Solution: Découvrez l’art de transformer un problème en opportunité

Transformer un problème en solution

Depuis plusieurs années, à la faveur de ce blog, je partage avec vous toutes et tous des informations qui ont valeur de solution pour vous expliquer des choses qui me semblent importantes pour vous. Qu’il s’agisse de solution liée à l’angoisse, l’anxiété, une phobie, un toc, la dépression, ou à tout autre problème de comportement. A ce sujet, et pendant que j’y pense, n’hésitez pas à m’adresser vos commentaires ou à me poser vos questions à l’aide du formulaire en-dessous du présent article.

A diverses reprises, je vous ai parlé de cet outil extraordinaire qu’est la contextualisation dans l’approche comportementale. Pour vous permettre d’avoir toutes les cartes en main, j’ai aussi échangé avec vous quant aux différentes approches thérapeutiques en sus de l’approche comportementale.

Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui j’aimerais vous parler de stratégie thérapeutique. Celle là même qui fait d’un problème une solution. En l’espèce, je souhaite faire honneur à l’un des pères de la stratégie comportementale, et des stratégies de communication inter actionnelle, j’ai nommé: Paul Watzlawick.

La solution est là où vous ne cherchez jamais

Beaucoup de personnes me posent la question de savoir comment il se fait que je prétende résoudre votre problème aussi rapidement (moins de 2 mois) alors que, le plus souvent, le dit problème est là depuis des mois, voire des années.

Comme je vous l’ai expliqué à maintes reprises dans les 400 articles de ce blog, force est de constater que vous perdez sans doute un temps innommable – et précieux – à rechercher les causes de votre problème (de quelque problème qu’il s’agisse). D’ailleurs, moi aussi, à l’époque (il y a près de 30 ans), j’ai vainement essayé de comprendre quelque chose qui échappait totalement à mon contrôle.

J’étais persuadé que si je comprenais pourquoi je souffrais tant, il me serait plus facile de trouver une solution à mon problème (l’anxiété principalement, dont l’angoisse était l’un des multiples symptômes). Comme je vous l’ai fréquemment expliqué, c’était une grossière erreur. En ce qui me concerne, je commettais cette erreur avec d’autant plus de facilités que j’étais constamment invité à contrôler mon problème. Ainsi, combien de fois ais -je entendu:

  • Tu n’as qu’à ne pas y penser
  • Tu n’as pas de raison d’aller mal
  • Cesse de t’écouter!
  • Bouge toi!
  • Tu as tout pour être heureux
  • Etc. (la liste est particulièrement longue…)

La classique tentative de solution erronée

Plus j’essayais de faire comme certaines personnes me le disaient, voire me l’ordonnaient, plus je ressentais l’omniprésence de mon problème. Voire, je le sentais s’aggraver. Et le fait que j’ai eu des problèmes avec l’alcool n’a rien arrangé. J’étais tout le temps dans un comportement d’anticipation et de contrôle qui ruinait toute solution avant même qu’elle ne puisse voir le jour.

Bien sur, j’ai consommé un nombre de médicaments qui m’aurait permis d’ouvrir une pharmacie tellement j’en ai essayé. Neuroleptiques, anti-dépresseurs, anxiolytiques. Rien n’y faisait. Prendre des médicaments relevait de cette même erreur. Vouloir contrôler mes symptômes physiques et psychiques ne me donnait pas la solution.

Je m’en rendais d’autant plus compte que j’étais devenu dépendant physiquement et psychiquement à ces médicaments. A diverses reprises, j’ai essayé de me sevrer. Et, bien sur, à chaque fois, passé quelques jours d’euphorie, c’était pire. Je me sentais trés mal. Non seulement je ne respectais pas le processus de sevrage mais, en plus, me sentant plus mal qu’avant, j’essayais de nouveau de comprendre quelque chose qui échappait à mon contrôle. La boucle était bouclée.

Comment exploiter un problème pour en faire une solution

Un jour, j’ai eu la chance de rencontrer une personne qui allait changer ma vie. Elle m’a ouvert un espace de solution dont je lui suis encore gré. Cette personne a pris la peine, et le temps, de m’expliquer quelle erreur je commettais. Cette même personne m’a ensuite expliqué ce qu’il fallait que je fasse pour aller mieux.

Pour reprendre le contrôle de ma vie, ce qui est en soi une solution vraiment constructive au sens de la construction même, et non de l’évitement. Ce que cette personne m’a expliqué m’a ébloui et inquiété à la fois. Elle m’a expliqué comment faire une solution d’un problème. Ma première réaction a été de trouver sa proposition stratégique un peu dingue!

