L’angoisse, ses symptômes, et ses traitements les plus connus

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L’angoisse, ses symptômes, et ses traitements les plus connus

L’angoisse est une émotion qui se manifeste par une très grande peur. L’angoisse est le plus souvent provoquée par l’illusion d’un danger. Je vous rappelle cependant que l’angoisse n’est pas une maladie!

La personne qui souffre de l’angoisse présente des symptômes plus ou moins douloureux. Les mêmes que l’on retrouve dans d’autres troubles comme l’anxiété. Pour vous soulager, et vous permettre de retrouver un équilibre mental et physique, plusieurs types de prise en charge thérapeutique vous sont proposés. Tous ne sont pas efficaces à 100%. Loin s’en faut…

L’angoisse et ses symptômes

Lorsque le cerveau humain pressent un danger, il provoque une sécrétion d’adrénaline. C’est tout à fait normal, et l’objectif de ce phénomène physiologique est de vous aider à faire face au danger.

Le problème avec l’angoisse, c’est que le danger que vous pressentez n’est pas réel. C’est une projection mentale. Elle n’existe que dans votre tête ! Ainsi, vous aurez surement déjà remarqué que, lorsque vous exprimez de l’angoisse, peu de gens comprennent ce qui vous angoisse. D’ailleurs, ils vont souvent jusqu’à tenter de vous rassurer, voire vous « engueulent » quand vous n’arrivez pas à vous calmer…

Il existe un élément particulièrement important. Elément qui recèle autant d’inconvénients que d’avantages. Le cerveau humain ne fait pas la différence entre le danger réel et le danger illusoire. C’est la raison pour laquelle, la plupart du temps, quand vous ressentez de l’angoisse, vous réagissez exactement comme si vous étiez face à un vrai danger. En règle générale, l’angoisse suscite les symptômes ci-après:

  • Vive douleur à la poitrine (semblable à celle d’une angine)
  • Assèchement de la bouche et de la langue
  • Manque d’air ou d’oxygène, difficultés à respirer
  • Forte transpiration
  • Troubles visuels ponctuels
  • Sensation de nœud à l’estomac (boule au ventre)

L’angoisse et ses symptômes ont fait l’objet de nombreuses études. Il existe donc plusieurs formes de traitement. Selon le professionnel que vous rencontrerez, et qui aura éventuellement diagnostiqué l’angoisse sur la foi des symptômes exprimés, il vous sera proposé plusieurs modes de traitements.

Traitement de l’angoisse avec des médicaments

Les médicaments généralement prescrits pour traiter l’angoisse et ses symptômes sont des antidépresseurs, et des anxiolytiques, ou tranquillisants.

Comme exemple d’antidépresseurs fréquemment prescrits, je citerais la paroxétine ou la clomipramine. Dans le cas des anxiolytiques, le plus courant est le Xanax©.

Il a été prouvé que les anxiolytiques ont tendance à provoquer une forte dépendance, et qu’ils ne sont pas sans effets secondaires.

Les praticiens évitent donc de les prescrire pour une angoisse passagère, ou qui n’est pas critique. Ils adoptent cette solution seulement pour les patients qui font des crises régulières, et récurrentes.

Traitement médical prescrit par un(e) psychiatre

Si vous avez l’occasion de consulter un médecin psychiatre, au cours de votre recherche de traitement, celui-ci vous proposera probablement un accompagnement thérapeutique.

En général, cet accompagnement, quand il a vraiment lieu, n’est pas prescrit de manière isolée. Il est associé à la prise des médicaments.

Ce même accompagnement thérapeutique s’exprimera donc, le plus souvent, par une mise au point médicamenteuse d’une part, et une discussion sans intérêt d’autre part. J’en veux pour preuve ce que j’ai moi même vécu, et ce que mes patients m’en disent.

Soit dit entre nous, cet accompagnement sera donc très limité quant à ses effets, et ce dans la plupart des cas.

Vous pouvez aussi faire le choix d’associer ce traitement à d’autres pratiques, comme le yoga ou la méditation. Tous deux sont réputés relaxants, et bénéfiques, pour le corps et la maîtrise de soi, bien que je considère qu’ils ne seraient être la solution à l’angoisse. Je le répète. Ce sont des outils, pas des solutions.

Traitement de l’angoisse – Les médecines douces

L’homéopathie semble aussi être un bon remède pour apaiser l’angoisse. Ainsi, les spécialistes conseillent la consommation d’infusion à base de thé vert, ou de camomille. Les effluves de lavande, et de fleurs de Bach, ont également des effets apaisants sur les personnes sujettes à l’angoisse. Mais, tout comme les médicaments, la respiration, le yoga, la méditation, et j’en oublie, je vous rappelle que ce sont des outils, et pas la solution pour traiter l’angoisse.

L’usage de ces essences naturelles intervient à titre préventif, ou bien en association avec un traitement médicamenteux ou psychothérapeutique.

L’angoisse et ses symptômes – Pourquoi essayer l’approche comportementale

Les solutions contre l’angoisse, et ses symptômes, précédemment évoqués, n’offrent donc pas de résultats définitifs. Même lorsqu’ils sont combinés entre eux. En effet, ils favorisent un apaisement émotionnel, mais n’éliminent pas l’angoisse dans sa dimension pathologique.

La principale raison de l’échec de toutes ces tentatives de solutions est qu’elles traitent les symptômes de l’angoisse sans vraiment s’attaquer au problème lui-même. De plus, elles constituent des traitements longs, et onéreux, auxquels vous êtes contraint de vous plier pendant de longues années.

Il a été prouvé que la source de l’angoisse, ou des crises d’angoisses, se trouve le plus souvent dans le quotidien, comme dans le passé de la personne atteinte (cf. enfance). Cela peut aussi reposer sur une situation complexe au travail, un drame familial, un environnement hostile.

En vous renseignant sur tous les éléments dont votre problème est constitué, et en modifiant votre perception, ainsi que votre comportement, il est possible de mettre définitivement fin à l’angoisse dont vous êtes victime.

Justement, c’est ce que la thérapie comportementale, que les experts appellent aussi Thérapie Cognitive et Comportementale (TCC), parvient à faire dans un temps record. Le traitement dure de quelques semaines à quelques mois. Ces délais varient d’une personne à l’autre, sachant que tout est une question de contexte et… de personne!

Traitement de l’angoisse – Une approche personnalisée

L’approche comportementale s’intéresse plus au problème, et à son mécanisme, qu’à ses seuls symptômes. De ce fait, il vous sera proposé un suivi thérapeutique mesuré, et personnalisé. Il s’agit là de traiter votre cas personnel, et pas celui de la personne d’à côté! Une fois le diagnostic établi, les objectifs à atteindre sont fixés d’un commun accord entre le praticien et vous. Ainsi, la thérapie peut débuter, et être efficace.

J’espère que vous ne verrez aucune arrogance dans le propos qui suit. Je suis spécialiste de cette approche, et je peux vous assurer que son efficacité scientifique, et son succès, ne sont plus à démontrer (16 cas résolus sur 17). L’approche comportementale thérapeutique vous permet de retrouver progressivement votre autonomie, de maîtriser vos angoisses, ou vos crises d’angoisses. De fait, de maintenir de bonnes relations avec votre entourage, mais avant tout, avec vous même (suivez mon regard…)!

En outre, l’approche comportementale n’est pas indiquée exclusivement dans le traitement de l’angoisse, et de ses symptômes. Elle est également recommandée pour d’autres troubles psycho-physiques comme la dépression, l’anxiété, la phobie, etc. Contrairement aux méthodes classiques, auxquelles on peut reprocher de nombreux inconvénients, les méthodes comportementales bénéficient des avantages suivants:

  • Convient à tout âge (enfants, adolescents, adultes)
  • Pas d’effets secondaires
  • Thérapie brève (les séances dépassent rarement la dizaine, et vous y mettez fin dès que les objectifs sont atteints)
  • Peu couteuse, et pas contraignante (cf. prise d’antidépresseurs ou d’anxiolytiques)

Traitement de l’angoisse – Quelques petites réserves opportunes…

Si vous suivez déjà un traitement médicamenteux, je vous déconseille de l’arrêter brutalement. Dans le cas contraire, vos angoisses risquent de soudainement décompenser. Vous devez retourner voir votre médecin traitant pour qu’il vous indique comment arrêter, progressivement, ces prises de médicaments. Il s’agit de mettre en place un sevrage progressif. Au cours de cette période de transition, vous pourrez commencer à suivre un programme de thérapie comportementale.

Grâce à une prise en charge adaptée, vous apprendrez à retrouver votre confiance en soi, et à déculpabiliser. Vous saurez également corriger la perception que vous avez de l’angoisse, et de votre environnement (social, affectif, sentimental, professionnel, familial, économique).

Une fois que votre perception aura évolué, vous pourrez mieux contrôler l’angoisse, et les crises d’angoisses. L’angoisse deviendra donc rapidement un vieux souvenir, et vous pourrez de nouveau avoir une vie stable.

Traitement de l’angoisse – Un programme comportemental personnalisé

Pour retrouver une vie saine et équilibrée, et mettre fin à l’angoisse dont vous souffrez, je vous invite à utiliser le Programme ARtUS et, ainsi, satisfaire cet objectif dès maintenant! (cliquez sur le lien gris ci-dessous: VOIR LA VIDEO).

Composé de 5 modules, ce programme thérapeutique et comportemental vous offre de retrouver la joie et la sérénité que vous méritez! Vous suivez  ce programme thérapeutique en toute autonomie, et vous bénéficiez d’un suivi thérapeutique exactement comme si vous veniez me consulter au cabinet. Au surplus, cette méthode comportementale vous garantit un résultat supérieur à 94 %.

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Si vous avez des questions, souhaitez partager votre expérience, ou poster des commentaires, utilisez le formulaire en dessous de cet article.

Par ailleurs, je vous invite à lire l’article: « Erreurs à éviter quand vous souffrez d’angoisse ou d’anxiété« .


Frédéric Arminot

Souffrez-vous vraiment de crise d’angoisse ?

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Crise d’angoisse – Est-ce vraiment de crise d’angoisse dont vous souffrez ?

La crise d’angoisse est un problème que je connais bien. J’en ai moi-même souffert pendant de longues années. Aujourd’hui, chaque jour, et ce depuis plus de 20 ans que j’exerce la thérapie comportementale, des personnes désespérées qui souffrent de crise d’angoisse, ou qui croient en souffrir, me consultent pour trouver une solution.

Oui, j’ai bien écrit « qui croient en souffrir ». Pourquoi? Parce-que toutes les personnes convaincues de faire une crise d’angoisse n’en sont pas forcément atteintes. Certaines sont tout simplement stressées, tandis que d’autres sont sujettes à de l’anxiété dont une crise d’angoisse est le symptôme, tout comme une phobie.

Pour démêler le vrai du faux, je vous propose de revenir en détails sur ce qu’est la crise d’angoisse, puis d’effectuer un petit test pour déterminer si vous souffrez, ou pas, de crise d’angoisse.

La crise d’angoisse, précisément, c’est quoi

L’angoisse est un phénomène émotionnel tout à fait normal. L’angoisse peut provoquer une crise, laquelle survient au moins une fois dans la vie d’un être humain. Cette angoisse devient dangereuse si, et seulement si, elle a tendance à revenir de plus en plus fréquemment pour une raison ou pour une autre. C’est la crise d’angoisse.

L’angoisse se manifeste par une peur paroxystique. C’est-à-dire un sentiment de peur décuplé, donc particulièrement élevé, face à une situation quelconque. La crise d’angoisse peut durer de quelques minutes à une demi-heure selon son intensité. Ses symptômes les plus fréquents sont décrits ainsi par mes patients:

  • Boule à l’estomac
  • Sensation de pointe très douloureuse partant du sternum vers la gorge
  • Boule dans la gorge
  • Resserrement de la gorge
  • Stress
  • Oppression de la cage thoracique
  • Assèchement de la bouche et de la langue
  • Difficultés à respirer
  • Mains moites
  • Transpiration forte
  • Douleurs articulaires
  • Mal au dos (douleurs dorsales)
  • Sentiment de panique

La crise d’angoisse est donc la vive expression d’une émotion. Et je conviens que c’est fort désagréable. La vigueur de l’émotion est provoquée par le cerveau qui prend un danger illusoire pour un vrai problème. Il stimule alors la production d’adrénaline, hormone qui a pour principal objectif de maintenir le corps en éveil, mais qui provoque d’autres effets en cas de crise d’angoisse.

Crise d’angoisse – Un test pour savoir si vous en souffrez vraiment

Les symptômes de la crise d’angoisse, et de plusieurs troubles cliniques sont identiques à ceux de la crise cardiaque. Pour en apprendre davantage là-dessus, je vous invite à lire l’article: « Crise de panique ou crise cardiaque – Quel diagnostic est le bon« .

Au vu des similitudes entre ces différents troubles, qu’il soit cardiaque, ou relève d’une crise d’angoisse, il est parfois difficile d’établir le bon diagnostic. A plus forte raison quand il s’agit de votre première crise d’angoisse.

Un médecin classique cherchera à établir son diagnostic en éliminant toutes les causes organiques possibles de votre malaise. Cette recherche peut prendre plusieurs mois pendant lesquels il prescrira des calmants comme des anxiolytiques pour calmer vos symptômes.

Cette option ne vous sera pas bénéfique pour 2 raisons:

  1. Pendant que le médecin s’attarde à établir le diagnostic, votre cas peut s’aggraver
  2. Les anxiolytiques favorisent une certaine dépendance et, si vous en développez une, il vous sera très difficile de vous en passer

Pour savoir si, oui ou non, vous faites une crise d’angoisse, vous pouvez procéder à un test tout simple: observez votre comportement vis-à-vis de la crise.

En effet, quand vous faites une vraie crise d’angoisse, vous n’éprouvez pas seulement de la douleur. Il y a tout un flux d’émotions, et de sentiments, qui vous traversent en très peu de temps.

C’est cela qu’il faut analyser pour faire la différence. A ce propos, je vous rappelle que, dans mon blog, vous pouvez accéder à des outils dit de « contextualisation » pour mieux comprendre le mécanisme de n’importe quelle crise d’angoisse.

Ces outils, spécifiquement comportementaux, vous permettent aussi d’identifier ce qui cloche dans votre réponse à votre problème.

Quoiqu’il en soit, et d’une façon plus générale, les personnes sujettes à une crise d’angoisse adoptent l’un ou l’autre des comportements suivants face à leur crise d’angoisse: la fuite ou le combat.

Je vous rappelle que le comportement se définit comme une réponse à une sollicitation donnée dans un contexte, et un environnement donné. Votre réponse sera donc la votre, en fonction d’éléments relevant de votre seule personnalité.

Crise d’angoisse – Fuite ou combat – Quel est le meilleur comportement

La fuite est une réaction purement humaine et légitime. A priori, il est normal que vous choisissiez cette solution, laquelle est plus facile à gérer.

Vous pouvez aussi choisir la fuite pour vous auto-protéger. C’est très bien ! Cela signifie que vous n’êtes pas dominé(e) par votre trouble d’angoisse, et que vous avez une méthode pour y remédier. Vous ne manquez pas de confiance en soi, et vous avez trouvé la stratégie idéale pour ne pas paniquer. Ce n’est pas simple à faire, mais c’est un bon début qui prouve que votre angoisse est minime.

Toutefois, la fuite peut générer une forte mésestime de soi, ce qui ne vous sera pas profitable. Si vous fuyez par lâcheté, et c’est le cas de la majorité des personnes qui souffrent de crise d’angoisse, sachez que vous ne résolvez pas le problème.

En effet, votre sentiment d’impuissance face à la source de l’angoisse aura tendance à revenir. A cause de cette résurgence émotionnelle, l’intensité de votre angoisse augmentera. Cette situation est la plus fréquente, à plus forte raison chez les personnes qui tentent de contrôler leur crise d’angoisse (cf. tous mes articles liés à l’angoisse). À long terme, vous risquez d’être sujet(te) à des troubles tels que vous souffrirez d’anxiété. À ce sujet, lisez l’article: « Comment vaincre anxiété sociale et timidité« .

De plus, si vous fuyez par lâcheté, ou parce que vous ne vous sentez pas à la hauteur, vous risquez de devenir susceptible, et d’être constamment tourmenté(e).

Voici quelques signaux d’alarme supplémentaires qui devraient vous alerter:

Êtes-vous fréquemment…

  • Tendu(e)
  • En train de vous culpabiliser
  • Méfiant(e)
  • En train de chercher à garder le contrôle, et à masquer votre trouble
  • Stressé(e)
  • Déboussolé(e)
  • Habité(e) par un vrai manque de confiance en soi

Oui? Alors, très clairement, cela signifie que vous avez un problème, et qu’il vous faut agir vite. En effet, vouloir arrêter le processus par la force de la volonté, ou du contrôle, vous fera encore plus de mal. Vous risquez une aggravation de votre crise d’angoisse initiale, ou une augmentation de la fréquence de cette première crise d’angoisse.

En dehors de la fuite, vous pouvez avoir une attitude de combat vis-à-vis de la crise d’angoisse. Malheureusement, le combat n’est pas forcément une bonne idée. C’est vrai, il faut un certain courage, voire un courage aveugle, pour affronter le problème qui suscite votre angoisse. D’aucun diront que c’est positif, mais il convient de relativiser.

Quand vous êtes angoissé(e), vous ne contrôlez plus vraiment votre corps. Celui-ci se trouve plus ou moins en état « d’apnée émotionnelle« . Vous ne vous maîtrisez plus du tout sur le plan physiologique, ou psychique. En voulant réagir, vous risquez d’obtenir l’effet contraire. A terme, vous risquez de vous sentir encore plus mal et désarmé(e) que si vous n’avez rien fait.

Je vous le concède, c’est compliqué. Mais, pour finir, laissez-moi vous dire que vous pouvez parfaitement guérir de vos crises d’angoisse, définitivement!

Crise d’angoisse – Une solution qui a fait ses preuves

La thérapie comportementale vous offre des solutions efficaces, définitives, peu coûteuses, et sans la prise de nombreux médicaments. En regardant la vidéo que je présente en ligne (voir image ci-dessous), et en consultant régulièrement ce blog, vous trouverez des exercices simples pour combattre crise d’angoisse ou anxiété. Ainsi, vous retrouverez votre équilibre mental, et physique, en quelques heures.

Si là, maintenant, vous avez envie de bénéficier de résultats qui ont fait leurs preuves dans le traitement de la crise d’angoisse, je vous invite à cliquer sur l’image ci-dessous pour découvrir les exercices thérapeutiques que je vous ai réservé.

Si vous avez des questions, ou souhaitez partager votre expérience avec nous tous, la zone « Commentaires », en dessous du présent article, vous est réservée.

Traitement de la crise d'angoisse

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Frédéric Arminot

Contraception et Crises d’angoisses – Une relation de cause à effet totalement ignorée

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Contraception et crises d’angoisses – Une relation de cause à effet totalement ignorée

Article un peu étonnant que celui-ci. Il s’agit du témoignage d’une femme utilisant une contraception laquelle lui aura procuré des crises d’angoisses terribles. Crises d’angoisses que bien des médecins auront ignoré jusqu’à ce qu’une amie éveille sa connaissance.

Ce témoignage a été écrit par cette femme. Je n’ai apporté aucune modification, ni à la forme, ni au fond. Alors, partagez!

Je souhaitais vous faire part de mon expérience. Apres sept années de crises d’angoisses intenses, sans comprendre le pourquoi du comment, aujourd’hui tous ça est derrière moi.

J’aimerai aider des femmes et jeunes femmes qui peut être sont dans l’ignorance totale comme j’ai pu l’être sans jamais soupçonner la raison de cette état catastrophique dans lequel je me suis retrouvé durant toutes ces années.

En 2009 jai commencé à faire de grosses crises d’angoisse. De nature timide et réservée, j’ai pensé que ces crises avaient un lien. Je ne me suis donc pas plus inquiétée que ça. Mais le quotidien est devenu un calvaire, je n’osais plus sortir acheter une simple baguette de pain.

Comme beaucoup d’entre vous, je suis restée plusieurs années sous traitement anxiolytiques, anti depresseurs, somnifères, suivi par un psychiatre bien évidemment. Les années passent et mon état se dégrade encore.

  • Palpitations
  • Sensations d’étranglement
  • Tachycardie
  • Compression du thorax
  • Symptômes analogues à une crise cardiaque ou un AVC
  • Peurs pendant le sommeil
  • Coups d’aiguilles dans le dos
  • Sentiment d’irréalité

Une première fois aux urgences, je me retrouve aux Urgences. Lá, on m’annonce que je fais des crises de panique.

Contraception et émotions – Une descente aux enfers

Je ne comprenais vraiment pas, car au fond je savais qu’il n’y avait aucune raison pour que je sois dans cet état. J’ai écouté mon médecin qui m’explique ce qu’e sont les crises panique: un traumatisme vécu dans ma petite enfance. on inconscient veut sortir l’information. Mon conscient ne veut pas? Cela crée conflit entre les deux. Donc, cela génère une crise de panique.

Contraception et angoisses

Contraception et facteurs hormonaux – Des vecteurs d’angoisses

 

Je fais donc des séances d’hypnotérapie pour faire sortir l’information, mais rien y fait. Mon état se dégrade encore. Parfois je me tenais au murs pour me déplacer.

Je ressentais des coup de décharges électrique dans mon cerveau. Des fourmillements dans mes bras, mes mains, mes jambes. De grosses douleurs musculaires. Un sentiment de dépersonnalisation, de déréalisation, en continu.

Parfois, plus intense que d’autre, une absence de moi même. Un sentiment de ne plus être reliée à mon corps. Comme une observatrice extérieure à son propre fonctionnent mental ou corporel.

Comme si il y avait un voile entre moi et la réalité. Je n’en pouvais plus. Ce n’était évident ni pour moi ni pour l’entourage proche. Parfois, j’essayais d’apprendre à vivre comme ça. Mais ça m’etait impossible.

Contraception et crises d’angoisses – Une solution inattendue

En février dernier, une amie, qui elle aussi faisait des crises depuis très longtemps, a eu comme une révélation. A partir de ce moment, tout s’est éclairé. Il s’avère que tout ça était uniquement hormonal. Un déséquilibre ou augmentation au niveau des taux d’oestrogènes, causé par la contraception. En ce qui me concernait, je portais un implant contraceptif depuis sept (7) ans.

Quand mon amie m’a parlé de cette information, je me suis vite mise á éplucher les articles et les forums. Et, en effet, nous sommes des milliers de femmes à en être affectées.

Il y a l’implant contraceptif, le stérilet miréna, et certaines pilules. Jai donc vite procédé au retrait de l’implant. Depuis le 10 février je revis. J’ai encore quelques symptômes pendant les cycles mais vraiment rien de comparable.

Effectivement, il faut une petite année pour que l’hormone diffusée dans nos tissus se dissolvent. J’ai également découvert des groupes Facebook de femmes qui ont mon expérience. Il y en a beaucoup. Vous trouverez les liens en du présent article.

Contraception et angoisses – Soyez vigilantes!

La plupart des gynécologues et médecins nient cette réalité pour on ne sait quelle raison. Aujourd’hui,  je peux dire que j’aime la vie, et que je profite de mes années perdues.

Mon but est d’éclairer d’autres personnes qui, comme moi, sont dans l’ignorance des effets de la contraception. Il y a beaucoup de symptômes qu’ont imaginerait pas avoir, en lien avec les hormones.

Des problèmes oculaires. Un manque de concentration. Un gain de poid avec difficulté à perdre. Des ballonnements. Une fatigue constante. La perte de cheveux, ou de la pilosité. Des sautes d’humeur. La dépression. Une sensibilité accrue des seins. L’inflammation de l’abdomen. Une perte de confiance en soi. Des douleurs au dos etc..

Je partage donc cette information avec vous. J’espère que vous ferez ce qu’il faut pour que, vous aussi, vous puissiez revivre. Soyons vigilantes !

Liens à consulter

Frédéric Arminot

Erreurs à éviter quand vous souffrez d’angoisse ou d’anxiété

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Erreurs à éviter quand vous souffrez d’angoisse ou d’anxiété (et comment faire pour aller mieux…)

En matière d’erreurs, ne dit-on pas: « Errare humanum est, perseverare diabolicum« . « L’erreur est humaine, et persévérer est diabolique« . Vos erreurs sont tout à fait normales mais, elles peuvent vous être fatales. Jusqu’à un certain point en tous cas.

Qu’il s’agisse d’angoisse ou d’anxiété, depuis plus de 20 ans que je m’occupe de ces problèmes émotionnels, force m’est de constater que la plupart des gens affectés de ces maux commettent souvent les mêmes erreurs, de bonne foi.

Je vais donc vous présenter ces erreurs les plus classiques et, dans le même temps, vous expliquer pourquoi ce sont des erreurs d’une part, et comment faire, non seulement pour les éviter, mais aussi les reproduire d’autre part.

Ces erreurs sont les suivantes:

  • Penser ou se convaincre que çà va passer
  • Contrôler ses émotions
  • Se contenter de prendre des médicaments
  • S’inscrire dans une démarche thérapeutique qui ne fonctionne pas
  • Penser, ou croire, que vous méritez ce dont vous souffrez

Angoisse – Anxiété – Arrêtez de penser ou croire que çà va passer

Il est normal de souffrir d’angoisse ou de crise d’angoisse. Normal au sens où ces émotions peuvent être ponctuelles. Elles deviennent « anormales » quand elles se reproduisent souvent, voire tout le temps. A plus forte raison quand c’est quotidien. Si tel est le cas, nous pouvons parler d’anxiété.

Quand vous êtes victime d’angoisse ou de crise d’angoisse, vous allez essayer de rationaliser. Cela signifie que vous allez essayer de trouver une raison rationnelle ou intellectuelle à ce qui motive cette émotion pénible. Une fois que vous aurez trouvé une raison qui vous semble « bonne », vous allez essayer de faire comme si de rien n’était. Vous allez essayer de… donner le change.

Vous allez réagir de sorte à ce que vos angoisses ne soient pas visibles des autres. Réagir de sorte à ce que ces mêmes angoisses, ou crises d’angoisses ne vous empêchent pas d’avoir le comportement que vous souhaitez avoir à un instant T. Travailler, faire du sport, jouer avec vos enfants, partager un moment avec vos amis. Être actif dans votre relation sentimentale.

En bref, vous allez essayer de chasser cette émotion douloureuse qu’est l’angoisse en essayant de vous convaincre que la vie continue, et que vous ne devez pas vous laisser aller. Ce type de comportement fait partie des erreurs les plus classiques. Je vais vous expliquer pourquoi dans le chapitre suivant.

Angoisse – Anxiété – Arrêtez de contrôler vos émotions

Comme je vous le présente dans le chapitre précédent, penser que vos angoisses vont passer constitue l’une des erreurs classiques que vous faites sans doute. Ce type de comportement relève de ce que l’on appelle communément le « contrôle ».

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Contrôler cela signifie que vous allez, courageusement, tenter de prendre la main sur quelque chose qui vous échappe en plus de ne pas nécessairement comprendre ce que vous ressentez. Si vous lisez mon blog, je vous ai souvent expliqué que c’est la pire des façons de réagir.

Contrôler vos émotions, et réagir comme si elles n’existaient pas, ou comme si c’était vous qui alliez leur dire de se « taire », participe à aggraver votre situation émotionnelle. Moins votre stratagème pour contrôler vos angoisses va fonctionner, plus vous allez insister, pire seront vos émotions.

Plus vous contrôlerez vos émotions en déniant cette réalité qui ne vous convient pas, plus vous essaierez de vous « tenir la dragée haute », et plus votre cerveau réagira en augmentant l’intensité de vos angoisses ou des symptômes d’anxiété dont vous êtes victime.

Cela repose sur la construction de votre personnalité. Vous n’êtes nullement responsable de ce mécanisme. Il s’est construit au gré de vos expériences de vie. Vouloir en reprendre le contrôle est une gageure. C’est l’une des erreurs les plus classiques et les plus pathogènes.

Angoisse – Anxiété – Se contenter de prendre des médicaments

La plupart du temps, quand vous souffrez d’angoisse ou d’anxiété, l’un de vos premiers réflexes va consister à prendre un anxiolytique voire un anti dépresseur. C’est bien compréhensible. Ces émotions sont odieuses, et à plus forte raison quand vous essayez de les contrôler et que vous obtenez un résultat inversement proportionnel à l’effet désiré.

Nous sommes dans une culture qui privilégie l’usage des médicaments. Mon positionnement à ce propos n’est pas de crier au scandale à propos des lobbying constants des laboratoires pharmaceutiques. Des milliers d’emplois sont en jeu, des milliards de chiffres d’affaires sont concernés. Ce n’est donc pas près de changer…

Je ne suis pas non plus un comportementaliste contre les médicaments de façon systématique. Je ne souhaite aucunement être un intégriste anti médicaments. Adopter un tel comportement serait, de ma part, alimenter l’une des erreurs classiques, en plus d’être d’être stupide et stérile.

Les médicaments ont un insigne avantage. Ils prennent le contrôle de vos symptômes d’angoisses ou de vos symptômes d’anxiété. En cas d’anxiété, il est fréquent, qu’en sus des anxiolytiques, vous soient prescrits des anti dépresseurs, voire des neuroleptiques.

La prise de médicaments – Une démarche pas innocente

La plupart des ces molécules génèrent une dépendance. Cela signifie qu’il ne faut surtout pas les arrêter du jour au lendemain. Si vous l’envisagez, consultez votre médecin traitant de sorte à envisager un sevrage progressif. Dans le cas contraire, vous courrez à la catastrophe. Vous symptômes vont resurgir avec plus de violence qu’avant la prise de médicaments.

Les médicaments ne sont donc pas une solution sur le long terme. La France détient le record mondial de la prescription de médicaments pour soigner l’angoisse, ou traiter l’anxiété. Si ces médicaments ont un intérêt pour vous aider à appréhender vos émotions de façon plus sereine, ils ne constituent pas une solution. En prenant des médocs pour traiter votre problème, vous perdez toute autonomie.

Une prescription de ce type de médicaments n’a de réel intérêt que si c’est soutenu, enrichi ou suivi d’une prise en charge thérapeutique adaptée. Ne pas suivre une thérapie, ou un coaching comportemental, associé à une prise de médicaments est le lot commun d’erreurs classiques.

Angoisse – Anxiété – Faites le bon choix

Vous en avez plus qu’assez de souffrir d’angoisse ou d’anxiété. Vous avez pris acte que cela n’est pas sans conséquences dans tout ou partie des domaines de votre vie. Alors, sans vraiment savoir de quoi il retourne, la plupart du temps, vous décidez de consulter. Un médecin généraliste, un psychiatre, un psychologue, un psychanalyste. Ou alors, vous décidez de suivre des séances de méditation ou de sophrologie (ce sont des exemples). Ou toute autre démarche dont vous souhaitez qu’elle vous apporte bien être et paix de l’âme…

Démarche bien normale mais qui, si elle n’est pas documentée, ne va pas nécessairement vous aider. Si vous n’êtes pas au clair sur les raisons de votre démarche et, partant, sur vos objectifs, vous allez rentrer dans des reproductions d’erreurs toxiques.

Par exemple, beaucoup de psychiatre ne sont pas thérapeutes. Leur métier initial est d’identifier des symptômes et de prescrire des médicaments. Les psychologues comme les psychanalyste vont vous faire verbaliser sur vos parents, votre histoire de vie. Cela va prendre des années. Vous allez comprendre beaucoup de choses fort intéressantes. Cependant, avant que vos angoisses ou votre anxiété diminuent, voire disparaissent, il va falloir vous armer de courage.

Comme on vous aura sans doute expliqué, ou comme vous aurez sans doute compris que le réflexe de base consiste à consulter ces professionnels de la santé mentale dans votre situation, vous allez prendre rendez-vous. Vous ne vous êtes pas nécessairement renseigné sur la personne que vous vous apprêtez à consulter. Vous ne prenez rendez-vous que parce-que c’est à côté de chez vous, du bureau, ou parce que la fonction de l’intéressé vous semble correspondre à ce que vous pensez être bon pour vous. Que d’erreurs accumulées, là aussi, en toute bonne foi.

Avant de consulter qui que ce soit, à quelque sujet que ce soit, prenez le temps de réfléchir à vos objectifs. Êtes-vous intéressé par le « pourquoi » ou par le « comment faire »? Êtes-vous prêt à une démarche longue voire ingrate, ou préférez-vous une approche pragmatique?

Angoisse – Anxiété – Exercez votre libre arbitre

Exercez votre libre arbitre! Si la personne que vous consultez ne vous convient pas, n’hésitez pas à changer de thérapeute. Si vous avez l’impression de tourner en rond ou que votre interlocuteur ne vous semble pas compétent à vous aider, changez de psy. Ne restez pas dans cette démarche qui consiste à trainer de pieds pour changer de thérapeute au motif qu’il vous faudrait raconter de nouveau toute votre vie à quelqu’un, de nouveau et que, rien qu’à l’idée, çà vous fatigue.

Dernier point, soyez honnête. Si vous remarquez qu’une approche ne correspond pas à votre besoin, arrêtez là. Beaucoup de personnes me parlent de méditation ou de sophrologie par exemple. Moi je veux bien, mais ces approches sont des compléments. Ce sont des outils qui doivent s’intégrer à une démarche plus globale. En aucun cas, ils ne sont la solution.

Alors, par amour pour vous, ne commettez pas les erreurs auxquelles la facilité nous invite chaque jour…

Angoisse – Anxiété – Pourriez-vous arrêter de penser, ou croire, que vous méritez ce dont vous souffrez?

J’ai toujours été étonné, voire estomaqué, de constater combien les personnes qui souffrent d’angoisse ou d’anxiété s’en veulent. Elles cultivent souvent d’elles mêmes une certaine mésestime. Je les entends souvent se reprocher de ne pas arriver à contrôler leurs émotions alors que tous les autres y arrivent. C’est faux! Que d’erreurs d’appréciations.

Traitement de l'anxiété, et de l'anxiété généralisée

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Vous n’êtes pas responsables de vos angoisses ou de votre anxiété. Le croire relève de la même démarche que si vous vous disiez que vous souffrez d’un cancer parce que vous le méritez! Il y a tout un tas de gens qui ont une hygiène de vie extra ordinaire et qui décèdent d’une maladie mortelle quelconque.

Moralité: essayez de déculpabiliser. Rien ne sert d’avoir honte à cause de problèmes d’anxiété ou de crise de panique. Vous ne le faites pas exprès. C’est le résultat d’une perte de contrôle qui ne relève pas de votre responsabilité. Croire le contraire, c’est faire le lit de comparaisons stériles qui génèrent des conflits intra psychiques. En plus d’alimenter un comportement victimologique, ce qui ne sert à rien. Si ce n ‘est d’aggraver votre perception émotionnelle, donc de vous faire plus souffrir encore.

Essayez d’être gentil avec vous. Essayez d’être dans l’amour de vous même. Essayez de vous pardonner de ne pouvoir contrôler ce qui vous échappe. Essayez de vous laisser du temps.

Essayez aussi de contacter les bonnes personnes pour vous. Arrêtez de vouloir bien faire. Cessez de jouer un rôle. Essayez aussi de vous accepter pour qui vous êtes comme vous êtes. Et souvenez vous que vous ne vous infligez pas votre souffrance pour vous rendre intéressant, ou pour attirer l’attention.

En bref, pourriez-vous apprendre de vos erreurs? Ne dit-on pas qu’échouer c’est réussir?

Frédéric Arminot

Affirmation de soi – Comment Nathalie a t’elle appris à s’affirmer

Affirmation de soi – Comment Nathalie a t’elle appris à s’affirmer

Nathalie est une femme dynamique et courageuse. Chef d’entreprise, on pourrait penser qu’elle ne rencontre aucun problème d’affirmation de soi. Ce serait oublier que même les entrepreneurs ont des états d’âme. Comme tout le monde, les chefs d’entreprise ont des émotions qu’il leur est parfois difficile de contrôler. Nathalie fait partie de ces gens qui, même s’ils semblent établis et sûrs d’eux, n’en sont pas moins handicapés dans leur vie de tous les jours par de vieux démons affectifs. Chez Nathalie, le vieux démon est une histoire familiale mouvementée qui aura longtemps fragilisée l’image qu’elle a d’elle même.

Je vais donc vous raconter, si ce n’est l’histoire de Nathalie, comment cette femme de 50 ans a appris à revendiquer affirmation de soi et image positive. Un joli parcours pour une femme simple et courageuse.

Quand l’affirmation de soi est rendue impossible par les comportements toxiques de certaines personnes

La première fois où Nathalie et moi avons commencé à travailler, j’ai été surpris par sa douceur, par sa gentillesse. Non pas que je la trouve niaise, mais ses fonctions et sa personnalité me font penser qu’elle doit sa battre depuis bien longtemps pour rester à la place sociale et professionnelle qui est la sienne.

Nathalie travaille dans les domaines de la communication. Elle dirige une agence spécialisée dans la conception d’outils de communication. C’est un marché concurrentiel qui nécessite de la réactivité et un entregent certain. Force m’a été de constater que dans ce secteur d’activité, il est nécessaire d’être à la pointe. Voire d’être en avance sur les autres. Les temps étant ce qu’ils sont, les responsables d’entreprises doivent se comporter comme des battants (je déteste cette expression!) ou, pire, comme des requins aux dents acérés.

Comportements rendus nécessaires par un contexte social et économique particulièrement difficile et qui nécessite de perpétuellement se remettre en cause. Autant dire que c’est épuisant, à plus forte raison quand on a des problèmes pour s’affirmer. C’est dans un état d’épuisement avancé, nous parlerons d’ailleurs de burn out, que Nathalie me consulte.

Elle est très angoissée à l’idée de continuer ses activités. Certains de ses clients sont odieux avec elle. Ils exigent toujours plus, sans vouloir payer bien sur. Mais, ils ne veulent travailler qu’avec elle. En aucun cas avec l’un de ses collaborateurs. Ce qui n’est pas un comportement innocent comme nous le verrons plus loin.

Quand Nathalie me parle de son quotidien, je me rends rapidement compte combien elle est fatiguée. Elle ne sait plus comment faire. Elle a beau s’opposer à certaines personnes toxiques, aussi bien dans son univers personnel que professionnel, elle manque d’énergie. Elle est lasse. Elle a beau revendiquer des comportements plus respectueux chez certaines personnes, cela ne donne rien.

Pire, elle a le sentiment que plus elle revendique, moins elle obtient. Ce qui, le temps aidant, a généré chez elle une sorte d’anxiété. Je parle d’anxiété car, au final, elle est tendue en permanence. Elle dort mal. S’alimente peu. Ses relations avec son compagnon l’insécurisent. Elle ne se sent ni soutenue ni comprise. En bref, elle se sent assez seule, livrée à elle même.

Dénouer les fils pour mieux comprendre et agir de façon plus efficace

Dès la première consultation, Nathalie et moi entreprenons de dénouer les fils de sa situation. Quand j’écris cela, je pense à la nécessité impérieuse de comprendre ce qu’il se passe et comment les choses se passent. En bref, si je comprends d’entrée le problème global, j’ai besoin d’aller dans le moteur.

Comme souvent, ce que je vais découvrir va m’aider à comprendre le comment du pourquoi. Nathalie considère que  sa mère ne l’a jamais vraiment aimée. Dotée d’un comportement pervers narcissique, cette mère a toujours reproché à sa fille d’être gentille. Trop gentille. Gentille a tendance manipulatrice lui disait-elle. Le gag en pareille situation c’est que, vraisemblablement, la mère savait de quoi elle parlait!

Cette mère donc, a toujours fait reproche à son enfant d’avoir des comportements de séduction. Autant avec les hommes qu’avec les femmes. Il semble donc évident que cette mère voyait en sa fille une rivale. Nathalie a toujours essayé de comprendre ce qui pouvait susciter une telle animosité chez sa maman. Elle n’a jamais compris, sauf au cours des consultations qu’elle a eu avec moi.

Nathalie a un frère qui n’a pas subi le même sort. Pour autant, lui non plus ne s’est jamais senti aimé. Encore aujourd’hui, il essaie de soigner l’anxiété dont il est victime.

Des années se passeront au cours desquelles Nathalie aura toujours peur que sa mère l’invective. Elle grandira dans un environnement d’insécurité affective patent. Son père fuira ses responsabilités assez tôt. J’irais jusqu’à dire qu’il brille par son absence. Tant physique que psychique. La mère agit comme une matrone qui mène son monde à la baguette. Ce qui n’aidera pas Nathalie à avoir d’elle une image positive et, partant, à savoir cultiver les principes de base de la confiance en soi.

Très tôt, Nathalie exprime sa sensibilité en s’intéressant à l’art, comme à toute forme d’expression artistique. Très jeune, elle a l’opportunité de créer une société en lien avec cet environnement professionnel. A l’époque, il y a plus de 30 ans, tout est encre possible. Les risques sont minimes. Ce qui n’empêche pas la mère de Nathalie de lui signifier son désaccord, sa désapprobation. Nathalie n’en n’a cure et persiste. Bien lui en prendra.

Tout au long de ces années, Nathalie essaiera, souvent avec succès, de s’entourer de collaboratrices qui partagent la même vision des choses qu’elle. Intelligemment, elle essaiera de recruter des femmes et des hommes qui lui semblent capables de faire à sa place ce qu’elle n’arrive pas à faire. S’affirmer. Être sur de soi comme de ses compétences. Nathalie gère l’ensemble non sans dépenser une énergie folle parce qu’elle craint de ne pas être à la hauteur. C’est d’ailleurs comme cela qu’elle rencontrera son futur mari.

Affirmation de soi – Un positionnement infantile

Les années passent. Cette chef d’entreprise voit les comportements de ses clients changer. Ils deviennent de plus en plus exigeants. Acceptent de moins en moins de payer conformément à leurs demandes. La concurrence est rude. Les écueils professionnels nombreux.

Le temps passe et sa mère est de plus en plus active auprès de sa fille quant à lui exprimer son dédain. Nathalie se « bat » avec son frère pour savoir qui des deux s’occupera de cette mère toxique qui va vieillissante. Le frère a pris depuis longtemps la poudre d’escampette! Il vit à l’étranger. C’est donc à Nathalie qu’échoit la responsabilité de s’occuper de sa mère. Ce qui, bien sur, entretient le lien de subordination, et ravive chaque jour un peu plus, la difficulté que Nathalie rencontre quant à s’affirmer.

Au delà de toutes ces explications très intéressantes, je souhaite que Nathalie identifie ce qui lui pose problème en matière d’affirmation e soi. A cette fin, je lui confie quelques exercices comportementaux. Je lui demande de réfléchir à deux questions. Celles-ci sont extrêmement importantes. Le contenu des réponses va nous permettre de confirmer, ou infirmer, ce dont je vous ai parlé précédemment.

Très vite, à la faveur de sa seconde consultation, il s’avère que Nathalie a peur d’utiliser des modes d’affirmation de soi. Elle a peur de perdre l’approbation de sa mère qui, pourtant, ne vit plus avec elle! Très rapidement, il apparaît que face à la nécessite de faciliter l’affirmation de soi, Nathalie réagit comme une enfant. Elle est sidérée par sa propre histoire. Comme si sa mère était présente dans son quotidien. Tant affectif que professionnel.

Une fois les réponses aux questions traitées et exploitées, je demande à Nathalie d’exprimer par écrit un certain nombre de choses. Je souhaite que, de façon déportée, Nathalie se libère de ses entraves affectives. Comme vous le savez, je ne suis pas favorable aux exercices d’exposition. Il est donc exclu que je demande à Nathalie de s’affirmer directement auprès de sa mère. En plus du fait que, partant de l’idée qu’il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre, ce serait totalement vain et douloureux.

Nathalie va s’adonner à cet exercice avec un plaisir mal dissimulé. Elle peut enfin exprimer, sans réserves ni retenues, tout ce qu’elle a sur le coeur. Il ne lui faudra pas plus de 15 jours pour rédiger certaines lettres. C’est radieuse qu’elle me consultera de nouveau. Quand j’écris « radieuse », je pense qu’il serait préférable d’écrire « hilare ». Elle s’est lâchée et cela semble lui avoir fait le plus grand bien.

Pourtant, Nathalie ne peut s’empêcher d’exprimer des réserves quant à cet exercice. Elle craint que ses difficultés à propos de l’affirmation de soi perdurent, et ne voit pas comment faire. Ce à quoi je lui réponds qu’il serait peut-être opportun d’y aller doucement. De ne pas générer de changements trop rapides. Il faut préparer le terrain car une autre situation reste à éclaircir et à traiter.

Comment faciliter l’affirmation de soi à l’aide d’une technique surprenante

Grâce aux lettres qu’elle a écrites, Nathalie commence à se sentir mieux. Doucement, elle retrouve une image d’elle même plus positive. Elle commence à exprimer ses limites. Tant à son bureau que chez elle. Elle se pré occupe moins de ce que son mari peut lui suggérer de faire. Elle y attache moins d’importance dans la mesure où elle se positionne de façon plus claire. Nathalie cherche beaucoup moins l’approbation. Les lettres, et le débriefing qui s’en est suivi, lui ont permis de se libérer de ses entraves affectives.

Il en reste un dernière, et pas des moindres. Nathalie se fait littéralement polluer par un client. Un type odieux et capricieux qui n’a de cesse de la menacer. Il lui téléphone sans cesse. Exige que ce soit elle qui lui réponde. Il ne supporte pas de parler à quelqu’un d’autre. Celle-ci peine à s’affirmer. Elle continue à avoir peur de ce monsieur et redoute des conséquences commerciales et économiques si elle n’exécute pas les « ordres » de son client. Nathalie est victime de harcèlement tout comme elle l’était avec sa mère.

Dire non et exercer l’affirmation de soi face à un tel harcèlement est particulièrement difficile quand on a le sentiment d’être une petite fille devant un ogre! Délibérément, nous allons contextualiser cette situation. Exactement comme nous l’avions fait dès le début du coaching de Nathalie. Il y a de fortes chances pour que nous découvrions les mêmes problèmes avec les mêmes effets, mais je tiens à m’en assurer.

La preuve est faite. Nathalie a bien ce problème d’affirmation soi généré par le sentiment d’être une enfant. Devant une telle autorité, face à des menaces inadmissibles et réitérées, Nathalie n’arrive pas à utiliser ses ressources pour exprimer ses désaccords. A chaque fois qu’elle essaye de »refiler le bébé » à un collaborateur, le client devient comme fou. Elle a beau essayer de lui dire que quelque chose ne va pas dans ses comportements, plus elle le lui dit, pire il est.

Nathalie s’est bien évidemment renseignée quant à savoir si ce harcèlement lui était exclusivement réservé. Les salariés de ce client ont dit à Nathalie qu’il se comportait aussi avec eux comme un dictateur. Je propose donc à Nathalie d’utiliser une méthode simple pour recadrer le dictateur de service.

Affirmation de soi – La technique du SWITCH

Je vous concède que la méthode employée est un peu particulière mais c’était le seul moyen de ramener le client à de meilleures considérations. Nathalie aura du mal à mettre en place cette technique mais, dès qu’elle commencera à le faire, le résultat ne tardera pas à se faire sentir.

J’ai expliqué à ma patiente que son client avait sans doute besoin de faire régner la terreur par souci de se protéger de sa propre incompétence. Et dans ce domaine, sur la foi de ce que ma patiente me raconte, ce type est brillant!

Je fais remarquer que ce monsieur a un comportement exclusif avec Nathalie. Il fonctionne à la peur. Il distille la peur en elle, et çà marche! Nathalie est tellement sidérée qu’elle manque à tous ses désirs de pratiquer l’affirmation de soi. Je lui explique donc que nous allons utiliser la peur comme vecteur du changement. Nous allons utiliser les fondements du comportement du client pour les retourner contre lui et obtenir ce dont elle a besoin. La paix!

Je demande donc à Nathalie de se comporter de la façons suivante. Dès le prochain coup de téléphone du dictateur, il faudra que Nathalie fasse dire à l’une de ses collaboratrices que la directrice de la société a peur de parler au dit client. Qu’elle est terrorisée à l’idée de mal faire ou de mal dire. Rapidement, je sens ma patiente se raidir. Elle m’oppose d’ailleurs qu’en disant cela, elle risque de perdre le dit client. Ce à quoi je lui réponds que c’est à elle de choisir. Stratégie d’affirmation de soi, donc équilibre et bien être. Ou continuer à vivre dans la peur, dans le stress constant. Elle choisit la première solution. Ouf!

Première chose, je lui demande de choisir un(e) salarié(e) en qui elle ait confiance. Cette personne est très vite identifiée. Nathalie devra lui expliquer la situation et obtenir son approbation. Ce qui fut demandé fut fait. Ainsi, un matin, le dictateur téléphone et exige de parler « à la patronne » (dixit). La collaboratrice répond que, malheureusement, ce n’est pas possible. Elle est tétanisée de peur. Elle craint de parler à ce client. D’ailleurs, précise la collaboratrice, la direction considère, après réflexion, qu’elle n’est pas un bon fournisseur pour le dit client. Elle lui suggère enfin que, peut-être, il conviendrait de chercher un autre fournisseur.

Le client est désemparé. Au début. Très rapidement, il s’emporte et exige que Nathalie le rappelle. Ce que, à ma demande, elle ne fait pas. Le type rappelle. La collaboratrice de Nathalie répète les mêmes choses que la première fois. Une conversation s’engage. La salariée insiste quant au fait qu’elle craint que la société ne soit pas à la hauteur des exigences légitimes du dit client. Ce à quoi l’intéressé répond que, oui, il est exigeant. Il requiert l’excellence. Et le temps passe. J’espère bien que le client marine dans jus.

Comme Nathalie est une personne à la voix très douce, je souhaite qu’elle utilise son timbre pour rappeler le client en un moment plus adéquat. Quand elle sera prête à porter l’estocade! Je souhaite qu’elle téléphone à ce monsieur en lui envoyant des ancres positives. C’est un bon professionnel. Il a raison d’être exigeant. Le meilleur lui est dû. Elle doit absolument enrichir la vision du monde du client. Elle doit le rassurer pour faciliter l’affirmation de soi.

En effet, elle a besoin de s’affirmer et elle sait, d’expérience, que plus elle s’affirmera en allant contre le client, plus cela enrichira le problème. Le client a faim et soif. Nous avons lui donner à boire et à manger. Il a besoin d’être rassuré mais il a aussi peur d’être lâché du fait de ses comportements.Nous allons jouer sur l’un comme sur l’autre.

Et Nathalie de lui expliquer que ses attentes à lui, le client, sont tout à fait légitimes. mais que, elle, la fournisseur, se sent incapable de le satisfaire et d’être à la hauteur de la situation. Elle ne mérite pas ce client et l’invite fortement à chercher un autre fournisseur. Le type est, parait-il, déconfit au téléphone. Il tente de se battre, et exprime toute la peur qu’il a de se retrouver tout seul, sans professionnelle comme Nathalie! La stratégie commence à porter ses fruits.

A ma demande, Nathalie en rajoute et exprime le désir qu’elle a de répondre favorablement aux demandes dudit client. Mais elle exprime encore et encore qu’elle constate combien il lui est difficile de savoir y répondre aussi fidèlement que lui le souhaite. Qu’elle comprend qu’il tempête, soit si en colère. Elle reconnaît qu’à cause d’elle, il est obligé de tout gérer. Que c’est elle qui le met en difficulté, et qu’il est bien gentil de continuer de travailler avec une entreprise peuplée d’incapables qui aggravent ses difficultés alors qu’il s’investit tant.

Le retournement de situation tant attendu s’exprime. Le dictateur implore Nathalie que, surtout, elle ne le laisse pas tomber. Que sans elle, il est lui même dans une situation difficile. Qu’il est désolé. Que oui, il est exigeant, mais qu’il n’a pas compris combien Nathalie avait à coeur de le satisfaire. Qu’au contraire, il pensait qu’elle n’en n’avait cure. Et ainsi de suite. Nathalie doit accuser réception et dire à son client qu’elle va réfléchir mais que…

Affirmation de soi – Comment réussir à s’affirmer sans effort

J’ai demandé à Nathalie de surseoir à toute décision. De laisser le dictateur se perdre dans son propre jeu. D’attendre qu’il rappelle et, surtout, de ne pas lui répondre favorablement, dès la première relance. De lui reformuler ses peurs de ne savoir être à la hauteur. Et le miracle a lieu.

Le dictateur se ramollit et propose à Nathalie de l’aider! Un comble. Comme il ne lui vaut aucun mal lui dit-il, il lui propose de « mettre » en lui et elle, une collaboratrice. De fait, le client a entendu ce que Nathalie lui a dit. Il participe de lui même au processus d’affirmation de soi. Les mois ont passé. Récemment, Nathalie m’ informé que ces stress et ses angoisses avaient disparus. Qu’avec ce client, tout était devenu plus simple, plus fluide. J’en suis ravi.

En quelques mots, la technique que j’ai demandé à Nathalie d’utiliser est celle qui répond à ce que l’on appelle la « rigidité symptomatique ». Je vous en parlerais une autre fois mais cela repose sur l’adoption d’un comportement qui renverse les tendances et favorise l’affirmation de soi en utilisant les autres pour ce faire. C’est ce que j’appelle le « switch ». Bas dans le positionnement et haut dans le cadre.

Nathalie avait besoin de conserver ce client pour d’évidentes raisons économiques. Elle n’arrivait pas à calmer l’agressivité de cet homme qui la terrorisait. Elle a utilisé la terreur générée par ce dernier pour le terroriser à son tour. En cela, nous avons utilisé une grande maxime dans les techniques comportementales pour instaurer le changement: « La solution est dans le problème ». Et cela a fonctionné au delà de nos espérances.

Ma patiente a appris a utiliser sa vulnérabilité et à en faire une force. Un peu comme la timidité peut être une force de séduction massive quand elle est utilisée d’une certaine façon. Comme le disait Sun Tzu dans « L’art de la guerre« : »Le meilleur moyen de gagner la guerre, c’est de ne pas la faire« .

Si, vous aussi, vous rencontrez ce type de problème d’affirmation de soi, n’hésitez pas à me contacter à l’aide du formulaire rouge, en bas à droite de votre écran. Je vous expliquerais comment faire. A bientôt.

Troubles anxieux - Retrouver confiance en soi et ne plus avoir peur de s'affirmer

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Frédéric Arminot

La dictature du bonheur – « Soyez heureux, c’est un ordre »

La dictature du bonheur – « Soyez heureux, c’est un ordre! »

Cela fait plus de 20 ans que je m’occupe de personnes qui cherchent à soigner l’angoisse, traiter l’anxiété ou vaincre la phobie. A ce propos, quelque chose m’a toujours interpellé. Une sorte de comportement qui nous adresse un message qui m’inspire une ode récurrente à la dictature du bonheur. Un plaidoyer constant où celles et ceux qui n’auraient pas compris qu’être heureux, c’est obligatoire!

Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous. Avez-vous parfois, si ce n’est tout le temps, l’impression que chez les autres c’est bien alors que chez vous c’est la guerre au Liban? Vous arrive t’il d’avoir cette terrible impression que, quoique vous fassiez, rien ne va. Avez-vous ce pénible et fréquent sentiment qu’alors que vous faites tout pour vous en sortir du mieux possible, il y a toujours quelqu’un ou quelque chose qui met à terre vos ambitions de bien être? Vous arrive t’il d’avoir l’impression que, lorsque vous essayez de suivre des principes de bonheur dûment asséné par des marketeurs enfiévrés, vous n’arrivez pas à grand chose, si ce n’est de considérer que, décidément, vous êtes un bras cassé? Un bon à rien ou à pas grand chose.

Si tel est le cas, alors nous sommes vraisemblablement quelques millions à partager cette impression désagréable et tenace. Alors, je me suis posé une question. Une parmi d’autres, dont il est vrai qu’elle m’escagace quelque peu. Et si nous n’étions pas responsable de notre échec, ou présumé tel? Et si tout cela reposait sur la dictature du bonheur? Celle là même qui, par définition, fait que, dans tous les cas, notre quête est vouée à l’échec. Et pourquoi est-elle vouée à l’échec? Nous y prendrions nous de la mauvaise façon? Autant de questions, comme bien d’autres, à propos desquelles je vais partager mon point de vue avec vous. Vision à propos de laquelle, bien sur, vous n’êtes pas obligé d’être d’accord. N’est pas dictateur qui veut.

Définition de la dictature du bonheur

D’après un dictionnaire bien connu, la dictature c’est, je cite: « Un pouvoir absolu exercé par une personne ou un groupe dans un domaine particulier« . Ce qui est lié à la tyrannie.

Depuis des années, nous sommes sournoisement abreuvés de messages en tous genres. Ces informations, relayées par les médias, nous répètent à l’envi qu’il existe des méthodes simples pour être heureux. Dans le même temps, il nous est dit deux choses très contradictoires. Premièrement, nous avons les moyens de vous aider à vous rendre heureux. Sous-entendu, vous ne l’êtes pas! Deuxième volet du message. Si vous ne faites pas ce que l’on vous indique de faire, vous êtes mauvais.

La nature humaine étant ainsi faite qu’elle ne peut s’empêcher de se comparer au reste du monde. Il y a fort à parier que la plupart de celles et ceux qui le peuvent vont se jeter sur ces méthodes sans objectivité. Il va ainsi suffire de quelques mots et phrases intelligemment construits pour nous épater, nous faire saliver. Faire monter la sève du désir, et la frustration du plaisir totalement impossible.

Parce qu’en fait, de quoi s’agit-il? Le premier point, c’est de nous marteler que nous ne sommes pas ceci ou cela. Le second est que nous devons donc être cela ou ceci. Le troisième, que si nous n’avons pas les moyens d’évoluer, d’autres peuvent les mettre à notre disposition. Enfin, que si vous ne faites pas ce qu’il vous est quasiment enjoint de faire, ne vous plaignez pas. Il suffira donc d’assemblages verbaux bien marketés pour appâter le chaland comme un appât sur une canne à pêche. Il faut que cela brille, que cela donne l’illusion. Il faut férrer la bête.

Celle ou celui qui résiste à l’appât ou s’en tient à l’écart, risque, au mieux de ne pas partager le bien être ou présumé tel du plus grand nombre. Au pire, il continuera à se sentir angoissé ou anxieux faute d’avoir voulu utiliser des méthodes qui, pourtant, nous dit-on, ont fait leur preuve sur le plus grand nombre.

Et là, que se passe t’il? Sachant que si nous ne fonctionnons pas comme tout le monde, nous prenons le risque d’être exclu. Mis à l’écart. Nous courrons le risque de nous sentir différent. Même si, sur cette notion de différence, d’autres messages, avec d’autres objectifs, nous informent que la richesse naît de la différence.

