La colère: Quels sont ses bienfaits et pourquoi est-ce une émotion utile?

la-colere.jpeg

LA COLÈRE

La colère est une émotion taboue.

On nous recommande, dès notre plus jeune âge, d’apprendre à la contrôler et à la cacher.

La vie en société impose effectivement que nous apprenions tous à contrôler notre colère.

En tous cas, jusqu’à un certain point.

Néanmoins, nous la considérons trop souvent comme une émotion purement néfaste, alors qu’elle a de nombreuses utilités.

Pourquoi la colère est-elle utile?

Même si nous avons intégré très tôt que nous devions cacher notre colère, c’est une émotion utile, notamment dans nos rapports sociaux.

La première utilité de la colère, c’est de nous permettre de poser certaines limites aux autres.

En nous mettant en colère au bon moment, nous prévenons l’autre qu’il doit arrêter ce qu’il est en train de faire ou de dire.

Évidemment, l’utilité de la colère est alors intrinsèquement liée avec l’usage que l’on en fait et sa fréquence.

Quelqu’un qui ne contrôle pas sa colère et éructe en permanence ne peut pas se servir de cette émotion pour tracer des limites.

Les personnes en face ne peuvent pas comprendre qu’elles ont franchi une limite puisqu’elles ont l’habitude de recevoir des réponses colériques en permanence.

À quoi sert la colère?

Si la colère joue un rôle dans nos interactions sociales, cela n’explique pas clairement son utilité.

Comme tous les traits génétiques, physiques et psychologiques d’une espèce, la colère a été conservée parce qu’elle est utile.

Avec la peur, c’est une des émotions qui nous donne le courage et l’énergie nécessaire pour nous défendre.

Exprimer ses émotions et s'affirmer

Quand elle est bien employée, la colère est un moteur puissant qui a permis à certains de mener des combats grandioses.

En revanche, quand on ne l’emploie pas correctement ou que l’on n’arrive pas à l’exprimer comme il faut, la colère peut exploser et se retourner contre nous.

Ainsi, certaines personnes trop timides se laissent marcher dessus sans oser exprimer leur colère.

En conséquence de quoi, la colère s’amasse et rejaillit plus tard, trop fort, au mauvais moment et souvent sur la mauvaise personne.

La colère: Un excellent moyen de s’affirmer

Depuis près de 30 ans que je pratique la thérapie comportementale et le coaching comportemental, j’ai rencontré beaucoup de patients confrontés à des problèmes d’affirmation d’eux mêmes.

Le plus souvent, ces personnes ont accumulé une pléiade d’émotions qu’elles ont toutes les peines du monde à exploiter.

Ainsi, à la longue, elles subissent plus qu’elles n’agissent.

Jusqu’au jour où la coupe est pleine et qu’elles expriment, parfois avec véhémence pour ne pas écrire avec violence, toutes leurs émotions accumulées et refoulées.

Or, le problème le plus fréquent est que vos interlocuteurs ne comprennent pas ce qui motive un tel déferlement de colère, surtout s’il est véhément et incontrôlé.

Du coup, à force d’émotions refoulées, ces gens perdent soudain le contrôle d’eux-mêmes et, ce faisant, perdent dans le même temps toute crédibilité.

A preuve, elles n’obtiennent que peu voire pas ce qu’elles exigent tout d’un coup.

Tout au plus, elles terrorisent leur entourage, lequel a tôt fait de se protéger en faisant corps devant de telles déferlantes émotionnelles.

Cela signifie qu’elle vont vous déconsidérer en groupe suivant un vieux principe: c’est plus facile à plusieurs que tout seul.

Que retenir de ces éléments?

Oui, la colère est une excellente façon de s’affirmer. D’exprimer son désaccord.

Encore faut-il le faire avec objectivité et respect de l’autre.

Or, pour être objectif(ve), respectueux(se) et respecté(e), il faut apprendre des techniques de communication qui sont assez simples mais que vous ne pouvez pas inventer.

En effet, comment savoir faire quelque chose que vous n’avez pas appris?