Je trouvais que la solution proposée relevait d’un comportement d’apprenti sorcier. D’ailleurs, quand je le lui ais dit, elle a ri. Elle ne s’est pas moquée. Elle a juste ri. Un peu. Ensuite, elle a pris le temps de m’expliquer autre chose. Et c’est çà qui a tout changé.

Depuis toujours, je faisais tout pour éviter mon problème. Je l’anticipais, tentais de le contrôler par tous les moyens. A perte. Cette personne m’a rappelé des situations que je lui avais exposé ce qui, du coup, donnait encore plus de lumière à l’outil thérapeutique qu’elle avait utilisé à mon profit. Celui dont je vous parle si souvent, cet outil génial issu de l’approche systèmique de Palo Alto: la contextualisation.

Exemple de stratégie comportementale

Pour être bref, cette personne m’a expliqué qu’en essayant de contourner le problème, je lui donnais vie et que, du coup, ce même problème me prenait en otage. Alors, pour éviter cela, plutôt que d’éviter le problème, j’allais… rentrer dedans. Un peu comme le fantôme que l’on essaie de fuir et qui, n’ayant aucune représentation de lui même, se met à nous poursuivre. C’est la métaphore même de la tentative de contrôle inappropriée. Et le thérapeute de m’expliquer comment faire. Et çà m’a rappelé une situation que j’avais vécu.

Un jour, j’étais au volant de ma voiture. Il y a avait beaucoup d’embouteillages. Les conducteurs rivalisaient pour s’accaparer le moindre centimètre. Rivalisaient-ils par égo? Il y a de fortes chances comme souvent avec les conducteurs… français… A un moment, face à moi, s’est ouvert un passage qui me permettait d’échapper à la circulation et, dans le même temps, participait à débloquer tout ou partie de cet embouteillage. J’étais convaincu que si je faisais comme les autres conducteurs, grignoter quelques centimètres – non sans agressivité -, ou laissais la place à quelqu’un d ‘autre, seul un miracle, ou une grue géante, aurait pu débloquer la situation.

Le problème c’est que si j’empruntais ce passage, je devais “grillé” un feu rouge. Si je restais là, au prétexte de ce feu de signalisation, je prenais le risque de m’enraciner sur place. J’étais dans ce que l’on appelle en stratégie comportementale “une double contrainte“. Si je fais quelque chose, j’aurais un problème. Si je ne fais rien, j’aurais aussi un problème.

Quand la solution est dans le problème

J’ai donc pris la décision de rentrer dans le problème pour y échapper. J’ai grillé le feu rouge. Mais, ce que je n’avais pas vu, c’était l’agent de police…

Lui m’avait vu. Il n’a pas hésité à siffler et à m’arrêter. Débuta un dialogue intéressant:

  • Lui: “Vous savez pourquoi je vous arrête?
  • Moi: “Oui, j’ai grillé le feu rouge!
  • Lui: “Vous reconnaissez avoir grillé le feu rouge?
  • Moi: “Oui, délibérément, pour échapper aux embouteillages et espérer débloquer la situation
  • Lui: “C’est bon. Vous pouvez y aller
  • Moi: “Merci Monsieur, bonne journée

Quelle est la morale de cette histoire? Plutôt que de rester bien sage, de faire comme tout le monde, j’ai pris un risque. Minime. J’ai fais le choix de rentrer dans la double contrainte pour trouver une solution à ce que je vivais comme un problème. Un peu comme lorsque l’on veut reprendre le contrôle d’un puits de pétrole qui fuit. Vous savez comment on fait? On le fait exploser!

Exploiter un problème relationnel et le transformer en solution

Et bien, faire une solution d’un problème, c’est tout çà. Arrêter d’éviter pour mieux contrôler. Rentrer à l’intérieur du problème, plutôt que de le fuir. Et c’est précisément l’une des stratégies que je vous invite à utiliser dans la Méthode ARtUS. C’est précisément cette stratégie que je vous propose d’utiliser pour satisfaire votre objectif de bien être, et plus encore.

Tranquillisez vous! Il ne s’agit absolument pas d’un exercice d’exposition. Il ne s’agit pas du tout de vous obliger à vous confronter à ce qui vous fait peur. Ce serait vous manquer de respect. Faire une solution d’un problème avec l’approche systémique de la Méthode ARtUS, c’est bien plus subtil.

Comme transformer un problème en solution

| Frédéric Arminot

Comment reprendre le contrôle de votre vie facilement et rapidement

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