Conflits – Pourquoi la plupart des gens ont-ils peur des conflits

Peur des conflits

Conflits – Ce que tout le monde cherche à éviter… à tort !

Sur quels éléments reposent les conflits – Quand nous parlons de conflits, de quoi s’agit-il – Pourquoi avons nous peur des conflits – Quels liens existent-ils entre les conflits, la gestion des conflits, l’image de soi, la peur de perdre l’approbation, la confiance en soi.

Définition des conflits

Comme vous le savez peut-être, le mot conflit vient du Latin confligere. Cela signifie « heurt ». Donc, quand il y’a conflit, il y heurt entre plusieurs personnes. Ces conflits proviennent, la plupart du temps, de divergences de points de vue donc de question d’autorité, de respect et de territorialité.

Dans un conflit, il est souvent question, bien que cela ne soit que fort peu exprimé, de relation entre une personne dominante et une autre dominée. Le conflit viendra donc d’un déséquilibre des représentations individuelles et du désir de s’affirmer par rapport à l’autre en fonction d’objectifs donnés.

Si je devais donner, et je le fais, une définition du conflit, je dirais simplement qu’il s’agit de la confrontation entre diverses considérations sur des sujets communs à propos desquels chacun assène sa vérité et n’entend pas celle de l’autre.

Le conflit repose donc sur une prise de pouvoir, ou sa tentative, ce qui signifie une considération affective de la situation, et non une considération objective sur la foi de buts à satisfaire. En conséquence de quoi, la gestion du conflit, comme le conflit lui même, est issu d’une confusion entre le moi affectif et le moi fonctionnel – objectif –.

Gestion des conflits et peur d’échouer

La problématique du conflit repose très souvent sur la peur qu’ont les parties de perdre la face, donc d’échouer à se faire entendre, à se faire respecter, à faire respecter leur vision des choses. Ceci n’est bien évidemment pas sans générer des peurs chez toutes les parties prenantes, voire des angoisses, et c’est ainsi que d’aucuns fuiront les conflits ce qui participera à les aggraver d’une part et à générer des frustrations d’autre part.

Par peur d’échouer, les belligérants vont oublier les objectifs qu’ils souhaitent atteindre pour se concentrer sur un rapport de forces stérile qui ne sera pas sans laisser de traces en termes d’émotions et d’image de soi.

La gestion des conflits repose sur vos capacités à préciser vos objectifs et, partant, la façon dont vous négocierez leurs satisfactions dans une relation équilibrée où chacun retrouve ses petits

Si vous manquez de clairvoyance à ce propos, vous resterez figé dans votre peur et n’obtiendrez rien, ou si peu, de votre interlocuteur, si ce n’est le sentiment d’un échec patent qui vous saisira une fois de plus. Vous ferez donc tout votre possible pour échapper à ce type de conflit, voire à tous les conflits en général, ce qui participera à générer une anxiété de fond quant à la résurgence, ou l’apparition, d’un nouveau conflit.

Gestion des conflits et personnalité

Comme vous l’aurez compris, les conflits existent donc sur la comparaison entre l’image que vous avez de vous et l’image que vous avez des autres. Ce qui signifie que la peur du jugement a une part très importante dans un conflit.

C’est en fonction de votre personnalité, comme de vos expériences de vie, que vous allez ou non savoir aborder un conflit, puis le gérer. Or, votre personnalité c’est justement construite en fonction d’éléments que vous pairs (parents, adultes) vous ont appris.

Il est évident que si vous avez été élevé avec des parents qui fuyaient les conflits et que vous ayez compris leurs peurs devant ce type de situations, il y a fort à parier pour que vous ayez, à votre tour, du mal à gérer les situations conflictuelles. Vous ne risquez pas de savoir faire quelque chose que vous n’avez pas appris !

