Découvrez Le Programme ARtUS pour traiter l'angoisse, contrôler une crise d'angoisse, soigner l'anxiété, vaincre une phobie - Frédéric Arminot Comportementaliste

Dépression – 7 évidences à propos du diagnostic de la dépression

Définition de la dépression

Dépression – 7 évidences à propos de la dépression

Comment diagnostiquer une dépression – Tout le monde peut-il souffrir de dépression nerveuse – Existe t’il un lien entre la dépression et la bi polarité – Comment faire quand on est dépressif – Existe t’il des méthodes ou des comportements adaptés pour traiter la dépression – La famille , ou les proches, ont-ils un rôle à jouer auprès d’une personne dépressive.

Voilà, la plupart du temps, les questions que se posent la plupart d’entre vous. Je vais donc essayer de vous répondre, de façon simple et précise.

Autant que vous le sachiez tout de suite, nul n’est besoin de consommer des médicaments à outrance pour soigner la dépression. Il existe des moyens bien plus simples. Je vais me faire un plaisir, et un devoir, de vous les exposer. Cependant, je sais que certains d’entre vous vont me détester après avoir lu cet article.

Mon métier ne consiste pas à vous rassurer mais à vous apporter de vraies réponses.

Pour un diagnostic moins rigide de la dépression

Quand une personne est victime d’une dépression, ou dépression nerveuse, l’idée du drame commence et l’abattement se fait plus fort. J’entends par là qu’être dépressif sous tend un problème majeur qui fait craindre une quasi impossibilité d’y trouver une solution.

Il est certain qu’être diagnostiqué comme atteint par la dépression n’est pas particulièrement agréable. En même temps, cela peut avoir des effets dévastateurs quand la personne qui vous diagnostique n’est pas au clair avec certains attendus.

J’en veux pour preuve le nombre de personnes qui viennent me consulter en invoquant des troubles maniaco dépressifs ou des troubles bi polaires. Alors, je ne voudrais pas être cynique, mais je trouve que certains médecins ont une certaine tendance à répondre à des effets d’annonce, comme des effets de modes et à diagnostiquer un peu vite des personnes comme bi polaires (par exemple). Ce qui n’est pas mieux que la dépression.

Il est clair, dès le terme de la première consultation à mon cabinet que beaucoup de ces personnes ne sont pas plus bi polaires, maniaco dépressives, ou victimes de la dépression que je suis archevêque de Canterbury !

En conséquence de quoi, j’aimerais que ces diagnostics de la maladie de la dépression répondent moins à des critères statistiques qu’à des critères comportementaux. Ainsi, ce n’est pas parce que vous oscillez entre abattement et exultation que vous êtes bi polaire.

La dépression est une sorte d’abattement émotionnel. Cela vous donne le sentiment pénible d’une absence de désir comme d’une impossibilité chronique à trouver l’énergie pour faire telle ou telle chose.

Au delà des critères de diagnostic, la vraie question n’est-elle pas de savoir en quoi être victime de la dépression est un problème. Bizarre comme question, non? En fait, je pose cette question car nous sommes, tous, potentiellement, atteints par les symptômes de la dépression. Cela n’est pas une difficulté en soi, c’est la réalité de la vie, de nos quotidiens respectifs, qui peut altérer notre relation à nous mêmes comme aux autres.

Partant, la difficulté de la dépression réside plus dans l’analyse de ses conséquences que dans le diagnostic lui même. En effet, en France à tout le moins, il est de coutume de coller des étiquettes à tout le monde. Un peu comme ces généralités qui voudraient que sous le prétexte qu’une personne soit issue d’une certaine culture elle ait un comportement X ou Y. Comme le disait Sammy Davis Junior:

“Quand tu est noir, juif et borgne, la vie est très dure…”.

Donc, exercez votre libre arbitre quant à certains diagnostics à l’emporte pièce. ils ne sont jamais sans conséquences psycho affectives sur les personnes qui en sont “l’objet”. De plus, que préférez vous? Savoir que vous êtes victime de la dépression ou comment soigner la dépression?

Tout le monde peut-il souffrir de dépression

Je ne connais pas de maladie ou de trouble émotionnel qui se réserve pour une population plutôt qu’une autre. Vous pouvez être riche et médicalement bien portant et en être affecté(e). De la même façon, vous pouvez être pauvre comme Job et avoir de la vie une vision particulièrement positive.

La dépressionPour autant, j’ai remarqué – ce qui va suivre ne vaut que pour mon expérience – que souffraient souvent de la dépression les personnes ayant fait des études longues et nécessitants un certain investissement intellectuel. Cela ne retire rien à la réalité que des ouvriers, des employés souffrent aussi des symptômes de la dépression.

Cette maladie ne repose sur aucun critère socio professionnel ou économique objectif. Cela touche tout le monde sans distinction de race, de milieu social, de religion, d’éducation et j’en passe. Par contre, ce à propos de quoi il faudra être vigilant c’est qu’il ne soit pas fait des amalgames entre une pathologie ou une autre. Par exemple, la bi polarité pour la dépression.

