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Fêtes de fin d’année – Un important facteur de stress

Fêtes de fin d'année et stress

Fêtes de fin d’année – Comment faire pour ne pas être angoissé ou torturé

D’une façon assez étonnante, ce qui devrait être un moment partagé de joies et de bien être, revêt un caractère angoissant voire douloureux pour certains, un grand moment de stress. Ce moment, ce sont principalement les fêtes de fin d’année. Plus généralement Noël mais aussi la Saint Sylvestre (réveillon de fin d’année). Pour autant, il existe un moment parfois très difficile, j’ai nommé… les repas familiaux.

Emotionnellement, que se passe t’il avant, pendant et après ces fêtes. Comment faire pour se préserver d’angoisses, de frustrations, de colères, d’agacements, donc de stress, au cours de ces moments qui devraient rester dans le cadre du partage et qui, pourtant, finissent parfois en grands moments de conflits?

Les enjeux affectifs des fêtes de fin d’année

Le stress des repas de famille, c’est un peu comme les plans de table. Une vraie prise de tête. Entre les personnes qui ont moins voire pas d’affinité avec un tel ou une telle. Celles et ceux qu’il ne vaut mieux pas mettre à côté l’un de l’autre ou papy machin qu’il ne convient pas d’asseoir à côté de madame truc par peur du dépôt de plainte, c’est lourd !

Entre les conflits, craints ou notoires entre frères et soeurs, père, mère ou enfants, il est nécessaire de faire preuve de vigilance à ne pas se laisser à... lâcher prise et de se dire que les choses se passeront comme elles devront se passer. Les organisateurs de ces repas de fêtes de fin d’année, qu’ils soient de Noël ou non, s’inquièteront de plus des désirs alimentaires des uns comme des autres.

Force est de reconnaître que satisfaire tout le monde ne sera pas une mince affaire. Pour les hôtes, c’est un grand moment de stress. En effet, le risque de stress est, par exemple, que d’aucuns considèrent que si les plats servis ne sont pas à leur goût se sera un déni d’eux mêmes. D’autres que, décidément, “on” ne fait plaisir qu’à l’enfant chéri. D’aucuns trouveront que l’organisation de ces fêtes de fin d’année est défaillante, ou que  l’ambiance déplorable, ennuyeuse.

Le “on” est chaque personne invitée qui, en fonction du plaisir qu’elle ressentira ou non au cours de ces moments de partage, utilisera tous les sujets qui puissent lui prouver ou qu’elle n’est pas à sa place, ou que sa place – en lien avec sa personnalité – n’est pas respectée, ou un autre encore, qu’ “on” lui accorde peu de crédits au regard de ses choix qu’ils soient alimentaires, de plan de table ou… de cadeaux offerts. Stress pour tout le monde !

Fêtes tee fin d’année – Les enjeux liés aux cadeaux

Au cours de ces moments de fêtes de fin d’année, certains pourront se sentir désabusés en fonction du regard qu’ils posent sur le cadeau qui leur a été fait, à plus forte raison s’ils se sentent méprisés par le signe symbolique qu’ils accolent à ce même cadeau.

D’autres pourront se sentir tellement aimés quant au cadeau reçu que leur comportement de joie, s’il est mal dissimulé ou par trop exubérant au sens de certains esprits chagrins, qu’ils se sentiront tellement portés d’aise qu’ils en gêneront d’autres qui se sentiront frustrés voire en colère de ne pas ressentir la même émotion.

Certains autres ne se référeront qu’à la valeur pécuniaire présumée dudit cadeau et considérer que c’est trop, tellement trop d’ailleurs, que s’en est gênant. Vous l’aurez compris, chaque moment vécu et perçu au cours de ces moments de partage social sera interprété de bien des façons.

En fonction de cela, chaque personne présente se positionnera d’une façon ou d’une autre par rapport aux personnes qui les reçoivent et, partant, se donnera une identité, un rôle et une importance qui iront du plus grand à la plus parfaite ignorance de soi.

