Harcèlement: Comment faire pour ne plus être harcelé

Harcèlement - Harcelé(e) - Harceleur - Mobbing - Comment faire?

Heinz Leyman, Docteur en psychologie du travail et professeur à l’Université de Stockholm, publie son essai sur le harcèlement en 1993. Il s’agit du livre  “Mobbing”. Cet ouvrage explique ce qu’il en est quand on est harcelé. Ce livre est traduit en français et publié au Seuil en 1996. Il met à jour ce concept:

  • Par mobbing, ou harcèlement, nous entendons une situation communicative qui menace d’infliger à l’individu de graves dommages, psychiques et physiques“.
Le harcèlement ou Mobbing

Le mobbing

Le mobbing est un processus de destruction constitué d’agissements hostiles. Pris isolément, ils semblent anodins. Mais leur répétition constante a des effets pernicieux.

Le concept de mobbing définit un enchaînement sur une assez longue période. Il s’agit de propos et d’agissements hostiles. Ils sont exprimés ou manifestés par une ou plusieurs personnes envers une tierce personne. La cible. Par extension, le terme s’applique aussi aux relations entre les harceleurs et leurs victimes.

Définition du harcèlement

Les caractéristiques du harcèlement, ou mobbing, sont les suivantes:

  • Confrontation
  • Brimades
  • Sévices
  • Dédain de la personnalité
  • Répétition fréquente des agressions sur une assez longue durée

Marie-France Hirigoyen, psychiatre et psychanalyste, publie en 1998 “Le harcèlement moral: la violence perverse au quotidien” et pose la définition suivante:

  • Le harcèlement moral au travail se définit comme toute conduite abusive – gestes, paroles, comportement, attitude… – qui porte atteinte, par sa répétition ou sa systématisation, à la dignité ou à l’intégrité psychique ou physique d’une personne“.

Le harcèlement est défini comme:

  • Une forme de discrimination associé à un comportement indésirable a pour objet ou pour effet de porter atteinte à la dignité d’une personne. Partant, de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant. Dans ce contexte, la notion de harcèlement est définie conformément aux législations et pratiques nationales“.

Harcèlement individuel

Il est pratiqué par une personnalité obsessionnelle. Généralement perverse narcissique. Ou porteuse d’une pathologie du caractère. Ce comportement est intentionnel. Il vise à humilier, à détruire l’autre, et à valoriser son pouvoir social ou personnel.

L’instrumentalisation des individus et des instances par ces personnalités retarde ou rend impossible la reconnaissance des agissements délictueux. Ceci tant leurs procédés sont hostiles, subtiles et redoutablement efficaces. Surtout face à des individus fortement investis dans leur métier.

Harcèlement institutionnel

Selon l’avis du conseil économique et social, il participe d’une stratégie de gestion de l’ensemble du personnel. Il peut prendre deux formes:

  • L’une relevant de pratiques managériales délibérées impliquant la désorganisation du lien social. Ceci touche l’ensemble du personnel. Porte atteinte à la dignité des personnes. A pour effet de dégrader les conditions de travail. Management par le stress. Par la peur.
  • L’autre visant à exclure les personnels dont l’âge, l’état de santé, le niveau de formation ne correspondent plus aux nécessités de service et à leurs missions d’intérêt général
Le harcèlement institutionnel

Le harcèlement institutionnel

L’accentuation des individualismes, du chacun pour soi, des dérives éthiques, les pratiques douteuses, l’exercice autorisé de vilaines pulsions entraînent la désagrégation des collectifs de travail.

Certains sujets participent de façon active ou passive à des actes injustes. Ceci, pour maintenir sa place. Son statut. Ne pas compromettre son avenir. Certains se plaignent d’un harcèlement que, quelques mois plus tôt, ils ont vu exercer sur autrui sans intervenir ou bien, pire, en apportant leur témoignage à charge.

Dans de telles situations, la souffrance éthique découle de l’effritement de l’estime de soi. Comme de la culpabilité envers autrui dont on ne prend pas la défense. Pour conjurer le risque d’effondrement, la plupart des sujets construisent des défenses spécifiques. La honte est surmontée par l’intériorisation des valeurs proposées. C’est à dire la banalisation du mal dans l’exercice des actes civils ordinaires.

Harcèlement: Phase d’alerte

Sa forme clinique est difficile à repérer, infraliminaire. L’anxiété, les troubles du sommeil, le désengagement social, l’ennui, l’augmentation de prise de médicaments ou de différents toxiques (addictions), en sont les signes précurseurs. Sans oublier la fatigue.

