Harcèlement au travail – Quand le monde du travail devient un enfer

Harcèlement au travail – Quand l’entreprise devient un enfer

L’époque n’est pas au harcèlement au travail mais l’époque est – enfin – à la verbalisation autour du harcèlement au travail. J’entends par là que depuis l’affaire Weinstein, et celles des autres, il existe une mise en lumière de faits et de conséquences morales, sociales et psychologiques liés au harcèlement au travail.

Ainsi, il est une vérité de La Palisse que le harcèlement au travail, au delà du domaine professionnel, est une pratique courante. Il s’agit cependant d’y penser et d’en parler avec circonspection. Si la catégorie masculine est la plus souvent mise en cause, il ne faut point oublier que des femmes se livrent aussi au harcèlement au travail.

Ce harcèlement n’est pas que sexuel. Il peut être moral, psychique, physique. Et, dans tous les cas, il consiste en la manipulation émotionnelle d’une personne perçue comme vulnérable pour en tirer un ou des avantages. Que ceux-ci aient un lien avec la carrière et la réussite de la personne qui harcèle, avec un bénéfice lié à l’autorité, et plus encore au pouvoir ou, enfin, sur un chantage ou une emprise à caractère sexuel.

Cette dernière a longtemps été appelée, en France en tous cas, le “droit de cuissage” ou la “promotion canapé”. Bien des gens en ont ri. Voire, en plaisante encore.

Alors, aujourd’hui, on arrête d’en rire, sous cape ou pas. Le harcèlement au travail est non seulement récurrent mais affecte, chaque jour, plusieurs milliers de personnes. Avec toutes ses conséquences psycho sociales (angoisse, anxiété, stress, stress post traumatique, dépression, etc.)

Le plus souvent, les victimes de harcèlement préfèrent se taire jusqu’au jour où elles capitulent. Elles se taisent d’autant plus facilement qu’elles se sentent isolées en plus de se sentir coupables. Tôt ou tard, de façons diverses, il leur arrive de répondre favorablement aux demandes du harceleur (homme ou femme) puis, honteuses et coupables, elles finissent  par quitter leur boulot (arrêt maladie, mutation, ou démission).

A ces sujets, je vous rappelle quelques affaires récentes dans des centres d’appels, ou au sein de multinationales françaises, ou d’entreprises industrielles…

Dans cet article, je vais vous parler de plusieurs type de harceleur et de harcèlement au travail. Ces types – c’est le cas de le dire – sont les quatre types de harceleurs les plus fréquents dans le milieu professionnel:

  • Supérieur(e) hiérarchique
  • Collègue de travail
  • Subordonné(e)
  • Personne extérieure à l’organisation (client ou fournisseur)

Le harcèlement au travail venant d’un supérieur hiérarchique

Le harcèlement au travail de la part d’un supérieur hiérarchique est le plus fréquent. Selon certaines sources, elle atteindrait presque la moitié des cas. Elle se manifeste par un abus de pouvoir sur le subordonné. Ainsi, de récentes informations se font l’écho de l’ivresse du pouvoir chez certains députés. Il paraît qu’il existerait même une liste noire de ces députés avec qui mieux ne vaut pas être dans l’ascenseur.

Quand le harcèlement au travail est exercé par un supérieur hiérarchique

Harcèlement au travail
par un employeur ou un(e) chef de service

Autre type de harcèlement au travail, quand un patron veut à tout prix se séparer d’un employé pour le remplacer par un proche, ou n’a juste plus envie de “voir sa tête”.

Dès lors, tous les moyens sont bons pour pousser le salarié à bout. Le but de l’employeur n’est pas de licencier la personne qui lui pose problèmes. Cela lui couterait beaucoup trop cher, et la société devra payer des indemnités.

De plus, avec la loi sur le travail, il pourrait même être amené à lui verser des dommages et intérêts si le licenciement est jugé abusif par un tribunal.

Alors, l’employeur, ou le supérieur hiérarchique préfère procéder autrement. De façon prétendument plus subtile mais surtout plus sournoise. Il se débrouille pour pourrir le quotidien professionnel de son employé, ou de son subordonné, pour le pousser à démissionner.

Pour y arriver à ses fins, l’employeur peut utiliser différentes méthodes:

  • Modification substantielle du contrat de travail
  • Modifier les conditions d’une rémunération
  • Modifier le lieu de travail (aujourd’hui, la plupart des contrats de travail recèle une cause de mobilité)
  • Modification d’horaires de travail
  • Modification de la fonction
  • Restriction arbitraire des responsabilités professionnelles
  • Retenues délibérées et injustifiées sur les traitements ou salaires
  • Intimidations diverses
  • Menaces de licenciement
  • Humiliations diverses

Ainsi, l’employeur, ou le chef de service, fait de l’employé un bouc-émissaire auquel il attribue toutes les difficultés. La mauvaise foi et la malhonnêteté pouvant aller jusqu’à imputer des problèmes ne relevant pas de la mission de l’employé. Tout est bon en matière de désinformation, dès lors qu’il s’agit d’isoler une personne pour qu’elle soit suffisamment ostracisée et qu’elle parte.

