Angoisse - Anxiété - Phobie - Dépression - Toc - Une solution comportementale simple et rapide

Trouble anxieux – Comment vaincre votre anxiété en moins de 2 mois sans médicaments

Trouble anxieux – Comment vaincre votre anxiété en moins de 2 mois sans médicaments

Clémentine souffre d’un trouble anxieux. Clémentine est une femme d’une trentaine d’années, maman élevant seule sa fille de 9 ans. Son compagnon l’a quitté comme on abandonne un chien. Il est parti vivre à l’étranger depuis 2 ans. Il s’est remarié avec une femme, elle même mère de 2 enfants.

Depuis lors, c’est une lutte incessante entre cet homme et Clémentine. Cette situation conflictuelle aggrave le trouble anxieux de Clémentine, au point que je suspecte un trouble anxieux généralisé. Cette relation de couple, qui prend des allures de pugilat, n’est pas la seule raison à ce trouble anxieux, dont il semble que le vrai socle soit une histoire de vie toxique.

Quand Clémentine parle de son trouble anxieux, elle évoque sa conviction que, jamais, elle n’en guérira. Le temps lui montrera le contraire puisque, grâce à son implication, son trouble anxieux diminuera de plus de 80 % en moins de 2 mois.

Comme vous l’aurez compris, c’est de Clémentine dont je vais vous parler et, plus précisément, de la façon dont nous avons pu, et su, vaincre son anxiété en moins de 2 mois et ce, sans médicaments.

Trouble anxieux – Etat des lieux des symptômes d’anxiété de Clémentine

Au départ, cette jeune femme est venue me consulter à propos de sa fille. Elle la trouve assez agressive. Cette enfant a toutes les peines du monde à s’endormir, à accepter de satisfaire à l’autorité de sa mère. Leur relation est assez conflictuelle. La fille de cette femme voit son père tous les mois et semble le vivre assez mal. Sa mère est convaincue que le père fait une différence forte entre sa propre fille et les enfants de sa seconde épouse.

Conformément à la demande de la mère, je reçois cette enfant laquelle exprime une colère compréhensible à propos de ses parents. Globalement, elle considère que ses parents font chier (dixit) et qu’ils la prennent en otage. Elle en a assez d’être phagocytée entre eux deux (elle même dit être trimballée). En plus d’être passée à la question par chacun des 2 parents à chaque fois qu’ils la voient et passent du temps avec elle.

Je reçois la maman et là, c’est un autre tableau qui se dessine. Clémentine a des symptômes d’anxiété assez importants:

  • Maux de tête assez fréquents
  • Difficulté à réagir, à se positionner dans ses relations socio professionnelles
  • Troubles alimentaires
  • Troubles du sommeil
  • Troubles du désir
  • Colère persistante
  • Désarroi et tristesse
  • Crise d’angoisse assez violentes

Trouble anxieux – Un angle d’attaque inattendu

Clémentine et moi passons du temps à essayer de comprendre comment les choses se passent. Comme elle, femme et mère, elle fait pour supporter tout cela. Elle m’explique avoir de plus en plus de mal, et se trouver d’autant plus en difficultés que son trouble anxieux, au regard de ses symptômes, n’est pas sans conséquences sur sa vie professionnelle. Clémentine travaille dans une Agence de Com’, univers dans lequel il convient d’être au… top! Et Clémentine n’est pas au top, loin s’en faut.

Dernier symptôme chez Clémentine. Elle redoute constamment ce qui pourrait se passer. Elle vit dans une anticipation forte et croissante. Boulot, argent, enfant, ex mari, avenir. Quasiment tous les domaines de sa vie sont impactés. Cela se confirme. S’il s’agit bien d’un trouble anxieux qui envahit la plupart des éléments de vie de cette jeune femme, tout en étant responsable d’angoisses diverses (ce qui est le propre de l’anticipation).

Devant un tel tableau clinique, je demande réflexion et m’engage à rappeler Clémentine dans les 48H. J’ai besoin d’évaluer la situation. Stratégiquement, que convient-il de faire? Comment agir, et ne pas se contenter d’avoir une patiente de plus?

Deux jours plus tard, comme je m’y étais engagé, je rappelle Clémentine et lui propose non pas de s’occuper de sa fille mais d’elle, la femme, la maman. Et ce que je vais découvrir va nous éclairer et faciliter notre travail. C’est grâce à la compréhension du contexte familial, bien spécifique, que nous allons vaincre le trouble anxieux et, en prime, sans médicaments, ce dont Clémentine ne faisait pas un usage abusif.