Souvent banalisé, ce symptôme est disqualifié. Il faut le considérer comme le premier niveau d’usure du geste de travail. Vidé de son pouvoir de construction identitaire, il est le signe précurseur d’une dépression asymptomatique.

Le salarié dans cette phase ne s’exprime pas. Ne pleure pas. Ne parle plus à ses collègues. Ni à son entourage. Il se contente de “tenir”. Englué qu’il est dans une hyper vigilance au travail. Une hyperactivité réactionnelle. Le tout supposé permettre l’évitement des critiques et des brimades. Cette phase d’alerte est donc difficile à mettre en évidence.

Harcèlement: Le diagnostic référentiel
  • Violence
  • Stress
  • Conflit
  • Épuisement professionnel – burnout –

Afin que le concept de harcèlement garde toute sa spécificité, il est nécessaire de le différencier de certaines notions. Je pense à la violence, au conflit, au stress, et à l’épuisement professionnel.

La violence dans le harcèlement

D’après la définition du Petit Larousse, le mot violence tient en une base latine violentia qui signifie abus de la force. Cela consiste à contraindre quelqu’un par la force ou l’intimidation. Est considérée comme une violence morale et/ou psychologique toute action qui porte atteinte de façon durable par sa gravité ou sa répétition à l’intégralité morale ou psychologique de la personne humaine ou du collectif du travail. Ici, nous parlons de geste, de parole, d’écrit, de comportement, d’attitude.

Yves Michaud, Philosophe, dit qu’il y a violence quand, dans une situation d’interaction, un ou plusieurs acteurs agissent de manière directe ou indirecte, massée ou distribuée, en portant atteinte à un ou plusieurs autres, à des degrés variables. Soit dans leur intégrité physique. Soit dans leur intégrité morale. Ou encore dans leurs possessions, ou dans leurs participations symboliques et culturelles.

Pour Julien Freund, sociologue, entend par violence un rapport de puissance entre les hommes qui renonce aux autres méthodes possibles d’entretenir des relations entre les êtres.

Dès lors, qui essaie de forcer, directement ou indirectement, les individus ou les groupes, d’agir contre leur volonté, et d’exécuter les desseins d’une volonté qui leur est étrangère.

A cette fin, le recours à l’intimidation, ou à des moyens agressifs ou régressifs, capables de porter atteinte à l’intégrité physique et psychique des êtres, à leurs biens et à leurs idées de valeur, quitte à les anéantir absolument en cas de résistance supposée, délibérée ou persistante.

Harcèlement: Un vecteur de conflit

Le conflit qui naît du harcèlement vient du Latin conflictus qui signifie se heurter. Il s’agit alors d’une violente opposition matérielle ou morale, synonyme de lutte, de dispute.

Le conflit relève de l’opposition de sentiments. D’opinions entre des personnes ou des groupes. Régler un conflit implique de permettre à chacun de présenter sa perception de la situation. Et, ainsit d’aboutir à une médiation.

Harcèlement: Stress induit

Le mot stress vient du latin stringere. Il signifie tendu de façon raide. Et, plus populairement, oppressé. Au 18ème siècle, en Angleterre, le mot stress signifie un état de détresse physique et psychique en rapport avec l’oppression ou la dureté de la vie. Les privations. L’adversité.

Le harcèlement - Conflit

Harcèlement et stress induit

Par la suite, on entend stress plutôt comme une force. Une pression. Une forte influence qui agit sur un objet physique ou une personne. C’est à dire sur le plan physique ou physiologique.

Le stress, qui découle de conditions de vie agressives, entraîne des maux physiques et psychiques. Les causes de stress dans le monde du travail sont diverses.

Elles sont liées aux conditions de travail. Surcharge quantitative et/ou qualitative. Danger. Horaires décalés. Et aussi à l’ambiguïté des rôles. Aux facteurs relationnels. Divergence de points de vues. Manque de soutien social. Comme à l’évolution de la carrière. Trop lente ou trop rapide. Sécurité de l’emploi. Ambition frustrée. Enfin, à l’organisation des structures comme à l’articulation vie privée – travail. Ces causes instaurent un climat de pressions qui ne doit pas être confondu avec le processus de harcèlement.

Harcèlement au travail

Dans le cas de harcèlement au travail par un collègue, on parle dans ce cas de harcèlement horizontal. Ce type de comportement est généralement le fruit de jalousies entre collègues. Un collègue harceleur est celui qui se plaint de vous à la direction. Et ce, pour des détails insignifiants. Ce collègue sabote votre travail. Ruine votre réputation. S’emploie à former des clans. Colporte des rumeurs. Son idée de base? Vous nuire.