Dans la même veine, le salarié peut se voir privé d’outils de travail, ou être contraint à travailler dans des conditions déplorables. Un téléphone dont la ligne directe est suspendue, un ordinateur défectueux, une réduction drastique d’un budget de fonctionnement. Le tout en exigeant un travail de qualité et un rendement supérieur. C’est ce que l’on appelle “fatiguer la salade”.

Tout ces comportements s’apparentent à des abus de pouvoir. Ce dernier se caractérise par une volonté manifeste d’empêcher l’employé d’accéder à une promotion ou à un développement de carrière. L’idée consiste à isoler la personne de sorte à ce que, dans le meilleur des cas, on l’oublie, et pourquoi pas jusqu’à sa retraite, si l’on arrive pas à la licencier. Souvenez-vous des placards dorés de la télévision publique française…

Last but not least, l’employeur empêche le salarié de profiter d’opportunités offertes par l’entreprise en le discréditant auprès de la direction. Ou alors, il exerce une entrave constante pour l’empêcher de gravir les échelons, de postuler à des fonctions plus élevées et plus rémunératrices. L’idée de base consistant à faire de la vie du salarié incriminé un enfer! Il s’agit là, vous l’aurez compris, de harcèlement moral au travail.

Le harcèlement sexuel est l'une des multiples formes de harcèlement au travail

Harcèlement sexuel – Harcèlement au travail

Le harcèlement au travail peut également revêtir une connotation sexualisée. Les femmes en sont généralement, pour ne pas écrire, exclusivement, victimes. Mais, n’occultons pas une réalité. Moindre, certes, mais une réalité quand même.

Il existe des femmes qui, dans le cadre de leur emploi et de leurs responsabilités professionnelles, exercent un harcèlement au travail, sachant que celui-ci peut être moral et/ou aussi sexuel.

Et à ce sujet, d’allusions, en gestes déplacés, de contraintes par corps, ou de remarques sur une tenue vestimentaire, l’inventivité de la personne qui harcèle sexuellement est sans limites.

Qu’une femme – ou un homme – ne cède pas aux avances sexuelles d’un(e) supérieur(e) ou d’un employeur, sa vie est promise à l’enfer. Les personnes intéressées font l’objet de réprimandes pour des choses futiles, de remarques désobligeantes, et sont souvent humiliées devant leurs collègues. Ainsi, le harcèlement moral peut céder sa place au harcèlement sexuel et, en cas d’échec, redevenir un harcèlement moral au travail.

Harcèlement au travail par un collègue

Dans le cas de harcèlement au travail par un collègue, on parle dans ce cas de harcèlement horizontal. Ce type de harcèlement est généralement le fruit de jalousies entre collègues. Un collègue harceleur est celui qui se plaint de vous à la direction pour des détails insignifiants. Ce collègue sabote votre travail, ruine votre réputation, s’emploie à former des clans, colporte des rumeurs. Autre idée de base, vous nuire…

Que voit en vous ce collègue qui cherche à vous détruire? Un concurrent? Un risque pour l’évolution de sa carrière parce que vous êtes plus compétent(e) et plus expérimenté(e) que lui? Là aussi, toutes les raisons sont bonnes et, et le plus souvent, surtout celles empreintes de la plus parfaite mauvaise foi.

Le plus souvent, ce collègue qui pratique le harcèlement au travail est le même qui était dans le service avant vous, et qui n’excelle pas dans ses missions. Par votre présence, vous le confrontez à une réalité qui l’insupporte. Et ce d’autant plus qu’il ou elle stagne dans leur emploi. Il ou elle tourne en rond dans le même service, ou dans un autre, et ne supporte pas de vous voir exceller. Ce sont fréquemment des personnes médiocres, n’ayant dans leur vie que dans leur boulot. Soumis chez eux, il arrive qu’ils deviennent des monstres au boulot.

Harcèlement au travail par un subordonné

Là, on est sur une autre dimension puisqu’il s’agit, souvent, d’un déni ou d’un refus d’autorité. Vous êtes le ou la supérieur(e) hiérarchique, mais le subordonné ne l’accepte pas. Il ou elle ne suit pas vos instructions, ne respecte pas la direction, et encore moins les consignes que vous donnez.

