TRAITEZ ANGOISSE, ANXIÉTÉ, PHOBIE ET TOC DE FAÇON PERSONNALISÉE ET REPRENEZ LE CONTRÔLE DE VOTRE VIE EN MOINS DE 2 MOIS!

  • Êtes-vous fatigué(e) de consulter des psy, comme de dépenser de l'énergie et de l'argent pour rien?
  • En avez-vous marre de prendre des médicaments, et de subir leurs effets secondaires?
  • Aimeriez-vous accéder à des techniques comportementales simples et puissantes pour ne plus souffrir?
  • Aimeriez-vous reprendre le contrôle de votre vie?
  • Oui? Alors, NE RATEZ SURTOUT PAS CETTE VIDÉO >>
Découvrez Le Programme ARtUS pour traiter l'angoisse, contrôler une crise d'angoisse, soigner l'anxiété, vaincre une phobie - Frédéric Arminot Comportementaliste

L’angoisse d’être juré à un procès d’assises

L’angoisse d’être juré à un procès d’assises

Juré d’assises – L’angoisse du pouvoir de juger – Pierre-Marie Abadie, sélectionné à quatre reprises pour être juré d’assises, décrit la liturgie d’un procès dans un livre témoignage captivant.

L’angoisse du juré à un procès d’assises. La démocratie veut que n’importe lequel d’entre nous puisse être convoqué pour être juré dans un procès d’assises.

En quelques jours, voire en quelques semaines, votre vie personnelle va être mise entre parenthèses et vous allez vivre une expérience qui, sans doute, va changer votre vision du monde.

Des jours ou des semaines durant, vous allez assister à des inter actions qui relèvent de la prise de pouvoir, voire, parfois, du putsch, au nom de la justice, au nom du pouvoir et de la régulation sociale.

De tels moments ne vous laisseront pas indemnes en termes d’émotions. Tout à tour, vous ferez l’objet de l’attention des juges comme des avocats lesquels, chacun leur tour, essaieront de vous attirer dans leur giron afin que vous preniez une décision qui corresponde à l’attente qu’ils nourrissent à votre endroit.

Juré à un procès d'assises - L'angoisse!

L’angoisse d’être juré à un procès aux assises

Tout au long d’un procès d’assises, de revirements de situations en basculements, vous oscillerez entre le choix de la culpabilité ou de l’innocence. Un quelques temps, vous déciderez de l’avenir d’une vie pour finir par être laissé à la vôtre une fois le procès terminé.

Votre écoute, vos convictions, vos émotions vous guideront tout au long d’un processus dont l’essentiel ne vous échappera peut-être pas, mais qui ne vous laissera jamais indifférent.

Et nul ne sera besoin d’essayer de ne pas déférer à votre convocation. Si vous ne vous répondez pas présent, vous serez à votre tour condamné. Dans tous les cas, bonjour l’angoisse.

Tranquillement chez soi, l’angoisse survient

Imaginez que vous êtes chez vous, que vous vivez votre vie et, contre toute attente, plus pré occupé par les études du petite dernier ou par le fait de savoir qui va se déclarer volontaire d’office pour faire la vaisselle, un courrier débarque dans votre vie. Vous êtes convoqué pour être juré d’assises.

Tout vous est expliqué en langage administratif, et un petit paragraphe va attirer votre attention encore plus que les autres. Alors que, pris à la fois d’une légère angoisse – la justice n’inquiète t’elle pas plus qu’elle rassure ? – vous ressentez une certaine fierté à cette convocation, il vous est précisé que vous ne pouvez surseoir à cette convocation, sous quelque prétextes fallacieux que ce soit, au risque de vous voir condamné à une peine de 3.750 € d’amende!

C’est ainsi que, nonobstant l’angoisse que vous avez ressenti avant même d’ouvrir l’enveloppe tamponnée au sceau de la république, vous en êtes quitte pour une seconde angoisse, plus existentielle celle là: “Vais-je être à la hauteur?” – “Vais-je savoir écouter, juger, prendre parti, évaluer, bref, être un juré d’assises qui fait dignement acte d’un comportement républicain et responsable?“.