Ainsi, chacun concevra sa propre valeur au yeux des personnes qui reçoivent, comme de sa vraie place dans un système affectif très emprunt de hiérarchie. Le tout en fonction de ce qu’il ressentira des cadeaux et des symboles qu’il y associe. Que des stress en perspective.

Tout cela fera que, bien sur, des conflits risquent d’émerger, d’entraver ce moment social et affectif que revêtent ces fêtes de fin d’année et ce d’autant plus que les préparatifs n’en n’auront pas été de tous repos. Or, il est vain d’imaginer un conflit sans stress et inversement.

Fêtes de fin d’année – Préparation et Stress en perspective

Entre ceux qui n’aiment pas le poisson, les autres la viande rouge, un troisième les légumes verts, et encore un autre qui va vous servir l’article sur la diététique, préparer les fêtes de fin d’année, chaque année, relève du tour de forces d’une part et de la créativité renouvelée. Et pourtant, de façon paradoxale, malgré ces stress, l’opération est renouvelée chaque année.

Non seulement, il convient de se ré inventer chaque année mais en plus il faut faire plaisir à tout le monde et éprouver du plaisir soi même. Tâches ardues! Penser, réfléchir, et agir quant à ce qui serait le mieux pour tout le monde a un caractère empreint de stress même s’il est plaisant. Il peut y avoir grand plaisir à organiser et préparer. Or, le plaisir est aussi un facteur de stress.

Tout comme il peut y avoir de grands stress, douloureux, à organiser. Comment faire pour ne pas que les fêtes de fin d’année aient un écho inverse à celui recherché? Comment faire pour que ces mêmes fêtes de fin d’année conservent toute leur dimension de plaisirs partagés?

Stress et fêtes de fin d’année – Une question d’organisation

Dans une société qui veut toujours aller plus vite que la veille, la plupart d’entre nous vit dans un stress omniprésent. Chacun d’entre nous l’apprécie et l’évalue à sa façon. Toutes et tous essayons de nous en protéger, ou de nous en défaire comme nous le pouvons.

Depuis le temps que je pratique la thérapie comportementale, force m’est de constater que bien des gens souffrent de stress, voire d’anxiété, au point qu’ils n’en peuvent plus et s’avèrent incapables d’organiser des moments de partage tellement leur énergie est bouffée par des… stress.

Le stress est inévitable en soi. Ne pas être assez stressé est dangereux, l’être trop l’est tout autant. Entre les deux subsiste un point d’équilibre.

Précaire par définition, il est donc de la responsabilité de chacun d’entre nous d’agir suffisamment tôt pour ne pas être victimes d’angoisses ou de crise d’angoisse, voire de crise de panique.

Lequel d’entre nous ne s’est pas senti coupable au prétexte qu’il ou elle s’y prend trop tard, ou mal d’après soi, pour organiser tel ou tel repas familial – qu’il soit de Noël ou de fin d’année – ou encore parce qu’à l’idée du travail à abattre le découragement lui vient.

En fait, tout est une question d’organisation. Ce qui, vous en conviendrez, est un stress supplémentaire.

Il suffit simplement de voir le stress des gens qui courent acheter des cadeaux à la dernière minute et qui ressortent épuisés de cet exercice. Bien loin de moi l’idée de les blâmer. Mais, comme ils se font du mal à se comporter de la sorte… OK ! Peut-être n’ont-ils pas eu le temps ? Peut-être ont-ils essuyé une déconvenue à propos d’une commande faite en temps et heure? Peut-être ont-ils eu à supporter d’autres stress avant ceux-là?

Alors, plutôt que de vous taper dessus, de feindre de vous en moquer ou, comme le diraient certains, de prendre les choses par-dessus la jambe, peut-être pourriez vous vous y prendre quelques mois à l’avance? Peut-être pourriez-vous faire une liste précise de tâches à satisfaire en y mettant une progression de réalisation à l’aide d’un calendrier. Cela pourrait infléchir les facteurs de stress.