Voilà à quoi tient cette dictature du bonheur. Si vous n’êtes pas heureux alors que nous vous en offrons les moyens, c’est de votre faute. Si vous ne vous comportez pas de façon adaptée – répondre favorablement à notre offre -, vous en serez quitte pour souffrir. Et voilà que la culpabilité fait son apparition. Comme pour nous dire qu’il ne tient qu’à nous. Et dans le cas où nous serions résistant, de multiples messages qui disent la même chose sous un angle différent nous sont adressés. Cela s’appelle de la publicité.

Le parcours que je viens de vous expliquer est celui là même sur lequel les marketeurs et les publicitaires font leurs courses. Celui de la manipulation. Celui de l’ordre caché. Celui de la peur. C’est la dictature du bonheur au sens où, comme le laisse entendre la définition citée précédemment, il s’agit d’exercer un pouvoir absolu sur une personne, ou un groupe, pour qu’ils prennent une décision conforme à un objectif.

Et pour s’assurer de la satisfaction de l’objectif, vont être exercées des pressions renouvelées sur des groupes pour que tôt ou tard, ils fléchissent et satisfassent l’ordre donné et réitéré. Dans le cas contraire, vous serez voué aux gémonies. Vous passerez pour un « has been », quelqu’un qui n’est pas dans le mouvement. Quelqu’un de résolument passéiste. Anti moderne. Enfin, c’est le risque.

J’écris que c’est le risque parce que le sytème saura, plus tard et de façon opportune, vous faire savoir que vous êtes à la dérive. Mais, mais, mais… qu’il n’est peut-être pas trop tard pour agir moyennant quelques petits arrangements. Et que, si vous ne le faites pas, attention! Vous allez tout perdre. Progressivement. En fait, la dictature du bonheur c’est un peu comme un interrogatoire. On va exercer sur vous une pression continue pour que vous avouiez, passiez à l’acte. Et cela rendra le temps nécessaire. C’est juste une question de temps. Tôt ou tard, vous fléchirez. D’ailleurs, on a tous fléchi. En matière de dictature du bonheur comme dans la plupart des domaines de nos vies.

Les modes d’expression de la dictature du bonheur

Résister à la dictature du bonheur est aussi difficile que de ne rien dire à celle ou celui qui, depuis 3 minutes, vous colle régulièrement une claque derrière la tête pour vous faire réagir. Si vous ne dites rien, la pression va s’accentuer. Si vous dites quelque chose, ou réagissez mal, vous passerez pour un mauvais coucheur alors que l’autre ne voulait que s’amuser.

Résister à la dictature du bonheur c’est comme ne rien dire face à la mauvaise foi, à l’arrogance, à la bêtise. La difficulté n’est pas tant de résister à la dictature du bonheur mais… de vous ouvrir au vôtre tel que vous le concevez. Si tant est que vous en ayez une idée. Il est vrai que c’est là que les choses se compliquent.

Traitement de l'anxiété - Confiance en soi

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Est-ce que parmi tout ces océans de bonheur proposés, est-ce que j’ai le droit d’aller mal, de me sentir mal? Je suis désolé de plomber l’ambiance, mais je crois que j’ai toutes les peines du monde à partager un bonheur auquel je ne m’identifie pas.

Si j’en crois les grands principes de la consommation, voire de la grande consommation, pour être reconnu, il est important que quoi que nous consommions tous la même chose. La même produit. Et de valeur tant qu’à faire! En effet, n’est pas là même, celle ou celui qui roule dans une BMW que celle ou celui qui roule dans une Dacia. Même s’il y a fort à parier que l’un et l’autre n’ont pas la même vision du bonheur.

il y a celui qui mangera des pommes de terre pour remplir le grand réservoir de sa voiture. Il sera heureux de montrer sa belle auto. Excité d’être identifié comme un « winner ». Mais bien triste quand, seul, dans son studio sans âme, il aspirera à sa prochaine sortie dans sa belle auto. Il y a le propriétaire de la Dacia qui, lui, ou elle, mangera peut-être à sa faim. Il pourra remercier sa petite auto qui lui coûte si peu. Mais sera vivement moqué par les chantres de l’esthétisme, parce que sa voiture… Mais, il aura son petit bonheur à lui.

L’un comme l’autre, auront répondu à des messages sociaux et affectifs qui auront conditionné leur choix. L’un comme l’autre, sur la vision de leur bonheur fantasmé auront positivement répondu à une image. Pour être heureux, faites ceci. Si vous ne le faites pas, vous êtes cela. C’est en permanence, dans tous les domaines de notre vie, la dictature du bonheur. Être heureux passe par la consommation ou l’usage répété d’un certain nombre de choix et de comportements qui nous ont été savamment distillé.

Nous vivons dans une ère où la peur de la frustration le dispute à l’horloge. Tout doit aller vite et être conforme aux diktats d’un certain nombre de personnes qui détiennent un pouvoir. Le pouvoir de savoir nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

Nus sommes de plus en plus éduqués dans cette idée qui veut que le temps passe et qu’il nous fait nous décider instantanément. Si je ne fais pas de suite ce à quoi je pense, je serais malheureux. Si je ne prends pas ma décision tout de suite, après il sera trop tard. Si je ne porte pas les dernières chaussures à la mode, je suis un looser! Je ne suis pas à la mode.

Cahin caha, nous apprenons à vivre dans la peur. Celle du manque. Celle d’être jugés par nos pairs. Ou nos maires (Oups!). En matière de mode, ne parle-t-on pas de « dictature de la mode »? La dictature, c’est la magistrature suprême et extra ordinaire exercée dans l’empire romain. Vous voyez ce que je veux dire? C’est l’exercice du droit de vie et de mort. Tu réponds favorablement, tu restes en vie. Sinon, t’es mort.

A l’instant où j’écris cette ligne, ma messagerie m’informe d’un message. C’est un éditeur web qui me dit que si je ne donne pas suite à son message automatique, il me raye de ses listes de prospects. La boucle est bouclée.

Comment résister à la dictature du bonheur

Existe t’il vraiment un moyen de résister à la dictature du bonheur? Honnêtement, je ne sais pas. Je pense que chacun d’entre nous peut avoir la sienne. S’il le souhaite. S’il ou elle ne se sent pas victime de la dictature du bonheur, nul n’est besoin de résister. Dans le cas contraire, je vais brièvement vous expliquer comment il m’arrive de faire.

Ce que je fais est simple. Voire basique. Je prends le temps. Et cela me coûte une fortune dont je n’ai pas les moyens. Je prends le temps de m’inspirer. Je prends le temps de comprendre. Celui d’assimiler. Je prends le temps de voir poindre mon désir. Je ne le contrains pas. Je préfère penser que l’on ne me vend rien mais que c’est moi qui achète. Or, pour que j’achète, il aura bien fallu, que je le veuille ou non, que je sois sensible à tout ou partie d’un message que j’aurais vu et revu. De façon consciente ou pas. C’est tout l’art de la publicité.

Résister à la dictature du bonheur, et à son langage, c’est prendre le temps. Celui de vivre. Celui d’assumer que, quelles que soient mes émotions liées aux ressentis d’une frustration, j’ai le droit de choisir. J’ai le droit de jouir de ma frustration.

J’ai le droit de me sentir mal même si certaines personnes pensent que j’ai tout pour être heureux. J’ai le droit d’exprimer mon désaccord même si cela déplaît. Même si cela me vaut exclusion. J’ai le droit d’être insensible à une oeuvre d’art que la plupart encense. Dussè-je passer pour un inculte. J’ai le droit de satisfaire à mon évolution telle que je la conçois et non comme d’aucuns voudraient me l’imposer. J’ai le droit d’être un mouton noir et non un mouton bêlant. Et si je veux être ce dernier, personne n’a le droit d’en juger.

Mon bonheur c’est d’essayer de donner un sens à ma vie. Mon bonheur, c’est d’accepter que, parfois, je suis triste. Que, parfois, je suis en colère. Et que rien ni personne n’y pourra rien changer. Mon bonheur, c’est ce que je m’offre et ce que je me refuse en conscience. Mon bonheur, c’est celui de faire des choses qui me procurent des émotions qui donnent un sens à ma vie. Car, mes émotions, c’est ma vie. Et ma vie, j’essaie de la vivre et de la penser. Même si, parfois, ou souvent, je vous le concède, je la pense mal.

Un jour, quelqu’un m’a dit que j’étais un être de conflit alors que je refusais d’obtempérer à une injonction. Cette personne n’imagine pas l’impact que son propos a eu sur moi. M’opposer n’est pas la réponse que j’eusse souhaité produire. C’est la seule que j’ai trouvé et qui me renvoie de moi une image positive. Je me suis affirmé. Résister à toutes formes de dictatures, tel pourrait être mon bon plaisir. Mais cela ne m’empêche pas d’avoir peur: « Angoissé mais pas dupe!« . Je prends le risque d’être seul en résistant à la dictature du bonheur. Mais, in fine, je ne suis jamais seul.

Alors, heureux, si je veux. Et comme je veux. Et surtout pas comme certaines huiles m’en donnent l’ordre. Sans pensées ni libre arbitre. L’impression d’être sous le contrôle de quelqu’un ou d’un système m’est insupportable. Faire comme tout le monde m’est quasi impossible sans que, pour autant, je veuille me démarquer. Cela ne fait pas de moi quelqu’un d’incontrôlé ou d’incontrôlable. J’ai conscience d’évoluer en liberté surveillée. Mais j’aime l’idée de jouer avec mes geôliers.

« L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature; mais c’est un roseau pensant. Il ne faut pas que l’univers entier s’arme pour l’écraser : une vapeur, une goutte d’eau, suffit pour le tuer.

Mais, quand l’univers l’écraserait, l’homme serait encore plus noble que ce qui le tue, parce qu’il sait qu’il meurt, et l’avantage que l’univers a sur lui, l’univers n’en sait rien.

Toute notre dignité consiste donc en la pensée. C’est de là qu’il faut nous relever et non de l’espace et de la durée, que nous ne saurions remplir. Travaillons donc à bien penser: Voilà le principe de la morale ».

Blaise Pascal – « Pensées« 

 

Frédéric Arminot

Stress post traumatique – Evaluer et gérer le stress post traumatique

Stress post traumatique – Comment évaluer et gérer le stress post traumatique

Il me semble évident que les récents et dramatiques évènements du vendredi 13 novembre 2015, font écho à la nécessité impérieuse de prendre psychologiquement en charge les survivants, leurs familles comme les amis. De fait, il s’agit d’évaluer puis gérer le stress post traumatique. Non seulement des victimes des attentats dans le quartier du Bataclan à Paris mais aussi de toute victime d’agression ou d’accidents.

Ces états émotionnels violents qui font suite à des stress subis et perçus doivent être pris en charge peu de temps après les évènements eux mêmes. Cette nécessaire prise en charge répond à la prévention d’une décompensation émotionnelle. Elle s’impose afin d’accompagner le patient, la victime, dans une démarche qui va favoriser la gestion de son stress post traumatique.

Les stress post traumatiques comme conséquences d’une agression ou d’un accident repose sur 2 types d’intervention. La première repose sur l’ESPT. Soit l’Evaluation du Stress Post Traumatique. La seconde est une pris en charge liée au PTSD lui même. Le Post Traumatic Stress Disorder.

Ces 2 points importants en matière de prise en charge du stress post traumatique font l’objet du présent article.

Comment évaluer un stress post traumatique

Comme dans toute action d’accompagnement, il convient de mettre ses convictions personnelles au placard! Je le précise parce que j’entends beaucoup trop de patients me dire combien ils sont effarés par ces professionnels de la santé mentale qui leur assènent leur point de vue. Lequel point de vue minore un peu trop souvent la réalité des émotions des victimes. A ce propos, j’entends déjà les intéressés crier au scandale. Je sais, il y toujours des vérités pour déranger.

Evaluation du Stress Post Traumatique - ESPT

ESPT – Evaluation d’un Stress Post Traumatique

Je disais donc qu’à la suite de toute agression ou de tout accident, il convient de mettre en place une évaluation du stress post traumatique (ESPT). Cette évaluation est particulièrement importante dans la mesure où elle va permettre d’évaluer l’intensité et le contexte du stress post traumatique.

Partant, l’évaluation du stress post traumatique va permettre de dresser un tableau précis du stress perçu. Ainsi, nous en saurons plus sur la façon dont l’évènement s’est déroulé. Nous en saurons tout autant sur les émotions perçues pendant et au cours de l’évènement. Tout comme nous saurons de façon précise ce qu’il semble ne être des conséquence de l’évènement.

Evaluer ce stress post traumatique est particulièrement important. Non content de nous renseigner sur la « physionomie de ce stress, il va nous permettre de dresser des priorités en terme d’intervention, de contenus d’interventions. De fait, c’est le support sur lequel les intervenants – psychologue, psychiatre, comportementaliste ou autre – vont s’appuyer pour traiter le stress post traumatique.

Comment gérer un stress pots traumatique

A cette question, j’ai déjà, pour une partie, répondu dans l’article: « Attentats à Paris – Comment en parler aux enfants pour ne pas qu’ils s’angoissent« .

Comment soigner un PTSD

Stress Post Traumatique – Comment soigner un PTSD

Quand il s’agit de soigner un stress post traumatique, il convient toujours de s’appuyer sur des éléments tangibles et objectifs. C’est l’intérêt même de l’ESPT – Evaluation d’un Stress Post Traumatique -. C’est donc sur ces éléments qu’existera le meilleur des suivis psy possible. Du moins, on peut le souhaiter.

Une fois évalués les potentialités d’angoisse (angoisse nocturne, angoisse matinale, angoisse de mort), d’anxiété (anxiété généralisée, anxiété sociale), ou encore de dépression augmentés de somatisation diverses, il convient de traiter le stress post traumatique par effet d’urgence.

L’effet d’urgence, cela signifie classer à l’aide de la victime ce qui lui apparaît comme le plus important d’abord et le moins important ensuite. En effet, par rapport  à la perception d’un stress post traumatique, chaque victime aura sa vision des choses. Carte du monde traumatique qui profilera ce qu’il convient ou de non de faire immédiatement en fonction de l’urgence exprimée. C’est à dire de la douleur induite et ses conséquences.

Dès l’amorce de la prise en charge post traumatique, l’objectif majeur est d’éventuellement sortir le patient de sa sidération puis, le plus souvent, de sa culpabilité. Sidération émotionnelle liée u choc de l’évènement. Culpabilité quant à une éventuelle responsabilité ans l’évènement (je pense aux accidents) ou culpabilité d’être une victime moins touchée que les autres.Le Programme ARtUS - Angoisse - Anxiété - Phobie - Toc

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La prise en charge d’un stress post traumatique va donc nécessiter d’aider la victime à verbaliser ses émotions. Cette accompagnement va aussi générer, parfois, la prescription de médicaments contre l’angoisse, ou pour vaincre l’anxiété (cf: troubles de l’humeur, crise de panique, trouble du sommeil, réactions violentes et incontrôlée aux bruits ou à des évènements divers dans le quotidien).

Nonobstant toute la pédagogies associées autour de cette prise en charge, je pense à divers traitements comme l’hypnose, l’EMDR, la sophrologie), il est important que la victime ne soit pas isolée. Ainsi, les partages privilégiées en groupes de paroles de victimes sont un support important.

Enfin, il conviendra, si nécessaire, que la victime bénéficie d’exercices comportementaux divers qui l’aideront progressivement à soigner son stress post traumatique. Maintenant, se pose la question de savoir pourquoi un tel accompagnement est impératif.

Pourquoi est-il si important de traiter le stress post traumatique

Au sortir des « guerres modernes » comme la guerre du Vietnam, comme de tous les conflits dans lesquels des soldats des diverses nations du monde sont intervenus, force a été de constater combien de ces professionnels des armées étaient traumatisées.

Les conséquences de ces trauma sont multiples. Dè socialisation, comportements d’addictions (stupéfiants, alcoolisme) vols, dégradations, agression, et j’en passe.

La société, et plus particulièrement les gouvernements, sont responsables des conséquences traumatiques générés par les conflits auxquelles elle fait le choix de participer. A ce sujet, la question n’est pas de savoir si cela est ou non opportun. Cela est, tout simplement. la société a donc sa part dans les agissements réactionnels des êtres humaines qu’elle a envoyé combattre et qui sont revenus traumatisés.

Dès lors, pour éviter toute forme de réaction inappropriée, et par souci d’humanité, il est important de reconnaître le statut victimologie des personnes ayant subi de stress post traumatique. Partant, de les accompagner afin qu’ils retrouvent leur vie d’avant. Agir et accompagner de sorte à ce que les victimes soient « réparées » avec dignité et respect.

C’est de notre responsabilité à tous. C’est de la responsabilité de nos gouvernements que d’accompagner les victimes des choix des gens qui nous gouvernent. Cela concerne tout autant les victimes d’attentats, que les accidentés de la route, ou les personnels de police, de gendarmerie comme les pompiers ou… les personnels médicaux.

Et, pour ce que j’en sais depuis des années que je pratique le suivi post traumatique, on est loin du compte en matière d’accompagnement post traumatique. Peut-être que les attentats du 13 novembre courant vont changer la donne?

Frédéric Arminot

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Aquaphobie – Peur de l’eau – Une phobie symptôme de l’angoisse

Aquaphobie – Peur de l’eau – Comment ne plus en souffrir

Jérôme est jeune. Il a 24 ans, est interne en médecine. Cette année, nous passons nos vacances en Haute Savoie où nous avons la chance de pouvoir faire du bateau. C’est mon plaisir depuis que j’ai 12 ans, la météo s’y prête, le temps est beau, le lac est calme.

Pas un nuage à l’horizon. Jérôme est arrivé le matin même avec sa compagne. Ils sont amis avec ma fille ainée, elle aussi étudiante en médecine. Le déjeuner s’est déroulé fort agréablement au bord du lac. Depuis que j’ai fini mon plat, je m’impatiente à l’idée d’aller naviguer, et essaye de faire pression sur mes hôtes. Sans succès. Tout comme les membres de  ma famille, Jérôme m’oppose un vague « … on a le temps… ».

Sur le coup, je me dis qu’il a raison mais qu’il faut profiter du lac tant qu’il n’y a pas de ces coups de vent auxquels ce plan d’eau nous a habitué. Ce n’est que plus tard,vers le milieu d’après midi, que je comprendrais pourquoi l’ami de ma fille souhaitait prendre son temps.

La peur de l’eau ou aquaphobie

La palisse dirait que l’eau est un élément naturel à l’homme et qu’en conséquence ce même être humain ne devrait pas craindre ce qui fait partie non seulement de son environnement mais de lui même. L’eau est constitutif de l’homme, il n’y a donc pas de raison d’en avoir peur. Et pourtant.

Quand, enfin, nous montons à bord, au moment de partir, ma fille me glisse doucement un message dont elle a le secret. Sur le coup, accaparé par notre départ, je réponds par un vague « OK ». Tout le monde semble détendu. Destination le milieu du lac où nous pourrons profiter du beau temps, du calme et… de la baignade.

Aussitôt dit, aussitôt fait. J’entends le clapotis de l’eau sur la coque, il y a peu de bâtiments sur le plan d’eau. Certains discutent, d’autres se font bronzer ou lisent, ou les deux. En ce qui me concerne, je savoure une légère brise puis entreprend une petite sieste tout en surveillant les alentours. Je suis responsable du bord.

A un moment, mon épouse et notre fille entreprennent d’aller se baigner. « Faites donc » me dis-je et de proposer à qui leAquaphobie - Peur de l'eau souhaite une activité nautique. Pas de réponse. Je regarde Jérôme et je vois bien qu’il n’a pas l’air très à son aise. C’était sans compter sur le regard plein de désapprobation de ma fille qui me rappelle – doucement malgré son regard – ce qu’elle m’a dit au moment où nous quittions le quai: « Papa, je te rappelle que Jérôme a peur de l’eau. Il souffre d’aquaphobie ».  Oups!

Je me rassieds en me disant que j’ai été maladroit. Peu de temps après, Jérôme est invité par sa compagne à se baigner. Il lui sourit, de ce sourire gêné que nous sommes tous capable d’avoir quand nous ne savons comment ni par quel moyen décliner une invitation ni comment nous affirmer.

Sa compagne insiste. Il sourit, pose le livre qu’il était entrain de lire et déplie son corps (il mesure 1,85 m). Je vois bien qu’il ne semble pas très assuré à bord. Tout le monde n’est pas obligé d’avoir le pied marin.

Jérôme escalade la banquette arrière du bateau. Sa compagne est dans l’eau et, non sans lui adresser de grands sourires, l’invite de façon de plus en plus pressante à se baigner. Mal assuré me semble t’il, Jérôme s’assoit et pose ses pieds dans l’eau. Et c’est là que les symptômes de son aquaphobie s’expriment.

Les symptômes de l’aquaphobie

A peine les pieds posés sur le dessus de l’eau, Jérome éprouve des difficultés à respirer. Sa respiration devient haletante, son ventre se gonfle et se dégonfle à un rythme très rapide. Il avance un pied qu’il pousse un peu plus dans l’eau. Tente le second puis l’enlève. Puis recule enfin, pour s’asseoir plus au fonde de la plage arrière du bateau comme s’il avait peur de tomber. Sa compagne insiste. Il fini par dire qu’il ira plus tard et veut lire. Elle accuse réception de son message non sans lâcher un « dommage » puis continue à se baigner.

J’en profite pour entreprendre Jérôme non pas sur sa peur de l’eau – son aquaphobie – mais sur le côté noir et profond des lacs. Je commence à lui expliquer que bien que je ne souffre pas d’aquaphobie, je suis malgré tout légèrement angoissé à l’idée de me baigner dans une eau aussi noire. Je lui explique mes peurs d’enfant comme si je craignais qu’un monstre marin sorte de l’eau et me dévore. Jérôme rit.

J’enchaine en expliquant à Jérôme que beaucoup de personnes souffrent d’aquaphobie et que, effectivement, ils ont raison d’avoir peur. L’eau a beau être un élément naturel, ne dit on pas que quand l’eau a trouvé son chemin, plus rien ne l’arrête?

Jérôme et moi devisons sur les risques de la baignade, de la peur de se noyer, des angoisses ressenties au seul contact de l’eau. Nous nous questionnons l’un l’autre sur la signification de ces angoisses jusqu’au moment où l’un de nous pose la question de savoir quel comportement il faudrait adopter quand quelqu’un fait une crise d angoisse voire une attaque de panique au contact de l’eau, dans le cadre de symptômes d’aquaphobie. En voilà une question embarrassante.

Je pose donc la question à Jérôme de savoir comment lui ferait en pareille situation, s’il était victime de crise de panique liée à une aquaphobie. N’y voyez aucun cynisme de ma part, c’est juste pour l’aider et identifier ce que l’on appelle des tentatives de solutions qui n’ont pour effet, malheureusement, que d’ancrer la personne souffrant d’aquaphobie dans son problème.

Jérôme me regarde droit dans les yeux. J’ai l’impression qu’il me défie et me répond: « J’ai peur de l’eau. Je souffre d’aquaphobie« . Et moi de lui répondre que je suis bien embarrassé de l’avoir fait monter sur le bateau alors qu’il souffre d’aquaphobie. Il me répond que, de toute manière, il faut bien qu’il lutte contre l’aquaphobie, mal qui l’empêche de vivre certains loisirs. Première erreur.

Seconde erreur, Jérôme m’explique qu’il s’ordonne, quelle que soit l’intensité de son angoisse, d’aller dans l’eau, histoire de tenter de dépasser son aquaphobie. Je le questionne sur les symptômes qu’il ressent. Il m’explique, de façon très académique – je vous rappelle qu’il est médecin -, son oppression respiratoire, celle de sa cage thoracique, les angoisses qui l’étreignent quand il est directement confronté à son aquaphobie.

Par contre, il ne s’explique pas pourquoi il a peur. Il n’a jamais rencontré de problèmes particuliers avec l’eau. N’a jamais manqué de se noyer, et ne s’est pas non plus retrouvé en perdition en plein milieu d’un plan d’eau. Il n’a pas non plus été victime d’un accident nautique. Pour autant, la seule idée d’aller à l’eau le terrorise. Donc, rien, d’après lui, ne le prédispose à souffrir autant d’aquaphobie. Et pourtant.

Nous continuons un peu à discuter puis, délibérément, je propose que nous allions ailleurs. Tout le monde est d’accord. Pour les connaisseurs, nous nous rendons au fond du lac, en direction de Doussard. Ensuite, nous projetons d’aller boire un verre à Annecy même.

Ce qui devait arriver arrive, Jérôme est de nouveau – cordialement – invité à se baigner. Je lui oppose que, considérant son aquaphobie, rien ni personne ne saurait l’y obliger et que, s’il le souhaite, il reste à bord. Jérôme refait les mêmes gestes que la première fois. Il est tout aussi mal assuré. Il respire fort et rapidement. Il a toutes les peines du monde à décoller ses fesses de la banquette. Et, au moment même où il décide de se laisser glisser dans l’eau, du sang coule de son nez. Il n’y prête pas attention et s’immerge. Inquiet, je le surveille de loin. Sa compagne vient rapidement le saisir dans ses bras tout en lui exprimant son contentement.

Courageux, Jérôme s’agrippe à la coque du bateau puis pousse sur ses jambes pour être autonome. Il est désormais seul, à peine à 2 mètres du bateau. Il fait des gestes avec ses bras et ses jambes comme s’il était entrain de se noyer. Vraisemblablement, il lutte. C’est tout à son honneur que d’essayer de se forcer à ne pas être réduit à l’état de plagiste à cause de son aquaphobie mais totalement inutile.

En agissant de la sorte il participe à aggraver ses symptômes d’aquaphobie puisqu’il essaie de se convaincre que tout va bien alors qu’il ressent que tout va mal. Il se rend compte qu’il saigne du nez et entreprend de remonter à bord. Nous l’aidons. Tremblant, enroulé dans sa serviette de bain, il s’assied au fond de la banquette arrière. Il y restera une bonne heure, le temps que ses symptômes d’angoisse s’apaisent.

L’aquaphobie a t’elle un intérêt

Une peur, ou une angoisse, a toujours un intérêt. Un intérêt caché que nous, comportementalistes, dénommons « un bénéfice caché ». Ce bénéfice est, bien évidement inconscient. Par bénéfice, nous entendons que la personne qui rencontre un problème se protège grâce à son problème.

Ainsi, une personne souffrant d’aquaphobie va se protéger de sa peur en ne se rendant pas dans l’eau ou, à tout le moins, en évitant de se confronter à ce qui la terrorise. Or, il existe un paradoxe assez prodigieux et très intéressant à propos de la phobie comme de l’angoisse, de la crise d’angoisse ou encore des attaque de panique liés ou non à l’aquaphobie.

C’est que cette même personne qui se protège de son objet phobique, va essayer de retrouver le même bénéfice qu’elle a eu initialement grâce à son aquaphobie. Il en irait de même si cette personne souffrait de phobie des transports, de la phobie des araignées, ou d’une façon plus générale de la phobie des insectes ou, autre exemple, de la peur du feu ou de la peur des oiseaux. Je m’explique.

Prenons le cas d’une personne alcoolique. Il ne s’agit pas d’une comparaison à proprement parler. Je ne fais qu’utiliser une image pour essayer de vous faire comprendre quelque chose d’important. Une personne identifie qu’un jour, grâce à la prise d’alcool, elle peut être ou faire dans un état second (cf. désinhibition) des choses qu’elle ne dirait pas ou ne ferait pas dans un état normal. Cet évènement constitue ce que nous appelons le premier des plaisirs.

Ainsi, à chaque fois que la personne pourra éprouver le besoin de s’affirmer dans sa vie, elle utilisera le mêmeVaincre aquaphobie processus de prise d’alcool. Cependant, le temps aidant, à force d’usage réitérés, le corps va prendre l’habitude du produit qui n’aura plus les mêmes effets à un instant « T ». C’est ce que l’on appelle le principe d’assuétude. La personne augmentera donc le volume du produit pour retrouver les mêmes bénéfices que la toute première fois.

Plus le temps passera, moins le produit fera effet, plus il faudra en consommer. L’objectif étant à chaque fois de retrouver, ou tenter de retrouver, le tout premier des plaisirs, celui là même qui vous aura protégé de votre problème qu’est votre peur.

Malheureusement, avec le temps, vous perdrez le bénéfice initial au profit d’un vrai problème de phobie lié à votre désir de contrôler le produit même de votre peur. Confronté à cette réalité, vous refuserez de lâcher prise et aggraverez votre peur comme vos stratégies de contrôle ce qui aggravera les symptômes de la phobie. C’est comme cela que, parfois, des gens peuvent avoir peur d’un pédiluve ou d’aller se baigner à la piscine.

Tout comme la peur en avion, nul n’est besoin de tenter de les rassurer en leur vendant l’idée qu’ils n’ont rien à craindre du fait de la présence de maitres nageurs. Cela ne fera qu’aggraver leur honte voire leur culpabilité. Se sentant incompris, ils revendiqueront leur aquaphobie comme étant impossible à régler. Il y a fort à parier  que ces mêmes personnes dénient la réalité de leur problème d’aquaphobie et persistent à essayer d’y trouver un avantage alors qu’elles savent depuis longtemps qu’elles ont perdu la maitrise d’une part et que leur phobie constitue un handicap plutôt qu’un vrai intérêt d’autre part.

Le déni en l’espèce étant représenté par un orgueil toxique. En cela, ces personnes expriment leur peur d’être jugées voire d’être mises à l’index. Elles s’auto appliquent donc une sorte de comportement victimologique pour se protéger.

Alors oui, l’aquaphobie a son intérêt, comme bien d’autres peurs ou phobies. Encore faut-il comprendre lequel. A compter de ce moment, ou à compter du moment où les désavantages prennent le pas sur les bénéfices, c’est à dire que vous obtenez l’inverse de ce que vous souhaitez, des solutions sont envisageables pour mettre fin aux problèmes de l’aquaphobie.

Comment vaincre une phobie

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Frédéric Arminot

Procrastination – Une angoisse chronique

Procrastination – Une angoisse chronique

Qu’on le veuille ou non, que l’on s’en défende ou pas, nous avons toutes et tous une certaine tendance à la procrastination. La difficulté ne réside pas dans la procrastination elle même mais plutôt dans notre capacité à freiner voire à stopper notre tendance naturelle à procrastiner.

Ce comportement qui tend à nous faire remettre au lendemain ce que d’aucuns pensent que nous pourrions faire le jour même exprime-t-il quelque chose, un problème caché? Comment identifier les comportements qui relèvent de la procrastination?  Est-ce normal de procrastiner? Quand faut-il s’inquiéter d’un excès de procrastination? Comment traiter la procrastination? Autant de questions auxquelles cet article va tenter de répondre.

Définition de la procrastination

Procrastiner est un mot qui vient du Latin et signifie « remettre au lendemain« . Si l’on se tenait à cette définition simple, pour ne pas écrire simpliste, les choses seraient peut-être plus faciles. La procrastination, ce n’est pas que cela.

Je garde en mémoire le problème de l’un de mes patients. Appelons le, Alexandre. Ce jeune homme, intelligent et plein d’humour est étudiant à Sciences Po. Paris. En dernière année, il doit passer des partiels et réviser son examenDéfinition de la procrastination
de fin d’année qui lui offrira la consécration: sortir diplômé de l’IEP (Institut d’Études Politiques). Oui, mais voila.

Alexandre a beau être intelligent, cultivé, et tout et tout, il a une fâcheuse tendance à ne réviser que contraint et forcé. Il s’y prend toujours la veille pour le lendemain et n’arrive pas à organiser ses révisions de sorte à arriver plus détendu aux examens. Les prémisses de la procrastination?

Alexandre passe son temps à penser à la façon dont il devrait travailler. Il oscille entre son canapé, la télévision, son bureau, les matières qu’il reprend l’une après l’autre, sans arriver pour autant ni à se concentrer ni à faire le travail qui lui semblerait opportun. Cet étudiant part dans tous les sens, s’éloigne, revient et s’épuise à trouver des solutions. Au gré du temps qui passe, point une angoisse sourde, celle qui lui rappelle que le temps passe et que, vraisemblablement les objectifs ne seront pas satisfaits. Ce type de comportement est assez typique de la procrastination.

Alors, notre étudiant se remet au travail, l’angoisse vissée au ventre. Obsédé par l’échéance, il fait feu de tout bois. Avale des pages et… ne retient rien. Ce qui, au début, n’était qu’un petit problème, va devenir un problème récurrent facteur d’angoisse chronique. En effet, plus Alexandre essaiera courageusement de s’organiser moins il y arrivera. Plus le temps passera et pire cela sera et grandissantes iront ses angoisses.

Quand cet étudiant se met, malgré lui, à laisser libre cours à sa procrastination, ce à quoi il est confronté relève de plusieurs symptômes.

Les symptômes de la procrastination

  • Angoisses
  • Troubles anxieux
  • Difficultés voire incapacité à dresser les priorités
  • Difficultés à dresser et respecter un emploi du temps (organisation, planning)
  • Difficulté d’organisation
  • Peur d’échouer
  • Peur de réussir
  • Fatigue voire épuisement
  • Irritabilité
  • Mésestime de soi
  • Manque de confiance en soi
  • Troubles du sommeil (endormissement, troubles du sommeil)
  • Troubles dépressifs (dans certains cas)
  • Crise de panique ou attaque de panique

Aucun de ces symptômes liés à la procrastination ne sont à prendre à la légère. Il est trop facile d’imposer aux personnes qui sont dans la procrastination « …qu’elles n’ont qu’à s’organiser…, c’est une question de volonté… ». Si elles le pouvaient, elles le feraient bien volontiers. Et si cela est plus facile à dire qu’à faire c’est donc que le problème de la procrastination est ailleurs.

Quelles sont les motivations de la procrastination

Si je me réfère de nouveau à notre étudiant de Sciences Po. Paris, il s’est rapidement avéré qu’il est le fils d’intellectuels qui ont beaucoup étudié et travaillé. Ces parents, enseignants, ont toujours œuvré de sorte à être au fait de leurs pratiques professionnelles. Alexandre s’est toujours rendu compte combien ses parents s’investissaient et à toujours retenu cette maxime familiale: « On a rien sans rien« . Pas faux, mais est-ce vrai pour autant?

Alexandre aimerait faire cette sien ce point de vue à ceci près qu’il a beaucoup de mal à accepter que lui a beaucoup de facilités à réussir sans faire grand chose. Ou, à tout le moins, sans que cela lui demande un investissement conséquent. Ce jeune homme en conçoit de la honte et de la culpabilité. il n’accepte pas d’avoir des facilités tant intellectuelles que neurologiques. Il s’enjoint donc de travailler suivant une méthode qui lui semble correspondre à celle qui lui a été apprise d’une part et qu’il a pu observer chez ses parents d’autre part.

A ceci près que, si cette méthode est bonne pour certaines personnes, elle n’est adaptée à lui, elle ne correspond pas à sa personnalité. Est-ce par sentiment de culpabilité qu’il oeuvre, inconsciemment, à sa procrastination?

Inconsciemment, Alexandre fait de la résistance à sa propre personnalité. Il ne s’aime pas, voire est capable d’être très en colère après lui. Il ne s’estime pas légitime et finit par convenir qu’il s’en veut de constater, au fond de lui, qu’il a plus de facilités que beaucoup d’autres.

Pour se défaire de ce qui lui procure de l’angoisse, il s’enjoint de travailler beaucoup. Ce qui, comme souvent dans le cas d’angoisses, le confronte à un résultat inversement proportionnel à l’effet désiré !

Il cherche à se prémunir de toute procrastination et passe son temps à alimenter sa procrastination.

La procrastination – Peur d’échouer – Peur de réussir

Les personnes qui sont victimes de procrastination sont souvent confrontées à des troubles anxieux. La peur de mal faire opposé au désir de bien faire, et de ne pas arriver à établir un équilibre entre les deux, plonge dans une pré occupation qui fait penser aux ruminations et autres pensées obsessionnelles. Ce qui est le propre de la procrastination.

En matière de procrastination, il est souvent rabâché aux intéressés que tout est une question de volonté. Ce qui est une erreur fondamentale. Tout le monde peut avoir la volonté de réussir sa vie. Pour autant, entre vouloir et pouvoir, il y a une marge. Il y a tellement de critères qui rentrent en ligne de compte et qui font l’échec ou la réussite, qu’exprimer ces poncifs à propos de la procrastination est bien plus facile (un ange passe…).

Sur la foi d’objectifs de vie, chacun d’entre nous va se fixer des objectifs. C’est en les réalisant de façon progressive que l’on va tendre vers la réussite et enfin… réussir. Or, il arrive très souvent que les personnes qui souffrent de manque de confiance en soi commettent une erreur très classique.

Ils veulent en finir avant même d’avoir commencé ! Un peu comme s’ils envisageaient de gravir le Mont Blanc et qu’une fois au pied de celui-ci, ils lèvent la tête et, devant la taille du glacier, ils renoncent sans même avoir commencé. L’erreur est donc de regarder trop haut, trop vite. En renonçant à leur projet, alors qu’excités à l’idée de le satisfaire, ils ont, inconsciemment saboté leurs possibilités. Comme lorsqu’un publicitaire connu avait dit »: « Si t’as pas une Rolex à 40 ans, t’as raté ta vie » (pour la petite histoire, je n’ai pas de Rolex…).

A ce moment, ce que retiennent les gens ce n’est pas l’excitation de réussir mais la peur d’échouer. Partant, ils imaginent ce qui leur arrivera au terme de cet échec et focalisent leurs angoisses sur les conséquences d’un tel échec. J’ai nommé – encore – la procrastination. Ils essayent de lutter contre ce qui participent à aggraver le problème. Une fois n’est pas coutume, lutter contre la procrastination ou contre tout autre problème de comportement est le meilleur moyen de l’enrichir. Alors, comment faire pour combattre la procrastination?

Comment combattre la procrastination

En matière de procrastination, la première erreur à ne surtout pas commettre c’est de vouloir insister, de se forcer à faire des choses que, naturellement, vous n’arrivez pas à faire. Ainsi, puisque la procrastination relève d’une équation particulière (image de soi+désir+peur d’échouer+peur de réussir+confiance en soi+angoisses ou trouble anxieux) comme d’un problème lié à sa propre organisation mieux vaut agir de la façon suivante:

  • Poser les bases d’une organisation au quotidien
  • Le planning ne doit concerner que la semaine en cour
  • Chaque W.E, faire le planning de la semaine suivante
  • Quand vous n’arrivez pas à faire quelque chose, passez à la tâche d’après, conformément à votre planning hebdomadaire
  • Ne cherchez pas la volonté de faire
  • Laissez le désir de faire vous attraper
  • Si une tâche n’est pas réalisée un matin (par exemple), essayez de vous y atteler l’après midi du même jour, voire le lendemain

Devant un problème de procrastination, l’intérêt n’est pas de se forcer pour y arriver. Plus vous réagirez de la sorte, moins vous y arriverez, plus vous prendrez le risque d’être victime d’angoisses, voire d’angoisse chronique et, par conséquent, de procrastination. En effet, à force de vouloir contrôler un problème comme la procrastination alors qu’il vous échappe, vous allez être confronté à des émotions qui vous faire émerger des symptômes d’angoisse ou d’anxiété.

Pour mettre fin à la procrastination, l’idée est plutôt d’essayer d’être inventif, stratégique. Par exemple, pourquoi ne pas arrêter de vous contraindre et plutôt essayer de créer une dynamique. Ainsi, en créant, petit à petit, une dynamique de réalisation, vous allez avancer de plus en plus et rejoindre la réussite. Cela vous permettra d’avoir de vous uneVaincre la procrastination image plus positive et de retrouver confiance en vous en régulant progressivement la procrastination.

A ce propos, je me souviens avoir reçu au cabinet, il y a quelques années, une jeune femme, étudiante en dernière année de médecine. Elle devait passer les ECN (concours classement utile) et, devant l’ampleur des connaissances à réviser comme devant celle de son épuisement, elle n’envisageait qu’une chose: un échec retentissant qui la placerait dans les toutes dernières places du classement.

J’ai essayé de comprendre ce qu’il se passait pour elle. Elle était effectivement très stressée et ce d’autant plus qu’elle cultivait d’elle un certain mépris. Elle n’avait de cesse d’exprimer qu’elle avait toujours passé ses partiels grâce aux rattrapages et que, de fait, par rapport à d’autres, elle était incompétente. Ses études de médecine lui sortaient par tous les pores de la peau. Elles ne les supportaient plus, comme elle ne supportait plus, non plus, l’ambiance souvent délétère qui régnait au sein des établissements hospitaliers dans lesquels elle faisait ses stages.

Elle avait tout le temps peur d’être interrogée et angoissait à l’idée de se tromper dans les réponses, ne sachant que trop combien certains chefs de services ou interne avaient de facilité à humilier les étudiants. Les intéressés se justifiant à ce propos en disant qu’ils avaient subi les mêmes humiliations…

Fortement angoissée à l’idée d’échouer au concours, cette jeune femme souffrait d’autant plus qu’elle n’arrivait plus à réviser. Elle avait au moins une vingtaine de matières à revoir et le temps et l’énergie lui manquaient. Là où cela s’est carrément compliqué, c’est lorsque je lui ai demandé quel était son problème en plus de celui lié à son angoisse. Et de m’expliquer que, chaque après-midi, au sortir de son stage, elle rentrait chez elle, déjeunait à peine, et s’installait à son bureau pour réviser.

Elle ne travaillait sans aucun plan, sans aucune organisation. Tout ce qui retenait son attention, c’étaient ces 20 matières à connaître. Elle débutait une première matière pour se rendre compte, très rapidement, de son incapacité à la mémoriser. Elle en attaquait une seconde pour, très rapidement aussi, se rendre compte de la même chose. Et ainsi de suite. Plus le temps passait, plus elle sentait comme une crise de panique l’envahir. Le plus généralement, elle finissait épuisée, en larmes, avec une seule idée vrillée dans son esprit: « Je vais me planter ». Ce qui relevait de pensées obsessionnelles et de ruminations.

Fondamentalement, ce futur médecin ne pouvait pas échouer. Ce qu’elle pouvait craindre de pire, c’était un classement qui ne lui soit pas favorable et la fasse exercer dans des compétences qui ne lui convenaient pas. En conséquence de quoi, cette jeune femme ne focalisait que sur 2 problèmes. Le premier, c’était les révisions. Le second, le problème du classement. L’un et l’autre généraient des angoisses terribles qui empêchaient toute objectivité et facilitaient la procrastination.

Car le vrai problème était bien celui là. Son incapacité à prendre de la distance, à objectiver donc, et à paramétrer ses objectifs et les moyens de leur réalisation. Elle souhaitait exercer la fonction de médecin généraliste. Or, en y regardant de plus près, nul n’était besoin qu’elle soit dans les 3000 premiers du classement national pour y satisfaire. Le fait d’être classée entre la 6000é et la 7000é place pouvait lui convenir. Elle le savait mais, tellement angoissée, elle avait oublié cette réalité. Seconde réalité, sa difficulté à accepter qu’elle ne pouvait engranger 20 matières sur un laps de temps aussi court.

Je lui ai donc demandé de sélectionner 5 matières qui soient celles avec lesquelles elle se sentait le plus à l’aise. J’ai argué du fait que, plantée pour plantée, autant qu’elle se fasse plaisir! Elle a suivi ma suggestion. Ses troubles anxieux ont commencé à décroître et cela lui a permis de travailler de façon plus efficace. Cela n’a pas empêché son stress à l’approche des trois jours de concours mais, au moins émotionnellement, elle était mieux armée.

En septembre dernier, cette jeune médecin m’a téléphoné pour m’informer qu’elle intégrait un hôpital à Paris, en qualité d’interne. Notre stratégie avait été la bonne. Elle avait réussi son concours et était bien classée. Elle avait mis à profit les mois d’été pour se reposer et réviser les matières à propos desquelles elle se sentait un peu juste. Elle avait pu, positivement, contrôler sa procrastination.

L’épuisement lié à ses conditions de travail en qualité d’étudiante en médecine (à ce propos, si vous saviez la façon dont l’état maltraite les étudiants en médecine, vous seriez choqués), augmenté de son stress issu des partiels et autres révisions, puis de l’image fragile qu’elle avait conçu d’elle au fil du temps, avaient participé à considérablement la fragiliser. Nous avions aussi pu identifier qu’au cours de ses études elle était très seule, très livrée à elle même. Ses parents finançaient ses études mais ne la soutenaient pas moralement et il en avait toujours été ainsi. Quand elle m’a téléphoné en septembre, je lui ai suggéré de consulter pour essayer de travailler sur sa confiance en elle. Je ne sais pas si elle l’a fait.

La stratégie que j’ai développé avec cette jeune femme est une stratégie parmi d’autres qu’il est tout à fait possible d’utiliser dans la plupart des cas de procrastination. Prochainement, j’essaierai de réaliser une série de vidéos à ce propos pour vous aider à combattre la procrastination, pour vous offrir la possibilité de ne plus sombrer dans la procrastination ou alors… à temps choisi.

Je ne manquerais pas de vous tenir informés. Dans l’intervalle, nul n’est besoin de vous forcer. Essayez plutôt d’accepter la situation pour ce qu’elle est. Dans le cas contraire, contrôler votre procrastination c’est comme vous contraindre à embrasser quelqu’un qui vous dégoûte. Mieux vaut éviter, quels que soient les enjeux, et surseoir de façon adaptée jusqu’à trouver la personne qui vous inspire du… désir!

Je vous laisse le soin de sérier vos priorités et, progressivement, maitriser votre procrastination.

Le Programme ARtUS - Angoisse - Anxiété - Phobie - Toc

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Frédéric Arminot

Angoisse chronique – Comment ne plus en souffrir

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Angoisse chronique – Comment vaincre l’angoisse chronique

Parmi la série de petits articles que j’ai décidé de mettre à votre disposition pour vous apporter des réponses plus rapides (à lire), et donc plus rapidement accessibles, je réponds à certains d’entre vous qui m’ont demandé ce qu’il en est de l’angoisse chronique.

Notions de base

Angoisse et anxiété sont des termes synonymes pour désigner un certain état physique ou psychologique. L’angoisse chronique est souvent définie comme un sentiment général de malaise. Ceux qui sont atteints par l’angoisse chronique voient les choses de façon pessimiste, et se sentent inutiles face à des situations difficiles.

L’angoisse chronique induit un sentiment répétitif qui met mal à l’aise. Ce sentiment si particulier fait que l’angoisse chronique est vécue comme une forme de malaise qui ne fait l’objet d’une cause précise. La personne atteinte d’angoisse chronique est victime d’une peur permanente. La notion, ou la perception, du danger existe pour elle en tout temps et tout en lieu. Il est difficile, voire impossible, d’échapper à ce sentiment de malaise qui génère un mal être profond.

Souvent incomprises, les victimes sont fréquemment contrariées par cette incompréhension, et se renferment sur elles mêmes. Ce qui a pour effet, bien évidemment, de les isoler et d’aggraver leurs symptômes.

Les différences entre angoisse et anxiété

L’angoisse chronique est donc caractérisée par un sentiment général de malaise dont l’origine est difficilement identifiable. Plus généralement, ce sentiment de malaise et de dangers est le plus souvent lié à des sujets tabous ou sensibles. Celui ou celle qui est la proie se trouve dans une situation embarrassante, une sorte d’impression d’ensemble qu’il ou elle n’arrive pas à exprimer. Ce sentiment qui a un lien fort avec des sujets intimes génère un Angoisse chroniqueblocage qui empêche tout épanouissement.

Mal traitée, cette angoisse chronique peut réapparaître à tout moment. L’angoisse est souvent assimilée à une forme d’anxiété. La différence  entre l’angoisse et l’anxiété est si subtile que l’on ne peut affirmer que l’angoisse chronique est une émotion qui s’apparente à de l’anxiété.

L angoisse chronique peut être d’origine organique : un manque de magnésium par exemple. On peut identifier l’angoisse chronique au travers de diverses manifestations physiques voire neurologiques:

  • Tachycardie
  • Somatisation
  • Crise de tétanie

Quand l’angoisse chronique se manifeste par une crise de tétanie, cela signifie qu’il faut prendre de mesures médicales spécifiques puisque le malaise a des conséquences physiques (consultez votre médecin et faites réaliser des analyses).

Les symptômes de l’angoisse chronique

La personne victime de ce sentiment de malaise peut présenter des symptômes inquiétants comme la tachycardie. Cela consiste en une accélération du rythme cardiaque, au-delà de 90 à 100 battements par minute. On pourra également être confronté à des somatisations (manifestation physique du trouble psychique). Par exemple, un cas typique de somatisation est une tension musculaire parfois constante.

L’angoisse chronique est responsable d’un ralentissement psychomoteur et d’une fatigue souvent importante. Ce problème est aussi lié à un manque d’initiative, d’enthousiasme, ou encore d’intérêt. Cela peut aboutir à une dépression réactionnelle.

Traitement de l’angoisse chronique

Cette angoisse qui se répète devient une angoisse chronique. Plus précisément, l’anxiété est la forme répétitive de l’angoisse. Comme à l’accoutumée, il est très important de comprendre le mécanisme de son angoisse afin de la traiter efficacement. Dans la mesure où l’angoisse chronique est provoquée par des mécanismes internes inconscients, la meilleure façon de la soigner est d’essayer d’attaquer le problème de front.

Les traitements chimiques (médicaments) peuvent être efficaces pour soigner l’angoisse. Malheureusement, on ne peut pas compter sur ces traitements car même s’ils guérissent de façon spontanée. Ils ne font qu’atténuer les symptômes qui ne manqueront pas de resurgir dès l’arrêt des prises médicamenteuses.

Il existe des thérapies classiques qui peuvent donner de bons résultats. Mais, tout le monde ne souhaite pas s’inscrire dans une démarche thérapeutique longue (psychologie, psychanalyse). Il existe des thérapies brèves. En l’espèce, il peut s’agir de relaxation, de sophrologie, d’EMDR ou encore de thérapie comportementale (TCC).

La plupart des gens sont convaincus qu’on ne peut pas vaincre l’angoisse chronique et qu’il faut simplement savoir vivre avec elle. Pourtant, ceux qui sont vraiment à la recherche d’une solution à l’angoisse chronique pourront trouver satisfaction dans les thérapies.

Le meilleur moyen pour traiter l’angoisse chronique est de consulter un thérapeute comportemental. En prescrivant des exercices thérapeutiques progressifs, on peut facilement retrouver estime et confiance en soi. Les causes de l’angoisse chronique peuvent être nombreuses et il serait trop long et fastidieux de les chercher toutes. En conséquence, une thérapie comportementale est un des meilleurs moyens, si ce n’est le seul, pour trouver l’origine de cette angoisse et surtout définitivement l’écarter.


Frédéric Arminot

Anxiété sociale – Comment vaincre anxiété sociale et timidité

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Anxiété sociale – Définition

On peut définir l’anxiété sociale comme une peur paralysante qui se crée en soi à cause d’une crainte de se faire humilier ou agresser dans les situations du quotidien. Elle est générée par une dévalorisation de soi qui, progressivement, génère de l’anxiété sociale.

L’anxiété sociale est donc perçue comme un problème lié à un conflit intérieur : trouble de l’estime de soi. Cette forme d’anxiété peut tout aussi bien toucher l’homme que la femme. En général, ce sont les personnes qui se préoccupent excessivement de l’image qu’elles renvoient d’elles-mêmes qui sont les plus exposées à l’anxiété sociale. Il est important de signaler que l’anxiété sociale diffère de la timidité (voir plus bas).

L’anxiété peut donc être définie comme un trouble émotionnel, un sentiment d’insécurité intense, de danger imminent. Tout le monde a une expérience d’anxiété dont l’intensité varie d’un individu à l’autre (cf. construction de la personnalité). L’anxiété est qualifiée de pathologique quand son indice émotionnel devient disproportionnel par rapport aux circonstances ou aux situations extérieures d’une part, et que la personne qui subit une période d’anxiété contrôle de moins en moins ses angoisses d’autre part.

L’anxiété peut induire une pathologie d’origine nerveuse comme la dépression. Elle peut également être le signe de maladies cardiovasculaires ou respiratoires. De nombreux médicaments sont proposées pour traiter l’anxiété. Pour des troubles anxieux légers, les remèdes naturels comme la phytothérapie ou l’homéopathie peuvent suffire. Dans les cas plus sérieux, il convient  d’utiliser des tranquillisants, voire des antidépresseurs, en suivant toujours les conseils du médecin

L’anxiété sociale appelée également phobie sociale se caractérise par une anxiété provoquée par certaines circonstances sociales (cf. anxiété de performance) qui conduisent le plus souvent à un comportement de fuite.

L’anxiété sociale

L’anxiété sociale ou la phobie sociale est un trouble anxieux caractérisé par une crainte, une appréhension, un inconfort émotionnel ou une inquiétude qui peuvent persister ou s’intensifier. Lanxiété sociale a pour cause la crainte de se trouver face à une circonstance sociale pendant laquelle vous entrez en relation interactive avec d’autres individus. Le regard de l’autre est donc un problème.

Les personnes affectées par l’anxiété sociale savent que leurs craintes ne sont pas fondées. Toutefois, elles sont bien conscientes des circonstances dans lesquelles elles se trouvent confrontées au regard des autres. Ainsi les gens victimes de cette forme d’anxiété font tout pour esquiver les situations qu’elles redoutent. Quand elles se trouvent dans des situations compliquées, les personnes en proie à l’anxiété sociale sont enclines à croire qu’elles sont jaugées, et jugées, négativement.

La personne en proie à de l’anxiété sociale craint d’agir de façon embarrassante ou humiliante et se trouve constamment préoccupée par le jugement des autres.

Les symptômes de l’anxiété sociale

Il est difficile pour une personne souffrant d’anxiété sociale de s’intégrer à un lieu public. Si elle ne peut faire autrement qu’affronter le public, il se peut que ceux qui l’entourent remarquent des signes physionomiques inquiétants.

Le sujet présente certains comportements physiques d’évitement et différents symptômes physiques: maux de têtes, douleurs à l’estomac, gorge sèche. Autant de marqueurs auxquels viennent souvent s’ajouter rougissements, peur de rougir (ereutophobie) voire bégaiements (fréquent).

Ses symptômes d’anxiété sociale peuvent s’accompagner d’autres comportements particuliers qualifiés parfois de bizarres. La personne victime d’anxiété sociale a tendance à faire trop attention à ce qu’elle fait et va repousser ses limites jusqu’à en être gauche au point de se ridiculiser. La conséquence de ce type de comportement va, le plus souvent, jusqu’à un évitement social, c’est à dire éviter toute activité un lien avec un groupe.

Se prémunir de, ou gérer, l’anxiété sociale, nécessite une grande volonté et, de façon répétée, force et courage.

L’anxiété sociale versus 2016

Dans le monde moderne, versus 21è siècle, il nous est enjoint de réussir en tous domaines. Affectif, sentimental, familial, professionnel, social, économique.

Pour y arriver, encore faut -il atteindre un niveau de confiance en soi hors du commun. Point de salut pour les timides et autres timorés, exclus et défavorisés. A bien y réfléchir, cela pourrait être différent. Alors que tout semble exclusivement fondé sur l’effort, le challenge et le dépassement de soi, l’anxiété sociale, et plus particulièrement la timidité, sont deux handicaps majeurs dans notre société ou tout est fondée sur l’image, la représentation de soi voire la mise en scène.

L’anxiété sociale, dont la timidité est la manifestation la plus courante, peut se définir par la peur du contact avec l’autre ou plus généralement de parler en public. En fait, on redoute d’être jugé par les autres, et la crainte de faire une mauvaise impression, de paraître sans intérêt ou de se sentir humilié, s’ancre alors profondément.

Je vous rappelle que les symptômes de cette phobie sociale sont bien connus. Le plus souvent, il s’agit de sueurs froides, d’insomnies, de tremblements incontrôlés, d’une nervosité continue accompagnée de nausées, de borborygmes (gargouillis intestinaux), voire d’impossibilité d’avaler quoique ce soit.

Dans certains cas, extrêmes, il peut même y avoir des conséquences médicales graves si rien n’est fait pour corriger le tir.

La raison principale de ce handicap est elle aussi connue mais peu évoquée et peu combattue en général. Il s’agit d’une mauvaise image de soi due à une autosuggestion négative continuelle, ou à des moqueries ou dévaluations de la part de proches, d’amis, ou de parents. Ce qui, bien sur, génère de l’anxiété.

Pour vaincre la timidité et donc, soigner vos crise d angoisse puis faire disparaître l’anxiété sociale, il convient de prendre le temps de se relaxer environ 30 minutes par jour. L’idéal étant de se relaxer chaque matin avant d’aborder sa journée. Ensuite, essayez de vous fixer de petits objectifs (ex: rentrer dans un commerce ou demander l’heure à un passant) qui, le temps aidant, deviendront de plus en plus importants.

Ensuite, il faudra visualiser l’accomplissement de chaque objectif avec… objectivité et, ainsi, apprendre à lâcher prise avant de passer à l’action très progressivement et… sans vous mettre la pression.

Ces petits efforts quotidiens sont un petit prix à payer en contrepartie de tous les avantages que vous aurez à retrouver confiance en soi et à profiter de nouveau d’une vie agréable et conforme à ce que que vous en concevez.

Frédéric Arminot

Quand les fêtes de fin d’année sont un facteur de stress

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Le stress – Comment faire pour ne pas être angoissé ou torturé pendant les fêtes de fin d’année

D’une façon assez étonnante, ce qui devrait être un moment partagé de joies et de bien être, revêt un caractère angoissant voire douloureux pour certains, un grand moment de stress. Ce moment, ce sont principalement les fêtes de fin d’année. Plus généralement Noël mais aussi la Saint Sylvestre (réveillon de fin d’année). Pour autant, il existe un moment parfois très difficile, j’ai nommé… les repas familiaux.

Emotionnellement, que se passe t’il avant, pendant et après ces fêtes. Comment faire pour se préserver d’angoisses, de frustrations, de colères, d’agacements, donc de stress, au cours de ces moments qui devraient rester dans le cadre du partage et qui, pourtant, finissent parfois en grands moments de conflits?

Les enjeux affectifs des fêtes de fin d’année

Le stress des repas de famille, c’est un peu comme les plans de table. Une vraie prise de tête. Entre les personnes qui ont moins voire pas d’affinité avec un tel ou une telle. Celles et ceux qu’il ne vaut mieux pas mettre à côté l’un de l’autre ou papy machin qu’il ne convient pas d’asseoir à côté de madame truc par peur du dépôt de plainte, c’est lourd !

Entre les conflits, craints ou notoires entre frères et soeurs, père, mère ou enfants, il est nécessaire de faire preuve de vigilance à ne pas se laisser à... lâcher prise et de se dire que les choses se passeront comme elles devront se passer. Les organisateurs de ces repas de fête, qu’ils soient de Noël ou non, s’inquièteront de plus des désirs alimentaires des uns comme des autres.