Que voit en vous ce collègue qui cherche à vous détruire? Un concurrent? Un risque pour l’évolution de sa carrière? Vous êtes plus compétent(e) et plus expérimenté(e) que lui? Là aussi, toutes les raisons sont bonnes. Et, le plus souvent, surtout celles empreintes de la plus parfaite mauvaise foi.

Le plus souvent, ce collègue est le même qui est plus ancien que vous dans le service. Or, il n’excelle pas dans ses missions. Par votre présence, vous le confrontez à une réalité qui l’insupporte. Et ce d’autant plus qu’il ou elle stagne dans leur emploi. Il ou elle tourne en rond dans le même service. Ou dans un autre. Il ne supporte pas de vous voir exceller. Ce sont fréquemment des personnes médiocres. Qui n’ont que leur boulot dans leur vie. Soumis chez eux, il arrive qu’ils deviennent des monstres au boulot.

Harcèlement au travail: L’épuisement professionnel

L’apparition du terme burnout date de 1974 dans la littérature nord américaine avec GINSBERG qui menait alors une étude sur le stress. Ce terme s’applique spécifiquement aux professionnels de la relation d’aide, aux soignants.

L’épuisement ou l’usure professionnelle entraînent un syndrome psychologique à trois dimensions:

  • L’épuisement émotionnel (sentiment de fatigue)
  • La dépersonnalisation (insensibilité et réactions impersonnelles vis à vis des usagers)
  • La réduction de l’accomplissement personnel (faible sentiment de compétence et de reconnaissance de l’effort accompli dans le travail)

Les conséquences néfastes du burnout sont les suivants:

  • Dépression
  • Réduction de l’estime de soi
  • Absentéisme
  • Diminution de l’efficacité
  • Apparition de conflits interpersonnels

La spécificité de ce syndrome ne ressort pas clairement et le processus d’affaiblissement peut alors s’apparenter à la dépression ou au stress.

Harcèlement: Une affaire culturelle

Il est judicieux d’analyser les causes déterminantes dans l’installation de ce processus de désillusionnement. Politique sociale globale. Organisation du travail. Population prise en charge. Causes personnelles.

L’époque n’est pas que au harcèlement au travail . Mais l’époque est – enfin – à la verbalisation autour du harcèlement d’une façon générale. J’entends par là que depuis l’affaire Orange, et celles des autres, il existe une mise en lumière de faits et de conséquences morales, sociales et psychologiques liés au harcèlement au travail.

Ainsi, il est une vérité de La Palisse que le mobbing, au delà du domaine professionnel, est une pratique courante. Il s’agit cependant d’y penser et d’en parler avec circonspection. La catégorie masculine est la plus souvent mise en cause. Mais il ne faut point oublier que des femmes se livrent aussi à cette pratique.

Ce harcèlement n’est pas que sexuel. Il peut être moral. Psychique. Physique. Dans tous les cas, il consiste en la manipulation émotionnelle d’une personne. Celle perçue comme vulnérable pour en tirer un ou des avantages. Que ceux-ci aient un lien avec la carrière et la réussite de la personne qui harcèle. Comme avec un bénéfice lié à l’autorité. Et, plus encore au pouvoir. Ou, enfin, sur un chantage ou une emprise à caractère sexuel.

Cette dernière a longtemps été appelée, en France en tous cas, le “droit de cuissage”. Ou “promotion canapé”. Bien des gens en ont ri. Voire, en plaisante encore.

Alors, aujourd’hui, on arrête d’en rire. Sous cape ou pas. Le harcèlement au travail est récurrent. Chaque jour, il affecte plusieurs milliers de personnes. Avec toutes ses conséquences psycho sociales. Qu’il s’agisse d’angoisse, d’anxiété, de stress, voire de stress post traumatique, dépression, etc.

Harcèlement au travail: Le sentiment de culpabilité

Le plus souvent, les victimes de harcèlement préfèrent se taire. Jusqu’au jour où elles capitulent. Elles se taisent d’autant plus facilement qu’elles s’isolent. Effectivement, elles se sentent coupables. Tôt ou tard, de façons diverses, il leur arrive de répondre favorablement aux demandes du harceleur. Homme ou femme. Puis, honteuses et coupables, elles finissent  par quitter leur boulot. Sur la foi d’un arrêt maladie pour dépression. Via une mutation. Ou une démission.

A ces sujets, je vous rappelle quelques affaires récentes. Centres d’appels. Multinationales françaises. Entreprises industrielles.