Tout comme vous pourriez vous enquérir, non sans finesse, de ce que vos invités aimeraient recevoir comme cadeau de vous? Enfin, comme dirait quelqu’un de ma connaissance: “Moi je dis çà, mais je dis rien”. Alors, d’accord, je me tais ! Après tout, faites comme vous voulez ou comme bon vous semble.

Peut-être avez vous plaisir à gérer votre stress en dernière minute, dussiez vous ressentir les effets d’un burn out en devenir? Après tout, cela vous appartient. Le seul truc étant que je vous souhaite que tout se passe bien car, en pareille situation, le moindre accroc peut tout faire basculer.

En ne gérant pas en amont, en ne vous organisant pas, ou en agissant à la dernière minute, vous risquez de vous exposer à votre peur du jugement des autres. Pensez à ces grands moments de solitude où seul(e) parmi les autres, vous vous posez la question de savoir si, oui ou non, vous avez bien fait. Agissez pour vous épargner cela. Agissez pour limiter les conséquences des stress externes que vous subissez.

Si, enfin, vous faisiez attention à vous dans ces moments de fêtes de fin d’année de sorte à vraiment ressentir du plaisir avant, pendant et après et non pas en poussant un un grand “Ouf !” de soulagement une fois les fêtes de fin d’année terminées? Au fait. Bonne et heureuse année à tous. Et sans stress, hein…

 |  Frédéric Arminot

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17 Commentaires: “Fêtes de fin d’année – Un important facteur de stress”

  1. F.ARMIdable dit :

    J’ai oublié de mentionner la fois où l’on vous a invité aux grosses têtes sur RTL . Je trouve que l’on s’est moqué de vous. Ils ne vous ont pas laissé parler et ils ont tout tourné en dérision. Pourtant,vous vous êtiez montré très patient/coopératif.

  2. F.ARMIdable dit :

    Si je peux me permettre, je trouve que la TV ne vous a pas spécialement mis en valeur.Quand je compare vos vidéos et les 3 extraits que j’ai vu de vous à la TV(tellement vrai sur les timides,le fou du rer,la personne souffrant de toc) on a du mal à croire que c’est la même personne qu’ici. Vous apparaissez relativement froid/austère/pas très accueillant à la tv. Au contraire sur votre blog, vous êtes plus souriant,chaleureux,avenant. Je me demande si la TV ne voulait pas faire une caricature du psy “sévére”. Ne le prenez pas comme un jugement de valeur, je suis juste frappé par la différence. En tout cas, si l’on vous a contacté 3 fois c’est que vous devez avoir une bonne réputation.

    PS: sachez que je vous dirai toujours le fond de ma pensée: le positif comme le négatif. Les compliments que je vous ai formulés sont réellement sincères et désintéresses.

  3. F.ARMIdable dit :

    C’était une boutade.
    Je dis ceci car certains nous considèrent comme de vulgaires personnes interchangeables sans grande utilité.
    Je dois bien reconnaître que nous avons moins de savoir théorique que les medecins, mais parfois nous connaissons mieux les patients qu’eux.
    Certains médecins se contentent de passer en coup de vent, d’expédier en 5 minutes la consultation et ils encaissent.

  4. Cher F.,

    Je trouve dommage que vous minoriez votre activité professionnelle. Le plus souvent, les aides-soigant(e)s font un travail de lien social prodigieux avec les malades puisque le personnel infirmier n’a pas ce temps, pourtant si nécessaire.

    Donc vous n’êtes pas un con-frère mais un confrère qui, à sa façon, fait surement un travail de psy et de soutien auprès des malades, ce qui est vous honore. Par ailleurs, être psy n’est qu’un titre. Entre le titre et la réalité exercée il y a une marge que bien des professionnels n’ont pas comprise ni intégrée. Il n’y a pas que le sachant et l’apprenant. Il y a le savoir être et le savoir faire.