Il apparaît que si vous manquez d’estime de vous même, donc de confiance en vous, vous aurez toutes les raisons de fuir les conflits par peur des émotions que cela va susciter chez vous, et aussi des conséquences que vous pourriez craindre si vous n’arrivez pas à vous affirmer.

Il vous sera plus facile de passer pour une personne gentille qui ne souhaite aucun conflit, alors que votre gentillesse, sans qu’elle puisse être mise en cause au fond, sera le fruit de votre évitement. Ce dernier vous fera payer le prix de votre frustration de n’avoir pu réussir à imposer vos idées, vos désirs, vos manques d’intérêt, en bref, votre désaccord.

Stress, anxiété, et gestion des conflits

Dans une société devenue particulièrement instable en matière économique et sociale, les conflits sont le plus souvent associés ou issus de facteurs de stress. Insécurisées, les populations ré agissent avec une agressivité qui n’a d’égale que leurs peurs.

Ce climat d’insécurité invite les personnes inquiètes à se sur protéger et, partant, à se protéger de leurs stress donc de leur… anxiété. Car, qui n’est pas en sécurité est victime de symptômes de stress et d’anxiété. Qui souffre de ces symptômes est, inconsciemment, très réactif donc dans l’opposition de celles et ceux par lesquels il se sent agressé. Il devient, contre toute attente, un vecteur et un objet de conflit alors qu’il cherche le contraire !

En conséquence de quoi, il est possible d’affirmer qu’un stress mal géré est un support toxique qui, cependant, permet de revendiquer un comportement victimologique. Bien plus fréquemment qu’on ne le croit, les personnes stressées sont d’abord leurs propres bourreaux. Mais il y a un intérêt à dire que l’on évite les conflits pour passer pour une personne aimable alors que nos sociétés n’existent que par le conflit. Nos systèmes ne sont que conflits et violences répétées à l’égard desquels nous naviguons dans un déni incommensurable.

Mais, il y a moyen d’en changer la donne, de ré équilibrer les visions des choses, encore faut-il que les intéressés soient en quête de leur propre approbation et non de celles des autres. Se plaire à soi et non chercher à tous prix à plaire aux autres (au sens socio affectif de ce terme).

Comment gérer les conflits

Si vous souhaitez retrouver une image de vous satisfaisante et envisagez d’en cesser avec votre quête d’approbation, alors, il vous faudra avoir une gestion comptable de certaines des relations que vous aurez avec d’autres personnes. Cela signifie qu’il faudra vous épargner toute considération affective.

Si, vous aussi, comme bien des gens avant vous, vous souhaitez savoir comment gérer les conflits et, partant, vous affirmer traiter les angoisses dont vous êtes victime et, ainsi, retrouver confiance en vous, je vous invite à cliquer sur le lien ci-dessous. Vous accéderez ainsi à une vidéo dont le contenu vous intéressera surement:

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 | Frédéric Arminot

4 Commentaires: “Conflits – Pourquoi la plupart des gens ont-ils peur des conflits”

  1. Bonjour Val,

    Merci pour votre partage d’expérience. Je retiens l’idée de l’article à rédiger au sujet de ce positionnement à l’identique du votre dans le cadre de la gestion de conflits.

    Il est vrai que les c*** ne méritent pas qu’on leur accorde de l’importance. Pour autant, je ne peux m’empêcher de me poser la question de savoir si cette fuite, cette façon de vous protéger, ne constitue pas une certaine forme de déni – bien compréhensible – quant à la difficulté d’aborder un conflit et, partant, de vous affirmer.

    Dès lors, quid de l’image qu’ensuite vous avez de vous, plutôt que de vous préoccupez de l’image que vous donnez de vous aux autres?

    Dans le type de relation conflictuelle que vous évoquez, il existe une méthode qui permet de conserver de soi une image positive. Bas dans le positionnement, haut dans le cadre. Mais cela est une histoire qui relève de stratégie de comportement.