Ainsi, il existe plusieurs type de harceleur, et de harcèlement Ces types – c’est le cas de le dire – sont les quatre types de harceleurs les plus fréquents dans le milieu professionnel:

  • Supérieur(e) hiérarchique
  • Collègue de travail
  • Subordonné(e)
  • Personne extérieure à l’organisation. Client. Fournisseur. Simple quidam (par exemple, un frotteur dans les transports publics)

Harcèlement au travail par un supérieur hiérarchique

Le harcèlement au travail de la part d’un supérieur hiérarchique est le plus fréquent. Selon certaines sources, il atteint presque la moitié des cas. Ce type de harcèlement se manifeste par un abus de pouvoir sur le subordonné. Ainsi, de récentes informations se font l’écho de l’ivresse du pouvoir chez certains députés. Il paraît qu’il existe même une liste noire de ces députés avec qui mieux ne vaut pas être dans l’ascenseur.

Quand le harcèlement au travail est exercé par un supérieur hiérarchique

Harcèlement au travail

Autre type de harcèlement au travail. Quand un patron veut à tout prix se séparer d’un employé pour le remplacer par un proche. Ou n’a juste plus envie de “voir sa tête”.

Dès lors, tous les moyens sont bons pour pousser le salarié à bout. Le but de l’employeur n’est pas de licencier la personne qui lui pose problèmes. Cela lui coûte beaucoup trop cher. Et, en ce cas, la société doit payer des indemnités.

De plus, avec la loi sur le travail, il peut même être amené à lui verser des dommages et intérêts si le licenciement est jugé abusif par un tribunal.

Alors, l’employeur, ou le supérieur hiérarchique, procède autrement. De façon prétendument plus subtile. Mais surtout plus sournoise. Il se débrouille pour pourrir le quotidien professionnel de son employé. Ou de son subordonné. L’idée est de le pousser à démissionner.

Pour arriver à leurs fins, certains employeurs utilisent différentes méthodes:

  • Modification substantielle du contrat de travail
  • Modifier les conditions d’une rémunération
  • Modifier le lieu de travail. Aujourd’hui, la plupart des contrats de travail recèle une cause de mobilité
  • Changement des horaires de travail
  • Modification de la fonction
  • Restriction arbitraire des responsabilités professionnelles
  • Retenues délibérées et injustifiées sur les traitements ou salaires
  • Intimidations diverses
  • Menaces de licenciement
  • Humiliations diverses

Harcèlement au travail ou Mobbing. Quelles solutions

Harcèlement au travail: L’abus de pouvoir

Ainsi, l’employeur, ou le chef de service, fait de l’employé un bouc-émissaire. Il lui attribue toutes les difficultés. La mauvaise foi et la malhonnêteté imputent des problèmes qui ne relèvent pas de la mission de l’employé. Tout est bon en matière de désinformation. Dès lors qu’il s’agit d’isoler une personne pour qu’elle soit suffisamment ostracisée. Et qu’elle parte.

Dans la même veine, le salarié est privé d’outils de travail. Ou contraint à travailler dans des conditions déplorables. Un téléphone dont la ligne directe est suspendue. Un ordinateur défectueux. Une réduction drastique d’un budget de fonctionnement. Le tout alors qu’est exigé un travail de qualité et un rendement supérieur. C’est ce que l’on appelle “fatiguer la salade”.

Tout ces comportements s’apparentent à des abus de pouvoir. Ce dernier se caractérise par une volonté manifeste d’empêcher l’employé d’accéder à une promotion. Ou à un développement de carrière. L’idée consiste à isoler la personne. Ainsi, dans le meilleur des cas, on l’oublie. Et pourquoi pas jusqu’à sa retraite. Si l’on arrive pas à la licencier. Souvenez-vous des placards dorés de la télévision publique française.

Last but not least, l’employeur empêche le salarié de profiter d’opportunités offertes par l’entreprise. Il le discrédite auprès de la direction. Ou alors, il exerce une entrave constante pour l’empêcher de gravir les échelons. De postuler à des fonctions plus élevées. Et plus rémunératrices. L’idée de base consiste à faire de la vie du salarié incriminé un enfer! Il s’agit là, vous le comprenez, de harcèlement moral au travail.

Harcèlement au travail par un subordonné

Là, on est sur une autre dimension. Souvent, il s’agit d’un déni ou d’un refus d’autorité. Vous êtes le ou la supérieur(e) hiérarchique. Mais le subordonné ne l’accepte pas. Il ne suit pas vos instructions. Ne respecte pas la direction. Et encore moins les consignes que vous donnez.

Le seul objectif de ce subordonné est de vous voir démis de vos fonctions. Ou muté à l’autre bout de la planète. Peut-être ce subordonné estime-il que vous occupez vos fonctions d’une façon illégitime? Voire, il considère votre présence comme une injustice. Ou encore pense t’il que ce poste lui revient. De droit. A moins qu’il ne vous estime pas assez compétent pour être son supérieur. On parle ici de harcèlement vertical.