Force est de reconnaître que satisfaire tout le monde ne sera pas une mince affaire. Pour les hôtes, c’est un grand moment de stress. En effet, le risque de stress est, par exemple, que d’aucuns considèrent que si les plats servis ne sont pas à leur goût se sera un déni d’eux mêmes. D’autres que, décidément, « on » ne fait plaisir qu’à l’enfant chéri. D’aucuns trouveront que l’organisation de la fête est défaillante ou l’ambiance déplorable, ennuyeuse.

Le « on » est chaque personne invitée qui, en fonction du plaisir qu’elle ressentira ou non au cours de ces moments de partage, utilisera tous les sujets qui puissent lui prouver ou qu’elle n’est pas à sa place, ou que sa place – en lien avec sa personnalité – n’est pas respectée, ou un autre encore, qu’ « on » lui accorde peu de crédits au regard de ses choix qu’ils soient alimentaires, de plan de table ou… de cadeaux offerts. Stress pour tout le monde !

Les enjeux liés aux cadeaux

Au cours de ces moments de fêtes, certains pourront se sentir désabusés en fonction du regard qu’ils posent sur le cadeau qui leur a été fait, à plus forte raison s’ils se sentent méprisés par le signe symbolique qu’ils accolent à ce même cadeau.

D’autres pourront se sentir tellement aimés quant au cadeau reçu que leur comportement de joie, s’il est mal dissimulé ou par trop exubérant au sens de certains esprits chagrins, qu’ils se sentiront tellement portés d’aise qu’ils en gêneront d’autres qui se sentiront frustrés voire en colère de ne pas ressentir la même émotion.

Certains autres ne se référeront qu’à la valeur pécuniaire présumée dudit cadeau et considérer que c’est trop, tellement trop d’ailleurs, que s’en est gênant. Vous l’aurez compris, chaque moment vécu et perçu au cours de ces moments de partage social sera interprété de bien des façons.

En fonction de cela, chaque personne présente se positionnera d’une façon ou d’une autre par rapport aux personnes qui les reçoivent et, partant, se donnera une identité, un rôle et une importance qui iront du plus grand à la plus parfaite ignorance de soi.

Ainsi, chacun concevra sa propre valeur au yeux des personnes qui reçoivent, comme de sa vraie place dans un système affectif très emprunt de hiérarchie. Le tout en fonction de ce qu’il ressentira des cadeaux et des symboles qu’il y associe. Que des stress en perspective.

Tout cela fera que, bien sur, des conflits risquent d’émerger, d’entraver ce moment social et affectif que revêt cette fête et ce d’autant plus que les préparatifs n’en n’auront pas été de tous repos. Or, il est vain d’imaginer un conflit sans stress et inversement.

Stress et préparation des fêtes de fin d’année

Entre ceux qui n’aiment pas le poisson, les autres la viande rouge, un troisième les légumes verts et encore un autre qui va vous servir l’article sur la diététique, préparer les fêtes de Noël chaque année relève du tour de forces d’une part et de la créativité renouvelée d’autre part. Et lourant, de façon paradoxale, malgré ces stress, l’opération est renouvelée chaque année.

Non seulement, il convient de se ré inventer chaque année mais en plus il faut faire plaisir à tout le monde et éprouver du plaisir soi même. Tâches ardues ! Penser, réfléchir, et agir quant à ce qui serait le mieux pour tout le monde a un caractère empreint de stress même s’il est plaisant. Il peut y avoir grand plaisir à organiser et préparer. Or, le plaisir est aussi un facteur de stress.

Tout comme il peut y avoir de grands stress, douloureux, à organiser. Comment faire pour ne pas que la fête ait un écho inverse à celui recherché? Comment faire pour que cette même fête conserve toute sa dimension de plaisirs partagés?

Stress et fêtes de fin d’année – Une question d’organisation

Dans une société qui veut toujours aller plus vite que la veille, la plupart d’entre nous vit dans un stress omniprésent. Chacun d’entre nous l’apprécie et l’évalue à sa façon. Toutes et tous essayons de nous en protéger, ou de nous en défaire comme nous le pouvons.

Depuis le temps que je pratique la thérapie comportementale, force m’est de constater que bien des gens souffrent de stress, voire d’anxiété, au point qu’ils n’en peuvent plus et s’avèrent incapables d’organiser des moments de partage tellement leur énergie est bouffée par des… stress.

Le stress est inévitable en soi. Ne pas être assez stressé est dangereux, l’être trop l’est tout autant. Entre les deux subsiste un point d’équilibre. Précaire par définition, il est donc de la responsabilité de chacun d’entre nous d’agir suffisamment tôt pour ne pas être victimes d’angoisses ou de crise d’angoisse, voire de crise de panique.

Lequel d’entre nous ne s’est pas senti coupable au prétexte qu’il ou elle s’y prend trop tard, ou mal d’après soi, pour organiser tel ou tel repas familial – qu’il soit de Noël ou de fin d’année – ou encore parce qu’à l’idée du travail à abattre le découragement lui vient. En fait, tout est une question d’organisation. Ce qui, vous en conviendrez, est un stress supplémentaire.

Il suffit simplement de voir le stress des gens qui courent acheter des cadeaux à la dernière minute et qui ressortent épuisés de cet exercice. Bien loin de moi l’idée de les blâmer. Mais, comme ils se font du mal à se comporter de la sorte… OK ! Peut-être n’ont-ils pas eu le temps ? Peut-être ont-ils essuyé une déconvenue à propos d’une commande faite en temps et heure? Peut-être ont-ils eu à supporter d’autres stress avant ceux-là?

Alors, plutôt que de vous taper dessus, de feindre de vous en moquer ou, comme le diraient certains, de prendre les choses par-dessus la jambe, peut-être pourriez vous vous y prendre quelques mois à l’avance? Peut-être pourriez-vous faire une liste précise de tâches à satisfaire en y mettant une progression de réalisation à l’aide d’un calendrier. Cela pourrait infléchir les facteurs de stress.

Tout comme vous pourriez vous enquérir, non sans finesse, de ce que vos invités aimeraient recevoir comme cadeau de vous? Enfin, comme dirait quelqu’un de ma connaissance: « Moi je dis çà, mais je dis rien ». Alors, d’accord, je me tais ! Après tout, faites comme vous voulez ou comme bon vous semble.

Peut-être avez vous plaisir à gérer votre stress en dernière minute, dussiez vous ressentir les effets d’un burn out en devenir? Après tout, cela vous appartient. Le seul truc étant que je vous souhaite que tout se passe bien car, en pareille situation, le moindre accroc peut tout faire basculer.

En ne gérant pas en amont, en ne vous organisant pas, ou en agissant à la dernière minute, vous risquez de vous exposer à votre peur du jugement des autres. Pensez à ces grands moments de solitude où seul(e) parmi les autres, vous vous posez la question de savoir si, oui ou non, vous avez bien fait. Agissez pour vous épargner cela. Agissez pour limiter les conséquences des stress externes que vous subissez.

Si, enfin, vous faisiez attention à vous dans ces moments de fêtes de sorte à vraiment ressentir du plaisir avant, pendant et après et non pas en poussant un un grand « Ouf ! » de soulagement une fois les fêtes passées? Au fait. Bonne et heureuse année à tous. Et sans stress, hein…

Frédéric Arminot

Logiciel espion pour parents angoissés – Une toxicité maximale

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Logiciel espion pour parents angoissés – Une toxicité maximale

Les 50 familles test l’ont, paraît-il, adopté. MapMyMobile Family est un logiciel qui permet de pister son ado. Vendu depuis début septembre après neuf mois de mise au point, il propose aux parents angoissés de pister leurs enfants.

Logiciel espion pour parents angoissés

Logiciel espion pour parents angoissés

En tant que père, je conçois que des parents soient angoissés. Pour autant, il ne me viendrait pas à l’idée de pister mes enfants par téléphone mobile interposé pour savoir où ils se trouvent, voire ce qu’ils font.

Pourtant, certains parents ne partagent pas mon avis sur cette question ce qui n’est pas sans rappeler combien il est nécessaire de faire confiance et que la confiance se construit, patiemment, et qu’elle est une question de ses parents qui cherchent à se rassurer quant à leurs angoisses en les transférant sur leurs enfants pour se rassurer.

Je vais donc essayer de vous expliquer comment faire pour éviter d’alimenter l’angoisse par l’angoisse, comment faire confiance, en bref, comment mieux… aimer vos charmantes têtes blondes?

Pourquoi un logiciel espion pour parents angoissés

Nous vivons dans une société où, de plus en plus, il nous est enjoint de tout contrôler dans la mesure où les risques du quotidien nous sont présentés comme de plus en plus patent, récurrents et dangereux.

Ansi, le travail est contrôlé, le télé travail aussi, nos vies sont contrôlées, nos comportements sont analysés et contrôlés. En fonction de nos comportements comme de l’analyse qui en est faite par rapport à des objectifs donnés, nous sont servis un certain nombre de discours qui visent à nous faire rentrer dans le cadre.

Comme il est difficile de contrôler un comportement et une personne tant qu’elle n’ pas commis un acte qui sort du cadre, il devient donc difficile de s’assurer que cette même personne a un comportement adapté et qu’elle ne fait courir aucun risque à qui que ce soit, et aucun risque à elle même éventuellement.

En prenant le cas des adolescents, il est notoire que ceux-ci intègrent des groupes sociaux dans lesquels, et grâce auxquels, ils peuvent s’affirmer en prenant des risques. C’est ce que Philippe Jeammet, pedo psychiatre et Directeur de la Maison des adolescents au sein de l’Institut Montsouris à Paris, avait appelé un comportement d’élation. C’est à dire, la nécessité de s’affirmer pour rendre des risques. Partant, de s’affirmer en s’affirmant contre l’autorité et, plus particulièrement, l’autorité parentale.

En conséquence de quoi, les prises de risques peuvent être très diverses: prise d’alcool, usage de stupéfiants, comportements sexuels à risques, relations sociales qui marquent les prémisses d’une rupture avec le milieu socio familial.

Dans ces conditions, il devient difficile aux parents angoissés d’être certains, pour ne pas écrire convaincus, que leur ado n’a aucun comportement à risques.

En effet, quels parents angoissés n’ont jamais été convaincus que leurs enfants leur mentait? Quels parents angoissés ne se sont jamais inquiétés de savoir si, quand leur enfant disait aller travailler chez un our amie, il s’y rendait vraiment. Quels parents angoissés ne se sont jamais inquiétés de savoir où et avec qui leur enfant « pouvait bien traîner » (dixit).

Face au refus de certains adolescents de se justifier quant à leur lieu de partages sociaux, quant à leurs fréquentations, ou à tout autre chose qui les concerne directement, certains parents angoissés se sont organisés et, souvent à l’insu de leur enfant, ont fait disposé un logiciel espion au sein du smartphone de leur ado.

Ainsi, plus d’inquiétude à avoir pour les parents angoissés. A n’importe quel moment, à n’importe quelle heure, ces parents angoissés savent où se trouvent leur enfant ce qui permet de contrôler les déplacements et les… mensonges!

Ce qui va suivre n’est pas qu’un avis personnel qui n’engage que émoi. C’est aussi l’avis du comportementaliste que je suis depuis plus de 20 ans. En effet, que des parents angoissés s’inquiètent pour leur enfant, quoi de plus normal. Mais que des parents angoissés s’inquiètent au point de s’ingérer dans l’intimité de leur adolescent, quoi de plus toxique?

Logiciel espion pour parents angoissés – Une toxicité relationnelle absolue

Il est parfois des enfants qui ont une tendance avérée à avoir des fréquentations dites « mauvaises ». Mauvaises pour eux d’abord, mauvaises en termes d’exploitation d’eux mêmes par d’autres adolescents peu regardants du respect e l’autre. Mauvaises aussi, car s’il s’agit d’adolescent qui a du mal à se trouver, il y a fort à craindre que l’ado en question va s’acoquiner avec d’autres qui représenteront ce que l’ado en difficulté aimerait être. Affirmé, gouailleur tendance agressive.

Un tel adolescent est en danger comme tous les ado le sont. L’adolescence est une période difficile, celle du renoncement de son statut d’enfant pour passer à celui d’apprenti adulte. C’est donc la période de tous les dangers. Or, s’il convient d’éduquer, d’élever, d’aimer son enfant de sorte à ce qu’il ait de lui une image positive, il s’agit aussi de lui offrir les moyens de son autonomie donc de sa… confiance en lui.

Pour donner confiance en soi à un enfant, il est donc nécessaire de l’investir progressivement d’un certain nombre de responsabilités. Ses déplacements, la gestion de ses devoirs scolaires, son alimentation, sa relation aux substances psycho actives, mais aussi l’accès à l’information donc… au dialogue. Ainsi, en investissant l’enfant de comportements responsables, cela permet aux parents, même si ce sont des parents angoissés, de valider que tout se déroule comme convenu et de faire le point en vue de recadrage quand il y a des sorties de route.

Et c’est là que es choses se compliquent pour les parents angoissés. En effet, beaucoup d’entre eux (je me garderais bien d’en faire une généralité) n’ont aucune confiance en leur enfant parce que ces mêmes parents angoissés n’ont aucune confiance en eux mêmes!

En conséquence de quoi, plutôt que de dire à leur enfant ce qu’il en est de leur réalité de parents angoissés, beaucoup préfèrent la taire pour la gérer, la dénier, par une sorte d’ingérence – j’écrirais bien le mot viol – dans l’intimité de leur enfant.

Ainsi, plutôt que d’entamer un dialogue basé sur la confiance et la mise en lumière des risques liés à tel ou tel comportement, certains parents préfèrent coller un flic virtuel dans le téléphone de leur enfant.

Un tel comportement a une conséquence terrible dans la mesure où, très souvent, les enfants qui, au début, ne savaient pas que leurs parents avaient piégé leur téléphone, finissent par s’en rendre compte. Ce qui finit le plus souvent par une colère, exprimée ou non par l’enfant, laquelle colère donne la preuve aux parents angoissés qu’ils ont bien raison de se méfier au vu de la réaction leur enfant.

Et c’est là que le logiciel espion rempli sa fonction relationnelle toxique. Ce que j’exprime c’est un peu comme si ces mêmes parents angoissés se révoltaient parce qu’ils ont un jour appris que la NSA les espionnait alors que, eux mêmes, font la même chose, voire pire, à leurs propres enfants. Ce que j’exprime c’est mon courroux devant ces parents angoissés qui vont jusqu’à sentir les draps de leur enfant (vous imaginez sans peine de quoi je parle et, ne riez pas, c’est arrivé à beaucoup de mes patients).

Le pire du pire à craindre est que, le plus souvent, en réaction à ces parents angoissés qui ne font pas confiance, les adolescents répondent par une aggravation de prises de risques comme s’ils voulaient prouver à leurs parents qu’ils ont tort. ET, très souvent, par ignorance ou innocence, ces mêmes enfants se retrouvent dans des situations parfois dramatiques que leurs propres parents auront… préparé.

En conséquence de tout cela, le comportement adapté de ces parents angoissés ne serait-il pas qu’ils se fassent aider et que, ce faisant, ils apprennent à avoir confiance en eux puis en leurs enfants? La confiance, c’est la sécurité affective. Et c’est tellement bon!


Frédéric Arminot

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Apprenez à manager votre Manager angoissé

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Comment manager votre Manager angoissé pour être plus serein

Il est important de savoir composer avec le caractère de votre supérieur hiérarchique pour améliorer vos relations.

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Apprenez à manager votre Manager angoissé

Et oui, il faut aussi savoir manager son chef !

Il est de ces managers particulièrement pénible tellement ils sont angoissés ou stressés qu’ils mettent une pression infernale sur leurs collaborateurs, leurs… subordonnés, que c’en est un scandale, une malhonnêteté effarante.

Alors que vous même êtes déjà stressé et angoissé, comment manager votre manager pour que ses angoisses n’aggravent les vôtres?

La définition du Manager angoissé

Le manager angoissé est quelqu’un de nerveux voire d’irascible. C’est le genre de personne qui sue l’angoisse et ne semble jamais disposé à écouter ces différences qui font une différence (citation de Bateson).

Le manager angoissé est celui ou celle dont on a toujours le sentiment qu’il a peur. Peur de mal faire, peur de ne pas être à la hauteur et qui, pour se protéger, va avoir recours à une tendance accentuée: celle du déni, de l’absence d’écoute active, voire de l’absence de respect pour ses collaborateurs.

Le manager angoissé, c’est celle oui celui qui souffre mais qui s’impose de se tenir la dragée haute. Le manager angoissé, c’est celui qui n’a de cesse de penser à ses objectifs et, stressé comme il l’est, et plutôt que d’en parler ouvertement à ses collaborateurs, va leur mettre une pression qui n’a d’égale que celle qu’il ou elle ressent pour lui même, voire pire.

La pression exercée par le manager angoissé peut varier. C’est le plus souvent d’une façon acrimonieuse que ce manager angoissé s’exprime. Et ce qu’il exprime surtout, c’est un sentiment d’insécurité patent qui, inévitablement, rejaillit sur les personnes avec lesquelles il travaille. Ces mêmes personnes qui, à leur tour, en conçoivent de l’angoisse voire de l’anxiété.

Enfin, il ne semble y avoir rien de plus difficile à manager qu’un manager angoissé. Vous aurez beau le sécuriser ou tenté de le faire, il vous apparaîtra toujours que ce n’est pas suffisant. Et pour cause, sécurisé 2 minutes, ce manager angoissé aura de nouveau besoin d’être rassuré et, pour ce fair, reviendra vous mettre la pression pour, de nouveau être rassuré 2 minutes et ainsi de suite. Alor, comment faire pour manager un Manager angoissé?

Comment manager un Manager angoissé et travailler plus serein

Sans doute, en plus de craindre d’être victime des foudres de votre manager angoissé, êtes-vous vous même… angoissé. Qui ne le serait pas dans un environnement social, affectif ou professionnel aussi insécure? Vous avez pu remarquer que quoi que vous fassiez ou disiez, rien n’allait jamais ni même n’apaisait les angoisses de votre Manager.

Le rassurer ne sert à rien et force vous est de constater ou, à tout le moins, d’être convaincu(e), que vous êtes condamnée(e) à subir, alors qu’il existe une solution très simple. Quelle est cette solution?

Manager votre Manager

Comme vous ne le savez que trop, votre Manager est un homme ou une femme qui a besoin d’être rassuré et qui, dans ce domaine, n’est jamais satisfait. Votre Manager a peur et vous refile ses angoisses (désolé pour cette familiarité). Vous avez toutes les peines du monde à le sécuriser et force vous est de constater que cela vous épuise, en plus d’éventuellement vous angoisser,

Comme vous le savez, plus vous vous épuiserez à le réconforter ou le rassurer, pire sera son angoisse en plus du fait qu’il y a de fortes présomptions pour qu’il, ou elle, renforce ses stratégies de contrôle. Pour sortir de ce mauvais pas et vous protéger, vous allez utiliser la méthode suivante: haut dans le cadre: bas dans le positionnement.

Vous allez voir, c’est génial!

Comment manager votre Manager angoissé en utilisant une méthode étonnante

Voilà la méthode étonnante:

  1. A chaque fois que vous êtes confronté à une inter action (relation entre votre Manager et vous) à propos de laquelle vous ressentez des émotions qui vous sont désagréables (sentiment d’être agressé, comportement injuste à votre endroit, angoisse, anxiété), en bref, à chaque fois que vous ressentez l’envie de réagir pour vous défendre, ne vous défendez pas ! Ne réagissez pas !
  2. Vous saisissez votre objet transactionnel (voir plus bas) et fonctionnez de la façon suivante :
  3. Vous notez ce qui vous pose problème (acteurs, contexte, environnement)
  4. Vous notez en quoi et pourquoi cela vous pose problème
  5. Vous notez la ou les émotions que cela suscite en vous
  6. Vous notez comment vous aimeriez réagir et vous affirmer pour que l’injustice dont vous êtes victime soit réparée
  7. Une fois les points 3 à 6 complétés, vous attendez au moins 10 minutes, au cours desquelles vous allez vous répéter à l’envi qu’il est normal que vous soyez ému, que c’est comme cela, et qu’il exclu d’y changer quoique ce soit (parce que, effectivement, il ne s’agit pas de remettre en cause votre sensibilité mais plutôt de l’exploiter à votre bénéfice)
  8. Une fois les 10 minutes passées, vous allez voir la personne, ou les personnes, qui vous posent problèmes et allez leur demander si elles peuvent vous consacrer quelques minutes
  9. Imaginons que les intéressées répondent par l’affirmative. Vous expliquez la situation de la façon la plus objective, sans mettre qui que ce soit en cause. Vous ne devez pas accuser mais plutôt poser des questions en précisant que c’est vous qui ne comprenez pas et que avez besoin d’aide (même si vous pensez le contraire et êtes convaincu d’être dans votre bon droit)
  10. Vous posez exclusivement des questions sans accuser. Les gens vont vous répondre. Vous ne les interrompez pas. Ensuite, vous reformulez leur réponse puis posez une autre question en lien avec la réponse qui vient de vous être formulée. Et ainsi de suite, jusqu’à ce que vous vous sentiez plus apaisé
  11. Une fois plus apaisé – vous avez poussé les gens dans leurs retranchements sans les agresser ou vous défendre -, vous remerciez vos interlocuteurs puis prenez congés
  12. Si les gens refusent de vous recevoir tout de suite, demandez leur quand vous pourriez venir les voir sans les déranger

Quelle est l’idée ?

Bas dans le positionnement, haute dans le cadre

Bas dans le positionnement

Votre positionnement, d’une certaine façon, c’est vous contre le reste du monde. Et vous risquez de vous faire du mal. Vous allez donc adopter un positionnement bas (cf. comme dominé) en feignant que c’est vous qui avez un problème et que vous demandez de l’aide pour le résoudre.

Cela va neutraliser toute réponse agressive puisque vous ne serez pas dans la revendication – officiellement en tous cas – mais dans la requête. En bref, je vous demande de jouer le sot ou la sotte de service (désolé…) alors que vous savez très bien ce que vous souhaitez, et là où vous souhaitez en venir. C’est ce qu’il est convenu d’appeler votre objectif, le haut du cadre.

Haut dans le cadre

Vous savez que vous souhaitez être entendu et compris mais, plus vous le revendiquez moins vous l’obtenez. Vous êtes le ou la seule à connaître vos objectifs et la façon dont vous allez les satisfaire.

Les gens s’attendent à ce que vous revendiquiez, ce que vous ne ferez pas, ou plus. Grâce à vos questions, vous allez – gentiment – les amener à adopter votre point de vue puisque vous allez les faire se déballonner à l’aide des questions que vous poserez, et qui amèneront chacune de nouvelles questions jusqu’au moment où, confrontés à eux mêmes, les gens finiront par lâcher prise pour préciser qu’ils se rangent à votre avis, sans que vous ayez eu besoin de le revendiquer !

Vous pourrez donc, tranquillement, vous affirmer et vous respecter pour qui vous êtes comme vous êtes, sans revendiquer, sans vous faire de mal, ou sans passer pour qui vous n’êtes pas !

Pour satisfaire à cet exercice, agissez de la façon suivante :

  1. Chez vous, essayez de vous munir d’un petit objet qui vous soit agréable à la forme, à la couleur et au toucher. Il serait opportun que cet objet dans la main avec laquelle vous écrivez et qu’il ne vous gêne pas lorsque vous le tenez
  2. Vous pouvez choisir n’importe quel objet. Un briquet, un porte clé, une bille, une poupée, bref, ce que vous voulez à ceci près que cet objet doit être chargé d’une aura positive d’une part et vous être familier d’autre part
  3. Si vous ne trouvez pas un tel objet chez vous, essayez de vous en rendre acquéreur à l’extérieur, en l’achetant (par exemple)
  4. Une fois l’objet choisi, celui-ci doit exclusivement servir à l’exercice indiqué
  5. Vous devez avoir cet objet sur vous, du lever au coucher, en toutes circonstances
  6. Il ne faut pas que cet objet soit trop encombrant puisque je vous demande de le porter dans la poche du vêtement que vous portez un jour « X » (à moins que ce soit un bracelet, une bague ou un collier)

Pourquoi cet objet ? Tout simplement pour que vous fassiez une transaction entre vous et… vous. Où vous décidez d’expérimenter ce que je vous propose, ou vous décidez de vous comporter en revendiquant. En pareil choix, il faudra simplement assumer votre choix, c’est à dire de vous être rendu victime de vous même.

Frédéric Arminot

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Attentats à Paris – Comment en parler aux enfants pour ne pas qu’ils s’angoissent

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Attentats à Paris – Comment en parler aux enfants pour ne pas qu’ils s’angoissent

Attentats à Paris - Comment parler aux enfants

Attentat à Paris – Comment parler aux enfants

« Si l’entourage a la sagesse de maîtriser ses angoisses, c’est le meilleur des remparts pour l’enfant », selon Jean-Luc Aubert, psychologue, spécialiste de l’enfant et de l’adolescent.

L’attentat du vendredi 13 novembre 2015 à Paris nous rappelle combien se sentir en sécurité dans ce monde est devenu difficile voire promis à l’échec.

Le climat d’insécurité qui règne dans le monde, qu’il s’agisse de crise économique, de crise sociale, de crise de l’emploi, renforce et majore les angoisses consécutives à des moments de folie et de tragédie comme cet attentat odieux et lâche commis dans le quartier du Bataclan à Paris.

Je vais donc essayer de vous expliquer comment dire et quoi dire à vos enfants à propos de ces attentats, mais aussi quel comportement adopter face à la peur d’être victime d’un attentat ou que l’un de vos proches soit victime d’attentats.

Quelle vision vos enfants ont-ils du monde qui les entoure

Bien sur, vos enfants ont des émotions que non seulement ils ressentent chaque jour mais qui dépendent et se construisent au fur et à mesure des inter relations entre eux et vous, comme entre les autres et eux. Ces émotions les invitent à constamment s’ajuster à ce qu’ils comprennent quant à ce que l’on attend d’eux, en termes de comportements sociaux, affectifs, scolaires, etc. Ces mêmes émotions leur font vivre des expériences à propos desquelles ils vont s’affirmer, prendre des risques ou non, ou encore inhiber leur comportement réponse.

Il va de soi que vos enfants, tout comme vous, ne vont avoir de cesse de réagir par rapport à ce qu’ils comprennent d’une information quant à la façon de la gérer, de l’administrer et quant à la façon dont ils comprennent que leurs réactions ont comme effet sur les autres. Ainsi, vos enfants ne réagiront pas de la même façon si c’est vous qui êtes présent, si ce sont des camarades ou des enseignants. Vos enfants réagiront donc, aussi, en fonction de ce qu’ils savent que les adultes attendent d’eux.

Cet ensemble d’inter actions quasi constante va paramétrer la vision que votre enfant a du monde qui l’entoure. Cette même vision des choses, la relation à ce qui entoure votre enfant dans tous les domaines de sa vie, sera aussi conditionnée en fonction des émotions qu’ils perçoivent chez vous, donc de votre propre réaction au monde. De fait, c’est en fonction de ce que vos enfants comprennent de vos réactions par rapport aux récents attentats de ce 13 novembre 2015 à Paris qu’ils vont réagir d’une façon ou d’une autre.

Et c’est toujours en fonction de vos réactions, mais aussi de l’âge de vos enfants, comme aux circonstances et à vous même, qu’il va vous falloir vous adapter à eux pour envisager de verbaliser autour de ces récent attentats. De fait, il vous faudra non seulement exprimer vos émotions mais aussi faciliter celles de vos enfants et réguler votre système familial de sorte à ce que les non dits soient moindres et les peurs mieux appréhendées. Facile à dire mais comment faire?

Attentats du 13 novembre 2015 – Comment en parler à vos enfants

Il est important de parler avec vos enfants de toutes les informations qu’ils ont reçu et perçu à propos des attentats à Paris. Ainsi, avant même de leur exprimer comment vous ressentez ces attentats, les émotions que cela suscitent en vous, il est important de leur demander ce qu’ils ont compris de cette dramatique situation et, partant,de les aider à verbaliser leur vision des choses.

A cette fin , quoi de plus simple que de poser des questions à vos enfants? Demander leur ce qu’il sont compris de la situation. Poser leur la question de savoir les images qu’il sont vu, s’ils en ont vu? Demandez leur ce que cela évoque pour eux. Demandez leur ce que, émotionnellement, ils ressentent par rapport à toutes ces images.

A chaque fois que vos enfants vont exprimer leur vision de ces attentats, reprenez chaque chose qu’ils expriment, pour recadrer par rapport  à la réalité. Si, par exemple, votre enfant dit qu’il a eu peur, ou qu’il a peur, demandez lui ce qui lui fait peur. Sont-ce les mots « attentats », « police », terroristes, « terrorisme », ou d’autres mots qu’ils prononcent qui leur font peur? En quoi cela leur fait-il peur?

En fait, ce qu’il convient de faire en pareille situation, qu’il s’agisse d’attentats ou de tout autre fait violent dont votre enfant aura été le spectateur direct ou non, c’est de l’aider à vider la poche de ces ressentis et de ses émotions. Je m’explique.

Imaginez que le images perçus par votre enfant, comme les propos que votre enfant aura entendu, se sont stockés dans une sorte de poche qui s’est considérablement remplie, voire remplie au point d’en être pleine à craquer. Quand j’écris cela, je laisse entendre que votre enfant aura perçu tout un tas de ressentis et d’informations inhabituelles et qu’il ne saura bien évidemment pas, de façon naturelle, comment les exploiter, où les classer, et comment les administrer.

Vous allez donc l’aider, progressivement, à vider cette poche, de sorte à ce que les émotions et informations reçues soient moins douloureuses et que votre enfant, en confiance et grâce à vous, puissent se sentir plus détendu face à ce qu’il recevra comme une violence, qu’elle soit ou non liée à des attentats, mais surtout comme à quelque chose de pas normal.

Pour aider à cette verbalisation – moi même, j’emploie cette technique pour apaiser les angoisses de personnes victimes d’attentats ou d’agression, c’est de la PTSD – Post Traumatic Stress Disorder -, il est important de vous adapter à votre auditoire.

Vous ne parlerez pas à un enfant de 6 ans comme à un autre de 10 ans. Vous emploierez des mots compréhensibles et vous assurerez que votre enfant comprend ce que vous lui dites. Donc, assurez vous, en lui posant des questions, qu’il comprend les informations que vous lui donnez. Dans le cas contraire, cela risque de générer plus de désordre émotionnel dont votre enfant ne saura que faire. Si votre enfant ne semble pas comprendre, re formulez votre propos jusqu’a être certain qu’il ait bien compris.

Enfin, il est aussi important que vous exprimiez votre point de vue, vos émotions, à votre enfant. Autant que faire se peut, essayez d’être honnête. Essayez d’exprimer votre angoisse tant à propos de votre perception quant à ces attentats mais aussi votre vision sociale (notion de bien et de mal – notion de légitimité ou d’illégitimité). Essayez de l’exprimer de façon simple, sans faire un cours de géo politique à votre enfant, tout en lui épargnant des discours primaires sur les religions, les différences culturelles ou les races.

Ne craignez pas non plus d’exprimer votre peur de prendre les transports ou de vous promener, tout en essayant de préciser que le danger est partout et qu’à propos d’attentats éventuels, il s’agit de fatalité à propos de laquelle vous vous sentez impuissant. Si vous même avez peur au point de vous sentir mal, n’hésitez pas à consulter. De plus, si en fonction d’activités sociales ou professionnelles, vous avez été, même indirectement, confronté à la violence de ces attentats, n’hésitez surtout pas à en parle à un professionnel. En l’espèce, je pense au personnel de la police, au personnel hospitalier, aux personnels des services d’urgence – pompiers, médecins, infirmiers, etc -. Il en va de même si l’un de vos mais ou membre de votre famille, ou une connaissance, ont été victime des odieux attentats.

En bref, essayez d’être simple, objectif et honnête et tout se passera bien. Essayez d’être simplement humain. Si, en plus, vous pouvez sécuriser vos propres émotions et préciser à votre enfant que vous l’aimez et que vous serez toujours là pour le protéger, même si vous savez que la violence du monde n’aide pas, alors tout ira bien. Votre enfant se sentira en sécurité et aura une vision du monde plus apaisée, non conflictuelle.

Frédéric Arminot

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L’angoisse d’être juré à un procès d’assises

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L’angoisse d’être juré à un procès d’assises

Juré d’assises – L’angoisse du pouvoir de juger – Pierre-Marie Abadie, sélectionné à quatre reprises pour être juré d’assises, décrit la liturgie d’un procès dans un livre témoignage captivant.

L’angoisse du juré à un procès d’assises. La démocratie veut que n’importe lequel d’entre nous puisse être convoqué pour être juré dans un procès d’assises.

En quelques jours, voire en quelques semaines, votre vie personnelle va être mise entre parenthèses et vous allez vivre une expérience qui, sans doute, va changer votre vision du monde.

Des jours ou des semaines durant, vous allez assister à des inter actions qui relèvent de la prise de pouvoir, voire, parfois, du putsch, au nom de la justice, au nom du pouvoir et de la régulation sociale.

De tels moments ne vous laisseront pas indemnes en termes d’émotions. Tout à tour, vous ferez l’objet de l’attention des juges comme des avocats lesquels, chacun leur tour, essaieront de vous attirer dans leur giron afin que vous preniez une décision qui corresponde à l’attente qu’ils nourrissent à votre endroit.

Juré à un procès d'assises - L'angoisse!

L’angoisse d’être juré à un procès aux assises

Tout au long d’un procès d’assises, de revirements de situations en basculements, vous oscillerez entre le choix de la culpabilité ou de l’innocence. Un quelques temps, vous déciderez de l’avenir d’une vie pour finir par être laissé à la vôtre une fois le procès terminé.

Votre écoute, vos convictions, vos émotions vous guideront tout au long d’un processus dont l’essentiel ne vous échappera peut-être pas, mais qui ne vous laissera jamais indifférent.

Et nul ne sera besoin d’essayer de ne pas déférer à votre convocation. Si vous ne vous répondez pas présent, vous serez à votre tour condamné. Dans tous les cas, bonjour l’angoisse.

Tranquillement chez soi, l’angoisse survient

Imaginez que vous êtes chez vous, que vous vivez votre vie et, contre toute attente, plus pré occupé par les études du petite dernier ou par le fait de savoir qui va se déclarer volontaire d’office pour faire la vaisselle, un courrier débarque dans votre vie. Vous êtes convoqué pour être juré d’assises.

Tout vous est expliqué en langage administratif, et un petit paragraphe va attirer votre attention encore plus que les autres. Alors que, pris à la fois d’une légère angoisse – la justice n’inquiète t’elle pas plus qu’elle rassure ? – vous ressentez une certaine fierté à cette convocation, il vous est précisé que vous ne pouvez surseoir à cette convocation, sous quelque prétextes fallacieux que ce soit, au risque de vous voir condamné à une peine de 3.750 € d’amende!

C’est ainsi que, nonobstant l’angoisse que vous avez ressenti avant même d’ouvrir l’enveloppe tamponnée au sceau de la république, vous en êtes quitte pour une seconde angoisse, plus existentielle celle là: « Vais-je être à la hauteur? » – « Vais-je savoir écouter, juger, prendre parti, évaluer, bref, être un juré d’assises qui fait dignement acte d’un comportement républicain et responsable?« .

Grande question à laquelle je ne saurais répondre, tout occupé à informer mon employeur de mes obligations de juré d’assises, à me préparer mentalement pour que, surtout, mon angoisse ne se voit pas ou, à tout le moins, n’obère pas mon jugement pendant le procès.

L’angoisse de ce nouveau statut, provisoire il est vrai, me fait me mettre en quête d’informations. Du net que j’interroge presque de façon compulsive, aux questions posées à mes amis, de recherches en bibliothèque en lectures diverses, j’essaie aussi de m’apprêter de sorte à avoir une tenue vestimentaire digne au sein du tribunal.

Je dois donner une image de personne sérieuse et impliquée. Il est vrai que siéger en maillot de bain ne m’offrirait pas la même crédibilité… Je n’envisage même pas de trouver des moyens pour être révoqué. Je suis à la fois excité et j’ai peur. Je suis pris dans un paradoxe.

L’envie de m’y rendre et l’envie de ne pas y être. Tout cela m’angoisse. Je vais décider, avec d’autres, de la vie et de l’avenir d’un homme ou d’une femme. Criminel présumé mais quand même. Cette charge m’incombe et son poids m’angoisse progressivement.

L’angoisse de l’engagement

Les choses doivent être faites dans les règles. Je dois non seulement apporter la ou les preuves de mon identité mais je dois aussi prêter serment. Cela signifie que dans un cérémonial dont la justice a le secret, je dois tenir engagement quant à respecter des règles. Cette solennité participe à mon angoisse. Pour une cérémonie qui n’a rien d’une communion solennelle, tout ce cérémonial m’angoisse. J’ai peur, je suis impressionné. Mais je dois me rappeler que je ne suis pas la personne mise en cause, je suis juré d’assises.

Une angoisse sourde à l’énoncé de l’affaire

Notre rôle et notre mission nous ont été expliqués. Le premier jour d’audience arrive. Je m’imprègne du décorum, de cette vision que nous avons de notre piédestal sur le este du tribunal. Ce sentiment de vouloir nous faire dominer l’ensemble de la situation. Comme si l’on voulait montrer au reste du monde que nous dominons la situation. Ce décalage dans les positionnements de chacun me semble être un choix stratégique voulu et qui me met mal à mon aise.

Les identités vérifiées, la présence de chacun validée, l’acte d’accusation est lu. Une angoisse sourde m’envahit à l’énoncé de faits sordides. Je ne suis pas au bout de mes peines et, dans l’affaire qui est jugée, rien ne nous sera épargné. Autant que je reçois comme un choc émotionnel fort toutes le précisions relatives à cette affaire criminelle. Pour être honnête, j’ai une méconnaissance totale du dossier et quand j’entends ce qui se dit, les questions du président comme les réponses de l’accusé, et les interventions des avocats de la défense comme de l’avocat général, je me demande à quoi nous servons.

Taiseux, nous n’avons aucun droit à intervenir. Et pourtant, des invraisemblances m’assaillent. Je me contente de prendre des notes et me sent seul avec mon désarroi causé par cette angoisse pénible qui semble s’immiscer en moi. Ce qu’il est en train de se jouer me dépasse.

Comment les interventions des parties de ce procès m’angoisse

Tour à tour, entre les interruptions de séances, les interventions des avocats ou celles du ministère public, sont autant de moments où vous avez l’impression d’être phagocytés. Les uns contestent les éléments à charge, les autres veulent des aveux plus forts encore. Tous veulent la même chose. Nous attirez, nous les jurés, dans leur escarcelle.

A tort ou à raison, un sentiment d’angoisse vous envahit parce que vous avez l’impression d’être sommé de choisir. L’avocat de la défense plaide au mieux des intérêts de son client, le ministère public veut sa sentence, celle de la culpabilité jugée et condamnée.

Chacun va y aller de son sentiment. Effets de manches, voix posée ou tonitruante, vous êtes habité par le doute. Qui a raison, qui a tort. Quel choix devrez vous faire pendant les délibérations? Vous ne devez en aucun cas choisir sur la foi de vos affects. Vous devez penser et réfléchir en toute objectivité. Comment agir de la sorte, vraiment, alors que vous avez l’impression que toutes les parties prenantes à ce procès tentent de vous attirer à elles?

Comment ne pas ressentir de l’angoisse à l’idée que la décision que vous prendrez en matière de culpabilité va conditionner la vie, l’avenir d’un autre humain, même si celui-ci a commis des actes odieux? Comment ne pas se sentir empreint d’angoisse à l’idée de ces vies qui basculent dans l’horreur parfois contre toute attente? Comment rester indifférent à toutes ces intimités exposées sur la place publique « au nom de la loi »?

Fin du procès – Quand le doute et l’angoisse s’installent

Le verdict a été rendu. Pendant toute cette période, il vous a été demandé de vous tenir à distance de tout élément se rapportant à l’affaire. Comme si c’était aussi simple de le faire que de le dire. Vous n’avez pas pu échapper à toutes ces actions que toutes les parties ont émises en votre direction pour vous amener à prendre une déifions conforme à ce qu’ils attendent de vous. Aucun des moments du procès ne vous aura laissé indifférent.

A aucun moment non plus, au terme de chaque journée, vous repartirez à vos activités sans être durablement affecté par ce qu’il s’est passé, par ce qu’il est entrain de se passer. A vous, les troubles de l’endormissement, les questions restées sans réponses. A vous, parfois, les angoisses nocturnes qui sont autant d’échos à vos doutes persistants. Qui a tort? Qui a raison? Quelle est mon intime conviction?

Quand tout sera terminé, le verdict rendu, vous repartirez encore plus seul que vous n’êtes arrivé. A vous les souvenirs de ces plaidoiries parfois enflammées qui, jamais, ne vous laissent indifférent. Chacune vous laissera son empreinte que vous re vivrez pour quelques temps. Ce moment, comme hors du temps, pourra vous laisser une marque telle qu’il ne sera pas impossible que vous vivrez le tout comme un traumatisme.

Vous ne sortirez pas indemne de ces émotions qui vous auront saillies tout au long de ces journées parfois si longues et terribles où l’émotion n’aura jamais laissé sa place au sordide. Votre vision de l’homme, de la société, de la justice seront marqués à jamais par ce moment suspendu. Votre vision sociale de ce monde, celui du crime, celui de la société quand elle juge, celui de la justice, celui des hommes, sera marquée à jamais.

Le temps passera, inexorablement et, parfois, des souvenirs remonteront à la surface. Dans un moment social fort, vous aurez démocratiquement participé à juger un être humain pour des faits dont la seule ré évocation vous angoisse.

A votre tour, condamné à écouter et à être imprégné d’un monde qui n’est pas le votre, vous aurez été pris de ces vertiges qui ébranlent votre vision de la société. Pour toujours. Le doute et l’angoisse faisant leur oeuvre, le temps passera, celui qui vous éloignera de ce passage dans la noirceur des hommes. Désormais, votre regard sera affecté de tout ces moments, et vous ne serez, sans doute, plus jamais le même.

Et vous le serez d’autant moins que, parfois, alors que vous aurez créé un cercle social inattendu, celui des jurés, vous serez amené à lier connaissance avec les autres jurés. Ce lien, parfois si fort, co construira un souvenir récurrent, comme une continuité du procès, comme l’entretien de cette angoisse sourde qui vous aura habité et que vous entendrez longtemps encore.

Frédéric Arminot

Angoisse existentielle – Des médicaments capables de soigner l’angoisse existentielle

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Angoisse existentielle – Des médicaments seraient capables de soigner l’angoisse existentielle

Selon une étude américaine, l’angoisse existentielle pourrait fonctionner au niveau cérébral comme la souffrance physique.

Parmi la vacherie qu’est l’angoisse, l’angoisse existentielle remporte la palme!

Interroger le sens de soi, le sens de sa vie, le sens des choses et, partant, en être retourné au point d’avoir le sentiment de ne plus rien savoir ni comprendre, telle est l’angoisse existentielle.

Dans le traitement de l’angoisse, l’angoisse existentielle m’est toujours apparue comme la plus difficile et la plus longue à traiter. Je parle de traitement et non de soigner l’angoisse, car, une fois de plus n’est pas coutume, quand vous êtes angoissé, vous n’êtes pas malade!

Dans le présent article lié à l’angoisse existentielle, je vais donc essayer de vous expliquer ce qu’est l’angoisse existentielle et, comment peut-être, les anti douleurs pourraient participer à apaiser votre angoisse.

Autant vous l’écrire tout de suite, au regard du peu d’éléments dont je dispose, je crains de ne pouvoir abonder dans le sens d’un apaisement de l’angoisse existentielle au sens où le paracétamol serait le médicament approprié. Mais, voyons cela…

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Un anti douleur soignerait l’angoisse existentielle

J’ai essayé de faire de s recherches sur le web pour trouver des éléments d’appréciation quant à cette idée, ou plutôt cette étude, qui voudrait que l’on puisse soigner ce type d’angoisse avec du paracétamol. J’ai trouvé peu de choses mais, malgré tout, quelques éléments d’appréciation.

Ainsi cette étude montre qu’après avoir administré du paracétamol à des groupes d’études et du placébo à un second groupe puis d’avoir confronté chacun de ces deux groupes à des inter actions sociales, il est apparu que l’anxiété et la façon de l’appréhender était différente. Je m’explique.

Le groupe ayant utilisé le paracétamol était plus enclin à la clémence face à des images difficiles, par exemple: choisir des sanctions pour des personnes ayant commis des actes illégaux, regarder certains types de films ou de vidéos, écrire choses émotionnellement assez noires. Le second groupe maintenait son niveau d’anxiété face à ces mêmes informations, réalistes ou non.

Cette étude postule qu’une douleur est perçue par le cerveau en cas d’anxiété. Qui écrit « douleur », dit signes physiques ou symptômes d’anxiété au sens physique. De fait, comme le paracétamol est un médicament antalgique, anti douleur, il y aurait des présomptions quant à son efficacité. Ce que souligne aussi cette étude, menée par le Département de Psychologie de l’Université de Colombie Britannique au Canada, c’est la nécessité d’investiguer plus encore pour s’assurer de cette possibilité.

En effet, il n’est pas impossible que l’angoisse existentielle participe à générer des douleurs physiques ou psychiques. Connaissant la vertu anti douleurs du paracétamol, il serait concevable qu’il agisse sur la douleur perçue, l’émotion liée à l’angoisse existentielle et, partant, l’apaise ou, à tout le moins, apaise l’anxiété correspondante.

Je ne suis pas scientifique, je suis comportementaliste. Force m’est donc de constater que ce département de psychologie précise qu’il faille faire de plus amples recherches pour s’assurer de l’objectivité de leurs recherches. De fait, prendre du paracétamol en cas d’angoisse existentielles peut être une solution, mais rien ne précise que ce soit la solution.

Partant, résoudre le problème du sens de la vie, du sens de soi, par la prise d’un médicament me semble un peu… léger.

Comment traiter l'angoisse existentielle - Angoisses et dépression

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Frédéric Arminot

Angoisse – Pourquoi les filles ont plus d’angoisse que les garçons

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Angoisse – Pourquoi les filles ont elles plus d’angoisse que les garçons

Les petites filles sont moins angoissées que les petits garçons, pourquoi est-ce que ce rapport s’inverse à l’âge adulte?

Quelqu’un dirait « tellement vrai ». Autant dans sa dimension sociale que culturelle, l’angoisse est plus présente chez les filles que chez les garçons.

Qu’est-ce qui, donc, différencie cette appréhension de l’environnement social entre les filles et les garçons? Qu’est-ce qui dans notre éducation privilégie la peur et l’angoisse chez les filles alors que cette tendance s’inverse plus tard?

Pourquoi les garçons, devenus des hommes, ou présumés tels, ressentent-ils des angoisses aussi vives? Qu’en font-ils alors qu’il est notoire que ces mêmes hommes consultent moins les psy que les femmes?

Angoisse et éducation – Quel rapport

Les filles c’est doux, c’est rose. Les filles, c’est sensible. Les garçons, c’est viril, c’est fort. Pour les uns comme pour les autres; la construction de la personnalité est différente et se crée sur la foi de vecteurs éducatifs. Les parents n’élèvent pas une fille comme ils élèvent un garçon.

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Les contres d’intérêts culturels ou sportifs ne sont pas les mêmes. Les positions sociétales de ces deux sexes ne sont pas les mêmes non plus. Les garçons sont élevés dans une pensée et une action combative où l’émotion n’a pas la place qu’elle mérite (du moins assez… souvent). Les filles elles, très jeunes, très tôt, sont versées et éduquées dans un climat où elles vont reproduire des jeux, des positionnements, qui ont plus à voir avec le rôle auquel la société les destine (épouse, mère, et pas officier d’active!). Notre société est très patriarcale, ce qui fonde la relation à l’angoisse autant chez les filles que chez les garçons.

Angoisse – Filles et garçons – Une relation très différente aux émotions

Quel garçon n’a jamais entendu, alors qu’il s’était fait mal: « Pleure pas, t’es pas une fille »? Emotionnellement, les filles ont donc des « droits » que n’ont pas les garçons. Très tôt, très jeunes, les garçons ont des devoirs, le principal étant d’assumer, de s’affirmer et non d’exprimer angoisse, peur ou tristesse. Etre une fille ouvre droit à ces émotions Etre un garçon n’ouvre droit qu’à revendiquer force et virilité. Dans les deux cas, fille ou garçon, il en va de votre positionnement au sein d’un système dument établi depuis toujours, et gare à celles et ceux qui sortent de ces schémas!

Les filles comme les garçons reproduisent donc intuitivement ce qui leur est appris en termes de comportements puisque, très tôt, les uns comme les autres comprennent ce que l’on attend d’eux. A plus forte raison quand il s’agit d’angoisse. C’est ainsi que, très tôt, les filles vivant plus la réalité de leurs émotions semblent être rapidement plus matures alors que les garçons continuent à revendiquer le territoire de leur virilité. Plus ils combattent, plus ils assoient leur autorité, mieux ils se sentent. Mais, çà va se gâter…

Angoisse – Un déterminisme comportemental

Les filles, en apprenant très tôt à vivre et exprimer leur angoisse semblent mieux disposées à les gérer par la sure, dans leur avenir tant personnel que social ou professionnel. Les garçons semblent par contre beaucoup moins programmés pour assumer leur angoisse. C’est ainsi que, très souvent, nous constatons que, lorsqu’ils sont victime d’angoisse, ils se réfugient dans l’alcool ou dans n’importe quel comportement d’évitement à tendance addictive.

Alors que ces filles devenues femmes peuvent légitimement ressentir de l’angoisse voire de l’anxiété, elles vont plus simplement consulter un psy. C’est loin d’être le cas des garçons devenus des hommes. Mais, comment savoir faire quelque chose que l’on ne vous a pas appris?

Ces enfants, ces garçons, quand ils ont appris à se comporter avec virilité en ont oublié leur affects au point de lutter contre eux. Quand la vie adulte les rattrape, avec son lot d’obligations etc de responsabilités (sociales, affectives, familiales, économiques), les voilà fortement démunis voire incapables de gérer les émotions afférentes à l’angoisse suscitée par cet environnement qui attend d’eux qu’ils soient à la hauteur.

De fait, autant les filles devenues adultes n’hésitent pas à demander de l’aide pour gérer leurs émotions quand celles-ci perturbent leur équilibre, autant les garçons, devenus hommes, versent dans la fuite, dans le déni, dans l’évitement. Ceci n’est pas une critique et n’a rien de réducteur.

Ma fonction de comportementaliste depuis plus de 20 ans m’amène à constater que les femmes sont généralement bien plus fines émotionnellement que les hommes, qu’elles assument mieux au sens où elles ont un comportement responsable quand elles sont confrontées à ces émotions. Au contraire de beaucoup d’hommes, les petites filles devenues femmes ne font pas de leur problème d’angoisse un problème de virilité. Les hommes, vraisemblablement, si! Il n’y a qu’à voir la différence de comportements es femmes par rapport aux hommes en cas de conflit.

Mais, je me garderais de toute généralité…

Source – Quand le processus d’angoisse s’inverse des filles aux garçons

Peur – La peur de devenir Manager – Comment faire

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Peur – La peur de devenir Manager – Comment faire?

Vous allez devenir manager ? Vous avez peur de coordonner une équipe plus importante ? Voici quelques pistes pour vous aider à prendre confiance en vous.

Ce qui devrait être une consécration, une promotion, peut parfois revêtir les atours d’un chemin de croix.

La peur d'être Manager - Comment y remédier

La peur d’être Manager – Comment y remédier

Quel manager oserait dire qu’il n’a jamais eu peur de manager? Qui oserait affirmer que manager est pour lui, ou pour elle, une promenade de santé et que, par conséquent, manager n’induit jamais angoisses, anxiété ou stress.

Je me souviens de ce Délégué Médical rencontré dans un TGV alors que je rentrais de déplacement.

Il m’a raconté qu’il venait d’être nommé manager d’une équipe et avait très peur de ne pas savoir faire, de ne pas être à la hauteur.

C’est une partie de son histoire que je vais vous raconter.

Je reviens de province où je suis allé animé une formation auprès de personnels confrontés à du public dans le cadre de la gestion des conflits.

Quand je m’assieds dans le train, immédiatement, je ressens que la personne qui me fait face est tendue. Je la sens préoccupée, anxieuse.

Je m’installe, sort les comptes rendus de la formation pour les lire. Tout s’est très bien passé. Les évaluations sont unanimes. Les gens sont ravis! Alors que je commence à ranger ces documents et à sortir un livre sur le comportement, je constate que mon vis à vis bouge. Il me donne l’impression qu’il veut faire quelque chose mais qu’il se retient. J’ai bien vu, par moments, qu’il jetait des coups d’oeil dans ma direction, mais qui ne fait pas çà dans le train? Toujours est-il que ce monsieur qui me semblait anxieux un peu plus tôt exprime maintenant des comportements qui s’apparente à de la peur.

Constatant qu’il a l’air de plus en plus tendu, je m’inquiète de son état émotionnel et, délibérément, lève la tête, le regarde puis lui sourit. Ça marche, il m’interpelle. Il me dit qu’il a remarqué que je lisais des documents et un livre qui semble traiter des questions de comportements. Ce à quoi je lui réponds que c’est normal puisque je suis… comportementaliste pour humain, pas pour animaux!

J’en profite pour lui demander quelle est son activité professionnelle. Il me répond qu’il est Délégué Médical enfin, plus maintenant, puisqu’il vient d’être nommé Manager. Ce qui le terrorise me précise t’il. Il s’angoisse beaucoup à l’idée de savoir comment faire, comment être. « J’ai peur de ne pas être à la hauteur » me dit-il? Ce à quoi je lui renvoie la question de savoir ce que signifie pour lui « peur de ne pas être à la hauteur« . La contextualisation démarre. Moi qui pensait faire un voyage réparateur, j’en suis pour mes frais ,mais je n’avais qu’à pas provoquer ce monsieur.

Et ce dernier de m’expliquer qu’il n’a jamais eu peur depuis qu’il exerce cette profession (10 ans) pour un laboratoire pharmaceutique. Aujourd’hui, il a peur car il connait les membres de l’équipe de délégués dont il va avoir la responsabilité. Il n’a jamais travaillé sur la déclinaison d’objectifs de vente, et n’a jamais reçu de formation de manager. Il ne sait pas s’il saura motiver ses troupes et gérer les petits tracas du quotidien de chacun des membres de son équipe. Entre les dents du petit dernier qui empêche un salarié de travailler, et le Délégué qui ne satisfait pas ses objectifs.

Je lui réponds qu’avoir peur est plutôt bon signe. En effet, c’est l’expression de son désir de bien faire. Et, plutôt que de rester tétanisé face à sa peur, il serait préférable de poser sur une feuille tous les éléments qui lui font peur. Une fois cette liste rédigée, je lui suggère, point par point, de préciser les freins et les ressources spécifiques à chaque sujet.

Ensuite, plutôt que de cultiver son angoisse, d’essayer d’identifier un ou plusieurs référents au sein du laboratoire qui l’emploie et sur lesquels il pourrait s’appuyer pour éclaircir sa situation et ses comportements à venir. Plus te temps passe, plus nous approchons de Paris, et plus son visage s’éclaire.

Je lui suggère enfin de se servir de sa peur. Ainsi, à la faveur d’une prochaine réunion, d’informer ses collaborateurs de la peur qui est la sienne. De ne surtout pas avoir peur de les informer de la façon dont il perçoit ses nouvelles responsabilités et que, ce faisant, il compte sur « ses » délégués médicaux pour l’aider et l’assister dans sa tâche comme dans la réalisation des objectifs.

Bien sur, il exprime une certaine réticence à partager la réalité de ses émotions, et surtout sa peur, aux membres de son équipe. Ce à quoi je lui oppose que cela le rendra plus humain, en plus d’être considéré comme honnête ce qui renforcera sans doute la cohésion d’équipe, en invitant chaque membre du groupe à faire acte de bonne volonté. Ce qui, soit dit en passant, lui permettra d’identifier les personnes dont le comportement nuit à la cohésion d’équipe.

Il comprend vite et bien que travailler sur l’inter collaboration est un excellent moyen de contrôler sa peur. Partant, d’arriver à créer une dynamique qui soit comme une zone de confort. Cela va délimiter le champ des compétences de chacun, les limites de chacun. Tous auront leur place. L’inter action entre chacun des membres de l’équipe soutenu par ce Manager fera le reste, soit la réalisation confortable des objectifs.

Un peu avant d’arriver à Paris, je lui précise qu’une fois en fonction, et si sa peur est toujours présente, voire handicapante, il peut faire le choix de demander à son employeur d’être accompagné par un coach et de suivre une formation en management. Ce qu’il me répond à ce sujet me laisse pantois.

En effet, je comprends d’autant plus la peur de ce monsieur que le dit employeur semble vouloir faire l’économie de formations et de suivi de ce nouveau manager. Ce qui, je vous l’avoue, m’effare quelque peu. Pour le coup, c’est moi qui ait peur…

Source – « J’ai peur de devenir manager »

Frédéric Arminot

Angoisses – De nouvelles angoisses liées aux nouvelles technologies

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Angoisses – De nouvelles angoisses liées aux nouvelles technologies

Les nouvelles technologies nous ont libérés de certaines de nos angoisses, mais être joignable en permanence ou multiplier les contacts virtuels en ont créé d’autres. un psy analyse nos névroses numériques. Qui pourrait se targuer de n’avoir jamais connu un accès d’angoisse aiguë face aux sollicitations permanentes de son smartphone et d’Internet ?

Qui n’a jamais regardé son GSM pour voir si quelqu’un vous avait téléphoné alors que vous savez n’avoir entendu aucun appel? Qui n’a jamais ouvert puis ouvert de nouveau sa boite mail pour savoir si un message était arrivé alors que rien ne presse? Qui n’a pas passé un temps effarant à ne rien produire d’autre que de regarder sa page Facebook ou celle des autres?

Qui ne s’est pas senti angoissé parce qu’il ou elle ne recevait aucun appel ou aucun message de qui que ce soit. Qui ne s’est jamais retrouvé en plein milieu d’un passage piéton entrain de se faire klaxonner parce que vous étiez obnubilé par votre smartphone?

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Angoisses et technologies modernes de communication

L’angoisse de l’abandon a été démultiplié d’une façon très étonnante du fait du développement des nouvelles technologies. Ainsi, il existe un paradoxe époustouflant. les nouvelles technologies nous ont permis de nous rapprocher au sens du contact mais, dans le même temps, ont favorisé une sorte d’éloignement physique facteurs d’angoisses sociales.

