imposées.

Burn out symptomesCécile remarque qu’elle est angoissée le matin au réveil comme au coucher. Il lui arrive des faire des angoisses nocturnes. Son appétit commence à décliner et son appétit pour la vie aussi, de façon sournoise.

Cette patiente m’expliquera qu’elle se refusait à ne pas se contrôler. Elle avait accepté cette fonction et n’entendait nullement y déroger. Elle avait bien pris acte de l’émergence d’un certain nombre de symptômes physiques et psychiques, mais essayait de se rassurer.

Les mois et les années passent. Trois années au cours desquelles Cécile subira émotionnellement l’insupportable, s’enjoignant de ne pas fuir ses engagements. Après s’être longtemps reprochée de ne pas savoir tenir la distance, après s’être longtemps sentie coupable de ne pas savoir faire face, Cécile a été confrontée à des symptômes de burn out de plus en plus difficiles à contrôler.

Aux troubles du sommeil, ont succédé de l’irritabilité, de plus en plus de difficulté à assumer les réunions, une peur récurrente de parler en public. Cécile consulte son médecin traitant qui lui parle de stress et lui prescrit des médicaments.

Cécile commence à retrouver le sommeil tout en remarquant que ses angoisses matinales perdurent. De façon insidieuse, le burn out a pris ses quartiers et n’a nullement l’intention de lâcher la rampe. Ce qui est aussi le cas de cette femme qui refuse de prendre acte de ses symptômes au nom de son engagement et à celui que ses subordonnés qui, eux, supportent !

Le diagnostic du burn out

Last but not least, un jour, Cécile pleure au bureau. Ce n’est pas la première fois mais, cette fois-ci, ses émotions la débordent et elle est incapable de les préciser et encore moins de se comporter, à son sens, de façon adaptée.

Son mari vient la chercher. Ils prennent rendez-vous avec une psychiatre qui posera le diagnostic de burn out. Cécile est fortement décontenancée, elle qui mettait un point d’honneur à exiger le meilleur d’elle même tout en étant très attachée au bien être des personnes mises sous sa responsabilité.

Diagnostic burn outCécile est insatisfaite de ses entretiens avec la psychiatre, laquelle ne répond que par force médicament. En me consultant, Cécile va se rendre compte que si elle n’est pas responsable de ce dont elle est victime, elle est responsable du changement à venir.

Très rapidement, aux quasi prémisses de son suivi thérapeutique, Cécile va prendre acte qu’elle semble avoir des problèmes, à la fois pour identifier ses émotions, mais aussi pour les exprimer et, partant, pour exprimer ses propres limites (fonctionnelles et affectives).

C’est au terme de quelques semaines que Cécile reprendra un peu plus confiance en elle au point qu’elle réussira à ce que son problème de burn out soit reconnu comme maladie professionnelle et son employeur rendu responsable.

Forte de cette bien difficile reconnaissance, Cécile a pu s’affirmer auprès de la DRH de l’institution et requérir un poste plus adapté à sa vision des choses. Cécile envisage d retourner travailler prochainement. Je lui ai suggéré de prendre son temps…

C’est ainsi que cette femme se rendra compte comment et pourquoi elle n’avait pas voulu entendre l’expression de ses limites corporelles et mentales. Partant, elle se sera donné les moyens de retrouver d’elle une image positive.

C’est un autre sujet dont je vous parlerais dans un prochain article.

Frédéric Arminot

Phobie administrative

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Phobie administrative – Info ou Intox?

C’est en septembre 2014, à la faveur de la démission d’un Secrétaire d’État fraîchement nommé que les français ont été informés qu’un Député souffrait de phobie administrative.

Depuis lors, sur un espace temps particulièrement réduit, nombre d’avis, de conjectures et autres billevesées ont été exprimées à propos de cette phobie administrative dont Monsieur Thomas Thèvenoud disait être victime pour expliquer – ou justifier – ses démêlées avec l’administration française comme avec des créanciers privés.

Nonobstant le déchaînement de jugements à l’emporte pièce, d’aucuns y sont allés de leur jugement tant à propos de  l’homme que de la phobie administrative, oubliants que nul n’a le droit de juger sans savoir, ni de faire du mal à l’autre pour se faire du bien.

Alors. Cette phobie administrative. Info ou intox?

Définition de la phobie et de la phobie administrative

Dans l’article « Définition de la phobie« , j’explique ce qu’est la phobie d’une façon générale. La phobie, et nous allons le constater, à plus forte raison, la phobie administrative, repose sur un processus d’évitement lié à une peur.

La peur afférente à la phobie administrative peut reposer sur une angoisse, celle de ne pas être en mesure de satisfaire à ce qui est vécue comme une injonction, un ordre, et, partant, à la peur ou l’angoisse de ne pas être à la hauteur.

En cherchant à éviter sa peur, la personne affectée par une phobie, la phobie administrative en l’occurence, fait que la personne essaie de prendre le contrôle de quelque chose qui lui échappe, en en prenant un contrôle paradoxal puisqu’elle en perd le… contrôle!

Phobie administrative - Thomas ThévenoudLa phobie administrative consiste donc à éviter tout ce qui est associé à un élément douloureux.

En effet, les personnes souffrant de phobie administrative vont donc se protéger en fuyant l’objet de leur phobie, les obligations administratives et/ou financières ce qui, bien évidemment, va participer, avec le temps, à augmenter les symptômes issus de la phobie administrative d’une part et à accroître les conséquences d’autre part.

Ce qui sera considéré comme des manquements – délibérés -à des obligations ou des engagements. Ce qui n’est pas nécessairement le cas.

C’est ainsi que le Député Thomas Thévenoud s’est retrouvé dans une spirale épouvantable, dans le domaine social, financier, professionnel et économique. Ceci vu de l’extérieur – ma place -, sur la foi des éléments que la presse a relayé.

La phobie administrative – Ses fondements

Dans le pays industrialisés dont la France fait partie en sa qualité d’ex 5è puissance économique mondiale, nous vivons une injonction permanente quand à la bonne administration des affaires.

J’ai pour coutume de dire combien je m’inquiète de savoir si, un jour, il nous faudra une autorisation pour respirer. Notre quotidien est fait de documents administratifs souvent compliqués. Ces mêmes documents qui ne suffisent pas à eux mêmes et qu’ils faut souvent compléter par une ou des attestations ou un je ne sais quantième second ou tierce document administratif.

Sous le prétexte d’un ordre dument établi, contrôlé et contrôlable, le système génère une entropie – un désordre – épouvantable, tout en prétextant que ce n’est pas lui le problème. C’est la procédure…

La Loi en est un exemple criant puisqu’il est avéré que la France est l’un des pays les plus compliqués en matière juridique à tel point que, parfois ou souvent, des lois se chevauchent et se disent le contraire.

Dans les domaines financiers, il n’y a qu’à observer toutes les précautions administratives prises lorsque vous contractez un emprunt si minime soit-il. Ainsi, l’un de mes amis qui s’occupe de gestion de patrimoine doit faire lecture puis faire signer des documents de plus de 100 pages à chacun de ses nouveaux clients ce qui, parfois, n’est pas sans lui proser problème et lui faire peur puisque certaines personnes refusent de se plier à cette injonction.

Tout ce la pour dire que si certains êtres humains sont victimes de phobie administrative, force est de reconnaître que le système y a sa part de responsabilité. Ainsi, la moue gênée de Monsieur le Président de la République, François Hollande, à une récente interview est bien la preuve que la phobie administrative n’est pas une tentative de manipulation chez les personnes qui en souffrent.

La phobie administrative – Est-ce une vraie phobie

Qui sommes nous pour prétendre qu’une phobie serait plus vraisemblable qu’une autre? D’où parlent certains journalistes pour rallier la phobie administrative dont cet ancien secrétaire d’état a parlé? Qui sommes nous pour nous permettre de juger si quelqu’un souffre d’une affection rêvée et malhonnête?

Pourquoi, et comment, y aurait-il de vraies et de fausses phobies? Avoir peur des araignées est une phobie qui porte le nom d’arachnophobie. Cette phobie, à l’instar de la phobie administrative, est-elle une fumisterie comme le laisserait entendre beaucoup de gens?

En quoi est-ce un problème d’accepter que la phobie administrative est une vraie phobie et non une manipulation à deux euros?

Est-ce parce qu’il s’est agit d’un homme politique, d’un homme public donc, que beaucoup de gens ont réagi et crié au scandale quand Monsieur Thèvenoud a fait état de sa phobie administrative pour expliquer ses difficultés.

De telles réactions ont-elles été suscitées par l’appartenance de ce Député à la Commission d’enquête liée à l’éviction du gouvernement de Monsieur Cahuzac. Je vous concède qu’un député qui pose des questions à un ancien ministre des finances, limogé pour cause de suspicion de fraude fiscale, alors que ce même membre de la commission d’enquêtes est lui même en délicatesse avec « la chose administrative », cela prête à rire… jaune.

Je ris encore plus jaune quand je lis ce que le Figaro exprime (ce qui a été le cas de bien d’autres journaux). Le contenu de cet article est un tissu de normalité ahurissante, d’idées convenues qui dépassent mon entendement.

Pourquoi ne pas envisager qu’à priori quelqu’un se comporte comme s’il n’avait aucune difficulté handicapante alors que l’intéressé fait tout pour masquer son problème? Imaginez que vous soit addict au sexe, obèse(e) par la pornographie, vous le diriez? Vous défendriez la cause de la pornographie ou vous vous tairiez en disant à qui veut bien l’entendre que la pornographie est une honte alors que vous êtes le premier, ou la première, à regarder des films X pour apaiser vos angoisses, existentielles ou pas. Restons sérieux!

Ne sommes nous pas gênés par ce qui nous ramène à nous mêmes? Pourquoi dénier l’éventualité à des personnes qu’elles puissent souffrir, vraiment, de phobie administrative? Est-ce qu’avoir la phobie du vent (aérophobie) est une fumisterie? Est-ce qu’avoir peur des oiseaux est une plaisanterie qui sert à masquer la malhonnêteté d’un individu.

Alors oui, Monsieur Thévenoud a ensuite été accusé de ne pas avoir réglé ses dettes à son bailleur, son kinésithérapeute et à je ne sais qui d’autre encore. Comme s’il fallait à tous prix l’enfoncer plus qu’il ne s’était enfoncé lui même. C’est ahurissant ce besoin qu’a l’humanité de se trover un bouc émissaire pour se protéger de ses propres errements, de ses propres difficultés.

Comme quand les gens pauvres disent que les gens riches sont des salauds! Comme cette difficulté que certaines personnes semblent avoir avec l’argent. Je trouve tout cela bien pathétique.

Phobie administrative – Le coup du Pharmacoï

Nous avons tous nos petits – ou grands problèmes personnels. Nous avons tous nos petits comportements d’évitements par rapport à ce que nous vivons comme un problème. J’ai souvenir d’un patient qui avait la phobie de son sperme. Etait-il malhonnête, cet homme qui était dans une vraie souffrance, alors qu’il s’agissait de son propre plaisir?

Qui, et à quel titre, peut se permettre de juger cet homme sous le prétexte que son problème est d’ordre sexuel? En ce qui me concerne, mon travail n’est pas de juger mais d’aider. Et j’aiderais d’autant plus quand quelqu’un qui vient me consulter fait état d’un problème qui est d’autant plus vrai qu’y sont rattachés de vraies souffrances. Quand une personne me dit être si-dérée par sa peur, j’entends et j’agis de sorte à l’aider. Jamais je ne la juge! Ni à titre humain, ni à titre thérapeutique.

La question n’est donc pas de savoir si un homme, ou une femme, dit vrai ou non. La question c’est comment se fait-il que lorsqu’un individu exprime sa réalité, et qu’il le fait, vraisemblablement, de façon maladroite, personne ne veut l’entendre? Qu’est-ce qui dérange donc tant pour justifier un tel rejet?

Est-ce cette époque robespierriste qui elle même a succédé à celle longtemps convenu des passes droits qui motive une telle véhémence? Est-ce donc que la souffrance des gens est telle qu’il leur faut un pharmacoï, un bouc émissaire?

Phobie administrativeDans la mythologie, le pharmacoï était un homme qui n’avait pas le droit de choisir ses vêtements, sa nourriture, son lieu de vie.

En rien, il n’était un homme puisqu’il ne bénéficiait d’aucun choix possible, d’aucune autonomie. Il était placé sous la seule et exclusive autorité d’un régent.

Ainsi, quand le peuple se sentait mal, comme déséquilibré, le peuple demandait au régent le droit de mettre à mort le dit pharmacoï. Ce que, bien sur, le régent acceptait (il y avait tout intérêt). Accepter cette exécution lui conférait un droit divin d’une part, et lui permettait d’asseoir son autorité d’autre part.

Après autorisation du régent, le peuple exécutait le pharmacoï, aux motifs que les déboires de la population étaient de la responsabilité de cet homme.

