TRAITEZ ANGOISSE, ANXIÉTÉ, PHOBIE ET TOC DE FAÇON PERSONNALISÉE ET REPRENEZ LE CONTRÔLE DE VOTRE VIE EN MOINS DE 2 MOIS!

  • Êtes-vous fatigué(e) de consulter des psy, comme de dépenser de l'énergie et de l'argent pour rien?
  • En avez-vous marre de prendre des médicaments, et de subir leurs effets secondaires?
  • Aimeriez-vous accéder à des techniques comportementales simples et puissantes pour ne plus souffrir?
  • Aimeriez-vous reprendre le contrôle de votre vie?
  • Oui? Alors, NE RATEZ SURTOUT PAS CETTE VIDÉO >>
Découvrez Le Programme ARtUS pour traiter l'angoisse, contrôler une crise d'angoisse, soigner l'anxiété, vaincre une phobie - Frédéric Arminot Comportementaliste

Le syndrome de la camionnette blanche

Le syndrome de la camionnette blanche

Le syndrome de la camionnette blanche

Le présent article n’a pas à voir, à priori, avec les questions de troubles du comportement tels que je vous en parle depuis longtemps au sein de ce blog. Et pourtant… Le syndrome de la camionnette blanche a un lien avec des questions de comportement social, et peut être vecteur d’angoisses comme de troubles anxieux et, partant, de stress.

Ce sont mes enfants qui, un jour, m’ont parlé de ce syndrome alors que nous devisions sur la façon de conduire d’une personne devant nous.

Peu de temps auparavant, je m’étais mis à pester de façon appuyée au sujet d’une camionnette blanche qui nous avait coupé la route, et mis en danger.

Mes enfants, qui n’en sont plus, ont eu peur à cause de la manoeuvre brutale à laquelle j’ai été contraint pour éviter un accident. C’est ainsi qu’est né ce concept du syndrome de la camionnette blanche. Qu’en est-il au juste? C’est ce que je vais essayé de vous expliquer.

Genèse et définition du syndrome de la camionnette blanche

D’après mes recherches, en France, il existerait près de 400.000 véhicules légers de transport de marchandises. Il est entendu que ces véhicules sont accessibles à des personnes possédant le permis VL (3,5t). Les activités de transports sont très diverses, et peuvent aller du transport de Fret au transport Express, en passant par celui de matériels et matériaux divers en lien avec l’activité de l’entreprise qui achète ou loue ce type de véhicules.

Les dits véhicules parcourent chaque année des millions de kilomètres sur le territoire français. En termes d’accidentologie, le risque est patent.

Le risque est d’autant plus important que, la plupart du temps, les personnes salariées de ces sociétés sont soumises à des emplois du temps serrés, voire à des cadences importantes. Elles doivent livrer rapidement, en des lieux parfois très distants les uns des autres. Il faut donc aller vite, et aller bien. Encore une question de rentabilité. Le grand drame de notre joli monde.

Alors, vous imaginez la suite. Allez vite sans prendre nécessairement la mesure des risques, ou alors, en les ignorant. Les conducteurs de ces véhicules légers sont donc pressés et, pour beaucoup d’entre eux, ont autre chose à faire que du lien social, ou des amabilités automibilistiques (je sais, c’est un peu compliqué à prononcer, mais j’aime bien). Sur ce sujet, je vais revenir.

Autre point important. Qu’il s’agisse de camionnette blanche a son importance dans la genèse de ce que je considère comme un problème. Pourquoi blanche? C’est simple:

  • Pas de frais supplémentaire à l’achat
  • Facile à repeindre (carrosserie)
  • Peu salissant (ou en tous cas la saleté s’y voit moins que sur une voiture de couleur)
  • Carrosserie facile à entretenir
  • Etc.

Cela procède donc d’un choix économique de la part des employeurs qui cherchent à faire mieux en diminuant les coûts. Je comprends, mais si cela explique la suite, cette même suite ne constitue pas une excuse.

Donc, je reprends. Nous avons:

  • Un employeur qui veut gagner le plus possible en dépensant le moins possible (merci l’état français)
  • Un employeur gestionnaire qui diminue et rentabilise les coûts (immobilisation, personnel, etc.)
  • Des véhicules dits utilitaires qui ont une fonction, et ne sont pas là pour faire de la représentation sociale
  • Des salariés stressés, et ce d’autant plus qu’ils doivent aller vite, en plus de subir le stress, voire l’angoisse de conduire (acccidentologie, perte de prime, meilleure prime si meilleur rendement, etc.)

Donc, en un mot comme en cent, nous avons tous les ingrédients pour créer une situation de tension, une situation de conflit, où la peur va avoir une place prépondérante.