Harcèlement au travail par une personne extérieure

C’est la forme la plus rare de harcèlement. Mais elle existe bel et bien. Ce type de mobbing provient d’un client ou d’un prestataire extérieur. Un fournisseur par exemple. La personne qui harcèle met la pression sur sa victime. Ceci afin d’obtenir d’elle une chose ou une autre. Une faveur professionnelle. Sexuelle. Un départ anticipé de chez l’employeur. Un besoin de neutraliser votre autorité. Parce que vous faites barrage à un projet. Les raisons sont multiples. L’idée globale est d’obtenir un avantage par ce harcèlement.

Comment faire en cas de harcèlement au travail

Le principe du harcèlement consiste donc à obtenir une faveur. Qu’elle soit sociale. Professionnelle. Comportementale. Financière. Sexuelle. La personne qui harcèle éprouve le besoin irrépressible de vous utiliser. Vous êtes sa victime expiatoire. Celle qui lui redonne autorité et pouvoir. Tout refus de votre part donne lieu à une aggravation du processus de harcèlement. S’il faut vous détruire, ce n’est pas un problème.

Soit écrit en passant, je trouve que le harcèlement revêt un caractère quasi identique à celui du pervers narcissique. Et ce d’autant plus que le ou la harceleur agit en toute impunité.

La plupart du temps, victime d’angoisses, de crise d’angoisses, d’anxiété puis de dépression, les victimes de harcèlement ont toutes les peines du monde à s’affirmer. Elles évitent les coups en oubliant un principe. La personne qui harcèle, comme le pervers narcissique, ne choisit pas sa victime par hasard.

Dès lors, ce n’est pas en vous opposant que vous sortez des griffes du harceleur. Plus vous résistez, plus vous alimentez le système. Et vous augmentez le risque d’être harcelé. Votre résistance constitue donc une récompense. Alors, comment faire pour ne plus être victime de harcèlement?

Harcèlement au travail: Ne pas lutter contre

Vous plaindre. Monter des stratégies épuisantes d’évitement. Lutter contre. Autant de moyens qui excitent la personne qui harcèle. Plus vous vous opposez, plus vous convainquez la personne qu’elle a raison. Ainsi, elle se sent invincible, et légitime.

Vous êtes son bourreau à elle! Situation kafkaïenne mais pas insoluble. Dans mon Programme thérapeutique et comportemental en ligne, j’intègre une méthode comportementale pour retrouver facilement une image de soi positive. Et aussi confiance en soi.

Ainsi, vous accédez à un exercice où il est clairement établi qu’en cas de harcèlement, il faut user d’une stratégie spécifique pour neutraliser la personne vous demeurez harcelé. Cette stratégie repose sur un comportement qui consiste à être bas dans le positionnement, et haut dans le cadre.

Pour être plus clair, cela signifie feindre de donner à la personne qui harcèle ce qu’elle veut. Vous devez être inféodé. Tout en étant au clair sur vos objectifs.

Une solution au harcèlement au travail

Rapidement, vous saturez d’informations la personne qui vous harcèle. En pratiquant cette saturation, vous neutralisez le harcèlement au travail sans livrer bataille. Vous neutralisez cette inter relation toxique. Vous découvrez comment inverser le processus. Comment vous protéger. Partant, comment retrouver confiance en vous.

Cette technique – assez amusante et surprenante, il est vrai – donne d’excellents résultats. Elle repose sur un phénomène de saturation cognitive. Il s’agit là d’une forme de langage que je qualifie d’hypnotique. Vous apprenez à créer une transe chez la personne par laquelle vous êtes harcelé. Celle-ci va, d’une façon imagée, s’auto neutraliser. Un peu comme le scorpion qui se pique lui même.

Comme je l’écris précédemment, cette technique comportementale est intégrée au Programme ARtUS pour vaincre l’anxiété, ou traiter l’angoisse, ou soigner la dépression. Ce programme a pour vocation de vous aider à retrouver confiance en vous d’une part, et à reprendre votre autonomie d’autre part. Pour en regarder la vidéo de présentation, je vous invite à cliquer sur l’image ci-après.

Harcèlement au travail. Comment se protéger du mobbing

Le harcèlement sexuel

Le harcèlement revêt également une connotation sexualisée. Que cela ait lieu en milieu de travail ou ailleurs. Dans la rue par exemple. Ou dans les transports publics. Ou un quelconque espace public. Les femmes en sont généralement, pour ne pas écrire, exclusivement, victimes. Mais, n’occultons pas une réalité. Moindre, certes. Mais une réalité quand même.