Une fois le pharmacoï mis à mort, le peuple se sentait plus équilibré, plus serein. Non sans oublier de choisir, très rapidement, un nouveau pharamacoï pour, de nouveau, recommencer dès que le besoin s’en ferait sentir. Ainsi, le pharmacoï, ou bouc émissaire, était le médicament du groupe. La mort était le soin apporté aux maux de la société. Et le pharmacoï, celui là même qui, par sa mort, évitait au peuple de se confronter à sa propre responsabilité quant à ses turpitudes internes.

Hier, c’était Thévenoud avec sa phobie administrative. Demain c’est qui? Avec quoi, ou à quels propos, certaines personnes vont se faire du bien en faisant du mal à d’autres?

Comment vaincre une phobie

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Frédéric Arminot

Programme ARtUS – Un témoignage qui prouve que çà marche !

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Programme ARtUS – Un témoignage qui prouve que çà marche !

Le témoignage de Katia

Comme la plupart d’entre vous le savez, nonobstant mes consultations thérapeutiques en TCC ou thérapie comportementale ou encore thérapie cognitive et comportementale, j’ai créé un programme thérapeutique – le Programme ARtUS – pour les personnes qui ne peuvent pas, ou ne souhaitent pas, se déplacer à mon cabinet.

Le Programme ACT a pour vocation de résoudre les problèmes suivants:

Le Programme ACT est une méthode thérapeutique scindée en 12 étapes, et s’appuie sur la TCC. Le Programme ACT a pour vocation de vous aider à mettre un terme définitif à votre problème (voir liste ci-dessus) en 21 jours seulement et ce avec d’autant plus de facilité que vous bénéficiez d’un accompagnement personnalisé.

Pour arriver à un tel résultat, il s’agit très simplement d’une méthode thérapeutique stratégique et brève (à l’identique de la tcc que je pratique au sein de mon cabinet de thérapie comportementale à Paris). Vous progressez grâce à des exercices issus de la tcc, et qu’il vous suffit de satisfaire exactement comme cela vous est précisé dans les consignes thérapeutiques du Programme ARtUS.

Mais ce n’est pas ce dont je souhaite vous parler aujourd’hui (vous trouverez cependant, un mémorandum lié au Programme ACT au terme du témoignage qui va suivre).

Aujourd’hui, c’est avec le plus grand plaisir que je partage avec vous le témoignage de Katia qui a utilisé le Programme ACT.

Katia s’est inscrite au Programme ARtUS en juillet dernier. Je l’ai parfois accompagnée quand elle avait des questions ou besoins de précisions. Elle m’a récemment contacté pour m’exprimer sa reconnaissance en me précisant combien, grâce au Programme ACT, sa vie était passé de la nuit au jour. Je vous laisse découvrir le témoignage de Katia qui, l’année dernière, souffrait d’angoisses et d’anxiété.

Le témoignage de Katia – Ou quand la TCC fait d’un problème une solution…

Il y a un an, je vivais dans une terrible souffrance sur laquelle, je n’arrivais pas à mettre des mots. Je vivais un enfer que je ne comprenais pas. J’avais la sensation d’être sur le point de mourir. Plus je contrôlais, plus ma vie m’échappais. Mon quotidien était devenu invivable. Ma vie se résumait en crise d’angoisse, attaques de panique et par de l’agoraphobie.

Du jour au lendamain, tout mon monde s’écroulait… Je quittais mon appartement (vivre seule, je n’y arrivais plus), mon travail (être au contact des gens m’était devenu impossible), j’étais réduite à néant. Ma vie ne pouvait plus continuer comme ça.

Au lieu de sauter par la fenêtre :), j’ai pris le volant, je suis partie chez mes parents qui ne me reconnaissaient plus. Et là, sur les conseils de ma mère, j’ai regardé 3 vidéos gratuites dans lesquelles Frédéric expliquait l’angoisse, le début d’un bouleversement positif pour moi.

Aujourd’hui, je me suis reconstruite au fil des jours en suivant le programme ARtUS.

Je suis passée progressivement de la peur à la compréhension, puis à la gestion de mes émotions, pour enfin retrouver sécurité intérieure et confiance en moi. J’ai retrouvé mon authenticité, appris à vivre dans le présent, à me redécouvrir et à me découvrir tout simplement, à accepter mes qualités et mes points à améliorer.

Je me suis recréée une vie en harmonie avec ma personnalité, mes ambitions, mes souhaits.

Je prends beaucoup de temps tous les jours rien que pour moi, pour faire du sport, de la méditation, pour pratiquer et approfondir les exercices de TCC que Frédéric propose.

J’ai créé une entreprise, toute petite pour l’instant que j’ai pour objectif de développer en embauchant des gens (Ca y est, je n’ai plus peur d’eux et de ce qu’ils peuvent penser de moi, je peux me lancer dans l’aventure).

Je me réinsère dans le vie sociale, en retrouvant mes ancien(ne)s ami(e)s, en favorisant les occasions de rencontrer de nouvelles personnes,… J’ai encore du chemin à parcourir mais la vie que j’ai actuellement me comble déjà…

Pour terminer, j’aimerais dire Merci, Merci et encore Merci à Frédéric, pour son professionnalisme, pour ses compétences et pour tout ce qu’il m’a permis de réussir. »

Katia

Je vous laisse juge de ce que Katia vient de partager avec nous tous. Je ne doute pas que vous vous joignez à moi pour lui souhaiter tout ce qu’il y a de mieux pour elle parce qu’elle le vaut bien!

A mon tour de vous remercier Katia et de m’encourager à continuer la tâche thérapeutique que je me suis assignée.

Le Programme ARtUS - Angoisse - Anxiété - Phobie - Toc

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Douleur – Comment devenir fou

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Douleur (La) – Comment devenir fou

Il y a peu, j’ai reçu le message d’un patient dont la douleur indicible et terrible semble le ronger un peu plus chaque jour. J’avais essayé d’accompagner cet homme il y’a quelques années puis nous nous étions perdus de vue. Aujourd’hui, avec son accord, j’ai souhaité publier son témoignage et, partant, lui répondre.

Bonjour Frédéric,

E… de… Enfermé dans sa prison mentale.

Je vous écris des mails depuis quelques jours que je n’ose pas vous envoyer car c’est tout en vrac…et peur de paraître fou même si je sais que vous en avez entendu de toutes les couleurs… J’aimerais bien vous les envoyer, et peut être les transmettre à un collègue psy… Je paierai pour ça.

Je voulais vous remercier depuis un moment alors je vais faire simple.
MERCI MERCI MERCI !!! Vous avez besoin d’encouragements.

C’est pas gagné, je rame, galère mais j’ai compris certaines choses en vous lisant, pas tout encore mais j’avance…
Il y a quelque temps je comprenais rien quand on me parlait, je n’arrivais pas à réfléchir même si j’ai du mal encore, le stress, l’anxiété, la rumination…bouffent mon intelligence (hasch, jeu, isolement, maladie et mort de mon père il y aura un an le 25 avril avec accompagnement à domicile)… stress intense, anxiété, dépression… relation avec une femme qui a beaucoup de problèmes…au RSA je vis avec ma mère etc.

Entourage qui pleurait le jour « J » puis plus personne… Un frère fuyant qui m’a confié quelque chose de grave récemment…. Des mots comme « bouge toi » ou « mon petit! ». On a pas arrêté de me le dire après la mort de mon père alors que je l’ai accompagné jusqu’au bout!… Ca m’a détruit déjà que je vivotais, galèrais… alors j’y vais pianissimo.

J’ai une situation désastreuse. Comme vous l’a dit un internaute, tenez le cap.

Pour celui qui veut changer… Evoluer, comprendre, travailler sur lui… Votre blog est une mine d’or.

Prenez soin de vous. Vous avez des âmes à sauver encore! Mais vous ne pouvez pas aider, sauver tout le monde…
J’ai douté de vous. Désolé. Je pense que vous êtes intègre, sincère, dévoué à faire que les êtres humains se sentent mieux pour un monde meilleur, pour celui qui veut travailler sur lui… Cause perdue, ça vaut la peine d’essayer….

Je réfléchis (trop) pour un rendez vous. Je ne sais pas trop sur quoi travailler en fait de façon pragmatique
Rumination? Perfectionnisme? Stressé, je le suis beaucoup beaucoup à cause de ces ruminations… Pas mal de paranoïa aussi, je pense que ça va de paire avec la rumination… Pas confiance en moi…

Sur quoi avait on travailler pendant les 3 séances?… La procastination il me semble non?… Suis pas sûr que c’était ça le problème…

Je viens de lire votre article sur les TOCS. Je sais bien que l’absence d’encouragement de mes parents, surtout de mon père (le bac on s’en fout par exemple… Il s’est jamais excusé en passant…) est une des causes parmi d’autres de mon mal être. J’ai jamais su passer au dessus de ça, gardant une rancune énorme contre lui.

Je m’épuise chaque jour à chercher, chercher, stressé, angoissé, déprimé… Alternant les phases de Ruminations mentales, de colère, un regain d’optimisme et « boom » retour dans la rumination… Je m’imagine des situations, scenarii avec toute sorte de personnes… Je me projette dans des situations imaginaires conflictuelles… Et je peste, rage, c’est fou…

Suis pas psy, j’aimerais bien qu’on me dise ce qu’il se passe, quel est le problème à traiter en priorité… (je vous avais dit que j’avais été très déçu par les psys… et à force on laisse tomber).

Cordialement

Je voulais pas m’étaler et du coup je l’ai fait!!! J’arrête.

Chère Madame La douleur,

Chaque personne, chaque cas clinique – psychique – est un cas particulier, unique. En ce qui concerne E., nous avons déjà eu l’occasion d’essayer de travailler ensemble à la résolution de son problème.

C’est un homme attachant, sensible et… en colère. Du moins, c’est ce que crois comprendre. Il semble être pris dans un étau émotionnel. Un peu comme s’il essayait d’écarter les barreaux de sa prison mentale – la douleur – et, réussissant à peine, prêt à vivre, les barreaux reprenaient leur place initiale, voire se resserraient plus encore que la fois précédente.

Il me semble évident que E. est pris dans un piège qui consiste à essayer de comprendre d’une part et à tenter de s’en sortir par lui même d’autre part. Cet homme, involontairement, alimente ses tentatives de solutions qui ont pour effet d’enrichir ses angoisses, ses ruminations mentales, ses pensées obsessionnelles.

De fait, je m’apprête à écrire quelque chose qu’il va détester. En agissant de la sorte, ce comportement relève du « Moi Je qui parle à moi Je ». Il tourne en rond et s’enivre de ses propres circonvolutions mentales. Cela me fait penser à moi…

Douleur – Comment devenir fou

J’ai coutume de penser et dire que: « La folie, c’est de recommencer les mêmes erreurs en attendant des résultats différents ». Cela vaut pour tout le monde, moi compris.

Je me souviens, des années durant, douloureusement confronté à mes problèmes personnels, avoir vainement tenté de comprendre le pourquoi du comment. La douleur était telle que j’étais convaincu que c’était dans ma propre histoire que la solution se trouvait. Ce qui n’était pas faux n’était pas vrai pour autant. Pendants des périodes plus ou moins longues, j’ai ré investi ma propre histoire pour essayer d’apaiser la douleur indescriptible que je subissais.

C’est ainsi que j’ai parcouru tous les lieux dont j’avais le souvenir, rencontré tous les gens avec lesquels j’avais vécu bien des expériences diverses. J’ai cherché et, plus je réagissais de la sorte, moins je trouvais, plus, bien évidemment, la douleur croissait.

Régulièrement, parfois plusieurs fois par semaine, je consultais des psychologues, des psychiatres, des psychanalystes. J’ai consulté pendant des années. Cela m’a coûté des fortunes. Et je cherchais. Et j’exprimais la douleur. Et je tentais de comprendre encore et toujours, d’identifier la source de la douleur qui me consumait. Des années durant, j’ai erré à en devenir fou. Je ne trouvais rien, ou si peu. Je revenais toujours à des questionnements qui ne m’apportaient rien.

La douleur - RuminationEn fait, je cherchais aux mauvais endroits. J’étais comme égaré par la douleur. Je cherchais ailleurs ce que j’avais en moi. La douleur me rongeait et je voulais l’ignorer. La plupart du temps, je pestais contre l’incurie des psy que je consultais. Remettant en cause leurs compétences, leur bienveillance face à la douleur. Il m’était plus facile de me prendre à d’autres qu’à moi même.

J’ai mis des années à comprendre, et d’autres années encore, à accepter que le changement reposait sur ma seule responsabilité. Oui, je souffrais. Oui, la douleur était insupportable. Oui, j’étais seul face à la douleur. Mais, je ne pouvais continuer de prétendre que c’était de la faute des autres.

Je souffrais tellement de les voir me regarder comme une bête curieuse. Je ressentais tellement la douleur à ne pas être « normal ». La douleur était si vive d’avoir le sentiment de ne pas être comme tout le monde. Je me sentais si différent que je brandissais ma différence comme un soldat, blessé à mort, juste avant qu’il ne rendre son dernier souffle en brandissant l’étendard de « la » nation. A la différence près que je ne rendis pas mon dernier souffle. Je voulais vivre. Vivre d’une façon acharnée, obstinée. Mais, je refusais de lâcher la douleur comme si le disait Baudelaire, elle était, je cite: « … Ma douce compagne… ».