Twitter, Facebook, mais aussi et surtout le développement de la téléphonie mobile, ont participé à ce que nous communiquions les uns avec les autres d’une façon immédiate, laquelle lève toute frustration.

Plus besoin d’attendre, plus d’angoisses quant à savoir si nous allons être ou non re contacté. La messagerie fait son oeuvre, ce qui autorise certains d’entre nous à nous pilonné de leurs appels téléphoniques sans se rendre compte pour autant qu’ils gèrent leurs frustrations en faisant de nous des victimes de leur… harcèlement. Sauf à ce que comme dirait quelqu’un de ma connaissance, je cite: « Je ne réponds pas quand on me siffle! ».

Ces angoisses de ne pouvoir participer, j’écrirais plutôt associé, à de moments de partage virtuels ou à bénéficier de « J’aime » facebookiens, renforcent un faux sentiment d’appartenance puisqu’ils n’existent que de façon virtuelle et pas nécessairement dans la réalité. Si beaucoup de gens communiquent sur les réseaux sociaux, aidés en cela par la dimension immédiatement inter active de ces logiciels de communication, il y a fort à parier que plus les gens communiquent dans cette virtualité, moins ils participent à la vie active, sous toutes ces formes, dans la réalité.

Partant, si vous n’êtes pas ou plus inscrit dans une démarche collective réelle, vous avez toutes les raisons de souffrir d’angoisses liées à votre peur, bien légitime, de ne pas être reconnu dans un monde virtuel. Et, si vous n’êtes reconnu ni dans l’un, ni dans l’autre, vous serez confronté au risque majeur que d’être confronté à vous même, dans un océan de solitude qui n’aura d’égal que l’immensité de la toile (web). Que d’angoisses en perspective.

Je vous invite à lire ce que Serge Tisseron, psychiatre, en pense.

Sourced through Scoop.it from: r-eveillez-vous.fr

Frédéric Arminot

Angoisses – La méditation pour régler ses angoisses – Ce qu’en dit Frédéric Lopez

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Angoisses – La méditation pour régler ses angoisses – Ce qu’en dit Frédéric Lopez

Les angoisses ont une source inépuisable de tourments pour beaucoup d’entre nous. Toutes et tous, nous essaierons, chacun à notre façons, d’écarter ces angoisses qui nous pourrissent la vie.

D’aucuns choisiront la méthode coué, d’autres les médicaments, d’autres encore la thérapie comportementale ou TCC, et d’autres, enfin, des techniques dites holistiques, comme la sophrologie ou la méditation comme nous l’explique Frédéric Lopez, animateur de télévision.

A l’heure où je diffuse cet article, je ne l’ai pas encore lu et ne peut donc vous dire de quoi il retourne. Mais, je vais le faire dans la journée et vous tenir informés.

Voilà, j’ai lu et euh… comment dire… il n’y a rien à en dire si ce n’est que je suis content de savoir que Frédéric Lopez aurait aimé connaitre la méditation dite de la pleine conscience – avant – et que cela lui aurait facilité ses échecs (dixit). De fait, qu’est-ce que la méditation?

Régler ses angoisses avec la médiation

La méditation aide à régler ses angoisses

La méditation est une pratique mentale ou spirituelle qui consiste à focaliser son attention sur un objet, une pensée ou soi même. L’idée de la médiation est donc se concentrer sur quelque chose et uniquement cette chose.

La méditation est pratiquée dans bien des religions tout comme dans l’univers médical, et sert à apaiser les sens de celle ou de celui qui la pratique. Son objectif est de faciliter une certaine paix intérieure, des états de conscience modifiés, par la régulation de l’activité mentale.

Les techniques de méditation varient en fonction de paramètres religieux ou spirituels. Dans tous les cas, il s’agit de méditer pour, par exemple, régler ses angoisses, donc apaiser ses émotions et en reprendre le contrôle en ayant une activité contemplative (ceci est un exemple).

En effet, la méditation, en favorisant la concentration sur un élément intérieur ou extérieur, va favoriser la dérivation mentale, c’est à dire cesser le focus sur ses angoisses (c’est toujours un exemple au cas où une personne souhaite régler ses angoisses).

En ce cas, comme dans tous les autres, il est tout à fait conseillé d’écouter une musique douce qui va favoriser l’apaisement et le lâcher prise. En vous laissant ainsi aller au gré de votre conception imaginaire ou spirituelle, en focalisant votre attention sur une chose (objet, pensée philosophique), la personne qui pratique la méditation va progressivement se laisser porter et se départir de ses tensions, ce qui va lui permettre de prendre du recul, émotionnel ou physique, et ainsi, de régler ses angoisses.

Aujourd’hui, il est acquis que la méditation (Mindfulness par exemple) favorise la santé par une meilleure hygiène mentale. Ainsi, la méditation est de plus en plus préconisée dans les cas de dépression, d’anxiété ou encore de stress.

Cependant, et à tout le moins pour la pratique que j’en ai eu il y a quelques années, si la méditation favorise un certain équilibre mental par le lâcher prise, elle ne permet pas nécessairement de régler ses angoisses. C’est du moins ce qu’il ressort de ma pratique personnelle de la méditation et de ce que m’en ont dit des patients qui la pratiquent avec assiduité.

Si je devais résumer mon approche de la méditation, je dirais qu’elle favorise le lâcher prise, permet d’objectiver par des activités mentales dérivatrices positives mais je ne la considère pas, la méditation, que comme un outil se suffisant à lui même pour régler ses angoisses. A ce titre, la méditation ne saurait être considérée comme LE seul outil pour régler ses angoisses. Il convient donc d’intégrer la médiation pour régler ses angoisses dans une démarche globale et cohérente.

Mais moi, j’écris çà, j’écris rien. Chacune et chacun fait ce qui lui semble bien par rapport à lui même. N’est-ce pas le plus important?

Source – Interview de Frédéric Lopez → www.pipole.net

Frédéric Arminot

Vaincre la peur – 5 stratégies pour vaincre la peur et l’anxiété

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Vaincre la peur – 5 stratégies pour vaincre la peur et l’anxiété

Stratégies pour vaincre la peur

Vaincre la peur grâce à 5 stratégies

Voici 5 stratégies faciles à mettre en oeuvre, qui vous permettront de réduire votre stress au quotidien.

Nous avons tous peur! Peur de l’autre, peur de choses ou d’évènements que nous ne pouvons pas contrôler. peur de ne pas être à la hauteur. Peur de nous…

Il existe des méthodes, parfois critiquables, pour vaincre la peur. Dans cet article, il nous en est proposé quelques unes que je vais me faire un plaisir de critiquer au sens de la critique constructive.

En matière de solutions pour vaincre la peur,il existe bien des solutions! Quoique… Voyons de quoi il retourne.

L’auteur fait allusion à une technique qui est celle d’imaginer le pire pour vaincre la peur. C’est une technique fort intéressante que j’utilise effectivement mais qui s’inscrit dans une démarche à la fois stratégique et brève. Je ne suis pas convaincu qu’elle puisse se satisfaire à elle même pour vaincre la peur. En effet, dans l’article concerné, il est fait allusion à un environnement professionnel qui justifie le pire par rapport à une décision à prendre. En l’espèce, il s’agit donc de faire un choix tout en essayant de se rassurer.

Ensuite, nous sommes invités à collecter toutes les informations relatives à un problème donné pour en être émotionnellement désinvesti. Je comprends ce point de vue, à ceci près qu’il me semble poser un problème. Bien qu’émotionnellement objective, cette façon d’identifier les freins et les ressources risquent, malgré tout, de vous faire passer à côté d’un élément important. Pourquoi?

Tout simplement par ce que vos émotions, que vous le vouliez ou non, vont paramétrer vos réactions (acceptation ou refus quant à l’intérêt d’un information).

Par exemple, vous risquez de minimiser ou d’aggraver un élément d’appréciation ce qui va modifier votre recensement quant à ce qui pose problème et, de fait, obérer votre façon de vaincre la peur.

Mais, je ne peux que vous suggérer d’essayer cette méthode.

Identifier les solutions une fois le problème posé induit le même problème que précédemment. En tous cas pour agir de sorte à vaincre la peur puisque c’est ce qui nous occupe. L’objectivité, même si, je vous le concède, subjectivité et objectivité sont, somme toute, relatifs. Par contre, la question que je trouve très intéressante quant aux façons de vaincre la peur est celle qui fait que l’on essaye de préciser le problème. Un problème finement contextualisé est le premier pas vers la solution, voire le plus grand pas!

Quand à la loi de la probabilité, je veux bien que, scientifiquement, cela soit appréciable. Pourtant, je ne peux pas m’empêcher de penser que cela constitue un biais subjectif, donc émotionnel. Effectivement, c’est en fonction de la vision que vous avez de la probabilité de changer un problème en solution, et donc de la façon émotionnelle dont vous allez percevoir ce changement, que vous apprécierez la probabilité positive du changement. En clair, c’est en fonction de l’émotion que suscite cette probabilité que vous ferez ou non ce changement. Donc, ce serait un biais subjectif dans votre façon de vaincre la peur.

Le seuil de déclenchement est un out intéressant qui nécessite de prendre un risque. Evaluer à partir de quand et de quelle façon, sur la foi de votre appréciation d’un certain nombre d’éléments issus du problème, ce qui va vous permettre de prendre une décision. Mais, seul l’avenir vous dira si vous avez eu raison ou tort. Des l’intervalle, il vous faudra, éventuellement, gérer votre peur après avoir essayer de vaincre la peur qui vous étreignait.

Source

Frédéric Arminot

Angoissés – Les salariés des banques de plus en plus angoissés – Les syndicats mobilisés

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Angoissés – Les salariés des banques de plus en plus angoissés – Les syndicats mobilisés

Syndicalistes mobilisés pour salariés angoissés : retrouvez l’actualité financière avec le quotidien des professionnels de la finance : L’AGEFI.

Salariés angoissés - Les syndicats alertent

Salariés angoissés dans le secteur bancaire – Les syndicats alertent

Les salariés angoissés sont légion. Les objectifs de vente sont de plus en plus irréalisables et sont à la hauteur des pertes.

Dans ce cadre, ils s’agit de salariés angoissés et qui travaillent dans le secteur… bancaire. Lequel ne jouit pas d’une image très favorable. C’est vrai qu’imputer 20€ de frais à un client pour un chèque sans provision de 14€, çà donne pas une image positive. Mais… c’est un moyen de faire de l’agent sur le dos des clients.

Ces salariés angoissés auront donc à charge, en plus du reste, de gérer les conflit. Tant avec ces mêmes clients qu’avec leur hiérarchie. Laquelle est soumise à la pression du système… bancaire pour lequel, cela va de soi, l’argent est roi.

Alors, salariés angoissés ou victimes consentantes du « veau d’or »?

Travail dans une banque – Le syndrome du veau d’or

Depuis la crise économique de 2008, il ne se passe pas un jour sans que nous entendions parler d’argent. Et, qui parle d’argent, parle des banques. Au delà des banques, de leur système ou mode de fonctionnement, il y a des femmes et des hommes. Ceux là même qui font tourner la machine. Cette machine, dite machine à cash, cash flow, et j’en passe, soutenue et encouragée. Par des êtres humains forts angoissés.

Pourquoi angoissés. Je pense que cela est du à des objectifs de réalisation de plus en plus exponentiels. A titre d’épreuve, je ne sais pas si vous y avez prêté attention mais les salariés angoissés à propos desquels les syndicats jouent les lanceurs d’alertes ont maintenant pour fonction supplémentaire de vendre… des téléphones et des abonnements téléphoniques! A quand la vente de préservatifs dans les banques?

Dans un système bancaire, tout est régit et dûment contrôlé. Chacun est à sa place. Chacun a une fonction qui est contrôlé par le péquin du dessus. Qui, lui même, est contrôlé par le péquin du dessus. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, tous ces salariés angoissés dont d’autant plus angoissés. Tout le monde a un champ de responsabilités limité contrôlé par le mec du dessus.

L’angoisse des objectifs à réaliser

Chaque personne a donc pour vocation de répondre de la satisfaction de ces objectifs. Et gare à celles et ceux qui n’y satisfont pas! C’est sans doute la raison pour laquelle beaucoup de ces salariés sont parfois si peu aimables. Ou si peu compréhensifs parce que soumis à une pression constante voire croissante.

Le fait que les syndicats nous alertent sur ces salariés angoissés me donnerait presque envie de sourire… Si cela ne correspondait pas tant à ce système libérale et capitaliste contre lequel je n’ai pas grand chose. Si ce n’est qu’il se nourrit de lui même. Et qu’il nous montre, chaque jour un peu plus, que ses appétits d’ogres nourrissent système et angoissés de toute nature.

Moralité, je n’ai pas la certitude qu’avertir que des salariés du secteur bancaire soient angoissés ait un quelconque effet. Cela ne fait qu’éclairer une situation financière et sociale plus qu’inquiétante.

J’en veux pour preuve le nombre de salariés du secteur bancaire qui me contactent parce que victime d’anxiété ou de phobies en lien avec leur domaine d’activité.

Lisez ce que dit l’AGEFI à propos de ces salariés angoissés → www.agefi.fr

Frédéric Arminot

Crise d’angoisse – 10 conseils pour gérer son stress

Crise d’angoisse – 10 conseils pour gérer son stress

10 conseils pour gérer son stress, crise d’angoisse etc… Et oui, nous en avons bien besoin, surtout en ce moment ! Venez papoter avec moi : (Je répond aux …

C‘est bien mignon… So light… Enfin, çà a le mérite d’exister hein… Enfin, bon. Elle est mignonne la miss. C’est une lycéenne qui, quand elle ne prodigue pas ses conseils de beauté et de maquillage, nous donne des conseils pour gérer le stress ou une crise d’angoisse. En plus, je ne vais pas la ramener, elle a un nombre de followers sur Page Youtube Frédéric Arminot Comportementalisteet Tweeter qui me rendrait jaloux, si je n’étais pas juste… admiratif.

Alors, que nous dit cette charmante jeune fille à propos de crise d’angoisse éventuelle. Un certain nombre de choses qui, pour le comportementaliste que je suis, m’ont souvent fait sourire. Alors, dans le désordre:

« Respirez du parfum », surtout de la lavande, quand vous êtes victime d’une crise d’angoisse. Euh oui, pourquoi pas avec un risque d’être un peu ivre si, d’aventure, la crise d’angoisse est conséquente en plus de durer et que vous inhaler beaucoup de parfum à la lavande.

« Lisez ». Bonne idée pour exercer une activité occupationnelle bien qu’il me semble difficile de se concentrer tout de go quand vous êtes prise d’une crise d’angoisse. Cependant, ce comportement peut avoir comme insigne avantage de détourner votre attention et, ainsi, de, peut-être, diminuer vos symptômes.

« Mâchez du chewing-gum ». Alors, je connais çà quand on a les oreilles bouchées, en avion par exemple, mais je ne savais pas que cela pouvait produire un effet en cas de crise d’angoisse ou pour gérer son stress. Dans la même veine, cette jeune fille vous conseille de prendre l’air, pour, dit-elle « vous oxygéner le cerveau ». Pas bête mais encore faut-il que votre crise d’angoisse ne génère pas trop d’oppression ou qu’elle n’ait pas de lien avec l’extérieur. Par exemple, une crise d’angoisse liée à une phobie sociale. Je sais que je complique mais gérer le stress peut aussi venir de cela.

Crise d'angoisse - Etude du cas de Tiphaine

Crise d’angoisse – Comment faire

« Ecoutez de la musique ». Encore une activité occupationnelle en plus du fait qu’au contraire de ce qui nous est dit, nous n’avons pas tous de la musique avec nous, bien que nous soyons dans une ère très moderne et branchée nouvelle technologie. Mais peut-être que cette vidéo et ces conseils ne s’adresse pas au vieillard que je suis… Et puis, si l’on n’a à écouter que du Alice Cooper, je ne suis pas sur que cela détende la crise d’angoisse.

« Savoir respirer ». Excellent, à ceci près que ce qui tend – un peu – c’est la respiration abdominale, encore faut-il l’avoir apprise d’une part, et ne pas trop la pratiquer de façon consécutive au risque d’avoir des vertiges par sur oxygénation.

« S’entourer des personnes ». C’est aussi une suggestion intéressante sauf à ce que ce soit les autres qui soient le facteur principal de votre crise d’angoisse. En plus, les autres, parfois, ne comprenne pas ce qui vous arrive ou n’ont aucune envie que vous leur preniez la tête avec votre problème. Et oui, ils ont les leurs de problèmes.

« Avoir des citations avec soi ». Çà, c’est la méthode Coué ou la méthode Carrefour « Je positive ». Des citations motivations nous dit-elle. Oui, mais – encore une fois, désolé -, si cela fonctionnait, çà se saurait. C’est comme essayer de se rassurer. Totalement improductif. Pensez à relire les articles que j’ai rédigé à ce propos.

« Planifiez vos activités ». Pas faux non plus, mais que faire quand vous ne réussirez pas à respecter vos propres engagements et que, en conséquence, vous vous tapez une crise d’angoisse par peur de ne pas réussir? On refait des fiches d’objectifs sur les fiches d’objectifs?

« Se dire que cela passera ». Ah, voilà! C’est comme quand cette jeune fille suggère qu’il faut accepter la crise d’angoisse. Elle a raison! Moins vous lutterez, plus vous accepterez, plus les choses vous sont faciles et plus vite s’atténuera la crise d’angoisse dont vous êtes victime.

Qui a dit que le meilleur est toujours pour la fin?

Le Programme ARtUS - Angoisse - Anxiété - Phobie - Toc

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Frédéric Arminot

Angoisse précoce – Réalité sur la pauvreté d’après le journal Libération

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Angoisse précoce – Réalité sur la pauvreté d’après le journal Libération

La peur de la misère touche 58% des enfants, selon une étude Ipsos pour le Secours populaire.

Comme disait Bruno Masure, je cite: « On vit une époque formidable! ». Travailleurs pauvres, misère sociale, manipulations économiques, 80 % des richesses mondiales dans les mains de 7% de la population mondiale.

Je ne sais pas quoi penser de tout cela, en tous cas pas de façon objective. Chaque jour recèle son lot de misères, présentées par tous les organes de presse. Radio, télévision, presse papier, internet. Les photos, ou les images, exposent un lot constant d’angoisse qui ne me laisse aucunement indiffèrent. Je pense qu’il en est de même pour vous.

Effectivement, quand je lis que plus de 58% des enfants sont touchés par la misère, ou ont peur de l’être, je me pose la question de savoir ce que fait l’état français pour réparer cet ignominie. Car, non seulement, cette angoisse précoce de la misère touche plus de la moitié de nos enfants, mais certains enfants ont pourtant un foyer, une famille, qui fait tout pour les préserver et les aimer, et pourtant. Par exemple, comment accepter et envisager qu’un enseignant, en France, soit un travailleur pauvre.

La peur de la misère en ces temps bouleversés

L’angoisse de la misère touche 58% des personnes interrogées par le Secours Populaire

Le coût de la vie, le coût de l’immobilier, sont autant de coûts qui favorisent la pauvreté et l’angoisse anticipative de cette même pauvreté. Comment ne pas ressentir d’angoisse devant des murs aussi hauts et que seul un gain massif au Loto ou à Euro millions pourrait apaiser.

En ces temps si troublés, comment ne pas craindre, comme aux Etats-Unis au moment de la crise des subprimes, de se retrouver sans rien, sans toi, sans argent, sans emploi, à vivre sous une tente, comme cette avocate américaine qui, du jour au lendemain, a tout perdu.

Comment ne pas comprendre la révolte des salariés d’Air France face à une entreprise gérée sur la foi de coûts et de revenus à propos desquels la nature humaine n’a que peu voire plus d’importance. Comment ne pas penser à l’angoisse ressentie par ces personnels qui, pour la plupart, se sentent méprisés.

La misère est à nos portes et la France étant réputée pour être la 5ème puissance industrielle au monde, il est inconcevable qu’une telle réalité perdure. Sauf à ce que je n’ai aucun sens des réalités, laisser l’angoisse de la misère s’installer dans le coeur des hommes, et à plus forte raison, celui de nos enfants, échappe à ma compréhension.

Ce qui échappe totalement à ma compréhension, c’est que cette angoisse de la misère a un coût non seulement affectif, au sens émotionnel du terme, mais aussi médical, un coût qui impact celui de la santé publique au même titre que la sécurité routière. En effet, l’angoisse récurrente chez ces personnes qui ont peur de la misère, à juste titre, est un facteur d’anxiété à propos duquel il serait envisageable d’attaquer notre société en justice au titre… du préjudice d’anxiété. Mais, je rêve. Non, je déraille!

Allez comprendre… En ce qui me concerne, j’ai arrêté d’essayer. Je constate et çà me bouleverse.

Découvrez l’article du Journal Libération sur l’angoisse précoce → www.liberation.fr

Frédéric Arminot

Psychiatrie – Un algorithme prédit les psychoses

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Psychiatrie – Un algorithme prédirait les psychoses

Un programme d’analyse linguistique parvient à détecter les risques de développer une psychose.

Oh là là… Un programme d’analyses qui détectent les risques de psychose. Cela me fait penser au nain qui voulait détecter les comportements inadaptés chez les enfants dès leur 3é année.

Et pourquoi pas un logarithme qui calculerait la vitesse du vent dans les barreaux de nos chaises? Hein, je vous l’demande!

Ce genre de données prédictives me fait toujours réagir. Pour être honnête, çà me stress un maximum. Quand l’être humain veut, à tous prix, contrôler les données de la vie, et surtout celles des autres, je suis toujours angoissé.

Psychose et psychiatrie

Psychiatrie et psychose

Parce qu’à force de toujours vouloir contrôler, les comportements d’opposition sont valorisés. C’est comme la sécurité dans son ensemble. A force de réduire le champ des libertés individuelles, on encourage la revendication légitime de cette même liberté, et cela passe par des actes violents de revendication puisque, c’est bien connu, « il n’y  a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre ».

S’il était si facile de contrôler ses émotions, peu de gens auraient des problèmes. Or, notre société, notre système, est responsable des maux de nos concitoyens. Plus le temps passe, plus je suis effaré de constater combien les êtres humains sont durablement et violemment impactés par la crise économique qui sied au monde depuis le 15 septembre 2008.

La crise économique s’est installée comme un psychose. Un truc de fond, sournois et fourbe. Prédire les psychoses à l’aide d’un algorithme me semble aussi hasardeux que prévoir les risques dans une compagnie d’assurances. A ce titre, c’est la porte ouverte à tous les délires anti humains. C’est laisser les statistiques gouverner nos vies et je ne me résous pas à l’accepter.

La psychiatrie, pourtant fortement et durablement mise en cause par beaucoup des personnes qui me consultent, en acceptant de se référer à un tel objet d’évaluation statistiques, ne se fourvoie t’elle pas, une fois de plus? Cela me fait penser aux algorithmes des moteurs de recherches sur internet avec toutes les conséquences que l’on connaît quand aux résultats viciés qui nous ont offerts, et qui ne correspondent qu’à des résultats téléguidés sur la foi d’objectifs économiques.

Et si maintenant, la psychiatrie se prend pour Google, où va t’on? Je n’ose l’imaginer.

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Frédéric Arminot

Angoisses – Vivre dans l’angoisse, le quotidien d’une femme de flic

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Vivre avec des angoisses – Le quotidien d’une femme de flic

Alors que les policiers comptent manifester leur ras-le-bol ce mercredi devant le ministère de la Justice, ils ne sont pas les seuls à exiger une meilleure considération. Leurs compagnes en pâtissent aussi au quotidien et vivent certaines angoisses. Témoignage d’une femme de flic.

Le métier de policier, ou de flic, n’est pas sans générer des angoisses au sein des familles des intéressés. Je conçois que ce métier qui relate « l’administration de la ville » ne soit pas de tout repos. Les risques sont, vraisemblablement, de plus en plus importants. Les objectifs de résultats semblent s’accroître et enfin, la police, du moins en France, ne jouit pas nécessairement d’une très bonne image.

Etre femme de flic c'est plonger dans l'angoisse

Les angoisses d’une femme de flic

De fait, les inter actions liées à ce métier de policier favorisent angoisse, et anxiété, aggravées par les relations hiérarchiques et les relations entre collègues de travail.

Maintenant, ce ne pas le seul métier au monde à être vecteur d’angoisses, que l’on soit ou pas une femme. Je fais aussi un métier générateur d’angoisses, et cela ne m’empêche pas d’être aimable.

Quand les angoisses fonctionnement dans les 2 sens

Je ne sais pas ce que je dois penser d’un tel métier, ceux inhérents à la police en général. Il y a des jours où je me demande si certaines institutions ne cherchent pas à nous manipuler en nous vendant la souffrance de certains fonctionnaires pour nous inviter à être moins réactifs.

Mais la réaction de certains de nos concitoyens n’est-elle pas à la hauteur des angoisses que certains membres de la police induisent par leur comportement puisqu’il nous faut ne pas oublier ce vieux schéma qu’est « la peur du gendarme » et ce qu’à e titre comme à celui de leurs fonctions, certains se permettent.

Alors, la police, métier difficile et vecteur d’angoisses? Sans aucun doute. Ce n’est pas une raison pour, à notre tour, en rajouter en étant irrespectueux mais ce qui doit fonctionner dans un sens doit aussi fonctionner dans l’autre…

Comme cela, peut-être les membres des forces de police seront-elles moins stressées. Encore faut-il que l’état soit le premier à respecter ses employés ce qui semble mis en cause ces derniers temps du fait de la manifestation d’aujourd’hui, mercredi 14 octobre 2015.

Y a pas de fumée sans feu. Et puis, je suis las du « Fais ce que je dis et pas ce que je fais… ». Ce doit être mon âge avancé…

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Frédéric Arminot

L’angoisse – Comment la directrice de « We love Entrepreneurs » à répondu à l’angoisse par l’action

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L’angoisse – Comment la directrice de « We love Entrepreneurs » à répondu à l’angoisse par l’action

En 2004, il fallait oser, pour se lancer dans le cash back, un concept encore peu connu et peu rassurant à l’époque. C’est pourtant dans cette aventure que s’est lancée Catherine Barba en fondant le site Cashstore.fr, qu’elle revendra au groupe Plebicom en 2010.

Tout nous invite à créer des entreprises et tout nous invite au contraire à ne pas le faire devant la somme de responsabilités, de contraintes et d’obligations afférentes à ces créations d’entreprises.

Beaucoup de gens qui n’ont jamais créé leur entreprise semblent imaginer un mode idéal fait de réussite et de pluie d’argent. Ces mêmes personnes qui imaginent une chose dont elles ignorent beaucoup n’imaginent pas l’angoisse de la ou du chef d’entreprise.

Chacun d’entre nous exprime sa réponse par rapport à l’angoisse. Certains feignent de l’ignore ce qui, je me permets de vous le rappeler, entretient ou favorise l’angoisse. D’autres s’en occupent à coups de sur activité. Ils se remplissent pour ignorer ce qu’ils vivent comme un problème voire comme une tare. D’autres encore, les moins nombreux, finissent par accorder de l’intérêt à l’angoisse u sens où ils choisissent de s’en occuper et e consulter des professionnels compétents.

Dans tous les cas, l’angoisse duchesse d’entreprise n’est pas une plaisanterie. Que ce soit en France comme dans tous les autres pays du monde, l’angoisse d’une personne qui crée son entreprise est une réalité qui, parfois, participe à l’arrêt d’une activité choisie.

L'angoisse du chef d'entreprise

Catherine Barba – « We Love Entrepreneurs »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous vivons dans une société de plus en plus contrôlée où la suspicion, voire la paranoïa administrative, le dispute à la crise économique. En effet, les employeurs ont des responsabilités de plus en plus fortes. Q’il s’agisse du Droit du Travail, de la sécurité sur le site, des obligations administratives des obligations sociales et financières, des relations avec ces charmants banquiers, tout est fait pour que le chef d’entreprise, la manager, vive dans l’angoisse.

Si l’on ajoute à cela, l’angoisse ne pas fait collecter suffisamment de chiffre d’affaires, tout est là pour générer des émotions dont l’angoisse remporte le titre de lauréat. pas d’argent, pas de C.A, pas de salaires, pas de pérennité alors que les charges courent et que tout le système s’impatiente.

Quand vous faites le choix de créer une entreprise, il est donc nécessaire, dès le départ, d’être au clair quant à l’angoisse que va sans aucun doute susciter votre activité. Comme dans tous domaines, il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus.

Le contexte économique actuel invite de plus en plus de gens, licenciés pour la plupart pour des rasons économiques, à créer leur propre emploi. Au delà du statut juridique qu’ils choisissent, ces nouveaux entrepreneurs seront très rapidement confrontés à une somme de contraintes et d’obligations qui vont mettre à mal leur désir d’affirmations leurs compétences et de réussite.

De fait, répondre à l’angoisse par l’action est une solution au stress ambiant. En tous cas, ce fut celle de Catherine Barba. Quelle a été la votre ou quelle sera la votre ou encore quelle serait la votre? Pour le savoir, le présent article nous éclaire à ce propos.

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Frédéric Arminot

Angoisse de l’entrepreneur face au droit du travail

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Angoisse du Chef d’entreprise confronté au Droit du Travail

La France est un si beau pays. Mais un pays si… compliqué. Le simple fait de penser à combien il est difficile exister dans ce pays mangoisse. Mais bon, ce n’est pas le sujet.

Au fil des années, la France, pays – patrie – des droits de l’homme s’est doté d’un système juridique qui a la réputation d’être l’un des plus vastes et compliqué qui existe. Je crois que seul le Code Civil, déjà fort compliqué en soi, est le seul à ne pas avoir beaucoup évolué depuis… Napoléon 1er.

Par contre, d’autres codes, comme le Code Pénal, ou le Code du Travail, se sont trouvés confrontés à une prise de poids importante et génératrice de complications pour les employeurs. Ces derniers, les chefs d’entreprise, souffrent non seulement d’une image assez sulfureuse, mais aussi d’un nombre de contraintes à vous dégoûter le plus tenace des entrepreneurs.

L'angoisse du chef d'entreprise face au droit du travail

Angoisses et Droit du Travail

Les obligations juridiques liées non seulement aux activités d’une entreprise elle même régies par les Conventions Collectives et par le Droit du Travail font qu’un employeur a le devoir de s’assurer, avant que de recruter du personnel, que les dispositions relatives à l’emploi sont conformes au Droit du Travail.

Non seulement, travailler en France est devenu une source d’angoisse majeure, mais, en plus, les textes juridiques afférents à l’emploi rendent plus compliqué encore quelque chose qui l’est naturellement, ou par la force des choses, beaucoup.

Devant de telles complications qui nécessitent souvent de recruter les services de professionnels du Droit (Avocat, DRH, conseils juridiques), Rober t Badinter, ancien  avocat et ancien Garde des Sceaux et Ministre de la Justice a fait des propositions.

Ces mêmes propositions ont-elles pour vocation de simplifier le Droit du Travail ou, par souci de simplification, vont-elels compliquer quelque chose qui l’est dèjà beaucoup?

C’est ce que je vous invite à découvrir dans l’interview d’Eric Verhaeghe, interviewvé sur une radio locale. Je vous invite à écouter cet interview en cliquant su le lien ci-dessous:

Gérer l’angoisse


Frédéric Arminot

Emotions – Comment la régulation des émotions façonne votre cerveau

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Emotions – Comment la régulation des émotions façonne votre cerveau

Comment réguler nos émotions

Dans des études précédentes, des chercheurs avaient montré que les personnes atteintes de troubles relatifs à l’instabilité émotionnelle ont certaines zones du cerveau moins développées que les personnes saines.

Dans une nouvelle étude, les chercheurs de l’institut de Karolinska ont montré que ces zones étaient aussi reliées à la régulation des émotions chez les personnes en bonne santé. Pour …

Ah! Ce cher cerveau. Ce sacré système nerveux central. Quelle machine époustouflante. Cet sorte d’ordinateur central où la moindre information relative à tous les domaines de notre est stockée puis exploitée avec un réflexe simple: plaisir ou douleur.

Nos émotions sont le fruit de nos expériences de vie, et conditionnent nos comportements réflexes pour fuir ou combattre.

Il y a 7 (sept) émotions différentes:

  • Joie
  • Peur
  • Tristesse
  • Dégoût
  • Honte
  • Colère
  • Culpabilité

Chacun de ces émotions s’est construite au gré de nos expériences de vie, entre 0 et 6 ans. Ainsi, en fonction de votre environnement affectif, social, culturel, de vos modes de vie, de votre éducation, de l’image que vous avez de vous, de l’image que vous avez des autres et, enfin, de la peur d’être jugé(e), vous vous êtes façonné une personnalité qui s’est inscrite de façon durable dans votre cerveau. Ce sont donc bien vos émotions qui façonnent votre cerveau.

C’est en fonction de la façon dont vous appréhendez vos émotions, en bien ou en mal, que vous allez réagir ou agir en fonction de situations données. C’est la raison pour laquelle, le plus souvent, nous disons que votre comportement est la réponse que vous formulez sur la foi de votre carte du monde, de votre vision des choses à l’appui de ce que vos émotions vous font ressentir. Ce sont donc de multiples réactions – fuite ou combat – sur la foi d’un contexte donné dans un environnement donné.

Ainsi, vous pouvez parfois être étonné de vos réactions et ne pas comprendre pourquoi vous en perdez le contrôle, pourquoi vous n’arrivez pas ou plus à maîtriser vos émotions. En effet, il se peut que vous soyez pris d’angoisse dans telle ou telle situation, ou que vous vous sentez victime d’une anxiété latente car vous n’arrivez pas à contrôler votre comportement, ou avez toutes les raisons de craindre de ne pas être à la hauteur d’une situation. En plus du fait que votre problème peut-être renforcé par la contrainte que vous vous imposez pour contrôler cette même situation.

A un instant T, vous êtes confronté à tout un tas d’informations que vous pouvez avoir de la peine à gérer. Le stress induit vous oblige, considérant votre personnalité, à comprendre et agir en fonction de ce qui vous semble bien ou mal.

Pour que vous compreniez mieux, si vous, vous allez réagir de cette façon en considérant toutes les informations conscientes ou inconscientes que votre cerveau vous amène à gérer, et la difficulté que vous éprouvez alors, dites vous qu’à l’inverse, un sociopathe ou un psychopathe n’a aucune notion de bien ou de mal.

Psychopathe ou sociopathe ne font aucune différence entre l’un et l’autre. Entre le bien et le mal. Ces personnes dangereuses, pathologiques, n’ont aucune émotion, si ce n’est celle, exclusive, de ressentir un plaisir qui leur procure des émotions qui leur renvoient d’eux l’image du pouvoir absolu, sans considérations pour autrui.

Quoiqu’il en soit, la façon qu’ont ces informations de circuler et d’être exploitées demeurent, pour une bonne partie, un mystère, même si bien des neurologues ont compris un certain nombre de choses.

Ceci amène une question. Faut-il vraiment tout comprendre pour contrôler ses émotions ou, faut-il, plus simplement, essayer de s’accepter tel que nous sommes et cesser de tout vouloir contrôler?

Nos émotions, ou l’humanité en marche…

Gérer ses émotions


Frédéric Arminot

Stress – Un salarié sur 2 malade du travail

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Stress – Un salarié sur 2 malade du travail !

TopSanté Stress : un salarié sur 2 malade du travail TopSanté Principale surprise de cette étude : près d’un salarié sur deux (46%) estime que son environnement au travail a une incidence négative sur sa santé : un chiffre qui grimpe même à 50%…

Stress au travail - 50 % de personnels en sont victimes

Si le monde du travail était un environnement épanouissant cela se saurait. Or, ce n’est pas que le travail, ou l’activité professionnelle soit dénuée de sens, c’est plutôt que l’environnement qui y correspond est facteur de troubles anxieux majeurs.

Entre les enjeux économiques, les inter actions sociales et ou affectives, les luttes de pouvoirs et de territorialité, il est vrai que le monde du travail est explosif.

Aujourd’hui, il s’agit de faire faire n’importe quoi à n’importe qui, le principal étant de toujours satisfaire les objectifs commerciaux, le fameux chiffre d’affaires.

A quel prix? Celui de la santé des hommes, comme d’habitude, celui-ci prenant de plus en plus la place d’un outil de production au détriment de son essence même.

Il est bien évidemment plus confortable de gagner sa vie conformément à vos objectifs de confort. Plus vous gagnerez, plus près de vos objectifs vous serez et plus importants seront vos stress. En effet, plus vos responsabilités seront importantes, plus votre stress ira croissant. Le problème réside dans la limite que vous vous donnez ou pas.

Certaines personnes n’en n’ont jamais assez et s’en imposent toujours plus. La peur d’échouer est donc un facteur de stress patent qui peut-être modéré – modulé – en fonction de la réussite de chacun. Mais, pour arriver à ces fins et, partant, se protéger de toute angoisse d’échouer, d’aucuns vont s’imposer des façons d’être et de faire qui vont participer à leurs stress.

Ainsi, que vous soyez juge, cadre commercial, diplôme d’HEC, chômeur, smicard ou bandit de grands chemins, ces deux derniers n’allant bien évidemment pas de pair, chaque activité aura sa dose de stress que vous saurez gérer avec plus ou moins de bonheur.

Si nous nous référons au titre de cet article, il s’agit plus vraisemblablement de personnes salariées et qui occupent différentes fonctions. Or, quels que soient les métiers exercés, je le dis, l’écris et le répète, il est particulièrement important que vous soyez au clair quant à ce que vous acceptez ou refusez. En agissant ainsi, vous vous protégerez de certains harcèlements ou de comportements victimologiques à propos desquels vous ne pourrez vous en prendre… qu’à vous même.

En effet, si vous n’êtes pas clair sur vos limites, fonctionnelles ou émotionnelles, vous vous rendez complices de ces personnes, salariées comme vous pour la plupart, qui vont abuser de votre difficulté à vous affirmer. Partant, par peur de déplaire ou d’être « puni » pour ne pas avoir attifait aux injonctions de l’autre, vous participerez donc à ce qu’il vous fasse du mal et vous utilise pour attifer ses propres objectifs et, ainsi, se faire du bien en vous faisant du mal. Ce qui participera à votre stress dont, de facto, vous serez responsable, sauf à ce que…

Le Programme ARtUS - Angoisse - Anxiété - Phobie - Toc

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Gestion du stress


Frédéric Arminot

Peur – « La sécurité engendre plus la peur que la sécurité »

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« L’hyper sécurité engendre plus de peur qu’elle ne rassure » nous explique Anne Dufourmantelle, philosophe et psychanalyste, dans le journal Libération

Pour la philosophe et psychanalyste, l’idée de «risque zéro» est un fantasme. Il faut donc se méfier de celui qui propose une totale protection. Un être autonome est moins facilement influençable qu’un individu gouverné par la peur.

Très intéressant de constater combien la paranoïa qui sied au monde moderne est un facteur aggravant. Ces réponses d’hyper sécurité en réponse au sentiment d’insécurité donnent donc des résultats inversement proportionnel à l’effet désiré ce qui n’a rien d’étonnant.

Anne Dufourmantelle - Philosophe

Anne Dufourmantelle – Psychanalyste et Philosophe

Comme à l’accoutumée, les réponses au sentiment d’insécurité sont inadaptées et ne font qu’accroître le problème. Les gens qui nous gouvernent ne feraient-ils pas mieux de s’inspirer des postulats comportementaux pour construire des réponses adaptées aux besoins et non fourbir des armes (sociales, juridiques, économiques) qui ne font qu’aggraver le problème?

Le problème de la sécurité, qu’elle soit sociale, environnementale, économique, etc. c’est un peu comme la sécurité informatique.

Plus vous développez des systèmes de sécurité qui ont pour vocation à sécuriser, à vous rassurer donc, plus vous invitez les personnes qui sont vecteurs de comportements anti sociaux ou revendicatifs violents, à déployer une ingéniosité forte pour traverser sans encombres votre barrière d’hyper sécurité.

C’est précisément ce qui existe dans le domaine informatique. A force d’être hachés, ou de craindre de l’être, bien des réseaux informatiques sont aujourd’hui hyper sécurisés. Plus nous sommes invités à sécuriser nos données plus l’on nous fait comprendre que le risque est accru que de voir nos données piratées. Ce qui bien évidemment participe à nous faire peur.

Et plus nous avons peur et plus nous hyper sécurisons ce qui aggrave notre peur initiale. Dans un autre registre, regardons certains pays sur armés au motif que l’autre est un danger en plus du fait que le droit de porter une arme soit notifié dans une constitution. Plus vous présentez l’autre et ses différences comme un ennemi potentiel, plus vous informez à propos des risques à vous confrontez à cet autre, plus vous avez peur, plus vous risquez de réagir par peur et… plus fort est le risque de tuer ou d’être tué ce qui fera peur à tous les autres.

En répondant à l’insécurité par l’hyper sécurité, le monde entier est invité à se surpasser en matière de créativité pour dépasser sa peur d’une part et, partant, à échapper à sa peur d’autre part. Comme la peur du gendarme. A force de les voir partout, on se lasse. Leur seule présence me donne un indicateur d’insécurité qui me fait réagir par peur. Peur d’être sanctionné, sans nécessairement avoir conscience de ce qui motive une sanction – en toute bonne foi -. Peur qu’il se passe quelque chose de grave et que j’ai un comportement inadapté, ce qui risque de me faire avoir un comportement inadapté tant à propos des autres qu’à mon propre sujet. En me voulant sécurisant, je deviens dangereux?

A force d’en faire trop pour pratiquer le populisme, on attise la peur et les réactions inappropriées ce qui aggrave la situation donc… la peur. Je crois que cela s’appelle un effet systémique.

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Frédéric Arminot

Crise d’angoisse – Avez-vous pensé aux méthodes naturelles ?

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Crise d’angoisse – Avez-vous pensé aux méthodes naturelles ?

Environ 5 % de la population française souffrirait de crise d’angoisse. Même si le traitement médicamenteux est souvent nécessaire et privilégié, les approches complémentaires ont un rôle à jouer.

Crise d'angoisse - Méthodes naturelles

Crise d’angoisse et méthodes naturelles

Autant l’écrire tout de suite, je ne suis pas très branché « méthodes naturelles » tant à propos de problème liées à la crise d’angoisse que d’une façon plus générale.

Pour autant, j’ai bien conscience qu’une bonne partie de la population qui souffre de crise d’angoisse se tourne vers les méthodes naturelles. Qu’il s’agisse des plantes, de différentes activités de relaxation, de la pratique du Yoga, et j’en passe, le principal n’est-il pas que vous y trouviez votre compte?

Souvent, les personnes qui me font confiance, et me confient leur accompagnement personnalisé (coaching comportemental), ont pratiqué, ou pratiquent encore, le recours à des méthodes naturelles. Et ceci, qu’ils souffrent ou non de crise d’angoisse.

Mais quel serait donc l’intérêt de telles méthodes en cas de crise d’angoisse? Je crois que la réponse est simple. La première concerne la vision des choses de la personne qui souffre de crise d’angoisse. Cette personne peut être plus attirée par des méthodes que nous offre la nature que par celles que nous offrent… les laboratoires pharmaceutiques.

La seconde peut reposer sur le fait que les médicaments ne sont pas naturels, ils sont, la plupart du temps, composés de substances synthétiques, c’est à dire industrielles et créées par l’homme pour, justement, supplanter la nature sur son propre territoire.

Il existe aussi une méthode naturelle, celle de travailler sur vos émotions, en utilisant tous les bénéfices de l’approche comportementale. Mais je ne pense pas que l’article de « Santé Magazine » fasse allusion à cette méthode naturelle là, ni à propos de potentielle crise d’angoisse, ni à un autre propos d’ailleurs.

Autre méthode naturelle en cas de crise d’angoisse, que celle qui consiste à laisser couler, à accepter l’émotion qui vous traverse, en acceptant que vous êtes impuissant à changer cela.

Encore une fois, quand nous pensons « méthodes naturelles », sans doute penses nous aux plantes, à l’herboristerie (cela me rappelle mon enfance), aux fleurs, en bref, à tout ce dont notre mode recèle et que nous n’utilisons que fort peu, à l’instar de nos méthodes de grand-mère lesquelles, je crois, n’avaient pas toujours un comportement adapté quand quelqu’un souffrait de crise d’angoisse. Mais n’était-ce pas, à cette époque, une question de culture? Et la culture, c’est naturel.

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Frédéric Arminot

Crise d’angoisse: 9 idées reçues sur ces épisodes intenses

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Crise d’angoisse: 9 idées reçues sur ces épisodes intenses – Le Huffington Post

Crise de panique

Crise d’angoisse et idées reçues

PSYCHOLOGIE – Imaginez que vous vous promenez dans la rue quand, du coin de l’œil, vous apercevez un semi-remorque qui fonce sur vous. Votre instinct prend le dessus et vous avez une poussée d’angoisse

Ce dont il s’agit en l’espèce relèverait plus de la sidération émotionnelle que de la crise d’angoisse. En effet, quand un camion de 24t ou plus vous fonce dessus, il arrive que l’on se retrouve bloqué au point de ne pouvoir réagir pour se protéger. Rien qu’à l’idée, et à ses conséquence,s je pourrais comprendre que vous fassiez une crise d’angoisse.

Je ne voudrais pas m’accrocher à l’idée de ce poids lourd fonçant sur ma petite personne, mais je crains que cet exemple ne soit pas très approprié en ce qui concerne crise d’angoisse et/ou crise de panique.

En effet, la crise d’angoisse sous tend une incapacité à appréhender soudainement une situation et, de fait, à se retrouver pris en otage de façon prétendument irrationnelle, dans une peur massive voire violente. Du coup, un peu comme sur a photo dans le présent article, c’est « je ne veux pas voir çà ou je ne peux pas voir çà ».

La difficulté en pareille situation émotionnelle, consiste à trouver un comportement adapté alors que vous êtes bouleversé. Avouez que c’est dur, sauf à ce que vous ayez appris à contrôler une crise d’angoisse de façon spécifique. Grâce à un coaching comportemental, par exemple.

Alors, des idées reçues, qui n’en n’a pas, en toute bonne foi la plupart du temps? Je pense que le pire dans ce domaine de la crise d’angoisse est d’essayer de la contrôler. Comme je l’ai souvent écrit dans le présent blog, plus vous tenterez de contrôler une crise d’angoisse, pire elle sera. Essayer de vous convaincre ou de vous rassurer participera de la même façon à maintenir cette crise d’angoisse.

S’il est vrai qu’une crise d’angoisse n’a jamais tué personne ou que, à tout le moins, personne n’est jamais mort d’une crise d’angoisse, il est compréhensible que vous ayez peur de la mort au point de consulter le service des urgences de l’hôpital le plus proche, surtout à 3H du matin… Suivez mon regard ou ma pensée…

En règle générale, ce que font les internes de garde en cas de crise d’angoisse, c’est de vous donner le petit comprimé qui va bien et de vous renvoyer chez vous. Et, si vous insistez, cela risque de se terminer par un conflit qui risque de déclencher une crise d’angoisse d’un autre type, celui où vous vous sentez compris et rejeté.

Alors, s’il y a une idée qui n’est pas reçue, mais qui est la bonne, c’est de consulter des professionnels, experts dans la résolution de crise d’angoisse mais surtout dans la neutralisation totale de crise d’angoisse! Car, oui, bien sur que c’est possible!

A bientôt peut-être?

Crise d'angoisse - Crise de panique

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Frédéric Arminot

La phobie – Un symptôme de l’angoisse

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La phobie – Symptôme d’angoisse

Définition de la phobie

Il existe des phobies à propos de tous les éléments constituant le quotidien d’un individu. Ainsi, nous pouvons considérer qu’il existe des centaines voire des milliers de symptômes qui s’apparente à la phobie.

Tout est sujet à phobie

La phobie est une réaction de peur, d‘incapacité involontaire et, partant, non contrôlée, à propos  de quelque chose qui vous effraie.

Il s’agit donc d’une impossibilité à aborder une situation ou un évènement sans crainte. Par exemple, vous pouvez avoir une phobie des araignées, une phobie des oiseaux, la phobie de l’avion, la phobie de manger des œufs, etc.

La phobie est une réaction à propos de l’idée terrifiante que vous vous faites si d’aventure, en intégrant l’objet de votre phobie, il se passait quelque chose qui vous fasse perdre le contrôle de votre vie.

A la seule éventualité de faire ce que vous redoutez de faire, vous allez être victime d’une angoisse terrible tout en essayant – au début à tout le moins – de contrôler votre émotion. Par exemple, si vous avez la phobie des oiseaux, vous allez essayer de contrôler votre phobie, votre peur – votre angoisse – en vous rapprochant de ces volatiles.

Comment vaincre une phobie

« Comment vaincre une phobie rapidement et facilement »

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C’est un acte courageux mais bien inutile qui risque de renforcer votre phobie. En effet, à la première envolée, alors que vous serez déjà tendu(e) à l’idée de ce rapprochement, vous risquez d’être victime d’une crise d’angoisse. Il en serait de même si, d’aventure, vous consommiez un plat dont vous avez toujours craint qu’il vous rende malade (phobie alimentaire).

Relation entre phobie et angoisse

La phobie n’est pas autre chose qu’un symptôme de l’angoisse! Malheureusement, la plupart du temps, les personnes victimes de phobie focalisent leur attention sur l’objet phobique et non sur les éléments qui constituent cette phobie.

Ceci a pour effet de traiter la phobie de l’avion mais… pas le problème. Le vrai problème, c’est l’angoisse.

Prenons l’exemple de quelqu’un qui a la phobie de l’avion. Depuis plusieurs années, certaines compagnies aériennes délivrent des stages au cours desquels les personnes qui souffrent de cette phobie vont essayer d’apprendre à mieux appréhender les conditions d’un vol pour avoir moins peur en cas de besoin.

La démarche est très intéressante mais peu utile. Pourquoi ?

Tout simplement parce que l’on va essayer de vous faire raisonner à propos de quelque chose qui échappe à toute intellectualisation à toute rationalisation.

De la même façon qu’il est vain et ridicule d’asséner à quelqu’un qu’il ou elle n’a aucune raison d’avoir peur en avion puisque c’est le moyen de transport le plus sur au monde.

Il est une réalité, c’est que la personne qui souffre d’une phobie, exprime sa peur et, pour la contrôler, instaure inconsciemment une phobie qui a pour vocation de la protéger de ce qui lui fait peur. De quoi a t-elle peur ?

  • Que l’avion ait un incident technique qui le fasse s’écraser ?
  • Qu’elle ait si peur qu’elle se montre dans une telle difficulté au cours du vol qu’elle pourrait en concevoir de la honte et de la culpabilité ?
  • Que l’avion s’écrase ou explose en vol ?

Peut-être est-ce tout cela et encore et sans doute bien d’autres choses. Et après ? Et bien et après, c’est précisément ce qui pré occupe considérablement la personne atteinte de phobie.

Et c’est précisément ce qui fait le lien entre la phobie et l’angoisse.

Souffrir de phobie, c’est se protéger de quelle que chose qui nous terrifie. C’est nous tenir à distance d’une situation ou d’un individu ou d’un groupe de personnes dont on a toutes les raisons de craindre qu’en leur présence, en situation, on perde la maitrise de soi.

Ainsi, et j’y reviendrais dans un prochain article, ce qui fait qu’une personne souffre de phobie c’est la crainte de ne pouvoir contrôler sa vie. Cette même personne va donc se protéger de son angoisse. Car, ce qui l’angoisse, c’est l’idée projective qu’elle se fait à propos de ce qui pourrait se passer se passer si elle est directement en proie à l’objet de sa peur mais, surtout, les conséquences que cela aura pour elle.

Dans un prochain article, je vous raconterais l’histoire d’Émilie. Une jeune femme de 25 ans, terrorisée par les pigeons de Paris comme les autres oiseaux d’ailleurs. Et vous verrez combien son angoisse résonnait à l’évocation de sa phobie.

J’en profiterais pour vous raconter comment cette jeune femme, courageusement, après un bref travail thérapeutique à mon cabinet, a pu favoriser son bien être et mettre un terme à une phobie très invalidante.


Frédéric Arminot

Harcèlement – Comment retrouver confiance en soi

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Harcèlement – Une relation destructrice – Comment retrouver estime de soi et confiance en soi

Préambule

Depuis plus de 20 ans, j’ai rencontré, et aussi essayé d’aider, bien des personnes victimes de harcèlement exercé par des personnes dont on n’eusse pu envisager qu’elles se comportent avec une telle rage, un tel comportement destructeur. Des personnes dans lesquelles les victimes n’avaient aucune raison d’avoir à craindre malveillance et volonté de détruire.

C’est sans compter sur l’art qu’ont les harceleurs, et autres pervers narcissiques, de se cacher sous des airs de respectabilité qui en disent long sur leur besoin de détruire pour conserver d’eux une image positive. Ce qui pose combien le harcèlement est une arme de destruction massive!

Dans le témoignage dont vous allez prendre connaissance, Sylvie nous explique la mise en place d’une stratégie progressive de harcèlement ourdie par une personne dont la victime était en droit d’attendre, compassion, bienveillance, empathie, amour. Son mari.

Sylvie nous explique aussi les pièges dans lesquels ne pas tomber et comment, en apprenant à s’appuyer sur les bonnes personnes comme sur elle même, elle s’est affirmée et a mis fin à une relation bourreau victime. En bref, commet elle a agi à retrouver estime de soi et confiance en soi.

Harcèlement – Une stratégie progressive

Il n’y a pas de malédiction, ni d’élection, au sens d’élu au statut de victime de harceleur à vie ou de victime désignée même si le harceleur a des proies qu’il préfère: les individus bien vivants, brillants, mais avec des failles au niveau de l’estime de soi. Les dépressifs, pas de matière pour le nourrir, les narcissiques pas d’empathie à pirater.

La relation à la base est fondée sur un immense malentendu. Imagine ton double mais … maléfique comme dans une bonne série télé canadienne, c’est le manipulateur harceleur ! Tout ton contraire mon cher original et pourtant si semblable.

Le harceleur est un opportuniste, un charognard qui fait feu des failles qu’il rencontre. Il travaille à l’instinct en renvoyant en miroir l’image d’un autre idéal. C’est pour cela je parle de double maléfique, d’ombre. C’est un véritable éblouissement.

L’autre est l’ami(e) idéal(e), un autre soi avec les mêmes valeurs, les mêmes désirs qui se collent aux tiens, s’emboîtent parfaitement. Tu aimes la campagne, il adore et rêve de s’installer dans une grange à retaper. Tu aimes marcher, c’est un randonneur hors pair. Tu apprécies le camping sauvage pour le retour à l’essentiel, tu as super baroudeur dans tes bagages ! C’est normal, il renvoie ce que tu es mais ça tu ne le sais pas, du moins pas encore.

C’est presque trop beau pour être vrai, alors le double maléfique va s’ingénier à se présenter avec des failles pour apitoyer: enfance difficile, parents maltraitants, rupture où le double a souffert, toxicomanie, tout est bon ! Et sollicitant ton côté mère Thérésa, c’est parti pour le carnaval, car ton double maléfique est un caméléon qui s’insinue peu à peu dans ta vie. Ami(e)s, famille, loisir, tout y passe.

Les petits riens peu à peu arrivent et enclenchent l’engrenage de la violence. Les premiers accrocs commencent une fois le poisson ferré, une fois qu’il a bien mordu à l’appât. Le travail de sape peut commencer. Et comme lui voit mieux que les autres, il s’attribue une expertise en matière de relations humaines. Le bal est lancé et ça tire dans tous les sens au petit plomb au départ.

Des réflexions sur vos fréquentations, forcément pas à la hauteur de votre personne. Ces mêmes fréquentations jalouses de votre réussite/couple. Votre famille qui ne vous aime pas autant que votre partenaire. Et vos loisirs, pas en rapport avec sa situation, ou ce que vous pourriez faire. Votre travail où vous êtes «petit».

D’ailleurs votre vie pourrait être mieux, car c’est «petit». Petite famille, petites origines, ect… Lui voit mieux et grand. Lui est tellement mieux et grand. Au départ, vous, positif, vous prenez cela comme le discours que vous avez eu l’habitude d’entendre depuis toujours, « c’est bien mais »…, donc une critique…positive. Voyant qu’il a prise, il accentue sa pression en la jouant double boulet.

Il traine pour aller chez vos amis pas intéressants. La randonnée ne se conçoit qu’en haute montagne alors que vous habitez en bord de mer. Les membres de votre famille ce ne sont pas des vrais français ni des vrais étrangers. Ils mangent comme au pays mais ne parlent pas la langue. Oups! L’original commence a se poser des questions et à en poser au double pour donner du sens à ce qui n’en a pas…et pas de réponses !

Souci l’original! Tu as mis le doigt dans l’engrenage, celui de la relation maudite. Il reste à ton double à t’impliquer dans un acte dans lequel tu renies tes valeurs : mensonge, vol, bon tour, en fonction de tes zones d’ombres… Quelque chose dont tu as honte, que tu n’assumes pas chez toi mais que tu fais, poussé par ton ombre maléfique.

Le pacte diabolique est scellé et le double peut commencer tranquillement à contrôler ta vie, tes pensées en se servant de cet acte fondateur, en se servant de ce que tu lui donnes sur tes envies, tes relations avec les autres, tes moments de bonheur. Du haut de l’affiche, tu as l’impression d’être tombé en bas, ce n’est que le début de la chute car l’ombre n’a pas de fond, de fin sauf ta mort symbolique et réelle.

Harcèlement – Les composantes d’une relation toxique

A ce moment de la relation, il y a deux issues possibles. Soit notre très cher et tendre ami vampire plaque tout avec pertes et fracas dans un silence glacial (rupture téléphonique/SMS ou par mail, c’est tellement élégant ! ) sur le ton dans le fond « tu n’es pas à la hauteur de mes espérances ».

Cela c’est en cas de rébellion un peu trop vive, il ne faut pas s’inquiéter. Il a déjà quelqu’un d’autre à se mettre sous la dent et joue au silence de l’incompris total, et au gentil qui veut aider la pauvre fifille égarée, éplorée, dévastée… En appuyant bien là où ça fait mal.

Autre solution. Il s’accroche à sa victime qui n’a rien compris. J’ai vécu les deux. Les effets sont aussi ravageurs niveau palette émotionnelle. Vampire est arrivé à me faire éprouver une palette de sentiments bien tapis et embusquée comme la jalousie, à l’occasion de soirées entre copines où il venait jouer son chaton persécuté pour me virer de ma propre party, jouant sur la corde du « elle est pas cool, elle boit pas, elle fume pas, elle rigole pas, comment tu peux la supporter ? ». Effet hilarant garanti sur la galerie.

