Stratégie de résolution de problèmes: Un art majeur et sans erreurs

Stratégie d'intervention et résolution de problèmes

Avez-vous vu le film “Les choristes”? Vous souvenez-vous d’une scène avec Kad Merad et Gérard Jugnot? Kad, en réponse aux bêtises de certains enfants dit, pour justifier l’un de ses comportements à venir (la punition): “Action, réaction”. Cette scène m’a amusé mais aussi interpellé en tant que coach comportemental. Elle exprime justement l’erreur à éviter à propos de l’efficacité d’une stratégie. Plus précisément, de stratégie comportementale pour modifier la structure – les composantes – d’un comportement.

La plupart du temps, quand vous êtes confronté(e) à votre problème, ou à n’importe quel type d’autre problème d’ailleurs, le sentiment d’instabilité est parfois tellement fort que vous avez des réactions inattendues voire étonnantes. En pareille situation, qu’essayez-vous de faire? Vous essayez de reprendre le contrôle. Et c’est précisément l’erreur à éviter.

Cette erreur est identique à celle de beaucoup de motards qui, dans le cadre d’une chute, s’accroche au guidon. En pareille réaction, la gravité de l’accident est souvent pire que si le pilote de la dite moto “laisse couler”. Vous allez comprendre pourquoi.

Dans un récent article je vous explique comment votre cerveau, du fait de vos comportements réponses, maintient ou augmente le niveau d’alerte. Il vous force à trouver une façon adaptée de résoudre un problème.

La question de la réaction et de l’action, c’est le même principe mais plus intellectualisé. Je m’explique.

Stratégie et objectifs: Réagir ou agir?

Quand vous êtes confronté(e) à votre problème, vous essayez de faire comme vous pouvez de sorte à ce qu’il ne vous déborde pas. Que ce ne devienne pas une sorte de tsunami émotionnel qui vous submerge. C’est bien compréhensible.

En réagissant de la sorte, vous vous prenez les pieds dans le tapis. Un peu comme si on vous demande où est la droite et que vous répondez “à gauche”. Cela génère un conflit intra-psychique. Votre cerveau vous dit un truc. Vous répondez le contraire de ce qu’il vous indique de faire.

Ce type de réaction est motivée par votre personnalité. Mais aussi par des questions qui reposent sur la peur d’être jugé(e). On nous a tellement appris à avoir peur du “qu’en dira t’on”, du jugement des autres, que nous réagissons pour nous en protéger. Et, du coup, on passe à côté de l’essentiel. C’est à dire nous même.

En fait, quand vous êtes confronté(e) à votre problème, vous réagissez par rapport à la douleur physique ou psychique générée par votre problème. Et aussi par rapport à cette peur du jugement. Cette peur étant celle liée aux conséquences redoutées quant à avoir eu un comportement inadapté. Comme à vous exposer aux récriminations des autres. De fait, vous réagissez par rapport à une peur exogène et non endogène.

Stratégie et façon d’être: La peur d’être jugé(e)

Cela signifie que vous réagissez sur la foi d’une ancre externe et non interne. C’est comme quand on répond positivement au désir de notre partenaire alors qu’on en a aucune envie. Mais que l’on répond favorablement à sa demande par peur de faire l’objet de remarques désobligeantes. D’être moins aimé(e). Voire d’être quitté(e). Mais aussi, véritable poison que ce qui suit, par… culpabilité.

La culpabilité est l’un des principaux ressorts des systèmes éducatifs existants. Dans toute société moderne, cette notion de culpabilité et partant de sanction est omniprésente. Nous passons notre temps à la craindre. A tenter de nous protéger d’elle. C’est une sorte de piège constant auquel nous essayons d’échapper tout en faisant tout – inconsciemment ou involontairement – pour retomber dedans!

Ce qui motive de tels comportements c’est ce qui s’appelle la raison. Ce truc qui, au sens du plus grande nombre, doit justifier en plus de nous l’imposer, d’avoir un comportement qui corresponde au plus grand nombre. La normalité. Ce comportement qui fait que la plupart des gens s’identifient à un comportement donné.

Donc, être angoissé, anxieux, phobique, dépressif, ce n’est pas normal. Donc, pour redevenir normal, au sens commun, vous réagissez. Et plus vous réagissez, plus vous vous éloignez de la norme, ou prétendue telle. CQFD!

Stratégie comportementale: Les bénéfices de l’agir

Réagir n’est donc pas la panacée puisque vous passez à côté de vous. Alors, comment faire pour agir au mieux de vos intérêts? C’est précisément ce que vous allez apprendre à faire avec le programme comportemental que j’ai conçu.