Trouble anxieux – Une histoire familiale particulièrement toxique

L’avantage de mon métier de comportementaliste, ou plus exactement de l’approche comportementale issue de l’approche systémique de Palo Alto, c’est la somme d’informations que l’on peut collecter. Comme vous le savez, c’est le fondement même de la contextualisation.

Et c’est ce à quoi je m’emploie avec Clémentine. Issue d’une famille d’industriels, la maman de Clémentine est maniaco dépressive. Clémentine aura passé son enfance à cultiver de l’anxiété quant aux troubles de sa mère. Pendant 20 ans, Clémentine n’aura de cesse de s’inquiéter de ce qui pourrait arriver à sa mère. De tentatives de suicides en hospitalisations diverses, Clémentine et sa soeur essaient tant bien que mal de tenir la rampe. Leur père essaie d’être présent mais accaparé par ses obligations professionnelles, sa fille ne veut pas l’ennuyer plus qu’il ne semble l’être.

La maman de Clémentine, dans sa grande souffrance existentielle, n’a de cesse de se plaindre un jour, puis de tenter de se comporter comme une mère aimante un autre jour, pour finir par agonir sa fille d’injures parce qu’elle estime que cette enfant est… ingrate? De fait, sans qu’elle l’ait choisit, Clémentine devient la mère de sa mère. Elle guette la moindre “sortie de route”, elle s’occupe du traitement médicamenteux de sa maman. Si Clémentine avait su conduire, je pense que c’est elle qui aurait accompagné sa mère à toutes ses consultations chez le psychiatre.

Trouble anxieux – Une angoisse abandonnique

Pour clore le chapitre, la mère a des comportements alcooliques. Ce qui n’arrange rien quand on sait combien les médicaments (anti dépresseurs et neuroleptiques) potentialisent les effets de l’alcool.

Clémentine grandira comme elle peut dans ce climat affectif incertain et prodigieusement insécure. Elle ira même jusqu’à s’interdire de se laisser aller ce qui affectera beaucoup de ces comportements, et aura sans doute mis son couple en danger.

Depuis 2 ans, c’est Clémentine en larmes qui téléphone à sa mère. Laquelle 2 fois sur 3 dit à sa fille qu’elle commence à être pénible, ce que le père confirme. Clémentine se sent livrée à elle même. Elle ne peut s’empêcher d’appeler ses parents tout en ayant conscience de la toxicité de cette relation.

La soeur de Clémentine a pris le soin de partir très loin pour se protéger de cet environnement familial. Clémentine ne peut donc l’appeler quand elle perd pied, douloureusement victime de son trouble anxieux récurrent. C’est ainsi que cette jeune femme ressent une sorte d’angoisse abandonnique. Elle est livrée à elle même dit-elle. Elle n’en peut plus. A le sentiment de se battre constamment. Contre elle même. Contre les autres. Elle s’épuise et veut mettre un terme à tout cela. Je vais donc lui proposer une stratégie.

Comment traiter un trouble anxieux en moins de 2 mois et sans médicaments

A mon grand étonnement, Clémentine ne s’est fait prescrire aucun médicament en particulier. Tout au plus prend-elle un anxiolytique léger quand elle est angoissée. Cela lui permet de tenir un peu. Dans le même temps, Clémentine ne veut pas devenir dépendante, et n’entend pas perdre son autonomie. Ce à propos de quoi je lui pose la question de savoir si, objectivement, elle ne l’a pas déjà perdu son autonomie. Elle me répond par l’affirmative, en souriant.

Puisque nous n’aurons pas à subir le biais généré par la présence de médicaments, je propose une stratégie d’intervention en 4 phases:

  • Comprendre et évaluer
  • Dresser les priorités
  • Traiter et agir
  • Consolider

→ NE FAITES PAS L’ERREUR DE PARTIR SANS REGARDER CETTE VIDÉO >>

Dans un premier temps, je confie à Clémentine un exercice de mise à plat. J’ai besoin qu’elle me restitue les contextes dans lesquels elle vit, subit et ressent telle ou telle situation. J’ai aussi besoin qu’elle qualifie et quantifie ses réactions en lien avec une situation donnée. Cela est très important car, ainsi, je vais avoir des photos quasi chirurgicales des inter actions auxquelles Clémentine est confrontée. Je pourrais aussi évaluer ce qu’il en est des réactions émotionnelles de cette femme, et de leurs conséquences.