J’ai trouvé le moyen de devenir amère, m’étiolant peu à peu et trouvant que le prix à payer du bonheur était bien cher, J’ai envié les copines célibataires, les « bien mariées ». J’ai eu honte de moi, de lui. Il faisait exprès d’être ridicule auprès de mes amies, de se faire bœuf devant les grenouilles pour m’humilier et me couper de mon entourage.

J’ai enragé devant les tours tordus pour me cacher mes propres clefs de voiture et me faire passer pour folle. J’ai été prise d’une infinie tristesse devant le désastre et la platitude de mon existence, j’ai eu peur pour moi et pour notre enfant et enfin je me suis retrouvée complètement désespérée par cette situation, ce piège qu’il m’avait tendu et que j’avais aidé à tisser.

Une relation avec un vampire piège. Un vampire est assez malin pour piéger sa victime à son propre jeu. En effet, il m’a coupé intelligemment des autres en se servant du prétexte de n’avoir qu’une voiture pour deux pour me conduire au travail et ainsi contrôler mes déplacements et mes contacts sous prétexte de m’aider.

Le piège c’est aussi l’image du couple parfait, de la famille Ricoré construite sur rien mais qui fait illusion. Une de mes voisines trouvait que nous formions un couple formidable et que cela se voyait qu’il m’adorait….au point de pouvoir hurler des insultes non stop le dimanche après-midi jusqu’au repas du soir.

Mais ça, elle ne pouvait pas le voir, un pavillon c’est bien pratique ! Mais je ne pouvais pas casser cette jolie image. J’ai participé à ce mensonge. Et puis lâcher le vampire pour aller où ? Et comment ? Vampire m’a tellement épuisé que j’étais incapable d’envisager de louer un camion et de mettre mes affaires dedans.

Cette sensation de piège entraîne des réponses inadaptées. Les tentatives d’affirmation de soi tombent rapidement à l’eau devant l’inertie du vampire et ses promesses jamais tenues. Les tentatives de retrouver un peu de confiance en soi ont été systématiquement sabotées par des mises en danger volontaire. Conduite dangereuse pour bien montrer que si je l’ouvrais, il pouvait nous envoyer dans le fossé tous les trois rien à faire…

Mais un vampire ne se fait jamais mal, ça je ne le savais pas. Etre piégée à ce point, devoir supporter les réflexions, l’isolement, la fatigue, la saturation de mon espace mental par son bavardage, sa télé ou sa musique, entraîne un état de sidération. Dès que j’étais avec lui, j’étais incapable d’agir normalement, sans être stressée.

Lors d’une visite à la PMI avec notre fils, il m’avait tellement stressé que je n’avais pas été capable de défaire les boutons de sa veste, et lui, grand seigneur, avait pris les choses en main montrant à l’éducatrice et au médecin combien j’étais incompétente, et combien lui l’était pour s’occuper de notre fils alors que c’était moi qui m’en occupais tous les matins avant de partir au travail. Lui ne travaillait pas.

Cet état de sidération se transformait parfois en violence verbale contre lui, ce qui lui permettait de justifier la sienne, et en violence contre moi-même. J’étouffais ma rage sous la nourriture.

Piège et sidération eurent des conséquences sur ma santé, mon humeur et la vie sociale. J’ai pris beaucoup de poids. Je me suis retrouvée à avoir un début de syndrome métabolique, une fatigue chronique, ne plus avoir assez d’énergie pour maintenir une activité physique pour réduire le stress.

De toute façon chaque fois que je me laissais du temps, j’avais droit à un retour de bâton fracassant du style :« ça va se promener mais ça ne fait pas son boulot ». Je suis plutôt d’une humeur assez optimiste. Je suis toujours contente quelque soit le temps ou la situation. J’ai tendance à toujours trouver des solutions à tous mes problèmes sans me tracasser. Je ne me laisse pas souvent déborder par mes émotions. Je suis dotée d’une curiosité et d’un appétit de nouvelles expériences assez conséquent.

Parfois, je fais le bel esprit en maniant sans méchanceté l’ironie quand quelque chose me déplaît. De cette personne assez drôle et curieuse, je me suis transformée en loque triste, se noyant dans un verre d’eau grincheuse, geignarde et critique. Au niveau vie sociale, avant de connaître vampire, j’avais de nombreuses activités qui me comblaient largement et là, plus rien. Il occupait mon esprit et mon espace, et il y avait déjà assez peu de place pour notre enfant. Alors le reste est allé se ranger au bureau des souvenirs.

Quant à ma vie professionnelle, j’y ai déployé une énergie…qui compensait largement l’image de bonne à rien stupide qu’il m’avait collé. Le plus drôle est qu’il se servait de mon passé, de mes anciennes activités sociales et de mes réussites au travail pour s’en attribuer les mérites et me rabaisser !

Harcèlement – L’opposition progressive

Elle naît d’un déclic. Pour moi ce fut une phrase prononcé le lendemain du décès de mon père. Un copié collé d’une autre entendue quelques années auparavant. J’ai compris ce que j’avais devant moi, qu’il ne pouvait changer. J’ai eu la mauvaise idée de vouloir partir peu de temps après, sans aucune préparation. Quand un vampire sent que sa proie le lâche et le démasque, cela devient un combat à mort dont il est impossible de sortir vainqueur car les règles du jeu sont truquées dès le départ.

Une opposition frontale avec le vampire est fatale. Il faut donc s’armer et solidement. Cela commence par de très bonnes bases théoriques sur sa nature. Les livres de Marie-France Hirigoyen sur le harcèlement sont très biens. Ils demandent un approfondissement sur le fonctionnement du vampire et donc pour pouvoir élaborer des stratégies de départ qui évite ce que j’ai connu. Quatre années de descente aux enfers ponctuées de répit juste assez pour me sortir la tête hors de l’eau pour pouvoir à nouveau recommencer à me détruire.

Les livres de Christel Petitcollin sont très utiles pour préparer matériellement son «évasion» en toute discrétion et protéger les enfants. Il est utile de contacter un avocat pour l’aspect matériel car les vampires sont capables de tout, y compris de demander une prestation compensatoire pour avoir conduit tous les jours votre enfant chez la nounou !

Le mien a fait magistralement son travail de tampon entre le vampire, son avocate et moi, et a été très patient pour l’expliquer les aspects « jeu » de la procédure, à savoir le report d’audience, un classique pour mettre la pression.

C’est quelqu’un qui amène aussi beaucoup de réalité dans une situation où le discours toxique du vampire prime et brouille tout. Un bon psychologue est nécessaire. Pas forcément pour entamer un travail de fond dans un premier temps, mais pour se donner un espace de liberté, une validation externe du vécu comme étant anormal et se réaffirmer en tant que personne.

J’en ai essayé trois. La première, une madame Yaka Faucon que j’ai fui assez vite. Pour elle tout est facile, de son point de vue certainement. Du mien, j’ai fait comme j’ai pu. La seconde ne m’a rien appris que je ne savais déjà et m’a conseillé de piéger mon vampire en provoquant ses violences. Problème: un vampire ne se piège pas facilement dans son jeu, et n’est violent que pour instiller la peur.

En général il ne laisse pas trop de traces physiques ! Le troisième s’est avéré le bon. J’ai fait équipe avec. Il m’a fait redécouvrir les ressources que j’avais en moi. Donc il faut prendre son temps pour trouver la personne qui ne juge pas, qui a assez d’empathie et de connaissances pour comprendre vos problèmes et qui va vous aider en vous redonner de l’épaisseur face au trou qui engloutit sur son passage.

Comment fuir le harcèlement et se re construire

Ce qui est important pour tenir durant cette phase est de changer son hygiène de vie. Une activité physique régulière. Pour moi ce fut aller au travail à vélo. Cela permet de redonner une certaine résistance physique qui sera utile par la suite et surtout un espace à soi.

Une alimentation équilibrée n’est pas de trop pour compenser les effets négatifs du stress ainsi qu’apprendre à méditer. Les livres de Bob Stalh, sont excellents. Un travail sur le corps est nécessaire aussi pour se le ré approprier, car un vampire possède des objets, et j’ai fait parti de sa collection. Redécouvrir que je pouvais avoir des sensations et des émotions propres. Pas quelque chose de plaqué par mon trou noir sur ma personne. Ce fut une source d’étonnement et de plaisirs immenses. Cela passe par tout simplement des bains chauds avec tout ce qui peut sentir bon. Le reste est expliqué dans les livres.

Cette transformation radicale de ma façon d’être, à savoir m’aimer comme je suis, avoir mes émotions, ne plus être agressée par les émotions ou les actes de mon vampire m’ont permis de le quitter.

Cette transformation radicale a eu des effets très positif sur ma façon d’envisager mon travail. Plus besoin de me noyer dans les projets pour me prouver que je vaux quelque chose. Maintenant, quand je fais quelque chose, c’est soit que c’est dans les contraintes de mon travail, ou parce que je l’ai choisi mais je ne me le suis pas imposé. C’est confortable.

Avec mes collègues, j’ai gagné en tranquillité. Comme l’opinion de radio-couloir m’importe peu, cela me permet de ne plus perdre de temps dans l’interprétation des faits et dits des nuisibles, et de valoriser mon travail à la hauteur de ce que je fais.

Cela m’a aussi permis d’alléger mes relations avec des collègues pénibles sans me focaliser sur les difficultés relationnelles et, quand elles apparaissent, de traiter directement le problème avec la personne concernée en affirmant mon bon droit sans entrer dans le conflit.

Au niveau de l’éducation de mon fils, j’étais déjà tolérante, je le suis devenu plus. J’ai changé ma position vis à vis de lui en reconnaissant clairement que nous apprenions autant l’un de l’autre. Lui m’a appris à m’affirmer et à tenir tête pour défendre ce que je crois juste et je lui apprends à s’aimer comme il est. Je ne n’ai plus peur de lui dire que, parfois, je fais des erreurs, que je ne suis pas parfaite mais que je n’essaie pas. Je fais, et je fais au mieux en fonction de la situation.

Ma vision des choses a radicalement changé. J’ai appris à pardonner aux autres, c’est facile, à soi, ça l’est beaucoup moins. J’ai appris à m’attacher moins aux paroles et aux actes et à être compatissante envers les personnes difficiles. Ce sont elles les plus à plaindre. Elles se coupent de tout. J’ai appris à ne plus avoir peur d’être seule, à ne plus avoir peur des autres, à ne plus avoir besoin de me prouver quoi que ce soit.

J’ai repris mon chemin d’évolution tout en abandonnant tout le savoir que j’avais et la satisfaction que je pouvais en tirer. Il ne m ‘a pas servi à grand-chose dans la solution de mon problème.

Prendre le chemin de cette autonomie ne fut pas évident. Cela m’a demandé un ré examen douloureux de mes relations, de mes faiblesses, de mes fragilités, de la part sombre de ma personne, de ce que j’aurai voulu être ou de ce que je n’assumais pas.

Les livres d’Eva Arkady m’ont beaucoup aidé ainsi que certaines personnes rencontrées qui m’ont obligé à me poser les bonnes questions. Pour d’autres, cela n’allait pas assez vite. Il fallait passer à autre chose et puis c’est tout pas de quoi fouetter un chat.

Pour les services sociaux, le pardon à soi, aux autres, et la compassion étaient difficilement concevables. Leur méconnaissance de la psychologie du vampire les ont amené à commettre des erreurs dont l’issu aurait pu être bien pire qu’une porte brisée un jour de réveillon.

Les services d’aide aux victimes ne sont pas toujours aidant. C’est bien de se voir reconnue comme victime. Pour pouvoir se reconstruire, il faut sortir de ce statut sinon la porte reste ouverte pour le prochain vampire qui passera.

C’est ce qui m’est arrivé avec le premier. Parfois, ils sont maltraitants en faisant ressasser en boucle le récit des violences, en plaquant des jugements, ou en obligeant la victime à se faire prendre en charge même si elle ne le désire pas.

Enfin, devenir autonome et acteur de sa propre reconstruction, et de sa vie, ne plaît à tout le monde. Les «sauveurs» n’y trouvent plus leur compte, ni les victimes et persécuteurs de service. Ce que ne comprennent pas la plupart des intervenants est que ce chemin qui se découvre, c’est celui de la liberté à conquérir et à construire. C’est l’accomplissement de la légende personnelle de chacun. C’est le travail d’une vie. Cela ne cadre pas trop avec notre société de consommation, vite une envie, vite consommée, vite jetée et hop!, une nouvelle envie.

Ce témoignage m’a re mémoré la citation suivante de Pierre de Ronsard:

Vivez si m’en croyez, n’attendez à demain. Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie.”

J’exprime toute ma reconnaissance à Sylvie pour avoir accepté de me permettre de publier son témoignage sur mon blog.

Angoisses et dépression - Deux conséquences du harcèlement

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Frédéric Arminot

Confiance en soi – Retour en enfance

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Confiance en soi – Qu’est-ce que cela signifie comme comportement

Vaste sujet que celui de la confiance en soi…

La confiance en soi signifie qu’avec soi, comme à son propre propos, on se sent en sécurité. La confiance en soi repose sur les éléments suivants :

  • Image positive de soi
  • Estime de soi
  • Capacité à s’affirmer
  • Capacité à prendre des risques
  • Capacité à gérer les conflits
  • Capacité à valoriser ses propres échecs
  • Notion de ses propres limites
  • Autonomie

Bien sur, la confiance en soi va de pair avec le développement personnel.

La confiance en soi, ça veut dire quoi

Le plus simple pour expliquer la confiance en soi, n’est-il pas de prendre un exemple ? Je vais donc me référer au cas d’un patient qui est venu me consulter il y a près de 8 à 9 mois. Appelons le Bertrand.

Confiance en soi - DéfinitionBertrand a 24 ans. Il est étudiant en finances et se destine à des fonctions d’analyste financier. Il m’explique avoir des  amis, une compagne – avec laquelle la relation est plutôt pénible et insécure -, peu de loisirs, et beaucoup de travail. En bref, il m’expose une vie que semble avoir de plus en plus de jeunes de son âge, sans difficultés particulières. Il boit peu d’alcool, n’est pas un habitué des binge drinking, ne consomme pas de stupéfiants.

Il est le fils ainé d’une fratrie de 3 enfants. Ses parents sont cadres supérieurs. Il n’a pas été martyrisé, ni frappé, ni dans son enfance, ni plus tard. Il n’a jamais eu de problèmes avec la police ou la justice. Ses études se déroulent d’une façon qu’il qualifie lui même de « molle ». Il les suit sans enthousiasme. Mieux vaut faire cela même que de ne pas faire d’études du tout. Bien, et alors ?

Alors, Bertrand m’explique qu’il manque de confiance en soi. Je lui demande de m’expliquer ce que, à son sens, manquer de confiance en soi, signifie. Je lui demande de me donner un exemple.

Et Bertrand, de me raconter la chose suivante. Dans le cadre de ses études, il est amené à faire des stages. Vous savez, ces fameux stages professionnels de type franco français. Ces stages non ou mal rémunérés, où vous apprenez peu voire rien, en plus d’y être souvent maltraité d’une façon ignominieuse. Enfin si, vous apprenez à vous servir de la photocopieuse… Excusez moi, je m’égare…

Au cours de ses stages, Bertrand est amené à étudier des cas financiers (stratégies d’investissements) et à rédiger des analyses à destination des associés du cabinet dans lequel il se trouve.

Bertrand est très attaché tant à la forme qu’au fond des analyses qu’il commet et remet à son employeur. A ce titre, Bertrand s’est rendu compte combien il était angoissé à propos de son travail ce qui participe à altérer sa confiance en soi, sa maitrise de soi.

Il craint que ses analyses soient critiquées. Que ce qu’il écrit soit critiquable. Il n’a de cesse de faire des comparaisons entre les autres et lui. Il se trouve besogneux, ce qui n’arrange rien, il est vrai, en matière e confiance en soi. Il met beaucoup de temps à rédiger. N’envisage pas une seule seconde de rendre une étude qui ne serait pas parfaite. Mais où s’arrête la perfection, lui demandais-je ? Il ne sait pas me répondre.

Il lit et relit toujours ce qu’il écrit. A peine écrit-il une ébauche d’étude, n’a de cesse de lire et relire d’autres études pour étayer son compte rendu. Il a le sentiment que son employeur et ses associés ne lui disent rien quant au travail qu’il fait parce que cela ne vaut sans doute pas grand chose à leurs yeux. Bertrand pense qu’ils pensent – ses employeurs – que peu importe, Bertrand ne fait qu’un stage. La perception qu’à Bertrand de cet environnement ne participe pas à cultiver chez lui sa confiance en soi.

A un moment, j’interromps Bertrand. Je lui demande ce qu’il fait pour se rassurer, lui qui semble en plein stress. D’ailleurs, je le trouve fatigué (il est pâle comme un linge). Je le lui dis.

Il me répond qu’il a du mal à s’endormir et… à dormir aussi. Il répond à ma question que, comme il n’est jamais sur de lui, comme il n’a pas confiance en soi, il essaye de parfaire son travail. Il passe des heures sur un mot, un chiffre, une phrase.

Tout à satisfaire ce problème de confiance en soi, il me dit observer les autres, qu’ils soient stagiaires ou titulaires. Il trouve qu’ils vont beaucoup plus vite que lui. Qu’ils semblent plus détendus. Qu’ils sont professionnellement meilleurs. Ce à quoi je ne peux m’empêcher de lui répondre que le bonheur chez les autres, vu de dos, c’est toujours très bien!

Tout d’un coup, ce Bertrand qui m’expliquait tout à l’heure combien avec force que ses études et cet emploi d’analyste financier à venir ne l’excitaient guère, me précise que, pour autant, ce job à venir est source de gros revenus et d’un statut social fort. Je lui demande de m’expliquer en quoi cela est si important pour lui qui semble se faire si mal à ce propos. Exercer ce métier pourrait-il participer à ce qu’il bénéficie d’un « taux » de confiance en soi suffisant?

Et nous arrivons, si ce n’est au cœur du problème de confiance en soi, à tout le moins à sa genèse. A sa source.

Enfant, Bertrand n’était pas très beau. Il portait des lunettes, se sentait maladroit à tendance asociale. Toujours d’après lui. Bertrand faisait l’objet de moqueries de la part de ses camarades de classe lesquels, dit-il, réussissaient mieux que lui en s’investissant moins.

Bertrand essayait de s’affirmer auprès de ses camarades moqueurs mais, plus il essayait, plus il enrichissait le comportement de ces élèves. En autres joyeusetés, ils lui tapaient dessus sans  retenue, lui chipaient ses lunettes, lui demandaient des services sans contreparties.

Bertrand essayait de s’affirmer mais n’était pas convaincu lui même de l’intérêt de dire non Il s’abritait derrière un certain mépris à leur égard ce qui n’avait pas l’air d’affecter les intéressés.

Il était d’autant moins convaincu de la nécessité de dire « non » et, partant, d’aborder les conflits d’une façon plus constructive donc plus objective, que, chez lui, dans sa propre maison, ses parents n’étaient pas des communicants. Dans ces conditions, la difficulté d’avoir confiance en soi semble évidente.

Ses parents ne lui renvoyaient jamais de lui une image positive, ni négative d’ailleurs. Ils ne l’encourageaient pas, ni lui ni leurs autres enfants.

Ses parents étaient des gens discrets qui cherchaient par dessus tout à éviter tout conflit. Ils exigeaient que leurs enfants aient un comportement social irréprochable dussent-ils souffrir de leurs propres silences. « Mon dieu, que les gens pourraient-ils penser? ». En matière de confiance en soi, cela ne vous rappelle rien?

En un mot comme en cent, dans la famille de Bertrand, comme dans beaucoup de familles, l’émotion n’avait pas sa place. De facto, mon patient se sentait interdit d’exprimer quelque opposition que ce soit. Il craignait tellement la désapprobation familiale qu’il faisait tout pour être apprécié, aimé, même en silence.

Voilà donc le problème de mon patient. Il semble ne pas avoir confiance en soi car la seule idée de mal faire, ou de mal dire lui procure des angoisses. Il a peur de déplaire et, ainsi de ne pas être, ou de ne plus être aimé. Quel est l’intérêt de demander aux autres de nous aimer alors que nous n’arrivons pas à nous aimer nous même?

En conséquence de quoi, Bertrand ne réagit qu’en fonction de ce qu’il pense de ce que les autres pensent, alors que ce même Bertrand n’a jamais demandé aux intéressés ce qu’ils pensaient de lui. Le seul souvenir traumatique de Bertrand c’est son enfance. Et en matière de confiance en soi, ce marqueur est d’importance.

Depuis lors, Bertrand veut obtenir respect et affirmation de soi en utilisant un moteur. Ce moteur, ce sont ces études qu’il suit sans enthousiasme mais à propos desquelles il pense qu’une fois terminées, elles lui procureront un statut social et financier qui forcera le respect et lui donnera confiance en lui.

J’arrête là pour aujourd’hui. Mais, que comprendre de l’exemple de ce patient qui, aujourd’hui, à l’aide d’exercices simples, va beaucoup mieux et à appris à lâcher prise et à avoir confiance en soi ?

Le manque de confiance en soi

L’histoire ce patient montre bien qu’il n’y pas d’autonomie chez ce jeune homme au sens où il poursuit une chimère. Celle d’obtenir la confiance en soi par le respect généré, à son sens, par l’argent et le statut social.

Ce jeune homme a tellement peur de ne pas arriver à satisfaire son objectif de confiance en soi qu’il ne s’affirme pas quand son employeur, d’autres stagiaires ou sa compagne le malmènent. Il encaisse, en essayant de toujours faire bonne figure. Pour autant, s’il encaisse sans broncher, il est victime d’un stress et d’angoisses conséquentes au point que son équilibre personnel en est affecté (cf. troubles du sommeil). Ce jeune homme donc, ne veut prendre aucun risque.

Il n’envisage pas une seule seconde les conséquences de ces troubles anxieux sur son développement personnel.

Pourtant, il se met en danger en réagissant comme il le fait ; en quêtant la perfection. Il se met en danger parce qu’il ne prend pas en compte ses affects. Quoi qu’il souffre, il continue. Un peu comme si il avait une maladie grave et s’emploie à se convaincre que tout va bien…

Manque de confiance en soiOr, l’idée d’échouer dans sa quête lui est insupportable. Et pourtant. Bertrand reconnaît que ce qu’il fait depuis des années, lui procure un résultat inversement proportionnel à l’effet désiré. Plus Bertrand essaye moins cela fonctionne, plus il souffre. Mais Bertrand dit aussi qu’il fait «comme si» depuis si longtemps.

Bertrand peut-il savoir faire quelque chose qu’on ne lui a jamais appris ? Bertrand n’a pas les bases affectives requises pour bénéficier d’un minimum vital de confiance en soi. Et, pour avoir confiance en soi, Bertrand va donc apprendre  à se défaire de liens qui l’empêchent de prendre son envol. Qui l’empêchent de trouver sa liberté.

Pour avoir confiance en soi, Bertrand va apprendre à lâcher prise, à lâcher le contrôle de ses émotions. Il a compris que plus il contrôlait son comportement, moins il contrôlait sa vie. Bertrand va apprendre à exprimer et vivre tout ce qu’il retient captif à l’intérieur de lui même et qui l’intoxique tant. Bertrand va apprendre à avoir confiance en soi en arrêtant, progressivement, de jouer un rôle.

En prenant ce risque, en s’affirmant, d’abord vis à vis de lui même, puis à l’endroit des autres, Bertrand va apprendre à vivre et exister de façon autonome. Il va mettre un terme aux angoisses comme à l’anxiété qui le taraudent et ne va plus avoir peur de mal faire.

En peu de temps, Bertrand va apprendre et comprendre que : «l’échec est le début de la réussite» (prochainement, j’écrirais un article à ce propos).

P.S: cet exercice fonctionne aussi très bien en cas de crise d angoisse

Frédéric Arminot

L’angoisse nocturne: Définition de l’angoisse nocturne et traitement des angoisses nocturnes

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L’angoisse nocturne – Définition – Symptômes

Définition de l’angoisse nocturne

Rien de plus dramatiquement simple. Quoique… Qui dit angoisse nocturne dit, bien évidemment, angoisses la nuit. C’est à dire quand il est temps de dormir, de se reposer, de relâcher la pression de la journée grâce à un alanguissement du corps et de l’esprit.

C’est d’ailleurs au cours de ces nuits qui se veulent « réparatrices » que le cerveau classe toutes les informations accumulées tout au long de la journée. Le cerveau les classe par ordre d’importance, par thème. En bref, le cerveau comme le corps ont besoin de nos nuits de sommeil pour se réguler d’une part et recharger leurs batteries pour être d’attaque le lendemain. Il ne fait donc pas bon de souffrir d’angoisse nocturne.

L’angoisse nocturne est donc caractérisée par ce moment où le corps et l’esprit se relâchent, s’abandonnent. Moment au cours duquel, plus rien ne nous appartient. C’est un moment nécessaire pour ne pas écrire vital. Nous avons toutes et tous besoin de sommeil. A ce propos, les tortionnaires de tous pays savent utiliser le manque de sommeil comme un instrument de torture.

Au début de cet article, j’ai écrit angoisses… la nuit. Ce n’est pas tout à fait exact. L angoisse nocturne ou les angoisses nocturnes se manifestent dans les premiers instants du sommeil. Peu de temps après les premiers moments de notre endormissement. Ce moment où le corps et l’esprit ont trouvé le cycle de sorte à ce que nous puissions nous relâcher pour être reposé le lendemain.

C’est sans aucun doute le moment le plus important de notre phase de sommeil. C’est la raison pour laquelle les symptômes d’angoisse nocturne sont à la fois simples et spécifiques au sens où ils n’apparaissent pas à tous moments durant votre nuit de sommeil.

Les symptômes de l’angoisse nocturne

Imaginez que vous êtes allongé(e) depuis quelque temps déjà. Je préciserais depuis quelques minutes et non pas des heures. Vous sentez votre corps s’alanguir, votre esprit se relâcher. Vous vous sentez bien. Du moins, vous le croyez. Car il va se passer quelque chose. Quelque chose que vous avez sans doute déjà subi. Voire quelque chose que vous redoutez. Vous l’avez même redouté avant d’aller vous coucher. Vous êtes vaguement angoissé, une angoisse diffuse. Une angoisse nocturne ? Vous pouvez craindre d’être de nouveau victime de troubles de l’endormissement ou de trouble du sommeil.

Malgré votre crainte d’une angoisse nocturne, vous allez vous coucher. Stratégiquement, vous retardez le plus possible le moment où vous allez dormir. Histoire d’être bien fatigué(e) et vous rassurer quant à votre endormissement. C’est fin mais… inutile! Vous ne rêvez pas ! Vous êtes bien victime d’angoisse nocturne !

L'angoisse nocturne symptomesCouché donc, vous sentez le sommeil vous prendre. Vous essayez de vous laisser aller. Puis, vous sombrez dans le sommeil sans vous en rendre compte. Votre corps se répare. En dehors de votre propre contrôle, vous laissez votre cerveau prendre les commandes.

Tout d’un coup, vous vous réveillez de façon très soudaine, très brutale. Vous avez sué – sans en être conscient -, votre cœur bat très fort, vous ressentez une oppression conséquente de la cage thoracique. Votre respiration est difficile, voire vous faites une crise de spasmophilie.

En bref, vous êtes en pleine crise d’angoisse nocturne et ce sans raison que vous puissiez identifier. Vous entrez dans une sorte de crise de panique. Vous ne comprenez pas ce qu’il se passe.

Dans les cas les plus graves, vous pouvez ressentir une angoisse de mort accompagnée du sentiment terrible de devenir fou – ou folle – et que plus rien ne vous appartient. Vous ne maitrisez plus rien et ne comprenez pas ce qu’il vous arrive. Vous êtes en dehors de la réalité tout en ayant conscience que vous êtes dans une irréalité… réveillée… Cette sensation est horrible et je ne la souhaite à personne. L’angoisse nocturne c’est aussi çà.

Dans tous les cas, hors les symptômes de l’angoisse nocturne, il n’y pas d’explications rationnelles en soi à l’angoisse nocturne. Des facteurs psychologiques comme des facteurs affectifs peuvent expliquer un certain nombre de choses au travers des différences qu’il pourrait y avoir dans l’angoisse nocturne traitement chez l’adulte ou l’angoisse nocturne chez l’enfant.

L’angoisse nocturne chez l’enfant

Un certain nombre d’enfants peuvent être victimes d’une angoisse de séparation. Séparation d’avec l’adulte, son parent. Cette angoisse peut s’exprimer au moment du coucher.

L’enfant peut craindre de se retrouver seul et, partant, va tenter de s’opposer ou de se défendre de cette angoisse de façon… sonore.

Ainsi, il avertira ses parents, lesquels reviendront. Ou pas. En fonction du comportement adopté par l’enfant et de la réponse parentale, va s’instaurer une espèce de jeu de pouvoir à propos duquel on ne sait jamais, avant, qui va « gagner ».

Si les parents sont eux mêmes angoissés, voire sur protecteurs, l’enfant fait « buvard » avec les émotions de ses parents à propos desquels l’enfant sent bien, de façon confuse, qu’eux mêmes ont peur. Comme c’est plus facile à plusieurs que seul, vous imaginez la suite.

Or, le travail d’un parent, c’est d’apprendre à son enfant à construire son autonomie sociale et affective de sorte à ce qu’il apprenne, avec le temps donc avec l’expérience, à se sécuriser et à apprendre à avoir confiance en soi, en les évènements, en ses parents. Il s’agit de gérer le phénomène d’angoisse nocturne. Le rôle éducatif des parents consiste donc à apprendre à l’enfant à s’adapter à son environnement, à la réalité.

L'angoisse nocturne enfantAutant ces grands principes liés à l’angoisse nocturne sont faciles sur le papier autant ils sont difficiles dans la réalité. C’est la raison pour laquelle, dans la relation parent-enfant, on parle de névrose d’angoisse. Et si l’on parle de névrose d’angoisse c’est bien parce-que les parents – dont j’ai le plaisir d’être – ont quelque chose à y voir. Les parents ne sont en rien coupables. Comme tous les parents, ils sont juste… responsables.

Comment voulez vous qu’un enfant ne soit pas victime d’angoisse nocturne s’il évolue dans un environnement affectif où le monde lui est présenté comme dangereux voire potentiellement mortel en permanence. Si le tout est potentiellement pressenti et présenté comme hostile ou dangereux?

Comment voulez vous qu’un enfant ne souffre pas d’angoisse nocturne s’il sent les angoisses de ses propres parents à l’idée qu’il puisse arriver quelque chose à leur progéniture?

Or, si les parents interviennent parce que leur enfant exprime fortement son angoisse nocturne, et que les parents sont eux mêmes angoissés, les angoisses des uns nourrissent les angoisses de l’autre et inversement. L’ensemble participant à créer une angoisse nocturne… familiale…

Les parents auront beau essayer de calmer leur enfant, de le rassurer, rien n’y fera si ce n’est, parfois, l’épuisement des uns ou des autres. Lequel épuisement constitue une sorte de KO qui ne garantit à personne que l’enfant ne sera pas de nouveau confronté à un réveil brutal qui risque de le confronter, de nouveau à une angoisse nocturne.

Autant pour les enfants que pour les adultes, il existe des solutions simples et comportementales à l’angoisse nocturne. Pour découvrir ces solutions… prenez rendez-vous dès maintenant!

 

Frédéric Arminot

Conflits – Pourquoi la plupart des gens ont-ils peur des conflits

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Conflits – Ce que tout le monde cherche à éviter… à tort !

Sur quels éléments reposent les conflits – Quand nous parlons de conflits, de quoi s’agit-il – Pourquoi avons nous peur des conflits – Quels liens existent-ils entre les conflits, la gestion des conflits, l’image de soi, la peur de perdre l’approbation, la confiance en soi.

Définition du conflit

Comme vous le savez peut-être, le mot conflit vient du Latin confligere. Cela signifie « heurt ». Donc, quand il y’a conflit, il y heurt entre plusieurs personnes. Ces conflits proviennent, la plupart du temps, de divergences de points de vue donc de question d’autorité, de respect et de territorialité.

Dans un conflit, il est souvent question, bien que cela ne soit que fort peu exprimé, de relation entre une personne dominante et une autre dominée. Le conflit viendra donc d’un déséquilibre des représentations individuelles et du désir de s’affirmer par rapport à l’autre en fonction d’objectifs donnés.

Si je devais donner, et je le fais, une définition du conflit, je dirais simplement qu’il s’agit de la confrontation entre diverses considérations sur des sujets communs à propos desquels chacun assène sa vérité et n’entend pas celle de l’autre.

Le conflit repose donc sur une prise de pouvoir, ou sa tentative, ce qui signifie une considération affective de la situation, et non une considération objective sur la foi de buts à satisfaire. En conséquence de quoi, la gestion du conflit, comme le conflit lui même, est issu d’une confusion entre le moi affectif et le moi fonctionnel – objectif –.

Gestion des conflits et peur d’échouer

La problématique du conflit repose très souvent sur la peur qu’ont les parties de perdre la face, donc d’échouer à se faire entendre, à se faire respecter, à faire respecter leur vision des choses. Ceci n’est bien évidemment pas sans générer des peurs chez toutes les parties prenantes, voire des angoisses, et c’est ainsi que d’aucuns fuiront les conflits ce qui participera à les aggraver d’une part et à générer des frustrations d’autre part.

Par peur d’échouer, les belligérants vont oublier les objectifs qu’ils souhaitent atteindre pour se concentrer sur un rapport de forces stérile qui ne sera pas sans laisser de traces en termes d’émotions et d’image de soi.

La gestion des conflits repose sur vos capacités à préciser vos objectifs et, partant, la façon dont vous négocierez leurs satisfactions dans une relation équilibrée où chacun retrouve ses petits

Si vous manquez de clairvoyance à ce propos, vous resterez figé dans votre peur et n’obtiendrez rien, ou si peu, de votre interlocuteur, si ce n’est le sentiment d’un échec patent qui vous saisira une fois de plus. Vous ferez donc tout votre possible pour échapper à ce type de conflit, voire à tous les conflits en général, ce qui participera à générer une anxiété de fond quant à la résurgence, ou l’apparition, d’un nouveau conflit.

Gestion des conflits et personnalité

Comme vous l’aurez compris, les conflits existent donc sur la comparaison entre l’image que vous avez de vous et l’image que vous avez des autres. Ce qui signifie que la peur du jugement a une part très importante dans un conflit.

C’est en fonction de votre personnalité, comme de vos expériences de vie, que vous allez ou non savoir aborder un conflit, puis le gérer. Or, votre personnalité c’est justement construite en fonction d’éléments que vous pairs (parents, adultes) vous ont appris.

Il est évident que si vous avez été élevé avec des parents qui fuyaient les conflits et que vous ayez compris leurs peurs devant ce type de situations, il y a fort à parier pour que vous ayez, à votre tour, du mal à gérer les situations conflictuelles. Vous ne risquez pas de savoir faire quelque chose que vous n’avez pas appris !

Il apparaît que si vous manquez d’estime de vous même, donc de confiance en vous, vous aurez toutes les raisons de fuir les conflits par peur des émotions que cela va susciter chez vous, et aussi des conséquences que vous pourriez craindre si vous n’arrivez pas à vous affirmer.

Il vous sera plus facile de passer pour une personne gentille qui ne souhaite aucun conflit, alors que votre gentillesse, sans qu’elle puisse être mise en cause au fond, sera le fruit de votre évitement. Ce dernier vous fera payer le prix de votre frustration de n’avoir pu réussir à imposer vos idées, vos désirs, vos manques d’intérêt, en bref, votre désaccord.

Stress, anxiété, et gestion des conflits

Dans une société devenue particulièrement instable en matière économique et sociale, les conflits sont le plus souvent associés ou issus de facteurs de stress. Insécurisées, les populations ré agissent avec une agressivité qui n’a d’égale que leurs peurs.

Ce climat d’insécurité invite les personnes inquiètes à se sur protéger et, partant, à se protéger de leurs stress donc de leur… anxiété. Car, qui n’est pas en sécurité est victime de symptômes de stress et d’anxiété. Qui souffre de ces symptômes est, inconsciemment, très réactif donc dans l’opposition de celles et ceux par lesquels il se sent agressé. Il devient, contre toute attente, un vecteur et un objet de conflit alors qu’il cherche le contraire !

En conséquence de quoi, il est possible d’affirmer qu’un stress mal géré est un support toxique qui, cependant, permet de revendiquer un comportement victimologique. Bien plus fréquemment qu’on ne le croit, les personnes stressées sont d’abord leurs propres bourreaux. Mais il y a un intérêt à dire que l’on évite les conflits pour passer pour une personne aimable alors que nos sociétés n’existent que par le conflit. Nos systèmes ne sont que conflits et violences répétées à l’égard desquels nous naviguons dans un déni incommensurable.

Mais, il y a moyen d’en changer la donne, de ré équilibrer les visions des choses, encore faut-il que les intéressés soient en quête de leur propre approbation et non de celles des autres. Se plaire à soi et non chercher à tous prix à plaire aux autres (au sens socio affectif de ce terme).

Comment gérer les conflits

Si vous souhaitez retrouver une image de vous satisfaisante et envisagez d’en cesser avec votre quête d’approbation, alors, il vous faudra avoir une gestion comptable de certaines des relations que vous aurez avec d’autres personnes. Cela signifie qu’il faudra vous épargner toute considération affective.

Ainsi, vous ferez preuve d’autorité, serez reconnu pour cela – votre objectivité – et n’en serez que plus respecté pour la justesse de votre propos comme de vos comportements.

Frédéric Arminot

Angoisse – Comment vaincre l’angoisse avec l’exercice du pire

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Angoisse – Comment vaincre l’angoisse avec l’exercice du pire

Cela fait sans doute longtemps que vous cherchez une solution à votre problème d’angoisse. Si tel n’était pas le cas, seriez-vous en train de lire ce blog et, plus précisément cet article?

Sans doute avez-vous parcouru maints articles ou parcourus moults blogs et forums pour ne toujours pas arriver à contrôler votre angoisse, voire vos crise d’angoisse. Entre tous les conseils et autres suggestions appuyées, « faites comme ci, faites comme çà », si vous arrivez à trouver des ébauches de solutions, aucune ne rencontre vraiment vos suffrages pour vaincre l’angoisse dont vous êtes victime.

Comme fort peu de français, vous avez aussi, peut-être consulté un ou plusieurs psy. C’est long, sans doute direz-vous que c’est cher ou, à tout le moins, pas nécessairement dans vos moyens. La culture française accordant la primeur à la psychiatrie de ville, il vous est sans doute arrivé de consommer force médicaments.

Avec le temps, vous avez compris que si cela peut, parfois, apaiser votre angoisse, cela ne participe qu’à diminuer les symptômes d’angoisse lesquels se feront fort de revenir quand vous cesserez de prendre les anxiolytiques ou anti dépresseurs que votre médecin vous aura prescrit.

Vous n’avez aucune envie de devenir dépendant de ces médicaments en plus d’avoir pris acte de tous leurs effets secondaires pour en avoir été victime. Loin de moi l’idée de me comporter comme un ayatollah anti médoc mais, avouez quand même que ce n’est pas la panacée universelle.

Alors, vous continuez à chercher, désespérant peut-être de trouver une solution efficace et durable. Or, j’ai bien une solution pour vous afin de traiter votre angoisse, mais je crains qu’elle ne vous déplaise. Voire qu’elle suscite en vous la plus grande des méfiances.

Bon allez, je me lance… Ce dont je vais vous parler pour mettre un terme définitif à l’angoisse est un exercice paradoxal, très spécifique à l’approche comportementale. Cet exercice s’inscrit dans une stratégie de résolution de problèmes d’angoisse progressive. Il ne s’agit donc pas de pratiquer cet exercice de façon gâchée ou quand l’envie vous en prend.

Afin que cet exercice contre l’angoisse ait le plus d’effets possibles, il convient de respecter les consignes pédagogiques que vous trouerez ci-dessous. Cet exercice si particulier, c’est… l’exercice du pire! Accochez-vous, L’exercice ci-dessous est l’un de ceux utilisés dans l’approche stratégique et systèmique de Palo Alto. C’est parti!

Angoisse – Préambule à l’exercice du pire

Cet exercice est donc connu comme étant celui… du pire !

Comme je l’exprime très souvent, nul n’est besoin de tenter de contrôler l’incontrôlable. Vous payez bien cher votre désir compréhensible et légitime de reprendre le contrôle de votre cerveau comme de vos comportements et, partant, de votre angoisse.

Afin de reprendre le contrôle de votre angoisse et pour ne plus en souffrir, vous avez mis en place des stratégies d’auto convictions qui n’ont fait qu’aggraver la dite angoisse, malgré vous et vos efforts.

Le Programme ARtUS - Angoisse - Anxiété - Phobie - Toc

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En agissant de façon rationnelle, c’est comme si votre cerveau se disait que vous ne comprenez pas les informations qu’il vous donne. Ses alertes – votre angoisse – ont pour vocation de vous demander d’avoir un comportement adapté. C’est à dire réguler votre système émotionnel quand vous êtes face à une situation, passée, présente, ou à venir, qu’elle soit soudaine ou non, prévue ou pas et qui, dans tous es cas, vous fait souffrir puisqu’elle générer de l’angoisse.

Sur la foi des éléments constituants votre personnalité, votre cerveau sait que vous n’avez pas nécessairement les moyens naturels d’affronter une situation puisqu’il sait, fort de vos réactions postérieures, que cela vous est difficile et douloureux.Il va donc augmenter vos niveaux d’angoisse jusqu’à ce que vous ayez un comportement adapté.

Cela ne signifie pas que vous êtes incompétent(e) à contrôler une situation mais que vous êtes confronté(e) à un blocage qui vous échappe malgré vous et qui s’exprime au travers de votre angoisse ou de vos crise d’angoisse.

Ce blocage est lié à une situation que vous avez vécu comme traumatique (la peur du jugement – les auto injonctions « je dois mais j’ai peur » -) et ce d’autant plus que vous vous ne l’avez bien évidemment pas souhaité et avez toujours tout fait pour être à la hauteur de vos exigences.

Face au renouvellement constant de ce traumatisme, et pour que vous affrontiez une situation en utilisant vos ressources, alors que vous redoutez de souffrir, votre cerveau va secréter des doses d’adrénaline (expression d’un danger) assez conséquentes.

Comme vous avez du mal à appréhender les situations que vous redoutez, plus vous vous débattez, plus vous essayez de contrôler, plus votre cerveau comprend votre difficulté, plus il maintient son niveau d’alerte, voire l’augmente !

Les comportements que vous adoptez depuis des mois, voire des années, pour contrôler votre angoisse, sans succès, reposent sur ce que l’on appelle des tentatives de solutions. De fait, alors que vous voulez tout contrôler, vous avez perdu le contrôle… du contrôle. Donc, le prix à payer, c’est l’angoisse!

Une tentative de solution – ou TdS – est le comportement que vous adoptez pour contrôler un problème mais cette tentative ne fonctionne pas ou plus, ou très peu.

Il est fort probable que, dans votre cas, comme dans la plupart des cas d’ailleurs, vous n’ayez de cesse de vouloir contrôler tout ce qui vous concerne, par peur d’échouer, par manque de confiance en vous. Vous vous employez à tout contrôler, avec la crainte récurrente de ne pouvoir satisfaire vos objectifs ce qui participe, bien évidemment, à vous en éloigner.

Jusqu’alors, vous avez tout fait pour éviter cela jusqu’au jour où…

C’est donc cette sensation de peur permanente, cette angoisse récurrente, que nous allons tenter de faire diminuer grâce à l’exercice du pire.

Ainsi, progressivement, vous pourrez retrouver confiance en vous, être moins réactif, plus posée, donc beaucoup moins stressée, voire plus du tout anxieuse. En bref, cet exercice va vous aider à être plus au fait de vos limites et vous devriez plus aisément les entendre et les respecter. Vous allez donc, progressivement, vous affirmer, à commencer par vous même.

Angoisse – Consignes préalables à l’exercice du pire

Vous pouvez satisfaire à cet exercice dans les cas suivants :

  1. En cas d’angoisse récurrente d’une façon générale donc pour apaiser votre angoisses en général
  2. En cas d’angoisse ponctuelle par rapport à une situation que vous savez devoir vivre, ou que vous redoutez de vivre, ou à propos de laquelle vous n’arrivez pas à lâcher prise
  3. En cas d’anxiété persistante ou de troubles anxieux liés à la peur de ne pas être à la hauteur d’une situation (confiance en soi) ou de ne pas avoir su faire, ou de ne pas avoir su gérer

Pour que les choses soient claires, je vais prendre l’exemple d’un patient (un second exemple suit que je vous encourage à lire).

Depuis plusieurs mois, ce monsieur entretenait une relation sentimentale avec une femme. Ils s’étaient connus plus jeune puis s’étaient perdus de vues. Le temps avait fait son œuvre, chacun des deux était divorcé et avait… vieilli.

Elle, plus particulièrement, avait vu des rides apparaître sur son visage et ce de façon assez prononcée. Ces rides étaient, pour partie, liées à son addiction au tabac. Lui en avait fait un objet phobique car ces rides lui rappelaient le temps qui avait passé à propos duquel ni lui ni elle n’avait pu profiter. Cela lui rappelait aussi tout ce temps au cours duquel il avait entretenu des relations conflictuelles avec son ex épouse.

A chaque fois qu’ils étaient ensemble, lui était dévoré par ses émotions qui faisaient focaliser son attention sur ces rides qu’il ne supportait pas. Il en était venu à essayer d’éviter de la voir tellement, parfois, son angoisse d’être confronté à son objet phobique le sidérait… d’angoisse. Ce qui rajoutait à son angoisse puisque cela l’éloignait de l’être aimé. Quand, finalement, ils prenaient rendez vous, lui était rongé par l’angoisse devant la porte du restaurant dans lequel ils avaient rendez-vous.

Ce monsieur a donc bénéficié de cet exercice que vous pourrez utiliser pour des angoisses plus ou moins récurrentes comme des angoisses ponctuelles (qui aggravent généralement les angoisses).

Angoisse – Comment pratiquer l’exercice du pire

  • Faites cet exercice tous les jours, pendant 8 à 15 jours, au moins, après votre petit déjeuner et avant de vous préparer pour vivre votre journée (travail, maison, rendez-vous, divers, etc.)
  • Prévoir 15 minutes tous les matins
  • Vous devez faire cet exercice une fois 15 minutes à propos exclusif de votre angoisse et/ou d’éventuelles ruminations
  • Installez vous dans une pièce de votre appartement ou de votre maison dans laquelle vous vous sentez bien et en sécurité (la chambre à coucher est la pièce la plus adaptée)
  • Allongez vous sur votre lit (pensez à vous couvrir un peu pour éviter d’avoir froid). Les bras le long du corps, légèrement décollés de votre buste, les jambes allongées devant vous, un peu écartées (ne croisez pas vos chevilles l’une sur l’autre). Faites comme si vous vous faisiez bronzer sur une plage
  • Fermez vos yeux et… imaginez le pire que vous puissiez craindre à propos d’une ou plusieurs situations que vous redoutez de vivre et imaginez aussi toutes les conséquences de cette situation qui va totalement échapper à votre contrôle (de fait, votre angoisse doit vous submerger dans cet exercice)
  • Imaginez tout de cette situation, les personnages, les lieux, vos réactions, celles des autres, etc.
  • Imaginez que vous ne pouvez rien faire pour contrôler la situation et imaginez qu’elle vous échappe totalement et que, de fait, vous êtes confronté(e) à tout ce que vous redoutez
  • Imaginez que toutes l’angoisse que vous redoutez comme tous les comportements que vous craignez de ne pas avoir, imaginez donc, que tout vous arrive et tout vous échappe
  • Arrivé au terme de l’exercice, asseyez vous tranquillement au bord de votre lit, prenez le temps de reprendre contact avec la pièce dans laquelle vous vous trouvez. Puis levez vous et dites la chose suivante :
  • « Cet exercice est terminé, je ne peux plus penser à cela avant demain, même heure, même conditions ».
  • Puis levez vous doucement et… vivez votre vie !
  • L’idée globale est de plonger dans tout ce dont vous craignez de perdre le contrôle, ou à propos de quoi vous craignez de ne pas être comprise ou entendue
  • Je vou demande donc de plonger dans votre angoisse plutôt que de l’éviter

Si vous en éprouvez le besoin, vous pouvez faire cet exercice de façon ponctuelle, à raison de 2 à 4 minutes, à chaque fois, et aussi souvent que vous le souhaitez, et où que vous soyez.

ATTENTION

Au cours de l’exercice, vous ne devez en aucun cas imaginez une solution. Vous êtes condamné(e) au pire pendant l’exercice ! Si, d’aventure, vous imaginez une solution, même minime, pendant l’exercice, arrêtez l’exercice et reprenez tout le depuis le début. Il est important qu’un continuum de pires constants ait lieu pendant au moins 10 à 15 minutes de rang.

Quand je parle de pire, vous devez imaginez le pire… du pire. Je m’explique au travers de l’anecdote suivante:

Il y a quelques années, j’ai eu un très gros problème avec un patient. Je lui avais d’ailleurs demandé de quitter mon cabinet et de ne plus me rappeler.

Très rapidement, il a commencé par me harceler téléphoniquement, puis m’attendait à la sortie du cabinet, tout en m’invectivant par téléphone. Les plaintes que je portais contre lui auprès des autorités ne semblaient nullement le freiner.

Il en est rapidement venu à me menacer, de me frapper, puis de me tuer. Sans doute me sentais-je coupable, toujours est-il que j’ai rapidement eu peur, puis de plus en plus peur, au point d’être non plus victime d’angoisse mais d’anxiété.

J’y pensais le jour, la nuit. Mon sommeil était perturbé. Je devenais paranoïaque. J’avais beau essayer de m’appliquer des exercices – comme celui du pire -, rien ne donnait vraiment de résultats. J’avais toutes les peines du monde à objectiver et à lâcher prise. Je me suis résolu à consulter une consoeur pour lui parler de mon angoisse.

Celle-ci m’a rapidement demandé ce que j’avais entrepris comme exercice comportemental. Et de lui parler de l’exercice du pire. Judicieusement, après m’avoir écouté, elle me dit :

  • « OK. Je comprends que tu aies peur que ce type te tue. Mais après ? Une fois mort ce sera fini ».
  • – « Oui et alors ? » répondis-je
  • « Et alors me dit elle, tu n’as pas mené cet exercice jusqu’au bout. Que crains-tu qu’il se passe après ta mort ? »

J’avais beau réfléchir, aucune idée, particulièrement angoissante, ne me venait. Puis je lui parlais de mes projets de vie, de mon épouse, de nos enfants et là, en parlant, le vrai problème s’est fait jour.

  • « Ce que tu dis, c’est que tu es angoissé à l’idée de ce que les gens que tu aimes, et plus particulièrement ton épouse et tes enfants, deviendraient après ta mort ? ».
  • « C’est çà ».
  • « Alors, tous les jours, tu vas penser que ce type t’assassine, que tu meurs. Tu dois prendre le temps de te voir mourir. Puis, tu imagines la vie de ton épouse et de vos enfants une minute après ta mort, une heure après ta mort, une journée, puis une semaine, puis un mois, etc. ».

Cet exercice recadré m’a apaisé très vite et c’est ainsi que, rapidement, j’ai repris le cours plaisant de ma vie.

Je vous demande de faire cet exercice en imaginant le pire du pire.

Tout ce que vous refoulez en matière d’angoisse, ou d’anxiété, et de leurs conséquences, je vous demande de l’imaginer et d’imaginer que non seulement cela vous arrive mais que, en plus, vous ne contrôlez plus rien.

Dans le cas d’angoisses ponctuelle, ou lorsque vous allez être confrontée, ou êtes face à une situation angoissante, faites cet exercice autant de fois que vous en éprouvez le besoin dans la journée.

Angoisse – Quel est l’objectif de l’exercice du pire

Faire bouger votre vision des choses et plus particulièrement celle liée à votre subjectivité à propos de tout ce qui vous angoisse et dont vous craignez de perdre le contrôle, ou à propos de toutes les situations à propos desquelles vous craignez de ne pas être à la hauteur ou de ne pas savoir faire (tout en ne sachant pas respecter vos limites et en ayant conscience que vous devriez les respecter alors que vous n’y arrivez pas ou plus).

Cet exercice va être difficile. Il va falloir au moins 3 ou 4 jours avant qu’il ne fasse effet. Au pire, cet exercice n’aura aucun effet négatif sur votre angoisse ou vous même. Au mieux, vous le constaterez par vous même.

Notez que je ne vous demande pas de ressentir les effets physiques de votre angoisse, de vos peurs ou de votre anxiété. Je vous demande seulement de les imaginer (comme si, par exemple, vous imaginiez gagner une très grosse somme d’argent au Loto ou à Euro millions, et que vous imaginiez ce que serait votre vie à compter de ce moment là).

Angoisse – Nota Bene à propos de l’exercice du pire

Vous devez faire cet exercice chaque matin mais vous pouvez le faire aussi souvent que vous en éprouvez le besoin dans la journée, du lever au coucher. En ce cas, faites le à propos de chaque situation qui vous stresse, à raison de 3 à 4 minutes à chaque fois.

Par ailleurs, n’oubliez pas que vouloir contrôler votre angoisse, c’est comme de contrôler une moto pendant une chute. C’est la pire des choses à faire et le meilleur moyen de vous faire très mal. En fait, ce que je viens de vous apprendre c’est à tomber pour vous relever indemne!

Angoisses et dépression

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Frédéric Arminot

Angoisses de la rentrée – Comment faire pour être moins angoissé

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Angoisses de la rentrée – Comment faire pour être moins angoissé

Il ne s’agit pas seulement de la rentrée scolaire mais, d’une façon plus générale, d’une rentrée à tous points de vue. Je pense qu’il s’agit d’un éternel recommencement qu’accompagne son lot de peurs, de joies, d’excitations, d’enjeux politiques, sociaux, scolaires, économiques, etc. Echouer ou… réussir? Les angoisses pointent.

Les angoisses de la rentréeLes enjeux sont de taille. Chacun va y aller de son angoisse quant à imaginer – sans savoir – ce qu’il pourrait se passer. Comment la rentrée scolaire va t’elle se dérouler? Vais-je être à la hauteur de ce que l’on attend de moi? Les enseignants seront ils sympathiques et bienveillants? Les élèves respectueux de l’autorité du professeur? Mon patron – ou ma patronne – sera t’il dans de meilleures dispositions à mon endroit? L’usine va t’elle fermer? Les angoisses de la rentrée sont multiples.

Comment faire pour de nouveau me protéger des menaces de société de crédit que j’ai tant de mal à honorer? Mon compagnon – ou ma compagne – va t’il me quitter? En bref, comment maitriser un avenir proche et plus lointain alors que je suis pris dans un tourbillon d’excitation sociale et que je ne trouve pas nécessairement les moyens d’y résister d’une part, et d’agir dans le respect de moi et des autres d’autre part. Les angoisses et encore les angoisses…

La rentrée scolaire – Un mauvais départ

En matière scolaire, et alors que les ministres qui se succèdent s’échinent à imposer des règles qui ne tiennent aucun compte des réalités du terrain, un enseignant de Marseille a mis fin à ses jours en septembre 2013. Ce monsieur a expliqué son geste par son refus de satisfaire à un enseignement dans lequel il ne se reconnaît plus. Bien triste spectacle qui traduit avec une infinie violence les angoisses dans lesquelles sont plongés bien des gens.

Comment résister à une machine sociale et éducative dont j’ai toujours dit qu’elle ne savait ni ne voulait s’adapter à la réalité sociale et environnementale. Comment traiter les angoisses quand vous savez qu’il vous faudra aborder le quotidien comme si de rien n’était et que, « allons, y a pas mort d’homme« . Ben si, encore une fois, il y a un mort.

Quand prendra t’on en compte les angoisses de l’enseignant terrorisé par ces parents qui exigent respect de l’élève alors que ce même élève ne respecte pas les autres en plus d’être scolairement en dessous du niveau de l’eau. Quand mettra t’on en place des structures d’accueil de qualité pour entendre la parole des enseignants épuisés par des objectifs toujours plus importants. Quand l’état reconnaitra t’il la qualité de la plupart des enseignants en communiquant sur la reconnaissance de ce métier.

Quand l’état revalorisera t’il le salaire des enseignants qui, faisant toujours plus d’heures tant en classe qu’en préparation et en corrections, sont devenus des travailleurs pauvres. Quand l’état participera t’il à ce que cesse à ce discours franco français qui veut que les enseignants ne foutent rien? Quand certaines personnes arrêteront-elles de demander aux autres de se substituer à elles mêmes dans la prise en compte de leurs responsabilités. Quand, quand… quand aidera t’on les gens à ne plus être impactés par les angoisses que le système génère?

Quand certains enseignants vont ils arrêter de maltraiter certains élèves au motif que les angoisses qu’ils les assaillent? Quand les inspecteurs d’académie vont ils arrêter de ne pas écouter les enseignants au nom de directives toutes plus ahurissantes les unes que les autres? A quels moments, et dans quels conditions, ces professionnels de la chose éducative vont-ils prendre acte que les angoisses de leurs collaborateurs sont les mêmes que les leur?

Quand certains employeurs ou chefs de services vont ils cesser de mettre la pression sur leurs employés au nom de ce chiffre qui les angoisses: le C.A? Quand l’argent cessera t’il d’être au centre de tout, de toute chose et de tout le monde? Cet argent, veau d’or supra vecteur de toutes les angoisses? Quand le monde cessera t’il d’avoir peur? Quand l’homme sera t’il enfin au centre de tout? Quand l’homme s’affirmera t’il enfin et, partant, mettra t’il un terme à toutes les angoisses qui l’agressent?

Jamais ! Enfin, je ne crois pas. Chacun ira de sa résistance individuelle à son anxiété, à son stress, à  toutes les Stress et enseignementangoisses qui le percutent. Et le monde continuera d’avancer car rester bloqué sur un échec – alors qu’il n’y a aucun désir d’en tirer les enseignements – est la mort du système. Le système a plus d’intérêt que l’homme lui même. L’homme est seul, le système est tout. Au nom du système, il est important e maintenir les angoisses comme la peur du gendarme.

L’intérêt du stress

De la même façon qu’il est économiquement nécessaire qu’il y ait du chômage, il est important qu’une société souffre. Une société qui va trop bien est un système qui se créera un problème pour satisfaire à des besoins de pouvoir et, accessoirement d’autorité. Un peu comme ces pays qui refusent de trouver la paix et ont plaisir à faire la guerre depuis longtemps. Chacun reste campé sur ses positions victimologiques et chacune des parties y trouve son intérêt. Les angoisses diverses ne sont pas prêtes de s’arrêter.

Pour que des gens aillent bien, se sentent bien, il est nécessaire que d’autres se sentent mal. Constater que quelqu’un souffre est un excellent moyen de se recadrer sur son propre état émotionnel et, partant, à l’aide de différences de toutes natures, de se trouver mieux que les autres. Les angoisses des uns font le bonheur des autres.

