Place de l’argent en thérapie: Choisir c’est renoncer

Place de l'argent en thérapie

Depuis toutes ces années que je pratique le coaching comportemental, je trouve que soulever la question de la place de l’argent en thérapie est délicat alors que ce ne devrait pas être le cas. La place de l’argent en thérapie, et de l’argent en général, est particulièrement délicate en France. J’en parle librement. Je suis originaire de ce pays, c’est la langue dans laquelle j’écris dans ce blog.

En France, l’argent est un tabou. Beaucoup de gens veulent bien gagner de l’argent, mais n’aiment pas en parler. Beaucoup de gens rêvent d’être riches, mais faut pas le dire. Nous sommes dans un pays où l’argent est tabou. Et, de façon paradoxale, nous sommes gouvernés – parait-il – par des gens qui ne nous parlent que d’argent.

Alors, effectivement, notre relation à l’argent et, partant, notre culture, nous fait nous prendre les pieds dans le tapis quant à la place de l’argent en thérapie. J’entends par là que les charges sociales sont tellement lourdes que beaucoup de gens focalisent leur attention sur un faible coût des soins voire une gratuité totale.

Du fait des cotisations de Sécurité Sociale, ces personnes ne comprennent pas que les consultations en thérapie comportementale ne soient pas remboursées. C’est une décision de l’état français. Ce n’est pas ma décision. Ça l’est d’autant moins que si si vous saviez comment l’état vous mange de la laine sur le dos en matière de couverture sociale et de déremboursement, vous seriez… malade?

Place de l’argent en thérapie: Les fruits de l’expérience

Il me semble important de partager mon expérience avec vous. Bien sur, ce n’est que mon expérience quant à la place de l’argent en thérapie. Je tiens d’autant plus à vous apporter des précisons quant à la place de l’argent en thérapie que ce sujet ne concerne pas que la fonction de psychanalyste sur la foi des seuls concepts de la psychanalyse. Cela s’entend dans toute thérapie.

Au sujet de la place de l’argent en thérapie, je me suis récemment souvenu m’être copieusement fait injurier par un patient. Ce souvenir m’a donné envie de vous sensibiliser à ce sujet qu’est la place de l’argent en thérapie. Depuis le temps que je vous parle de thérapie, de stratégie, aujourd’hui, je conviens que c’est un sujet délicat, mais il me semble important que nous parlions d’argent.

Comme vous le savez, je me suis occupé de thérapie comportementale au sein de mon cabinet à Paris pendant 25 ans. Et, bien évidemment, la place de l’argent en thérapie était importante puisque c’était le 1er des sujets évoqués. Avant même la prise en charge thérapeutique elle même! Est-il donc plus urgent de savoir “combien” que de savoir “comment”?

Mais, restons pragmatiques! Comme toute entreprise, ou cabinet médical, j’avais des coûts fixes qu’il me fallait supporter. Et comme je ne vivais pas QUE d’amour et d’eau fraîche, j’avais aussi besoin de supporter mes revenus. Je me devais donc de facturer mes consultations un certain prix (à plus forte raison quand on est installé en plein Paris).

Place de l’argent en thérapie: Une volonté sociale

Ma patientèle venait de n’importe où. De Paris, de la région parisienne. Parfois de province, et même de l’étranger. Parmi toutes ces personnes qui me contactaient, toutes avaient besoin d’aide mais, certaines, pas la possibilité de régler mes consultations. Dès lors, elles se retrouvaient comme exclues d’un système, alors qu’elles souffraient, et que tout ou partie de leur vie était impactée par leur problème.

J’avais beau avoir mes charges, je ne pouvais m’empêcher de penser à ces gens qui “restaient sur le carreau”. Ainsi, je conservais aussi à l’esprit ce qui m’avait motivé à changer radicalement de vie en devenant coach comportemental. Je pensais souvent à ces personnes en difficultés, sans prise en charge thérapeutique adaptée à leur cas, et culpabilisais.

Je me sentais encore plus empreint de culpabilité quand je n’arrivais pas à leur communiquer les coordonnées d’une consœur ou d’un confrère dans leur région. Un jour, j’ai pris une décision. Sur le coup, j’étais ravi. Comme soulagé. Mais j’ai rapidement déchanté d’avoir fait le choix d’oublier quelques principes quant à la place de l’argent en thérapie.

Comment trouver une solution et que l'argent ne soit plus un problème

Place de l’argent en thérapie: Une erreur douloureuse

J’ai délibérément occulté la place de l’argent en thérapie. Du moins, pour certaines personnes. Ma décision a consisté à accepter de recevoir des patients gratuitement.