Camionnette blanche et comportements anti sociaux

Que ce soit clair. Ce qui précède, et ce qui suit, n’est pas une généralité. C’est le fait d’un petit nombre mais, comme à l’accoutumée, c’est toujours une minorité qui fait c…. une majorité.

Si l’on considère l’ensemble des éléments exprimés dans le paragraphe précédent, nous avons des personnes pressées qui vont prendre des risques pour satisfaire leurs obligations et leurs objectifs. A ceci près que, pour beaucoup d’entre elles, elles prennent ces risques au détriment des autres.

Ainsi, qui n’a jamais vu une camionnette blanche lui couper la route, déboiter sans prévenir de droite ou de gauche, vous faire une queue de poisson, vous dépasser par la droite à une vitesse hallucinante, vous pousser par l’arrière, ou encore vous faire un geste très expressif et appuyé pour vous faire comprendre que vous gênez, et ceci que soyez outré(e) ou pas, alors que le salarié conducteur de la camionnette banche s’en moque comme de sa première couche culotte.

Et pourquoi le conducteur de la camionnette blanche se moque t’il de la peur ou de la colère qu’il engendre chez les autres automobilistes?

Peut-être aurez vous remarqué que, le plus souvent, ce ne sont pas des camionnettes siglées (avec de la pub) qui font ce genre de choses, qui ont ce type de comportement fondé sur la peur de l’autre, la peur faite à l’autre.

L’idée consiste à s’imposer à l’autre pour son bénéfice à soi, sans considération ni respect pour les autres. Ainsi, nous avons peur de l’accident responsable, de l’immobilisation du véhicule, voire d’un conflit difficile et/ou douloureux (au sens psychique comme physique).

En effet, s’il est possible de relever l’identité commerciale d’un véhicule, il devient facile de se plaindre auprès de l’employeur, ce qui constitue un risque de sanction pour l’employé. Dès lors, les comportements au volant des conducteurs dont les véhicules comportent des adresses et des téléphones et, à plus forte raison, des dénominations commerciales, posent moins problèmes. Ce qui n’est pas le cas des conducteurs de véhicules non reconnaissables, sans marque distinctive. Pourquoi cette différence?

Je me suis posé la question, et mon sentiment, ou mon interprétation, vaut ce qu’il vaut. Comme d’habitude, vous n’êtes pas obligé(e) de le partager.

  • Les conducteurs de camionnette blanche sont pressés (conditions de travail, contraintes professionnelles, objectifs) – En fait, je me trompe – Il sont en urgence constante…
  • Les conducteurs de camionnette blanche ne sont pas propriétaires dudit véhicule
  • Ces même conducteurs ne sont pas les assurés
  • Ces camionnettes blanches sont louées, le plus souvent

Ces “avantages” permettent comme je l’écrivais plus tôt de ne pas prendre la mesure de certains risques. Ainsi…

  • Nous avons la priorité, nous travaillons (nous, quand on conduit, “on bulle”, on se promène, c’est connu)
  • Non propriétaires, les conducteurs de camionnette blanche attachent une moindre importance à cet outil de travail. S’ils l’avait payé de leur poche, comme leur propre voiture, il y a de fortes chances pour qu’il y fassent plus attention
  • S’il y a un accident, leur responsabilité civile et pénale est engagée mais leur bonus en tant que conducteur n’est pas mis en cause (le véhicule peut être conduit par n’importe quel salarié, et fait l’objet d’une assurance dite de “flotte”)
  • Si le véhicule est immobilisé à la suite d’un accident, il sera remplacé (nous, si nous cassons auto ou moto, nous n’avons pas nécessairement les moyens d’en louer ou d’en acheter un autre)

Moralité? Beaucoup de conducteurs de camionnette blanche se moquent totalement d’abimer leur voiture. Ce n’est pas à eux, et ce n’est pas eux qui assument en cas de problèmes.

Mais, nous, ou certains d’entre nous, ont peur de ces véhicules qui semblent rouler en toute impunité. Du coup, on est parfois angoissé, stressé, à l’approche d’une camionnette blanche.

Alors, on est en réaction, parfois inconsciente, et on conduit plus mal. Voire, on est pris d’angoisse au volant. Et, là encore, en essayant d’éviter un accident, on le provoque! Ce qui permet au conducteur de la camionnette blanche de s’en prendre à nous. Et la boucle est bouclée! Ils sont victimes et nous bourreaux.

Cela me fait penser aux comportements de beaucoup de conducteurs d’ambulances qui oublient, bien trop souvent que seuls les véhicules de police, les pompiers, et les ambulances de type SAMU ou SMUR, sont vraiment prioritaires. Les ambulanciers jouent beaucoup trop souvent, à mon goût, sur l’ambiguïté que leurs fonctions génèrent.