Existe t’il un lien entre dépression et bi polarité

Très – trop – souvent, je vois arriver des patients qui m’annoncent un diagnostic de bi polarité comme d’autres me donneraient les chiffres gagnants du Loto. Quand je pose la question aux intéressés de savoir qui d’eux ou d’un professionnel de la santé le leur a dit, c’est parfois l’un des deux ou le patient lui même qui pense que…

Quand je pose la question à ces mêmes personnes de savoir ce que leur procure émotionnellement un tel diagnostic, certains sourient. Contents de savoir ce dont ils souffrent – l’étiquette -, ou ravis de sentir moins coupables de ne pas arriver à sortir de la dépression.

Je trouve dangereux que de tels diagnostics soient faits. Au delà du nom d’un problème donné, celui de la dépression, ce qui importe ce sont les moyens dont nous allons nous servir, le patient et moi, pour le sortir de cette ornière. Partant, les outils thérapeutiques que nous allons utiliser pour satisfaire son objectif: traiter la pathologie d’une part et progressivement rendre possible demain ce qui était impossible hier. Soit, retrouver le désir et avoir de soi une image positive. En bref, retrouver confiance.

Traiter la dépression et les angoisses

voir la vidéo

Le seul lien qui puisse exister entre la dépression et le trouble bi polaire réside dans les phases d’apathies et d’excitations que nous pouvons tous observer dans nos comportements respectifs, dans tous les domaines de notre vie. Ce n’est pas parce que vous êtes abattu(e) le matin et sur excité(e) dans l’après-midi que vous êtes victime de la dépression à tendance bi polaire. Cela ne signifierait-il pas plutôt que vous essayez d’utiliser des ressources personnelles qui ne tiennent pas la distance?

Comme une dame que j’ai récemment rencontré, vous pourrez toujours dresser une liste scientifique des troubles associés à la dépression. Pour autant, vous ne vous sentirez pas mieux. Le plus important n’est-il pas de savoir comment faire pour en finir avec la dépression et non de savoir pourquoi vous êtes, sous réserves, victime de la dépression?

Comment faire quand vous êtes – ou vous sentez – dépressif

Passé un délai plus ou moins conséquent, la première réaction consiste à consulter son médecin traitant. Or, un médecin généraliste n’est pas nécessairement le mieux formé pour diagnostiquer un tel trouble émotionnel.

Sauf à e que vous trouviez un intérêt, à ne pas changer de médecin, même de façon ponctuelle ou provisoire, je vous invite à consulter plusieurs praticiens (médecin, psy) pour croiser les informations et les diagnostics. Un peu comme si vous consultiez plusieurs professionnels pour rénover votre maison.

Si, d’aventure, plusieurs professionnels de la santé mentale confirment le diagnostic initial, ne vous en tenez pas à la seule prescription médicamenteuse. Essayez de travailler avec un ou plusieurs psy (psychanalyste, thérapie comportemental, psychologue) jusqu’à ce que vous vous sentiez en harmonie avec la personne que vous consultez. N’hésitez pas à en consulter d’autres si, d’aventure, vous avez l’impression de stagner thérapeutiquement.

Consulter un psy, au début, c’est comme les prémisses d’une aventure amoureuse (ne vous méprenez pas!). Au début ce peut-être très agréable puis se gâter. Ou encore, vous pouvez ne pas y trouver ce que vous y cherchez. A contrario, ce peut tout à fait correspondre à ce que vous souhaitez.

Dans tous les cas, il est vrai qu’il est plus facile de ne rien faire, voire de se plaindre pour s’éviter d’agir de façon responsable parce que votre résistance au changement, ou votre peur du changement, vous bloque. Dans la même veine, il est normal de changer d’interlocuteur thérapeutique si vous l’estimez nécessaire. Cette responsabilité vous échoit.

Vous n’en ferez un problème que si vous y trouvez un intérêt…

En bref, s’il s’avère que vous souffrez de troubles dépressifs, ne vous jetez pas sur n’importe quel praticien comme la misère sur le monde. Votre tête et votre corps vous disent des choses. Il va donc vous falloir prendre le temps de vous occuper de vous. N’oubliez pas. Comme j’aime à le dire, et l’écrire: “Vous êtes la personne la plus importante sur terre pour… vous même”.

Existe t’il des méthodes ou des comportements adaptés pour traiter une dépression

Il existe autant de méthodes qu’il y a de personnes dépressives. Il n’y a pas une méthode qui fonctionne mieux qu’une autre. Dans les système culturel et médical dans lequel nous sommes, le réflexe commun est de traiter la dépression avec forces médicaments.

En effet, la dépression est l’expression de manques de serotoninergiques et de dopaminergiques (j’explique cela dans l’article: “Définition de la dépression“) dans le système nerveux central. Les médicaments peuvent donc être une première approche mais ne doivent surtout pas être la seule source de bien être.

