La phobie – Un symptôme de l’angoisse

La phobie – Symptôme d’angoisse

Définition de la phobie

Il existe des phobies à propos de tous les éléments constituant le quotidien d’un individu. Ainsi, nous pouvons considérer qu’il existe des centaines voire des milliers de symptômes qui s’apparente à la phobie.

Tout est sujet à phobie

La phobie est une réaction de peur, d‘incapacité involontaire et, partant, non contrôlée, à propos  de quelque chose qui vous effraie.

Il s’agit donc d’une impossibilité à aborder une situation ou un évènement sans crainte. Par exemple, vous pouvez avoir une phobie des araignées, une phobie des oiseaux, la phobie de l’avion, la phobie de manger des œufs, etc.

La phobie est une réaction à propos de l’idée terrifiante que vous vous faites si d’aventure, en intégrant l’objet de votre phobie, il se passait quelque chose qui vous fasse perdre le contrôle de votre vie.

A la seule éventualité de faire ce que vous redoutez de faire, vous allez être victime d’une angoisse terrible tout en essayant – au début à tout le moins – de contrôler votre émotion. Par exemple, si vous avez la phobie des oiseaux, vous allez essayer de contrôler votre phobie, votre peur – votre angoisse – en vous rapprochant de ces volatiles.

Comment vaincre une phobie

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C’est un acte courageux mais bien inutile qui risque de renforcer votre phobie. En effet, à la première envolée, alors que vous serez déjà tendu(e) à l’idée de ce rapprochement, vous risquez d’être victime d’une crise d’angoisse. Il en serait de même si, d’aventure, vous consommiez un plat dont vous avez toujours craint qu’il vous rende malade (phobie alimentaire).

Relation entre phobie et angoisse

La phobie n’est pas autre chose qu’un symptôme de l’angoisse! Malheureusement, la plupart du temps, les personnes victimes de phobie focalisent leur attention sur l’objet phobique et non sur les éléments qui constituent cette phobie.

Ceci a pour effet de traiter la phobie de l’avion mais… pas le problème. Le vrai problème, c’est l’angoisse.

Prenons l’exemple de quelqu’un qui a la phobie de l’avion. Depuis plusieurs années, certaines compagnies aériennes délivrent des stages au cours desquels les personnes qui souffrent de cette phobie vont essayer d’apprendre à mieux appréhender les conditions d’un vol pour avoir moins peur en cas de besoin.

La démarche est très intéressante mais peu utile. Pourquoi ?

Tout simplement parce que l’on va essayer de vous faire raisonner à propos de quelque chose qui échappe à toute intellectualisation à toute rationalisation.

De la même façon qu’il est vain et ridicule d’asséner à quelqu’un qu’il ou elle n’a aucune raison d’avoir peur en avion puisque c’est le moyen de transport le plus sur au monde.

Il est une réalité, c’est que la personne qui souffre d’une phobie, exprime sa peur et, pour la contrôler, instaure inconsciemment une phobie qui a pour vocation de la protéger de ce qui lui fait peur. De quoi a t-elle peur ?

  • Que l’avion ait un incident technique qui le fasse s’écraser ?
  • Qu’elle ait si peur qu’elle se montre dans une telle difficulté au cours du vol qu’elle pourrait en concevoir de la honte et de la culpabilité ?
  • Que l’avion s’écrase ou explose en vol ?

Peut-être est-ce tout cela et encore et sans doute bien d’autres choses. Et après ? Et bien et après, c’est précisément ce qui pré occupe considérablement la personne atteinte de phobie.

Et c’est précisément ce qui fait le lien entre la phobie et l’angoisse.

Souffrir de phobie, c’est se protéger de quelle que chose qui nous terrifie. C’est nous tenir à distance d’une situation ou d’un individu ou d’un groupe de personnes dont on a toutes les raisons de craindre qu’en leur présence, en situation, on perde la maitrise de soi.

Ainsi, et j’y reviendrais dans un prochain article, ce qui fait qu’une personne souffre de phobie c’est la crainte de ne pouvoir contrôler sa vie. Cette même personne va donc se protéger de son angoisse. Car, ce qui l’angoisse, c’est l’idée projective qu’elle se fait à propos de ce qui pourrait se passer se passer si elle est directement en proie à l’objet de sa peur mais, surtout, les conséquences que cela aura pour elle.

Dans un prochain article, je vous raconterais l’histoire d’Émilie. Une jeune femme de 25 ans, terrorisée par les pigeons de Paris comme les autres oiseaux d’ailleurs. Et vous verrez combien son angoisse résonnait à l’évocation de sa phobie.

J’en profiterais pour vous raconter comment cette jeune femme, courageusement, après un bref travail thérapeutique à mon cabinet, a pu favoriser son bien être et mettre un terme à une phobie très invalidante.


Frédéric Arminot

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