Il existe des femmes qui, dans le cadre de leur emploi et de leurs responsabilités professionnelles, exercent un harcèlement au travail. Sachant que celui-ci est moral et/ou aussi sexuel.

A ce sujet, d’allusions, en gestes déplacés. De contraintes par corps, ou de remarques sur une tenue vestimentaire, l’inventivité de la personne qui harcèle sexuellement est sans limites.

Qu’une femme – ou un homme – ne cède pas aux avances sexuelles d’un(e) supérieur(e) ou d’un employeur, sa vie est promise à l’enfer. Les personnes intéressées font l’objet de réprimandes pour des choses futiles. De remarques désobligeantes. Elles sont souvent humiliées devant leurs collègues. Ainsi, le harcèlement moral peut céder sa place au harcèlement sexuel. Et, en cas d’échec, redevenir un harcèlement moral au travail.

Harcèlement sexuel: Que dit la Loi

Il n’y a pas un jour où les médias n’en parlent pas. Le harcèlement sexuel est omniprésent dans la plupart des milieux socio-culturels. De Harry Weinstein, en passant – trés récemment – par un réalisateur connu de cinéma. Et plus récemment encore par diverses agressions et autres formes de harcèlement dont beaucoup de femmes ont été victimes à la faveur de la fête liée à la victoire de la France en coupe du monde de football. Le harcèlement sexuel est un fléau qu’il est bien difficile d’endiguer.

Le harcèlement sexuel est l'une des multiples formes de harcèlement au travail

Harcèlement sexuel

J’en veux pour preuve ce très récent évènement lié au harcèlement sexuel, et à la violence physique et morale, dont une jeune femme a été victime en plein Paris (cf. vidéo dans le présent article).

Le harcèlement sexuel s’entend par l’exercice répété d’une contrainte sur une personne. Le plus généralement une femme. Le harcèlement sexuel envers des hommes existe aussi, afin d’obtenir des faveurs sexuelles. Que cette personne puisse ou non exprimer son refus.

Des conditions particulières

On considère aussi que harcèlement sexuel il y a à compter du moment où la personne qui harcèle utilise la manipulation. Ou la contrainte. Voire la menace – physique ou verbale -. Ceci afin d’obtenir des faveurs sexuelles.

Pour faire court, la Loi estime que le harcèlement sexuel est caractérisé quand la victime exprime son refus. Partant, que celui-ci n’ est pas respecté. La Loi considère aussi que la personne victime ne peut pas exprimer son refus. Que, dès lors, elle est sous une forme de contrainte. Qu’elle soit sociale, ou professionnelle. Hiérarchiquement, utiliser son autorité pour obtenir des faveurs sexuelles est un facteur aggravant.

Le harcèlement sexuel est passible d’une peine de 2 ans de prison et de 30.000,00 € d’amende. Qu’on se le dise. Si vous êtes victime de harcèlement sexuel, n’hésitez pas à composer le 3919. A ce propos, je vous invite à consulter le site web du gouvernement. Et, plus particulièrement, celui du secrétariat d’état en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes.

A ce même sujet, je vous invite à regarder la vidéo ci-après. Laquelle vidéo a fait le tour du web:

Harcèlement sexuel, et agression d’une jeune femme dans les rues de Paris en 2018 – Vidéo

Harcèlement sexuel: Déni et mauvaise foi

La question n’est plus de savoir si les personnes responsables de harcèlement sexuel sont malveillantes ou malades. La question est que nous vivons dans une société patriarcale. Société au sein de laquelle la place de la femme est constamment discutée. Et minorée. Cette place, pourtant à l’égale de l’homme, continue d’être malmenée. Au point d’ailleurs que la plupart des femmes, d’une façon ou d’une autre, font l’objet de propositions ou d’agressions à connotation sexuelle. Agressions où la violence le dispute à la bêtise. Comme au manque de respect.

L’ancrage social de la domination de l’homme sur la femme est tel qu’aucun harceleur ne voit pas en quoi leur comportement relèvent de l’ignominie puis… de la justice.

Tous les prétextes sont bons pour que des hommes justifient leurs comportements inappropriés. Pris en flagrant délit, ils en deviennent menaçants voire agressifs et/ou violents. La plupart des harceleurs vont jusqu’à se victimiser. C’est de la faute de l’autre. Jamais de la leur. Comme dans le viol.

Autant de comportements qui dénient une terrible réalité. Celle des conséquences psycho affectives du harcèlement sexuel. Confinées dans la peur, la honte, la culpabilité, la plupart des femmes victimes n’osent pas se défendre. Il n’y a qu’à regarder le comportement de la plupart des femmes confrontées à ces harceleurs sexuels que sont les “frotteurs“.

