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Suicide – Que faire quand la vie est un fardeau

Suicide - Que faire

Suicide – Quand la vie devient un fardeau

Il y a une différence importante entre le suicide, et la tentative de suicide. Fréquemment, il est fait un amalgame entre les deux, ce qui rajoute à la confusion liée à ce type de drame en mouvement. La tentative de suicide n’est pas l’expression d’un désir d mourir. C’est une façon de dire – avec force – que quelque chose ne va plus. Le suicide, en lui même, est une façon de contrôler sa mort, donc sa vie, et une façon de faire du mal aux autres, à celles et eux qui restent (n’en déplaise à certains…).

Quand j’écris “n’en déplaise à certains”, je fais allusion à celles et ceux qui jugent comme cet écrivain italien, Massimo Bontempelli. Je ne partage pas cet avis mais il me semble intéressant de vous la communiquer.

Le suicide est le plus immoral des crimes

Dans les deux cas, qu’il s’agisse de suicide ou de tentative de suicide, c’est le moyen qu’utilise des personnes de tous âges pour exprimer leur limite, puisqu’elles préfèrent mourir, ou envisager de mourir, plutôt que de continuer à souffrir. Elles perdent le contrôle de leur vie, alors, elles envisagent de prendre le contrôle de leur mort. Ce qui est une façon comme une autre de contrôler sa vie puisque la mort fait partie de la vie.

Le suicide fait couler beaucoup d’encre au sens où la mort, quelle qu’en soit la manière, est une sorte de tabou autour duquel glose un nombre impressionnant de gens. Dans notre société, la mort est recouverte d’une sorte de voile opaque qui fixe un interdit. Nous ne savons rien de la mort en elle même, et surtout rien de ce qu’il se passe ensuite ce qui n’est pas sans générer une sorte de fascination chez certaines personnes.

Depuis la nuit des temps, il nous est asséné que nous n’avons pas le droit de mourir de façon intentionnelle. Ainsi, des cultures et les religions différentes posent des interdits à propos du suicide. Le “voisin du dessus” nous condamne à supporter l’insupportable. Dans le même temps voire, par extension, certaines personnes regardent ces questions de suicide avec une sorte de voyeurisme qui en dit long sur les fantasmes que le suicide génère.

Or, s’il est notoire qu’un fantasme doive rester en l’état, sa réalisation est réputée décevante voire frustrante. Le suicide alimente des fantasmes qui font dire tout et n’importe quoi à bon nombre de gens. Entre la colère et l’incompréhension, bien des des questions se posent quant aux motivations des personnes suicidaires. Et beaucoup de ces questions alimentent des ruminations liées au suicide quant au pourquoi du comment. C’est la raison pour laquelle je vais tenter de vous apporter des réponses aux questions suivantes:

  • Comment viennent les pensées suicidaires?
  • Quels sont les signes avant-coureurs du suicide qui devraient vous alarmer?
  • Que faire pour éviter qu’une personne ne se suicide?

Pour que le sentiment d’impuissance ne le dispute plus à la colère, au jugement, à l’abattement, il me semble important d’essayer de changer cela au bénéfice de toutes les parties. Et ce me semble d’autant plus important de le faire que je me sens concerné. Jeune, j’ai fait quelques tentatives de suicide. C’est ainsi que j’ai découvert que j’avais un désir ardent de vivre mais que je ne savais pas comment faire. Alors, avec le temps, j’ai appris à ne plus éviter de vivre comme à assumer.

Quelles sont les causes du suicide

Le suicide est le résultat d’une accumulation de plusieurs facteurs qui courent sur une période plus ou moins longue. Ces facteurs sont les suivants:

  • Les troubles psychiques

Dans plus de 90% des cas, ils sont associés les uns aux autres, et de façons diverses (Source: Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale, INSERM). Parmi eux, le facteur de risque le plus fréquent est la dépression. Une personne déprimée sur une longue période peut souhaiter, à un moment donné, en finir avec sa vie.

Le danger du suicide, ou de sa tentative, réside dans le fait que, dans la majeure partie des cas, la dépression n’est pas diagnostiquée et traitée. La victime se replie sur elle-même et, au début de ses troubles dépressifs, pense qu’elle s’en sortira toute seule. Au fil des semaines, des mois, voire des années, force lui est donnée de constater que ce n’est pas le cas. Mais, généralement, à cette étape, les gens considèrent qu’il n’est plus temps pour demander de l’aide. La mort semble être la seule option, ce qui est une erreur d’appréciation bien compréhensible.

Cependant, il convient de préciser qu’une personne suicidaire n’a pas vraiment envie de s’ôter la vie. Elle veut juste mettre fin à une souffrance devenue quasi insupportable. La tentative de suicide est donc reconnue comme un appel à l’aide. Avec un problème sous jacent qui est que cette tentative de suicide n’est pas toujours sans conséquences psychosociales et/ou médicales.

Les troubles anxieux poussent également plusieurs personnes à projeter de s’ôter la vie, ou à passer à l’acte. Ainsi, les adolescents sont les plus vulnérables. En effet, selon Shaffer et Al. (1996), la présence d’un trouble anxieux a été remarquée chez 27% des adolescents décédés par suicide. Et selon Goud et al.(1998), 40% des adolescents ayant des pensées suicidaires souffraient d’anxiété, 57% d’entre eux ont essayé, au moins une fois, de se donner la mort.

Mais les adolescents ne sont pas les seuls touchés. Toute personne souffrant de phobies, de trouble obsessionnel compulsif, de stress post-traumatique, d’anxiété généralisée ou de trouble panique est susceptible d’avoir des idées suicidaires, voire de passer à l’acte.