Médiqués, la plupart des gens sont désinvestis d’une démarche personnelle à propos de la gestion de leur dépression. Il est important que vous conserviez un certain regard sur votre responsabilité thérapeutique. Si, pour un temps, les médicaments peuvent être nécessaires pour vous sortir la tête du trou, en consommer toute votre vie durant serait – à mon sens – assez irresponsable. Mais n’oublions pas que certains d’entre nous ont plaisir à la plainte et ne sont nullement clients d’un mieux être. Un comportement victimologique n’est pas plus déresponsabilisant qu’un comportement adulte et responsable?

Il est certain que prendre votre dépression en charge vous sera difficile. Au moins, au début. Ensuite, vous pouvez utiliser des programmes thérapeutiques ou avoir recours à un ou plusieurs psy pour vous aider. En ce qui me concerne, il est fréquent que des patients aillent beaucoup mieux au terme de la 4ème ou de la 5ème séance de thérapie comportementale. On arrive donc à un résultat trés trés encourageant en l’espace de 4 à 6 semaines ! Il en va de même quand des personnes recourent aux programmes thérapeutiques en ligne que je mets à votre disposition.

En l’espèce, je n’accomplis aucun miracle. Je me sers juste du désir d’une personne pour la sortir de la difficulté dans laquelle elle se trouve, comme de différents exercices thérapeutiques spécifiquement issus de l’approche comportementale. Cette même approche qui vous offre des résultats extra ordinaires en ce qui concerne les crises d’angoisse, les crises de paniques, les angoisses ou encore les depression.

L’une des premières maximes à prendre en compte quand vous êtes convaincu de souffrir de dépression est de ne surtout pas vous obliger à faire ce que vous vous sentez incapable de faire. Agir à l’inverse peut vous être très préjudiciable. Dans le cas contraire, ce serait comme si vous vous contraigniez à acheter une voiture alors que vous ne savez pas conduire.

Si vous le voulez bien, le temps joue avec vous et non contre vous. Essayez d’accepter votre situation. C’est la fin de quelque chose et le début d’autre chose. Une fois n’est pas coutume, toute crise à son intérêt et ses avantages. Il s’agit de prendre le temps de vous positionner de façon différente et plus constructive:

“Donnez moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux changer et le courage de changer celles que je peux”

La famille ou les proches ont ils un rôle à jouer auprès d’une personne dépressive

Quelle personne dépressive n’a jamais entendu un proche se plaindre de la dépression de l’autre ou quelle personne souffrant de maux assimilables à la dépression ne s’est-elle jamais sentie coupable?

Honte et culpabilité sont souvent les conséquences de troubles dépressifs, voire de la dépression elle même. Coupable vis à vis d’une compagne ou d’un compagnon, d’un père, d’une mère, de frères et sœurs, d’amis. Comme si vous faisiez exprès d’être victime de la dépression !

Très fréquemment, les proches sont désemparés, et inquiets, quand l’un des leurs souffre de facteurs liés à la dépression. Ils voudraient bien faire, se montrent patients – au début – puis cela les affecte d’une façon considérable.

Si l’un de vos proches est dans cette situation, invitez le, lui aussi, à consulter un psy. Cela lui déplaira surement. Il vous sera opposé que le malade c’est vous et pas le proche. Pas faux, pas vrai non plus ! Un proche ne peut prétendre être indemne de la maladie, la dépression, de l’autre. Ainsi, quand il agira auprès de vous pour vous inviter à agir de telle ou telle façon pour prendre la dépression en charge, ce sera l’expression de son problème par rapport à vous et à vos symptômes liés à la dépression.

En tentant de vous faire agir, il exprimera sa difficulté à lâcher prise devant quelque chose qui le dépasse et lui fait peur. De fait, son comportement influera le votre et vous risquez, l’un et l’autre, dans cette inter action pathologique, d’enrichir le problème et de n’y trouver aucune issue, ou trop peu.

Il est donc important que les proches soient accompagnants mais non soignants. Il est vital qu’ils lâchent prise et vous laissent prendre la dépression en charge comme il vous semble bon de le faire. Leur seul rôle, quand ils en acceptent l’augure, est de vous aimer comme vous êtes, pour qui vous êtes, et non pas comme ils aimeraient que vous soyez…

Charge aux uns comme aux autres, et vous même, d’exprimer vos limites. Dans le respect de soi, dans le respect de l’autre. Cela aura pour insigne avantage de vous protéger de certains conflits fréquemment associés à la dépression.

P.S: dans un prochain article, je vous parlerais de l’intérêt de la procrastination

Frédéric Arminot

Découvrez Le Programme ARtUS pour traiter l'angoisse, contrôler une crise d'angoisse, soigner l'anxiété, vaincre une phobie - Frédéric Arminot Comportementaliste

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


scroll to top