Tous mes comportements qui se justifiaient du fait de la douleur, de mon humanité douloureuse, étaient en fait ce dont je me revêtissais. Un oripeau, telle une manipulation affective imbécile, pour ne pas changer. J’allais, revêtu des haillons de la douleur. J’avais si peur d’être le moteur et l’acteur de mon propre changement, si peur de me tromper, si peur d’échouer – même de façon provisoire – que je ne faisais rien et revendiquais la douleur comme un mode de vie. Et j’en rendais les autres responsables. Je n’assumais pas mes comportements.

Il y a plus de 20 ans, un mois de novembre, j’ai compris que, cette fois, cette fois là précisément, j’allais tout perdre. Vraiment. Définitivement. Irrévocablement. J’allais vivre, mais j’allais vivre seul. Pire qu’abandonné. Pire que plus aimé. L’idée d’une solitude profonde dont je serais le seul responsable.

Là se trouvait la vraie douleur! La douleur à côté de cette perte n’était plus rien. Ma peur de perdre ceux que j’aimais, ma peur de définitivement me perdre, et perdre les « objets » de mon amour, avait pris le pas sur la douleur.

J’avais touché le fond de la douleur. Pour la première fois de ma vie, je comprenais et prenais acte que j’étais le seul responsable d’avoir le sentiment d’être fou. J’avais tout pour moi. Pas plus bête que la moyenne internationale, j’avais séduit de jolies personnes, j’avais exercé des fonctions professionnelles que d’aucuns auraient pu m’envier, j’avais une compagne que d’autres m’auraient envié, et envient peut-être encore aujourd’hui et, pourtant, j’abîmais tout, tout le monde et moi même.

J’ai connu bien des hommes et des femmes qui, au contraire de moi, n’avaient pas tout cela tout en subissant une douleur identique à la mienne en bien des points. Notre point commun est que, un jour, nous avons décidé de cesser d’essayer de répondre à des questions qui n’avaient aucun sens et de faire preuve d’un orgueil démesuré en essayant de nous en sortir seul, sans demander d’aide. Nous avons donc choisi.

Douleur – Faire acte d’humilité

Eux comme moi, avons compris que notre orgueil, nos émotions donc, étaient nos pires ennemis. Que nous étions, et serons toujours nos pires ennemis.

Je me suis rendu compte que, des années durant, j’avais tout fait pour mettre en échec tous les psy que j’avais consulté. « Des mauvais ». C’est ce que je n’avais de cesse de répéter à leur propos. J’avais si peur du changement que je préférais m’entretenir dans la douleur.

Il aura donc fallu que j’atteigne non pas un paroxysme dans la douleur, mais que je sois confronté à la réalité de ma propre solitude et, partant, de ma mauvaise foi. Je n’étais pas un mauvais bougre mais je me manipulais et manipulais les autres pour sauvegarder la douleur comme le « précieux » dans le film Hobbit (ceux qui ont vu ce film comprendront). Comportement mortifère et morbide!

La douleur et l'humilitéDans un dernier sursaut, c’est contrit, en colère et sur la défensive, que j’ai demandé de l’aide. J’ai appris à faire confiance à des gens qui m’insupportaient. Venant du même environnement émotionnel que moi, ils ont pris le temps de m’apprivoiser.

Cela fait plus de 20 ans que je vais aussi bien que possible. J’ai appris, avec leur aide et l’amour qu’ils m’ont offert – parce qu’à mon tour je leur ai offert le mien – à avoir des comportements les plus adultes et les plus responsables possibles.

Même si, parfois, ma vie est difficile, compliquée. Même si ma vie, ou les éléments qui la composent de façon provisoire sont – occasionnellement – d’une violence inouïe, d’une violence sociale effarante. Je suis toujours là -vivant – et n’ai toujours pas repris mes anciens comportements.

Chaque jour, je suis impacté par la violence du système dans lequel cette humanité dit évoluer. Je suis parfois sidéré par la douleur face à ce monde que je ne comprends pas. Je suis sidéré par la malhonnêteté de ce monde dont les éléments humains n’ont de cesse de justifier la violence qu’ils infligent aux autres par la violence qu’ils disent recevoir. Cela s’appelle de la violence sociale. La violence légitime du système. Je suis sidéré par la malhonnêteté des femmes et des hommes qui nous gouvernent. Je considère qu’ils n’ont plus rien d’humain dans la mesure où seuls l’argentdes comptes équilibrés et leur soif de pouvoir les intéressent. Pourquoi veulent-ils tant laisser une trace notoire de leur passage?

Je suis triste que l’humanité me donne le sentiment de s’être reniée. Aujourd’hui, c’est impuissant que j’assiste à des comportements robespierristes. Hier, c’était bling bling à tous les étages. Une vulgarité et une arrogance époustouflante.

Cependant, entre hier et aujourd’hui, je suis toujours vivant. Debout. Contre vents et marées. Même si je doute. Et je doute beaucoup… Aujourd’hui, j’essaie de construire demain. Très récemment, mon superviseur m’a dit qu’en psychanalyse « on » appelait les gens comme moi des « non dupes ».

Puis-je changer le monde à moi tout seul? Que nenni! Dans ce monde de brutes, depuis des années, j’ai décidé de vivre tout en tenant la douleur à distance, tout en rêvant d’une humanité emplie d’amour et de respect. J’ai décidé de vivre tout en cultivant, en secret, mes utopies et mes idéaux. Je n’en fais plus des ennemis inconscients. J’en ai fait mes amis, mon intimité. J’ai cessé de jouer un rôle. Je joue, autant que faire se peut, le rôle de ma vie.

Je ne suis plus seul. J’ai compris que j’avais mon passé dans le dos et que rien ne pourrait le modifier. Il était et sera toujours là comme une plaie. J’ai cependant appris à cicatriser la douleur pour qu’elle se taise à jamais.

J’ai lâché prise à propos de mes parents et de bien d’autres gens encore. Aujourd’hui, je bénéficie d’amour. De l’amour des « miens ». De ceux qui composent ma vraie famille aujourd’hui. Je bénéficie – aussi – de l’amour de moi même.

D’aucuns m’ont enseigné l’amour – au sens spirituel du terme, hors toute dimension religieuse -. Je le tiens de ceux là même qui m’ont appris que, plutôt que d’attendre l’amour des autres qui puisse justifier mon lien à l’existence, à la vie même, je me devais de m’aimer moi même. Chaque jour, j’essaie. Chaque nouveau matin, ensoleillé ou non, est empreint de simplicité, de joies et, parfois, aussi, d’angoisses ou de peurs diverses. Avant, j’étais mort à moi même tout en pensant exister dans la douleur. Aujourd’hui, je suis vivant.

Chaque jour, je conserve à l’esprit, comme un don d’une inestimable valeur, que des hommes et des femmes m’ont appris et transmis que si je n’étais pas responsable de la douleur initiale. J’étais – je suis – responsable de la solution. Chaque jour, j’exprime ma reconnaissance à Madame la Douleur de m’avoir offert la possibilité de…changer! Merci Madame de m’avoir offert la possibilité de faire un choix. J’ai choisi, j’ai renoncé…

Plus tard, j’ai éprouvé, à mon tour, le besoin d’être ce même professionnel mauvais et incompétent en lequel on ne peut avoir confiance. Le même que tous ceux que j’avais moi même admonesté des années durant pour leurs incompétences.

J’ai donc éprouvé l’irrésistible désir de partager ce qui m’avait été offert. Ce qui, pour la petite histoire, m’a un jour valu de me faire traiter d’en… par un patient parce que je gagnais ma vie avec la maladie des autres. J’ai donc demandé à ce monsieur en quoi la sodomie était un problème pour lui… J’aurais pas du… Il est parti, fou furieux, sans honorer le règlement de sa consultation. On ne peut décidément pas avoir en confiance en ces professionnels, n’est-ce pas E.?

E… Vous êtes un homme de valeur. Qu’attendez-vous pour vous bouger le c..? Qu’attendez-vous pour demander de l’aide?

Frédéric Arminot

Crise de panique – Comment faire

Crise de panique – Comment faire

Article + Vidéo

Avant que de vous parler de crise de panique et de la façon d’y mettre un terme définitif, permettez moi de vous rappelez le contenu des deux vidéos précédentes.

Dans la 1ère vidéo, je vous ai expliqué le mécanisme qui vous empêche de positivement contrôler l’angoisse, et l’anxiété, dont vous êtes victime. Dans la seconde vidéo, je vous ai donné 3 « petits » exercices pour ne plus souffrir.

  • Le 1er exercice thérapeutique traite d’objectivation (prise de distance) et acceptation de votre émotion pour arrêter de lutter contre elle
  • Le 2ème exercice qui consiste à, plutôt que d’inventer des scénario de réussite, poser toutes les questions anxiogènes que vous vous posez de sorte à diminuer progressivement vos angoisses
  • Le 3ème exercice, dit « exercice du pire, qui est que, plutôt que de passer au-dessus de votre problème d’angoisse, de crise d’angoisse, ou d’anxiété, c’est de rentrer dans le problème en en envisageant le pire que vous puissiez redouter

Maintenant, il y a une 3ème et dernière chose dont je souhaite vous parler. A cette fin, je vais vous donner des précisions à propos de l’exercice du pire et, plus particulièrement, quant à son utilisation en cas de crise de panique.

Crise de panique – L’exercice du pire – Extension du domaine de la lutte…

L’exercice du pire est un excellent exercice que vous pouvez utiliser à chaque fois que vous êtes confronté à une émotion d’angoisse, ou d’anxiété et, à plus forte raison, d’une crise de panique. Je vais vous donner un exemple.

J’ai un ami, un type très gentil, qui, à une époque, souffrait beaucoup de timidité au point d’ailleurs que dans certaines situations, il en concevait des crise de panique. Comme beaucoup d’hommes et de femmes, il avait un désir bien légitime de vie sentimentale voire de vie de couple. Mais, cet ami avait toutes les peines du monde a initié une ou des relations ou, à tout le moins à rentrer en relation avec des femmes.

Il était convaincu que, de toute manière, quoiqu’il se passe, sa vie était vouée à l’échec en termes sociaux, professionnels et sentimentaux. Et qu’à ce dernier propos, plus qu’à tous les autres, jamais il ne plairait à quelqu’un en termes physiques, intellectuels, sociaux, économiques, spirituels même!

Crise de paniqueUn jour, cet ami me téléphone en me disant combien il est très perturbé parce que, tout à fait par hasard, il a rencontré une ancienne camarade de lycée, qu’ils ont un peu discuté et que lui se sentait assez mal à l’aise.

Mon ami se sentait d’autant plus mal à l’aise que cette ancienne camarade lui a proposé un rendez-vous, qu’il a bien volontiers accepté – cela lui fait très plaisir – mais, dans le même temps, il est rongé d’angoisses parce qu’il craint de ne pas avoir un comportement adapté à la situation. quand il me dit « rongé d’angoisses » j’entends « crise de panique ».

Comme au Lycée, alors que cette jeune fille ne le laissait pas indifférent et qu’il n’osait pas l’aborder comme il l’aurait souhaité, la femme qu’elle est devenue lui plaît encore plus. De fait, il ne détesterait pas de la séduire ou, à tout le moins, d’essayer…

Victime de crise de panique à cette idée, mon ami m’explique qu’il l’est d’autant plus que cette femme est intelligente, cultivée, jolie, je pose 4 et je retiens 2 (Oups!). Elle a une activité professionnelle que bien des hommes lui envieraient, elle est financièrement autonome, je pose 4… non non… En plus elle est enjouée alors que lui se trouve triste voire morose.

Autant de sujets à propos desquels mon ami alimentait son propre sentiment d’échec à venir. J’ai donc demandé à mon ami ce qu’il craignait quant à ce rendez-vous. Et lui de me répondre qu’il était pris de crise de panique à l’idée d’être gauche, maladroit, emprunté, de dire des choses inintéressantes. Globalement, de ne pas savoir plaire à cette femme et, pire, de ne pas savoir susciter l’intérêt chez elle, voire… le désir.

Crise d'angoisse - Crise de panique

voir la vidéo

Je lui ai donc demandé ce qu’il envisageait comme solution. Et lui de me répondre que la solution qu’il avait consistait à lui poser un lapin! De fuir!

Je répondis donc à mon ami que je comprenais qu’il veuille fuir mais je lui demandais, s’il réagissait de la sorte, ce qui lui va penser de lui même. Il me répond qu’il ne s’aimera que moins – alors qu’il ne s’aime déjà pas beaucoup – et, alors qu’il aurait une ouverture comme disait Michel Blanc dans « Les Bronzés » et qu’alors qu’il se connaît puisqu’il a déjà vécu ce genre de situations, je cite: « Je vais être transpirant, moite, je vais me sentir bête. En tous cas, je serais tellement stressé je serais très en deçà de ce que je souhaite qu’il se passe ».