Ainsi, très prochainement, des enseignants, des élèves, des parents, des employés, reprennent le chemin de l’école comme de leur emploi, les angoisses vrillées au ventre, ou dans la joie d’échapper à un ennui qui les aura consumé tout au long de l’été. Le farniente participerait-il aussi à générer les angoisses nécessaires au changement?

Ou, plus simplement, dans la joie de retrouver ses potes et de rejouer encore et toujours la scène du positionnement social et des inter actions affectives. Chacun imaginera sa place dans ce futur à la fois connu et redouté. Bien des questions accompagnent cette population sous pression, questions auxquelles chacun s’emploiera à répondre de façons pas toujours adaptées pour s’éviter les angoisses tant redoutées.

Le stress induit invite chacun d’entre nous à se trouver un comportement comme une place qui le protège d’enjeux qu’il redoute. Entre ceux qui, victimes de phobie scolaire, vont souffrir aujourd’hui et demain plus encore, entre celles et ceux qui, victimes dangoisses au travail, se demandent quand tout cela va s’arrêter, il existe un système sourd mais omniprésent qui, savamment, entretient un état de tension pour que les choses existent et perdurent. Je le dit souvent, il y a un intérêt à maintenir les angoisses.

Le système existe dans ses résistances. Tout crise a du bon. Celui d’inviter chacun à inventer un nouveau positionnement qui lui permette de s’affirmer et de trouver une nouvelle place, presque une nouvelle vie. Dans un incessant et impressionnant ballet émotionnel, il y a celles et ceux qui planteront et les autres qui, cahin caha, avanceront, trébucheront, se relèveront et… continueront. Ainsi va le cycle de la vie. Ainsi, les angoisses participent-elles à alimenter le cours de nos vies.

Plaisir et angoisses du re nouveau

D’aucuns disent que la vie est un éternel recommencement. Pas totalement exact mais pas totalement faux non plus. Et c’est ainsi que les angoisses nourrissent nos « moi » respectifs. Sur la foi d’expériences passées, l’être humain se positionnera d’une façon qui lui semblera la meilleure. Entre celles et ceux qui, pris d’effroi, resteront tapis dans l’ombre, ou d’autres qui feront le choix d’être aveuglés par trop d’exposition à la lumière sociale, il y aura aussi des gens pour aborder le re nouveau avec les angoisses ad’hoc, mais avec courage, accueillant les angoisses, les angoisses excitantes qui vous invitent à vous dépasser.

Oui, le stress, l’anxiété, comme les angoisses ont du bon. De celui qui vous obligent à vous poser les bonnes questions. Partant, quel est le sens de tout cela? Les angoisses ont-elles un sens? Où vais-je, qui suis-je et dans quelle étage erre?

Il y a peu, je me suis – encore – posé la question du sens. Du sens de tout, du sens de rien. Du sens de la souffrance, du sens du plaisir. Du sens de la vie. Et je me suis souvenu d’un exercice que, du coup, j’ai repris.

Plaisir angoisseL’exercice consiste à trouver le sens que l’on souhaite donner à sa vie ou le sens que vous pensez que votre vie devrait avoir. La vraie question est: « Quel est le sens de ma vie« . Vous écrivez cette question puis vous répondez de façon spontanée jusqu’à ce qu’une réponse que vous venez d’écrire vous bouleverse, vous émeuve, à un point tel que vous saurez que vous avez trouvé.

A chaque réponse vous attribuez un numéro chronologique. Il n’est pas impossible que vous atteignez des chiffres vertigineux. Peu importe. Passez y le temps nécessaire. J’ai re commencé hier et j’en suis à 101 (je prends un certain plaisir à me mettre à l’épreuve pour constater si, oui ou non, le sens que je donne à ma vie é évolué ou est conforme à ce que j’avais précisé en d’autres temps). Ne lâchez pas cet exercice en chemin, écrivez jusqu’à ce qu’une phrase, longue ou courte, vous apparaisse comme une évidence.

Je vous assure que cela est assez radical quand vous êtes confronté(e) à une crise d angoisse ou à du stress. Et, en ce moment, au regard des enjeux de toutes natures et des échéances qui vous attendent, il y a de quoi être stressé ou, à tout le moins, angoissé. Y aurait-il moyen de trouver la paix? Y aurait-il moyen de s’épargner les angoisses qui nous assaillent?

A votre avis, tant à propos de cette je ne sais quantième rentrée comme à propos de toutes les questions relatives au développement personnel, quel est l’intérêt d’un tel exercice? Serait-ce un moyen de trouver la paix à l’aube de ce premier quadrimestre de l’année 2015?

« Qui vit en paix avec lui même vit en paix avec l’univers«  Marc Aurèle

P.S: désolé pour cet article que, moi même, je trouve un peu particulier. Ce matin, je ne me sentais pas l’âme consensuelle…

Angoisses et dépression

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Frédéric Arminot

Angoissé mais pas dupe !

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Angoissé mais pas dupe !

Ce dont je vais vous parler n’a pas grand chose à voir avec les cas que je traite habituellement en matière de solutions à l’angoisse, l’anxiété, ou la phobie.

Ce dont je vais vous parler concerne plus ma vision des choses liée à de récents et récurrents événements économiques donc politiques. je vais donc vous expliquer pour quoi j’ai l’impression que nous allons au devant de graves ennuis sociaux et économiques à propos desquels bien des populations européennes et étrangères vont payer un tribut hallucinant. Tout cela pour expliquer pourquoi je suis angoissé mais pas dupe.

Je suis angoissé mais pas dupe – Sommes nous manipulés

Depuis quelques mois, le landerneau européen est agité par la crise grecque. Il est vrai qu’il y a de quoi. Et de quoi être angoissé. Qui n’a pas souvenir, comme pour l’Espagne il y encore peu de temps, de ces familles expulsées, de ces citoyens grecs licenciés sans autre forme de procès, de ces familles endeuillées par le suicide de l’un de leur membre, par cette personne âgée en larmes devant une banque fermée.

Après des mois de combat entre le gouvernement de Syrisa dont se prévaut Monsieur Tsipras, actuel 1er ministre démissionnaire et la communauté européenne, il semble que l’union européenne a – encore – gagné une bataille sur le front économique. Cela fait de moi quelqu’un d’angoissé de façon sourde et néanmoins constante.

Mais, cette bataille, ne serait-ce pas celle qui, encore une fois, va non seulement mettre à terre les citoyens grecs eux mêmes mais aussi la plupart des populations économiquement moyennes de l’union européenne? Cette question, je me la pose quasiment chaque jour depuis que Monsieur Tsipras a annoncé sa démission du gouvernement au sortir d’âpres négociations sur la dette de la Grèce. Sommes-nous manipulés? Je le crains, je suis angoissé mais… pas dupe.

Alors, reprenons depuis le début. Bien qu’à mon humble avis, d’angoissé, cela remonte – déjà – à 1981, époque mitterandienne. N’oublions pas, en passant, combien tous les gouvernements qui se sont succédés pendant la présidence de Monsieur François Mitterand ont activement participé à laminer la classe moyenne française. A l’époque, je me souviens avoir été angoissé pour les mêmes raisons qu’aujourd’hui.

Je suis angoissé mais pas dupe – L’histoire c’est quoi au juste?

Si j’ai bien tout compris, mais il m’aura fallu beaucoup de temps, il est vrai que je me trouve besogneux sur ce coup là, le postulat de la construction de l’union européenne était de faire front à l’économie américaine. Le dollar américain gagnait sur tous les fronts, et nous sortions tous, à peine, de la guerre froide.

Il s’agissait donc de créer une sorte d’union d’états fédérés autour d’une même cause à défendre. L’économie de tous les futurs pays membres face à l’hégémonie américaine. Mais pas seulement, pour ce que j’en ai compris, bien plus tard. Ça aussi participe au fait que je suis angoissé mais pas dupe.

Pour ce que j’en ai compris, c’est au cours de l’année 1974, au moment de l’élection de Monsieur Valery Giscard d’Estaing, que les choses ont commencé à bouger. De mémoire, c’est la crise du pétrole. L’industrie française commence à sérieusement disparaître et laisse place, de plus en plus, à une société de services. C’est tellement vrai que, aujourd’hui, le tissu français industriel a quasi totalement disparu. L’économie de la France ne semble plus reposer que sur des activités de services et le tourisme ce qui fait que je suis angoissé (vous comprendrez pourquoi tout à l’heure).

Donc, depuis 1974, les gouvernements qui se sont succédés ont activement participé à grever le budget et la dette publique française. Les emplois coûtent de plus en plus chers aux entreprises, le chômage grimpe de façon affolante, et l’époque où l’on quittait un poste le lundi pour en retrouver un autre le mardi est révolue. Aujourd’hui, tout le monde s’accroche à son boulot comme une moule sur un rocher, ce qui participe à ce que certains employeurs profitent de cette situation pour exiger encore plus de leur salariés et, ce sans contrepartie si ce n’est celle d’une menace constante. Ca fait aussi beaucoup d’angoissé(s).

Je suis angoissé mais pas dupe

Angoissé mais pas dupe

La création de l’eurogroupe et de sa monnaie, l’euro, est actée. Ainsi, plusieurs états membres créent, de facto, une sorte d’états confédérés autour d’un gouvernement central installé à Bruxelles. Chaque état membre est autonome mais se doit de rendre compte à l’UE en plus de satisfaire à des engagements économiques.

De fait, l’UE a la main économique sur tous ses états membres et distribue bons et mauvais points. On nage en plein paradoxe par rapport aux Etats-Unis, pays d’états confédérés. Devons-nous craindre que la France sera, un jour, comme tous les autres états membres d’UE, un gouvernorat, un état fédéré. Je suis angoissé à cette idée pour des raisons qui relèvent de la souveraineté des pays.

Mais l’idée n’est-elle pas de supplanter l’économie américaine? Dès la mise en place de l’euro, les citoyens français, comme les citoyens des autres états membres de l’UE, voient les prix augmenter d’au moins 30% mais… pas les salaires! Au contraire, les salaires sont gelés depuis fort longtemps à tel point que certains salariés de la fonction publique sont des travailleurs… pauvres! Je suis toujours angoissé mais pas dupe.

Qu’importe, la crise économique s’installe de façon sournoise dès les années 90. Elle sera suivie par LA crise annoncée le 15 septembre 2008, une crise économique aussi dramatique que celle de 1929 aux E.U.

Du jour au lendemain, des pays entiers voient leur système économique s’effondrer et, de façon très intéressante, cela commence par les Etats-Unis justement avec la crise des subprimes. Le reste, je pense que chacun d’entre nous le conserve en douloureuse mémoire.

Pas un jour ne se passe sans qu’un membre du gouvernement français de l’époque ne nous terrorise en réitérant combien la crise est présente et n’est pas prête d’évoluer. Les français, comme les autres, ferment leur porte monnaie à double tour. Des milliers de commerces ainsi que des entreprises déposent le bilan, des emplois sont perdus à jamais. Il n’y a plus d’argent mais les états membres injectent des fonds pour essayer de sauver ce qui peut encore l’être, mais ce même état (français ou non) continue à générer des frais ahurissants, à couter un argent fou. Si autant d’hommes et de femmes sont attirés par les ors du palais, c’est qu’il y a une raison… Angoissé mais toujours pas dupe.

La crise économique aidant, la confiance en les politiques est mise à rude épreuve. Celui qui préside à la destinée de la France et se voit en Madame Ramirez assis à la caisse de la brasserie se voit déchu de ce qu’il pensait lui être dû et les membres de son gouvernement avec.

Peu de temps après, ce que d’aucuns français voit comme un renouveau ressemble à s’y méprendre à une déconfiture sociale de plus, qui fait dire à Arnaud Montebourg lors de son rendez-vous avec l’ancien ministre grec des finances, Monsieur Yanis Varoufakis: « Quand vous votez pour la gauche française, c’est la droite allemande qui est au pouvoir« . Toujours et d’autant plus angoissé mais de moins en moins dupe.

Depuis lors, depuis toutes ces années, un mot caractérise notre quotidien, ce même mot qui prévaut aux choix économiques de l’Union Européenne, ce mot, c’est: AUSTERITE! Au nom d l’austérité, aux principes de celles et ceux qui lui font la part belle chaque jour un peu plus, les citoyens de tous les pays membres ont un abonnement à la déchetterie sociale. Les impôts augmentent très beaucoup plus plus plus mais Monsieur Hollande promet une baisse ne 2016. Pour 2017, l’année des élections? Angoissé mais pas dupe.

En France, l’ère est au Robespierrisme. On coupe des têtes, les plus représentatives dans l’inconscient des français. Le gouvernement nous vend l’idée qu’il nettoie plus blanc que les gouvernements précédents. La france est victime du terrorisme, alors on nous pond le PNCD, ce Big Brother français, à l’instar des américains. Encore!

La France s’appauvrit un peu plus chaque jour. Le nombre de français qui partent à l’étranger augmente, mais on nous vend l’idée d’un président présent, attentif – à l’économie allemande? – et qui, sous des comportements affectifs qui, pour certaines personnes, apparaissent discutables, fait ce qu’il a toujours fait. Des trucs en sous main. Du genre, je te passe la main dans le dos en même temps que j’arme mon fusil de l’autre main. Parlez-en à Harlem Désir à propos des élections européennes, il en sait quelque chose. Toujours angoissé et toujours moins dupe.

Je suis angoissé mais pas dupe – Et l’on revient à la crise grecque

Ça va particulièrement mal en grèce et nous le savons. Le peuple grec s’insurge et renvoie ses anciens gouvernants à leurs chères études pour les remplacer par un gouvernement qui semble vouloir résister à l’hégémonie européenne pour que, ensuite, et c’est comme cela que je le comprends, un homme fasse acte d’allégeance d’une façon très personnelle.

Dans un premier temps, Tsipras maintient le front de la révolte contre l’union européenne. La Grèce dit de ne pas être en mesure de rembourser sa dette dans les délais impartis. L’UE s’insurge, menace, tempête, bref, un bras de fer est engagé. Cela dure des semaines, des mois même, et nous en entendons parler tous les jours. Je suis de plus en plus angoissé.

Le gouvernement français dit qu’il fait de son mieux mais Madame Merkel ne l’entend pas de cette oreille. Il est vrai que cette dernière doit soutenir une politique économique exclusivement allemande. N’est-il pas de notoriété publique que les tous les allemands sont endettés à plus de 90 % puisque les allemands vivent… à crédit. Madame Merkel a donc besoin de trésorerie, faute de quoi, c’est l’économie de son pays qui, a son tour, s’effondrera.

Crise économique en Grèce

La crise économique en Grèce

La faillite de la Grèce est envisagée puis, coup de théâtre. Monsieur Varoufakis démissionne et, comme par enchantement, l’UE re finance la Grèce. Une semaine plus tard, la Grèce rembourse 800 millions d’euros à l’union européenne, somme qui semble correspondre à celle que l’UE vient de virer sur les caisses grecques! Là, j’ai pas compris sauf que les banques, elles encore, vont toucher à l’entrée comme à la sortie. Ah, les banques… Je suis toujours angoissé mais pas dupe. La vie serait-ce donc un mouvement de va et vient permanent?

Les choses semblent s’arranger – de façon bizarre – mais, last but not least, après avoir provoqué un référendum pour assurer sa légitimité, Monsieur Tsipras démissionne et provoque ainsi des élections! Si çà n’est pas un grosse manipulation, il conviendrait de m’expliquer. Quelle serait la manip?

Imaginons que Monsieur Tsipras ait démissionné sur les conseils de l’UE. Imaginons que celle-ci a vendu au futur ancien premier ministre grec que sa légitimité est assurée du fait de ce récent référendum qu’il avait conçu pour faire opposition à l’UE. Imaginons maintenant que l’union européenne ait fait savoir à Monsieur Tsipras que s’il démissionnait après ce référendum, qu’elle le soutiendrait de sorte à ce qu’il soit réélu – et il sera sans doute réélu – ce qui fera que Monsieur Tsipras, fort de sa nouvelle légitimité sortie des urnes grecques, pourra imposer à ses citoyens l’austérité voulue par… L’UE. Et le tour est joué. Au fait, je suis encore et toujours… angoissé. Jen frissonne de peur.

Je suis angoissé mais pas dupe – Quid de la suite

De fait, l’UE conserve ses acquis économiques, ou plutôt sa constance et son bénéfice en matière d’austérité, donc son pouvoir sur l’ensemble des états membres. Les banques en profitent bien sur, puisqu’il est acquis que c’est l’argent qui gouverne et non le peuple. Pauvre petit peuple qui, de toutes les façons, n’entend rien au contexte économique. Il est vrai qu’il ne s’agit pas que de la crise grecque ou de l’UE, mais d’économie mondiale. Donc des USA, de l’UE, de la Russie, et de la Chine. L’Afrique et les autres pays du monde étants, pour aujourd’hui, relégués dans la chariotte accrochée à la boule de caravane de l’économie mondiale. Je demeure angoissé mais pas dupe.

Tout cela ne vise t’il pas qu’à une chose? Les hommes ne sont que des moyens, des sortes d’outils. L’économie mondiale prime sur les hommes. L’économie fait foin de considérations sociales. L’homme est l’esclave de l’économie.

Aujourd’hui, le monde est en crise, en guerre. Il convient donc d’appliquer des règles que certains hommes et femmes considèrent comme bonnes pour l’économie. Peu importe si elles laminent les hommes. Ces derniers ont toujours fait montre de leurs capacités à survivre, ils pourront donc supporter indéfiniment.

Aujourd’hui, la guerre est là. Les US contre l’Europe, les US et l’Europe contre la Russie et la Chine. J’oubliais aussi les pays du Maghreb que les états précédemment cités ont essayé de s’annexer, sans succès, et au prix de vies humaines par milliers. Mais, on s’en fout! Les êtes humains sont ainsi faits quant à leur capacité à survivre qu’ils pourront donc supporter indéfiniment (bis repetita placent).

Alors, chaque citoyen risque de cultiver un ressentiment à l’endroit de la vie publique au sens de son administration. Les mois et les années vont passer et, sans doute, nous apporter la preuve que le peuple, dont je suis, est délibérément tenu à l’écart de décisions majeures pour l’avenir, celui de nos enfants.

Alors, oui, bien que non dupe, je suis angoissé à l’idée de cette violence sociale qui nous est opposée chaque jour au nom de l’économie, qu’elle soit mondiale ou pas.

Angoissé - Nous sommes des êtres humains

Nous sommes humains

Tout ce que je comprends, c’est combien tout ce système nous échappe. Seuls les les 7% qui détiennent plus de 80% des richesses mondiales ont la possibilité de se sortir du carcan économique qui nous est imposé.

En ce qui me concerne, j’ai bien compris que je suis quantité négligeable. Au nom de l’économie, moi comme tous les autres, le peuple, seront passés au tamis, voire pire.

Bien que je ne sois pas dupe, j’ai peur. Je suis donc particulièrement angoissé même si mes symptômes d’angoissé ne m’empêchent pas de vivre. Ils ont donc raison de continuer au nom de l’économie, et peu importe que je sois un être humain.

D’aucunes crieront à l’utopie. D’autres vont me maudire. Pour aujourd’hui, peu importe. J’exprime mon point de vue personnel et ne saurais l’imposer à qui que ce soit. J’avais simplement envie de le partager avec vous.

Angoisses et dépression

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Frédéric Arminot

Comment vaincre l’anxiété généralisée

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Anxiété généralisée – Comment un chef d’entreprise a pu vaincre son anxiété généralisée

Ce jour là, je viens de mettre un terme à une consultation assez pénible. Une patiente, en larmes, n’en peut plus de souffrir de troubles anxieux. Nous venons de commencer son accompagnement personnalisé et, il semble que cela va lui être particulièrement difficile de lâcher prise avec certains de ses comportements. Je ne me sens nullement découragé, mais il va falloir que je sois inventif en matière de stratégie pour vaincre l’anxiété de cette femme qui n’a de cesse de tout faire pour contrôler son problème.

La consultation qui va suivre va m’en apprendre encore plus quant aux douleurs que l’être humain est capable de s’infliger pour ne pas courber l’échine. Sacha a 40 ans. C’est un bel homme, bronzé, sportif, d’une douceur étonnante. Non pas que les beaux sportifs soient des brutes, mais je suis simplement étonné de la douceur de cet homme dans ce monde de… brutes!

Chef d’entreprise accompli, Sacha gère la destinée de plusieurs entreprises dans des domaines d’activités très diverses. Il gère relativement peu de personnels mais ses activités, pour ce qu’il m’en dit, sont florissantes. Il me précise cependant qu’au contraire de ce qu’à pu dire un ancien président de la république ridiculisé récemment par Paris Match, il doit « travailler plus pour gagner plus » et non « travailler moins pour gagner plus« . A chacun sa vision des choses. Entre la manipulation et la réalité, il y a un abîme. N’est-ce pas monsieur l’ex président?

Quoiqu’il en soit, passées les présentations d’usage, je demande à Sacha de m’expliquer ce qui lui arrive. Et lui, de me présenter une liste de symptômes d’anxiété assez longue en plu d’être significative d’une anxiété généralisée.

Tous les domaines de sa vie sont impactées par cette anxiété généralisée. Professionnelle, familiale, émotionnelle, sociale, affective. Sacha m’explique que, des années durant, il a su s’impliquer dans la création de projets professionnels sans difficultés particulières. En fait, comme d’autres sont des lanceurs d’alertes, lui passe son temps à penser de nouveaux projets. C’est son truc.

Sacha est constamment en projet. Son objectif n’est pas nécessairement de gagner plus d’argent qu’il n’en gagne déjà. Non. Son plaisir c’est de créer un projet, de l’idée à l’aboutissement de l’idée. Créer, monter, structurer, donner vie. Cà, c’est son projet à Sacha, sa réalité.

Pour arriver à satisfaire ses projets, Sacha a manqué de vigilance quant aux symptômes d’anxiété qui l’ont travaillé avec le temps et qui justifient aujourd’hui l’anxiété généralisée dont il est victime. Parce-que cet entrepreneur a commis des erreurs, en toute bonne foi. Quelles sont ces erreurs qu’il a commises?

Anxiété généralisée – Les erreurs à ne pas commettre

Sacha a cumulé les symptômes. Stress, angoisses, crise d’angoisse, crise de panique, phobies diverses et… phobie d’impulsion. Voilà les symptômes que Sacha a cumulé en l’espace de 2 ans à force de lutter contre son problème. Mais quel était le problème de ce monsieur.

Gérant de plusieurs sociétés, père de famille divorcé, Sacha avait à affronter bien des situations qui nécessitaient sa présence. Ses employés le réclamaient, ses enfants le réclamaient aussi, et ses désirs d’expansion le sollicitaient tout autant.

Un matin, Sacha s’est rendu compte qu’il était déprimé. Il avait moins envie de bouger lui qui, nonobstant ses désirs de faire croître activités personnelles et projets professionnels, avait aussi grand plaisir à faire la fête. Voir des amis, voyager.

Anxiété généralisée - Les erreurs à ne pas commettre

Anxiété généralisée – Les erreurs à ne pas faire

Un matin donc, alors que la veille au soir il avait décliné une invitation pour se rendre à l’inauguration d’une nouvelle discothèque de type « Jetset » à Paris, il décide de sagement rester chez lui et de se reposer. Pour autant, il a toutes les peines du monde à s’endormir.

Sacha s’est couché « comme les poules » me dit-il, soit vers 22H30. Ses heures habituelles de coucher oscillent plutôt entre 2 et 4H du matin. Ensuite, il n’émerge que vers 10H et sa journée débute à 11H.

Ce soir là, il n’exprime aucun désir pour sa compagne alors qu’il me précise avoir, le plus souvent, « envie de » comme pour clore sa journée sur un bon moment. Là, rien!

Ce matin, alors que la veille au soir il a eu toutes les peines du monde à trouver le sommeil, il se sent chiffonné. Il a mal dormi et n’a aucune envie de sortir. Il tourne en rond chez lui puis, rapidement, sent des angoisses l’assaillir. Il ne comprend pas pourquoi et encore moins à quel sujet il se sent angoissé. C’est une angoisse diffuse de celle qui, plus généralement, vous annonce que vos stratégies d’évitements ont atteint leur limite et que ce à quoi vous tentez d’échapper est arrivé. L’anxiété généralisée.

Et cet entrepreneur de m’expliquer que ces symptômes d’anxiété généralisée se sont étendus à bien des domaines de sa vie. Non content de souffrir de troubles du sommeil, il se rend rapidement compte dans les heures et les jours qui vont suivre qu’il a de plus en plus de mal à conduire sa voiture, non pas en ville, mais sur des voies rapides.

De la même façon, il n’arrive plus à marcher seul dans la rue. Il me dit penser souffrir d’angoisse de mort. Admettons. Ce qui me fait lui demander ce qu’il fait, ou a fait, pour essayer de juguler de tels symptômes quand il y est confronté. C’est là que j’entends une litanie d’erreurs commises en toute bonne foi. Erreurs qui ont entretenu voir aggravé son anxiété généralisée.

Anxiété généralisée – Lâchez le contrôle

Pour être bref, à chaque fois que cet entrepreneur a été confronté à ses symptômes d’anxiété généralisée, il a tout fait pour ne pas se laisser envahir par eux, pour les contrôler. Par exemple, il a bu – un peu – quand il devait prendre le volant sur des voies rapides. Il s’est aussi forcé à marcher seul dans la rue non sans être équipé d’une bouteille d’eau pour lui enlever sa pomme d’angoisse qui lui bloquait parfois la gorge. Il s’est aussi forcé à sortir le soir alors qu’il se sentait fatigué, histoire de se prouver qu’il tenait encore la distance. Il a aussi pris un peu de cocaïne, de temps en temps mais, dit-il, c’est pas mon truc. Ah…

Et puis, cerise sur le gâteau, il a créé un nouveau projet professionnel pensant que ses activités habituelles ronronnaient et qu’il avait besoin d’excitation. Alors, il a monté une nouvelle société pour structurer ce projet, le rêve de sa vie (dixit). Sans doute. A ceci près que c’est ce projet qui a accéléré l’anxiété généralisée de ce monsieur et a justifié qu’au bout du rouleau, il me contacte pour l’aider à s’en sortir.

Anxiété généralisée – Comment traiter l’anxiété généralisée de cet entrepreneur

Quand Sacha a pris contact avec moi, il en était à ne plus pouvoir conduire, à ne plus être capable de sortir de chez lui. Il n’arrivait plus à faire du sport, lui qui attache tant d’importance à sa condition physique. Il était victime de troubles de l’endormissement et, parfois, d’angoisse nocturne. Il se sentait déprimé, n’avait pas goût à grand chose et, partant, pensait souffrir de dépression. Sa relation sentimentale battait de l’aile, et il avait toutes les peines du monde à se comporter comme un père présent avec ses enfants.

En un mot comme en cent, les choses allaient plutôt mal pour lui alors que, comme diraient tout un tas de gens « il avait tout pour réussir ». Oui, peut-être, mais il y a quelque chose à propos de laquelle Sacha avait cruellement manqué d’honnêteté.

Il y’a près de 2 ans, Sacha a souhaité accomplir le « rêve de sa vie ». Il a monté un projet professionnel qui lui tenait à coeur depuis toujours. Un peu son bâton de maréchal, l’idée étant de rentabiliser cette affaire là, comme les autres, puis de vendre le tout. Ensuite, il dit, non sans humour, envisager de vivre de ses rentes. Ce que je ne crois pas.

Toujours est-il que pendant plus d’un an, alors qu’il est victime de symptômes d’anxiété généralisée, Sacha déploie toutes ses compétences pour créer le projet professionnel de sa vie.

Investisseurs, banques, recherche d’un local approprié, recherche de compétences diverses (salariés), Ce chef d’entreprise se démène, et le résultat sera d’ailleurs à la hauteur de son investissement tant personnel que professionnel. A ceci près que ses symptômes d’anxiété généralisée s’aggravent et que c’est comme cela qu’un jour, il me contactera, émotionnellement exsangue alors que son projet, devenu réalité, n’aura plus aucun sens pour lui.

Anxiété généralisée – Comment je me suis trompé dans mon évaluation

Sacha est très gentil mais le problème c’est que je n’arrive pas à comprendre le mécanisme de son problème. J’ai beau appliquer toutes les règles de contextualisation associée à l’approche comportementale de Palo Alto que j’utilise depuis plus de 20 ans que je pratique le coaching comportemental, quelque chose m’échappe.

Par exemple, alors que je demande à Sacha de faire un exercice très spécifique pour traiter ses phobies d’impulsions comme ses angoisses matinales, rien n’y fait. Je suis en échec. Nous faisons régulièrement le point. Les symptômes d’anxiété généralisée ne semblent pas évoluer d’un pouce.

A l’occasion, j’apprends qu’il continue à consommer de la coke voire à boire un petit coup. Il continue à avoir une vie de forcené, passant le plus clair de son temps à peu ou mal dormir et, le reste du temps, se passe à être présent et gérer sa nouvelle entreprise, son fameux rêve devenu réalité.

Régulièrement, nous nous entretenons à propos des ses symptômes d’anxiété généralisée. Si parfois, ces symptômes semblent vouloir bouger positivement, il y a toujours quelque chose qui nous fait retourner à la case départ, voire pire. J’ai beau explorer le problème dans tous les sens, rien ne n’améliore de façon significative  l’anxiété généralisée alors qu’avec la stratégie comportementale que j’emploie, cela aurait du fléchir d’au moins 50% en moins de 8 à 10 jours. S’il y a de petites améliorations, il n’y a rien de bien significatif.

Passé 15 jours, je propose à Sacha de faire comme chez les flics au cours d’un interrogatoire: « On reprend tout depuis le début ». « Nom, prénom, âge et qualité… ». Je plaisante.

Donc, Sacha et moi, conceptualisons de nouveau son problème. Cela signifie que nous passerons deux heures à reprendre point par point, chaque élément constitutif de son anxiété généralisée. Cela se résume en un nombre important de questions car, pour moi, coach comportemental, comprendre est vital pour mieux préciser une stratégie d’intervention, c’est à dire mettre en oeuvre les outils et les moyens pour neutraliser cette anxiété généralisée.

A un moment au cours de la phase de questionnement, je me rends compte que si Sacha veut faire tout ce qu’il faut pour aller mieux, il y’a un petit truc que je n’avais pas décelé, du moins pas avec autant de force.

Sacha, du fait des ses activités comme de ses habitudes de vie, a l’habitude de s’attacher la collaboration exclusive, et pour un temps, de professionnels divers. Coach sportif, consultant financier, etc. Il en a les moyens financiers, et c’est aussi comme cela qu’il a réussi. Il sait s’entourer de compétences externes. Il sait ce que sont ses propres limites fonctionnelles, ce que l’on appelle le « seuil de Peter ».

C’est pour cette même raison que Sacha a fait appel à mes compétences de coach comportemental. Ce faisant, je comprends que ce que Sacha recherche avant tout, ce ne sont pas seulement des exercices pour traiter l’anxiété généralisée dont il souffre mais plutôt – surtout ? – un programme spécifique. En fait, ce que veut Sacha, ce n’est pas que j’applique une stratégie comportementale pour vaincre l’anxiété, c’est un… plan d’action.

Comment traiter l'anxiété généraliséeA ce moment là, ce que je comprends, c’est que Sacha, s’il a bien suivi les prescriptions comportementales que je lui ai communiqué, il résiste d’une certaine façon puisqu’il a l’impression que ce que je lui ai demandé de faire ne lui est pas précisément attaché. Ce qu’il aimerait, c’est que je lui fasse une sorte de plan d’action. Un plan rien que pour lui où il lui soit précisé ce qu’il doit faire et comment il doit se comporter, chaque our, face à telle ou telle situation.

Je ne vous cache pas mon étonnement car c’est, pour moi, un peu comme si je lui donnais une feuille de route. Or, mon travail consiste à vous permettre de retrouver votre autonomie,  pas à suivre une feuille de route. Je suis coach pas officier d’active.

Anxiété généralisée – Un plan d’action très personnalisé

Alors que j’expose mon étonnement à Sacha, je le vois se décomposer. Il prend mes interrogations pour un refus. Mais, je m’en voudrais d’être obstiné quant au traitement de l’anxiété généralisée de ce chef d’entreprise. Alors, nous décidons de pointer, pour chaque jour, toutes les situations, si minimes soient-elles, et face auxquelles il se retrouve en difficulté.

Pour chaque point, les angoisses dans la rue, la boule d’angoisse dans la gorge, son manque d’appétit sexuel, ses symptômes de dépression, son anxiété généralisée, ses angoisses matinales, ses troubles du sommeil, et j’en passe, je lui fait un tableau très très précis. Un peu comme si je lui dressais un tableau alimentaire pour l’aider à avoir la meilleure hygiène alimentaire possible. Le tout concocté avec des objectifs à court, moyen et long terme.

Ce travail m’aura pris beaucoup de temps mais, quand je vois les résultats, je ne peux que constater que Sacha avait raison et moi tort. Bien que j’ai la prétention de toujours respecter la vision du monde de mes patients, force m’est de constater que j’avais manqué d’à propos au sujet de l’anxiété généralisée de ce monsieur.

Il avait besoin d’être dans la même dynamique et la même relation que celle qui l’entretient avec toutes les compétences externes qu’il utilise depuis des années. En conséquence, force m’a été de constater qu’à tellement vouloir aider Sacha, je passais à côté de l’essentiel pour qu’il ne souffre plus d’anxiété généralisée, laquelle correspondait à la somme accumulée de symptômes divers installés avec le temps.

Le tir a donc été rectifié ce qui, soit dit en passant, s’appelle de la cybernétique en approche comportementale. Régulièrement, Sacha et moi faisions le point. Au bout d’un mois, Sacha avait repris une vie normale, ou du moins considérée comme telle par lui. Ses symptômes d’anxiété généralisée avait très conséquemment diminué. Il respectait scrupuleusement le plan d’action que je lui avait préparé pour vaincre l’anxiété généralisée. Il était heureux comme cela. Cela correspondait à son attente. Nous avions gagné!

Moralité: « Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple? »

Traitement de l'anxiété, et de l'anxiété généralisée

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Frédéric Arminot

Crise de panique – Comment faire pour contrôler une crise de panique

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Crise de panique – Comment faire pour contrôler une crise de panique

La crise de panique répond à un processus qui, bien évidemment, est spécifique à chacun. cependant, les fondements d’une crise de panique sont souvent les mêmes. Qu’il s’agisse d’image de soi, de confiance en soi, de pleurs constituées dans l’enfance, donc au cours de la construction de votre personnalité, les crise de panique ont souvent les mêmes sources et… les mêmes effets.

« ‘C’est en renouvelant les mêmes erreurs que l’on obtient un résultat inversement proportionnel à l’effet désiré »

Jean-François est un homme de 35 ans. Père psychiatre, mère enseignante, Jean-François est Educateur spécialisé. Ils suivi une formation longue et difficile et, pour la vision que j’ai de ce métier, je suis assez étonné de ce dont il m’informe quand il prend contact avec moi.

Le métier d’éduc.spé., à plus forte raison quand l’on sait que ce monsieur s’occupe de jeunes en difficultés, prépare à vivre des situations difficiles. Les inter action, parfois difficiles pour ne pas écrire violentes, peuvent être fréquentes. Jean-François en a l’habitude et c’est comme si, tout d’un coup et contre toute attente, plus rien des habitudes comportementales dans le domaine professionnel ne fonctionnait. Jean-François redoute de se trouver en situation difficile et, inconsciemment, il prépare ses crises de panique parce qu’il n’a de cesse d’anticiper. Que s’est-il donc passé pour que le quotidien de ce monsieur soit bouleversé contre toute attente?

Le processus d’une crise de panique

Quand j’aborde un problème avec quelqu’un et que cette même personne souhaite trouver une solution, ma première attitude consiste à poser beaucoup de questions. Et en ce qui concerne Jean-François, je pose d’autant plus de questions que le métier qu’il fait et les crise de panique dont il est victime n’ont rien d’innocent. cela répond à un processus assez claire, en règle générale, bien que spécifique à chacun d’entre nous.

La crise de panique n’a pas à voir avec les crises d’angoisses. En effet, une crise d’angoisse est une angoisse très forte et soudaine qui, si elle est pénible à vivre, ne donne pas le sentiment de perdre ses moyens. Ce dernier cas étant la définition même d’une crise de panique.

Cela signifie que, contre toute attente, et d’une façon éminemment violente, vous vous retrouvez dans la totale incapacité de rassembler votre énergie pour traiter une information angoissante ou une somme d’informations qui requièrent une réponse adaptée. Autant d’éléments que vous trouverez dans les différents cas que je traite sur ma chaine Youtube.

Crise de panique

La crise de panique répond à un processus particulier au sens où il y’a une somme d’éléments personnels, contextuels ou environnementaux qui participent à faciliter une crise de panique.

Ainsi, si vous êtes fatigué(e), victime danxiété, stressé(e), contrarié(e) par un ou plusieurs éléments qui vous inquiètent, vous pouvez accumuler des émotions que vous tentez de contrôler. Alors, souvenez-vous.

Contrôler vos émotions est la pire des choses que vous puissiez faire. Contrôler ses émotions cela signifie que lorsque vous éprouvez une émotion et qu’elle vous met en difficulté (peur, joie, tristesse, dégoût, colère, honte, culpabilité) vous la rejetez par peur de ne pouvoir l’exploiter et vous faites comme si rien ne se passait.

Dans le cas de Jean-François, il y a une somme d’émotions et d’évènements qui ont favorisé ses récentes crise de panique. Des situations vécues et qui semblent s’être répétées de diverses façons ont participé à ce que JF voit son capitale de confiance en soi fondre comme neige au soleil.

Dès le départ, face à des situations qui semblaient lui échapper, Jean-François a renforcé ses défenses et utilisé des outils de coercition devant des adolescents qui refusaient d’obtempérer et de satisfaire leurs engagements. Jean-François s’st retrouvé confronté à certains échecs pédagogiques qui ont altéré la confiance qu’il pouvait avoir en lui.

Progressivement, alors qu’il en avait maintes fois discuté avec ses collègues de travail, cet éducateur spécialisé s’est senti mis en cause. C’est du moins ce qu’il m’explique bien que, il en conviendra plus tard, c’est son état de fatigue plus un autre élément très personnel qui auront favorisé ce sentiment d’être mis en cause dans un conflit répété.

Quotidiennement, Jean-François se rend compte qu’il dort mal. Sa compagne l’informe qu’il geint en dormant. Lui dit qu’il se réveille fatigué et victime d’angoisses matinales. Plus il se rapproche du centre dans lequel il travaille, plus ses angoisses augmentent. Jean-François souffre de ruminations, et se fait des films quant à la façon dont chaque journée de travail va se dérouler. Pour faire court, une fois n’est pas coutume, Jean-François cherche à contrôler son problème, comme s’il voulait le prévenir pour mieux le contrôler de sorte à ce que cela ne lui échappe pas. Le processus est en route jusqu’au jour où, débordé d’émotions, Jean-François sort des ses gonds et en est à deux doigts de frapper un ado.

Bien qu’expérimenté, Jean-François fait un plaisir à nul autre pareil à l’ado avec lequel il est en difficulté inter actionnaire quand il perd ses moyens. Il perd ses moyens et, partant, se décrédibilise. Il perd cette autorité qu’il revendique tant. Il tente de les retrouver jusqu’au moment où, ce qui devait arriver arrive. Notre éducateur spécialisé n’arrive plus à utiliser ses ressources, son expérience, la présence de ses collègues. Mais pourquoi donc ce monsieur en est-il arrivé à ce point où il s’ordonne de réussir alors qu’il a construit, inconsciemment il est vrai, ce qu’il vit comme un échec?

Crise d'angoisse - Crise de panique

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Pourquoi souffrez-vous de crise de panique

Très fréquemment, je constate que l’histoire des personnes qui me consultent, ou plutôt ce qu’ils ont retenu de leur éducation, paramètre leur relation à leurs émotions. J’en veux pour preuve ce qu’il est convenu ce que l’on appelle « l’injonction paradoxale ». Cette injonction est une phrase prononcée une ou plusieurs fois par un parent, phrase du type: « Fais ce que tu veux mais gagne de l’argent » ou « Fais ce que tu veux mais tu n’y arriveras pas ». Cela signifie donc qu’une chose est dite et son contraire dans la même phrase.

En ce qui concerne Jean-François, c’est en en parlant, et en explorant plus avant sa relation à l’autorité, au pouvoir, comme à l’image de lui même et, enfin, à la façon qu’il a de s’affirmer que nous allons découvrir une injonction paradoxale intéressante.

Pourquoi souffrez-vous de crise de panique

Pourquoi êtes-vous victime de crise de panique

JF se souvient qu’un jour, il a annoncé très fier à sa mère enseignante le métier qu’il souhaitait faire. Laquelle lui a répondu qu’elle soutenait son choix mais… que c’était un métier difficile et ingrat et que lui, son fils, n’avait pas le droit de se tromper.

Cette maman a dit cela de façon tout à fait innocente et n’a sans doute pas imaginé quelles conséquences cela pourraient avoir pour son fils. Or, celui-ci, s’il a confirmé son choix et a conscience de la difficulté, n’en n’a pas moins retenu ce que sa mère lui a dit (c’eut pu être son père), et a fait de cette injonction une nécessité impérieuse à satisfaire en toutes circonstances.

Les années ont passé et Jean-François a inconsciemment cultivé ce qu’il avait perçu comme un ordre impérieux de sa mère.

A ceci près qu’à chaque évènement professionnel à propos duquel JF se sentait mis en cause dans sa légitimité, et qui participait à lui faire peur d’échouer, cet éducateur s’enjoignait l’ordre de réussir.

C’est ainsi que, non sans quelques angoisses ponctuelles, ce monsieur a traversé des années d’expérience et d’implication. Ce qui a fonctionné pendant des années a fini par trouver sa limite. Jean-François s’est retrouvé fragilisé par quelques échecs cuisants avec des adolescents qu’il n’arrivait pas à aider. Il a fini par en faire une affaire personnelle. Si cela ne fonctionnait pas, c’était de sa faute. Pour se protéger de ce sentiment de culpabilité la phrase de sa maman résonnant à sa tête -, Jean-François redoublait d’énergie pour réussir ce qui creusait un peu plus sa peur d’échouer, et lui donnait un résultat inversement proportionnel à l’effet désiré.

Comment contrôler une crise de panique

En quelques séances, JF a réussi à retrouver de lui une image positive et à objectiver. Cela signifie ne pas lâcher prise et ne pas nécessairement se sentir responsable en cas d’échec avec un ado. Il y a réussi en comprenant les mécanismes de défense qui étaient les siens et qui lui rendait son comportement toxique.

En fait, ce monsieur réagissait comme un enfant qui voulait absolument persister à apporter la preuve à sa mère qu’il ne s’était pas trompé de choix et qu’il était donc légitime à exercer sa fonction tout en ayant peur de ne pouvoir continuer à apporter cette preuve.

Partant, il craignait, en cas d’échec, de perdre non seulement sa légitimité mais aussi l’approbation des sa mère, voire son amour. C’est du moins ce qui est apparu au cours du travail que nous avons fait ensemble. C’est un peu comme si la maman de ce monsieur apparaissait à chaque difficulté inter actionnaire entre un adolescent et lui, ce qui paramaitraît de façon infantile ses réactions émotionnelles.

Plus il avait peur d’échouer, plus il dépensait d’énergie pour réussir, et plus il allait a devant de son propre échec puisqu’il en faisait, émotionnellement parlant, une affaire personnelle. En fait, Jean-François, pour se protéger, réagissait et perdait toute objectivité. En dépensant autant d’énergie, Jean-François participait activement à la dépenser d’une façon telle qu’il avait toutes les chances de créer une crise de panique puis le renouvellement aggravé de ses crise de panique.

En ayant compris cela, ce monsieur a réussi à reprendre un comportement adulte et responsable. Il y a réussi à la faveur d’un premier élément de travail, un diagnostic, outil de travail que je vous invite aussi à utiliser. Ainsi, nous comprendrons tout ce qu’il y’a à comprendre, que vous souffriez de crise de panique, d’angoisses, d’anxiété ou de phobie.

Frédéric Arminot

Crise d’angoisse – Etude du cas de Tiphaine, victime de crise d’angoisse

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Crise d’angoisse – Étude du cas de Tiphaine, victime de crise d’angoisse

Qu’il s’agisse ou non de crise d’angoisse, ce qu’il y a de souvent étonnant dans mon métier, c’est qu’il arrive parfois que, avant même de s’exprimer, je pense d’une personne qui me consulte qu’elle souffre de tel ou tel problème sachant que, bien sur, il m’arrive de me tromper.

C’est précisément ce qui m’arrivera avec Tiphaine qui souffre de crise d’angoisse terribles et ce dans tous les domaines de sa vie. Pourtant, elle m’apparaît pétillante, espiègle. Elle anime un blog sur le « Lifestyle ». En un mot comme en cent, bien qu’interloqué, je la trouve pêchue!

Si je me décide à vous parler des crises d’angoisse de Tiphaine c’est parce qu’il me semble intéressant de comprendre comment cette jeune femme en est venue à alimenter ses crises d’angoisse. En effet, courageuse et battante comme elle m’apparaît, j’imagine bien ce qu’il doit se passer, mais je n’imaginais pas tout, loin s’en faut.

Crise d’angoisse – Une question de contexte

J’ai bien conscience d’écrire et de répéter la même chose que ce soit à propos de crise d’angoisse, d’anxiété, voire de phobie d’impulsion (par exemple), mais force est de constater que Tiphaine ne déroge pas à la règle. C’est autant son contexte que son environnement qui font ses crise d’angoisse.

Quand je parle de contexte associé à des crise d’angoisse, je pense plus précisément aux situations auxquelles cette jeune femme est confrontée d’une part et aussi à ses réactions face à ses crise d’angoisse d’autre part.

En effet, cette personne est justement connue et identifiée par ses ami(e)s comme une battante, une rigolote. Peut-être pas celle qui danse debout sur les tables mais, en tous cas, celle sur laquelle on peut compter pour mettre de l’ambiance. Pour autant, Tiphaine m’explique qu’elle a beau être la « marrante » de service, cela se fait au prix d’une lutte acharnée contre ses crise d’angoisse.

Crise d'angoisse - Un contexte favorableDès qu’il s’agit de sortir de chez elle, que ce soit pour interviewer un(e) pro de la mode, une responsable de collection, un ou une designer, le simple fait de sortir de chez elle, de sa zône de confort, la remplit d’une douleur abdominale très handicapante, d’une boule au ventre, de suées, de tremblements (parmi d’autres symptômes liés à ses crise d’angoisse).

Là où cela devient encore plus intéressant, c’est que Tiphaine pourrait prendre le temps de s’occuper d’elle, de ne se forcer à rien, ou de faire des exercices de relaxation (ce qui ne résoudra pas le problème de crise d’angoisse mais, ou moins, l’apaisera), ou encore s’accorder le droit d’aller mal et de surseoir à ses obligations. Mais non! Tiphaine ne veut pas! Tiphaine refuse d’être comme handicapée par des crise d’angoisse qui la martyrisent depuis quelques années dèjà.

Alors, Tiphaine commet la plus grave erreur, l’erreur qu’il ne vous faut jamais commettre. Cette jeune femme contrôle son problème. Du moins, elle tente de le contrôler en se rassurant, en agonisant sa crise d’angoisse d’injures bien senties (comme si sa crise d’angoisse avait des oreilles). Puis, la boule au ventre, Tiphaine monte sur son scooter et, stressée à l’aidée de faire un malaise en route, victime d’une vue qui, parfois se brouille, Tiphaine roule au devant de ses ennuis.

C’est ainsi que, parmi d’autres comportements réactifs dont Tiphaine a le secret pour se détourner de ses crise d’angoisse, en jouant le rôle de Mademoiselle tout va bien participe à enrichir son problème de crise d’angoisse, à l’aggraver.

C’est d’ailleurs comme cela que Tiphaine m’explique qu’il lui arrive souvent d’aller dormir chez des ami(e)s car elle ne sent pas de rester seule par peur qu’une crise d’angoisse la fasse s’évanouir de douleur voire, pire, qu’à cause d’une crise d’angoisse prolongée et de battement du cœur violents, elle soit victime d’un crise cardiaque et… meure seule!

Alors pour se protéger de cela, plutôt que de demander de l’aide à des personnes compétentes, Tiphaine monte sur son scooter, traverse Paris et roule au devant de son problème. Au moins, dussè-je passer pour un type cynique, être à scooter lui permet d’alimenter ses ruminations (dont nous aurons d’ailleurs l’occasion de nous occuper puisque cela fait partie de son problème de crise d’angoisse).

Bien que je ne sois pas étonné de ce que cette personne m’explique, je suis quand même abasourdi par cette constante qui est la sienne que de ne pas vouloir cesser de contrôler son problème alors que l’intéressée a tout à fait conscience que cela aggrave sa situation.

Oui mais, elle ne sait – ni ne veut – faire autrement. Elle sait d’autant moins faire autrement que, rapidement, nous comprendrons que ses crise d’angoisse répétées sont le fruit d’un sentiment d’insécurité affective patent, et d’une injonction – un ordre – que cette femme s’adresse pour continuer à jouer son rôle. Comme quoi, le problème, une fois de plus, a un intérêt! Je sais. C’est fou, mais vous allez comprendre.

Crise d’angoisse – Quel serait l’intérêt de ce problème pour Tiphaine

Crise angoisse - Intérêt du problèmeAutant que vous le sachiez tout de suite, l’accompagnement personnalisé de Tiphaine est allé particulièrement rapide! En moins de 5 consultations, nous avons neutralisé son problème.

Aujourd’hui, Tiphaine va très bien et je crois même qu’elle a rencontré quelqu’un avec lequel elle peut jouer… le rôle de sa vie!

En tous cas, avant que ces crise d’angoisse ne disparaissent totalement, il a bien fallu non seulement comprendre le contexte mais aussi ce qui se cachait derrière ces crise d’angoisse. C’est ce que je vais maintenant m’employer à vous expliquer.

Cette charmante Tiphaine, qui avait, en son temps, accepté de répondre à beaucoup de mes questions, accepte de répondre à de nouvelles questions. En effet, j’ai besoin de comprendre la genèse de ses crise d’angoisse. Non pas que je veuille psychanalyser cette jeune femme mais force est de constater qu’il me manque des éléments. Et c’est dans son histoire personnelle que je vais les trouver.

C’est ainsi que, au gré de mes questions, je vais apprendre que Tiphaine est la fille unique de parents séparés, et qui ont été confrontés à différents problèmes personnels. L’environnement familial était assez instable – socialement –  pour que cette jeune fille en conçoive de façon récurrente un sentiment d’insécurité. Les années passant, Tiphaine n’aura de cesse de réagir par rapport à son histoire familiale.

Tiphaine contrôle ses relations, et agit toujours de sorte à ce que les risques sociaux soient minimes voire inexistants. Pour autant, Tiphaine transporte avec elle son sentiment d’insécurité affective infantile, et elle ne saurait savoir faire quelque chose – avoir confiance en elle – alors qu’on ne lui a pas appris.

L’intérêt du problème de cette jeune femme consiste donc à se rappeler à l’ordre en permanence. Elle exige d’elle même d’être à la hauteur de tout ce qui la concerne. Ses crise d’angoisse sont donc là pour le lui rappeler! Ces crise d’angoisse répétée sont comme une alerte permanente qui la contraignent, à son sens, de façon positive, à être toujours à la hauteur des situations auxquelles son quotidien la confronte.

Ce qui peu être vrai quelques temps est aujourd’hui inexact ou, en tous cas, n’a plus du tout l’effet escompté. Et, c’est précisément en voulant prendre le contrôle de sa vie, comme de ses émotions, que cette patiente s’est fourvoyée, en toute bonne foi, et qu’elle a participé à entretenir ses crise d’angoisse.

A titre d’exemple, Tiphaine me raconte qu’un matin, chez son père, elle a envie de croissants. Il lui faut sortir pour en acheter à la boulangerie la plus proche. A l’idée de sortir, Tiphaine se sent prise d’une crise d’angoisse violente qu’elle ne s’explique pas. Plutôt que de prendre acte de son état et de faire l’exercice que je lui avais confié en pareille situation, Tiphaine s’oblige à sortir! Ces quelques viennoiseries auront un caractère douloureux qui justifiera une digestion pénible et des vomissements ultérieurs…

Tiphaine a pris acte du danger quant à cette crise d’angoisse liées à cette petite sortie mais, dans le même temps, a refusé d’en prendre compte et d’agir conformément à ma prescription. Tiphaine aura voulu contrôler l’incontrôlable et, plutôt que d’en accepter l’augure, elle aura lutté contre ce qui aura participé à créer un conflit intra psychique chez cette jeune femme.

Crise d’angoisse – Le temps de la résistance au changement

Il faudra quelques séances à Tiphaine pour comprendre tout l’intérêt des prescriptions comportementales. Elle mettra quelques temps aussi à accepter de respecter encore et toujours les exercices que je lui confie. Mais, centimètre par centimètre, Tiphaine me téléphonera de moins en moins pour m’appeler au secours. A tel point que, un jour, elle me téléphonera pour annuler sa dernière consultation me signifiant ainsi que tout allait beaucoup mieux. Qu’elle avait retrouvé joie et sérénité, qu’elle avait traité son ressentiment à l’endroit de ses parents. Qu’elle avait enfin cessé, dans son propre intérêt, de se comporter comme une enfant qui demande désespérément à ses parents de la rassurer, en vain, il est vrai.

Tiphaine aura donc agi de soirée à retrouver un comportement adulte, un comportement autonome en comprenant que si elle n’était aucunement responsable des ses crise d’angoisse, elle était responsable de son propre changement. Tiphaine aura eu le courage de lever sa résistance au changement.

Je vous rappelle que Tiphaine m’a contacté dans le cadre d’une demande de diagnostic gratuit. En effet, c’est ainsi que je procède avec toute le monde.

Nous passons 30 à 45 minutes ensemble, sur Skype principalement, pour explorer votre problème. Au cours de ce diagnostic gratuit, j’ai posé beaucoup de questions – encore ?! – à Tiphaine, ce qui m’a aidé à comprendre son problème. Passées 24H de réflexion, j’ai confirmé à cette jeune personne que, si elle le souhaitait, j’étais compétent à lui venir en aide. Ensuite, je lui ai expliqué comment nous allions travailler à la solution de son problème de crise d’angoisse. Puis les consultations ont débuté très vite.

Si je ne m’étais pas senti compétent à aider Tiphaine, je l’aurais orienté ers une consœur ou un confrère que j’aurais jugé plus compétent que moi.

P.S: les exercices et prescriptions comportementales sont toujours en fonction de la personne, vous, de votre contexte et de votre environnement. Il s’agit donc bien d’accompagnement personnalisé et de solution(s) adaptée(s) à votre cas.

Frédéric Arminot

TCC – Thérapie comportementale – Définition

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TCC – Thérapie comportementale – Avant propos

Je dois reconnaître qu’en France comme ailleurs, il est difficile pour un néophyte de distinguer la TCC de la thérapie comportementale que l’on appelle aussi Thérapie Cognitive et Comportementale (tcc).

Je vais donc essayer de vous expliquer quelles sont les différences de pratique comme leurs modalités et les grands principes de chacune d’entre elle. L’objectif étant bien évidemment de vous aider non seulement à comprendre mais à choisir de la façon la plus adaptée pour vous.

TCC - Thérapie comportementale

Définition de la TCC ou thérapie comportementale

Avant toute définition de la TCC, il est important que vous sachiez ce qu’est un comportement. Un comportement est la réponse que chacun d’entre nous exprime sur la foi d’une sollicitation donnée dans un contexte donné et un environnement donné.

Cela pose donc la question de la communication entre les autres et vous. C’est l’inter action. Or, c’est précisément cette dernière qui peut poser problème et être responsable de différents problèmes tels que: angoisse, anxiété, stress, dépression, phobie (pour ne citer que les principaux symptômes).

La TCC, la thérapie cognitive et comportementale, la thérapie comportementale, ou thérapie systémique, ou encore thérapie brève et stratégique, issue du modèle Palo Alto, est une approche centrée sur la résolution des problèmes que vous présentez.

L’approche comportementale offre des moyens d’action thérapeutique rapides qui ont fait leurs preuves dans le soulagement des souffrances personnelles, professionnelles, relationnelles et familiales, ce qui vous permet d’envisager le présent et l’avenir sereinement.

En 2004, une étude de l’INSERM* [Institut National de la Recherche et de la Santé Médicale] précise que 16 cas sur 17 sont résolus dans un délai inférieur à six mois grâce à l’approche comportementale.

TCC – Comment bénéficier de la thérapie comportementale

Pour être certain que vous puissiez bénéficier des apports de la thérapie comportementale, une étude de votre problème est nécessaire. Ainsi, vous gagnez en temps et en efficacité. L’abattage thérapeutique n’est donc pas le crédo de ta thérapie comportementale ou TCC.

Afin de vous assurer la meilleure qualité d’écoute, le nombre de consultations par jour est limité.

TCC – Consolidation

En cas d’insuccès, il est mis fin à la thérapie et il vous est proposé de rencontrer une consoeur ou un confrère afin de bénéficier d’un éclairage complémentaire qui facilite une résolution définitive de votre problème. Dès que la solution est consolidée au terme d’une séance, votre accompagnement s’arrête. Vous n’avez donc pas à participer aux consultationssuivantes (à concurrence de 10).

A chaque consultation, le point est fait sur les évènements en cours, le bénéfice des exercices, et votre situation émotionnelle. Ainsi, vous cheminez vers la solution à votre problème, vous progressez par rapport à la stratégie, et bénéficiez d’exercices adaptés.

TCC – Durée et fréquence des consultations

Chaque consultation dure de 45 minutes à 1 heure. Le nombre de séances est limité à dix (10). Il s’agit donc bien d’une thérapie brève. La fréquence des consultations est précisée d’une consultation à l’autre, d’un commun accord. Avec votre accord, un lien est assuré avec votre médecin traitant.

TCC – De la folie…

Récemment, une personne m’a posé un certain nombre de questions à propos de la thérapie comportementale liée à une phobie. L’un de ces questions était de savoir si la thérapie comportementale induisait une « exposition », c’est à dire: « Allez vous me confronter physiquement à mon problème?. Par exemple, si j’ai peur des pigeons, allez vous m’obliger à voir et toucher de vrais pigeons? » Ma réponse à cette question est la suivante.

Le faire, ou vous contraindre à le faire, est de la folie pure. Il n’en n’est pas question. Sinon, ce serait comme de vous obliger à embrasser quelqu’un qui vous dégoûte! Ce serait vous manquer de respect.