  5. D’aucuns disent que la télévision, ou la presse en général, c’est juste pour vendre de la pub…

  6. F.ARMIdable dit :

    Patrick Le lay ancien président de TF1 avait dit:

    “”Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective ”business”, soyons réaliste : à la base, le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit (…).”

    On est là.

  7. F.ARMIdable dit :

    Je suis un con-frère plutôt…comparé à vous et votre écriture exquise.
    Je vous réponds comme je n’ai rien à cacher: je suis aide-soignant.

  8. La télévision apprécie les thèmes racoleurs. Ceux au cours de la diffusion desquels les instincts les plus voyeurs peuvent se repaître à l’envi. Et en matière de montage, seuls les plans les plus “parlants” sont conservés. Il y a l’argent d’un côté et les moyens des objectifs pour faire de l’argent de l’autre. Mais où l’être humain est-il dans ce binôme?

  9. Seriez vous un confrère que cela ne me poserait aucun problème. Comme disait un humoriste dans l’un des spectacles: ” Y faut que tout l’monde y mange”. Et que faites vous dans le milieu médical (vous n’êtes pas obligé de me répondre).

  10. F.ARMIdable dit :

    Tellement vrai: Tellement de montages plutôt…vous êtes bien placé pour le savoir d’ailleurs…

    La TV recrute pas mal sur internet d’ailleurs. Je me souviens avoir raconté mes mésaventures sur la toile et à peine 10 jours plus tard je recevais un message m’invitant à participer à une émission.
    Ce n’était pas “bouillon de culture” hélas, mais un programme plus racoleur/sensationnel.

  11. F.ARMIdable dit :

    Pour mon activité professionnelle, je ne suis pas un de vos concurrents, soyez tranquille.
    Je suis cependant dans le milieu médical, mais autre que le votre.

  12. Et puis même en âne de buridan, on est quelqu’un même en bête… de somme… Et puis, être indécis, est une façon d’exprimer sa peur de choisir, sa peur de mal faire et d’être jugé pour cela. A ce propos,jJ’aime beaucoup de que votre père disait. Comme dirait les gens d’une chaine de TV, c’est tellement vrai…

    Frédéric

  13. F.ARMIdable dit :

    il vaut mieux choisir,meme mal,quitte à être un âne… plutôt que de rester indécis et se transformer en âne de buridan…

    Pour reprendre une citation de mon père: ” ne dis pas du mal de toi, les gens le font beaucoup mieux que toi”.

  14. Choisir c’est renoncer qu’il disait !

    Chacun fait comme il peut, comme il veut, sur la foi de ses propres expériences. L’idée motrice c’est de se faire le moins de mal possible sachant que les autres, même en toute innocence, risquent de vous en faire en vous contraignant…

    Frédéric

    P.S: quelle activité professionnelle exercez vous ?

  15. F.ARMIdable dit :

    Je préfère ne rien faire pour la nouvelle année et avoir un contact social avec mes amis tout le long de l’année.
    L’un n’empeche pas l’autre certes, mais je trouve que l’on en fait un peu trop avec ces fêtes. Il faudrait absolument faire quelque chose d’extraordinaire,faire la java,picoler,se coucher à 5h du matin. la société de consommation nous pousse dans ce sens aussi.
    J’ai passé un réveillon tranquille pour ma part avec mes proches,cela m’a suffit amplement.
    Cependant, je ne suis pas borné et je sais que ces fêtes sont un prétexte pour retrouver des personnes que l’on a pa s toujours le temps de voir le reste de l’année.

  16. Bonjour,

    Merci de vos encouragements. Tout le plaisir est pour moi. Si je puis vous aider en quoique ce soit dans le cadre de mes compétences, je vous invite à me contacter. Bien cordialement. Bonn WE et… Bonne année !

    Frédéric Arminot

  17. el dit :

    Merci à vous.

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