Je confirme auprès de mon ami que sa solution est donc d’éviter cela, de ne pas honorer ce rendez-vous. Ce qu’il me confirme et ce à quoi je lui oppose ce qu’il risque d’en ressentir. J’entends donc, qu’effectivement, il aura de lui une image encore plus mauvaise.

Et moi de lui demander ce qu’il craint de pire. Il s’énerve, réitère ses propos de tout à l’heure tout en me précisant que s’il se rend à ce rendez-vous, nonobstant une crise de panique, il craint d’obtenir un résultat inversement proportionnel à ceux désiré. En même temps, il convient que s’il fuit, il sera profondément malheureux et ce d’autant plus qu’il aura encore dans un sentiment d’échec.

Je précise à mon ami que, tout cela, je le sais et que ce qui m’intéresse c’est qu’il va se passer ensuite pour lui. Ce qu’il craint de pire. Je vous passe les détails que vous trouverez dans la présente vidéo, mais ce qu’il me précise c’est de terminer sa vie seul. Ah, quand même, il a fini par le dire, le bougre…

Quand la solution est d’imaginer le pire

A compter de ce moment là, je demande à mon ami d’imaginer, de seulement imaginer, qu’à compter du moment où il va aller voir cette jeune femme, toutes les douleurs qui vont être les siennes (mains moites, tremblements, transpiration, bégaiements, etc.). « Et, partant, tu verras que cela ne va pas l’encourager à envisager une relation sentimentale avec un type comme toi, dégoulinant et insécure! Tu vas donc imaginer que ce diner est une véritable catastrophe au terme de laquelle tu rentres chez toi, profondément meurtri de ne pas avoir su faire ni être, frustré quoi! ». Et mon ami de me pondre une crise de panique téléphonique. Je m’emploie à l’apaiser.

Ensuite, une fois chez toi, tu vas imaginer toutes les conséquences de tes… inconséquences et, surtout, la pire d’entre elle, c’est à dire que tu n’oseras plus jamais t’approcher d’une femme qui te plaise, que jamais tu ne répondras favorablement à l’intérêt qu’une femme puisse t’exprimer – j’ai oublié de vous dire que mon ami est plutôt bel homme –  et que tu vas passer ta vie seul. Tu vas donc imaginer toute ta solitude, la dimension glauque et mortifère du sujet, etc. En bref, ce que je te demande d’imaginer, c’est… ta vie de merde! La crise de panique reprend.

Ce à quoi mon ami me répond: « C’est n’importe quoi ». Je lui oppose que « non » puisque c’est précisément ce qu’il me dit craindre. Donc, je lui demande que s’il essaie d’honorer ce rendez-vous, qu’avant de passer la porte du restaurant, il fasse cet exercice du pire qui lui fait si peur!

Donc que non seulement il fasse l’exercice du pire conformément à la vidéo 2 mais qu’il le fasse aussi juste avant l’évènement dont il a si peur et qui génère tant de crise de panique. Je réitère à mon ami la nécessité de faire cet exercice non seulement 10 mn le matin, mais aussi 10 minutes au déjeuner et, enfin, 10 mn le soir. Mon ami avait rendez-vous quelques jours plus tard avec cette jeune femme.

« Tu fais donc cet exercice jusqu’au jour du rendez-vous et jusqu’au moment même du rendez-vous! »

Épilogue du drame en devenir…

Les jours se passent, je vis ma vie, parfois très tumultueuse. Et puis, un jour, je reçois un appel téléphonique de mon ami. Il a une voix que je ne lui reconnais pas. Et de me parler de son amie du Lycée comme de l’exercice qualifié d’idiot par lui. Il me dit ne pas l’avoir fait tout de suite, puis l’avoir commencé alors qu’il n’avait en lui aucune confiance (en l’exercice). La seule idée de ne pas honorer ce rendez-vous le faisait rentrer dans des crise de panique plus douloureuses qu’avant.

Crise de panique - Epilogue« Au début, me dit-il, cela a été très dur. J’étais très en colère en me disant que je ne voulais pas de cette vie là, seul. Je tentais de me convaincre que j’allais me forcer à y aller, me forcer à lui parler, me forcer à la séduire ». « Et alors », demandais-je, « cela a marché, tu t’es forcé? ». « Mais non » me répondit-il « …parce que plus je faisais cela pire c’était. Au bout d’un moment, j’ai lâché prise et fais l’exercice exactement comme tu me l’avais indiqué. Je l’ai ainsi réalisé chaque jour jusqu’à l’entrée du restaurant ».

« Et »… lui dis-je. Et Jacques de me répondre: »Elle et moi nous sommes embrassés hier soir ». « Et » rétorquais-je? Mon ami se met en colère, me renvoie à mon « Et? » pour enfin me préciser combien il est ravi, heureux, que cette jeune femme aussi et que, d’ailleurs, il parte ensemble en WE très prochainement. Yo!

Je ne peux bien évidemment pas m’empêcher de demander à mon ami si l’idée de ce WE l’inquiète, génère chez lui de l’angoisse, voire une crise de panique. L’occasion est trop belle pour le comportementaliste que je suis. Et j’invite mon ami à imaginer ce WE comme une catastrophe cataclysmique! (Il va être un amant nullissime, elle va le quitter très rapidement, et j’en oublie). Mon ami me confirme avoir bien compris le principe et qu’il fera cet exercice si besoin.

Le temps a passé. Inexorablement. Cette jeune femme a donné naissance à Mademoiselle Joséphine… Mon ami, sa compagne et leur fille se portent aussi bien que possible.

Peur en avion

Frédéric Arminot

Contrôler l’angoisse et anxiété

Contrôler l’angoisse – L’exercice du pire

Pour mémoire

Dans la précédente vidéo « Pourquoi est-ce si difficile de contrôler l’angoisse« , je vous expliquais ce mécanisme si particulier qui bloque votre capacité à contrôler l’angoisse ou l’anxiété et, de fait, à avoir un comportement adapté.

Dans les grandes lignes, je vous rappelle de quoi il retourne. En effet, nos personnalités respectives sur la foi des éléments qui la constitue associée à des questions qui relèvent de l’échec et de la réussite font que, lorsque nous sommes confrontés à une peur appelée projective, c’est à dire imaginer un avenir dont on ne sait rien et que l’on s’ordonne de réussir, c’est le meilleur moyen d’échouer !

Ce comportement réactif est le meilleur moyen de contrer les informations que votre cerveau vous donne. En conséquence, votre cerveau aggrave la difficulté de façon très progressive et très rapide. Il vous empêche ainsi de contrôler une situation émotionnellement difficile. Ainsi, à chaque fois, malgré vous, vous échouez à appréhender et contrôler la situation.

Vous êtes donc plus angoissé(e) la fois suivante sur la foi d’une situation analogue, voire identique. Vous allez donc redouter l’émergence d’une telle perception ce qui nourrir votre peur qui tend vers une peur paroxystique, l’angoisse, qui, parfois se meut en une angoisse répétitive, l’anxiété.

Comment contrôler l’angoisse et l’anxiété

La plus grande des difficultés quand vous avez peur ou êtes angoissé, c’est d’objectiver. C’est à dire de prendre de la distance, de réfléchir au meilleur comportement possible et, partant, de clarifier vos objectifs par rapport à une situation donnée. Évidemment, c’est plus facile à dire – ou à écrire – qu’à faire!

Ce qu’il est important de faire c’est, séance tenante, quand vous êtes confronté à une angoisse, c’est de s’arrêter de faire ce que vous êtes entrain de faire, c’est à dire contrôler l’angoisse! Ou, pour être plus précis, cesser d’imaginer la façon dont vous pourriez traverser cette émotion sans encombres.

Quand vous essayez de vous contraindre à dépasser votre angoisse, vous allez contre votre cerveau qui, de fait, augmente l’intensité de vos ressentis. Il est donc important que vous vous posiez la question de savoir ce qu’il se passe pour vous et, plutôt que de lutter contre l’émotion, c’est, au contraire, d’essayer de l’accepter.

Accepter qu’il est normal que vous ayez peur, qu’il est normal que vous soyez angoissé, qu‘il est normal que vous soyez inquiet(e), que cela fait de vous un être humain qui a des émotions. Plutôt que d’aller contre vous même, contre votre réalité du moment, comme si vous luttiez contre votre tristesse ou votre joie, essayez d’accepter votre état émotionnel pour ce qu’il est à un instant « T ». C’est comme cela à ce moment là. Si vous pouviez arrêter de faire montre de pudeur ou d’orgueil en ce moment là, ce serait sans doute le meilleur service à vous rendre. Si vous le voulez bien…

Dans le cas contraire, en niant votre émotion, celle-ci risque de se superposer aux précédentes jusqu’au moment où vous prenez le risque que cela devienne irrespirable. Il y a donc un moment où toutes ces émotions vont prendre le pas sur vous. Vous prenez ainsi le risque que, dans un moment émotionnellement mineur, de produire une réponse totalement inadaptée.

Imaginez que, comme moi, vous ayez la chance d’être père, et que, dans un moment où vous vous sentez tendu, fatigué, que la raison en soit personnelle, sociale, affective ou encore professionnelle, et alors que vous vous sentez émotionnellement à fleur de peau, l’un de vos enfants fait une bêtise…

Débordant d’émotions, vous explosez émotionnellement et avez un comportement littéralement disproportionné par rapport à la faute commise. Votre enfant prend une claque, une fessée ou une rodomontade que son acte ne justifie en rien. Ce qui ne va pas, ensuite, vous épargner la culpabilité qui va vous étreindre à cause de votre comportement inapproprié et ce d’usant plus que, pour vous protéger de votre culpabilité vous allez tenter de trouver moults raisons à votre comportement. Un peu comme si vous disiez que tout cela est la faute de votre enfant et non la votre…

Moralité, plutôt que de repousser votre émotion, de la fuir en quelque sorte, ou encore de la combattre, il est important que vous marquiez un temps d’arrêt en vous disant: « OK. Je suis tendu, angoissé, c’est normal ». C’est la première de choses.

Contrôler l’angoisse – Le jeu pervers des questions et des réponses

La deuxième des choses est que la plupart des gens vont imaginer tout un tas de stratégie pour essayer de lutter contre leur problème, vont envisager de gérer une situation difficile d’une façon ou d’une autre et, de fait, en imaginant quelque chose dont ils ne savent rien, ils vont s’imaginer tout un tas de questions quant au meilleur scénario possible.

L’objectif d’un tel comportement? Se sécuriser. Tout simplement. Or, plus vous réagissez de la sorte, plus vous participez à augmenter le sentiment de détresse et plus, de fait, vous êtes en difficulté. Ce que je vous invite à faire quand vous rentrez dans un processus de questionnement anxiogène, c’est la chose suivante qui constitue un exercice thérapeutique.

  • Écrivez la question que vous vous posez
  • Répondez à cette question
  • Vos réponses vont, immanquablement, généré de nouvelles questions
  • Vous allez écrire es questions puis répondre à chacune d’entre elle
  • Vos nouvelles réponses à ces nouvelles questions vont générer de nouvelles… réponses!
  • Que vous allez écrire et qui, à leur tour, vont générer de nouvelles questions et ainsi de suite jusqu’à ce que vous soyez apaisé
  • Et vous recommencez aussi souvent que vous en épousez le besoin et ce, bien sur, jusqu’à ce que vous émotions, vos angoisses ou votre anxiété s’apaisent

Ce que vous venez de découvrir est un exercice thérapeutique qui utilise la paradoxe comme solution. C’est ce que l’on appelle en thérapie comportementale: la prescription de symptômes!

Contrôler l’angoisse – L’intérêt du paradoxe

Quel est l’intérêt d’utiliser un tel exercice? Et bien, tout simplement, parce qu’il n’y a pas de réponse intelligente à une question qui n’a pas de sens. En effet, si votre question avait un sens, vous auriez trouvé une réponse tout de suite! Donc, plutôt que de trouver une réponse à une question qui vous angoisse, vous alimentez le système de génération de l’angoisse ce qui, dans certains cas, peut générer des crise de panique comme vous le constaterez dans la vidéo suivante: « Angoisse« .

Le Paradoxe - Contrôler angoisse et anxiétéDonc, acceptez, ou essayez d’accepter votre émotion pour ce qu’elle est. Agissez à l’inverse de ce que vous faites habituellement. Agissez délibérément dans un comportement paradoxal. En couchant vos émotions sur le papier, cela va participer à énormément vous détendre puisque les choses seront plus claires. Ainsi, à chaque fois qu’une angoisse ou de l’anxiété revient, il vous suffit de faire le même exercice.

Je ne vous cache cependant pas que vous allez, au début, trouver cet exercice quelque peu astreignant mais, le temps aidant, vous allez le pratiquer jusqu’à ne plus être angoissé ou paniqué.

Contrôler l’angoisse – L’exercice du pire…

Ce que je tente de vous expliquer c’est que vous tentez de vous rassurer. Vous essayer de contrôler la situation pour éviter le pire de ce que vous craignez. Vous essayez donc d’ignorer une situation et la perception que vous en avez. Vous aurez donc compris qu’en agissant de la sorte vous nourrissez et enrichissez vos émotions.