Pour éliminer vos problèmes de stress, de harcèlement, de jalousie, d’angoisse, d’anxiété, de dépression, de phobies, nous agissons autrement. La thérapie comportementale se fonde sur la créativité du comportementaliste pour vous proposer des exercices qui respectent votre réalité comme vous même. La thérapie comportementale, et le thérapeute, sauront vous aider à éliminer votre problème, tranquillement, efficacement et durablement.

Le Programme ARtUS - Angoisse - Anxiété - Phobie - Toc

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Frédéric Arminot

PNCD – Le Big Brother français – Une angoisse sociale majeure

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PNCD – Le Big Brother français – Une angoisse sociale majeure

Ce matin, alors que je prenais mon petit déjeuner, j’ai été profondément marqué par un article du journal Le Monde relatif au PNCD. Le PNCD – Plate-Forme Nationale de Cryptage et de Décryptement – est le dernier joujou de la République Française en matière de recueil massif de stockage de données personnelles (méta données) françaises et étrangères dans lequel les services de renseignements français peuvent puiser à leur guise sans aucun autre contrôle que celui de leur hiérarchie et en dehors de tout cadre légal !

Ce programme dit PNCD semble avoir été mis en place en 2002, au lendemain des attentats du 11 septembre 2001. Si la nécessité de se prémunir contre la violence des intégristes de tous poils se comprend, il semble que les caciques du renseignement se soient laissés aller à un débordement qui n’est plus seulement civil mais militaire. Mais, pour qu’ils le fassent, il leur a fallu l’accord et le financement des gens qui gouvernent la France, hier comme aujourd’hui.

En effet, différents services de renseignements sont sans doute impliqués dans la gestion du PNCD, comme la DGSE (Direction Générale de la Sécurité Extérieure) et/ou la CNCIS (Commission Nationale de Contrôle des Interceptions de Sécurité) en lien avec le GIC (Groupement Inter Ministériel de Contrôle et non pas Grand Invalide Civil, quoique…).

Comme atteinte aux libertés individuelles il ne me semble pas possible de trouver mieux que ces métadonnées collectées sans vergogne au nom de la sécurité nationale. Cette même sécurité que justifie que la plupart de nos édiles français, députés et sénateurs, en niant l’existence du PNCD, le Big Brother français. Je n’en n’ai pas que froid dans le dos et je n’arrive pas à contrôler l’angoisse sociale que cela suscite en moi.

Peut-être allez vous posez vous la question de savoir ce qu’un article relatif au PNCD fait sur mon Blog et lien qu’il puisse y avoir entre la mise en place, hors tout cadre légal, et les angoisses que cela suscite en moi. Je vais essayer de vous l’expliquer.

PNCD – Une stratégie de renseignement hors contrôle

Normalement, en cas de suspicion ou de conviction d’actes illégaux, la loi permet, sous réserves de l’accord d’un juge, de mettre en place un certain nombre de moyens de recherches d’une ou plusieurs personnes comme d’éléments à charge de la preuve.

Ainsi, la maréchaussée peut elle être autorisée à écouter des téléphones fixes ou portables, à surveiller les allées et venues des personnes suspectées jusqu’à récolement des preuves avérées lesquelles justifient des commissions rogatoires et des mises en examen.

Tout cela repose sur un cadre légal garanti par la constitution française. C’est du moins comme cela que j’ai compris les choses. A ce titre d’ailleurs, alors que la loi française est l’une des plus compliquées d’Europe, toute personne mise en examen est considérée comme innocente tant qu’elle n’a pas été condamnée.

La PNCD, c’est toute autre chose. Et pas n’importe quelle chose. Une chose qui fait peur tellement c’est dramatique pour les libertés de chacun d’entre nous. La PNCD c’est la possibilité, en dehors de tout cadre légal, de collecter n’importe quel type d’informations sur une personne, par n’importe quel type de moyen, sans l’accord d’un juge. Seule la hiérarchie d’un membre de la PNCD pourra juger ou non du bien fondé de la demande de l’un de ses subordonnés.

Cela signifie que n’importe quel officier ou sous officier de la DGSE, des services du Premier Ministre français, des Services des Douanes (DNRED), des services fiscaux, peuvent s’introduire chez vous pour disposer des caméras ou des appareils d’écoute sans le consentement d’un juge. De la même façon, nul n’est besoin de l’assentiment d’un juge pour collecter des informations relatives à vos communications téléphoniques, à vos mails, à votre ordinateur, aux sites web que vous visitez.

Il suffit qu’un jour peut-être, une seule fois peut-être, vous soyez, ou pas, suspecté d’une activité, ou d’une pensée, qui puisse être considérée comme dangereuse pour la sécurité de l’état et… boum! Vous voilà dans le collimateur illégal de la PNCD.

Cela me fait penser à la NSA aux Etats-Unis (National Security Agency) qui, encore aujourd’hui, fait couler beaucoup d’encre. J’en veux pour preuve les poursuites engagées par les Etats-Unis contre Monsieur Snowden lequel avait divulgué des informations quant aux agissements illicites de cet agence de renseignements. Voilà. Big Brother n’est plus qu’américain, il est aussi devenu français. Dans tous les cas, le PNCD est une angoisse sociale majeure. Pourquoi?

PNCD – Une angoisse sociale majeure

Le PNCD, au de là du fait qu’il ait été créé sans que la population française en soit informée, est une organisation secrète, une nébuleuse, un blanc seing à  tous les délires.

En dehors de toute autorité juridique, cela signifie que n’importe quel service de police ou de renseignements pourra sur la seule foi de sa vision décider d’intercepter des communications, de pénétrer chez des gens, d’installer des appareils d’enregistrements audio ou visuels sans aucune autre autorisation que celle de l’agent qui en fait la demande.

Cela signifie qu’au nom de la sécurité de l’état, nous sommes tous suspects et qu’en utilisant les moyens du PNCD, l’état français montre à la population française qu’elle ne mérite aucune considération ni aucun respect. Dans cette ère si robespierriste comme j’aime souvent la nommer, nous sommes invités à vivre dans la peur, à douter de nous même comme de notre voisin. Dans tous les cas, le non respect des libertés individuelles est un échec social retentissant et montre combien les gens qui nous gouvernent depuis 2002 – et même avant – n’ont aucune considération pour la population.

Ainsi, demain, au nom du PNCD, chacune de nos connexions internet, chacune de nos conversations téléphoniques, chacun de nos faits et gestes, qu’il soit social, affectif, professionnel, économique, n’aura plus aucun secret pour les membres du PNCD. Vous et moi serons soumis à une investigation totalement libre qui bafoue notre démocratie.

Aujourd’hui, les députés vont étudier la loi relative au PNCD voire l’adopter. Et à ce niveau là, force est de reconnaître toute la malhonnêteté des gens qui ont gouverné la France et de ceux qui la gouvernent aujourd’hui. En effet, à quoi bon prétendre démocratiquement voter une loi relative à l’existence du PNCD alors que ce même PNCD existe depuis des années, dans le plus parfait secret, dans la plus parfaite noirceur, sans, jamais en avoir informé les citoyens français. De qui se moque t’on?

PNCD – Des conséquences sociales et économiques majeures

Que les personnels de la police comme des renseignements soient excités par le goût du secret et des opérations sous-marines n’est pas un scoop. Il me semble évident que pour arriver à « sortir » des affaires, les personnels peuvent parfois utiliser des méthodes que la loi réprouve. Ce n’est parfois qu’après avoir utilisé des méthodes d’investigations douteuses que le cadre légal est pensé pour asseoir une procédure.

Avec le PNCD, nul n’est besoin d’une procédure. La seule sécurité de l’état justifiera n’importe quelle intervention ou mission de recherches. Encore une fois, le droit de chacun, donc la démocratie, est bafoué au nom de la sécurité. Ainsi, ne sera-ce plus demain un gouvernement responsable de la gestion de la France, mais un état policier à la tête du gouvernement?

De fait, plusieurs sociétés d’informatiques ont très récemment annoncé que si le PNCD était voté, ces mêmes sociétés ne pourraient plus assurer à leurs clients toute la confidentialité à laquelle elles se sont engagées (ex: sécurisation des données). Ces sociétés ont donc annoncé qu’elles allaient sérieusement envisager de déménager dans un pays où les règles sont plus souples, plus honnêtes et plus respectueuses de la vie privée des gens.

Des tels déménagements ne seront pas sans conséquences sur l’économie, l’emploi mais aussi sur la question e l’environnement social.

En effet, chacun risque de se mettre à cultiver une sorte de paranoïa sociale liée à la peur de mal faire ou de mal dire. Cela va engendrer des comportements réponses qui risquent d’aggraver la situation. Par exemple, des gens qui s’estimeraient floués quant au secret de leurs vies privées pourraient, comme le fait le gouvernement français, mettre en place, de façon individuelle ou industrielle, des systèmes qui les protègent mieux de toute intrusion ou de tous risques d’être épiés. Ces systèmes existent, ils ont de beaux jours devant eux et vont grandement participer à envenimer la politique sécuritaire.

La France va vivre de grandes heures de viols sociaux à la sauce américaine. Notre pays va se radicaliser en peu plus chaque jour au nom de la sécurité de l’état. Certaines personnes vont cultiver leurs besoins de sécurité, d’autres vont tenir pour responsables des conséquences du PNCD certaines personnes, ce qui va générer des troubles sociaux, et la plupart vont se dire que si on n’a rien fait, on a pas à avoir peur. Je n’ai rien fait, et j’ai peur!

N’oubliez justement pas que vous n’êtes, à titre individuel ou collectif, aucunement responsable de la situation mondiale, en termes économiques et politiques. Les populations sont prises en otage par une bande de personnes qui n’ont comme seule réponses au terrorisme qu’une sur dramatisation de la situation.

Nous savons que plus nous mettrons en place des systèmes de sécurité en amont et en aval, plus nous inviterons les terroristes à contourner ces systèmes pour avoir ce qu’ils veulent. Et c’est la population qui en fera les frais en plus d’être considérée comme potentiellement complice puisque c’est le principe même du PNCD. Le PNCD est donc la pire des alternatives.

Le PNCD, c’est être invité par la contrainte, et la malhonnêteté sociale, à inviter des inconnus dans mon lit, dans mes toilettes, dans mon ordinateur, dans mes conversations téléphoniques, dans ma vie quoi! Le PNCD me fait penser à ce que Ceausescu faisait en Roumanie quand il se prenait pour le génie des Carpates. C’était de la dictature, une forme de terrorisme, le régime de la peur. Il y a donc donc toutes les raisons d‘être angoissé.

Encore récemment, les gens qui nous gouvernent ont su montrer aux français combien ils sont animés par un seul objectif: le pouvoir. A ce titre et au nom de cet objectif, bien des hommes sont prêts à toutes les malhonnêteté. Par la mise en place du PNCD, les mêmes nous montre combien il devient risible de nous imposer de respecter la loi alors qu’eux même la bafoue sans cesse.

A bien y réfléchir, ce PNCD, n’est-ce pas une forme de terrorisme?

Frédéric Arminot

Le lâcher prise

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Le lâcher prise – Pourquoi est-ce si difficile de lâcher prise, et comment pratiquer le lâcher prise

Depuis des années que je pratique, et j’irais jusqu’à dire que je suis adulte, j’ai très souvent entendu parler de la difficulté à se contrôler et, partant, de pratiquer le lâcher prise.

Quelle que soit votre culture, votre environnement, votre race, votre religion, et j’en passe, avez-vous constater combien il est difficile dans tout ou partie de votre vie de satisfaire à ce concept spirituel qu’est le lâcher prise.

Le lâcher prise signifie que vous acceptez de ne pas contrôler l’incontrôlable. Le lâcher prise signifie que vous acceptez une situation, une perception, une émotion (la peur, la joie, la tristesse, etc.) pour vous protéger d’une succession de symptômes tels que l’angoisse, la crise d’angoisse, l’anxiété, la phobie.

Je vais donc essayer de poser les bases de ce concept spirituel, au sens de l’état d’esprit, de cette façon d’être et de faire afin que vous puissiez pratiquer le lâcher prise avec plus de facilité. Je vais aussi vous donner des exemples, au moins un en tous cas, de sorte à ce que le lâcher prise vous soit plus compréhensible, plus accessible.

Le lâcher prise – Définition

Qui que vous soyez et d’où vous veniez et, accessoirement, où que vous alliez, sans doute avez-vous appris à contrôler vos comportements dans tous les domaines de votre vie. Vous avez appris à répondre d’une façon jugée adaptée à toutes les sollicitations de la vie.

Le lâcher prise - DéfinitionL’expérience aidant, vous avez sans doute remarqué que lorsque vous rencontrez des difficultés, de s problèmes, des résistances, cela suscite en vous des émotions. Ces émotions peuvent vous perturber au point que vous avez toutes les rayons de craindre de perdre le… contrôle de vous même et/ou de la situation.

Vous allez donc réagir de sorte à reprendre le contrôle de la situation. Si, d’aventure, vous n’y réussissez pas, vous allez insister, ce qui risque de générer du stress voire de l’angoisse. Insister plus encore, risque de vous infliger de l’anxiété. Je pense à ce propos à l’anxiété de performance. Donc, quoi faire en pareille et douloureuse situation pour mettre en place un comportement qui facilité le lâcher prise?

Le lâcher prise – En quoi est-ce un problème

Je pense, pour partie, avoir déjà répondu à cette question dans le chapitre précédent. Cependant, le lâcher prise nécessite quelques explications quant à la difficulté que cela représente.

Ainsi,le problème dans le lâcher prise repose sur votre… personnalité. En effet, tout ou partie des éléments constituants votre personnalité peuvent être des freins majeurs pour le lâcher prise. Ainsi, qu’en est-il des éléments constituants votre personnalité. A propos de celle-ci, voici les éléments qui la composent (liste non exhaustive):

  • Éducation
  • Culture
  • Environnement (social, affectif, économique)
  • Expérience de vie
  • Religion (que vous en pratiquiez une ou pas)
  • Image de soi
  • Image des autres
  • Peur du jugement

Chacun de ces éléments caractérise et programme votre comportement réponse à tous les types de sollicitations dont vous faites l’objet. Imaginez, par exemple, que vous êtes dans un groupe. Vous y avez une place, pas nécessairement assise (humour). Les inter actions sociales existent, chacun s’exprime, vous aussi, ou pas. Peut-être préférez-vous observer? A un moment, quelqu’un dit quelque chose qui ne vous laisse pas indifférent. Ce que vous entendez vous invite à réagir, à répondre, à abonder, à répliquer.

Bref, vous avez envie de réagir et vous le faites. Vous exprimez peut-être votre désaccord ce qui n’est pas sans susciter des réactions en cascade. Par la suite, peut-être cette conversation va t’elle dégénérer au point que vous allez quitter le groupe en vous sentant meurtri ou maltraité.

Par la suite, vous allez ruminer à propos de cette situation. Vous allez donc en ressentir une forme de stress et allez juger votre comportement comme celui des autres. Vous allez revisiter cette discussion et considérer que vous auriez faire ceci ou cela, appuyer sur telle ou telle objection, valoriser tel ou tel argument.

Le temps passe et vous n’arrivez pas à laisser cette conversation de côté. En fait, ce moment social vous aura affecté au point que vous avez toutes les peines du monde à pratiquer le lâcher prise à ce propos. Pourquoi?

Tout simplement parce que vous en faite une affaire personnelle. Une affaire qui fait écho à votre vision des choses. Une affaire qui vous aura marqué au point que vous estimerez avoir, peut-être manqué d’affirmation de vous même.

Le lâcher prise - Image de soiVous vous sentez mis en cause et, sur la foi de votre vision du monde (cf. votre personnalité), vous ne pouvez accepter de courber l’échine car cela pourrait vous renvoyer de vous une image négative ou vous aurez peut-être l’impression d’avoir laissé passer des appréciations que vous réprouvez (ex: idées sociales, idées politiques, etc.).

Le temps passe et vous demeurez affecté par ce qu’il s’est passé. Vous êtes durablement affecté au point que vous recherchez des appuis au sein du groupe et que, pour ce faire, vous en reparlez aux personnes présentes. Or, ces dernières, pour certaines en tous cas, ne semblent pas plus affectées que cela. Vous n’arrivez pas à lâcher, vous ne pouvez pas mettre en place le lâcher prise qui, pourtant, vous ferait tant de bien.

Le lâcher prise en l’espèce vous permettrait de cesser de vous faire du mal en voulant absolument faire entendre des idées dont les autres ne veulent pas. Vous risquez d’en concevoir de l’amertume, du ressentiment. Vous savez qu’il serait préférable de satisfaire le lâcher prise – cesser d’en faire une affaire personnelle – mais, vous savez aussi que, si vous lâchez prise, vous donnerez raison aux autres et c’est tout bonnement impossible pour vous vous.

Vous vous refusez à vous rendre complice de propos ou de comportements que vous réprouvez. Et pourtant, vous vous faites tellement de mal (angoisse, anxiété), et ceci bien que votre comportement soit compréhensible. Mais votre personnalité vous l’interdit. Vous êtes inscrit dans une forme de résistance au changement. Alors, comment faire pour pratiquer le lâcher prise sans vous renier?

Le lâcher prise – Comment faire

Le lâcher prise pose donc la question de l’égo, de l’image de soi et, partant, de la confiance en soi. S’affirmer ou ne pas s’affirmer avec, dans un cas comme dans l’autre, la peur d’être mal jugé si vous n’êtes pas à la hauteur d’une situation sociale, affective, professionnelle ou économique. Le problème en voulant contrôler ce que vous redoutez qui vous échappe, c’est d’obtenir – une fois n’est pas coutume – un résultat inversement proportionnel à l’effet désiré.

Pratiquer le lâcher prise est à la fois simple et compliqué. Ainsi, quand vous identifiez que vous vous faites du mal en essayant, de façon quasi obsessionnelle, de reprendre le contrôle de ce qui vous échappe, vous refusez d’accepter ce que vous ne pouvez changer (cf. Sénèque).

Il vous faudra donc accepter que plus vous essayez de tenir bon, plus vous enrichissez votre problème, pire votre problème est. J’en veux pour preuve le problème des personnes angoissées ou anxieuses.

Le lâcher prise - Comment fairePlus vous allez essayer de contrôler vos angoisses en essayant de vous convaincre que cela va passer, plus vous ignorez la réalité, plus vous en faites une affaire personnelle par crainte de renvoyer de vous aux autres une image négative, pire est votre souffrance. En effet, dans un processus mécanique implacable, vous allez adresser des messages contraires à votre cerveau qui va considérer que vous ne comprenez pas la gravité des informations qu’il vous donne.

Partant, votre système nerveux central va augmenter votre stress, votre anxiété, afin que vous trouviez un comportement adapté pour que vos émotions et vos influx soient apaisés. Mais vous ne connaissez pas la vraie solution. Donc, vous allez tenter de contrôler encore et encore, de contrôler ce qui n’est pas contrôlable. Un peu comme si la personne que vous aimez vous annonçait qu’elle vous quitte et que vous l’empêchiez qu’elle vous quitte.

Plus vous allez réagir de la sorte plus vous allez participer à ce que la personne aimée s’en aille. En effet, à quoi bon retenir quelqu’un qui vous donne moults arguments pour vous quitter. C’est douloureux, certes, mais n’auriez vous pas plus intérêt à faire prévaloir le lâcher prise en pareille situation puisque, même si la personne ne vous quitte pas ce jour là, elle vous quittera plus tard (je suis désolé…).

Plus vous réagirez de sorte à l’en empêcher, plus vous serez angoissé à l’idée qu’elle parte, demain ou après-demain ce qui participera à augmenter votre souffrance et nuira à la relation, ce qui provoquera, de nouveau, le désir de l’autre de vous quitter.

En pareille situation, ne vaut-il pas mieux accepter ce qui est douloureux ce qui vous permettra de dépasser la douleur, de la contrôler de façon positive pour vous recentrer sur l’essentiel de vos besoins? En pareille situation, ne vaut-il pas mieux que vous acceptiez le lâcher prise comme seule issue adulte et responsable?

Frédéric Arminot

Crise d’angoisse – Comment faire

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Crise d’angoisse – Comment faire

Ça vous saute littéralement à la gorge. Estomac noué, gorge sèche, boule dans la gorge, vous êtes comme tétanisé, sidéré. Les symptômes de l’angoisse. Vous avez l’impression d’être victime d’une attaque soudaine, une attaque de panique. Çà vous prend au débotté et vous êtes incapable de faire le rapprochement entre la crise d’angoisse que vous vivez et ce qui pourrait la motiver, l’expliquer.

Que ce soit la première fois ou pas, vous ressentez cette crise d’angoisse avec toujours autant de violence, toujours autant de peur irraisonnée. Cette crise d’angoisse, c’est insupportable! Alors, pour gérer cette crise d’angoisse, vous allez tout tenter. tenter l’impossible, tenter de contrôler votre crise d’angoisse, tenter de vous raisonner.

Comme la plupart des gens, sans doute, tenterez vous de rationaliser à propos de votre crise d’angoisse. A moins que vous n’intellectualisiez autour de cette crise d angoisse, en lui trouvant tous un tas de bonnes raisons et en commettant une je ne sais quantième erreur…

Légitimement, face à la souffrance, vous allez essayer de vous raisonner. Vous allez tenter de vous convaincre que cette crise d’angoisse n’est qu’un passage. Que cette crise d’angoisse va passer. Que cette crise d’angoisse n’est rien. Or, plus vous allez réagir de la sorte, en essayant de vous convaincre que ce n’est rien, pire cela va être.

Crise d’angoisse – L’erreur à ne pas commettre

Comme je l’ai précédemment écrit, comme la plupart des gens victime de crise d’angoisse, vous allez avoir toutes les peines du monde à accepter l’insupportable. Un peu comme si vous étiez suffisamment détaché de vous même et de vos émotions pour ne rien changer à votre comportement si, d’aventure, quelqu’un vous frappait de façon répétée et continue et que, ce faisant, vous continuiez à vivre votre vie comme si de rien n’était. Difficile à imaginer n’est-ce pas?

Crise d'angoisse - Erreur fataleCe que vous allez faire en cas de crise d’angoisse, c’est d’essayer de vous protéger et de calmer la crise d’angoisse. C’est bien compréhensible.

En faisant cela, vous prenez le risque d’alimenter le système de la crise d’angoisse. En effet, votre cerveau vous informe de l’imminence d’un danger et vous répondez: « Même pas mal! ».

Donc, votre cerveau comprend… que vous ne comprenez pas l’importance de son alerte. Dès lors, votre cerveau aggrave ainsi les soigner angoisse. Ce qui participe de votre comportement puisque vous commettez une erreur magistrale.

La plupart du temps, pour des raisons éducatives, sociales ou affectives, la plupart des gens essaient de contrôler leur crise d’angoisse. Ils ne veulent pas donner d’eux l’image de quelqu’un qui perd ses moyens. Ils ne veulent pas perdre la place qui est la leur. Ils ou elles ne veulent pas perdre la face devant les autres.

Cette plaie d’orgueil bien compréhensible est l’une des erreurs à ne pas commettre en cas de crise d’angoisse. L’autre erreur, et pas des moindres, consiste à vouloir donner le change autant à soi qu’aux autres. Pourquoi? Tout simplement parce qu’en déniant la réalité de votre émotion, son importance, sa gravité exprimée dans la crise d’angoisse, vous allez rencontrer deux problèmes.

Le premier c’est d’essayer de gérer la crise d’angoisse alors que vous n’y arrivez pas. Si vous saviez comment faire dès l’émergence d’une crise d’angoisse, vous ne seriez pas entrain de lire cet article. La seconde erreur consiste à feindre que tout va bien alors qu’à l’intérieur de vous, physiquement et émotionnellement, c’est le Vietnam! Même si, en pareille situation, le Vietnam à côté de ce que vous souffrez à ce moment là, pourrait s’apparenter à un terrain de jeux!

Il ya une autre erreur, dont on parle moins, qui consiste à demander à des proches, amis, famille, compagnon, compagne, de vous rassurer. Là, vous allez avoir un double effet. Le premier c’est que les intéressés vont essayer de vous rassurer. Ce qui peut marcher mais va participer à entretenir crise d’angoisse ou angoisses. Entendons nous bien. Si le fait de vous rassurer était la solution, vous le sauriez!

Le second effet c’est qu’à force d’être victime de crise d’angoisses, répétée ou non, c’est que vous risquez de lasser vos proches, lesquels vont se sentir impuissants à vous venir en aide. Ce qui va, le plus souvent, générer des comportements victimologiques et… des conflits. Ce qui risque d’aggraver votre crise voire de générer une crise de panique. C’est la cerise sur le gâteau. La prime de la prime sera, bien sûr, de ressentir de la honte et de la culpabilité.

Alors, pour vous éviter tous ces symptômes liés à une crise d’angoisse, pour savoir gérer une crise d’angoisse, pour traiter vos angoisses, il existe bien des méthodes mais, je le crains, cela va vous déplaire. C’est à 180° de ce que vous faites habituellement. C’est diamétralement à l’opposé de votre vision rationnelle des choses. Lisez plutôt ce qui suit.

Crise d’angoisse – Comment faire ou quand la vérité sort de la bouche des enfants

Pour la je ne sais quantième fois, je pourrais vous expliquer comment faire pour gérer une crise d’angoisse.

Et puis, comme parfois le hasard fait très bien les choses, je préfère partager avec vous le récent message d’une maman à propos de sa fille de 5 ans, laquelle rencontrait des problèmes d’angoisses, ou de crise d’angoisse nocturne:

Bonjour,

Je voulais vous remercier pour votre article en libre lecture sur l’angoisse nocturne de l’enfant.

A la suite de plusieurs évènements, le comportement de ma fille adoptive de 5 ans s’est brutalement dégradée avec des angoisses diurnes et nocturnes très fortes (peur d’être attaquée par des zombies, peur de mourir – demande 100 fois par jour si son coeur battait et si elle n’avait pas de caries, colites, appel à l’aide en pleurs de sa maman de naissance).

Mon attitude, ainsi que celle du médecin, a été de tenter (vainement) de la rassurer. J’ai consulté une psychologue avec qui elle a bien verbalisé les choses et nous avons identifié les causes.

Puis j’ai lu votre méthode paradoxale en ligne et je l’ai tout de suite appliquée. Effet immédiat, journée sans angoisse, et elle s’est endormie hier soir très calmement, a passé une très bonne nuit et, ce matin, toute fraîche au réveil, elle m’a dit:

« Tu sais maman, je n’ai plus peur d’avoir des caries, et je pense que j’ai tué les zombies. Et c’est moi toute seule !. ».

Je n’ai rien d’autre à ajouter, si ce n’est que j’adore mon boulot! (je vous aime aussi).

Controler angoisse

Frédéric Arminot

Angoisse de la grossesse

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Angoisse de la grossesse – Pas de panique !

Dans la vie d’une femme, dans la vie d’un homme, mais pas nécessairement pour les mêmes raisons, la venue d’un bébé à naître peut être facteur de ce qu’il est convenu d’appeler l’angoisse de la grossesse.

La vie du couple, comme la vie de la future maman vont être bouleversés par l’arrivée d’un enfant. Premier d’une fratrie en devenir ou je ne sais quel quantième enfant d’une famille, le nouveau est facteur d’éventuel angoisse de la grossesse. entre les bouleversements de la vie de couple, les angoisses liées aux bouleversements physiques comme aux mouvements psychiques, l’angoisse de la grossesse peut altérer la joie d’accueillir ce nouveau membre dans ce couple qui, de fait, devient une famille.

Je vais essayer de vous apporter des éléments d’appréciation quant à l’angoisse de la grossesse qui vous permette d’objectiver.

L’angoisse de la grossesse – Un quotidien mouvementé

L’annonce d’une grossesse peut être bouleversante pour une femme comme pour un homme, bref pour un couple. Les habitudes de vie vont s’en trouver modifier et les centres d’intérêts et d’investissements vont l’être tout autant.

Autant un couple peut éprouver une jolie immense aux fruits de leurs amours et s’en trouer positivement transportés, autant d’autres peuvent le vivre dans une angoisse qui va nuire à leur bonheur, ou à l’idée qu’ils s’en font.

Crise d'angoisse - Crise de panique

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Il est évident que la venu d’un bébé va générer des mouvements en termes de centre d’intérêt, d’habitudes, de confort de vie, voire d’insouciance. La venue d’un enfant est vecteur de décentrage des centres d’intérêts lequel décentrage peut générer des angoisses de la grossesse au sens des questions que les parents peuvent se poser.

Tout va t’il bien se passer? Y a t’il des risques de grossesse pathologique? Vais-je souffrir? Mon compagnon ou ma compagne va t’elle ou va t’il autant me désirer? Vais-je être à la hauteur pour éduquer et aimer cet enfant?

Alors, pas de panique ! Oui, l’arrivée d’un enfant est source de stress. Oui, le corps d’une femme va être durablement impact par la grossesse. Oui, la grossesse va décentrer la vie d’une femme comme sa vie de couple. Oui, la vie d’une femme enceinte va être, parfois, mouvementée. Et non, attendre un bébé n’est pas une maladie. Alors comment faire pour ne pas souffrir – trop – d’angoisse de la grossesse?

L’angoisse de la grossesse – Un environnement médicalisé

Je m’en voudrais d’encore faire preuve de résistance mais, la grossesse, comme beaucoup de notre quotidien social, affectif et économique est… sous contrôle. Il y aurait donc peu de raisons objectives de craindre l’angoisse de la grossesse.

Médicalement, dès l’annonce d’une grossesse, la future mère fait l’objet d’une attention médicale programmée. Entre les visites chez le gynécologue, les échographies régulières, les analyses biologiques et j’en oublie, il est difficile voire impossible de passer inaperçue.

J’ai cru comprendre que chez certaines femmes, ces attentions médicales avaient l’effet inverse à celui souhaité. Ainsi, certaines personnes plus sensibles que d’autres, conçoivent une angoisse voire une anxiété à l’idée qu’il puisse arriver quelque chose à leur bébé comme à elle même. La peur de se rendre chez le médecin traitant pour effectuer des analyses de suivi pré accouchement, n’est pas sans fragiliser certaines femmes au point qu’elles ressentent l’angoisse de la grossesse.

Une femme enceinte n’est pas malade. Pour autant, une future maman a besoin d’être médicalement entourée, j’irais jusqu’à écrire choyée. Que ce soit médicalement ou affectivement. Durant toute la période de gestation, la future mère sera enveloppée d’attentions renouvelées et bienveillantes (du moins je le lui souhaite). Autant de marques d’intérêts qui peuvent avoir l’effet inverse à celui souhaité. Il convient donc d’accompagner en faisant preuve d’écoute active, de bienveillance, de patience, d’amour finalement, de sorte à limiter les risques d’angoisse de la grossesse.

L’angoisse de la grossesse – Les changements physiques

Ce corps qui aura éventuellement – fait l’objet de tant d’attentions (hygiène alimentaire, sport, soins esthétiques, etc.) va faire l’objet de changements de façon progressive et immuable. Il se peut que certaines femmes en conçoivent de l’angoisse, l’angoisse de la grossesse, parce qu’elles ont peur que leur corps ne retrouve pas pas sa plastique initiale.

L’avantage d’être suivie par des spécialistes permet de mesurer, qualifier et contrôler les risques de bouleversements physiques durables. De fait, si une femme prend trop de poids, ou pas assez, les médecins sauront l’accompagner de sorte à ce que la future mère ne soit pas victime d’angoisse de la grossesse à propos de son corps.

Si, d’aventure, vous êtes inquiète à propos de votre avenir physique, n’hésitez surtout pas à consulter. Mieux vaut consulter plusieurs fois des professionnels médicaux ou psychologiques et leur demander de l’aide, plutôt que de faire silence ou déni à propos de vos craintes.

L’angoisse de la grossesse – Les changements psychiques

Une fois n’est pas coutume, la grossesse va modifier les perceptions d’une femme quant à son propre corps. Qui dit grossesse dit grossir. Les notions de beauté, d’intérêt, de désir vont se faire plus prégnants. L’image de soi, l’image du corps de la femme enceinte, sont appelés à se modifier au fur et à mesure de l’avancée de la grossesse.

Ainsi, une future maman peut avoir peur d’être moins aimée ou désirée par le père de son enfant. Il peut y avoir une certaine anxiété au cours de la grossesse, non seulement à cause de la grossesse elle même mais aussi à propos de la suite, quand l’enfant sera né(e).

L’angoisse de la grossesse est donc normale au sens où cela génère des bouleversements parfois irréversibles dans la vie d’une femme.

Si vous vous sentez victime de l’angoisse de la grossesse, n’hésitez surtout pas à en parler à votre médecin traitant. Il ou elle vous orientera vers un(e) spécialiste de l’accompagnement des femmes enceintes victimes de l’angoisse de la grossesse. Cela vous évitera bien des vicissitudes et diminuera les facteurs de stress inhérents à tout boulversement, même souhaité.

Hésitez d’autant moins à consulter et à parler de vos angoisses à des professionnels que, plus vous parlerez, plus vous préviendrez le risque de Baby Blues (dépression post partum). Cela aussi est un facteur d’angoisse de la grossesse qui, identifié suffisamment tôt, peut être pris en charge de façon efficace.

Frédéric Arminot

Le stress des enseignants

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Le stress des enseignants

Elle a 50 ans passés. 50 ans, dont près de 25 en face à face continuel avec des élèves. Elle a tout vu. Elle a tout entendu. Tellement que, lorsqu’elle arrive au cabinet, elle est émotionnellement exsangue. Ne se sentant plus en phase avec son métier. ne se sentant soutenue ni par l’administration, ni par la direction de l’établissement scolaire dans lequel elle travaille et, de façon très étonnante, par peu, voire aucun, de ses collègues de travail. Elle est lasse, épuisée. Le stress des enseignants peut-être.

Oui, Jacqueline souffre de ce qu’il est convenu d’appeler le stress des enseignants. Elle n’arrive plus à trouver les ressources pour continuer. Chaque année, elle se pose la question de savoir si elle va continuer ou pas. A chaque rentrée scolaire, Jacqueline se pose la question de savoir sur quels élèves et quels parents elle va encore « tomber ». Deux questions qui fonde le stress des enseignants.

Cette exposition permanente aux inter actions scolaires et sociales auront eu raison de son équilibre personnel. Le stress des enseignants fait d’autant plus souffrir cette femme que, pour couronner le tout, elle subit, elle comme tous ses collègues, cette diatribe nationale qui consiste à dire qu’elle fait partie des privilégiées parce qu’elle a plusieurs mois de vacances par an.

Rien n’est jamais dit sur le stress des enseignants, stress lié aux heures de préparation, aux soirées passées à corriger des copies, à ces vacances qui ne sont pas puisque le salaire de la fonction est annualisé et qu’en conséquence, si l’on y regarde de plus près, ce sont les enseignants qui paient leurs congés et non l’état qui leur en fait cadeau!

Cette femme est usée de devoir se justifier tant auprès des inspecteurs d’académie, que de ses consoeurs et confrères comme des parents. Parfois aussi, des élèves. Elle vient me voir pour l’aider à ne pas sombrer. Son autorité est contestée, remise en cause. Cette enseignante est le bouc émissaire d’une société qui va mal et se cherche des responsables ce qui n’est pas enrichir le stress des enseignants.

Je ne vais pas vous expliquer comment Jacqueline et moi mettrons en place des moyens pour qu’elle se protège de ce qu’il est donc convenu de nommer le stress des enseignants. De la même façon que le stress des médecins dont je parlerais une autre fois, je vais essayer de vous présenter ce qui motive, chaque jour, le stress des enseignants.

Le stress des enseignants – Ministère de l’éducation nationale ou ministère de la magie?

Stress des enseignants - Ministère de l'éducation nationaleLe ministère de l’éducation nationale est une machine fort lourde. Mais n’est-ce pas le symptôme majeur de tout ce qui concerne l’état français?

Puisqu’il est notoire que les enseignants sont placés sous une charge ou plutôt une exigence de travail, et que cela ne peut pas venir que d’eux seuls, c’est donc bien d’une autorité supérieure que leur vient cette charge.

A chaque remaniement ministériel, les enseignants, comme le reste de la population française – élèves, parents -, se voient gratifier de nouvelles visions éducatives, de nouveaux projets, de nouveaux objectifs, et, partant, de nouvelles directives. Ah, les directives…

A chaque nouvelle élection présidentielle, son lot de promesses qui valent pour les parents électeurs comme pour les élèves, forces idées novatrices et coûteuses dont les mises en places sont, parfois, repoussées au calendes grecques, voire enterrées… Dans l’intervalle, cela aura concouru à alimenter le stress des enseignants, contraints, une fois n’est pas coutume, d’obtempérer et se taire.

Ainsi, plus ou moins régulièrement, les enseignants se voient obligés d’adopter des façons d’être et de faire à propos desquels ils sont fort peu, voire pas, consultés. Ou si mal. Des directives sont mises en place sans considération pour les enseignants, sans reconnaissance de leurs compétences, ou de leurs charges de travail dèjà trop importantes.

Les gouvernements qui se succèdent semblent n’être mus que par un seul principe. Des idées qui se veulent si novatrices qu’il m’arrive de me demander, en tant que parent, si celles et ceux qui les conçoivent sont plus été pré occupés de donner le nom d’un(e) ministre à une réforme plutôt que de s’intéresser à sa réelle efficacité. A moins que, plus qu’une réforme porte leur nom, ils préfèrent qu’une plaque à leur nom soit apposée à l’entrée comme à la sortie d’une rue?

Souvent, je me demande si les gouvernements et les présidents qui se succèdent ne sont pas plus attachés à pratiquer de l’électoralisme à outrance comme l’un des présidents de la VIé qui avait promis de nettoyer les cités à la machine à haute pression! Juste des effets d’annonce, des effets d’annonces dévastateurs tant à titre humain que social.

Il en est ainsi de l’éducation nationale qui impose aux enseignants de se réunir aux inter classes, comme de participer à des réunions en dehors de heures de travail. Pour quelles raisons? Pour alimenter des comportements démagogiques, ceux là mêmes qui participent tant à alimenter le stress des enseignants. De fait, l’administration exige des enseignants qu’ils fassent des miracles. Le ministère n’est pas celui de l’éducation nationale mais le ministère de la magie!

Pourquoi encore? Pour œuvrer à la mise en place d’une directive ou d’une autre. Ainsi, les ministres se succèdent qui disent « … nous faisons! ». Ils ne font rien, ils font faire. Nuance. Le ministère, non content d’imposer des heures de travail supplémentaire non rémunérées, enjoint à ses salariés enseignants d’y satisfaire sous peines de sanctions.

Ce qui, en plus d’emplois du temps ahurissants, ne respectent les bio rythme ni des uns ni des autres, participe activement à générer… le stress des enseignants. Par ses injonctions répétées, par une administration d’une lourdeur toute française, le ministère de l’éducation nationale participe activement à aggraver le stress des enseignants. Comment par exemple?

En ne reconnaissant pas ses enseignants – je pense aux salaires des intéressés -. Savez-vous qu’un enseignant (minimum Bac +5) est moins rémunéré qu’un chauffeur de la RATP?. Il est vrai que la RATP a des syndicats, dont l’un prône pour les non grévistes – les jaunes – d’utiliser comme mode de coercition, voire des menaces voilées, tel le cortège – ou allée – de la honte (tourner le dos et invectiver celles et ceux qui ne font pas la grève et vont travailler).

D’ailleurs, c’est grâce à ce types d’attitudes que les autorités sortent vainqueures de ces moments d’oppositions sociales puisque… diviser c’est mieux régner.

Que d’erreurs sociales commises en toute connaissance de cause. La première d’entre elle consiste à s’appeler ministère de l’éducation nationale ce qui, à ma connaissance, ne correspond en rien aux fonctions et missions des enseignants. Encore une fois, cette appellation contrôlée qui se pare de couleurs républicaines, est le premier pas vers le stress des enseignants.

Tous les enseignants, même ceux las d’exercer, sont présents pour apprendre aux élèves, pour leur permettre d’acquérir le goût du savoir et, partant, la goût de l’autonomie et de la confiance en soi grâce au plaisir de la connaissance.

Ne serait-il donc pas plus opportun, et plus conforme à la réalité, d’envisager de renommer ce ministère celui de l’enseignement et non de l’éducation. Je me permets d’insister. La mission des enseignants est-elle d’enseigner ou d’éduquer?

Ne pas fixer cette nuance participe à instaurer un climat de travail souvent délétère puisqu’il participe à donner aux enseignants une mission et une responsabilité qui ne sont les leurs et de fait, active de façon récurrente le stress des enseignants.

N’oublions pas à ce propos que 67% des enseignants considèrent le stress des enseignants est plus fort dans leur métier que dans d’autres (cf. SciencesHumaines.com).

Le stress des enseignants – Une question de contexte

Si je suis honnête, j’ai toujours eu un problème avec l’éducation nationale, ou présumée telle. Je n’ai que trop souvenir de cet environnement où j’ai souvent ressenti les inter actions sociales et scolaires comme à la lisière de l’humiliation. Je n’ai que trop souvenir des ces directeurs ou directrices d’établissement rappelant à l’envi que dans leur établissement ils ne voulaient voir qu’une tête! (dixit).

Stress des enseignants - Un contexte difficileJe garde cependant en mémoire, ces enseignants, en trop petit nombre, qui forçaient le respect par leur gentillesse, leur bienveillance ou leur patience.

Avec eux, point d’angoisses, pas d’anxiété ou de phobie scolaire. Que du plaisir d’apprendre et de progresser. Pas d’exclusion, que de l’inclusion (les pros comprendront).

A contrario, d’autres ont su se protéger de ce dont ils étaient victimes, le stress des enseignants. En rendant responsables les gens qui ne le sont pas, du moins pas tous, Par leur mépris renouvelé à l’endroit de certains élèves donc, ou certains collègues, sans jamais se poser la question de savoir pourquoi, avec certains d’entre eux, les relations sont si difficiles.

Il faut bien le dire, à défaut de le reconnaître, l’école est le plus souvent le reflet de notre société.

De fait, quand l’état français, aidé de son ministère de la magie, dénie la réalité sociale et enjoint aux enseignants de véhiculer du savoir à des enfants en difficulté sociale ou affective, c’est comme de faire croire à un cul de jatte que, demain, il sera champion du monde de course à pied!

De fait, pour faire diminuer le stress des enseignants, non contents de cesser de leur enjoindre de remplir des missions qui ne sont pas les leurs, il faudrait aussi cesser d’alimenter cette démagogie qui consiste à faire croire, ou vouloir faire croire, que l’égalité des chances est une réalité. Ce n’est pas vrai et cela ne le sera sans doute jamais. Ce ne l’est déjà pas dans la société en général, alors, à plus forte raison dans le domaine scolaire.

Dès lors, il n’est plus question de s’étonner que des enseignants soient victimes de stress au travail – le stress des enseignants – alors qu’aucun moyen social ne leur ait donné pour accomplir des missions séreuses dans un environnement sécurisant. A preuve, comment expliquer que moults enseignants aient si peur des parents et de leurs réactions?

Comment se fait-il, dans un tel contexte, que le taux d’absentéisme des enseignants aille croissant et soit de plus en plus long? De même, comment se fait-il que des enseignants remplaçants des personnels absents aillent décroissants et qu’ainsi, des classes entières, des semaines, voire des mois durant, se trouvent sans professeurs? Ces multiples évitements ne sont-ils pas le reflet d’une réalité ignorée qui explique le stress des enseignants?

Dans un climat social délétère, dans un environnement où le travail de qualité des enseignants n’est que fort peu reconnu mais que les gens qui nous gouvernent n’oublient jamais d’utiliser à des fins électorales ou populistes, il n’y a rien d’étonnant que près de 70 % des enseignants disent être durablement et fortement impactés par le stress des enseignants.

Le stress des enseignants – Comment faire

Il ne faudrait pourtant pas grand chose pour que le stress des enseignants soit diminué à défaut d’être éradiqué, ce dernier relevant plus de la gageure que d’une possibilité réelle. Le stress des enseignants, tout le monde le sait, tout le monde l’ignore. Le stress des enseignants se justifie puisqu’il a socialement son intérêt.

En effet, pendant ce temps, une bonne partie de la population tape sur les enseignants sans prendre garde au fait que le stress des enseignants, c’est comme le chômage. Une réalité économique et sociale nécessaire. Pendant que l’on ne voie que la part visible du problème, l’autre partie est passée sous silence. Cette partie, c’est celle de la réalité qui, cachée, n’a pas à être changé. C’est de la magie ! Je vous montre un truc d’une main, je vous occupe, et de l’autre main, je fais ce que je veux et… vous n’y voyez rien… Comme les lois qui passent en été.

Alors, comment faire, comment inverser le processus ou, à tout le moins, comment diminuer le stress des enseignants?

Solution - Stress des enseignantsPar exemple, il suffirait de doubler les équipes d’enseignants comme cela se fait dans certains pays du Nord de l’Europe.

Il y’a plus de 16 mois, des ministres s’y sont rendus pour comprendre. Les ministres sont revenus mais on n’a jamais eu la suite. Ils n’ont pas du comprendre l’intérêt du changement ces ministres. Ou alors, ils ont eu tôt fait de l’occulter.

Par exemple, il suffirait de cesser judiciariser la scolarité quand des parents qui n’arrivent pas à gérer leur propre vie donc celle de leurs propres enfants sont amenés devant des tribunaux et y sont, de plus en plus fréquemment, condamnés pour avoir manqué à leur responsabilité. Pourquoi ne pas envisager de les aider autrement? Mais, il n’y  a pas d’argent n’est-ce pas. Il y en a pour affréter des jets pour aller de Paris à Clermont Ferrand mais pas pour financer des facilitateurs sociaux.

Par exemple, il suffirait de cesser de convoquer des enfants de 8 ans au commissariat de police parce qu’ils ont relayé sans comprendre les propos de leurs ainés.

Par exemple, il suffirait de cesser de faire fonctionner la machine à inspectorat, celle là même qui inspectent les enseignants et prétend leur donner des conseils conformes aux circulaires. Je pense aussi aux conseillers pédagogiques, relais parfois zélés des inspecteurs en charge de faire respecter les directives du rectorat qui lui même les tient du ministère.

Par exemple, il suffirait de cesser de donner des notes au sortir de ces inspections qui ne sont jamais des notes qui récompensent ou honorent les enseignants pour leurs investissements mais qui correspondent plus à des contraintes  économiques.

Donner une « bonne note » à un enseignant, ce ne sera jamais cette note qui, en termes de salaire, verra l’enseignant  récompensé. Cette note sera donnée, mais elle sera la note qui évitera à l’inspecteur de faire un rapport ou, à tout le moins, d’avoir à se justifier en termes économiques ou en termes de RRH, si elle est trop au-dessus, ou en-dessous, de la note de l’inspection précédente. L’inspectorat est d’un autre temps. C’est de la vieille école.

Changer tout cela, et bien d’autres choses, encore pour améliorer les conditions de travail des enseignants et, ainsi, diminuer conséquemment le stress des enseignants? Je rêve. Voire, je cauchemarde. A ce propos, je me rappelle le tollé qu’avait suscité ce ministre qui avait déclaré qu’il fallait dégraisser le mammouth.

C’était grossier, bêtement amené, à tendance arrogante et suffisante, mais pas faux. Pour le coup, l’intéressé avait favorisé le stress des enseignants lesquels s’étaient fortement fait entendre. Comme quoi, il y en aurait quand même un certain nombre pour faire leur propre malheur. Peut-être est-ce la peur du changement?

Dans tous les cas, il suffirait d’un peu de bonne volonté sociale et économique pour encadrer le stress des enseignants. En matière économique, au nom de l’argent, l’être humain est passé au tamis, relégué à une place lointaine, non prioritaire, donc accessoire. Et je ne pense pas que ce soit prêt de changer. En bref, le stress des enseignants a de beaux jours devant lui. Tout comme celui des cadres, des salariés en général, et je n’oublie pas le stress des médecins (je vais rédiger un article à ce propos très prochainement).

Cependant, peut-être faudrait-il qu’en matière économique, comme de bonne volonté, la république arrête de coûter si cher en petits fours et autres dépenses somptueuses qui font ses ors ? C’est sans doute la raison pour laquelle tant de politiques s’arrachent la place avec forces coups bas. La cantine est bonne?

Au fait, mon épouse est enseignante. Oui, je sais, cet article est d’un parti pris effarant.

Traitement de l'anxiété, et de l'anxiété généralisée

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Frédéric Arminot

Harcèlement – Définition du harcèlement

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Harcèlement – Définition du harcèlement

D’aucuns disent que c’est dans les vieux pots, ou les vieilles casseroles, que l’on fait les meilleures plats. C’est comme çà que je me suis souvenu d’un article que j’avais écris il y a très longtemps à propos du harcèlement sous toutes ses formes. Je m’en suis aussi souvenu parce que, récemment, une personne m’a consulté pour un problème de harcèlement au travail.

Qu’il s’agisse de harcèlement moral, de harcèlement sexuel, de harcèlement institutionnel, il s’agit dans tous les cas d’une inter action possible entre au moins deux et/ou plusieurs personnes.

Vecteur de stress, de burn out, d’anxiété, d’angoisses, de crise d’angoisse et de crise de panique, le harcèlement ne peut exister que par ce qu’il y a un bourreau qui trouve sa victime.

Dans ce premier article, je vais vous présenter des généralités à propos du harcèlement en m’appuyant sur des auteurs faisant référence dans ce domaine comme sur des éléments psychologiques réputés. Dans un second article, j’essaierai de vous expliquer cette inter relation entre le bourreau et sa victime d’une part et, surtout, comment mettre fin à toute forme de harcèlement d’autre part.

Le harcèlement ou Mobbing – Introduction

Heinz Leyman, Docteur en psychologie du travail et professeur à l’Université de Stockholm, publie son essai « Mobbing » en 1993 (traduit en français et publié au Seuil en 1996) et met à jour ce concept: « Par mobbing, nous entendons une situation communicative qui menace d’infliger à l’individu de graves dommages, psychiques et physiques« .

Harcèlement - MobbingLe mobbing est un processus de destruction constitué d’agissements hostiles qui, pris isolément, pourraient sembler anodins, mais dont la répétition constante a des effets pernicieux.

Le concept de mobbing définit l’enchaînement sur une assez longue période, de propos et d’agissements hostiles, exprimés ou manifestés par une ou plusieurs personnes envers une tierce personne (la cible). Par extension, le terme s’applique aussi aux relations entre les agresseurs et leurs victimes.

Définition du harcèlement

Les caractéristiques du mobbing sont les suivantes:

  • Confrontation
  • Brimades
  • Sévices
  • Dédain de la personnalité
  • Répétition fréquente des agressions sur une assez longue durée

Marie-France Hirigoyen, psychiatre et psychanalyste, publie en 1998 « Le harcèlement moral: la violence perverse au quotidien » et pose la définition suivante: « Le harcèlement moral au travail se définit comme toute conduite abusive – gestes, paroles, comportement, attitude… – qui porte atteinte, par sa répétition ou sa systématisation, à la dignité ou à l’intégrité psychique ou physique d’une personne.

Le harcèlement est défini comme étant « Une forme de discrimination… lorsqu’un comportement indésirable a pour objet ou pour effet de porter atteinte à la dignité d’une personne et de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant. Dans ce contexte, la notion de harcèlement peut être définie conformément aux législations et pratiques nationales ».

Le harcèlement individuel

Il est pratiqué par une personnalité obsessionnelle, perverse narcissique, ou porteuse d’une pathologie du caractère. Il est intentionnel, vise à humilier, détruire l’autre et à valoriser son pouvoir social ou personnel.

L’instrumentalisation des individus et des instances par ces personnalités retarde ou rend impossible la reconnaissance des agissements délictueux, tant leurs procédés peuvent être hostiles, subtiles et redoutablement efficaces, surtout face à des individus fortement investis dans leur métier.

Le harcèlement institutionnel

Selon l’avis du conseil économique et social, il participe d’une stratégie de gestion de l’ensemble du personne. Il peut prendre deux formes:

  • L’une relevant de pratiques managériales délibérées impliquant la désorganisation du lien social touchant l’ensemble du personnel, portant atteinte à la dignité des personnes et qui ont pour effet de dégrader les conditions de travail (management par le stress, par la peur)
  • L’autre visant à exclure les personnels dont l’âge, l’état de santé, le niveau de formation ne correspondent plus aux nécessités de service et à leurs missions d’intérêt général

Harcèlement institutionnelL’accentuation des individualismes, du chacun pour soi, des dérives éthiques, les pratiques douteuses, l’exercice autorisé de vilaines pulsions entraînent la désagrégation des collectifs de travail.

Pour maintenir sa place, son statut, ne pas compromettre son avenir, certains sujets sont amenés à participer de façon active ou passive à des actes injustes. Certains se plaignent d’un harcèlement que, quelques mois plus tôt, ils ont vu exercer sur autrui sans intervenir ou bien, pire, en apportant leur témoignage à charge.

Dans de telles situations, la souffrance éthique découle de l’effritement de l’estime de soi d’une part, de la culpabilité envers autrui dont on ne prend pas la défense d’autre part. Pour conjurer le risque d’effondrement, la plupart des sujets construisent des défenses spécifiques. La honte est surmontée par l’intériorisation des valeurs proposées, c’est à dire la banalisation du mal dans l’exercice des actes civils ordinaires.

Harcèlement – Phase d’alerte

Sa forme clinique est difficile à repérer, infraliminaire. L’anxiété, les troubles du sommeil, le désengagement social, l’ennui, l’augmentation de prise de médicaments ou de différents toxiques (addictions), en sont les signes précurseurs, sans oublier la fatigue.

Souvent banalisé, ce symptôme est disqualifié. Il faut le considérer comme le premier niveau d’usure du geste de travail, vidé de son pouvoir de construction identitaire, signe précurseur d’une dépression asymptomatique.

Le salarié dans cette phase ne s’exprime pas, ne pleure pas, ne parle plus à ses collègues ou à son entourage. Il se contente de « tenir », englué dans une hyper vigilance au travail, une hyperactivité réactionnelle, supposées permettre l’évitement des critiques et des brimades. Cette phase d’alerte est donc difficile à mettre en évidence.

Harcèlement – Le diagnostic référentiel

  • Violence
  • Stress
  • Conflit
  • Épuisement professionnel – burnout –

Afin que le concept de harcèlement moral garde toute sa spécificité, il est nécessaire de le différencier de certaines notions comme la violence, le conflit, le stress et l’épuisement professionnel.

Harcèlement et violence

D’après la définition du Petit Larousse, le mot violence tient en une base latine violentia qui signifie abus de la force. Cela consiste à contraindre quelqu’un par la force ou l’intimidation. Est considérée comme une violence morale et/ou psychologique toute action (geste, parole, écrit, comportement, attitude…) qui porte atteinte de façon durable par sa gravité ou sa répétition à l’intégralité morale ou psychologique de la personne humaine ou du collectif du travail.

Yves Michaud, Philosophe, dit qu’il y a violence quand, dans une situation d’interaction, un ou plusieurs acteurs agissent de manière directe ou indirecte, massée ou distribuée, en portant atteinte à un ou plusieurs autres, à des degrés variables, soit dans leur intégrité physique, soit dans leur intégrité morale, soit dans leurs possessions, soit dans leurs participations symboliques et culturelles.

Pour Julien Freund, sociologue, entend par violence un rapport de puissance entre les hommes qui renonce aux autres méthodes possibles d’entretenir des relations entre les êtres, et qui essaie de forcer, directement ou indirectement, les individus ou les groupes, d’agir contre leur volonté, et d’exécuter les desseins d’une volonté qui leur est étrangère, par le recours à l’intimidation ou à des moyens agressifs ou régressifs, capables de porter atteinte à l’intégrité physique et psychique des êtres, à leurs biens et à leurs idées de valeur, quitte à les anéantir absolument en cas de résistance supposée, délibérée ou persistante.

Harcèlement et Conflit

Le conflit qui naît du harcèlement vient du Latin conflictus qui signifie se heurter. Il s’agit alors d’une violente opposition matérielle ou morale, synonyme de lutte, de dispute.

Le conflit relève de l’opposition de sentiments, d’opinions entre des personnes ou des groupes. Régler un conflit implique de permettre à chacun de présenter sa perception de la situation et d’aboutir à une médiation.

Stress et harcèlement

Le mot stress vient du latin stringere, signifiant, tendu de façon raide et, plus populairement, oppressé. Au 18ème siècle, en Angleterre, le mot stress signifie un état de détresse physique et psychique en rapport avec l’oppression ou la dureté de la vie, les privations, l’adversité.

Harcèlement - ConflitPar la suite, on entend stress plutôt comme une force, une pression, une forte influence agissant sur un objet physique ou une personne, c’est à dire sur le plan physique ou physiologique.

Le stress, découlant de conditions de vie agressives, peut entraîner des maux physiques et psychiques. Les causes de stress dans le monde du travail sont diverses.

Elles peuvent être liées aux conditions de travail (surcharge quantitative et/ou qualitative, danger, horaires décalés…), à l’ambiguïté des rôles, aux facteurs relationnels (divergence, manque de soutien social…), à l’évolution de la carrière (trop lente ou rapide, sécurité de l’emploi, ambition frustrée…), à l’organisation des structures et, enfin, à l’articulation vie privée – travail. Ces causes peuvent instaurer un climat de pressions qui ne doit pas être confondu avec le processus de harcèlement.

Harcèlement et épuisement professionnel

L’apparition du terme burnout date de 1974 dans la littérature nord américaine avec GINSBERG qui menait alors une étude sur le stress. Ce terme s’applique spécifiquement aux professionnels de la relation d’aide, aux soignants.

L’épuisement ou l’usure professionnelle entraînent un syndrome psychologique à trois dimensions:

  • L’épuisement émotionnel (sentiment de fatigue)
  • La dépersonnalisation (insensibilité et réactions impersonnelles vis à vis des usagers)
  • La réduction de l’accomplissement personnel (faible sentiment de compétence et de reconnaissance de l’effort accompli dans le travail)

Les conséquences néfastes du burnout sont les suivants:

  • Dépression
  • Réduction de l’estime de soi
  • Absentéisme
  • Diminution de l’efficacité
  • Apparition de conflits interpersonnels

La spécificité de ce syndrome ne ressort pas clairement et le processus d’affaiblissement peut alors s’apparenter à la dépression ou au stress.

Il est alors judicieux d’analyser les causes qui sont déterminantes dans l’installation de ce processus de désillusionnement (politique sociale globale, organisation du travail, population prise en charge, causes personnelles).

Harcèlement moral

Il est constitué des éléments requis pour caractériser le harcèlement devant le juge ou l’autorité administrative. Caractère répétitif des agissements. Agissements aboutissant à une dégradation des conditions de travail et portant atteinte aux droits et à la dignité de la personne.