Nous réagissons comme quand on sent que l’autre, à côté, dans un embouteillage, va tenter de nous carotter! Mais il ne nous aura pas et… bang! Accident. Engueulades. Doigts levés. Menaces. Esbroufes. Le conducteur de camionnette blanche est viril, lui. On voulait se la jouer “affirmation de soi” et on est quitte, au mieux, pour un gros coup d’énervement et d’orgueil, au pire, pour un constat.

C’est ce que, pour partie, il m’est arrivé la semaine passée. Une double voie, des travaux, puis une seule voie. Je l’ai bien vu l’autre, là, avec sa grosse camionnette blanche, essayer de tenter un passage sur la voie sur laquelle j’étais.

J’ai juste donné un petit coup d’accélérateur, je me suis imposé du bout de l’aile avant et, hop, l’impétrant s’est remis à sa place. Mais, 100 mètres plus loin, il ré essaye le bougre! Mais de façon très appuyée. Or, devant moi, j’ai un plot. Drame! Que faire! J’ai l’impression de faire l’objet d’un coup de pression. D’une manipulation du fait de la taille du véhicule.

Le conducteur insiste. J’ai décidé de ne pas me laisser faire. Je justifie mon comportement d’opposition par le fait qu’il ne m’a pas demandé si j’acceptais de le laisser passer. Qu’il n’a pas mis son clignotant. Et je ne sais quoi d’autre encore pour justifier ce qui va suivre. “Il ne va pas me le faire à l’esbroufe” me dis-je.

J’accélère entre l’avant de la camionnette blanche et le plot au sol. Lui aussi. J’ai une demie aile droite d’avance. Il freine brutalement. J’entends un bruit sourd dans la caisse de la camionnette blanche, à l’arrière de la cabine. Ce qu’il transporte est tombé. Il me hurle dessus. J’en fais de même. A ceci près que je hurle dans les oreilles de mon épouse, qui se recule. Je suis penché sur elle, l’ignorant, pour invectiver le conducteur de la camionnette blanche.

Je suis passé en force. Le conducteur de la camionnette blanche derrière moi. Je fulmine. Puis, doucement, ma femme m’exprime sa façon de voir les choses… J’ai honte. Je m’excuse. Me justifie.

Je me sens très énervé, et très bête. Je me suis fait du mal pour une question d’orgueil et de malhonnêteté intellectuelle, ou sociale. Je ne sais pas. Enfin, si. C’est un problème d’ego. Comme quand les hommes, les mâles dominants, jouent à celui qui aura la plus grosse. C’est ridicule. Nous aurions pu avoir un accident. Tout çà pour des questions d’égo, et d’absence de respect de l’autre. De refus obstiné de lâcher prise. C’est lamentable.

Voilà. C’est tout çà le syndrome de la camionnette blanche. L’absence de respect, le problème d’égo résolu par la peur infligée à l’autre. En l’écrivant, je prends acte que ce syndrome s’applique dans bien des domaines de la vie, et pas exclusivement celui du comportement sur la route. Si vous saviez combien cela me désole. Et ce d’autant plus que je l’ai alimenté moi aussi.

D’ailleurs, cela me rappelle mon comportement quant, à 20 ans, après mon bac, j’avais été recruté pour être chauffeur livreur pendant les 2 mois d’été. J’y repense, et puis… mais je vous en parlerais une autre fois.

Si vous souhaitez partager votre expérience à propos du syndrome de la camionnette blanche, vous pouvez le faire en utilisant le formulaire, juste en dessous de cette article, “Laisser un commentaire”.


Frédéric Arminot

Angoisse - Anxiété - Phobie - Toc - Retrouver confiance en soi en 2 minutes chrono grâce à un programme thérapeutique en ligne - Frédéric Arminot Comportementaliste

 

TRAITEZ ANGOISSE, ANXIÉTÉ, PHOBIE ET TOC DE FAÇON PERSONNALISÉE ET REPRENEZ LE CONTRÔLE DE VOTRE VIE EN MOINS DE 2 MOIS!

  • Êtes-vous fatigué(e) de consulter des psy, comme de dépenser de l'énergie et de l'argent pour rien?
  • En avez-vous marre de prendre des médicaments, et de subir leurs effets secondaires?
  • Aimeriez-vous accéder à des techniques comportementales simples et puissantes pour ne plus souffrir?
  • Aimeriez-vous reprendre le contrôle de votre vie?
  • Oui? Alors, NE RATEZ SURTOUT PAS CETTE VIDÉO >>
Découvrez Le Programme ARtUS pour traiter l'angoisse, contrôler une crise d'angoisse, soigner l'anxiété, vaincre une phobie - Frédéric Arminot Comportementaliste

Laisser un commentaire

scroll to top