Et, plutôt que d’éviter le pire, vous allez l’imaginer…

Plutôt que d’ignorer ou contourner votre problème, vous allez… le pénétrer. Un peu comme la stratégie du fantôme. Savez comment on fait disparaître un fantôme? La plupart des gens – nous l’avons tous vu dans des films – fuient devant un fantôme ce qui a pour effet d’inviter le fantôme à poursuivre ces gens qui fuient devant lui. Le seul moyen de faire disparaître un fantôme c’est… de le toucher! Je vous invite donc à faire la même chose pour contrôler angoisse et anxiété.

L'exercice du pireTous les matins pendant environ 8 jours, à raison de 15 à 20 minutes par jour, vous allez vous installer, chez vous, de façon confortable. Pour pratiquer l’exercice du pire, votre lit me semble l’endroit le plus approprié. Vous vous allongez sur le dos, les bras le long du corps, légèrement décollés du buste et les paumes de vos mains vers le matelas. Jambes allongées, légèrement écartées, les chevilles l’une à côté de l’autre, comme si vous vous faisiez bronzer sur une plage…

Vous fermez vos yeux et, pendant 15 à 20 minutes, vous allez imaginer tout ce que vous craignez d’une part, et allez imaginer que tout cela vous arrive sans que vous puissiez en réchapper. Vous allez donc imaginer que le pire que vous craignez vous arrive et qu’il n’y a aucune solutions pour vous protéger de cela.

Je ne vais pas vous ennuyer plus avant avec la description de cet exercice dans la mesure où il vous suffit de regarder la vidéo au-dessus du présent article.

Dans la prochaine vidéo, je vous donnerais un 3ème et dernier petit truc thérapeutique si, d’aventure, de façon spontanée et inattendue, vous êtes confronté à une angoisse, à une crise d’angoisse ou à la résurgence d’une anxiété (cf. crise de panique ou trouble panique – agoraphobie).

Frédéric Arminot

TOC – Trouble obsessionnel compulsif – Une vie en enfer

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TOC – Trouble obsessionnel compulsif – Une vie en enfer !

D’après certaines études, environ 3% de la population française souffre de TOC (trouble obsessionnel compulsif). Cela signifie qu’environ (plus de) 19 millions de personnes souffrent de troubles anxieux accompagnés d’obsessions dont les conséquences sont les troubles paniques, la phobie sociale, pour ne citer que les plus importants.

Cela en dit long sur l’état d’angoisse récurrent d’une partie de la population française. Si l’on ramène ce chiffre à l’équivalent de la population mondiale, ces données donnent le vertige !

Dans le présent article, je vais essayer de préciser la définition du TOC, vous raconter l’histoire d’Amélie confrontée de façon ahurissante à des trouble obsessionnel compulsif et, partant, essayer de vous expliquer comment soigner les TOC.

Définition du TOC

Un toc, ou trouble obsessionnel compulsif, est un trouble émotionnel qui s’exprime au travers de pensées récurrentes et intrusives qu’il est impossible de contrôler. On put aussi parler de ruminations ou de pensées obsessionnelles (ex: questions – réponses).

Ainsi, une victime de TOC, mettra en place toute une série de rituels ou de pensées qui deviendront obsessionnels afin de contrôler une peur, une angoisse chronique.

Le TOC consiste donc en une action ou une pensée répétée et incontrôlable qui a pour vocation à rassurer sa « victime ». A titre d’exemple, les TOC s’expriment au travers de pensées liées à l’hygiène en général (ex: lavage des mains), comme à la disposition spécifique d’un certain nombre d’objets, à une volonté précise d’un ordre précis des choses (ex: rangement), à des pensées liées à des séries de chiffres (ex: ne pouvoir envisager d’agir avant d’avoir compter une série de nombres, dans un certain ordre suivi d’un autre).

En fait, les TOC existent en fonction de la personnalité de chacun. Il n’y pas de TOC plus représentatifs que d’autres. Les troubles obsessionnels compulsifs s’expriment le plus souvent sur la foi d’éléments liés à l’histoire de vie deTOC chaque personne qui en est victime. Il est important de noter que ces mêmes TOC ont, pour la plupart d’entre eux, commencer à exister dans l’enfance.

Ce qu’il convient de retenir, c’est que ces TOC ont pour vocation de rassurer la personne. La mise en place de ces moyens de sécurisation, s’ils ont fonctionné quelque temps, finissent par échapper au contrôle de l’intéressée(e) ce qui a pour effet de considérablement la handicaper dans son quotidien.

Ce qui devait sécuriser devient un facteur d’angoisses considérable. Ainsi, j’ai le souvenir d’Amélie, une jeune femme particulièrement attachante qui, angoissée dès son plus jeune âge, avait conçu un nombre extra ordinaire de rites pour se rassurer.

Au cours de sa prise en charge thérapeutique, nous découvrirons les raisons de ces rituels. Pour autant, malheureusement, quelqu’en soit la compréhension que nous en avons eu cette jeune personne et moi, nous ne serons arrivés qu’à faire diminuer ses symptômes d’environ 40 %.

La prise en charge des TOC est particulièrement difficile mais réussit dans la plupart des cas. Encore une fois, il s’agit toujours d’une question de personne et de contexte. De fait, la question à se poser à propos de ces roubles obsessionnels compulsifs et de savoir quels risques sa victime prend à retrouver son autonomie.

Symptômes des TOC

Les symptômes liés à des TOC varient d’une personne à l’autre. Vous trouverez ci-dessous une liste de comportements qui sont autant de symptômes de trouble obsessionnel compulsif mais dont le nombre est très en deçà de la réalité sachant que, encore une fois, qui dit une personne, dit un ou plusieurs TOC rattachés à l’histoire de cette même personne.

Les symptômes de trouble obsessionnel compulsif sont les suivants:

  • Peur
  • Peur du feu
  • Peur de tomber malade
  • Peur de perdre le contrôle
  • Peur liée à l’hygiène
  • Peur irrationnelle si quelque chose n’est pas précédé d’actes inscrits dans un certain nombre de rituels
  • Toujours respecter le même cheminement de pensées et d’actes pour envisager de faire une chose ou une autre
  • Recherche de perfection en tous domaines pratiques ou comportementaux

TOC symptomesComme vous l’aurez compris, la liste est particulièrement longue. En matière de symptômes de TOC, le plus important à retenir est qu’il y a trouble obsessionnel compulsif à compter du moment où un acte ou aucun acte social, affectif, économique, etc, ne puisse s’envisager sereinement sans être obligatoirement précédé d’un certain nombre de rituels répétés à l’envi jusqu’à être parfait.

Ce qui a, bien sûr, pour conséquence, de constituer des handicaps de diverses natures dans l’équilibre de la personne.

Ces rituels ou comportements compulsifs vont rassurer la personne pour un temps. Mais, le plus souvent, un fond d’angoisses persistera ce qui, le plus souvent, amènera l’individu à reproduire ses comportements obsessionnels jusqu’à entière satisfaction, signe qui ne sera jamais vraiment atteint.

C’est justement dans cet environnement de souffrances terribles qu’une jeune femme, Amélie, est venue me consulter pour des toc persistants et tés fortement handicapants dans la mesure où ils interfèrent dans son quotidien et l’empêche d’avoir des relations sociales satisfaisantes.

Amélie, victime de TOC – Quelle solution a t’elle trouvé

Amélie a 22 ans. Étudiante en droit, elle a toutes les peines du monde à satisfaire à ses études dans la mesure où elle se doit d’accomplir un certain nombre de rituels avant de – seulement – pouvoir envisager de sortir de chez elle.

Elle est une jeune femme qui ne manque de rien au sens matériel du terme. Elle vit chez ses parents. Sa mère est assez présente ce qui n’est pas le cas – loin s’en faut – de son père, manager de haut vol dans le secteur financier.

Amélie m’explique ne pas avoir d’elle une image positive. Elle se trouve pas assez ceci ou trop cela. Elle est persuadée qu’elle est une mauvaise personne qui ne sait rien faire de bien. Elle a peu d’ami(e)s et, de toute manière, les rencontrer doit être précédé de comportements très particuliers afin qu’elle soit assurée qu’elle sera à la hauteur de la situation relationnelle.

Le plus petit des TOC de cette jeune femme consiste, une fois réveillée, à suivre un chemin particulier pour aller de son lit aux toilettes puis à la cuisine. Le simple fait de se lever de son lit fait d’ailleurs l’objet d’un rituel très particulier et ordonnancé.

Elle n’envisage pas une seconde de déroger à ce rituel, faute de quoi, elle est victime d’angoisses importantes qui lui feront reprendre le cours de ses TOC jusqu’à complet et satisfaisant accomplissement.

Nonobstant ce TOC précis, Amélie a mis en place toute une stratégie pour accomplir n’importe quel petit geste du quotidien. Quand je dis petit, je pense à des gestes ou des comportements qui, pour quelqu’un comme moi – qui ne rencontre pas ce type de problèmes – ont un caractère tellement habituel que je n’y prête plus garde.

Amélie ne peut envisager d’aller de préparer (se laver, s’habiller) qu’à compter du moment où elle a satisfait à certains rituels compulsifs au cours de son petit déjeuner d’une part puis en faisant la vaisselle d’autre part. Amélie peut recommencer, 5, 10 15 fois, voire plus, les mêmes comportements obsessionnels tant qu’elle n’est pas rassurée.

Bien sur, tous ces TOC plongent Amélie dans une difficulté croissante puisqu’elle y consacre un temps considérableSoigner les TOC ce qui n’est pas sans conséquences sur son emploi du temps universitaire comme social ou familial. Il est très fréquent qu’Amélie ne soit pas à l’heure pour un cours. Elle ne s’y rend donc pas, incapable de surseoir à l’accomplissement des ses rites.

Le fait de satisfaire à ses comportements compulsifs et d’y passer autant de temps lui font ressentir des angoisses très vives et permanentes. On peut donc parler d’anxiété voire d’une depression en ce qui concerne Amélie.

Au cours de la progression de la prise en charge thérapeutique d’Amélie, nous nous rendrons compte que l’absence affective de son père à son égard n’est pas pour rien dans les TOC d’Amélie. Quand j’écris absence affective, je devrais plutôt écrire, ignorance affective. Le père de cette demoiselle ne lui a jamais montré d’affection particulière. C’est comme si son enfant n’existait pas !

Quand il voit sa fille dans sa prison mentale, il n’intervient jamais, ne cherche jamais à la rassurer, ne lui montre aucune affection particulière. Les conflits entre le père et la mère de cette jeune femme ont achevé d’ancrer Amélie dans sa problématique obsessionnelle. Elle est convaincue qu’elle est responsable de son problème et, surtout, des difficultés relationnelles entre ses parents. Elle conçoit beaucoup de culpabilité depuis qu‘elle est très jeune à propos de ce déséquilibre familial.

Amélie considérant que, depuis toujours, elle fait mal les choses au point que son propre père ne lui montre aucune affection a donc réagit de sorte à ce que tout soit parfait. L’objectif étant, du fait d’une perfection totale à tous les sujets, de montrer à son père combien elle est parfaite et ainsi d’attirer enfin l’attention de ce père. Tel fut vraisemblablement l’objectif de ma patiente, lequel objectif ne sera jamais atteint et, comme souvent, aura généré un résultat inversement proportionnel à l’effet désiré. Amélie aura construit, année après année, les barreaux de sa prison mentale.

Alors que nous étions arrivé à une diminution des ses symptômes d’environ 40 %, Amélie est un jour venu en consultation en me disait qu’un évènement récent lui avait fait ré activé tous ses anciens comportements et même, me précisa t’elle, elle en avait ajouté de nouveaux (série de chiffres déclinés sans cohérence mathématique).

Je décidais donc d’orienter ma patiente vers l’une de mes consœurs. Je n’en n’ai jamais entendu parler de nouveau et regrette, comme souvent, que ni ma consœur ni ma patiente ne m’aient tenu informé des suites de cette nouvelle prise en charge.

Soigner un TOC – Existe t’il des traitements efficaces

Encore une fois, tout est une question de contexte et de personne. Bien sûr qu’il existe des traitements efficaces aux TOC !

Le traitement des TOC n’st pas nécessairement long et ingrat. Les troubles obsessionnels compulsifs sont souvent compliqués dans leur mécanisme. Le travail consiste donc à comprendre de la façon la plus précise comment s’organisent et vivent ces TOC.

Traitement TOCSeule une contextualisation très fine favorise un tel niveau de compréhension. Ensuite, il s’agit – juste – d’être suffisamment créatif en matière de stratégie liée à la thérapie comportementale pour, progressivement, éliminer définitivement les TOC.

Cependant, il est important de préciser que les TOC sont souvent le fruit d’une angoisse sourde, établie depuis fort longtemps. Il est donc nécessaire non seulement de comprendre la mécanique du problème mais aussi, et autant que faire se peut, d’identifier de la façon la plus précise possible, quelle est la genèse du problème. Parce que, effectivement, le TOC est souvent le symptôme d’un autre problème !