Harcèlement sexuel: La femme, cet obscur objet du désir

Certaines femmes n’osent plus sortir. Elles s’isolent. N’envisagent plus aucune relation. A contrario, d’autres attaquent. Se révoltent à juste titre. Et pour certaines de ces femmes, la violence de leur défense est à la hauteur des agressions qu’elles subissent. Ceci, à la faveur d’un harcèlement ponctuel ou renouvelé.

Beaucoup d’hommes, même s’ils s’en défendent, considèrent la femme comme un objet dont ils se servent à leur gré. Sans considérations pour l’objet en question. Des personnes mal intentionnées. Parfois de façon pathologique. Elles jettent leurs dévolus sur des personnes innocentes et vulnérables. N’oublions jamais qu’un bourreau ne choisit jamais sa victime par hasard. Le bourreau jette toujours son dévolu sur une personne dont il pense qu’il peut tirer profit. Sans freins ni conséquences.

Le harcèlement sexuel n’existe pas que dans la sphère professionnelle. Pas seulement non plus, dans la sphère sentimentale, familiale, ou encore affective. Le harcèlement sexuel existe aussi – voire surtout – à l’extérieur. Parler de harcèlement sexuel, c’est évoquer la contrainte – donc la violence – faite à une personne qui n’est pas consentante. Parler de harcèlement sexuel, c’est évoquer les conséquences de ces violences. Partant, se poser la question de savoir comment se remettre de telles agressions.

Les séquelles du harcèlement sexuel

Dans notre société, prétendument moderne, le harcèlement sexuel est un véritable fléau. Ce comportement irrespectueux est d’autant plus grave qu’il n’est jamais sans conséquences psychologiques, sociales, affectives. Le harcèlement sexuel mène d’ailleurs des femmes à voir leur vie ruinée à jamais.

Les conséquences du harcèlement sexuel

Consécutivement à un harcèlement sexuel, 3 sphères sont le plus souvent touchées. La plus importante est la sphère psychologique.

Comme je l’ai précédemment écrit, toute relation sexuelle est fondée sur le consentement exprès de personnes adultes. Si une femme se retrouve harcelée par un homme – ou une femme – alors qu’elle n’a aucune envie d’avoir un rapport sexuel avec “l’autre”, cela laisse un impact important sur sa construction psychologique.

Les conséquences les plus fréquentes du harcèlement sexuel sont les suivantes:

  • Peur d’être accusée de provocation. On le voit dans plusieurs cas de harcèlement jugés dans les tribunaux. Certains avocats essaient de faire croire au tribunal que c’est la femme qui use de son charme pour attirer l’homme. Pour décider ensuite de ne pas satisfaire le désir qu’elle éveille.

La femme est considérée comme coupable. Coupable au sens où elle n’est pas considérée comme victime. Dès lors, le vrai coupable, l’homme, finit presque par être innocenté. En ce cas, un “non lieu” est prononcé. Il en va de même dans la vie courante où la victime n’est pas à l’abri de ce type de jugement. Tout le monde pense que c’est elle la coupable. Que, par son comportement, elle contribue, d’une manière ou d’une autre, à ce que les choses en arrivent là. Souvenez- vous de cette expression terrible: “C’est une allumeuse“.

Harcèlement sexuel: L’humiliation

Cette peur d’être accusée de provocation est une sorte de prison mentale dans laquelle la victime se retrouve. Ce qui l’empêche de s’ouvrir de sorte à partager parler de ce qu’elle a vécu.

  • Crainte de ne pas être crue. Les harceleurs sont le plus souvent des personnes qui ont un comportement assez banal. Rien de particulier et d’immédiatement visible ne les identifie. Le harceleur est “monsieur tout le monde”. Ainsi, les harceleurs se débrouillent le plus souvent pour que les personnes autour d’elles ne se doutent jamais de rien. Ce qui en fait d’excellents comédiens. Ce qui, bien sur, n’est pas sans compliquer le système de défenses des personnes victime de harcèlement sexuel.
  • La plupart du temps, les victimes sont contraintes au silence. Elles sont convaincues que personne ne croit en leur histoire. Dans la plupart des cas, il est très difficile d’obtenir des preuves matérielles pour soutenir leurs histoires. Ce qui leur rend la tâche encore plus difficile. C’est un véritable calvaire que de vivre une chose que personne ne croit jamais. Sauf à ce que le harceleur fasse différentes victimes. Et que ces dernières s’allient pour se défendre. En l’espèce, l’affaire Harry Weinstein est édifiante.
  • La peur de l’agression. Il n’est pas rare que les harceleurs touchent leurs victimes sans leur consentement. Ce qui est dégradant pour elles. Par exemple, les frotteurs.
  • La honte et l’humiliation. Après avoir été victime de harcèlement sexuel, il est fréquent que les victimes se sentent humiliées et aient honte que quelqu’un pense que la femme, ou l’homme, consente à une relation sexuelle spontanée

