Comment reconnaître une phobie et faire la différence entre peur et trouble phobique

La peur est une réaction normale et saine face à un danger. La phobie s’inscrit plus dans une perception irrationnelle.

Dès lors, vaincre la peur ou vaincre une phobie ne repose pas nécessairement sur les mêmes stratégies thérapeutiques.

La question est donc de savoir comment reconnaitre une phobie pour la traiter au mieux.

En effet, il arrive que certaines peurs paralysantes deviennent handicapantes, sans pour autant être associées à une phobie.

Bien faire la différence entre les deux est essentiel pour surmonter une phobie ou une peur trop envahissante.

La distinction entre la peur et la phobie peut être subtile, mais la phobie est souvent associée à des causes irrationnelles: l’objet de la peur n’est pas raisonnablement inquiétant.

Reconnaitre une phobie: Les symptômes de la phobie

Pour bien comprendre la phobie, on doit commencer par en connaître les différents symptômes. Ils sont psychologiques, mais également physiques. La plupart des patients connaissent bien les symptômes psychologiques:

  • Peur irrationnelle
  • Angoisse liée à l’anticipation
  • Crainte permanente de se retrouver face à l’objet de la phobie

En revanche, on connaît souvent moins bien les symptômes physiques.

Pourtant, ils sont caractéristiques de la phobie et ils permettent de la distinguer d’une peur envahissante.

Les symptômes physiques de la phobie sont:

Quelle différence entre peur et phobie?

Certaines peurs sont handicapantes au quotidien. Elles peuvent être liées à des traumatismes ou à un syndrome d’anxiété généralisée.

Par exemple, certains adultes ont peur du noir suite à des difficultés qu’ils ont rencontrées pendant l’enfance.

Néanmoins, tant que la peur ne devient pas incontrôlable et irrationnelle, on ne parle pas de phobie.

Dans le cas de la peur du noir, un adulte qui ne souffre pas de phobie parviendra à garder le contrôle et à s’endormir, même si c’est plus difficile.

De son côté, la phobie se caractérise par des réactions très violentes.

Différences entre phobies et peurs

Le patient qui en souffre perd le contrôle de son esprit et de son corps. Il ne parvient plus à rationaliser ses peurs et ne peut donc pas les affronter.

Les symptômes physiques deviennent incapacitants et certaines phobies peuvent être associées à des handicaps donnant le droit à des allocations.

Une autre caractéristique de la phobie, c’est sa capacité à s’auto-alimenter.

Certains patients peuvent faire des crises d’angoisse phobique simplement en pensant à l’objet de leur phobie.

La peur est donc totalement irrationnelle puisqu’elle survient même quand la situation ne la justifie pas du tout.

Les exemples de phobie

Il existe de très nombreuses phobies. Les psychiatres et les comportementalistes continuent à en découvrir, car nos peurs évoluent en même temps que nos environnements.

Le meilleur exemple de cela, c’est la peur de l’avion. Il y a deux siècles, cette phobie n’existait évidemment pas.

Aujourd’hui, elle compte parmi les plus courantes.

Voici donc une liste non exhaustive des phobies les mieux connues aujourd’hui:

  • Acrophobie: La peur du vide et des lieux en hauteur
  • Clinophobie: La peur d’aller au lit
  • Coulrophobie: La peur des clowns
  • Éreuthophobie: La peur de rougir en public
  • Gamétophobie: La peur du mariage et de l’engagement amoureux
  • Géphyrophobie: La peur de traverser un pont (et parfois de passer sous une échelle)
  • Kathisophobie: La peur de s’asseoir
  • Mysophobie: La peur de la poussière et de la saleté
  • Nostophobie: La peur de rentrer chez soi
  • Pédiophobie: La peur des enfants et des poupées (souvent concentrée sur les poupées)
  • Scopophobie: La peur d’être regardé, observé, espionné (souvent associée à la paranoïa)
  • Zélophobie: La peur de la jalousie

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Quelles sont les phobies les plus courantes?

Il est difficile de trouver des chiffres précis sur les phobies en France. Beaucoup de patients qui en souffrent ne se font pas soigner.

Ceux qui consultent souffrent généralement d’autres troubles associés à leurs phobies.

Le travail sur leur peur irrationnelle se concentre donc sur d’autres aspects des troubles anxieux, ce qui rend les statistiques peu fiables.

Malgré tout, il semble que l’une des phobies les plus répandues soit la peur irrationnelle de l’avion. Pourquoi?