Grande question à laquelle je ne saurais répondre, tout occupé à informer mon employeur de mes obligations de juré d’assises, à me préparer mentalement pour que, surtout, mon angoisse ne se voit pas ou, à tout le moins, n’obère pas mon jugement pendant le procès.

L’angoisse de ce nouveau statut, provisoire il est vrai, me fait me mettre en quête d’informations. Du net que j’interroge presque de façon compulsive, aux questions posées à mes amis, de recherches en bibliothèque en lectures diverses, j’essaie aussi de m’apprêter de sorte à avoir une tenue vestimentaire digne au sein du tribunal.

Je dois donner une image de personne sérieuse et impliquée. Il est vrai que siéger en maillot de bain ne m’offrirait pas la même crédibilité…

Je n’envisage même pas de trouver des moyens pour être révoqué. Je suis à la fois excité et j’ai peur. Je suis pris dans un paradoxe.

L’envie de m’y rendre et l’envie de ne pas y être. Tout cela m’angoisse. Je vais décider, avec d’autres, de la vie et de l’avenir d’un homme ou d’une femme.

Criminel présumé mais quand même. Cette charge m’incombe et son poids m’angoisse progressivement.

L’angoisse de l’engagement

Les choses doivent être faites dans les règles. Je dois non seulement apporter la ou les preuves de mon identité mais je dois aussi prêter serment. Cela signifie que dans un cérémonial dont la justice a le secret, je dois tenir engagement quant à respecter des règles. Cette solennité participe à mon angoisse. Pour une cérémonie qui n’a rien d’une communion solennelle, tout ce cérémonial m’angoisse. J’ai peur, je suis impressionné. Mais je dois me rappeler que je ne suis pas la personne mise en cause, je suis juré d’assises.

Une angoisse sourde à l’énoncé de l’affaire

Notre rôle et notre mission nous ont été expliqués. Le premier jour d’audience arrive. Je m’imprègne du décorum, de cette vision que nous avons de notre piédestal sur le este du tribunal. Ce sentiment de vouloir nous faire dominer l’ensemble de la situation. Comme si l’on voulait montrer au reste du monde que nous dominons la situation. Ce décalage dans les positionnements de chacun me semble être un choix stratégique voulu et qui me met mal à mon aise.

Les identités vérifiées, la présence de chacun validée, l’acte d’accusation est lu. Une angoisse sourde m’envahit à l’énoncé de faits sordides. Je ne suis pas au bout de mes peines et, dans l’affaire qui est jugée, rien ne nous sera épargné. Autant que je reçois comme un choc émotionnel fort toutes le précisions relatives à cette affaire criminelle. Pour être honnête, j’ai une méconnaissance totale du dossier et quand j’entends ce qui se dit, les questions du président comme les réponses de l’accusé, et les interventions des avocats de la défense comme de l’avocat général, je me demande à quoi nous servons.

Taiseux, nous n’avons aucun droit à intervenir. Et pourtant, des invraisemblances m’assaillent. Je me contente de prendre des notes et me sent seul avec mon désarroi causé par cette angoisse pénible qui semble s’immiscer en moi. Ce qu’il est en train de se jouer me dépasse.

Comment les interventions des parties de ce procès m’angoisse

Tour à tour, entre les interruptions de séances, les interventions des avocats ou celles du ministère public, sont autant de moments où vous avez l’impression d’être phagocytés. Les uns contestent les éléments à charge, les autres veulent des aveux plus forts encore. Tous veulent la même chose. Nous attirez, nous les jurés, dans leur escarcelle.

A tort ou à raison, un sentiment d’angoisse vous envahit parce que vous avez l’impression d’être sommé de choisir. L’avocat de la défense plaide au mieux des intérêts de son client, le ministère public veut sa sentence, celle de la culpabilité jugée et condamnée.

Chacun va y aller de son sentiment. Effets de manches, voix posée ou tonitruante, vous êtes habité par le doute. Qui a raison, qui a tort. Quel choix devrez vous faire pendant les délibérations? Vous ne devez en aucun cas choisir sur la foi de vos affects. Vous devez penser et réfléchir en toute objectivité. Comment agir de la sorte, vraiment, alors que vous avez l’impression que toutes les parties prenantes à ce procès tentent de vous attirer à elles?