Harcèlement sexuel: Un narcissisme mis à mal

Le fait d’être considérée comme un objet renvoie de soi une image personnelle particulièrement négative. Nul(le) ne mérite d’être traité(e) comme un(e) esclave ou un objet sexuel. En pareille situation, la conséquence directe en est une perte totale de confiance en soi et d’estime personnelle.

  • La culpabilité. Une personne sexuellement harcelée croit qu’elle est responsable de ce qu’il se passe. Elle commence à se remettre en cause. Elle essaie de trouver des raisons. Voire des excuses qui justifient l’attitude de son agresseur. Ensuite, par réaction, la personne revoit son style d’habillement. Sa démarche. Ses paroles. Elle pense que ce sont là les éléments qui favorisent le comportement de harcèlement sexuel. Il en va de même en matière de harcèlement moral. La victime pense que changer évite ce type d’agression à l’avenir. Ce qui est une erreur de bonne foi.

En dehors des conséquences psychologiques présentées ci-dessus, on note également comme conséquences émotionnels au harcèlement sexuel. La colère, la frustration. Le stress. L’anxiété. L’angoisse.

Harcèlement sexuel: Des conséquences physiques toxiques et cachées

Sur le plan physique, une personne sexuellement harcelée souffre généralement de nausées. Et aussi de fatigue physique et émotionnelle,. Ainsi que de migraines. De douleurs corporelles. De perte d’appétit. Ou, à contrario, de suralimentation.

Sur le plan économique, on note également des conséquences importantes comme la baisse de la qualité de vie. Il en est de même en ce qui concerne le rendement au travail. Ou une situation de chômage inattendue. Cela va jusqu’à des auto-sabotages. Comme le refus d’une augmentation. Ou d’une promotion méritée. Des évaluations injustes. Des rappels à l’ordre. Ou des sanctions imméritées.

Si ces signes correspondent à votre situation actuelle, il est urgent d’agir de sorte à vous libérer de l’emprise qu’un harceleur exerce sur vous. Et, surtout, d’agir de sorte à éliminer les séquelles du harcèlement sexuel dont vous êtes victime. Je fais ainsi référence à cette jeune femme qui explique l’emprise qu’aurait exercé le réalisateur Luc Besson sur elle pendant 2 ans. J’écris au conditionnel car la justice ne s’est pas encore prononcée sur une mise en examen. Seule une plainte pour différents motifs est enregistrée à ce jour.

Comment faire pour ne plus être harcelé

À l’aide de la méthode comportementale dont je vous parle plus haut, vous êtes aidée (cf. suivi personnalisé) pour corriger les schémas de pensées automatiques et toxiques générés par ce traumatisme. Et les comportements qui y sont associés. En 6 à 8 semaines, vous êtes assurée de retrouver la sérénité.

D’aucuns disent que c’est dans les vieux pots, ou les vieilles casseroles, que l’on fait les meilleures plats. C’est comme çà que je me suis souvenu d’un article écrit il y a très longtemps à propos du harcèlement sous toutes ses formes. Je m’en suis souvenu parce-que, récemment, une personne m’a consulté pour un problème concernant le harcèlement au travail.

Qu’il s’agisse de harcèlement moral, de harcèlement sexuel, de harcèlement institutionnel, il s’agit dans tous les cas d’une inter action possible entre au moins deux et/ou plusieurs personnes.

Vecteur de stress, de burn out, d’anxiété, d’angoisses, de crise d’angoisse et de crise de panique, le harcèlement ne peut exister que par ce qu’il y a un bourreau qui trouve sa victime. Il s’agit d’inverser cette tendance toxique.

C’est la raison pour laquelle, entre autres, le Programme ARtUS existe. C’est le moyen dont vous disposez pour mettre fin au harcèlement dont vous êtes victime. La méthode pour retrouver de vous une image positive. L’outil pour vous affirmer. En bref, le truc qu’il vous faut pour retrouver confiance. Pour prendre connaissance de ce programme, et de son contenu, je vous invite à cliquer sur l’image ci-dessous.

Comment mettre un terme définitif au harcèlement dont vous êtes victime

| Frédéric Arminot

Comment reprendre le contrôle de votre vie facilement et rapidement

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