Solutions au harcèlement

Cet article a pour vocation de poser une base compréhensible du harcèlement pour les personnes qui en sont victimes. Dans un prochain article, je parlerais plus volontiers de cas de personnes, victimes de harcèlement, et de comment ils ont pu mettre un terme au harcèlement d’un tiers ou d’un groupe.

Frédéric Arminot

Anxiolytiques – Des médicaments à utiliser de façon parcimonieuse

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Anxiolytiques – Des médicaments à utiliser de façon parcimonieuse

Au lendemain des drames terribles que sont les assassinats de journalistes et de dessinateur de Charlie Hebdo comme le meurtre d’une policière à Montrouge suivi de la prise d’otage et de l’assassinat de 4 personnes au sein de l’Hyper Casher de Vincennes, il semble que la France, et les français, soient rentrés dans une peur terrible au point que la vente d’anxiolytiques a augmenté de 18,5 % en un espace temps particulièrement court.

Que s’est-il don passé dans l’esprit de nombre de nos concitoyens, sachant que la France tient le haut du pavé en matières d’usage de médicaments – dont les anxiolytiques – puisqu’il y aurait plus de 3.500.000 consommateurs excessifs ou dépendants de médicaments. Une paille…

Anxiolytiques – Leur vocation

AnxiolytiquesLes anxiolytiques sont des médicaments utilisés contre l’anxiété. Différentes substances composent ces médicaments qui, de fait, ont des effets plus ou moins bénéfiques en cas d’angoisses ou d’anxiété.

Les anxiolytiques sont plus communément appelés des tranquillisants ou des benzodiazépines.

Les plus connus de ces anxiolytiques sont:

  • Alprazolam
  • Lexomil
  • Lyznxia
  • Lorazepam
  • Serestat
  • Temesta
  • Valium

Ils sont prescrits en fonction d’un certain nombre de paramètres médico psychiques (symptômes, antériorité médicale, du patient, corpulence, etc.).

Toutes ces substances ont donc pour vocation d’aider un patient à ne plus souffrir de ses angoisses ou de troubles anxieux.

Il est cependant important de noter que ces médicaments – et à plus forte raison les anxiolytiques – sont dotés d’un principe de demie vie. Ainsi, chaque molécule intégrée produit un effet « X » en fonction des symptômes et de la physiologie du patient. Les médicaments ne sont donc pas sans risques.

Une partie de la molécule agit pendant un temps donné sur le patient. L’autre partie de molécule, le résidu, se fixe sur les cellules grasses du cerveau et des reins. Cela signifie que chaque médicament est doté d’une demie vie et peut être associé à un principe de relargage. Je m’explique.

Anxiolytiques – Demie vie et relargage

Chaque molécule, qu’elle soit ou non un anxiolytique, est considérée comme un médicament par les professionnels de la santé compter du moment où ses composants, naturels ou pas, sont identifiés comme des substances dont il est nécessaire de mesurer, qualifier et contrôler à la fois les usages et effets.

Chaque médicament doit être produit et contrôlé, dans des processus plus ou moins industriels, sous l’autorité médicale de professionnels reconnus en plus de recevoir une AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) délivrée par le Ministère de la Santé.

anxiolytiques-risque de relargageCela signifie que les anxiolytiques, comme tous les autres médicaments, sont dotés d’un principe de demie vie. En clair, cela induit que les personnes qui se les voient prescrire peuvent être victimes d’un relargage brutal et spontané dans l’organisme.

Ainsi, une personne qui prend des anxiolytiques va bénéficier d’une partie de l’effet du médicament. Cette substance va agir sur un endroit ciblé du corps et aura – ou pas – l’effet clinique souhaité. Cette première partie de l’anxiolytique sera donc comptabilisée sur sa cible alors qu’une autre partie s’égarera sur des cibles diverses et sans que cela procure d’effets spécifiques.

Cette autre partie de l’anxiolytique, appelée « résidu », va générer ce qu’il est convenu d’appeler la demie vie du produit qui, en fonction de la molécule elle même, comme de l’état d’imprégnation du patient associée à sa masse musculaire, à son hygiène de vie et à un certain nombre d’autres éléments, peut faire l’objet d’un relargage brutal dans l’organisme. Je vous laisse donc imaginer les conséquences physiologiques et psychiques pour le patient.

Au surplus, alors que les gens consomment force anxiolytiques au lendemain de ces attentats odieux, je vous rappelle que ces molécules, pour avoir un effet durable, doivent être prises au minimum pendant 3 semaines et pour une durée de 3 à 6 mois. Ce qui pose la question du sevrage puisque beaucoup de gens arrêtent de prendre ces anxiolytiques de façon spontanée ce qui pose des problèmes d’équilibre psychique.

En effet, beaucoup de ces personnes auto sevrées sans suivi médical décompensent au bout de quelques jours ce qui fait qu’elles vont plus mal après qu’avant…

Tout ceci pour poser la question grave de la prise de ce type de médicaments, lesquels ont pour vocation d’aider les personnes souffrant d’angoisses, d’anxiété ou de stress, à faire taire les symptômes dont elles sont ponctuellement ou durablement affectées. Or, dans le cas qui me pré occupe, il s’agit d’une très forte augmentation de la prescription et de la vente d’anxiolytiques au lendemain des attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Casher de Vincennes. Que peut-on déduire de cet évènement dans les évènements?

Je vous en parle dans un prochain article…


Frédéric Arminot

Burn out – Définition et contexte du burnout

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Burn out – Définition et contexte du burnout

D’après une étude récente publiée dans Nice Matin, 12 % de la population française, soit 3,2 millions de personnes actives sont victimes de burn out, communément appelé épuisement professionnel.

Si de tels chiffres donnent le tournis, ils sont les fruits d’une crise du travail où, vraisemblablement, il est demandé toujours plus à une personne, laquelle, par souci de s’investir ou par désir de bien faire, ne respecte pas ses limites tant psychiques que physiques.

De façon croissante, si j’en crois l’expérience de mes consultations au cabinet, de plus en plus de salariés se voient intimer l’ordre sourd d’accomplir les tâches de plusieurs personnes à elle seule.

Alors que le travail idéal auquel Karl Marx a maintes fois fait allusion, cet emploi idéal où l’accomplissement de soi, le sens de son action professionnelle et le désir et le plaisir induits par la reconnaissance – et pas seulement par mâle salaire -, semble devenu une très très vague idée de l’esprit. Ce même esprit taraudé par une réalité qui veut que l’on perde sa vie à la gagner…

Je m’en voudrais de jouer les rabat joie, et de dresser un tableau noir de la situation professionnelle en France comme dans la plupart des pays industrialisés. Pour autant, la réalité est bien celle là, qui nous précise combien les peurs sociales, économiques, professionnelles font le lit de risques psycho sociaux croissants.

Dans cet article, je vais essayer de vous donner une définition du burn out et commencer à vous expliquer comment l’identifier. Dans une second article, à venir, j’essaierai de vous expliquer comment traiter le burn out.

Le burn out – Définition

Le burn out, ou épuisement professionnel se caractérise par un épuisement psychique et physique avec une incapacité renouvelée de rassembler de l’énergie pour se ressourcer. De fait, la personne victime d’un burn out éprouve toutes les difficultés à récupérer tant de sa fatigue physique qu’intellectuelle.
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Le symptômes de cet épuisement professionnel – burn out – s’exprime au travers d’un certain nombre de douleurs physiques (mal de dos, douleurs articulaires, troubles digestifs, maux de tête, migraine, etc.) et aussi psychiques (tristesse, anxiété, stress, angoisse, crise de panique, symptômes dépressifs).

La personnes victime de burn out ne prend acte que très tardivement de son problème d’épuisement, toute qu’elle est consacrée, dans sa logique, à performer d’une part et à contrôler son comportement de sorte à ne pas se laisser aller d’autre part.

Les personnes victimes de burn out sont donc, assez souvent, bourreaux et victimes!

Comment identifier un burn out

J’ai le souvenir d’une patiente, cadre dans un institution publique, qui est venue me consulter il y a quelques mois. En arrêt de travail depuis 2 mois, elle avait perdu le sommeil, était victime de ruminations et passait son temps à exprimer son manque d’estime vis à vis d’elle même car elle n’avait pas su contrôler son problème.

Au cours de notre première consultation, j’ai demandé à cette jeune femme de m’expliquer les circonstances qui avait faites qu’un syndrome de burn out ait été diagnostiqué.

Ce que je vais entendre et découvrir est le cas typique du burn out. Effectivement, Cécile semble comme amorphe, épuisée. Elle a du mal à aligner des mots dans une phrase complète. Elle a le teint assez pâle, ses mains tremblent. Elle peine à se déplacer et n’entend d’ailleurs pas aller dehors seule. Son compagnon est venu avec elle, et Cécile tient absolument à ce qu’il soit présent pendant cette consultation.

Comment identifier un burn outCécile m’explique qu’elle occupe des fonctions d’encadrement dans une institution. Elle occupe son poste depuis plusieurs années et sa carrière semble s’être déroulée sans problèmes apparents jusqu’à ce que…

Il ya 4 ans, Cécile a été pressentie pour occuper de nouvelles fonctions. La fiche de poste a été présentée à cette femme qui, après en avoir parlé avec son époux, a accepté la mission. Il s’agissait d’un poste que Cécile convoitait depuis longtemps. Jusque là, tout va bien. Cette patiente est heureuse de sa promotion qu’elle estime être la juste récompense de son investissement auprès de son employeur.

Rapidement, sur la foi d’une notre interne – confidentielle -, les missions de Cécile sont modifiées. Bien que je ne sois pas compétent, il n’est pas impossible que les termes du contrat de travail en ont été modifiés de façon substantielle mais je ne peux l’affirmer. Cécile prend acte de ces nouvelles données. Pour ne pas dire qu’elle les accepte sans mot dire un peu comme un locataire signe le bail d’un appartement « en l’état » parce que vu l’état du marché de la location immobilière et les difficultés à se loger, mieux vaut se taire, on parlera après. La peur fait son entrée dans la vie de Cécile.

Très rapidement, Cécile se voit responsable d’un certain nombre d’objectifs à satisfaire. Les réunions se succèdent, Cécile essaie de rester au plus près de sa mission mais, rapidement, elle sent qu’elle perd pied.

Burn out – Des symptômes contrôlés

La direction régionale lui demande à plusieurs reprises de faire le point, de lui présenter les outils et moyens de ses objectifs. Il lui est – à voix cachée – demandé de faire pression respectueuse sur ses subordonnés pour que les objectifs soient atteints.

Oui, mais ces objectifs n’ont pas nécessairement à voir avec la fonction que Cécile avait accepté en son temps. Cécile ne veut pas courber l’échine et encore moins exprimer – ou montrer – ses difficultés. Elle commence par angoisser au sein même de son bureau. Puis chez elle, puis tout le temps.

Elle commence à avoir peur d’animer des réunions, peur de ne pouvoir s’affirmer devant ses subordonnés lesquels sont parfois mécontents des tâches qui leur sont imposées.

Burn out symptomesCécile remarque qu’elle est angoissée le matin au réveil comme au coucher. Il lui arrive des faire des angoisses nocturnes. Son appétit commence à décliner et son appétit pour la vie aussi, de façon sournoise.

Cette patiente m’expliquera qu’elle se refusait à ne pas se contrôler. Elle avait accepté cette fonction et n’entendait nullement y déroger. Elle avait bien pris acte de l’émergence d’un certain nombre de symptômes physiques et psychiques, mais essayait de se rassurer.

Les mois et les années passent. Trois années au cours desquelles Cécile subira émotionnellement l’insupportable, s’enjoignant de ne pas fuir ses engagements. Après s’être longtemps reprochée de ne pas savoir tenir la distance, après s’être longtemps sentie coupable de ne pas savoir faire face, Cécile a été confrontée à des symptômes de burn out de plus en plus difficiles à contrôler.

Aux troubles du sommeil, ont succédé de l’irritabilité, de plus en plus de difficulté à assumer les réunions, une peur récurrente de parler en public. Cécile consulte son médecin traitant qui lui parle de stress et lui prescrit des médicaments.

Cécile commence à retrouver le sommeil tout en remarquant que ses angoisses matinales perdurent. De façon insidieuse, le burn out a pris ses quartiers et n’a nullement l’intention de lâcher la rampe. Ce qui est aussi le cas de cette femme qui refuse de prendre acte de ses symptômes au nom de son engagement et à celui que ses subordonnés qui, eux, supportent !

Le diagnostic du burn out

Last but not least, un jour, Cécile pleure au bureau. Ce n’est pas la première fois mais, cette fois-ci, ses émotions la débordent et elle est incapable de les préciser et encore moins de se comporter, à son sens, de façon adaptée.

Son mari vient la chercher. Ils prennent rendez-vous avec une psychiatre qui posera le diagnostic de burn out. Cécile est fortement décontenancée, elle qui mettait un point d’honneur à exiger le meilleur d’elle même tout en étant très attachée au bien être des personnes mises sous sa responsabilité.

Diagnostic burn outCécile est insatisfaite de ses entretiens avec la psychiatre, laquelle ne répond que par force médicament. En me consultant, Cécile va se rendre compte que si elle n’est pas responsable de ce dont elle est victime, elle est responsable du changement à venir.

Très rapidement, aux quasi prémisses de son suivi thérapeutique, Cécile va prendre acte qu’elle semble avoir des problèmes, à la fois pour identifier ses émotions, mais aussi pour les exprimer et, partant, pour exprimer ses propres limites (fonctionnelles et affectives).

C’est au terme de quelques semaines que Cécile reprendra un peu plus confiance en elle au point qu’elle réussira à ce que son problème de burn out soit reconnu comme maladie professionnelle et son employeur rendu responsable.

Forte de cette bien difficile reconnaissance, Cécile a pu s’affirmer auprès de la DRH de l’institution et requérir un poste plus adapté à sa vision des choses. Cécile envisage d retourner travailler prochainement. Je lui ai suggéré de prendre son temps…

C’est ainsi que cette femme se rendra compte comment et pourquoi elle n’avait pas voulu entendre l’expression de ses limites corporelles et mentales. Partant, elle se sera donné les moyens de retrouver d’elle une image positive.

C’est un autre sujet dont je vous parlerais dans un prochain article.

Frédéric Arminot

Phobie administrative

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Phobie administrative – Info ou Intox?

C’est en septembre 2014, à la faveur de la démission d’un Secrétaire d’État fraîchement nommé que les français ont été informés qu’un Député souffrait de phobie administrative.

Depuis lors, sur un espace temps particulièrement réduit, nombre d’avis, de conjectures et autres billevesées ont été exprimées à propos de cette phobie administrative dont Monsieur Thomas Thèvenoud disait être victime pour expliquer – ou justifier – ses démêlées avec l’administration française comme avec des créanciers privés.

Nonobstant le déchaînement de jugements à l’emporte pièce, d’aucuns y sont allés de leur jugement tant à propos de  l’homme que de la phobie administrative, oubliants que nul n’a le droit de juger sans savoir, ni de faire du mal à l’autre pour se faire du bien.

Alors. Cette phobie administrative. Info ou intox?

Définition de la phobie et de la phobie administrative

Dans l’article « Définition de la phobie« , j’explique ce qu’est la phobie d’une façon générale. La phobie, et nous allons le constater, à plus forte raison, la phobie administrative, repose sur un processus d’évitement lié à une peur.

La peur afférente à la phobie administrative peut reposer sur une angoisse, celle de ne pas être en mesure de satisfaire à ce qui est vécue comme une injonction, un ordre, et, partant, à la peur ou l’angoisse de ne pas être à la hauteur.

En cherchant à éviter sa peur, la personne affectée par une phobie, la phobie administrative en l’occurence, fait que la personne essaie de prendre le contrôle de quelque chose qui lui échappe, en en prenant un contrôle paradoxal puisqu’elle en perd le… contrôle!

Phobie administrative - Thomas ThévenoudLa phobie administrative consiste donc à éviter tout ce qui est associé à un élément douloureux.

En effet, les personnes souffrant de phobie administrative vont donc se protéger en fuyant l’objet de leur phobie, les obligations administratives et/ou financières ce qui, bien évidemment, va participer, avec le temps, à augmenter les symptômes issus de la phobie administrative d’une part et à accroître les conséquences d’autre part.

Ce qui sera considéré comme des manquements – délibérés -à des obligations ou des engagements. Ce qui n’est pas nécessairement le cas.

C’est ainsi que le Député Thomas Thévenoud s’est retrouvé dans une spirale épouvantable, dans le domaine social, financier, professionnel et économique. Ceci vu de l’extérieur – ma place -, sur la foi des éléments que la presse a relayé.

La phobie administrative – Ses fondements

Dans le pays industrialisés dont la France fait partie en sa qualité d’ex 5è puissance économique mondiale, nous vivons une injonction permanente quand à la bonne administration des affaires.

J’ai pour coutume de dire combien je m’inquiète de savoir si, un jour, il nous faudra une autorisation pour respirer. Notre quotidien est fait de documents administratifs souvent compliqués. Ces mêmes documents qui ne suffisent pas à eux mêmes et qu’ils faut souvent compléter par une ou des attestations ou un je ne sais quantième second ou tierce document administratif.

Sous le prétexte d’un ordre dument établi, contrôlé et contrôlable, le système génère une entropie – un désordre – épouvantable, tout en prétextant que ce n’est pas lui le problème. C’est la procédure…

La Loi en est un exemple criant puisqu’il est avéré que la France est l’un des pays les plus compliqués en matière juridique à tel point que, parfois ou souvent, des lois se chevauchent et se disent le contraire.

Dans les domaines financiers, il n’y a qu’à observer toutes les précautions administratives prises lorsque vous contractez un emprunt si minime soit-il. Ainsi, l’un de mes amis qui s’occupe de gestion de patrimoine doit faire lecture puis faire signer des documents de plus de 100 pages à chacun de ses nouveaux clients ce qui, parfois, n’est pas sans lui proser problème et lui faire peur puisque certaines personnes refusent de se plier à cette injonction.

Tout ce la pour dire que si certains êtres humains sont victimes de phobie administrative, force est de reconnaître que le système y a sa part de responsabilité. Ainsi, la moue gênée de Monsieur le Président de la République, François Hollande, à une récente interview est bien la preuve que la phobie administrative n’est pas une tentative de manipulation chez les personnes qui en souffrent.

La phobie administrative – Est-ce une vraie phobie

Qui sommes nous pour prétendre qu’une phobie serait plus vraisemblable qu’une autre? D’où parlent certains journalistes pour rallier la phobie administrative dont cet ancien secrétaire d’état a parlé? Qui sommes nous pour nous permettre de juger si quelqu’un souffre d’une affection rêvée et malhonnête?

Pourquoi, et comment, y aurait-il de vraies et de fausses phobies? Avoir peur des araignées est une phobie qui porte le nom d’arachnophobie. Cette phobie, à l’instar de la phobie administrative, est-elle une fumisterie comme le laisserait entendre beaucoup de gens?

En quoi est-ce un problème d’accepter que la phobie administrative est une vraie phobie et non une manipulation à deux euros?

Est-ce parce qu’il s’est agit d’un homme politique, d’un homme public donc, que beaucoup de gens ont réagi et crié au scandale quand Monsieur Thèvenoud a fait état de sa phobie administrative pour expliquer ses difficultés.

De telles réactions ont-elles été suscitées par l’appartenance de ce Député à la Commission d’enquête liée à l’éviction du gouvernement de Monsieur Cahuzac. Je vous concède qu’un député qui pose des questions à un ancien ministre des finances, limogé pour cause de suspicion de fraude fiscale, alors que ce même membre de la commission d’enquêtes est lui même en délicatesse avec « la chose administrative », cela prête à rire… jaune.

Je ris encore plus jaune quand je lis ce que le Figaro exprime (ce qui a été le cas de bien d’autres journaux). Le contenu de cet article est un tissu de normalité ahurissante, d’idées convenues qui dépassent mon entendement.

Pourquoi ne pas envisager qu’à priori quelqu’un se comporte comme s’il n’avait aucune difficulté handicapante alors que l’intéressé fait tout pour masquer son problème? Imaginez que vous soit addict au sexe, obèse(e) par la pornographie, vous le diriez? Vous défendriez la cause de la pornographie ou vous vous tairiez en disant à qui veut bien l’entendre que la pornographie est une honte alors que vous êtes le premier, ou la première, à regarder des films X pour apaiser vos angoisses, existentielles ou pas. Restons sérieux!

Ne sommes nous pas gênés par ce qui nous ramène à nous mêmes? Pourquoi dénier l’éventualité à des personnes qu’elles puissent souffrir, vraiment, de phobie administrative? Est-ce qu’avoir la phobie du vent (aérophobie) est une fumisterie? Est-ce qu’avoir peur des oiseaux est une plaisanterie qui sert à masquer la malhonnêteté d’un individu.

Alors oui, Monsieur Thévenoud a ensuite été accusé de ne pas avoir réglé ses dettes à son bailleur, son kinésithérapeute et à je ne sais qui d’autre encore. Comme s’il fallait à tous prix l’enfoncer plus qu’il ne s’était enfoncé lui même. C’est ahurissant ce besoin qu’a l’humanité de se trover un bouc émissaire pour se protéger de ses propres errements, de ses propres difficultés.

Comme quand les gens pauvres disent que les gens riches sont des salauds! Comme cette difficulté que certaines personnes semblent avoir avec l’argent. Je trouve tout cela bien pathétique.

Phobie administrative – Le coup du Pharmacoï

Nous avons tous nos petits – ou grands problèmes personnels. Nous avons tous nos petits comportements d’évitements par rapport à ce que nous vivons comme un problème. J’ai souvenir d’un patient qui avait la phobie de son sperme. Etait-il malhonnête, cet homme qui était dans une vraie souffrance, alors qu’il s’agissait de son propre plaisir?

Qui, et à quel titre, peut se permettre de juger cet homme sous le prétexte que son problème est d’ordre sexuel? En ce qui me concerne, mon travail n’est pas de juger mais d’aider. Et j’aiderais d’autant plus quand quelqu’un qui vient me consulter fait état d’un problème qui est d’autant plus vrai qu’y sont rattachés de vraies souffrances. Quand une personne me dit être si-dérée par sa peur, j’entends et j’agis de sorte à l’aider. Jamais je ne la juge! Ni à titre humain, ni à titre thérapeutique.

La question n’est donc pas de savoir si un homme, ou une femme, dit vrai ou non. La question c’est comment se fait-il que lorsqu’un individu exprime sa réalité, et qu’il le fait, vraisemblablement, de façon maladroite, personne ne veut l’entendre? Qu’est-ce qui dérange donc tant pour justifier un tel rejet?

Est-ce cette époque robespierriste qui elle même a succédé à celle longtemps convenu des passes droits qui motive une telle véhémence? Est-ce donc que la souffrance des gens est telle qu’il leur faut un pharmacoï, un bouc émissaire?

Phobie administrativeDans la mythologie, le pharmacoï était un homme qui n’avait pas le droit de choisir ses vêtements, sa nourriture, son lieu de vie.

En rien, il n’était un homme puisqu’il ne bénéficiait d’aucun choix possible, d’aucune autonomie. Il était placé sous la seule et exclusive autorité d’un régent.

Ainsi, quand le peuple se sentait mal, comme déséquilibré, le peuple demandait au régent le droit de mettre à mort le dit pharmacoï. Ce que, bien sur, le régent acceptait (il y avait tout intérêt). Accepter cette exécution lui conférait un droit divin d’une part, et lui permettait d’asseoir son autorité d’autre part.

Après autorisation du régent, le peuple exécutait le pharmacoï, aux motifs que les déboires de la population étaient de la responsabilité de cet homme.

Une fois le pharmacoï mis à mort, le peuple se sentait plus équilibré, plus serein. Non sans oublier de choisir, très rapidement, un nouveau pharamacoï pour, de nouveau, recommencer dès que le besoin s’en ferait sentir. Ainsi, le pharmacoï, ou bouc émissaire, était le médicament du groupe. La mort était le soin apporté aux maux de la société. Et le pharmacoï, celui là même qui, par sa mort, évitait au peuple de se confronter à sa propre responsabilité quant à ses turpitudes internes.

Hier, c’était Thévenoud avec sa phobie administrative. Demain c’est qui? Avec quoi, ou à quels propos, certaines personnes vont se faire du bien en faisant du mal à d’autres?

Comment vaincre une phobie

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Frédéric Arminot

Angoisse du terrorisme

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Angoisse du terrorisme

Cela pourrait sembler étonnant de parler de l’angoisse du terrorisme mais c’et d’une réalité quotidienne dont il s’agit. Entre cette affaire dramatique en Australie comme le terrorisme dont Hollywood et Sony ont été victimes, ou encore le terrorisme véhiculé par les talibans, l’attentat meurtrier récent dont des enfants ont été victimes au Pakistan, l’angoisse du terrorisme fait partie intégrante de notre quotidien.

J’en veux pour preuve que sur le seul territoire français le plan « Vigipirate » (créé en 1978) ne s’est jamais relâché depuis 2003 et si, pour certains d’entre nous, le terrorisme fait partie du quotidien, il génère pour d’autres une véritable angoisse du terrorisme.

Interpellé comme vous par ces fréquents, voire constants, actes de terrorisme, et récemment alerté par une patiente fortement angoissée à ce propos. Je vais donc essayer de vous expliquer comment ne plus être victime de l’angoisse du terrorisme.

Définition du terrorisme

Ce qu’il convient de préciser c’est qu’au contraire de ce que tendent à nous faire savoir la plupart des dictionnaires et organes de presse, le terrorisme n’est pas un acte violent assujetti à la seule mort. Je m’explique.

Définition du terrorismePar définition, le terrorisme, sous quelque forme qu’il soit, a vocation à faire peur pour en tirer un bénéfice. Il va ainsi des actes barbares et sanglants qui tuent des gens, mais il en va aussi du terrorisme dans les relations sociales, affectives, sentimentales ou économiques.

Il s’agit donc de faire si peur à l’autre que le terroriste vise à bloquer tout système de défenses chez son adversaire. Le terrorisme a donc pour

vocation d’annihiler l’autre, de le réduire, voire de l’occire (le tuer, même symboliquement). Il s’agit donc d’exercer un pouvoir, celui de droit de vie et de mort. Vous conviendrez qu’il y’a matière à l’angoisse du terrorisme.

L’angoisse du terrorisme

Nos systèmes sont dominés par les questions de pouvoir. Et qui dit pouvoir dit… argent. Ne dit-on pas d’ailleurs que l’argent et les sexe dominent le monde! Combien d’hommes – au sens humain du terme – sont-ils capables de résister à l’attrait de l’un ou de l’autre?

Un certain nombre de gens, et de systèmes, tenteront toujours d’exercer leur pouvoir sur les autres. Celles et ceux qui se sentent pas en situation de s’affirmer pourraient donc nourrir un certain nombre d’angoisses quant à ne pas pouvoir – ou ne pas savoir – s’affirmer, s’opposer à quelqu’un ou à un système qui voudrait les contraindre à faire quelque chose qu’ils ne veulent pas faire.

C’est comme cela que les pervers pratiquent assidument le terrorisme, que les racketteurs le pratiquent aussi, que certains politiques en abusent. Le tout reposant, bien sur, sur des techniques éprouvées de manipulations émotionnelles qui ne font qu’aggraver l’angoisse du terrorisme sous quelque forme qu’il soit.

Partant de l’idée qu’un bourreau ne choisit jamais sa victime par hasard, le terroriste a tout intérêt à « jouer » avec les angoisses du manipulé. En progressant à pas comptés, le terroriste fragilise progressivement sa proie jusqu’à lui montrer sa détermination. La menace et le passage à l’acte. Ainsi ferrée, la victime nourrit donc des angoisses, voire des crises de panique terribles, à l’idée des conséquences du problème en cours.

Sony victime d'angoisse du terrorisme?

Film: « Linterview qui tue! » pour elle si elle ne satisfait pas aux ordres qui lui sont données. Par exemple, si vous diffusez tel film, nous ferons exploser des bombes dans las salles de cinéma. Et le message en ce sens est très appuyé. Je cite: « Rappelez vous du 11 septembre » (Film de Sony: « L’interview qui tue« ).

Un tel message et une telle menace ne peuvent qu’inviter les victimes à se conformer aux ordres donnés par les terroristes. Ce qui, pour autant, n’empêchera pas les terroristes de réitérer leurs exigences à propos d’un autre sujet, ultérieurement. Le terrorisme n’aura donc jamais de cesse.

Ainsi se crée une vague de peurs, une sorte de tsunami émotionnel récurrent à propos duquel les victimes se mettent à avoir peur sans fondements objectifs. Les victimes participent ainsi à alimenter leur angoisse du terrorisme. J’en veux pour preuve cette patiente qui, récemment et sur la foi d’actes terroristes très récents, m’exprimait sa peur d’être victime d’actes terroristes (attentat dans le métro, détournement d’avion, etc.).

Comment vaincre la peur du terrorisme

Ce que je vais écrire risque de vous faire réagir. En effet, les terroristes n’attaquent jamais quelqu’un ou des systèmes par hasard.

Pour le terroriste, il est nécessaire que la personne ou le système à terroriser soit reprochante. Il convient donc de travailler sur la culpabilité d’une personne ou d’un système, sur ses inégalités, sur des reproches que l’on puisse lui adresser et qui lui fasse craindre la peur du jugement.

Par exemple, un bailleur peut terroriser ses locataires si ces derniers sont en situation irrégulière. Auquel cas, le bailleur est un « vendeur de sommeil », en plus d’être un salaud! L’intéressé peut ainsi menacer des locataires de dénonciation si ces derniers sont en délicatesse avec la police des frontières (titre de séjour). Le bénéfice pour le bailleur est de faire payer plus tout en imposant des conditions de vie épouvantables et contraires à la dignité humaine.

La question se pose donc de savoir comment ne pas être victime de terrorisme, donc d’angoisse du terrorisme, sachant que ce dernier s’exprime dans toutes sphères d’un individu et que, cerise sur le gâteau, le terrorisme ou son imminence n’est pas connue de la victime. Cette dernière a donc toutes les raisons d’être vivement angoissée et, partant, de souffrir de crise de panique si, d’aventure, la menace se fait plus pressante.

Il n’existe que peu de moyens de se protéger d’actes terroristes:

  • Il faut être inattaquable
  • N’avoir rien ni personne à perdre
  • N’exercer soi même que peu voire pas de pouvoir ou d’autorité

En bref, n’être rien ni personne…

En plus, si l’on considère que l’angoisse du terrorisme repose sur l’effet de surprise, il y a donc toutes les raisons d’être angoissé.

Vaincre la peur

Vaincre la peur

Toutes les actes de terrorisme violent reposent sur l’effet de surprise. Et, à ce propos, ma patiente, forte des informations relatées par la presse quant aux derniers et tragiques évènements, a toutes les raisons de s’angoisser puisqu’elle a peur que des actes soient fomentés sur le territoire français et ce d’autant plus que le gouvernement a clairement laissé entendre qu’il fallait… s’y attendre.

Cette dame nourrit donc son angoisse du terrorisme sur la foi d’annonces qui ont pour vocation de prévenir, d’informer. Ces informations sont véhiculées par un système réputé faire autorité alors que ce même système ne peut pas tout contrôler.

Partant de l’idée qu’il peut effectivement arriver n’importe quoi n’importe quand – je peux tomber dans un escalier et me tuer -, j’ai suggéré à ma patiente de se servir de l’exercice du pire. L’idée réside dans le lâcher prise et l’acceptation que l’on ne peut contrôler ce que l’on ne sait pas.

Peut-être est-ce ainsi que cette dame pourra circonvenir son angoisse du terrorisme. L’avenir nous renseignera à propos de la diminution, voire de la neutralisation, de cette angoisse du terrorisme.

Frédéric Arminot

David Guetta victime de crises de panique

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David Guetta victime de crises de panique

Ce matin, alors que je consultais des informations sur le web, je suis « tombé » sur un récent article qui faisait une allusion plus que prononcée aux crises de panique de… David Guetta.

Pour celles et ceux qui ne le sauraient pas, David Guetta est, avec son ex épouse, l’ancien propriétaire du regretté (je crois) « Bains Douches », haut lieu de la nuit, de cette époque où j’avais encore le goût de m’amuser sans vergogne. Aujourd’hui, mes jeux sont plus sages.

Dans cet article, David Guetta précise qu’après son divorce d’avec Cathy Guetta, à l’été 2014, ce DJ internationalement connu, avait été victime de crises de panique particulièrement violentes.

Et ce cher David Guetta de nous expliquer que c’est à la faveur d’une rencontre à Ibiza qu’il a pu mettre un terme à ses crises de panique et, ainsi, retrouver le chemin des studios. Grand bien lui fasse, à ceci près que j’aurais quelques remarques à formuler à propos de ce témoignage courageux et fort intéressant.

David Guetta et la vie de couple

Dans l’article que je lisais ce matin, David Guetta précise que ses crises de panique sont intervenues dès sa séparation d’avec sa future ex femme. Etait-ce avant leur divorce ou plus simplement dès après qu’ils se soient officiellement séparés? L’histoire ne le dit pas.

A mon niveau de comportementaliste, et considérant la valeur du témoignage de David Guetta, il eut été intéressant de le savoir. Pourquoi? Tout simplement parce que cela suppose une relation affective plus ou moins dépendante. En effet, ne dit-on pas que derrière chaque grand homme se tient… une femme.

David Guetta - Cathy Guetta

David Guetta & Cathy Guetta

S’il est notoire que l’un et l’autre, séparément et ensemble, ont accompli de grandes choses dans le domaine de la nuit et plus particulièrement dans celui de l’événementiel et de la musique, il n’est pas impossible que non contents d’être associés en affaires, ils l’aient été dans la vie au point de ne pouvoir s’envisager l’un sans l’autre.

Quel est celui des deux qui aura permis à l’autre d’exprimer toute sa mesure et de prendre des risques? L’histoire ne le dit pas. Mais il y a fort à parier, sur la foi du témoignage de David Guetta, que ce soit Madame qui ait soutenu Monsieur (ce qui ne signifie pas que j’exclue l’inverse).

Ainsi, quand un être humain en vient à souffrir de crise de panique, nul n’est besoin d’être grand clerc pour imaginer que l’intéressé à l’impression, soudaine et totalement hors de contrôle, que sa vie lui échappe. Qu’il n’est plus rien. Que le pire est à craindre et qu’il ne pourra rien y changer.

C’est ce qu’il a du arriver à David Guetta et je vais essayer de vous expliquer comment.

Comment seraient nées les crises de panique de David Guetta

Tout ce qui va suivre n’est qu’hypothèse de réflexions et ne constitue, en aucun cas, une mise en cause de David Guetta ou de qui que ce soit d’autre.

David Guetta est un homme comme les autres. Je sais. La palisse aurait écrit la même chose… Ce qui change, c’est le contexte et l’environnement de David Guetta d’une part, et cette différence qui fait que, comme le disait Gregory Bateson: « La différence est une différence qui fait une différence« , d’autre part.

Vraisemblablement, des années durant, si chaque membre du couple Guetta a vécu sa vie comme il l’entendait, chacun dans son domaine de prédilection, il y a fort à parier que leur avenir comme leur présent eut été différent s’ils ne s’étaient pas rencontrés.

Ainsi, chacun d’entre eux deux a apporté sa force et sa confiance à l’autre, l’encourageant ou l’admonestant, selon les circonstances. Comme tous les couples du monde, quelle qu’est été la distance géographique, chacun a sans doute apporté son soutien, son amour à l’autre.

Ainsi, la vie de chacun s’est muri à l’aune de l’amour de l’autre qui renforçait la confiance en soi de chacun. Les deux rassurant l’autre quand il était besoin.

Pour autant, il eut suffit que l’un soit plus vulnérable que l’autre – sans qu’il y ait de comparaison – pour que celui des deux qui a moins confiance en lui, soit plus en recherche des encouragements et de l’amour de l’autre. Ce même autre qui, lorsqu’il nous rassure, nous renvoie de nous même une image telle que nous en sommes revigorés pour quelques temps.

Or, celui des deux qui fut plus vulnérable émotionnellement que l’autre a pu craindre, le temps aidant, que sans sa muse, il était en danger. Qu’elle seule l’aimait au point de lui donner la force et le courage d’affronter les dures réalités de la vie sans – trop – coup férir.

Des liens d’inter dépendance

Toutes les petites angoisses liées à la peur d’échouer et, partant, celle de ne pas réussir, pouvaient être maintenues à distance respectueuse. A ceci près que lorsque l’on a confiance en soi de façon pleine et entière que grâce à la présence bienveillante de l’autre, cela crée des liens d’inter dépendance.

Peut-être est-ce comme cela que les crises de panique de Dvid Guetta ont trouvé un lieu d’expression de choix. En effet, si l’on postule ce lien d’inter dépendance affective – ce qui est propre à beaucoup de couples -, il est probable que David Guetta ait été victime d’une peur récurrente de ne pas être à la hauteur – ou de ne plus pouvoir composer – sans le soutien de son ex compagne. De fait, cet artiste pouvait craindre de ne plus savoir et ainsi, victime d’un manque de confiance en soi, voyant son monde et ses structures s’écrouler, il pouvait craindre de tout perdre, désir compris. Et ceci, quelle que soit sa réussite professionnelle.

Devant la gravité de ses émotions – angoisses, crises d’angoisses – et sans doute devant son incapacité à contrôler ses émotions, David Guetta a, de façon progressive, été victime d’attaques de panique répétées qui lui ont fait craindre le pire.

Crise d'angoisse - Crise de panique

voir la vidéo

C’est comme cela que l’intéressé nous explique qu’il lui était de venu impossible d’aller en studio pour travailler. Ce qui se comprend au regard de la douleur induite par ces crises, mais laisse aussi entendre l’importance vitale que sa compagne représentait dans cette création musicale, quelle qu’ait été son mode de présence.

Ce qui, pose, une fois n’est pas coutume la question de la confiance en soi et de l’autonomie. Comme si David Guetta ne pouvait envisager de créer sans sa… muse, son mentor (si tant est que Cathy Guetta le fut).

Quelles solutions David Guetta a-t-il utilisé pour contrôler ses crises de panique

Comme je l’ai lu dans l’article qui fait allusion aux crises de panique de David Guetta, celui-ci a trouvé une solution à Ibiza, grâce à un monsieur qui avait lui même souffert de crise de panique.

Ce monsieur, plein de bon sens, a utilisé une méthode qui semble avoir fonctionné. Il a dit et répété à David Guetta qu’il n’avait aucune raison d’avoir peur et que jamais personne ne mourrait de crise de panique. C’est tout à fait exact! Mais, dire et répéter cela, ce qui n’a rien d’évident à entendre et accepter pour les personnes qui souffrent de crise de panique, va malheureusement participer à entretenir les crises de panique de David Guetta. Pourquoi?

Que David Guetta, ou vous même, soyez atteint d’angoisses, de crise d’angoisse, d’anxiété ou de crise de panique, nul n’est besoin de vous rassurer en rationalisant. C’est à dire en essayant d’objectiver par rapport à quelque chose qui vous terrifie.

Au surplus, si vous lisez ce que j’écris, ce que j’espère, vus comprendrez que David Guetta reçoit un ordre: « Tu dois comprendre » (sic). David Guetta doit enregistrer ce qui lui est présenté comme une évidence et semble n’avoir aucun droit d’y déroger. J’écrirais bien autre chose mais je n’ai pas les moyens d’assumer un procès…

David Guetta à Ibiza

Ibiza

Pour toutes ces raisons, il y fort à parier qu’intellectualiser pour éliminer vos crises de panique va avoir le même effet sur vous que cette tentative de solution pour se rassurer que chantait si bien Michel Jonasz: « Dites moi qu’elle m’a quitté pour un autre que moi mais pas à cause de moi« . Dans tous les cas, la dame est partie, et l’intéressé se retrouve seul, face à lui même et à sa difficulté existentielle.

Alors que  Guetta nous explique que c’est à Ibiza qu’il a rencontré cette personne laquelle-, je cite, lui a asséné: « Il y a une chose que tu dois comprendre. Personne ne va mourir ». Enfin, je n’en n’écrirais pas plus, il vous suffit de lire l’article en question sur Yahoo.

Pourtant, la vraie solution est bien différente.

Une solution durable aux crises de panique

A l’heure où j’écris ces lignes, David Guetta ne fait plus de crises de panique mais des… crises d’angoisses! Comme c’est amusant…

Toujours est-il que cette charmante ile qu’est Ibiza mise à part, ce cher David Guetta pourra rationaliser autant qu’il le souhaite, il y a fort à parier que cette réponse ne tienne pas bien longtemps.

En effet, David Guetta souffre sans doute encore de crise de panique ou de crises d’angoisses et tant qu’il essaiera de les contrôler en intellectualisant, il y de fortes chances pour que, de nouveau, une crise le lamine conséquemment.

Ce qui, une fois de plus, pose la question de l’intérêt de l’autonomie. En effet, si l’intéressé essaie de se convaincre qu’il peut – ou qu’il doit – y arriver seul, nonobstant que ce soit courageux de sa part, il participe, par ce comportement, à préparer sa prochaine crise.

Il faudrait donc que David Guetta consulte. Et à ce propos, je ne saurais que trop lui suggéré de consulter un(e) comportementaliste.

Si ce cher homme prend cette – sage – décision, il découvrira des moyens simples pour avoir totalement confiance en lui et DEFINITIVEMENT neutraliser ses crises de panique ou ses crises d’angoisses. De fait, il saura être autonome, pleinement. L’autre, l’être aimé(e) sera une valeur ajoutée. Il va sans dire que cette valeur ajoutée sera noble.

Si David Guetta m’avait consulté, je le lui aurais dit et… appris… Qui vivra verra…


Frédéric Arminot

Peur de prendre des risques

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Peur de prendre des risques

Sans doute avez-vous conservé en mémoire la crise économique de 2008. Du jour au lendemain, c’est comme si la terre s’était arrêtée de tourner. Les gens se sont mis à avoir peur, comme si leur vie s’arrêtait brutalement et que, contre toute attente, plus rien n’était possible.

Aucune vision de l’avenir. Aucune possibilité d’envisager le moindre risque. Acheter, vendre, investir, rien n’est plus possible. D’une façon spontanée et inattendue, du moins par le citoyen moyen dont je suis, nous basculons dans la tétanie, dans la sidération émotionnelle, dans la peur de prendre des risques.

Des années plus tard, il semble que les populations restent choquées, à juste titre, et font perdurer cette peur de prendre des risques.

A quoi tient la peur de prendre des risques? La peur de prendre des risques tient-elle à des questions de confiance en soi? La peur de prendre des risques repose t’elle sur le besoin de tout maitriser? Comment rester dans la peur de prendre des risques augmente les facteurs d’angoisse et de stress? Comment avoir moins – ou plus  – peur de prendre des risques?

Autant de questions auxquelles je vais essayer de répondre.

La peur de prendre des risques – Définition

La notion de prise de risques induit que vous faites le choix, ou envisagez de faire le choix, d’investir n’importe quel sujet pour essayer d’en tirer un profit, un avantage, un plaisir. Il va ainsi, par exemple, de la séduction.

Il va donc vous falloir envisager les moyens dont vous allez bénéficier pour essayer de minimiser le risque d’une part et maximiser votre réussite d’autre part. Effectivement, il n’y a aucun intérêt pour vous à investir dans quelque domaine que cela soit si vous pensez que vos chances de réussite sont trop réduites ou inexistantes. Sauf à ce que vous soyez, même symboliquement, suicidaire…

Peur de prendre des risques - DéfinitionJe vais prendre l’exemple de la séduction. Imaginons que vous rencontriez une personne qui ne vous laisse pas indifférent(e). Vous allez vous intéresser à cette personne, voire lui déployer vos charmes. Encore faut-il que vous pensiez avoir des chances maximales de satisfaire votre objectif: séduire et plus si affinités.

Pour des questions qui relève de l’image que vous avez de vous, de vos expériences en matière de séduction (avez-vous plus souvent réussi qu’échouer, ou l’inverse), en fonction du contexte et de l’environnement – favorable ou non -, de ce que la personne vous renvoie de vous et de vos comportements – acceptation ou refus -, vous allez plus investir la relation ou pas.

Vous allez donc évaluer la résistance de la personne que vous souhaitez séduire pour évaluer vos propres chances de réussite. Il se peut que vous soyez porté(e) par une sorte d’angoisse délicieuse, celle du plaisir de faire et du désir de réussir.

Votre comportement va donc évoluer en fonction de paramètres systémiques. C’est à dire suivant les fruits des inter actions qui vont se faire jour entre la personne de votre choix et vous.

En fonction de votre vision de la situation, vous allez donc évaluer vos chances et, ainsi, insister sur certains points de comportements et en laisser tomber d’autres. C’est ainsi que vous vous affirmerez – ou pas -.

Si la situation vous échappe:

  • Vous avez à cet égard un comportement responsable et assumez votre échec en en tirant des enseignements
  • Votre peur de prendre le risque d’un râteau est trop importante et vous lâcherez en cours
  • Vous n’envisagerez même pas de débuter une relation de séduction car vous estimerez que vos chances, outils et moyens sont très – ou trop – insuffisants pour satisfaire votre réussite

C’est ainsi que, en fonction de l’intensité de votre peur de prendre des risques que vous agirez de façon combative ou réagirez en ne faisant rien, par manque d’éléments encourageants. Mais vous pouvez aussi estimer que, même si vos chances de réussite sont au maximum, rien ne vous assure que votre investissement sera rentable dans le temps.

En effet, il peut se passer n’importe quoi n’importe quand. Rien n’est inscrit dans le marbre!

La peur de prendre des risques – Est-ce une question de confiance en soi

Sacré question que celle de la confiance en soi. Pour faire simple, toute question qui relève de la confiance en soi et, partant, de la peur de prendre des risques, repose sur la certitude d’être en sécurité. Avec soi, à propos de soi, comme de son environnement.

Vous pouvez avoir un capital confiance que bien des gens vous envient et, malgré tout, avoir peur de prendre des risques. Comme si une sorte de gendarme intérieur vous tenait en respect quant à vos façons de faire ou d’être: « Fais pas ci, fais pas çà ». Ici, je fais référence au surmoi, c’est à dire à la somme des interdits sociaux et parentaux.

Comme les banques ou les compagnies d’assurances, vous pouvez être atteint du symptôme du ratio qui va inter agir sur vos décisions. « Si le ratio – c’est à dire investissement sur risques équivaut à un pourcentage de réussite de X – n’est pas bon par rapport à mon expérience et à des expériences dûment qualifiées et analysées alors je ne prendrais aucun risques ou, au contraire, je prendrais un risque limité à… ».

De fait, et pour faire court, avoir peur de prendre des risques ne repose absolument pas, ou pas seulement, sur des questions de confiance en soi. En effet, une multitude d’éléments peuvent vous inviter à écouter votre peur de prendre des risques et ne rien faire, alors d’autres feraient ou… l’inverse!

C’est donc sur la foi appréciations tant subjectives qu’objectives que vous allez ou non transcender votre peur

de prendre des risques ou rester inhibé(e) par cette même peur de prendre des risques. Plus que la question d’avoir confiance en soi, la peur de prendre des risques, et le comportement qui s’y rattache, ne repose t’il pas plus sur un besoin de tout maitriser?

Peur de prendre des risques – Le besoin de tout contrôler

Comme je l’ai souvent dit, et écrit, nous évoluons dans un système au sein duquel il nous est fait obligation de rendre compte de tout. Nous sommes mis en demeure d’être comptable du moindre de nos comportements, et invités à nous tenir pour responsables d’un manquement à une obligation validée par le système lui même. C’est donc ce même sytème qui nous précise ce qui est bien ou ne l’est pas. En dehors de ce cadre, point de salut.

Contrôler la peur de prendre des risquesEmotionnellement, le système fonctionne si bien, voire d’une façon si perverse, que nous alimentons nos propres peurs voire, faisons le lit de notre propre malheur… A vouloir tout rendre précis, tout devient flou.

Plus vous allez contrôler et faire des calculs savants, plus vous allez maximiser le risque d’échouer. En effet, c’est un peu comme de l’électronique embarquée. Prenons l’exemple de l’automobile.

Hier, les automobiles avaient un moteur et une carrosserie. C’était simple et réparer était simple aussi. Il suffisait d’un peu de bon sens et de logique, et l’ouvrier faisait son œuvre. Aujourd’hui, plus il y a d’électronique plus les chances de pannes sont importantes.

Prétendre vouloir tout faciliter, par un contrôle en amont, rend nos véhicules terrestres à moteur dépendants d’un système électronique qui peut défaillir au moindre écart de température ou, plus conséquemment, au moindre soupçon de panne intégrée au système.

Cette suspicion indiquée comme valeur de panne potentielle est considérée comme une panne réelle qui met le système en panne alors que cet éventuel dysfonctionnement participe au fonctionnement même du moteur. C’est ce que l’on appelle l’homéostasie d’un système (quand le système absorbe ses propres dysfonctionnements et n’en fait pas un problème!).

Tout ne peut donc pas être sous contrôle permanent. A force de tout vouloir contrôler, on ne contrôle plus rien voire, on bloque le système qui se voulait si fluide, tant sous contrôle.

La peur de prendre des risques repose sur cette même adéquation paradoxale. Vous pouvez tout qualifier, analyser et valider en amont, vous ne pourrez jamais tout contrôler au point de voir ou considérer votre peur de prendre des risques comme nulle. Alors comment faire, comment agir, quand on a peur de prendre des risques?

Comment ne plus avoir peur de prendre des risques

Quand on prend le temps d’y réfléchir, c’est particulièrement simple. Beaucoup de gens s’angoissent à l’idée de prendre des risques parce qu’ils veulent absolument réussir. De facto, ils ont l’échec en vue et leur vision est biaisée par cette peur d’échouer.

L’angoisse ainsi générée ne fait qu’accroître votre peur de prendre des risques alors qu’il pourrait en être tout autrement. En effet, quel est l’intérêt de vous faire peur en regardant plus haut et plus loin que votre vue ne porte?

Pour ne plus avoir peur de prendre des risques, au delà du fait raisonnable et compréhensible de souhaiter minimiser les risques, il suffit d’évaluer la progression souhaitée entre la prise de risques et l’objectif final. C’est à dire de penser, réfléchir et agir de façon progressive.

Pensez aux marches d’un escalier. Imaginons que cet escalier ait 10 marches. La 1ère marche représente une prise de risques minime pour atteindre la seconde marche. La troisième marche est un risque accru pour satisfaire un objectif plus ambitieux que celui de la première marche. Et ainsi de suite jusqu’à l’objectif final, la réussite plaine et entière, la dernière marche! Etant entendu que vous investissez un nouvel objectif grâce aux gains obtenus par la – petite – prise de risques précédente.

Comment ne plus avoir peur de tout contrôlerEn agissant de la sorte, vous validez la prise de risques en intégrant le fait que vous pouvez toujours vous arrêter en chemin si votre investissement est plus important que le gain obtenu. Qu’il y a donc un déséquilibre.

Que vous n’atteigniez pas la dernière marche, l’objectif de réussite plein et entier, n’est pas grave.

Sauf si vous prenez plaisir à potentialiser un échec et à ne voir que lui et pas la réussite, même moindre. Sauf donc, si vous avez un quelconque intérêt de faire de cette situation… un problème!

Ne vaut-il pas mieux de petites réussites qui font de grands bénéfices? Sachant qu’une prise de risques majeure risque de vous faire obséder sur la peur de ne pas satisfaite un très grand objectif, lequel vous ferait prendre des risques inconsidérés, n’est-il pas plus opportun d’agir avec mesure, plutôt que de vous comparer à d’autres personnes dont vous pensez qu’elles réussissent tout ce qu’elles entreprennent?

Si vous focalisez sur un objectif trop haut par rapport à la réalité de vos possibilités, vous risquez de générer un évènement inversement proportionnel à l’objectif souhaité. Partant, vous allez bloquer vos décisions en activant votre peur de prendre des risques, en lieu et place de celui d’accepter de ne pas tout contrôler et d’avoir confiance en vous.  Moralité de l’histoire, agissez progressivement, dans le respect de vous même. Ne forcez rien.

Dernière chose, n’oublions pas que certaines personnes peuvent être très excitées par la peur de prendre des risques et, de fait, prendre un risque maximum qui les lessivera pour le compte, ou pas… Finalement, la peur de prendre des risques est à la fois compliquée et… simple.

Il en va de même pour tous les êtres humains et leurs émotions. Pourquoi vous faire du mal alors qu’il apparaît si simple de vous faire du bien?

Frédéric Arminot

Programme ARtUS – Un témoignage qui prouve que çà marche !

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Programme ARtUS – Un témoignage qui prouve que çà marche !

Le témoignage de Katia

Comme la plupart d’entre vous le savez, nonobstant mes consultations thérapeutiques en TCC ou thérapie comportementale ou encore thérapie cognitive et comportementale, j’ai créé un programme thérapeutique – le Programme ARtUS – pour les personnes qui ne peuvent pas, ou ne souhaitent pas, se déplacer à mon cabinet.

Le Programme ACT a pour vocation de résoudre les problèmes suivants:

Le Programme ACT est une méthode thérapeutique scindée en 12 étapes, et s’appuie sur la TCC. Le Programme ACT a pour vocation de vous aider à mettre un terme définitif à votre problème (voir liste ci-dessus) en 21 jours seulement et ce avec d’autant plus de facilité que vous bénéficiez d’un accompagnement personnalisé.

Pour arriver à un tel résultat, il s’agit très simplement d’une méthode thérapeutique stratégique et brève (à l’identique de la tcc que je pratique au sein de mon cabinet de thérapie comportementale à Paris). Vous progressez grâce à des exercices issus de la tcc, et qu’il vous suffit de satisfaire exactement comme cela vous est précisé dans les consignes thérapeutiques du Programme ARtUS.

Mais ce n’est pas ce dont je souhaite vous parler aujourd’hui (vous trouverez cependant, un mémorandum lié au Programme ACT au terme du témoignage qui va suivre).

Aujourd’hui, c’est avec le plus grand plaisir que je partage avec vous le témoignage de Katia qui a utilisé le Programme ACT.

Katia s’est inscrite au Programme ARtUS en juillet dernier. Je l’ai parfois accompagnée quand elle avait des questions ou besoins de précisions. Elle m’a récemment contacté pour m’exprimer sa reconnaissance en me précisant combien, grâce au Programme ACT, sa vie était passé de la nuit au jour. Je vous laisse découvrir le témoignage de Katia qui, l’année dernière, souffrait d’angoisses et d’anxiété.

Le témoignage de Katia – Ou quand la TCC fait d’un problème une solution…

Il y a un an, je vivais dans une terrible souffrance sur laquelle, je n’arrivais pas à mettre des mots. Je vivais un enfer que je ne comprenais pas. J’avais la sensation d’être sur le point de mourir. Plus je contrôlais, plus ma vie m’échappais. Mon quotidien était devenu invivable. Ma vie se résumait en crise d’angoisse, attaques de panique et par de l’agoraphobie.

Du jour au lendamain, tout mon monde s’écroulait… Je quittais mon appartement (vivre seule, je n’y arrivais plus), mon travail (être au contact des gens m’était devenu impossible), j’étais réduite à néant. Ma vie ne pouvait plus continuer comme ça.

Au lieu de sauter par la fenêtre :), j’ai pris le volant, je suis partie chez mes parents qui ne me reconnaissaient plus. Et là, sur les conseils de ma mère, j’ai regardé 3 vidéos gratuites dans lesquelles Frédéric expliquait l’angoisse, le début d’un bouleversement positif pour moi.

Aujourd’hui, je me suis reconstruite au fil des jours en suivant le programme ARtUS.

Je suis passée progressivement de la peur à la compréhension, puis à la gestion de mes émotions, pour enfin retrouver sécurité intérieure et confiance en moi. J’ai retrouvé mon authenticité, appris à vivre dans le présent, à me redécouvrir et à me découvrir tout simplement, à accepter mes qualités et mes points à améliorer.

Je me suis recréée une vie en harmonie avec ma personnalité, mes ambitions, mes souhaits.

Je prends beaucoup de temps tous les jours rien que pour moi, pour faire du sport, de la méditation, pour pratiquer et approfondir les exercices de TCC que Frédéric propose.

J’ai créé une entreprise, toute petite pour l’instant que j’ai pour objectif de développer en embauchant des gens (Ca y est, je n’ai plus peur d’eux et de ce qu’ils peuvent penser de moi, je peux me lancer dans l’aventure).

Je me réinsère dans le vie sociale, en retrouvant mes ancien(ne)s ami(e)s, en favorisant les occasions de rencontrer de nouvelles personnes,… J’ai encore du chemin à parcourir mais la vie que j’ai actuellement me comble déjà…

Pour terminer, j’aimerais dire Merci, Merci et encore Merci à Frédéric, pour son professionnalisme, pour ses compétences et pour tout ce qu’il m’a permis de réussir. »

Katia

Je vous laisse juge de ce que Katia vient de partager avec nous tous. Je ne doute pas que vous vous joignez à moi pour lui souhaiter tout ce qu’il y a de mieux pour elle parce qu’elle le vaut bien!

A mon tour de vous remercier Katia et de m’encourager à continuer la tâche thérapeutique que je me suis assignée.

Le Programme ARtUS - Angoisse - Anxiété - Phobie - Toc

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Contrôler l’angoisse – Pourquoi est-ce si difficile

Contrôler l’angoisse – Pourquoi est-ce si difficile

Comme vous le savez, j’ai « en réservé depuis des mois, 3 vidéos dont j’avais signalé la présence et l’existence sur ma page Page Youtube Frédéric Arminot Comportementaliste. Ces 3 vidéos étaient uniquement accessibles aux personnes qui s’inscrivaient sur mon site. Je réservais donc ces « pépites » aux personnes qui me manifestaient réellement leur confiance.

Mais voilà. C’était sans compter sur les manifestations de certains internautes qui, parfois de façon très indélicate, ont exprimé leur colère quant au fait que j’annonce ces vidéos comme accessibles ce qui n’est – ou n’était – pas vraiment les cas…

Comme je suis un type besogneux, j’ai mis beaucoup de temps à me décider à diffuser de façon publique ces 3 vidéos. Pourquoi donc? C’est vrai çà? Pourquoi attendre de mettre à la disposition du grand public des informations que je sais être de grande valeur pour contrôle l’angoisse, l’anxiété ou les crise de panique dont bien d’entre vous sont victimes.

Contrôler l’angoisse et l’anxiété – Une question d’environnement

Il y’a quelques temps, je discutais – une fois de plus – avec mon superviseur à propos du cas clinique d’un patient. Devisant, mon superviseur et moi en sommes arrivés à parler d’un texte que j’avais récemment lu à propos d’une question fondamentale s’il en est: « Etre soi &ra