Découvrez Le Programme ARtUS pour traiter l'angoisse, contrôler une crise d'angoisse, soigner l'anxiété, vaincre une phobie - Frédéric Arminot Comportementaliste

Procrastination – Ce problème aurait-il des avantages

La procrastination

Procrastination – De quoi s’agit-il

Pouvez-vous, oui ou non, vous permettre de remettre au lendemain ce que vous vous ordonnez de faire le jour même? En vertu de quoi, ou de qui, devez vous absolument considérer votre prétendue procrastination comme un problème? Sur la foi de quels symptômes pouvez-vous affirmer que vous procrastinez? Pourquoi envisager la procrastination comme un avantage?

Toutes ces questions font l’objet de réponses qui, je n’en doute pas, risquent de vous étonner. Mais n’est-ce pas le meilleur moyen d’avancer que de générer un doute?

La dictature du bien faire

Toutes et tous, nous recevons une éducation fondée sur l’obligation de gérer tous les domaines de notre vie. Nous devons, et il est exigé de nous, de contrôler, avec mesure et efficacité, tout ce qui nous concerne. Ainsi, nous devons savoir répondre de tout, être plus excellent que seulement bon, et s’inquiéter d’être meilleur que la fois précédente.

La société, ou plus exactement le système dans lequel nous évoluons, exige de nous que nous soyons le plus au fait, à la fois de ce que nous représentons pour les autres mais aussi des bénéfices que le système peut tirer de nous. De fait, il s’agit, dès lors, de nous exploiter nous mêmes et d’être les plus rentables possibles. Il faut tirer profit de tout. Nous devons bien faire, nous devons bien être. Point !

Nous naviguons là en pleine dictature du savoir faire et du savoir être. Un peu comme ces dictateurs du mieux être et du développement personnel qui en sont en passe de nous obliger à aller bien, à être heureux.

Nous n’osons donc pas nous permettre de sortir du rang. Ainsi, verser dans la procrastination revêt un caractère empreint de culpabilité. Nous avons honte de ne savoir nous comporter de façon adaptée. Dès que vous lâchez votre emprise sur vous même, ou faites le choix de vous laisser aller, immédiatement, comme dans un réflexe on ne peut plus conditionné, vous ressentez comme une peur mêlée à un plaisir coupable.

La question de pose donc de savoir si, procrastinant, en fonction de quoi ou de qui votre procrastination s’exprime vraiment.

La procrastination est-elle un vrai problème

J’ai souvenir d’une jeune femme femme, étudiante en médecine, littéralement paniquée parce qu’elle avait une nette tendance à la procrastination. Elle avait essayé de se contraindre à s’organiser plus qu’elle ne l’était encore. A s’astreindre à travailler de telle à telle heure, une matière après l’autre. Se levait tôt, se couchait tard et, bon an mal an, passait beaucoup d’après-midi à flâner, lire des revues ou encore regarder des séries télévisées. La procrastination s’installe?

Les partiels arrivant, elle se rendait compte de tout ce qui lui restait à réviser et, partant, de son échec à venir. Elle passait par des crises de larmes, des crises de panique. Essayait tout pour ne pas procrastiner tout en laissant sa procrastination s’installer toujours plus.

Je donc demandé à cette future médecin quel était le problème. Le problème résidait dans ces années qui se succèdent, la nécessité impérieuse de satisfaire à chaque partiel pour ne pas prendre le risque d’être larguée (dixit). L’idée de repiquer une année l’insupportait. Et pourtant.

Ce n’était donc pas de buller qui lui posait problèmes mais bien de la conséquence de sa procrastination. Mais j’y pense, de quoi procrastiner est-il le résultat? Sa procrastination était-elle le résultat d’une absence de désir de réussir, de satisfaire à ses objectifs? Sa procrastination reposait-elle sur une trop grande exigence vis à vis de soi? Est-ce lié au regard des autres? Cette procrastination était-elle associée à la peur de réussir ou à celle d’échouer? Sans doute, tout cela en même temps, augmenté de petites choses propres à chacun d’entre nous. Nos histoires de vie, l’image de soi, la confiance en soi pour ne citer que ces éléments là et, bien sûr, la peur d’être jugé.