  2. Val dit :

    Autre sujet d’article à creuser: perso, je n’ai pas systématiquement peur du conflit. Mais je fuis le conflit avec certaines personnes. En “m’auto-analysant”, j’ai réalisé que je fuis le conflit avec les personnes qui veulent toujours avoir le dernier mot même si cela implique de la mauvaise foi, avec les personnes (ce sont les mêmes!) qui insultent et méprisent, avec les personnes qui crient … Pour le dire platement, cela m’emm** de devoir perdre du temps avec ce genre de personnes. Alors oui, face à ces personnes-là, je fuis … Oui, elles me prennent probablement pour une carpette … mais tant pis!

  3. F.ARMIdable dit :

    Cela m’a remué d’écrire cela…Je l’avais évoqué avec mon psy mais rien que de remémorer la situation m’est difficile.

    Il faut que je me sorte de la tête le schéma :
    Je suis gentil,j’accepte tout: on m’aime bien
    je dis non,je n’accepte pas tout,je me rebelle: on m’aime plus…

    le pire c’est qu’on me l’a dit: paradoxalement meme les personnes avec qui j’ai eu les conflits me l’ont dit: dis ce que tu penses, affirme toi,dis que t’es pas d’accord.

    mais on tombe dans un autre souci: qui dit s’affimer,etre pas d’accord dit : sortir de l’ombre,être le centre d’objet et ça forte anxiété (anxiété sociale).

  4. F.ARMIdable dit :

    Personnellement, le moindre conflit m’est extrêmement pénible. le dernier en date :avec une collègue au mois de novembre.
    sur le moment: je suis monté en colère,agressivité +++ car je lui ai fait remarquer qu’elle m’avait mal parlé. Je lui suis rentré dedans sans la délicatesse dont je fais preuve d’habitude. Elle a été surprise.et 15 minutes après redescende et :pleurs,tremblements,honte,fatigue etc.Je me suis excusé,rabaissé devant elle …Je lui ai dit que j’avais tort alors que je pensais l’inverse.
    De m’être rebellé,m’avait déjà demandé un effort surhumain et je voulais à tout prix que l’interaction s’arrête là.
    1 semaine à ne penser qu’à ça…état d’anxiété toujours un peu présent même quand la situation était passée…
    Et depuis, quand je revois la personne je suis toujours très géné au travail…Quand je suis à côté d’elle, je ressens un malaise et je fuis. pourtant je sais très bien qu’elle ne m’en veut pas,tout est rentré dans l’ordre le jour même.
    C’est plus fort que moi. Le conflit me met dans des états pas possible.
    Idem il y a 1 an au travail situation similaire…ça se termine par crise de pleurs,angoisse et grosses ruminations pendant plusieurs semaines.
    J’ai beau me raisonner (en l’occurrence ici avec la fille il n’y avait rien de dramatique)…rien à faire…c’est comme quand on vous donne un gros coup: le lendemain le coup est passé peut être mais vous avez les séquelles.
    C’est malheureux à dire, mais quand on vit les conflits de cette manière, on préfère s’applatir,se laisser marcher sur les pieds,êre un béni oui-oui…c’est surement désagréable mais moins douloureux à vivre que les états post-conflictuel que je vis.
    Je me doute qu’il faut y aller progressivement, apprendre à dire non petit à petit…travail de longue haleine…pas rentrer cash dans un conflit.
    très dur surtout quand on ne l’a JAMAIS fait et quand votre entourage fuit au max les conflits en se dérobant et s’aplatissant.

    Commentaire pas très positif désolé. D’habitude j’essaie d’apporter une note positive au blog sans étaler ma vie mais là j’ai du mal.
    Je n’attends pas de réponse particulière (F.A n’est pas un psy gratuit!) mais je me suis dit que certains pouvaient se retrouver en moi.
    Vous ne pouvez pas publier ce messager si vous le voulez.

    Bonne nuit.

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