  • Les maladies psychiatriques graves

Un suicide peut être motivé par une maladie bipolaire, la schizophrénie, des troubles de la personnalité (cf. borderline). Tout dépend de la sévérité de la maladie, de sa durée, de l’âge de la personne malade, de sa situation sociale, de son quotient intellectuel, de la rapidité et de l’efficacité de la prise en charge. En bref, tout est une question de contexte et de personne.

La consommation excessive ou dépendante de substances psycho actives comme la cocaïne, les amphétamines, ou une forte dépendance à l’alcool, sont autant de facteurs susceptibles d’amener une personne au suicide. Les pensées suicidaires sont également fréquentes chez les personnes qui passent par un sevrage (la peur de l’avenir?). Le risque s’accroît si les addictions sont associées à des situations de rupture, d’isolement social ou affectif.

  • Les antécédents familiaux de suicide

Le fait qu’un parent ou un proche se soit suicidé dans le passé, ou qu’un parent ait été dépressif, constitue un nième facteur de risque, important il est vrai.

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Suicide – Les signes alarmants

Nul n’est besoin d’être psychiatre ou psychothérapeute pour déceler un risque de suicide chez une personne qui ressent un mal-être. Consciemment ou inconsciemment, cette personne laisse certains signes s’exprimer quant à ses intentions d’en finir avec la vie. Les signes les plus fréquents sont les suivants:

  • Baisse de confiance en soi
  • Perte d’estime personnelle
  • Référence écrite ou orale à propos de la mort
  • Profonde tristesse
  • Désespoir
  • Humeur dépressive

Les messages verbaux directs et indirects comme:

  • Je veux me suicider
  • Je vais me tuer
  • Je préfère en finir
  • Vous vivrez bien mieux sans moi
  • Bientôt, je m’en irais, et vous aurez la paix

Et aussi…

  • Tendance à négativer toute chose
  • Désintérêt subite pour des activités qui, autrefois, pouvaient être des passions
  • Tendance à s’isoler
  • Difficultés de concentration
  • Incohérences et confusions dans le langage
  • Changements d’humeur fréquents
  • Changements physiques importants (perte ou gain de poids, troubles du sommeil, troubles de l’alimentation, fatigue persistante)
  • Intérêt soudain pour la mise en ordre de ses affaires personnelles, ou don de ses biens
  • Intérêt soudain pour son testament ou pour son assurance-vie

Dès lors, soyez vigilant(e). Ce n’est pas parce que ces signes disparaissent pendant un moment que la personne se porte forcément mieux. C’est peut-être le signe qu’elle s’est enfin décidée à passer à l’acte, et se sent “apaisée” par cette décision. Elle se dit qu’elle s’en ira bientôt, que le bout du tunnel est tout proche. Alors, restez sur vos gardes.

Désir de suicide – Que faire

Je suis tenté d’écrire qu’avoir des pensées suicidaires est normal. C’est comme de parfois déprimer… en pire! Si des envies de suicide vous taraudent, la première chose à faire est d’en parler, et de demander de l’aide. Nous sommes destinés à vivre, pas à mourir de façon prématurée et, à tout le moins, pas par suicide. Ce n’est pas une question de morale, c’est une question de nature.

Si vous êtes confronté )à des envies de suicide, je vous suggère d’en parler à un proche (parent, ami) ou à un(e) spécialiste de la santé mentale. Si vous avez la conviction que l’un de vos proches pense au suicide, n’hésitez pas à aborder le sujet.

Parler de ce qui vous fait peur dans l’éventuel suicide de la personne, c’est lui tendre la main, et lui exprimer votre intérêt. Faites preuve de tact. Ne la condamnez pas. Ne la menacez pas. Aidez cette personne à verbaliser ce qu’elle ressent. Pour ce faire, la meilleure des techniques consiste à exprimer ce que vous ressentez, ce qu’il en est de votre propre peur, de votre inquiétude.

Traiter le suicide avec l’approche comportementale

Dans tous les cas, si une personne, proche ou non, vous parle de suicide, il est nécessaire de pouvoir travailler sur ce problème.  La thérapie comportementale est un excellent outil pour se faire. C’est une thérapie brève qui vous permet non seulement d’arrêter les pensées suicidaires, mais surtout de traiter la racine dudit problème.

Ainsi, sont traités de front, la douleur de vivre, la difficulté d’avoir une bonne estime de soi, de ne plus avoir peur, etc. Bien que le mot qui suive m’insupporte, le challenge consiste à faire d’un problème une solution de sorte à retrouver confiance en soi, confiance en la vie.

Ainsi, un programme thérapeutique en ligne personnalisé comme le Programme ARtUS aide les personnes qui souffrent à avoir une meilleure vision de leur vie, à objectiver quant aux complications rencontrées, et à les affronter avec sérénité.

Un tel programme facilite une prise de conscience qui permet à l’intéressé(e) de prendre acte qu’elle a toutes les capacités et aptitudes nécessaires pour se relever, et à continuer à profiter de la vie. En bref, pour réussir. C’est une question de vision…

Quand la vie devient un fardeau, le suicide n’est pas une solution dans la mesure où, une fois mort, c’est certain, vous n’aurez plus de problèmes. Mais… vous n’aurez pas résolu votre problème de votre vivant. Dès lors, vous pourrez toujours envisager le suicide quand vous n’aurez plus de problèmes.

Si vous avez des questions, un commentaires à exprimer, ou une expérience à partager à propos du suicide, je vous invite à utiliser l’espace réservé à cet effet, en-dessous de cet article.

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Frédéric Arminot

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