Il est bien compréhensible que la procrastination soit un problème à compter du moment où vous ne satisfaites pas vos objectifs. Mais, le fait de remettre tout au lendemain, voire aux jours suivants, voire à… jamais, ne repose t’il tout simplement pas sur la façon que vous avez de paramétrer vos objectifs comme vos exigences de réussite?

L’un des moyens de le savoir est d’avoir une vision plus objective des symptômes de procrastination.

Comment composer avec les symptômes de la procrastination

L’un des premiers symptômes de la procrastination est de ne pas arriver à s’organiser. A force d’échecs répétés, vous finissez par tout lâcher. Dès lors, colère et angoisses vous assaillent. Les questions comme celles de vos peurs liées aux conséquences de votre procrastination et de votre incapacité à gérer la situation enrichissent votre problème.

Vous déployez des trésors d’inventivité pour éradiquer le problème. Et plus vous agissez de la sorte, plus vous tentez de prendre de sages résolutions, moins vous y arrivez. Un peu comme un malade alcoolique qui dit: “Demain, j’arrête” et qui, le lendemain venu, résiste puis boit plus encore.

Quand vous êtes victime de procrastination, n’essayez pas de trop insister. Car, ne l’oubliez jamais: Vous êtes victime, pas coupable ! Plus vous résisterez à votre absence de désir, plus votre souffrance va grandir. Essayez plutôt d’accepter que c’est comme cela aujourd’hui.

J’en entends dèjà me dire que les jours suivants sont à l’identique du premier si ce n’est pire encore. C’est donc bien la preuve que c’est bien votre désir d’être et de faire qu’il vous faut retrouver.

La perte du sens de ce que vous avez à faire, comme de ce que vous pensez opportun de faire, est un autre symptôme dont, je trouve, on parle peu.

Si, agir de sorte à progresser n’a plus de sens à un moment précis, ou plus le temps passe et moins vous arrivez à identifier le sens – l’intérêt associé au plaisir – de ce que vous faites, alors, vous êtes victime d’un symptôme classique qui vous contraint à supporter la procrastination. Nul n’est besoin de chercher une solution miracle, elle n’existe pas. Peut-être serait-il plus temps de chercher avantage à procrastiner…

Pourquoi envisager la procrastination comme un avantage

Dans tout système, il y a un, ou des, modèle. Chaque système a le sien propre et ce modèle spécifique s’inscrit dans une dimension plus globale. Comme les mathématiques : l’ensemble et les sous-ensembles.

Ainsi, la plupart des gens, en toute bonne foi, font l’amalgame entre le savoir être et le savoir qui prévaut en entreprise, et le transpose dans leur vie sociale ou affective. Erreur classique mais erreur quand même. Pourquoi ?
C’est une erreur d’appréciation et de comportement dans la mesure ou, d’un côté il s’agit de produire dans un contexte et un environnement commercial et collectif alors que, de l’autre, il ne s’agit que de soi, de vous.

Le milieu de travail a une tendance prononcée à exiger compétence et adaptabilité de ses salariés, sans nécessairement prêter attention à la dimension humaine, donc émotionnelle, de ses sujets.

Une entreprise est composée de femmes et d’hommes qui, tout au long de leur journée de travail, font abstraction de ces mêmes émotions pour satisfaire à leur feuille de route, leur contrat de travail.

Ne tombez pas dans le piège en faisant l’amalgame entre un environnement socio professionnel et un environnement affectif. Essayez de ne pas être dans le déni de vous même et de votre réalité émotionnelle.

Ne dit-on pas qu’il y a des jours avec et des jours sans ? Soyez gentil. Pardonnez-vous parce que, qui, mieux que vous même, peut être empreint de compassion à votre égard.

La procrastination serait-elle un truc d’esthète de la vie? Si vous le voulez bien, la procrastination peut avoir d’insignes avantages comme de participer à un moment créatif ou…récréatif. Pensez-y !

Frédéric Arminot

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