Comment ne pas ressentir de l’angoisse à l’idée que la décision que vous prendrez en matière de culpabilité va conditionner la vie, l’avenir d’un autre humain, même si celui-ci a commis des actes odieux? Comment ne pas se sentir empreint d’angoisse à l’idée de ces vies qui basculent dans l’horreur parfois contre toute attente? Comment rester indifférent à toutes ces intimités exposées sur la place publique “au nom de la loi”?

Fin du procès – Quand le doute et l’angoisse s’installent

Le verdict a été rendu. Pendant toute cette période, il vous a été demandé de vous tenir à distance de tout élément se rapportant à l’affaire. Comme si c’était aussi simple de le faire que de le dire. Vous n’avez pas pu échapper à toutes ces actions que toutes les parties ont émises en votre direction pour vous amener à prendre une déifions conforme à ce qu’ils attendent de vous. Aucun des moments du procès ne vous aura laissé indifférent.

A aucun moment non plus, au terme de chaque journée, vous repartirez à vos activités sans être durablement affecté par ce qu’il s’est passé, par ce qu’il est entrain de se passer. A vous, les troubles de l’endormissement, les questions restées sans réponses. A vous, parfois, les angoisses nocturnes qui sont autant d’échos à vos doutes persistants. Qui a tort? Qui a raison? Quelle est mon intime conviction?

Quand tout sera terminé, le verdict rendu, vous repartirez encore plus seul que vous n’êtes arrivé. A vous les souvenirs de ces plaidoiries parfois enflammées qui, jamais, ne vous laissent indifférent. Chacune vous laissera son empreinte que vous re vivrez pour quelques temps. Ce moment, comme hors du temps, pourra vous laisser une marque telle qu’il ne sera pas impossible que vous vivrez le tout comme un traumatisme.

Vous ne sortirez pas indemne de ces émotions qui vous auront saillies tout au long de ces journées parfois si longues et terribles où l’émotion n’aura jamais laissé sa place au sordide. Votre vision de l’homme, de la société, de la justice seront marqués à jamais par ce moment suspendu. Votre vision sociale de ce monde, celui du crime, celui de la société quand elle juge, celui de la justice, celui des hommes, sera marquée à jamais.

Le temps passera, inexorablement et, parfois, des souvenirs remonteront à la surface. Dans un moment social fort, vous aurez démocratiquement participé à juger un être humain pour des faits dont la seule ré évocation vous angoisse.

A votre tour, condamné à écouter et à être imprégné d’un monde qui n’est pas le votre, vous aurez été pris de ces vertiges qui ébranlent votre vision de la société. Pour toujours. Le doute et l’angoisse faisant leur oeuvre, le temps passera, celui qui vous éloignera de ce passage dans la noirceur des hommes. Désormais, votre regard sera affecté de tout ces moments, et vous ne serez, sans doute, plus jamais le même.

Et vous le serez d’autant moins que, parfois, alors que vous aurez créé un cercle social inattendu, celui des jurés, vous serez amené à lier connaissance avec les autres jurés. Ce lien, parfois si fort, co construira un souvenir récurrent, comme une continuité du procès, comme l’entretien de cette angoisse sourde qui vous aura habité et que vous entendrez longtemps encore.

→ NE FAITES PAS L’ERREUR DE PARTIR SANS AVOIR REGARDÉ CETTE VIDÉO >>

Frédéric Arminot

TRAITEZ ANGOISSE, ANXIÉTÉ, PHOBIE ET TOC DE FAÇON PERSONNALISÉE ET REPRENEZ LE CONTRÔLE DE VOTRE VIE EN MOINS DE 2 MOIS!

  • Êtes-vous fatigué(e) de consulter des psy, comme de dépenser de l'énergie et de l'argent pour rien?
  • En avez-vous marre de prendre des médicaments, et de subir leurs effets secondaires?
  • Aimeriez-vous accéder à des techniques comportementales simples et puissantes pour ne plus souffrir?
  • Aimeriez-vous reprendre le contrôle de votre vie?
  • Oui? Alors, NE RATEZ SURTOUT PAS CETTE VIDÉO >>
Découvrez Le Programme ARtUS pour traiter l'angoisse, contrôler une crise d'angoisse, soigner l'anxiété, vaincre une phobie - Frédéric Arminot Comportementaliste

Laisser un commentaire

scroll to top