Partant, il faut aussi, et surtout, apprendre et comprendre pourquoi vous êtes en colère.

Cela signifie prendre acte de sa propre responsabilité dans ce cheminement émotionnel et relationnel.

Pourquoi se met-on en colère?

La colère est donc utile pour établir des relations plus saines avec les autres, mais elle doit aussi nous permettre de mieux comprendre ce qui se passe en nous.

Comme je l’ai écrit, la colère témoigne d’une insatisfaction et d’une frustration.

Elle signale à la personne qui la ressent qu’elle doit agir avant d’atteindre un point de rupture.

La colère nous permet donc de prendre soin de nos émotions et nous aide à comprendre quand il est nécessaire pour nous d’évacuer ce dont on doit se débarrasser.

Pourquoi avons-nous de la colère en nous?

Certaines personnes ont parfois l’impression qu’elles sont tout le temps en colère.

Elles se sentent rongées par la colère et ont du mal à supporter de devoir vivre avec cette émotion.

En effet, la colère est utile, mais elle fatigue et use souvent les nerfs.

Or, quand on ne parvient pas à l’évacuer, que ce soit en criant ou en partant courir en forêt, elle devient épuisante et handicapante.

Quand la colère devient omniprésente et impossible à gérer, c’est bien souvent qu’elle est liée à d’autres problèmes de gestion des émotions.

La colère est une émotion simple et brute qui manque souvent de nuance.

DANS CETTE VIDÉO...Je vous explique comment vaincre définitivement votre problème grâce à 1 méthode stratégique et brève.

Ce dont je vous parle est une véritable chance pour celles et ceux qui pensaient ne jamais s'en sortir.

Dans cette vidéo, je vous explique comment faire diminuer vos symptômes de:

  • 40% en moins d'1 semaine
  • 60% en 3 à 4 semaines
  • 100% en moins de 2 mois

Confiez moi votre E-mail et recevez cette vidéo dans votre messagerie (accès immédiat).

En fait, elle est généralement le moyen le plus simple et le plus immédiat pour notre psyché d’exprimer une émotion plus complexe que l’on refuse d’entendre.

On dit alors souvent que la colère cache quelque chose.

Et, pour écrire une petite métaphore, la colère c’est un peu comme le rejet d’une chose toxique.

Un peu comme un vomissement, quand le corps rejette des aliments qu’il ne peut pas digérer et qui ne sont pas bons pour lui.

Que cache la colère?

La colère peut cacher bien des choses, mais on peut souvent toutes les résumer par la peur et le doute.

Le fonctionnement du cerveau humain est très complexe, mais la colère est souvent le signe d’une peur profonde, parfois enfantine, et mal gérée.

D’ailleurs, les personnes colériques réagissent souvent de la pire manière possible quand elles craignent d’être abandonnées, critiques ou de perdre l’amour ou le respect de quelqu’un.

La peur de ne plus être aimé(e) si on s'affirme

Beaucoup de travaux en psychologie relient la peur et la colère de manière très profonde dans notre inconscient.

Tant et si bien que beaucoup de professionnels suggèrent à leur patient de s’interroger chaque fois qu’ils se mettent en colère et de se demander ce qui peut bien leur faire si peur pour qu’ils réagissent ainsi.

Ensuite, en travaillant sur sa peur, on parvient à calmer sa colère et à l’utiliser à son profit.

Comprendre le mécanisme de la colère

La colère correspond à une accumulation d’émotions diverses liées à une situation spécifique ou à diverses situations.

Dès lors, cette émotion de rejet d’une situation est l’expression d’une limite.

Il est donc important de comprendre que la colère répond à une mécanique particulière.

En effet, la plupart du temps, pour des raisons éducatives ou par peur de perdre la reconnaissance, les personnes ressentent de la colère mais ne l’expriment pas.

Dès lors, on accumule comme des strates, des couches, de frustrations qui peuvent se muer en ressentiment.

Lequel mène à un comportement égocentrique puis victimologique.