A mon grand étonnement, Clémentine satisfait à cet exercice avec application. Honnêtement, je pensais que ce serait plus difficile d’aborder la réalité des contextes liés à son trouble anxieux. Force est e constater que je me suis trompé. Tant mieux!

Trouble anxieux – Un comportement victimologique

Rapidement, il s’avère que Clémentine fonctionne dans une constante. Elle réclame de l’attention, de la justice, du respect. En bref, elle a besoin d’amour. Celui là même qui lui renverrait d’elle une image positive. Bien compréhensible, à ceci près qu’elle l’attend des autres et se ne le donne pas à elle même…

Nous identifions ce problème comme l’un des thèmes principaux associés à son problème. Je demande donc à Clémentine de dresser une liste bien particulière de sorte à l’exploiter pour, progressivement, lâcher prise, après s’être elle même lâchée! Cela donne des situations cocasses qui, petit à petit, permettent à Clémentine de retrouver une meilleure image d’elle même. Le traitement à proprement parler à donc commencé.

Trouble anxieux – Retrouver de soi une image positive et s’affirmer

A un moment, nous abordons le sujet relationnel (parents, enfant, ex mari). Je demande à ma patiente d’adopter certains de types de comportements, et de cesser de se victimiser en provoquant ce qu’elle redoute, tout en espérant le contraire.

Je lui explique comment être et demeurer objective ce qui lui renverra d’elle une image plus adulte parce que moins réactive. En ce qui concerne son ex mari, je lui suggère de constituer avocat et de cesser d’entretenir une relation par mail avec le père de sa fille à propos de sujets conflictuels comme la pension alimentaire, les WE de garde, les congés scolaires, la scolarité et j’en passe.

Clémentine accepte de mettre un inter intermédiaire de poids entre son ex et elle. Grâce à une série d’exercices simples, elle apprend à s’autonomiser et à gérer ses émotions en cessant, toujours progressivement, de téléphoner à ses parents quand elle ne se sent pas bien. Effectivement, ce que Clémentine faisait en pareille situation consistait à s’assurer que ses parents soient bien présents, à son écoute, tout en sachant que cela ne faisait qu’aggraver sa situation émotionnelle.

En peu de temps, cette jeune femme a découvert les vertus simples de l’affirmation de soi même. Elle s’est construit des limites, a appris à se respecter et à se faire respecter. Donc, ne plus chercher l’approbation. Récemment, elle m’a informé qu’il lui arrivait de reprendre certains “petits comportements” comme elle l’a dit elle même. Ils sont sans gravité et, avec le recul, Clémentine me dit s’en amuser. Elle dit d’elle, non sans rire, qu’elle en tient “une sacrée couche” (dixit). Lé dérision n’est-il pas le meilleur des remèdes et des certitudes?

Trouble anxieux – Quand le désir de changement fait toute la différence

A sa toute dernière consultation, Clémentine et moi avons évalué la rémission de son trouble anxieux a plus de 80%! Elle m’en remercie chaleureusement. Ce à quoi je lui réponds que je n’ai été que la cuillère en bois qui tournait les ingrédients d’un plat qu’elle avait elle même choisi et préparé.

Que c’est donc à elle seule qu’elle doit ce résultat, et qu’elle peut en être fière. Tout au long de son travail comportemental, et alors que je pensais que ce serait long et pénible, Clémentine a affirmé son désir de changement en mettant un terme à ses comportements victimologiques dont elle dira d’ailleurs qu’ils étaient plutôt… capricieux. Ce à la suite de quoi, je lui ai rappelé la nécessité d’être “gentille” avec elle.

Mais çà aussi c’est une question de temps. Ne dit-on pas: “Qui veut aller loin ménage sa monture…”.

Si la méthode comportementale comportementale que j’ai utilisé avec Clémentine vous intéresse, je vous propose de la découvrir en cliquant sur le lien c-dessous:

→ NE FAITES PAS L’ERREUR DE PARTIR SANS REGARDER CETTE VIDÉO >>

Frédéric Arminot

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Défiler vers le haut
UNE QUESTION?