Le seul objectif de ce subordonné est de vous voir démis de vos fonctions, ou muté à l’autre bout de la planète. Peut-être ce subordonné estime-il que vous occupez vos fonctions d’une façon illégitime? Peut-être considère t’il votre présence comme une injustice? Peut-être pense t’il que ce poste devrait lui revenir, de droit, ou encore, ne vous estime t’il pas assez compétent pour être son supérieur. On parle ici de harcèlement vertical.

Harcèlement au travail par une personne extérieure

C’est la forme la plus rare de harcèlement au travail, mais elle existe bel et bien. Ce type de harcèlement provient d’un client ou d’un prestataire extérieur (fournisseur). La personne qui harcèle met la pression sur sa victime pour obtenir d’elle une chose ou une autre. Une faveur professionnelle, sexuelle, un départ anticipé de chez l’employeur, un besoin de neutraliser votre autorité parce que vous faites barrage à un projet. Les raisons sont multiples, et l’idée globale est d’obtenir un avantage par ce harcèlement.

Comment faire en cas de harcèlement au travail

Le principe du harcèlement au travail consiste donc à obtenir une faveur qu’elle soit sociale, professionnelle, comportementale, financière, sexuelle. La personne qui harcèle éprouve le besoin irrépressible de vous utiliser. Vous êtes sa victime expiatoire. Celle qui lui redonnera autorité et pouvoir. Tout refus de votre part donnera lieu à une aggravation du processus de harcèlement. S’il faut vous détruire, ce n’est pas un problème.

Soit écrit en passant, je trouve que le harcèlement au travail, comme toute forme de harcèlement, revêt un caractère quasi identique à celui du pervers narcissique. Et ce d’autant plus que le ou la harceleur agit en toute impunité.

La plupart du temps, victime d’angoisses, de crise d’angoisses, d’anxiété puis de dépression, les victimes de harcèlement ont toutes les peines du monde à s’affirmer. Elles essaient d’éviter les coups en oubliant un principe. La personne qui harcèle, comme le pervers narcissique, ne choisit pas sa victime par hasard.

Dès lors, ce n’est pas en s’opposant que vous pourrez vous sortir des griffes d’une personne qui pratique le harcèlement au travail. Plus vous résisterez, plus vous alimenterez le système de harcèlement. Votre résistance constitue donc une récompense. Alors, comment faire pour ne plus être victime de harcèlement au travail?

Vous plaindre, monter des stratégies épuisantes d’évitement, ou lutter contre, sont le meilleur moyen, en termes comportementaux, d’exciter la personne qui harcèle. Plus vous vous opposerez, plus vous convaincrez la personne qu’elle a raison. Ne serait-ce parce qu’elle se sent invincible, et légitime.

Vous êtes son bourreau à elle! Situation kafkaïenne mais pas insoluble. Dans le Programme thérapeutique et comportemental en lige que j’ai conçu, j’ai intégré une méthode comportementale pour retrouver facilement une image de soi positive, mais aussi confiance en soi.

Ainsi, vous avez accès à un exercice où il est clairement établi qu’en cas de harcèlement au travail, il faut user d’une stratégie spécifique pour neutraliser la personne qui harcèle. Cette stratégie repose sur un comportement qui consiste à être bas dans le positionnement et haut dans le cadre.

Pour être plus clair, cela signifie feindre de donner à la personne qui harcèle ce qu’elle veut – vous devez être inféodé -, tout en étant au clair sur vos objectifs.

Rapidement, vous allez comprendre, et agir en conséquence, de sorte à saturer d’informations  la personne qui vous harcèle – quant aux comportements qu’elle souhaite vous voir adopter -. En pratiquant cette saturation, vous allez neutraliser le harcèlement au travail sans livrer bataille! Ainsi, vous neutraliserez cette inter relation toxique. Vous allez donc découvrir comment inverser le processus, comment vous protéger et, partant, comment retrouver confiance en vous.

Cette technique – assez amusante et surprenante, il est vrai – donne d’excellents résultats. Elle repose sur un phénomène de saturation cognitive,, et de l’utilisation d’une forme de langage que je qualifierais d’hypnotique. Vous allez apprendre à créer une transe chez la personne qui vous harcèle, et celle-ci va, d’une façon imagée, s’auto neutraliser. Un peu comme le scorpion qui se pique lui même.

Comme je vous l’écrivais précédemment, cette technique comportementale est intégrée au Programme ARtUS pour vaincre l’anxiété, ou traiter l’angoisse, ou soigner la dépression. Ce programme a pour vocation de vous aider à retrouver confiance en vous d’une part, et à reprendre votre autonomie d’autre part.

Pour regarder la vidéo de présentation de ce programme thérapeutique en ligne et, ainsi, bénéficier de solutions pour ne plus souffrir de harcèlement au travail, je vous invite à cliquer sur le lien ci-dessous:

JE REGARDE LA VIDÉO SUGGÉRÈE PAR FRÉDÉRIC >>

 |  Frédéric Arminot

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