Il est prévu qu’à propos de ces troubles obsessionnels compulsifs, je mette à votre disposition un programme thérapeutique. Mais, entre mes consultations et le suivi personnalisé des personnes inscrites aux divers programmes thérapeutiques accessibles en ligne, je suis particulièrement occupé.

Mais, en créant ce Blog, ne me suis-je pas engagé auprès de vous pour vous offrir tous les moyens de ne pas ou  de ne plus souffrir ?

Frédéric Arminot

Dopage des cadres – Une situation alarmante en milieu de travail

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Dopage des cadres – Quand les addictions sont une réponse toxique au stress en milieu de travail

Une récente étude montre une aggravation de l’usage de psychotropes (alcool, stupéfiants et médicaments) pour faire face au stress et aux angoisses en milieu de travail. Aucun secteur d’activité n’est épargné par l’usage de ces substances psycho actives. En l’espèce, comme il s’agit de milieu de travail, nous pouvons parler de dopage.

Les entreprises semblent exprimer un déni à propos du dopage, déni qui n’a d’égal que le développement des dépendances (addictions) à propos desquelles de plus en plus de femmes sont concernées et… victimes. Que faire, et comment faire, pour limiter la casse sachant que ces cadres s’enjoignent de satisfaire à des injonctions paradoxales d’une part et ont toutes les peines du monde à s’affirmer d’autre part. Que faire quand, de façon croissante, les salariés ont recours au dopage pour tenir la distance?

Dopage – Définition d’une substance psycho active ou psychotrope

Il y a trois substances psycho actives:

  1. Les psycho stimulants: alcool, cocaïne
  2. Les psycho dépresseurs: héroïne, crack
  3. Les hallucinogènes: champignons hallucinogènes, crack, cannabis

Il y a une dizaine d’années, il était convenu que la France comptait (environ):

  • 800 000 héroïnomanes
  • 3.5 millions de pharmaco dépendants
  • 5 millions de malades alcooliques

A ce jour, si l’usage d’héroïne semble avoir diminué, la cocaïne a supplanté bien des psycho stimulants comme, par exemple, l’alcool. Ce même alcool souvent consommé avec de… la cocaïne ! Partant, il s’agit bien de dopage.

Aucune statistique ne permet de préciser le nombre de cocaïnomanes. Ces chiffres semblent être en constante augmentation et plus aucune sphère sociale ou professionnelle n’est épargnée.

Une substance psycho active est considérée comme telle à compter du moment où les conséquences de son usage modifient le comportement. Chacun de ces psychotropes agit sur le système nerveux central et en modifie les paramètres. De fait, les usagers n’ont plus conscience de leurs limites et prennent des risques pour s’affirmer ou supporter l’insupportable.

Dopage – Les motivations à l’usage de psychotropes

Il est de coutume de dire que l’usage de substances psycho actives est une question d’opportunité sociale et culturelle. N’importe qui n’utilise pas n’importe quoi comme substance de dopage. Cela signifie que c’est en fonction de votre environnement social, affectif, ou culturel (pour ne citer qu’eux) que vous consommerez une substance ou une autre. Mais c’est aussi en fonction de votre objectif (ce à quoi vous désirez échapper ou ce vers quoi vous tendez) que vous utiliserez une substance plutôt qu’une autre.

Ainsi, pour vous désinhiber, l’alcool ou la cocaïne sont plus indiqués. A chaque objectif, sa méthode de dopage ! Dans le cas où vous souhaitez plutôt échapper à une réalité qui vous fait souffrir, sans que vous soyez pré occupé de produire, les psycho dépresseurs (héroïne, crack) sont plus majoritairement utilisés. Chaque substance a ses effets qui justifient le dopage de chacun ou chacune.

En milieu de travail, il est beaucoup plus habituel de consommer de l’alcool ou de la cocaïne. Mais il est tout autant d’usage de consommer des médicaments tels que des anxiolytiques, des anti dépresseurs ou des neuroleptiques. Autant ces médicaments et l’alcool sont légaux, autant, comme vous le savez sans doute, l’usage de stupéfiants contrevient à la Loi. On a le dopage qu’on peut…

Sans nier la réalité des conséquences psycho sociales de l’usage de substances psychotropes, de ce dopage, la difficulté n’est pas nécessairement l’usage en soi mais bien plus le risque induit de dépendance issue de ces comportements de dopage.

Je me souviens de Claire, cadre dans une compagnie d’assurances. Ses responsabilités sont écrasantes. Ses journées se passent en réunion, en entretiens individuels avec ses subordonnés, en réponses circonstanciées à des mails urgents, en plus des mails qu’elle reçoit chaque soir, chez elle, et auxquels elle entend répondre tout de suite. Claire a le sentiment d’être en danger et pense que si elle ne satisfait pas à toutes les injonctions qui la concernent en sa qualité de Directrice de Département, d’aucuns lui raviront sa place sans vergogne !

Dopage – Quand le sur investissement mène droit à la catastrophe

Claire commence à souffrir de problèmes d’endormissement, puis d’angoisses nocturnes. Sa vie professionnelle est un stress permanent. Elle est proche du burn out. L’anxiété finit par céder le pas aux angoisses récurrentes. Après avoir consulté son médecin traitant, Claire commence à utiliser des somnifères puis des anxiolytiques. Jusqu’au jour où, la pression étant trop forte, les angoisses trop vives, Claire prend un comprimé de plus, puis un autre. Sa douleur psychique initie le dopage dont elle n’a aucune conscience. Les jours passent jusqu’à ce qu’elle se rende compte qu’elle a consommé bien plus de médicaments que la prescription médicale. Les prémisses du dopage sont actés.

Les semaines et les mois passeront jusqu’à ce que cette jeune femme tombe en dépression. Arrêts de maladie, mésestime de soi, perte de confiance en soi. Sentiment d’échec. Hospitalisée, Claire finit par prendre acte de la nécessité d’agir. A ce jour, encore fragilisée, elle reprend pied petit à petit tout en se rendant compte de la façon dont elle a participé à ses propres difficultés. Le dopage a fait d’elle une victime… d’elle même.

Son employeur a fini par nommer quelqu’un à son poste. Claire est toujours employée dans cette compagnie mais n’envisage pas d’y retourner de peur de retomber dans le même cycle: stress et dopage. J’ai contacté l’employeur de Claire pour mettre en place, avec la médecine du Travail, un retour progressif à poste. Ne pouvant s’y opposer, l’employeur m’a quand même signifié: « OK, çà và ! Elle pousse pas les wagonnets au fond de la mine, non plus ! » (dixit).

Dopage – Marc V. – 52 ans, chef d’entreprise, cocaïnomane

Quand il vient me consulter la première fois, je le vois arriver au volant de sa voiture de sport, une voiture de luxe. Une autre fois, je le verrais en 4X4, de luxe aussi. Marc a réussi. Une belle entreprise prospère, plus de 60 employés, des clients prestigieux. Marc travaille 15 heures par jour. Il est malheureux, triste, abattu. Mais Marc, « …doit tenir… » me dit-il. Comment? Avec ou sans la coke dont il consomme plusieurs grammes par jour. Sacré dopage s’il en est.

Chaque jour, Marc doit s’assurer de conserver, voire d’augmenter, ses marges bénéficiaires. Selon son expression, il tire des bordées pour diminuer les coûts. Tous les coûts. De moins à moins disponible, il a récemment appris que son épouse avait un amant. Il en a profité pour consommer encore plus de coke et… aller casser la gueule à son rival, ce qui lui a valu quelques ennuis judiciaires. Cet homme ne sait plus où il en est, et encore moins qu’elle est le sens de sa vie. Et plus il aura recours au dopage, moins il le saura.

En près de 10 ans, il dit avoir l’équivalent d’une Ferrari dans chaque narine. Pour autant, il exige de ses employés comme de lui même, toujours plus. Peu importe qu’il faille augmenter le dopage pour ce faire. Il pense que réagir de la sorte lui renvoie de lui une image plus positive. Il s’enorgueillit d’avoir professionnellement réussi  – à quel prix – alors que sa vie personnelle est un échec retentissant. Le vrai prix du dopage ne tardera pas à venir.

Il a du être hospitalisé. Quasiment contre son gré. Dans son entourage, personne n’osait rien lui dire, à lui, le patron. Jusqu’au jour où, hospitalisé, certains sont tombés de haut. Ils n’imaginaient pas que leur « mentor » avait recours au dopage. Marc a voulu reprendre ses activités dès sa sortie de clinique. Ce qui a eu pour effet de le faire rechuter. Bien sûr.

Surmené, épuisé, il a fini exsangue. Il a de nouveau accepté d’être admis dans un centre spécialisé où il a séjourné deux mois. Quelques semaines après sa sortie de ce centre, il a mis son entreprise en vente. Depuis il cultive son jardin… Une autre source de dopage?

Marc est passé à un fil de la catastrophe liée au dopage qui fut le sien. Il ne voulait pas lâcher. Il en faisait une affaire d’orgueil. Il n’était pas au clair avec ses propres limites, dans sa relation au dopage. Cela a failli lui coûter la vie. Cette même vie que d’autres ont perdu pour satisfaire à des exigences toujours plus fortes alors que ce type de dopage en milieu de travail revêt presque une forme légitime. N’est-ce pas pour la bonne cause que des gens recourent au dopage ?

Dopage – Milieu de travail et course à la performance

Dans des environnements professionnels de plus en plus concurrentiels, la réponse habituelle consiste à en demander toujours plus. Afin d’aider l’ensemble des personnels à mieux gérer leur temps, à mieux gérer le stress de sorte être plus productifs, des formations ou des séminaires sont organisés.

Moins souvent qu’avant la crise économique de septembre 2008, et moins encore depuis la crise de septembre 2013, mais quand même, des entreprises offrent ce type de formations à leurs salariés. Dans le même temps, dans une injection paradoxale, ces même sociétés invitent leurs employés à faire, ou à donner, toujours plus. Celle ou celui qui défaille se sent coupable, puisque son employeur estime lui avoir donné des moyens, et s’impose de réussir sans tenir compte de ses propres limites.

La concurrence entre salariés (ex: les commerciaux) est d’autant plus rude que certaines entreprises n’oublient pas d’officiellement récompenser ses meilleurs éléments et… le fait savoir. La compétition est devenue un mode de vie. J’en veux our preuve la nomination régulière de « l’employé du mois » d’un grand de la restauration rapide.

Ainsi, les entretiens individuels de fin d’année en stressent plus d’un. Pour supporter, pour aller toujours plus loin, certaines personnes utilisent quotidiennement qui des médicaments qui d’autres substances (légales ou non).

Dans tous les cas, c’est bien de dopage dont il s’agit. Le tout, bien évidemment, sans peu de considérations quant aux effets secondaires de ces usages excessifs voire dépendants (perte de mémoire, troubles anxieux, angoisses chroniques, troubles alimentaires, etc.).

Ces salariés n’osent pas parler de ce qu’il leur arrive et, quand ils le font c’est, le plus souvent, pour qu’une méthode leur soit offerte pour continuer à travailler sans encombres.

« Donnez moi la solution pour continuer sans rien changer ». De fait, pourquoi voudriez qu’une entreprise, ou une institution, ne soit pas dans le déni alors que ses propres employés sont dans le déni de leur propre réalité quant au dopage?

Alors, bien sûr, des lois ont été promulguées quant à la prévention et/ou la gestion des risques psycho sociaux. D’ailleurs, à diverses reprises, j’ai été mandaté pour pratiquer des audits de risques psycho sociaux. A chaque fois, force m’a été donné de constater que quelles que furent mes recommandations, il y avait toujours une bonne raison pour ne rien changer. Aucune prémisse de prise de conscience n’a été suivie d’effets. Pourquoi?

Sans doute parce que, du côté des employeurs comme de celui des employés, des peurs se sont installées quant aux conséquences de changements structurels ou comportementaux. Un milieu de travail a sa culture et ne souhaite pas, ni n’accepte l’augure, que des individualités modifient ces paramètres. Et, pour ce faire, chacun s’appuie avec force sur des questions d’intimité, de choix personnels, de choix adultes et responsables. Ce qui, vous en conviendrez, relève de la plus parfaite mauvaise foi. Dopage et intimité, un cruel binôme. Un peu comme à propos du harcèlement.

Ainsi, je me souviens d’une très très grosse entreprise française dont un employé s’était tué au volant sur une zone interne à l’entreprise. Cet employé était ivre. L’affaire n’a pas fait grand bruit car, ce faisant, il eut été nécessaire de communiquer à propos des bars clandestins qui avaient pris racine en divers endroits de différents sites. Socialement trop lourd à gérer. Cette peur vaut-elle autant, si ce n’est plus, que le décès d’un être humain?

Aujourd’hui, la crise économique aidant, force est de constater que les angoisses vont bon train quant à la pérennité de son emploi. Force est de constater que tout le monde agit de sorte à conserver son poste sachant que, pour ce faire, chacun va exiger de lui même d’augmenter ses capacités de travail comme ses résultats.