Travailler au sein de mon cabinet me procurait beaucoup de plaisir. Et j’en éprouvais encore plus en aidant des personnes à titre gracieux. Il y avait comme une espèce d’utopie à délibérément ignorer la place de l’argent en thérapie. Du coup, les patients et moi nous intéressions tout de suite à la question du “comment” et non du “combien”.

Entendons nous bien. Certains patients payaient leurs consultations, d’autres non. Les patients qui ne payaient pas leurs consultations et moi avions, dès le départ, instauré un climat de confiance. Je ne leur ai jamais demandé de preuves de leur situation financière précaire ou difficile. Je n’avais d’ailleurs pas à le faire dès lors que la place de l’argent en thérapie était… inoccupée!

J’ai reçu 1 puis 2, puis 10 personnes. Puis je ne sais plus combien de patients de cette façon. Je travaillais avec eux comme s’ils étaient des patients onéreux. C’est à dire qui payaient. Je leur devais ce respect, comme à tous les autres. Ils avaient aussi droit à des soins nonobstant la question de l’argent en thérapie. A tous, comme aux autres, je confiais des exercices thérapeutiques.

Assez rapidement, je me suis rendu compte que certains patients “gratuits” honoraient leurs consultations mais n’avaient pas toujours suivis les exercices que je leur confiais. D’autres n’honoraient pas leurs consultations (ni ne me prévenaient de leur absence). Il y en a même un qui m’a traité d’en…. quand il a appris le montant de mes consultations.

Place de l’argent en thérapie: Utopie et réalités

Il y en avait beaucoup d’autres qui honoraient leurs consultations, suivaient – plus ou moins – mes prescriptions thérapeutiques puis disparaissaient sans que j’en sache la raison. Au bout d’un moment, je me suis senti assez désappointé. Je trouvais cela injuste. Je me rendais vulnérable et, trop souvent à mon sens, les personnes méprisaient leur responsabilité dans leur prise en charge thérapeutique.

D’aucuns sont même allés à se plaindre que ce n’était pas assez “ceci” ou trop “cela”. Lassé, j’ai pris la décision d’en revenir à facturer chaque patient comme d’habitude. J’ai donc cessé toute consultation gratuite.

Je me souviens très bien de la dernière personne que j’ai accepté de thérapeutiquement suivre gratuitement. C’était au bénéfice d’un musicien. Nous avions convenu qu’en échange de consultations, il m’apprendrait à jouer des percussions. Il a suivi 3 consultations, m’a pris pas mal de temps au téléphone. Des années plus tard, j’attends encore les cours de batterie.

Place de l’argent en thérapie: Freud m’avait prévenu

Je me rappelle qu’un soir, à la faveur d’un concert, je l’ai aperçu dans la fosse des musiciens. J’étais content pour lui. Il avait enfin décroché un contrat, et pas dans n’importe quel orchestre. Pour une raison que j’ignore – quoique… -, j’avais conservé son numéro de téléphone. Je lui ai adressé un petit salut par SMS. Il m’a répondu qu’il me recontactait après le concert. Depuis, devinez… La place de l’argent en thérapie comme la notion de respect des engagements se sont évanouis dans un roulement de tambour.

Que s’est-il donc passé pour que j’en arrive à prendre une telle décision? Il s’est passé une chose assez simple pour ne pas écrire logique.

Je me suis souvenu combien il est nécessaire, suivant un concept thérapeutique connu, que les personnes qui consultent participent d’une façon ou d’une autre à leur travail thérapeutique. En bref, la question de la place de l’argent en thérapie, et de l’implication que cela sous-tend, s’est rappelée à mon bon souvenir.

Quand j’ai créé le Programme ARtUS (méthode comportementale pour traiter les problèmes d’angoisse, d’anxiété, de phobie, de toc, et de dépression) , j’ai bien pensé à essayer d’offrir, si ce n’est la gratuité, au moins un aménagement. J’ai proposé un prix public plus bas à qui le souhaitait, des paiements échelonnés. Et j’en passe.

Le problème c’est que, je cite: “La folie, c’est de recommencer les mêmes erreurs en attendant des résultats différents“. Exactement comme vous quand vous essayez de contrôler quelque chose qui vous échappe et que, du coup, vous enrichissez votre problème (à ce sujet, je vous invite à lire, ou relire, les articles de ce blog).

Argent et thérapie: Une question de choix et de positionnement

Un jour, une jeune femme m’a téléphoné. Elle était en larmes. Elle souffrait beaucoup et n’avait pas d’argent. Gratuitement , je lui crée son espace personnel pour accéder à la méthode. Je n’ai plus jamais eu de ses nouvelles. Je sais qu’elle s’est connectée à diverses reprises. Sur plusieurs mois. Malgré son comportement, je n’ai pas souhaité suspendre ses accès au programme.