Agir, c’est prendre une décision objective. C’est à dire intégrer tous les paramètres d’un problème. Prendre le temps de le contextualiser. Je sais que je vous en parle très souvent, mais c’est incontournable. Et c’est bien plus facile, et bien plus rapide, que vous ne le pensez.

Agir, c’est prendre le temps d’évaluer une situation. Considérer ce qui est possible. Et ce qui ne l’est pas. Pour être pratique, et éclairer mon propos, je considère que réagir, c’est aggraver voire détruire. Agir, c’est construire. Mais sans doute allez-vous me demander comment agir quand on est sous le coup d’une émotion ou d’un problème?

Stratégie comportementale: L’art du comment faire

Tous les systèmes sociaux et relationnels dans lesquels nous existons sont fondés sur l’exigence de la réponse immédiate. Il n’y a qu’à voir comment se comportent des réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter. Plus vite vous répondez, mieux vous êtes classé(e). Moins vite vous répondez, plus loin votre annonce est classé(e). Autre exemple avec Airbnb, les locations immobilières entre particuliers.

Quand vous louez un bien immobilier, vous l’avez à peine quitté que vous recevez des messages d’Airbnb pour vous inviter, de façon appuyée, à exprimer votre sentiment sur la location. Et, si vous ne le faites pas, le propriétaire vous y invite éventuellement. Pourquoi?

Parce-que plus vite vous répondez, et meilleure est votre évaluation, meilleure sera le référencement du bien à louer. Le propriétaire a donc tout intérêt à ce que vous déposiez rapidement un témoignage. Airbnb fonde sa stratégie sur ce principe lequel assure des revenus aux propriétaires s’ils font ce qu’il faut. Dans le cas contraire, puni cagibi! Votre annonce est classée en bout de ligne.

Stratégie comportementale: L’erreur à éviter

Ainsi, la science des algorithmes guident nos pas. Elle nous enjoint d’avoir un comportement exclusivement fondé sur l’urgence. Et cette urgence, c’est la culture de la peur. C’est la porte ouverte aux comportements inadaptés. Pour vous en assurer, demandez aux pompiers quand ils interviennent dans l’urgence s’ils évaluent d’abord une situation pour faire apparaitre les priorités. Ou s’ils interviennent en fonction de leurs affects (leurs émotions)? Je pense que vous connaissez la réponse.

Agir, c’est donc prendre le temps de prendre le temps de prendre de la distance. C’est lâcher prise sur ses affects. Encore faut-il comprendre de quoi il s’agit quand on parle de lâche prise.

Le lâcher prise, c’est une question d’état d’esprit. C’est accepter ce que vous ne pouvez changer. Le lâcher prise c’est “accueillir” ce qui est plus fort que vous. Et, d’expérience, je vous assure que cela fait une sacré différence.

Comme le disait Gregory Bateson, je cite: “Une différence qui fait une différence“. Comme toute la différence qu’il y a entre “réagir/détruire” et “agir/construire”. Et c’est ce que je vous explique dans le programme thérapeutique et comportemental que je mets à votre disposition. En plus du fait que je vous explique comment faire cesser de réagir et, du coup d’agir (lire ci-dessous).

Alors? Vous réagissez ou vous agissez?

Stratégie et résolution de problèmes

Petite précision que vous allez – peut-être – détesté. A moins que ce ne soit moi que vous détestiez. Réagir fait écho à des comportements infantiles. Agir se réfère à des comportements adultes et responsables. Je sais, c’est trés agaçant.

Moi même, quand je l’ai appris, çà m’a beaucoup énervé que mon thérapeute d’alors me confronte à cette réalité. Mais, cela m’a permis de changer. C’est comme cela que depuis des dizaines d’années, j’ai retrouvé autonomie et confiance en moi.

Dans un article à venir, je vous parlerai d’un élément stratégique trés important dans la thérapie comportementale. J’ai cité… le paradoxe. Vous verrez, c’est trés instructif.

N’oubliez pas que si vous avez un commentaire à formuler, je vous invite à utiliser le formulaire en dessous du présent article.

  • Si vous souhaitez bénéficier de ces techniques comportementales pour arrêter d’avoir des réactions inappropriées, et ceci quel que soit votre problème
  • Si vous souhaitez exprimer votre désir de reprendre le contrôle de votre vie, retrouver confiance, et redevenir autonome

alors, je vous invite à cliquer sur le lien ci-dessous. Vous accéderez ainsi à une vidéo dont le contenu vous intéressera surement:

Comment traiter un problème de façon simple et efficace?

| Frédéric Arminot

Comment reprendre le contrôle de votre vie facilement et rapidement

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