C’est comme s’il n’y avait plus de limites. Plus de limites au dopage non pus. En milieu de travail, l’usage de substances psycho actives se banalise autant que le dopage dans le sport. Tout le monde le sait mais quant à gérer ces sujets, cela semble relever de l’omerta, la loi du silence ! Et pourtant, il serait très simple d’agir de façon préventive et non d’attendre le drame.

Comment prévenir et gérer le stress, donc le dopage, des cadres

Les formations en tous genres ne se suffisent pas à elles mêmes. Persister dans cette voie, relève du cautère sur une jambe de bois !

Pour gérer et prévenir les risques psycho sociaux en milieu de travail, il convient de penser et concevoir une ou des stratégies d’intervention à court, moyen et long terme. La première des choses consiste à faire un état des lieux, plus communément dénommé: audit social. Mieux vaut confier cette tâche à un cabinet extérieur plutôt qu’à un cadre en interne lequel cadre sera, le plus souvent, sorti d’un placard ou d’une voie de garage.

Une fois cet audit réalisé, c’est à compter de ce moment là qu’une stratégie sera conçue. C’est bien volontiers que je conviens que la dimension pédagogique de telles opérations n’est pas très productrice, au sens de l’argent, puisque cela va coûter en hommes, et en euros. Mais cela va permettre à l’entreprise de donner d’elle une image plus sociale et plus humaine.

Pour illustrer mon propos au sujet des risques addictifs en milieu de travail, il conviendra, entre autre, de créer des campagnes de prévention et de donner les moyens et les outils aux personnes en difficultés de sorte à ce qu’elles sachent qui consulter, et quelles sont les différents méthodes de soins, en cas de dopage pathologique. Il s’agira de faire sortir les intéressés de leurs silences contrits, qu’ils prennent acte de la stérilité de leur culpabilité et de la nécessité de prendre soin d’elles mêmes. En un mot comme en cent, les aider à reprendre… vie !

De telles interventions sont le plus souvent considérées comme ingrates dans la mesure où les bénéfices en sont difficilement mesurables. Mais, ne s’agit-il pas d’en cesser avec le déni et l’ignorance feinte en ayant l’honnêteté de reconnaître que devant – ou derrière – chaque fonction, il y a des femmes, il y a des hommes, il y a des émotions, il y a des vies. Et que si tout explique le dopage, rien ne peut le justifier.

Autant de réalités auxquelles il convient d’apporter de la considération, de l’empathie, de la reconnaissance puisqu’il est notoire que c’est en cultivant le silence que l’on enrichit le problème.

Pour étayer cette invitation au changement, permettez moi de vous rappeler, ou du moins à toutes celles et ceux qui ne pensent qu’en termes de produits et de comptabilité, que les remboursements de la Sécurité Sociale française sont passés de 317 millions d’euros en 1980 à 1 milliard d’euros en 2013. Et que je sache, la population française n’a pas cru dans les mêmes proportions.

Fort de tels chiffres, à toutes celles et ceux chez lesquels le seul mot « argent » revêt un caractère divin, ne pensez vous pas qu’il est grand temps d’agir pour, si ce n’est mettre un terme définitif au dopage, au moins l’infléchir de façon conséquente?

Traitement de l'anxiété, et de l'anxiété généralisée

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Frédéric Arminot

Glossophobie – Une phobie comme les autres

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Glossophobie – Quand une forte personnalité en est victime…

Quand Anne passe la porte de mon cabinet, je ressens immédiatement une femme pleine d’autorité. Elle en impose par sa présence physique malgré une voix douce mais qui sait se montrer ferme et assurée. En tous cas devant un interlocuteur unique. J’ai l’impression d’avoir devant moi une personne qui sait ce qu’elle veut, qui sait où elle va et qui sait comment satisfaire ses volontés.

Mes premières impressions seront fausses puisqu’il est vrai que puisque Anne vient me consulter, c’est qu’il y a un problème. Son problème est qu’à l’idée de parler en public, ses certitudes s’effondrent. A l’idée de s’exprimer en public, Anne est prise de symptômes qui sont à la fois de l’ordre physique, psychique et relèvent aussi de l’évitement.

En bref, Anne est victime de glossophobie. Mais, cette glossophobie est-elle phobie est-elle une phobie comme les autres?

Définition de la glossophobie

Etre atteint de glossophobie, ou avoir peur de parler en public se traduit par des symptômes physiques:

  • Transpiration
  • Accélération du rythme cardiaque
  • Jambes en coton
  • Difficultés à respirer
  • Mains moites
  • Difficultés à articuler
  • Problèmes à faire porter sa voix
  • Nécessité de boire beaucoup

La glossophobie se manifeste aussi au travers de divers symptômes psychiques:

La peur de parler en public, ou glossophobie, se réfère donc à une difficulté, voire à une impossibilité, à s’exprimer devant un public, sachant que ce dernier est à considérer comme tel à partir de 2 personnes. Cela induit aussi une peur associée à un espace ouvert, grand, large et rempli de monde qui sont autant de paires d’yeux braqués sur vous! Autant dire une terrible pression surtout dans la situation de Anne.

La pression des regards accentue le trouble au point, parfois, si ce n’est souvent, de générer des crises de panique. Il y a donc une impossibilité accessoirement chronique chez la personne qui est victime de glossophobie à prendre place, à s’affirmer, et à prendre la parole.

La glossophobie, ou peur de parler en public, est-elle une phobie comme les autres

Le principe d’une phobie, c’est l’utilisation d’une peur qui en masque une autre plus importante. Je m’explique. La phobie consiste à éviter quelque chose qui vous inquiète. Consciemment ou pas, vous focalisez votre attention sur votre objet phobique. Ainsi, vous pouvez souffrir de la phobie des avions, de la peur des oiseaux, d’aquaphobie ou encore d’astraphobie (peur du tonnerre) et… je m’arrête là (ce sont juste des exemple).

Vous allez focalisez votre attention – au point d’être particulièrement stressé – pour éviter tout ce qui peut vous mettre au contact de près ou de loin à votre phobie. Vous allez donc vous employez à stratégiquement mettre en place tous les comportements possibles pour vous protéger.

La glossophobie – ou peur de s’exprimer en public – relève du même problème. De fait, la peur de parler en public est une phobie – une peur – comme toutes les autres.

A ceci près, vous l’aurez bien compris, que cette phobie a pour objet de vous protéger d’un problème plus important, plus grave, que la phobie dont vous êtes affecté. Et c’est précisément ce que Anne, et moi, allons nous employer à débusquer pour que, si tel est le choix de cette patiente, elle puisse parler en public en toute confiance.

Anne, la glossophobie et les démons du passé

Anne a 42 ans. Depuis 8 ans, elle est Directrice Générale d’une mutuelle. Elle a des responsabilités professionnelles importantes, est souvent en déplacement. Tout se passe très bien pour elle. Elle s’estime dûment récompensée d’années d’études. Elle estime avoir réussi mais craint pour son avenir. Encore récemment, elle a été confrontée à un problème récurrent. Son impossibilité à prendre la parole devant un parterre de représentants locaux et régionaux.

Glossophobie ou peur de parler en public

La glossophobie

Jusqu’à il y a peu, à force danxiolytiques et de bêtabloquants, elle a, à peu près, pu gérer la situation. Elle est convaincue que ce public, comme ses plus proches collaborateurs et collaboratrices, ne sont pas dupes de sa situation émotionnelle. Elle dit en devenir paranoïaque dans la mesure où elle a cru pentendre des remarques désobligeantes la concernant à la suite de sa dernière intervention. Elle commence à pleurer.

Je lui demande de me raconter cette dernière réunion. Elle me parle de ses émotions avant, de ses émotions pendant, de ses émotions après. De son épuisement par la suite. C’est d’ailleurs ce qui l’a invité à me consulter. Elle veut que cela cesse, rapidement, car, à son sens, les enjeux sont importants. Elle craint pour son poste.

Après m’avoir expliqué toutes ses tentatives de solutions pour éviter sa glossophobie, Anne, à ma demande, m’explique que ce problème a toujours été présent. Nous commençons à avancer de façon rétro active. J’entends par là que je trouve intéressant de visiter l’histoire de cette femme en lien avec le problème de phobie dont elle me parle.

Fille ainée d’une famille peu aisée, Anne a réussi à force d’amour et de sacrifices. Elle a exigé d’elle même cette réussite. C’était sa réponse à l’amour et aux sacrifices de ses parents. Ses propres sacrifices s’étant exprimés par peu de sorties, peu de relations sociales, quasiment pas de relations sentimentales. Jeune, elle s’est toujours employée à travailler d’arraches pieds, toujours inquiète de réussir, d’être la première. Nous commençons à toucher le problème. Celui de la légitimité.

Anne m’explique combien il lui aura fallu se battre pour arriver là où elle est. Joli appartement, bon boulot, joli carnet d’adresses, beaux vêtements mais… bien seule… Presque phobique sociale ce qui, dans sa situation professionnelle, constitue un sacré paradoxe !

A l’école, comme à l’université, Anne a toujours été anxieuse à l’idée de prendre la parole. peur de mal dire, peur de mal faire, peur d’échouer. Cela fait des années que cette femme se protège avec moult médicaments mais force est de constater qu’ils n’ont plus les effets escomptés.

Pour faire court, Anne a toujours essayé de contrôler son problème d’illégitimité. Elle a pris et repris le contrôle de son problème jusqu’à ce que cela ne fonctionne plus et la plonge dans ce qu’elle cherchait précisément à éviter. Son passé l’aura donc rattrapé. Celui-là même qu’elle appellera « mes démons ».

Comment Anne va t-elle vaincre sa glossophobie

Afin d’aider Anne à faire la paix avec son passé, je vais lui proposer d’utiliser un langage qui lui permette de mettre son cerveau en paix d’une part, et d’en cesser avec ses peurs d’anticipation d’autre part. Un langage hypnotique. J’explique à Anne de quoi il retourne.

Je reconnais qu’il a été délicat de convaincre Anne d’agir de la sorte mais elle avait un tel désir de ne plus souffrir de cette glossophobie qu’elle a fini par accepter. Dans le même temps, j’ai demandé à cette personne de faire certains exercices de sorte à ce que la petite fille laisse en paix la femme – l’adulte -, de sorte à ce que chacune soit à sa place et puisse vivre sa vie en… paix de l’autre. Son problème d’illégitimité la faisait réagir de façon infantile alors qu’elle est une adulte.

Effectivement, à chaque fois que Anne devait parler en public, ses peurs d’enfant qui s’exprimaient et barraient le passage à l’adulte accomplie. Celle-là même qui, dans la plupart des circonstances de sa vie, tant personnelles que professionnelles, savait faire preuve, et acte, de confiance en soi et d’affirmation de soi. Alors qu’en situation d’exposition, de façon quasi automatique, la glossophobie de Anne ré apparaissait.

Anne a cessé de venir me consulter après la 3ème séance. L’année dernière, j’ai lu dans un journal qu’elle avait pris la présidence du groupe de mutuelles pour lequel elle travaille. J’ai imaginé que cette promotion signifiait que tout allait bien pour elle, qu’elle avait pu consolider sa solution à sa glossophobie, sa peur de parler en public. Peut-être me fais-je des idées?

Frédéric Arminot

Peur – Un vieux truc éducatif et social bien utile

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Peur – Quels en sont les bénéfices

La peur est le premier stade de l’angoisse. Ensuite, en fonction de son intensité, la peur peut devenir une angoisse plus ou moins forte. Peut-on dire que l’angoisse est la forme la plus élevée de la peur? Et cette peur, est-ce une émotion normale? Faut-il avoir peur en toutes circonstances? Sur quels fondements de personnalité la peur repose t-elle? Comment faire quand on a peur? La peur est-elle une maladie? Comment faire pour ne plus avoir peur? Peur de quoi? Peur de qui?

La peur n’est pas un sujet à prendre à la légère. La peur est partout. Chacun de nous la vivra de façon différente et la gérera de façon toute aussi différente. Entre être inhibé par la peur ou excité par la peur, faut-il choisir? Encore une question de comportement. C’est précisément par ce dernier point que cet article débute. Au fait, un comportement, c’est quoi?

Définition du comportement

Quand je parle de comportement, je parle de la réponse que chacun d’entre nous produit sur la foi de la façon dont il – ou elle – ressent un évènement, une personne, une situation, dans un contexte et un environnement donné.

Cela signifie que, effectivement, chacun d’entre nous va réagir de façon différente du fait de sa personnalité et de tous les élément qui font son expérience de vie. Ainsi, il en va de la peur comme de la joie. Nous ne sommes pas impactés de la même façon: ce qui fait peur à certains amusent les autres et inversement. Ensuite, toute est une question de gradation, de capacité à supporter telle ou telle peur et dans quelle limite.

La peur peut-être un vecteur d’excitation prodigieux pour certaines personnes et un facteur de souffrances pour beaucoup d’autres. Lesquels de ces deux groupes est celui qui ferait bien ou ferait mal en ayant peur ou pas?

Est-il normal d’avoir peur

Comme à propos de tout ce qui concerne chacun d’entre nous, tout est une question de perception. Pour faire bref, oui, la peur est normale. C’est une émotion qui nous avertit d’un danger, imminent ou pas, et qui nous invite à adopter un comportement pour nous préserver.