Depuis plusieurs années maintenant, je travaille avec un éditeur qui s’occupe de la diffusion des méthodes comportementales que je conçois, et dont j’assure le suivi thérapeutique personnalisé à chaque membre. Avec l’accord de cet éditeur, j’ai proposé un règlement en plusieurs mensualités. L’éditeur m’en veut encore! Il en a été de sa poche pour pas mal de gens qui n’ont réglé que la première mensualités et jamais les autres.

Argent et thérapie: Un principe de réalité

Du coup, l’éditeur a simplifié le système. Il a fait fait le choix d’un seul mode de règlement. Par contre, lui et moi nous sommes bien pris la tête pour arrêter un prix public qui soit au plus près de ce qui vous est accessible.

Nous sommes partis du nombre de consultations auxquelles équivaut le programme (la méthode équivaut à 14H de consultations de thérapie comportementale. Beaucoup plus qu’il est nécessaire). Toujours avec l’aide de l’éditeur du programme, nous avons déduit toutes les charges que nous pouvions supporter nous mêmes, comme tous les frais superflus. Et nous en sommes arrivés à définir un tarif public. D’ailleurs, j’en parle dans la vidéo de la Méthode ARtUS.

Malgré cela, je trouvais que ce tarif interdisait l’accès à certaines personnes. Avec l’accord de l’éditeur, nous nous sommes remis à l’ouvrage, et avons différemment réfléchi à cette question financière. Et, très honnêtement, réfléchir au sujet de l’argent, ce n’est pas mon truc. J’ai suivi un cursus thérapeutique pas une école de commerce!

Après nous être bien pris la tête, et opposés, nous en sommes arrivés à un tarif public qui nous semblait correspondre à ce que je pense supportable. En fait, nous avons pensé en termes d’investissement et non de dépense. Dès lors, il y avait d’un côté la forte valeur ajoutée et intrinsèque du programme, et de l’autre côté son prix bien en deçà de son coût réel (en comparaison de sa valeur, si j’en crois l’éditeur, lequel est convaincu qu’il devrait commercialiser ma méthode pour un prix plus élevé eu égard à cette valeur justement).

Place de l’argent en thérapie: Choisir, c’est renoncer

Devenir membre du Programme ARtUS est donc… un investissement. Minime. C’est comme si vous investissez dans un bien immobilier et que, tranquillement, vous laisser votre argent fructifier. Et votre investissement va “faire des petits” comme l’on dit. Des grands petits! Lesquels vont générer des changements dans votre vie que vous n’osez même pas imaginer ( je vous invite à lire les témoignages).

Avec le programme, c’est exactement la même chose. Vous investissez, et vous en récoltez les fruits, à votre rythme. Le résultat de votre travail vous est garanti. Plus de 94% de profits. Imaginez…

Prenons votre cas. Vous avez souhaité recevoir la vidéo de présentation de la méthode. Je sais que vous l’avez regardé. Voire, vous l’avez regardé plusieurs fois. Peut-être hésitez-vous? “Si çà se trouve c’est une arnaque?”. Peut-être vous dites-vous que le jeu n’en vaut pas la chandelle. Que ce prix là, bon… mais… Bref!

Je vais être clair. Je sais d’expérience que pour vraiment, et bien, profiter de quelque chose, il faut s’être investi. Mon expérience tant personnelle que professionnelle m’apporte chaque jour la preuve que ne pas faire un effort pour obtenir quelque chose nuit à la jouissance du bien ou du service dont vous souhaitez bénéficier. Ne pas concéder à ce principe qui donne toute sa mesure à la place de l’argent en thérapie, c’est tomber dans un piège. Et, je n’ai aucune envie que vous tombiez dans ce piège!

Alors, oui, tant thérapeutiquement que financièrement, je vous demande de vous investir pour que votre travail thérapeutique avec le Programme ARtUS ait du sens. L’inverse ne serait que pure démagogie. C’est le sens même de la place de l’argent en thérapie. Payer est donc le 1er acte que vous fassiez pour vous même pour vous engager dans un processus constructif.

Place de l’argent en thérapie: Payer c’est assumer

Oui, je vous demande de l’argent pour bénéficier du Programme ARtUS. Oui, il n’y a pas de résultats sans effort. Mais conservez à l’esprit que devenir membre de cette méthode, bénéficier de ce programme comportemental, c’est un investissement de votre part. Un investissement à fort rendement. Un investissement que vous méritez!

Mais il est vrai que vous seul(e) pouvez prendre la décision d’agir de façon novatrice, ou de rester campé(e) sur des positions qui ne tiendront plus dans quelques temps. J’allais oublié une petite précision… importante: “Choisir, c’est renoncer”.

Alors? Vous agissez ou vous continuez à espérer?

Comment trouver une solution à votre problème et que l'argent ne soit pas un obstacle

| Frédéric Arminot

Comment reprendre le contrôle de votre vie facilement et rapidement

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