Ce qui signifie que l’on rumine à propos de personnes ou de situations dont on se dit victime mais à propos desquelles on a pas agi, tout en considérant les autres comme seuls responsables de nos souffrances alors que, in fine, on y a soi même participé.

On est donc complice, ou otage, de ses propres frustrations.

Le processus induit par la colère pose donc la question de savoir à quel moment il convient d’exprimer son désaccord d’une situation donnée.

Pour ce faire, il est nécessaire d’être honnête tant vis à vis de ses propres émotions que du respect de soi même.

Quand ce mécanisme n’est pas clairement identifié et que l’on agit pas – rapidement – en conséquence, nos émotions nous débordent et nous font avoir un comportement inversement proportionnel à l’effet désiré.

Pour être clair, si une personne est submergée par sa colère parce-qu’elle en nie la réalité, qu’elle l’a faite taire, elle prend le risque d’être dépassée par elle. De ne plus la contrôler.

Dis simplement, cela se résume en une phrase: « Faire mal quand on a plus de mots ».

Il est donc vital d’apprécier sa colère pour ce qu’elle est.

Le seul problème réside dans la façon d’exprimer ses émotions et, ainsi, de satisfaire ses besoins en matière d’affirmation de soi.

En effet, s’affirmer et, partant, se respecter soi comme l’autre, permet de conserver l’estime de soi puisque, ainsi, on partage la réalité de son besoin en essayant de le satisfaire au mieux dans le respect de ses limites propres comme dans le respect de l’autre.

Dès lors, si l’on souhaite qu’une personne change de comportement à notre égard, nous ne pouvons pas exiger qu’elle change.

Si nous voulons que les gens changent il nous appartient de changer.

Quels besoins s’expriment par la colère?

Puisque la colère exprime très souvent une peur profonde, on la considère généralement comme la preuve d’un besoin d’être rassuré(e).

D’ailleurs, c’est sans doute pour cela que la colère est aussi honteuse dans nos sociétés.

Au-delà du dialogue qu’elle vient rompre, elle exprime une peur, et donc une faiblesse exploitable par la personne en face.

Bien sûr, la colère exprime parfois des besoins beaucoup plus primaires et faciles à identifier.

Beaucoup de personnes ont des tendances colériques quand elles ont très faim ou qu’elles sont très fatiguées.

D’ailleurs, une bonne hygiène de vie permet généralement de réduire les crises de colère.

En dormant et en mangeant mieux, vous prenez soin de votre système nerveux et vous limitez les crises de colère liées à la peur.

Vous pouvez aussi faire un travail sur la réalité de vos émotions et, ainsi, vous éviter les affres de troubles anxieux divers.

Partant, retrouver la sérénité à laquelle vous aspirez.

C’est ce à quoi je vous invite en vous suggérant de compléter le formulaire ci-après.

DANS CETTE VIDÉO...Je vous explique comment vaincre définitivement votre problème grâce à 1 méthode stratégique et brève.

Ce dont je vous parle est une véritable chance pour celles et ceux qui pensaient ne jamais s'en sortir.

Dans cette vidéo, je vous explique comment faire diminuer vos symptômes de:

  • 40% en moins d'1 semaine
  • 60% en 3 à 4 semaines
  • 100% en moins de 2 mois

Confiez moi votre E-mail et recevez cette vidéo dans votre messagerie (accès immédiat).


Si vous souhaitez partager votre expérience liée à la colère, ou m’adresser un message, je vous invite à utiliser le formulaire en-dessous du présent article.


Article rédigé par Frédéric Arminot, coach comportemental

Pourquoi dire sa colère est important?Spécialisé dans le traitement des problèmes d‘angoisse, d’anxiété, de dépression, de phobie, et de toc, il exerce depuis plus de 25 ans en qualité de comportementaliste.

Ancien grand anxieux, et victime d’angoisses aux multiples conséquences des années durant, il a créé un programme de thérapie comportementale en ligne:

Le Programme ARtUS

Cette méthode thérapeutique résout 16 cas sur 17, soit + 95 % de résultats.


A propos de Frédéric Arminot
Frédéric Arminot

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Défiler vers le haut