D’aucuns disent que les gens qui n’ont pas peur sont dangereux. Ce peut être le cas si ces personnes ne prennent pas garde à leurs propres limites, se mettent en danger de façon irresponsable ou mettent les autres en situation de danger.

La peur, comme l’angoisse, a cet avantage de nous permettre de nous situer – nous positionner – par rapport à une situation, une ou des personnes à l’égard desquels il va falloir que nous ayons un comportement adapté. En clair, cela signifie que si vous avez peur en avion – par exemple -, c’est donc que vous craignez que l’avion ne s’écrase et que vous soyez tué.

Cette peur légitime – puisque c’est la votre et que vous en avez le droit – est liée au fait que vous avez conscience, par rapport à vos comportements habituels, que vous n’arrivez pas à objectiver, quant au fait qu’une fois dans les airs, ce n’est pas vous qui contrôlerez la situation.

S’il y a donc un problème, vous ne pourrez rien maitriser. La solution ne vous appartient donc pas. Et le fait d’essayer de vous rassurer en vous disant que l’avion est le mode de transports le plus sécurisé au monde ne changera rien à votre émotion.

C’est donc votre perception de situations que vous redoute et dont vous en savez rien qui vous font perdre, de façon automatique, le contrôle de vous même, le contrôle de vos émotions. Cette peur est le résultat de l’éducation que nous avons reçu et de la perception des enjeux qui vous concernent. En conséquence de quoi, c’est directement lié à votre personnalité.

Peurs et personnalité

La peurA diverses reprises, dans ce blog, j’ai expliqué ce qu‘il en était de la construction de la personnalité. Partant, j’ai donc expliqué que la peur, l’angoisse, le stress, etc., étaient des émotions générées par notre perception, notre sensibilité. Que ces perceptions paramétraient nos réactions face aux sollicitations de la vie au quotidien.

C’est donc en fonction de ce que vous aurez appris et vécu, comme de l’expérience que vous aurez tiré de vos expériences de vie, que vous aurez, ou pas, des réactions de peurs, plus ou moins maitrisées.

Le problème n’est pas d’avoir peur. Le problème se situe dans votre comportement issu de votre peur. La peur, comme toutes les autres émotions, induit une réponse de fuite ou de combat.

La peur – Fuite ou combat

Quand vous vous intéressez à la gestion du stress, vous apprenez très vite que ces deux réponses – fuite ou combat – sont des éléments cognitifs. Cela signifie que ces deux comportements sont une réponse réflexe à des demandes extérieures à vous. C’est comme cela qu’en fonction de votre éducation, vous aurez ou non la peur du gendarme, la peur de mal faire, la peur de vous exprimer en public, la peur de séduire (je m’arrête là car tous les sujets sont susceptibles de générer de la peur).

Votre éducation, donc vos parents, et certains de vos proches, les ainés, vous apprennent la peur. Vous l’apprenez vous même aussi en commettant certaines expériences qui vous permettent de trouver vos limites.

C’est donc en fonction de la perception que vous aurez de certains dangers et des objectifs de vie (sociale, affective, économique, professionnelle) que vous combattrez ou fuirez (vous protéger) face à ce que vous vivez comme agréable ou douloureux. Vous serez éventuellement confronté à des dilemmes comme vouloir dépasser votre peur et ne pas y arriver. Le résultat est connu: c’est ce qu’il est généralement convenu d’appeler, l’inhibition. A l’inverse, d’autres personnes sont tellement désinhibées – ou feignent de l’être – qu’elles encourent de grands dangers.

Le problème n’est ni de fuir ni de combattre. Le problème peut, éventuellement, résider dans l’image que vous avez de vous une fois le choix de comportement fait. Cela vous convient-il ou pas?

La peur est-elle une maladie

La peur est donc une émotion normale. La plupart des animaux et les êtres humains sont confrontés à leurs peurs. Cette émotion va nécessité une réponse – un comportement – adapté.

De fait, puisque la peur est une émotion normale, ne cherchez pas à faire ou dire des choses qui vous font peur alors que vous savez que dépasser vos limites vous fait prendre des risques que vous ne sauriez assumer. Par ailleurs, ne rien faire sous le prétexte de la peur, voire de la peur panique, est aussi un problème.

Puisque l’émotion de peur n’est pas une maladie, votre problème – votre responsabilité – consiste à exprimer la meilleure réponse dans… le respect de vous même. Essayez d’accepter que vous avez peur et que c’est normal. Ne vous contraignez pas, d’un coup, à faire ou dire quelque chose qui a vous a toujours procuré une certaine angoisse voire, chez certaines personnes, des troubles anxieux .

N’oubliez jamais que pour favoriser votre équilibre – votre développement personnel – il est de votre responsabilité de vous accepter pour qui vous êtes comme vous êtes. Par exemple, en ce qui me concerne, je suis terrorisé par la violence physique. Cela ne fait pas de moi un sous homme (en tous cas, pas à mon sens) et ne me renvoie pas de moi une image négative. C’est comme cela.

Comment agir de sorte à ce que la peur ne soit plus un problème

C’est à la fois simple à imaginer et plus difficile à mettre en place. Votre relation à la peur – en général – repose sur votre désir de changement ou votre résistance au changement. Quand je vois le nombre de personnes qui se font du mal pour ne pas perdre la face devant les autres quand ils sont confrontés à leurs angoisses, je suis effaré !

Vous accepter tel(le) que vous êtes est la meilleure réponse que vous puissiez donner. Quand j’avais 20 ans, rouler à tombeau ouvert – en voiture ou à moto – n’était pas un problème. J’ai vieilli, mes centres d’intérêt et de pré occupation se sont modifiés. Aujourd’hui, passée une certaine vitesse, il m’arrive de me sentir angoissé. J’ai peur de l’accident, j’ai peur du PV, j’ai peur du du retrait de permis, que sais-je encore. Ma réponse? Je ralentis.

En réduisant ma vitesse, je m’adapte. En m’acceptant comme je suis, je réduis – voire, j’élimine – la peur de l’image que je donne de moi aux autres. En ne focalisant pas sur ma peur du jugement, je me concentre sur moi, la nature de mes besoins et mes propres limites. Je combats quand cela m’apparaît nécessaire voire vital pour mon équilibre, de la même façon que je peux fuir – pour me protéger -.

M’accepter est le seul moyen que j’ai trouvé pour avoir confiance en moi. Enfin, je sais très bien qu’au sens général du terme, je ne peux plaire à tout le monde et encore moins faire ou dire des choses qui plaise au plus grand nombre. C’est comme cela et je n’y puis rien changer.

A titre de conclusion – toujours provisoire – d’aucun font allusion à l’humilité quand il s’agit de s’accepter soi. Les mêmes, ou d’autres, vont jusqu’à parler d’humilité et de confiance en soi. Mais sont-ce les mêmes qui, tous humbles qu’ils soient, sont empreints de honte et de culpabilité quand il ont le sentiment de ne pas avoir eu un comportement adapté, quand leur peur les a dépassé?

Et vous, que faites vous pour ne plus avoir peur – ou ne plus faire de la peur un problème – et vous accepter tel(le) que vous êtes?

Frédéric Arminot

Dépression – 7 évidences à propos du diagnostic de la dépression

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Dépression – 7 évidences à propos de la dépression

Comment diagnostiquer une dépression – Tout le monde peut-il souffrir de dépression nerveuse – Existe t’il un lien entre la dépression et la bi polarité – Comment faire quand on est dépressif – Existe t’il des méthodes ou des comportements adaptés pour traiter la dépression – La famille , ou les proches, ont-ils un rôle à jouer auprès d’une personne dépressive.

Voilà, la plupart du temps, les questions que se posent la plupart d’entre vous. Je vais donc essayer de vous répondre, de façon simple et précise.

Autant que vous le sachiez tout de suite, nul n’est besoin de consommer des médicaments à outrance pour soigner la dépression. Il existe des moyens bien plus simples. Je vais me faire un plaisir, et un devoir, de vous les exposer. Cependant, je sais que certains d’entre vous vont me détester après avoir lu cet article.

Mon métier ne consiste pas à vous rassurer mais à vous apporter de vraies réponses.

Pour un diagnostic moins rigide de la dépression

Quand une personne est victime d’une dépression, ou dépression nerveuse, l’idée du drame commence et l’abattement se fait plus fort. J’entends par là qu’être dépressif sous tend un problème majeur qui fait craindre une quasi impossibilité d’y trouver une solution.

Il est certain qu’être diagnostiqué comme atteint par la dépression n’est pas particulièrement agréable. En même temps, cela peut avoir des effets dévastateurs quand la personne qui vous diagnostique n’est pas au clair avec certains attendus.

J’en veux pour preuve le nombre de personnes qui viennent me consulter en invoquant des troubles maniaco dépressifs ou des troubles bi polaires. Alors, je ne voudrais pas être cynique, mais je trouve que certains médecins ont une certaine tendance à répondre à des effets d’annonce, comme des effets de modes et à diagnostiquer un peu vite des personnes comme bi polaires (par exemple). Ce qui n’est pas mieux que la dépression.

Il est clair, dès le terme de la première consultation à mon cabinet que beaucoup de ces personnes ne sont pas plus bi polaires, maniaco dépressives, ou victimes de la dépression que je suis archevêque de Canterbury !

En conséquence de quoi, j’aimerais que ces diagnostics de la maladie de la dépression répondent moins à des critères statistiques qu’à des critères comportementaux. Ainsi, ce n’est pas parce que vous oscillez entre abattement et exultation que vous êtes bi polaire.

La dépression est une sorte d’abattement émotionnel. Cela vous donne le sentiment pénible d’une absence de désir comme d’une impossibilité chronique à trouver l’énergie pour faire telle ou telle chose.

Au delà des critères de diagnostic, la vraie question n’est-elle pas de savoir en quoi être victime de la dépression est un problème. Bizarre comme question, non? En fait, je pose cette question car nous sommes, tous, potentiellement, atteints par les symptômes de la dépression. Cela n’est pas une difficulté en soi, c’est la réalité de la vie, de nos quotidiens respectifs, qui peut altérer notre relation à nous mêmes comme aux autres.

Partant, la difficulté de la dépression réside plus dans l’analyse de ses conséquences que dans le diagnostic lui même. En effet, en France à tout le moins, il est de coutume de coller des étiquettes à tout le monde. Un peu comme ces généralités qui voudraient que sous le prétexte qu’une personne soit issue d’une certaine culture elle ait un comportement X ou Y. Comme le disait Sammy Davis Junior:

« Quand tu est noir, juif et borgne, la vie est très dure… ».

Donc, exercez votre libre arbitre quant à certains diagnostics à l’emporte pièce. ils ne sont jamais sans conséquences psycho affectives sur les personnes qui en sont « l’objet ». De plus, que préférez vous? Savoir que vous êtes victime de la dépression ou comment soigner la dépression?

Tout le monde peut-il souffrir de dépression

Je ne connais pas de maladie ou de trouble émotionnel qui se réserve pour une population plutôt qu’une autre. Vous pouvez être riche et médicalement bien portant et en être affecté(e). De la même façon, vous pouvez être pauvre comme Job et avoir de la vie une vision particulièrement positive.

La dépressionPour autant, j’ai remarqué – ce qui va suivre ne vaut que pour mon expérience – que souffraient souvent de la dépression les personnes ayant fait des études longues et nécessitants un certain investissement intellectuel. Cela ne retire rien à la réalité que des ouvriers, des employés souffrent aussi des symptômes de la dépression.

Cette maladie ne repose sur aucun critère socio professionnel ou économique objectif. Cela touche tout le monde sans distinction de race, de milieu social, de religion, d’éducation et j’en passe. Par contre, ce à propos de quoi il faudra être vigilant c’est qu’il ne soit pas fait des amalgames entre une pathologie ou une autre. Par exemple, la bi polarité pour la dépression.

Existe t’il un lien entre dépression et bi polarité

Très – trop – souvent, je vois arriver des patients qui m’annoncent un diagnostic de bi polarité comme d’autres me donneraient les chiffres gagnants du Loto. Quand je pose la question aux intéressés de savoir qui d’eux ou d’un professionnel de la santé le leur a dit, c’est parfois l’un des deux ou le patient lui même qui pense que…

Quand je pose la question à ces mêmes personnes de savoir ce que leur procure émotionnellement un tel diagnostic, certains sourient. Contents de savoir ce dont ils souffrent – l’étiquette -, ou ravis de sentir moins coupables de ne pas arriver à sortir de la dépression.

Je trouve dangereux que de tels diagnostics soient faits. Au delà du nom d’un problème donné, celui de la dépression, ce qui importe ce sont les moyens dont nous allons nous servir, le patient et moi, pour le sortir de cette ornière. Partant, les outils thérapeutiques que nous allons utiliser pour satisfaire son objectif: traiter la pathologie d’une part et progressivement rendre possible demain ce qui était impossible hier. Soit, retrouver le désir et avoir de soi une image positive. En bref, retrouver confiance.