Très certainement parce que nous avons tous un peu peur de l’avion, ce qui nous prédispose au développement d’une phobie.

Si nous vivons un vol particulièrement agité qui nous traumatise en nous amenant à croire que nous allons mourir, une phobie peut se développer facilement.

Une autre phobie très courante est la peur des clowns.

Néanmoins, la plupart des personnes qui disent en souffrir ne seraient pas vraiment phobiques, mais seulement exagérément inquiètes face à un clown ou une image de clown.

Nous pouvons difficilement comprendre les origines précises d’une telle phobie.

En revanche, il est certain que le fait d’emmener les jeunes enfants au cirque joue un rôle.

Ils reçoivent probablement le spectacle beaucoup plus intensément que les adultes.

Comment naît une phobie?

La science peut difficilement être catégorique sur la question de l’origine des phobies.

Actuellement, un consensus existe sur le mélange de plusieurs causes.

Une phobie serait due à la concordance de causes environnementales, traumatiques et biologiques.

En d’autres termes, les patients qui développent des phobies ont généralement des prédispositions biologiques, mais ils doivent être placés dans un environnement propice et soumis à un traumatisme pour développer une phobie.

De nombreuses études scientifiques à l’éthique douteuse menée au 20e siècle ont réussi à produire des phobies chez de jeunes enfants (phobie du bruit, des chiens, etc.).

Le mécanisme de naissance d'une phobie

Pour cela, les scientifiques ont simplement exposé les enfants à l’objet de leur peur de manière régulière et inquiétante tout en associant la rencontre à une douleur physique ou psychologique.

Résultat, les enfants ont conservé ces phobies pendant l’âge adulte.

De nombreuses observations psychologiques et comportementales ont permis de confirmer ces théories.

Par exemple, l’immense majorité des personnes ayant la phobie des chiens a été mordue par un chien pendant son enfance.

Pourquoi les gens ont-ils des phobies?

L’environnement et l’exposition à un événement traumatique sont essentiels pour développer une phobie.

Un enfant éduqué par des parents qui ne souffrent d’aucune anxiété a beaucoup moins de chance de développer une phobie.

Néanmoins, il semblerait que des prédispositions génétiques existent.

Plus précisément, certains développements excessifs du système nerveux chez certains individus pourraient favoriser l’anxiété et la phobie.

Néanmoins, même avec ces prédispositions, il est possible de ne jamais développer la moindre phobie quand on grandit dans un environnement dénué de stimulations anxiogènes.

Comment soigner les phobies avec la thérapie comportementale?

Les phobies peuvent être très handicapantes et provoquer de grandes souffrances psychiques et physiques.

Heureusement, les patients qui en souffrent ont des solutions très efficaces à leur disposition.

L’Assurance maladie française recommande désormais le recours à la thérapie comportementale et cognitive (TCC).

Cette thérapie lutte sur deux fronts en même temps pour vaincre la phobie: les causes comportementales et les causes cognitives.

D’un point de vue cognitif, le comportementaliste aide le patient à analyser et comprendre les causes et le fonctionnement de la phobie.

Cela lui permet d’y réagir plus rationnellement et d’avoir les armes suffisantes pour la défaire.

D’un point de vue comportemental, le praticien professionnel va aider le patient à se confronter, mentalement et progressivement, à l’objet de sa peur pour s’y habituer.

Grâce aux outils cognitifs, le patient phobique apprend à ne plus réagir et ainsi vaincre progressivement sa phobie.

Souvent, grâce à de tels exercices, la peur disparaît totalement. Si, d’aventure, ce n’est pas le cas, elle diminue suffisamment au point de plus être handicapante.

Pour en savoir plus quant à traiter une phobie, ou vaincre la peur, je vous invite à cliquer sur le lien rouge ci-dessous: Voir la vidéo.

Pour vos commentaires, n’hésitez pas à utiliser le formulaire en-dessous de cet article.


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Article rédigé par Frédéric Arminot, coach comportemental

Qui est Frédéric Arminot, coach comportemental?Spécialisé dans le traitement des problèmes d‘angoisse, d’anxiété, de dépression, de phobie, et de toc, il exerce depuis plus de 25 ans en qualité de comportementaliste.

Ancien grand anxieux, et victime d’angoisses aux multiples conséquences des années durant, il a créé un programme de thérapie comportementale en ligne:

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Frédéric Arminot

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